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Littérature et Révolutions du 20e Siècle

Ce document décrit le contexte historique, socio-politique et culturel de la littérature du 20ème siècle, en particulier la période avant la Première Guerre mondiale. Il fournit des détails sur des œuvres littéraires majeures de cette époque comme Alcools d'Apollinaire.

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Littérature et Révolutions du 20e Siècle

Ce document décrit le contexte historique, socio-politique et culturel de la littérature du 20ème siècle, en particulier la période avant la Première Guerre mondiale. Il fournit des détails sur des œuvres littéraires majeures de cette époque comme Alcools d'Apollinaire.

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Littérature : Le 20ème siècle

➢ Contexte historique : les années 1920 (années folles)

La Belle Epoque (terme donné après la guerre en nostalgie)

Période de paix en Europe avant la guerre, on se consacre à la littérature


française d’ailleurs. Il n’y a donc pas de guerre entre 1871 et 1914 après la défaite à Sedan en
1870 avec Napoléon III sous le Second Empire.
➔ Régime encore monarchique en 1851 qui passera à un Empire vers la Troisième
République
➔ La démocratie s’installe donc en France et est en paix avec ses voisins : l’Europe est
en paix

Ex : l’Allemagne vient de se constituer, l’empire austro-hongrois se trouve au centre de


l’Europe.

Cette période de paix amène de nombreux développements économiques : le 17ème et 18ème


siècles vont connaitre de grands avancements et le 19ème siècle voit d’ailleurs apparaitre
l’industrialisation.

Ex : l’atelier devient l’usine

En effet, de nombreux développements vont avoir besoin d’usines : logiques nouvelles (acier,
chemin de fer, …). Ce qui permet l’enrichissement de classes élevées : bourgeoisie.

La colonisation va permettre également de nouvelles découvertes :


appropriation des terres qui s’installe, de nouvelles nations se créent
sur base de l’émigration.

Ex : Christophe Colomb, la Belgique sur le Congo, la France sur


l’Afrique, …

Cette colonisation va permettre l’appropriation de matériaux nouveaux (caoutchouc, …).


⇨ = BOOM économique

➢ Contexte socio-politique :

Les bourgeois vont s’enrichir. Ils vivent en ville (changement de classe au pouvoir (noblesse
qui règnent sur les paysans et les bourgeois, travail de la terre au 17ème). Au 18ème siècle, les
bourgeois commencent à se développer : ce n’est plus la terre qui amène la richesse.

Les puissants sont ceux qui possèdent les richesses, les industries et les développements
industriels, chimiques, … La richesse va transformer la ville et amener de grandes
nouveautés, un certain luxe (cabaret, métro, …).
Mais !, exploitation des classes dites « basses » : paysans (nombreux ont quittés les villes
donc besoin de trouver de nouveaux modes pour cultiver), ouvriers et les peuples colonisés
➔ Ils participent aux richesses mais n’en bénéficient pas

➔ Ce qui va amener de nombreuses révolutions plus tard !

Siècle qui a une grande confiance dans le progrès qui ne bénéficie qu’une petite partie de la
population.
➢ Contexte culturel :

On observe de nombreuses découvertes scientifiques et inventions techniques (Aviation


(1903), Cinéma (1900), Voiture, …) qui vont bouleverser le quotidien des gens.

Ces inventions techniques vont permettre l’émergence de nouveaux loisirs et lieux de culture
comme le tourisme : les riches vont pouvoir voyager à travers le monde dans un train avec des
couchettes, …

Mais aussi les cabarets, les cinémas, les évènements sportifs (jeux olympiques, tour de
France, … ). Ce qui va créer des spectacles de masses. Le monde culturel change d’échelle et
de rythme. On entre dans le monde d’aujourd’hui.

Ex : Loïe Fuller qui danse (couleurs changent sur son costume)


➔ La Littérature va donc se développer dans ce monde de nouveauté, que va-t-elle
devenir face à toutes ces avancées rapides et modernes ?

Elle sera secouée par tous ces changements !

➢ Contexte littéraire :

➔ Le naturalisme de Zola

➔ Le symbolisme de Mallarmé

Conclusion :

Nouvelle société ; développements économiques sur le dos de l’industrialisation et de peuples


colonisés qui vont permette des innovations importants qui vont changer la vie des gens et la
culture. Ce qui va amener une révolution littéraire, coupée par la guerre.

1913 : Chefs d’œuvres avant la fin d’un monde

1. La Poésie

- Apollinaire : Alcools

- Blaise Cendrars : La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France


2. Le Roman

La plupart des gens lisent la littérature dans les journaux car les livres coutent entre trop cher.

- Alain-Fournier : Le Grand Meaulnes

- Marcel Proust : A la recherche du temps perdu (cycle romanesque de 7 volumes)

3. La Bande dessinée

- Pinchon : L’Enfance de Bécassine

La Poésie en 1913

Introduction : l’Héritage du Parnasse : volonté de rendre la poésie moins accessible aux gens,
élite de l’esprit, exigence formelle à la suite du Romantisme (+ vivant et sensible avec
Lamartine jusqu’en 1850)
➔ Retour de balancier : les règles classiques n’étaient pas si mal

➔ La culture a tendance à se replier sur elle-même face à de grandes avancées :


développer l’esprit (grandes théories, part intellectuelle) : l’art est en lien à ce qui se
déroule dans le monde

Ex : Le Parnasse contemporain en trois publications grâce à l’éditeur Alphonse Lemerre.


➢ Rappel
• 16ème au 18ème siècle :

Idéal classique avec Racine et La Fontaine (tragédies, Fables où on recopie la Grèce/Rome


antique)

Ce qui va développer des genres codifiés avec des règles de l’art dans la poésie et le théâtre
(encore très peu de textes imprimés) où l’essentiel de la culture passe par l’oralité.
• 19ème siècle : rupture

Mouvement romantique avec Victor Hugo qui ouvre ce courant fondé sur des modèles
modernes européens (Goethe, Shakespeare), on ne laisse plus la place à la mesure et la
raison classique mais à la nature et le sentiment.

Ce qui va développer des genres décodés où on crée des mélanges dans le drame romantique
(on peut rire des nobles), on ne respecte plus rien ; démesurés avec la poésie (plus lisible) et
des nouveautés à travers le roman (en lien au développement de la presse).

Deuxième moitié : réaction poétique avec le Parnasse et le Symbolisme (Gautier, Mallarmé,


Baudelaire, …) -> retour en arrière pour se servir des formes classiques afin de créer

L’art redevient classique : développement de l’art pour l’art (l’art et la


littérature ne servent à rien, ils sont juste beaux)
Retour à des valeurs classiques : règles, mesure et travail

⇨ Apollinaire va donc venir changer cette vision de la littérature en poésie

Poème de Mallarmé : Sonnet allégorique de lui-même 1899

La poésie va donc atteindre les limites du Parnasse et veut s’éloigner du réel du monde
scientifique. Ce poème incarne cette limite.

Il s’agit d’une forme connue en poésie (2 quatrains et 2 tercets) assez classique avec des
alexandrins = contrainte formelle. De plus, il choisit des rimes en « yx/ix » car très peu de
rimes existent avec cette terminaison.
➔ Plus c’est compliqué, plus on atteint une qualité : volonté du mouvement (élite
littéraire et la rendre moins accessible au public).

Le poème cherche à être une œuvre formelle parfaite qui n’aurait pas de signification.
Seulement on perd le lecteur avec ce niveau de technicité car à qui s’adresse-t-il au final ?

Les auteurs se dirigent vers des élitismes à la suite de l’essor du roman policier, … on
transforme ce que l’on connait déjà pour aller plus loin, approfondir la chose.
➔ La Nuit : personnification = une personne qui vient allumer les ténèbres et porte la
lampe du soir
➔ Le Phoenix représente le soleil (aussi personnifié)
➔ Ptyx est une création lexicale mais ce n’est pas grave car il définit ce mot : = un
bibelot (objet qui ne sert à rien à part être joli), ici c’est un mot qui ne sert à rien qui
est choisi pour sa sonorité (il ne cherche pas à éveiller la
conscience sociale, à convaincre ou charmer, il cherche juste à être
écrit et être pour lui-même

= l’Art pour l’art de Théophile Gautier


➔ Le Styx est un des fleuves des Enfers

➔ Dans le cadre de la fenêtre on voit des constellations dans le ciel étoilé et les ténèbres
de la nuit. Il n’y a dans le tableau ténébreux que quelques scintillements et il parlerait
ici sans doute la Grande Ourse.

Il crée une vision sur du noir où il n’y aurait que quelques scintillements : = rêve sonore, il ne
veut rien dire juste montrer, presque donner une image poétique. On ne sait pas aller plus loin
dans la négation du poème qui ne cherche rien.
⇨ Cette limite atteint un renouvellement, on comprend qu’on a atteint les limites même
si ce genre de poème va encore être écrit
A l’aube du XXème siècle, la poésie est autotélique (se dirige vers elle-même), formaliste,
impersonnelle (on ne parle pas de soi), inactuelle (on ne se préoccupe pas de questions
sociales).

Ex : Sully Prudhomme : Le Vase brisé

• Guillaume Apollinaire

Il publie en 1913 : Alcools. Il nait à Rome en 1880 sous un nom très long : Wilhem de
Kostrowitzky. Il prendra comme pseudonyme : Guillaume Apollinaire.

Il ne connait pas son père et sera élevé par sa mère : enfance pieuse à Monaco (très croyant
qui va se retrouver dans sa nostalgie dans ses poèmes). A 19 ans, il se rendra à Stavelot en
1899 où il rencontrera Marie.

Cela va souvent se terminer et mal et il va se créer un alter-ego qu’il va appeler le Mal-aimé


(qui le représente).

Il se rend à Paris et se passionne pour la littérature médiévale. En 1901, il sera le précepteur


en Allemagne et rencontre une préceptrice allemande : Annie Playden. Cela se terminera mal
encore mais il sera impressionné par le folklore local et rédige les Rhénanes.

En 1903, il se rend à Paris et début sa vie d’artiste. Il rencontre Alfred Jarry (auteur de théâtre)
et fréquente des peintres fauvistes dont Picasso, Vlaminck et Derain.

En 1905, il devient critique d’art, il est passionné de littérature et de peinture. Il va donc


survivre comme homme littéraire à travers la presse, l’écriture, … il sera le familier du
« Bateau-lavoir » (lieu de vie bohème des artistes).

Il rencontre Marie Laurencin avec qui il vivre sa plus longue relation. En 1907, il commence
réellement à rédiger des livres :

- Onze mille verges

- L’Hérésiarque et Cie 1909

- L’Enchanteur pourrissant 1909

En 1911, la Joconde est volé au Louvres, il est soupçonné, sera emprisonné et il se fera quitté
par Marie.

A cette période, on voit apparaitre des objets artistiques provenant d’autres cultures dans le
monde et Apollinaire s’y intéresse beaucoup (fétiches, objets, masques, …), il est soupçonné
car il connait un des revendeurs d’œuvres d’art.

En 1913, il rassemble ses poésies : Alcools, il publie aussi Les peintres cubistes, méditations
esthétiques.
En 14, il est mobilisé durant la guerre et travaillera pour l’armée. Il se remet de l’éclat d’obus
à la tête. Il rédige : Mamelles de Tirésias, drame surréaliste et rédige des calligrammes. Il
finira par mourir en 1918 (figure de mal-aimé qui le suit jusqu’au bout).

➔ Recueils : Alcools

Grande importance du folklore qui le passionne dans son travail comme Ondine
(sirène envoutante).

- Poème Zone

Poème très novateur. Ce poème représente une zone démilitarisée à Paris qui a été réhabitée
mais qui devient une zone mal famée. Il représente un promeneur qui marche dans cette zone.
❖ Sur le plan formel :

On ne reconnait pas une forme figée et classique comme le sonnet. Les vers se
suivent sans nombre exact de syllabes. Il pratique un vers libre qui ne sont pas
réguliers. Il rédige son poème sans règles, sans contraintes. Il se détache du
Parnasse
❖ Sur le plan du fond/littéraire

Le promeneur semble se parler à lui-même ou à la Tour Eiffel. Il parle du monde ancien et en


a marre il montre que tout est encore figé dans un monde ancien, classique, gréco-latin. Il
montre donc que les auteurs ont besoin d’un nouveau langage pour un nouveau mot, de
nouveauté.

Apollinaire s’intéresse à la modernité, aux éléments de la réalité de l’industrie à travers des


symboles (Tour Eiffel, automobile et aviation)

Certains peintres vont en même temps que lui faire la même chose, vouloir
moderniser à travers la peinture comme Robert Delaunay (l’Equipe de Cardiff :
publicité, sport, jeux-olympiques, …).
➔ Pas de présentation construite mais volonté de représenter la modernité
dans un effet coloré et de vie

Il ne veut plus de l’Antiquité mais pourtant revient vers la religion qui serait la
modernité (enfance pieuse en lien)
➔ En renonçant au modèle gréco-romain pour revenir vers le modèle catholique
religieux et médiéval, on se rapproche du Romantisme comme l’a fait Victor Hugo,
mais en allant plus loin que cela

= trait d’union en renouant avec le romantisme en annonçant le futur.


Il parle de la presse (catalogue, prospectus, affiche, …), de la prose, il cherche à faire rentrer
la culture populaire, de masse (industrielle) dans la poésie (ici de façon littérale) afin de
transformer la poésie.

Il cherche à décloisonner la poésie du reste de l’art >< Mallarmé (élite littéraire qui pense les
journaux comme n’étant pas de l’art, mauvais et corruptible).

Ex : Picasso qui fait rentrer la publicité dans ses tableaux : Paysage aux
affiches 1912 (ville moderne dans sa peinture, pas de thèmes anciens
mais modernes). Il fait intervenir des éléments « laids »

Apollinaire fait donc référence au quotidien, à des choses modernes dans lesquelles il voit de
la poésie. Il va d’ailleurs inspirer les surréalistes.

On comprend qu’on a affaire à une marche désorientée dans Paris à travers l’esprit qui voyage
du poète. Par sa mémoire, il voyage en enfance. On sort du monde industriel ensuite pour
rentrer dans une imagerie religieuse et enfantine liée au Christ.

Il fait de grandes références mais aime aussi sortir des horreurs : lien à l’empire Ottoman
(guerre et violence). Il aime jouer sur le sublime, mélancolie et l’amour et puis surprise avec
un passage de violence.

Il mélange le monde moderne des avions (lui apporte de la poésie en lui


donnant une valeur spirituelle) avec le monde ancien avec des références avec
des personnages volants de l’Antiquité (Icare, aéroplane, …)

Ex : évènement aérien qui ramène énormément de gens où on assemble les avions à des
personnages célèbres de la mythologie, anciens où on interroge la culture européenne au
niveau des nouvelles technologies, ce qui amènera des limites car ils pensent qu’ils ont
développé une nouvelle forme de spiritualité grâce à la machine, surestimation d’eux-mêmes
à de grandes figures).

Par les oiseaux, il entre une nouvelle fois dans la Modernité : tous les oiseaux du monde sont
appelés à ouvrir au monde de l’aviation la culture mondiale.
⇨ Avion : Dieu, Icare, puis tous les oiseaux réels (ibis, aigle, colibri, …) et tirés
d’origines différentes et anciens (oiseau Roc, colombe, oiseau-lyre, paon ocellé)

= références divines, religieuses, réelles, modernes, …

Monde change d’échelle à ce moment là et l’auteur prend en compte les nouvelles références
culturelles (ex : carte isochronique avec des lieux encore de rêves).

La fin : coupure violente voulue : fin du vers pas fini ?, lever du soleil ou
sa mort ? sa vie se coupe tout comme sa vision au soleil
⇨ Synthèse Poème Zone :
1. Projet poétique : il consiste à s’éloigner des références et les formes antiques pour
faire entrer le monde moderne dans la poésie.
➔ Forme : sans contrainte, vers libre

➔ Références :
• Contemporaines, qui appartiennent à la culture populaire : affiches, publicité,
journaux, prospectus, aéroplane
• Religieuses
• Mythologiques : Icare
• Cultures mondiales : oiseaux pour montrer une réalité nouvelle et moderne :
l’aéroplane

Il met en scène le monde moderne qui montre qu’on ne peut plus se satisfaire des références
antiques et mythologiques mais qu’on doit s’ouvrir au monde entier, en lien aux
développements et aux nouveautés dont la poésie cherche à s’emparer.
⇨ Il faut de nouvelles références et de nouvelles formes.

2. La place dans l’histoire de la littérature

Il est le trait d’union entre le Romantisme (tonalité sentimentale mélancolique, références à la


culture médiévale européenne) = un grand mouvement qui rejette les références antiques pour
s’intéresser au Moyen-Age, et le Surréalisme qu’il annonce.
➔ Intérêt porté aux sentiments, à l’état d’âme : remise à l’honneur du Romantisme

➔ Pointe d’humour
➔ Références médiévales

➔ Fantastique, réalité magique

Poème : Le Pont Mirabeau (vue sur la Tour Eiffel)

Il ne s’intéresse plus à la ville mais fait revenir à un souvenir mélancolique d’un amour.

Série de quatrains et de distiques (refrain (qui se répète) => chanson (voire contine) :
référence médiévale (vers chanté oralement pour mieux retenir). On retrouve une certaine
rythmique.

>< zone (impossible de retenir car pas de rimes, …)


Poème qui parle du temps qui passe et d’un amour lointain grâce à la métaphore de
l’écoulement de l’eau qui incarne l’écoulement du temps.

Poème : La Chanson du Mal-aimé

La femme à moitié saoule semble être une femme qu’il reconnait, qu’il connait alors que ce
n’est pas le cas. Il est dans Londres et il suit un rabatteur qui va l’amener vers une prostituée,
il est heureux de retrouver cette femme qui ressemble à celle qu’il a aimée bien qu’il soit
dégouté par ce qu’il fait.
⇨ Références mythologiques (Egypte, Ulysse) et religieuses (Moïse)

⇨ Références à des couples mythiques, un amour éternel (Ulysse et Pénélope) : il


reprend des idéaux qu’il retrouve dans la littérature qu’il ne retrouve pas dans la
réalité.

• Blaise Cendrars

La prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France 1913

Il nait en Suisse en 1887 et meurt à Paris en 1961. Son vrai nom est Frédéric
Sauser. C’est un jeune homme aventureux, en 1904, à 17 ans, il part en
Russie pour réaliser un apprentissage chez un horloger suisse.
⇨ Révolution en Russie (époque mouvementée qui aboutira à une guerre avec le Japon).

Ses débuts d’écrivain : début en tant que poète, il fume beaucoup. Il va beaucoup voyager.
Son premier poème est rédigé en 1911 : Les Pâques à New-York, au moment où il s’invente le
nom de Blaise Cendrars.

Il crée donc ce personnage qui porte ce nom, il s’agit d’un inventeur et d’un écrivain, il s’agit
donc de son pseudonyme mais il est en même temps le personnage principal de son œuvre.

En 1912, il revient à Paris, au moment où il fait la découverte du monde artistique :


Apollinaire et les Delaunay.

En 1913, il publie : La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France.

En 1914, il décide de faire la guerre, il s’engage dans la légion étrangère de France. En 1915,
il sera blessé gravement, il perd sa main droite (il cesse donc d’être un poète). Il racontera en
46 cette mésaventure.

Il va raconter son expérience de la guerre dans J’ai Tué en 1918. En 1924, il publie un texte :
Kodak, Documentaire (appareil transportable : permet de documenter un fait, change le
rapport à l’actualité et au récit). Ce texte semble être un instantané mais plagiat et
recomposition du Mystérieux docteur Cornélius de Gustave Le Rouge.
⇨ Il veut prouver que cet écrivain est un grand auteur ! il recompose son œuvre en
reprenant des phrases
Dans les années 30, il devient reporter au Paris-Soir et rédige aussi d’autres
textes (l’Or (1925), Moravagine (1926), Les Confessions de Dan Yack (1927).

Vers la fin de sa vie, il rédige de l’autobiographie en lien à de l’invention en 4


volumes : l’Homme foudroyé, La Main coupée, Bourlinguer et Le Lotissement
du ciel.

Analyse du poème :
➢Plan formel :

Ce poème est composé de vers libres (pas de contraintes, rythme ou rimes mais
vers) en allant à la ligne pour chaque phrase.

Jeux sur les sonorités variables et imprévisibles : anaphores

Refrain qui revient et dans lequel on retrouve des rimes (seul endroit).
➔Traces anciennes de formes poétiques (refrain = balade médiévale chantée,
assonances, allitérations, …) sinon c’est libre et naturel

➢Plan littéraire :

Il commence son poème à l’adolescence et ce poème semble être un récit


initiatique à travers la Russie.

Moscou = le modèle de la ville Moderne (= Paris pour Apollinaire qu’il


oppose à Rome (ville des 7 collines), cette ville est remplacée par
Moscou aux 7 gares. Le voyage se réalise dans un moyen de transport
moderne qui parcourt de grandes distances.

Le motif du Feu revient beaucoup : lien à la sonorité de son nom (pseudonyme et


personnage = lui-même). Il prend vie dans le poème et devient Blaise Cendrars
grâce au feu.

Les trains sont pleins d’objets à amener vers la guerre Japon-Russie. Il veut aller dans ces
wagons car il y a beaucoup de femmes = « objets »

Le train est rempli de cercueils eux-mêmes remplis de nourriture. Ils servent jusqu’à
renfermer eux-mêmes les morts (les corps sont envoyés pour servir à la guerre/objets et vont
servir à donner un peu de chaleur aux soldats sur le front).

Pas de jugement de valeur, pas de modernité paisible et prospère : la guerre moderne !

Le jeune homme de 16 ans part vers la guerre et pense qu’il va vivre de fabuleuses
aventures (qui lui vienne de grands auteurs (Verne, héros, histoires fabuleuses, Alibaba, vieux
de la montagne (Secte des Assassins).
Etrange description de Jeanne :
➔ Elle est tellement pauvre qu’elle n’a pas de corps : son corps ne lui appartient pas

➔ Depuis qu’elle lui est apparue, le monde devient globalisé, planétaire, il va vers le
monde entier par ces voyages, il s’inspire grâce à elle, il va à la rencontre : coloré,
chaud, exotique, …
➔ Initiation de la culture occidentale qui va se répandre et devenir une culture mondiale
et inspirer également les cultures du monde entier

Synthèse du poème :

Poème qui raconte un voyage à travers la Russie vers 1905 entre Moscou et Kharbine mais
aussi un mythe personnel (récit imaginaire qui raconte comment il a donné naissance à
« Blaise Cendrars » qui est le poème mais aussi le poète).
➔ Naissance sous le signe du feu d’un poète grâce à Jehanne

➔ Pas un simple voyage ordinaire mais voyage symbolique

La musique du poème se rapporte au rythme du train :

- Vers libre qui est interrompu de temps en temps par des refrains rappelle la ballade
romantique

Ce qui rappelle le rythme du train

- Poème dédié aux musiciens

Le poète fait apparaitre ce poème sous la forme d’un rouleau illustré par Sonia Delaunay (2
propositions simultanées qui font sens ensemble sans subordination).

= illustration simultanée => nouveauté dans l’expression

(Comparaison avec Apollinaire -> Cendrars = question examen !)

Le Roman en 1913

A. Alain - Fournier : Le Grand Meaulnes

Né en 1886 et mort en 1914. Son nom de baptême est Henri-Alban Fournier et


nait dans une famille d’instituteurs.
➔ Mère = petites classes et père = grandes classes : il grandit dans un monde assez clos
(même lieu d’école/maison)

Il part à Paris pour continuer ses études et rencontre Jacques Rivière (qui sera le directeur de
la Nouvelle Revue française).
1905 : exposition au Grand Palais et rencontre Yvonne de Quiévrecourt/Galais qui l’éblouit.

Il va ensuite devenir journaliste pour Paris – Journal et rédige des poèmes du le côté qui vont
lui permettre de rencontrer tout le Paris littéraire.

Ex : André Gide en 1909

Il perd la vie durant la guerre. Il deviendra célèbre grâce au recueil Miracles (toutes ses
œuvres rassemblées par Rivière). Il a une grande maitrise et est prometteur.

Le Grand Meaulnes

Le roman se déroule dans un petit village en France en 1888 dans une école
avec Mr Seurel (femme Millie et un fils François Seurel (narrateur). Il a 15 ans
mais c’est un enfant. Il a souffert d’une maladie (genou qui l’empêchait de
marcher) qui l’a empêché de découvrir le monde étant petit.

Il lit beaucoup, il vit dans les rêves, s’imagine un monde, … mais son existence
sera chamboulée par Augustin Meaulnes qui a 17 ans et qui recherche l’amour
et devient pensionnaire dans l’école et partagent sa chambre avec lui.

Il se perd dans la campagne pour accueillir les grands-parents et revient 3 jours plus tard
comme ébloui par quelque chose. Il s’est blessé au genou et repart et arrive dans un endroit
étrange où les enfants décident de tout (monde merveilleux, illuminé) pour une noce.

Il remonte le cours du temps (rêve de famille fait étant enfant) : situation œdipienne (comme
s’il avait le droit de jeter un dernier regard dans l’enfance avant de devenir un homme). Mais
inquiétude, celui qui doit se marier Frantz (autre facette du personnage) qui n’arrive pas.

Les invités s’en vont et un lui propose de rentrer chez lui (école). On comprend que Frantz va
essayer de se suicider et Augustin s’endort (il ne sait pas non plus comment il est rentré).
Yvonne de Galais est présente dans son rêve (c’est celle qu’il veut).

Ils cherchent ce domaine mystérieux après être revenu et raconté à François. Une troupe de
bohémiens arrive au village et Frantz arrive à l’école, qui ne va pas leur rappeler d’où il vient.

Les comédiens disparaissent quand les deux protagonistes se rendent compte de qui est
Frantz.
➔ Monde imaginaire, un peu fou

➔ Ce roman parle de la transition entre l’enfance (15 ans mais 8ans), l’adolescence
et l’âge adulte (18 ans, prof et adulte).

Mise en abyme du roman : il essaie de raconter un moment merveilleux de la vie mais qui ne
dure pas et qui est tristement banal (le merveilleux est suivi d’un désenchantement). On a
encore accès à la magie de l’enfance qui en pensant aller vers le monde et bien on entre dans
la banalité du quotidien/de la réalité.
Grand importance de poésie. Lorsque François va sortir de la rêverie de
Meaulnes, il va se rendre compte à quel point il s’agissait d’une rêverie d’un
adolescent.

Mais il rencontrera plus tard Yvonne de Galais donc il comprend que c’était
vrai. Mais Augustin a une relation avec Valentine qui était la fiancée de Frantz
(il est donc impossible de partir en arrière car vraie relation, engagement, …).

On a affaire dans ce texte à une convergence de genre novatrice et intéressante :


➔ Roman réaliste du XIXème siècle : détails, descriptions, lieux, on rend l’histoire
vraisemblable et réelle (années 1890) (proche du roman de Balzac)
➔ Roman symboliste subjectif : les personnages/lieux/situations sont réalistes mais
surtout ils prennent une profondeur symbolique qui incarnent l’enfance, la fantaisie,
l’aventure, …

Comme Meaulnes qui découvre un monde/sens caché qui lui fait comprendre le sens de son
existence tout comme le roman de Fournier qui s’interroge sur le passage universel entre
l’enfance et l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.
➔ Réalisme magique : mise en abyme et des personnages en miroir (François (enfant
prisonnier des livres et famille), Frantz (adolescent dans un monde merveilleux
idéalisé), Maud (adulte dans un monde d’aventure, …).

B. Marcel Proust : Du côté de chez Swann 1913

Ecrivain le plus important : influence mondiale sur la littérature dans le monde !

a. Le Génie littéraire du XXème siècle

Proust va proposer pour le roman un changement de point de vue face au


naturalisme de Zola avec sa littérature qui revendique le statut de science qui décrit de
manière objective la nature et les lois d’une société.

Mais on se rend compte que c’est un échec : Proust va donc faire l’inverse : il va assumer le
point de vue subjectif de la littérature : on ne décrit plus le monde avec un Dieu et les
personnes mais plutôt décrire un monde perçu par les humains avec des sujets
imparfaits qui ne connaissent pas tout, qui ont des histoires avec les choses, des
préjugés et des imperfections.

La description du monde devient éclatée, mouvante et subjective. Il assume donc


la subjectivité avec un point de vue de quelqu’un qui ne sait pas tout et qui
apprend.
⇨ Objectivité >< Subjectivité
Ex : Charles Swann apparait de façon différente dans son œuvre : un homme peut changer,
personnalités différentes, on est pas le même tout au long de la vie
➔ 1ère partie du roman : village de Combray avec une description d’un clocher (5 pages)
pour le montrer sous tous ses angles et avec toutes les relations qu’il a eu dans sa vie.

Il essaie de décrire les choses après les avoir vécues pour montrer ce que c’est qu’une vraie
relation, l’évolution dans le temps qui évolue.
⇨ Science >< Conscience

Proust a découvert le nouveau continent et a commencé à le décrire, il s’en empare. Il montre


comment les personnes/lieux changent de visage selon le moment et la personne qui les
regarde : relativité et complexité de l’humanité : romans monumentaux qui sont assez pesants.
⇨ Relativisme >< Déterminisme

Pour Zola, notre comportement est déterminé de façon biologique/génétique et par les règles
sociales. L’homme est déterminé par lui-même et la société (patrimoine génétique déterminé à
l’avance). Pas de place au rêve, tout est déterminé, pas de changement.

Proust lui va montrer qu’il n’y a pas de vérité unique sur un être humain (on évolue dans le
temps, différentes facettes, …).
➔ Personnages/lieux et sentiments évoluent dans le temps, Proust va donc explorer cette
réalité du mieux qu’il peut : rien n’est objectif au final (tout est lié à un souvenir). On
accorde de la valeur aux lieux/objets/personnes qui évolue au fil du temps.

Il crée la 4ème dimension :

Le temps présent est hanté par le temps perdu qui peut être retrouvé par le souvenir.
Recherche du temps perdu : comment à travers personnes/lieux/objets on peut retrouver le
temps perdu et ainsi percevoir la profondeur de la réalité qui nous entoure.

L’homme est un continuum : on est le passé/présent et futur.

❖ Première partie : Combray

L’ouvrage va le décrire lui-même, l’auteur. On a l’impression que le personnage est perdu


entre le sommeil et la réalité. On perd ainsi le fait de savoir où l’on est et qui l’on est. La
réalité n’est pas totalement subjective : on peut ne plus savoir qui nous sommes.

Le monde est une construction, il est changeant pour un être humain coincé dans un corps et
dans le temps. Il va raconter ce que c’est qu’un « Moi ».

Il va distinguer le moi « social » et le moi « profond » (caché/intérieur). La littérature va


réussir à donner corps à la véritable vie psychologique.

b. L’homme et l’œuvre
Il est né en 1871 et est mort en 1922. Il vient d’une famille très riche et vit une enfance
heureuse. Il sera un étudiant velléitaire et pour lui, jamais il ne devrait travailler (critique des
bonnes, …) : absence totale de conscience sociale.

Célèbre mondain, il passe pour un personnage flatteur et superficiel. Il s’intéresse à l’art et


fréquente les salons.

Vers 1909 (jusqu’en 1922), il change complètement de mode de vie et se reclus dans un
appartement : écrivain reclus (santé fragile) qui passe sa vie à écrire.

Pendant son parcours mondain, il publie :


➢ Les Plaisirs et les Jours (1895)

➢ Jean Santeuil (abandon en 1899)

➢ Traductions de Ruskin

➢ Essais et articles littéraires (contre Sainte-Beuve : pour lui il faut étudier l’œuvre pour
elle-même, détachée de son créateur >< S-B)
➢ A la recherche du temps perdu (1909-1922) : l’homme de sa vie devient une femme
dans son livre mais l’homosexualité est gardée dans les thématiques de l’œuvre.

• Du coté de chez Swann (1er volume des 7 sur cette histoire) (1913)
• A l’ombre des jeunes filles en fleur (1919)
• Le coté de Guermantes (I et II)
• Sodome et Gomorrhe (I et II)
• La Prisonnière
• Albertine disparue
• Le Temps retrouvé

⇨ Gigantesque autobiographie fictionnalisée : les noms des lieux et personnages sont


modifiés, mélanges de personnes vraies, projection du narrateur dans les personnages
⇨ Le narrateur se nomme Marcel (tout comme l’auteur)

Cette autobiographie raconte l’histoire d’une vocation d’écrivain que l’on pense aller à
l’échec mais au final, on comprend que par le souvenir, le narrateur trouve l’inspiration et
devient écrivain.
⇨ Aspect cyclique qui raconte l’histoire d’une vocation !
➢ Roman du temps et de la subjectivité :

- La mémoire involontaire

Les objets ont une valeur subjective/sentimentale : on retrouve des souvenirs cachés dans des
objets/odeurs, … qui nous rappellent des émotions/choses.

Il va donc creuser dans cette dimension pour retrouver ses racines/son passé pour ainsi se
comprendre lui-même.

Il explique comment son enfance revient par une madeleine et une tasse de thé : il retrouve
ses sentiments/émotions. Il explore l’espace ouvert par de simples sensations. Il fait émerger
la réalité qui lui avait échapper dans ses souvenirs qui va remonter à la conscience et emmène
le spectateur vers sa propre conscience. Il l’emmène dans son for intérieur : nouveau projet
dans la littérature : roman MODERNE

- La quatrième dimension

Il va tenter de montrer les lieux/objets/personnes à différentes projections dans le temps

- La révélation esthétique

Musique/œuvre d’art, … va révéler des sentiments inconnus, enfouis.


⇨ Ces trois dimensions vont développer le temps perdu !

c. La petite histoire

André Gide fonde la NRF : La Nouvelle Revue Française (1909)


➔ Devient les éditions Gallimard.

Elle va s’imposer comme la grande revue pour publier ses textes dans la société française.
Proust ne plaira pas à Gide et lui donnera un prétexte pour ne pas publier ce roman. L’idée ne
lui plait pas mais il finira par lire son livre par la suite et se rendra compte de son erreur.

Il finira par publier le reste de son œuvre dans cette maison d’édition.

1913 à 1942 : changement du monde !


➔ Progrès scientifique n’est plus lié à un progrès social
➔ Seconde Guerre Mondiale
⇨ Romans de guerre, plus réalistes

>< romans fantaisistes ou questionnements rationnels

Introduction : La Littérature sous l’occupation


• Début Guerre : 10 mai 1940 (coups de feu à Danzig)
• Fin Guerre : 22 juin 1942 (Armistice des Français)

A cette époque, la France est divisée entre la Zone libre sous commandement français et la
Zone Nord sous occupation allemande.

A. Pénurie

Situation de pénurie : 1 million et demi sont prisonniers en Allemagne. Toutes les ressources
disponibles sont détournées vers la force allemande (nourriture, charbon, papier, …). Tout est
réquisitionné et de nombreuses industries cessent de fonctionner (travail obligatoire,
emprisonnements, …).
➔ Tickets de rationnement

➔ Famine

➔ Culture connait un arrêt brutal (arrêt d’impression)

B. Répression

Lois raciales mises en place, croix jaunes des juifs mises en place.
➔ Répression dans la culture : censure

Toute publication doit recevoir un visa de censure sinon il s’agit d’une publication clandestine
(mort, emprisonnement, déportation, …).

Les écrivains auront alors des possibilités :

1. Collaboration (continuer malgré le contrôle de l’occupant)

a. Conviction

Rebatet : Les Décombres (antisémite et violence)

b. Obligation

Drieu la Rochelle : il accepte de reprendre sous l’occupation nazie, la Nouvelle Revue


Française (= revue la + importante), dont certains auteurs refuseront de publier durant la
guerre.

Les Nazis exigent d’exercer un contrôle total sur ce qui est publié et certains écrivains
accepteront afin de permettre à la culture française de procréer.
Otto Abbetz : pour lui, la persécution des juifs est un prétexte pour attaquer le capitalisme et
la banque dans le monde, les communistes, …

Les Allemands vont donc contrôler la culture française pour avoir un contrôle sur tout.

c. Opportunisme

Ils vont profiter de la situation pour se faire connaitre, du vide de la NRF, …

Ex : Guillevic, Sartre « Les Mouches » devant un parterre de soldats nazis

2. Garder le silence

André Malraux : il décide pendant toute la guerre de ne rien publier dans la NRF ou autre.

3. L’exil

On quitte le pays voir le continent (Amérique)

Antoine de Saint-Exupéry (avion => Afrique et Amérique), André Breton, …

4. La Résistance/la Clandestinité

Certains groupes s’associent pour publier et diffuser le texte dans la clandestinité (on se le
passe, extrême discrétion). Souvent, on retrouve de la poésie ou des nouvelles, des revues de
¾ pages car doit être discret.

Vercors : le Silence de la Mer dans les Editions de Minuit.

1. Vercors

Jean Bruller est un illustrateur au moment de la guerre/graveur. Il s’exprime dans


différents genres et le déclenchement de la guerre, l’amène à s’investir dans la
littérature en écrivant un premier texte : le Silence de la Mer. Il trouve un moyen
de résister grâce à l’écriture et l’édition.

Première édition : 20 février 1942

Le personnage principal de la nouvelle est un allemand, à l’extrême opposé de la brute épaisse


et cruelle que la France s’est imaginée.

Hors, son personnage Van Ebrennac est cultivé, admire la culture française et parle très bien
français. Il parle de l’accueil des français.
⇨ Espoir qu’il y ait chez les allemands une tentative de ne pas détruire toute la France.

Les Editions de Minuit seront fondées grâce au Silence de la Mer.

Pierre de Lescure va fonder avec Vercors les Editions de Minuit et publieront 25


publications dans la clandestinité durant toute la guerre en petit membre (impact
culture, la littérature française résiste par l’écriture par la publication, le sujet mais
aussi grâce au fait d’exister).
On survit malgré tout. Ils participeront au CNE (comité national des écrivains : groupe
d’écrivains communistes et résistants). Vercors participera à ce comité qui définit qui et quelle
maison, … a participé à la guerre, … (épuration)

Analyse du Texte : Le Silence de la Mer

Il est dédié à un poète : Saint-Pol-Roux (fille violée par des Allemands), climat
lourd et triste. Il finira par avoir une attaque à cause de cela.

Premier paragraphe : regard assez distant sur les soldats allemands


⇨ Changement dans la façon d’écrire : écriture blanche, réaliste, objective ! toute
fioriture littéraire devient superflue. La littérature vient dénoncer, montrer ce qu’il se
passe, dit le monde.

Ecriture simple

⇨ La guerre ramène l’homme au rang d’animal : ravalement de


l’humanité, on ne se sert plus des instruments d’art pour des objets
d’art mais pour la guerre. L’homme devient animal.

Un silence glaçant sera mis en place tout au long du récit : ne pas chercher
d’affrontement, volonté pour montrer l’intolérance de l’invasion.

Personnage donc très différent car calme, ne parle pas mais parle bien français. On ne sait pas
encore sur quel pied danser : homme blond, grand et fort, arien, mais il boite (intérêt, on se
pose des questions) brut et français, raffinement

= ballottement : homme soldat ou un homme français rendant visite

Le soldat reviendra de jour en jour (huis-clos, on ne sait pas ce qui se passe à l’extérieur).
Ensuite, par la parole, ses discours va révéler ce qu’il croit de la guerre, de la France, … et il
aura une révélation de ce qu’il va advenir.

➔ Ecriture blanche/transparente : narrateur décrit ce qu’il voit de façon neutre suivant


l’objectivité/leurs objectifs/buts/visées : le monde de façon objective.

Ce monde recherché est lié à la situation historique : dire le monde pour dénoncer, accuser ou
révéler l’histoire en cours : on prend la parole pour dire ce qui se passe en réalité >< médias
qui sont contrôlés et censurés

= raison de dénonciation et l’appel de la vérité : littérature engagée


➔ Sartre va redéfinir la littérature (1947) avec celle écrite durant la guerre : de dire,
dénoncer avec objectivité en ayant une écriture blanche, être totalement objectif.
Alors, la vérité pourra être affirmée !
➔ L’écrivain doit donc dire le monde et donc accéder et diffuser la vérité ! On est obligé
d’avoir une littérature différente, le contexte historique l’oblige.

Il initie donc une nouvelle phase dans la littérature.

Arrivée personnage mystérieux : Werner Van Ebrennac

- Oncle

- Nièce

Malgré la volonté d’objectivité et du contexte historique contemporain, il sous-entend un


double, une double identité (allemand et français), démarche, …
➔ Dualité : deux costumes : uniforme et civil (discours change : civil = discours sur la
France, contraire de l’Allemand typé, grand amour pour leur pays, révélations (charme
et séduction de ce personnage)

Nuremberg : cœur du pouvoir nazi

Choix de décrire l’occupation militaire de la France par l’Allemagne par un


allemand amoureux de la France qui parle bien français tout en critiquant le
discours de l’époque (juif et communiste).

Justification des nazis : punition et purification de la France malade qui devrait être soignée
mais l’homme transforme cette vision en prenant le fait que l’Allemagne est barbare et
violente et que c’est la France qui va les soigner et les rendre meilleurs.
⇨ Il rêve que ces deux pays partagent leurs cultures et se perfectionnent, que
l’Allemagne doit guérie de sa cruauté.

Lien au conte de la Belle et la Bête :


• Bête : W.V.E (Allemagne) qui peut cacher un prince, du bon
derrière la bête et la cruauté
• Belle : Nièce (France)

On comprend que ses yeux se tournent vers la Nièce (<3) qui pourra se montrer très patient
mais qu’il prendra le temps pour elle.

Il montre donc que tout cela est un conte de fée, confiance de Ebrennac alors que confiance
ébranlée à la suite.

Il va rendre visite avec les militaires au-dessus de lui mais quand il revient, son discours
change (destruction définitive de la culture française, il comprend que c’est une occupation de
destruction et demandera l’exil, de quitter la France).
➔ Pas de punition ou l’aube d’histoire d’amour entre deux peuples : volonté radicale de
détruire les cultures pas allemandes.

Mais il faut résister par rapport à cela, il faut avoir une résistance culturelle : on continue la
littérature en dehors du cadre allemand.

2. Albert Camus

L’étranger : publié en même temps qu’un essai philosophique : Le Mythe de


Sisyphe. Né à Alger en 1913 et meurt en 1960 en grandissant dans la pauvreté
et mort en 14 de son père et mère particulière (solitude importante).
• Premier recueil de nouvelles (1937) ; L’envers et l’endroit
• Noces (1939)
• Il fonde une troupe de théâtre
• Intellectuel engagé, journaliste (1930)

= homme de lettres (nouvelles, essais, théâtre, journalisme)

En 1940, il se rend en France et deviendra célèbre. Il classe son œuvre en cycles :


• ABSURDE : (Gallimard)

- L’étranger en 42

- Le Mythe de Sisyphe en 42

Reconnu par Jean-Paul Sarte qui va le ranger en tant qu’« existentialiste ». Il va réagir par
rapport à cette étiquette et le sépare des surréalistes (qui lancent la littérature durant la guerre).
Sartre essaie de créer une nouvelle génération d’écrivains différents car ces poètes surréalistes
sont exilés dans le Sud donc à Paris tout est libre.

Sarte (résistant/pas du tout) : lettres des français (après la libération de Paris, ..).

Cela va lui permettre d’être reconnu comme un écrivain important mais en même temps cela
va lui enlever des libertés.
• LA REVOLTE :

- La Peste en 47

- L’Homme révolté en 51

- L’exil et le royaume en 57

Il participe à des journaux de la résistance. Fin de guerre : écrivain résistant tout comme
Sartre. En 57, il reçoit un prix Nobel de littérature.
Il rédige également une nouvelle : Jonas ou l’artiste au travail (peintre qui rappelle sa
propre histoire de l’écrivain, pauvre, heureux avec la femme qu’il aime qui sera reconnu
comme un grand peintre et son appartement sera envahi par des gens).

Ce Jonas en aura assez va se construire un atelier inaccessible dans lequel il sera seul, reclus
et personne ne pourra l’atteindre. Il finira mort en se tuant à la tâche. En le découvrant mort,
on découvre son tableau qu’il a bcp travaillé : vide avec Solitaire/Solidaire ? (écrivain discret
mais solidaire dans toute sa vie, journaliste, engagement, résistant).

Analyse de l’Etranger de Camus :


• Premier acte : Meursault : sa mère meurt au début de l’histoire, on découvre sa vie à
Alger, il a des amis, une copine Marie, des amis, …
• Deuxième acte : altercation avec l’arabe, meurtre

Procès de Meursault car il a commis un meurtre mais difficulté car il ne suit pas les
règles sociales, il passe pour un monstre aux yeux du jury.
• Fin : condamnation et effets sur lui

Incipit :

Portrait de Meursault : insiste sur l’étrangeté de son comportement (titre = étranger au genre
humain, il est étrange car il ne semble pas comprendre le fonctionnement des autres et ses
propres sentiments).

Il va attribuer à des évènements extérieurs tout ce qu’il ressent alors qu’il s’agit d’un
évènement qu’on vient de lui annoncer.

Il ne comprend pas très bien les coutumes : pas de costume de rigueur pour des condoléances.
Il attribue ses sentiments à la météo, les gens autour de lui, … Il attribue tout à des choses
extérieures comme le soleil.

Pas de commentaire explicite sur son caractère (pas de narrateur car il est lui-même le
narrateur, le lecteur juge lui-même Meursault).

Il semble ne pas comprendre les règles, ce qu’il faut dire, … il ne comprend pas les jeux, … il
pourrait se marier car peut importe avec qui, il ne l’aimait pas.

Meursault interroge le lecteur sur lui-même sur les règles à suivre, l’étrangeté, la différence,

Scène du meurtre :

Toujours importance de la météo, soleil et la mer. On dirait que le monde le pousse vers
l’Arabe, alors que c’est lui qui marche vers lui. Camus montre le fait que l’étranger ne
contrôle pas et ne comprend pas ses émotions.
Etrangeté qui prend la tournure de violence sans préméditation : il est poussé de l’intérieur qui
selon lui provient du soleil alors qu’il s’agit de ses émotions. Il pratique une écriture blanche
comme Vercors, la plus objective possible (faits et éléments réels qui sont en train de se
produire).
➔ Soleil = submersion des émotions du personnage

Enigmatique (étranger) mais en même temps il est très humain : on se questionne sur notre
propre humanité et étrangeté !

Il ne comprend pas le jeu des relations humaines, est-il autiste ? il est comme en dehors du
monde, société mais capacité d’avoir une vie professionnelle, … mais séparation de
l’humanité !

Et parfois on ne se rend même pas compte qu’on attribue à des choses extérieures, tout ce qui
bouillonne en nous.

Scène du procès :

Description du procès comme si cela ne le concernait pas. Il sera condamné et sera emmené
dans sa cellule (dernière nuit).
➔ Dernier extrait (fin du roman)

• MEURSAULT : étranger à tout, rituels, coutumes, humanité et société car ne


comprend pas les règles, ne la suit pas et en sera condamné. Il est moins condamné par
son meurtre que par son insensibilité à suivre les règles.

Camus emploie une écriture blanche : but est d’atteindre la plus grande
objectivité à travers le regard d’un personnage sur sa propre situation.

1942 : Le Mythe de Sisyphe = la clé de l’étranger

Pour Camus, l’humain éprouve dans le monde, le sentiment d’exil, un


monde qui ne lui appartient pas, étranger à lui.
⇨ Refus du monde

L’humain doit faire face à l’Absurde car l’être humain se sait mortel, il sait que sa vie a une
limite et que tout sera frappé un jour de non-sens/absurdité car il va mourir. Il doit faire le
constat en étant honnête que sa vie n’a pas de sens, qu’elle est absurde.
➔ Pour se faire croire le contraire, on crée des fictions

Ex : religieuses (accès au royaume des dieux si bonne vie), juridiques, …


⇨ L’étranger lui refuse ces fictions et dénonce l’absurdité de la vie !
Ex : enterrer les morts n’a pas de sens, tristesse à un enterrement (sa mère a vécu il n’y a pas à
pleurer la dessus), cérémonie de mariage (si heureux d’être ensemble pq se marier) ?

Camus va donc développer le désespoir de l’homme frappé par l’absurdité, l’exil de sa vie qui
est à l’écart de tout. Mais en réalité, perdre l’espoir est se libérer de tout cela.

L’auteur va donc différencier la figure du suicidé de celle du condamné à mort :

- Suicidé : constat de l’absurdité de la vie, désespoir donc abandon de vivre

- Condamné à mort : lorsque l’on se découvre, on est libérer de l’espoir :


réconciliation avec la nature, moins hostile

Meursault comprendra ce que l’on ressent quand on est conscient d’être mortel !
sentiment libérateur : je peux être heureux malgré la mort (réconciliation avec le
monde, l’indifférence du monde (qui n’est plus choquante) à notre sort, parce que
notre sort est prédestiné à l’avance mais soulagement.

Sartre pensera également que l’homme est délaissé par le ciel et que le
désespoir ne doit pas être vécu négativement : on est libre de se définir par nos
actes = l’humanité.
➔ Existentialisme de l’homme

1. Poésie :

Publications clandestines avec des poèmes surréalistes et très engagés. Mais en même temps,
on retrouve une poésie moins engagée qui s’appuie plus sur les sentiments.
⇨ Deux visions différentes qui paraissent la même année

2. Saint-Exupéry
Expérience d’une mission militaire dans laquelle il raconte ses espoirs sur cette guerre nazie
(roman philosophique et engagé, militaire).

Il raconte l’importance de la démocratie, la guerre 40-45 lorsqu’il est aux Etats-Unis.

3. Hergé

Hergé et Tintin : biographies croisées 1907-1983

Création de la première publication de Tintin en 1942 par Casterman : le


récit est recomposé pour s’adapter et devient le format classique de la bande
dessinée traditionnelle belge (album cartonné en 62 pages).
• George Rémi (R.G.) -> Hergé
• 1925 : il commence à participer à un journal catholique « Le Vingtième siècle »

Il dessine dans ce journal « Les Aventures de Totor, CP des hannetons » en 1926


• Le Petit Vingtième
• 10 janvier 1929 : naissance de Tintin

Les aventures de Tintin se déroulent de semaine en semaine : premier, Tintin part en mission
dans le royaume des Soviétiques. Hergé projette sur le monde découvert par Tintin, tous les
préjugés et stéréotypes des européens sur le monde.

• Aventures sérielles de semaine en semaine sans intrigue construites en


succession de péripéties et de gags : Les Exploits de Quick et Flupke,
les Aventures de Jo, Zette et Jocko

• 1930-1934 : Les Aventures sérielles

- Tintin au pays des Soviets, au Congo, en Amérique, …

- Lotus Bleu : devient réel et plus qu’un jeu

• 1934-1940 : L’album en noir et blanc

- 1934 : Les Cigares du Pharaon – Casterman

- Rencontre de Zhang Chongren (dialogue avec cet artiste chinois, réaliser le Lotus
bleu).

- 1936 : Le Lotus bleu

- 1937-1939 : refonte en album noir et blanc


Hergé commence à se documenter et avoir une attitude plus ouverte et tolérante/altérité envers
les pays qu’il décrit (attitude touristique importante).
⇨ Critique des histoires précédentes

• 1940-45 : L’album en couleurs

- Le Soir volé

- Le Soir Jeunesse – Le Crabe aux pinces d’or

- 1942 : Casterman propose un nouveau format : album


cartonné en couleurs de 62 pages :
➢ 1942 : L’Etoile mystérieuse

176 strips sont parus dans le Soir du 20 octobre 1941 au 21 mai 1942 remaniés en 62
planches
• 1942-43 :

- Tintin au Congo, en Amérique, Les Cigares du Pharaon, Le Lotus bleu, L’Oreille


cassée, L’île noire, le Sceptre d’Ottokar, Le Crabe aux pinces d’or

Durant cette année : il réalise Le Secret de la Licorne, le Trésor de Rakham le Rouge (chef
d’œuvre au niveau dessin et construction narrative, perfectionnement de son art).
➔ A partir de cela, on entre dans l’univers hergéen.

• 1946 : Le Journal de Tintin

Hergé va bénéficier de l’aura d’un résistant en 46 qui vient apporter une concurrence avec le
journal de Spirou publié par Dupuis à Marcinelle.
⇨ Ecole de Marcinelle autour des éditions Dupuis

⇨ Ecole de Bruxelles autour des éditions Casterman

Ecole de Bruxelles

- Hergé

- Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer)

- Ligne claire

Ecole Marcinelle

- Jijé (Spirou)

- André Franquin (Spirou et Fantasio, Gaston, Le Marsupilami, les Idées noires)


- Morris (Lucky Luke)

- Will (Tif et Tondu)

- Peyo (les Schtroumfs)


⇨ Genre de la bande dessinée américaine mais reprise à leur sauce (on associait plusieurs
origines de bande dessinées mais ne parviennent plus car guerre)

- Ligne sombre, gros nez, très expressif, dynamique et effet caricatural

• Les Sept boules de cristal 1948


• Le temple du soleil 49
• Tintin au pays de l’or noir 50

1949.: Les Studios Hergé

Bob de Moor et Jacques Martin vont l’aider à réaliser ses albums


- Objectifs lune 1953

- On a marché sur la Lune 1954

- L’Affaire Tournesol 1956

- Coke en stock 1958

- Tintin au Tibet 1960

⇨ Succès mondial (à travers le marché belge et français)

1960-1970 : Dernières aventures

- Les bijoux de la Castafiore 1963

- Vol 714 pour Sydney 1968

- Tintin et les Picaros 1976


➔ Portrait de Andy Warhol (culture pop)

➔ Exposition au Grand Palais de Paris (très prestigieux, surtout sur un seul artiste)

1950. : Un langage : La Ligne claire

Tout élément de décor ou personnage est entouré d’un contour noir


systématique, avec des couleurs en aplat et chaque couleur est
délimitée. Les décors sont très réalistes qui permettent la lisibilité au dessin.
➔ Continuité : pas de changement de plan (pas de champ-contre champ, si de dos, tjrs de
dos)

Les personnages n’ont jamais d’ombres, sauf les véhicules. Les planches très régulières : 4
strips en 3 ou 4 cases sauf s’il veut faire quelque chose de spectaculaire.

1951. : Un format : l’album cartonné

Chaque planche constitue une unité sémantique qu’on peut isolée des autres : on
découvre une chose, fin de la page (surprise, on découvre quelque chose, … car
départ la bande dessinée était de semaine en semaine).

L’Etoile mystérieuse : 1942


Contexte historique : Le Soir volé. Hergé invente des noms et des pays.
De plus, tous les membres des personnages sont soit neutres soit faisant
partie des pays concernés par la guerre (Suisse, Suède, Allemagne,
Belgique).
➔Lien collaborationniste

Contexte éditorial : du strip à l’album

La mise en page change, la blague est mise au milieu (endroit un peu plus
mou pour relancer), … il recompose sa bande dessinée selon l’album.

La planche se clôture sur un suspense, un étonnement, une question, …

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