Chapitre IV : PRINCIPAUX COMPOSANTS D’UN RESEAU LOCAL
I – NŒUDS
I.1 DEFINITION
Les nœuds sont la rencontre et le traitement des données par un
élément matériel. C’est le point d’intersession d’un réseau où les différents
terminaux interconnectés s’échangent des données.
C’est le point de coupure de plusieurs liaisons d’équipement informatique.
Exemple : Routeur, Commutateur, Serveur, Imprimante
I.2 ORDINATEURS ET TERMINAUX
ORDINATEURS
Un ordinateur est un système de traitement de l'information programmable tel
que défini par Alan Turing et qui fonctionne par la lecture séquentielle d'un
ensemble d'instructions, organisées en programmes, qui lui font exécuter des
opérations logiques et arithmétiques.
TERMINAUX
En informatique, un terminal est un ensemble de périphérique qui permet de
communiquer avec un ordinateur.
Il correspond aujourd’hui à l’association d’un clavier et d’un moniteur relié à
l’unité centrale.
I.3 CONCENTRATEUR
Les concentrateurs se sont des équipements qui concentrent des connexions
(passif), les concentrateurs actifs ajoutent la caractéristique de régénération des
signaux.
I.4 AUTRES ELEMENTS (IMPRIMANTE, SCANNER…)
- IMPRIMANTE
L’imprimante permet la reproduction haute qualité de texte et de graphique sur
support papier ou optique.
EXEMPLE :
Une imprimante laser est un type d’imprimante permettant la reproduction
haute qualité de textes et de graphiques sur support papier ou optique. Les
imprimantes laser utilise un procédé d’impression xérographique (ou
électrophotographique). Mais se distingue des photocopieurs par le fait que
l’image est produite le balayage direct d’un faisceau laser à travers le tambour
interne (drum) de l’imprimante.
- SCANNER
Un scanner est un appareil qui permet d’analyser et /ou saisir une image pour
attribuer une valeur numérique à chacun de ses points.
- Un scanner, ou scanneur , aussi appelé numériseur à balayage, est
un périphérique informatique qui permet de numériser des documents ou autres,
comme les empreintes digitales par exemple.
II – SUPPORTS DE TRANSMISSION
L’infrastructure d’un réseau, la qualité de service offerte, les solutions à mettre
en œuvre dépendent largement des supports de transmission utilisée. Les
supports de transmission exploitent les priorités de conductibilité des métaux
Pour transmettre des informations d’un point à un autre, il faut un canal qui
servira de chemin pour le passage de ces informations. Ce canal est appelé canal
de transmission ou support de transmission. En réseau informatique,
téléinformatique ou télécoms.
Définition : Nous entendons par "Supports de transmission" tous les moyens par
lesquels on peut conduire un signal de son lieu de production à sa destination
avec le moins possible de déperditions, dispersions ou distorsions.
(Paire torsadés, coaxial) celle des ondes électromagnétique (faisceau hertziens,
guide d’ondes, satellite) ou celle des spectres visibles de la lumière.
On distingue plusieurs sortes de support de transmission :
- Les câbles à paires torsadées
- Les câbles coaxiaux
- Les câbles à fibre optique
- Les liaisons infrarouges
- Les liaisons hertziennes
II.1 PAIRE TORSADEE
La paire torsadée ou symétrique est constituée de deux conducteurs identiques
torsadée. Les torsades réduisent l’inductance de la ligne (L) généralement
plusieurs paires sont regroupées sous une enveloppe protectrice appelée gaine
pour un câble. Les câbles contiennent une paire (dessert téléphonique), 4 paires
(réseau locaux), où plusieurs dizaines de paire (câble téléphonique)
II.1.1 DESCRIPTION
Une paire torsadée est une ligne symétrique formée de deux fils conducteurs
enroulés en hélice l’un autour de l’autre. Cette configuration a pour but principal
de limiter la sensibilité aux interférences et la diaphonie dans les câbles
multipaires.
En français, « paire symétrique » est, en téléphonie, synonyme de « paire
torsadée ».
Les paires torsadées se trouvent en téléphonie, en instrumentation et en
transmission de données informatiques, domaine où elles ont fait l'objet
d'importants développements. Elles s'utilisent aussi dans les câbles de puissance,
afin de réduire leurs émissions.
Il existe plusieurs types de paires torsadées :
Paire torsadée non blindée : Unshielded twisted pair (UTP)
- Dénomination officielle U/UTP. La paire torsadée non blindée n’est
entourée d’aucun blindage protecteur.
Paire torsadée écrantée : Foiled twisted pair (FTP)
- Dénomination officielle F/UTP. L'ensemble des paires torsadées a un
blindage global assuré par une feuille d’aluminium. L’écran est disposé
entre la gaine extérieure et les 4 paires torsadées. Les paires torsadées ne
sont pas individuellement blindées.
Paire torsadée blindée : Shielded twisted pair (STP)
- Dénomination officielle U/FTP. Chaque paire torsadée blindée est
entourée d’un feuillard en aluminium, de façon similaire à un câble
coaxial.
Paire torsadée doublement écrantée : Foiled foiled twisted pair (FFTP)
- Dénomination officielle F/FTP. Chaque paire torsadée est entourée d'une
feuille de blindage en aluminium. L'ensemble des paires torsadées a une
feuille de blindage collectif en aluminium.
Paire torsadée écrantée et blindée : Shielded foiled twisted pair (SFTP)
- Dénomination officielle SF/UTP. Câble doté d’un double écran (feuille
métallisée et tresse) commun à l’ensemble des paires. Les paires torsadées
ne sont pas individuellement blindées (contrairement à ce que le terme
Shielded foiled twisted pair pourrait faire croire).
Paire torsadée super blindée : Super Shielded Twisted Pair (SSTP)
- Dénomination officielle S/FTP. Chacune des paires est blindée par un
écran en aluminium, et en plus la gaine extérieure est blindée par une
tresse en cuivre étamé.
Les câbles basse fréquence audio analogiques mobiles, hors des installations
fixes, utilisent généralement un blindage par tresse, donnant un câble plus
souple, qui résiste mieux aux torsions répétées et transmet moins les vibrations
mécaniques.
La désignation du câble indique sous forme abrégée sa configuration.
L'abréviation TP (« twisted pair ») indique une ou plusieurs paires torsadées, TQ
(« twisted quad ») qu'il s'agit d'un Quarte ou quad. Les lettres qui précèdent,
comme l'adjectif en anglais, indiquent le blindage. Celui du câble entier, suivi
d'une barre oblique, précède la description des paires.
II.1.2 TYPES (UTP, STP, FTP, SFTP)
Les types de blindages
Paires torsadées UTP (U/UTP).
Paires torsadées FTP (F/UTP).
Paires torsadées SSTP (S/FTP).
U (« unshielded ») : non blindé
S (« braided shielding ») : blindage par tresse
F (« foil shielding ») : blindage par feuillard
Dénomination courante de câbles de transmission de données
Usage courant ISO 11801 Blindage Blindage
du câble de paire
UTP U/UTP Aucun Aucun
STP S/UTP Tresse Aucun
FTP, STP F/UTP Feuillard Aucun
SFTP, S-FTP, STP SF/UTP Tresse, feuillard Aucun
STP U/FTP Aucun Feuillard
SSTP, SFTP, STP S/FTP Tresse Feuillard
FFTP, STP F/FTP Feuillard
Feuillard
SSTP, SFTP, STP SF/FTP Tresse, feuillard Feuillard
II.1.3 CONNECTEURS (RJ-45, RJ-11)
- CONNECTEURS RJ-45
RJ45 est le nom usuel et exact du connecteur modulaire (en) 8P8C (8 positions
et 8 contacts électriques) utilisé couramment pour les connexions Ethernet, et
pour les connecteurs téléphoniques.
La norme EIA/TIA spécifie un connecteur RJ-45 pour câble UTP, STP, FTP,
SFTP :
- RJ-45 correspondance : Registered Jack
- 45 : Un ordre de connexion de fils spécifique le connecteur RJ-45
comporte huit fils de couleur.
- Quatre (4) de ces fils (T 1 à T 2 ¿ appels << Tips >>, acheminent la tension.
- Quatre (4) autres¿) appelés << rings >> sont mis à la terre.
T1 R1 T2 R2 T3 R3 T4 R4
NB : Pour que l’électricité circule entre le connecteur et prise, l’ordre des
fils doit respecter le code de couleur T568A ou T568B de la norme
EIA/TIA-568-B-1
- CONNECTEURS RJ-11
Un connecteur RJ-11, de l'anglais Registered jack 11 est un standard
international utilisé par des appareils téléphoniques fixes. Il est également utilisé
dans le domaine des réseaux locaux.
Sur un connecteur RJ-11, il n'y a que quatre fils utilisés sur les six disponibles
alors que la RJ12 les utilise tous les six.
En revanche, la prise RJ-11 est plus petite et dispose de moins de fils qu'une
prise RJ-45.
Connectique
PRISE MAL RJ 11
Embase avec prise RJ11 femelle.
II.1.4 CATEGORIES UTP (1, 2, 3, 4, 5)
Pour limiter les interférences, les paires torsadées sont souvent blindées. Comme
le blindage est fait de métal, celui-ci constitue également un référentiel de
masse. Le blindage peut être appliqué individuellement aux paires, ou à
l’ensemble formé par celles-ci. Lorsque le blindage est appliqué à l’ensemble
des paires, on parle d’écrantage.
Les catégories de câbles
Les câbles UTP sont classés en catégories selon l’intégrité du signal. Ces
différentes catégories sont ratifiées par les autorités de normalisation
américaines ANSI/TIA/EIA, Européennes CENELEC 50173, internationales.
Les catégories 1 et 2 n'ont jamais existé. La première normalisation EIA/TIA
568 de 1990 a repris le concept de « qualités de câbles » 1 et 2 utilisées par un
distributeur, et a commencé la numération officielle à 3.
Catégorie 3
La catégorie 3 est un type de câblage testé à 16 MHz. Ce type de câble de
nos jours ne sert principalement plus qu’à la téléphonie sur le marché
commercial, aussi bien pour les lignes analogiques que numériques
(systèmes téléphoniques). Il est également utilisé pour les réseaux
Ethernet (10 Mb/s). Ce type de câblage est en abandon depuis 2007 par
les opérateurs au bénéfice de câbles de catégorie 5 ou supérieure, pour la
transmission de la voix comme des données. Le code couleur est jaune,
vert, rouge, noir. Dans les systèmes de xDSL on prend le vert et le rouge
pour transmettre les données.
Catégorie 4
La catégorie 4 est un type de câblage testé à 20 MHz. Ce standard fut
principalement utilisé pour les réseaux Token Ring à 16 Mbit/s ou les
réseaux 10BASE-T. Il fut rapidement remplacé par les catégories 5 et 5e.
Dans la norme ANSI/TIA/EIA-568B (2011), seule la catégorie 3 est
décrite.
Catégorie 5 / Classe D
L'ancienne catégorie 5 permet une bande passante de 100 MHz et un débit
allant jusqu’à 100 Mbit/s. Ce standard permet l’utilisation du 100BASE-
TX, ainsi que diverses applications de téléphonie ou de réseaux (Token
ring, ATM). La catégorie 5 est obsolète et remplacée par la catégorie 5e.
À noter que la norme ISO 11801, depuis la version 2000, a renommé la
nouvelle catégorie 5e en catégorie 5, alors que la normalisation nord-
américaine conserve le terme « 5e ».
Catégorie 5e / classe De
La catégorie 5e (enhanced) peut permettre une quantité d'information
allant jusqu’à 1 000 Mbit/s. C’est un type de câblage testé à 100 MHz
(apparu dans la norme TIA/EIA-568B). La norme est une adaptation de la
catégorie 5, améliorée pour permettre le Gigabit Ethernet. Le type de
blindage et l’appairage en longueur ne sont pas spécifiés. Dans la norme
ISO 11801, depuis 2000, cette catégorie est renommée catégorie 5 /
Classe D.
Catégorie 6 / classe E
La catégorie 6 est un type de câblage testé jusqu'à 250 M
Hz. En théorie il devait permettre le 1000Base-TX, fonctionnant à
200 MHz en 2 x 2 paires simplex au lieu de 77 MHz en 4 paires full
duplex. Ceci devait réduire les coûts de production des interfaces réseaux.
Aucun fabricant n'a suivi et le 1000base-TX n'existe pas. Par contre, grâce
à une moins forte résistance, le câble catégorie 6 reste avantageux par
rapport au catégorie 5e pour l'utilisation de PoE où il permet des
économies d'énergie.
Catégorie 6a / classe Ea
Ratifiée le 8 février 2008, la norme 6a est une extension de la catégorie 6
avec une bande passante de 500 MHz (norme ANSI/TIA/EIA-568-B.2-
10). Cette norme permet le fonctionnement du 10GBASE-T. Dans la
norme internationale, « 6a » s'écrit « 6A »)
Catégorie 7 / classe F
La catégorie 7 est testée à 600 MHz. Elle permet l’acheminement d’un
signal de télévision modulé en bande VHF ou UHF, mais pas dans une
bande satellite (qui nécessite une bande passante de 2 200 MHz). La
catégorie 7 ne reconnaît pas le connecteur RJ45 et à la place en reconnaît
3 autres. À cause de ce manque de compatibilité, la catégorie 7 est très
peu utilisée.
Catégorie 7a / classe Fa
La catégorie 7a est testée à 1 GHz et permet un débit allant jusqu'à 10
Gbit/s, tout comme les catégories 6a et 7. Par contre, le connecteur RJ45
n'est pas reconnu, créant les mêmes difficultés que la catégorie 7 pour
connecter les équipements.
II.2 CABLE COAXIAL
Le câble coaxial ou ligne coaxiale désigne une ligne de transmission ou liaison
asymétrique, utilisée en basses ou hautes fréquences, composée d'un câble à
deux conducteurs (central et extérieur), dont le conducteur externe assure le plus
souvent le blindage.
L'invention en est attribuée à Oliver Heaviside (breveté en 1880).
L'Américain Herman Affel a développé le câble coaxial moderne, dont le brevet
a été accepté en 1931.
II.2.1 DESCRIPTION
L'âme centrale, qui peut être mono-brin ou multi-brins en cuivre ou en cuivre
étamé / argenté, voire en acier cuivré, est entourée d'un matériau diélectrique,
isolant. Le diélectrique peut être d'une part, entouré d'une tresse simple ou
double conductrice, sous laquelle peut figurer un feuillard / un ruban en cuivre
ou en aluminium enroulé ou d'un tube en cuivre nu, cuivre annelé, cuivre étamé
ou aluminium étamé et d'autre part, d'une gaine extérieure isolante et protectrice.
Pour les câbles coaxiaux ayant un blindage externe sous la forme d'un tube
métallique, la dénomination câble semi-rigide est généralement employée.
Sa forme spécifique permet de ne générer et de ne capter aucun flux perturbateur
extérieur. Ce type de câble est employé pour la télédistribution de signaux
numériques ou analogiques à haute ou basse fréquence ainsi que pour les câbles
rayonnants associés à un émetteur, notamment exploités pour véhiculer les
ondes radio dans les tunnels ou les souterrains.
II.2.3 TYPES (Fin, Epais)
Le câble coaxial fin
Le câble coaxial fin (THINNET) est reconnaissable par les caractéristiques
suivantes ;
Un diamètre de 6 millimètres
Un fil flexible
Un débit de 10 Mb/s
Une longueur maximum de 185 mètres
Une impédance de 50 Ohm
10 base 2
Le câble coaxial fin est utilisé pour la télévision par exemple.
Le câble coaxial épais
Le câble coaxial épais (THICNET ou ETHERNET STANDARD) est
reconnaissable par les caractéristiques suivantes :
Un diamètre de 12 millimètres
Un fil rigide
Un débit de 10 Mb/s
Une longueur maximum de 500 mètres
Une impédance de 75 Ohm
10 bases 5
Le câble coaxial épais permet de transmettre des données sur de plus longues
distances parce que le fil de cuivre est le plus épais, il est le plus résistant aux
interférences…
II.2.4 CONNECTEURS (BNC, T, Vampire, AUI…)
- CONNECTEURS BNC
Le connecteur BNC (Bayonet Neill–Concelman connector) est un connecteur
électrique utilisé en terminaison de câble coaxial, en particulier dans le domaine
radio-fréquence. Simple d'utilisation et rapide à fixer, il s'agit d'un connecteur
tubulaire portant, sur sa partie femelle, deux petites baïonnettes diamétralement
opposées qui s'encastrent dans des encoches situées sur le connecteur mâle. La
fixation est assurée en effectuant un quart de tour à la bague qui enserre le
connecteur.
Les connecteurs des « câbles de transceivers »
Les connecteurs des câbles de transceivers peuvent être de différentes sortes :
Des connecteurs AUI (Attachement Unit Interface)
Les connecteurs BNC des câbles coaxiaux
Les connecteurs BNC des câbles coaxiaux
Le câble coaxial fin et le câble coaxial épais utilisent les mêmes connecteurs BNC
(British Naval Connector).
- CONNECTEURS en T
Le connecteur BNC en T permet de relier la carte réseau d’un ordinateur aux
connecteur BNC du câble. Le prolongateur BNC permet de relier deux segments
de câble coaxial pour n en former qu’un seul mais plus long…
Le bouton de terminaison BNC est situé en bout de câble, il permet d’absorber
les signaux électriques qui ont déjà parcouru toute la longueur du segment. Le
bouchon de terminaison BNC peut être relie à masse.
- CONNECTERS Vampire
- CONNECTEURS AUI…
Attachment unit interface (AUI) ou interface de raccordement à l'unité, est une
interface qui assure la liaison entre l'unité de raccordement au support (MAU) et
la sous-couche (partie supérieure de la couche physique dans le modèle OSI de
l'ISO) de signalisation de la couche physique (PLS ou Physical Layer Signaling)
du standard Ethernet 1 Mbit/s - 10 Mbit/s.
Un terminal, une station de travail ou un ordinateur (DTE) peuvent se trouver à
une distance suffisamment éloignée du moyen de raccordement au support
(MAU) lié au réseau de transmission de données pour qu'une connexion directe
ne soit pas possible. L'interface AUI apporte la souplesse nécessaire qui permet
de réaliser cette connexion entre ces équipements ou DTE et le réseau
informatique.
II.2.5 CATEGORIES (PVC « Chlorure de Polyvinyle » et Téflon)
Il existe de nombreuses utilisations du PVC dans l'industrie. On trouve
principalement quatre types de PVC :
Le PVC souple, qui recouvre certaines pièces telles les manches de
pinces, a un aspect brillant. On peut aussi le trouver dans les sols
plastiques, les revêtements muraux PVC, dans des types de plafonds
tels les plafonds tendus ;
TEFLON ou Teflon-PTFE ou Téflon (abréviation de tétra-fluoroéthylène et
ajout de la terminaison on des matières plastiques).
II.3 FIBRE OPTIQUE
Les fibres optiques transmettent des signaux par le biais d'impulsions
lumineuses. Ces impulsions lumineuses sont émises à un bout de la fibre
optique, se propagent dans la fibre optique jusqu’à l'autre bout, où elles sont
captées par un récepteur lumineux. La fibre optique est composée d'un cœur de
matériau transparent, entouré par une gaine de matériau lui aussi transparent,
l'ensemble étant entouré par une couche plastique de protection. Le cœur a un
indice de réfraction inférieur à celui de la gaine. En conséquence, la lumière
rebondit sur les parois de la gaine, et se propage dans le cœur par rebonds.
Une fibre optique est un fil dont l’âme, très fine, en verre ou en plastique, a la
propriété de conduire la lumière et sert pour la fibroscopie, l'éclairage ou
la transmission de données numériques. Elle offre un débit
d'information nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et peut servir de
support à un réseau « large bande » par lequel transitent aussi bien la télévision,
le téléphone, la visioconférence ou les données informatiques. Le principe de la
fibre optique date du début du XXe siècle mais ce n'est qu'en 1970 qu'est
développée une fibre utilisable pour les télécommunications, dans les
laboratoires de l'entreprise américaine Corning Glass Works (actuelle Corning
Incorporated).
II.3.1 DESCRIPTION
La fibre utilise le principe de réfraction de la lumière, Elle est constituée d’un
cœur (en silice) qui confine l’énergie lumineuse et propage le signal. Ce cœur
est recouvert d’une gaine à faible indice de réfraction : l’onde lumineuse est
alors enfermée dans la silice. La gaine favorise la propagation du signal. Un
revêtement de protection protège la fibre. L’onde lumineuse transmise via le
cœur est généralement émise par diode laser. C'est ce qui permet au réseau fibre
optique d'avoir un affaiblissement très faible du signal avec la distance.
II.3.2 TYPES (Monomode, Multimode)
Les fibres optiques peuvent être classées en deux catégories selon le diamètre de
leur cœur et la longueur d'onde utilisée :
- Les fibres monomodes
- Les fibres multimodes.
FIBRES MULTIMODES
Les fibres multimodes (dites MMF, pour Multi Mode Fiber), ont été les
premières sur le marché. Elles ont pour caractéristique de transporter plusieurs
modes (trajets lumineux). Du fait de la dispersion intermodale, on constate un
étalement temporel du signal proportionnel à la longueur de la fibre. En
conséquence, elles sont utilisées uniquement pour des bas débits ou de courtes
distances. La dispersion modale peut cependant être minimisée (à une longueur
d'onde donnée) en réalisant un gradient d'indice dans le cœur de la fibre. Elles
sont caractérisées par un diamètre de cœur de plusieurs dizaines à plusieurs
centaines de micromètres (les cœurs en multimodes sont de 50 ou 62,5 µm pour
le bas débit). Cependant les fibres les plus récentes, de type OM3, permettent
d'atteindre le Gbit/s sur des distances de l'ordre du km. Les longues distances ne
peuvent être couvertes que par des fibres optiques monomodes.
FIBRES MONOMODES
Pour de plus longues distances et/ou de plus hauts débits, on préfère utiliser des
fibres monomodes (dites SMF, pour Single Mode Fiber), qui sont
technologiquement plus avancées car plus fines. Leur cœur très fin n'admet ainsi
qu'un mode de propagation, le plus direct possible c'est-à-dire dans l'axe de la
fibre. Les pertes sont donc minimes (moins de réflexion sur l'interface
cœur/gaine) que cela soit pour de très haut débits et de très longues distances.
Les fibres monomodes sont de ce fait adaptées pour les lignes intercontinentales
(câbles sous-marins). Une fibre monomode n'a pas de dispersion intermodale.
En revanche, il existe un autre type de dispersion : la dispersion intramodale.
Son origine est la largeur finie du train d'onde d'émission qui implique que
l'onde n'est pas strictement monochromatique : toutes les longueurs d'onde ne se
propagent pas à la même vitesse dans le guide ce qui induit un élargissement de
l'impulsion dans la fibre optique. On l'appelle aussi dispersion chromatique. Ces
fibres monomodes sont caractérisées par un diamètre de cœur de seulement
quelques micromètres (le cœur monomode est de 9 µm pour le haut débit).
II.3.3 CONNECTEURS (ST, SC)
Les acronymes SC, LC, FC et ST correspondent aux types de conducteurs
optiques les plus utilisés pour les applications FTTH et réseaux de
communications. Quant à la terminologie PC/UPC/APC, cela correspond aux
types de polissage applique à la terminaison optique (ferrule) qui rend possible
le passage de l’impulsion optique à travers deux fibres optiques.
IMAGE DE CONNECTEUR DE FIBRE
II.3.4 CATEGORIES (Gradient d’indice, Saut d’indice)
Fibre multimode à saut d'indice ou à gradient d'indice ?
Selon la répartition de l'indice de réfraction de la fibre, la fibre multimode peut
être classée en deux catégories : la fibre multimode à saut d’indice et la fibre
multimode à gradient d’indice. Comme leurs principes de fonctionnement sont
différents, les deux types de fibres multimodes sont utilisés dans des scénarios
différents. Cet article vous fournira plus de détails sur les principes de
fonctionnement et les applications des deux types de fibres multimodes, ainsi
que sur leurs différences.
Principes de fonctionnement et applications de la fibre multimode à saut
d’indice
Dans les fibres optiques, la fibre à saut d’indice est une fibre dont l’indice de
réfraction est uniforme dans le cœur et fortement réduit dans l'interface cœur-
gaine en raison d’un indice de réfraction plus faible dans la gaine. Pour la fibre
multimode à saut d’indice, la lumière se propage le long de l'axe de la fibre en
zigzag selon le principe de la réflexion totale. La lumière qui pénètre dans la
fibre sous différents angles d'incidence empruntera des chemins différents. Bien
que les lumières incidentes se propagent à la même vitesse simultanément à
l'entrée, le temps nécessaire pour atteindre la sortie de la fibre est différent, ce
qui entraîne une dispersion temporelle appelée dispersion modale.
Comme les communications numériques utilisent des impulsions lumineuses
pour transmettre des signaux sur toute la longueur de la fibre, la dispersion
modale provoque un élargissement important de l'impulsion et sa propagation
lorsqu'elle se déplace avec la fibre. Plus la fibre transmet de modes, plus les
impulsions se propagent. Cela limite considérablement la largeur de bande des
fibres multimodes à saut d’indice. La dispersion modale est également
défavorable à la communication par fibre optique. Pour les systèmes à fibre
optique numérique, lorsque la dispersion est importante, elle entraîne un
chevauchement des impulsions, ce qui provoque une interférence inter-symbole
(ISI) et augmente le taux d'erreur binaire (TEB). Par conséquent, la dispersion
des fibres n'affecte pas seulement la capacité de transmission de la fibre, mais
limite également la distance de relais des systèmes de communication par fibre
optique. En raison de cette limitation, la fibre multimode à saut d’indice est
normalement utilisée dans les systèmes de communication sur de courtes
distances (quelques kilomètres) et à faible vitesse (8 Mb/s ou moins) à un coût
relativement inférieur. Cependant, la situation est différente en ce qui concerne
les fibres monomodes à saut d’indice. Dans une fibre monomode à saut d’indice,
elle ne peut transmettre que la lumière d'un seul mode. Par conséquent, la
dispersion modale est très faible, ce qui réduit l’impact moindre sur la distance
de transmission. Normalement, les fibres monomodes sont toutes à saut
d’indice.
Principes de fonctionnement et applications de la fibre
multimode à gradient d’indice
La fibre multimode à gradient d'indice est un type de fibre optique dont l'indice
de réfraction est plus élevé dans l'axe du cœur, puis diminue progressivement
vers l'interface cœur-gaine. C'est-à-dire que l'indice de réfraction d'une fibre à
gradient d'indice diminue progressivement à partir de son centre, et finit par
atteindre la même valeur que la gaine au bord du cœur. Le changement d'indice
de réfraction provoque une réfraction plutôt qu'une réflexion totale interne.
Lorsque la lumière traverse une couche ayant un indice de réfraction plus faible,
elle se replie sur l'axe de la fibre. La réflexion totale interne ne se produit pas car
la réfraction ramène la lumière dans l'axe de la fibre avant qu'elle arrive au
niveau de la gaine.
Dans le cas de la fibre multimode à gradient d'indice, la lumière se propage vers
l'avant sous forme d'oscillation sinusoïdale. Comme les fibres multimodes à saut
d’indice, les différentes lumières d'une fibre multimode à gradient d'indice
suivent des chemins différents. Cependant, la vitesse de propagation de la
lumière dans les fibres multimodes à gradient d'indice est différente car la
vitesse de la lumière guidée varie en fonction de l'indice de réfraction du cœur
de la fibre. Plus la lumière s'éloigne du centre de la fibre, plus sa vitesse est
rapide. La différence de vitesse compense les trajets plus longs suivis par les
rayons lumineux qui s'éloignent le plus du centre de la fibre. Cette égalisation du
temps de transmission des différents modes réduit considérablement la
dispersion des modes, ce qui permet d’obtenir une plus grande largeur de bande
dans la fibre à gradient d'indice. Par conséquent, la plupart des fibres
multimodes actuelles sont des fibres à gradient d'indice. Par rapport à la fibre à
saut d’indice, la fibre à gradient d'indice est généralement utilisée dans les
systèmes de communication à distance modérée (10~20 km) et à vitesse
relativement élevée (34~140 Mb/s), avec un coût supérieur.
Quelle est la différence entre les fibres multimodes à saut d’indice et à
gradient d’indice ?
Ces deux types de fibres se distinguent principalement par les aspects suivants :
Taille de la bande passante Bande passante Bande passante plus
réduite élevée
Scénarios d'application Normalement utilisée Généralement utilisée
dans les systèmes de dans les systèmes de
communication sur de communication à distance
courtes distances modérée (10~20 km) et à
(quelques kilomètres) vitesse relativement
et à vitesse réduite (8 élevée (34~140 Mb/s)
Mb/s ou moins)
Forme de transmission des La lumière se propage La lumière se propage
données le long de l'axe de la vers l'avant sous forme
fibre en zigzag d'oscillations/courbes
sinusoïdales
Dispersion modale Affecte la capacité de Dispersion fortement
transmission de la réduite par rapport à la
fibre et limite la fibre multimode à saut
distance de relais d’indice, ce qui permet
d'obtenir une bande
passante plus élevée
Performance Relativement Élevé
inférieur
Coûts Plus bas Plus élevé
II.4. SUPPORTS SANS FILS
Les technologies sans fils utilisent comme support des ondes
électromagnétiques. La transmission des bits s'effectue en utilisant l'onde
électromagnétique comme support, via des techniques de modulation, que nous
aborderons plus tard. L'émission et la réception de ces ondes se fait par des
antennes, intégrées dans toute carte sans fil. Ces techniques sont évidemment
moins faibles que le transport par un câble, fût-il optique ou en cuivre. Déjà, les
ondes s'atténuent avec la distance qu'elles parcourent : au-delà d'une certaine
distance, le signal transmis est trop faible pour être capté. La portée du sans fil
est donc limitée, là où les câbles sont capables d'avoir une portée bien plus
longue. De plus, les murs et autres objets ont tendance à atténuer les ondes
électromagnétiques qui les traversent, réduisant l'amplitude du signal. Là encore,
la portée est encore diminuée.
Les longueurs d'onde utilisées sont souvent des ondes radio, des micro-ondes, ou
des ondes infrarouges. Les ondes infrarouges sont rarement utilisées dans les
réseaux informatiques. Il faut dire que les infrarouges ne traversent pas les murs,
sans compter que beaucoup d'objets émettent un rayonnement infrarouge qui
peut biaiser le signal. Autant cela ne pose pas de problèmes pour transmettre le
signal d'une télécommande, autant cela ne convient pas pour des réseaux sans
fils LAN ou WAN. De même, les micro-ondes ne sont pas utilisées dans les
réseaux sans fils, pour des raisons différentes. La totalité des réseaux sans fils
actuels utilisent des ondes radio, c'est à dire des ondes dont la fréquence est
comprise entre 9 kHz et 300 GHz.
Les technologies sans fils peuvent être utilisées aussi bien pour créer des réseaux
de type PAN ou LAN que des WAN. On parle alors de Wireless PAN (WPAN),
Wireless LAN (WWLAN) et de Wireless WAN (WWAN). Les technologies
utilisées ne sont cependant pas les mêmes, les LAN, PAN et WAN ayant des
contraintes différentes. Pour les réseaux LAN et PAN, on utilise surtout la
technologie WIFI, ainsi que quelques autres. Les technologies sans fils WIFI
sont standardisées dans la norme IEEE 802.11. Initialement dans sa version
802.11, cette norme a reçue plusieurs révisions, qui ont donné naissance aux
versions 802.11a, 802.11b, 802.11g, 802.11n et 802.11ac. Chaque norme a un
débit maximal et une portée différent, les performances s'améliorant à chaque
version. Chaque norme définit plusieurs intervalles de fréquences, les canaux,
sur lesquels un périphérique peut émettre/recevoir. Le nombre de ces intervalles
de fréquences, les canaux, ainsi que leurs limites maximales et minimales sont
définie par la norme utilisée.
II.4.1 ONDES
Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une
variation réversible des propriétés physiques locales du milieu. Elle se déplace
avec une vitesse déterminée qui dépend des caractéristiques du milieu de
propagation.
Les ondes radios terrestres
Les technologies de transmission par radio les plus prisées actuellement quelle
que soit la taille du réseau. Aux ondes à bande étroite sont préférées celles à
spectre étalé (spread Spectrum), plus résistantes aux interférences.
Les usages de ces réseaux sont multiples. Par exemple, des ponts sans fils
permettent d’interconnecter des réseaux locaux, sans utiliser des supports
limités.
L’avènement des ordinateurs portables et autres périphériques mobiles à
démocratisé l’usage des réseaux radio pour les utilisateurs. A travers le
Bluetooth ou le WI-FI.
Les nouvelles générations de téléphonie cellulaire permettent désormais des
transmissions de données.
II.4.2 LASER
Comme pour la transmission en infrarouge en visibilité direct, cette technique
nécessite un champ de visibilité direct, sensible au problème d’alignement (entre
le laser et la photodiode). Cependant elle est résistante aux interférences et aux
perturbations, mais sensible aux conditions atmosphériques.
II.4.3 INFRAROUGE
Un faisceau de lumière rouge est utilisé pour transmettre les données. Ces
signaux sont très sensibles à un éclairage trop fort. Il est toutefois possible
d’atteindre des vitesses de l’ordre de 10 Mbps sur des distances de 330m
maximum.
L’intérêt de cette technique est que les éléments sont peu coûteux, car fabriqués
en grand nombre. C’est une solution bien adaptée en intérieur qui n’est pas
utilisable en extérieur, car elle est sensible aux conditions atmosphériques.
III – SUPPORTS DE TRANSMISSION DES RESEAUX ETENDUS
Pour que deux ordinateurs ou équipements réseau communiquent entre eux, il
faut qu'ils soient reliés par quelque chose qui leur permet de transmettre de
l'information. Ce quelque chose est ce qu'on appelle un support de
transmission, qui est souvent un simple câble réseau, composé d'un fil de cuivre
ou de fibre optique. Dans d'autres cas, la transmission se fait sans fils, avec des
technologies à base d'infrarouges, d'ondes radio ou de micro-ondes. On pourrait
notamment citer le WIFI, le Bluetooth, et bien d'autres. Pour résumer, il existe
deux types de supports de communication : les câbles réseaux et les sans-fils.
Il faut cependant noter que les spécialistes en électricité et en électronique ont
cependant un jargon un peu plus complexe que "avec fils" et "sans-fils". Ils
parlent à la place de liaison guidée (avec fils) et non-guidée (sans fils). Dans les
deux cas, le support de transmission va propager des ondes électromagnétiques,
qui codent les informations transmises. Si le support est guidé, les ondes
électromagnétiques ne pourront pas se disperser et seront contenues dans un
espace restreint. Leur direction de propagation sera quelque peu contrôlée de
manière à ce qu'elles aillent vers la destination et uniquement celle-ci. C'est le
cas pour les fibres optiques ou les câbles réseaux : l'onde électromagnétique ne
sort pas du câble et y reste confinée. Avec un support de transmission non-
guidé, les ondes électromagnétiques vont se propager dans toutes les directions :
elles ne seront pas guidées ou confinées dans un câble et seront émises dans
toutes les directions à partir de la source. C'est le cas des ondes WIFI, Bluetooth
et de toutes les technologies sans-fils en général.
Classification des supports de transmission
Chaque support a ses avantages et inconvénients, le plus important étant sa
portée. Les supports sans-fils n'émettent pas au-delà d'une certaine distance, au-
delà de laquelle le signal transmis est trop atténué pour être capté. On observe
un phénomène similaire sur les câbles réseaux, qu'ils soient en cuivre ou en fibre
optique, mais il est plus sensible sur les câbles en fils de cuivre, raison pour
laquelle les fibres optiques sont surtout utilisées pour de grandes distances. De
manière générale, les technologies sans-fils ont une mauvaise portée : les ondes
électromagnétiques vont se disperser dans l'environnement, facilitant leur
atténuation. Les supports guidés (les câbles en cuivre et fibres optiques) n'ont
pas ce problème : ils guident l'onde électromagnétique, qui ne peut pas
s'échapper du câble.
Les câbles réseaux sont de loin la technologie la plus répandue dans nos foyers.
Vous le savez peut-être, mais il existe grosso-modo deux types de câbles
réseaux : les câbles basés sur des fils de cuivre, et la fibre optique. Peut-être
savez-vous même que la fibre optique est bien plus rapide que la paire cuivre.
Dans ce qui va suivre, nous allons voir aussi bien la paire cuivre, plus répandue
dans nos foyers, que la fibre optique. Gardez à l'esprit que la fibre optique est
certes plus puissante, mais aussi plus chère. C'est pour cela que les câbles
réseaux qui relient votre ordinateur à votre box internet sont encore des câbles
réseaux standards, en cuivre. Il faut savoir que ces câbles sont utilisés aussi bien
pour construire des LAN que des réseaux plus importants. Par exemple, ce sont
ces câbles qui relient votre box Internet à Internet.
III.1 ONDES (Hertzienne, Radio)
Une onde radioélectrique, communément abrégée en onde radio, est une onde
électromagnétique dont la fréquence est inférieure à 300 GHz. Si la longueur
d'onde dans le vide est supérieure à 1 mètre (fréquences inférieures à 300 MHz)
on parle d'ondes « radiofréquences ». Si la longueur d'onde dans le vide
comprise entre à 1 millimètre et 1 mètre (fréquences comprises entre
300 MHz et 300 GHz) on parle d'ondes « hyperfréquences »1. Adaptées au
transport de signaux issus de la voix et de l'image, les ondes radio permettent
les radiocommunications (talkie-walkies, téléphone sans fil, téléphonie
mobile…), la radiodiffusion et les radars. Avec les micro-ondes, les
radiofréquences font partie des rayonnements non-ionisants. Leurs effets
biologiques et environnementaux, à certaines fréquences et intensités, font
l'objet de nombreuses études, très discutées dans le cadre du développement des
communications sans fil, et notamment de la 5G.
Les ondes radios par satellites
Les systèmes micro-ondes permettent d’interconnecter des bâtiments repartis sur
des zones relativement peu étendues. C’est la méthode la plus utilisée aux Etats-
Unis pour transmettre sur les longues distances. Des résultats excellents sont
obtenus sur deux point, en visibilité direct (un satellite en orbite géostationnaire
et une liaison terrestre, entre deux bâtiments ou sur de grandes étendues).
Il est nécessaire de disposer d’une homologation, de deux émetteurs-récepteurs
radio, ainsi que d’antennes directionnelles qui doivent être précisément
positionnées.
III.2 SATELLITE
Un satellite de télécommunications est un satellite artificiel placé dans l'espace
pour des besoins de télécommunications. Selon le besoin, il circule sur
une orbite géostationnaire, une orbite terrestre basse ou une orbite de
Molnia d’où il relaie le signal émis par des stations émettrices vers des stations
réceptrices. Les télécommunications par satellite constituent la première
application commerciale de l'ère spatiale avec le lancement d'un premier satellite
opérationnel (Intelsat I) en 1965. Développé initialement pour les
télécommunications téléphoniques longue distance à une époque où seuls
les câbles sous-marins permettaient le transport à longue distance de la voix
depuis le milieu du XXe siècle, il a trouvé depuis d'autres applications. Le gros de
l'activité concerne la diffusion de programmes de télévision. Pour des services
fixes, les satellites de communications apportent une technologie
complémentaire à la fibre optique. Ils sont également utilisés pour des
applications mobiles, comme des communications vers les navires ou les avions.
IV – DEFAUTS DES SUPPORTS DE TRANSMISSION
Quels sont les défauts du support de transmission qui perturbent le signal ?
Les défauts du support de transmissions qui perturbent le signal sont les bruits
(parasites), les affaiblissements d'amplitude et les distorsions de phase.
IV.1 AFFAIBLISSEMENT OU ATTENUATION
En électronique, l'atténuation ou affaiblissement est la diminution relative de la
puissance d'un signal au cours de sa transmission. C'est la quantité par
laquelle il faut multiplier la valeur du signal à la sortie pour obtenir celle à
l'entrée de la section considérée.
IV.2 INADAPTATION D’IMPEDANCE
L’adaptation d'impédances est une technique utilisée en électricité permettant
d'optimiser le transfert d'une puissance électrique entre un émetteur (source) et
un récepteur électrique (charge) et d'optimiser la transmission des signaux de
télécommunications.
dans les lignes de transmission, l'impédance caractéristique est une
sorte de perméabilité du milieu qui cause des réflexions quand elle
change (comme en optique ou en acoustique) et qui deviennent
gênantes quand la longueur de la ligne approche une fraction non
négligeable de la longueur d'onde du signal. Elle a la valeur de
l'impédance qu'on mesurerait aux bornes d'une ligne de longueur
infinie. À la fin d'une ligne de transmission l'impédance du récepteur
doit être égale à l'impédance caractéristique de celle-ci pour éviter les
réflexions en simulant une prolongation infinie à celle-ci.
Ceci est valable uniquement si l'impédance de l'émetteur est également égale à
l'impédance caractéristique de la ligne
IV.3 DISTORSIONS
La distorsion désigne, dans un appareil ou un canal de transmission, l'ensemble
des modifications indésirables d'un signal qui ne soient ni un gain, ni
une atténuation, ni un retard.
Une certaine altération du signal est inévitable ; on cherche à transmettre celui-ci
avec le plus d'exactitude possible. Les progrès en la matière ont donné en audio
le concept de Haute-Fidélité. La limitation de la distorsion dans les circuits
intégrés participe à l'intégrité du signal.
Cependant, alors que la plupart des techniciens cherchent à réduire les
déformations du signal, d'autres, notamment les musiciens et leurs fabricants
d'instruments, les cultivent et en font un élément constitutif de leur son. C'est le
cas par exemple des amplificateurs pour guitare électrique. Pour varier les effets
musicaux, certains fabricants d'amplificateurs les munissent d'un réglage
d'overdrive, et on trouve des pédales d'effet nommées distorsion, fuzz ou
saturation. Ces appareils déforment en effet le signal, mais comme ils le font
volontairement, il ne s'agit pas de distorsion au sens propre du terme.
Un des avantages majeurs du traitement numérique du signal est la possibilité de
le transmettre sans aucune distorsion. Dans la chaîne numérique, il n'y a de
distorsion que lorsque le signal est modifié
IV.4 BRUITS (Blancs, Impulsifs) ET DIAPHONIE
Un bruit blanc est une réalisation d'un processus aléatoire dans lequel la densité
spectrale de puissance est la même pour toutes les fréquences de la bande
passante. Le bruit additif blanc gaussien est un bruit blanc qui suit une loi
normale de moyenne et variance données. Des générateurs de signaux aléatoires
(« signal de bruit ») sont utilisés pour des essais de dispositifs de transmission
et, à faible niveau, pour l'amélioration des systèmes numériques par dither.
En synthèse et traitement du son, on ne considère que les fréquences audibles,
comprises entre quelques hertz et 16 kHz ; le « bruit blanc » désigne, sans
rigueur mathématique, une variété aiguë de souffle.
On nomme diaphonie, son (parfois « bruit » ou « crosstalk » en anglais)
l'interférence d'un premier signal avec un second. On trouve des traces du
premier signal dans le signal du second, souvent à cause de phénomènes
d'induction électromagnétique.
Afin de minimiser la diaphonie, on utilise par exemple des paires torsadées dans
les câbles servant aux transmissions de données dans les réseaux téléphoniques
et informatiques.
Dans les circuits intégrés rapides et à haute densité, la diaphonie compromet
l'intégrité du signal.
V – CHEMINEMENT DES CABLES
Cheminement des câbles de différentes catégories
Il est recommandé que des câbles de catégories différentes (par ex alimentation
secteur et liaison bas niveau) ne soient pas dans le même faisceau ou le même
conduit. Les chemins de câbles doivent être remplis au maximum à la moitié de
leur capacité.
Il convient de séparer d'un point de vue électromagnétique les faisceaux les uns
des autres, soit avec des blindages soit en plaçant les câbles dans des conduits
différents. La qualité du blindage détermine la distance à conserver entre
faisceaux. Sans aucun blindage, conserver une distance suffisante entre
faisceaux est une solution satisfaisante.
V.1 GOULOTTE
C'est quoi les goulottes ?
Couloir ou tuyau incliné permettant de guider la descente de matériaux liquides,
pâteux, pulvérulents ou granuleux. 2.
Comment installer une goulotte sur un mur ?
Fixez les goulottes à l'aide de colle (ou de vis) ... mais évitez les débordements.
Fixer le profil de base n'a rien de très compliqué. Prenez le temps d'ébavurer la
coupe, puis appliquez un cordon de mastic-colle de fixation en zigzag au dos du
segment, avant de le poser sur le mur.
V.2 PRETUBAGE
Le prétubage Il consiste à couler le béton du mur ou du béton des tubes appelés
fourreaux dans lequel on fait passer les câbles. Les guides câbles permettent de
tire les câbles dans ces fourreaux sur une longue distance.
V.3 INTER CARPET SYSTEM
C'est une technique qui consiste à faire passer les câbles entre les dalles de
moquette dans leur épaisseur
V.4 FAUX PLANCHER
Un faux plancher, ou plancher technique est un local technique souvent utilisé
dans les salles où il y a nécessité de modifications/contrôle assez fréquents et de
d’interconnexion entre différents appareils. Souvent ce faux-plancher sert aussi à
faire passer l'air frais venant d'un climatiseur le faux-plafond servant à évacuer
la chaleur.
V.5 FAUX PLAFOND
En architecture, un plafond suspendu, généralement appelé à raison faux
plafond, est un plafond situé sous le plafond principal. Il est généralement
constitué de matériaux légers comme des plaques de plâtre fixés sur une
structure métallique. Autrefois, les plafonds suspendus se nommaient aussi faux
planchers.
On aménage également quelquefois des faux planchers dans des salles
informatiques et l’infrastructure de bureaux, etc. pour faciliter le passage des
câbles (énergie, télécommunication, Internet, etc.
VI – CRITERES DE CHOIX DES SUPPORTS DE TRANSMISSION
Nature des informations
Environnement
► Un environnement informatique est composé de matériels (Harware) et de
logiciels (Software).
...
► Un environnement informatique est constitué de plusieurs matériels qui
assurent des fonctions techniques différentes :
Moniteur ;
Clavier ;
Clé USB ;
Souris ;
Des hauts parleurs.
Objectifs : la nécessité d'exploiter des données réparties dans un réseau impose d'en
appréhender l'infrastructure matérielle et logicielle, support du système d'information
comptable. Mémoriser le schéma synoptique du réseau.
Distance
La longueur maximale d'un câble réseau Ethernet dépend de la catégorie du
câble Ethernet. Par ailleurs, plus la distance du câble est importante, plus la
force du signal s'atténue.
Remarque : Le signal peut également être perturbé par le bruit dû aux courants
électriques et aux fréquences radio.
Voici un tableau avec les distances et les débits correspondants selon la
catégorie du câbles Ethernet :
Un câble réseau Ethernet de bonne qualité peut prendre en charge des longueurs
supérieures à 100 mètres, mais la vitesse de transmission des données sera
réduite.
Débit
En informatique et en télécommunications, on parle de débit binaire (bit
rate en anglais).
Le haut débit désigne un accès internet relativement rapide.
Nombre de données qui peuvent être transmises d'un point à un autre en un laps
de temps déterminé. Le débit détermine la vitesse de transmission des
informations sur un réseau informatique. C'est un paramètre déterminant en ce
sens que, de lui, dépendent les performances du réseau. Certains transferts
d'informations sont nécessitent un débit important, comme les transferts de
fichiers vidéo ou photo, notamment.
Impédance
L'impédance caractéristique d'une ligne de transmission est une représentation
d'une forme de perméabilité du milieu. Elle joue un rôle similaire à ce qu'on
observe avec les ondes sonores ou les ondes électromagnétiques. Quand une
onde traverse la frontière entre deux milieux différents, une partie de son énergie
ne peut être transmise d'un milieu à l'autre et repart dans l'autre sens. Dans une
ligne de transmission, elle correspond à l'impédance qu'on pourrait mesurer à ses
bornes si elle avait une longueur infinie. C'est la raison pour laquelle des lignes
de transmission suffisamment longues par rapport à la longueur d'onde du signal
qu'elles transmettent ont besoin d'être "terminées" par des charges qui
correspondent à cette impédance caractéristique. Ainsi, le signal se perd dans
une charge comme si la ligne continuait à l'infini et ne se réfléchit donc pas. Une
réflexion risquerait de causer des interférences.