Chaque poème présente une allégorie, exprimant ainsi une singularité du poète baudelairien, et dont le
vecteur commun est la supériorité de ce dernier. En quelles figures allégoriques Baudelaire s’incarne-t-il, et
quels éléments font sa supériorité ? Nous commencerons donc par exposer les allégories dans lesquelles
Baudelaire s’incarne et qui montrent sa supériorité à travers le divin, qui regroupe les poèmes
« Bénédiction » (p.14-17), « Le Soleil » (p.18), et « Elévation » (p.19), puis nous exposerons celles qui
montrent sa supériorité à travers des animaux, qui regroupe les poèmes « Les Chats » (p.112) et « Les
Hiboux » (p.113).
Dans un premier temps, le poète s’incarne en divinité. Mais dans chaque poème, il est représenté de façon
différente : dans « Bénédiction », il est représenté comme un élu, un prophète, un être divin. Dans « Le
Soleil », il est incarné en bienfaiteur, en divinité possédant des pouvoirs. Et dans « Elévation » le poète est
incarné en son âme, son esprit, en spiritualité.
Dans « Bénédiction » :
Le poète se moque de la haine des hommes, il les méprise. En effet, il est « sous la tutelle invisible d’un
ange » v.21, et « s’enivre de soleil » v.22
On peut percevoir une opposition entre le poète ; supérieur, et le monde bas. Le poète est, dès sa
naissance, un être à part, supérieur au monde qui l’entoure : « Lorsque par un décret des puissances
suprêmes, le Poète apparaît en ce monde ennuyé » v.1-2
Le poète est élu, il est en relation avec les Dieux, avec le ciel. On le voit avec les très nombreuses références
religieuses, mais aussi le champ lexical chrétien : « puissances suprêmes » v.1, « les desseins éternels »
v.18, « la Géhenne » v.19, « un Ange » v.21, « l’ambroisie et le nectar » v.24, « chemin de la croix » v.26,
« l’Esprit », « pèlerinage » v.27, « le Ciel » v.53, « mon Dieu » v.57, « divin » v.58, « saintes voluptés » v.60,
« des Saintes légions » v.62, « l’éternelle fête » v.63, « Des Trônes, des Vertus, des Dominations » v.64, « ma
couronne mystique » v.67
Le poète devient même un être divin. Il implore Dieu de l’aider car son talent ne s’accorde pas avec celui
des hommes. Il supplie Dieu de le prendre avec lui : « Vers le ciel où son œil voit un trône splendide, le
Poète serein lève ses bras pieux » v.53-54, « Soyez béni, mon Dieu […] des Dominations » v.57 à 64
Baudelaire conçoit la vie du poète comme divine, il se voit donc comme un prophète. Sa vie est pleine de
souffrances mais il est choisi par Dieu et connaîtra la paix : « Je sais que vous gardez une place au poète […]
puisée au foyer saint des rayons primitifs » v.61 à 74
Les souffrances sont même perçues par le poète comme une purification : « Soyez béni, mon Dieu, qui
donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés » v.57-58
Le poète méprise les Hommes : « Et dont les yeux des mortels, dans leur splendeur entière, ne sont que
des miroirs obscurcis et plaintifs ! » v.75-76, comme s’il était spécial, supérieur à eux. De plus, les autres
Hommes ne comprennent pas sa sensibilité, il apprécie les choses simples de la vie : « Il joue avec le vent,
cause avec le nuage, et s’enivre en chantant du chemin de la croix, et l’Esprit qui le suit dans son
pèlerinage, pleure de le voir gai comme un oiseau des bois » v.25 à 28
Le poète parvient à voir la beauté de Dieu partout, ce qui rejoint l’idée qu’il est comme un être divin,
comme un prophète ou un élu : « dans tout ce qu’il boit et dans tout ce qu’il mange, retrouve l’ambroisie et
le nectar vermeil » v.23-24
Dans « Le Soleil » :
Baudelaire établit une comparaison entre le Soleil et le poète : « ainsi qu’un poète » v.17
Dans le poème, la puissance du Soleil est mise en avant : « Quand le Soleil cruel frappe à traits redoublés
sur la ville et les champs, sur les toits et les blés » v.3-4
Le Soleil est personnifié et divinisé : « Ce père nourricier » v.9, qui renvoie au Père de la Trinité chrétienne.
Ses pouvoirs sont salvateurs. Il guérit des maladies, il soigne : « ennemi des chloroses » v.9
Il ne protège pas que de la mort, il donne aussi la vie ; réveille la nature et le monde : « Eveille dans les
champs les vers comme les roses » v.10. Baudelaire place au même niveau « les vers » et « les roses » ce
qui crée un contraste surprenant entre la putréfaction et les roses, symbole de la beauté. (Le mot « vers »
est polysémique, soit les verres de terre qui se réveillent au soleil, soit les vers poétiques comparés à des
roses.)
Le Soleil incarne donc l’alliance de l’horrible et du sublime, propre à Baudelaire et aux Fleurs du Mal.
Le Soleil a d’autres pouvoirs : « Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel, et remplit les cerveaux et les ruches
de miel » v11-12. Le poète prend la métaphore de la rosée du matin, pour dire que le Soleil apaise l’âme.
En effet, tel un Dieu, il guérit des souffrances morales. Le Soleil est présenté comme une source
d’abondance spirituelle et concrète.
La divinisation du Soleil lui permet d’accomplir des miracles : il possède un pouvoir rajeunissant : « C’est lui
qui rajeunit les porteurs de béquilles et les rend gais et doux comme des jeunes filles » v.13-14. Le Soleil
transforme donc la vieillesse en jeunesse, comme Baudelaire, l’alchimiste, transforme la boue en or.
Le Soleil nourrit l’humanité, il a le pouvoir de rajeunir les êtres, mais aussi de les faire croître. Il fait pousser
les plantes : « Et demande aux moissons de croître et de mûrir » v.15
Le Soleil est présenté comme éternel. Il est la lumière de l’être, c’est l’image du printemps, du temps des
amours : « Dans le cœur éternel qui toujours veut fleurir ! » v.16
Le Soleil agit donc tel un Dieu bienveillant sur la nature, l’esprit, l’âme et les sentiments. Le Soleil est perçu
comme une puissance supérieure.
Baudelaire désigne l’activité poétique de « fantastique escrime » v.5, ce qui montre que la poésie n’est pas
un exercice simple, que c’est de la recherche, ce qui prouve une certaine intelligence, voire même ici une
sorte de supériorité intellectuelle, puisque le poète fusionne les contraires, le beau et le laid, le prestigieux
et le misérable.
Le poète, tel un alchimiste, transforme la boue en or. Il « ennoblit le sort des choses les plus viles » v.18,
tout comme le Soleil, et il descend dans les villes » v.17
Le poète est un souverain immatériel, spirituel : « s’introduit en roi, sans bruit et sans valets » v.19
Le rayonnement du Soleil touche tout, tous, et la poésie s’exprime partout, pour tous. Il y a égalité sociale
face à la poésie : « Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais » v.20
Le poète est un rayon de soleil, une divine lumière spirituelle qui soulage indifféremment tous les humains.
Tout comme le Soleil, il confère une dignité et une beauté à tout. Par son pouvoir lumineux et chaleureux,
le Soleil améliore, élève tout et partout, comme le poète qui idéalise la réalité, le rend plus belle.
Le poète est ainsi divinisé, doté de pouvoirs surnaturels et comparé au Soleil. C’est donc un soleil qui
nourrit les Hommes avec des vers, qui élève les esprits et les âmes, et fait fleurir l’amour. Comme le Soleil,
le poète est présenté comme un être supérieur.
Dans « Élévation » :
Le terme « élévation » est polysémique : il renvoie à l’action de s’élever, le mouvement d’ascension, et au
résultat de cette action : la supériorité dans le voce liturgique, le moment de la messe où le prêtre éleva
l’hostie.
Ce poème traduit la volonté du poète de s’élever vers l’Idéal.
L’élévation se fait s’abord « Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées » v.1, puis « Des montagnes, des
bois, des nuages, des mers » v.2, Ce qui montre qu’il surplombe la terre, et même les nuages. Il s’éloigne
de plus en plus de la Terre, et s’élève même « Par-delà le soleil, par-delà les éthers » v.3, il va jusqu’à
atteindre une dimension céleste. Puis il fini son élévation à un niveau stellaire, inconnu : « Par-delà les
confins des sphères étoilées » v.4
Baudelaire s’élève de l’Etang à la Voix Lactée, si ce n’est pas l’Univers, du réel à l’imaginaire, du terrestre
au céleste, du fini à l’infini. Ceci incarne la supériorité de Baudelaire, toujours dans le désir de s’élever.
Baudelaire utilise « mon esprit » v.5 pour montrer qu’il est centré sur lui-même, il se met en avant. Il tutoie
son esprit, et le personnifie.
Le poète désire s’élever et aime se sentir supérieur, alors lorsqu’il y parvient par cette élévation, l’esprit du
poète, qui symbolise Baudelaire, prend énormément de plaisir, il vit une sensation très agréable, il est
heureux : « se pâme » v.6, « gaîment » v.7, « volupté » v.8
La Terre est décrite comme maladive, agonisante : « miasmes morbide » v.9, ce qui montre une nouvelle
fois que Baudelaire méprise les Hommes et le monde bas, puisqu’il se pense supérieur au monde qui
l’entoure.
Le céleste est présenté comme un remède face à l’empoisonnement du sol, face au terrestre : « purifier
dans l’air supérieur » v.10. C’est une référence divine aux Cieux, à la pureté, à la purification de l’âme.
De plus, il y a d’autres connotations religieuses « pure et divine liqueur » v.11, qui est une référence aux
Dieux de l’Olympe et à leur boisson : l’ambroisie et le nectar, qui assurent l’immortalité. Ce qui rejoint
également la dimension mystique avec l’élévation qui est elle-même un terme religieux. Une nouvelle fois,
le poète se considère supérieur, comme un être divin, en relation avec les Dieux, le Ciel.
« Le feu clair » évoque le Soleil, et l’idée de clarté se répète « limpides » v.12. Cette image de lumière et de
clarté rappelle une nouvelle fois la lumière divine.
Par ailleurs, les quatre éléments parcourent le poème : la terre : « vallées » v.1, « montagnes, bois » v.2,
« champs » v.16, « fleurs » v.20, l’eau : « étangs » v.1, « mers » v.2, « nageur, l’onde » v.6, « espaces
limpides » v.12, l’air : « nuages » v.2, « éthers » v.3, « sphères étoilées » v.4, « l’air supérieur » v.10,
« alouettes » v.17, « cieux » v.18, et le feu : « le soleil » v.3, « le feu clair » v.12, ce qui montre que la
nature se confond avec ses idées, avec son esprit, et encore une fois montre une sorte de supériorité
intellectuelle, puisque la nature est puissante.
Le poète méprise une nouvelle fois les Hommes et la terre, il se distingue de ceci car les soucis humains et
terrestres empêchent son élévation : « chargent de leur poids » v.14
Baudelaire s’adresse à une élite et déplore la difficulté de l’ascension spirituelle : « Heureux celui qui peut
d’une aile vigoureuse » v.15 vers un ciel ensoleillé évoqué par « les champs lumineux et sereins » v.16
Baudelaire se considère spécial et comme possédant un esprit supérieur. Ces élévations sont réservées à
une élite, c’est pour cela que Baudelaire ne peut pas s’intégrer, car peu d’Hommes peuvent se connecter
avec son intelligence supérieure, et de plus, il se compare à un oiseau : « Celui dont les pensers, comme
des alouettes » v.17. Cet oiseau est médiateur entre terre et ciel « vers les cieux », il représente la volonté
du poète de se libérer du monde matériel terrestre pour s’élever et évoluer vers le monde spirituel des
idées, ce qui lui permet de se sentir libre « libre essor » v.18 dans le monde suprême de la poésie, où il
accède au langage de l’invisible « comprend sans effort le langage des fleurs et des choses muettes » v.19-
20, ce qui révèle une certain aspect de sauveur, puisque le poète comprend les messages divins, ce qui
démontre une fois de plus, la supériorité du poète.
Dans ces trois poèmes, Baudelaire s’incarne et est allégorisé en différentes choses. Mais dans ces trois
poèmes, on retrouve de nombreux points communs, tels que les thèmes de la purification, de la lumière,
du lien avec le monde de l’au-delà : les cieux et les dieux, des pouvoirs salvateurs, de la puissance, de la
spiritualité, de la nature, ainsi que de la différence entre lui, les Hommes et le bas monde, qui reviennent
régulièrement. Dans chaque poème et à travers chaque allégorie, Baudelaire est toujours présenté comme
un être supérieur.
Dans un second temps, le poète s’incarne en animaux. Mais dans chaque poème, il est représenté de
différentes façons : dans « Les Chats », il est représenté comme un être noble, puissant et intelligent. Et
dans « Les Hiboux », il est incarné en un être doté de sagesse et de réflexion.
Dans « les Chats » :
Le poète ne cesse de s'incarner dans cet animal qu'il considère comme supérieur. Pour affirmer cette
supériorité, Baudelaire dresse un portrait élogieux des chats, animaux avec lesquels il a une sorte de lien.
Les chats semblent être un lien entre le monde réel et un monde infini et atemporel. Baudelaire fait des
chats une allégorie du poème ou du poète.
La lumière est évoquée à travers les termes "étincelles" v.12, "or" v.13, "Etoilent" v.14, ce qui montre que le
chat a vaincu "'horreur des ténèbres" v.6, et qu’il est donc puissant.
Ce poème fait l'éloge des chats en les faisant apparaître tels des animaux nobles et loin du monde vulgaire.
Baudelaire se dresse donc en un être conscient de sa noblesse, et instaure un écart entre le monde des
mortels, la terre, et lui en tant que poète, ce qui renforce l’aspect de sa supériorité.
Dès le titre, les chats sont désignés comme une catégorie générale et digne d'être célébrée dans sa totalité.
« Les chats » sont « puissants et doux » v.3
Leurs qualités morales, et donc également celles du poète, connotées par les termes « fierté » v.8, et
« nobles » v.9, ajoutées à leur puissance physique et à leur vitalité « puissants » v.3 et « leurs reins féconds
» v.12, transforment les félins en force de la nature et en seigneurs inaptes au servage. Ils se laissent aimer
par « Les amoureux fervents et les savants austères » v.1 alors que, eux, sont « Amis de la science et de la
volupté » v.5. Les chats préfèrent les concepts aux Hommes qui les incarnent. Tout ceci traduit leur
supériorité, notamment intellectuelle.
Et en émettant un rapprochement des préférences intellectuelles des chats et du poète, Baudelaire se
montre ainsi digne et meilleur que les Hommes qui n'ont aucun goût pour les sciences, donc supérieur à
eux.
D’ailleurs, les aptitudes intellectuelles et spirituelles des chats sont largement évoquées par les termes «
science » v.5, « magiques » v.12, « mystiques » v.14 et les images mythiques : « grands sphinx » v.10, et
« Érèbe » v.7.
Ajoutons que dans l’Egypte antique, les sphinx étaient vénérés, ils étaient considérés comme des divinités,
ce qui montre encore une fois la supériorité du poète et son lien avec le divin.
Et également, par la seule position des chats, en effet quand ils montent aux arbres, par leur posture sur
des lieux perchés en hauteur, le poète s'élève donc lui aussi.
Dans « Les Hiboux » :
A travers ce poème on voit apparaître une allégorie qui fait l’éloge de la sagesse et la sédentarité avec le
comportement et l’attitude des hiboux.
Les hiboux sont comparés à des dieux : « Ainsi que des dieux étrangers » v.3, donc le poète aussi.
Ils sont valorisés de par leur aspect sage et de leur attitude méditative : « Les hiboux se tiennent rangés »
v.2, « Ils méditent » v.4, « Sans remuer ils se tiendront » v.5
Un lien est établit avec l'homme, qui devrait prendre exemple sur cette attitude pour parvenir à la sagesse :
« Leur attitude au sage enseigne qu’il faut en ce monde qu’il craigne le tumulte et le mouvement » v.9 à 11.
L’Homme se laisse duper par des illusions de plaisir, il se divertit et "s'agite" mais n'échappe pas à sa
condition : « L’homme ivre d'une ombre qui passe, porte toujours le châtiment d’avoir voulu changer de
place » v.12 à 14. Le hibou est l'image de la sagesse, et le poète s’incarne en cet animal. Ainsi, il est sage et
supérieur aux Hommes, une nouvelle fois.
Par ailleurs, la chouette était l'animal d’Athéna : déesse grecque de la sagesse, de la guerre, des arts de la
science… Donc il y a encore une fois bel et bien un lien avec les dieux, avec le divin.
Les hiboux sont des oiseaux à la fois hiératiques et inquiétants, immobiles mais en instance de mouvement.
Ils appartiennent au monde de la nuit où règnent les dieux, l'inconnu et la mélancolie. Leur œil rouge, cité
au v.4, est utilisé pour voir dans les ténèbres de la mort ou du monde spirituel, et non pour scruter le
monde matériel.
Baudelaire, après avoir insisté sur l'immobilité et la méditation des hiboux, va ensuite transposer ces
qualités dans le monde humain et constater l'opposition, invitant alors à se méfier de l'agitation inutile.
Il tire de cette observation une leçon de sagesse : les humains devraient, eux aussi, se tenir tranquilles, se
concentrer sur la dimension spirituelle de leur être, comme lui le fait, tel un hibou.
La sagesse est signe de supériorité. Il est très difficile de trouver la sagesse.
« Celui qui cherche la sagesse est un sage, celui qui croit l'avoir trouvée est un fou. » -- Sénèque
Dans ces deux poèmes, Baudelaire s’incarne et est allégorisé en différentes choses. Mais dans ces deux
poèmes, on retrouve de nombreux points communs, tels que les thèmes du lien avec le monde de l’au-
delà : les cieux et les dieux, de la puissance, de la supériorité intellectuelle, du divin, de la spiritualité, ainsi
que de la différence entre lui, les Hommes et le bas monde, qui sont en effet des éléments qui reviennent
régulièrement. Dans chaque poème et à travers chaque allégorie, Baudelaire est toujours présenté comme
un être supérieur.
Ainsi, nous avons vu que dans chaque poème, le poète baudelairien s’incarne en différents éléments : dans
« Bénédiction », il est représenté comme un élu, un prophète, un être divin. Dans « Le Soleil », il est incarné
en bienfaiteur, en divinité possédant des pouvoirs. Dans « Elévation » le poète est incarné en son âme, son
esprit, en spiritualité. Dans « Les Chats » il est incarné en un animal noble, puissant et intelligent, et enfin,
dans « Les Hiboux » il incarne la sagesse, il est représenté en un animal qui peut être considéré comme une
divinité. Dans chacun de ces cinq poèmes, on retrouve plusieurs points communs, en effet, plusieurs
thèmes sont présents dans chacun d’entre eux. A travers toutes ces allégories et tous ces éléments dans
lesquels Baudelaire s’incarne, la supériorité de ce dernier est à chaque fois mise en avant.