Hydroxydes Doubles Lamellaires : Structure et Synthèse
Hydroxydes Doubles Lamellaires : Structure et Synthèse
I.1. Historique :
Les hydroxydes doubles lamellaire aussi appelés argiles anioniques par antinomie, du point
de vue de la charge portée par les feuillets, avec les argiles cationiques, n’existent que très
rarement sous forme naturelle. Ces argiles anioniques sont connus sous le nom « Hydroxyde
Double Lamellaire » (HDL) en raison de leur structure particulière[5].
Les matériaux lamellaires tels que les argiles ont suscité un grand intérêt par la vaste
chimie d’intercalation qui en découle. Historiquement, les efforts de la communauté
scientifique se sont davantage focalisés sur les argiles cationiques, car ils sont naturellement
très abondants.
1
le plan (x, y), alors que des liaisons faibles d’origine électrostatique se développent selon la
direction d’empilement (z).
On peut distinguer deux grandes classes de structure lamellaire, selon si le feuillet est
chargé ou neutre. La cohésion des composés de feuillet chargé est assurée par des interactions
électrostatiques entre le feuillet et l’espace interfoliaire, comprenant des ions (de même nature
ou de nature différente) et des molécules d’eau. Dans le cas de feuillet neutre, le domaine
interlamellaire est dénommé « espace de Van der Waals » et peut également présenter des
propriétés d’insertion, à condition que le feuillet possède une certaine conductivité
électronique.
Les « argiles » sont probablement les matériaux lamellaires les plus étudiés et les plus
utilisés. On peut distinguer deux grandes classes d’argiles :
Les argiles « cationiques » : ce sont des minéraux très abondants dans l’environnement. Ils
sont constitués de combinaison de feuillets octaédriques et tétraédriques. La charge de ces
feuillets peut être modulée par le taux de substitution des cations dans les feuillets
(octaédriques ou tétraédriques). L’électroneutralité du matériau est assurée par la présence de
cations dans l’espace interfoliaire.
Les argiles « anioniques » : ce sont des minéraux peu abondants dans la nature, mais ils
sont néanmoins facilement synthétisables en laboratoire. Ils sont constitués de feuillets
octaédriques, dont la charge peut être modulée par la substitution de cations divalents par des
cations trivalents. Ces hydroxydes doubles sont appelés « hydroxydes doubles lamellaires ».
Le domaine interfoliaire comprend des espèces anioniques accompagnées par des molécules
d’eau [7].
2
trouve les hydrotalcite ayant une composition chimique : Mg 6 Al 2 OH 6 CO 3 .4 H 2 O
Les feuillets des HDL sont constitués de cations métalliques entourés des six
atomes d’oxygène des groupes hydroxyles, formant des octaèdres M(OH) 6. Ces octaèdres
s’assemblent par leurs arêtes de façon coplanaire et constituent alors un feuillet. La
substitution des cations métalliques divalents par des cations trivalents génère une charge
positive variable dans le feuillet. Pour compenser l’excès de charge positif, des anions et des
molécules d’eau s’insèrent entre les feuillets et permettent l’électro neutralité de l’édifice. La
formule générale des hydroxydes doubles lamellaires est
X +¿¿ ¿¿
[ M 1−II X M IIIX ( OH )2 ] Où MII et MIII sont respectivement les cations divalents et trivalents
3
Figure I.1: Représentation schématique des HDL[10]
Ces composés en couches 2D présentent une anisotropie élevée due aux liaisons
4
chimiques, qui sont fortes au sein des feuilles hydroxylées. Cette propriété permet l'insertion
d'une grande variété de produits chimiques, y compris inorganiques et organiques ainsi que
biologiques, qui peuvent modifier la réactivité du matériau [12][13].
Des molécules organiques chargées négativement peuvent être insérées dans le HDL par
des réactions d'échange, soit par une réaction de Co précipitation en présence de l'anion
organique à intercaler sous atmosphère inerte (N2) afin d'éviter l'intercalation de carbonates.
−¿¿
−¿ >NO −¿ > I ¿¿
3
L’affinité des anions monovalents pour les feuillets HDL varie dans le sens OH
−¿> Br ¿
−¿> Cl ¿
−¿>F ¿
2−¿ ¿
2−¿>SO 4 ¿
Les descriptions structurelles des domaines inter-tranches sont souvent difficiles. Ceci est
principalement dû au fait que l'anion lui-même ne constitue pas un sous-réseau
rigide[15].Dans le
cas d'entités simples comme les ions carbonate ou les ions chlorure, les anions occupent
statistiquement des positions bien définies. A priori, il n'y a pas de limite à l'intercalation des
anions :
−¿ ¿
−¿ ,NO ¿
−¿ , Br 3 ¿
CO
−¿ , Cl ¿
−¿ ,F ¿
2−¿,OH ¿
3
4−¿… .¿
4−¿ , [ CO ( CN )6 ]
Cyan complexes: [ Fe ( CN )6 ]
¿
D’après la formule Sthéo=a² √3.10-18 N/M, avec a (nm) le paramètre de maille, M la masse
molaire et N le nombre d’Avogadro, la surface spécifique théorique d’une phase
Mg 3 Al ( OH )8 ( CO3 )0.5 .2 H 2 O est de 1285 m2 /g. En pratique, une telle valeur n’est pas atteinte
du fait que la surface interne est très difficile à atteindre. Les phases HDL présentent
généralement des isothermes d’adsorption d’azote de type II avec une petite boucle
d’hystérésis, caractérisant la présence de mésopores (2-30 nm) associés à l’état d’agrégation
des cristallites. Ainsi, les surfaces spécifiques comprises entre 20 et 85 m2 /g sont
classiquement obtenues pour une phase Mg 2− Al−Clcoprécipitée. La dimension et la
distribution de ces pores dépend des méthodes et des conditions de synthèse. Par exemple
l’utilisation de solvants organiques (acétone) se traduit par une augmentation de la surface
5
spécifique, et l’emploi de glycérol permet de créer de la microporosité centrée vers 20 Å.
L’intercalation d’espèces telles que des anions ferricyanure ou certaines porphyrines permet
de générer de la microporosité en jouant le rôle de pilier comme cela a été observé dans les
argiles cationiques[16].
Les propriétés d’échange anionique des HDL sont liées à la structure bidimensionnelle des
HDL et à la nature des interactions faibles entre la charpente lamellaire et l’anion de
X +¿¿ ¿¿
compensation de charge. Dans la formule[ M 1−
II
X M X ( OH ) 2 ]
III
, la quantité d’anions par
unité est déterminée par le taux de substitution, x, du métal divalent par le métal trivalent[16].
C'est la méthode la plus utilisée pour préparer un HDL. Elle consiste à provoquer la
précipitation simultanée des cations métalliques divalents et trivalents par ajout d’une espèce
basique à une solution de sels correspondants pris en proportions adéquates. Les meilleurs
résultats sont généralement obtenus en ajoutant simultanément dans un réacteur contenant
initialement de l’eau, la solution acide des sels métalliques et la solution basique de façon à
maintenir le pH à une valeur constante [17].
( 1−x ) M ❑ ¿ ¿
La synthèse par voie électrochimique a été utilisée pour la première fois par Kamath et coll
[18][19] pour former des hydroxydes doubles lamellaires sous forme de films minces ou de
6
suspensions. La précipitation est liée ici à une augmentation du pH local au niveau de
l’électrode suite à la réduction électrochimique des ions nitrate :
−¿ ¿
−¿+2 OH ¿
NO−¿+H
3
2 O +2 é → NO2 ¿
7
température ambiante et en l'agitant constamment pendant 18 h supplémentaires, les films
MgAl-LDH requis ont été obtenus après rinçage du mélange avec de l'eau distillée et de
l'éthanol [24]. De manière générale, on peut conclure que le la méthode sol-gel est faisable
pour la préparation de Hydroxydes doubles lamellaires à faible coût.
La méthode urée a été développée pour obtenir une taille de particules monodisperses. Le
protocole consiste à utiliser une base retard comme l’urée de façon à contrôler son hydrolyse.
A des températures supérieures à 70°C, l’urée se décompose et libère des OH- qui vont réagir
avec les sels métalliques. Plus la température est élevée et plus la précipitation de la phase
HDL sera rapide. Cette méthode permet un contrôle cinétique de la coprécipitation.
L’inconvénient majeur de cette méthode provient de la génération in situ d’anions carbonates
très favorable à l’intercalation dans les HDL[16].
L’échange anionique apparaît comme une méthode de synthèse de grande importance car il
est parfois la seule voie disponible pour obtenir de nouveaux HDL. L’échange anionique est
une réaction topotactique, qui signifie que la structure iono-covalente des feuillets est
conservée mais les liaisons plus faibles anions/feuillets sont cassées. Donc cette grande
capacité d’échange des HDL due à la faible liaison entre les anions et la structure hôte est
mise à profit pour l’obtention de nouveaux matériaux, notamment hybrides, mais aussi pour
l’immobilisation de molécules choisies en fonction de leurs propriétés. Expérimentalement, la
phase HDL de départ est dispersée dans une solution aqueuse contenant l’anion à échanger en
excès. L’échange est généralement complet après 24 h d’agitation à température ambiante.
Pour des échanges efficaces, il est préférable d’utiliser des solides contenant des nitrates car
l’affinité de ces anions est moindre pour la matrice que les ions carbonates ou chlorures [25]
8
I.4.2.2. Calcination-reconstruction :
Les phases hydroxydes doubles lamellaires suscitent un vif intérêt en raison de leurs
propriétés originales, résumées par diverses applications telles que suit :
9
Figure I.2 : domaines d’applications des HDL [27]
Les travaux sur les nanocomposites polyamide/argiles ont été initiés par les chercheurs du
groupe Toyota dans les années 90. Ces recherches ont été boostés par l’importance croissante,
technologique et marchande, des matériaux polymères qui nécessite d’améliorer leurs
performances, à nos jours de nombreuses études portent sur les matériaux nanocomposites
polymère/charge minérale, en particulier pour améliorer les propriétés mécaniques, mais aussi
en tant que retardant au feu (ignifugation). Les matériaux lamellaires, en particulier les
hydroxydes doubles lamellaire, apparaissent comme étant des additifs de choix pour la
stabilisation thermique, la photo protection, l’élimination des résidus de catalyseurs de
polymérisation, l’inhibition de la corrosion, la prévention de la décoloration, ou encore
l’amélioration de l’adhérence. Par exemple, utilisés comme additifs dans le polyéthylène, les
HDL permettent d’augmenter l’absorption des rayons IR des films protecteurs des serres, la
10
température de nuit s’en trouvant augmentée. Parallèlement, la résistance au feu du PVC et
d’autres polymères est améliorée lors de l’incorporation de particules d’HDL[16].
Présentant des charges positives à la surface des feuillets, les HDL présentent
également des propriétés adéquates pour jouer le rôle de matrices hôtes de biomolécules,
souvent chargées négativement aux pH neutres. En plus d’être biocompatibles, les HDL
possèdent en effet une structure ouverte qui permet d’intercaler beaucoup de biomolécules
anioniques (ADN, ATP, acides aminés. . .). De plus, leur préparation étant effectuée par
chimie douce, cela favorise le maintien de l’intégrité chimique et biologique de la
biomolécule. Ainsi, l’immobilisation de fragments d’ADN a été réalisée[29] dans l’objectif
11
d’élaborer des vecteurs de gène pour la thérapie génique par simple échange anionique.
L’étude montre que la molécule ne se détériore pas, et que le matériau hybride HDL/ADN
pénètre bien à l’intérieur de la cellule avant que la matrice HDL ne se dissolve, en raison du
pH acide, conduisant à la libération des fragments d’ADN. L’immobilisation d’enzymes sur
ces solides est également étudiée pour des applications en biotechnologie. L’objectif est de
protéger efficacement leurs activités contre les processus de dénaturation. Des travaux récents
ont montré une forte affinité de diverses enzymes avec les phases HDL et la possibilité de
produire des biocapteurs ou des biocatalyseurs hybrides en immobilisant les enzymes sur des
matrices HDL[30].
[Link]énomène d'adsorption :
Nous appelons les molécules adsorbées " Adsorbats " et les solides qui adsorbent les
molécules sont appelés "adsorbants". Le phénomène opposé du détachement moléculaire est
la désorption
12
Figure I.3 : Phénomène d'adsorption
L'adsorption est d'une grande importance technologique. Ainsi, certains adsorbants sont
utilisés à grande échelle comme dessiccateurs, catalyseurs ou supports de catalyseurs ;
d'autres sont utilisés pour la séparation des gaz, la purification des liquides, la lutte contre la
pollution ou pour la protection respiratoire. En outre, les phénomènes d'adsorption jouent un
rôle essentiel dans de nombreuses réactions à l'état solide et dans les mécanismes
biologiques[33].
L'adsorption physique est un phénomène réversible qui résulte de l'attraction entre les
molécules adsorbants qui composent la surface du solide et les molécules de soluté en phase
liquide, ces forces d'attraction sont de nature physique, y compris les forces dites de Van Der
Walls, qui ne détruisent pas l'individualité des molécules, et lorsqu'elles agissent, elles
correspondent à des énergies faibles qui sont de l'ordre de quelques KJ par mole[34]
13
I.6.2.2. Adsorption chimique :
Tableau I.1. Les principales différences entre les deux types d’adsorption[32].
14
Les courbes isothermes décrivent la relation existante à l’équilibre d’adsorption
entre la quantité adsorbée et la concentration en soluté dans un solvant donné à une
température constante[37].
a - Type L
15
processus d'adsorption chimique, puis l'isotherme peut être modélisé par l'équation de
Langmuir[39].
b- Type S
c- Type H
D - Classe C
Cette classe d'isothermes est caractérisée par une partition constante entre la solution et le
substrat jusqu'à ce qu'ils plafonnent. La linéarité montre que le nombre de lacunes reste
constant pendant l'adsorption, ce qui signifie que des sites se forment pendant l'adsorption, ce
qui signifie que des isothermes de cette classe sont obtenus lorsque les molécules de soluté
sont capables de modifier la texture du substrat en ouvrant les pores qui n'étaient pas
précédemment ouverts par le solvant [38][40].
16
I.6.4. Modélisation des isothermes d’adsorption :
Dans ces conditions, les isothermes peuvent être modélisées par l’équation 4
K L Ce
q e =q max × ) l’équation 4(
1+ K L C e
q e : quantité adsorbée (mg/g) de soluté nécessaire pour couvrir la surface d’une couche
monomoléculaire
ce 1 1
= c+ (Equation 5)
qe qmax e k l q max
17
La représentation graphique deC e/q e en fonction de Ce nous donnera une droite
de pente 1/q max et d’ordonnée à l’origine 1/ K Lqmax . .
R L=1/ ( 1+ K L C e )
Si :
1
X
=K C N
m
18
Ou : K, et N (0 < N < 1) sont des constantes qu’il faut évaluer pour chaque solution et
pour chaque température.
Ce modèle est très variable pour les solutions diluées, mais il est incompatible avec la
saturation, car X croit sans limite si C croit.
L’équation de Freundlich est cependant plus utile sous sa forme logarithmique, soit :
X 1
ln =LnK + LnC
m n
Ainsi, si l’on porte ln x en fonction de ln C, on doit obtenir une droite en pente 1/n et
d’ordonnée à l’origine ln K [43].
19
Figure.I.5 : Evaluation graphique des constantes d’adsorption de modèle de Freundlic[43].
Temkin et Pyzhew (1940) ont proposé un modèle qui tient compte de l’effet
indirect des interactions adsorbant/adsorbat dans l’isotherme d’adsorption. En effet à
cause de ces interactions, la chaleur d’adsorption de toutes les molécules diminue
linéairement avec la couche recouverte[44].
RT
qe= ln ( K T Ce ) (Equation8)
b
qe=BT ln K T + B T ln Ce
RT
BT =
B
20
Où ; R : la constante des gaz parfaits (8.31J mol-1K-1).
T : la température absolue (K).
K T : Constante d’équilibre correspondant à l’énergie de liaison maximale ([Link]-1).
dqt
=k 1 ( q e−qt ) (Équation 9)
dt
Où :
k1: constante de vitesse du modèle cinétique du pseudo-premier ordre (min -1) L’intégration
de
Kl
Donne : log ( q e −q t )= log ( q e ) t (Equation 10)
2.303
21
I.6.5.2. Modèle du pseudo-second ordre :
dqt 2
k ( q −q ) (Equation 11)
dt 2 e t
1 1
= + k2t (Equation 12)
( q e−qt ) e
q
( )(
t
qe
=
1
2
) ( )
1 1
. +
k 2 . ( q e) t q e
(Equation 14)
( )
2
k 2 . ( qe )
()
1
t
=
qt
−( k 2 . qe ) (Equation 15)
22
I.6.6. Application de l’adsorption :
Les applications pratiques fondamentales de l'adsorption et des domaines connexes sont les
suivantes :
[2] BENAMRAOUI Faouzia, “Elimination des colorants cationiques par des charbons
actifs synthétisés à partir des résidus de l’agriculture,” Magister, p. 103, 2014,
[Online]. Available: [Link]
[5] N. Daniels et al., “Application of layered double hydroxides for 99Tc remediation,”
Appl. Clay Sci., vol. 176, pp. 1–10, 2019.
23
Draïa-Adrar, 2019.
[8] C. Frondel, “Constitution and polymorphism of the pyroaurite and sjogrenite groups,”
Am. Mineral. J. Earth Planet. Mater., vol. 26, no. 5, pp. 295–315, 1941.
[13] J.-H. Choy, S.-J. Choi, J.-M. Oh, and T. Park, “Clay minerals and layered double
hydroxides for novel biological applications,” Appl. Clay Sci., vol. 36, no. 1–3, pp.
122–132, 2007.
24
[15] M. Lakraimi, A. Legrouri, A. Barroug, A. De Roy, and J. P. Besse, “Preparation of a
new stable hybrid material by chloride–2, 4-dichlorophenoxyacetate ion exchange into
the zinc–aluminium–chloride layered double hydroxide,” J. Mater. Chem., vol. 10, no.
4, pp. 1007–1011, 2000.
[23] J. Ding et al., “Synthesis and textural evolution of mesoporous Si3N4 aerogel with
high specific surface area and excellent thermal insulation property via the urea
25
assisted sol-gel technique,” Chem. Eng. J., vol. 382, p. 122880, 2020.
[24] J. Prince, A. Montoya, G. Ferrat, and J. S. Valente, “Proposed general sol− gel method
to prepare multimetallic layered double hydroxides: synthesis, characterization, and
envisaged application,” Chem. Mater., vol. 21, no. 24, pp. 5826–5835, 2009.
[25] J. Roelofs, D. J. Lensveld, A. J. Van Dillen, and K. P. De Jong, “On the structure of
activated hydrotalcites as solid base catalysts for liquid-phase aldol condensation,” J.
Catal., vol. 203, no. 1, pp. 184–191, 2001.
[26] N. Drici, “caractérisation et propriétés Nawal Drici To cite this version : HAL Id : tel-
01488539 Présenté par M me SETTI née DRICI NAWAL Pour l ’ obtention du
diplôme de Doctorat en Sciences en Chimie,” 2017.
[30] C. Mousty and V. Prévot, “Hybrid and biohybrid layered double hydroxides for
electrochemical analysis,” Anal. Bioanal. Chem., vol. 405, pp. 3513–3523, 2013.
[32] C. E. Chitour, “Physico-chimie des surfaces,” Ed. Off. des Publ. Univ., 2004.
[34] K. TIZAOUI, “Elimination des métaux lourds en solution aqueuse par des argiles
algériennes.” 2013.
26
[35] B. Benguella, “Valorisation des argiles Algériennes application à l’adsorption des
colorants textiles en solution.” Thèse de Doctorat de l’Université de Tlemcen, 2009.
[36] S. B. Neji, M. Trabelsi, and M. H. Frikha, “Activation d’une argile smectite Tunisienne
à l’acide sulfurique: rôle catalytique de l’acide adsorbé par l’argile,” J. la Société Chim.
Tunisie, vol. 11, pp. 191–203, 2009.
[37] A. K. Samanta and A. Konar, “Dyeing of textiles with natural dyes,” Nat. Dye., vol. 3,
no. 30–56, 2011.
[39] F. HIRI, A. MABROUK, and K. Djedid, “Elimination du bleu de trypan par les
hydroxydes doubles lamellaires et leurs produits calcinés.” Université Ahmed Draïa-
Adrar, 2016.
[40] C. Brasquet and P. Le Cloirec, “Adsorption onto activated carbon fibers: application to
water and air treatments,” Carbon N. Y., vol. 35, no. 9, pp. 1307–1313, 1997.
[41] R. Baccar, J. Bouzid, M. Feki, and A. Montiel, “Preparation of activated carbon from
Tunisian olive-waste cakes and its application for adsorption of heavy metal ions,” J.
Hazard. Mater., vol. 162, no. 2–3, pp. 1522–1529, 2009.
[44] O. Hamdaoui, “Batch study of liquid-phase adsorption of methylene blue using cedar
sawdust and crushed brick,” J. Hazard. Mater., vol. 135, no. 1–3, pp. 264–273, 2006.
27
[45] P. Cassan, “Les hyperoxaluries,” 1976.
[47] A. Dąbrowski, “Adsorption—from theory to practice,” Adv. Colloid Interface Sci., vol.
93, no. 1–3, pp. 135–224, 2001.
Un colorant doit posséder, outre sa couleur propre, la propriété de teindre. Cette propriété,
résultant d’une affinité particulière entre le colorant et la fibre, est à l’origine des principales
difficultés rencontrées lors des traitements. En effet, selon le type d’application et
d’utilisation, les colorants doivent répondre à un certain nombre de critères afin de prolonger
la durée de vie des textiles sur lesquels ils sont appliqués: résistance à l’abrasion, stabilité
photolytique des couleurs, résistance à l’oxydation chimique (notamment les détergents) et
aux attaques microbiennes. L’affinité du colorant pour la fibre est particulièrement
développée pour les colorants qui possèdent un caractère acide ou basique accentué. Ces
caractéristiques propres aux colorants organiques accroissent leur persistance dans
l’environnement et les rendent peu disposés à la biodégradation. Les matières colorantes se
caractérisent par leur capacité à absorber les rayonnements lumineux dans le spectre visible
(de 380 à 750 nm). D’après Witt, la transformation de la lumière blanche en lumière colorée
par réflexion sur un corps, ou par transmission ou diffusion, résulte de l’absorption sélective
d’énergie par certains groupes d’atomes appelés chromophores, la molécule colorante étant le
chromogène. Plus la facilité du groupe chromophore à donner un électron est grande plus la
couleur sera intense. D’autres groupes d’atomes du chromogène peuvent intensifier ou
changer la couleur due au chromophore : ce sont les groupes auxochromes. Les colorants
diffèrent les uns des autres par des combinaisons d’orbitales moléculaires. La coloration
correspond aux transitions possibles après absorption du rayonnement lumineux entre les
niveaux d’énergie propres à chaque molécule. D’une manière générale, les colorants
consistent en un assemblage de groupes chromophores, auxochromes et de structures
aromatiques conjuguées (cycles benzéniques, anthracène, perylène, etc.) (Tableau II.1).[1]
28
Tableau II.1: Principaux groupes chromophores et auxochromes, classés par intensité
Croissante[1] .
Les principaux modes de classification des colorants les plus rencontrés sont :
29
II.2.1. Classification chimique :
Cette famille de colorant est la plus couramment utilisée dans les différents secteurs de
teinture grâce à leurs résistances à la lumière, aux acides, aux bases et l‘oxygène. Elle
représente plus de 50% de la production mondiale en matière colorantes. Ils ont caractérisés
par la présence au sein de la molécule d'un groupement azoïque (-N=N-) reliant deux noyaux
benzéniques. L'introduction de groupes azo ou conduit au déplacement du spectre
d'absorption du benzène vers les grandes longueurs d'onde. Selon le nombre de chromophore
azo rencontrés dans la molécule, on distingue les monoazoïques, diazoïques et polyazoïques.
Le colorant rouge congo est un exemple d‘un colorant diazoique représenté dans la figure Fig.
II.1 .[3].
D‘un point de vue commercial, ces colorants sont les plus importants après les colorants
azoïques. Avec leurs nuances bleu et turquoise, ils complètent les colorants azoïques jaunes et
rouges. Leur molécule de base est dérivée de l‘anthracène dont le groupement chromophore
30
est un noyau quinonique sur lequel peuvent s‘attacher des groupes hydroxyles ou amines. La
figII.2 représente la structure de base des colorants anthraquinonique.
31
FigureII.3. Squelette Triphenylméthane.
Les colorants indigoïdes tirent leur appellation de l‘indigo dont ils dérivent. Ainsi, les
homologues séléniés, soufrés et oxygénés du bleu indigo provoquent d‘importants effets 10
hypochromes avec des coloris pouvant aller de l‘orange au turquoise. Les colorants indigoïdes
sont utilisés comme colorant en textile, comme additifs en produits pharmaceutiques, la
confiserie, ainsi que dans des diagnostiques médicales [5][6].
32
II.2.2. Classification tinctoriale :
La classification est faite selon que la liaison colorant-substrat est ionique, hydrogène, van
der Waals ou covalente. Il existe différentes classes de kinesiologyidentifies cette fois par
l'uroxochrome.[7]
Solubles dans l'eau grâce à leurs groupes sulfonâtes ou carboxylates, ils sont ainsi
dénommés parce qu'ils permettent de teindre les fibres animales (laine et soie) et quelques
fibres acryliques modifiées (nylon, polyamide) en bain légèrement acide. L'affinité colorant-
fibre est le résultat de liaisons ioniques entre la partie acide sulfonique du colorant et les
groupes amino des fibres textile [8].
Sont des sels d'amines organiques, ce qui leur confère une bonne solubilité dans l'eau. Ils
appartiennent à des classes chimiques très différentes telles que les azoïques, les dérivés du di
et triphénylméthane. Ces colorants ont reçu le nom de colorants cationiques, mais présentent
des structures différentes [8]. Les liaisons se font entre les sites cationiques des colorants et
les sites anioniques des fibres.
33
II.2.2.4 Les colorants réactifs :
Les colorants réactifs constituent la classe la plus récente de colorants. Ils doivent leur
appellation à leur mode de fixation à la fibre. Leur molécule contient un groupement
chromophore et une fonction chimique réactive de types triaziniques ou vinylsulfones
assurant la formation d'une liaison covalente avec les fibres. Ils entrent de plus en plus
fréquemment dans la teinture du coton et éventuellement dans celle de la laine et des
polyamides [9].
Les méthodes physiques de traitement des eaux usées éliminent les substances en utilisant
des forces naturelles telles que la gravité, l'attraction électrique, et les forces de van der
Waalls, ainsi que par l'utilisation de barrières physiques. En général, les mécanismes
impliqués dans le traitement physique n'entraînent pas de modifications de la structure
chimique des substances cibles. Dans certains cas, l'état physique est modifié,
34
limité pour l’élimination de tous les colorants. Seuls les cationiques, colorant à mordant,
dispersés ou dits de cuve et réactifs sont éliminés par cette technique[11].
II.3.1.3. Coagulation-floculation :
Une méthode physico- chimique par lesquels des particules colloïdales ou des solides en
fine suspension sont transformés par des floculant chimique en espèces plus visibles et
séparables (les flocs).
Les flocs formés sont ensuite séparés par décantation et filtration puis évacués. Les
coagulants inorganiques les plus utilisés sont l’alun et chaux [16]. Une quantité importante de
boue est formée avec ce procédé : leur régénération ou réutilisation reste la seule issue mais
demande des investissements supplémentaires.
Le traitement biologique des eaux usées est un processus par lequel des substances
organiques sont utilisées comme nourriture par des bactéries et d'autres micro-organismes.
Presque toutes les substances organiques peuvent être utilisées comme nourriture par une ou
plusieurs espèces de bactéries, champignons, cilliâtes, rotifères ou autres microorganismes.
En étant ainsi utilisées, les molécules organiques complexes sont systématiqueme nt
décomposées, ou «désassemblées», puis réassemblées en tant que nouveau protoplasme
cellulaire. L'oxygène est nécessaire soit sous forme moléculaire dissoute, soit sous forme
d'anions tels que le sulfate et le nitrate. Le résultat final est une diminutio n de la quantité de
35
polluants organiques et une augmentation de la quantité de micro-organismes, de dioxyde de
carbone, d'eau et d'autres sous-produits du métabolisme microbien [10].
Les techniques d'oxydation chimique sont couramment utilisées pour traiter les composés
organiques nocifs présents à de faibles concentrations, le prétraitement avant le traitement
biologique et pour traiter les eaux usées contenant des composants résistants aux méthodes
dites de biodégradation afin de réduire la toxicité aquatique [17].
Les deux réactifs les plus couramment utilisés pour ce type de traitement sont H2O2 et Cl2.
Le peroxyde d'hydrogène est un oxydant puissant et son application dans le traitement des
polluants organiques et inorganiques est largement reconnue [18]. Cependant, l'oxydation de
H2O2 seule n'est pas assez efficace pour des concentrations élevées de colorant. Hamada et al
[19].
Une étude effectuée sur le recoupement des DL50 avec les classifications chimiques et
tinctoriales des colorants, démontre que les colorants synthétiques organiques les plus
toxiques sont les colorants diazo et cationiques [20]. Or le caractère électro-attracteur des
groupes azo génère des déficiences électroniques, ce qui rend les azoïques peu disposés au
catabolisme oxydatif dans des conditions environnementales aérobies [21].
La toxicité des azoïques par exposition aux colorants et à leurs métabolites n’est pas un
fait nouveau. Dès 1895, l’augmentation du nombre de cancers de la vessie observés chez des
ouvriers de l’industrie textile, est reliée à leur exposition prolongée aux colorants azoïques
[22].
Depuis, les travaux effectués sur ces colorants ont démontré que ces composés chimiques
présentaient des effets cancérigènes pour l’homme et l’animal [21][23] [24]].
36
L’azobenzène est reconnu pour être un composé génotoxique au même titre que
l’amarante, la tartrazine et la rouge cochenille figurent parmi les colorants azoïques les
plusdangereux pour l’homme [25] et ils ont été retirés des listes de colorants alimentaires dans
la plupart des pays.
Les effets cancérigènes des composés azoïques s’expriment par leurs dérivés amines
[23]. La liaison azo est la portion la plus labile de ces molécules et peut facilement se rompre
sous l’action enzymatique (enzyme azo-reductase P450 [20]) des organismes mammifères
incluant l’homme, pour se transformer en composé amino cancérigène [23][25].
La toxicité des azoïques est accrue par la présence de substituant sur le noyau
aromatique notamment des groupes nitro (-NO2) et halogènes (particulièrement Cl). Selon
l’EPA [25], l’estimation des risques de cancer impose de fixer une concentration limite de
3,1μg/L en colorant azoïque dans l’eau potable.
Les colorants indigoïdes sont considérés très toxiques, leur contact peut causer des
irritations de peau et d'œil, Ils peuvent également causer des dommages permanents à la
cornée et sa conjonctive. La consommation de ses colorants peut être fatals, car ils sont
cancérogènes et peuvent produire et/ou développer une toxicité neuronale aiguée. On a
également établi que ces colorants mènent à des tumeurs à l'emplacement de leur application.
L’indigo carmine, en injection intraveineuse pour le diagnostique du système urinaire, peut
causer des hypertensions graves, effets cardiovasculaires et respiratoires pour les patients. Il
peut également causer des irritations gastro-intestinales avec la nausée, vomissement et
diarrhée Des essais de toxicité du colorant ont indiqué une toxicité à long terme chez les
souris et une toxicité à court terme chez le porc[26].
Les colorants xanthènes ont été démontrés pour être toxique à un large spectre d’insectes
Ces études ont été étendues aux nématodes gastro-intestinaux bovins par Hawkins et Hawkins
et al. quand ils ont démontré que l'érythrosine B, un colorant xanthènedécrit chimiquement
comme tetraiodofluorescéine, était phototoxique pour la troisième étage des larves de ces
37
parasites. Le plus récemment, les colorants xanthènes ont été montrés pour rehausser l'activité
antivirale de quelques composés spécifiques.
Le mécanisme fondamental par lequel les colorants xanthènes ont un effet toxique sur
les organismes vivants est la réaction de photoxydation légère dépendante , précédemment
connu sous le nom d'action photodynamique.
Dans ce mécanisme, une dose de sensibilisation légère d'ofa colorant xanthène est exposée
à un montant suffisant de lumière d'une longueur d'onde appropriée pour obtenir une réaction
phototoxique[26].
Le principal problème environnemental qui se pose dans l’industrie textile est celui des
quantités d’eau rejetées et de leur charge chimique. Les autres questions importantes sont la
consommation énergétique, les émissions dans l’atmosphère, les déchets solides et les odeurs
qui peuvent représenter des nuisances significatives dans certains traitements. Les émissions
dans l’atmosphère sont habituellement captées à la source. Comme elles sont contrôlées
depuis longtemps dans différents pays. On dispose de bonnes données historiques sur les
rejets atmosphériques pour chaque procédé spécifique. Ce n’est pas le cas pour les émissions
dans l’eau. En effet, les flux provenant des différents procédés sont mélangés et donnent un
effluent final dont les caractéristiques résultent d’une combinaison complexe de facteurs, tels
que les types de fibres et les présentations de matières traitées, les techniques mises en œuvre
et les types de produits chimiques et d’adjuvants utilisés [27].
• Eutrophisation : Différents ions peuvent être évacués dans le milieu naturel tel que le
phosphate, utilisé comme détergent lors du processus d’ennoblissement ou le nitrate libéré
sous l’action des microorganismes sur les colorants .
Ces ions minéraux introduits en quantité trop importante peuvent devenir toxiques pour la
vie piscicole et altérer la production d’eau potable. Leur consommation par les plantes
aquatiques accélère la prolifération anarchique de celles-ci et conduit à l’appauvrissement en
38
oxygène par inhibition de la photosynthèse dans les strates les plus profondes des cours d'eau
et des eaux stagnantes.
• Couleur, turbidité, odeur : L’accumulation des matières organiques dans les cours d'eau
induit l’apparition de mauvais goûts, de prolifération bactérienne, d’odeurs pestilentielles et
de colorations anormales. ont évalué qu’une coloration pouvait être perçue
par l’œil humain à partir de 5 x 10-6 g.L-1. En dehors de l'aspect inesthétique, les agents
colorants ont la capacité d'interférer avec la transmission de la lumière dans l’eau, bloquant
ainsi la photosynthèse des plantes aquatiques[28].
39
Les espèces qui se trouvent à l'extrémité supérieure de la chaîne alimentaire, y compris
l'homme, se retrouvent exposées à des teneurs en substances toxiques pouvant être jusqu’à
mille fois plus élevées que les concentrations initiales dans l'eau.
mg.L˗1.
Les SPD sont responsables du développement de cancers du foie, des poumons, des reins
et de la peau chez l’homme [28].
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43
des hydroxydes doubles lamellaires inorganiques utilisés pour l'immobilisation de colorants.
La méthode de coprécipitation, largement employée pour contrôler le pH.
La soude est choisie comme agent coprécipitant car elle forme un composé avec le contre-
ion des sels métalliques entre les couches. Cependant, lorsque la précipitation se produit à un
pH relativement basique .[1]
Pour la synthèse des HDLs inorganiques Mg2AlCO3 avec un rapport molaire R=2, une
solution (1M) contenant les sels de nitrate des métaux divalents MII et trivalents MIII dans des
proportions adéquates est versée en flux constant (0,12 ml) dans le réacteur. Les sels
métalliques précipitent simultanément par l'ajout de NaOH (2M). La coprécipitation se fait en
continu à un pH fixé à 10±0,5 et à température ambiante. Avant cela, le réacteur est
préalablement rempli avec la solution de contre-ion à intercaler, à moins que celui-ci ne
provienne pas des sels . Lors de la synthèse de la phase HDL hybride avec un rapport molaire
R=2 dans les mêmes conditions de synthèse que les HDLs inorganiques [1].
44
Mg(cl)2,6H2O +
Na(OH)+Na2CO3
Al(cl)3,6H2O
pH=10±0,5
Précipite homogéne
Précurseurs (HDLs)
45
Lavage E'limination desIons cl-
Séchage et Broyage
La diffraction des rayons X (XRD), abréviation de l'anglais « X-ray diffraction », est une
technique puissante et non destructive utilisée pour caractériser les matériaux cristallins. Elle
fournit des informations sur les structures, les phases, les orientations préférées du cristal
(texture) et d'autres paramètres structuraux tels que la taille moyenne du grain, la cristallinité,
la contrainte et les défauts des cristaux. Les pics de diffraction des rayons X sont générés par
l'interférence constructive d'un faisceau monochromatique de rayons X diffusé à des angles
spécifiques pour chaque jeu de plans réticulaires présents dans un échantillon. Les intensités
des pics sont déterminées par la distribution des atomes à l'intérieur du réseau. Ainsi, le
schéma de diffraction des rayons X est l'empreinte digitale de la structure atomique
périodique dans un matériau donné. Une recherche dans la base de données standard de
l'ASTM (American Society for Testing and Materials) des schémas de diffraction des rayons
X permet une identification rapide des phases dans un grand nombre d'échantillons cristallins.
Dans cette partie, nous nous sommes uniquement concentrés sur la détermination de la phase
attendue et de sa structure cristallographique correspondante (analyse qualitative). Cela nous
46
permet ensuite de préciser les paramètres de maille. Pour cela, la connaissance des positions
des pics de diffraction en fonction de l'angle 2θ est suffisante et permet d'attribuer à chaque
réflexion un triplet d'indices de Miller hkl caractéristique du plan diffracté. Les paramètres de
maille sont ensuite déduits de l'indexation automatique des pics affinés par la méthode dite
des moindres carrés. Dans le cas des réseaux hexagonaux, le paramètre c est déduit de la
position du pic (003), tandis que le paramètre a est déterminé à partir de la position du pic
(110).[2]
47
L'aspect général du diffractogramme aux rayons X de la phase carbonatée Mg2Al-CO3 est
typique des composés de type hydrotalcite [3] (Fichie JCPDS N°14-0191). En effet, cette
caractéristique se manifeste par la présence de pics intenses et symétriques à de faibles
valeurs de 2θ, où 2θ = 11°, 23° et 35° sont attribués à la diffraction des plans basaux (003),
(006) et (012), tandis que des pics moins intenses et généralement asymétriques apparaissent à
des valeurs d'angle plus élevées.
Le premier pic du doublet à environ 2θ=60° est dû à la diffraction des plans (110). Cette
réflexion est indépendante du type d'empilement des couches et est utilisée pour calculer le
paramètre de maille a [4]. Le paramètre a correspond à la distance entre les cations voisins au
sein d'une couche de type brucite et est défini à partir de la distance réticulaire d(110)
(a=2×d(110)). Ainsi, un changement de cation entraîne une variation du paramètre a (en Å).
48
Les valeurs calculées de c et de a pour la phase carbonatée Mg2Al-CO3 avec un rapport
molaire R=2 sont présentées dans le tableau III.2, en accord avec les études antérieures [5].
c (Å) a (Å)
Mg2Al-CO3 22,78002 3,0481
49
impact significatif sur notre matériau, entraînant diverses modifications de ses propriétés
physiques et chimiques. Selon les décompositions décrites dans la littérature, lorsque le HDL
est traité thermiquement à des températures inférieures à 150°C, les molécules d'eau
interlamellaires sont éliminées sans altérer leur structure cristalline. Entre 300 et 500°C, une
déshydroxylation des feuillets se produit, et la décomposition du carbonate provoque
l'effondrement de l'arrangement lamellaire. Entre 500 et 600°C, une solution solide de
Mg(Al)O se forme, tandis qu'à des températures supérieures à 600°C, du MgO libre et du
spinelle MgAl2O4 sont produits. Cependant, dans les matériaux utilisés dans cette étude, ces
processus de décomposition ont été obtenus dans des conditions thermiques plus favorables.
Les HDL calcinés sont capables de reconstruire leur structure lamellaire initiale lorsqu'ils sont
mis en contact avec des solutions aqueuses contenant l'anion de départ ou un anion différent
[6].
Dans notre étude, les larges pics observés sont caractéristiques de composés faiblement
cristallisés. Les positions enregistrées à 2θ = 35, 44 et 63° correspondent aux principales
réflexions des oxydes de magnésium (MgO), sans présence résiduelle de la phase
hydrotalcite. De plus, aucune phase contenant de l'aluminium n'a été détectée, ce qui suggère
que l'ion Al3+ est hautement dispersé et probablement présent sous forme d'un mélange
d'oxydes ou de phases amorphes qui ne sont pas détectables par diffraction des rayons X [5].
Les spectres IRTF constituent un moyen direct de fournir des informations sur les espèces
de surface et de masse. Les spectres IRTF des adsorbants Mg2Al-CO3 et Mg2Al-500 sont
présentés dans la figure III.4 et la figure III.5. Cette technique a été réalisée dans la plage de
4000 cm-1 à 400 cm-1.
50
Figure III.4. Spectres Infrarouges des phase Mg2Al-CO3
51
III.3.1 Caractérisation de la phase carbonatée Mg2Al-CO3 par IFTR :
La bande large à environ 3440 cm-1 indique la présence de groupes -OH impliqués dans
l'étirement des liaisons hydrogène présentes dans les groupes -OH inter-lamellaires. Les petits
pics d'absorption dans la région de 1700-1600 cm-1 sont attribués aux vibrations de flexion H-
O-H. De plus, on observe également de petits pics d'absorption à environ 1370 cm-1, qui sont
attribués aux CO3
2- présents dans la structure inter-lamellaire [7]. Des séries de bandes d'absorption au-
dessus de 900 cm-1 correspondent aux vibrations d'élongation des liaisons M-OH et des
liaisons M-O-M (Mg-O-Mg), formant ainsi les doubles feuillets de HDL.
Dans cette partie nous présenterons les études d'adsorption de colorants sur des hydroxydes
doubles lamellaires non calcinés de type Mg2AlCO3 et calcinés de type Mg2Al500.
Pour surveiller l'élimination des micro-contaminants des colorants sur les différents
matériaux préparés, les paramètres anioniques suivants ont été étudiés :
L’effet du pH.
L’effet de la masse.
L’effet de temps.
Les Isothermes d’adsorption des colorants.
52
Avant d'examiner ces paramètres, nous avons d'abord réalisé une série de courbes
d'étalonnage pour établir la relation entre la densité optique et la concentration.
Les courbes d'étalonnage qui ont été présentées plus loin dans la section ont été obtenues
en mesurant la densité optique (DO) à l'aide de la spectrophotométrie UV-visible. Ces
mesures ont été effectuées en fonction des concentrations des solutions de colorant
53
(méthylorange). La concentration du colorant a été sélectionnée dans la plage de 5 à 15 mg/L
en accord avec la loi de Beer-Lambert.
1.6
1.38
1.4
1.2
0.957
1
C(mg/L)
0.8
0.6
0.404
0.4
0.2
0
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Abs
A: absorbance.
b: longueur du trajet
C: concentration
54
Toutes les concentrations des résidus colorants ont été mesurées à l'aide de la spectrométrie
d'absorption UV-visible à une longueur d'onde spécifique de λ=463nm.
III.4.5. Effet de pH :
Effet du pH initial sur l'adsorption du méthyl orange par Mg2AlCO3 et [Link] a été
réalisée à différentes valeurs de pH initiales (4-6-8-10-12).Un masse de 25 mg de Mg2AlCO3
et Mg2Al500 a été placé dans chaque solution mo à 25°C, après 24 h d'agitation, les
échantillons ont été filtrés. La concentration à l'équilibre est calculée en examinant le
surnageant par UV-vis. La figure III.8 représente l'évolution de la quantité absorbée en
fonction du pH de Mg2AlCO3 et la figure figure III.9 l'évolution de la quantité absorbée en
fonction du pH de Mg2Al500.
D'après les résultats illustrés dans la figure III.8, il est observé que l'adsorption du méthyl
orange est plus élevée lorsque le pH est égal à 4 dans le cas du Mg2AlCO3. Ceci peut être
expliqué par la libération des anions carbonates sous forme de CO2, ce qui crée davantage de
sites d'adsorption disponibles pour le colorant.
55
Figure III.8. Effet du pH sur l’adsorption du méthyl orange
56
III.4.6. Effet de Masse :
Trois échantillons (10mg, 25mg, 100mg) de Mg2AlCO3 ont été étudiés à température
ambiante 25 °C, le temps de contact est 24 hours.
Nous remarquons qu'il existe une relation directe entre la masse et le taux d'absorption,
c'est-à-dire que plus la masse est élevée, plus le taux d'absorption est élevé.
57
Figure III.10. Effet du Maase sur l’adsorption du méthyl orange
La cinétique d’adsorption est l’un des paramètres les plus importants pour évaluer
l’efficacité d’un matériau. Nous avons réalisé des études de cinétique d'adsorption pour
connaître le temps d'équilibre d'adsorption pour un méthyl orange. L'étude a été faite à 25°C.
Des suspensions de 25 mg de Mg2AlCO3 et Mg2Al500 ont été introduites dans 25 ml de
solution de colorant méthyl orange et agitées à différents temps allant de 5 minutes à 24
heure. Les solutions filtrées, enfin la concentration résiduelle en colorant dans le surnageant
est dosée. Cette concentration a été mesurée par spectrophotométrie visible par le
spectrophotomètre UV-visible de marque à 463 nm. Les courbes cinétiques sont représentées
sur les figures (Figure III.11 et Figure III.12). Selon la forme ([Link].11) représentant la
quantité de colorant méthyl orange absorbée par les hydroxydes doubles, la plaque
inorganique (Mg2AlCO3) varie en fonction du temps de 5 à 1440 minutes, et l'équilibre est
atteint au bout de 8 heures. Pour la formule ([Link].12) qui représente la quantité de
colorant méthyl orange absorbée par Mg2Al500, l'équilibre est atteint après 8,5 heures.
58
La différence entre le temps d’équilibre atteint par les HDLMg2AlCO3 et le Mg2Al500
pourrait être expliqué par le fait que l’adsorption par Mg2AlCO3 s’effectue par un échange
anionique tandis que l’adsorption par le Mg2Al500, elle s’effectue sur la surface grâce au
phénomène de reconstruction (effet mémoire) [10].
D’autre part La concentration initiale de méthyl orange la quantité de colorant absorbée par
Mg2Al500 est Beaucoup plus élevé que ce que Mg2AlCO3 absorbe.
59
Figure III.12. Cinétique d'adsorption le méthyle orange sur Mg2Al500.
Les isothermes d'adsorption ont été réalisées à 25 °C, afin de déterminer le taux
d'adsorption du méthyl orange.
L'absorption de divers colorants par les HDL inorganiques a été déterminée en dispersant,
par agitation mécanique, en poinçonnant une quantité de bouillie de 25 mg/L de suspension
dans des tubes en verre de 25 ml contenant la solution de colorant étudiée à des
concentrations allant de 50 mg/L à 1000 mg/L et au pH de la solution ; Les suspensions ont
été agitées pendant 24 heures, filtrées, puis 1 ml de la solution filtrée a été prélevé et dilué à
25 ml avec de l'eau distillée.
Le matériau a ensuite été évalué à λ = 463 nm. Quantités de colorant retenues par unité de
poids de solide (qe en mg/g)à l'équilibre, il se déduit de la formule :
V
qe=( Ci−Ce )
m
60
Avec
61
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62