Phytochimie et Activités de Deux Verbenaceae
Phytochimie et Activités de Deux Verbenaceae
UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
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ECOLE DOCTORALE
SCIENCES ET TECHNOLOGIES
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LABORATOIRE DE BIOCHIMIE ET DE
CHIMIE APPLIQUEES (LABIOCA)
THESE UNIQUE
Présentée par Mindiédiba Jean BANGOU
Diplômé en Etudes Approfondies
Pour obtenir le grade de
Docteur de l’Université de Ouagadougou
Option: Sciences Appliquée
(Plantes médicinales et Phytothérapie)
Thème
A la mémoire de :
Mon grand-père Yaldia GBANGOU, Homme de sagesse et de tradition, ancien combattant de la 1ère et 2ème
guerre mondiale (1981).
Ma grand-mère Miyéba NABA sa première épouse (29 mars 2004).
Ma grand-mère Possibo ONADJA* sa deuxième et dernière épouse (16 avril 2001), accoucheuse villageoise.
Mon oncle Yemtema GBANGOU, le fils ainé de la famille (30 Avril 1987).
Mon défunt père Frédéric Bouampoundi BANGOU (17 octobre 2002 à 2h du matin à 44 ans), juste après
son service militaire.
A ma petite famille :
Bouama Alex Maire, Mélayé Esther Félicia et leur mère Kabou Evéline KOHO.
Possibo Dorcas, Ahadi, Thérèse, Marimpo, Tani, Evariste T.D., Yombo, Modiédi, Yamdié, Polinli, Clarisse,
Emma, Boaris, Maïga Alidou, Ouoba Daniel, Adeline……
Pour votre soutien moral et matériel et pour vos encouragements tout au long de ces années.
Dédicace spéciale à El’Adj Issaka SINOU pour son soutien financier sans faille tout au long de ce
travail, et ce depuis le DEA.
A tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à l’aboutissement de ce travail.
i
REMERCIEMENTS
Au Professeur Ambaliou SANNI, qui, malgré ses nombreuses occupations a accepté d’évaluer ce travail et de
présider mon jury de soutenance. Merci pour tout l’intérêt que vous avez accordé à ce travail.
Au Professeur Innocent Pierre GUISSOU, pour avoir accepté d’évaluer ce travail, malgré ses nombreuses
occupations. Merci pour tout l’intérêt que vous avez accordé à ce travail.
Au Professeur Emmanuel BASSENE pour avoir accepté d’être membre de mon jury, malgré ses nombreuses
occupations. Merci pour tout l’intérêt que vous avez accordé à ce travail.
Au Professeur Jérôme Germain SAWADOGO, pour avoir accepté d’évaluer ce travail, malgré ses
nombreuses occupations. Merci pour tout l’intérêt que vous avez accordé à ce travail.
Au Professeur Almaraz-Abarca Norma, l’auteur responsable de la méthode du dosage des flavonols totaux,
pour avoir permis la réalisation des études HPLC-DAD dans le Département Centro Interdisciplinario de
Investgacion para el Desarrollo Integral Regional, Instituto Politécnico Nacional, Unidad Durango. Becaria
COFAA ; Sigma 119, Fraccionamiento 20 de Noviembre II, Durango, Dgo., 34220, México.
Au Dr. Félix KINI pour sa contribution à l’intéprétation des Profils chromatographique HPLC-DAD.
A madame Emma YAMEOGO, Major du Laboratoire du CMA de Kossodo, pour avoir permis la
quantification des ions dans nos extraits de plantes.
ii
avez facilité l’exécution de certains travaux de cette thèse. Vos conseils, votre disponibilité ont donné un élan à
l’aboutissement de ce travail.
Je remercie tous les aînés, dans le désordre: Dr LAMIEN-MEDA Aline, Dr KIENDREBIOGO Martin,
Dr HILOU Adama, Dr LAMIEN Charles Euloge, Dr TIBIRI André, Dr SAWADOGO Wantaga, Dr MEDA N.
T. Roland, Dr Moussa, Dr OUATTARA Monique, Dr SESSOUMA Bintou, et surtout à mon jeune frère depuis le
Brésil : le Dr COULIDIATI Hervé Tangbadioa.
Parmi ces personnes je tiens à remercier très particulièrement Dr Martin KIENDREBEOGO, Dr MEDA
N. T. Roland et Dr COMPAORE Moussa pour leurs conseils pratiques et participation active à toutes les activités
de ce travail.
Mes remerciements vont également à tous les enseignants- chercheurs, les techniciens et l’administration de
l’UFR/SVT de l’Université de Ouagadougou pour leurs aides multiformes et enseignements reçus lors de mes cycles de
formation.
Je remercie mes collègues du laboratoire de Biochimie et de Chimie Appliquées pour leur contribution à
travers les conseils et suggestions mais aussi pour leur agréable compagnie et leurs soutiens; dans le désordre: Samson,
Micheline, Harouna, Bagora, Eric, Ahmed, Hubert, Emmanuel, Kiessoum, Nabèrè, Jonas, Mariam. C’est l’occasion
pour moi de remercier également tous mes aînés et amis de l’UFR/SVT, pour leur franche collaboration tout au long
de ces années.
A la famille OUEDRAOGO, particulièrement au Colonel Kassoum pour ses sages conseils et soutien
multiformes qui m’ont galvanisé.
A la famille SINOU, particulièrement à El’Adj Issaka SINOU pour son soutien financier sans faille tout
au long de ce travail, et ce depuis le DEA.
A monsieur Aziz TRAORE pour son soutien et encouragement tout au long de ces années de labeur.
iii
RESUME
Lantana camara L., Lippia chevalieri Moldenke, (Verbenaceae) sont des herbacées
largement utilisées en médecine traditionnelle au Burkina Faso et dans certains pays d‟Afrique,
d‟Amériques et d'Asie. La composition en huiles essentielles de ces plantes est connue et les activités
biologiques associées. Mais il existe peu de données sur celle des polyphénols et de leurs activités,
d‟où la nécessité de cette étude afin de justifier leurs utilisations en médecine traditionnelle.
Les investigations phytochimiques de L. camara et L. chevalieri au moyen des tests en tubes
et des coupes histochimiques ont permis de mettre en évidence les flavonoïdes, tanins,
stérols/triterpènes et les saponosides dans les deux espèces. Les alcaloïdes ont été détectés
uniquement dans L. camara. La CCM nous a permis d‟identifier l‟acide caféique dans les extraits
méthanoliques des deux plantes et la rutine dans celui de L. chevalieri. Les meilleures teneurs en
phénoliques totaux et en tanins ont été obtenues par L. chevalieri avec respectivement 17,88 ± 0,90
mg EAG et 7,62 ± 0,37 mg EAT pour 100 mg extrait. Par contre L. camara a présenté la plus forte
teneur en flavonoïdes (8,28 ± 0,77 mg EQ/100 mg extrait). La méthode d‟analyse par HPLC-DAD
nous a permis de mettre en évidence les acides : cinnamique (11), rosmarinique (2), phénols (2) ainsi
que la lutéoline (2), saponarine (1) et les flavones (8) dans les deux extraits de plantes. Les teneurs
des quatre ions dosés ont varié de 0,41 ± 0,02mmol/L (Ca2+) à 4,81 ± 0,10 mmol/L (K+).
En ce qui concerne le criblage des activités biologiques, L. chevalieri a montré la meilleure
activité antioxydante. En effet, le pouvoir antiradicalaire par la méthode DPPH a donné une IC50 de
6,23 ± 0,15 µg/mL et la capacité réductrice des ions ferriques (FRAP), 15,26 ± 0,11 mmol EAA/g.
Pour ce qui concerne les activités antibactériennes, Le meilleur diamètre d‟inhibition a été obtenu
avec L. camara sur S. flexneri (12,33 ± 0,35 mm). Cette activité a concerné 17 souches bactériennes
et une concentration de 25 µg mL-1 a été utilisée. Les activités des polyphénols "in vitro" sur la GST,
la XO, l'AChE et la CE ont montré des inhibitions intéressantes. La meilleure inhibition est obtenue
par l‟extrait de L. camara sur la CES (50,20 ± 3,05 %) pour des concentrations tests de 100 µg mL -1 .
L‟extrait de L. chevalieri a présenté également des inhibitions intéressantes sur la GST (42,99 ± 3,03
%), suivi de l‟AChE (39,26 ± 2,18 %) et de la CES (37,68 ± 1,18 %).
L‟ensemble de ces activités peuvent justifier leur usage dans le traitement du paludisme, de la
dysenterie, des dermatoses, des maladies inflammatoires et des hépatites.
iv
ABSTRACT
Lantana camara L. and Lippia chevalieri Moldenke, are Verbenaceae largely used in folk
medicine in Burkina Faso, in certain African, American and Asian countries. The composition out of
essential oils of these plants is known and the associated biological activities. But there exists little of
data on that of polyphenols and their activities, from where need for this study in order to justify
their uses in traditional medicine.
Phytochemical investigation showed that methanolic extracts of L. camara and L. chevalieri
are rich in phenols acids and [Link] general characterization tests were permitted to detect
flavonoids, tanins, sterols/triterpenes and the saponosides in the two species. The alkaloids were
detected only in L. [Link] study showed alkaloids and flavonoids in the extract of L.
camara; and polyphenolics/tannins like flavonoids in the extract of L chevalieri. TLC enabled us to
identify the caffeic acid in the methanolic extracts of the two plants and rutin in the extract of L
chevalieri. The best contents of totals phenolic and tanins were obtained by L chevalieri 17.88 ± 0.90
mg EAG/100 mg and 7.62 ± 0.37 mg EAT/100 mg extracted, [Link] the other hand L.
camara presented more the content of flavonoids (8.28 ± 0.77 mg EQ/100 mg extracted) and the
total flavonol low value (0.18 ± 0.01 mg EQ/100 mg extracted. The method of analysis by HPLC-
DAD was permitted to detect different acids: cinnamic (11), rosmarinic (2), phenols (2) as well as
the luteolin (2), saponarin (1) and flavones (8) in the two extracts of [Link] contents of the four
proportioned ions varied from 0.41 ± 0.02mmol/L (Ca2+) to 4.81 ± 0.10 mmol/L (K+).
With regard to the sifting of the biological activities, L chevalieri showed the best
antioxydant [Link], the antioxidant capacity by DPPH method gave 6.23 ± 0.15 µg/mL and
the reducing capacity of the ions ferric (FRAP) was 15.26 ± 0.11 mmol EAA/g. Concerning the
antimicrobial activities, the best diameter of inhibition was obtained with L. camara on S. flexneri
-1
(12.33 ± 0.35 mm)This activity related to 17 bacterial stocks and a concentration of 25 µg ml were
[Link] activities "in vitro" on the GST, the XO, the AChE and the CES showed
interesting inhibitions. Best inhibition is obtained by the extract of L. camara on CES (50.20 ± 3.05
%) for concentrations tests of 100 µg ml-1. The extract of L chevalieri also presented interesting
inhibitions on the GST (42.99 %), followed of AChE (39.26 %) and the CES (37.68 %).
These activities can justify their use in the treatment of malaria, dysentery, skin disease,
inflammatory and hepatitis.
Key words: Verbenaceae, phytochemistry, phenolic, tannins and flavonoids, antioxidant activity,
enzymes, bacteria.
v
LISTE DES PUBLICATIONS
Bangou M.J., Kiendrebeogo M., Méda N.T.R., Coulibaly A.Y., Compaoré M., Zeba B.,
Millogo-Rasolodimby J. and Nacoulma O.G. (2011). Evaluation of Enzymes Inhibition
Activities of Medicinal Plant from Burkina Faso. Pak. J. Biol. Sci., 14 (2) 99-105.
Autre publication
Mindiédiba Jean Bangou, Moussa Compaoré, Nâg-Tiero Roland Meda, et Odile Germaine
Nacoulma. (2011). Enzymes inhibition effect and polyphenolic content of medicinal plant
extracts from Burkina Faso. Université de Ouagadougou, 3ème édition JPO, Février 2011.
vi
LISTE DES ABBREVIATIONS
AChE : Acétylcholinestérase
ACh : Acétylcholine
ADN : Désoxyribonucléique
AIS : Anti-inflammatoire stéroïdiens
AINS : Anti-inflammatoire non stéroïdiens
AMPc : Adénosine monophosphate cyclique
ARN : Ribonucléique
ATB : Antibiotique
ATCC : American Type Culture Collection
ATCI : Iodure d‟acétylthiocholine
ATP : Adénosine-5‟-triphosphate
CAF : Citrate d‟Ammonium Ferrique
CAT : Catalase
CCM : Chromatographie sur couche mince
CDNB : 1-Chloro-2,4-dinitrobenzène
CEF : Chloroforme-Acétate d‟éthyle-Acide formique
CES : Carboxylestérase
CIB : Centre d‟information sur la Biodiversité
CMB : Concentration minimale bactéricide
COX : Cyclo-oxygénase
CMI : Concentration minimale inhibitrice
DAD : Détecteur UV à barrette diodes
DGISS : Direction Générale de l‟Information et des Statistiques Sanitaires
DHHDP : Déshydrohéxahydroxydiphénique
DMSO : Diméthylsulfoxide
DNTB : 5, 5‟-dithiobis-2-nitrobenzoïc acid
DO : Densité optique
DPPH : 2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl
DTNB : Acide 5,5‟-dithiobis-2-nitrobenzoïque
EAG : Equivalent Acide Gallique
EAT : Equivalent Acide Tannique
vii
EOR : Espèces oxygénées réactives
EC : Enzyme Commission
EQ : Equivalent Quercétine
FADH2 : Flavine adénine dinucléotide
FCR : Folin Ciocalteu Reagent
FMN : Flavines mononucléotides
FRAP : Ferric reducing antioxidant power
GPx : Glutathion peroxydase
GSH : Glutathion
GST : Glutathion S-transférase
HHDP : Héxahydroxydiphénique
HPLC : Chromatographie en phase liquide à haute performance
HTA : Hypertension Artérielle
IC50 : Concentration inhibitrice 50
INSD : Institut National de la Statistique et de la Démographie
LABIOCA : Laboratoire de biochimie et de chimie appliquée
LPS : Lipopolysaccharide
MA : Maladie d‟Alzheimer
MM : Macéré Méthanolique
MTT : 3 [4,5-diméthylthiazol-2yl] -bromure de diphenyltétrazolium
NADPH : Nicotinamide adénine dinucléotide phosphate.
NADH : Nicotinamide adénine dinucléotide
ROS : Reactives oxygen species
SIDA : Syndrome de l‟Immuno-déficience Acquise
SOD : Super oxyde dismutase
TEAC : Trolox Equivalent Antioxidant Capacity
TNF : Tumor necrosis factor
TPA : Tetradecanoylphorbol-13-acétate
TXA : Thromboxane
UV : Ultra violet
VIH : Virus de l‟immunodéficience humaine
XO : Xanthine oxydase
viii
SOMMAIRE
DEDICACE ............................................................................................................................i
REMERCIEMENTS .............................................................................................................ii
RESUME .............................................................................................................................. iv
ABSTRACT ........................................................................................................................... v
LISTE DES PUBLICATIONS ............................................................................................. vi
LISTE DES POSTERS ......................................................................................................... vi
LISTE DES ABBREVIATIONS.......................................................................................... vii
SOMMAIRE ......................................................................................................................... ix
LISTE DES FIGURES ....................................................................................................... xiii
LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................... xiv
LISTE DES PHOTOS ........................................................................................................ xiv
INTRODUCTION ................................................................................................................ ix
INTRODUCTION .................................................................................................................1
PARTIE I: GENERALITES.................................................................................................. x
Chapitre 1: Présentation de Lantana camara L. et Lippia chevalieri Moldenke ..........................4
I.1. Lantana camara L........................................................................................................................ 4
I.1.1. Classification selon Cronquist (1988) ...................................................................................... 4
I.1.2. Description ............................................................................................................................. 4
I.1.3. Habitat et historique ................................................................................................................ 6
I.1.4. Utilisations traditionnelles ....................................................................................................... 7
I.2. Lippia chevalieri Moldenke.......................................................................................................... 7
I.2.1. Classification selon Cronquist (1988) ...................................................................................... 7
I.2.2. Description ............................................................................................................................. 8
I.2.3. Habitat et historique .............................................................................................................. 10
I.2.4. Utilisation traditionnelles ...................................................................................................... 10
Chapitre II: Etudes antérieures sur Lantana camara L. et Lippia chevalieri Moldenke ...........10
II.1. Etudes phytochimiques sur les deux espèces ............................................................................... 10
II.1.1. Mono- et sesquiterpènes.................................................................................................... 10
II.1.2. Les triterpènes .................................................................................................................. 12
II.1.3. Les glycosides iridoïdes .................................................................................................... 13
II.1.4. Furanonaphthoquinones .................................................................................................... 14
II.1.5. Les flavonoïdes................................................................................................................. 15
II.1.6. Glycoside phenyl éthanoïde .............................................................................................. 16
II.1.7. Les composés miscellanées ............................................................................................... 16
II.2. Etudes pharmacologiques sur les deux espèces ........................................................................... 17
II.2.1. Activités antimicrobienne et antiparasitaire ....................................................................... 17
ix
II.2.2. Activités antiinflammatoires ............................................................................................. 18
II.2.3. Toxicités........................................................................................................................... 19
II.2.4. Activités antivirale et anticancéreuse ................................................................................. 19
II.2.5. Autres activités ................................................................................................................. 20
B. Méthodes .................................................................................................................................55
Chapitre1. Etudes phytochimiques ...................................................................................................... 55
I. Histochimie .............................................................................................................................. 55
I.1. Double coloration au carmino-vert pour l’identification des tissus .............................. 55
I.2. Détection des métabolites secondaires ........................................................................... 55
x
II. Extraction ................................................................................................................................. 56
III. Criblage Phytochimique ........................................................................................................ 58
IV. Etude qualitative par Chromatographie sur Couche Mince (CCM) ......................................... 58
IV.1. Définition et principe de la CCM ................................................................................... 58
IV.2. Chromatographie sur Couches Minces des acides phénols et flavonoïdes de nos extraits
de plantes. ..................................................................................................................................... 59
V Dosage des composés polyphénoliques ...................................................................................... 59
V.1. Dosage des polyphénols totaux ...................................................................................... 59
V.2. Dosage des flavonoïdes totaux ....................................................................................... 60
V.3. Dosage des flavonols totaux ........................................................................................... 60
V.4. Dosage des Tanins totaux............................................................................................... 60
VI Quantification du Ca2+, Mg2+, K+ et du Na+................................................................................ 61
VI.1. Evaluation de la teneur en calcium................................................................................ 61
VI.2. Evaluation de la teneur en magnésium .......................................................................... 61
VI.3. Evaluation de la teneur en potassium ............................................................................ 61
VI.4. Evaluation de la teneur en sodium ................................................................................ 62
VII. Détermination HPLC/DAD des polyphénols.......................................................................... 62
VII.1. Définition ................................................................................................................... 62
VII.2. Préparation des solutions standards ......................................................................... 63
VII.3. Préparations des solutions tests et conditions d’analyse ........................................... 63
VII.4. Principe et paramètres chromatographiques ............................................................ 63
Chapitre 2. Etudes biologiques ........................................................................................................ 65
I. Evaluation des activités antioxydantes ........................................................................................ 65
I.1. Pouvoir réducteur par la méthode FRAP ....................................................................... 65
I.2. Activité anti-radicalaire par la méthode d'inhibition du radical DPPH ........................ 65
II. Etude de l‟activité antibactérienne ............................................................................................. 66
II.1. Préparation des Milieux de culture ............................................................................... 66
II.2. Préparations des solutions ............................................................................................. 66
II.3. Préparation de l’inoculum bactérien ............................................................................. 67
II.4. Evaluation de l’activité antibactérienne des extraits..................................................... 67
II.5. Détermination de la Concentration Minimale Inhibitrice (CMI) ................................... 67
III. Détermination du pouvoir inhibiteur d‟enzymes .................................................................... 68
III.1. Inhibition de l’acétylcholinestérase (AChE) .................................................................. 68
III.2. Inhibition de la Carboxylestérase (CE) .......................................................................... 70
III.3. Inhibition de la xanthine oxydase (XO) .......................................................................... 71
III.4. Inhibition de Glutathion-S-transférase (GST) ............................................................... 73
xi
I.6.1. Chromatogrammes correspondant à L. chevalieri. ....................................................... 84
I.6.2. Chromatogrammes correspondants à L. camara. ......................................................... 85
II. Discussion ..................................................................................................................................... 86
III. Conclusion partielle ................................................................................................................... 89
CONCLUSION ..................................................................................................................112
& ........................................................................................................................................112
PERSPECTIVES ...............................................................................................................112
CONCLUSION & PERSPECTIVES .................................................................................112
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..........................................................................114
REFERENCES BIBILOGRAPHIQUES ..........................................................................114
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES .............................................. Erreur ! Signet non défini.
ANNEXES ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
ANNEXES ....................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
Annexe I ..................................................................................................Erreur ! Signet non défini.
Annexe II .................................................................................................Erreur ! Signet non défini.
Annexe III (les ions) ................................................................................Erreur ! Signet non défini.
xii
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Molécules de base pour les mono- et sesquiterpènes (Ghisalberti, 2000) ............................. 11
Figure 2: Quelques mono/sesquiterpènes mis en évidence dans les deux plantes ................................ 11
Figure 3: quelques triterpènes (partie 1) ............................................................................................ 12
Figure 4: Quelques triterpènes (parties 2) .......................................................................................... 13
Figure 5: Glycosides iridoïdes isolés de L. camara ............................................................................ 14
Figure 6: Quelques molécules de furanonaphthoquinones .................................................................. 15
Figure 7: Quelques flavonoïdes isolés de L. camara .......................................................................... 15
Figure 8: Les principaux glycosides phényl éthanoïde ....................................................................... 16
Figure 9: Les composés miscéllanés ..................................................................................................17
Figure 10: Classification des cocci ....................................................................................................26
Figure 11: Classification des bacilles................................................................................................. 29
Figure 12: Schéma des sites d'actions des antibiotiques chez les bactéries.......................................... 30
Figure 13: Les antibiotiques à noyau β-lactames ou β-lactamines ...................................................... 31
Figure 14: Les antibiotiques à larges spectres .................................................................................... 32
Figure 15: Un antibiotique dérivé du nitroimidazole .......................................................................... 32
Figure 16: La chaine respiratoire mitochondriale, source de production des radicaux libres dans
l'organisme ....................................................................................................................................... 37
Figure 17: Piégeages des ROS (R.) par les flavonoïdes ...................................................................... 40
Figure 18: Flavonoïdes et leurs sites proposés pour la chélation des ions métalliques (Men+) (D‟après
Van Acker et al., 1996) ..................................................................................................................... 41
Figure 19: Comparaison entre deux pentahydroxyphénols (Harborne et Williams 2000). ................... 41
Figure 20: Valeurs de TEAC montrant l‟importance du groupement catéchol au niveau du cycle B
pour l‟activité antioxydante des flavonols (Rice-Evans, 1996). .......................................................... 42
Figure 21: Eléments essentiels pour l'activité antioxydante des flavonoïdes (Rice-Evans et al., 1996).
......................................................................................................................................................... 42
Figure 22: Diagramme général de la réaction inflammatoire (Timbo, 2003) ....................................... 46
Figure 23: Quelques structures des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ................................ 47
Figure 24: Inhibition de la lipoxygénases et de la cyclo-oxygénases sous l‟action de différents
flavonoïdes. ......................................................................................................................................48
Figure 25: schéma de fractionnement des extraits .............................................................................. 57
Figure 26: Structure du DPPH et sa réduction par l'antioxydant RH................................................... 66
Figure 27: INT, réactif d'accouplement pour l'analyse colorimétrique ................................................ 68
Figure 28: Système de contrôle de la production des radicaux libres (Watson et al., 2000)................. 71
Figure 29: Mécanisme de la production de l'acide urique ................................................................... 72
Figure 30: Réaction de catalyse de la GST (Habdous et al., 2002; Ibarra et al., 2003) ........................ 73
Figure 31: Teneur des quatre ions dosés ............................................................................................ 81
Figure 32: (E) = fraction d'acétate d'éthyle (50%); (J) = fraction aqueuse (12,5); (1)=dérivé d'acide
cinnamique; (3)=dérivé d'acide rosmarinique; (6)=dérivé saponarine ................................................. 84
Figure 33: (A) = fraction aqueuse (12,5%); (N) = fraction d'acétate d'éthyle (12,5%); (2)=flavone;
(4)=acide phénol ............................................................................................................................... 85
Figure 34: Inhibition du DPPH par les extraits de plantes .................................................................. 91
Figure 35: Courbe d'étalonnage de l'acide gallique Figure 36: Courbe d‟étalonnage de la quercétine
(flavonoïdes) Erreur ! Signet non défini.
xiii
Figure 37: Courbe d‟étalonnage de la quercétine (flavonols) Figure 38: Courbe d‟étalonnage de
l‟acide tannique (tanins) Erreur ! Signet non défini.
Figure 39: Courbe d‟étalonnage de l‟acide Figure 40: Courbe d‟étalonnage de l‟acide ascorbique
(DPPH). Erreur ! Signet non défini.
xiv
INTRODUCTION
INTRODUCTION 9 juin 2012
INTRODUCTION
La culture des soins basée sur l‟usage des ressources naturelles constitue un élément
important de santé publique dans beaucoup de pays africains pour des raisons historique,
culturelle et sociale (Bouquet, 1969; Kerharo, 1974). De manière générale, Foster et Anderson
(1978) définissent la médecine traditionnelle comme la totalité des savoirs, valeurs,
connaissances en santé, croyances, compétences et pratiques des membres d‟une société y
compris toutes les activités cliniques et non cliniques liées à ses besoins de santé. La
définition de l‟OMS précise qu‟elle comprend diverses pratiques, approches, connaissances et
croyances sanitaires intégrant des médicaments à base de plantes, d‟animaux et/ou de
minéraux, des traitements spirituels, des techniques manuelles et exercices, appliqués seuls ou
en association afin de maintenir le bien-être et traiter, diagnostiquer ou prévenir la maladie
mais aussi protéger du mauvais sort ou des ennemis.
En effet, les Verbenaceae appartiennent à l‟ordre des Lamiales qui sont réputés pour
leurs compositions en huiles essentielles (Nacoulma, 1996). Ainsi les investigations
phytochimiques antérieures les plus élucidées sur les deux espèces de notre étude ont été
surtout sur les huiles essentielles (Ghisalberti, 2000; Pascual et al., 2001). Les
polyphénoliques totaux, les flavonoïdes et/ou flavonols totaux ainsi que les tanins totaux ont
été les moins étudiés. A notre connaissance les composés polyphénoliques mise en évidence
dans Lantana camara ont été faits par Ghisalberti (2000). Il a rapporté que six flavonoïdes ont
1
INTRODUCTION 9 juin 2012
été identifiés dans les extraits acétoniques des feuilles et fleurs de L. camara. Des traces
d‟euphanes, de triterpènes et de lactones dans les extraits méthanoliques de racines, et des
furanonaphthoquinones dans les extraits héxaniques. Ces groupes de composé
polyphénoliques sont connus pour leurs propriétés antiinflammatoire (triterpènes) et
antimicrobienne (triterpènes pentacycliques), spécialement contre les bactéries à gram-
négatifs (furanonaphthoquinones) (Ghisalberti, 2000; Pascual et al., 2001). Le premier centre
d‟intérêt de notre étude est de contribuer à une meilleure connaissance de la phytochimie des
tiges feuillées de Lantana camara et de Lippia chevalieri, qui sont les parties les plus utilisées
en médecine traditionnelle.
Le deuxième centre d‟intérêt sera l‟implication de ces métabolites secondaires avec les
usages des extraits des plantes en médecine traditionnelle et ceux de nos plantes d‟étude en
particulier. En effet plusieurs études antérieures soutiennent l‟utilisation des plantes dans le
processus de soin. Selon l‟OMS (2002) la médecine traditionnelle est largement plus
disponible que la médecine moderne. D‟autres auteurs ont montré que plus de 50% des
produits prescrits dans plusieurs pays d‟Europe ou d‟Amérique sont soit des produits naturels
ou leurs dérivés (Newman et al., 2003; Gurib-Fakim, 2006; Krzaczkowski, 2008). En
Afrique, l‟OMS (2002) estime que 80% de la population utilise la médecine traditionnelle
pour répondre à ses besoins de santé. La principale raison est la faiblesse des ressources
économiques des populations, qui limite l‟achat des produits pharmaceutiques (Nikiéma,
2005). Selon INSD (2000), seulement 30% de la population a accès aux médicaments
essentiels, tandis que 98% de ces médicaments sont importés à un coût prohibitif.
Alors que les diarrhées et les méningites ont causées à elles seules 17,8% des décès
dans les districts sanitaires du Burkina Faso en 2008 (DGISS, 2009). 48,3% de l‟ensemble des
décès ont été causés par le paludisme grave au cours de cette année 2008. A côté de cette
faiblesse économique et d‟insuffisance quantitative et qualitative des types de médicaments,
plusieurs souches de grandes familles de bactéries pathogènes sont devenues résistantes à un
ou plusieurs antibiotiques (Zéba, 2006). La prolifération de ces microorganismes résistants
pose un grave problème de santé à l‟échelle mondiale (Zéba, 2006). Cette complexité
thérapeutique prouve la nécessité à rechercher de nouvelles molécules à base des usages
traditionnels des plantes. Cependant le « naturel » n‟étant pas synonyme de « sans danger »
comme le prétendent certaines conceptions erronées. Il est donc nécessaire de recourir aux
preuves scientifiques, seules qui peuvent justifier d‟une utilisation traditionnelle de ces
plantes sans danger.
2
INTRODUCTION 9 juin 2012
En somme nous attendons contribuer à détecter les polyphénols et étudier leurs potentialités
biologiques de manière générale.
3
PARTIE I: GENERALITES
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Embranchement : Spermaphytes
Sous-embranchement : Angiospermes
Classe : Dicotylédones
Sous-classe : Asteridae
Ordre : Lamiales
Famille : Verbenaceae
Genre : Lantana
Espèces : Lantana camara L.
I.1.2. Description
Lantana camara est un arbuste dressé ou buisson sarmenteux de 2 à 5 m de haut, à
nombreux rameaux anguleux partant dès le collet et garnis de protubérances épineuses plus ou
moins recourbées. L‟écorce est grise à beige, lenticellée, à tranche jaune verdâtre. Le rameau
est carré, pubescent à scabre, épineux, gris beige. Les feuilles sont opposées, plus ou moins
scabres dessus, pubescentes dessous, ovales et oblonques, de 2-7x2-4 cm, à sommet atténué
en triangle, à base en coin ou arrondie, à bord régulièrement denté, dégageant une odeur
camphrée plus ou moins désagréable au froissement. La floraison dure presque toute l‟année,
surtout à proximité des habitations. Les nervures sont saillantes sur la face inférieure. La
plante possède également des poils épidermiques sécréteurs. Elle Colonise les lieux
relativement humides, bosquets, bordures de bas-fond (Ghisalberti, 2000; Arbonnier, 2002;
Cavalli, 2002; Judd et al., 2002). Photo 1 : A
4
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Lantana rhodesiensis
Moldenke est l‟espèce locale.
La photo ci-contre représente L.
rhodesiensis en période de
fructification. Les fruits sont
comestibles.
B : photo prise le 27 septembre 2011 à
16 h 03 mn (Forêt de Gonsè)
5
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Photo 2: fruits de Lantana camara L. (BANGOU M. Jean, 12/08 2011 à 14h 43mn)
I.1.3. Habitat et historique
Le genus Lantana appartient à la famille des Verbenaceae et a été décrit par Linnaeus en 1753
comme comportant 7 espèces, dont 6 provenant de l‟Amérique du Sud et le dernier de
l‟Ethiopie.
Lantana camara L. est l‟espèce la plus répandue du genre Lantana. Originaire de l‟Amérique
tropicale et subtropicale, les Hollandais l‟importèrent du Brésil en Hollande au 16 ème Siècle et
plus tard les graines furent vendues en Europe, en Grande Bretagne et en Amérique du Nord
(Ghisalberti, 2000, Ethnopharmacologia, 2009). Par la suite elle fut introduite à Hawaï, au
6
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Pacifique, en Australie et en Asie du Sud. Cette introduction fut aidée par les oiseaux et très
rapidement elle fut répandue dans toutes les aires de l‟Afrique du Sud. Entre le 18 ème et le
19ème siècle l‟espèce est commercialisée comme plante ornementale partout dans le monde. 4
millions d‟hectare d‟espace cultivable furent aménagés en Australie contre 160 000 en Hawaï
(Ross, 1999; Ghisalberti, 2000). Elle est citée pour sa capacité à améliorer la fertilité des sols,
à fixer l‟humus et à lutter contre l‟érosion des sols (Ross, 1999). C‟est une plante rudérale très
répandue en milieu humide, dans la végétation secondaire et les lisières de forêts, surtout sur
les plateaux et la côte Est de Madagascar, les Mascareignes et les Comores. C‟est une espèce
ornementale disséminée par les oiseaux et devenue localement spontanée et envahissante.
(Ghisalberti, 2000; Arbonnier, 2002; Cavalli, 2002; Judd et al., 2002)
7
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Famille : Verbenaceae
Genre : Lippia
Espèces : Lippia chevalieri Moldenke.
I.2.2. Description
Lippia chevalieri est un arbrisseau ou sous-ligneux dressé atteignant 2 à 5 m de haut, à
souche vivace, à tiges ramifiées aux inflorescences. Ces inflorescences sont étagées en
plusieurs verticilles de glomérules moins longs (0,5 à 1 cm) et composées de fleurs
blanchâtres. L‟écorce est brun clair, plus ou moins lisse, à tranche fibreuse jaune verdâtre. Le
rameau est anguleux et pubescent à scabre, vert, pourpre ou jaunâtre. Les feuilles verticillées
par 2 à 4 oblongues ou étroitement elliptiques, à bord denté, plus ou moins scabres, à
pubescence blanchâtre dessous, de 5 à 18 x 1,5 à 5 cm, à sommet acuminé et pointu, à base
atténuée ou en coin. Photo 3 (A & B).
La différenciation de Lippia chevalieri avec Lippia multiflora Moldenke est délicate.
Lippia multiflora est connue sous le nom de « Thé de Gambie ». Ses feuilles, bleutées, ont
une odeur de camphre plus forte au froissement. Cette espèce se trouve souvent à l‟ombre,
dans les endroits humides (Nacoulma, 1996; Arbonnier, 2002; Mevy et al., 2007).
8
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
9
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
10
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
l‟espèce de L. camara provenant du Brésil a une odeur de terpène. Ces constituants se sont
avéré principalement des dérivés de bisabolène (monoterpène), avec une teneur de 65%. Les
sesquiterpènes présents sont : β-curcumène (1,5%), (E)-nuciferal et (Z)-nuciferol (3,9%), (-)-
ar-curcumèn-15-al (5,6%), γ-curcumène (8%), ar-curcumène (9,7%), (-)-epi-β-bisabolol
(environ 10%), (-)-γ-curcumèn-15-al (14,9%). 5% des composés de ces huiles incorporent le
squelette italicène, épimères enC10 et 7,2% d‟helifolène aldéhydes épimères en C7
(Ghisalberti, 2000). Figure 1.
H
CHO
H
H H
L‟étude de Lippia chevalieri montre que les huiles essentielles les plus fréquemment
rencontrées sont : limonène, β-caryophyllène, p-cymène, camphre, linalol, α-pinène et le
thymol (Pascual et al., 2001). Une étude menée au Burkina Faso a montré que les huiles
essentielles des feuilles de Lippia chevalieri sont majoritairement composées de thymol (27,4
%), p-cymène (21,1 %), 2-phenyléthylproprionate (12,6 %) (Bassolé et al., 2003). Les fleurs
sont essentiellement composées de β-caryophyllène, du 1,8-cinéole, de germacrène (Menut et
al., 1993). Figure 2.
OH
(-)-α-pinène (+)-β-pinène
p -cymène Thymol Limonène
HO
H H
O
O
1,8-cinéole Camphre
(+)-linalol β-caryophyllène
11
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Les premiers travaux sur les triterpènes de Lantana camara ont concerné l‟élucidation
de la structure de la lantadène A et B, premières molécules reconnues être toxiques
(Ghisalberti, 2000). Il a donc été démontré que les deux composés varient en fonction du
climat. La lantadène A isolée d‟Australie à une structure différente et on observe des traces
pour la lantadène B. Plus de lantadènes ont été élucidé à savoir la lantadène A, B, C, D et la
lantadène A réduite, par le fait qu‟elles présentent des toxicités similaires. Le lupéol analogue
de l‟acide lantique et de lantanolique a aussi été isolée (Sharma & Sharma1989). Figure 3.
O H
O
H
O H
O H
CO2H
CO2H CO2H
H
O H O H
O
H HO HO
H H
H
O
OAc H
O H
C O2H H
CO2H
CO2H
O H O H
H
HO H HO
1 H 2 3
HO H
O
H
H O
O
H
CO2H O
CO2H
H CO2H
HO H
H 4 H
HO 5 β OH
H 6
H
12
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Ghisalberti en 2000 ont montré que l‟exsudation à la surface des feuilles est un
mélange de flavonoïdes, de lantadène A et d‟acide ictérogénique. Dans les racines l‟acide
oléanolique est le composant majoritaire (Ghisalberti, 2000). Une étude récente d‟extrait
méthanolique de Lantana camara a mis en évidence des traces d‟euphane, triterpènes et de
lactones (0,00004 – 0,0002%). Dans cette étude cinq principes actifs ont été isolés (1‟ – 5‟) à
travers la spectrophotométrie de masse couplée au RX (Ghisalberti, 2000). Figure 4.
O
O O
H O
H O OH H O
H
O
H O O
H H
H
H H
O
H
A cO AcO
H H
O 1' H O2C H O2 C 3'
2'
O
O
OH H O
OH H O
O
O
H
H
H
H Ac
H A cO
H
A cO
H βD GluO2C 5'
βD GluO2C
4'
13
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
shanzhside et le lamiridoside ont aussi été isolé des racines de L. camara (Ghisalberti, 2000).
Figure 5.
HO HO
O O O O
H H H HO H
Oβ D Glu Oβ D Glu Oβ D Glu Oβ DGlu
OH OH
theveside geniposide 8-epiloganine lamiridoside
O
H
O
CO2H
H
O acide icterogenique
H
OH
14
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
O
O OH O
5
OH O
2
MeO O
O O
8 Fn1 O
OH O O MeO O
regio-isomère Fn2 O
Diodantunezone quinone
O
O OH O
MeO
MeO O
MeO
O
O O
OH O
MeO O
Fn3 O
Fn4 Fn6 O
OH O Fn5
OH OC H3
OH
C H3O O C H3O O
HO O OR 1 OH
OR 1
OC H3 OC H3
OC H3
OH O 10 OH O 11
OH O 9
OH OC H3
OCH3
HO O GluO O
GluO O
C H3O CH3O OH
CH3O H
OH O OH O
12 13 OH O
14
15
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Verbascoside est un phenyléthanoïde très répandue qui a été isolé dans Lantana
camara (Syah et al., 1996). Son isomère (Z) a également été isolé dans Lantana camara
(Verma et al., 1997). D‟autres composés tels que l‟isoverbascoside, martynoside,
derhamnosylverbascoside, l‟isonuomioside A et le calceolarioside ont aussi été isolés dans
Lantana camara (Taoubi et al., 1997; Syah et al., 1996). Figure 8.
O OH
O
HO O OH
O
O 15
HO
HO OH
O
HO O
HO
HO OH HO
O
O
O OH
HO
O HO
16
OH
O
HO
HO
HO OH
O OH
O
HO O OH
O
HO HO 17
HO OH OH
HO O
O O OH
O HO
18
HOH 2C OH
OH OH
15 = verbascoside; 16 = isoverbascoside; 17 = derhamnosylverbascoside
18 = calceolarioside
16
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
verbascotetraose, verbascose et les lantanose A et B ont été isolé dans les racines (Ghisalberti,
2000). Figure 9.
Composés miscéllanés
OH OH OH
OH
n = 2 = verbascotetraose
O n = 3 = ajugose O
n = 3 = lantanose A
HO n = 1 = stachyose HO
n = 4 = lantanose B
HO HO
OH O OH O
O O
HO HO HO
HO n HO n
O O O
HO CH 2OH O
O HO
HO OH HO OH
O HO
OH
OH
17
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
1,8-cinéole, le camphre et le p-cymène sont bien connus pour leurs effets antimicrobiens très
prononcés (Baydar et al., 2004; Burt, 2004; Leung et Foster, 1996; Pauli et Schulcher, 2004).
18
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
II.2.3. Toxicités
Certaines descriptions de L. camara ont montré la toxicité de cette plante sur les petits
ruminants et l‟effet intoxicant. La mortalité a été particulièrement démontrée avec les espèces
d‟Australie et d‟Inde. Parmi les 29 descriptions trouvées dans la littérature australienne sur L.
camara, huit (8) font cas du caractère toxique sur le bétail (Ghisalberti, 2000). Toutes les
descriptions de toxicité font cas du lantadène A et B surtout sur les moutons. Le 3-β-hydroxy
analogue du lantadène A est aussi toxique à 40 mg/kg. L‟estimation de la toxicité des feuilles
de Lantana est de 3 mg/kg. Cette toxicité n‟est pas cumulative, toutes les espèces de L.
camara ne sont pas toxiques et celles qui sont susceptibles d‟intoxication varient en fonction
des animaux. Il est généralement accepté que les composés de lantadènes tels que: les
lantadènes A, B, D et l‟acide ictérogénique sont toxiques sur les moutons et les chèvres (Pass
et al., 1991). Mais la lantadène A ne présente aucune toxicité pour les chevaux, les rats, les
veaux et les agneaux. La toxicité par voie orale du lantadène A est de 60 mg/kg contre 1,3
mg/kg (voie intraveineuse) (Pass et al., 1991). Les toxines absorbées par le rumen et l‟intestin
grêle sont transportées au foie par sang portique. Elles sont métabolisées dans le foie et rejeté
dans les vésicules biliaires compromettant ainsi la sécrétion biliaire. Les effets cholestatiques
sont le maintien de l‟ictère, la rétention de la bilirubine qui maintient le niveau élevé des
toxines dans le rumen entraînant une détérioration progressive du foie (Pass et al., 1991). Le
diodantunezone a été évalué pour l‟activité cytotoxique contre les lignées cellulaires
nasopharynx : lymphocytique, épidermoïdes humaines, de leucémies K562 et de P388. Les
résultats respectifs suivant ont été obtenus: 6,76 ; 9,2 et 7,94 µmol. L‟analogue éther de
méthyle a donné une meilleure activité avec respectivement des IC 50 de 1,3; 1,32 et 1,86
µmol/L (Mukherjee et al., 2007).
19
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Egalement parmi les iridoïdes isolés de L. camara, seul le géniposide a été étudié en
détail. Il empêche l‟hépatotoxicité et la synthèse de réparation de l‟ADN, induite par
l‟aflatoxine B1 dans les hépatocytes primaires de rat (50 à 100 mg/kg). Le mécanisme
implique la hausse du niveau de la Glutathion-S-transférase et du glutathion peroxydase. Le
verbascoside protège de l‟hémolyse oxydative (Ghisalberti, 2000). Génipine et géniposide ont
montré une activité hypolipidémique chez les rats hyperlipidémique. De même, on a constaté
que la géniposide possède une activité inhibitrice sur l‟AMPc phosphodiéstérase (Ghisalberti,
2000). Barre et al. (1997) ont montré que l‟ursulate acétique et un dérivé d‟acide oléanolique,
deux dérivés triterpènes pentacycliques exercent une grande activité antimutagénique sur les
souris. Les verbascosides inhibent l‟aldolase réductase, ainsi que la péroxydation lipidique. Il
a également présenté une activité immunomodulatrice, des propriétés immunosuppressives et
a apparemment renforcé l‟effet anti-tremblement de la L-DOPA (Ghisalberti, 2000).
Il est indiqué que les composés issus des feuilles tels que les stéroïdes, lancamarone
expose aux propriétés cardiotoniques et que la lantamine qui est un alcaloïde de l‟écorce de la
tige et des racines possède des propriétés antispasmolytique et antipyrétique comparable à la
quinine. Une fraction alcaloïdique qui diminue la pression sanguine, accélère le rythme
cardiaque et provoque le tremblement du chien est isolé des feuilles et l‟on suggère d‟être
capable de réduire la fièvre, les troubles et l‟hypertension (Ghisalberti, 2000).
20
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Les enzymes sont des biocatalyseurs protéiques qui activent chacune, une réaction
biochimique spécifique (Granner et al., 1989). Les enzymes sont classées, depuis 1961, en
plusieurs grandes catégories dépendant du type de réactions qu‟elles contrôlent. Ainsi, les
hydrolases accélèrent des réactions faisant intervenir des molécules d‟eau, au cours desquelles
une substance est décomposée (hydrolysée) en molécules plus simples. Les oxydoréductases
accélèrent les réactions d‟oxydation ou de réduction. Citons également les transférases
(transfert d‟un groupement chimique actif d‟une molécule à une autre), les lyases (transfert
d‟un groupe chimique, avec formation d‟une double liaison), les ligases (catalyse des
réactions de synthèse) et les isomérases (réarrangement de la structure moléculaire du
substrat). Ce sont des protéines agissant comme des catalyseurs de nombreuses réactions
biochimiques. Actuellement, près de 1000 enzymes différentes ont été identifiées. La science
qui étudie les enzymes est l‟enzymologie.
21
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
La xanthine oxydase à un poids moléculaire de 270 000 c'est une grosse protéine et
chaque unité enzymatique est liée à deux molécules de flavine (liée sous forme de FAD),
deux atomes de molybdène et huit atomes de fer. C'est une enzyme du foie, du rein et du petit
intestin. Elle catalyse le métabolisme des nucléotides puriques et pyrimidiques, elle joue à cet
effet, un rôle important dans la santé de l'Homme. En effet, elle catalyse l'oxydation de
l'hypoxanthine en xanthine, puis de la xanthine en acide urique.
Chez l'Homme, la xanthine oxydase se retrouve normalement dans le foie et sous une
forme non libre dans le sang. En cas d'atteinte hépatique grave, la xanthine oxydase est
larguée dans le sang, si bien qu'une mesure sanguine de XO permet de déceler les dommages
hépatiques. Les maladies qui comportent les anomalies dans le métabolisme des purines et des
pyrimidines comprennent la goutte, le syndrome de Lesch-Nyhan, le syndrome de Rye, la
déficience d'adénosine désaminase et la déficience de purine nucléoside phosphorylase
(Granner et al., 1989). De plus, la maladie de Von Gierke ou de déficit en glucose-6-
phosphatase qui résulte d'une augmentation de la production de ribose-5-P (précurseur du
PRPP) entraîne aussi une excrétion excessive d'urate. De même, l'acidose lactique associée
élève le seuil rénal de la sécrétion des urates, augmentant les urates organiques totaux.
Dans le cas de la goutte, c'est l'accumulation accrue de l'acide urique au niveau des
articulations qui provoque la maladie. La xanthine oxydase est une voie métabolique de la
formation de l'acide urique; l'allopurinol, qui est un inhibiteur de la xanthine oxydase, est
utilisé dans le traitement de la goutte; cependant il présente des effets secondaires.
III.1.3.2. L’acétylcholinestérase
22
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Or, plusieurs études d‟imagerie cérébrale confirment que les atteintes d‟une zone
spécifique du cerveau, la zone hippocampale, constituent un des premiers éléments
caractéristiques de cette terrible affection. Les neurobiologistes, intéressés par la démence
Alzheimer, ont démontré sur le plan biochimique une accumulation excessive d‟une protéine
normalement peu abondante dans le cerveau de sujets sains, l‟amyloïde (Ferreira et al., 2006).
On suspecte que l‟amyloïde est impliquée dans l‟apparition des processus menant à la mort
neuronale, notamment de l‟apoptose. Les études des marqueurs biochimiques de la maladie
d‟Alzheimer, indiquent également la présence d‟altération de l‟activité phospholipasique de
type A2 (PLA2) dans les régions du cerveau touchées par cette maladie. Les chercheurs n‟ont
jusqu‟ici accordé qu‟assez peu d‟attention aux enzymes PLA2 comme mécanisme initiateur
de la maladie d‟Alzheimer, un système cellulaire pourtant particulièrement important dans les
processus d‟inflammation et d‟apoptose à l‟échelle de l‟organisme (Rhee et al., 2001).
L'AChE est retrouvée chez les insectes et par son action d‟hydrolyse de l‟acétylcholine aide
les insectes à résister aux insecticides (Yi et al., 2006). Au niveau des insectes (Drosophila
melanogaster), plusieurs mutations de l‟AChE ont été identifiées autour du site d‟action des
insecticides. Quatre sites de mutations ont été identifiés à savoir : I161V, G265A, F330Y et
G368A (Shi et al., 2004). Ces mutations compromettent l‟attaque des molécules
d‟insecticides. Chacune de ces quatre enzymes mutées, peuvent seule ou en association
hydrolyser l‟acétylcholine à une teneur variant entre 2 µM à 300 mM (Shi et al., 2004). En
effet chez les insectes, l‟AChE se trouve essentiellement dans le système nerveux central.
L‟influx nerveux arrivant dans la terminaison présynaptique entraîne une libération
d‟acétylcholine (ACh) qui se fixe sur des récepteurs placés sur la membrane post-synaptique.
Cette fixation permet l‟ouverture des canaux sodium et potassium, laquelle entraîne la
dépolarisation à l‟origine de l‟influx nerveux sur l‟élément post-synaptique. Le rôle de
l‟AChE est d‟hydrolyser l‟acétylcholine ce qui permet la fermeture des canaux associés au
récepteur du neurotransmetteur. Si l‟action de cette enzyme est bloquée, la membrane post-
synaptique se trouve continuellement excitée. Les organophosphorés et les carbamates
agissent en inhibant l‟activité catalytique de l‟AChE. Ils se fixent en effet sur le site actif de
l‟enzyme, à la place de l‟acétylcholine. L‟accumulation de l‟ACh dans la région synaptique
provoque une hyperexcitation des liaisons cholinergiques causant finalement la mort de
l‟insecte (Haubruge & Amichot, 1998).
23
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
III.1.3.3. La glutathion-S-transférase
Les GSTs sont une famille diverse d‟enzyme omniprésent dans les organismes
aérobics. Elles représentent un groupe d‟enzymes qui catalysent la conjugaison des composés
ayant un centre réactif électrophile avec le groupement thiol (nucléophile) du tri peptide du
glutathion (Feng et al. 2001). Ce sont des enzymes cruciales et potentiellement impliquées
dans la régulation des cancers, ainsi que leurs capacités à synthétiser les métabolites
réagissant avec les carcinogènes (Zanden et al., 2003; Zanden et al., 2004).
Parmi ces enzymes, les classes pi et alpha sont les plus visées du fait de leurs hautes
expression dans les différentes pathologies comme les cancers et les maladies de foie et rénale
(Habdous et al., 2002).
D‟autres études ont montré que la classe pi peut être exploité en immunohistologie
impliquant le cancer. Leur forte expression est reconnue d‟être un précurseur des cancers et
impliqués dans diverses tumeurs malignes. Au niveau du plasma la classe pi potentialise
l‟hépatite chronique, les maladies cholestatiques chroniques, les cirrhoses biliaires primaires
et le rejet de la transplantation. La classe pi est localisé dans les hépatocytes tandis que la
classe alpha est confiné dans les cellules intrahépatiques de la bile (Habdous, 2002).
Il existe deux formes de GST chez les insectes. Elles sont surtout localisées dans le
cytoplasme des cellules des corps gras et des muscles alaires (Franciosa, Bergé, 1995). Depuis
la découverte des glutathion S-transférases dégradant des organophosphorés (Fukami,
Shishido, 1966), de nombreuses études montrent l‟importance de ce système enzymatique
dans la résistance aux insecticides (Haubruge & Amichot, 1998).
III.1.3.4. La carboxylestérase
Les CES sont des isoenzymes (EC: [Link].) appartenant à la famille des sérines
estérase et sont largement distribuées dans différents tissus des animaux (estomac, intestin
grêle, colon, cerveau, sang, plasma, foie, cœur, poumon, pancréas, rate, testicules et prostate),
24
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
avec une affinité pour les fractions microsomale hépatique (Djeridane et al., 2006; Djeridane
et al., 2008; Park et al., 2010).
Cette famille d‟enzymes représente celle qui hydrolyse les groupes fonctionnels tels
que les esters d‟acide carboxylique (procaïne), les amides (procanamide) et les thioesters
(spironolactone) qui catalysent aussi bien l‟hydrolyse des composés endogènes à courte et
longue chaine des acyl-glycérols; traduisant ainsi le rôle physiologique joué par les
carboxylestérases (Djeridane et al., 2006).
Le tableau 1 donne quelques unes des bactéries de la microflore humaine, ainsi que les
maladies associées. Ce tableau est suivi de celui du critère biochimique d‟identification des
bactéries de l‟étude (Tableau 2).
Les bactéries peuvent se différencier, par exemple, par leur forme, leur taille ou leur
structure, par leurs activités chimiques, par les éléments nutritifs qui leur sont nécessaires, par
la forme de l‟énergie qu‟elles utilisent, par des conditions physiques dans lesquelles elles
peuvent croître, par leurs réactions à certains colorants. De tels caractères facilement
vérifiables même dans un laboratoire modestement équipé sont largement utilisés pour
25
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
classifier les bactéries. Comme les autres règnes biologiques, les bactéries sont réparties en
catégories hiérarchisées (familles-genres-espèces). Les espèces qui sont suffisamment
semblables sont placées dans un même genre, et les genres qui montrent une certaine
similarité sont groupés dans la même famille. Une espèce peut être subdivisée en deux
souches ou plus. Il s‟agit d‟organismes qui correspondent à la même définition d‟espèces,
mais qui présentent entre eux des différences mineures. (Singleton, 2004).
Cocci
Test à l‟optochine
Résistant Sensible
(Autres streptocoques) (Pneumocoques)
Bile esculine
Positif Négatif
(Streptocoques D (Autres streptocoques)
ou Entérocoques)
Test au Ceftriaxone
Résistant Sensible
(Streptocoques D) (Entérocoques)
Dans cette présente étude, nous classerons les bactéries principalement sur la base de
leur colorant gram. Cependant toutes les bactéries ne se colorent pas au gram, et dans ce cas
des colorants spéciaux sont utilisés.
26
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Tableau 1: La microflore humaine: quelques unes des bactéries associées au corps et maladies causées
Espèces du genre Localisation Exemples d’espèces Gram Maladies causées
Bacillus (AS : aérobie stricte) B. cereus Gram positif Toxi-infection; infections oculaires et
respiratoires
Eschericia (AAF : aéro- Iléon E. coli Bacille gram négatif Infections urinaires, méningite surtout
anaérobie facultative) néonatale, leucorrhea, septicémie,
Proteus P. mirabilis endocardite
Haemophilus Rhino-pharynx, conduit H. influenzae de type b Bacille gram négatif Méningite, pneumonie, sinusite,
auditif externe, sang, LCR septicémie, infection ORL, endocardite
Mycobacterium Alveolus pulmonaires M. leprae, M. arium, M. tuberculosis Bacille immobile Lèpre; pneumonie; tuberculose
Neisseria (AS) Gorge, sang, LCR N. aerugionosa Cocci gram négatif Blennorragie, méningite
Pseudomonas (AS) Intestinale, muqueuse P. aeruginosa Bacille gram négatif Septicémie, surinfections des plaies
Salmonella Intestinale, vésicule S. typhimurium Bacille gram négatif Fièvre typhoïde, gastroentérite,
biliaire septicémie
Shigella anthérocytes Shigella flexneri, S. boydii Bacille gram négatif Gastroentérite, dysenterie bacillaire
Staphylococcus (coagulase- Yeux S. aureus, S. intermedius, S. Cocci gram positifs Pneumonie, endocardite, infection du
négatif) epidermidis, S. saprophyticus tractus urinaire
Oreille Cocci gram positifs
Voie nasales
Staphylococcus (AAF) Peau et muqueuse, S. aureus Embole septique, abcès, panaris
bouche, aisselles, anus Cocci gram positifs furoncle, sinusite, hidrosadénite, otite,
thrombophlébite, TIA
Bouche (gorge), muqueuse Strep. pyogènes (S.A.) Insuffisance rénale, angine
génitale, sphère ORL érythémateuse, RAA, GNA, vulvo-
Streptococcus (AAF : aéro- Cocci gram positifs vaginite, cellulite
anaérobie facultative) Muqueuse génitale Strep. agalactiae (S.B.) Urétrite, vaginite avec leucorrhée,
vulvo-vaginite
Staphylococcus Urètre S. epidermidis, S. saprophyticus Cocci gram positifs Infection du tractus urinaires
Eschericia Bacille gram négatif
Staphylococcus Vagin (pré-ménopausé) Cocci gram positifs
Streptococcus Rhino-pharynx, voies Strep. pneumoniae Cocci gram positifs Pneumonie, inflammation, bronchite,
respiratoires supérieures méningite, grippe
Vibrio Intestinale V. cholerae Bacille gram négatif Choléra
GNA : glomérule néphrite aigüe, ORL : Oto-rhino-laryngologie, RAA : rhumatisme articulaire aigüe, TIA : toxi-infection alimentaire
27
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Oxy Cat Glu Lact Malt Sacch NO3R ONPG Indole H2 S Urée Mannit TDA VP ODC CS DNase P.A Coagul Optochine Genre Espèce
- + + + + + + - - - - Escherichia E. coli
- + - - - - - + - Shigella S. flexneri
- + + - + - + - Klebsiella K. pneumoniae
+ + + + + + - - + - Vibrio V. cholerae
+ + - - - - - - - Pseudomonas P. aeruginosa
+ + + + + + Staph. S. aureus
+ + - - - Staph. S. epidermidis
CS: citrate de simmons; ODC: ornithine de carboxylase; ONPG: ortho-nitro-phenyl-β-D-galactosidase; NO3R: nitrate réductase; PA: protéine
A; Oxy: oxydase ; TDA: tryptophane désaminase; VP: voges-proskauer (met en évidence l‟acétyle méthyle carbinol); -/+: fermente en cas
d‟acquisition d‟un plasmide.
28
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Bacilles
Respiration Oxydase
Positif Négatif
(Proteus, Providencia, Morganella)
Positif Négatif
Klebsiella Escherichia coli
Enterobacter Salmonella
Serratia Shigella
Yersinia
Il existe plusieurs types d‟agents anti-microbiens (figure 12). C‟est le cas des agents
physiques (Radiations UV, rayon γ), des agents chimiques (alcools, phénols, métaux lourds,
agents alkylants, détergents, aldéhydes, halogènes, antibiotiques et composés polyphénoliques
29
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
dont ceux d'extraits de plantes). Les métabolites secondaires des plantes tels que les
polyphénols agissent par plusieurs mécanismes:
La membrane plasmique agit comme une barrière sélective. Elle régularise l‟entrée et la
sortie des substances chez les microbes. Une altération de la membrane plasmique peut
inhiber la croissance de la bactérie ou conduire à sa mort. Dans ce cas, les antibiotiques
utilisés sont les polymixines.
Inhibition de la paroi
β-lactamines
glucopeptides Modification de la perméabilité de la membrane
dérivés acide
isonicotiniques polymixines
Figure 12: Schéma des sites d'actions des antibiotiques chez les bactéries
30
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
C‟est le cas des antibiotiques ou extraits de plantes qui agissent en inhibant l‟incorporation
des acides aminés dans les chaînes polypeptidiques. D‟autres composés inhibent la
combinaison aminoacide: ARN de transfert (ARNt) avec le ribosome. Par contre d‟autres
inhibent même la formation de la liaison peptidique par les peptidyltransférases dans la
bactérie. Les antibiotiques utilisés sont: phénicols; tétracyclines; aminosides et les
macrolides.
H
H H R' N S
R N CH3 R N CH3 1
S S 7
1 1 5 3
6 5 CH3 6 5 CH3 N
N
3
N
3
O
6 CH2R''
7 7
O COOH O COOH COOH
Pénicillines Pénicillines Céphalosporines
H
OH
R N OH
R' R'' R''' R' R''
N O
N 1
H N N 6 5
O C 3
O COOH N
O R'''' H COOH 7
O COOH
Monobactames Nocardicines Carbapénèmes Acide clavulanique
31
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
CH3
H3C H 3C N R1=R2= H, tétracycline
R2 OH R 1 H
H H R1=H, R2= Cl, chlortétracycline
OH R1= OH, R2= H, oxytétracycline
CO NH2
OH
OH O OH O
CH 2CH 2OH
Le métronidazole: un dérivé du
N nitroimidazole utilsé contre les
O2N CH3
bactéries anaérobies
N
32
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Remarque : la résistance naturelle intéresse toutes les souches d‟une espèce, alors que la
résistance acquise n‟intéresse que certaines souches pour une espèce considérée. 10% des
résistances acquises sont dues à des modifications chromosomiques de la bactérie ; elle ne
concerne que les bactéries de la même espèce avec un seul antibiotique. 90% de ces
résistances sont dues à l‟acquisition de plasmides qui sont des molécules extra
chromosomiques que l‟on trouve dans le cytoplasme des cellules bactériennes. Ces plasmides
se transmettent d‟une bactérie à l‟autre par simple contact (conjugaison) ou par
l‟intermédiaire de bactériophages (transduction). La résistance plasmidique permet d‟élaborer
des enzymes capables de détruire la molécule d‟antibiotique. Exemple : les β-lactamases pour
les β-lactamines (pénicillines, céphalosporines) ; Les adénylases-acétylases-phosphorylases
pour les aminosides ; La facilité du transfert des plasmides parmi les BGN explique le
caractère épidémique de ce type de résistance aux ATB surtout ceux à spectre large. La
meilleure façon de venir à bout de cette résistance plasmidique est l‟utilisation d‟ATB à
spectre étroit chaque fois que cela est possible (Ouattara, 2005).
33
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
récente a montré le pouvoir antibactérien d‟un flavonoïde glycoside contre des souches de
bactéries gram (+) et gram (-) (Harikrishna et al., 2004).
Des travaux ont mis en évidence un impact des flavonoïdes sur le rétrovirus HIV
responsable du syndrome d‟immunodéficience acquise (SIDA). Récemment, des chercheurs
ont montré que les flavonoïdes pouvaient avoir une action plus sélective en interagissant avec
une glycoprotéine de surface du virus HIV, empêchant ainsi la liaison du virus à la cellule
hôte (Mahmood et al., 1993).
Le mécanisme des effets antimicrobiens des flavonoïdes est sans doute très complexe. Parmi
les hypothèses avancées, on va citer :
III.3.1. Définition
Un radical libre est une espèce chimique, atome ou molécule, contenant un électron
non apparié. Extrêmement instable, ce composé peut réagir avec les molécules les plus stables
pour apparier son électron. Il peut soit arracher un électron (se comportant comme un
oxydant), soit en céder un (agissant alors comme un réducteur). Cette première réaction
34
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
L‟appellation EOR inclut les radicaux libres de l‟oxygène: anion superoxyde (O2•-),
radical hydroxyle (OH•) mais aussi certains dérivés oxygénés non radicalaires dont la toxicité
est importante tels que le peroxyde d‟hydrogène (H2O2).
35
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
radicalaire ayant un rôle majeur dans la cytotoxicité des EOR (Balendiran et al., 2004; Garait,
2006; Thamotharan et al., 2010).
Xanthine oxydase
Xanthine + 2O2 + H2O Acide urique + 2O2•- + 2H+
NADPH oxydase
2O2 + NADPH 2O2•- + NADP+ + H+
Le réticulum endoplasmique lisse contient des enzymes qui catalysent une série de
réactions pour détoxifier les molécules liposolubles et d'autres produits métaboliques
toxiques. La plus connue de ces enzymes est le cytochrome P450 qui oxyde les acides gras
36
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
insaturés et les xénobiotiques, produisant ainsi des EOR. Il semble que cette production
radicalaire régule certaines fonctions du réticulum.
Les peroxysomes sont une importante source de production d'H 2O2 cellulaire.
Toutefois, l'H2O2 est utilisé comme substrat de la catalase peroxysomale (enzyme
antioxydante) afin de réaliser des réactions de peroxydation d'autres substrats. Ces réactions
sont importantes dans le processus de détoxification présent dans le foie et le rein. Seule une
faible quantité d'H2O2 produit au niveau du peroxysome pourrait échapper à la catalase.
Cependant, la principale source d‟EOR est la mitochondrie par l'intermédiaire de sa
chaîne respiratoire. Elle produirait en effet 90% des EOR cellulaires (Garait, 2006).
La chaîne respiratoire est une source permanente d‟EOR. Selon certains auteurs,
environ 1 à 3% de l'oxygène utilisés par la mitochondrie sont incomplètement réduits et
produisent des EOR. Mais ces estimations sont réalisées à partir de mesure in vitro sur des
mitochondries isolées en présence d'une pression partielle en oxygène non physiologique et de
concentration saturante en substrats. Il est vraisemblable que la production mitochondriale de
EOR in vivo soit beaucoup plus faible (0,4 à 0,8%). Il existe deux sites de production d‟EOR:
les complexes I et III (figure 16).
37
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Le complexe III a longtemps été considéré comme le plus important site de production d‟O 2 •-
et le complexe I comme un acteur secondaire. Cependant, ces premières études utilisaient
comme un substrat respiratoire du succinate (fournisseur de FADH 2) combiné à de la
roténone (inhibiteur du complexe I). Or, en ajoutant successivement le succinate puis la
roténone, de récentes mesures ont permis de mettre en évidence l'existence d'un flux inverse
d'électrons. Ce flux d‟électrons issus de l‟oxydation du FADH2 remonte du complexe II vers
le complexe I atteignant ainsi le site de production d‟EOR du complexe I. Il a alors été
clairement défini que la source majeure d‟EOR était le complexe I via ce flux inverse
d'électrons. Ce flux d‟électrons entraîne également la réduction du NAD + en NADH (Liu et
al., 2002).
38
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
désactiver ces radicaux libres et cette action a été partiellement démontrée, in vitro, pour les
salicylates (Schorderet, 1998; Korsloot et al., 2004).
L‟équilibre entre les effets positifs et négatifs des EOR est particulièrement fragile.
Les mécanismes de défense contre la toxicité des EOR sont nombreux et proviennent de
sources diverses (Bakasso, 2009). Notre organisme possède un certain nombre de moyens de
défenses contre les atteintes des radicaux libres mettant en jeu le système immunitaire et des
enzymes.
Les antioxydants tels que les vitamines (A, E et C), les β-carotène, lycopène,
ubiquinol-10, bilirubine, les oligo-éléments comme le zinc, le sélénium, le cuivre, le
manganèse, certains polyphénols (les flavonoïdes, les acides phénols, les coumarines, les
quinones), les alcaloïdes et certaines huiles essentielles, constituent la seconde source de
défense de l‟organisme contre les radicaux libres. Les parties les plus actives de ces molécules
sont les hydroxyles libres, les noyaux aromatiques, les doubles liaisons éthyléniques souvent
conjuguées, qui permettent de donner des électrons et de rester stables par mésomérisation
(Raj Narayana et al., 2001).
Les antioxydants d‟origines naturelles sont présents dans toutes les parties des plantes
supérieures et sont en générales des composés phénoliques. Ils agissent par la désactivation
des radicaux par création d‟addition covalente, la réduction des métaux ou de peroxydes, la
39
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Les flavonoïdes sont reconnus pour leurs nombreuses activités biologiques, ces
activités sont attribuées en partie aux propriétés antioxydantes de ces composés naturels. Les
flavonoïdes sont susceptibles de réagir avec la plupart des espèces réactives oxygénées
(Fuhrman et al., 1995). L‟action antioxydante de ces phytonutriments ne s‟exerce pas
seulement par l‟inhibition et la désactivation des radicaux libres, elle se manifeste aussi par la
neutralisation d‟enzymes oxydantes et par la chélation des traces d‟ions métalliques
responsables de la production de ROS (Halliwell, 1994; Cotelle, 2001). A cause de leurs
faibles potentiels redox, les flavonoïdes (Fl-OH) sont thermodynamiquement capables de
réduire les radicaux libres oxydants (R·), comme le superoxyde, le peroxyle, l‟alkoxyle et
l‟hydroxyle, par transfert d‟hydrogène et le radical flavonoxy (FL-O·) qui en résulte peut
réagir avec un autre radical pour former une structure quinone stable (Jovanovic et al., 1998).
Figure 17.
OH
. O
. . O O
.
OH R RH OH R OH O
RH
Flav-OH Flav-O
. Quinone
. .
H2O2 + Fe2+ (Cu+) OH + OH + Fe3+ (Cu2+)
La quercétine est la plus active des flavonoïdes étudiés. La Figure 18 résume les sites
essentiels pour la chélation des ions métalliques : (a) un noyau catéchol sur le cycle B, (b) les
40
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
groupes 3- hydroxyle et 4-oxo du cycle C, et (c) les groupes 4-oxo et 5-hydroxyle entre les
cycles A et C (Van Acker et al., 1996).
n+
Me
OH
3'
4' OH
B
O
A C
5 4
3 OH
OH O n+
Me
n+
Me
Figure 18: Flavonoïdes et leurs sites proposés pour la chélation des ions métalliques
(Men+) (D’après Van Acker et al., 1996)
Plusieurs travaux décrivent les relations structures-activités des flavonoïdes (Rice-
Evans et al., 1996; Van Acker et al., 1996; Harborne et Williams 2000; Woodman et al.
2005). Ces travaux permettent de connaître les activités antioxydantes de ces molécules en
fonction de leurs caractéristiques structurales (figure 19). En fait, leur activité antiradicalaire
nécessite que:
OH
OH
OH
OH
HO O
HO O
OH
OH
OH O
OH
Quercétine Catéchine
41
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
Woodman et al. 2005). Rice-Evans et ses collaborateurs (1996) ont développé un test basé sur
la capacité d‟un antioxydant à piéger le radical cation chromophore, l‟activité des flavonoïdes
est comparée avec celle du Trolox (une forme soluble de l‟α-tocophérol), et exprimée en
TEAC (Trolox Equivalent Antioxidant Capacity). Il est à noter que plus la valeur de TEAC
est élevée plus la molécule est active. Les résultats de cette étude ont montré que la morine
avec deux groupements hydroxyles en méta et le kaempférol avec un seul groupement
hydroxyle sont moins actifs que la quercétine (deux groupements hydroxyle en ortho). Figure
20.
OH
OH HO OH OH
HO O HO O HO O
OH OH OH
OH O OH O OH O
Quercétine Morine Kaempférol
TEAC: 4 ,7 2+ou -0,10 TEAC:2 ,5 5+ou-0,02 TEAC:1 ,3 4+ou-0,08
R 3'
R 2' R 4'
HO O
R3
OH O
Figure 21: Eléments essentiels pour l'activité antioxydante des flavonoïdes (Rice-Evans et
al., 1996).
En analysant tous ces résultats concernant la capacité des flavonoïdes à piéger les
radicaux libres on peut conclure que la quercétine satisfait à tous ces critères, elle dérive du
motif flavonol, sa structure particulière lui confère les caractéristiques les plus souvent mises
42
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
en avant dans l‟activité d‟un flavonoïde. Elle est le composé le plus actif de la famille des
flavonoïdes (Rice-Evans et al., 1996).
III.4.1. Généralités
L‟inflammation est une réaction des tissus vivants à une lésion ou une stimulation
cellulaire excessive ou normale due à une agression d‟origine mécanique, chimique ou
immunologique. L‟inflammation est impliquée dans de nombreuses maladies incluant non
seulement des pathologies articulaires mais aussi les maladies cardio-vasculaires ou les
cancers (Garnier et al., 2006; Bakasso, 2009).
Les leucotriènes sont de puissants médiateurs inflammatoires liés à l'allergie qui ont un
rôle important dans les réactions allergiques mais, également, dans l‟ischémie, les accidents
cérébro-vasculaires ou la maladie d‟Alzheimer (Lopez et al., 2002)
Les inflammations primaires ou aiguës ont une cause immédiate et localisée. Les
inflammations secondaires ou chroniques sont des réactions systémiques qui se développent à
distance. Elles sont dues à une réaction immunitaire. Sous l‟influence d‟un agent phlogogène,
la réaction inflammatoire classique se développe en quatre phases plus ou moins distinctes et
d‟importance variable :
43
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
- La seconde phase est caractérisée par la formation d‟un œdème. Le liquide plasmatique
passe dans le compartiment interstitiel du derme. Les cavités séreuses (plèvre, péritoine,
synovie) se remplissent de liquide.
- La quatrième phase est une phase de sclérose du tissu nouvellement formé qui envahi par les
fibres conjonctives, perd son élasticité et se sclérose (Nikiéma, 2005).
Les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) sont des dérivés des hormones stéroïdes de la
corticosurrénale. En effet, les glucocorticoïdes antagonisent les processus inflammatoires,
inhibent la réaction aux agressions du tissu mésenchymateux, empêchent l‟activation de la
phospholipase A2 qui libère l‟acide arachidonique des phospholipides de la membrane
cellulaire (Cohen, 1987; Schorderet, 1998; Nikiéma, 2005).
44
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
dérivés qui ont un effet sur la phase initiale et les phases tardives de l‟inflammation, ils
inhibent la cyclooxygénase et la synthèse des prostaglandines (Cohen, 1987 ; Schorderet,
1998).
45
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
AGRESSION PLAQUETTAIRE
Coagulation P. bact.
Ac
Plasmine
VASOPERMEABILITE
OEDEME
Complément
Kinines
AFFLUX DE LEUCOCYTES
FIEVRE
LEUCOCYTOSE IL-1 ACTIVATION LYMPHOCUTAIRE prolifération
Néo-vaisseaux
Fibroblastes
VITESSE DE
SEDIMENTAIRE Granulome
IMMUNISATION CICATRISATION
CHRONICITE
46
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
H 3C CH3
CH 3O R 2COOH R 2COOH
CH2
N CH 3 NH
Ibuprofène
OC Cl Cl
(Brufen*)
CH3
Indométacine Cl Diclofénac
(Indocid*) (Voltarène*) COOH
O C 4H9
N COOH
CH3 N O
OC
COOH N NH
polynucléaires et l‟adhésion des plaquettes qui sont les étapes initiales du processus
inflammatoire. Les AINS non spécifiques inhibent les deux isoenzymes de la COX. La COX-
1 est l‟isoenzyme constitutionnelle. Elle intervient au niveau du tube digestif dans la synthèse
de mucus et l‟accroissement du débit sanguin muqueux qui permettent le maintien de
l‟intégrité des muqueuses gastroduodénales face à des agents érosifs. La COX-2 est une
enzyme inductible, exprimée dans les sites inflammatoires dans les monocytes, les
macrophages, les fibroblastes et les cellules endothéliales, tandis que la COX-1 n‟est plus
exprimée (Schmassmann et al., 1998; Jouzeau et al., 2004).
HOOC
H 3C
acide arachidonique
q u e r cé tin e
myr icitin e Lipoxygénase Cyclo-oxygénase q u e r cé tin e , myr icitin e
mo r in e , lu té o lin e
a p ig é n in e ch r ysin e
Leucotriènes Prostaglandines
Thromboxanes
L‟exsudation est évaluée par le gonflement de la patte postérieure du rat après injection intra-
articulaire d‟un agent phlogogène: formol, ovalbumine, Kaolin, carragénine
(sulfopolygalactoside extrait du lichen d‟Islande, Chondrus crispus). On mesure le diamètre
de l‟articulation tibiotarsienne à l‟aide d‟un pied à coulisse, on en estime le volume à l‟aide
d‟un pléthysmomètre ou l‟on pèse la patte sectionnée à l‟articulation. Seul l‟œdème à la
carragénine paraît spécifique, les autres agents inflammatoires sont antagonisés par les
vasoconstricteurs, des antihistaminiques, des antisérotonines (Coyen, 1990; Timbo, 2003).
49
GENERALITES SUR LA REVUE BIBLIOGRAPHIQUE 9 juin 2012
On insère dans le tissu cellulaire sous-cutané contre la cage thoracique une petite boule de
coton imprégnée de carragénine. Au bout de 7 jours, on prélève le tissu de prolifération qui
englobe le pellet et on pèse. Sur ce test, les corticoïdes sont très actifs. L‟anti-inflammatoire
est donné pendant l‟essai pour empêcher la formation du granulome. La carragénine peut être
remplacée par de l‟agar ou par certaines matières plastiques. La poche granulomateuse
consiste à insuffler de l‟air au point d‟injection d‟une solution de carragénine. Il se forme en
quelques jours un exsudat dont on mesure le volume et dans lequel on dénombre les cellules :
polynucléaires, lymphocytes, histiocytes, mastocytes (Coyen, 1990; Timbo, 2003).
-Tests divers
50
PARTIE II: MATERIEL ET METHODES
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
A. Matériel
I. Cadre de L’étude
Les travaux de la présente thèse ont été réalisés dans trois (03) laboratoires :
51
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Réactifs
52
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Acide ascorbique (pour la CES), acide caféique, acide tannique (pour les tanins), acide
cinnamique, acide ellagique, acide hydroxycinnamique, acide gallique, rhamnetine, galangine,
kaempférol, chrysine, quercitrine, catéchine, lutéoline, rutine, myricétine, naringenine,
acacétine, quercétine (flavonoïdes et flavonols), apigénine, épigallocatéchine gallate,
épigallocatéchine, allopurinol, gentamicine, ampicilline, amoxicilline, fungizone. Les acides
rosmarinique, p-coumarique, férulique, syringique et p-hydroxybenzoïque et la quercétine-3-
O-rhamnoside, myricétine-3-O-rhamnoside, hespéridine, lutéoline-7-glycoside.
53
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
54
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
B. Méthodes
Les coupes ont été trempées dans l‟eau de javel pendant 15 à 20 mn (afin de détruire le
contenu cellulaire), puis rincées 3 fois à l‟eau distillée. Elles ont ensuite été trempées dans
l‟acide acétique 20 % pendant 5 mn afin d‟éliminer le résidu d‟eau de javel qui autrement
détruirait le Carmino-vert. Après rinçage les coupes sont trempées dans le Carmino-vert de
Mirande (5mn) et rincées à l‟eau distillée puis observées entre lame et lamelle dans une goutte
de glycérine aux objectifs X10 ou X40 (Ciulei, 1982).
Ainsi:
Les cellules qui gardent leur paroi pecto-cellulaire sont colorées en rose c‟est le cas du
parenchyme en rose pâle, le phloème en rose vif, le collenchyme en rose violacé.
Les cellules à paroi lignifiée sont colorées en vert comme le xylème en vert, le
sclérenchyme en vert-bleu, le suber en vert-jaunâtre. On peut en outre observer des cristaux
de certains acides organiques quand ils y existent (Ciulei, 1982).
La présence des alcaloïdes est témoignée par un précipité brun dans les vacuoles des
cellules en utilisant le lugol comme réactif (Ciulei, 1982).
Les coupes ont été montées avec une goutte du FeCl3 1 % entre lame et lamelle pour
l‟observation. La plante contient des tanins si on observe un précipité noirâtre dans les
vacuoles des cellules (Ciulei, 1982).
Les coupes ont été montées avec du NaOH 5 % entre lame et lamelle pour l‟observation. La
présence des flavonoïdes (flavones) est indiquée par la coloration jaune dans les tissus.
55
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
II. Extraction
Macération méthanolique
Vingt cinq grammes (25 g) de poudre de chaque espèce ont été soumis à une
extraction par macération méthanolique (250 mL) pendant 72 heures. Après filtration et
concentration au rotavapor (évaporateur rotatif), les extraits sont mis dans des boites de pétri
et conservés à l‟étuve à 37 °C pour le séchage. Le résidu obtenue est utilisée pour les
différents tests.
10 ml (0,1 g/mL) d‟une solution de méthanol-eau (V/V) sont extraits avec 2x5 mL
d‟acétate d‟éthyle. Les deux fractions obtenues (acétate d‟éthyle et aqueuse) sont utilisées
pour le criblage des acides phénols et des flavonoïdes à travers la méthode d‟analyse par
HPLC. En ce qui concerne la CCM, nos extraits ont été soumis à une série de partage liquide-
liquide avec des solvants organiques. Le principe se basant sur la non miscibilité et de polarité
différente, on recueil les différentes phases l‟une après l‟autre. Figure 25.
56
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Poudre végétale
Dichlorométhane (2 x 25 mL)
57
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
58
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Les analyses sur couche mince sont réalisées en phase normale sur des plaques en
plastique Silicagel 60 F254 (Merck) et en aluminium (HPTLC-Alufolien Kieselgel 60 F254).
Les CCM des macérés méthanoliques des feuilles des deux espèces de plantes ont été
réalisées pour la recherche des flavonoïdes et des acides phénols suivant la procédure décrite
par Wagner et Bladt (1996). Le développement des plaques s‟effectue dans une cuve en verre
saturée avec l‟éluant approprié. Cette phase mobile est constituée d‟un mélange tertiaire de
solvants selon le type de séparation souhaitée.
Dans notre cas, les systèmes de solvants pour les différentes classes de composés sont
les suivants:
Après les avoir visualisés en UV 254 nm, les chromatogrammes ont été révélés par
pulvérisation avec le réactif de NEU (Diphénylboryloxyéthylamine à 1% dans le méthanol)
suivie d‟une pulvérisation avec une solution à 5% de Polyéthylène glycol4000 dans l‟éthanol.
La plaque est ainsi visualisée à l‟UV à 365 nm.
Le kaempférol et la rutine ont été utilisés comme références pour l‟identification des
flavonoïdes des extraits tandis que l‟acides caféique a servi pour la recherche des acides
phénols.
Les polyphénols totaux des extraits ont été déterminés par la méthode décrite par
Lamien-Meda et al. (2008). Les extraits sont dissous dans du méthanol pur pour avoir une
concentration de 10 mg/ml, puis dilués au 1/100 dans l‟eau distillée. Un volume de 0.5 ml de
la solution diluée a été alors mélangé à 2.5 ml du réactif de Folin-ciocalteu à 0.2 N et incubé
pendant 5 min. 2 ml d‟une solution de carbonate de sodium à 75 g/l dans l‟eau distillée est
ensuite ajoutée et le mélange incubé pendant 2 heures. A la fin de l‟incubation, les densités
optiques sont lues à 760 nm à l‟aide d‟un spectrophotomètre (Epoch, Biotek) Séries. Les
59
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
teneurs en phénoliques totaux sont déterminées à l‟aide d‟une courbe de référence avec
l‟acide gallique (0-100 mg/L) comme standard (figure 35: annexe I). Au total, trois (3)
analyses sont effectuées pour chaque extrait et le résultat donné est une moyenne à partir de
ces analyses. Les résultats sont exprimés en milligrammes d‟équivalent acide gallique pour 1
g d‟extrait sec (mg EAG/ g).
Les flavonoïdes totaux ont été déterminés par la méthode de Dowd telle qu‟adaptée
par Lamien-Meda et al. (2008). Un volume de 5 ml de AlCl3 à 2% dans du méthanol pur est
mélangé avec un volume égal d‟extrait à 1 mg/ml dans le méthanol. Les densités optiques
sont lues après 10 min à 415 nm à l‟aide d‟un spectrophotomètre (Epoch, Biotek). La
quercétine (0-100 mg/L) a servi comme standard pour l‟élaboration de la courbe d‟étalonnage
(figure 36: annexe I). Un mélange de 5 ml d‟extrait et de 5 ml de méthanol sans AlCl3 a servi
de blanc. Au total, trois (3) analyses sont effectuées pour chaque extrait et le résultat donné
est une moyenne des trois lectures. Les résultats sont exprimés en milligrammes d‟équivalent
quercétine pour 1 g d‟extrait sec (mg EQ/ g).
Les flavonols totaux ont été dosés selon la méthode d‟Almaraz-Abarca et al (2007). La
lecture est faite contre une courbe standard de quercétine et trois lectures sont effectuées par
échantillon. Dans un tube à essai on additionne 1 ml d‟extrait (0.1mg/ml) à 1 ml de AlCl3
(20%). La lecture est faite en 10 mn et à 425 nm. Les concentrations en flavonols totaux sont
exprimées en mg Equivalent Quercétine (mg EQ) dans 100mg d‟extrait (figure 37: annexe I).
Les concentrations sont calculées selon la formule C = (Cl x D) x100/Ci
C = concentration en flavonols totaux en mg EQ/100mg d‟extrait sec
Cl = concentration de l‟échantillon lue
D = facteur de dilution
Ci = concentration de la solution initiale
Ce dosage est réalisé selon la méthode proposée par European Commission (2000).
Brièvement 1 ml d'extrait à doser est mélangé avec 5 ml d'eau au vortex auquel est ajouté 1 ml
de citrate d'ammonium ferrique (28 % de fer; 3.5 g/L) (datant de 24 h) et 1 ml d'ammoniaque
(8 g /L). L'absorbance de la solution est mesurée à 525 nm au bout de 10 min contre un blanc
60
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
[(A échantillon / (A étalon)] x 10 = X mg/dl. (2,25 ≤ Valeur normale ≤ 2,65 mmol/L) (Siest
et al., 1981; Young, 2001)
61
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
[(A échantillon)/(A étalon)] x5 = teneur en potassium. (3,5 ≤ Valeur normale ≤ 4,8 mmol/L)
(Siest et al., 1981; Young, 2001)
[(A blanc – A échantillon) / (A blanc – A étalon)] x 150 = X mmol/L. (133 ≤ Valeur normale
≤ 143 mmol/L) (Siest et al., 1981; Young, 2001)
VII.1. Définition
62
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
L'échantillon doit être totalement soluble dans la phase mobile qui sera appelé solvant
d'élution (solvant ou mélange de solvants). Celui-ci doit être poussé à haute pression afin
d'assurer un débit constant dans la colonne et y éviter toute perte de charges. Ce débit élevé
diminue le temps nécessaire pour séparer les composants le long de la phase stationnaire. La
fine granulométrie de la phase stationnaire permet une meilleure séparation des composants.
En effet, pour un même volume de phase stationnaire la surface d'échange augmente si les
63
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
« grains » qui la composent sont de diamètre plus petit. Les pics obtenus sont plus étroits donc
la résolution est améliorée (les pics sont bien séparés, on peut donc bien les différencier), le
seuil de détection est également plus bas (des pics étroits et hauts sont plus faciles à isoler du
bruit de fond que des pics larges et bas). La combinaison de ces attributs - rapidité et
résolution élevées conduit à l'appellation « haute performance ». Les solvants utilisés sont des
combinaisons miscibles d‟eau et de divers liquides organiques (alcools, acétonitrile,
dichlorométhane…).
64
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Les absorbances ont été lues à 700 nm contre une courbe d‟étalonnage obtenue à partir
de l‟acide ascorbique (0-100 mg/L) (figure 39). Le pouvoir réducteur a été exprimé en
équivalent acide ascorbique (EAA) (mmol acide ascorbique /g d‟extrait sec).
Introduire 1,5 ml d'une solution méthanolique de DPPH à 20mg/l dans des tubes à
essais contenant au préalable 0,75 ml d'extraits à tester. Un témoin ne contenant pas d'extrait
65
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
végétal est aussi préparé. Les absorbances ont été lues à 700 nm contre une courbe
d‟étalonnage (figure 40: annexe I) obtenue à partir de l‟acide ascorbique (0-200 mg/L).
Chaque essai est réalisé en triple. Le pouvoir anti-radicalaire a été exprimé en équivalents
acide ascorbique (EAA) (mmol acide ascorbique /g d‟extrait sec). Figure 26.
.
N N
H
N N
O2N NO2
+ (Antioxydants)
O2N NO2 RH
NO2 NO2
2,2-diphényl-1-picrylhidrazyl 2,2-diphényl-1-picrylhidrazyl
(Forme radicalaire) (Forme non radicalaire)
Les extraits sont dissous dans le méthanol 1% avec l‟eau distillée stérile pour une
concentration finale de 1 mg/ml. Les disques antibiotiques de référence ont été utilisés.
La solution mère bactérienne est préparée en prélevant les colonies à l‟aide d‟une
pipette pasteur à bout flambé, elles sont ensuite inoculées dans une solution de bouillon MH
stérile contenu dans une série de tubes à vice stérilisés. La solution est homogénéisée et
conservée à l‟étuve à la température de 37°C pendant au moins 18 h.
66
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
67
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
connu une inhibition de la croissance bactérienne ont une coloration claire. La CMI
correspond à la plus petite concentration d‟extrait inhibant la croissance bactérienne.
La réaction de l‟INT est basée sur le transfert d‟électron sur le NADH; un produit
comme la thréonine déshydrogénase (TDH) catalyse cette réaction à la coloration du
tétrazolium (p-iodonitrotétrazolium violet). La TDH des bactéries catalyse l‟oxydation de la
thréonine à NAD-dépendant en 2-amino-3-ketobutyrate et NADH. Durant cette phase active
de croissance des bactéries, un électron est transféré sur le NADH au p-iodonitrotétrazolium
violet, un colorant formazan qui est pourpre-rouge en couleurs. L‟inhibition est matérialisée
par des zones claires en lieu et place de coloration pourpre-rouge. Cela est représenté par la
figure 27.
I
I
N N N NH
N N
+
NO2 N N NO2
-
Cl
(incolore) (pourpre-rouge)
Figure 27: INT, réactif d'accouplement pour l'analyse colorimétrique
Principe
68
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Enzyme et réactifs
Inhibiteurs
Constitués de chacune des solutions mères (1 mg/ml dans le tampon méthanol 1%) des
macérés méthanoliques et de substance de référence.
La procédure décrite par Lopez et al. (2002), inspirée de la méthode d‟Ellman (1961) a
été légèrement modifiée à cet effet. Dans une cuve spectrophotométrique, il a été
successivement mis 200μL de tampon B, 100μL d‟échantillon, 100μl d‟enzyme et 500μl de
DTNB. La cuve est placée dans le spectrophotomètre et 100μL d‟ATCI sont rapidement
ajoutés. La cinétique est alors suivie à 405 nm pendant 4 minutes. La variation d‟absorbance
(ΔDO) mesurée entre une et trois minutes (ΔT) a permis de lire les vitesses d‟hydrolyse
(Vhyd en U/min).
Au préalable, la cinétique du control négatif (sans inhibiteur) a été suivie selon la même
procédure en mettant simplement à la place de l‟échantillon 100 μl de tampon B méthanol
1%.
69
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Chaque essai est répété 3 fois. Les pourcentages d‟inhibition de l‟activité enzymatique sont
calculés selon la formule suivante :
V (control) – V (test)
I (%) = x 100
V (control)
Principe
Inhibiteurs
Des solutions méthanoliques à 100 mg/ml d‟extraits ont été préparées puis diluées
dans du tampon Tris-HCl/MeOH 1% pour obtenir des solutions de concentration finale 1
mg/ml.
70
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
min d‟incubation, 400 µL du substrat (le 4-nitrophényl : 1mM) est additionné. L‟absorbance
est lue à 414 nm et les résultats sont exprimés de la manière suivante :
A = activité de l‟enzyme sans inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
B = activité de l‟enzyme avec inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
O2
H 2O + 1/2O2
Catalase
O2
- SOD
NO H2O2 + H 2O
-
2H2O
ONOO ++ + GSSG
Fe
+ GSH-Peroxydase
Cu
+ GSH
OH RH
R + H2O
Vitamine E
ROO ROOH
GSH-Peroxydase
Réaction de détoxification des ROS
+ GSH
Réaction aboutissant à des ROS
ROH + H2O-GSSG
Figure 28: Système de contrôle de la production des radicaux libres (Watson et al., 2000).
Principe
La xanthine oxydase est une voie métabolique de la formation de l'acide urique. Les
inhibiteurs de la xanthine oxydase sont utilisés dans le traitement de la goutte due à une
accumulation de l'acide urique chez l‟Homme. La xanthine oxydase (XO) ou la xanthine
déshydrogénase, est une enzyme (n° EC [Link] ) qui catalyse l'oxydation de l'hypoxanthine
en xanthine et qui de plus catalyse l'oxydation de la xanthine en acide urique. Figure 29.
71
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
O O -
O2 , H2O2 O H
H N H O2, H2O
N XO H
O
N N
- O XO O
H O2, H2O O2 , H2O2 H
H H H
Hypoxanthine
Xanthine
Acide Urique
Enzyme et réactifs
Tampon phosphate, 0.2 M, pH 9.00 (Voir annexe II).
Solution de substrat: Le substrat est constitué de la solution aqueuse de Xanthine (0,15 mM).
Solution d'enzyme
La solution d'enzyme a été préparée à partir de la xanthine oxydase (0,28 U/mL) dans le
tampon phosphate, 0.2 M, pH 9.00.
NB: l‟enzyme et le substrat sont utilisés immédiatement après leur préparation.
Inhibiteur
Les extraits sont solubilisés dans le tampon Méthanol 0,1%. L‟allopurinol (inhibiteur de
référence de la XO) a été utilisé.
Evaluation de l'activité enzymatique
La méthode de Ferraz Filha et al. (2006) a été utilisée avec quelques modifications.
Les extraits ou les fractions sont directement solubilisés dans le tampon phosphate-MeOH
(1%) et l‟activité inhibitrice de la xanthine oxydase a été réalisée à une concentration finale de
100 µg mL-1. L‟activité proprement dite a consistée en un mélange de 100 µL de la solution
d‟extrait, de 300 µL de tampon phosphate (pH 7,49) et de 100 µL de la solution d‟enzyme
(0,28 U mL-1 dans le tampon phosphate). Le mélange a été ensuite incubé à la température
ambiante pendant 2 min. la réaction a été initiée par ajout de 500 µL de la solution de substrat
(0,15 mM dans le tampon phosphate) et la cinétique de la réaction est suivie pendant 2 min à
295 nm.
72
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
A = activité de l‟enzyme sans inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
B = activité de l‟enzyme avec inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
Principe
Cl
NO 2
G ST - 2
+
H + GS G ST in a ctivé e
G SH
3
Glutathion Anion thiolate
NO 2
reduit
G ST - G SH
1-chloro-2,4-dinitrobenzène
+
1 G ST
SG Cl
GS Cl NO 2
NO 2 NO 2
NO 2 NO 2
NO 2
1-(S-glutathionyl)-2,4-dinitrobenzène Dans le cas 2 & 3, il ya cytotoxicité
Complexe
du composé xénobiotique
Mesenheimer
Figure 30: Réaction de catalyse de la GST (Habdous et al., 2002; Ibarra et al., 2003)
Enzymes et réactifs
73
MATERIEL ET METHODES 9 juin 2012
Le substrat utilisé est le glutathion réduit (GSH) 5mM. Il a été préparé en dissolvant
30.733 mg dans 100 ml du tampon: il est conservé au congélateur.
100µl de chacune des solutions initiales (200mg/ml dans méthanol), ont été prélevées
et évaporisés à sec pour obtenir 20mg. A chaque extrait est additionné 1ml de la solution
tampon/tween 1% qui donne une concentration de 20mg /ml dans le tween 1%. Ces dernières
solutions sont diluées au 1/20 soit 50µl ajoutée à 950µl du tampon, donnant une concentration
de 1mg/ml dans le tween 0.05%. Dans une cuve spectrophotométrique, il a été
successivement mis 200µl du tampon, 100µl de l‟extrait et 100µl de l‟enzyme. La cuve est
placée dans le spectrophotomètre et 100µl de GSH (5mM) et 500µl de CDNB (1mM) sont
additionnés rapidement après 3 minutes d‟incubation.
A = activité de l‟enzyme sans inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
B = activité de l‟enzyme avec inhibiteur (Δabs. avec enzyme – Δabs. sans enzyme)
74
PARTIE III: RESULTATS ET
DISCUSSION
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
I. Résultats
I.1. Histochimie
Les alcaloïdes ont été détectés dans la coupe de L. camara par la coloration au lugol
(photo 5: A). Elles sont détectées dans le xylème et le phloème. La coloration jaune (NaOH)
dans le phloème et le xylème indique la présence des flavonoïdes (photo 6 : e, f, g, & h).
A B
5
4
3
2
1
C D
75
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Mise en
évidence des
alcaloïdes
e f g
h
Mise en
e = feuille de L. camara
évidence des
f =tige de L. camara flavonoïdes
g = tige de L. chevalieri
h = feuille de L. chevalieri
76
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
La présence des précipités noirâtres avec le FeCl3 1%, sur les coupes réalisées au
niveau de la feuille et de la tige (photo 7 I et J) indique la présence des polyphénols et/ou des
tanins dans le parenchyme cortical et parenchyme médullaire.
I J
Mise en évidence
des polyphénols
et/ou tanins
Le tableau 4 indique les rendements d‟extraction obtenus pour chaque espèce végétale.
Le rendement d‟extraction de L. camara est de 21,35 % contre 22,93 % pour L. chevalieri.
Les deux espèces végétales ont présenté à peu près le même rendement d‟extraction avec une
légère hausse pour L. chevalieri qui est de 22,93%.
L‟application de la méthode de Ciulei (1982) sur les extraits à permis d‟obtenir les
résultats indiqués dans le tableau 5.
77
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Les tests en tube ont permis de mettre en évidence la présence des tanins, des
saponines et des stérols/triterpènes dans tous les extraits et les flavonoïdes seulement dans L.
chevalieri. Nous notons des tests négatifs pour les anthraquinones, les alcaloïdes et les
coumarines dans les extraits.
La chromatographie sur couche mince (CCM) joue un rôle très important dans
l‟investigation phytochimique d‟un extrait brut (Wolfender et Hostettmann, 1996). Cette
technique fut utilisée pour analyser nos macérés méthanoliques afin d‟avoir des indications
sur la nature des constituants que l‟on peut rencontrer chez ces espèces pour mieux apprécier
les résultats précédents. Pour cette étude deux (2) composés de références ont été utilisés en
vue de l‟identification de composés similaires dans nos extraits.
Les photos 8 (A) et (B) représentent le profil des flavonoïdes et des acides phénols des
macérés méthanoliques des extraits de plantes séparé avec le système 1 (n-hexane/acétate
d‟éthyle/acide acétique, [Link]). L‟acide caféique et le kaempférol ont été utilisés dans ce
système pour l‟identification des composés identiques dans nos extraits. La photo (B) montre
une référence frontale (Rf = 0,65) identique de l‟acide caféique (AC) et des fractions acétate
d‟éthyle de L. camara (1) et de L. chevalieri (2). Les deux extraits contiennent donc de l‟acide
caféique.
78
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
A B
1 AC 2 1’ K 2’ 1 AC 2 1’ K 2’
Nous observons également dans la photo 8, deux composés identiques dans les extraits
(fractions dichlorométhane) des deux plantes non identifiés (Rf = 0,68).
Les photos 9 représentent les profils des composés phénoliques des deux macérés
méthanoliques élués dans le système 2 (acétate d‟éthyle/acide formique/acide acétique
glacial/eau, 10:1,1:1,1:2). Les chromatogrammes (Photo D) montre un spot (Rf = 0,575) qui
semble être identiques à celui de la rutine dans l‟extrait de L. chevalieri La photo (C),
observée avant pulvérisation illustre bien la correspondance.
A l‟issue de cette étude comparative, on note la présence de l‟acide caféique dans les extraits
de deux plantes et la rutine dans celui de L. chevalieri. Par ailleurs, il existe des composés
phénoliques non identifiés dans chaque système en fonction de nos composés de références.
79
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
C D
1 = L. camara
2 = L. chevalieri
Ru = rutine
1 Ru 2 1 Ru 2
Photo 9: Chromatographie des flavonoïdes et des acides phénols des extraits
méthanoliques de plantes
Système 2: acétate d‟éthyle/acide formique/acide acétique glacial/eau (4 :0,44 :0,44 :0,8). (C)
= UV254 et (D) = réactif de NEU + PEG + UV365.
Les résultats des dosages sont consignés dans le tableau 6. Les dosages ont été
effectués contre des courbes étalons d‟acide gallique, d‟acide tannique et de quercétine
(Annexe I).
Les teneurs en phénoliques totaux ont varié de 10,03 ± 0,75 à 17,88 ± 0,90 mg
EAG/100 mg extrait. La meilleure teneur est obtenue par L. chevalieri avec 17,88 ± 0,90 mg
EAG/100 mg extrait. En ce qui concerne les flavonoïdes totaux, les teneurs ont varié de 4,91
± 0,47 à 8,28 ± 0,77 mg EQ/ 100 mg extrait. La plus forte teneur est obtenue par L. camara
comparativement à celle de L. chevalieri. De même les flavonols totaux donne ont varié de
0,18 ± 0,01 à 2,46 ± 0,01 mg EQ/ 100 mg extrait. La meilleure valeur a été obtenue par
l‟extrait de L. chevalieri. Nous notons un fort pourcentage des flavonols (50,10 %) dans les
flavonoïdes obtenus par l‟extrait de L. chevalieri. Enfin les teneurs en tanins ont varié de 0,48
± 0,09 à 7,62 ± 0,37 mg EAT/100 mg extrait. La forte teneur en tanins est obtenue par L.
chevalieri. La teneur des tanins représentent 42,61 ± 0,41 % dans la part des teneurs en
80
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
phénoliques totaux. De façon générale les deux espèces ont présenté des faibles teneurs en
composés polyphénoliques. Les composés phénoliques dosés dans l‟extrait de L. camara sont
presque des flavonoïdes. Leurs pourcentages représentent 82,55 % des polyphénols.
Les teneurs des quatre ions dosés ont varié de 0,41 ± 0,02mmol/L (pour le calcium) à
4,81 ± 0,10 mmol/L (pour le potassium) (figure 31). Le potassium est l‟ion majoritaire avec
4,81 ± 0,10 mmol/L pour L. chevalieri et 3,1 ± 0,39 mmol/L pour L. camara. Le magnésium
vient en deuxième position avec 1,765 ± 0,03 mmol/L pour L. chevalieri et 0,69 ± 0,03
mmol/L pour L. camara. Ces résultats montrent que les deux espèces sont pauvres en calcium
et en sodium.
6
Teneur en ions exprimée en mmol/L
0
Calcium Magnésium Sodium Potassium
L. camara 0,41 0,69 0,457 3,1
L. chevalieri 0,43 1,765 0,461 4,81
81
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Yakhlef, 2010). Elle met en œuvre, selon la nature de la phase stationnaire, aussi bien des
phénomènes de partage, que des phénomènes d‟adsorptions, d‟échanges d‟ions ou
d‟exclusion. La méthode de séparation qu‟elle utilise fait sensiblement appel aux mêmes
éléments de base que ceux employés pour la chromatographie classique sur colonne, soit un
ou plusieurs solvants et une colonne remplie avec une phase stationnaire. Ainsi 12 composés
polyphénoliques ont été recherchés dans deux types d‟extraits (fraction acétate d‟éthyle et la
fraction aqueuse) en fonction du temps de rétention et de la longueur d‟onde du spectre UV.
En somme 27 composés polyphénoliques ont été mis en évidence dans les extraits des deux
plantes. Soit 20 composés dans l‟extrait de L. chevalieri et 07 dans celui de L. camara
(Tableau 7). L‟étude a permis de mettre en évidence 11 dérivés d‟acide cinnamique, 8
flavone, 2 dérivés d‟acide rosmarinique, 3 acides phénols, 2 dérivés de la lutéoline et 1
dérivée de la saponarine.
Les flavanones et les dihydroflavonols par contre ont leur maximum (bande II) entre
270-285 nm et seulement un épaulement pour la bande I. Les anthocyanes sont caractérisés
par une bande I entre 450-560 nm et une bande II dans l‟intervalle 240-280 nm.
L‟augmentation du nombre de groupements hydroxyles induit un déplacement des λ max vers la
droite (effet bathochrome); glycosylations et O-méthylations induisant un effet hypsochrome
(déplacement des λmax vers la gauche) (Kiendrebéogo, 2005). Le spectre UV-visible des
acides phénols est elle comprise entre 210-273 nm. Cela nous permet de distinguer 16 acides
phénols.
82
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Les tests en tube ont été négatifs pour les coumarines, et ce pour les extraits de deux
plantes. De même, la HPLC qui est une étude de résolution supérieure ne nous a pas permis
de mettre en évidence les coumarines.
83
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
3
3
3
3
6
J
1
1
Figure 32: (E) = fraction d'acétate d'éthyle (50%); (J) = fraction aqueuse (12,5);
(1)=dérivé d'acide cinnamique; (3)=dérivé d'acide rosmarinique; (6)=dérivé saponarine
84
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
4 2
Figure 33: (A) = fraction aqueuse (12,5%); (N) = fraction d'acétate d'éthyle (12,5%);
(2)=flavone; (4)=acide phénol
NB : les dérivés de lutéoline portant le numéro (5) n’est pas placé
85
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
II. Discussion
Les tests classiques de caractérisation phytochimique en tube tels que décrit par Ciulei
(1982) ont permis de mettre en évidence un certain nombre de composés polyphénoliques
dans les deux espèces de plantes. Ainsi les tanins, les stérols/triterpènes et les saponosides ont
été détectés dans les extraits des deux plantes. Les flavonoïdes aglycones uniquement dans
l‟extrait de L. chevalieri, Les tests en tube n‟ont pas révélé la présence des alcaloïdes avec le
réactif de Dragendorff. Par contre on note leur présence (dans L. camara) en histochimie au
niveau de la coupe de la tige après ajout du lugol. Aussi, il a été rapporté par Nacoulma
(1996) de la présence des alcaloïdes dans L. chevalieri. Egalement les tests classiques de
caractérisation aux anthraquinones et aux coumarines ont été négatifs dans nos macérations
méthanolique.
Les composés polyphénoliques ont par la suite été localisés par histochimie dans les
tissus des feuilles et tiges des deux espèces. Ainsi les flavonoïdes ont été détectés dans les
tissus des deux plantes. Les tanins/polyphénols dans les feuilles et tiges de L. chevalieri et les
alcaloïdes dans les tiges de L. camara. La présence des flavonoïdes et des tanins dans les deux
plantes, et surtout au niveau du parenchyme cortical leurs protègent contre les rayonnements
ultra-violets (Nacoulma, 1996). Le caractère hydrolysable ou non hydrolysable des tanins n‟a
pas été établi, toutefois l‟absence d‟acide gallique dans nos extraits nous permet de dire que
ce sont essentiellement des tanins catéchiques. Particulièrement Nacoulma (1996) avait
indiqué que L. camara contient des tanins catéchiques.
86
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
87
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
hydroxyle augmente non seulement la polarité du composé (molécule) mais aussi diminue son
temps de rétention. Par contre une substitution importante en méthoxyles rend le composé
lipophile et allonge son temps de rétention (Greenham et al., 2003). Dans notre étude les
temps de rétention obtenus par les flavones et les dérivés lutéolines ont été de loin les plus
longs avec un maximum de 61,266 minutes. Nous notons qu‟un seul pic correspondant au
flavone issu de Lippia chevalieri a présenté le deuxième temps de rétention le plus faible de
29, 093 minutes. Nous pouvons donc supposer que ce composé au lieu d‟être multi-méthoxylé
comme les précédents et au contraire multi-hydroxylé. Parmi les flavones multi-hydroxylés
que nous avons rencontré dans la littérature et en rapport avec notre étude, on peut citer la
lutéoline (5,7,3‟,4‟-Tétrahydroxyflavone), tricetine (5,7,3‟,4‟,5‟-Pentahydroxyflavone), 6-
hydroxylutéoline (5,6,7,3‟,4‟-Pentahydroxyflavone), 6,8-dihydroxyapigénine (5,6,7,8,4‟-
Pentahydroxyflavone) et l-hypolaetine (5,7,8,3‟,4‟-Pentahydroxyflavone). Ces composés
susnommés sont générales très difficiles à séparer en HPLC et chacun d‟eux pourrait être le
flavone ayant présenté le temps de rétention le plus faible. Surtout que les longueurs d‟ondes
maximales de ces composés sont de 266 nm (Bande II) et 334 nm (Bande I), parallèlement au
flavone incriminés dans notre étude qui est de 272 nm (Bande II) et 334 nm (Bande I).
La quantification des ions ont montré que les ions potassiques sont majoritaires dans
les extraits de ces deux plantes. Les teneurs tournent autour de la valeur normale autorisée
dans le sérum ou le plasma sanguin (2,25 à 2,65 mmol/L). Sur le plan ionique et tenant
compte de nos résultats sur ces deux plantes ne seraient pas dangereuses à l‟utilisation
traditionnelle. En effet le sodium étant parmi ces ions, l‟ion déconseillé aux hypertendus a
montré une faible teneur. Les ions sodium sont en moyennes 300 fois inférieurs à la teneur
normale dans le sang. Nous n‟avons pas trouvé des travaux sur le dosage des teneurs des ions
de façon spécifique. Les études ont surtout porté sur leurs implications dans des activités
données. D‟une manière générale, ils sont des cofacteurs enzymatiques et participent de
manière indirecte à la constitution des signaux hormonaux (Buyck, 2008). La littérature
indique que la carence en magnésium entraine des syndromes d‟hyperirritabilité
neuromusculaire, spasmophilie et état épileptique, les accidents cardiovasculaires et
thrombosiques (Nacoulma, 1996). Tandis que le potassium est indiqué dans l‟obésité par
rétention d‟eau et les rhumatismes (Nacoulma, 1996).
Les propriétés des métabolites secondaires sont largement connues et sont très
importantes pour la vie de chaque espèce de plantes. En effet ces composés sont impliqués
dans la protection des plantes face au rayonnement solaire (contre les radiations UV), la
88
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
protection contre les insectes et les herbivores. Les différents métabolites rencontrés dans les
espèces étudiées pourraient expliquer leur potentiel thérapeutique (troubles nerveux et
cardiaque, rhumatismes, HTA, pathologies hépatiques) tel qu‟il en ressort dans les utilisations
traditionnelles de certains de ces espèces.
OH
HO O
Rutine OH Flavone
O-rutinose
OH O
89
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
I. Résultats
90
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Nous notons que les capacités antioxydantes de L. camara (8,17 mmol EAA g-1) et de
L. chevalieri (15,16 mmol EAA g-1) sont respectivement meilleures à celui de l‟acide
ascorbique (5,86 ± 0,51 mmol EAA g-1), utilisé comme substance de référence.
Comparativement à la quercétine (13,19 ± 2,17 mmol EAA g-1) et à l‟acide gallique (18,46 ±
1,51 mmol EAA g-1), le pouvoir réducteur de L. chevalieri n‟est pas significativement
différent. Par contre ces deux derniers composés de références ont présentés des résultats
largement supérieurs à celui de L. camara.
100
Pourcentage d'inhibition (DPPH)
50
Lippia chevalieri
Lantana camara
0
0 10 20 30 40
Concentrations (µg/mL)
91
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
II. Discussion
Dans cette étude utilisant deux méthodes antioxydantes (FRAP et DPPH), nous avons
démontré que les deux plantes étudiées présentent des activités antioxydantes. La meilleure
activité a été obtenue par L. chevalieri que ce soit sur l‟activité réductrice des ions ferriques
(15,16 ± 0,11 mmol EAA/g) que sur la capacité antiradicalaire (6,23 ± 0,15 µg/mL).
L‟activité antiradicalaire de l‟extrait de L. chevalieri est trois fois inférieure à celle de l‟acide
ascorbique (1,8 ± 0,43 µg/mL) et six fois faible par rapport à la quercétine (0,93 ± 0,02
µg/mL).
Nous notons que L. chevalieri qui a présenté les meilleures activités antioxydantes a
également donné la meilleure teneur en phénoliques totaux et en tanins. Aussi la contribution
en tanins dans cette activité est de 42,61 %. Nous constatons que la capacité antiradicalaire
n‟est pas liée à la teneur en flavonoïdes totaux. Cela se justifie par le fait que l‟extrait de L.
camara qui a présenté la meilleure contribution en flavonoïdes (82,55 %) a donné le plus
faible pouvoir antiradicalaire (16,13 ± 0,35 µg/mL). Mais il est possible que les flavonols
aient contribué dans ces activités. Puisque leurs parts dans la teneur de phénoliques totaux
pour L. chevalieri est de 13,76 ± 0,01 qui sont à peu près treize fois supérieurs à celles de L.
camara (1,79 ± 0,12).
Selon les résultats antérieurs sur l‟habilité des extraits à réduire l‟ion ferrique (Fe3+) en
ion ferreux (Fe2+), il a été difficile d‟établir une liaison très claire entre le taux de flavonoïdes
et le pouvoir réducteur. Tantôt une bonne corrélation a été démontrée (Lamien-Meda et al.,
2008) tantôt une mauvaise corrélation et/ou contribution (Coulidiati, 2010) comme dans ce
cas-ci. Ces observations pourraient s‟expliquer par plusieurs possibilités: (i) les composés
existant dans les extraits ont de gros poids moléculaires ou sont hétérosidiques (Manzi et al.,
2004), (ii) la majorité des flavonoïdes sont non antioxydants (Gursoy et al., 2009), (iii) la sous
estimation des flavonoïdes par la méthode de AlCl3 (Meda et al., 2005). La deuxième et la
troisième hypothèse semblent convenir dans ce cas au regard de la teneur élevée en
92
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
flavonoïdes de L. camara (Tableau 9). Selon Cai et al. (2006) ce sont les flavanols qui
présentent une meilleure activité anti-DPPH, alors que la méthode utilisée dans cette étude
sous-estime ces types de flavonoïdes d‟après Chang et al. (2002).
D‟autres études ont montré qu‟il existe bien un lien étroit entre les teneurs en
polyphénols totaux et l‟activité antioxydante de plusieurs composés d‟origine végétale. Cette
activité serait proportionnelle à la teneur en phénoliques totaux (Djeridane et al., 2006;
Lamien-Meda et al., 2008; Zhang et Wang, 2009;Amaral et al., 2009; Ciz et al., 2010;
Cèspedes et al., 2010). Ainsi les teneurs en phénoliques totaux pourraient justifier la meilleure
activité de L. chevalieri par rapport à L. camara. En effet la quantification polyphénolique et
en particulier l‟étude HPLC-DAD ont permis de mètre en évidence, plus de dérivés
phénoliques dans l‟extrait de L. chevalieri que dans celui de L. camara. Ces résultats sont en
accord avec ceux de Coulidiati, 2010 et Méda, 2010 qui ont montré qu‟il existe une bonne
corrélation entre les activités antioxydantes et la teneur en composés phénoliques. Ceux de
Coulidiati (2010) ont concerné divers types de fractions de trois espèces de la famille des
Combretaceae. Il a obtenu R2 = 0,597 comme la plus faible corrélation entre FRAP, DPPH et
les teneurs en tanins et en phénoliques totaux. Dans l‟ensemble les corrélations ont été
largement supérieures à 0, 60 pour ces deux groupes de composés. Par contre la plus forte
corrélation pour ce qui concerne les teneurs en flavonoïdes a été de R2 = 0,22. Plusieurs autres
chercheurs ont également montré l‟implication de certains groupes de composés phénoliques
et leurs capacités antioxydantes. Ainsi selon Surveswaran et al. (2007) qui ont évalué la
corrélation entre activité antioxydante et phénolique totaux de 133 espèces de plantes de la
médecine Indienne (notamment le DPPH et FRAP), ont trouvé une corrélation significative
comprise entre R2 = 0,89 et R2 = 0,97. Ils ont pu montrer l‟implication des composés
phénoliques et des tanins dans 83 des espèces de plantes de leur étude. Egalement, Patil et al.
(2009) ont mesuré les IC50 d‟un certains nombre d‟activités parmi lesquelles on compte
l‟activité antiradicalaire d‟extrait méthanolique de Gmelina arborea (Verbenaceae) comparée
à celle de l‟acide ascorbique par la méthode du DPPH. Ils ont trouvé que la IC 50 de l‟extrait
(46,2 ± 1,2 µg/mL) est faible par rapport à la référence (28,80 ± 0,50 µg/mL). Ils en ont en
même temps prouvé que l‟effet antioxydant du DPPH est dû à leur capacité à céder de
l‟hydrogène. Ainsi ils ont montré que le pouvoir réducteur de l‟extrait sur les ions Fe3+ est
fonction de la teneur en composés polyphénoliques. Plus récemment, Awah et al. (2010) ont
étudié l‟effet simultané phénoliques totaux et des tanins sur le pouvoir antiradicalaire et le
potentiel immunomodulateur de l‟extrait éthanolique des feuilles de Stachytarpheta
93
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
angustifolia (Verbenaceae). Selon le groupement radical mis en évidence, ils ont trouvé les
capacités antioxydantes suivantes: anion oxygène (IC50 = 64,68 ± 1,15 µg/mL); anion
hydroxyle (IC50 = 99,43 ± 1,71 µg/mL) et la peroxydation lipidique (IC50 = 282,91 ± 3,62
µg/mL).
Toutes ces études antérieures ont montré l‟implication des phénoliques totaux et des
tanins dans les activités antioxydantes. Nous pouvons constater que comparativement à nos
résultats, les extraits méthanoliques sont meilleurs.
Thamotharan et al. en (2010) ont montré que l‟extrait de L. camara serait impliqué
dans l‟augmentation du taux du superoxyde dismutases (SOD), de la catalase (CAT) et du
glutathion (GSH) qui sont fortement impliquées dans les activités antioxydantes des cellules.
En effet les SOD sont les premières lignes défensives contre les espèces oxygénées réactives
(EOR), tandis que les CAT préviennent les dommages oxydatives en assurant le passage de
H2O2 en H2O et en O2. Le GSH quant à lui, est un tripeptide et un puissant antioxydant
présent dans le cytosol des cellules. Le GSH est indispensable pour le maintien du groupe
thiol ainsi que d‟autres molécules telles que les protéines et régule le thiol-disulfide de la
cellule. C‟est un puissant détoxificant des composés xénobiotiques et des radicaux libres.
94
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
le cancer, l‟athérosclérose et le vieillissement des tissus (Li et al., 2003; Anselmi et al., 2005;
Katsube et al., 2006; Gülçin, 2006; Itagaki et al., 2009; Méda, 2010). Ashidate et al. (2005)
ont également démontré que l‟acide gentisique agit contre l‟oxydation des LDL. Les flavones
sont également identifiés dans les tissus de L. camara et de L. chevalieri, parmi eux, les
dérivés de lutéoline, dont leurs capacités antioxydantes ont été démontrés (Rice-Evans, 1999).
Les tanins hydrolysables inhibent la péroxydation des lipides tandis que les tanins condensés
inhibent la formation des superoxydes. Les catéchols du thé piègent les radicaux libres,
chélatent les ions métalliques et préservent d‟autres antioxydants comme la vitamine E
(Nacoulma, 1996; Pithayanukul et al., 2005; Wang et al., 2007). Le magnésium est également
impliqué dans certaines activités antioxydantes. Il lui est reconnu d‟être incriminé dans
l‟inhibition de l‟oxydation des acides gras et dans l‟influence du taux de cholestérol (Buyck,
2008).
Les deux plantes doivent également leurs capacités antioxydantes aux huiles
essentielles dont les études antérieures ont beaucoup soutenu. Mevy et al. en 2007 ont montré
que le β-caryophyllène, 1,8-cinéole et le germacrène sont antioxydantes. De même, il a été
démontré que le géniposides et le verbascoside, isolés de L. camara possèdent des propriétés
antioxydantes (Tsiba et al., 2010). Le verbascoside protège l‟hémolyse oxydative, inhibe
l‟aldolase réductase ainsi que la péroxydation lipidique. Il a également présenté une activité
immunomodulatrice, des propriétés immunosuppressives et a apparemment renforcé l‟effet
anti-tremblement de la L-DOPA (Ghisalberti, 2000). Barre et al. (1997) ont montré que
l‟ursulate acétique et un dérivé d‟acide oléanolique, deux dérivés triterpènes pentacyclique
exercent une grande activité antimutagénique sur les souris.
Notons que les activités mesurées, évaluent la capacité de nos extraits à inhiber les
radicaux libres. Les radicaux libres par leurs capacités à détériorer les muqueuses et à
dégrader les éléments constitutifs des cellules épithéliales entrainent ainsi une altération
complète du métabolisme (Thamotharan et al., 2010). Cette détérioration des protéines
membranaires diminue la perméabilité membranaire, l‟activité enzymatique et celle des
récepteurs ainsi que l‟activation cellulaire. Ils peuvent ainsi être capturés à travers la chimio-
prévention utilisant les composés antioxydants présents dans l‟alimentation de l‟homme et des
plantes médicinales (Fu et al., 2010; Thamotharan et al., 2010). L. chevalieri qui a donné une
activité antioxydante plus significative, pourraient être exploité pour la recherche de nouvelles
molécules antioxydantes.
95
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
96
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
I. Résultats
Extrait de L. camara
(Shigella flexneri)
Extrait de L. camara
(Pantoea sp.) B
A
Photo 10: Diamètre d’inhibition de Shigella flexneri (A) et Pantoea sp (B).
Le tableau 10 indique les résultats de l‟inhibition bactérienne obtenus à partir des
macérés méthanoliques des deux espèces. Pour cette étude, la concentration de nos extraits a
été de 25 µg/mL.
Les diamètres d‟inhibition des bactéries à gram négatifs sont compris entre 8 et 12,33
± 0,35 mm. Les meilleures activités ont été obtenues avec l‟extrait de L. camara sur S.
flexneri et sur Pantoea sp avec des diamètres de 12,33 mm et de 12 mm, respectivement. De
faibles inhibitions (8 mm) ont été obtenus avec les macérés des deux espèces sur P. mirabilis
(ATCC35659), S. Typhi (poisson) et S. Typhi (salade). Les résultats montrent que certaines
bactéries telles que E. coli (uro); V. cholerae (eau) et V. cholerae (poisson) ne sont pas
sensibles aux différents extraits à la concentration de 25 µg/mL. En ce qui concerne le test sur
97
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
les bactéries à grams positifs, les diamètres d‟inhibition ont variés entre 8 mm et 11,33 mm.
Les meilleurs diamètres d‟inhibition ont été obtenus avec L. camara (11,33 ± 0,35 mm) sur S.
aureus ATCC25923 suivi de L. chevalieri (10,67 ± 0,35 mm) sur S. epidermidis. Les résultats
montrent que l‟inhibition de l‟extrait de L. chevalieri est meilleure à celui de L. camara sur S.
epidermidis. Dans l‟ensemble, L. camara donne un diamètre d‟inhibition avec la plupart des
souches bactériennes, excepté les trois souches (E. coli-clinique, V. cholerae (eau) et V.
cholerae (poisson)) qui sont restées insensible à nos deux extraits.
Ces résultats montrent que les zones d‟inhibition sont fonctions d‟une espèce
bactérienne à une autre et de la composition chimique de l‟extrait de chaque plante. Il ressort
également de nos résultats que nos extraits sont plus sensibles sur les bactéries à gram négatifs
que sur celles à gram positifs. Tenant compte des diamètres de sensibilité et comparativement
à ceux de l‟ampicilline, nous pouvons dire que l‟extrait de L. camara a une meilleure activité
inhibitrice surtout sur B. cereus et Staphylococcus aureus. En effet pour ces diamètres
d‟inhibition, la sensibilité à l‟ampicilline a été de 0,6 mm, tandis pour les souches
bactériennes ont données pour B. cereus (ATCC9144) = 11 mm, P. mirabilis (8 mm),
Salmonella Typhi (salade) (8 mm) et Staphylococcus aureus (11,33 mm). Selon Schulz et al.
(1995) les extraits induisant des zones d‟inhibition ≥ 3 mm autour du disque sont considérés
comme antibactériens. Dans ce cas nous disons que nos extraits possèdent une activité
antibactérienne sur E. coli (ATCC25922) (11,33 mm), S. flexneri (12,33 mm) et
Staphylococcus aureus (ATCC25923) = 11,33 mm.
98
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
NB: l’isolement de Proteus doit se faire sur gélose bien sèche. En effet leur croissance est ralentie (inhibée) en présence du méthanol ou de l’éthanol déposé à la surface
interne du couvercle de la boite de pétri.
99
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
II. Discussion
L‟évaluation de l‟activité antimicrobienne de nos extraits méthanoliques à consister à
mesurer les diamètres de sensibilités et d‟en étudier les caractères bactéricide et
bactériostatique. Les meilleures activités inhibitrices sur les bactéries à gram négatifs ont été
obtenues avec l‟extrait de L. camara sur S. flexneri et sur Pantoea sp. En ce qui concerne les
bactéries à gram positifs L. camara a donné les meilleurs diamètres d‟inhibitions sur S. aureus
ATCC, tandis que L. chevalieri l‟a été avec S. epidermidis. Les résultats de cette étude ont
montré que les souches bactériennes ont été plus sensibles à l‟extrait de L. camara et les
meilleures diamètres d‟inhibition ont été obtenues sur S. flexneri et Pantoea sp qui sont des
bactéries à gram négatifs. Aligiannis et al. (2001) ont proposés une classification des extraits
du matériel végétal sur la base des résultats des CMI, comme suit: forte inhibition (CMI
inférieure à 500 μg/mL); – inhibition modérée (CMI varie de 600 μg/mL à 1 500 μg/mL); –
faible inhibition (CMI supérieure à 1 600 μg/mL). Ainsi, selon cette classification, on constate
une très forte inhibition avec l‟extrait de L. camara.
100
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
En se basant sur les teneurs des composés polyphénoliques quantifiés pour comprendre la
meilleure activité antimicrobienne de L. camara, on se rend compte que seuls les teneurs en
flavonoïdes pourraient justifier cette activité. En effet le pourcentage des flavonoïdes dans les
polyphénols totaux mesurés est de 82,55 %. D‟autres chercheurs ont également cherché à
comprendre le rapport de cause à effet entre les diamètres de sensibles des divers types
d‟extraits avec les différents groupes chimiques. C‟est ainsi que Vaquero et al. en 2007 ont
testé les composés polyphénoliques de différents vins sur K. pneumoniae, E. coli, P. mirabilis
et bien d‟autres souches en rapport avec la quercétine, la rutine, l‟acide gallique et l‟acide
caféique. Ils n‟ont pas observé de zone d‟inhibition majeure avec la rutine qui est un flavone
et ce, sur aucune souche bactérienne. De même, l‟acide gallique et l‟acide caféique n‟ont
donné aucun résultat sur S. aureus ATCC 25923. Les concentrations testées ont varié de 2
µg/mL à 1000 µg/mL. Par contre la quercétine et la catéchine ont donné des zones
d‟inhibition de l‟ordre de 4 à 5 mm pour 1mg/mL et supérieure à 9 mm pour la même
concentration. Vaquero et ses collaborateurs (2007) ont observé une zone d‟inhibition sur P.
mirabilis avec la quercétine (10 µg/mL) et sur K. pneumoniae et E. coli à partir de 25 µg/mL.
Le Chloramphénicol a été utilisé comme référence à 1 mg/mL. Non seulement ces résultats
montrent que la rutine n‟est pas un bon inhibiteur de bactéries, mais justifie aussi la meilleure
activité de l‟extrait de L. camara.
De même Ksouri et al. (2009) ont montré que l‟isoquercétine aussi bien que la
catéchine sont des composés phénoliques majeurs impliqués dans les activités
antibactériennes.
101
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Pour ce qui concerne le rapport CMB/CMI, un extrait est dit bactéricide lorsque ce
rapport est égal à 1 ou 2 et il est bactériostatique si ce rapport est supérieur à 2 (Kanta, 2008).
Dans ce cas, on peut dire que l‟extrait de L. camara a un effet bactéricide sur S. flexneri et
Pantoea sp mais bactériostatique sur E. coli ATCC 25922 et K. pneumoniae. Toutes les
bactéries sous citées sont de gram négatifs, dont leurs structures sont moins riches en
peptidoglycane (10% de la paroi), comportent moins de couches de peptidoglycane (1 à3
couches) et ces peptidoglycanes sont moins réticulés que ceux des bactéries à gram positifs
(Corvec, 2009). En effet, comparativement aux bactéries gram négatifs; celles à gram positifs
sont très riches en peptidoglycane/muréïne (50 à 80% de la paroi), comportent plusieurs
couches de peptidoglycane et ayant une réticulation importante. La structure chimique et
moléculaire de la paroi bactérienne montre également une absence en acide teichoïque et en
acide lipoteichoïque. Le rôle des peptidoglycanes sans être limitatif est d‟assurer la rigidité et
la solidité des parois bactérienne ainsi que la protection de la membrane cytoplasmique contre
la lyse osmotique (Corvec, 2009). La complexité des bactéries à gram positifs pourraient
expliquer l‟inactivité de nos extraits.
102
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Klebsiella pneumoniae humain, à partir de 100 mg/ mL. Suivi de l‟acide vanillique sur
Klebsiella pneumoniae et les E. coli à partir 200 mg/mL et de l‟acide caféique à la même
concentration. D‟autre chercheurs ont également montré que les composés
furanonaphthoquinones possèdent des propriétés antibactériennes sur les bactéries à gram
négatifs (Nagata et al., 1998; Ghisalberti, 2000). Par contre une CMI de 8 % et une CMB
négative ont été trouvés en utilisant les huiles essentielles de L. chevalieri sur Escherichia coli
CIP105182 (Bassolé et al., 2003). Buyck (2008) quant à lui, a montré l‟implication du
calcium et des transports ioniques de l'épithélium des voies aériennes dans la réponse à
l'agression septique par Pseudomonas aeruginosa. Ces résultats montrent que l‟augmentation
du calcium intracellulaire déclenchée par le LPS est due à un relargage des stocks
intracellulaires et à un influx de calcium extracellulaire à travers des canaux membranaires.
Cette augmentation de sécrétion peut être un avantage pour l‟hôte car cela améliore la
clairance et donc permet une meilleure élimination du pathogène. Les épithéliums (Fibrose
Cystique) sont hautement sensibles aux infections du fait d‟un défaut de sécrétion de fluide
apicale et d‟un épaississement du mucus, l‟augmentation de sécrétion en réponse aux
bactéries pourrait être un mécanisme de défense passif de l‟épithélium.
Dans l‟ensemble les diamètres d‟inhibition des antibiotiques testés montrent que la
majorité des souches bactériennes est sensibles à la Ciprofloxacine et à la Gentamicine. Ces
résultats démontrent que ces deux antibiotiques présentent un large spectre d‟activité. Sur les
dix souches bactériennes testées dont sept de gram négatifs, nous n‟avons pas observé de
résistance complète. Considérant les diamètres de sensibilité supérieurs à 10 mm, l‟extrait de
L. camara a été actif sur sept souches bactériennes particulièrement sur Shigella flexneri.
Les Shigelles sont des bacilles à gram négatif qui résistent à l‟acidité gastrique. Après
donc leurs transmissions, elles vont traversées l‟estomac et atteindre l‟intestin, gagnent
ensuite les anthérocytes où elles se multiplient et produisent des toxines. Ce sont des bactéries
invasives, incriminées dans les gastroentérites et les dysenteries bacillaires.
103
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
104
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Les enzymes sont des marqueurs de maladies et de ce fait impliquées dans diverses
pathologies humaines. Connaitre leurs mécanismes d‟inhibitions est intéressant, surtout de
leurs inhibitions par les molécules biologiques. Cela contribuera pour beaucoup dans les soins
de certaines pathologies à étiologie enzymatique. Pour la présente étude nous nous sommes
intéressés à quatre enzymes que sont : la xanthine oxydase (XO), la glutathion-S-transférase
(GST), l‟acétylcholinestérase (AChE) et la carboxylestérase (CES). La littérature fait cas de
l‟implication de ces enzymes, non seulement dans la résistance des insectes aux insecticides
mais surtout dans les pathologies humaines telles que: la maladie d‟Alzheimer, les maladies
tumorales, les rhumatismes et les maladies cardiovasculaires en générales (Filha et al., 2006;
Habdous et al., 2002; Lopez et al., 2002; Djeridane et al., 2006).
I. Résultats
Les activités inhibitrices des macérés méthanoliques de L. camara et de L. chevalieri
sur les enzymes ont été testées à une concentration de 100 µg mL -1 et les résultats sont
consignés dans le tableau 12. Pour ces quatre enzymes le pourcentage d‟inhibition a varié de
14,00 ± 2,6 pour la xanthine oxydase à 56,20 ± 2,67 % pour la carboxylestérase.
L‟analyse des résultats sur de l‟inhibition de la glutathion-S-transférase par nos deux
extraits a montré que L. chevalieri a le meilleur pourcentage d‟inhibition (42,99 ± 3,03 %)
comparativement à celui de L. camara (21, 83 ± 1,62 %).
La meilleure activité antiAChE est obtenue par L. chevalieri (39,26 ± 2,18 %), valeur
double de celle de L. camara (18,59 ± 5,25 %). La galanthamine a été utilisée comme
composé de référence et a lui-même donné un pourcentage d‟inhibition de 50,76 ± 0,68 % à la
concentration 100 µg/mL. Les deux extraits inhibent à plus de 30 % la carboxylestérase avec
56,20 ± 3,05 % pour L. camara et 37,68 ± 1,18 pour L. chevalieri. L‟acide ascorbique qui a
servi de référence a donné un pourcentage d‟inhibition de 56,72 ± 0,85 % à une concentration
de 50 µg/mL. En ce qui concerne l‟inhibition de la xanthine oxydase aucun extrait n‟a donné
un pourcentage d‟inhibition au-delà de 25 %. La plus forte inhibition est obtenue par L.
camara avec 20,76 ± 2,67 %. Pour cette enzyme, l‟allopurinol a été utilisé comme composé
de référence à une concentration de 100 µg/mL. Le pourcentage d‟inhibition de cet extrait est
très faible comparée à celle de l‟allopurinol (96,38 ± 0,59 %).
Parmi les quatre enzymes utilisées pour notre étude, la meilleure inhibition est obtenue
avec l‟extrait de L. camara sur la carboxylestérase (inhibition supérieure à 50 %). Par contre
105
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
l‟extrait de L. chevalieri a inhibé à plus de 35 % la CES (37,68 ± 1,18 %), l‟AChE (39,26 ±
2,18 %) et la GST (42,99 ± 3,03 %).
II. Discussion
Dans cette partie de l‟étude, nous avons évalué les activités inhibitrices de quatre
enzymes qui sont impliquées dans diverses étiologies pathologiques. Ces enzymes sont toutes
incriminées dans les diverses résistances des insectes aux insecticides mais également dans les
pathologies telles que la maladie d‟Alzheimer, la goute, les rhumatismes et sans être limitatif
les maladies tumorales.
Parmi les deux extraits testés seul celui de L. chevalieri a inhibé à plus de 35 % la CES
(37,68 ± 1,18 %), l‟AChE (39,26 ± 2,18 %) et la GST (42,99 ± 3,03 %). La plus forte
inhibition de cet extrait est obtenue sur la glutathion-S-transférase (42,99 ± 3,03 %). L‟extrait
de L. camara n‟a donné une bonne inhibition qu‟avec la CES (56,20 ± 3,05 %). Les autres
valeurs inhibitrices étant inférieures à 25 %. Cependant la meilleure plante pour ces activités
reste L. chevalieri pour avoir donner une inhibition intéressante simultanément sur trois des
quatre enzymes de l‟étude. L‟explication que nous pouvons donner suite à cette activité de
l‟extrait de L. chevalieri et sa forte teneur en phénoliques totaux et en tanins totaux. De même
que la teneur en flavonols totaux de L. chevalieri (2,46 ± 0,01 mg EQ/100 mg extrait) contre
0,18 ± 0,01 pour L. camara. Si les inhibitions enzymatiques étaient fonction des teneurs en
flavonoïdes totaux, l‟extrait de L. camara présenterait les meilleures inhibitions. En effet la
part des flavonoïdes totaux dans les phénoliques totaux de cette plante est de 82,55 %.
Une étude corrélative entre les pourcentages d‟inhibitions et les teneurs en composés
polyphénoliques a été effectuée dans le but d‟identifier le groupe de composé chimique
impliqué dans chaque inhibition enzymatique (Tableau 13). Les coefficients de corrélation ont
varié de 0,0003 à 0,99. La meilleure corrélation a été obtenue entre les phénoliques totaux et
le pourcentage d‟inhibition de la CES (R2 = 0,99). Elle est suivit de celle des tanins et la CES
106
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
(R2 = 0,91). D‟autres corrélation intéressantes ont été obtenues entre les teneurs en flavonols
et les pourcentages d‟inhibitions de l‟AChE (R2 = 0,82) et de la GST (R2 = 0,87). La plus
forte corrélation avec les flavonoïdes totaux a été obtenue avec l‟AChE (R2 = 0,36).
Tableau 13: Tableau donnant le coefficient de corrélations entre activités enzymatiques et les
groupes chimiques quantifiés
Espèces (4 Verbenaceae) Teneur en composés polyphénoliques (mg EQ/ 100 mg extrait)
Phénoliques ttx Flavonoïdes ttx Flavonols ttx Tanins
L. camara 10,03 ± 0,75 8,28 ± 0,77 0,18±0,01 0,48 ± 0,09
L. chevalieri 17,88 ± 0,90 4,91 ± 0,47 2,46 ±0,01 7,62 ± 0,37
L. multiflora Moldenke 20,20 ± 0,75 10,90 ± 0,11 1,09 ± 0,01 10,9 ± 0,09
L. camara Moldenke 21,55 ± 0,75 05,09 ± 0,19 0,7 ± 0,02 14,52 ± 0,27
Pourcentage d’inhibition (%)
I% AChE I% GST I% CES I% XO
L. camara 18,59 ± 5,25 21,83 ± 1,62 56,20 ± 3,05 20,76 ± 2,67
L. chevalieri 39,26 ± 2,18 42,99 ± 3,03 37,68 ± 1,18 14,00 ± 2,16
L. multiflora Moldenke 17,65 ± 6,35 39,76 ± 2,41 32,37 ± 1,81 ND
L. camara Moldenke 17,59 ± 2,29 21,03 ± 0,36 33,32 ± 0,68 14,67 ± 0,47
Coefficients de corrélations entre groupe de composés polyphénoliques et les activités
enzymatiques
AChE GST CES XO
Polyphénols totaux 0,0003 0,21 0,99 ND
Flavonoïdes totaux 0,36 0,2 0,02 ND
Flavonols totaux 0,82 0,87 0,21 ND
tanins 0,016 0,4 0,91 ND
Cette étude corrélative montre que les flavonols sont impliqués dans l‟activité
inhibitrice de la GST et que L. chevalieri serait parmi les deux plantes, bien indiqué pour la
recherche de molécules biologiques inhibitrice. Bien que la corrélation entre inhibition
enzymatique et les teneurs en flavonoïdes soit faible, les travaux menés par Zanden et al.,
2004, ont prouvé que les flavonoïdes tels que la galangine, la quercétine et le kaempferol sont
des potentiels inhibiteurs de la glutathion-S-transférase seulement à une concentration de
25µM. De même, Hayeshi et al., 2007 ont montré que la quercétine inhibait la GST à une
concentration variant entre 0,04 à 5 µM.
Cette enzyme comporte plus de dix (10) classes et ne possède pas que des effets
néfastes sur l‟organisme humain (Sheehan et al., 2001; Enayati et al., 2005). Elle joue un rôle
central dans la détoxication endogène des composés xénobiotiques, facilite les transports
intracellulaires, la biosynthèse des hormones et la protection contre le stress oxydatif (Enayati
et al., 2005). Cependant lorsqu‟elle est surexprimée, elle participe dans la tolérance des
107
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
insectes aux insecticides, ainsi qu‟à la résistance des cellules tumorales à la chimiothérapie
(Zanden et al., 2003; Zeng et al., 2009). Cette résistance est d‟autant élevé que les taux
d‟expression de ces diverses classes sont élevés (Sheehan et al., 2001; Zanden et al., 2003;
Enayati et al., 2005).
108
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
Dans le cadre de l‟activité anti-XO, Wu et Ng (2008) ont indiqué qu‟elle est une
enzyme qui catalyse l‟oxydation de l‟hypoxanthine en xanthine et qui de plus catalyse
l‟oxydation de la xanthine en acide urique, produisant ainsi des espèces oxygénées réactives
telles que les radicaux superoxydes et les peroxydes d‟hydrogènes. Cette enzyme est
impliquée dans l‟étiologie de la goutte qui se caractérise par le dépôt de l‟acide urique au
niveau des articulations, entrainant ainsi des inflammations articulaires (Sweeney et al. 2001;
Gagliardi et al., 2009; Iswantini et al., 2009; Havlik et al., 2010). C‟est aussi une importante
109
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
source biologique des radicaux libres qui contribuent aux dommages des tissus. Ces radicaux
sont impliqués dans le processus de plusieurs pathologies telles que le vieillissement, le
cancer, les inflammations et l‟athérosclérose. Chez l‟homme, la XO est normalement
retrouvée dans le foie et est absente dans le sang. Pendant les dommages sévères du foie, la
XO est libérée dans le sang, diagnostiqué la XO dans le sang est un test de confirmation des
dommages du foie.
Par contre les travaux de Coulidiati en 2010, montre que l‟inhibition de la XO sont
corrélées par les phénoliques totaux et les teneurs en tanins dont les meilleures corrélations
sont respectivement R2 = 0,89 et R2 = 0,98. La plus faible corrélation qu‟il ait obtenue avec
les différentes fractions de chacune de ces trois espèces est R2 = 0,65. Mais la plus forte
corrélation obtenue avec les teneurs en flavonoïdes est de R 2 = 0,35. De même les travaux
d‟Owen et Johns, 1999 ont montré que le composé polyphénolique tel que l‟acide p-
coumarique inhibait la xanthine oxidase. En effet la XO est une métallo-enzyme ayant 2 Mo2+
et 8 Fe2+ dont le molybdène constitue le site actif. Pour continuer sa fonction catalytique, le
molybdène perd deux électrons qui seront repris par la chaine de transport et acheminés vers
l‟accepteur final (deux protéines à fer et à soufre, puis par une molécule de FADH2). Ainsi les
chélateurs des cations divalents tels que les polyphénols peuvent également inhiber la
fonction catalytique en empêchant la transformation de l‟hypoxanthine en xanthine et de la
110
RESULTATS ET DISCUSSION 9 juin 2012
xanthine en acide urique. Notons qu‟il est aussi reconnu que les inhibiteurs de la XO peuvent
être utilisés dans le traitement des hépatites ainsi que les tumeurs du cerveau.
Au regard des potentialités inhibitrices, les deux espèces sont indiquées pour la
recherche molécules biologiques qui incriminent les enzymes de l‟étude. L. camara pour ce
qui concerne la goutte, les troubles hépatiques et les rhumatismes. Tandis que L. chevalieri va
concerner les pathologies qui impliques la GST, l‟AChE et la CES (la maladie d‟Alzheimer,
les maladies tumorales, les démences séniles et dans la maladie de Parkinson).
111
CONCLUSION
&
PERSPECTIVES
CONCLUSION & PERSPECTIVES 9 juin 2012
De façon spécifique les coupes histochimiques ont permis de mettre en évidence les
alcaloïdes dans l‟extrait de L. camara et les tanins/polyphénoliques dans celui de L.
chevalieri. La CCM des flavonoïdes et acides phénols a permis d‟identifier la rutine dans
l‟extrait de L. chevalieri et l‟acide caféique dans les extraits méthanoliques de deux plantes.
Les différents dosages effectués montrent que les deux plantes sont pauvres en composés
polyphénoliques. La plus forte valeur étant obtenue avec l‟extrait de L. chevalieri (17,88 ±
0,90 mg EAG/100 mg extrait). Notons que cette plantes est riche en tanins (7,62 mg EAT/100
mg extrait) par rapport à sa teneur phénoliques totaux.
Le deuxième volet qui a concerné l‟étude biologique, portait sur la détermination des
activités antioxydantes, antibactérienne ainsi que le potentiel inhibiteur de la glutathion-S-
transférase, l‟acétylcholinestérase, la carboxylestérase et la xanthine oxydase. L‟activité
antioxydante a montré une inhibition intéressante des extraits méthanoliques de nos deux
plantes. Le meilleur potentiel antioxydant a été obtenue avec L. chevalieri et ce sur les deux
méthodes utilisées. Ces activités antioxydantes sont liées là leur teneur en polyphénoliques,
surtout aux tanins et dans la moindre mesure aux flavonols.
112
CONCLUSION & PERSPECTIVES 9 juin 2012
Nous retenons des activités enzymatiques que les deux extraits sont plus actifs sur la
Carboxylestérase avec 56,20 ± 3,05% et 37,68 ± 1,18%, respectivement sur L. camara et L.
chevalieri. Mais que L. chevalieri inhibe à plus de 35% la CES, la GST et l‟AChE,
contrairement à L. camara qui inhibe seul la CES.
Isoler et identifier les composés mis en évidence par la HPLC/DAD afin d‟évaluer
leurs propriétés biologiques,
Isoler et identifier les molécules antioxydantes ainsi que les inhibiteurs des enzymes
étudiées,
Tester in vivo la toxicité des molécules isolées,
Approfondir les études de L. chevalieri et L. camara pour leurs capacités
antioxydantes et/ou antibactériennes,
Mesurer la capacité de L. chevalieri et /ou autres Verbenaceae à augmenter le taux des
superoxydes dismutase (SOD), catalase et glutathion dans l‟organisme humain.
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136
ANNEXES
ANNEXES 9 juin 2012
ANNEXES
Annexe I
Tableau 1:: Protocole du dosage des phénoliques totaux
A
ANNEXES 9 juin 2012
0,8
1,4 0,7
y = 0,0148x
1,2 0,6 R² = 0,9997
Absorbances à 415 nm
y = 0,0249x
Absorbances à 760 nm
1 0,5
R² = 0,9999
0,8 0,4
0,6 0,3
0,4 0,2
0,2 0,1
0 0
0 20 40 60 0 20 40 60
Concentration (mg/l) Concentrations (mg/l)
Figure 1: Courbe d'étalonnage de l'acide gallique Figure 2: Courbe d’étalonnage de la quercétine (flavonoïdes)
0,7
2 y = 0,0353x + 0,0016 y = 0,0011x + 0,2236
0,6
1,8 R² = 0,9988 R² = 0,9995
1,6 0,5
Absorbance à 525nm
1,4
0,4
Absorbance à 425nm
1,2
1 0,3
0,8
0,2
0,6
0,4 0,1
0,2
0 0
0,35
1,2 y = 0,0094x + 0,0828
Absorbances (517 nm)
0,3
Absorbances (700 nm)
1 R² = 0,998
0,25 y = -0,0344x + 0,2881
0,8 R² = 0,9989
0,2
0,6
0,15
0,4 0,1
0,2 0,05
0 0
0 50 100 150 0 2 4 6 8
Concentration (mg/L) Concentration (mg/L)
Figure 5: Courbe d’étalonnage de l’acide Figure 6: Courbe d’étalonnage de l’acide ascorbique (DPPH).
ascorbique (FRAP).
B
ANNEXES 9 juin 2012
Annexe II
Tampon Borate : 0,2 M, pH 9,0
Tampons Tris-HCL
La valeur normale du Ca2+ dans l’organisme humain est comprise entre 2,25 et 2,65
mmol/L. Il est indispensable à notre équilibre, surtout au bon fonctionnement des
neurotransmetteurs (Nacoulma, 1996). Au delà de la valeur supérieure (2,65 mmol/L) les
conséquences suivantes sont observées: toxicose parathyroïdienne, coma hypercalcémique,
3
ANNEXES 9 juin 2012
La valeur normale du potassium chez les humains est comprise entre 3,5 et 4,8
mmol/L. Un régime alimentaire riche en potassium prévient et réduit l’hypertension artérielle,
les calculs rénaux et les accidents vasculaires cérébraux (Nacoulma, 1996). Supérieure à 4,8
on a des fibrillation ventriculaire, alcalose métabolique par vomissement, acidose
hyperkaliemique, trouble de la conduction cardiaque, coma diabétique, syndrome
hémolytique, lyse cellulaire, anoxie, insuffisance rénales, alcalose respiratoire, myotonie
hyperkaliemique familiale. En dessous de 3,5 mmol/L, on a une cirrhose, acidoses
métabolique, hyperinsulinémie, malnutrition, vomissement, diarrhées, néophropathies
(Nacoulma, 1996).
La valeur normale du sodium chez l’homme est comprise entre 133 et 143 mmol/L. Il
est indispensable à la transmission de l’influx nerveux. Au-delà de 143 mmol/L on assiste à
un coma hyperosmolaire, diabète insipide, transfusion sanguine répétées, déshydratation,
HTA, acidose diabétique. En dessous de 133mmol/L on a une hyponatrémie par hyperlipémie
(restriction du compartiment aqueux), syndrome néphrotique, hyperventilation, diarrhées,
vomissement, syndrome de malabsorption, maladie d’Addison, insuffisance hépatique et
cardiaque, hyper sécrétion d’hormone antidiurétique (ADH), coma diabétique (Nacoulma,
1996).
La valeur normale du magnésium varie entre 0,66 à 1,03 mmol/L. le besoins quotidien
de l’organisme est de 300 à 500 mg. Son métabolisme est lié à ceux de Ca et de P. C’est un
facteur de croissance, un régénérateur cellulaire, régulateur de l’équilibre nerveux, draineur
hépatique, lutte contre le vieillissement, augmente les réactions de défense de l’organisme,
s’oppose aux thromboses et aux artérioscléroses, préserve l’organisme contre les agressions
virales et bactériennes, contre la nervosité et l’irritabilité, contre les allergies et les
inflammations et retarde le vieillissement. Sa carence entraine des syndromes
d’hyperirritabilité neuromusculaire, les accidents cardiovasculaires et thrombosiques.
4
HPLC-DAD de Lippia chevalieri Moldenke (Cliv 01): fraction aqueuse 12,5%.
Raw Data File : c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase
acuosa\cliv 01 (12.5 %) [Link]
Result File : C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase
acuosa\cliv 01 (12.5 %) [Link] [Editing in Progress]
Inst Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase acuosa\cliv 01
(12.5 %) [Link]
Proc Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\cliv
01 (12.5 %) [Link] [Editing in Progress]
Calib Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\cliv
01 (12.5 %) [Link] [Editing in Progress]
Report Format File: c:\metodos\reporte [Link]
Sequence File : C:\secuencia\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\31 Agosto [Link]
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
1 2.541 23907236.81 720008.62 10.40 10.40 BV 23.9072 23.907
2 3.169 26864206.83 519359.95 11.69 11.69 VB 26.8642 26.864 1.000e+06
3 22.624 6208.51 309.62 0.00 0.00 BB 0.0062 0.006 1.000e+06
4 24.522 17721.84 652.42 0.01 0.01 BB 0.0177 0.018 1.000e+06
5 25.691 34814.67 1010.52 0.02 0.02 BB 0.0348 0.035
6 28.491 1588182.63 81453.74 0.69 0.69 BB 1.5882 1.588
7 29.696 18681.90 1894.27 0.01 0.01 BV 0.0187 0.019 1.000e+06
8 30.089 317559.97 13514.61 0.14 0.14 VV 0.3176 0.318 1.000e+06
9 31.153 852531.13 21095.94 0.37 0.37 VV 0.8525 0.853 1.000e+06
10 32.618 3256484.88 69403.02 1.42 1.42 VV 3.2565 3.256 1.000e+06
11 33.902 23656934.03 968024.11 10.29 10.29 VV 23.6569 23.657 1.000e+06
12 34.282 21949534.22 835885.02 9.55 9.55 VV 21.9495 21.950 1.000e+06
13 34.852 17941915.54 1.28e+06 7.81 7.81 VV 17.9419 17.942 1.000e+06
14 35.100 49951682.70 1.43e+06 21.74 21.74 VV 49.9517 49.952 1.000e+06
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\cliv 01 (12.5 %) [Link]
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
15 36.329 3985234.29 305293.99 1.73 1.73 VV 3.9852 3.985 1.000e+06
16 36.638 13156143.38 428038.52 5.73 5.73 VV 56.8375 56.838 231469.226
17 37.325 7778913.86 286863.40 3.39 3.39 VV 7.7789 7.779 1.000e+06
18 37.716 3281731.03 206511.11 1.43 1.43 VV 3.2817 3.282 1.000e+06
19 38.236 5418542.37 212668.96 2.36 2.36 VV 5.4185 5.419 1.000e+06
20 38.441 5909415.71 226397.28 2.57 2.57 VV 5.9094 5.909 1.000e+06
21 38.974 2526587.25 123445.99 1.10 1.10 VV 2.5266 2.527 1.000e+06
22 39.669 5613058.56 185986.78 2.44 2.44 VV 5.6131 5.613
23 40.071 9819958.96 190929.94 4.27 4.27 VV 9.8200 9.820
24 42.181 1681289.92 56470.27 0.73 0.73 VB 1.6813 1.681 1.000e+06
25 43.844 80176.77 3709.09 0.03 0.03 BB 0.0802 0.080 1.000e+06
26 45.122 23834.58 2391.06 0.01 0.01 BB 0.0238 0.024 1.000e+06
27 46.798 90842.34 4590.40 0.04 0.04 BB 0.0908 0.091
28 57.833 62214.25 3678.10 0.03 0.03 BB 0.0622 0.062 1.000e+06
2.30e+08 8.18e+06 100.00 100.00 273.4730 273.473 2.723e+07
Pico Area/ Lambda Cal. Component Pico Area/ Lambda Cal. Component
# Amount Max Range Name # Amount Max Range Name
1 1.0000e+06 ---------- 14 1.0000e+06
2 1.0000e+06 ---------- 15 1.0000e+06
3 1.0000e+06 ---------- 16 2.3147e+05 + Quercitr
4 1.0000e+06 ---------- 17 1.0000e+06
5 1.0000e+06 ---------- 18 1.0000e+06
6 1.0000e+06 ---------- 19 1.0000e+06
7 1.0000e+06 ---------- 20 1.0000e+06
8 1.0000e+06 ---------- 21 1.0000e+06 peak4
9 1.0000e+06 ---------- 22 1.0000e+06
10 1.0000e+06 ---------- 23 1.0000e+06
11 1.0000e+06 ---------- 24 1.0000e+06
12 1.0000e+06 ---------- 25 1.0000e+06
13 1.0000e+06 26 1.0000e+06
27 1.0000e+06
28 1.0000e+06
2.7231e+07 0.0000
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\cliv 01 (12.5 %) [Link] (Number 14 to 28).
RT: 33.902
Cinnamic acid Max: 248sh, 286sh, 325
derivative
RT: 34.855
λmax: 249sh,
286sh, 324
Rosmarinic
acid derivative
Rosmarinic acid
derivative
RT: 36.637
λmax: 245sh,
Cinnamic acid 284, 327
derivative
RT: 37.326
λmax: 244sh,
Cinnamic acid 284sh, 328
derivative
HPLC-DAD de Lippia chevalieri Moldenke (Cliv 01): fraction acétate d’éthyle 50%.
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
1 2.233 6065.85 2875.54 0.01 0.01 BV 0.0061 0.006 1.000e+06
2 2.534 7818397.86 196757.13 10.00 10.00 VV 7.8184 7.818 1.000e+06
3 3.319 1687458.49 101989.21 2.16 2.16 VV 1.6875 1.687 1.000e+06
4 3.761 4225432.92 85301.55 5.40 5.40 VB 4.2254 4.225 1.000e+06
5 29.061 40260.80 3008.18 0.05 0.05 BB 0.0403 0.040 1.000e+06
6 34.354 7350703.86 255650.95 9.40 9.40 BV 7.3507 7.351 1.000e+06
7 34.745 12570735.31 539873.12 16.07 16.07 VV 12.5707 12.571 1.000e+06
8 35.288 4608272.58 333655.54 5.89 5.89 VV 4.6083 4.608 1.000e+06
9 35.589 22503201.63 770665.40 28.77 28.77 VV 22.5032 22.503 1.000e+06
10 37.095 5483673.86 185323.86 7.01 7.01 VV 5.4837 5.484 1.000e+06
11 37.805 5760981.43 195153.17 7.37 7.37 VV 24.8888 24.889 231469.226
12 38.673 2124338.71 70751.15 2.72 2.72 VV 2.1243 2.124 1.000e+06
13 39.638 419513.19 14795.25 0.54 0.54 VV 0.4195 0.420 1.000e+06
14 40.199 355596.98 15161.77 0.45 0.45 VV 0.3556 0.356 1.000e+06
15 40.702 302565.34 10810.11 0.39 0.39 VB 0.3026 0.303 1.000e+06
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 50 %\Fase organica (dilucion 50%)\cliv 01 (50%).rst
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
16 41.551 88263.92 7061.05 0.11 0.11 BB 0.0883 0.088 .000e+06
17 42.632 783727.26 43683.51 1.00 1.00 BB 0.7837 0.784 1.000e+06
18 43.920 7068.69 619.03 0.01 0.01 BB 0.0071 0.007 1.000e+06
19 44.316 15123.24 1413.13 0.02 0.02 BB 0.0151 0.015 1.000e+06
20 45.171 36070.94 2122.64 0.05 0.05 BB 0.0361 0.036
21 45.668 81146.81 3693.68 0.10 0.10 BB 0.0811 0.081
22 47.233 50970.75 4841.19 0.07 0.07 BB 0.0510 0.051 1.000e+06
23 49.340 72341.77 4735.46 0.09 0.09 BB 0.0723 0.072 1.000e+06
24 50.852 60921.86 3558.67 0.08 0.08 BV 0.0609 0.061 1.000e+06
25 51.239 96269.75 6150.55 0.12 0.12 VB 0.0963 0.096 1.000e+06
26 51.869 33415.03 2407.63 0.04 0.04 BB 0.0334 0.033 1.000e+06
27 53.932 50810.96 2966.37 0.06 0.06 BB 0.0508 0.051 1.000e+06
28 57.410 43696.80 2896.12 0.06 0.06 BB 0.0437 0.044 1.000e+06
29 58.331 637726.57 23005.20 0.82 0.82 BB 0.6377 0.638 1.000e+06
30 60.458 260547.20 9831.23 0.33 0.33 BV 0.2605 0.261 1.000e+06
31 61.299 633570.09 19351.85 0.81 0.81 VB 0.6336 0.634 1.000e+06
78208870.47 2.92e+06 100.00 100.00 97.3366 97.337 3.023e+07
Pico Area/ Lambda Cal. Component Pico Area/ Lambda Cal. Component
# Amount Max Range Name # Amount Max Range Name
1 1.0000e+06 12 1.0000e+06 peak4
2 1.0000e+06 13 1.0000e+06
3 1.0000e+06 14 1.0000e+06
4 1.0000e+06 15 1.0000e+06
5 1.0000e+06 16 1.0000e+06
6 1.0000e+06 17 1.0000e+06
7 1.0000e+06 18 1.0000e+06
8 1.0000e+06 19 1.0000e+06
9 1.0000e+06 20 1.0000e+06
10 1.0000e+06 21 1.0000e+06
11 2.3147e+05 - -- Quercitr 22 1.0000e+06
23 1.0000e+06
24 1.0000e+06
25 1.0000e+06
26 1.0000e+06
27 1.0000e+06
28 1.0000e+06
29 1.0000e+06
30 1.0000e+06
31 1.0000e+06
3.0231e+07 0.0000
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 50 %\Fase organica (dilucion 50%)\cliv 01 (50%).rst (Number 12 to 31).
Raw Data File : c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase
acuosa\clv 02 (12.5%) [Link]
Result File : C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase
acuosa\clv 02 (12.5%) [Link] [Editing in Progress]
Inst Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase acuosa\clv 02
(12.5%) [Link]
Proc Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\clv
02 (12.5%) [Link] [Editing in Progress]
Calib Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\clv
02 (12.5%) [Link] [Editing in Progress]
Report Format File: c:\metodos\reporte [Link]
Sequence File : C:\secuencia\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\31 Agosto [Link]
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
1 2.516 26336037.72 770922.48 7.29 7.29 BV 26.3360 26.336 1.000e+06
2 3.188 44249300.05 614892.49 12.24 12.24 VB 44.2493 44.249 1.000e+06
3 14.719 256413.81 1223.48 0.07 0.07 BB 0.2564 0.256 1.000e+06
4 20.516 170938.88 5172.51 0.05 0.05 BB 0.1709 0.171 1.000e+06
5 24.324 10170.87 475.69 0.00 0.00 BB 0.0102 0.010 1.000e+06
6 28.043 676842.34 18340.20 0.19 0.19 BV 0.6768 0.677 1.000e+06
7 28.374 525573.13 19809.82 0.15 0.15 VV 0.5256 0.526
8 29.319 706864.59 16955.25 0.20 0.20 VV 0.7069 0.707
9 30.507 1986122.24 58961.44 0.55 0.55 VV 1.9861 1.986 1.000e+06
10 30.734 1626190.24 73608.59 0.45 0.45 VV 1.6262 1.626 1.000e+06
11 31.298 2361522.91 61881.26 0.65 0.65 VV 2.3615 2.362 1.000e+06
12 32.886 5552791.62 97025.85 1.54 1.54 VV 5.5528 5.553 1.000e+06
13 33.426 5400800.55 165347.80 1.49 1.49 VV 5.4008 5.401 1.000e+06
14 35.002 64057534.92 1.96e+06 17.72 17.72 VV
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 87.5 %\Fase acuosa\clv 02 (12.5%) [Link]
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
15 35.413 39078376.67 1.14e+06 10.81 10.81 VV 39.0784 39.078 1.000e+06
16 36.568 24039036.98 591055.57 6.65 6.65 VV 24.0390 24.039
17 37.662 3901368.64 199300.11 1.08 1.08 VV 3.9014 3.901 .000e+06
18 38.147 7870583.96 203658.90 2.18 2.18 VV 7.8706 7.871 1.000e+06
19 38.897 7092229.33 244476.19 1.96 1.96 VV 7.0922 7.092 1.000e+06
20 39.507 24098037.07 635077.46 6.67 6.67 VV 104.1090 104.109 231469.226
21 40.807 2994026.31 145049.16 0.83 0.83 VV 2.9940 2.994
22 41.292 4610035.47 116913.01 1.28 1.28 VV 4.6100 4.610 1.000e+06
23 42.107 2090729.14 62927.73 0.58 0.58 VV 2.0907 2.091 1.000e+06
24 43.065 1666365.46 56372.57 0.46 0.46 VV 1.6664 1.666 1.000e+06
25 43.420 2243443.44 81657.02 0.62 0.62 VV 2.2434 2.243 1.000e+06
26 44.466 2763184.42 97401.26 0.76 0.76 VV 2.7632 2.763
27 45.090 1128428.09 40940.46 0.31 0.31 VV 1.1284 1.128 1.000e+06
28 46.077 20097152.05 1.03e+06 5.56 5.56 VV 20.0972 20.097 1.000e+06
29 46.537 56966882.21 1.59e+06 15.76 15.76 VE ---------- ---------- ----------
30 48.532 4498080.32 141108.15 1.24 1.24 EV 4.4981 4.498 1.000e+06
31 49.429 608318.45 29634.12 0.17 0.17 VV 0.6083 0.608 1.000e+06
32 49.818 320502.71 19502.75 0.09 0.09 VB 0.3205 0.321 1.000e+06
33 51.425 77756.59 7844.11 0.02 0.02 BB 0.0778 0.078 1.000e+06
34 51.759 100646.26 8868.38 0.03 0.03 BV 0.1006 0.101 1.000e+06
35 52.195 969787.65 44984.23 0.27 0.27 VB 0.9698 0.970 1.000e+06
36 53.203 310776.26 19120.67 0.09 0.09 BB 0.3108 0.311
3.61e+08 1.04e+07 100.00 100.00 320.4294 320.429 3.323e+07
Raw Data File : c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase
organica\clv 02 (12.5 %).raw
Result File : C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase
organica\clv 02 (12.5 %).rst [Editing in Progress]
Inst Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
c:\resultados\muestras del extranjero de la dra. norma\dilución al 87.5 %\fase organica\clv 02
(12.5 %).raw
Proc Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase organica\clv
02 (12.5 %).rst [Editing in Progress]
Calib Method : c:\metodos\compuestos fenolicos 65 min 260 (100ul) from
C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\Dilución al 87.5 %\Fase organica\clv
02 (12.5 %).rst [Editing in Progress]
Report Format File: c:\metodos\reporte [Link]
Sequence File : C:\secuencia\Muestras del extranjero de la Dra. Norma\31 Agosto [Link]
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
1 2.491 10693814 94 259061.91 13.11 13.11 BV 10.6938 10.694 1.000e+06
2 3.225 8891688.42 184417.41 10.90 10.90 VB 8.8917 8.892 1.000e+06
3 31.262 90868.90 3835.96 0.11 0.11 BB 0.0909 0.091
4 33.849 581154.30 18845.52 0.71 0.71 BV 0.5812 0.581 1.000e+06
5 35.459 31957273.40 1.02e+06 39.18 39.18 VE 31.9573 31.957 1.000e+06
6 36.962 5836138.83 132112.28 7.16 7.16 EV 25.2135 25.213 231469.226
7 37.992 680541.86 32438.26 0.83 0.83 VV 0.6805 0.681
8 38.516 1367637.29 35831.67 1.68 1.68 VV 1.3676 1.368 1.000e+06
9 39.325 1116182.59 52289.69 1.37 1.37 VV 1.1162 1.116 1.000e+06
10 40.034 578660.44 24654.47 0.71 0.71 VB 0.5787 0.579 1.000e+06
11 41.024 19316.27 1996.77 0.02 0.02 BB 0.0193 0.019 1.000e+06
12 42.423 150505.65 9533.91 0.18 0.18 BB 0.1505 0.151
13 43.490 56839.43 3762.90 0.07 0.07 BB 0.0568 0.057 1.000e+06
14 43.970 10632.91 583.90 0.01 0.01 BB 0.0106 0.011 1.000e+06
15 44.707 358362.71 14447.31 0.44 0.44 BB 0.3584 0.358 1.000e+06
16 46.450 12050982.62 544311.98 14.78 14.78 BV 12.0510 12.051
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 87.5 %\Fase organica\clv 02 (12.5 %).rst
REPORTE
Pico Area Altura Area Norm. Area BL Raw Adjusted Area/
Tiempo [uV*sec] [uV] [%] [%] Amount Amount Amount
# [min]
17 47.040 4411275.23 155302.79 5.41 5.41 VV 4.4113 4.411
18 48.839 1078981.46 41741.59 1.32 1.32 VB 1.0790 1.079
19 49.777 47865.84 3568.15 0.06 0.06 BV 0.0479 0.048 1.000e+06
20 50.136 36297.54 3381.54 0.04 0.04 VB 0.0363 0.036 1.000e+06
21 50.730 89806.65 5692.12 0.11 0.11 BB 0.0898 0.090 1.000e+06
22 51.685 74845.73 6892.21 0.09 0.09 BV 0.0748 0.075
23 52.013 34118.39 3193.80 0.04 0.04 VB 0.0341 0.034 1.000e+06
24 52.439 386523.12 26560.54 0.47 0.47 BV 0.3865 0.387 1.000e+06
25 52.833 218722.56 13475.90 0.27 0.27 VB 0.2187 0.219 1.000e+06
26 53.487 628836.53 35917.31 0.77 0.77 BB 0.6288 0.629 1.000e+06
27 57.749 46675.35 3368.02 0.06 0.06 BV 0.0467 0.047 1.000e+06
28 58.137 36074.91 2691.10 0.04 0.04 VB 0.0361 0.036 1.000e+06
29 58.658 30689.04 2366.58 0.04 0.04 BB 0.0307 0.031 1.000e+06
81561312.89 2.64e+06 100.00 100.00 100.9386 100.939 2.823e+07
Pico Area/ Lambda Cal. Component Pico Area/ Lambda Cal. Component
# Amount Max Range Name # Amount Max Range Name
1 1.0000e+06 15 1.0000e+06
2 1.0000e+06 16 1.0000e+06
3 1.0000e+06 17 1.0000e+06
4 1.0000e+06 18 1.0000e+06 ----------
5 1.0000e+06 19 1.0000e+06 ----------
6 2.3147e+05 Quercitr 20 1.0000e+06 ----------
7 1.0000e+06 21 1.0000e+06 ----------
8 1.0000e+06 peak4 22 1.0000e+06 ----------
9 1.0000e+06 23 1.0000e+06 ----------
10 1.0000e+06 24 1.0000e+06 ----------
11 1.0000e+06 25 1.0000e+06 ----------
12 1.0000e+06 26 1.0000e+06 ----------
13 1.0000e+06 27 1.0000e+06 ----------
14 1.0000e+06 28 1.0000e+06 ----------
29 1.0000e+06 ----------
2.8231e+07 0.0000
31/08/2011 [Link] p.m. Result: C:\resultados\Muestras del extranjero de la Dra.
Norma\Dilución al 87.5 %\Fase organica\clv 02 (12.5 %).rst