Organisation efficace d'un chantier
Organisation efficace d'un chantier
ORGANISATION DE CHANTIER
Niveau 2 (DUT)
Semester 3
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André Richard BEYEME
OLINGA
UE IUT GCI34 : ACTIVITES PROFESSIONNELLES ET
COMMUNICATION
GCI341 : ORGANISATION DE CHANTIER
DUREE: 45 HEURES
OBJECTIFS GENERAUX
Distinguer les intervenants dans un projet de construction ;
Maitriser lorganisation interne dune entreprise ;
Décrire des différents intervenants dans un projet ;
Elaborer les plannings et les plans dinstallation de chantier.
Evaluer un projet de construction.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
Définir les différents intervenants dun projet de construction ;
Elaborer un organigramme dune entreprise;
Etablir un planning PERT / GANTT ;
Produire un Plan dInstallation de Chantier ;
Choisir un engin de chantier ;
Etablir le métré dun ouvrage ou dune partie douvrage ;
Etablir un DQE.
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FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GÉNÉRAL DU DÉROULEMENT DE CHAQUE COURS
1- Présentation de lobjet du cours :
2- Rappels du cours précédent :
3- Libellé du nouveau cours
4- Proposer :
a. Des thèmes dexposés en groupe
b. Présenter les exposés (notés)
CHAPITRE 1 (SUITE)
6. Gestion du personnel de chantier
SÉQUENCE 2 : 7. Gestion du matériel de chantier CM : 3h
8. TD TD :1h
Chapitre 2 :
4. Le Planning PERT, MPM
CM: 3h
SÉQUENCE 4 : 5. Le Planning GANTT TD: 1h
6. TD
7. TPE à faire en groupe
SÉQUENCE 5 : Chapitre 2 CM : 3h
8. Plannings particuliers TD : 1h
Gestion de la production
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Approvisionnement
Rotation des engins
Courbes des effectifs
…
9. TD
Chapitre 3 : Installation de chantier
1. PIC
2. Formalités administratives douverture de CM: 3h
Chantier TD: 1h
SÉQUENCE 6
3. Analyse et représentation des postes de TPE: 4 h
travail
4. TD
5. TPE à faire en groupe
6. Avant métré et métré des ouvrages
7. Devis quantitatif
CM: 3h
8. Etudes des prix
SÉQUENCE 7 TD: 1h
9. Recherche des quantités élémentaires
10. Calcul du sous détail de pris en DS
11. TD(correction TPE)
Chapitre 4 : Hygiène et sécurité au chantier
CM: 3h
1. Prévention des accidents
SÉQUENCE 8 TD: 1h
2. Mesures dhygiène sur le chantier
3. Conduite o tenir en cas daccident
CM :00
SÉQUENCE9 CC TD : 3h
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SOURCES DOCUMENTAIRES
1. Daniel Couffinal, Pierre Haxaire, Conduire son chantier en 70 fiches pratiques,
Edition le Moniteur,
2. Emile Olivier, Organisation Pratique des chantiers volume 1 et 2, Entreprise
moderne dédition, 1976
3. Jean-Marie Vachal, Manuel de gestion des chantiers de travaux publics : la
méthode des outils, Presse de lécole nationale des ponts et chaussées, 2002
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SOMMAIRE
FICHE DE PROGRESSION...............................................................................................................2
SOURCES DOCUMENTAIRES........................................................................................................4
SOMMAIRE....................................................................................................................................... 5
INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................5
Chapitre 1 : ORGANISATION DU TRAVAIL..................................................................................7
INTRODUCTION............................................................................................................................. 8
I. lindustrie de la construction.................................................................................................... 8
1. Caractéristiques spécifiques à lindustrie de la construction.............................8
2. structures de la profession du batiment et des travaux publics.........................8
3. les différents intervenant a lacte de construire...................................................9
II. les differentes conceptions de lorganisation du travail....................................................10
1. Principes de base de lorganisation rationnelle du travail.................................12
2. Quelques conséquences des choix organisationnels..........................................13
III. organisation interne de lentreprise.................................................................................... 13
1. differents types dentreprises du batiment et tp.................................................13
2. fonctions essentielles des entreprises..................................................................14
3. organigramme fonctionnel de lentreprise..........................................................14
4. ROLE des services essentiels dune entreprise....................................................15
5. gestion des interfaces en entreprise....................................................................18
6. gestion du personnel de chantier........................................................................25
7. GESTION DU MATERIEL DE CHANTIER.........................................................29
Chapitre 2 : la planification du travail...........................................................................................32
I. introduction.............................................................................................................................. 33
1. PHASES DELABORATION dun projet..............................................................33
2. terminologie..........................................................................................................34
II. les plannings......................................................................................................................... 34
1. Définitions.............................................................................................................34
2. Rôle des plannings................................................................................................34
3. différents types de plannings...............................................................................35
4. methodes de representation des plannings........................................................36
Chapitre 3 : installation de CHANTIER........................................................................................ 58
1. Définition.............................................................................................................. 59
2. role de linstallation de chantier..........................................................................59
3. le plan dinstallation de chantier (P.I.C)............................................................60
4. formalites administratives douverture de chantier..........................................66
5. Analyse et représentation des postes cles..........................................................74
chapitre 4 : hygiene et securite au chantier................................................................................104
1. Généralités...........................................................................................................104
2. Préventions des accidents...................................................................................105
3. Mesures dhygiène sur le chantier.....................................................................107
4. Conduite à tenir en cas daccident.....................................................................109
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INTRODUCTION GENERALE
Un chantier est défini par une installation permanente dans un lieu généralement ouvert, il
dure le temps de la construction de louvrage.
Lorganisation dun chantier est lensemble des dispositions envisagées pour lexécution
dans les meilleures conditions possibles dun travail pour abaisser les coûts de productions
en favorisant à lhomme et à la machine un contexte favorable de façon à accroître la
productivité. Pour cela il faut :
Comprendre afin de prévoir, dorganiser, de préparer avant dagir ;
Bien exécuter, ordonner et coordonner le programme daction ;
Contrôler pour savoir si nos prévisions étaient valables et que nous pouvons les
exécuter pour les prochains chantiers
Létude relative à lorganisation dun chantier, quelle que soit son importance est une
technique utile et bien précise tendant à assurer lexécution des travaux dans les meilleurs
délais avec le moindre coût.
Donc en vue de la bonne organisation dun travail, on cherche à le rendre plus
économique, de bonne qualité et les délais les plus brefs possibles.
Lobjectif de ce cours est de donner des éléments de base en matière dorganisation et de
gestion de chantier. Il sarticulera autour de quatre thématiques :
Organisation du travail ;
Planification du travail ;
Installation de chantier ;
Lhygiène et sécurité.
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CHAPITRE 1 : ORGANISATION DU TRAVAIL
On considère comme industrie une structure dont lactivité est, soit :
Dexploiter ou dextraire des matières premières.
Sidérurgie, pierres, gypse, argile
De produire des matières premières par transformation.
Ciment, Aciers,
De consommer, transformer ou de façonner la matière première.
Industrie automobile, construction,
Toute Industrie a pour objectif de produire et de vendre en respectant les exigences de
compétitivité. Dans ce contexte, l'organisation consiste à agencer et coordonner les
différents éléments nécessaires à la bonne marche de l'entreprise:
Produit - moyens - matériels - moyens en personnel.
INTRODUCTION
L'organisation du travail a notamment pour rôle :
de définir et répartir les fonctions, tâches et postes de travail ;
de mettre en place les moyens en matériel (machines - postes de travail) et en
personnel (recrutement - formation - affectation) ;
de coordonner et réguler les activités : ordonnancement, système d'information,
commandement, politique du personnel.
Ces choix sopère à différent niveaux de lorganisation générale de lentreprise, où lon
raisonne en termes dorganigramme de fonctions, dinvestissements, de politique
« produit », de lorganisation dun poste de travail où il sagit de concevoir les installation,
de choisir un opérateur, de prévoir les liaisons avec les autres postes.
I. LINDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION
1. CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES À LINDUSTRIE DE LA
CONSTRUCTION
La construction se dissocie des autres industries par :
Les changements apportés (par le Maître dOuvrage) à la conception, ou pendant
la réalisation de louvrage.
Le manque dunité dans les recherches : on remarque que beaucoup de personnes
concourent à la réalisation dune construction (Le Maitre dOuvrage, le Maitre
duvre, le Bureau détude, les fournisseurs, lEntrepreneur, lAdministration, )
Les modes de passation des marchés restent archaïques : Prix de vente de
lOuvrage conclu à lavance, alors que pendant la réalisation il peut arriver que les prix
des matériaux changent, cela peut jouer sur le cout de revient de louvrage.
Linsuffisance de la continuité des tâches, de la répartition des ouvrages.
La réalisation dune construction fait intervenir plusieurs entreprises .
Linstabilité du lieu de travail et celle de la main d uvre : activité discontinue
avec des installations temporaires, entrainant beaucoup de temps improductifs et un
mauvais rendement.
La production est réalisée à lair libre.
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2. STRUCTURES DE LA PROFESSION DU BATIMENT ET DES TRAVAUX
PUBLICS
2.1 Secteur du Bâtiment
Les travaux du bâtiment concernent les travaux de construction, daménagement, de
démolition des ouvrages ou parties douvrages immobilières sur ou sous le sol, pour le
compte des personnes ou des sociétés privées (logements, usines, bureaux,
commerces, )
2.2 Secteur des Travaux Publics
Les travaux publics concernent toutes les opérations immobilières exécutées dans le but
dintérêt général, pour le compte dun service public (Etat, Collectivités locales, Entreprise
publique, ).
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3.3 Les techniciens spécialisés
3.3.1 Les Ingénieurs spécialistes
Ils sont dans les divers bureaux détudes, ils étudient et établissent en détail les points très
particuliers du projet par exemple :
Létude des sols,
Les plans dexécution douvrages en béton armé,
La réalisation des cuvelages étanches,
La rentabilité financière,
Les plannings dexécution et de pilotage du chantier soit pour le compte du
Maître duvre (Ingénieur conseil), soit pour le compte de l Entrepreneur
(bureau dingénierie, bureau détudes, ).
NB : ils sont aussi soumis à une responsabilité juridique décennale relative à tout vice de
construction mettant louvrage en péril.
3.3.2 Les géomètres
Ils soccupent généralement :
Soit des levés topographiques (planimétrie et altimétries) pour le compte du
Maître duvre,
Soit dimplantations complexes pour le compte de lentreprise qui exécute les
travaux.
3.4 LEntrepreneur
Cest une personne physique ou morale (Société ou association) fondateur dune
entreprise de construction.
Cest un industriel chargé dexécuter les travaux en fournissant les matériaux et la main
duvre, ceci après contrat avec le Maître duvre, représentant le Maître dOuvrage, dont il
nest pas lemployé.
LEntrepreneur est un commerçant (il est inscrit au registre du commerce) qui vend son
ouvrage contre un prix convenu à lavance ; il exerce un métier indépendant bien que
travaillant pour le compte dautrui. Ses employés sont classés en trois catégories :
3.4.1 Les ingénieurs, Assimilés et Cadre (I.A.C)
On y retrouve : les Chefs de services, les Conducteurs de travaux, les Commis
dentreprise, le Chef comptable, le Chef Métreur,
3.4.2 Les Employés, Techniciens et Agent de Maitrise (E.T.A.M)
Les Chefs chantier, les Métreurs, les services techniques, les agents de la gestion
administrative et financière.
3.4.3 Les Ouvriers
Ouvriers Manuvres, Ouvriers Spécialisé, les Ouvriers Qualifiés, les Ouvriers Hautement
Qualifiés, le Maître Ouvrier, les Chefs déquipes.
3.5 Les organismes divers
3.5.1 Les laboratoires spécialisés
Le LABOGENIE,
3.5.2 Les sociétés de contrôle
VERITAS, HYDRAC,
3.5.3 Les sociétés dAssurance
GMC,
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3.5.4 Les sociétés de normalisation
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) : il conçoit les normes
intéressant la construction, formule des avis technique sur l aptitude à l emploi
des procédés, matériaux, éléments ou équipements utilisés dans la construction.
Il publie aussi les Documents Techniques Unifiés (DTU) sous forme de cahiers
destiné à diffuser les connaissances techniques.
LAssociation Française de Normalisation (AFNOR)/Eurocodes : Il met au point
les normes précisant les caractéristiques et conditions demploi des divers
matériaux. Au Cameroun nous avons lANOR.
3.5.5 Les Organismes de prévoyance et de sécurité
Linspection du travail : Elle contrôle lapplication des règlements dhygiène et de
sécurité du travail et enquête sur les accidents de travail grave.
La Caisse National de Prévoyance Sociale (CNPS) : Elle gère un fond de
prévention alimenté par les prélèvements sur les cotisations patronales.
II. LES DIFFERENTES CONCEPTIONS DE LORGANISATION DU TRAVAIL
Dans le souci daméliorer les conditions de travail de lhomme, un certain nombre de
pensées ont été élaborées, dabord par René Descartes (17ème siècle) dans son livre
intitulé : « Discours de la méthode », qui énonce les règles fondamentales suivantes :
Règle de lévidence : « ne pas accepter pour vrai un fait, si on ne le connait pas
comme tel » ;
Règle de lanalyse : « diviser chacune des difficultés, en autant des parcelles qu il
se peut, pour mieux le résoudre » ;
Règle de synthèse : « ordonner ses pensées en commençant par les objets les plus
simples et monter peu à peu jusquaux connaissances les plus composées » ;
Règle de la division densemble : « tout réviser sans rien omettre ».
Par la suite, il y a Frederick Winslow TAYLOR (1856-1915) qui élabore une conception
de lorganisation du travail des sociétés industrielles plus marquante sous lappellation
dOrganisation Scientifique du Travail (OST). Trois principes sont à la base du système
de Taylor :
la division verticale du travail (« Tout travail intellectuel doit être enlevé à
latelier pour être concentré dans les bureaux de planification et d organisation.
»),
la division horizontale du travail,
le salaire au rendement et le contrôle des temps.
Sinspirant de Taylor, Henry Ford(1863-1947) développe et prolonge les principes de
lOST (1908), en créant le travail à la chainedonc une standardisation conduisant à une
production de masse et en améliorant la rémunération des employés grâce aux gains de
productivités. Le but de la méthode de Ford est daccroitre la productivité et la production
de lentreprise grâce à plusieurs principes :
la division du travail en une division verticale (séparation entre conception et
réalisation) et en une division horizontale (parcellisation des tâches), et
lapparition du travail à la chaine.
La standardisation permettant de produire en grandesséries à l aide de pièces
interchangeables.
Laugmentation du salaire des ouvriers, afin de stimuler la demande de biens et
donc daugmenter la consommation.
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A côté de Taylor (Taylorisme) et Ford (Fordisme), qui se focalisent sur lorganisation du
travail en Usine, il y a Henri Fayol (1888 1916) qui pense sur ladministration et oriente
sa pensée sur lunité de commandement,le chef est lélément clé dune organisation. Il
distingue six « fonctions » de lorganisation :
la production,
la vente,
la finance,
la comptabilité,
ladministration,
la « sécurité » enfin, cest-à-dire la fonction de direction du personnel, qui à
lépoque de Fayol se conçoit bien plus comme une police de l entreprise (éviter
les vols ou les accidents) que comme une gestion des ressources humaines.
La fonction dadministration sexerce à tous les niveaux, mais plus particulièrement au
niveau de la direction générale où on applique les cinq infinitifs : prévoir, organiser,
coordonner, commander, contrôler. On a ainsi au sommet une société de tête, chargée
dallouer les ressources, daffecter des moyens, de contrôler des résultats et, à la base,
des divisions opérationnelles douées dune certaine autonomie pour fabriquer, vendre et
gérer leur personnel, à lintérieur de lentreprise industrielle et définit un principe dunicité
de commandement en référence à une rationalité.
De toutes ces conceptions de lorganisation du travail, lOST est celle qui va le plus
révolutionner lindustrie, complété en cela par Fayol et lorganisation administrative. Ceci
nous conduit à une organisation rationnelle du travail dont les principes de base sont :
la division du travail,
la spécialisation,
la modernisation,
la préparation.
1. PRINCIPES DE BASE DE LORGANISATION RATIONNELLE DU TRAVAIL
1.1 La division du travail
Cest la fragmentation du travail en plusieurs taches exécutées, chacune par un exécutant.
Elle a pour conséquences directes, lacquisition dune grande habileté de lexécutant et un
gain important de temps.
La division du travail conduit au travail à la chaine, qui consiste à diviser le travail en
taches parcellaires confiées à des exécutants placés les uns à la suite des autres, comme
les maillons dune chaine. Chaque exécutant doit exécuter sur toutes les pièces
semblables quil reçoit la même tâche. Le travail à la chaine peut être remplacé par le
travail en ligne.
1.2 La spécialisation
La spécialisation est la conséquence directe de la division du travail, elle consiste à confier
une tâche parcellaire à un exécutant qui a les capacités, les aptitudes et des goûts. Il va
donc toujours faire la même tâche vite et bien. Les conséquences de la spécialisation
sont :
La rapidité dexécution,
La qualité supérieure,
Les meilleurs prix,
Les meilleurs salaires.
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1.3 La modernisation
Elle concerne surtout les conditions de travail, elle contribue à améliorer les relations
humaines et la production.On distingue :
Le machinisme : Diminution de la peine des hommes ; rapidité ; précision et
efficace.
Lambiance : locaux aérés.
La sécurité : Protection, repos, etc
1.4 La préparation
Elle se déroule en cinq étapes :
La fixation des tâches : Définir le début et la fin du travail avec des instructions
précises.
La préparation du travail : Prévoir la quantité de travail que peut faire un
exécutant au cours dune journée normalement sans fatigue excessive.
Le contrôle des temps : Afin de déterminer la durée exacte dune tâche donnée.
La formation de lexécutant : l doit maîtriser le travail pour lequel il est destiné
(mode opératoire, utilisation de loutil, temps de lopération).
La prospective : Prévoir ce que lentreprise pourrait faire dans lavenir, par
conséquent élaborer à lavance des nouvelles stratégies.
Ces quatre principes permettent de revoir lorganisation comme un ensemble de règles
permettant de réaliser des ouvrages de qualité, dans un délai court, à coûts réduits et dans
les meilleures conditions de travail. En dautres termes, lorganisation du travail est la
science de la production optimale basée sur la méthode, la précision et la mesure. Elle est
synonyme de simplification du travail, et pour simplifier le travail on applique quatre
principes fondamentaux cherchant à trouver :
o La manière la plus simple de travailler,
o La manière la plus rapide,
o La manière la plus facile,
o La manière présentant le plus de sécurité.
2. QUELQUES CONSÉQUENCES DES CHOIX ORGANISATIONNELS...
Les choix organisationnels ont des conséquences importantes sur les conditions de travail
vécues par les salariés. Ainsi, une forte centralisation des informations et des décisions
peut conduire à un travail jugé " peu intéressant " par les cadres qui ont alors l'impression
d'être des " exécutants ". Souvent, les conséquences sont indirectes, plus lointaines : des
postes de travail pensés en fonction d'une automatisation poussée de la production
peuvent s'avérer très chargés (physiquement et mentalement) dans la mesure où les
machines sont moins fiables que prévu et où le service entretien n'est pas suffisant
(quantitativement ou qualitativement). Les opérateurs doivent alors effectuer manuellement
des opérations à un rythme excessif ou adopter des modes opératoires dangereux pour
intervenir sur la machine.
Il n'est pas possible de citer tous les aspects de l'organisation qui ont des conséquences
sur les conditions de travail et de sécurité. Les facteurs ci-après ne sont indiqués qu'à titre
d'exemples :
o Nature des relations entre bureau d'études - service méthodes -
fabrication: elle peut être à l'origine de difficultés d'exécution, si la remontée
d'information à partir de la fabrication ne fonctionne pas correctement ;
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o Nature des contraintes de temps: horaires, temps alloués, possibilité ou non
de prendre de l'avance sur son travail (souvent lié aux stocks tampons inter
postes) ;
o systèmes de circulation des informations, de participation aux
décisions: selon les cas, on aboutit à une bonne efficacité ou, à l'inverse, à une
démotivation ou à une résistance aux changements ;
o style de commandement: dans les organisations modernes, la compétence et la
capacité d'écoute et d'animation de la hiérarchie sont souvent les qualités les
mieux adaptées au contexte technique et socioculturel des entreprises.
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o Menuiserie (métallique et bois)
o Couverture, étanchéité.
b) Décoration ou aménagement
o Peinture
o Miroiterie
o Revêtements de sols spéciaux
o Staff
o Tapisserie.
2. FONCTIONS ESSENTIELLES DES ENTREPRISES
Une fonction groupe des activités de même nature, on distingue six fonctions essentielles
(Fayol) :
a. Une fonction technique : Préparer, organiser, faire exécuter louvrage.
b. Une fonction commerciale : Acheter et Vendre.
c. Une fonction comptable : Inventaire, bilan, prix de revient, prévision et
contrôle des dépenses.
d. Une fonction financière : Rechercher et gérer les capitaux.
e. Une fonction administrative : Prévoir, organiser, commander, coordonner et
contrôler.
f. Une fonction de sécurité : Protection des biens et du personnel.
3. ORGANIGRAMME FONCTIONNEL DE LENTREPRISE
Cest un tableau qui montre la répartition des fonctions et les différents responsables par
secteur dactivités. Lorganigramme indique les liaisons entre les différents services. Ces
liaisons peuvent être :
Soient des liaisons dautorité ou de commandement (Liaisons verticales) :
louvrier reçoit des ordres du chef déquipe, qui lui-même reçoit les ordres du
chef chantier
Soient des liaisons horizontales ou obliques : Elles font apparaitre des relations
fonctionnelles et de coordination indispensables, si lon veut promouvoir un
travail déquipe à tous les stades de la préparation et de l exécution d un
chantier.
Exemple dun organigramme
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4. ROLE DES SERVICES ESSENTIELS DUNE ENTREPRISE
4.1 La Direction Générale
Elle est dirigée par un Directeur Général (DG) ou un Président Directeur Général (PDG, sil
sagit du fondateur e lentreprise). Il prend les décisions, choisit et dirige le personnel, il
contrôle les résultats des chantiers, prévoit les dépenses et les recettes. Il peut être assisté
dun secrétariat, des Directeurs et des Chefs de service.
4.2 La Direction des affaires administratives et financières
Elle assure la fonction dadministration et coordonne les services financiers, comptables,
commerciaux, courrier et les relations extérieures. Dans certaines structures, cette
direction peut suppléée par le secrétariat général.
4.2.1 Le service du personnel / Service des ressources humaines
Il soccupe des problèmes de main duvre : embauche, contrat de travail, licenciement.
4.2.2 La comptabilité
Elle est chargée de la paie, de la comptabilité générale et analytique, des déclarations
fiscales. Ce bureau est en relation avec tous les autres services.
4.2.3 Bureau commercial/Service Marketing
Il a pour tâche :
La prospection des affaires auprès des Architectes,
La publicité et les relations extérieures,
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La négociation des affaires et létablissement des commandes en matériel et
outillage.
4.3 La direction technique
4.3.1 Le bureau dEtude
Il est chargé détablir les plans dexécution, à partir des plans Architecturaux. Le Bureau
détude participe à létablissement des soumissions pour répondre aux appels doffre,
dirigé par un INGENIEUR, il comprend :
Des dessinateurs,
Des calculateurs,
Un service de reprographie des plans et autres documents,
Un service de rédaction des devis.
4.3.2 Le Bureau destimation et de commande
I est chargé de chiffrer les commandes daprès les plans, de consulter les fournisseurs et
les sous-traitants, détablir les situations mensuelles des travaux et les mémoires. Au stade
de ladjudication, il est chargé détablir le prix de revient dune offre. Il est en relation avec
la comptabilité et le chantier. Il comprend : les Métreurs et des Aides Métreurs.
4.3.3 Le Bureau des travaux
Il est de mobiliser et ouvrir les chantiers, de faire exécuter les travaux selon les plans
fournis et les règles de lart, en respectant les plannings, les prix et la durée.
Il assure lapprovisionnement des chantiers, surveille, contrôle le déroulement des travaux,
fait appliquer les règles dhygiène et de sécurité.
Il comprend des conducteurs de travaux, des chefs chantiers, des commis de chantier, le
personnel dexécution.
4.3.4 Le Bureau des méthodes
Organe primordial de la direction technique, de par les fonctions importantes dont il est
chargé, il a pour tâche :
Les études de prix établies à partir des documents de chantier et en liaison avec
les autres services qui serviront pour les futures soumissions.
Létablissement des documents de préparation de chantier (Plans
daménagement général, fiches dinstructions détaillées sur les modes
opératoires, plannings dordonnancement et dexécution, )
Lanalyse et lexploitation des résultats pendant et en fin de chantier.
La mise au point de la comptabilité analytique à adopter pour gérer les divers
chantiers.
Il est dirigé par un technicien supérieur polyvalent, aidés par des agents des
méthodes.
4.3.5 Le Bureau de linnovation et de la créativité
Introduit dans les grandes entreprises, il est chargé des idées nouvelles en :
Inventant des concepts nouveaux (imaginer des processus d exécution plus
compétitifs) ;
Rendant plus rigoureuse la gestion des chantiers (éviter les gaspillages de tous
ordres) ;
Réfléchir aux moyens pratiques dintroduire les nouvelles technologies dans l art
de construire mieux et plus vite.
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Il est composé dune équipe de Techniciens maîtrisant les nouvelles sciences appliquées
telles que : lergonomie1, lanalyse de la valeur, linformatique,
4.3.6 Le service matériel
Il gère le parc matériel de lentreprise. Il est chargé dentreposer, dentretenir et réparer le
matériel et loutillage nécessaires au fonctionnement des chantiers.
Il établit les fiches de stock et dutilisation des engins, planifie leur utilisation, installe les
engins sur les chantiers.
Il est dirigé par un ingénieur ou par un chef de dépôt appuyé par des conducteurs dengins,
des mécaniciens, des chauffeurs et des commis.
4.3.7 Les services annexes
En fonction du type dentreprise et de ses activités, des organes particuliers placés
directement sous lautorité de la Direction générale peuvent existés :
a. Le Service des travaux dentretien
Il est chargé de lexécution des ravalements de façade, de lentretien des bâtiments neuf,
de lentretien régulier des bâtiments administratifs, des travaux très divers de
transformation et de réfection des logements.
Il peut être dirigé par un commis de ville.
b. Le Service de promotion immobilière
Il peut être chargé de traiter directement avec les clients au nom du Patron. Il est dirigé par
un Ingénieur faisant fonction dArchitecte et ayant à sa disposition un Bureau détudes.
4.3.8 Rôles spécifiques du Conducteur des travaux et du Chef de
chantier
a. Le Conducteur des travaux
Il élabore le devis matière prévisionnel faisant ressortir les besoins en personnel,
matériel, matériaux avec leur coûts nécessaires à lexécution des travaux ;
Il élabore le planning dexécution des travaux ;
Il dresse le planning dutilisation du matériel et du personnel (ordre
dacheminement du personnel et du matériel) conformément au planning
dexécution ;
Il identifie les problèmes techniques de terrains et les résout ou les transmet à
son Chef pour résolution ;
Il établit les attachements en vue de létablissement des décomptes ;
Il assure le suivi budgétaire du chantier (bonne exécution du devis) ;
Il supervise les activités des autres intervenants sur le chantier (Chef chantier) ;
Il prépare lexécution du travail : commande de matériel et doutillage, demande
détudes et de main duvre, approvisionnement ;
Il suit lexécution du chantier et le respect du planning, fait des croquis
nécessaires, participe aux réceptions ;
Il prépare la facturation et peut assister aux rendez-vous.
b. Le Chef de chantier
Cest le technicien de lexécution proprement dite, la charnière entre la main duvre
ouvrière et les intellectuels du siège. Cest lhomme des travaux :
Il répartit les tâches aux Chefs déquipes ;
Il établit les rapports hebdomadaires et journaliers avec l aide du Commis
Pointeur ;
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Ergonomie : Science de ladaptation du travail à lhomme (amélioration des postes et de l ambiance de travail).
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Il contrôle et vérifie la bonne exécution des tâches confiées aux Chefs déquipes ;
Il gère le personnel et le matériel sous sa responsabilité ;
Il dispose des hommes, du matériel et des matériaux nécessaires à l exercie de sa
fonction ;
Il met en application les règles dhygiène et de sécurité sur le chantier ;
Il assure lorganisation, le commandement dun seul chantier, lexécution des
travaux daprès les plans, en se conformant aux règles de l art, en respectant les
règlements en vigueur et le programme établi ;
Il prévoit les besoins du chantier en main duvre, matériaux, matériel et
outillage dont il assure le meilleur emploi, il assiste aux rendez-vous de
chantier ;
Il assure limplantation des ouvrages et les tracés.
Le Chef de chantier est le Chef de famille du chantier, et à ce titre, il doit avoir une bonne
moralité et les qualités humaines requises pour entretenir une ambiance de famille propice
au travail. Il est le garant de la discipline sur le chantir.
Le Chef de chantier possède des collaborateurs qui laident directement dans lexécution
de ses tâches :
Le personnel dappui technique Topographe, Mécanicien, Maçons,
Le personnel administratif et de gestion : Magasinier, Commis, Gestionnaire,
Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, le langage commun est le dessin
graphique et la technologie de la construction.
5. GESTION DES INTERFACES EN ENTREPRISE
Le socle de lentreprise repose sur une pyramide qui est constitué par :
Le Personnel IAC (Ingénieurs, Assimilés, Cadres) au sommet,
Le Personnel ETAM (Employés, Technicien, Agents de Maîtrise) au milieu,
Le Personnel Ouvrierà la base
Lélément clé du bon fonctionnement de cet ensemble repose sur la communication, celle-
ci en entreprise peut être considérée en double : les Flux et les Reflux.
La gestion des interfaces va essentiellement régir le réseau de communication (Formel et
informel) entre ces trois composantes ainsi que les rapports qui les sous-tendent.
La figure 1 ci-après schématise les interfaces et les réseaux des communications.
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Les Reflux sont les communications ascendantes, de la base vers le sommet. Ce sont les
retours dinformation (feedback).
5.1 Rapports avec la Direction
Ces rapports sont les plus difficiles à établir et à maintenir pour trois raisons :
5.1.1 Stratégies, buts et Objectifs
La gestion des processus de communication en entreprise met souvent laccent sur
limportance de définir des objectifs clairs, précis et mesurables. Mais en pratique il est
parfois difficile à des chefs dentreprise de formuler des buts et objectifs précis pour des
raisons suivantes :
Leffet centralisation : Enoncer les buts précis peut :
Centraliser lentreprise,
Fixer trop rapidement les positions
Eliminer la créativité,
Réduire les choix doptions.
Opposition et concurrence : les chefs dentreprises redoutent leurs adversaires
et hésitent à leurs fournir toutes les informations sur les buts et politiques de
lentreprise pour ne pas succomber à la concurrence.
Marge de manuvre : les Chefs dentreprises souhaitent généralement retarder
le plus possible le moment de la prise de décision, afin de pouvoir profiter
jusquau dernier moment des opportunités imprévues.
Les décisions pour lesquelles des objectifs clairs, précis et mesurables peuvent être
établis, sont les plus faciles à identifier par tout le personnel. Cependant, il est nécessaire
de faire léquilibre entre les intérêts de tous dans une entreprise. Ainsi donc, les objectifs
sont très fluides. Assurer leur cohérence à lintérieur de lorganisation exige beaucoup
dénergie parce que chacun les interprète à sa façon, les colore de ses biais personnels et
même les évalue en fonction de ses intérêts propres. A relever aussi la relation entre les
objectifs et les moyens mis en uvre pour les atteindre.
5.1.2 Ambiguïté dattitudes
Le comportement quaffiche un Chef dentreprise dans la gestion des flux et reflux peut
affecter considérablement la bonne marche de lentreprise, et ceci peut se ressentir au
chantier. La direction doit toujours prendre en compte les doléances du personnel
administratif et technique et communiquer suffisamment pour que ce personnel comprenne
les préoccupations globales et la vision de la haute direction.
5.1.3 Etablir des mécanismes formels
Pour faciliter la gestion des flux entre les équipes (personnel administratif et personnel
technique) et la haute direction, certains mécanismes formels doivent être établis :
Mise en place dun comité directeur,
Mise en place dun plan directeur.
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5.1.3.1 Le comité directeur
Le comité directeur est lorgane dirigeant de lentreprise, à ce titre il est responsable,
dynamique et exigeant sur les résultats. Il est partial et rigoureux sur la mise en uvre du
plan directeur et son but est de :
Veiller à la formulation dobjectifs clairs et précis,
Etablir les priorités,
Attribuer des tâches et contrôler la mise en application,
Suivre lavancement (quantitatif et qualitatif) des divers projets.
Pour atteindre ces objectifs, le comité directeur doit :
Etre composé de membres de la haute direction,
Intégrer le processus de planification mis en place par le Chef dentreprise,
Veiller à établir des standards et des procédures simples pour le lancement,
létablissement des rapports davancement et les analyses avantages/coûts,
Maintenir son autorité et crédibilité par une prise de décision efficace et
impartiale.
5.1.3.2 Le plan directeur
Le plan directeur est un outil de gestion dont dispose lentreprise pour donner une
orientation selon la planification densemble. Il doit être :
Clairement établi,
Compris et largement diffusé,
Dynamique et avec une capacité de sajuster aux nouvelles situations et priorités
de lentreprise.
Le plan directeur est établi par la haute direction et le comité directeur et doit être
accompagné des mécanismes de revue, de suivi et de contrôle, pour représenter un
moyen valable de gestion des flux de communication et de planification.
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a. Contenu du plan directeur
Evaluation des besoins,
Etats des équipements disponibles et leur utilisation,
Evaluation des ressources humaines (personnel dexploitation, d entretien et
personnel administratif),
Les procédures de contrôle et les normes de sécurité,
Le niveau de compétence et de motivation du personnel,
Evaluation des points forts/faibles de lentreprise,
Identification des pressions en vue dun changement (Changement dans les
politiques de lentreprise ; changements technologiques (baisse des coûts
déquipements, ) ; contraintes législatives ; pression des consommateurs pour
lamélioration des services de meilleure qualité).
b. Possibilités pour améliorer le rendement
Réaménagement des effectifs,
Réduction des coûts,
Formation des employés.
NB : chaque possibilité sera évaluée et quantifiée pour mieux identifier les
critères de rendement et de bénéfices attendus.
On peut envisager lélaboration du plan directeur selon une approche en six étapes,
couvrant les différents éléments décrits plus hauts.
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5.2 Rapport avec le personnel administratif
Les rapports les plus chauds sont ceux avec le personnel technique. Le personnel des
équipes techniques trouve que le personnel administratif est inconstant, change
constamment didées et ne parvient pas à définir clairement leurs besoins.
Le personnel administratif doit aussi vérifier et approuver les différents résultats fournis par
les équipes techniques. Certaines demandes de changement peuvent intervenir selon les
souhaits exprimés par le client ou bénéficiaire du projet. Les échanges entre les équipes
techniques et le personnel administratif sont extrêmement importants, quil faut sassurer
que la communication soit constante, franche et sous lenseigne de la recherche des
solutions à des coûts les plus bas possibles.
Le personnel administratif est émotif, loyal à lentreprise et orienté vers le court terme.
5.3 Rapport avec les techniciens
Les techniciens sont au centre de la mise en uvre des projets et leur réussite engage leur
responsabilitépar rapport au respect des politiques, des normes et standards, il est donc
souhaitable denvisager un ensemble de relations symétriques dans lentreprise, pour
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permettre une juste perspective des contributions de chacun : les réunions de chantier font
partie de cet ensemble, elles permettent dobtenir des feedback importants.
Les techniciens sont rationnels de nature et orientés vers le long terme.
En conclusion, tout chantier doit donner des résultats rapides et efficaces. Ainsi donc, un
des facteurs de succès dun projet réside en sa capacité de produire les résultats attendus,
qui doivent être tangibles. Ces résultats varient dune phase à lautre et peuvent se
regrouper en deux grandes catégories : les résultats de système et les résultats de
gestion.
5.4 Les résultats de système
Ce sont des résultats du projet reliés directement à la problématique et à la solution
identifiée, il sagit :
Du rapport détude dopportunité,
Du rapport danalyse du système actuel,
Des résultats dessais, etc
Ces résultats sont soumis à la révision et à lapprobation par les responsables du chantier.
5.5 Les résultats de gestion
Ce sont les résultats du projet liés à la gestion proprement dite du projet. Il sagit de :
Plans de contrôle,
Estimations des coûts,
Partage des rôles et responsabilités.
Les rapports entre Technicien, Personnel administratif et Direction présentent des
difficultés particulières parce que les objectifs et attitudes sont parfois difficiles à connaitre.
Mais à la fin le projet doit fournir des résultats de système et des résultats de gestion.
6. GESTION DU PERSONNEL DE CHANTIER
Pour H. FAYOL (1916), les principes dune bonne organisation repose sur :
Lunité de direction et de commandement,
La hiérarchie,
La discipline,
Lautorité,
La division du travail,
Lordre,
Léquité,
La responsabilité,
Lesprit déquipe,
La tenue des dossiers du personnel (documents dembauche, fiche individuelle
de renseignements, fiche de poste, fiche de congés, fiches d affectations et de
mutations, fiche de promotion, document de paie, documents des avantages
sociaux.)
Ces principes se joignent aux fonctions majeures qui sont :
Prévoir,
Organiser,
Commander,
Coordonner,
Contrôler.
Le regroupement principes et fonction constituent les composantes du rôle dun chef
dentreprise.
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Parlant du rôle dun chef dentreprise, les développements récents mettent laccent sur les
fonctions danimation, dencadrement des équipes et une plus grande prise en compte de
la communication.
La gestion du personnel en général et celle du chantier en particulier, à cause de leur
inconstance, repose sur quatre points ou techniques essentiels :
6.1 Le recrutement
Il repose sur :
La description du poste : Résumer de manière précise, succincte et factuelle le
poste à pourvoir ainsi que les exigences liées à ce poste.
La définition de la fiche de poste : données du poste, résumé des fonctions,
lorganigramme, énoncé des compétences requises, énoncé des aptitudes,
description des conditions particulières.
Les opérations de recrutement proprement dites : Cest un processus qui fait appel
à plusieurs méthodes visant à recueillir des informations sur le candidat :
Questionnaire dembauche, examens psychotechniques, expérience
professionnelle.Ces méthodes conduisent à un recrutement, soit à une lettre
dembauche, qui doit faire ressortir : la qualification professionnelle, le salaire, la
nature du contrat, la durée de lessai.
6.2 La gestion prévisionnelle
Cest loutil technique de gestion à long terme des ressources humaines. Elle consiste en
la projection à long terme de létat du personnel. Pour donner une plus grande probabilité
de succès à la prévision, on considère généralement deux éléments :
Une certaine fixité des hommes de lorganisation,
Une certaine adaptation de ces hommes se traduisant par une adaptation des
savoirs, des talents et des capacités techniques pour faire face à des tâches
nouvelles.
Les étapes de la gestion prévisionnelle du personnel sont :
Analyse des préalables : Déterminer la mission de lentreprise, identifier les
orientations et les politiques, identifier les besoins.
Inventaire des postes et personnel en place : identifier le nombre de postes,
identifier le personnel de lorganisation.
Déterminer les prévisions en personnel :Identifier les besoins réels pour les
jours/mois à venir, identifier les écarts, identifier le nombre de postes à créer ou
à supprimer.
Déterminer les postes et les effectifs excédentaires ou déficitaires : inventorier ces
postes, identifier les options pour la réaffectation du personnel en surnombre,
identifier les options pour le recrutement du personnel manquant, donner les
avis et conseils nécessaires.
Analyser et corriger les besoins : Evaluer les écarts, établir un plan daction,
appliquer les correctifs nécessaires, recruter les effectifs nécessaires, effectuer les
promotions nécessaires.
6.3 La rémunération
La rémunération est une des conditions de travail que lorganisation doit honorer pour
motiver les travailleurs à participer tous pour latteinte des objectifs fixés par la direction.
Elle est un facteur dincitation du travailleur à la performance (Taylor et Ford), ou au
contraire une source de démotivation, dabsentéisme ou de démission.
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Les éléments indicatifs sont : Le salaire minimum ; le salaire de base ou salaire catégoriel
minima ; légalité des salaires masculins et féminins ;la capacité de trésorerie de
lentreprise à supporter la masse salariale ; le temps écoulé ou lefficacité ; la prise e
compte des heures supplémentaires, primes et indemnités salariales.
6.4 La formation
La formation est une étape primordiale dans la gestion des personnels, sa prise en charge
se décompose en deux grandes opérations :
le plan et le financement : Calendrier de formation, lieu de réalisation, le
contenu de la formation et les supports pédagogiques, le mode financement.
lévaluation : lévaluation et le suivi de la formation.
6.5 Lévaluation
Evaluer le personnel, soit par la méthode de la notation donnant droit à des avancements,
soit par une méthode tendant à emmener le travailleur à améliorer ses compétences.
6.6 Gestion propre au chantier
Le chef de chantier est la pièce maitresse en ce qui concerne la gestion du personnel de
chantier, car cest à lui que revient la responsabilité de bien réaliser le projet dans le temps
et à moindre coût, en utilisant tous les moyens mis à sa disposition, y compris en premier
les ressources humaines. A ce titre il doit participer à :
La gestion du personnel :
o Recrutement et sélection du personnel du chantier,
o Identification des objectifs de rendement,
o Evaluation du rendement,
o Identification des besoins du personnel de chantier,
o Etablissement de la base de rémunération.
La Gestion des responsabilités :
o Attribution des responsabilités,
o Délimitation de lautorité,
o Etablissement des objectifs de rendement au niveau des responsables.
La Gestion de la production :
o Standardisation du travail et des procédés,
o Etablissement des normes de production.
La Résolution des situations contractuelles : liées à :
o La responsabilité du titulaire,
o La coordination,
o La mission,
o La prise de décision.
NB : Le personnel de chantier est composé essentiellement du chef de chantier, des chefs
déquipes, des ouvriers qualifiés ou spécialisés, des manuvres, des pointeurs, des
magasiniers, des gardiens,
6.6.1 Prévenir et éviter les conflits au chantier
Le chef de chantier est appelé à gérer une équipe dindividus dont la maîtrise est fonction
de lappréciation quils ont :
De ses compétences techniques,
De son sens de pédagogie et de commandeur,
De sa moralité,
De son sens de léquité et de la justice.
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Pour cela il devra, en dehors de ses connaissances technologiques, connaitre la
psychologie ou la mentalité de ses ouvriers, car du climat social ambiant au chantier
dépend le rendement. Pour prévenir tout conflit au chantier, il est recommandé au chef de
chantier :
De cultiver le respect mutuel entre ouvriers ou entre ouvriers et leur hiérarchie,
de façon à éviter le cloisonnement soit entre les classes professionnelles, soit
entre les classes dâges.
Elaborer les caractéristiques dun bon objectif de rendement qui consiste à :
o Enoncer le résultat final et spécifique escompté,
o Définir les normes de rendement se rapportant à la qualité, la quantité,
au délai, à a satisfaction du client et au coût,
o Etre réaliste et réalisable,
o Etre à la portée de lemployé et être motivant,
o Etre contrôlable par celui qui doit le réaliser et par son supérieur
hiérarchique,
o Etre utile en ce quil répond à un besoin de lentreprise.
De Veiller à ce que ses hommes sintègrent harmonieusement autant que
possible dans la population locale, tout en respectant le us et coutumes locales
pour éviter tout conflit.
De Mettre en place un système dévaluation du rendement, en se posant les
questions suivantes :
Quels sont les objectifs du système dévaluation du personnel ?
Qui doit rédiger lévaluation ?
Quel rôle joue le supérieur hiérarchique immédiat dans lévaluation ?
Quel est le rôle des collaborateurs ?
Qui doit coordonner le système ?
Quel formulaire utiliser ?
Quelle formation donner aux évaluateurs ?
Existe un processus de révision des évaluations.
Le Chef de chantier veillera à ce quil ny ait aucune ambiguïté possible chaque fois quil
confie une tâche à un ouvrier et sassurer pendant lexécution de la tâchequelle est bien
exécuter et encourager louvrier (ceci est aussi un facteur demotivation).
Pour éviter les conflits, le Chef de chantier doit disposer dès le départ dune base claire de
la gestion de son personnel du chantier. Cette base est constituée doutils simples
accessibles à la compréhension du personnel. Ces outils sont notamment les mesures
dorganisation et de rémunération du personnel sur le chantier.
Ces mesures tiendront compte de la législation du travail en vigueur dans le pays
dexécution des travaux et préciseront :
Le mode de recrutement du personnel,
Les salaires (évaluation et paiement),
Les règles de discipline, dhygiène et de sécurité,
Les sanctions encourues,
Il faut définir clairement les obligations des travailleurs :
o Un travail doit exécuter lui-même le travail,
o Ne pas sabsenter sans autorisation, au risque de perdre son salaire,
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o Exécuter le travail correspondant à ses aptitudes et à ses qualifications
professionnelles,
o Avoir la conscience professionnelle,
o Etre ponctuel,
o Etre loyal (secret professionnel et non concurrence),
o Etre obéissant et respectueux,
o Respecter les consignes dhygiène et de sécurité.
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matériel. Laspect financier trouve par ailleurs son importance sur la prise en compte des
investissements ou acquisition dactifs (industriels ou financiers).
Les immobilisations subissent chaque année dexploitation ou dexercice, une dépréciation
appelée Amortissement.Cette dépréciation a pour cause, lusure, la désuétude, le progrès
technologique. Certains matériels peuvent dépréciés bien que nayant jamais servi, du seul
fait que le progrès technique les ait rendus vétustes et inaptes à remplir rentablement leur
rôle dans la production. Cette dépréciation fonctionnelle des matériels est appelée
Obsolescence ou déclassement technologique du matériel industriel.
Ces éléments interviennent dans lélaboration des éléments comptables du Bilan et du
compte de résultat ou dexploitation.
Le Bilan fait le rapprochement entre lactif (ce que lon possède) et le Passif (ce que lon
doit). Il est limage comptable de lentreprise à un moment donné, généralement en fin
dexercice.
Le compte dexploitation est limage de la vie de lentreprise (recette, dépenses) sur une
période donnée, généralement en fin exercice.
7.1 Principes de bonne exploitation du matériel
Le rendement et les performances du matériel de chantier dépendent non seulement de la
puissance de la force motrice, mais aussi dautres critères qui sont :
La fonction du matériel,
Les conditions dutilisation,
La maintenance,
La complémentarité des équipements (la défaillance dun équipement peut
rendre inutilisable lensemble du matériel).
7.2 Les moyens de gestion
Comme avec la gestion du personnel, le Chef de chantier doit disposer de documents
conçus pour lui fournir les informations nécessaires à la gestion rationnelle du matériel.
Ces documents dont la tenue est assurée par les conducteurs, le Magasinier et les agents
de maintenance sous la supervision du Chef de chantier peuvent se résumer comme suit :
Le carnet de bord : Carnet individuel affecté à chaque véhicule ou engin, ayant
pour but de vérifier lemploi du temps journalier du véhicule ou engin et
précisant quotidiennement :
o La variation des compteurs,
o La nature de la course,
o La quantité de carburant servi, etc ,
La fiche dentretien ou de maintenance : Elle précise par engin les contrôles et
les opérations à effectuer sur lengin par le service maintenance. Cette fiche est
remplie par un opérateur et visée par le responsable de la section maintenance.
Elle permet à un service de maintenance assez structuré de s assurer que tous les
engins ont été entretenus et que toutes les opérations nécessaire ont été
effectuées.
La fiche de consommation de pièces de rechanges :Elle présente pour un
matériel donné la situation des pièces de rechanges consommées, en
mentionnant les dates de remplacement ainsi que les coûts. Elle permet d avoir
les coûts des opérations et la fréquence dusure des pièces. Elle donne des
informations utiles au service de Comptabilité analytique.
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Le carnet/feuille dutilisation du matériel : il permet de ressortir le taux
dutilisation mensuelle de chaque engin et précise pour lensemble du matériel
motorisé la situation ou lutilisation quotidienne. Il précise par jour :
o Sil a travaillé,
o Sil est mobilisé,
o Sil est en panne.
Les informations enregistrées permettent de réaliser si le matériel est utilisé de
façon optimale, pour équilibrer les aspects de rendement et amortissement.
Le cahier de suivi du petit matériel : cest un cahier tenu quotidiennement par
le Magasinier pour suive le petit matériel (pelles, pioches, brouettes, ) à
chaque fois que de besoin. Il permet à la fin de chaque journée ou chaque
chantier de savoir si tout le matériel sorti est rentré.
Ces documents dont la liste nest pas exhaustive doivent être bien tenus et judicieusement
exploités pour permettre un bon suivi et une longue vie du matériel au sein de lentreprise.
7.3 Quelques conseils pratiques
Tout engin en immobilisation sur le chantier doit avoir des raisons sérieuses
dêtre hors service (prise en compte des aspects économiques) ;
Tout engin en fonctionnement doit être directement ou indirectement
productif, en dautre termes, tout mouvement et toute action sur le chantier doit
être rentabilisée ;
Eviter de garder sur le chantier du matériel en location dont on pourra s en
passer ;
Lentretien et la maintenance du matériel sont essentiels et le Chef de chantier
veillera à disposer dune équipe de maintenance à la hauteur de son matériel ;
NB : Les pannes intempestives du matériel sont lennemi n°1 du Chef de chantier, à cause
de la désorganisation que cela entraine.
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CHAPITRE 2 : LA PLANIFICATION DU TRAVAIL
Pour réaliser une construction il faut au préalable identifier lensemble des tâches qui lui
sont liées, les planifier et attribuer les responsabilités nécessaires à leur réalisation. Si on
ignore qui fait quoi et pour quelle date, il y a peu de chance que la construction se fasse :
Identifier les tâches,
Prioriser les tâches (ordonnancer les tâches dans le temps),
Planifier les tâches,
Répartir les tâches.
Voilà en gros ce qui constitue le menu de cette partie, où on va sexercer à tout planifier :
Les délais, Les ressources,
I. INTRODUCTION
Létude et la réalisation dun projet de construction exigent un grand nombre de travaux de
natures très diverses, faisant intervenir un grand nombre de participants. De plus, les
tâches des uns et des autres sont le plus souvent liées, voire conditionnées les unes par
les autres. Il est donc impérativement nécessaire dordonner les actions de chacun et de
matérialiser dans un langage approprié les décisions prises et les conséquences qui en
découlent.
Le langage choisi est le « langage graphique » et les documents mis au point sont les «
plannings ».
Dans la plupart des cas, un projet de construction doit être réalisé dans un délai déterminé
par le maître d'ouvrage en accord avec le maître duvre.
Au sein du dossier Marché, les délais apparaissent dans le cahier de charge et des
clauses administratives particulières (CCAP). La façon de décompter les délais, parce
qu'elle peut être l'occasion de litiges a été définie contractuellement dans :
La norme NFP03-001 cahier des clauses administratives générales applicables aux
travaux de bâtiment faisant l'objet de marchés privés
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Le Cahier des Clauses Administratives Générales du code des marchés publics.
Le délai est contractuel, tout retard peut entraîner des pénalités financières. Cependant, si
le chantier est terminé en avance, des primes sont versées par le maître douvrage à
lentreprise. Le délai (en mois ou semaines) fait l'objet d'un article de l'acte d'engagement
ou du cahier des clauses administratives particulières.
1. PHASES DELABORATION DUN PROJET
1.1 Linformation
Recueillir les données du projet :
Plans, Descriptif, Cahier des charges (CCTP, CCAP délais, intempéries...) ;
Contraintes d’ordonnancement ;
Moyens mis en œuvre par les exécutants ;
Temps unitaires d’exécution.
1.2 Lanalyse technique du projet
Définir le ou les modes constructifs le mieux adapté et le plus économique :
coffrages outils, traditionnel, préfabrication, variantes ... ;
Définir le ou les modes opératoires : Phasage, cycles de travail, analyse des
techniques dexécution... ;
Décomposer le projet en tâches.
Etablir la chronologie de réalisation des tâches compte tenu des contraintes et
de la logique denclenchement des tâches.
1.3 La simulation
Simuler le déroulement du chantier à partir des données précédentes.
Optimiser le planning en fonction des délais et des charges en main d uvre et
matériels.
Etablir une prévision en tenant compte de la charge sous la grue et de la
continuité du travail des équipes cycles (verticaux, horizontaux,...).
2. TERMINOLOGIE
2.1 Coordination
La coordination est lagencement des éléments séparés en vue datteindre un objectif
déterminé. Cet agencement consiste en une tactique du chantier qui permet de prévoir
lordonnancement optimal des opérations pour une judicieuse mise en place des moyens
de pilotage du chantier.
2.2 Ordonnancement
Cest la mise en ordre dun programme dexécution selon des méthodes précises,
léchelonnement des activités dans le temps et dans lespace/
Séquençage,
Chevauchement,
Parallélisation.
Contraintes à respecter : Temps ; Antériorité ; Simultanéité ; Production.
2.3 Programmation
Programmer un travail cest fractionner lexécution en une suite dopération précises et
déterminées avant dordonnancer cet exécution en tenant compte des diverses
contraintes.
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2.4 Planification
Cest lorganisation ou encore la préparation technique dun travail, dune prévision puis
établissement dun programme davancement des travaux.
2.5 Cyclage du travail
Cest la mise en ordre dune suite des opérations se reproduisant selon le même
processus au bout dun certain intervalle de temps.
II. LES PLANNINGS
1. DÉFINITIONS
Les plannings sont des programmes qui décomposent le travail à accomplir en tâches
élémentaires et définissent léchelonnement de celles-ci dans le temps.
2. RÔLE DES PLANNINGS
Ils ont pour rôle essentiel la prévision, lordonnancement, la coordination et le contrôle de
lavancement des activités.
Il est question de visualiser laprès en donnant des images à peu près exactes aux tâches
à effectuer avec leur durée, leurs effectifs, leur prix et les liaisons entre elles.
3. DIFFÉRENTS TYPES DE PLANNINGS
Le graphe ci-après résume les différents types de plannings, nous notons quil existe
plusieurs catégories, représentés soit sous forme linéaire (méthode linéaire) soit sous dun
graphe réseau (méthodes des réseaux) :
3.1 Planning général davancement des travaux
Il est indispensable pour la coordination entre diverses entreprises intervenant dans un
même chantier. Chacune de ces entreprises devra avoir un planning particulier
(représentation linéaire).
3.2 Planning particulier
Il concerne la régulation de lexécution dun travail, dans cette régulation, on distingue :
c) Le planning de lancement et préparation,
d) Le planning doccupation progressive du chantier,
e) Le planning dordonnancement des diverses chaines d opération : permet détudier
les cycles de réalisation en vue de prévoir les objectifs ;
f) Le planning de main duvre : Qui permet dordonnancer et doptimiser les
cadences de bonne gestion du personnel au chantier ;
g) Le planning de commande des matériaux : Il permet de cadence les
approvisionnements en matériaux.
h) Le planning demploi et dentretien du matériel.
i) Le planning de financement.
j) Le planning dexécution.
3.3 Les plannings généraux
Ils planifient la gestion administrative, financière et du matériel dune entreprise. On
distingue :
a) Le planning général de financement des divers chantiers.
b) Le planning davancement des chantiers en cours.
c) Le planning de rotation et dentretien du gros matériel,
d) Le planning de gestion du personnel.
3.4 Le planning personnel du technicien
Il se présente sous trois formes :
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a) Le planning à long terme : Qui donne le canevas des tâches à réaliser dans le
mois.
b) Le planning à moyen terme : Qui prépare le travail hebdomadaire.
c) Le planning à court terme : Qui organise le travail journalier.
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Cest un graphe qui sert à organiser les différentes tâches à réaliser dans un chantier, à
organiser les tâches du gros et du second uvre.
4.1.1.1 But de la Méthode PERT
Définir le délai total d'accomplissement de l'uvre et éventuellement proposer
des moyens pour le réduire.
Connaitre les conséquences du changement de la durée d'une tâche partielle.
Evaluer les moyens à mettre en uvre.
Etablir une relation entre les délais et les coûts.
4.1.1.2 Domaine Dapplication
le Bâtiment (grands ensembles, hôpitaux, etc. .......),
les Travaux Public (routes, ponts, etc. ...),
l'Ordonnancement de prototypes,
En Maintenance pour coordonner les tâches de plusieurs équipes de spécialités
différentes.
4.1.1.3 Condition de mise en uvre du PERT
Le projet doit être divisé en tâches partielles.
La durée de chaque tâche doit être connue.
Létude technique doit préciser si certaines tâches doivent être impérativement
effectuées avant certaines autres tâches.
Le principe de la méthode est basé sur une représentation graphique. Sur le Graphique ou
Diagramme apparaitront les liaisons entre les différentes tâches du projet à réaliser.
4.1.1.4 Définition et convention de représentation
a. Tache ou Opération
Une tâche fait évoluer le projet vers son état final, elle consomme donc du temps, de
lénergie, de la matière et de ce fait coûte. Chaque tâche est représentée par une flèche
(segment orienté dans le sens de l'écoulement du temps) dont la longueur est
indépendante de la durée de la tâche.
b. Tache fictive
Une tâche fictive représente une contrainte entre tâches non indépendantes. Chaque
tâche fictive est représentée par une flèche en trait interrompu court, sa durée est nulle,
elle ne consomme aucune ressource, elle ne coûte donc rien.
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c. Une étape
On appelle étape le début ou la fin d'une tâche. Une étape sera représentée par un cercle
ou une autre figure géométrique. Une étape est de durée nulle, elle ne coûte donc rien.
d. Réseau ou graphe
C'est l'ensemble des tâches et des étapes qui représente le projet. Le réseau met en
évidence les relations entre les tâches et les étapes.
Remarque : Des tâches CONSECUTIVES sont des tâches qui se suivent. Des tâches
ANTERIEURES sont des tâches qui, par rapport à une autre, doivent être réalisées avant.
Les ANTERIORITES IMMEDIATES sont appelées ANTECEDENTES
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La tache Acommence à létape 1 et se termine à létape 2.
b) Une étape ne peut être atteinte que lorsque les taches qui la précèdent
sont toutes terminées.
c) Aucune tâche ne peut commencer tant que l'étape située a son origine
n'est pas atteinte.
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L'étape 5 ne peut être atteinte que lorsque l'étape 4 est atteinte et
lorsque la tâche D est terminée.
Quelques Applications : Dans le carré de droite positionner les tâches suivant les
indications données et numéroter les étapes.
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4.1.1.6 Recherche des rangs/Niveaux des tâches
Pour construire un graphe PERT les tâches sont positionnées en fonction de leur
apparition dans la suite logique tout en respectant la notion dantériorité :
Sont de RANG 1 : Les tâches qui n'ont pas de tâches antérieures.
Sont de RANG 2 : Les tâches qui ont pour antécédentes les tâches de rang 1.
Sont de RANG 3 : Les tâches qui ont pour antécédentes les tâches de rang 2
…
La même logique est à appliquer jusqu'aux dernières taches.
Remarque importante : Lorsqu'une tâche a plusieurs antécédentes, on prend la tâche
de rang le plus élevé.
Application :
Dans les cas suivants, classer les tâches dans leurs rangs respectifs.
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4.1.1.7 Construction dun réseau PERT
Pour construire un graphe PERT, on doit disposer de la liste des tâches à réaliser avec
leur durée respective et les antériorités.
Construisons un graphe PERT à partir de lexemple ci-après :
Sur le tableau recherchons les rangs des différentes tàches
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On obtient le graphe ci-après
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a. Calcul de la date darrivée au plus tôt
Nous avons vu plus que le symbole de létape comporte trois compartiments : au-dessus le
numéro létape, en dessous à gauche la date au plus tôt, et à droite la date au plus tard.
Commençons donc par porter la date au plus tôt de chaque étape en partant de létape 0
(date au plus tôt=0).
La date au plus tôt c'est la date à laquelle l'étape peut être atteinte au plus tôt :
NB : Quand il y a plusieurs dates au plus tard à une étape, on ne retient que la valeur la
plus petite. A l'étape 0 la date au plus tard doit être 0.
On appelle battement détape, la différence de temps entre le date au plus tard et la date
au plutôt dune étape (un instant), le battement détape caractérise aussi le temps de
retardement possible dune tâche.
On appelle Nudou carrefour une étape où aboutissent ou bien partent plusieurs tâches
(flèches) (étape 7, figure 7). Un Nud principal cest létape qui marque une situation
stratégique (étape 7).
La date au plus tard de létape finale correspond à la durée du projet.
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c. Calcul des marges
La marge totale :
Cest le retard maximum que peut prendre une tâche sans porter atteinte au plus tard de
la tâche suivante (donc sans retarder la fin des travaux). C'est la différence entre la date
au plus tard et la date au plus tôt.
La marge libre
Cest le retard maximum que peut prendre une tâche sans porter atteinte au plus tôt de la
tâche suivante.
On peut remarquer que certaines étapes présentent des dates au plus tôt différentes des
dates au plus tard, cela traduit une Marge qui autorise une certaine souplesse dans la
réalisation des tâches.
Exemple : Létape 2 sera atteinte au plus tôt 5 jours après le début duprojet, mais pourrait
être atteinte au plus tard 15 jours après ledébut du projet.
Quand la date au plus tôt est identique à la date au plus tard, la marge est nulle et on dit
que lETAPE est CRITIQUE.
d. Le chemin critique
Cest le chemin formé par les étapes de marge nulle (Figure 7).
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Pour un même projet, il peut y avoir plusieurs Chemins Critiques. Le chemin critique devra
être tracé de l'étape 0 à l'étape finale du projet, en reliant toutes les ETAPES CRITIQUE,
par convention on le représente par une flèche orientée barrée de 2 traits (Voir figure 7).
4.1.1.8 Méthode MPM
La MPM (méthode des potentiels métra) est une méthode proche du PERT qui sert
également à déterminer et diminuer la durée de réalisation dun projet.
La différence entre ces deux méthodes se situe au niveau de la représentation du graphe.
Ici, les tâches sont représentées par des sommets et les flèches définiront les liens
dantériorités. On notera également la disparition des tâches fictives. On trouvera les
mêmes paramètres que pour le PERT avec les dates au plus tôt et au plus tard, les
marges libres et totales et le chemin critique.
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Tache Tache Durée Tache Rang
Antécédent suivante
e
- A 8
- B 4
A C 2
A D 12
B E 7
C F 4
E, D G 9
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a. Avantage :
Il se lit facilement,
Il montre le chevauchement des opérations,
Il permet de voir les périodes dinterruption de travail de certaines opérations
qui se réalisent en plusieurs étapes (Exemple : la plomberie, lélectricité, ),
Il visualise bien la durée des tâches,
Il permet de visualiser lavance ou le retard dune opération à partir d un
pointage,
Il permet aussi de lire les Marges et les effectifs,
Il sétale sur un calendrier, avec indication de la date de démarrage de la tâche.
Le GANTT est principalement utilisé pour :
La programmation générale de lavancement des travaux.
La prévision des commandes sur chantier.
Le contrôle des travaux.
b. Inconvénients :
Difficulté destimer les conséquences dune avance ou dun retard dune tâche
sur les autres tâches et sur le délai final.
Difficulté de repérer les tâches dont le délai dexécution conditionne le délai
final (tâches critiques).
Il ne montre pas avec précision la liaison et linterdépendance des tâches.
Il ne facilite pas le calcul des marges.
Remarque : Les logiciels de gestion de projets (Project, PSN) fonctionnent avec ce
principe.
Au vu des inconvénients des méthodes ont été proposées pour améliorer le planning
GANTT et le rendre complet : le GANTT lié et le COPIBAT.
4.2.2 Le GANTT lié
Il dérive à la fois du GANTT simple et du PERT. On part du GANTT et on ajoute :
o Le trait de liaison qui indique les contraintes et les enchainements entre les
opérations.
o Les effectifs en main duvre, placés au-dessus de chaque barre.
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Malheureusement le GANTT lié ne met pas en évidence les tâches critiques comme le fait
justement le planning COPIBAT.
a. Les différents types de liens entre les tâches
Les liens expriment le mode denclenchement ou de succession des tâches suivant
lordre prévu de leur exécution.
Types de liens :
Début à Début DD
Fin à Début FD
Fin à Fin FF
Début à Fin DF
Remarque :
Les liens entre tâches nécessitent des valeurs de décalages, cest-à-dire de délais à
respecter suivant chaque type de lien. Les décalages deviennent des contraintes pour
planifier les travaux suivant lordre prévu de leur déroulement : ce sont ces valeurs de
décalages que nous avons appelé Marges.
Le planning GANTT lié permet de mieux visionner les marges, que nous avons vues plus
haut. Par exemple les marges avec lien fin Début (FD), visionnons sur la figure ci-après
la représentation des deux différents types de marges les plus courantes, que nous avons
défini plus haut : La Marge Totale (Mt) et La Marge Libre (Ml).
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NB : Reportées sur le planning à barres GANTT, Ces marges permettront de voir dans
quelle mesure on peut déplacer des tâches et les conséquences que cela entraîne.
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4.2.3 Le planning COPIBAT
Cest une forme améliorée du GANTT lié, qui représente la tâche par un rectangle de
longueur proportionnelle à la durée de la tâche. On peut inscrire les contraintes relatives
au temps et au personnel. Les rectangles des tâches fictives sont pochés.
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Avantages Inconvénients
Mise en évidence de la continuité des Lecture parfois difficile pour des chantiers
équipes importants.
Visualisation de la rapidité dexécution des
tâches de chaque corps détat
Représentation dans lespace et dans le
temps des opérations
Utilisation :
Dans le bâtiment :
élaboration de planning de bâtiments élevés où les travaux sont répétitifs
à chaque étage. On représentera ici le cheminement des équipes entre
chaque étage.
Dans les travaux publics :
Pourdéfinir les échelons de matériel et optimiser leur emploi. On fera
apparaître les rotations de matériel entre la zone d’emprunt et la zone de
dépôt.
4.3.2 Application
Votre entreprise de travaux publics doit évacuer 20 000 mᶟ de déblais en terre meuble,
pour une décharge située à 40 Km. Vous disposez :
Pelle chargeuse muni d’un godet, d’un rendement de 90 mᶟ/heures
Camions bennes de 4.5 mᶟde capacité
Vitesse à vide 80Km/h
Vitesse en charge 60 Km/h
Durée de déchargement est de 12 mn
Une journée de travail dure 8 heures ; une semaine de travail 5 jours.
a) Calculer la durée de chargement
b) Calculer la durée du voyage allé
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c) Calculer la durée du voyage retour
d) Calculer la durée dun cycle de camion
e) Tracer le planning de rotation des camions
f) Déduire le nombre de camion à mobiliser pour ce travail.
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4.4.2 Plannings dapprovisionnement
Ils sont élaborés à partir du planning général, pour déterminer les dates
dapprovisionnement en matériels et matériaux.
Ainsi on optimise:
o La durée de location ou de mobilisation pour le matériel.
o Les quantités de stocks pour les matériaux.
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NB :
Le lissage de la courbe ci-dessus seffectue en jouant sur les marges.
La courbe deffectif permet de visualiser la présence des personnels sur le chantier,
déviter dimportante variation deffectif et surtout doptimiser les coûts en main duvre tout
au long du déroulement du chantier.
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4.4.6 Planning de gestion de la main duvre
Il est établi par la direction des travaux dune entreprise pour optimiser lemploi de sa main
duvre sur les différents chantiers. Il permet dorganiser les congés payés, pallier les
absences en cas de congés maladies et prévoir lemploi de main duvre extérieure.
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En conclusion
La planification du travail permet de prévoir et de suivre la réalisation des travaux de
construction. Chacun des plannings ci-dessus répond à une attente particulière sur leffectivité
du chantier et quel que soit le type de planning, lobjectif pour les entreprises est de répondre à
5 critères :
Prévoir (établir un programme),
Organiser (mettre en place les moyens pour réaliser les travaux),
Commander (déclencher lexécution des phases travaux évaluer les enchaînements),
Coordonner (relier entres les phases de réalisation),
Contrôler (vérifier, établir des bilans de MO de matériaux .).
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CHAPITRE 3 : INSTALLATION DE CHANTIER
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1. DÉFINITION
On entend par installation de chantier un ensemble des dispositifs provisoires
implantées dans des emprises définitives ou temporaires, destinées à accueillir les
hommes, les matériels, les matériauxnécessaires au fonctionnement d'un chantier
pendant les travaux de construction (clôture, grues, réseaux, circulations, aires de
stockage et de préfabrication, centrale à béton, silo à mortier, cantonnements, etc.).
Ces dispositifs provisoires sont pris directement sur le chantier qui est à la fois le lieu où
l'on va construire notre ouvrage et dans lequel on sinstalle. Un chantier est limité dans
l'espace et dans le temps, cest pour cela que linstallation de chantier exploite cet espace
pour constituer le Plan dinstallation de chantier (P.IC).
2. ROLE DE LINSTALLATION DE CHANTIER
Linstallation de chantier a un triple rôle :
1) Organiser le déroulement du chantier :
o Aétudier lors de la préparation au bureau des méthodes,
o Prévoirles différentes phases de réalisation en déplaçant le moins possibles
les hommes, les matériels, les matériaux (y compris lors du repliement du
chantier),
o Faciliterla cohabitation et le dialogue entre les différents corps détats,
o Utiliserau mieux possible lespace disponible notamment en chantier urbain
2) Ordonner le chantier :
o Gainde temps : diminue les temps unitaires (T.U.),
o Eviteles pertes (matériaux) et double emplois (matériels),
o Améliorela sécurité : humaine + matériel (clôture + gardiennage + alarme),
o Améliorela qualité (réussir du premier coup au moindre coût),
o « Vitrine » pour la maîtrise duvre et les entreprises.
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Blanc Eclairage public
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3. LE PLAN DINSTALLATION DE CHANTIER (P.I.C)
Un plan dinstallation de chantier (P.I.C.) est la matérialisation sur un graphique de la mise
en place des dispositifs provisoires de fonctionnement du chantier. Il est généralement
établi à partir du plan de masse de la construction et définit les différentes positions des
matériels « fixes » nécessaires à la réalisation des ouvrages et les cantonnements pour
accueillir le personnel du chantier.
Il sert aussi à obtenir :
les autorisations : pour :
Installations de grues,
survol des grues sur les terrains ou les bâtiments voisins,
travaux sur la voie publique,
déviation de voie,
etc.,
Émanant des services techniques des mairies ou des préfectures de police,
les autorisations dinstaller le chantier : suivant les règles dhygiène et de
sécurité des services de linspection du travail (en fonction des pays).
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3.2 Localisation et fonctions des différents poste clés dun chantier
Lors de la réalisation dun PIC, la priorité est donnée au positionnement dun certain
nombre dinstallations clés, en fonction de limportance du chantier. Nous regroupons dans
le tableau ci-après les installations nécessaires pour un chantier moyen.
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Le plan dinstallation de chantier étant une forme de plan de masse, il doit faire apparaître
en plus des postes principaux définis ci- dessus, la position :
Des obstacles naturels (végétation, roche) et industriels (poteaux, regards),
Du panneau de chantier (N° permis de construire, noms du maître duvre et
douvrage, noms et qualités des entreprises, délais, coûts ),
Desaccès et des voies de circulation à lintérieur du chantier,
Dela benne à gravas,
du poste de lavage éventuel des camions...
NB : le Plan dInstallation de Chantier doit être complet mais doit surtout rester lisible
(penser aux tirages de plans en noir et blanc).
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3.3 Méthodologie délaboration dun plan dinstallation de chantier
3.3.1 Préliminaires
Pour élaborer un plan dinstallation de chantier les étapes compilées dans le tableau ci-
après doivent être accomplies, en fonction de limportance du chantier et du lieu où
seffectue la réalisation.
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Remarque : Le plan doit être souvent complété par une coupe verticale sur les bâtiments
en faisant apparaître les interférences des grues et les différentes cotes de niveaux
(bâtiments réalisés et survolés, NHSC).
3.3.1 Qui doit élaborer le plan dinstallation de chantier
La responsabilité de lélaboration du plan dinstallation de chantier varie selon
lorganisation interne de lentreprise. Il peut être réalisé par le Bureau détude en accord
avec le Directeur des travaux, ou bien par le Service des travaux, dont la tâche sera
confiée au Conducteur des travaux ou au Chef Chantier.
3.3.2 Cantonnements, baraques de chantier
Les cantonnements sont installés à lentrée du chantier pour assurer aux personnels un
minimum de confort et dhygiène durant les travaux, accueillir les diverses réunions de
chantier, les fournisseurs et les sous-traitants. Aussi permettre le rangement de loutillage
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et du petit matériel. Les principaux locaux sont les bureaux, salle de réunion, réfectoire,
sanitaire, W.C, vestiaires, magasin. Le nombre de locaux et leur surface dépendent du
type de chantier. On considère trois types de chantier :
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personne).
Garde-manger et chauffe gamelles
installés dans l’abri ou dans un lieu ⨉ ⨉ ⨉
couvert.
Eau Eau pour la boisson : eau potable fraîche
> 3 litres par jour et par travailleur. ⨉ ⨉ ⨉
Eau pour la toilette en quantité suffisante.
Potable sauf impossibilité. ⨉ ⨉ ⨉
Eau chaude : un robinet d’eau potable
pour 10 personnes prenant leur repas. ⨉
Installations
sanitaires
Lavabos ou rampes pour la toilette : 1
orifice au moins pour 5 travailleurs.
⨉
Local avec lavabos : un lavabo pour 10
personnes au plus.
⨉
Douches obligatoires pour tous travaux
salissants : 1 pour 8 personnes.
⨉
Cabinets
d’aisances
Cabinets d’aisances : 1 cabinet pour 20
travailleurs hommes et 1 WC pour 20
⨉ ⨉ ⨉
femmes.
Urinoirs Urinoirs : 1 pour 20 personnes, placés
dans un local chauffé et éclairé. ⨉
Poste de secours Boîte de secours présente dans tous les
types de chantiers.
⨉ ⨉ ⨉
Un infirmier est obligatoire pour 200
personnes.
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4.1.1 Obtention dun Permis de construire
a) Lot Titré
Une demande timbrée (un timbre fiscal et un timbre communal) sur formulaire
délivré par la Commune considérée et signé par le « propriétaire » du terrain ou son
mandataire.
Un certificat de propriété datant de moins de 6 mois ;
Un certificat durbanisme délivré par la Commune;
Un plan de masse et de situation visé par le Service Départemental du Cadastre ;
Un devis descriptif des travaux ;
Un devis quantitatif et estimatif des travaux ;
Un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier ;
Des plans de la construction à léchelle 1/50 comprenant : Plan de fondation, Plan(s)
de distribution, Plan de toiture, Des façades(04), Des coupes(02), Un plan
dassainissement, Un plan de fosse septique, Un rapport détude de sol* ;
Une notice de sécurité pour les ERP1 ;
Une note de calcul de structure et les plans de ferraillage des éléments calculés (Pour
des bâtiments de hauteur supérieure ou égale à dix (10) mètres au-dessus des
fondations (H ≥R+2)).
b) Lot Communal
Une demande timbrée (un timbre fiscal et un timbre communal) sur formulaire
délivré par la Commune et signé par le « propriétaire » du terrain ou son mandataire.
Une copie de lArrêté dattribution provisoire du lot.
Un certificat durbanisme délivré par la Commune.
Un plan de masse et de situation visé par le Service Départemental du Cadastre.
Un devis descriptif, des travaux.
Un devis quantitatif et estimatif des travaux.
Un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier.
Des plans de la construction à léchelle 1/50 comprenant : Plan de fondation, Plan(s)
de distribution, Plan de toiture, Des façades(04), Des coupes(02).
Un plan dassainissement.
Un plan de fosse septique.
Un rapport détude de sol*.
Une notice de sécurité pour les ERP (Etablissement Recevant du Public).
Une note de calcul de structure et les plans de ferraillage des éléments calculés (Pour
des bâtiments de hauteur supérieure ou égale à dix (10) mètres au-dessus des
fondations (H ≥R+2)).
4.2 Certificat d’urbanisme
Le Certificat d’Urbanisme est un document d’information sur les règlesd’urbanisme et les
servitudes administratives auxquelles est assujetti un terrain. Il indique, si, compte tenu
des dispositions d’urbanisme et des limitations administratives au droit de jouissance
applicable à un terrain, ainsi que de létat des équipements publics existants ou prévus,
ledit terrain peut:
o être affecté à la construction ou,
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o être utilisé pour la réalisation dune opération déterminée.
Le Certificat dUrbanisme est obligatoire pour toute transaction immobilière et doit être joint
à toute demande dutilisation du sol.
Le Certificat dUrbanisme est délivré par le Maire de la commune concernée si elle est
dotée dun document de planification, après avis technique des services locaux de
lUrbanisme ou ceux chargés des questions urbaines selon le cas, dans les conditions
fixées par décret. (Exemple ci-dessous)
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4.3 Le permis de démolir
Le Permis de Démolir est un acte administratif qui autorise la destruction partielle ou totale
dun immeuble bâti. Quiconque désire démolir tout ou partie dun bâtiment, quel que soit
son usage, doit au préalable obtenir un Permis de Démolir. Cette obligation simpose à
lEtat, aux collectivités territoriales décentralisées, aux établissements publics, aux
concessionnaires de services publics et aux personnes privées.
4.4 Le certificat de conformité
Le Certificat de Conformité est lacte par lequel le Maire constate que louvrage réalisé est
conforme aux indications contenues dans les documents ayant fait lobjet de la délivrance
du permis de construire ou du permis dimplanter dudit ouvrage.Il revêt un caractère
obligatoire et doit mentionner le coût de linvestissement réalisé.
4.5 Déclaration douverture de chantier
Après lobtention du permis de construire, le bénéficiaire démarre le chantier : il doit alors
déposer une Déclaration dOuverture de Chantier (D.O.C) à la Mairie, qui interrompt les
délais de préemption du permis de construire.
On définit la D.O.C comme étant le commencement effectif des travaux, notamment par
linstallation de palissades, larrivée du matériel et les premiers travaux de terrassement
pour préparer le terrain.
Elle est adressée au Maire de la commune, en vue de permettre aux services techniques
de la commune ou de lEtat de vérifier limplantation pour sassurer de la sécurité et de la
salubrité.
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4.6 Déclaration de l'achèvement des travaux
Le titulaire d'une autorisation d'urbanisme (ou la personne qui a dirigé les travaux, par
exemple l'architecte) doit adresser une déclaration d'achèvement des travaux à la mairie
pour signaler la fin de ses travaux.
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5. ANALYSE ET REPRÉSENTATION DES POSTES CLES
Dans la construction un poste de travail est le lieu où louvrier accomplit sa tâche.
Lorganisation est confiée au chef de chantier.
On peut le décomposer en deux parties :
Le poste de travail manuel : il sagit de placer louvrier dans les meilleures
conditions de travail et ne lui confier un travail qu en fonction de ses possibilités
et de sa spécialisation. Il faut éliminer tout travail pouvant être exécuté
mécaniquement. Louvrier doit être stable, avoir ses mouvements coordonnés
(travail à la chaine) ; la variété et la dispersion des tâches sont des facteurs les
plus importants des temps improductifs. Tout travail présentant une fatigue
maximale et non proportionnée à la valeur de l ouvrier ne trouve pas sa place
dans une saine organisation et présente les risques les plus graves d accidents.
Le poste de travail mécanisé : Louvrier spécialisé contrôle et dirige la machine
qui lui est confiée. Il doit faire corps avec cette dernière et connaitre à fond son
fonctionnement. Il ne doit jamais dépasser les limites qui sont imposées, éviter
les temps morts et maintenir toujours son engin en parfait état de
fonctionnement.
Un poste de travail peut être fixe ou mobile. Sa position doit faire lobjet dune étude
précise. Le bon fonctionnement et lavancement du travail dun poste de travail dépendent
de :
Sa conduite,
Sa position,
Sa valeur mécanique.
Dans un chantier de construction et dans lordre des valeurs on distingue :
Le poste de levage,
Le poste de bétonnage,
Le poste de ferraillage,
Le poste de coffrage,
Le poste de préfabrication.
5.1 Poste de levage
La mécanisation de la manutention des charges en hauteur passe par la mise sur le
chantier dun poste de levage, constitué de moyens de levage dont les plus utilisés et les
plus répandus sur le marché sont les suivants :
La Grue à tour,
La Grue télescopique à montage rapide (GTMR),
La Grue automotrice (routière et tous terrains),
La Grue sur chenille à flèche treillis,
Portiques et ponts roulants
Dautres moyens de levage peuvent être utilisés dans des cas particuliers tels que :
o Treuil, monte-matériaux,
o Coussin dair,
o Blondin,
o Hélicoptère
o ….
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5.1.1 Choix du type de moyen de levage
5.1.1.1 Principe
Ce choix seffectue après concertation entre le bureau des méthodes (maîtrise du site,
hypothèses du Plan dInstallation de Chantier (P.I.C.), hypothèses des besoins humains et
matériels) et le bureau détude technique (définition de la structure), afin de pouvoir faire
linventaire des charges à lever ; parmi ces critères de choix, on trouve :
o La masse et la position des éléments à lever,
o le mode constructif (éléments coulés en place et/ou préfabriqués) = charge de grue,
o hauteur maximum des bâtiments à construire ou survolés,
o obstaclesnaturels (talus, terrain en pente, végétation ),
o emprise au sol disponible,
o possibilités de démontage après réalisation,
o durée du chantier,
o prix de location ou amortissement du moyen de levage,
o disponibilité du parc matériel,
o
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o du nombre de bâtiments,
o du nombre d’ouvriers (ratio ≈ 25 ouvriers par moyen de levage),
o du calcul de saturation de grue (= charge de grue)…
5.1.1.3 Définition
Une grue est un appareil de levage et de manutention réservé aux lourdes charges. Cet
engin de levage est construit de manière différente selon son utilisation (à terre : grue de
chantier, camion-grue ; à bord d'un navire ; d'un dock flottant, etc.)
Chaque grue a une charte qui définit clairement sa capacité de levage en rapport avec le
rayon et l'angle de la flèche.
5.1.1.4 Terminologie de la grue
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5.1.1.5 Caractéristiques dune grue
5.1.1.5.1 Longueur de flèche :
Cest la distance horizontale entre laxe de rotation de la grue et laxe vertical du crochet en
bout de flèche. Cette distance mesurée sur le plan doit permettre le transport des charges
en tout point du bâtiment à construire.
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Pour calculer la hauteur sous crochet il faut tenir compte des hauteurs suivantes :
h1 = hauteur de sécurité entre les charges manutentionnées et le point le plus
haut du bâtiment, prise forfaitairement à 2 m.
h2 = hauteur maximale des charges à lever y compris les matériels de
manutention et délingage.
h0 = hauteur des bâtiments à construire ou construits par rapport aux rails ou à
la base du lest.
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5.1.1.5.4 La puissance d'une grue
La puissance dune grue est le résultat du produit du poids de la charge maxi par sa
portée, ce résultat s'exprime en mètre/tonne (m/t).
Exemple:
si une grue relève 3 tonnes à 50mètres, la puissance à cet endroit sera de :
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50m X 3t = 150 m.t,
si une grue relève 8 tonnes à 30 mètres, la puissance à cet endroit sera de :
30m X 8t = 240 m/t.
Les constructeurs appelleront leurs grues avec le plus gros chiffre en bout de flèche.
b) Double mouflage
Le mouflage à 2 chariots permet d'avoir la puissance en pieds de flèche du double mouflage et la
puissance en pointe de flèche d'une grue équipée du simple mouflage.
Remarque :
Le Mouflage automatiquepermet au grutier de passer de 4 brins à 2 brins en fonction du
travail.
5.1.1.5.6 Les mouvements dune grue
Sur une grue à tour, les quatre principaux mécanismes sont associés aux mouvements
de :
Distribution
Déplacement du chariot le long de la flèche, en avant ou en arrière par
éloignement ou rapprochement de laxe dorientation (translation horizontale).
Levage
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Déplacement du crochet, suspendu par lintermédiaire du chariot, vers le haut ou
vers le bas (Translation verticale).
orientation
Rotation de lensemble de léquipement flèche vers la droite ou la gauche
(Azimutage).
Translation
Déplacement de lensemble de la machine. Le sens de déplacement de ce
mouvement ne peut pas être repéré par rapport au conducteur situé dans la
cabine placée en haut du mât. La notion davant et arrière étant tributaire de
lorientation de la flèche. La mise en uvre de ces mouvements seffectue à partir
du poste de conduite ou à laide dune commande à distance manuvrée à partir
du sol. La commande à distance, filaire ou non, est essentiellement utilisée sur les
GMA
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Pose des éléments du mât (élément coulissant)
Déploiement de la GTMR comprenant léquipement (câblage, chariot, moufle
).
5.1.2.3 Mise en service
Ladministration accepte quune grue soit mise en service si elle a reçu
lassurance quelle ne constitue pas un danger pour le public.
En conséquence:
Lentreprise doit faire vérifier sa grue, une fois montée, par un organisme
agréé par arrêté du Ministère du travail.
Linspecteur de lorganisme remet à lentreprise, à lissue de sa visite, un
document écrit sous la forme dun certificat dessais, comportant le cas
échéant ses observations.
Lentreprise fait le nécessaire pour satisfaire à ces observations.
Lentreprise avertit par écrit le Commissariat de Police de la date de mise en
service de la grue en attestant que les caractéristiques et le mode
dimplantation de la grue contrôlée correspondent à lautorisation
dinstallation.
Lentreprise peut alors mettre sa grue en service à la date quelle a indiquée.
Dans les quinze jours qui suivent, lentreprise transmet à lautorité qui a
délivré lautorisation dinstallation (Préfecture de Police ou Mairie) un
exemplaire du rapport définitif que lui aura fait parvenir entre-temps
lorganisme de contrôle, en indiquant que le nécessaire a été fait pour
satisfaire aux observations mettant en cause la sécurité du public. Passé ce
délai de quinze jours, lentreprise pourra se voir mise en demeure de cesser
dutiliser la grue.
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5.1.4 Détermination du poste de levage
Phases Démarches/Règles
Après avoir localisé lemprise des
bâtiments à construire et des
terrassements, dessiner laxe de la voie de
1 - Tracer laxe de la voie de grue grue (généralement parallèle aux
bâtiments à une distance minimale D. Ex :
D = 3,000 + 0,600 = 3,600 (pour une
embase de grue de 6 m x 6m)
Après avoir repéré langle du bâtiment le
plus éloigné de laxe de la voie, on trace
2 Déterminer la longueur minimale de
une perpendiculaire à cet axe puis on
la flèche
mesure cette distance à léchelle (arrondir
par excès au mètre supérieur)
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recherche le type de grue correspondant le
mieux au chantier et à la valeur locative
minimale. Après choix de la grue, les
de la grue
solutions de démontage sont envisagées et
des modifications éventuelles sont
apportées.
Il faut tenir compte de lembase de la grue
et des distances de sécurité. En principe la
6 Déterminer la longueur de la voie de voie de grue est constituée de rails de
grue 6,000 m de longueur. Si la grue est
roulante, garder une marge de sécurité
pour les butons darrêt > 1,000 m.
Remplir et remettre les imprimés de
7 Etablir une demande dinstallation
demande dautorisation àla mairie ou à la
de grue
préfecture.
Suivant lencombrement (largeur, longueur)
8 Demander lautorisation de de la grue, le transport sur route nécessite
transport une demande dautorisation au service de
la Direction des routes de la préfecture.
9 Préparer lassise de la grue
10 Montage de la grue
Essai statique : déformation des éléments
11 Effectuer la mise en service de la pour 1,3 x Qmax.
grue Essai dynamique : dispositifs de sécurité
pour 1,1 x Qmax.
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Nombre de cycles = 43 : 0.50 = 86 cycles
b) La charge de grue
Il est impératif de rechercher le plein emploi de la grue pour diminuer les frais liés à
son utilisation et ne pas freiner lavancement de la main duvre. Létude de la charge de la
grue consiste à :
Vérifier le temps doccupation de la grue suivant les modes constructifs retenus.
Déterminer les cadences de production et les équipes de travail pour valider le
nombre de grues, le découpage par zone de travail, les délais prévus.
Li se calcule comme le temps doccupation de la grue et sexprime en heures.Ilest
généralement défini pour la réalisation dun niveau de bâtiment :
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Cest le rapport entre le délai dune grue et le délai exigé.
Nota :
La grue est un matériel de chantier onéreux (location, entretien, amortissement, coût du
grutier ) qui intervient dans le calcul des Frais de Chantier (en % des D.S.), il est donc
primordial de bien définir les caractéristiques de la grue car :
caractéristiques trop importantes = coût élevé, augmentation des durées de
cycles grue,
caractéristiques trop peu importantes = utilisation fréquente de grue
automotrice, prise de risque des ouvriers, impossibilité de réaliser les ouvrages
Le choix de lengin de levage est souvent dicté par les disponibilités du parc matériel de
lentreprise ou des sociétés de location et aussi de la valeur du taux de saturation, le
tableau ci-dessous donne une analyse simplifiée.
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0,8 <Txsat< 1 Moyen de levage très bien Taux de saturation idéal :
utilisé 90 % au RDC +
infrastructures.
95 % aux autres niveaux
1 <Txsat< 1,2 Moyen de levage Augmenter légèrement le
légèrement surutilisé nombre dheures journalier
du grutier (+ 1 à 2 heures)
ou décaler légèrement les
équipes douvriers
1,2 <Txsat< 2,2 Nécessité de 2 moyens de Vérifier la possibilité de
levage positionner 2 moyens de
levage sur le chantier
sinon augmenter les délais
de réalisation.
Mettre 2 engins de levage
différents : exemple 1 grue
à tour + 1 GTMR
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les centrales de malaxage (95% du parc) qui élaborent entièrement les bétons
et,
les centrales de dosage (5% du parc) qui pré-dosent les constituants.
La livraison s’effectue par l’intermédiaire de camions toupies (de 6 à 10 mᶟ) dont le délai de
transport est limité à 1h30 entre la fabrication de la gâchée et la mise à disposition sur le
chantier (durée variable en fonction de la température).
La mise en place dans les coffrages doit alors se faire dans les 30 minutes suivant larrivée
du camion toupie.
On distingue : les camions toupies classiques, les camions toupies avec tapis transporteur
(l < 16 m), les camions toupies avec une petite pompe à béton. Lutilisation de ces camions
peut soulager la charge de grue.
Un des avantages du BPE est que lentreprise commanditaire définit ces besoins et nest
donc pas responsable des problèmes du produit livré : slump inadéquat, résistance
inférieure à celle demandée, délai de livraison > 1h30
Pour les chantiers nécessitant une diversité de compositions de bétons, la centrale BPE
gère ses propres approvisionnements (granulats légers ou courants, liants, adjuvants ).
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On distingue deux types de BPE :
les Bétons à Caractères Normalisés (BCN) qui sont désignés à la commande
par des caractères garantis (consistance, résistance garantie, caractères
supplémentaires imposés par le client) ; mais le producteur conserve l initiative
de la composition dans les limites fixées par la norme NF P-18-305.
les Bétons à Caractères Spécifiés (BCS) dont lensemble des critères sont
définis par le client.
Le coût des BPE est négocié avec la centrale à béton, il dépend du type de béton, de la
quantité livrée, des « relations » client / centrale BPE.
Le prix de revient du mᶟ est donc connu ( pour le béton de type 1, pour le béton de
type 2 ….), la quantité par type de béton est connue ( pour le béton de type1, pour
le béton de type 2…).
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Le coût des BFC dépend de plusieurs éléments :
Les frais fixes b : coûts dinstallation et de repliement, coût du radier support,
Les frais variables en fonction du temps c : frais damortissement ou de location,
entretien, déboursés secs main duvre de lopérateur, consommation électrique.
Les frais variables en fonction du béton fabriqué ai : déboursés secs de matériaux pour
vi.
On définit le prix de revient total du béton BFC
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b) suivant le mode constructif choisi, on détermine le nombre de cycle par heure et la
cadence de production (maximum et courante),
c) connaissant ces valeurs, on fait le choix de la bétonnière ou de la centrale à béton,
En vrac dans des camions : stocké dans des silos verticaux (capacité 30 t).
b) Granulats
Ils sont stockés dans des parcs à granulats en fonction du nombre de classes granulaires
utilisées (1 à 2 sables, 2 graviers ).
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Pour évaluer la teneur en eau (ω%) des granulats stockés, on utilise des sondes
hygrométriques.
L’aire de stockage est généralement bétonnée avec une forme de pente pour favoriser
l’écoulement des eaux, nécessité d’arroser légèrement les granulats dans le cas de
matériaux poreux
c) Adjuvants
Stockés à labri comme le ciment dans des sacs ou des bidon de 100 l (plusieurs types
dadjuvants : plastifiants, retardateurs de prise ).
5.2.3.3 Autre moyen de transport du béton
a) La pompe à béton
Les pompes à béton permettent le transport du béton (béton très plastique voire fluide) sur
de grandes distances : longueur et hauteur (manchons de vidage). Elles permettent
dalléger la charge de grue et daccéder dans des zones difficiles (travaux souterrains,
reprises de bétonnage en sous-sol, réhabilitation intérieure ).
On distingue :
les pompes à béton fixes : elles comprennent une pompe à béton et une colonne de
tuyaux fixes et conviennent mieux pour des pompages sur des grandes distances et/ou
de grandes hauteurs. Leur pression peut atteindre 200 bars
les camions pompes avec mât de distribution(vr camion toupie)
Les mâts fixes de chantier.
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b) Fréquence
La fréquence optimale varie suivant la taille des granulats. Une fréquence basse (environ
10000 vib./mn) favorise la vibration des gros granulats, une fréquence élevée (environ
20000 vib./mn) celle des éléments plus fins.
c) Amplitude
Cest un paramètre qui détermine en particulier le déplacement des constituants du béton
durant une demi-vibration, mais sa mesure est délicate. On peut cependant dire quune
trop forte amplitude favorise la ségrégation, surtout avec un béton mou. On a donc intérêt
à la limiter et à privilégier laugmentation de la fréquence.
d) Durée
La durée de vibration est importante, car si elle est trop courte, le béton est insuffisamment
serré, si elle est trop longue, elle peut entraîner une ségrégation de ses constituants.
Les effets de la vibration en fonction du temps se caractérisent par une action rapide qui
diminue très vite, une fois obtenus larrangement des grains et lexpulsion de lair. À titre
indicatif, les temps nécessaires à la vibration dun volume de béton (en pervibration, cest-
à-dire le temps où laiguille est laissée au même emplacement) sont de lordre de:
o 5 secondes pour les bétons mous;
o 20 secondes pour les bétons plastiques;
o 1 minute pour les bétons fermes.
5.2.4.2 Le matériel de vibration
Les matériels de vibration se répartissent en deux catégories principales:
Ceux qui fournissent une vibration interne au béton (ou pervibration) :le
vibrateur agit directement au sein du béton ; Les Aiguille vibrantes
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Ceux qui apportent une vibration externe : le vibrateur agit sur le béton par
lintermédiaire dun coffrage ou dune poutre. ; les vibrateurs de coffrage et les
vibrateurs de surface
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Tableau du coefficient granulaire G
Gravier Sable G
Roulé Roulé 1
Concassé Roulé 3
Concassé Concassé 4
Durée effective C
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Les aciers utilisés pour les ouvrages en béton armé sont livrés sur le chantier sous forme
de barre de grande longueur (12 mètres habituellement) ou de fils en couronne. On
distingue donc :
Les aciers ainsi livrés sont découpés, façonnés et assemblés et prennent le nom
darmatures ce sont ces armatures qui sont introduites dans des coffrages pour constituer
les ouvrages coulés.
Elles peuvent être droites (armatures longitudinales), ou pliées à des formes particulières
(armatures transversales) suivant les plans dexécution réalisés par le Bureau détude.
Elles peuvent être livrées coupées façonnées, en provenance des ateliers, sous forme
de cages ou de panneaux dun modèle standard, utilisées pour des travaux courants
(semelles de fondations, poteaux, linteaux, ), ou coupées, façonnées et assemblées sur
place.
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5.3.5 Disposition de linstallation
Cest le compartiment qui exige le plus de place à cause des barres de grande longueur
(12m.) et de la diversité des diamètres utilisés. Distinguer les parcs ronds lisses des HA.
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5.3.7.2 Schéma de fabrication :
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5.4 Poste de coffrage
5.4.1 Objectif du poste :
Doter le chantier dun matériel permettant la fabrication des moules ou éléments de
coffrage indispensable au coulage des éléments en béton.
5.4.2 But :
Réduire la dépense de main duvre qualifiée, en recherchant, surtout, la mécanisation
du poste, par lutilisation des techniques de coffrage assurant le plus grand nombre de
réemplois des moules.
5.4.3 Organisation du poste :
Un poste simple de coffrage comprend :
Une aire de stockage du bois brut (bois traditionnel, contre plaqués) ;
Une aire de débitage (comprenant parfois une aire dépure pour les
tracés en vrais grandeurs), comportant un minimum de matériel :
- établis de traçage,
- scie circulaire et ou scie à ruban,
- raboteuse ou dégauchisseuse
- loutillage accessoire (serre-joints, presse, clous ...)
une aire de montage ;
une aire de stockage des coffrages finis, des éléments de soutien et
détaiement, et des panneaux neufs.
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5.4.4 Disposition de linstallation :
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N° Désignation Unit Contreplaqués Chevrons Bastaings
é
1 Peau de coffrage M² X
2 Cadres Ml X
3 Etais Ml X
Total pour un coffrage X X X
Total pour n. coffrages X X X
Total avec pertes de 1% X X X
5.5.2.2 Inconvénients
Assemblagedélicat,
Nécessiteun matériel de transport et de levage ( à cause du poids et des
dimensions des éléments ).
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5.5.4 Organisation du poste
Un poste de préfabrication est une unité de production presque indépendante du reste du
chantier ; il comporte
Unposte complet de fabrication et de distribution du béton, qui peut être
commun à lensemble du chantier. Cependant son indépendance est souhaité
du fait le béton de préfabrication est fait à base de liants et granulats contrôlés,
Lorries (lorry) : Petit chariot à quatre roues que l'on pousse à la main sur une voie ferrée pour le transport des
matériaux
3
Triqueballe ou trinqueballe : Fardier utilisé pour le transport de fardeaux longs, comportant deux roues et
un essieu, au-dessous duquel est suspendue la charge.
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CHAPITRE 4 : HYGIENE ET SECURITE AU CHANTIER
Le chantier est un lieu particulier de par la multitude dactivités que lon y pratique. Ces
activités présentent parfois des dangers énormes, les ouvriers prennent à tout moment des
risques importants, soit dans la mise en place dun coffrage en altitude, soit dans les
secteurs dexploitation tels que les centrales à béton, carrière, etc
Il est donc impératif que lon mette en place à chaque ouverture dun chantier, un plan
dhygiène et de sécurité.
Nous allons dans cette partie nous attarder sur certain point et évoquer la réglementation
Camerounaise en matière dhygiène et sécurité.
1. GÉNÉRALITÉS
Le chef dentreprise est directement responsable de lapplication de toutes les mesures de
prévention, dhygiène et de sécurité destinées à assurer la protection de la santé des
ouvriers au chantier, ou à travers lui le Chef de chantier.
Pour quun chantier avance vite et bien il faut que le personnel du chantier soit en bonne
santé, ceci évite des pertes en vie humaine et les pertes financière et sociale. Le chef de
chantier doit donc prendre toutes les mesures de prévention pour éviter des éventuelles
complications (Maladies, épidémies, accidents, ).
LARRETE N° 039 /MTPS /IMT du 26 novembre 1984 fixant les mesures générales
d'hygiène et de sécurité sur les lieux de travail, permet de définir les normes de sécurité
pour la protection des travailleurs au Cameroun.
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de faire fonctionner, dutiliser ou de se livrer, en dehors de tout danger
immédiat, à toute manuvre sur les matériels, engins, dispositifs de sécurité.
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Les garde-corps doivent être rigides. Ils peuvent être constitués soit par des traverses en
bois, soit par des barres ou des tubes ou baudriers de sécurité et doivent être mis à la
disposition des travailleurs.
Lorsque lexécution dun travail sur une échelle est susceptible de présenter un risque pour
le travailleur, il est prévu des échafaudages de bonne qualité construits en matériaux
solides et résistants, et protégés par des garde-corps et une plinthe.
Les plates-formes de travail, les planchers des échafaudages et des passerelles doivent
avoir une largeur suffisante et offrir toutes les garanties de stabilité, de solidité et de
résistance en rapport avec le travail effectué et la charge supportée.
2.2 Protection contre les machines
Tous appareils, machines ou éléments de machines reconnus dangereux doivent être
disposés ou protégés de manière à empêcher le personnel dentrer volontairement ou
involontairement en contact avec eux pendant le fonctionnement.
Les ouvriers et ouvrières qui ont à se tenir près de machines en marche doivent porter des
vêtements ajustés et non flottants.
2.3 Mesures de protection contre les engins de levage
Léquipement utilisé pour le transport de matériel tel que les ascenseurs, élévateurs, grues,
monte-charges, ponts tournant, palans, dispositifs dempilage, crics, tapis roulants et
transporteurs de différents types sont prévus et construits de manière à offrir toutes les
garanties nécessaires de résistance et de sécurité.
Les appareils de levage doivent, dans toutes leurs parties constituantes ainsi que leurs
supports, pouvoir résister aux contraintes résultant de leur usage et, sil y a lieu, aux efforts
dus aux vents.
Des moyens de calage, damarrage ou de freinage sont utilisés pour immobiliser à larrêt
les appareils de levage montés sur roues, tels que ponts, portiques roulants, grues et, sil y
a lieu, éviter leur déplacement sous laction du vent.
Des mesures appropriées doivent être prises pour éviter les chutes dobjets du haut des
appareils ou voies de roulement et pour soustraire le personnel aux dangers résultant de
ces chutes.
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Les parties amovibles telles que couvercles, boîtiers, enveloppes doivent être reliées aux
bâtis de façon à éviter leur chute éventuelle.
Les crochets de suspension sont dun modèle sopposant au décrochage accidentel des
fardeaux.
Les élingues sont calculées, choisies, disposées et entretenues de façon à ne pas rompre,
glisser ou être coupées. Elles ne doivent pas être en contact direct avec les angles vifs des
fardeaux quelles soutiennent. Langle formé par brins des élingues reliées aux crochets
est toujours tel que le risque de rupture du brin est exclu.
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Les objets personnels doivent être placés dans les armoires séparées mises à la
disposition des travailleurs.
3.1.3 Vestiaires
Des vestiaires sont pourvus dun nombre suffisant de sièges et darmoires individuelles
fermant à clé ou à cadenas. Ces armoires doivent avoir une hauteur dau moins 1,80 m
(pieds non compris) et être munies dune tringle porte-cintre et dun nombre de cintres
suffisant.
Lorsque les vêtements de travail souillés de matières salissantes, malodorantes,
pulvérulentes, explosives ou inflammables sont rangés de façon habituelle dans un
vestiaire, les armoires individuelles doivent comporter deux compartiments distincts dont
lun est réservé à ces vêtements.
Les armoires sont complètement nettoyées au moins une fois par semaine par les
travailleurs auxquelles elles sont affectées. Le chef de chantier assure un nettoyage
complet, à chaque changement de titulaire.
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2) Déclarer laccident :
Auprès de la hiérarchie de lentreprise pour que toutes les dispositions
légales soient prises (CNPS, Assurances, ).
Auprès des autorités de la place (police ou gendarmerie) afin qu un
constat soit établi.
NB : En cas daccident de travail, louvrier victime de laccident dispose de 24 heures pour
informer lemployeur et lemployeur dispose de 48 heures pour informer la CNPS par lettre
recommandées avec accusé de réception.
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