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Acide nucleique
Biomolécules B (Université Claude-Bernard-Lyon-I)
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Les acides nucléiques
I- Historique
II- Les nucléotides
1) Les phosphates
2) Les bases azotées
3) Les riboses
4) Assemblages en nucléosides et nucléotides
III- L’ADN
1) La double hélice d’ADN
2) La condensation de l’ADN
3) L’ADN mitochondrial
4) L’ADN chez les procaryotes
IV- Les ARN
1) Les ARN messager
2) Les ARN de transfert
3) Les ARN ribosomiques
4) Les petits ARN
V- Métabolisme des nucléotides
1) La réplication
2) La transcription
3) La traduction
VI- Méthodes d’analyse
1) Dosage spectrophotométrique
2) Electrophorèse
3) La réaction de polymérisation en chaîne
4) Observation microscopique
5) Hydrolyse chimique et enzymatique
I- Historique
1 ère théorie cellulaire (XIXème siècle) : « Tous les êtres vivants, animaux et végétaux, sont constitués de cellules
» (Schleiden et Schwann, 1839)
Cellule : unité de base du monde vivant, pas de vie sans cellule (virus non-vivants)
« omni cellula e cellula » : toute cellule provient d’une autre cellule
En 1937, Chatton classe les cellules en procaryotes (sans noyau) et eucaryotes (avec noyau)
Comment la vie se transmet-elle d’une cellule à une autre ?
XIXème siècle : Mendel définit comment les gènes se transmettent d’une génération à l’autre
1902 : Garrod fait la 1 ère relation entre un gène et une protéine l'alcaptonurie serait due au déficit héréditaire
d'une enzyme des voies azotées
Mais structure et chimie du gène encore inconnues
Structure de la double hélice d’ADN : Modèle de James Watson et
Francis Crick (1953) - Prix Nobel (1962) (Purification de l’ADN ;
Cristallisation ; Diffraction des rayons X)
Dogme central de Crick : flux orienté de
l’information génétique
II- Les nucléotides
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1) Les phosphates
Structure générale :
– Base azotée
– Sucre
– Phosphate(s)
Motifs de variation :
– Base azotée : purine ou pyrimidine
– Sucre : ribose ou désoxyribose
– Nombre de phosphates
Les acides nucléiques sont constitués de nucléotides, des molécules complexes
Phosphate = 1 atome de phosphore + 4
atomes d’oxygène
Le phosphore engage 5 liaisons
Phosphate inorganique (Pi ) :
Les phosphates donneront leur charge aux acides nucléiques
2) Les bases azotées
Les nucléotides sont aussi constitués de bases pyrimidines et purines
→ Les bases pyrimidines :
→ Les bases purines : Pyrimidines attachées à un second cycle
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3) Les ribosomes
C‘ : carbones du sucre C : carbones de la base
Le désoxyribose est + stable que le ribose, en
particulier en conditions alcalines
ADN : molécule la plus précieuse de la cellule
4) Assemblages en nucléosides et nucléotides
Les nucléotides : des nucléosides phosphorylés
Plusieurs nucléotides en fonction :
- de la base A, T, C, G et U
- du sucre ribose ou désoxyribose
- du nombre de P 1, 2 ou
Exemple de nucléoside avec l’adénine et le ribose
Les nucléosides :
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Exemple de nucléotide avec une base et le désoxyribose :
Les nucléotides de l’ARN :
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RESUME :
L’adénosine triphosphate (ATP) : la principale monnaie énergétique :
III- L’ADN
Polynucléotides : polymères de nucléotides
Liaison entre un groupe 5’phosphate et un groupe 3’ OH
A partir d’un nucléotide triphosphates
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Pourquoi séquence des bases suffisante ?
– Orientation / convention 5’-3’
– Répétition du squelette (P-sucre)n
ADN et ARN sont de longues molécules linéaires
non ramifiées et orientées
1) La double hélice d’ADN
La double hélice : Rappels historiques
→ 1953 : double hélice
→ 1940 : règle de Chargaff : A=T et C=G (soit A + G = T + C) mais 35 < % G/C < 75 selon
ADN
→ Ø = 2 nm (> 2 chaînes nucléotidiques) => hypothèse des liaisons H entre A/T et G/C
2 brins d’ADN associés, qui tournent autour du même axe
Orientation anti-parallèle
Adénines et Thymines associées ; Cytosines et Guanines associées
Règle de Chargaff (1940): A=T et C=G (soit A + G = T + C)
Si 20% d’adénine, alors : - 20% de thymine
- 30% de cytosine
- 30 % de guanine
La double hélice d’ADN :
→ Diamètre : 2 nm
→ Bases séparées de 0,34 nm
→ Pas de l’hélice : 10 nucléotides = 3,4 nm
→ Rotation de 36° d’un nucléotide à un autre
→ Les bases s’associent par des liaisons hydrogènes
Les sillons de l’ADN :
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2) La condensation de l’ADN
Taille des génomes : pas nécessairement proportionnelle à la complexité de l’organisme
Génome humain :
Humains : 3,4 x 109 bases
2 mètres d’ADN dans une cellule de 10 µm, dans un noyau d’1 µm
Séquencé en 2004 par un consortium international et une société privée, Celera Genomics
Budget de 2,8 milliards de dollars
En France séquençage du chromosome 14 : 10 millions de dollars
2 à 3% de l’ADN codant :
- Environ 25000 gènes
- Gènes uniques (25-50%)
- Gène répétés en tandem :- ARNr - ARNt - ARNsn – ARNm
Plus de 95% de l’ADN non codant :
- Régions similaires mais non identiques
- Variations dans la répétition à la base de l’empreinte génétique
1er niveau de compaction : les nucléosomes = ADN + histones H1,
H2A, H2B, H3 et H4
→ Cœur octamérique 2 x (H2A, H2B, H3 et H4)
→ Environ 150 pb d’ADN
→ H1 bloque la structure
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Apparence en collier de perles
ADN + histones = chromatine 11nm de diamètre
Nucléosomes : utilisés pour identifier les cellules programmant leur mort
Les cellules dégradent leurs constituants
Les cellules dégradent leur ADN par des endonucléases (ADN
normalement toujours préservé)
2ème niveau de compaction : la chromatine compactée
Fibres de 30 nm de diamètre
Ces régions ne sont plus disponibles pour la transcription
3ème niveau de compaction :
La chromatine surenroulée et les chromosomes : 23 paires de chromosomes chez le
caryotype de l’homme
Mitose :
Prophase ;
Métaphase ; Anaphase ; Télophase
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3) L’ADN mitochondrial
Les mitochondries sont les
descendants de procaryotes ayant été
phagocytés par les cellules eucaryotes
1 seul chromosome circulaire présent en 2 à 10 copies
37 gènes sur 16500 pb codant pour 13 protéines, 22
ARNt et 2 ARNr
Transfert progressif des gènes du chromosome
mitochondrial vers le génome nucléaire
Protéines de la chaîne respiratoire
Toutes ces protéines font partie de la chaîne respiratoire mitochondriale
Maladies génétiques mitochondriales : myopathies et neuropathies
Une région non codante : d-loop, très variable = outil d’investigation utilisée pour :
- Origine populations
- Recherche filiation
- Enquêtes policières
4) L’ADN dans la cellule procaryote
Les cellules procaryotes contiennent un compartiment unique, le
cytoplasme, contenant
- Un chromosome, le plus souvent circulaire, que l’on appelle le
nucléoïde [ou corps nucléaire, corps de chromatine, région
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nucléaire (pas de noyau)], Ce
chromosome est parfois unique, parfois
en plusieurs exemplaires car le matériel
génétique est dupliqué plus vite que
division)
- Des plasmides : unités réplicatives
autonomes ADNds
Empaquetage malgré absence d’histones ;
ADN enroulé sur lui-même pour compaction
- Topoisomérases I et II
- ADN gyrase
IV- Les ARN
β-D-ribose dans les ARN
ARNs moins stables que l’ADN
ARN totalement hydrolysés en nucléotides à pH alcalin
Bases purines identiques ADN et ARN
Bases pyrimidines diffèrent
ARNs généralement simples brins
Même orientation 5’ → 3’
Mais il existe des ARNs en doubles brins !!!
1) Les ARN messagers
→Messager entre un gène et une protéine
→Fabrication de l’ARNm : transcription de l’ADN
2) Les ARN de transfert
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Associent un AA à une protéine en fonction d’un codon d’ARNm
Forme de trèfle due à 4 segments doubles brins
Anticodon : séquence de 3 nucléotides complémentaire au
codon d’un ARNm
Association anticodon/codon antiparallèle !
Dihydrouridine déstabilise les ARN
ARN plus souples
Inosine en 1ère position des anticodons
Interagit avec la 3ème position des codons
Peut interagir avec plusieurs bases
Génère un autre groupe donneur de
liaison hydrogène
Stabilise les interactions avec les aminoacyl transferases
3) ARN ribosomiques
Les ARN les plus abondants dans la cellule (80%)
Complexes ARN-protéines : ARN 60% de la masse d’un ribosome
Ribosome : lieu de la synthèse protéique, 2 sous-unités
Svedberg (S) : unité de la vitesse de sédimentation lors d’une centrifugation
ARN ribosomiques :
→ utilisés pour vérifier que des ARN sont non
dégradés
→ systématique après extraction des ARN
→ électrophorèse des ARN
→ coloration au bromure d’éthidium
Grandes quantités des mêmes
ARNr
Gènes codant pour les ARNr
répétés en tandem
ARNr transcrits sous la forme d’un « grand » ARN précurseur qui est ensuite coupé
4) Les petits ARN
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Découverte de nouveaux petits ARN autour des années 2000
En particulier les microARN (miARN) et les ARN interférents (siARN pour small interfering)
Impliqués dans l’inhibition de la traduction des ARN messagers
Les micro ARN
Les siARN
ARN courts introduits dans la cellule par l’expérimentateur pour inhiber une
expression protéique
Approche de thérapie génique qui repose sur la dégradation d’un ARN
messager précis
Les snARN :
Petits ARN nucléaires
ARN de 60 à 500 nucléotides
Associés à des protéines dans des petites ribonucléoprotéines ou snRNP
Participent notamment à l’épissage des ARN messagers et à la maturation des ARN ribosomiques
Les snoARN :
Petits ARN nucléolaires
Nucléole : lieu du noyau où se produit la transcription des ARN
ribosomiques
snoARN guident les modifications chimiques des ARN ribosomiques
Méthylation des riboses
Isomérisation d’uridines en pseudouridines
Fonctions encore mal comprises
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V- Métabolisme des nucléotides
1) La réplication
Copie à l’identique d’un ADN double-brin
Lors de la division cellulaire
2 mécanismes possibles : réplication conservative ou semi-conservative
Expérience de Meselson et Stahl (1958)
Bactéries Escherichia coli cultivées pendant plusieurs générations dans
du milieu avec azote « lourd » 15N (1 neutron en +)
ADN « lourd »
Ensuite bactéries - Cultivées dans du milieu avec 14N
- Centrifugation à chaque nouvelle génération
Réplication semi-conservative
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Synthèse d’une amorce d’ARN par une primase
Synthèse d’ADN de 5’ vers 3’ par des ADN polymerases
Synthèse continue pour le brin précoce (leading strand)
Synthèse discontinue sur le brin tardif (lagging strand)
Génère des fragments d’Okazaki (environ 100 pb)
ADN polymerase a une activité RNAse
Élimination des amorces d’ARN
ADN ligase attache l’ADN en formation avec un fragment d’Okazaki
Chez la bactérie Escherichia coli
Depuis une origine de réplication
Réplication bidirectionnelle
Jusqu’à un site de terminaison
Environ 40 minutes pour 4,6 x 106 paires de bases
Soit environ 1000 nucléotides par seconde pour chaque ADN
polymerase
2) La transcription
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1-Fixation de l’ARN polymerase sur une séquence promotrice
2-Séparation de l’ADN sur 14 paires de base autour du point +1
3-1ère liaison phosphodiester
4-Avance de 3’ en 5’ sur le brin matrice Polymérise dans le sens
5’ -> 3’ Environ 1000 nucléotides par minute
5-Séquences spécifiques de terminaison
La
maturation de l’ARNm :
Les ARNm eucaryotes subissent une maturation avant la traduction
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La coiffe :
Liaison 5’-5’ avec un GMP
Méthylation de la guanine et des 2 riboses voisins (CH3)
Protection de l’ARN contre les nucléases et export dans le cytoplasme
La queue :
Une endonucléase se fixe sur un site AAUAAA et coupe l’ARN
Poly-A polymerase ajoute jusqu’à 250 A
Protection contre les nucléases
L’épissage :
Seulement chez les eucaryotes
Plusieurs conséquences possibles :
Fonctions complètement différentes (1 gène -> 2
protéines indépendantes)
Fonctions un peu différentes ( 1 gène -> 2 protéines qui
participent à la même fonction biologique)
Fonctions opposées ( 1 gène -> 2 protéines qui ont des
fonctions opposées)
Dans les fibroblastes : participe à l’ancrage des cellules à la
matrice extracellulaire (EIIIB et EIIIA)
Dans les hépatocytes : libérée dans la circulation sanguine,
participe à la réparation tissulaire
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Structure d’un ARN messager mature
3) La traduction
Transcription : ADN => ARN sans changement de langue
(nucléotides nucléotides)
Traduction : ARN => protéines avec changement de
langue (nucléotides acides aminés)
Code génétique : dictionnaire pour traduire d’une langue à
l’autre
L’ADN contient l’information nécessaire à la synthèse protéique
L’ARNm transmet les instructions codées dans l’ADN
Les protéines exécutent la plupart des instructions biologiques
Code génétique : un codon de 3 nucléotides porte
l’information pour un acide aminé
Traduction de l’ARNm :
Les ribosomes (protéines + ARNr) se déplacent le long de l’ARN messager
Les ARNt se fixent les uns après les autres sur les codons de l’ARNm
par leurs anticodons
Les ARNt transfèrent leur acide aminé sur la protéine en fabrication
(liaison peptidique)
3 sites sur les ribosomes : Site A : site de fixation de l’AA de l’ARNt
Site P : site de fixation de la protéine sur
l’ARNt
Site E : site « exit », sortie des ARNt
Traduction s’effectue en 3 étapes : 1- Initiation 2- Elongation
3- Terminaison
1- Initiation
Codon initiateur : AUG
situé à environ 100 pb de l’extrémité 5’
code pour une méthionine
Fixation de la petite SU du ribosome sur l’ARNm
Chez les procaryotes :
Sur la séquence de Shine et Dalgarno
AGGAGGUAA
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Chez les eucaryotes :
Sur la séquence de Kozak
GCCRCCAUGG
Fixation de l’ARNt-Met sur le codon AUG
La grande SU du ribosome forme la 1ère liaison
activité peptidyltransferase
2- Elongation
Translocation du ribosome
Le 1er ARNt se déplace vers le site E
Le 2ème ARNt se déplace vers le site P
Le site A devient disponible pour un 3ème AA
3- Terminaison
Terminaison
Quand codon stop UAA, UAG ou UGA
Coupure entre la protéine et l’ARNt
La traduction d’une protéine eucaryote moyenne
demande 30-60 secondes
Un même ARNm peut être traduit par plusieurs ribosomes
VI- Méthodes d’analyse
1) Dosage spectrophotométrique
Phosphates et riboses n’absorbent pas la lumière
Les bases absorbent la lumière vers 260 nm
Coefficient d’extinction molaire moyen ε = 10 000 M-1 cm-1
Loi de Beer Lambert A = ε x L x C
Applicable aux nucléotides, pas à l’ADN ou à l’ARN pour lesquels une concentration en mol.L-1 n’est pas applicable
1 unité d’absorbance à 260 nm :
40 µg/ml d’ARN
50 µg/ml d’ADN double brin
33 µg/ml d’ADN simple brin
Effet hyperchrome ou hyperchromicité : Abs + élevée après dénaturation
Dénaturation : séparation réversible des 2 brins d’ADN
Lors de la réplication et de la transcription (hélicases)
Par NaOH 0,5 M
Par la température (rupture des liaisons hydrogène)
Température de fusion (Tm, pour melting) : T à laquelle la
moitié de l’ADN est dissocié en monobrins
La Tm est fonction : de la longueur de l’ADN
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du % de GC (coefficient de Chargaff)
Renaturation : complète si refroidissement lent
Hybridation: association de
2 brins complémentaires (ADN-ADN,
ADN-ARN ou ARN-ARN)
1 unité d’absorbance à 260 nm :
50 µg/ml d’ADN double brin 33 µg/ml d’ADN
simple brin
Quand on extrait de l’ADN, on cherche à
déterminer la contamination protéique
Mesure du rapport A 260/A280 (protéines absorbent à 280 nm)
ADN considéré pur quand : 1,8 < A260/A280 < 2
2) Electrophorèse
Gels les plus simples et les plus courants : agarose
Liquide à forte température
Gel à température ambiante
1- Préparation du gel d’agarose
2- Dépôt des échantillons avec un
colorant
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3- Electrophorèse 50-100 V
4- Incubation du gel avec du bromure d’éthidium
5- Observation sous UV
Exemple d’application :
pour vérifier que des ARN sont non dégradés
systématique après une extraction d’ARN
ARN ribosomiques : 80% des ARN et structures doubles brins
Pour mettre en évidence l’apoptose
Après extraction de l’ADN de cellules ou d’un tissu
Distance de migration inversement proportionnelle avec la taille
Relation non linéaire entre la distance de migration et la taille
Il faut tracer log (taille) = f (distance de migration)
3) Observation microscopique
Pour observer l’ADN
Pour observer les noyaux, les cellules
Coloration au DAPI (4’,6-diamino-2-phenylindole)
Se lie aux bases A et T Émet une fluorescence bleue
Observation des noyaux en microscopie à fluorescence
Coloration bleue de l’ADN avec le DAPI
Coloration verte des microtubules
4) La réaction de polymérisation en chaîne
PCR : polymerase chain reaction
Méthode mise au point par Kary Mullis en 1985 (prix Nobel de chimie en 1993)
Permet d’obtenir rapidement de grandes quantités d’un fragment d’ADN donné
Chaque région, chaque gène, sur un chromosome est unique dans la cellule
Besoin de davantage d’ADN pour nombre d’applications
Séquençage
Tests de paternité Criminologie Dépistages Contrôles agroalimentaires…
Génération d’OGM
Thérapie génique
Une 1ère réaction à 95 °C pendant 5 minutes pour dénaturer tout l’ADN et homogénéiser le milieu réactionnel
Puis 3 étapes qui se répètent à la chaîne
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PCR en temps réel
Détermination de la
quantité d’ADN après
chaque cycle
Par incorporation dans
l’ADN d’une sonde
fluorescente
5) Hydrolyse
chimique
enzymatique
Hydrolyse alcaline pH 11-12 :
- ADN résistant
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- ARN totalement hydrolysés en nucléotides (présence du OH en 2’)
Hydrolyse acide :
- ADN et ARN sont dégradés en un mélange de phosphates, oses et bases
Les nucléases (DNases ou RNases) :
- Coupent spécifiquement ADN ou ARN
- Exo ou endonucléases
- Spécifiques de la séquence
Les enzymes de restriction :
- DNases
- Libèrent une extrémité 5’phosphate et une extrémité 3’OH
- Endonucléases spécifiques d’une séquence d’ADN
Utilisées en biologie moléculaire :
- Purifiées à partir de bactéries (protègent leur ADN par méthylation)
- Depuis les années 1960
Enzyme EcoRI d'Escherichia coli souche R, 1ère enzyme isolée
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