Secteur Minier en Guinée: Projets et Investissements
Secteur Minier en Guinée: Projets et Investissements
Sommaire
Contenu
BAUXITE ET ALUMINE ...................................................................................................................................................5
OR .............................................................................................................................................................................................9
AUTRES MINERAUX......................................................................................................................................................10
2. SOGUIPAMI .............................................................................................................................................................15
1. DEFIS .............................................................................................................................................................................22
OPPORTUNITES..............................................................................................................................................................24
2
Introduction
Année 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Montant (en
millier de 128.22 136.97 160.58 151.78 173.34 219.6 170.916 160.5 164.67
Dollars US)
En % de
recettes 31,51% 24,4% 24,1% 21,9% 26,2% 28,6% 20.2% 18.6% 15.8%
publiques
Contribution au
14,4% 14,5% 15,8% 14,7% 14,5% 14,2% 13.8% 12.5% 12.9%
PIB
Dans les prochaines années, des investissements pouvant dépasserles 30 milliards de dollars
sont attendus dans le secteur minier guinéen, ce qui aura un impact considérable dans les
principaux secteurs de l’économie. Ces investissements concernent principalement : le projet de
fer de Simandou Sud (près de 20 milliards de dollars USD) ; le projet de bauxite de China Power
Investment (6,1 milliards de dollars USD), le projet de bauxite de Global Alumina Corporation
(5,5 milliards USD)……
3
Figure 2 Actuels et Futurs projets miniers
4
La République de Guinée est reconnue non seulement pour ses grandes richesses minières mais
également pour la répartition des différents types de minéraux à travers son territoire comme
l'illustre les différents projets actuels et futurs de la Figure 1 ci-dessus. Quatre (4) principaux
minéraux sont exploités en Guinée à savoir : la bauxite, le fer, l'or et le diamant. Le secteur des
mines concerné par cette fiche s’intéresse aux projets actuels et futurs liés à ces minéraux ci-
après.
BAUXITE ET ALUMINE
5
Le pays travaille sur une stratégie de valorisation de son immense potentiel bauxitique et
encourage la transformation locale pour plus de valeur ajoutée. En effet, plus de 12 milliards de
dollars US d'investissements sont annoncés pour les 5 prochaines années pour la construction de
raffineries d'alumine et l'une d'elle s'élève à 5,5 milliards de dollars. Il s'agit de la raffinerie
d'alumine qui sera construite à Sangarédi par Guinea Alumina Corporation. Les autres investis-
sements concernent deux (2) nouvelles raffineries d'alumine, China Power Investment (6,1
milliards de dollars USD), le projet Dian-Dian d’alumine/bauxite de Rusal( un milliard de dollars
USD).
D’autres projets de bauxites sont en phase de développement très avancé Ce sont : la Société de
Bauxite de Dabola Tougué (SBDT) avec le partenaire IMIDRO (Iran), le projet de bauxite de la
société d’Alufer. Ces projets sont à différentes phases de négociations. Il faut noter que malgré
la crise sanitaire que traverse le pays, une nouvelle société minière (la Société Minière de Boké)
dans le domaine de la bauxite est en production depuis juillet 2015 et compter exporter plus 5
millions de tonnes d’ici la fin de 2016.
Par ailleurs, la signature de la stratégie d’utilisation partagée des infrastructures connexes aux
mines a aussi ouvert la voie à plus de 7 milliards de dollars d’investissements (communication
Ministre des Mines et de la Géologie).Ces accords feront passer le volume d’exportation de
bauxite de la Guinée de 17 millions de tonnes à près 40 millions de tonne par an d’ici 2024 et
feront de la Guinée un acteur majeur sur le marché mondial de la bauxite (Communiqué MMG).
Bauxite/Alumine
Valeur des
exportations
Nom de (en
Participation Capacité
Commentaires
l’entreprise/projet de l’Etat (Mtpa) million de
dollars
Etat des
Emplacement activités US en 2012)
Arret de la
production Etude de faisabilité
pour la reprise des
Alumina depuis Avril activités est en cours
Fria * 2012 à cause 0,7 de réalisation .
Compagny Guinea
des problèmes
Rusal
sociaux sur le
site
6
Compagnie des
Bauxites de Kindia Kindia 0% En activité 3 20
(CBK)
12,5 - Le lancement
des travaux de
Bauxite et
construction ont
2,4 eu lieu en 2014 ;
Alumine - Indemnisation
de toutes les
Complexe En Investissement
personnes dans
Bauxitique de Dian 15% de 4 milliards
construction l’emprise du
Dian (COBAD) USD
projet ;
- Recherche
d’autorisation
pour la
construction de
8 km de route.
Négociation de
l’utilisation
Alliance Mining Koumbia En
15% 5 Commune de
Commodoties (AMC) (Gaoual) construction
l’infrastructure avec
CBG
- Un corridor de
transport est
accordé à la
société Bel Air
Bauxite de Bel
En Mining ;
Alufer Mining Air 15% 3
construction - Les travaux de
(Tougnifili)
construction
ont démarré sur
le port de Bel
Air ;
4,5
-L’étude d’impact
Alumine marine est en cours.
12 -La société va
China Power Boffa- En réaliser un port
7.5 Bauxite,
Investments(CPI) Telimele construction industriel Bel Air
300 MW avec plusieurs quais
de commercial ;
puissance
électrique
7
Négociation
avec CBG pour
les modalités
d’approvisionnement
en bauxite est
Projet d’Usine En Investissement
terminée ;
d’Alumine de Kamsar 7.5 1,2 d’1 milliard
Kamsar(PUAK) construction USD -une étude de
faisabilité pour la
réalisation de l’usine
est en cours ;
MINERAI DE FER
La ceinture de minerai de fer du sud-est de la Guinée abrite les plus grands et riches gisements
de fer non exploités du monde. Elles sont majoritairement détenues par des conglomérats
miniers mondiaux, notamment Rio Tinto (blocs de Simandou 3 et 4) et Bellzone (Kalia) dans la
partie centre-sud du pays, qui est aussi un important gisement de minerai de fer. Il était prévu
d'investir plus de 20 milliards de dollars US dans cette ceinture et plus de 100 millions de tonnes
pourraient être exportées par la Guinée dans les prochaines années. . Mais la crise sanitaire
engendrée par l’épidémie à virus Ebola a causé des retards importants dans l’exécution des
travaux de ces projets. Depuis le mois de Juin 2015, la maitrise de cette épidémie rassure les
investisseurs qui commencent à reprendre leurs activités.
Minerai de fer
Valeur des
exportations (million
8
Investissement de 20
-réorganisation de
Mifergui Nimba Nimba 15% En construction 30 l’actionnariat est en
cours
Investissement de 2,5
milliards de dollars US
ZOGOTA N'Nzérékoré 15% En construction
(concession minière
annulée)
2,5 milliards de
10 dollars à mobiliser
Simandou Nord Simandou 15% En construction
pour le financement
des activités
Investissement de 4,50
milliards de dollars US,
30-50 - réorganisation de
Bellzone Kalia Faranah 15% En construction
l’actionnariat en
cours ;
OR
La partie nord-est de la Guinée abrite un important gisement aurifère. Les régions les plus
prospectives sont notamment Siguiri, Dinguiraye, Kouroussa et Mandiana. Le potentiel global est
estimé à plus de 10 000 tonnes d'or (Ministre des Mines et de la Géologie). Actuellement, l'or est
exploité par la Société Aurifère de Guinée (SAG) d'AngloGold Ashanti et la Société Minière de
Dinguiraye (SMD – russe).
9
Tableau 3 Sociétés aurifères
Valeur des
Nom de Participation de Etat des Volume exportations
Emplacement
l’entreprise/projet l’Etat activités exportations
(million de
en Tonnes dollars US en
2014)
AUTRES MINERAUX
La Guinée dispose également d'autres ressources minières comme le calcaire dans les régions de
Kindia (Sougueta) Siguiri Tougué et Mali, avec quelque 200 millions de tonnes de ressources, de
l'uranium dans la préfecture de Kissidougou (Firawa) et des indices des métaux de base et
minéraux tels que le cuivre, le plomb , le zinc et le cobalt, le calcaire (40 millions de tonnes), le
nickel (75 millions de tonnes), le diamant (20 millions de carats), et d'autres minéraux rares tels
que le graphite (Ministère des Finances et de l'Economie de la Guinée, 2012). Il existe également
des matériaux de construction tels que les roches ignées (granites, syénites, dolérites, gabbros,
etc.) que l'on retrouve un peu partout et les minéraux de sable noir (ilménite, rutile, zircon, etc.).
DIAGNOSTIC SECTORIEL
10
Source: Banque mondiale, 2012
Compte tenu du potentiel du secteur minier à être le principal tremplin pour le développement
économique comme l’illustre la figure 1, le Gouvernement est rapidement intervenu pour faire
face aux principaux obstacles. Parmi ces défis, il y a la distance de la Guinée relative aux
consommateurs de ses minerais qui dissuade les investisseurs sensibles aux coûts. Le manque
également de main-d’œuvre qualifiée qui est trop dépendante des professionnels étrangers, im-
pliquant des coûts supplémentaires pour le pays et les investisseurs. La perception du risque
politique par les investisseurs, un héritage de la mauvaise gouvernance, le manque de
transparence et le manque d'infrastructures de transport adéquates pour soutenir les activités
minières et tous ces facteurs font de la Guinée un pays peu compétitif.
Bien conscient de ces problèmes, le Gouvernement s'est engagé à les aborder avec le soutien des
investisseurs et des partenaires au développement. Pour se faire, le Gouvernement a axé ses
efforts sur la transparence dans le secteur minier. Le pays est l’un des rares pays du monde à
publier l’ensemble des contrats miniers ([Link] Les séries de
réformes engagées depuis l’avènement du Président de la République, le Professeur Alpha
CONDE ont produit des résultats. Les principales réalisations sont notamment le développement
et la refonte récente d'un code minier tenant compte des préoccupations des investisseurs; le
renouvèlement de l'engagement de la Guinée à l'Initiative pour la transparence dans les
industries extractives (ITIE); la mise en œuvre de la décision de réviser les contrats miniers; les
discussions en cours entre les actionnaires potentiels sur le cadre d'investissement
d'infrastructure du projet de Simandou; les progrès concernant le projet d'extraction de minerai
de fer de Simandou et les autres investissements pour n'en citer que cela.
11
LE CODE MINIER
Certains éléments clés du nouveau code minier sont résumés dans les tableaux ci-
dessous.
Tableau 4 Participation de l’Etat
Bauxite 15 20
Fer 15 20
Acier 5 30
Or et diamant 15 20
minéraux radioactifs 15 20
Autres minéraux 15 20
12
Tableau 5 Taux de la taxe sur l’extraction des substances minières par substance
MINERAI DE FER
Prix du minerai de fer (mesuré par le Platts China Iron Fines CFR 62%) moins les
Minerai de fer de teneur
TM 3% coûts de transport (mesurés par le Baltic Exchange Capesize Index Route C3-
standard
Tubarao/Qingdao)
BAUXITE
Bauxite TM 0,075% Prix Vendeur LME 3 mois de la tonne d’Aluminium primaire pour une Bauxite en
AI2O3 de 40%
PIERRES GEMMES
Pierres précieuses
Diamants bruts :
Taxe sur la production semi- Ct 3,5% Estimation Bureau National d’Expertise (BNE)
industrielle
Pierre d’une valeur unitaire Ct 5,0% Estimation Bureau National d’Expertise (BNE)
égale ou supérieure à cinq cent
mille (500 000) USD
Pierres précieuses autres que les Diamants (Emeraude, Rubis, Saphir, etc.) et autres Pierres Gemmes
Taxe sur la production semi- Ct 1,5% Estimation Bureau National d’Expertise (BNE)
industrielle
Pierre d’une valeur unitaire Ct 5,0% Estimation Bureau National d’Expertise (BNE)
égale ou supérieure à cinq cent
mille (500 000) USD
Légende :
Ct : Carat = 0,20519655
LB : Livre US = 0,4535923 kg
TM : Tonne métrique
13
Tableau 6 Taux de la taxe à l’exportation sur les Substances minières autres que les
Substances précieuses
MINERAI DE FER
Minerai de fer de teneur standard TM 2% Prix du minerai de fer (mesuré par le Platts China Iron
Fines CFR 62%) moins les coûts de transport (mesurés
par le Baltic Exchange Capesize Index Route C3-
Tubarao/Qingdao)
BAUXITE
SUBSTANCES RADIOACTIVES
Uranium
Légende :
Outre ce qui précède, le nouveau code instaure un régime douanier qui exonère les entreprises
du paiement de droits de douanes lorsque leurs projets sont en cours de recherche et de
développement, mais en imposant un taux de 8% pour l’exploitation des carrières individuelles et
6% pour les unités de transformation des produits semi-finis et finis.
14
fer. Pour les autres minerais, la taille maximale des blocs d’exploration est passée de 50 km2 à
100 km2.
D’après un rapport de l’ancien PDG de Rio Tonto, Tom Albanese, lors d’un séminaire des
Investisseurs à Sidney, en Australie en 2012, «le projet Simandou est le plus grand projet minier
intégré en Afrique et il est considéré par les guinéens comme un projet national de
développement ». La capacité initiale de la mine prévue était de 95 millions de tonnes par an,
reliée à un poste d’amarrage du quai 4 par 630 km de chemin de fer. L’orientation des dépenses
en capital dépasse 10 milliards de dollars US. Le Gouvernement guinéen a manifesté son intérêt
envers le projet minier et une option pour des actions supplémentaires pour les projets
d’infrastructures et miniers qu’il a jusque là refusé. Pour le développement de minéraux et
d’infrastructures connexes, ce projet représente un investissement complexe et de grande
envergure avec d’importantes retombées économiques. En tant que tels, ces projets ont été
réalisés par le Gouvernement dans le but d’appuyer ses partenaires à faire face aux éventuels
défis et à ouvrir la voie à une rapide réalisation des travaux du projet de pré-production. Tout
récemment, les négociations de ce projet ont atteint une importante phase. Durant plusieurs
mois, le Gouvernement guinéen, Rio Tinto et leurs partenaires chinois, Chalco et SFI ont discuté
du principe pour le cadre d’investissement du projet. Le récent accord sur ces principes de cadre
d’investissement ont jeté les bases d’un essor des investissements en Guinée.
2. SOGUIPAMI
Dans le cadre du nouveau code minier promulgué en 2011, l’Assemblée Nationale a également
créé une nouvelle société de patrimoine appartenant à l’Etat, Société Guinéenne du Patrimoine
Minier (SOGUIPAMI) qui a pour mission d’exercer les droits de l’Etat dans le transport et la
commercialisation des produits miniers et de leurs dérivés. Il s’agit d’un changement politique
15
en Guinée destiné à accroître la propriété de l’Etat jusqu’à 35% pour les actifs miniers et 51%
pour les infrastructures liées à l’exploitation minière. Cette nouvelle politique constitue un défi à
la gestion du secteur en ce qui concerne le double rôle de l’Etat à la fois comme régulateur et
actionnaire dans les projets miniers et d’infrastructures. En outre, la capacité de l’Etat à
participer pleinement comme investisseur dans le développement de ces actifs sera un défi aussi
bien stratégiquement que financièrement. Malgré les récentes réformes et l’évolution des
pratiques, un rôle stratégique clair pour l’entité étatique reste encore à être défini.
3. CAPACITE INSTITUTIONNELLE
Les institutions de règlementation minière de la Guinée ne sont pas suffisamment équipées pour
s’acquitter efficacement de leur mandat. Une observation rapide des différentes institutions,
notamment le Ministère des Mines et de la Géologie, la Direction Nationale des Mines, la
Direction Nationale de la Géologie, la Direction Générale des Projets Miniers, et les autres
organismes auxiliaires et d’appui révèle un vieillissement d’équipement, des processus
inefficaces et des systèmes manuels pour l’interface avec les investisseurs.
Le Gouvernement guinéen en est bien conscient et a reçu le soutien des partenaires dont la
Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD). Les autres partenaires au
développement tels que Revenue Watch, PNUD, ONUDI et CENUA ont également soutenu le
Gouvernement guinéen dans le cadre du renforcement des capacités nécessaires pour
règlementer le secteur. L’une des principales composantes du fonds de renforcement des
capacités de la Banque Mondiale de 20 millions de dollars US consiste à renforcer la gouvernance
et la structure institutionnelle de SOGUIPAMI et ses capacités techniques, juridiques et finan-
cières à coopérer avec les sponsors des projets miniers.
Le rôle de l’Etat en tant que régulateur doit être séparé de son rôle d’investisseur tel que défini
dans le nouveau code. L’objectif est d’éviter tout conflit d’intérêt, d’adhérer aux principes de
bonne gouvernance et de restaurer la confiance des investisseurs dans sa capacité à créer un
environnement transparent et équitable dans lequel les sociétés commerciales et l’Etat opèrent à
travers une concurrence loyale.
Ces conclusions ont été tirées d'une analyse préliminaire des capacités institutionnelles
récemment entreprise par le Ministère des Mines et de la Géologie.
Une présentation détaillée des différentes activités de renforcement des capacités conduite par
les partenaires au développement dans le secteur minier en Guinée est disponible à l'annexe.
16
2006 pour l'interprétation combinée des données géophysiques, des photographies aériennes et
l'observation satellitaire de l'ensemble du territoire guinéen. L'objectif est de créer une banque
nationale de données géo-spatiales. L'interprétation géophysique, photographiques et satellitaire
des données a pris fin en 2011, notamment la formation de techniciens guinéens. L'amélioration
de la cartographie et de référence géodésique de la Guinée est en cours et une équipe a déjà
achevé la première phase des travaux sur le terrain. La banque de données est actuellement
gérée par AMTEC Ltd en attendant d'être transférée au Ministère des Mines et de la Géologie
après la clôture définitive du contrat.
17
Présentation du Secteur
ainsi que des indices importants d’uranium, de 100 0000 emplois indirects
graphite, de cuivre et de pétrole.
Bauxite
Les mines contribuent à hauteur de 12 à 15% du PIB de
1ère réserve mondiale (+de 40 milliards tonnes)
la Guinée à travers plusieurs exploitations :
Alumine
Or : plus de 700 000 onces par an (parmi les 10
premiers producteurs du continent Africain) ; Potentiel de 15 millions t par an
Fer
Diamant : 700 000 carats par an en moyenne (2010-
2015, production totalement artisanale). Réserves 25 milliards de t
Bauxite Gol 18
Iron One dCooper & Nickel
réforme de l’environnement juridique, fiscal et institutionnel du secteur.
De nombreuses exploitations sont en cours (CBG, CBK, ANGLO GOLD, SMD, SMB, etc.), plusieurs
projets en phases de développement pour la production, la transformation, et l’exportation de
minerais de fer (RIO TINTO). D’importantes opportunités dans le domaine des infrastructures en
découlent (chemin de fer, routes, aéroports régionales, ports, logements, etc.).
Bauxite et Alumine
19
Guinea Alumina Corporation, Alcoa/Rio Tinto, China Power Investment, etc. Ces projets sont à
différentes phases d’exploitation ou de négociation.
Fer
Or et Diamant
20
Autres Minéraux
21
DEFIS ET OPPORTUNITES
1. DEFIS
Le tableau suivant donne un aperçu des principaux défis du secteur minier guinéen et des
interventions actuelles et futures pour y faire face.
L'insuffisance des infrastructures, le faible niveau portuaires dans le corridor Nord Ouest ouvre la
de qualification et la distance pour les utilisateurs voie au développement des infrastructures
finaux font que la Guinée est moins compétitive minières en Guinée.
que les autres producteurs de minerai de fer longue période des concessions d’exploitation, le
comme l'Australie, l'Afrique du Sud et le Brésil. minerai de fer à haute teneur et un régime fiscal
favorable devraient améliorer le rendement de
l'investissement vu que ces dispositions ont été
prises pour aider à atténuer certaines des
faiblesses du secteur minier de la Guinée.
Les défis de gouvernance et la faiblesse des Le Gouvernement a révisé son code minier,
capacités et des institutions ont empêché la réexaminé et mis à jour son cadastre minier.
Guinée de développer une vision stratégique, le
suivi et le contrôle politique et la capacité L’élaboration d’une vision stratégique sur le
d'exécuter le type de politique requis pour profiter développement doit être lancé très prochainement
pleinement des avantages des richesses minérales avec l’appui de la Banque Mondiale.
L'absence de financement des projets et les coûts Le rôle des utilisateurs finaux des minéraux, les
d'emprunt pourraient stopper ou retarder les financements chinois au lieu des mineurs typiques
projets miniers dans les projets miniers pourraient réduire les
risques. La récession n'a fait que changer la
22
nature des acteurs, mais pas nécessairement celle
de la demande.
La capacité limitée de rivaliser avec les États de la L'environnement des affaires de la Guinée
région pour l'investissement direct étranger (IDE) s'améliore.
qui peuvent avoir des régimes fiscaux plus
Contrairement à la plupart de ses concurrents
attrayants peut influencer les investisseurs.
régionaux, la Guinée dispose d'un accès direct à
la route maritime.
Les ressources financières, les compétences et les Le Gouvernement guinéen est en train de négocier
capacités institutionnelles limitées pour répondre un PPP avec Rio Tinto et l'Agence Française de
à ses obligations Développement (AFD) pour créer un centre de
développement des compétences dans la région
de Beyla près de la mine de fer pour combler les
lacunes en matière de compétences. La capacité
institutionnelle est améliorée à travers les
activités des multiples partenaires au
développement du secteur minier.
Les troubles sociaux entre les communautés Le Gouvernement guinéen consacre 10% des
riveraines et les sociétés minières pourraient faire impôts miniers aux communautés riveraines des
fuir les investisseurs. zones d’exploitation minière
23
OPPORTUNITES
Approvisionnement
De manière générale, les activités minières présentent un ensemble d'opportunités à travers les
intrants miniers, qui peuvent être classés selon :
• Les Services, notamment les services qui sont au cœur de l'exploitation d'une mine tels
que l'extraction, le forage et les services d'appui d'exploitation minière plus vastes;
• Les biens d'équipement et les matériaux de construction, notamment les camions légers
et lourds, les pelles mécaniques et draglines;
• Les consommables et les pièces de rechange, notamment les consommables tels que les
explosifs, le diesel, l'essence et les pièces de rechange de véhicules;
• L'ensemble des services et des infrastructures, notamment l'eau, l'électricité, les
télécommunications, les infrastructures de transport et la gestion des déchets,
• Les biens secondaires, tels que les vêtements de protection, le matériel de bureau, la
restauration, etc.
La croissance du PIB qui est censée être déclenchée par les futurs mégaprojets miniers devrait
offrir diverses opportunités à la chaîne de valeur de l'exploitation minière et des services de
soutien auxiliaires. A travers les différentes phases des projets, plusieurs opportunités se
présenteront aux entrepreneurs locaux allant de l'approvisionnement de pièces de rechange à la
formation et au développement des compétences. Par exemple, à son apogée, rien que le projet
de minerai de fer de Simandou nécessitera 18.000 travailleurs qualifiés et générera 5 milliards de
dollars US de possibilités de marchés. Puisque les contrats sont encore en cours de négociation
c'est une occasion pour les investisseurs de commencer à jeter les bases pour profiter des
différentes possibilités de marchés.
24
Si tous les projets d'alumine sont réalisés, la production d'alumine dépassera de 25 fois la
production actuelle et résoudra essentiellement le problème de la faible valeur ajoutée de la
bauxite. Même si la Guinée produit 12% de la bauxite mondiale, elle ne produisait que 1,4% de
l'alumine mondiale (avant la fermeture de sa seule usine en 2014) qui est 5 à 7 fois supérieur à la
bauxite en termes de recettes fiscales. Ce qui permettra au Gouvernement guinéen d’augmenter
ses revenus et de créer davantage d'emplois.
Il existe un certain nombre de projets Brownfield et Greenfield que les investisseurs peuvent
prendre en compte. Ces projets ont été abandonnés soit en raison du manque de ressources
financières ou suite à la révision du cadastre minier qui a conduit à l'annulation de droits
d'exploration des sociétés qui n'ont pas été suffisamment motivées pour être fonctionnelles. Ces
projets présentent de nombreux avantages. Les investisseurs n'auront pas à payer le coût parfois
prohibitif associé à l'exploration et devraient donc voir leur coût d'exploration réduit. Le marché
devrait rester dynamique au cours des 25 prochaines années, en raison principalement de l'essor
des grandes villes de la Chine et les projets d'infrastructure connexes. Par la suite, en raison de
la maturité du marché boursier et la baisse de la croissance, la tendance va s'estomper. Ainsi, la
planification du développement futur des gisements de minerai de fer est essentielle et le
moment est venu de faire des recherches en ce sens.
Le rôle du Gouvernement guinéen est de servir de médiateur, d'établir des normes pour ce qu'il
convient de réserver aux communautés locales. A cet égard, il existe un certain nombre de
projets modèles avec un grand succès dans la région. Au Ghana, le programme de paludisme
25
d'AngloGold Ashanti à Obuasi, en Afrique du Sud, le programme de PME d'Anglo-Américain
Corporations (Anglo Zimela), au Botswana, le programme VIH/SIDA de Debswana. La réalisation
d'études de cas permettrait à la Guinée d'avoir des références pour trouver des modèles
appropriés d'adaptation.
En tant que dépositaire de la richesse minérale du pays, le Gouvernement guinéen protège les
intérêts nationaux en veillant à ce que les modalités et conditions d'attribution des concessions
minières garantissent un rendement équitable et que cela soit possible par la capacité des
institutions étatiques à réguler le secteur et à négocier avec les investisseurs. L'Etat tire
davantage profit de valeur en participant des actions aux projets miniers par un intérêt reporté et
en exerçant une option supplémentaire pour réaliser de nouveaux investissements. A travers
cela, l'État devient potentiellement le plus grand investisseur national du pays. Cela signifie que,
outre la nécessité de renforcer la capacité de réglementation pour superviser les activités
minières, le Gouvernement guinéen a besoin de politiques appropriées, de structures
institutionnelles afin de mener à bien son rôle d'investisseur. En outre, le pays a besoin
d'acquérir l'expertise commerciale spécifique nécessaire pour jouer le rôle d’investisseur et
maitriser les risques d'investissement.
A la lumière des projets miniers à venir, quelque 50.000 travailleurs qualifiés seront nécessaires
durant les cinq prochaines années ou plus. Cependant, les écoles techniques et professionnelles
de la Guinée ne sont pas outillées pour former le personnel minier du futur. Par conséquent, le
Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être la meilleure réponse. Le centre de développement des
compétences de Beyla prévu entre le Gouvernement guinéen, Rio Tinto, et l'Agence Française de
Développement constitue un bel exemple. Le centre de formation compte former environ 1640
personnes dans un délai de 7 ans en compétences de base, compétences spécialisées et
compétences de qualification.
STRATEGIES ET ACTIONS
PRIORITAIRES
26
• Le Gouvernement guinéen finalisera son contrat avec AMTEC Ltd pour avoir l'entière propriété
de son interprétation de ses données géologiques et de les rendre disponibles aux investisseurs.
Ce qui devrait réduire les coûts d'exploration que les promoteurs de nouveaux projets doivent
payer.
• Accroître la connaissance de l'information géologique et ouvrir le pays à davantage
d'exploration et d'activités connexes d'exploration.
• Investir dans la formation professionnelle selon les normes de refonte du système et des
programmes de formation professionnelle en cours
• Développer un secteur des PME selon les besoins d'approvisionnement des projets miniers et
d'infrastructure.
• Développer l'hospitalité et les secteurs relatifs au commerce
• Envisager des allégements fiscaux pour les sociétés minières qui mettent en place des écoles,
des laboratoires et des services de soutien social.
• Inviter les entreprises de télécommunication à satisfaire la demande croissante en services de
haut débit et Internet.
• Créer une stabilité sociale dans les communautés minières en mettant l'accent sur les
perspectives de réduction de la pauvreté
• Renforcer la capacité des organismes du Gouvernement guinéen à gérer les relations entre le
Gouvernement, les partenaires de coentreprises et autres investisseurs qui opèrent dans le
secteur des ressources naturelles de la Guinée.
• Renforcer les capacités de négociation avec des investisseurs qui, en raison de leur envergure,
apportent des compétences sans précédent de discussions sur les concessions et accords
commerciaux avec le Gouvernement.
La diligence dans l’examen des demandes et dans l’octroi des autorisations et des titres
miniers.
27