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Etude de Cas

La directrice générale du FMI a indiqué que 2022 a été une année difficile et que 2023 pourrait l'être encore plus en raison des risques accrus de récession mondiale liés à l'inflation élevée et à la hausse des taux d'intérêt dans le monde entier. L'article décrit l'historique de l'inflation mondiale depuis 2021, exacerbée en 2022, avec des taux atteignant des sommets en 40 ans aux États-Unis et une prévision de plus de 4,5% en France en mars 2022.

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Etude de Cas

La directrice générale du FMI a indiqué que 2022 a été une année difficile et que 2023 pourrait l'être encore plus en raison des risques accrus de récession mondiale liés à l'inflation élevée et à la hausse des taux d'intérêt dans le monde entier. L'article décrit l'historique de l'inflation mondiale depuis 2021, exacerbée en 2022, avec des taux atteignant des sommets en 40 ans aux États-Unis et une prévision de plus de 4,5% en France en mars 2022.

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Etude de cas : partie pratique

Article 1 :

Guerre en Ukraine, inflation, hausse des taux...Le FMI alerte


sur le risque d'une récession mondiale en 2023
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a estimé que
2022 allait être « une année compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023 »,
indiquant que « les risques de récession sont accrus en 2023 ». En cause notamment, l'inflation qui
contraint les institutions monétaires mondiales à augmenter leurs taux d'intérêts, freinant ainsi la
croissance.

« Nous sommes dans des eaux très agitées ». Tels sont les termes employés par la directrice générale
du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, pour décrire la période actuelle. Alors
que le monde entier a connu une reprise post-Covid particulièrement forte, le spectre d'une
récession plane désormais sur les prochains mois. C'est du moins ce que craint le FMI. Selon
Kristalina Georgieva, les perspectives pour l'économie mondiale se sont, en effet, « nettement
assombries » depuis avril.

Le FMI devrait revoir à la baisse, pour la troisième fois cette année, sa prévision de croissance
mondiale pour 2022, à 3,6% actuellement, a indiqué sa directrice générale dans une interview à
Reuters, précisant que les économistes du Fonds finalisaient les nouvelles données attendues à la fin
du mois. Et la situation ne devrait pas s'améliorer en 2023, prédit-elle : « Cela va être une année
2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023 », a-t-elle indiqué, ajoutant que «
les risques de récession sont accrus en 2023 ». « Nous ne pouvons pas l'écarter », a-t-elle insisté.
Hausse de l'inflation et des taux d'intérêts

D'après la directrice générale du FMI, « les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se
sont nettement assombries ». Un constat qui s'explique par différents facteurs notamment la
propagation de l'inflation à travers le monde. Elle atteignait 8,6% en juin sur un an dans la zone euro.
Aux Etats-Unis, elle oscille entre 6,3% et 8,3% selon si l'on se base sur l'indice PCE (privilégié par la
Fed) ou l'indice CPI (sur lequel sont indexées, notamment, les retraites). Ailleurs dans le monde, la
hausse des prix est également devenue un motif d'inquiétude comme en Inde où les autorités ont
relevé les prévisions d'inflation à 5,7% pour l'exercice fiscal qui a débuté le 1er avril, contre 4,5% en
février. Cette montée des prix s'explique en partie par le déclenchement de la guerre en Ukraine le
24 février dernier qui a, notamment, fait bondir les tarifs de l'énergie.

En conséquence, de nombreux pays ont entamé des hausses de leurs taux d'intérêts. En Europe, la
hausse sera de 25 points de base et interviendra en juillet avant une nouvelle hausse en septembre.
Aux Etats-Unis, la réserve fédérale américaine a appliqué la plus forte hausse depuis ses 27 dernières
années. En baissant leurs taux directeurs, les banques centrales freinent ainsi la consommation pour
tenter d'endiguer l'inflation mais coupe, de la même manière, la croissance dans sa progression
jusqu'à provoquer une récession. On considère que cette dernière intervient lorsqu'on observe un
recul du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres consécutifs.

« Nous sommes dans des eaux très agitées ». Tels sont les termes employés par la directrice générale
du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, pour décrire la période actuelle. Alors
que le monde entier a connu une reprise post-Covid particulièrement forte, le spectre d'une
récession plane désormais sur les prochains mois. C'est du moins ce que craint le FMI. Selon
Kristalina Georgieva, les perspectives pour l'économie mondiale se sont, en effet, « nettement
assombries » depuis avril.

Le FMI devrait revoir à la baisse, pour la troisième fois cette année, sa prévision de croissance
mondiale pour 2022, à 3,6% actuellement, a indiqué sa directrice générale dans une interview à
Reuters, précisant que les économistes du Fonds finalisaient les nouvelles données attendues à la fin
du mois. Et la situation ne devrait pas s'améliorer en 2023, prédit-elle : « Cela va être une année
2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023 », a-t-elle indiqué, ajoutant que «
les risques de récession sont accrus en 2023 ». « Nous ne pouvons pas l'écarter », a-t-elle insisté.

Hausse de l'inflation et des taux d'intérêts

D'après la directrice générale du FMI, « les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se
sont nettement assombries ». Un constat qui s'explique par différents facteurs notamment la
propagation de l'inflation à travers le monde. Elle atteignait 8,6% en juin sur un an dans la zone euro.
Aux Etats-Unis, elle oscille entre 6,3% et 8,3% selon si l'on se base sur l'indice PCE (privilégié par la
Fed) ou l'indice CPI (sur lequel sont indexées, notamment, les retraites). Ailleurs dans le monde, la
hausse des prix est également devenue un motif d'inquiétude comme en Inde où les autorités ont
relevé les prévisions d'inflation à 5,7% pour l'exercice fiscal qui a débuté le 1er avril, contre 4,5% en
février. Cette montée des prix s'explique en partie par le déclenchement de la guerre en Ukraine le
24 février dernier qui a, notamment, fait bondir les tarifs de l'énergie.

En conséquence, de nombreux pays ont entamé des hausses de leurs taux d'intérêts. En Europe, la
hausse sera de 25 points de base et interviendra en juillet avant une nouvelle hausse en septembre.
Aux Etats-Unis, la réserve fédérale américaine a appliqué la plus forte hausse depuis ses 27 dernières
années. En baissant leurs taux directeurs, les banques centrales freinent ainsi la consommation pour
tenter d'endiguer l'inflation mais coupe, de la même manière, la croissance dans sa progression
jusqu'à provoquer une récession. On considère que cette dernière intervient lorsqu'on observe un
recul du produit intérieur brut (PIB) pendant deux trimestres consécutifs.

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Synthèse de l’article :

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a indiqué que 2022 a été une année difficile et
que 2023 pourrait l’être encore plus en raison des risques accrus de récession. Cela serait dû à des
risques aggravé d'inflation et à des taux d'intérêt plus élevés ; qui ralentiront la croissance Malgré
que le monde entier avait connu une reprise post covid forte Le FMI devrait revoir à la baisse, pour la
troisième fois cette année, sa prévision de croissance mondiale pour 2022, à 3,6% actuellement.
D'après la directrice générale du FMI, « les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se
sont nettement assombries ».ceci peut être expliqué par la propagation de l’inflation à travers le
monde entier. Dans La zone euro le taux d’inflation a atteint 8,6 % en juin en un peu plus d'un an.
Aux États-Unis, il oscille entre 6,3% et 8,3%, selon l’indice choisi (PCI ou CPE) . Cette montée des prix
s'explique en partie par le déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février dernier qui a,
notamment, fait bondir les tarifs de l'énergie conduisant de nombreux pays européens à augmenter
leur taux d’intérêts. Le chef de la BCE, Andrea Enria, a expliqué au Parlement européen le 30 juin
qu'ils anticipaient une éventuelle récession dans un avenir proche. Enria a expliqué que la Banque
centrale européenne prévoyait de demander aux banques européennes de prendre en compte ce
risque dans leurs prévisions. Dans sa déclaration du 9 juin 2017, la présidente de l'institution
monétaire, Christine Lagarde, s'attendait à une poursuite de la croissance économique en 2018 et
2019. Elle a prédit une expansion de 2,8 % en 2022 et une augmentation de 2,1 % l'année suivante.
La BCE considère également la crise énergétique, la guerre en Ukraine et l'inflation lors de
l'évaluation de l'état de leur économie.
Article 2 :

L’inflation mondiale: chronologie d’un


épiphénomène de la pandémie :

La pandémie de la Covid-19 continue de frapper de plein fouet l’économie mondiale et cause des
dommages néfastes, notamment une flambée planétaire des prix. L'inflation désigne la perte du
pouvoir d'achat de la monnaie et se matérialise par une augmentation générale et durable des prix.
Cette perte du pouvoir d’achat de la monnaie peut être mesurée, partiellement, par l’indice des prix
à la consommation.
Cette flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie pénalise le pouvoir d’achat des
classes moyennes et pauvres et contribue à l’enrichissement des porteurs d’actifs. Fragilisés par les
dégâts de la pandémie, les ménages encaissent lourdement les conséquences de l’inflation,
notamment au niveau des denrées alimentaires et du prix de l’énergie. D’après l’économiste Jean-
Yves Naudet, «l’inflation est un masque : elle donne l’illusion de l’aisance, elle gomme les erreurs,
elle n’enrichit que les spéculateurs, elle est prime à l’insouciance, potion à court terme et poison à
long terme, victoire de la cigale sur la fourmi».
L’épiphénomène de l’inflation a commencé à se mettre en place depuis l’année 2021, mais il s’est
accentué en 2022. D’après le Consumer Price Index – CPI des États-Unis, de février 2022, le taux
d’inflation a atteint son plus haut niveau depuis 1982 et s’établit désormais à 7,9%. Et pour tenter de
résorber cette montée des prix, le président de la Réserve fédérale américaine (FED), Jerome Powell,
se dit enclin à proposer six hausses de taux successives de 25 points de base. La finalité recherchée
est de faire reculer la consommation par des crédits plus chers et baisser ainsi la tension sur les prix.
En France, et selon les dernières estimations de l'Institut national de la statistique et des études
économiques (INSEE), le taux d’inflation pourrait dépasser 4,5% en un an en mars 2022. L’institution
attribue cette hausse fulgurante à la flambée des prix à la pompe et l’incertitude des
approvisionnements à cause de la guerre en Ukraine. Et dans la zone Euro, l’inflation poursuit son
envolée et s’établit à 5,8%.
D’après les derniers chiffres fournis par l'Office statistique de l'Union européenne (Eurostat), la forte
évolution de l’inflation est due en grande partie à la composante énergie qui accuse une
augmentation vertigineuse de 31,7%. Mais pour comprendre les chiffres actuels de l’inflation, nous
proposons dans ce qui suit une analyse de la chronologie des mouvements des prix et des
ajustements adoptés depuis le début de la pandémie. La généralisation des mesures restrictives
comme le télétravail, la baisse de l’activité touristique et l’arrêt soudain de l’activité économique,
notamment durant le confinement, ont conduit à une baisse fulgurante dans la demande mondiale
en produits énergétiques. La consommation mondiale du pétrole a ainsi baissé de 22% entre la fin de
l’année 2019 et le début du deuxième trimestre de l’année 2020.
La discorde initiale entre les membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et
leurs partenaires externes OPEP+ sur la baisse de l’offre a aggravé la situation de l’instabilité des prix.
En effet, la Russie s’est opposée, catégoriquement, à la proposition d’abaisser la production
quotidienne mondiale de 1,5 million de barils et estimait que la crise de l’épidémie serait passagère.
Cette dissonance a creusé la chute du prix de l’or noir sur les marchés financiers, le baril perd alors
10% de sa valeur. En réponse au refus russe, l’Arabie Saoudite a cassé les prix en appliquant le tarif
de 10,25 dollars le baril.
Ces deux grands chocs ont concomitamment contribué à la dégringolade des prix du pétrole sur les
marchés financiers, une baisse aggravée par l’effondrement de la demande mondiale. Et ce n’est
qu’à partir du 1er mai 2020 que les pays de l’OPEP+ ont conclu leur accord historique de régresser la
production mondiale de 10%. D’après les informations fournies par l’Institut de Hambourg (HWWI),
l’indice des prix des denrées alimentaires n’a reculé que de 9,3% entre avril 2019 et mai 2020 contre
une baisse spectaculaire de 60% en termes de produits énergétiques. Les mesures restrictives
appliquées ont en effet peu affecté la consommation des ménages comparativement à la
consommation industrielle en énergie. Cette déflation provoquée par le ralentissement de l’offre et
de la demande en Europe et aux USA avait alors pour canal principal la baisse des prix de l’énergie et
des produits indexés sur le pétrole comme le gazol et le gaz domestique (Le Bayon et Péléraux,
2021). Pareillement, la mesure d’abaissement temporaire de la TVA, adoptée par l’Allemagne entre
juillet et décembre 2020 pour soutenir la consommation des ménages, a contribué à la décroissance
des prix dans la zone Euro. Il s’agissait de baisser le taux normal de 19% à 16% et de baisser le taux
réduit de 7% à 5%.
L’année 2021 a apporté un grand rattrapage économique et a inversé la tendance récessive de
l’année 2020. Les prix des matières premières alimentaires ont augmenté de 55% tandis que ceux
des matières premières énergétiques ont enregistré un rebond spectaculaire de 330%. Cette forte
tendance haussière des prix des produits énergétiques est due essentiellement à la baisse graduelle
consentie par l’OPEP+, une situation qui a créé un décalage entre l’offre et la demande mondiale.
Cette hausse des prix de l’énergie a entraîné une montée des prix des engrais et des produits
céréaliers. En effet, le gaz naturel constitue un input essentiel pour la production d’ammoniac
élément commun de la plupart des engrais azotés. L’indice FAO (Food and Agriculture Organization)
des prix des produits alimentaires a atteint une valeur moyenne de 140,7 points en février 2022, soit
une hausse de plus de 20% par rapport à l’année dernière.
Cette augmentation fulgurante provient de la montée des sous indices des prix des huiles végétales,
des produits laitiers, des prix des céréales et de la viande. Selon l’Organisation des Nations unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO), ces hausses des produits alimentaires sont dues à plusieurs
facteurs, à savoir l’incertitude sur les approvisionnements en provenance de l’Ukraine et de la Russie,
les deux principaux pays exportateurs mondiaux du blé. L’organisation cite également la sécheresse
prolongée ayant affecté la culture céréalière des trois principaux producteurs de céréales de
l’Amérique du Sud dont l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Et enfin, la FAO cite l’accroissement de la
demande mondiale et l’appréciation de la devise de certains pays exportateurs comme un autre
facteur ayant contribué à l’envolée des prix. Par ailleurs, et parallèlement aux déséquilibres entre
l’offre et la demande, la théorie quantitative de la monnaie (Nicolas Copernic et Jean Bodin) fournit
une autre explication au phénomène de l’inflation. Selon cette théorie, l’augmentation de la masse
monétaire en circulation conduit inexorablement à la hausse des prix. Selon Milton Friedman,
«l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut
être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la
production».
Par ailleurs, pour les Keynésiens, la hausse de la quantité de monnaie en circulation apportée par une
politique expansionniste de l’État en vue de juguler la crise induira deux effets. Un effet stimulateur
pour l’économie à court terme. Cependant, cette politique générera une inflation à moyen terme due
essentiellement à la révision des agents de leurs comportements économiques. Pendant la
pandémie, la politique des Banques centrales axée sur le rachat des dettes et l’octroi des aides
directes a engendré, selon les monétaristes, une masse monétaire sans contrepartie réelle dans
l’économie. En plus des nombreuses aides et subventions apportées aux entreprises et aux ménages
pour limiter les dégâts de la pandémie, la Banque centrale européenne (BCE) a initié le programme
temporaire de rachat de titres d’urgence (Pandemic Emergency Purchase Programm, PEPP). Cette
mesure a été lancée le 18 mars 2020 et est dotée d’une enveloppe globale de 1.850 milliards d’euros
à débloquer en 4 échéances, de mars 2020 à mars 2022. Il s’agit d’une politique financière dite non
conventionnelle car les taux directeurs sur lesquels on peut agir habituellement pour relancer
l’économie sont déjà bas. L’objectif est alors d’injecter des liquidités dans l’eurosystème pour
redynamiser l’économie, en contrepartie, de l’achat de titres préalablement émis par les entreprises
et les États européens. Et comme il est interdit par les traités européens de procéder aux achats
directs des dettes auprès des États sur le marché secondaire, la BCE crédite alors les comptes
courants des institutions financières européennes par de la création monétaire équivalente à la
valeur des titres (PEPP).
Au niveau comptable, les titres achetés augmentent les actifs de la BCE tandis que les inscriptions sur
les comptes courants passeront au passif. La BCE a ainsi racheté près de 80% des dettes Covid des
pays membres en finançant cette opération par de la création monétaire, c’est la fameuse expression
de «la planche à billets» de Jean Bodin. Ainsi sur la zone Euro, le taux de la masse monétaire M3 est
passé de 5% à près de 12% entre 2019 et 2020. Cette hausse illustre un flux annuel de 1.589 milliards
d’euros, il s’agit de la plus forte augmentation depuis la création de l’Euro. Pareillement, aux USA le
taux de croissance de la masse monétaire a atteint 25% en 2020, presque le double du taux le plus
élevé jamais atteint depuis 1970. Cette forte croissance est expliquée par la politique de transferts et
d’aides aux ménages et aux entreprises financée par de la création monétaire. Le département du
Trésor a émis 4.582 milliards de dollars de titres publics en 2020. La Réserve fédérale a procédé ainsi
à l’achat de 2.533 milliards de dollars de bons du Trésor. Morgan Stanley déclarait : «La Fed pourrait
ne pas avoir le contrôle de la croissance de la masse monétaire, ce qui signifie qu’elle n’aura pas non
plus le contrôle de l’inflation, si elle se déclenche». (Bulletin de la Banque de France, janvier-février
2022).
Une chose est sûre, les effets de la guerre en Ukraine et les sanctions économiques exercées par
l’Europe et les USA sur la Russie vont créer de la méfiance et un effet domino pour l’économie
internationale. La dédolarisation orchestrée par la Russie sera probablement poursuivie par la Chine
afin de cesser l’hégémonie exercée par l’extraterritorialité du Dollar américain. Depuis le boycott
américain des Jeux olympiques organisés par Pékin et en représailles, la Chine a procédé à la vente
de près de 6 milliards de dollars de bons du Trésor américains. Par ailleurs, depuis le début du mois
de mars 2022, les pourparlers entre l’Arabie Saoudite et la Chine convergent vers une possible
acceptation du paiement des achats du pétrole de Ryad en Yuan. En même temps, la vente massive
de bons du Trésor américains détenus par la Chine, lesquels s’élèvent actuellement à 1.062 milliards
de dollars, aura des effets très néfastes sur l’économie américaine et le Dollar sans oublier la myriade
de produits dérivés liés aux actifs russes et chinois et les dommages collatéraux des groupes
multinationaux.
Par Sara Elouadi
Enseignante-Chercheuse, Université Hassan II Casablanca

Synthése de l’article 2 :
L’épiphénomène de l’inflation a commencé à se mettre en place depuis l’année 2021, mais il s’est
accentué en 2022. le taux d’inflation aux États Unis a atteint son plus haut niveau (7,9%)Février
2022. il a dépassé 4,5% en France Mars 2022 . -Les prix des matières premières alimentaires ont
augmenté de 55% — La situation après la pandémie a créé un décalage entre l’offre et la demande
mondiale. Ces hausses des produits alimentaires sont dues à plusieurs facteurs: *les
approvisionnements en provenance de l’Ukraine et de la Russie, les deux principaux pays
exportateurs mondiaux du blé. *la sécheresse prolongée ayant affecté la culture céréalière des trois
principaux producteurs de céréales de l’Amérique du Sud dont l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

----- La généralisation des mesures restrictives comme le télétravail, la baisse de l’activité


touristique et l’arrêt soudain de l’activité économique, notamment durant le confinement, ont
conduit à une baisse fulgurante dans la demande mondiale en produits énergétiques.

----- les effets de la guerre en Ukraine et les sanctions économiques exercées par l’Europe et les USA
sur la Russie vont créer de la méfiance et un effet domino pour l’économie internationale.

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