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11/19/23, 3:59 PM Réseau — Wikipédia

Réseau
En premier ressort, un réseau désigne au sens concret « un
ensemble de lignes entrelacées » et, au figuré « un ensemble de
relations ».

Par extension, il désigne un ensemble interconnecté, fait de


composants et de leurs inter-relations, autorisant la circulation
en mode continu ou discontinu de flux (eau, air, huile…) ou
d'éléments finis (marchandises, informations, personnes…).
Exemple de réseau reliant des
Le réseau peut être « matériel » (comme le réseau électrique, le individus
réseau routier, le réseau sanguin ou le réseau lymphatique),
« immatériel » (comme le réseau social), « abstrait,
symbolique ou normalisé » (comme le réseau de tâches de la
méthode PERT).

Étymologie et définition
L'étymologie du mot remonte au latin « retiolus » diminutif de
retis qui signifie « filet ». Le terme proche de « reticulum »
signifiant « petit filet » a donné le substantif « réticule » et les
adjectifs « réticulé » et « réticulaire », caractérisant les objets Exemple de réseau informatique
structurés en forme de « filet », comme le sont notamment les
réseaux.

Le mot « réseau » est apparu pour la première fois dans la langue française sous la forme resel, au
xiie siècle. Employé dans un premier temps, dans les domaines du textile, de la biologie, du génie
militaire, des fortifications, de la topographie et de l'économie géographique, le terme réseau
manifeste surtout sa vitalité à partir du xixe siècle. On le retrouve, actuellement, notamment dans
1
les domaines du transport, de la communication, des infrastructures, de l'industrie et des services .

Le réseau se définit comme une « trame ou une structure composée d'éléments ou de points,
souvent qualifiés de nœuds ou de sommets, reliés entre eux par des liens ou liaisons, assurant leur
interconnexion ou leur interaction et dont les variations obéissent à certaines règles de
2
fonctionnement » .

Domaines d'utilisation
Les domaines d'utilisation du concept de réseau sont extrêmement nombreux et diversifiés. On
retrouve cette notion de réseau dans les sciences humaines et sociales (relations entre les
personnes), en économie et en management (relations entre les organisations et les acteurs
économiques), en informatique et dans les télécommunications (interconnexion d'équipements),
en biologie, en mathématiques (avec en particulier la théorie des graphes), dans toutes les autres

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sciences dures (cristallographie (réseau de Bravais), informatique théorique, électricité, optique…),


en géographie, dans les transports. La notion de réseau est également essentielle dans la gestion
urbaine, notamment l'acheminement de l'eau potable et l'évacuation des eaux usées.

Science des réseaux

Théorie des réseaux

Alors que la théorie des graphes englobe les résultats fondamentaux sur les graphes (graphe
orienté et graphe non orienté), la théorie des réseaux, dont l'étude est la diktyologie, s'intéresse
aux graphes présents dans le monde réel.

Rétistique

La « rétistique » est un néologisme créé par Gabriel Dupuy en 1991 pour développer une vision
3
réticulaire de l'espace et son aménagement . Cette « pensée-réseau » met en avant l'idée du réseau
« comme concept et non comme objet » rendant compte d'une nouvelle organisation de l'espace
loin d'être surfacique et statique, mais plutôt interconnectée et interdépendante.

Fondamentalement l'étude des réseaux et de ses concepts sont décrits par une science : la
rétistique. L'ensemble des notions caractérisant le concept de réseaux, peut être décliné selon
différentes représentations :

représentation dans l'espace-temps d'une réalité logique : le réseau est une forme ou
structure particulièrement pertinente pour décrire à la fois la structure et le fonctionnement
d'un ensemble où règne une division ou une répartition des tâches et des rôles . Ainsi
l'organisation du vivant ou celle des organismes où les composants-organes ou acteurs
coopèrent au service d'une finalité ;
représentation du caractère systémique : l'emploi d'une description sous forme logique
facilite la compréhension des interactions réciproques unissant les composants concernés.
La causalité, la hiérarchie et la fréquence des relations constatées dans et par le réseau
donnent la mesure de sa cohérence et de sa consistance ;
émergence et compréhension de fonctions spécifiques au réseau : le fait d'être en
réseau peut induire une fonction que ses sous-parties ne possèdent pas. On qualifie
d'émergence le processus d'apparition de cette fonction . Ainsi la conscience - par exemple -
serait l'émergence du réseau neuronal.

Vulnérabilités spécifiques
Selon sa nature, sa robustesse et sa résilience un réseau est plus ou moins vulnérable aux
défaillances de certaines de ses parties. Certains réseaux comme l'Internet ont été construits pour
contourner ce risque, mais se trouvent néanmoins confrontés à une vulnérabilité informatique.

Selon le degré de dépendance de la population et de l'économie aux grands réseaux centralisés, une
« vulnérabilité aval » se crée, devenue particulièrement forte dans le cas des réseaux de
distribution de l'énergie, de communication et de transport, qui accroissent en parallèle et
4
synergiement leur vulnérabilité aux risques de coupure ou défaillance de ces mêmes réseaux .

Les autorités et gestionnaires de risques s'intéressent donc particulièrement aux vulnérabilités des
réseaux de transport de gaz, d'électricité, de biens, de personnes, d'information, et depuis peu aux
réseaux écologiques (et aux services écosystémiques qui en dépendent), qui forment un ensemble
complexe d'infrastructures vitales pour le tissu socio-économique et les sociétés humaines. Le
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degré de vulnérabilité de ces réseaux, face aux catastrophes naturelles ou technologiques


notamment ou à d'autres risques (pandémie, malveillance, etc.) peut être atténué par la
prospective et une culture de gestion du risque et de crise. Avec le dérèglement climatique, les
risques d'inondations, tempêtes, canicules, submersion marine, etc. pourraient évoluer.

En France, l'État, ses services déconcentrés, avec l'Institut pour la Maîtrise des Risques (IMdR) et
l’Association Française de Prévention des Catastrophes Naturelles (AFPCN) ont confié à un groupe
de travail commun la responsabilité de proposer des actions préventives à mettre en œuvre pour
note 1
réduire cette vulnérabilité et augmenter la résilience des grands réseaux nationaux .

Un travail conduit de 2009 et 2012 a abouti à une méthode d'études de risques naturels qui « ne
met pas au centre de l’étude les lacunes techniques et les moyens matériels pour y [sic] pallier mais
s’intéresse au comportement des différents acteurs impliqués (gestionnaires des réseaux, usagers,
pouvoirs publics,…) ». Après avoir étudié la différence des réponses et moyens réels développés
face au risque, en les comparant aux moyens et réponses attendus, pour chaque groupe d’acteurs à
enjeux, et listés « les défaillances dans le comportement des acteurs et dans la mise en œuvre des
moyens mis à leur disposition. La méthode propose alors la mise en œuvre d’actions préventives ».
Ces dernières sont des propositions d’aménagement des réseaux et d'implication des acteurs
concernés (« dans leur comportement individuels et relationnels »). Il s'agit de mieux anticiper
pour être prêt quand il devient nécessaire de protéger les personnes et les biens, de gérer la crise et
d'en sortir dans les meilleures conditions. Les retours d'expérience servent à affiner les
recommandations faites aux acteurs concernés.

Ainsi, les opérateurs de réseaux sont invités à coordination la transmission des informations en
privilégiant les circuits courts ; l'État et les collectivités sont invités à faire une « analyse critique de
l’arsenal réglementaire et procédural » et les services départementaux d’incendie et de secours à
diversifier leurs réseaux d’information et à hiérarchiser leurs missions. Les agents
note 2
économiques sont invités à réduire le « déni face aux risques » et à mieux s'assurer contre le
risque. Les établissements sensibles devraient privilégier les « dispositifs de protection mobiles,
amovibles et simples à mettre en œuvre ».

Les réseaux sociaux qui ont pris une importance nouvelle avec l'informatique et l'internet sont
invités à restaurer une culture du risque et à encourager à « rendre les logements et l’accès
(raccordement) aux réseaux moins vulnérables ». Les acteurs fédérateurs tels qu'autorités de
régulation, fédérations professionnelles, bureaux d’études et acteurs de la recherche sont invités à
se mobiliser, en développant la culture de gestion de crise, avec des exercices, des simulations des
PCS [Quoi ?] et PCA [Quoi ?] de qualité s'appuyant sur des scénarios crédibles. Pour diminuer la
vulnérabilité économique individuelle et collective, il faudrait aussi internaliser dans les études
économiques « tous les coûts liés à l’interruption des réseaux (économiques, impacts santé et
sociaux, impacts environnementaux) ». Faciliter la communication entre acteurs permettrait de
« renforcer l’influence de collectivités locales qui souvent ne contrôlent pas les réseaux alors
5
qu’elles sont autorités concédantes » .

Face à une même catastrophe, et selon les zones géographiques touchées, le temps et les coûts
nécessaire à la résilience varient pour chaque réseau. Par exemple, six jours et demi ont suffi à
ramener l’électricité à Kobé après le séisme du 17 janvier 1995, alors qu'il a fallu beaucoup plus de
4
temps pour restaurer les ponts, ports aéroports et routes . La centrale nucléaire de Fukushima
Daiichi, touchée par le « Genpatsu-shinsai » (dénomination en japonais d'un accident majeur,
autrefois jugé hautement improbable conjuguant un accident nucléaire majeur, un tsunami et un
6
tremblement de terre ) de 2011 ne sera sans doute jamais réparée.

Egalement, les réseaux techniques occupent une place centrale dans la gestion des villes. Le niveau
de dépendance des milieux urbains aux réseaux est tel que le moindre incident peut paralyser un
quartier voire une ville dans on entiereté pendant des heures. Par exemple, les lignes de metro de
la RATP, notamment les lignes les plus fréquentées, lorsqu'elles sont affectées par un incident,
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rendent les déplacements et la mobilité beaucoup plus complexe. Ceci permet d'aborder une des
problématiques des réseaux : la dépendance de nos sociétés à ces derniers et leur impact dans nos
quotidiens lorsque ces derniers ne fonctionnent plus.

Notes et références

Notes
1. ou supranationaux, pour la distribution de l'énergie et les transports par exemple
2. industrie et services

Références
1. V. Marx, La dimension collective des réseaux de distribution, Th. Montpellier I, 2008, n° 1, P. 3.
2. F. Ost et M. van de Kerchove, De la pyramide au réseau ? Pour une théorie dialectique du
droit, Publication des Facultés universitaires Saint Louis, n° 14, Bruxelles, 2002, p. 24.
3. « Ville de la connaissance et terreau numérique, le cas de Montpellier » in Networks and
communication studies, 2012, Vol 26, no 3-4, p. 275-306
4. Vulnérabilité d'un réseau Risques liés aux réseaux, vulnérabilités associées ([Link]
[Link]/modules/uved/risques-naturels/html/2/23/[Link]), cours universitaire, UVED,
consulté 2015-06-13
5. « Note de synthèse du travail IMdR-AFPCN « Vulnérabilité des réseaux et catastrophes
naturelles » » ([Link]
e%20synth%C3%A8se%20du%20travail%20%20Vuln%C3%A9rabilit%C3%A9%20des%20r%
C3%[Link]) [PDF]
6. (en) « Genpatsu-shinsai: the language of disaster that is stalking Japan » ([Link]
[Link]/tol/news/world/asia/[Link]), The Times, 21 juillet 2007

Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
réseau, sur le Wiktionnaire
Réseau, sur Wikiversity

Bibliographie
FLUX (Cahiers scientifiques internationaux Réseaux et Territoires) est une revue
pluridisciplinaire d’aménagement publiant traitant des réseaux techniques (transports, eau,
assainissement, énergie, télécommunications, etc.) et leurs relations avec les territoires qu’ils
irriguent ou desservent. (77 numéros en ligne en 2012 avec Persée, soit 855 contributions
publiée entre 1985 et 2010 ([Link]
Pierre Musso, Critique des réseaux, PUF, 2003
Pierre Musso, Réseaux et société, PUF, 2003
Manuel Castells, L'Ère de l'information, vol. 1, La Société en réseaux, Fayard, 1998 (réédité
en 2001)

Articles connexes
Carte heuristique
[Link] 4/5
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Flux
Réseau informatique
Réseau social
Réseau social académique
Réseautage social
Théorie des graphes
Heuliez GX 337 Hybride n°766 sur
la ligne 31 du Réseau Mistral de
Lien externe Toulon, à l'arrêt Coupiane.

Synthèse d'un article célèbre sur les organisations en


réseau ([Link]
[Link]) comparées aux marchés et aux hiérarchies (Walter W. POWELL 90)

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