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sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Collection Mémoires et théses électroniques B DAvAL
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CHAPITRE 3 : Méthodologie et description des essais
CHAPITRE 3 : Méthodologie et description des essais
Table des matiéres
+ 3.1 Introduction
+ 3.2 Matériaux et proaramme expérimental
© 3.2.1 Description des matériaux utilisés
© 3.2.2 Caractéristiques des mélanaes et variables étudiées
© 3.2.3 Programme expérimental
+ 3.3 Procédures expérimentales
© 3.3.1 Préparation des mélanges de mortier
© 3.3.2 Préparation des mélanges de pates
© 3.3.3 Mesure du temps de prise
© 3.3.4 Essais de calorimétrie isotherme sur pate
© 3.3.5 Mesure de la teneur en eau lige sur mortier
© 3.3.6 Mesure du retrait chimique par a méthode dilatométrique
© 3.3.7 Mesure du retrait externe par méthode volumétrique
3.1 Introduction
La microstructure des matériaux cimentaires évoluant au cours du temps, l'étude de
la cinétique d’hydratation apparait comme un passage obligé pour comprendre les
phénoménes physiques qui contrdlent la stabilité volumique des matériaux
cimentaires, Pour pouvoir mieux expliciter les mécanismes de contraction Le Chatelier
et de retrait externe, le passage de |’état liquide |’état solide (évaluation du temps
de prise) du matériau doit étre connu, puisque c’est a partir de cette transition que
ces deux retraits ne sont plus égaux.
Les travaux réalisés dans le cadre de ce projet de maitrise avaient comme objectif de
mieux comprendre 'influence :
- du rapport eau sur ciment
- de la température
- de la teneur en C3A des ciments
sur la cinétique d'hydratation et le développement des retraits.
Les mélanges étudiés concernaient des mélanges de mortier qui devaient se
rapprocher le plus possible des bétons utilisés pour les essais de R2D2 (Retrait
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 1128sois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Restreint & Déformations Différées)l2], afin de pouvoir comparer les résultats. Ainsi
toute une gamme de mortiers ont été fabriqués et testés. Les rapports E/C utilisés
dans la fabrication des mortiers (0.3 et 0.4) correspondent aux valeurs utilisées pour
les bétons a hautes performances qui sont plus sensibles aux problémes de
fissurations au jeune Age et donc au retrait. Les données permettront alors
- d'une part & permettre de mieux comprendre I'effet de ces paramétres sur la
structuration du matériau, donc au cours de son hydratation.
- D’autre part & alimenter un modéle permettant de prédire le développement de la
microstructure de bétons dans des enceintes empéchant la déformation libre et ainsi
de prédire le développement des contraintes internes.
Tous les mortiers ont été faits 4 température ambiante. Par la suite, les éprouvettes
ont été conservées a la température de cure voulue. Tous les essais présentés dans
cette section sont des procédures développés initialement pour I’étude des pates de
ciment. Le caractére novateur de cette étude correspond au fait que dans notre cas,
ce sont des mortiers qui sont a I’étude.
3.2 Matériaux et programme expérimental
3.2.1 Description des matériaux utilisés
Tous les mortiers ont été fabriqués avec de l'eau déionisée, du sable (quartz)
d’Ottawa C109 et un superplastifiant de type naphtaléne de Master Builder. Trois types
de ciment ont été testés: T50, T10 et TI, Leurs analyses chimiques sont données au
Tableau 3.1,
Tableau 3.1: Analyse chimique des ciments
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
28sois2018 Intuonce de a minéralogie sur le comportamant des mortars de ciment a joune ge
stituant (%) 'iment TSO Ciment TT
SiOz 22.04 19.09 19.19
AbOs 3.57 5.05 574
Ti. 0.20 0.25 0.25
P20s 0.03 0.22 0.23
Fe203 3.73 2.33 244
Cad 63.16 61.65 61.70
MgO 297 2.58 2.28
NagO 0.10 0.29 0.23
E20 0.42 0.87 0.99
Mn203 0.07 0.06 0.07
SO 0.03 0.24 0.29
SOs 215 4.05 4.90
LOI i 2.89 1.64
Na2O éq 0.37 0.86 0.88
Uanalyse minéralogique des ciments apparait au Tableau 3.2. Comme on peut le voir,
les ciments se distinguent par leurs teneurs respectives en C3A qui varient de 3 8
11%. Ces variations sont typiques de ce que I’on retrouve sur le marché nord-
américain.
Tableau 3.2: Teneur de chacune des phases pour les trois types de
ciment
Phases (%) Ciment T50 iment T10 iment TL
C38 54 7 49
os 22 12 18
CA 3 9 i
CaAF i 7 7
Surface Spécifique (m*fleg) 376 393 380
Tous les mélanges ont été réalisés avec des ciments provenant d'un seul et méme lot.
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m!
a8sois2018
Intuence doa minéralogie sur le comportement des mortirs de cimentaujoune ge
3.2.2 Caractéristiques des mélanges et variables étudiées
En plus du type de ciment, les variables étudiées incluent :
- 2 rapports eau sur ciment : E/C = 0.3 et E/C = 0.4
- 3 températures de cure : 20, 30 et 38° C
Au total, 18 mélanges de mortier ont été fabriqués. La teneur en pate a été fixée &
50% (pourcentage en volume). Le dosage en superplastifiant de type naphtaléne des
formulations de mortier est exactement le méme que celui utilisé pour la fabrication
des bétons testés par M. Boulhel et P.M, Michaud. Le critére principal guidant le choix
du dosage était |a maniabilité du mélange de béton (donc d’affaissement). La teneur
en air visée des mélanges de mortier était de 4% pour chacun des mélanges.
Les formulations des matériaux étudiés sont présentées au Tableau 3.3:
Tableau 3.3: Formulation des mélanges de mortier
Types de ciment Tio T50 Tl
Rapport E/C 03 04 03 04 03 04
Meinent (cg/0?) 745 641745 641 745641
Mew (kofm?) 207.3 2535 ©2174 253.0 2080-2525
Mae (kg/m?) 131313231321, 1323, 13141322
Dosage en SP 31.0 67 117 75 30.0 875
(mfg de ciment)
Il convient de préciser que des essais supplémentaires ont été réalisés sans
superplastifiant ou sur pate. L’information sur ces mélanges additionnels est donnée &
la section suivante.
3.2.3 Programme expérimental
Le programme d’essais a consisté en :
- Des mesures de temps de prise initiale et finale (ASTM- C191) sur tous les mortiers
avec comme essais supplémentaires :
odes mesures & 60°C pour tous les mélanges
odes mesures pour les ciments T10 et TSO pour les deux E/C & 20°C sans
superplastifiant.
- Suivi de I’hydratation sur mélanges de mortiers ou pates :
oPar mesure de la teneur en eau liée pour tous les mélanges de mortier avec comme
essais supplémentaires les mélanges de T10 & 20°C sans superplastifiant et de pates
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m!
408sois2018
Intuence doa minéralogie sur le comportement des mortirs de cimentaujoune ge
T10 20°C avec superplastifiant. Les mesures ont été faites ponctuellement et a
intervalle régulier sur une période de 7 jours.
- Suivi de I’hydratation sur mélanges de pates :
oPar calorimétrie isotherme pour tout les mélanges et pour des températures de 20,
38 et 60°C. Les mesures ont été faites en continue sur une période de 3 jours (72h).
En ce qui concerne les essais reliés aux variations volumiques du matériau
- Essais de contraction Le Chatelier sur tous les mélanges a 20 et 38°C.
- Essais de retrait externe sur tous les mélanges
Pour permettre une meilleure lecture du programme expérimentale, un Tableau
récapitulatif des essais de base est présenté au Tableau 3.4 et des essais
complémentaires au Tableau 3.5.
Tableau 3.4: Tableau récapitulatif des essais de base pour les
mélanges de E/C=0.3 et 0.4 fabriqués avec un superplastif
Hydratation _ Hydratation
Temps Retrait —-Retrait_—_ par teneur en par
‘) deprise chimique — externe eau non calorimétrie
mortier —mortier —mortier_ ~—-évaporable isotherme
mortier pate
20 v v v v v
30 v v v
TIO 38 v v v v v
60 v v
20 v v v v 7
30 v v v
u 38 v v v v v
60. v v
20 v v v v 7
30 v v v
T3038 v v v v v
60. v v
Tableau 35: Tableau ré
-apitulatif des essais complémentaires pour
les mélanges de E/C=0.3 ot 0.4
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m! 528sois2018
Intuonce de a minéralogie sur le comportamant des mortars de ciment a joune ge
“Hydratation
Présence Typede Tempsde par teneur
Tec
SP mélange prise. en eaunon
évaporable
TIO 7
Ts0 20 Non Mortier y
Non Mortier v
Tio 20 Oui Pate v
3.3 Procédures expérimentales
3.3.1 Préparation des mélanges de mortier
Le ciment et le sable ont été préalablement pesés sur une balance de précision +0.19.
eau et I’adjuvant ont été mesurés a I’aide de burettes graduées. Le malaxeur rotatif
utilisé avait une capacité de 2L. Deux séquences de malaxage ont été prévues, selon
si le mortier était fabriqué avec ou sans superplastifiant.
Séquence de malaxage de mortier avec superplastifiant
- Mettre le ciment puis le sable dans le bol du malaxeur
- Malaxer le ciment et le sable 1 minute
- Ajouter % de l'eau et % du superplastifiant préalablement mélangés
- Malaxer pendant 3 minutes
- Laisser reposer 3 minutes en recouvrant le bol d’une toile de polythéne
- Ajouter % de I’eau et % du superplastifiant préalablement mélangés
- Malaxer pendant 2 minutes
Séquence de malaxage de mortier sans superplastifiant
- Mettre le ciment puis le sable dans le bol du malaxeur
- Malaxer le ciment et le sable 1 minute
- Ajouter l'eau
- Malaxer pendant 3 minutes
- Laisser reposer 3 minutes en recouvrant le bol d’une toile de polythene
- Malaxer pendant 2 minutes
3.3.2 Préparation des mélanges de pates
La préparation correspondait & celle utilisée pour les mélanges de mortier. Le ciment a
été préalablement pesé sur une balance de précision +0. 1g. L’eau et I’adjuvant ont été
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m! ezsos20%6 Intuence doa minéralogie sur le comportement des mortirs de cimentaujoune ge
mesurés & l'aide de burettes graduées. Le méme malaxeur que pour les mélanges de
mortier était utilisé. De méme que pour le mortier, la séquence de malaxage des
pates différait selon si le mélange contenait ou non du superplastifiant.
Séquence de malaxage pour pate avec superplastifiant
Mettre le ciment dans le bol du malaxeur
Malaxer le ciment 1 minute
Ajouter % de |’eau et % du superplastifiant préalablement mélangés
Malaxer pendant 3 minutes
Laisser reposer 3 minutes en recouvrant le bol d’une toile de polythene
Ajouter % de I’eau et % du superplastifiant préalablement mélangés
Malaxer pendant 2 minutes
Séquence de malaxage pour pate sans superplastifiant
Mettre le ciment dans le bol du malaxeur
Malaxer le ciment 1 minute
Ajouter l'eau
Malaxer pendant 3 minutes
Laisser reposer 3 minutes en recouvrant le bol d’une toile de polythéne
Malaxer pendant 2 minutes
3.3.3 Mesure du temps de prise
3.3.3.1 Description du montage
Cet essai est inspiré de celui décrit par la norme ASTM- C191, présenté a la Figure
3.1, La mesure consiste a faire pénétrer une aiguille de 1 mm de diamétre et de
mesurer son enfoncement dans le matériau frais
Figure 3.1: Montage traditionnel de essai de prise Vicat
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 728sois2018
Influence do a minéralogie sur le comportamant des mortars de ciment a joune ge
wat } }
58
Montage vu de face ‘Montage vu de prof
Le céne tronqué a pour dimensions inté
diamétre a la base et 60 mm sur le dessus.
ieures : 40 mm de hauteur, 75 mm de
Les temps de prise correspondent alors :
- Début de prise : 3 une pénétration de 25 mm de I’aiguille dans |’échantillon
- Fin de prise : I'aiguille ne pénétre plus et il n'y a aucune marque de Iaiguille 4 la
surface de |’échantillon
Dans notre cas, le sable d’Ottawa est suffisamment fin (Module de finesse de 1.75, les
plus gros grains mesurant 150 ym de diamétre) pour pouvoir utiliser le méme
montage pour des mélanges de mortier.
Cependant, le montage a du étre modifié de maniére & assurer un contréle de la
température lors de I’essai. Un serpentin de circulation d’eau a été ajouté a la base du
montage ainsi que dans le céne tronqué, tel que présenté a la Figure 3.2, afin d’avoir
Véchantillon a la température désirée. Un couvercle isolant de type styrofoam a été
utilisé pour couvrir |'échantillon entre deux mesures afin d’éviter toute évaporation. La
température de l'eau circulant dans le serpentin a été contrélée par un bain
thermostaté.
Figure 3.2: Montage de 'essai de prise Vicat modifié (contralé en
température)
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
a8sois2018 Influence 6 a minéralogie sur le comportamant des mortars de ciment a joune 92
@: Molet de réglage de Faiguille
@® : Molete de réglage du 260
a, ves ta IN
Se Sf \
ater dea ican
epee ean Crerenenamn I
: Coy
- \.
TOTTI. «TTT,
Montage wi Sgawrevewe Montage wi de
otace ‘easton cone Prat
Pour s’assurer de I'efficacité du contréle en température, une sonde a été insérée
dans le mortier lors de sa mise en place. Le résultat de cet essai est présenté a la
Figure 3.3.
Figure 3.3: Mesure de la température au coeur de 'échantilion de
prise Vicat
‘Temps (ines)
Cet essai nous a permis de montrer qu'il faut attendre environ 40 min. pour que la
température se stabilise. De plus, la température relevée se trouve en decd de la
température désirée. Cependant, le systéme de contréle de la température étant
limité par la configuration du montage, la température désirée ne se transmet que par
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
928sois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
la paroi du céne tronqué et le fond de I’échantillon.
2 Mode opératoire pour la
en place et les mesures de temps de prise
Les modes opératoires de mise en place et de mesures relatifs a I’'essai de temps de
prise sont détaillés dans I'annexe 1.
3.3.4 Essais de calorimétrie isotherme sur pate
3.3.4.1 Description du matériel
La méthode consiste a placer le matériau dans une enceinte scellée, d‘immerger
Vensemble dans un bain thermostaté & température constante, puis de relever la
chaleur dégagée pendant que le matériau s’hydrate. Les essais ont été effectués par
le laboratoire de l'Institut de recherche en construction (IRC) du Conseil national de
recherche du Canada (CNRC). L’échantillon étudié pesait 10 g et le taux de chaleur
dégagé était relevé toutes les 10 min, Les mesures ont été faites sur une période de 3
jours.
Les échantillons étudiés sont des pates de ciment avec superplastifiant correspondant
& nos mélanges de mortier. Le flux mesuré correspond a I’énergie relevée par rapport
au temps. En effet, comme il a été vu au chapitre 2.1.6 la chaleur libérée lors de
Vhydratation est un indicateur du degré d’hydratation
a(t) =Q(t)/Qeo
avec
- a(t) : degré d’hydratation au temps t
- Q(t) : chaleur dégagée au temps t
- Qe: chaleur totale dégagée correspondant & une hydratation totale du ciment
3.3.4.2 Exploitation des courbes obtenues
La calorimétrie isotherme nous permet de tracer le taux de réaction ®(t) en calorie
par heure, II faut alors intégrer ce flux pour avoir la chaleur dégagée par rapport au
temps
Qlt)= F(t (Equation 17)
La mesure de Quest plus délicate car I’essai est effectué s’échelonne sur une période
de 72h (soit 3 jours) ce qui est trop peu pour pouvoir extrapoler une valeur & I'infini.
Comme il a été vu a la section 2.1.6, Van Breugel (1991) et Taylor (1997) ont travaillé
sur le dégagement de chaleur de chacune des phases au cours de leur hydratation. La
principale différence entre leur calcul est que Taylor prend en compte la redissolution
de [ettringite dans son approche. Dans les résultats présentés ci- aprés, la premiére
étude porte sur le choix de la méthode conservée, afin de vérifier importance de
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
1028sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
prendre en compte la redissolution de I'ettringite dans le calcul de Qo.
3.3.5 Mesure de la teneur en eau liée sur mortier
3.3.5.1 Description du matériel
la mesure de I’hydratation par teneur en eau consiste & mesurer l'eau lige
chimiquement (c'est- &- dire l'eau des hydrates) de nos matériaux. L’eau évaporable
se retire & 110°C et celle non évaporable s’évapore de maniére plus ou moins
continue de 110 3 1050°C. Les échantillons sont insérés dans des membranes de latex
(condoms) et sont mis en rotation comme les essais de retrait externe. Ils sont donc
contrélés en température l’aide des bassins. Des essais de mesure de la
température a V'aide d'une sonde insérée au coeur de |’échantillon ont été mis en
oeuvre afin de vérifier que les éprouvettes étaient conservées & la température
souhaitée. Ces essais, présentés aux Figure 3.4 et Figure 3.5 ont montré un bon
contrdle en température de nos éprouvettes. On constate qu’a 30°C, le matériau est &
température désirée beaucoup plus rapidement que pour une température de 38°C.
Les éprouvettes étant concues a température ambiante, ce résultat parait tout & fait
normal.
Figure 3.4: Température au coour d'une éprouvette de mesure du
degré d'hydratation 30°C
2
Température relevée au coeur de |'éprouvette (°C)
a 4
— a
Essai 02
we thar
a
T T T
o 10 0 a
20
Temps (heures)
Figure 3.5: Température au coour d'une éprouvette de mesure du
degré d'hydratation a 38°C
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html weasois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
at
4 esssin'2
Essain"2
eC thdoriaue
Température relevée au coeur de I'eprouvette (°C)
8
|
|
T T
° 10 20 2
‘Temps (heures)
En général, 8 mesures sont faites pour un méme mélange, soit aprés : 2h, Sh, 8h,
24h, 30h, 48h, 72h et 7 jours, le but recherché étant de tracer la courbe d'hydratation
au cours de la premigre semaine. Lors de la premigre journée d’hydratation, avant
que les échantillons soient passés a I’étuve 2 110°C, leur hydratation est arrétée en
ringant le matériau broyé avec de I’alcool isopropylique (‘alcool remplace alors |’eau
évaporable de I’échantillon).
3.3.5.2 Mode opératoire pour la mise en place et les mesures de I"hydratation par teneur en
eau lige
La préparation des éprouvettes, ainsi que les étapes suivies pour le passage & I’étuve
& 110°C puis au four & 1050°C sont détaillés en Annexe 1.
3 Calcul utilisé pour déterminer le degré d’hydratation
Pour les différentes températures 20, 110 et 1050°C on peut exprimer la masse de la
pate de la maniére suivante
mp, =(-a)xC+aCl+o,, +m,
= (Equation 18)
mp,, =(I-a)xC+aCll+o,,) (Equation 19)
(Equation 20)
avec :
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 128sois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
a: le degré d’hydratationfen %]
C: la masse de ciment de I’échantillon[en 9]
(no: la quantité d'eau nécessaire pour hydrater 1g de ciment (en général 0,239 dans
la documentation)
Mpav: la masse d'eau évaporable contenue dans la patefen g]
AC : la perte au feu du cimentfen g]
La masse totale de |’échantillon s‘exprime aux différentes températures
m9=mp, +m,
(Equation 21)
myo =Mp, tMs,. 2
10M Pue ”™Ss0 (Equation 22)
myo =M,,—m, +ms,
MO Mp: “Mp. “MSc (Equation 23)
avec :
': la masse de i a la température jfen g]
Mpey: la masse d'eau évaporable de I’échantillonfen g]
Comme la teneur en eau du sable est déja prise en compte dans la gachée (
m.
S» """*°) La variation de masse de I’échantillon de 20 & 110°C s‘écrit
my19 =M29 —Mp_
mp, =my9—m,
Poo Tito “NS (Equation 24 )
et
Soit alors
myo-ms, =_(-a)C+aCli+o,) .
(Equation 25)
De méme, & 1050°C ona
smo =(C-80) +0, 44) cn
avec :
AC : la perte au feu du cimentfen 9]
Ams: la perte au feu du sable[en g]
La variation de masse de |’échantillon de 110 4 1050°C s’écrit
my ~my959 =Mp,—mp, +m, —C+AC-m, +Am,
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 1328sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Or d’aprés (18) ona:
My ~Mypso =(-a)C+aCll+o,, }+m,, -m, -C+AC+Am,
aCo,, +AC+ Am,
=aCo,, +AC+Am,
= (Equation 27 )
Les rapports massiques de nos mélanges sont:
TIO 750 TL
BIC 03 04 03 04 03 04
Pe 0.325 0.288 0.325 0.288 0.325 0.288
Ps 0.573 0.595 0.576 0.595 0.573 0.595
OU pcet p,sont respectivement les rapports massiques du ciment et du sable.
Les masses des composants & 20°C peuvent alors s’exprimer
m, =p,Xm
C=p, xm
On obtient alors
ACO g, = Am 110-1050 — ACi10-s1050 — Ams
Avec :
ACj10-1050 =KePem29 ACi10-s1050 = Ke x Cro
Am, =kspsmy Am, = ky xm,
7 et See a
Soit alors
1
aaron [am j10-s10s0 ~(kepp +ksp,)m 9]
La mesure du degré d’hydratation se fait en deux temps : les échantillons sont d’abord
séchés I’étuve a 110°C puis ils sont mis dans des contenants hermétiques &
Vintérieur d'un dessiccateur avant de pouvoir étre passés au four 8 1050°C. Aprés
chaque étape, la masse des échantillons est mesurée.
1 al 2 m2
gec™20, MI10, Mp, m;
Ces masses sont notées™ 207 HO, M20) Mil10
En rapportant tout a une seule éprouvette, on a alors :
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m! 928sois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
2
2 mh, x Milo
m}q = mp x2
M10 |
Remarque: Pour pouvoir utiliser ce calcul, il faut préalablement mesurer la perte au
feu des ciments et du sable. Pour cela, il faut mesurer leur perte de masse entre
110°C et 1050°C.
3.3.6 Mesure du retrait chimique par la méthode dilatométrique
3.3.6.1 Description du matériel
Une fine couche de mortier est insérée dans un erlenmeyer de 50 mi de volume qui
est remplis d’eau et muni d’un bouchon dans lequel est insérée une pipette graduée
(pipette de 1 mi de précision £0.01mI ou £0.005mi). De I’huile & lampe est alors
inséré dans la pipette sur une hauteur de 4cm environ, afin de prévenir I'évaporation
de l'eau contenu dans la pipette. La lecture de la diminution du niveau du liquide &
Vintérieur de la pipette nous permet alors de connaitre la quantité d’eau qui a pénétré
dans le matériau. En faisant I’hypothése que I’eau vient remplir tout les vides causés
par ’hydratation, il est possible de déduire le retrait chimique.
Comme nous en avons discuté au chapitre précédent, Garcia Boivin (1999) a fait des
mesures de retrait chimique en faisant varier I’épaisseur de matériau de I’échantillon,
comme présenté a la Figure 3.6.
Figure 3.6: Epaisseur de pate pour un échantillon de retrait chimique
1. épaisseur de pate
Comme il a été vu & la section 2.3.1.3 et & la Figure 2.15, ses résultats montrent
clairement qu'il existe une épaisseur critique en dega de laquelle les valeurs de retrait
chimique sont sous- estimées, ceci s’expliquant par le fait que l'eau n’arrive plus &
pénétrer |’échantillon sur toute sa hauteur. De plus, cet effet d’échelle serait important
pour les pates & £/C = 0.3 alors qu'il n’a quasiment pas d’effet pour les pates & E/C =
0.5 (i.e. de plus forte porosité),
Il a fallu refaire des mesures de I’épaisseur critique de mortier puisque le travail de
Boivin était sur pate, alors que le nétre est sur mortier. Les Figure 3.7 et Figure 3.8
présentent les résultats obtenus pour les mélanges de ciment T10 20°C pour les
rapports E/C de 0.3 et 0.4. Ils montrent que |’épaisseur critique d’échantillon dans
notre cas semble plus affecter les mortiers gachés & un E/C = 0.4 que ceux fabriqués
aE/C = 0.3.
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
1928sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Figure 3.7: Influence de la hauteur pour mélange de mortier de ciment
T10, 20°C et EIC=0.3
004
Retrait chimique (mlig de ciment)
002
° mo © 8 © 1 wo 14
Temps (heures)
Figure 3.8: Influence de la hauteur pour mélange de mortier de ciment
T10, 20°C et E/C=0.4
004
002
° mo © 8 © 0 wo 14
Temps (heures)
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 1828sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Tous les essais ont été par la suite réalisés en utilisant une épaisseur de 6 mm. Pour
@tre certain que tous nos échantillons avaient la méme épaisseur, les erlenmeyers ont
été remplis de mortier & l'aide d’une seringue de 6 ml dont le bout était tranché. Cela
a faci
6 par ailleurs la mise en place du mortier, plus difficile 8 mettre en place que
les pates de ciment, Des bouteilles d’eau déionisée étaient en permanence dans des
basins contrélés, afin de remplir les erlenmeyers d'eau a la température désirée.
Une fois que les éprouvettes de retrait chimique étaient prétes, elles étaient placées
au fond du bain thermostaté. Une représentation schématique du montage est
présentée a la Figure 3.9, I| est important de garder tout |'échantillon dans le bain car
autrement des problémes de dilatation thermique de l'eau viennent parasiter la
mesure. De méme, un couvercle de styrofoam permet de garder tout le systéme a la
température désirée et de prévenir I’évaporation de l'eau.
thermostaté utilisé pour les échantillons de retrait
Couvercle de
styrofoam
Moniteur de
contréle de la
() température
Résistances
Afin de vérifier le contréle en température, des essais incluant une sonde a |’intérieur
du mortier des échantillons ont été réalisés. Les résultats obtenus, présentés aux
Figure 3.10 et Figure 3.11, montrent que le contréle en température était satisfaisant,
Figure 3.10: Température au coeur d'une éprouvette de retrait
chimique a 30°C
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 28sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
au coeurde
| 4
2
a Ty
é SSS
Figure 3.11: Température au coeur d'une éprouvette de retrait
38°C
Température relevée au coeurd'un échantillon (C)
‘Temps (heures)
3.3.6.2 Mode opératoire pour la mise en place et les mesures du retrait chimique
La méthode de préparation des éprouvettes de retrait chimique, ainsi que le mode
opératoire pour les mesures sont détaillés a |’Annexe 1,
3.3.6.3 Temps d'attente avant de mettre |
au déionisée dans I’erlenmeyer
Il faut attendre avant de verser I’eau dans les erlenmeyers car le ciment de surface
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 128sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
risque d’étre lessivé et il apparait une couche d’hydrates sous forme floconneuse qui
pourrait nuire 4 la mesure.
Des essais ont été réalisés dans le but de se fixer un temps d’attente. Une premiere
série de mesures a été faite & 20°C pour le ciment T10 & E/C = 0.3 et 0.4, Les
résultats sont présentés aux Figure 3.12 et Figure 3.13. Ces résultats montrent que le
temps d’attente avant de mettre l'eau n’a pas d’influence sur |’évolution du retrait
chimique.
Figure 3.12: Temps d'attente avant de mettre
mélange de mortier & E/
au dans l'erlenmeyer,
3,clment T10 a 20°C
Retrat chimique (mlig de ciment)
‘Temps (heures)
Figure 3.13: Temps d'attente avant de mettre eau dans 'erlenmeyer,
mélange de mortier & E/C=0.4, ciment T10 4 20°C.
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 128sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Retrat chimique (mlig de ciment)
‘Temps (heures)
Pour compléter la démarche, des essais ont été effectués avec des mortiers fabriqués
avec le ciment T50 4 20°C et E/C = 0.4, sachant que pour la derniére mesure, le
temps de prise initiale était dépassé. Les résultats de cet essai sont présentés a la
Figure 3.14. Ils montrent que, comme pour les mortiers produits avec le ciment T10,
le temps d'attente avant de mettre I’eau n’a pas d'influence sur la mesure de retrait
chimique.
Figure 3.14: Temps d'attente avant de mettre l'eau dans 'erlenmeyer,
mélange de mortier & E/C=0.4, ciment T50 a 20°C.
RRetrat chimique (mlig de ciment)
‘Temps (heures)
Ces essais indiquent qu'il est important d’attendre avant de mettre I’eau afin de ne
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 208soss2016 Intuence doa minéralogie sur le comportement des mortirs de cimentaujoune ge
pas lessiver le ciment de surface, mais la durée d’attente n’a pas grande importance.
Ainsi, le temps d’attente avant d’introduire I’eau déionisée dans I'erlenmeyer a été
fixé & 1h30 pour les essais 4 20°C et 1h pour ceux & 38°C.
3.3.6.4 Probléme rencontré avec le paramétre température et solution envisagée
Comme il a été énoncé auparavant, les essais de retrait chimique sont trés sensibles
& la température du fait que la mesure se fait avec de l'eau : l'eau réagit aux
variations de température en changeant de volume. Le temps de mise en place dure
environ 7 minutes, ce qui n’est pas trés élevé. Pourtant, cela suffit a faire diminuer ou
augmenter la température de l'eau & l'intérieur de |’échantillon, Ainsi, durant les
Premiéres mesures, I’eau tend a se dilater ou se contracter, créant alors des
désordres dans les mesures
Deux erlenmeyers remplis d'eau & 27°C puis munis de bouchon avec pipette graduée
puis scellés ont été mis dans les bassins 4 38°C. Ce systéme a permis de mesurer la
dilatation thermique de l'eau. La Figure 3.15présente les résultats de cet essai
Figure 3.15: Augmentation de volume pour un échantillon de 50ml
d'eau passant de 27°C & 38°C
soe
‘Augm entiation de volum e (ml)
° 5 10 1s 2 8
Temps (heures)
Ces courbes montrent qu'il faut du temps pour que la mesure se stabilise puisque
aprés 24h |'équilibre n’est toujours pas atteint.
Pour palier & ce probléme, quatre échantillons supplémentaires ont été préparés pour
chacun des mélanges. Ces erlenmeyers étaient remplis d’eau et scellés de la méme
maniére que pour les essais de retrait chimique. Les variations relevées au cours du
temps servaient alors de témoins afin de corriger nos courbes. Ces essais sont faciles
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html veesois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
& mettre en place et donnent une bonne indication de la variation volumique de l'eau
de nos échantillons.
3.3.6.5 Calcul utilisé pour déterminer le retrait chimique
Les calculs utilisés dans ce document correspondent & ceux utilisés par Charron
(2002). Ils ont cependant été modifiés pour pouvoir passer d’un calcul sur pate & un
calcul sur mortier. Comme il a été vu auparavant, le retrait chimique se mesure par la
diminution de la hauteur d'eau dans la pipette, c'est- a- dire la quantité d'eau qui a
pénétré la porosité lors de I’hydratation,
3.3.6.5.1 Mesure du retrait chimique en %
ipette At Voipene
Vp
IRC = 100 x Pest vier %]
(Equation 28)
Avec :
- Vpipette a umMesure du volume dans la pipette au temps t[en ml]
= Vpipette a to: Mesure du volume dans la pipette au temps to[en ml]
- Vmortier a to: Volume de mortier & tofen ml]
3.3.6.5.2 Mesure du retrait chimique en milg de ciment
ro= AY [ml/g de ciment]
TM emae .
. (Equation 29)
Ona
Avec :
- AV : variation de volume entre t et to
~ Meiment: masse de ciment dans notre échantillon
Avec :
m, x 1
soe ECHL
(Equation 30)
Soit alors
paste Vypanie, || [inllg de citent]
(Equation 31)
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m! 2208sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Avec
jesure dans la pipette au temps t[en ml]
~ Vpipette &
~ Vpipette a to: Mesure dans la pipette au temps to[en ml]
+ Mpate: Masse de pate de I’échantillonfen g]
La masse de pate mpgtese calcule en retranchant de la masse totale le pourcentage de
sable du mélange. On a donc :
3.3.7 Mesure du retrait externe par méthode volumétrique
3.3.7.1 Description du montage
Le montage utilisé a été concu par Jean- Philippe Charron (2002) dans le cadre de son
doctorat. Deux bassins de 150 L, munis d’un systéme de rotation, sont reliés un bain
contrdlé en température La Figure 3.16 et la Figure 3.17 montrent le montage utilisé
(en vue de face et en vue de profil)
Figure 3.16: Montage pour les mosures de retrait externe, vue de
face
Axe de
symeétrie
' soo Rais supportant
Caoutchove | Ase tabalance,
pometiant de Sentrainement
retenirle cadre
Pot contenant Moteur Couroie
: Coste Gentrainement
‘
eprowete fexble |i
chamier| Ig
3
E
- E 5
Eevoude| | 8
serrage
somm ae
Cadre rigide aaa mmm
Plaque teolante
type styrofoam 650mm
Figure 3.17: Montage pour les mesures de retrait externe, vue de
profil
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 28sois2018 Influence do a minéralogie sur le comportomant des mortars de ciment a joune ge
Ralls supportant | Balance
Couries
Sentrainement
ww OFZ
425 mm
EET TTT
Prague solante Anes do
Iypestyrofeam ‘rotation
650 mm
Les cadres rotatifs du montage ont deux utilités : d'une part ils permettent la mise en
rotation des éprouvettes de retrait externe et d’autre part ils permettent
d’homogénéiser la température a T'intérieur des bassins. Chaque éprouvette est
entourée d'une éponge puis placé dans un pot muni d’un couvercle percé. L’éponge
permet de tenir I'échantillon dans le pot tout en lui donnant la possibil
jours, afin qu'il y ait assez d’eau pour ne pas endommager le bain thermostaté.
Figure 3.18: Température au coeur d'une éprouvette de retrait
externe a 30°C
SS
Température au coeurde
L
T T T
‘Temps (heures)
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html
é de se
déformer librement. L’évolution du retrait est suivie en mesurant la masse du systeme
« éprouvette + pot + éponge » sous I’eau. Le bain thermostaté utilisé pour ces essais
a une précision de +0.1°C et la balance a une précision de +0.001g. Lorsque les
essais sont fait & 38°C, les bassins sont recouverts d'une pellicule en plastique afin de
limiter 'évaporation de l'eau. Toutefois, les bacs doivent étre remis 8 niveau tout les
2428sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Figure 3.19: Température au coeur d'une éprouvette de retrait
38
a ee Pla llel alos
3
i
a
8g SSS
2 Eeais
i =
so T T
‘Temps (heures)
Des essais de contréle en température des éprouvettes ont été mis en place, afin de
vérifier si les éprouvettes étaient a la température désirée et si elle variait. Pour ce
faire, une sonde a été insérée au coeur du matériau lors de la mise en place de
Véprouvette. La Figure 3.18 et la Figure 3.19 présentent les résultats pour des
éprouvettes conservées & 30°C et 38°C. Comme pour les essais de retrait chimique, le
matériau immergé dans le bac 8 30° C atteint la température désirée plus rapidement
que pour celui placé 8 38°C. Les essais étant réalisés & température ambiante, ce
résultat est acceptable.
3.3.7.2 Mode opératoire pour la mise en place et les mesures du retrait externe
Le détail sur le mode opératoire et la mise en place des essais de retrait externes est
présenté en Annexe 1.
3.3.7.3 Verification des éprouvettes & la fin de essai
Alla fin de essai, les éprouvettes ont été vérifiées visuellement afin de voir si il n'y
avait pas un effet de bulles en surface qui aurait pu modifier les résultats. Des photos
de bulles relevées a la fin d’essai sont présentées a la Figure 3.20. Mitani (2003) a
étudié V'effet de ces bulles sur le retrait externe. Tl en conclut que lorsque la
membrane en latex est étirée au dessus de la bulle, la mesure reste inchangée,
Puisque le volume global reste le méme. Par contre si la membrane se retrouve «
aspirée », les mesures sont faussées, Ces remarques se sont confirmées lors de nos
essais. Pour I'exemple de bulle Figure 3.20c), les résultats étaient inexploitables car
la bulle était « aspirée », alors que pour \’échantillon en b), cela ne modifiait pas le
résultat, le latex restant tendu au dessus de la bulle.
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 228sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
Figure 3.20: Problémes des bulles dans les essais de retrait externe
a)
°
3.3.7.4 Calcul utilisé pour déterminer le retrait externe
Comme pour les mesures de retrait chimique, les calculs utilisés dans ce document
correspondent 8 ceux utilisés par Charron (2002). Ils ont cependant été modifiés pour
pouvoir passer d’un calcul sur pate 4 un calcul sur mortier. Le calcul repose sur le
principe d’Archiméde ; la variation de volume est déterminée a partir de a variation
de masse sous l'eau.
3.3.7.4. Mesure du retrait externe en %
my tb
RE = 100x—2 _—"+ 4]
(Equation 32)
Avec :
one tess
m ‘4 4 "
- : masse « échantillon + pot » pesée sous l’eau au temps t[en g]
eos eas
m ‘ 4 "
-™s ; masse « échantillon + pot » pesée sous |'eau au temps tolen g]
: masse « échantillon + pot » pesée a sec au temps toLen g]
3.3.7.2 Mesure du retrat exteme en mig de ciment
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 228sois2018
Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
[ml/g de cient]
(Equation 33)
Ona
Avec :
- AV : variation de volume entre t et tofen ml]
~ Meiment: masse de ciment dans notre échantillonfen g]
Pour calculer AV et Meiment:
(Equation 34)
1
aX
oe Er,
+1
He (Equation 35)
La masse volumique de l'eau Heaupar rapport a la température considérée est calculée
& partir de I’équation donnée par Charron (2002)
(T-3.982)?_T+273_ 350-T
=1-+~—__ x —_*
Hess é
466700 T+67 365-T (Equation 36)
ou T est la température en °C.
Cela nous donne donc
Température (°C) | Masse volumnique de l'eau (g/ml)
10 0.999726843
20 0.998228986
38 0.992283956
Pour la masse de pate, le calcul est le méme que pour le retrait chimique.
Le retrait externe s‘exprime alors :
ame edie
ke Ef+1 mim —
Tite
[ml/g de ciment]
(Equation 37)
Avec :
one tess
mm ‘4 4 Y
-™e masse « échantillon + pot » pesé sous |’eau au temps tfen g]
ens teas
m 5 5
- Me masse « échantillon + pot » pesé sous I’eau au temps tolen 9]
~ Heau: masse volumique de I’eaufen g/ml]
htptheses.ulavalcalarchimedeichiers/23642Ien03 4m! a8sois2018 Influence de a minéralogie sur le compertomant des mortars de ciment a june ge
~ Mpate! Masse de pate de I’échantillonfen g]
[2] Ces bétons ont été testés par M. Bouhlel et PM. Michaud dans le cadre des travaux de la subvention
stratégique CRSNG menée en collaboration avec Lafarge Canada.
© Alexa Bresson, 2006
CHAPITRE 2 : Revue de la
documentation
CHAPITRE 4 : Analyses des
résultats:
hepsitheses.ulavalcalerchimedeichiers/236421¢n08 Html 2028
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