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L’entreprenariat social

et solidaire :
le choix d’une
structure juridique
Juliette SELLIER - Avocat Associé

Arst Avocats – Tous droits réservés


L’entreprenariat social
et solidaire

I. Un mode d’entreprenariat
II. Une diversité de formes juridiques
III. Des principes communs
IV. Des avantages pour la société ESS
V. Un label

2
I. Un mode d’entreprenariat

3
I. Un mode d’entreprenariat

Définition de l’article 1 de la loi :


4

L’économie sociale et solidaire est un « mode d’entreprendre et de développement de


l’activité économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine »
I. Un mode d’entreprenariat

La loi du 31 juillet 2014 propose à des personnes morales de droit privé qui remplissent les
conditions cumulatives suivantes de bénéficier du statut d’ESS :

1° Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices ;

2° Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant


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l'information et la participation, dont l'expression n'est pas seulement liée à leur apport en
capital ou au montant de leur contribution financière, des associés, des salariés et des parties
prenantes aux réalisations de l'entreprise ;

3° Une gestion conforme aux principes suivants :

a) Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l'objectif de maintien ou de développement


de l'activité de l'entreprise ;
b) Les réserves obligatoires constituées, impartageables, ne peuvent pas être distribuées.
II. Une diversité de formes juridiques

Le terme « entreprise de l’ESS » recouvre un ensemble de structures (article 1 . II. 1.) :

Ø les coopératives,
Ø les mutuelles ou d'unions relevant du code de la mutualité ou de sociétés, d'assurance
mutuelles relevant du code des assurances,
Ø les fondations,
6 Ø les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association ou, le
cas échéant, par le code civil local applicable aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin
et de la Moselle,
Ø les sociétés commerciales ayant la qualité ESS.

221 325 entreprises employeuses de l’ESS (Données Observatoire National de l’ESS –


novembre 2019)
II. Une diversité de formes juridiques

Ø Les fondations : l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales décident
l’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général
et à but non lucratif. » article 18 de la loi du 23 juillet 1987.
Ø Les associations : une « convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun,
[…], leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. »
Ø Les mutuelles : un groupement ayant la capacité civile, qui relève du principe de l'autogestion et qui
7 poursuit un but non lucratif menant dans l'intérêt de ses membres, moyennant le versement d'une
cotisation, à des actions de prévoyance, de solidarité et d'entraide.
Ø Les coopératives : une société constituée par « plusieurs personnes volontairement réunies en vue de
satisfaire à leurs besoins économiques ou sociaux par leur effort commun et la mise en place des
moyens nécessaires » (loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération)
Ø Les sociétés commerciales : un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes décident de mettre
en commun des biens ou leur industrie en vue de partager les bénéfices, les économies ou les pertes
qui en résulteront. Exceptionnellement, une société peut également être la création d’une seule
personne.
II. Une diversité de formes juridiques

Ø Les coopératives : Les coopératives disposent de lois et règles particulières, propres à


chaque catégorie de coopératives.
Ø Il existe en effet plusieurs formes de coopératives :
ü les sociétés coopératives ouvrières de production (SCOP) : Elles sont formées par des
travailleurs de toutes catégories ou qualifications professionnelles, associés pour
exercer en commun leurs professions dans une entreprise qu'ils gèrent directement ;
8 ü les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) : Elles ont pour objet la production
ou la fourniture de biens et de services d'intérêt collectif, qui présentent un caractère
d'utilité sociale ;
ü Les sociétés coopératives européennes (SEC) ;
ü Les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) ;
ü Les coopératives d'usagers (consommateurs, HLM, copropriétés)
ü Les coopératives d'entreprises ;
ü les banques coopératives.
II. Une diversité de formes juridiques

Ø Les sociétés commerciales :

Ø Il s’agit de toutes les formes de sociétés commerciales : SA, SAS, SARL, SNC, SCA…

Ø Qui remplissent les conditions suivantes :


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1. Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices ;

2. Une gouvernance démocratique ;

3. Une gestion conforme aux principes de l’ESS.

Ø Différence majeure avec les précédentes formes : le but lucratif poursuivi dans
l’intérêt de la société
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

1. L’objet social :

Les principes de matière de droit des sociétés :

Ø Article 1833 du code civil :

10 « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l'intérêt commun des associés.
La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et
environnementaux de son activité. »

Ø Article 1835 du code civil précise :

« Les statuts peuvent préciser une raison d'être, constituée des principes dont la société se dote
et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité. »
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

1. L’objet social :

En pratique :
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ü Les statuts définit l’objet social, à savoir l’activité de la société.

ü Les statuts peuvent prévoir une raison d’être, allant au-delà de l’objet social, pour
définir les principes encadrant à poursuite de l’objet social, ainsi que les moyens
qu’elle souhaite mettre en œuvre
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

1. L’objet social d’une ESS


Cet objet social doit se faire l’écho à l’un des trois objectifs suivants :
1° Apporter, à travers leur activité, un soutien à des personnes en situation de fragilité soit du
fait de leur situation économique ou sociale, soit du fait de leur situation personnelle, et
particulièrement, de leur état de santé ou de leurs besoins en matière d'accompagnement
social ou médico-social. Ces personnes peuvent être des salariés, des usagers, des clients, des
12 membres ou des bénéficiaires de cette entreprise ;
2° Contribuer à la lutte contre les exclusions et les inégalités sanitaires, sociales, économiques
et culturelles, à l'éducation à la citoyenneté, notamment par l'éducation populaire, à la
préservation et au développement du lien social ou au maintien et au renforcement de la
cohésion territoriale ;
3° Concourir au développement durable dans ses dimensions économique, sociale,
environnementale et participative, à la transition énergétique ou à la solidarité internationale,
sous réserve que leur activité soit liée à l'un des objectifs mentionnés aux 1° et 2°.
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

2. La gouvernance démocratique

Principe en droit des sociétés :

- Gouvernance encadrée par les dispositifs légaux dans la majorité des formes sociales

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- Gouvernance librement organisée dans les statuts pour la SAS.

Principe de l’ESS :

« Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant l'information
et la participation, dont l'expression n'est pas seulement liée à leur apport en capital ou au
montant de leur contribution financière, des associés, des salariés et des parties prenantes aux
réalisations de l'entreprise » (article 1er de la loi du 31 juillet 2014).
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

2. La gouvernance démocratique

Aucune précision concernant les modalités de gouvernance : liberté de choix du modèle de


gouvernance

Idées :
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- un organe de contrôle type conseil de surveillance,

- un comité stratégique participant au contrôle permanent de l’entreprise,

- idéalement composé de représentants du personnel et des parties prenantes prenant ces


décisions, suivant le modèle « une personne une voix ».

- Quid d’un organe consultatif, ne participant ni à la direction, ni à l’établissement de la


stratégie
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

3. Le respect des principes de Gestion de l’ESS

Principe commun de droit des sociétés : partage des bénéfices entre les associés (à
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l’exception de la réserve légale)

Principe de l’ESS : « les bénéfices sont majoritairement consacrés à l'objectif de


maintien ou de développement de l'activité de l'entreprise ».
III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

3. Le respect des principes de Gestion de l’ESS

En pratique concernant la distribution de bénéfices : Deux obligations inscrites au c) du 2°II de


l’article 1er et précisé par un arrêt :

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- Affecter au moins 50% des bénéfices de l’exercice au report à nouveau ainsi qu’aux réserves
obligatoires ;

- Créer, en plus de la réserve légale, une réserve statutaire obligatoire dite « fonds de
développement », alimenté par un prélèvement au moins égal à 20% des bénéfices de
l’exercice.
- Ce prélèvement cesse d’être obligatoire lorsque que le montant du fonds de
développement atteint 1/5ième du capital social. Les bénéfices sont diminués, le cas
échéant, des pertes antérieures.
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III. Des principes communs : l’ESS en version droit des sociétés

3. Le respect des principes de Gestion de l’ESS

En pratique concernant les réductions de capital :


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« interdiction pour la société d'amortir le capital et de procéder à une réduction du


capital non motivée par des pertes, sauf lorsque cette opération assure la continuité de
son activité ».
IV. Des avantages pour la société ayant la qualité d’ESS

Ø Faire valoir ses principes éthiques, sa démarche ESS


ü Une opportunité en termes d’image et de communication, à l’externe comme en interne
ü Un bon référencement auprès des acteurs favorisant une démarche RSE.
Ø Accéder à des financements spécifiques dédiés

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ü Certains financements publics et privés sont exclusivement réservés aux structures de l’ESS,
tels que certains financements offert par BPI France ou l’état
ü Certaines réductions d’impôt pour favoriser l’investissement dans ce type de structure
ü Certaines aides régionales au développement économique des entreprises de l’ESS ;
ü Plateformes de crowdfunding type Anaxago, SmartAngeks ou Wissed pour la prise de part
au capital ou Spear, Babyloan et Prêt de chez moi pour du microcrédit ;
ü Une partie du fonds de relance sera dédiée au ESS.
V. Un label : Demander l’agrément « ESUS »

Ø Sur option : l’entreprise qui le souhaite pourra effectuer auprès de la DIRECCTE de sa région
une demande d’ ’agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS).

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Ø Il s’agit d’un levier permettant de bénéficier du financement par l’épargne salariale solidaire
et donne droit aux personnes physiques investissant dans des entreprises ayant obtenu cet
agrément à des dispositifs de réduction d’impôt (impôt sur la fortune, impôt sur les
revenus).
V. Un label : Demander l’agrément « ESUS »

Cet agrément exige le respect d’un d’engagement supplémentaire de l’entreprise (une


mention en plus à inscrire dans les statuts).
En pratique : Le respect d’une politique salariale conformément à l’article 11 de la loi
relative à l’ESS :

a) La moyenne des sommes versées, y compris les primes, aux cinq salariés ou
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dirigeants les mieux rémunérés n'excède pas, au titre de l'année pour un emploi à
temps complet, un plafond fixé à sept fois la rémunération annuelle perçue par un
salarié à temps complet sur la base de la durée légale du travail et du salaire
minimum de croissance, ou du salaire minimum de branche si ce dernier est
supérieur ;
b) Les sommes versées, y compris les primes, au salarié ou dirigeant le mieux
rémunéré n'excèdent pas, au titre de l'année pour un emploi à temps complet, un
plafond fixé à dix fois la rémunération annuelle mentionnée au a).
MERCI POUR VOTRE ECOUTE
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