La Haute Couture:: Sous La Direction de Mme PERGOUX-BAEZA Catherine
La Haute Couture:: Sous La Direction de Mme PERGOUX-BAEZA Catherine
M1 Métiers de la traduction
parcours espagnol
La Haute
couture :
GONDARD Emmanuelle
Soutenu publiquement le :
30 juin 2017
1. INTRODUCTION
J’ai choisi le thème de la mode pour ce mémoire, car c’est un secteur qui m’a toujours intéressée et
dans lequel je trouve des sources fournies et variées d’informations. Ainsi, la mode peut être
explorée d’un point de vue technique (comme les matières utilisées pour l’habillement, leur
provenance, les cultures qui y sont attachées, etc), comme sociologique. Lors de mes recherches,
j’ai découvert que de nombreux sociologues s’étaient déjà penchés sur ce thème, à l’instar de
Roland Barthes dans Système de la mode, Guillaume Erner dans Sociologie des tendances, et bien
d’autres. L’ouvrage de Guillaume Erner m’a permis de comprendre à quoi se référait Patricia Sañes
dans son point de vue intitulé « Un pari pour la liberté » lorsqu’elle parle de « société
postmoderne » : il s’agit ici d’une société « autoréférencée »1. C’est aussi grâce à lui que j’ai pu
trouver le terme exact pour « polisón », qui ne se traduit pas par « crinoline » lorsqu’il s’agit de
Charles Frederick Worth. Il est au contraire le premier à avoir refusé d’utiliser la crinoline pour
donner du volume à la jupe et l’a remplacée par une demi-cage, la tournure 2. Ces lectures ont pour
moi été un réel enrichissement et ont conforté ma volonté de travailler dans ce domaine à l’issue de
mon diplôme. La mode est aussi pour moi quelque chose qui touche tout individu, qu’il s’y
intéresse ou non. C’est ainsi un thème à la fois rebattu et méconnu, souvent victime des préjugés qui
lui sont rattachés, tels que sa légèreté et les travers présents dans son secteur. La mode est-elle
frivole ? La question a été posée de nombreuses fois et continue de l’être. Si cette interrogation fait
plutôt figure d’assertion pour certains, on ne peut nier l’attrait que la mode exerce sur beaucoup, et
cela de tout temps.
C’est Alice Bériot, une traductrice pragmatique venue donner une conférence à l’Université en
début d’année qui m’a donné l’idée de ce thème en citant les domaines qui étaient les plus
susceptibles de recruter (la mode et plus précisément la Haute couture en font partie, de même que
les secteurs de la médecine, de l’aéronautique, du juridique et du financier). La mode était le sujet
sur lequel je me sentais la plus apte à travailler, qui me plaisait a priori le plus, et finalement le seul
où j’ai pu trouver matière suffisante à l’élaboration d’un corpus de traduction.
J’ai ensuite naturellement orienté ma recherche vers des créateurs espagnols, et me suis procuré le
livre Cristóbal Balenciaga, la excelencia en la Alta costura de Noemi Collado Becerra. Elle est
licenciée en stylisme et mode de l’Université Polytechnique de Madrid, a étudié au Central Saint
Martins Colleges of Arts and Design, une école de design londonienne et travaille actuellement
comme styliste dans le département Studio Classics Menswear de la chaîne de grands magasins El
1 ERNER, Guillaume : Sociologie des tendances, p.61
2 ERNER, Guillaume : Victimes de la mode ? Comment on la crée, pourquoi on la suit, p.26
« No soy ni un sabio,
ni un general
victorioso »
Cristóbal Balenciaga
En la etapa de la Alta Costura surgieron los mejores creadores de moda y se alcanzó la esencia de la
elegancia y la creatividad. La moda ha ido cambiando a lo largo de la Historia sujeta a los cambios
culturales y la (sic) sociales.
Todo surge en el siglo XIV. En esta época existían una serie de profesionales que se dedicaban a la
creación de calzado, sombreros, prendas de sastrería o modistería. Los mejores creadores se
encontraban en París, cuna de grandes movimientos artísticos y culturales. Los artesanos estaban
sometidos a las órdenes de sus clientas, no tenían ninguna relevancia social. Sus bellos trajes y sus
innovaciones, no trascendían al plano social. Su arte era anónimo.
Madame Rose Bertin fue conocida por ser la creadora, de numerosas prendas para la realeza de la
época : Duchess of Chartres, Louise Marie Adélaide de Bourbon y finalmente la Reina Marie
Antoinette. Tenían el estatus de “merchandes de modes” o “mercader de moda”. Su nombre y sus
creaciones fueron conocidos mundialmente. Tenía gran cantidad de empleados, subcontratas y
proveedores. En 1778 había adquirido tanta importancia en la corte que la prensa ya se refería a
ella, como la “Ministra de la moda”. Este apelativo subrayaba la posición de Rose dentro de la
aristocracia, así como la consideración de que representaba a Francia a nivel internacional.
En la segunda mitad del siglo XIX surge el concepto de Alta Costura, tal y como lo conocemos hoy
en día. En esta época se forjaron creadores que rompieron esquemas y que aportaron recursos
novedosos para realizar modelos de gran dificultad. Fueron años donde la elegancia y la búsqueda
de la creatividad, eran los elementos clave. Líneas rompedoras e innovaciones en los tejidos. Los
modistos buscaban tener una nueva posición en la sociedad.
« Je ne suis ni un sage,
ni un général
victorieux »
Cristóbal Balenciaga
À l’époque de la Haute couture, les meilleurs créateurs de mode apparurent, et l’on atteignit
l’essence même de l’élégance et de la créativité. La mode n’a cessé de changer tout au long de
l’Histoire, sujette aux changements culturels et sociaux.
Tout commence au XIVème siècle. À cette époque existait une multitude de professionnels qui se
consacraient à la création de chaussures, de chapeaux, de vêtements de tailleurs ou de couturiers.
Les meilleurs créateurs se trouvaient à Paris, berceau des grands mouvements artistiques et
culturels. Les artisans devaient répondre aux ordres de leurs clientes et ne jouissaient d’aucune
considération sociale. Leurs belles tenues et leurs innovations ne dépassaient pas la sphère sociale.
Leur art était anonyme.
Madame Rose Bertin s’est rendue célèbre en créant de nombreuses tenues qui ont habillé la royauté
de l’époque : la Duchesse de Chartres, Louise Marie Adélaïde de Bourbon et enfin la reine Marie
Antoinette. Ces personnalités avaient le statut de « commerçantes de modes » ou « marchandes de
mode », et grâce à elles le nom et les créations de Madame Rose Bertin furent connus
mondialement. Elle avait beaucoup d’employés, de contrats de sous-traitance et de fournisseurs. En
1778, elle avait acquis tant d’importance à la Cour que la presse se référait désormais à elle comme
la « Ministre de la Mode ». Ce nom soulignait la position de Rose dans l’aristocratie, de même que
la considération qu’elle représentait pour la France au niveau international.
Dans la seconde moitié du XIX ème siècle surgit le concept de Haute couture tel que nous le
connaissons aujourd’hui. À cette époque se forgèrent des créateurs qui renversèrent les schémas et
apportèrent des moyens novateurs leur permettant de réaliser des modèles d’une grande difficulté.
Ce furent des années où l’élégance et la recherche de la créativité étaient les éléments clés, tout
comme les lignes de rupture et les innovations dans les tissus. Les couturiers cherchaient à avoir
une position nouvelle dans la société.
Desde sus comienzos, su éxito fue espectacular. Vistió a personajes tan importantes como la
Emperatriz Isabel de Austria o Sisi como era conocida. También a la Emperatriz Eugenia de
Montijo, esposa de Napoleón III. Poco a poco empieza a vestir a damas de la Alta Sociedad y a
diversas celebridades de la época.
Adoraba el arte y las exposiciones. Visitaba asiduamente la National Gallery o el Museo del Louvre.
Se inspiraba en el siglo XVIII : en sus tejidos, bordados y vestidos. En sus diseños podemos ver
recurrentemente, el uso de colas exentas para los vestidos, tejidos pesados de raso de finales del
XIX y el uso del polisón.
Firmaba sus prendas como si fueran obras de arte, exigiendo notoriedad en la sociedad. Tenía una
técnica comercial y un sistema de trabajo completamente novedoso. Presentaba sus modelos
mediante el uso de maniquíes vivientes. Worth aportó su ingenio y su creatividad en este periódo,
en el que se estaba consolidando la Alta Costura.
Otro diseñador de esta etapa es Mariano Fortuny. El diseñador creó en 1907 la túnica “Delphos”
utilizando una novedosa técnica, para plisar la seda. Su evolución no se ceñía solo a la innovación
de las líneas, sino también a la mejora de los tejidos. Utilizaba constantemente nuevas técnicas y
materias primas. En sus diseños usaba terciopelos y sedas importadas de India, China y Japón.
Tintaba los tejidos a mano. Utilizaba tintes naturales, de origen vegetal o animal, como la cochinilla
o el mures (sic). Empleba (sic) unas fórmulas secretas, que aún hoy en día se desconocen.
Depuis ses débuts, son succès fut spectaculaire. Il vêtit des personnalités aussi importantes que
l’impératrice Isabelle d’Autriche, plus connue sous le nom de Sissi, ou l’impératrice Eugénie de
Montijo, épouse de Napoléon III. Petit à petit, il commence à habiller les dames de la haute société
et les diverses célébrités de l’époque.
Il adorait l’art et les expositions. Il visitait assidûment la National Gallery ou le musée du Louvre. Il
s’inspirait du XVIIIème siècle pour ses tissus, ses broderies et ses robes. Dans ses conceptions, nous
observons de manière récurrente l’usage de traînes amovibles pour les robes, de lourds tissus en
satin de la fin du XIXème siècle et de la tournure.
Il signait ses tenues comme si elles étaient des œuvres d’art, exigeant de la notoriété dans la société.
Il avait une technique commerciale et un système de travail complètement innovants. Il présentait
ses modèles par le biais de mannequins vivants. Worth apporta son ingéniosité et sa créativité à une
époque où la Haute couture était en train de s’établir.
Mariano Fortuny compte parmi les créateurs de cette époque. Il créa en 1907 la robe de soirée
« Delphos » en utilisant une technique novatrice pour plisser la soie. Cette évolution ne se limitait
pas à l’innovation des lignes, mais aussi à l’amélioration des tissus. Il usait constamment des
techniques et des matières premières nouvelles. Dans ses créations, il utilisait des velours et des
soies importées d’Inde, de Chine et du Japon. Il teignait les tissus à la main. Il employait des
teintures d’origine animale, comme la cochenille ou le murex, ou végétale. Il se servait de formules
secrètes qui restent aujourd’hui encore inconnues.
4 Tous les passages en italique suivis d’un astérisque sont en français dans le texte.
Con los años su estilo fue evolucionando hacia la extravagancia. En las etapas finales de su carrera,
ya no contemplaba el confort del vestido, sino solo su estética. El diseñador cada vez subía más el
talle, hacía más profundos los escotes y estrechaba sus faldas. En 1910 lanzó la falda entallada, que
obligaba a las mujeres a ir dando pequeños pasitos para poder avanzar. Posteriormente, en 1911
para asombro de toda la sociedad, presentó la falda pantalón. Fue un diseñador que destacó por su
originalidad y osadía.
En este periodo aparecen diseñadoras como Molyneux, Paquin, Jean Patou, Redfern o Madeleine
Vionnet, que conforman la primera generación de couturiers.
Madeleine Vionnet comenzó su trayectoria en los talleres de las hermanas Callot. Estuvo trabajando
como responsable artística de la casa, durante varios años. Fue la primera diseñadora que redefinió
la relación existente entre la ropa y el cuerpo. Realizó un amplio estudio de la anatomía femenina.
Ella fue la precursora del corte al biés y de los drapeados. Esta técnica se basaba en deslizar
suavemente las telas sobre el cuerpo de la mujer y de esta manera resaltar las curvas del cuerpo
femenino. Quería permitir al vestido, adaptarse a la figura femenina y no al revés. Hasta entonces la
técnica del corte al biés solo se utilizaba en la confección de algunos elementos de las prendas.
Vionnet tenía una gran predilección por la simplicidad y durante toda su carrera trató de alcanzarla.
Su vestido de noche color marfil (1935) se considera una obra maestra. Su caída se debe a una única
costura.
Vionnet avait une prédilection pour la simplicité et s’efforça d’y parvenir durant toute sa carrière.
Sa robe du soir couleur ivoire (1935) est considérée comme un chef d’œuvre. Son drapé est dû à
une couture unique.
Por otra parte, Jeanne Lanvin fue una diseñadora que creó diferentes líneas. Se inspiraba en la
historia del arte. Comenzó su carrera diseñando tocados. Tenía una línea para chicas jóvenes y otra
para mujeres más maduras. Creó una casa de moda que tenía en cuenta los grupos de edad. Sus
colecciones se caracterizaban por el uso de patrones sencillos y modelos realizados con colores muy
vivos. Desarolló una línea femenina y romántica. En 1926 la diseñadora se lanzó a la creación de
prendas masculinas, por lo que en su salón se distinguían diferentes líneas de producto.
En esta primera hornada de grandes costureros podemos añadir el trabajo de Suzanne Talbot, Elsa
Schiaparelli, Le Monier y Caroline Rebout. También debemos destacar el trabajo de los diseñadores
de lencería Lucien Lelong y Cadolle.
Elsa Schiaparelli era una diseñadora que se decantaba por la extravagancia y el surrealismo. Sus
desfiles eran prácticamente espectáculos teatrales. A través de sus diseños buscaba ganarse un hueco
en el controvertido mundo del arte.
Tenía una visión muy amplia del mundo de la costura. Decía, que la moda nacía de pequeños
acontecimientos, de tendencias y hechos históricos. Era parte de algo más grande, con más
significación, que elegir el entalle o el largo de los vestidos. Creó una serie de diseños de ambiente
surrealista : bolsos en forma de teléfono, bolsillos con forma de labios, vestidos con cajones de
escritorio o sombreros con forma de zapato. Para Schiaparelli la costura era un arte.
En esta etapa, de los años 30, se producen muchos cambios. El largo de la falda se sitúa a la altura
de la pantorrilla, la cintura se sitúa en su posición natural. Los hombros se marcan más en las
siluetas. Greta Garbo se convierte en un modelo a imitar : una mujer de belleza clásica, pero con un
carácter fuerte.
De son côté, Jeanne Lanvin fut une créatrice qui élabora différentes lignes. Elle s’inspirait de
l’histoire de l’art.
Elle commença sa carrière en concevant des chapeaux. Elle avait une ligne pour les jeunes filles et
une autre pour les femmes plus mûres. Elle créa une maison de mode qui tenait compte des tranches
d’âge. Ses collections se caractérisaient par l’utilisation de patrons simples et de modèles réalisés
avec des couleurs très vives. Elle réalisa une ligne féminine et romantique.
En 1926, la créatrice se lança dans la réalisation de vêtements pour homme, on distinguait donc
différentes lignes de produits dans son salon.
Nous pouvons ajouter le travail de Suzanne Talbot, Elsa Schiaparelli, Le Monnier et Caroline
Rebout à cette première vague de grands couturiers. Il faut aussi souligner le travail des créateurs de
lingerie, Lucien Lelong et Cadolle.
Elsa Schiaparelli était une créatrice qui penchait pour l’extravagance et le surréalisme. Ses défilés
étaient quasiment des spectacles de théâtre. Elle cherchait à se faire une place dans le monde
controversé de l’art à travers ses créations. Elle avait une vision très vaste du monde de la couture.
Elle disait que la mode naissait de petits événements, de tendances et de faits historiques ; qu’elle
faisait partie de quelque chose de plus grand et avait plus de sens que choisir l’ajustement ou la
longueur des vêtements. Elle créa une série de modèles d’ambiance surréaliste : sacs en forme de
téléphone, poches en forme de lèvres, robes avec des tiroirs de bureau ou chapeaux en forme de
chaussures. Pour Schiaparelli, la couture était un art.
À cette époque, pendant les années 1930, se produisent beaucoup de changements. La longueur de
la jupe se situe à hauteur du mollet, la ceinture à sa position naturelle. Les épaules sont plus
marquées sur les silhouettes. Greta Garbo devient le modèle à imiter : une femme d’une beauté
classique, mais avec un fort caractère.
Además en esta etapa surgen los tejidos sintéticos. Son tejidos que se obtienen a partir de filamentos
que han sido elaborados químicamente (mediante elementos derivados del petróleo).
Aparece el naylon, el poliéster o el rayón. El naylon es un tipo de fibra textil fuerte, con poca
absorvencia (sic), que mantiene el calor, resiste a las arrugas y por el contrario, acumula electricidad
estática. El rayón es un tipo de tejido también sintético pero que mantiene el color, es fácil de teñir y
encoge con facilidad. Estas nuevas cualidades de los tejidos, permiten realizar diseños novedosos,
con una reducción considerable del coste de producción. Es una revolución dentro del mundo de la
moda.
Las casas de Alta Costura comienzan cada temporada mostrando sus colecciones en sus grandes
salones de costura. Las clientas asisten al pase de la colección acomodadas en las lujosas sillas de
los salones. Las modelos desfilan entre las sillas portando un número distintivo. Estas mismas
clientas, seleccionan los modelos de la colección y comienzan las visitas al atelier, para la toma de
medidas y las posteriores pruebas.
En esta época de esplendor de la Alta Costura, la labor de los diseñadores estaba muy justificada. La
sociedad exigía que las damas de alto poder adquisitivo tuvieran un guardarropa ajustado a todas las
ocasiones. Debían de tener un traje diferente para la mañana, otra para la tarde y la noche. Las
clientas solicitaban entre seis y ocho trajes por temporada. Trajes de lana para la mañana,
compuestos por una chaqueta y una falda con largo hacia la rodilla. Vestidos de coctél para la tarde
y vestidos de raso para la noche.
En outre, les tissus synthétiques apparaissent à cette époque. On obtient ces tissus à partir de
filaments élaborés chimiquement (au moyen d’éléments dérivés du pétrole). Le nylon, le polyester
ou la rayonne apparaissent.
Le nylon est une sorte de fibre textile solide, peu absorbante, qui conserve la chaleur, résiste aux
plis mais en revanche, accumule l’électricité statique.
La rayonne est aussi une sorte de tissu synthétique qui conserve bien la couleur, est facile à teindre
mais rétrécit facilement. Ces nouvelles qualités de tissus permettent de réaliser des créations
innovantes avec une réduction considérable du coût de production. C’est une révolution dans le
monde de la mode.
Les maisons de Haute couture débutent chaque saison en présentant leurs collections dans les
grands salons de couture. Les clientes assistent au défilé de la collection confortablement installées
dans les sièges luxueux des salons. Les mannequins défilent entre les fauteuils en portant un numéro
distinctif. Ces mêmes clientes sélectionnent les modèles de la collection et commencent les visites à
l’atelier* pour la prise des mesures et les essayages ultérieurs.
Dans ces moments de splendeur de la Haute couture, le travail des créateurs était très justifié. La
société exigeait des femmes au fort pouvoir d’achat qu’elles aient une garde-robe adaptée à toutes
les occasions. Elles devaient porter une tenue différente pour le matin, l’après-midi et le soir. Les
clientes commandaient entre six et huit costumes par saison. Des costumes de laine pour le matin,
composés d’une veste et d’une jupe à longueur de genou. Des robes de cocktail pour l’après-midi et
des robes de satin pour le soir.
Utilizaba todo tipo de refuerzos para conservar la estructura de sus modelos. Fundamentalmente
eran capas de dril y entretelas. Mediante estos refuerzos, daba a sus modelos una apariencia ligera.
Dior cambió la manera de presentar las colecciones al público. Creó espectáculos, más que desfiles.
Las modelos cambiaban repentinamente de ritmo al andar y los diseños se nombraban con
conceptos llenos de fantasía. Tenía un gran olfato para los negocios y grandes conocimientos de
marketing. Fue un gran impulsor de la Alta Costura en París.
Pero definitivamente, el diseñador más emblemático de la Alta Costura fue sin duda, Cristóbal
Balenciaga. Se adelantó a su tiempo, se movíó (sic) a través de la innovación y la arquitectura
aplicada a la moda.
Los vestidos de Balenciaga creaban un halo especial sobre la mujer que los llevaba, exaltaban los
aspectos más bellos de su cuerpo y escondían aquellos que no eran tan perfectos. Convertía a las
señoras en bellas y elegantes, con vestidos sobrios, no insinuantes. Le daba mucha importancia a la
comodidad, combinando ésta, con un acabado impecable (que a veces no se percibía a primera
vista).
Il utilisait tous types de renforts pour conserver la structure de ses modèles. C’était essentiellement
des couches de drill et des doublures. Au moyen de ces renforts, il donnait à ses modèles une
apparence légère.
Dior changea la manière de présenter les collections au public. Il créa des spectacles, plus que des
défilés. Les mannequins changeaient subitement de rythme en marchant et les modèles portaient des
noms pleins de fantaisie. Il avait du flair pour les affaires et de grandes connaissances de marketing.
Il fut un grand promoteur de la Haute couture à Paris.
Mais le créateur le plus emblématique de la Haute couture fut sans aucun doute Cristóbal
Balenciaga. Il fut en avance sur son temps et évolua parmi l’innovation et l’architecture appliquée à
la mode. Les robes de Balenciaga créaient un halo spécial autour de la femme qui les portait,
exaltaient les plus belles parties de son corps et cachaient celles qui n’étaient pas aussi parfaites. Il
sublimait leur beauté et leur élégance avec des robes sobres, pas provocantes. Il accordait beaucoup
d’importance au confort, l’associant à une finition impeccable (que l’on ne percevait pas toujours à
première vue).
El proceso de investigación que realizaba Balenciaga para cada colección, surgía a partir de una
evolución de sus trabajos anteriores, de manera que ciertos rasgos se repetían en su obra; la
perfección en las mangas, las prendas sin cuello o cuello basculado, dejando la nuca al descubierto,
las túnicas o las faldas globo.
A través de su trayectoria, que se caracterizó por mantenerse en constante evolución, podemos
observar creaciones como las preciosas túnicas, los vestidos de noche en forma de globo o los trajes
sastre de línea semi-entallada. Creó impermeables de plástico, con tejidos de su propia invención,
tejidos llenos de belleza y un sinfín de recursos para buscar en la mujer su belleza interior y
mostrarla al exterior.
Las revistas de moda han influido mucho sobre la difusión de la Alta Costura. En 1945 se afianzan
las ventas de “Vogue” en Francia y surgen revistas como “Elle” y “Marie Claire”. Retratan la moda
a través de reportajes llenos de fantasía. Mostraban el mundo de la moda desde un punto de vista
muy sofisticado.
Aparece el periódico especializado en moda “Women’s Wear Daily”. Los periodistas tenían un gran
peso dentro del mundo de la moda. Convirtieron en artistas a los grandes creadores del mundo de la
moda y aumentaron su prestigio. Ponemos poner como ejemplo como Diana Vreeland (editora de la
revista “Vogue”), denominó “Ford de la moda”, al famoso petite robe noire de Chanel y llenó las
portadas de modelos de la diseñadora. La opinión de los periodistas influía en la carrera de los
modistos. Otro ejemplo es el de la periodista americana Carmel Snow. Ella fue quién denominó
“New Look” a la colección “Corolle”, presentada por Christian Dior en 1947.
Le processus de recherche que réalisait Balenciaga pour chaque collection provenait d’une
évolution de ses travaux antérieurs, de sorte que certaines caractéristiques se répétaient dans son
œuvre ; la perfection des manches, les vêtements sans col ou à col incliné, laissant la nuque
découverte, les tuniques ou les jupes ballon.
À travers son parcours, qui se caractérisa par le maintien d’une évolution constante, nous pouvons
observer des créations comme les tuniques précieuses, les robes du soir en forme de ballon ou les
costumes tailleurs semi-ajustés. Il créa des imperméables en plastique, faits de tissus de sa propre
invention, des tissus pleins de beauté et usa d’une multitude de moyens pour découvrir la beauté
intérieure de la femme et la révéler à l’extérieur.
Les revues de mode ont eu une grande influence sur la diffusion de la Haute couture. En 1945, les
ventes de Vogue en France s’accroissent et des revues comme Elle et Marie Claire apparaissent.
Ces publications dépeignaient la mode par le biais de reportages pleins de fantaisie. Elles
montraient le monde de la mode d’un point de vue très sophistiqué.
Women’s Wear Daily, le quotidien spécialisé dans la mode, apparaît. Les journalistes comptaient
beaucoup dans le monde de la mode. Ils transformaient en artistes les grands créateurs et
accroissaient leur prestige. Nous pouvons prendre comme exemple Diana Vreeland (éditrice de la
revue Vogue) qui désigna la célèbre petite robe noire de Chanel comme la « Ford de la mode » et
remplit les couvertures de modèles de la créatrice. L’avis des journalistes influençait la carrière des
couturiers. Carmel Snow, la journaliste américaine, en est un autre exemple. Ce fut elle qui désigna
la collection « Corolle », présentée par Christian Dior en 1947, comme le « New Look ».
Algunos diseñadores se distinguen por su alto compromiso social o ambiental que transmiten a
través de sus creaciones. La preocupación por la naturaleza alcanza en algunos de ellos posiciones
radicales como por ejemplo – como es el caso de la diseñadora Stella McCartney – no usan jamás
pieles de animales en sus colecciones. Hay firmas comprometidas con el cambio climático y otras
que basan su filosofía en el desarrollo de productos que respeten el entorno y emplean en sus
modelos elementos tan curiosos como botones de coco o accesorios de cuero vegetal.
Además del mensaje ecológico algunos diseñadores expresan con la ropa sus opciones políticas.
Hemos visto una auténtica avalancha de camisetas con los rostros de líderes de distintas tendencias
y en la última campaña electoral americana el diseñador Marc Jacobs lanzaba una camiseta de
apoyo a su candidata Hillary Clinton. En este apartado de los mensajes políticos y sociales los
diseñadores británicos se llevan la palma, quizá influenciados por la polémica diseñadora Vivienne
Westwood.
Un sondeo entre gente joven trató de que dieran su respuesta a la pregunta de si la moda debe
tener “consciencia” que es lo mismo que si la moda debe tener “moral”. Ganó la opinión que decía
que la moda puede tener un compromiso frente a los que decían que no les interesaba el mensaje
sino solo el diseño y a los que opinaban que esto era asunto de cada diseñador. Algunos tacharon de
hipócritas a los diseñadores que, según ellos, expresaban sus mensajes con un único fin : vender.
Quelques créateurs se distinguent par leur grand engagement social ou environnemental, qu’ils
transmettent par le biais de leurs créations. Ce souci de protection de la nature atteint chez certains
d’entre eux des degrés radicaux, comme par exemple – c’est le cas de la créatrice Stella Mc Cartney
– ceux qui n’utilisent jamais de peaux animales dans leurs collections. Certaines entreprises sont
impliquées dans la lutte contre le changement climatique tandis que d’autres basent leur philosophie
sur le développement de produits respectueux de l’environnement et emploient pour leurs modèles
des composants aussi curieux que des boutons en noix de coco ou des accessoires en cuir végétal.
Outre le message écologique, certains créateurs expriment leurs choix politiques par les
vêtements. Nous avons vu une véritable avalanche de tee-shirts affichant les visages de leaders
politiques de différentes tendances, et lors de la dernière campagne électorale américaine, le
créateur Marc Jacobs a lancé un tee-shirt en soutien à la candidate Hillary Clinton. Ce sont les
créateurs britanniques qui remportent la palme dans le domaine des messages politiques et sociaux,
peut-être influencés par la créatrice controversée Vivienne Westwood.
La réponse à un sondage fait auprès de jeunes gens permit d’examiner la question suivante : la
mode doit-elle avoir une « conscience » ?; ce qui revient à se demander si la mode doit avoir une
« morale ». D’après l’opinion majoritaire, la mode peut être engagée, même si pour certains, seul le
style a un intérêt, et non le message, et que d’autres estiment que l’engagement concerne chaque
créateur. Quelques uns taxent d’hypocrites les créateurs qui, selon eux, expriment leurs messages
dans le seul but de vendre.
Todas estas acciones, como las posturas personales de algunos creadores, tienden a demostrar el
compromiso que puede tener la moda en relación a los temas que nos preocupan : la explotación
ecológica, los derechos humanos …
No hay duda de que existen mensajes muy positivos pero existen otros que se pierden entre una
percepción paradigmática de la libertad como liberación de todo tipo de lo que llaman “prejuicios”
y que se mueven por móviles eróticos y sexistas despreciando otra vertiente que la moda no debe
descuidar : su dimensión antropológica. La persona humana, compuesta de cuerpo y espíritu, es el
centro de la naturaleza, y esto supone tener en cuenta su dignidad y el respeto a su intimidad, tan
maltratada a veces con modelos que son un vulgar exhibicionismo. Perder de vista esta dimensión
de la moda, lanzar mensajes que degradan a la persona más que la enaltecen, es empequeñecer o
utilizar mal su enorme poder, su capacidad de compromiso.
¿ Puede la moda intentar mejorar el mundo ? Puede y debe intentarlo, pero sin descuidar ninguna
de sus vertientes. Esta sería la respuesta más lógica y también más audaz a esta pregunta que
lanzaba entre líneas el artículo de la revista francesa.
Toutes ces démarches, de même que les prises de position personnelles de quelques créateurs,
tendent à démontrer l’engagement que peut avoir la mode dans les thèmes qui nous préoccupent :
l’exploitation écologique, les droits de l’Homme …
Il existe sans aucun doute des messages très positifs, mais d’autres se perdent dans une perception
paradigmatique de la liberté en tant que libération de tout ce qu’ils considèrent comme des
« préjugés », et qui agissent pour des mobiles érotiques et sexistes en méprisant un autre aspect que
la mode ne doit pas négliger : sa dimension anthropologique. L’être humain, composé de corps et
d’esprit, est le centre de la nature, et cela suppose de prendre en compte sa dignité et le respect de
son intimité. Mais la dignité des mannequins est parfois affreusement malmenée, et ils ne sont alors
qu’une vulgaire exhibition. Perdre de vue cette dimension de la mode, délivrer des messages qui
dégradent la personne plus qu’ils ne l’exaltent, c’est minimiser ou mal utiliser son énorme pouvoir
et sa capacité à s’engager.
La mode peut-elle essayer de rendre le monde meilleur ? Elle peut et elle doit essayer, mais sans
négliger aucun de ces aspects. Cela serait la réponse la plus logique et la plus audacieuse à la
question posée indirectement par le magazine français dans un de ses articles.
1
Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture
Hoy, todavía muchos creen que la moda es algo con lo que se topan a diario de forma accidental.
Piensan que la fugacidad de las tendencias las convierte en realidades superficiales y poco (o nada)
influyentes. Pero gracias al olvido de la tradición, la moda está empezando a ocupar el
protagonismo que merece porque afecta a una cuestión antropológica esencial : nuestra identidad.
Como dice Scopa, “La ropa es un signo del cuerpo que la lleva, es una de las formas del
semblante de cada ser humano, de su sentido del humor, de sus ilusiones, frustraciones o sueños, de
su sentido del lujo, del pudor y el desenfado”. La indumentaria comunica nuestra personalidad
porque la moda es expresión, pero también puede encarnar la forma más radical de alienación.
Gracias a las prendas que llevamos, podemos ir de hippies y jugar en la Bolsa, o lucir unos
pantalones de camuflaje y manifestarnos contra la guerra. El vestido nos permite ser otra persona.
Nuestra preocupación por las tendencias y la ficción de la moda pone de manifiesto la crisis
existencial que padecemos. Nos buscamos, pero no sabemos encontrarnos. En lugar de emplear el
vestido como medio de expresión personal, lo utilizamos equívocamente como disfraz.
La mujer moderna ha dejado de someterse a la tradición del pasado para tomar las riendas de su
vida. Hoy tenemos el derecho y el deber de hacernos a nosotros mismos en un ejercicio de libertad
que nos condena. Estamos obligados a ser libres, ya que decidir qué queremos ser conlleva un acto
de libertad ineludible. La forma de vestir es una manera de moldear nuestra identidad porque nos
servimos de ella para convertirnos en nosotros mismos. A través de la indumentaria nos
identificamos como miembros de un grupo, al mismo tiempo que reivindicamos nuestra
singularidad.
Aujourd’hui, beaucoup de gens croient encore que la mode est quelque chose qu’ils croisent
chaque jour de manière accidentelle. Ils pensent que la fugacité des tendances les transforme en
réalités superficielles peu (ou pas) influentes. Mais grâce à l’oubli de la tradition, la mode
commence à occuper la place qu’elle mérite car elle soulève une question anthropologique
essentielle : notre identité.
Comme le dit Scopa, « le vêtement est une marque du corps qui le porte, il est l’une des
formes de l’apparence de chaque être humain, de son sens de l’humour, de ses illusions, de ses
frustrations ou de ses rêves, de son sens du luxe, de la pudeur et de la désinvolture ». On affirme sa
personnalité par ce que l’on porte, car la mode est expression, mais elle peut aussi incarner la forme
la plus radicale d’aliénation. Grâce aux vêtements que nous portons, nous pouvons nous habiller
comme des hippies tout en jouant à la Bourse, ou porter des pantalons de treillis et protester contre
la guerre. Notre tenue nous permet d’être quelqu’un d’autre.
L’intérêt que nous portons aux tendances et à la fiction de la mode met en évidence la crise
existentielle dont nous souffrons. Nous nous cherchons, mais nous ne ne savons pas comment nous
trouver. Au lieu d’utiliser le vêtement comme mode d’expression personnelle, nous l’utilisons à tort
comme un déguisement.
La femme moderne a cessé de se soumettre aux coutumes du passé pour prendre le contrôle
de sa vie. Nous avons aujourd’hui le droit et le devoir de nous construire nous même face à un
exercice de liberté qui nous condamne. Nous sommes forcées d’être libres, puisque décider de ce
que nous voulons être implique un acte de liberté inéluctable. Notre façon de nous habiller est une
manière de façonner notre identité car nous l’utilisons pour devenir nous mêmes. Nous nous
identifions en tant que membre d’un groupe par notre tenue, tout en revendiquant notre singularité.
Las paradojas de esta industria (identidad vs disfraz, integración vs distinción …) representan las
contradicciones de la naturaleza humana. Luchamos desesperadamente por construir lo que somos a
imagen y semejanza del otro, pero también con voluntad de diferenciarnos de él. Y en medio de esta
vorágine de sin sentidos, aparece la moda como un mundo de ficción y mentira.
Les paradoxes de cette industrie (identité versus déguisement, intégration versus distinction
…) représentent les contradictions de la nature humaine. Nous luttons désespérément pour nous
construire à l’image de l’autre, tout en voulant nous en différencier. Et au milieu de ce tourbillon de
non-sens, la mode apparaît comme un monde de comédie et de mensonge.
Dans les magazines de mode, nous découvrons des rêves incarnés sublimes matérialisés dans
des robes bijoux, des lèvres veloutées, des colliers d’or Byzance, des fourrures d’astrakan et des
portefeuilles métalliques … Lire ces revues, c’est pénétrer dans un monde idéal qui redonne du
charme à une société postmoderne complètement désabusée. Le capitalisme encourage la
consommation et l’aliénation. L’individualité promeut un type de femme qui vit repliée sur elle-
même. Mais grâce au vêtement, un sentiment d’appartenance et de collectivité ressurgit et aide à
fortifier les relations avec les autres, si affaiblies à l’heure actuelle.
Guillaume Erner constata que “una parte creciente del globo vive bajo el imperio de una moda
única”. Y es que las diferencias en el vestir tienden a esfumarse porque la condición de los hombres
se iguala. Vivimos en una sociedad postmoderna en la que dos necesidades contrapuestas luchan por
descubrir quiénes somos.
Esta homogeneidad alcanza su máximo exponente en el siglo XXI con la cirugía estética. El
canon de una belleza única se impone sin tregua. Las mujeres recurren a profesionales para
retocarse. Todo es poco para alcanzar el ideal de belleza imperante que jamás se convertirá en
realidad.
Muchas mujeres remodelan su cuerpo sin darse cuenta de que en verdad pretenden transformar
su yo interior. La apariencia es siempre un reflejo externo de lo que somos por dentro. La
indumentaria debe ir en consonancia con la personalidad de cada uno. Debbie Smith, editora del
libro Beauty in Vogue, dice que las fotografiás de moda “ilustran el poder de la transformación, el
cómo sólo por su fuerza de voluntad las mujeres pueden reconfigurar sus nociones del yo interior y
de su superficie, de su belleza y su destino; hasta incluso organizar la Belleza como destino”.
Guillaume Erner constate qu’ « une part croissante du globe vit sous l’empire d’une mode
unique »6. Cela est dû à la disparition progressive des particularités dans le vêtement, la condition
des Hommes devenant semblable. Nous vivons dans une société postmoderne où nous luttons entre
deux nécessités opposées pour découvrir qui nous sommes.
Cette homogénéité atteint son paroxysme au XXIème siècle avec l’arrivée de la chirurgie
esthétique. Le canon d’une beauté unique s’impose sans répit. Les femmes recourent à des
professionnels pour se perfectionner. Rien n’est démesuré pour atteindre l’idéal de beauté du
moment qui, pourtant, ne se transformera jamais en réalité.
Beaucoup de femmes modifient leur corps sans se rendre compte qu’elles cherchent en réalité
à transformer leur moi intérieur. L’apparence est toujours le reflet extérieur de ce que nous sommes
à l’intérieur. Ce que nous portons doit être en adéquation avec notre personnalité. Debbie Smith,
éditrice du livre Beauty in Vogue, déclare que les photographies de mode « illustrent le pouvoir de la
transformation » et comment, « par leur seule volonté, les femmes peuvent reconfigurer leurs
notions de moi intérieur, de leur apparence, de leur beauté et de leur destin ; y compris établir la
Beauté comme finalité ».
Nous avons actuellement gagné en confort mais perdu de notre gaieté. La société
postmoderne encourage le changement et non l’acceptation de soi. La beauté que revêtait un corps
imparfait n’existe plus. Maintenant, les influentials du monde du glamour décident d’une excellence
à laquelle nous « devons » nous adapter. Avec l’avènement du nouveau millénaire, la défense de la
mode est un pari pour la liberté, et les différences en tant que rencontre démocratique entre les
individus.
6
ERNER, Guillaume : Victimes de la mode ? Comment on la crée, pourquoi on la suit, p.208
Los medios de comunicación aluden cada vez con mayor frecuencia a un tema que ha llegado a
convertirse no sólo en un problema médico, sino en un motivo de alarma social : la anorexia.
Preocupa a los extremos que puede conducir este ideal de belleza que propagan las normas estéticas
más en boga. Desde las más altas instituciones sanitarias se ha pedido a los empresarios textiles y a
los diseñadores que contribuyan a unificar tallas y que rompan el estereotipo de la “extrema
delgadez”.
Nos encontramos ante una gran paradoja. Los valores de una época individualista que han
contribuido tanto a cambiar los cánones y la forma de enfrentarse a la moda no han funcionado de la
misma forma a la hora de enfrentarse a la imagen. En las pasarelas ya no asistimos al espectáculo de
una moda única. La variedad de opciones es la tónica general. En los criterios estéticos no ocurre
así. Cuanto más diversa es la moda más dictatoriales son los cánones referentes a la figura corporal.
Se ha pasado de la tiranía de las líneas, de los largos y de los colores a la tiranía, mucho más feroz,
de las tallas.
“Antes morir que engordar” podría ser el imaginario grito de guerra de muchas chicas que han
hipotecado su salud para conseguir este ideal de delgadez que, en principio, la naturaleza les
negaba. La anorexia es un término que se utiliza desde el siglo XVII refiriéndolo a una disminución
del apetito, pero fue Gal, en el siglo XVIII quien emplea esta expresión como un “no querer
comer”. Nos encontramos ya ante el factor de la voluntariedad.
De plus en plus fréquemment, les médias évoquent un thème qui ne concerne plus uniquement
le domaine médical, mais qui est devenu un motif d’alarme social : l’anorexie. Cet idéal de beauté
inquiétant, provoqué par les normes esthétiques les plus en vogue, peut conduire à des extrêmes.
Depuis les plus hautes institutions sanitaires, il a été demandé aux entrepreneurs du textile et aux
créateurs, qu’ils participent à l’unification des tailles, et qu’ils cassent le stéréotype de la « maigreur
extrême ».
Nous nous trouvons face à un grand paradoxe. Pendant longtemps, les valeurs d’une époque
individualiste ont contribué à modifier les canons de beauté et la manière d’envisager la mode, mais
elles n’ont pas fonctionné ainsi au moment de se confronter à l’image. Sur les podiums, nous
n’assistons plus au spectacle d’une mode unique. La tendance générale est aux options variées.
Mais il n’en est pas de même pour les critères esthétiques. Plus la mode est diverse, plus les canons
référents à la figure corporelle sont dictatoriaux. On est passé de la tyrannie des lignes, des
longueurs et des couleurs à la tyrannie, bien plus féroce, des tailles.
« Plutôt mourir que grossir » pourrait être le cri de guerre imaginaire de beaucoup de jeunes
filles, qui ont hypothéqué leur santé pour atteindre cet idéal de maigreur qu’en principe la nature
leur refuse. L’anorexie est un terme employé depuis le XVII ème siècle, et se réfère à une diminution
de l’appétit ; mais ce fut Gal, au XVIIIème siècle, qui employa cette expression dans le sens de « ne
pas vouloir manger ». Nous nous trouvons alors face au facteur de la volonté.
Lorsque l’on a cherché les responsables de l’avancée de cette maladie, le doigt accusateur
s’est dirigé en premier lieu vers la mode, qui crée l’image d’une maigreur extrême par le biais de
mannequins qui entraient d’abord dans une taille 40, puis dans du 38, et enfin, dans du 36. Pour
beaucoup d’adolescentes, ce modèle esthétique est le plus approprié pour obtenir une
reconnaissance sociale, certains postes de travail et un succès personnel, même si elles doivent y
sacrifier leur santé. Les experts nutritionnels signalent que 75% des adolescentes espagnoles ne sont
pas satisfaites de leur corps, et que 24 % d’entre elles s’astreignent à des régimes draconiens, voire
incontrôlés.
Desde una óptica más profunda algunos psicólogos y psiquiatras hacen especial hincapié en el
papel de la familia y en la falta de diálogo entre padres y adolescentes. En ocasiones la falta de
comunicación con los hijos hace que estos se encuentren indefensos ante algunos problemas típicos
de su edad como la inseguridad, la falta de autoestima o una carencia de ideales y de creencias
sólidos que contribuyen a trastornos psicológicos entre los que se encuentra la anorexia.
Las autoridades sanitarias de los distintos países se han esforzado también por convencer a los
jóvenes de que sigan unas prácticas racionales en la alimentación y a los padres para que ejerzan
una educación adecuada. Hay que incidir sobre todo durante la etapa en la que se forman los valores
de la gente joven en que “lo normal no es lo que se ve en las pasarelas”, y también intentar que su
alimentación sea correcta y su dieta equilibrada.
También hay una cuestión que nos atañe a todos : promover la idea de que si bien hay que cuidar
convenientemente la imagen personal, no podemos caer en exageraciones y convencernos de que el
aspecto externo, con ser importante, no lo es tanto como la inteligencia, el ingenio, la fuerza de
voluntad o la cultura de una persona. En una conferencia pronunciada durante unas Jornadas
organizadas por la Asociación “Moda, Universidad y Empresa” sobre la anorexia y su relación con
la moda, el psiquiatra Enrique Rojas aludía a la importancia de la educación : “Educar – decía – es
cautivar por procedimientos positivos, es entusiasmar por los valores, es conseguir que alguien sea
capaz de ir contracorriente y que no le importe ir en contra de las modas si eso significa construir
una personalidad bien edificada. Es liberar de presiones y seducciones inmediatas. Educar es, en
definitiva, preparar para vivir una historia personal de la mejor manera posible, enseñar a gestionar
bien la propia travesía”.
Les autorités sanitaires des différents pays se sont aussi efforcées de convaincre les jeunes de
rester rationnels dans leurs pratiques alimentaires, et les parents de les éduquer de manière
adéquate. Cette influence est surtout nécessaire lorsque les jeunes bâtissent leurs valeurs, afin qu’ils
apprennent que « ce qu’on voit sur les podiums ne correspond pas à la normalité », et qu’ils essaient
d’avoir une alimentation correcte et un régime équilibré.
Une question aussi nous concerne tous : si on peut promouvoir l’idée qu’il est bon de soigner
son apparence, il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse, et il faut se convaincre que
l’allure, qui a son importance, ne l’est pas autant que l’intelligence, l’esprit, la volonté ou la culture
d’un individu. Lors d’une conférence prononcée pendant quelques Journées organisées par
l’Association « Mode, Université et Entreprise » sur l’anorexie et son lien avec la mode, le
psychiatre Enrique Rojas évoqua l’importance de l’éducation : « Éduquer – disait-il – c’est captiver
par le biais de procédés positifs, enthousiasmer pour les valeurs, obtenir que quelqu’un soit capable
d’aller à contre-courant et qu’il ne lui importe pas d’aller à l’encontre des modes si cela signifie se
construire une personnalité bien élaborée. C’est libérer des pressions et des séductions immédiates.
Éduquer est, en définitive, préparer à vivre une histoire personnelle de la meilleure manière
possible, et enseigner à chacun la bonne organisation de son propre voyage ».
Las protestas han ido creciendo en los últimos dos años. “¿ Qué ha ocurrido con la buena fe y el
optimismo de los feministas de los años 70 ?”, se preguntaba Rosie Boycott desde el diario The
Guadian (sic). Las revistas para adolescentes y jóvenes son profundamente sexistas y solo se
centran en la imagen y el atractivo físico”, denuncia, “mientras ridiculizan todo lo demás”. Pero no
es solo la preocupación por el atractivo físico. Lo que llama la atención también es la búsqueda
deliberada de una imagen provocativa. Es lo que se pregunta la autora americana Airel Levy (sic) en
el libro Women and the Rise of Raunch Culture. “¿ Cómo es que están resucitando todos los
estereotipos de la sexualidad femenina que el movimiento feminista se esforzó por erradicar en bien
de las mujeres ?”
También la periodista Kira Cochrane señalaba su profundo desacuerdo con actrices consagradas,
como Nicole Kidman y Maggie Gyllenhaal que, desde hace unos años, aceptan portadas en las que
aparecen escasas de ropa o se convierten en imagen de productos de lencería : “¿ Qué por que las
encuentro deprimentes ?”, se pregunta Cochrane refiriéndose a fotos y portadas con este tipo de
protagonistas, “es como si afirmaran : no importa el talento que tenga una mujer, los premios que
haya recibido o el alcance de su inteligencia. A la hora de la verdad, si quiere permanecer en la
cresta de la ola, si quiere llenar las portadas de las revistas u ocupar los papeles principales, tiene
que rebajarse a esto, a agradar a los hombres”.
Les protestations n’ont cessé d’ augmenter ces deux dernières années. « Qu’est-il arrivé à la
bonne foi et à l’optimisme des féministes des années 1970 ? » s’interrogeait Rosie Boycott dans le
journal The Guardian. Les magazines pour les adolescents et les jeunes sont profondément sexistes
et se centrent uniquement sur l’image et l’attraction physique », dénonce-t-elle, « en se moquant du
reste ». Mais il ne s’agit pas uniquement d’inquiétude à propos de l’attraction physique. On
remarque aussi la recherche délibérée d’une image provocante. C’est ce que se demande l’auteure
américaine Ariel Levy dans son livre Women and the Rise of Raunch Culture. « Comment se fait-il
que soient ressuscités tous les stéréotypes de la sexualité féminine que le mouvement féministe s’est
efforcé d’éradiquer pour le bien des femmes ? »
La journaliste Kira Cochrane marquait aussi son désaccord profond avec des actrices
consacrées comme Nicole Kidman et Maggie Gyllenhaal qui, depuis quelques années, acceptent de
poser dans des couvertures de magazines où elles sont très peu vêtues, quand elles ne se
transforment pas en image de marque de lingerie : « Comment se fait-il que je les trouve
déprimantes ? », s’interroge Cochrane, en référence aux photos et aux couvertures qui affichent ce
type d’actrices, « c’est comme si elles affirmaient : le talent d’une femme n’a pas d’importance, ni
les prix qu’elle a reçus ou ses capacités intellectuelles. Au moment de vérité, si elle veut se
maintenir au sommet de la vague et remplir les couvertures des magazines ou tenir les rôles
principaux, elle doit se rabaisser à cela, plaire aux hommes ».
La necesidad de frenar esta tendencia y de contrarrestar, al menos, sus consecuencias sobre los
más vulnerables – los adolescentes – ha movilizado al comité directivo de Mujeres periodistas que,
coincidiendo con la London Fashion Week, reunió en la British Library a un centenar de estudiantes
de secundaria en una jornada sobre la imagen personal. Las conclusiones de los jóvenes fueron
unánimes : “Los medios de comunicación deberían ser responsables y difundir roles más positivos
sobre nuestra generación”.
Fiona Badwon, una de las periodistas impulsoras de la iniciativa, señaló que las adolescentes se
quejan de la presión de los medios para que se acerquen a unos prototipos totalmente irreales y
aportó unos datos de una encuesta reciente. El 75% de las mujeres entre 17 y 25 años declararon no
sentirse respetadas por la prensa ni por la industria de la moda, lo cual no significa que sean capaces
de escapar a su influencia.
El problema existe pero es una nota muy positiva la movilización de Mujeres periodistas y el
testimonio de actrices que reaccionan ante la dependencia de una imagen tan poco acorde con los
logros a los que aspira la mujer.
Fiona Badwon, une des journalistes promotrice de l’initiative, souligna que les adolescents se
plaignent de la pression imposée par les médias pour qu’ils se rapprochent d’archétypes totalement
irréels, et elle apporta les données d’un récent sondage. 75 % des femmes entre 17 et 25 ans
déclarèrent ne pas se sentir respectées par la presse ni par l’industrie de la mode, ce qui ne veut pas
dire qu’elles soient capables d’échapper à leur influence.
Hace una semanas (sic) estaba cenando con un grupo de amigos. Todos sentados alrededor de la
mesa charlábamos animadamente cuando alguien, sin querer, me sugirió un nuevo tema para
escribir. Habló de normalidad. Y entonces yo le dije : ¿ pero qué es “lo normal” ? ¿ Quién lo
estipula ?
Muchos adoptan las convenciones sociales como “lo normal”, otros se acogen a la rebeldía como
su costumbre diaria, algunos se encierran en una ideología política como la única vía posible para
esa normalidad. Y somos muchos – por no decir todos – los que somos víctimas de una normalidad
impuesta por las modas que incluso ignoramos. ¿ Nunca te has preguntado por qué ahora el Mini es
el coche que más se lleva ? Pues porque gusta ¿ Y por qué gusta ? Porque los grandes estrategas del
comercio y la comunicación han conseguido poner de moda un coche que responde a los requisitos
que exige el Tratado de Kioto, ese tratado que pretende combatir un clima de temperaturas
alocadamente ascendentes por culpa de la emisión de gases nocivos. Reconozcamos que muchas
hemos caído en esa fascinación repentina por los Minis. Y lo mismo sucede con tantas otras cosas
que la moda ha conseguido colar en nuestras vidas sin que nos demos cuenta, convirtiéndolo en lo
más normal del mundo.
Es evidente que la moda no va siempre por libre, sino que se somete a las necesidades sociales y
evoluciona con ellas. Siguiendo con el mismo ejemplo, comprobamos que el Mini se adapta a las
necesidades de una mujer urbana, rápida, ocupada y con miles de gestiones pendientes. Un coche
pequeño agilizará su dinámica diaria.
Pero sigo cuestionándome lo que es “lo normal”y he llegado a la conclusión de que no existe la
normalidad como concepto universal, pero sí como concepto específico porque cada uno establece
su propia normalidad, en primer lugar, de lo que vive en su familia desde su infancia. La familia,
como primer agente de socialización, es también el primer factor que estipula la normalidad en la
vida de una persona. A medida que vamos creciendo y sobre la base familiar, vamos dando forma a
una normalidad que nos define y distingue como individuos. Irremediablemente la moda
acompañará a todo este proceso estableciendo modelos y pautas que condicionarán nuestra forma
de percibir el mundo.
Il y a quelques semaines je dînais avec un groupe d’amis. Nous étions tous assis autour de la
table et nous discutions avec animation quand l’un d’eux, sans le vouloir, me suggéra un nouveau
thème d’écriture. Il parla de normalité. Je lui dis alors : mais qu’est-ce que « la normalité » ? Qui
l’énonce ?
Beaucoup de gens admettent les conventions sociales comme étant « la normalité », d’autres
recourent à la rébellion comme habitude quotidienne, et certains s’enferment dans une idéologie
politique comme seule voie possible pour cette normalité. Et nous sommes beaucoup – pour ne pas
dire tous – à être victimes d’une normalité imposée par les modes, qu’en outre nous ignorons. Vous
ne vous êtes jamais demandé pourquoi c’est la Mini que l’on conduit le plus en ce moment ? Eh
bien, car elle plaît. Et pourquoi plaît-elle ? Car les grands stratèges du commerce et de la
communication sont parvenus à ce qu’une voiture qui répond aux conditions requises par le Traité
de Kyoto ; traité qui prétend combattre la forte hausse des températures due à l’émission de gaz
nocifs, soit à la mode. Reconnaissons que beaucoup d’entre nous ont succombé à une fascination
soudaine pour les Mini. Il en est de même pour tant d’autres choses que la mode a réussi à
introduire dans nos vies sans que nous le remarquions, devenant les plus normales du monde.
Il est évident que la mode ne fait pas toujours cavalier seul, mais qu’elle se soumet aux
besoins sociaux et évolue avec eux. En conservant l’exemple de la Mini, nous constatons qu’elle est
adaptée aux besoins d’une femme urbaine, pressée, active et qui a des milliers de projets en cours.
Une petite voiture facilitera son activité quotidienne.
No estoy de acuerdo con que la moda es el imperio de lo efímero. Soy de las que defienden la
permanencia de muchas modas que se han convertido en costumbres e iconos de belleza y estilo que
llegan a nuestros días como modelos indiscutibles. No hay más que comprobar la vuelta constante
de modas pasadas que se posicionan como el must have de la temporada. Llevar un vestido
sesentero es lo más fashion de este otoño. ¿ Y la moda es caduca ? No lo será tanto cuando
tendencias del pasado vuelven a pisar con fuerza en el siglo XXI.
Lo ignoramos, pero hasta el más old-fashioned es fruto de modas que marcan la sociedad y la
cultura a la que pertenece. La moda nos define. Moda es pasarela, caducidad y superficialidad; pero
moda es también permanencia e IDENTIDAD. Y es precisamente esta identidad particular lo que
establece la normalidad para cada uno.
Nous l’ignorons, mais même le plus old-fashioned est le fruit de modes qui marquent la
société et la culture à laquelle il appartient. La mode nous définit. La mode c’est les podiums,
l’éphémère et la superficialité ; mais c’est aussi la constance et l’IDENTITÉ. Et c’est précisément
cette identité particulière qui établit la normalité pour chacun.
A la moda se la ha tachado con frecuencia de frívola y superficial pero las cosas están cambiando
… Leemos con frecuencia informaciones que nos desvelan una nueva e interesante faceta de la
moda : su preocupación solidaria. Las grandes firmas del lujo y también otras con menos
proyección y recursos, se aprestan a recaudar fondos a través de sus productos para combatir las
injusticias sociales de un mundo que necesita ayuda para mitigar sus tremendas carencias.
¿ Estamos ante los primeros pasos de una moda mucho más responsable ?
No es ningún secreto que el sector del lujo consigue, a pesar de la crisis, unas fabulosas
ganancias y algunas de estas firmas han decidido dedicar parte de su presupuesto a causas
benéficas. Un ejemplo reciente lo tenemos en la firma Bulgari, de proyección internacional,
presente en más de 100 países, que ha incluido entre las celebraciones de su 125 aniversario una
campaña a favor de Save the children con la venta de un anillo “solidario” y que tiene previsto entre
sus objetivos contribuir a conseguir de aquí a 2010 una educación de calidad para ocho millones de
niños.
Otras firmas dedican sus objetivos solidarios a los proyectos más variados. Las necesidades son
muchas y en un mundo en el que más de 900 millones de personas sufren el azote del hambre y
otras muchas la proliferación de graves enfermedades hay donde escoger. Algunos se deciden por la
promoción de la mujer como Hoss Intropia que ayuda a una cooperativa de las mujeres indias más
desprotegidas, y otros participan en acciones a favor de los niños como Custo Barcelona que ha
participado en la Pasarela Rosa de la República Dominicana para recaudar fondos de ayuda para el
Centro de Nutrición del Niño Jesús que proporciona, alimentos, higiene y educación a niños
desnutridos de 0 a 5 años.
Todos estos hechos nos llevan a detectar una “evolución de la moda” hacia una responsabilidad
ética que alcanza también otros síntomas como la preocupación ecológica y el impacto medio
ambiental y sobre todo la vigilancia y control de muchas empresas para que la producción de los
On a souvent accusé la mode d’être frivole et superficielle, mais les choses sont en train de
changer … Nous lisons souvent des informations nous révélant une facette nouvelle et intéressante
de la mode : son souci de la solidarité. Les grandes sociétés du luxe ainsi que d’autres ayant moins
de rayonnement et de ressources s’apprêtent à récolter des fonds par le biais de leurs produits pour
combattre les injustices sociales d’un monde qui a besoin d’aide pour soulager ses terribles
carences. Assistons-nous aux premiers pas d’une mode bien plus responsable ?
Ce n’est un secret pour personne que le secteur du luxe retire, malgré la crise, des profits
fabuleux, et certaines de ces sociétés ont décidé de consacrer une partie de leur budget à des causes
charitables. La maison Bulgari, dont le rayonnement est international (elle est présente dans une
centaine de pays), en est un exemple récent : alors qu’elle célébrait son cent vingt-cinquième
anniversaire, elle a inclu une campagne de soutien à l’organisation Save the children avec la vente
d’une bague « solidaire », et elle a prévu dans ses objectifs de contribuer d’ici 2010 à l’obtention
d’une éducation de qualité pour huit millions d’enfants.
D’autres entreprises aux objectifs solidaires se consacrent à des projets plus variés. Les
besoins sont nombreux dans un monde où plus de 900 millions de personnes souffrent de famine et
bien d’autres de la multiplication des maladies graves, il y a donc l’embarras du choix. Certains
optent pour la promotion de la femme, comme Hoss Intropia, qui aide une coopérative regroupant
les femmes indiennes les moins protégées, quand d’autres participent à des actions en faveur des
enfants, comme Custo Barcelona, qui a participé au Podium Rose en République Dominicaine afin
de collecter des fonds pour le Centre de Nutrition de l’Enfant Jésus, qui fournit des produits
alimentaires, d’hygiène et d’éducation aux enfants sous-alimentés de 0 à 5 ans.
Par tous ces faits, nous décelons une « évolution de la mode » qui va vers une responsabilité
éthique se manifestant aussi par le souci écologique, l’effet sur l’environnement mais surtout la
vigilance et le contrôle de beaucoup d’entreprises pour que la production des objets de luxe
Esta necesidad de reivindicación empieza a acusarse como uno de los rasgos más acusados y
novedosos de la moda actual. En una sociedad obsesionada por la técnica y la rentabilidad, que
tiene mucho más en cuenta los valores económicos que los valores humanísticos y culturales, la
moda necesita hacer un esfuerzo para dejar de ser vista como un paradigma de la superficialidad, de
la frivolidad, de lo insustancial y lo efímero. Es verdad que en estos últimos años la moda ha hecho
más hincapié en su faceta cultural, ha entrado en los museos y no se considera ya adecuado que un
diseñador no tenga una sólida cultura artística y humanística, sin embargo todavía le queda un largo
camino que recorrer y la vemos en demasiadas ocasiones descomprometida de la vida real, una
moda narcisista y deshumanizada, con la que sus creadores buscan con avidez la ocurrencia
original, el efectismo rápido el toque sexista o el impacto inmediato sin calar suficientemente en
que la misión de la moda se dirige a vestir a la persona no a una percha.
Es un signo muy esperanzador, sin embargo, que la moda “responsable”, la que se preocupa por
el modo de producción de la ropa y procura solidarizarse con las necesidades medioambientales o
económicas del planeta, gane terreno sin necesidad de que pierda la faceta lúdica y creativa que le
es propia. Podemos hablar ya de moda ética pero con la idea clara de que este adjetivo alcanza
muchos aspectos, no solo exteriores, sino también que afectan a su misma esencia. Lo explicaba así
el filósofo Alfredo Cruz Prados en una conferencia pronunciada en el Primer Congreso
Internacional de Moda celebrado en Madrid : “Una moda ética no es primariamente una moda
comprometida solamente con valores y causas externas a la moda : la paz, la pobreza, el medio
ambiente. Estos compromisos son muy positivos pero la ética de la moda consiste en primer lugar y
esencialmente en que respete y ordene sus valores propios e intrínsecos. En última instancia es una
moda fiel a sí misma, fiel a su condición de cultura”.
En su primer desfile en solitario Ana Locking ganó el premio a la mejor colección de Cibeles
para otoño-invierno. Una colección arriesgada de un negro intenso con tejidos tornasolados,
pedrerías y efectos brillantes. Ana había creado en 1996 la firma Locking Shocking con Oscar
Benito, una colaboración que duró diez años. En esta segunda etapa, ya con su nueva firma “Ana
Locking”, ha continuado su trayectoria de diseñadora de amplios registros muy comprometida con
el arte y la cultura. Ha colaborado con diversas instituciones culturales y artísticas a través de
exposiciones, videoarte, fotografiá, conferencias. En octubre del 2008 participó en el Primer
Congreso Internacional de Moda que se celebró en Madrid formando parte de una Mesa Redonda
sobre un tema que ella conoce bien “La promoción y difusión de moda”.
Lors de son premier défilé en solitaire, Ana Locking a remporté le prix Cibeles pour la
meilleure collection automne-hiver. Une collection audacieuse d’un noir intense avec des étoffes
chatoyantes, des pierres précieuses et des effets de brillance. Ana avait créé en 1996 la société
Locking Shocking avec Oscar Benito, une collaboration qui a duré dix ans. Étant très impliquée
dans l’art et la culture, elle poursuit désormais, dans une seconde étape, son parcours de créatrice
aux registres étendus avec sa nouvelle firme « Ana Locking ». Elle a collaboré avec diverses
institutions culturelles et artistiques par le biais d’expositions, d’art vidéo, de photographie, de
conférences. En 2008, elle a participé au Premier Congrès International de la Mode qui s’est
déroulé à Madrid, où elle a pris part à une Table Ronde sur un thème qu’elle connaît bien : « La
promotion et la diffusion de la mode ».
En entrant dans son show room, on est frappé par le contraste entre la blancheur de la pièce et
la noirceur des modèles suspendus sur les cintres. Il est aménagé dans une vieille maison
seigneuriale (de la) rue Hortaleza inondée par la lumière du ciel de Madrid. Ana, née à Tolède, a
étudié à la Faculté des Beaux-Arts de l’Université Complutense de Madrid et a opté pour la section
design graphique jusqu’à ce qu’elle commence à concevoir des accessoires, d’abord pour un groupe
d’amis. Bien que cela se soit passé de manière inopinée et fortuite, elle a décidé de s’engager
pleinement dans cette spécialité en voyant le succès obtenu par ses créations .
Votre parcours s’est distingué de celui de la majorité des créateurs, qui débutent par les
vêtements puis se dirigent vers les accessoires, à quoi cela est-il dû ?
Oui, normalement cela se déroule ainsi. Mon cas est encore plus étrange car ma mère était
couturière, j’ai donc grandi parmi les tissus et les patrons, et il aurait été logique que je suive ce
chemin, mais je suis arrivée à la mode par le biais de l’art ; et ces derniers vont de pair. Ma passion
pour l’art m’a menée à la mode.
¿ Consideras que la moda va muy unida a las demás corrientes artísticas, que es una
forma de expresión, arte más ?
Considero que la ropa en sí no es arte, es decir, una percha con un traje colgado no es arte,
pero la moda es un vehículo de expresión a nivel artístico y de hecho muchos artistas han tenido
una estrecha vinculación con la moda. Un desfile es un elemento muy preformativo, hemos visto
muchos que así lo demuestran como por ejemplo los de los comienzos de Alexander MacQueen,
que son unos desfiles muy peculiares en los que la ropa es solamente una excusa para contar una
historia de una manera absolutamente teatral u operística.
Tú concibes la moda como una expresión de tu interior pero, ¿ qué influencias exteriores
tiene ?
La moda es sumamente rica en todos los ámbitos. Juega con influencias de dentro a fuera y de
fuera a dentro. No tenemos que perder nunca la influencia de la calle porque sino los diseñadores
parecería que estamos encerrados en nuestro proprio entorno. El diseñador no puede ser un ser
egocéntrico sino que debe ser generoso, volcado hacia fuera. Todo proceso creativo tiene que dar y
tiene que recoger, necesita retroalimentarse siempre con viajes, con exposiciones, con películas, con
la misma calle, saber recoger todo este proceso.
Considérez-vous la mode comme étant très proche des autres courants artistiques,
comme une forme d’expression, un art de plus ?
Je considère que le vêtement en lui-même n’est pas de l’art, en tout cas un vêtement suspendu
sur un cintre n’en fait pas partie, mais la mode est un véhicule d’expression au niveau artistique et
de fait, beaucoup d’artistes ont eu un lien étroit avec la mode. Un défilé est un élément très
instructif, beaucoup en sont la preuve ; ceux des débuts d’Alexander MacQueen par exemple sont
très particuliers. Son utilisation du vêtement n’est qu’une excuse lui permettant de raconter une
histoire, et son défilé reproduit fondamentalement les conventions du théâtre ou de l’opéra.
Vous concevez la mode comme une expression de votre intériorité, mais quelles sont ses
influences extérieures ?
La mode est extrêmement riche dans tous les domaines. Elle joue avec les influences de
l’intérieur vers l’extérieur et inversement. Nous ne devons jamais perdre l’influence de la rue car
sinon il semblerait que nous, les créateurs, sommes enfermés dans notre environnement propre. Le
créateur ne peut être une personne égocentrique et doit au contraire être généreux, tourné vers
l’extérieur. Tout processus créatif doit donner et recevoir, il a sans cesse besoin de se nourrir de
voyages, d’expositions, de films, de la rue même, et savoir recueillir tout cela.
Vous êtes à présent créatrice et entrepreneuse, est-il facile de concilier les deux ?
Non, c’est assez difficile. Les six dernières années j’ai travaillé avec deux partenaires
financiers avec plus ou moins de réussite, mais je pense que l’on apprend aussi beaucoup de ses
erreurs. J’ai travaillé ces dernières collections toute seule, mais ma patronniste de toujours est avec
moi, ainsi que l’équipe de confection avec laquelle j’ai travaillé antérieurement, et je suis
maintenant en train de former une nouvelle équipe avec mes assistants.
VOCABULAIRE TECHNIQUE
source : [Link]
[Link]/Yves-Klein-corps-couleur
bermejo (adj.) vermeil (adj.)
bordado (n.m.) broderie (n.f.)
VÊTEMENT
ACCESSOIRE/BIJOU
TEXTILE/MATIÈRES
source : CNRTL
batik (n.m.) batik (teinture) (n.m.)
source : CNRTL
blonda (n.f.) dentelle (n.f.)
bucarán (n.m.) bougran (n.m.)
Corpus
FIGUERAS, Josefina : “25 puntos de vista”, Moda y valores, el desafío de lo nuevo, Editorial S.A.
Ediciones Internacionales Universitarias, 2009.
p. 164 à 165
p. 166 à 168
p. 170 à 171
p. 180 à 181
p. 186 à 187
p. 190 à 191
FIGUERAS, Josefina : “Entrevistas por Josefina Figueras”, Moda y valores, el desafío de lo nuevo,
Editorial S.A. Ediciones Internacionales Universitarias, 2009, p. 35 – 39
Lexicographie
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) [en ligne] Nancy : CNRS Éditions,
2017.
[Link]
Dictionnaire Électronique des Synonymes (DES). [en ligne] Caen : CRISCO, 2017.
[Link]
ROBERT, Paul, REY-DEBOVE, Josette et REY, Alain : Le Petit Robert : dictionnaire alphabétique
et analogique de la langue française. Nouvelle éd., Paris : Dictionnaires Le Robert, 2012.
Trésor de la langue française informatisé (TLFI) [en ligne] ATILF - CNRS & Université de
Lorraine.
[Link]
Ouvrages
ERNER, Guillaume : Sociologie des tendances, Que sais-je ? Presses Universitaires de France,
2009.
GRAU, François-Marie : La haute couture, Que sais-je ? Presses Universitaires de France, 2000.
Sites
Musée de la mode et du textile, Chronologie de la mode, Site des Arts Décoratifs, Paris, 2015.
[Link]
thematiques/chronologie-de-la-mode-1715-1914/
Paul Poiret, l’homme qui a décorseté les femmes, COUGET, Géraldine, 2013.
[Link]
1. Introduction ………………………………………………………………………………………....1
2. Traduction …………………………………………………………………………………………..5
2.1. La Alta Costura ………………………………………………………………………………………………....6
par NOEMI COLLADO BECERRA
2.2. Puntos de vista dans Moda y valores, el desafío de lo nuevo………………………………………. …..20
par JOSEFINA FIGUERAS
2.3. Entrevista dans Moda y valores, el desafío de lo nuevo…………………………………………………..47
par JOSEFINA FIGUERAS
3. Glossaire……………………………………………………………………………………………56
4. Bibliographie……………………………………………………………………………………….74
Table des matières……………………………………………………………………………...…..77
5. Annexes……………………………………………………………………………………………..78
Image facultative
TITRE
DU
MEMOIRE
SOUS-TITRE
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xx xx xxxxxx xxxx
L’auteur du présent document vous
autorise à le partager, reproduire,
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- Vous devez le citer en l’attribuant de la manière indiquée par l’auteur (mais pas
d’une manière qui suggérerait qu’il approuve votre utilisation de l’œuvre).
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utat ullaor sequisi. Giamcon ut il dolum il dolorer in utpatin elit ex etue mod exeraesenit luptatio odolore
dolent la commy nummy nosto esequam, vulla autate tis num venim vel utpatum diam volorem
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1.1. _ua_Titre 3
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CONCLUSION........................................................................................................................... 6
BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................................7
TABLE DES ILLUSTRATIONS.....................................................................................................9
TABLE DES TABLEAUX............................................................................................................ 10
Présidence de l'université
40 rue de rennes – BP 73532
49035 Angers cedex
Tél. 02 41 96 23 23 | Fax 02 41 96 23 00
ENGAGEMENT
DE NON PLAGIAT
Je, soussigné(e) .....................................................................
déclare être pleinement conscient(e) que le plagiat de documents ou d’une
partie d’un document publiée sur toutes formes de support, y compris l’internet,
constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude caractérisée.
En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées
pour écrire ce rapport ou mémoire.
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constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude caractérisée.
En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées
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Nostalgia in fashion involves revisiting past trends to evoke romanticized memories and emotions, providing comfort amidst the uncertainties of modern life. This longing for the past creates a continuity in societal identity, linking generations through shared cultural references. It influences current designs and trends, shaping contemporary identity while reinforcing traditional aesthetics as an enduring influence on personal and collective styles .
The fashion industry reflects the paradoxes in human nature through the tensions between identity and disguise, and integration and distinction. Humans strive to construct their identity in the image of others while simultaneously desiring differentiation. This dichotomy is mirrored in fashion, which serves as both a tool for personal expression and a medium for fitting in with societal norms. The industry's contradictory nature underscores the human struggle with individualism and conformity .
In post-modern society, distinguishing oneself is challenging due to the democratization of luxury and fashion, which have made previously exclusive symbols of status widely accessible. This widespread access homogenizes appearances, diminishing the effect of luxury as a marker of distinction. Moreover, efforts to achieve a distinct identity often lead to ironically similar expressions of 'individuality,' thereby reducing true differentiation .
Fashion media portrayals create an idealized vision of luxury, embedding it into societal expectations of personal success. Through representations of opulent clothing and accessories, media capitalizes on aspirational imagery that equates luxury with prestige and achievement. This influences public perceptions by reinforcing the allure of luxury as a milestone of personal and social accomplishment, regardless of genuine fulfilment .
Emmanuelle Gondard suggests that the dilution of luxury exclusivity allows consumers to access the prestige of high fashion goods symbolically rather than through actual ownership. By acquiring accessible items like perfumes, consumers partake in the cultural cachet of luxury brands without demanding the financial commitment of high couture, thus democratizing luxury and altering the socio-economic landscape of fashion consumption .
Fashion acts as a moral phenomenon that conceals a realm of simulation and illusion. It is both an instrument of nihilism, transforming individuals into stereotypes, and a mirror of societal ambitions and unconscious motivations. In the context of consumer capitalism, fashion reinforces consumption and alienation yet paradoxically induces a sense of belonging and community, offering escapism through its idealized portrayals in media .
Fashion contributes to individual alienation by fostering consumption-driven identities and encouraging conformity, making individuals 'intelligible' only to themselves. However, it also promotes social cohesion by providing a means of self-expression and collective identity. The paradox lies in fashion's ability to create an illusion of individuality while integrating people into shared cultural frameworks, thus strengthening interpersonal connections .
Fashion serves as a reflection of unconscious motivations and collective ambitions by materializing internal desires into tangible expressions. It channels personal aspirations and societal pressures into visible symbols, allowing individuals to communicate indistinct personal and social goals. This manifests through trends that mirror collective longing for differentiation and acceptance, revealing underlying psychological and cultural dynamics .
Patricia Sañes suggests that normality is not a universal concept but rather specific to individual experiences shaped by family as the first socializing agent. Fashion influences this evolving concept by establishing models and expectations that dictate perceptions of normality. Over time, individuals form a unique sense of normality that distinguishes them while conforming to broader societal trends influenced by fashion .
Adopting a single beauty standard imposes a homogeneity that undermines individual uniqueness, driving people to undergo physical transformations, such as cosmetic surgery, to meet these standards. This pursuit of an unattainable ideal reflects deeper psychological desires for self-change, emphasizing external appearance as a reflection of inner self-perception. It highlights societal pressures that prioritize conformity to aesthetic norms over genuine self-expression .