1.
INTRODUCTION :
Les sables fins se présentent sous l’aspect de poudre d’où leur nom de sols pulvérulents, les
argiles par contre forment des pâtes dans lesquelles chaque grain est relié aux grains voisins
par des forces de cohésion dues à la présence des couches adsorbées. La consistance qui en
résulte dépend en grande partie de la teneur en eau du matériau. Une argile complètement
détrempée est liquide ; à l’opposé on trouve des argiles desséchées qui se comportent
comme des solides, on en rencontre également qui sont de véritables pâtes à modeler. C’est
pourquoi, on distingue trois états dans la consistance des argiles : les états liquide, plastique
et solide. A l’état liquide, les grains sont indépendants les uns des autres, leurs mouvements
relatifs sont aisés. A l’état plastique, les grains se sont rapprochés et ont mis en commun
leurs couches adsorbées si bien qu’ils sont reliés par des chaines de molécules d’eau qui
s’accrochent à leurs deux extrémités sur chaque grain. Lorsqu’il ya mouvement, les grains
restent attachés les uns aux autres, sans s’éloigner. A l’état solide enfin, les grains sont
encore plus près les uns des autres, ils arrivent même au contact en quelques points, en
chassant l’eau absorbée. Les frottements internes sont alors importants.
2. But du TP :
Le but de ce TP est de :
- permettre de prévoir le comportement des sols pendant les opérations de terrassement, en
particulier sous l'action des variations de teneur en eau.
Il faut savoir que cet essai se fait uniquement sur les éléments fins du sol et il consiste à
faire varier la teneur en eau de l'élément en observant sa consistance.
- permettre aussi de faire une classification du sol.
3. Partie théorique
3.1 Les limites qui séparent ces états sont les Limites d’Atterberg
Limite de liquidité wL.
Limite de plasticité wP
Limite de rétrécissement wR.
a. Limite de liquidité wL
Pour déterminer la limite de liquidité, on étend sur une coupelle une couche d’argile dans
laquelle on trace une rainure au moyen d’un instrument en forme de (voir figure 2). On
imprime à la coupelle des chocs semblables en comptant le nombre de chocs nécessaires
pour fermer la rainure sur 1cm, on mesure alors la teneur en eau de la pâte, bien entendu,
tout l’appareillage est rigoureusement normalisé. Par définition, la limite de liquidité wL est
la teneur en eau (exprimée en %)qui correspond à une fermeture en 25 chocs.
0.121
N
L
25
N : nombre de coups.
ω : teneur d’eau initiale (qui se trouve dans l’échantillon humide) qui
est définit par la formule suivante :
ω=Ww/Ws
Figure -2-
b. Limite de plasticité wP
Pour déterminer la de plasticité, on roule l’échantillon en forme de fuseau qu’on amincit
progressivement. La limite de plasticité wP est la teneur en eau du fuseau qui se brise en
petits tronçons de 1 à 2 cm de long au moment où son diamètre atteint 3mm. Il faut donc
réaliser des rouleaux de 3mm de diamètre sans pouvoir faire de rouleaux plus fins. On
exécute en général deux essais pour déterminer cette limite.
c. Limite de rétrécissement wR.
C’est la limite entre un état semi solide et un état solide.
ωR= ω-(Vi-Vd) *γw/Wd
Vi : Volume sec.
Vd: Volume humide.
Wd: Poids sec.
γw : Poids volumique d’eau.
3.2 Les indices déduisent par les limites d ‘Atterberg :
a. Indice de plasticité :
L’indice de plasticité Ip est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité,
il mesure l’étendue du domaine de plasticité du sol. Il est exprimé par la relation suivante :
Ip= ωL- ωP
Ip: indice de plasticité
Cette notion d’indice de plasticité a une grande importance dans tous les problèmes de
géotechnique routière.
b. Indice de liquidité :
IL= ω- ωL/IP
Sols Limite de liquidité ωL Indice de plasticité Ip
Sable ωL<35 Ip<15
Limon 20 <ωL<60 15<Ip<25
Argile ωL>30 Ip>15
c. D ‘après ces limites on peut identifier et classer les sols à l’aide de :
Abaque de plasticité de cassagnarde :
Cassagnarde a donné une classification plus raffinée qui divise les sols cohérents en 8
grands groupes, l’équation de la droite est : Ip=0,73ωL -15. (Voir figure 3)
Figure 3
4. Les manipulations :
4.1 1ère manipulation (limite de liquidité) :
a. Objectif :
Le but de cet essai, c’est de déterminer la limite de
liquidité pour un sol cohérent afin de le classer d’après le
‘Classement de Cassagnarde’, et pour donner une idée
approchée de sa compressibilité et sa résistance à la
charge.
b. Appareil et matériaux utilisés :
➢Echantillon de sol sec ;
➢Une bouteille en plastique contenant de l’eau ;
➢Outil à rainurer en forme d’un ‘V’ ;
➢Appareil de Cassagnarde ;
➢10 tares ;
➢Un plat ;
➢Un coteau ;
➢Balance électronique de l’ordre ±0,0 1g ;
➢L’étuve.
c. Mode opératoire :
➢Prendre un échantillon du sol à étudier, le maître dans un
plat, ensuite le bien mélangé avec une quantité d’eau pour
avoir une bonne gâche qui est proche de l’état plastique ;
➢On met dans la coupelle métallique de l’appareil
de Cassagnarde une certaine quantité de
l’échantillon ;
➢On trace une rainure au moyen d’un instrument en forme de ‘V’ ;
➢On actionne la machine, en
gardant un œil sur l’ouverture et
un autre sur le compteur. On
arrête la machine uniquement si
l’ouverture est fermée sur une
longueur de 1cm.
➢On prend 2 quantités, une de la
rive gauche et une autre de la
rive droite de l’ouverture, et on les met dans deux
tares qu’on pèsera avant de les mettre dans
l’étuve.
➢Et enfin, on laisse les tares dans l’étuve pendant 24H pour que les
échantillons sèchent.
➢On refait l’essai cinq fois.
4.2 2ème manipulation (limite de plasticité) :
a. Objectif :
Déterminer la limite de plasticité ωP.
b. Mode opérateur de l’essai :
➢Prendre une certaine quantité de l’échantillon déjà utilisé pour déterminer la
limite de liquidité, et fabriquer des ficelles de longueur 10/15 cm, et de diamètre
3mm.
➢On soulève de 2cm la ficelle au milieu :
1) Si elle se rompt, ça veut dire qu’elle est sèche et qu’on doit lui rajouter de l’eau.
2) S’il n’y a pas de fissuration, ça veut dire qu’elle est trop humide ;
3) Et si des fissurations apparaissent sans qu’elle ne se rompe, ça veut dire que le
test est bon, et qu’on peut la pesé.
➢Et enfin, on la met dans l’étuve pour une durée de24H pour avoir le poids sec.
➢On refait l’essai trois fois.
5. Tableaux des résultats
Limites Liquidité (wL)
Essai 1 2 3 4 5
D G D G D G D G D G
Poids de la
tare(Wt) 17,7 18,1 18 17,9 18 17,9 17,7 17,7 18 18
Poids totale
humide (W1) 21,9 21,1 20,6 21,5 20,4 22,2 19,9 19,7 19,8 20
Poids totale sec
(W2) 20,3 19,9 19,4 19,8 19,3 20,3 19 18,8 19,1 19,2
Teneur en eau
W1−W2 61,54 66,66 85,71 89,47 84,62 79,17 69,23 81,82 63,64 66,66
= (%)
W2 − Wt
Moyen (%) 64,1 87,59 81,90 75,53 65,15
Nombre de coups 34 15 19 25 30
a) Limite de liquidité
On reporte ces résultats sur le graphique normalisé, la limite de Liquidité (wL) est la teneur
en eau du point droite représentative des résultats expérimentaux qui correspond à un
nombre de 25 coups on trouve suivant le graphe -1- (voir papier millimétré).
= , %
Tableau suivant permet de comparer ce résultat avec celui que l’on obtient à l’aide de la
formule empirique.
.
= ( )
N / ( / ) . % wL%
20 0,8 0,973 53,61 52,182
24 0,96 0,995 53,98 53,714
27 1,08 1,009 53,18 53,678
28 1,12 1,014 53,89 54,634
31 1,24 1,026 45,70 56,142
= 52,182 + 53,714 + 53,678 + 54,634 + 56,142 = 54,070 %
5
= , %
= 54,07 + 54,10 = 54,085 %
2
= , %
b) Limite de plasticité
Limites Limite de plasticité
Essai 1 2 3
Poids de la tare(Wt) 17,7 18,1 17,9
Poids totale humide
(W1) 24,5 25,1 24,9
Poids totale sec (W2) 22.9 23,4 23,2
Teneur en eau
− 30,77 32,08 32,08
= (%)
−
Moyen (%) 31,64 %
= , %
c) Calcule de l’indice de l’indice de plasticité :
= −
= , − , = , %
= , %
6. Conclusion :
Au total, d’après la 1ére et la 2éme manipulation nous obtenons :
= , %
= , %
= ,
L’abaque de Cassagnarde (figure-4-) montre que le sol étudié est un ‘ sols
organique très plastiques(ot)’.
U NIVERSITE DES S CIENCES ET DE LA T ECHNOLOGIE
D ’O RAN
M O H A M E D B O UDIAF
FACULTE DE L ’ ARCHITECTURE
D EPARTEMENT D ’ HYDRAULIQUE
OPTION : GENIE DE L ’ EAU
▪SAOULI Mohammed Hichem
▪KHAIF Mohamed Redha
Groupe : 1-2-2
2020/2021