Cours Analyse
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n → 𝑢(𝑛)
𝑢0 = 1
-par récurrence. Ex : {𝑛 ≥ 1, 𝑢 𝑢𝑛
𝑛+1 = 𝑛 2+2𝑢
𝑛
Définitions : Une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 (définie à partir d’un certain rang) est dite :
1/ Minorée : si 𝑚 ∈ 𝐑, n ∈ 𝐍 ,
⏟ 𝑚 ≤ 𝑢𝑛 .
(ou bien 𝑛≥𝑛0 , si 𝑢𝑛 :[𝑛0 ,+∞[→ 𝐑)
2/ Majorée : si 𝑀 ∈ 𝐑, n ∈ 𝐍, 𝑢𝑛 ≤ 𝑀.
𝑚, 𝑀 ∈ 𝐑, n ∈ 𝐍, 𝑚 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑀. Ou encore
𝑀 ∈ 𝐑 + , n ∈ 𝐍, |𝑢𝑛 | ≤ 𝑀.
Exemples :
1 1
1/ La suite (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par son terme général 𝑢𝑛 = 𝑛 est minorée par 0. En effet, 𝑛 ≥ 1, 0<𝑛
2/ La suite (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par son terme général 𝑢𝑛 = 2𝑛 − 𝑛2 est majorée par 1. En effet,
3/ La suite (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par son terme général 𝑢𝑛 = (−1)𝑛 est bornée par 1. En effet,
−1 si 𝑛 = 2𝑝 + 1 (impair)
𝑛 ≥ 0, (−1)𝑛 = {
1 si 𝑛 = 2𝑝 (pair)
Définition : Une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 est dite bornée si l’ensemble : {𝑢𝑛 : 𝑛 ∈ 𝐍} est borné.
Proposition :
Une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 est bornée si et seulement si, la suite (|𝑢𝑛 |)𝑛≥𝑛0 est majorée.
Dr. RIHANI Samira Faculté de Mathématiques (USTHB) 1er octobre 2022
Démonstration :
Condition nécessaire : « »
∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑚 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑀 ∀𝑛 ≥ 𝑛0 − |𝑚| ≤ 𝑚 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑀 ≤ |𝑀 |,
Condition suffisante : « »
∀𝑛 ≥ 𝑛0 , |𝑢𝑛 | ≤ 𝑀 ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , −𝑀 ≤ 𝑢𝑛 ≤ 𝑀.
Ainsi, ∃ 𝑀 ∈ 𝐑, ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 ≤ 𝑀.
Définitions : Une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 (définie à partir d’un certain rang) est dite :
1/ Constante : 𝑐 ∈ 𝐑, 𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 = 𝑐.
2/ Stationnaire : 𝑐 ∈ 𝐑, ∃𝑛0 ∈ N, 𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 = 𝑐.
Remarques :
Exemples :
1/ La suite (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par son terme général 𝑢𝑛 = 1 est constante
2/ La suite (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par son terme général 𝑢𝑛 = (−1)𝑛 n’est pas constante. En effet,
(𝑢𝑛 )𝑛≥0 = ((−1)𝑛 )𝑛≥0 = {1, −1, −1, … } tous les termes ne sont pas égaux.
𝑢0 = 2
3/ La suite récurrente (𝑢𝑛 )𝑛≥𝑛0 définie par { 1 est stationnaire, car
𝑢𝑛 = 2 . 𝑢𝑛−1 + 1
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2 ∈ 𝐑, 𝑛 ≥ 0, 𝑢𝑛 = 2.
Définition :
On dit que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 converge vers un réel l (fini) (ou tend vers l, ou a pour limite l lorsque 𝑛 → +∞)
si et seulement si
On note,
lim 𝑢𝑛 = 𝑙 ou 𝑢𝑛 → 𝑙.
𝑛→∞ 𝑛→+∞
En pratique, si lim 𝑢𝑛 = ±∞ ou lim 𝑢𝑛 n’est pas unique (ex. 𝑢𝑛 = (−1)𝑛 ), alors (𝑢𝑛 )𝑛 diverge.
𝑛→∞ 𝑛→∞
Exemples :
1
1/ 𝑢𝑛 = 1 − 𝑛 , 𝑛 ∈ 𝐍 ∗ . Montrer que : lim 𝑢𝑛 = 1.
𝑛→∞
En effet,
1 1 1
On a que, |𝑢𝑛 − 1| = |1 − 𝑛 − 1| = |− 𝑛| = 𝑛
1 1
|𝑢 𝑛 − 1 | < 𝜀 < 𝜀 𝑛 > 𝜀.
𝑛
1 1
Soit 𝜀 > 0, il suffit que 𝑛 > pour que |(1 − ) − 1| < 𝜀.
𝜀 𝑛
1
On peut choisir 𝑛0 = max (0, E (𝜀 ) + 1).
1
Ce qui prouve que : lim (1 − 𝑛) = 1.
𝑛→∞
cos(𝑛)
2/ 𝑢𝑛 = , 𝑛 ≥ 2 . Montrer que : lim 𝑢𝑛 = 0.
𝑛 2−1 𝑛→∞
En effet,
cos(𝑛) |cos(𝑛)| 1
On a que, |𝑢𝑛 − 0| = | 𝑛2 −1 | = ≤ 𝑛2 −1, (1)
𝑛 2−1
(∀𝑥 ∈ 𝐑, |⏟
cos(𝑥)| ≤ 1 ∀𝑥 ∈ 𝐑, −1 ≤ cos(𝑥 ) ≤ 1)
valable pour sin(𝑥)
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𝑛2 𝑛2 𝑛2 1 1
or, 𝑛 ≥ 2 𝑛2 ≥ 4 𝑛2 ≥ 2 ≥1 − ≤ −1, 𝑛2 − ≤ 𝑛2 − 1 𝑛2
≥ 𝑛2−1 (2)
2 2 2 𝑛2−
2
cos(𝑛) 1 1 2
(1),(2) | 𝑛2 −1 | ≤ 𝑛2−1 ≤ 𝑛2
= 𝑛2
𝑛2 −
2
2 2
|𝑢 𝑛 − 0 | < 𝜀 < 𝜀 𝑛 > √𝜀 .
𝑛2
2 cos(𝑛)
Soit 𝜀 > 0, il suffit que 𝑛 > √𝜀 pour que |( 𝑛2−1 ) − 0| < 𝜀.
2
On peut choisir 𝑛0 = max (0, E (√𝜀 ) + 1).
cos(𝑛)
Ce qui prouve que : lim ( 𝑛2−1 ) = 0.
𝑛→∞
Théorème :
Si la suite (𝑢𝑛 )𝑛 converge vers une limite l ∈ 𝐑 , alors cette limite l est unique.
Démonstartion :
Raisonnons par l’absurde, et supposons que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 converge vers deux limites distinctes 𝑙1 et 𝑙2 ,
𝜀
lim 𝑢𝑛 = 𝑙2 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛1 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛1 |𝑢𝑛 − 𝑙2 | < 2)
𝑛→∞
Remarque :
∀𝑥 ≥ 0, ∀𝜀 > 0, 𝑥 < 𝜀 𝑥 = 0.
Théorème :
Démonstration :
Condition nécessaire : « »
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Condition suffisante : « »
Soit, 𝜀 > 0, d’après l’hypothèse, on a que : {𝑛: 𝑢𝑛 ]𝑙 − 𝜀, 𝑙 + 𝜀[} est un ensemble fini.
Proposition :
Démonstartion :
Par conséquent, (𝑢𝑛 )𝑛 est bornée et vérifie, , ∀𝑛 ∈ 𝐍, | 𝑢𝑛 | < max(|𝑢0 |, |𝑢1 |, … , |𝑢𝑛0 −1 |, |𝑙 − 1|, |𝑙 + 1|).
Remarque :
−1, si 𝑛 = 2𝑝 + 1 (impair)
En effet, la suite 𝑢𝑛 = (−1)𝑛 = {
1, si 𝑛 = 2𝑝 (pair)
Théorème :
Soient les suites (𝑢𝑛 )𝑛 et (𝑣𝑛 )𝑛 convergeant respectivement vers les limites 𝑙1 et 𝑙2 . On a alors
Démonstration :
𝜀
lim 𝑢𝑛 = 𝑙1 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛0 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛0 |𝑢𝑛 − 𝑙1 | < 2)
𝑛→∞
𝜀
lim 𝑣𝑛 = 𝑙2 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛1 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛1 |𝑣𝑛 − 𝑙2 | < 2)
𝑛→∞
𝜀
lim 𝑢𝑛 = 𝑙1 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛0 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛0 |𝑢𝑛 − 𝑙1 | < 2(|𝑙 ) …..(1)
𝑛→∞ 2 |+1)
𝜀
lim 𝑣𝑛 = 𝑙2 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛1 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛1 |𝑣𝑛 − 𝑙2 | < ) …..(2)
𝑛→∞ 2𝑀
= |𝑢
⏟ |𝑣𝑛 − 𝑙2 | + |𝑙2 |. ⏟
𝑛| . ⏟ |𝑢𝑛 − 𝑙1 |
(3) (2) (1)
𝜀 𝜀
< 𝑀. 2𝑀 + |𝑙2 |. 2(|𝑙
2 |+1)
𝜀 𝜀
< 𝑀. 2𝑀 + |𝑙2 |. 2|𝑙
2|
𝜀 𝜀
= 2 + 2 = 𝜀.
Donc, 𝑢𝑛 . 𝑣𝑛 → 𝑙1 . 𝑙2 .
𝑛→+∞
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𝑢 𝑙
(iii) lim ( 𝑣𝑛) = 𝑙1 , 𝑣𝑛 ≠ 0, ∀𝑛 ∈ 𝐍, et 𝑙2 ≠ 0.
𝑛→∞ 𝑛 2
1 1 𝑢 1 1
Il suffit de montrer que, lim = et utiliser (ii) pour conclure que : lim ( 𝑛) = lim 𝑢𝑛 . ( ) = 𝑙1 .
𝑛→∞ 𝑣𝑛 𝑙2 𝑛→∞ 𝑣𝑛 𝑛→∞ 𝑣𝑛 𝑙2
1 1 1 1 𝜀
lim = 𝑙 ∀𝜀 > 0, ∃𝑛0 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ∈ 𝐍, (𝑛 ≥ 𝑛0 |𝑣 − 𝑙 | < (𝑙22 ) 2) …..(1)
𝑛→∞ 𝑣𝑛 2 𝑛 2
𝑙2 |𝑙2 |
De plus, (𝑣𝑛 )𝑛 converge (𝑣𝑛 )𝑛 bornée 𝑚 = ∈ 𝐑 + , 𝑛 ≥ 𝑛0 , |𝑣𝑛 | > .
2 2
|𝑙2 | 1 2
|𝑣𝑛 | ≥ |𝑣 | ≤ …..(2)
2 𝑛 |𝑙2 |
pour 𝑛 ≥ 𝑛0 , on a
1 1 𝑙 −𝑣𝑛 |𝑙 −𝑣𝑛 | 1 1 𝜀 2 1
| − 𝑙 | = | 𝑣2 | = |𝑣2 = |𝑙2 − 𝑣𝑛 |. |𝑣 | . | 𝑙 | < (𝑙22 ) 2). |𝑙 | . | 𝑙 | < 𝜀,
𝑣𝑛 2 𝑛 𝑙2 𝑛 |.| 𝑙2 | 𝑛 2 2 2
𝑢 𝑙
et d’après (ii), lim ( 𝑣𝑛) = 𝑙1
𝑛→∞ 𝑛 2
Donc, 𝑢𝑛 . 𝑣𝑛 → 𝑙1 . 𝑙2 .
𝑛→+∞
Remarque :
Donc, ce résultat n’est valable que lorsque les deux suites convergent.
Définitions :
∀𝐴 ∈ 𝐑, ∃𝑛0 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 ≥ 𝐴.
∀𝐴 ∈ 𝐑, ∃𝑛0 ∈ 𝐍, ∀𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑢𝑛 ≤ 𝐴.
Exemple (fondamental)
Dr. RIHANI Samira Faculté de Mathématiques (USTHB) 1er octobre 2022
Soit (𝑢𝑛 )𝑛 une suite géométrique de raison 𝑎 ∈ 𝐑 définie par le terme général : 𝑢𝑛 = 𝑢0 𝑎𝑛 .
𝑎 : la raison de la suite
Proposition :
+ ∞, si 𝑢0 > 0,
{ 𝐜𝐚𝐬 𝑎 > 1, (𝑢𝑛 )𝑛 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞
− ∞, si 𝑢0 < 0,
lim 𝑢𝑛 = lim 𝑢0 𝑎𝑛 = 𝑢0 𝐜𝐚𝐬 𝑎 = 1, (𝑢𝑛 )𝑛 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞
𝑛→∞ 𝑛→∞
0, 𝐜𝐚𝐬 − 1 < 𝑎 < 1, (𝑢𝑛 )𝑛 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞
′
{ n admet pas de limite, 𝐜𝐚𝐬 𝑎 ≤ −1, (𝑢𝑛 )𝑛 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞
Démonstration :
on pose, 𝑣𝑛 = 𝑎𝑛
lim ln(𝑣𝑛 )
lim 𝑣𝑛 = 𝑒 𝑛→∞ = 𝑒 +∞ = +∞.
𝑛→∞
1
on pose, 𝑣𝑛 = |𝑎|𝑛
1
lim 𝑣𝑛 = lim = +∞ lim |𝑎|𝑛 = 0.
𝑛→∞ 𝑛→∞ ⏟𝑛
|𝑎| 𝑛→∞
d′ après(i)
1
lim |𝑢𝑛 | = |𝑢0 | lim = 0.
𝑛→∞ 𝑛→∞ 𝑣𝑛
Démonstration :
Donc, lim 𝑣𝑛 = 𝑙.
𝑛→∞
Exemple :
𝑎𝑛
Calculer, lim , 𝑎 ∈ 𝐑.
𝑛→∞ 𝑛!
𝑎𝑛 1 𝑎𝑛
(i) |𝑎| ≤ 1. On a, 0 < | 𝑛! | ≤ → 0 (d’après le théorème des trois suites) lim ,
𝑛! 𝑛→∞ 𝑛→∞ 𝑛!
(ii) |𝑎| > 1 ( i. e. 𝑎 ∈] − ∞, 𝑎[∪]𝑎, +∞[ ). On pose : 𝑘 = 𝐸(𝑎).
𝑘 = 𝐸 (𝑎) k ≤ a < 𝑘 + 1, on a
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𝑛 fois
⏞
𝑎.𝑎…𝑎 𝑎 𝑎 𝑎 𝑎 𝑎
= 𝑛. 𝑛−1 … 2 . 1 = ∏𝑛𝑘=1 𝑘 .
𝑛.(𝑛−1)…2.1
𝑎𝑛
Par conséquent, lim , ∀𝑎 ∈ 𝐑.
𝑛→∞ 𝑛!
Suite de Cauchy :
Remarque :
Exemples :
(i) La suite géometrique (𝑢𝑛 )𝑛 qui a pour terme général 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 , 0 < 𝑎 < 1, est de Cauchy.
En effet,
Pour 𝑝 ≥ 𝑞 ≥ 𝑛0 , on a
ln(𝜀)
|𝑢𝑝 − 𝑢𝑞 | < 𝜀 𝑎𝑞 < 𝜀 𝑞 ln(𝑎) < ln(𝜀) 𝑞 > , car 0 < 𝑎 < 1 ln(𝑎) < 0.
ln(𝑎)
ln(𝜀)
Soit 𝜀 > 0, il suffit que 𝑞 > ln(𝑎), pour que |𝑢𝑝 − 𝑢𝑞 | < 𝜀.
ln(𝜀)
On peut choisir 𝑛0 = max (0, E (ln(𝑎)) + 1). Donc (𝑢𝑛 )𝑛 est de Cauchy.
(ii) La suite géometrique (𝑢𝑛 )𝑛 qui a pour terme général 𝑢𝑛 = ln(𝑛), n’est pas de Cauchy.
En effet,
Donc,
∃𝜀 = ln(2) > 0, ∀𝑛0 ∈ 𝐍, ∃𝑝 = 2𝑛 ∈ 𝐍, ∃𝑞 = 𝑛 ∈ 𝐍, (𝑝 ≥ 𝑞 ≥ 𝑛0 et |𝑢𝑝 − 𝑢𝑞 | ≥ ln(2)
Théorème :
Proposition :
Suites extraites :
Définition :
On appelle sous-suite ou suite extraite de (𝑢𝑛 )𝑛 , la suite (𝑢𝜑(𝑛) ) qu’on note aussi (𝑢𝑛𝑘 )
𝑛 𝑛,𝑘
Remarque :
Exemple :
𝑢 =2
𝑢𝑛 = 2. (−1)𝑛 → { 2𝑛
𝑢2𝑛+1 = −2
Théorème :
Si (𝑢𝑛 )𝑛 converge vers 𝑙, alors toute sous-suite extraite de (𝑢𝑛 )𝑛 converge vers 𝑙.
Démonstration :
Condition nécessaire : « »
Soit (𝑢𝜑(𝑛) ) une sous-suite de (𝑢𝑛 )𝑛 , comme (𝜑(𝑛))𝑛 ∈ 𝐍, est strictement croissante, on a
𝑛
𝜑(1) < 𝜑(2) < ⋯ < 𝜑(𝑛). De plus, 𝜑(𝑛 + 1) > 𝜑(𝑛).
On pose,
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𝑆 ′ ⊆ 𝑆, 𝑢𝑛𝑘 ∈ 𝑆′ 𝑢𝑛𝑘 ∈ 𝑆
Donc,
Condition suffisante : « »
Corollaire :
Si (𝒖𝒏 )𝒏 a deux sous-suites qui convergent vers des limites différentes, alors (𝑢𝑛 )𝑛 diverge.
Exemple :
𝑢2𝑛 = 1 → 1
𝑛→+∞
𝑢𝑛 = (−1)𝑛 →{
𝑢2𝑛+1 = −1 → −1
𝑛→+∞
Suites monotones :
Définitions :
Remarques :
𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
< 1, (𝑢𝑛 )𝑛 croissante
𝑢𝑛
2/ Si 𝑢𝑛 > 0, on peut étudier le rapport : →{ 𝑢𝑛
𝑢𝑛+1 > 1, (𝑢𝑛 )𝑛 décroissante
𝑢𝑛+1
3/ Pour l’étude de la monotonie de la suite (𝑢𝑛 )𝑛 on peut étudier le signe de la fonction associée :
𝑢𝑛 = 𝑓 (𝑛), 𝑛 > 0.
Exemples :
Corrigé :
(c )
−60−10√14 −60+10√14
𝑦 (𝑛 ) = 0 𝑛 = ~ 4.870 ou 𝑛 = ~ 1.129
−20 −20
1er cas : 𝑛 ≤ 1.129 , c-à-d 𝑛 ∈ {0,1} : 𝑢1 − 𝑢0 < 0 (𝑢𝑛 )𝑛 est strictement décroissante.
2ème cas : 1.129 ≤ 𝑛 ≤ 4.870 , c-à-d 𝑛 ∈ {2,3,4}: 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 > 0 (𝑢𝑛 )𝑛 est strictement croissante.
3 ème cas : 𝑛 ≥ 4.870 , c-à-d 𝑛 ∈ {5,6, … }: 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 < 0 (𝑢𝑛 )𝑛 est strictement décroissante.
La suite (𝑢𝑛 )𝑛 n’est pas monotone, mais elle est monotone (strictement décroissante ) pour 𝑛 ≥ 5 ,
(d)
𝑢𝑛
1er cas : 𝑛 = 1 : < 1 (𝑢𝑛 )𝑛 est strictement croissante.
𝑢𝑛+1
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𝑢𝑛
2ème cas : 𝑛 ≥ 2 : > 1 (𝑢𝑛 )𝑛 est strictement décroissante.
𝑢𝑛+1
La suite (𝑢𝑛 )𝑛 n’est pas monotone, mais elle est monotone (strictement décroissante ) pour 𝑛 ≥ 2 ,
Théorème :
Soit 𝑀 ∈ 𝐑, (𝑢𝑛 )𝑛 une suite croissante et majorée par 𝑀. Alors, il existe 𝑙 ≤ 𝑀 tel que lim 𝑢𝑛 = 𝑙.
𝑛→∞
Remarque :
Exercice :
1 𝑛
Soit la suite (𝑢𝑛 )𝑛 définie par son terme général 𝑢𝑛 = (1 + 𝑛) , 𝑛 ∈ 𝐍 ∗
Théorème :
Soit 𝑚 ∈ 𝐑, (𝑢𝑛 )𝑛 une suite décroissante et minorée par 𝑚. Alors, il existe 𝑙 ≥ 𝑚 tel que lim 𝑢𝑛 = 𝑙.
𝑛→∞
Remarque :
Théorème :
1/ Si (𝑢𝑛 )𝑛 est une suite croissante et non majorée . Alors, lim 𝑢𝑛 = +∞.
𝑛→∞
2/ Si (𝑢𝑛 )𝑛 est une suite décroissante et non minorée . Alors, lim 𝑢𝑛 = −∞.
𝑛→∞
Exemples :
Théorème (Bolzano-Weierstrass)
Suites récurrentes :
Définition :
On appelle suite récurrente (de fonction associée ou auxiliaire 𝑓), une suite numérique définie par une
𝑢0 ∈ 𝐼
relation du type : {
∀𝑛 ∈ 𝐍 , 𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 )
Hypothèses :
Proposition :
Soit, 𝐼 ⊆ 𝐑 ( 𝐼 un intervalle fermé de 𝐑 ) , soit 𝑓: 𝐼 → 𝐼 une fonction continue, et soit .la suite (𝑢𝑛 )𝑛 définie
𝑢0 ∈ 𝐼
par : {
∀𝑛 ∈ 𝐍 , 𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 )
Corrigé :
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puisque, 𝑢1 = √2𝑢0 + 3 = √3 𝑢0 ≤ 𝑢1
Donc, P(𝑛) est vraie , pour tout 𝑛, et par conséquent (𝑢𝑛 )𝑛 est croissante.
3) Puisque (𝑢𝑛 )𝑛 est croissante et majorée, d’après le théorème de la convergence monotone, (𝑢𝑛 )𝑛
converge vers la limite 𝑙 qui vérifie : 𝑙 = 𝑓 (𝑙 ).
Or, ∀𝑛 ∈ 𝐍, 𝑢𝑛 ≥ 0 (𝑙 > 0) 𝑙 = 3.
Donc, lim 𝑢𝑛 = 3.
𝑛→∞