Littérature et Révolutions du 20e Siècle
Littérature et Révolutions du 20e Siècle
En effet, de nombreux développements vont avoir besoin d’usines : logiques nouvelles (acier,
chemin de fer, …). Ce qui permet l’enrichissement de classes élevées : bourgeoisie.
➢ Contexte socio-politique :
Les bourgeois vont s’enrichir. Ils vivent en ville (changement de classe au pouvoir (noblesse
qui règnent sur les paysans et les bourgeois, travail de la terre au 17ème). Au 18ème siècle, les
bourgeois commencent à se développer : ce n’est plus la terre qui amène la richesse.
Les puissants sont ceux qui possèdent les richesses, les industries et les développements
industriels, chimiques, … La richesse va transformer la ville et amener de grandes
nouveautés, un certain luxe (cabaret, métro, …).
Mais !, exploitation des classes dites « basses » : paysans (nombreux ont quittés les villes
donc besoin de trouver de nouveaux modes pour cultiver), ouvriers et les peuples colonisés
➔ Ils participent aux richesses mais n’en bénéficient pas
Siècle qui a une grande confiance dans le progrès qui ne bénéficie qu’une petite partie de la
population.
➢ Contexte culturel :
Ces inventions techniques vont permettre l’émergence de nouveaux loisirs et lieux de culture
comme le tourisme : les riches vont pouvoir voyager à travers le monde dans un train avec des
couchettes, …
Mais aussi les cabarets, les cinémas, les évènements sportifs (jeux olympiques, tour de
France, … ). Ce qui va créer des spectacles de masses. Le monde culturel change d’échelle et
de rythme. On entre dans le monde d’aujourd’hui.
➢ Contexte littéraire :
➔ Le naturalisme de Zola
➔ Le symbolisme de Mallarmé
Conclusion :
1. La Poésie
- Apollinaire : Alcools
La plupart des gens lisent la littérature dans les journaux car les livres coutent entre trop cher.
3. La Bande dessinée
La Poésie en 1913
Introduction : l’Héritage du Parnasse : volonté de rendre la poésie moins accessible aux gens,
élite de l’esprit, exigence formelle à la suite du Romantisme (+ vivant et sensible avec
Lamartine jusqu’en 1850)
➔ Retour de balancier : les règles classiques n’étaient pas si mal
Ce qui va développer des genres codifiés avec des règles de l’art dans la poésie et le théâtre
(encore très peu de textes imprimés) où l’essentiel de la culture passe par l’oralité.
• 19ème siècle : rupture
Mouvement romantique avec Victor Hugo qui ouvre ce courant fondé sur des modèles
modernes européens (Goethe, Shakespeare), on ne laisse plus la place à la mesure et la
raison classique mais à la nature et le sentiment.
Ce qui va développer des genres décodés où on crée des mélanges dans le drame romantique
(on peut rire des nobles), on ne respecte plus rien ; démesurés avec la poésie (plus lisible) et
des nouveautés à travers le roman (en lien au développement de la presse).
La poésie va donc atteindre les limites du Parnasse et veut s’éloigner du réel du monde
scientifique. Ce poème incarne cette limite.
Il s’agit d’une forme connue en poésie (2 quatrains et 2 tercets) assez classique avec des
alexandrins = contrainte formelle. De plus, il choisit des rimes en « yx/ix » car très peu de
rimes existent avec cette terminaison.
➔ Plus c’est compliqué, plus on atteint une qualité : volonté du mouvement (élite
littéraire et la rendre moins accessible au public).
Le poème cherche à être une œuvre formelle parfaite qui n’aurait pas de signification.
Seulement on perd le lecteur avec ce niveau de technicité car à qui s’adresse-t-il au final ?
Les auteurs se dirigent vers des élitismes à la suite de l’essor du roman policier, … on
transforme ce que l’on connait déjà pour aller plus loin, approfondir la chose.
➔ La Nuit : personnification = une personne qui vient allumer les ténèbres et porte la
lampe du soir
➔ Le Phoenix représente le soleil (aussi personnifié)
➔ Ptyx est une création lexicale mais ce n’est pas grave car il définit ce mot : = un
bibelot (objet qui ne sert à rien à part être joli), ici c’est un mot qui ne sert à rien qui
est choisi pour sa sonorité (il ne cherche pas à éveiller la
conscience sociale, à convaincre ou charmer, il cherche juste à être
écrit et être pour lui-même
➔ Dans le cadre de la fenêtre on voit des constellations dans le ciel étoilé et les ténèbres
de la nuit. Il n’y a dans le tableau ténébreux que quelques scintillements et il parlerait
ici sans doute la Grande Ourse.
Il crée une vision sur du noir où il n’y aurait que quelques scintillements : = rêve sonore, il ne
veut rien dire juste montrer, presque donner une image poétique. On ne sait pas aller plus loin
dans la négation du poème qui ne cherche rien.
⇨ Cette limite atteint un renouvellement, on comprend qu’on a atteint les limites même
si ce genre de poème va encore être écrit
A l’aube du XXème siècle, la poésie est autotélique (se dirige vers elle-même), formaliste,
impersonnelle (on ne parle pas de soi), inactuelle (on ne se préoccupe pas de questions
sociales).
• Guillaume Apollinaire
Il publie en 1913 : Alcools. Il nait à Rome en 1880 sous un nom très long : Wilhem de
Kostrowitzky. Il prendra comme pseudonyme : Guillaume Apollinaire.
Il ne connait pas son père et sera élevé par sa mère : enfance pieuse à Monaco (très croyant
qui va se retrouver dans sa nostalgie dans ses poèmes). A 19 ans, il se rendra à Stavelot en
1899 où il rencontrera Marie.
En 1903, il se rend à Paris et début sa vie d’artiste. Il rencontre Alfred Jarry (auteur de théâtre)
et fréquente des peintres fauvistes dont Picasso, Vlaminck et Derain.
Il rencontre Marie Laurencin avec qui il vivre sa plus longue relation. En 1907, il commence
réellement à rédiger des livres :
En 1911, la Joconde est volé au Louvres, il est soupçonné, sera emprisonné et il se fera quitté
par Marie.
A cette période, on voit apparaitre des objets artistiques provenant d’autres cultures dans le
monde et Apollinaire s’y intéresse beaucoup (fétiches, objets, masques, …), il est soupçonné
car il connait un des revendeurs d’œuvres d’art.
En 1913, il rassemble ses poésies : Alcools, il publie aussi Les peintres cubistes, méditations
esthétiques.
En 14, il est mobilisé durant la guerre et travaillera pour l’armée. Il se remet de l’éclat d’obus
à la tête. Il rédige : Mamelles de Tirésias, drame surréaliste et rédige des calligrammes. Il
finira par mourir en 1918 (figure de mal-aimé qui le suit jusqu’au bout).
➔ Recueils : Alcools
Grande importance du folklore qui le passionne dans son travail comme Ondine
(sirène envoutante).
- Poème Zone
Poème très novateur. Ce poème représente une zone démilitarisée à Paris qui a été réhabitée
mais qui devient une zone mal famée. Il représente un promeneur qui marche dans cette zone.
❖ Sur le plan formel :
On ne reconnait pas une forme figée et classique comme le sonnet. Les vers se
suivent sans nombre exact de syllabes. Il pratique un vers libre qui ne sont pas
réguliers. Il rédige son poème sans règles, sans contraintes. Il se détache du
Parnasse
❖ Sur le plan du fond/littéraire
Certains peintres vont en même temps que lui faire la même chose, vouloir
moderniser à travers la peinture comme Robert Delaunay (l’Equipe de Cardiff :
publicité, sport, jeux-olympiques, …).
➔ Pas de présentation construite mais volonté de représenter la modernité
dans un effet coloré et de vie
Il ne veut plus de l’Antiquité mais pourtant revient vers la religion qui serait la
modernité (enfance pieuse en lien)
➔ En renonçant au modèle gréco-romain pour revenir vers le modèle catholique
religieux et médiéval, on se rapproche du Romantisme comme l’a fait Victor Hugo,
mais en allant plus loin que cela
Il cherche à décloisonner la poésie du reste de l’art >< Mallarmé (élite littéraire qui pense les
journaux comme n’étant pas de l’art, mauvais et corruptible).
Ex : Picasso qui fait rentrer la publicité dans ses tableaux : Paysage aux
affiches 1912 (ville moderne dans sa peinture, pas de thèmes anciens
mais modernes). Il fait intervenir des éléments « laids »
Apollinaire fait donc référence au quotidien, à des choses modernes dans lesquelles il voit de
la poésie. Il va d’ailleurs inspirer les surréalistes.
On comprend qu’on a affaire à une marche désorientée dans Paris à travers l’esprit qui voyage
du poète. Par sa mémoire, il voyage en enfance. On sort du monde industriel ensuite pour
rentrer dans une imagerie religieuse et enfantine liée au Christ.
Il fait de grandes références mais aime aussi sortir des horreurs : lien à l’empire Ottoman
(guerre et violence). Il aime jouer sur le sublime, mélancolie et l’amour et puis surprise avec
un passage de violence.
Ex : évènement aérien qui ramène énormément de gens où on assemble les avions à des
personnages célèbres de la mythologie, anciens où on interroge la culture européenne au
niveau des nouvelles technologies, ce qui amènera des limites car ils pensent qu’ils ont
développé une nouvelle forme de spiritualité grâce à la machine, surestimation d’eux-mêmes
à de grandes figures).
Par les oiseaux, il entre une nouvelle fois dans la Modernité : tous les oiseaux du monde sont
appelés à ouvrir au monde de l’aviation la culture mondiale.
⇨ Avion : Dieu, Icare, puis tous les oiseaux réels (ibis, aigle, colibri, …) et tirés
d’origines différentes et anciens (oiseau Roc, colombe, oiseau-lyre, paon ocellé)
Monde change d’échelle à ce moment là et l’auteur prend en compte les nouvelles références
culturelles (ex : carte isochronique avec des lieux encore de rêves).
La fin : coupure violente voulue : fin du vers pas fini ?, lever du soleil ou
sa mort ? sa vie se coupe tout comme sa vision au soleil
⇨ Synthèse Poème Zone :
1. Projet poétique : il consiste à s’éloigner des références et les formes antiques pour
faire entrer le monde moderne dans la poésie.
➔ Forme : sans contrainte, vers libre
➔ Références :
• Contemporaines, qui appartiennent à la culture populaire : affiches, publicité,
journaux, prospectus, aéroplane
• Religieuses
• Mythologiques : Icare
• Cultures mondiales : oiseaux pour montrer une réalité nouvelle et moderne :
l’aéroplane
Il met en scène le monde moderne qui montre qu’on ne peut plus se satisfaire des références
antiques et mythologiques mais qu’on doit s’ouvrir au monde entier, en lien aux
développements et aux nouveautés dont la poésie cherche à s’emparer.
⇨ Il faut de nouvelles références et de nouvelles formes.
➔ Pointe d’humour
➔ Références médiévales
Il ne s’intéresse plus à la ville mais fait revenir à un souvenir mélancolique d’un amour.
Série de quatrains et de distiques (refrain (qui se répète) => chanson (voire contine) :
référence médiévale (vers chanté oralement pour mieux retenir). On retrouve une certaine
rythmique.
La femme à moitié saoule semble être une femme qu’il reconnait, qu’il connait alors que ce
n’est pas le cas. Il est dans Londres et il suit un rabatteur qui va l’amener vers une prostituée,
il est heureux de retrouver cette femme qui ressemble à celle qu’il a aimée bien qu’il soit
dégouté par ce qu’il fait.
⇨ Références mythologiques (Egypte, Ulysse) et religieuses (Moïse)
• Blaise Cendrars
Il nait en Suisse en 1887 et meurt à Paris en 1961. Son vrai nom est Frédéric
Sauser. C’est un jeune homme aventureux, en 1904, à 17 ans, il part en
Russie pour réaliser un apprentissage chez un horloger suisse.
⇨ Révolution en Russie (époque mouvementée qui aboutira à une guerre avec le Japon).
Ses débuts d’écrivain : début en tant que poète, il fume beaucoup. Il va beaucoup voyager.
Son premier poème est rédigé en 1911 : Les Pâques à New-York, au moment où il s’invente le
nom de Blaise Cendrars.
Il crée donc ce personnage qui porte ce nom, il s’agit d’un inventeur et d’un écrivain, il s’agit
donc de son pseudonyme mais il est en même temps le personnage principal de son œuvre.
En 1914, il décide de faire la guerre, il s’engage dans la légion étrangère de France. En 1915,
il sera blessé gravement, il perd sa main droite (il cesse donc d’être un poète). Il racontera en
46 cette mésaventure.
Il va raconter son expérience de la guerre dans J’ai Tué en 1918. En 1924, il publie un texte :
Kodak, Documentaire (appareil transportable : permet de documenter un fait, change le
rapport à l’actualité et au récit). Ce texte semble être un instantané mais plagiat et
recomposition du Mystérieux docteur Cornélius de Gustave Le Rouge.
⇨ Il veut prouver que cet écrivain est un grand auteur ! il recompose son œuvre en
reprenant des phrases
Dans les années 30, il devient reporter au Paris-Soir et rédige aussi d’autres
textes (l’Or (1925), Moravagine (1926), Les Confessions de Dan Yack (1927).
Analyse du poème :
➢Plan formel :
Ce poème est composé de vers libres (pas de contraintes, rythme ou rimes mais
vers) en allant à la ligne pour chaque phrase.
Refrain qui revient et dans lequel on retrouve des rimes (seul endroit).
➔Traces anciennes de formes poétiques (refrain = balade médiévale chantée,
assonances, allitérations, …) sinon c’est libre et naturel
➢Plan littéraire :
Les trains sont pleins d’objets à amener vers la guerre Japon-Russie. Il veut aller dans ces
wagons car il y a beaucoup de femmes = « objets »
Le train est rempli de cercueils eux-mêmes remplis de nourriture. Ils servent jusqu’à
renfermer eux-mêmes les morts (les corps sont envoyés pour servir à la guerre/objets et vont
servir à donner un peu de chaleur aux soldats sur le front).
Le jeune homme de 16 ans part vers la guerre et pense qu’il va vivre de fabuleuses
aventures (qui lui vienne de grands auteurs (Verne, héros, histoires fabuleuses, Alibaba, vieux
de la montagne (Secte des Assassins).
Etrange description de Jeanne :
➔ Elle est tellement pauvre qu’elle n’a pas de corps : son corps ne lui appartient pas
➔ Depuis qu’elle lui est apparue, le monde devient globalisé, planétaire, il va vers le
monde entier par ces voyages, il s’inspire grâce à elle, il va à la rencontre : coloré,
chaud, exotique, …
➔ Initiation de la culture occidentale qui va se répandre et devenir une culture mondiale
et inspirer également les cultures du monde entier
Synthèse du poème :
Poème qui raconte un voyage à travers la Russie vers 1905 entre Moscou et Kharbine mais
aussi un mythe personnel (récit imaginaire qui raconte comment il a donné naissance à
« Blaise Cendrars » qui est le poème mais aussi le poète).
➔ Naissance sous le signe du feu d’un poète grâce à Jehanne
- Vers libre qui est interrompu de temps en temps par des refrains rappelle la ballade
romantique
Le poète fait apparaitre ce poème sous la forme d’un rouleau illustré par Sonia Delaunay (2
propositions simultanées qui font sens ensemble sans subordination).
Le Roman en 1913
Il part à Paris pour continuer ses études et rencontre Jacques Rivière (qui sera le directeur de
la Nouvelle Revue française).
1905 : exposition au Grand Palais et rencontre Yvonne de Quiévrecourt/Galais qui l’éblouit.
Il va ensuite devenir journaliste pour Paris – Journal et rédige des poèmes du le côté qui vont
lui permettre de rencontrer tout le Paris littéraire.
Il perd la vie durant la guerre. Il deviendra célèbre grâce au recueil Miracles (toutes ses
œuvres rassemblées par Rivière). Il a une grande maitrise et est prometteur.
Le Grand Meaulnes
Le roman se déroule dans un petit village en France en 1888 dans une école
avec Mr Seurel (femme Millie et un fils François Seurel (narrateur). Il a 15 ans
mais c’est un enfant. Il a souffert d’une maladie (genou qui l’empêchait de
marcher) qui l’a empêché de découvrir le monde étant petit.
Il lit beaucoup, il vit dans les rêves, s’imagine un monde, … mais son existence
sera chamboulée par Augustin Meaulnes qui a 17 ans et qui recherche l’amour
et devient pensionnaire dans l’école et partagent sa chambre avec lui.
Il se perd dans la campagne pour accueillir les grands-parents et revient 3 jours plus tard
comme ébloui par quelque chose. Il s’est blessé au genou et repart et arrive dans un endroit
étrange où les enfants décident de tout (monde merveilleux, illuminé) pour une noce.
Il remonte le cours du temps (rêve de famille fait étant enfant) : situation œdipienne (comme
s’il avait le droit de jeter un dernier regard dans l’enfance avant de devenir un homme). Mais
inquiétude, celui qui doit se marier Frantz (autre facette du personnage) qui n’arrive pas.
Les invités s’en vont et un lui propose de rentrer chez lui (école). On comprend que Frantz va
essayer de se suicider et Augustin s’endort (il ne sait pas non plus comment il est rentré).
Yvonne de Galais est présente dans son rêve (c’est celle qu’il veut).
Ils cherchent ce domaine mystérieux après être revenu et raconté à François. Une troupe de
bohémiens arrive au village et Frantz arrive à l’école, qui ne va pas leur rappeler d’où il vient.
Les comédiens disparaissent quand les deux protagonistes se rendent compte de qui est
Frantz.
➔ Monde imaginaire, un peu fou
➔ Ce roman parle de la transition entre l’enfance (15 ans mais 8ans), l’adolescence
et l’âge adulte (18 ans, prof et adulte).
Mise en abyme du roman : il essaie de raconter un moment merveilleux de la vie mais qui ne
dure pas et qui est tristement banal (le merveilleux est suivi d’un désenchantement). On a
encore accès à la magie de l’enfance qui en pensant aller vers le monde et bien on entre dans
la banalité du quotidien/de la réalité.
Grand importance de poésie. Lorsque François va sortir de la rêverie de
Meaulnes, il va se rendre compte à quel point il s’agissait d’une rêverie d’un
adolescent.
Mais il rencontrera plus tard Yvonne de Galais donc il comprend que c’était
vrai. Mais Augustin a une relation avec Valentine qui était la fiancée de Frantz
(il est donc impossible de partir en arrière car vraie relation, engagement, …).
Comme Meaulnes qui découvre un monde/sens caché qui lui fait comprendre le sens de son
existence tout comme le roman de Fournier qui s’interroge sur le passage universel entre
l’enfance et l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.
➔ Réalisme magique : mise en abyme et des personnages en miroir (François (enfant
prisonnier des livres et famille), Frantz (adolescent dans un monde merveilleux
idéalisé), Maud (adulte dans un monde d’aventure, …).
Mais on se rend compte que c’est un échec : Proust va donc faire l’inverse : il va assumer le
point de vue subjectif de la littérature : on ne décrit plus le monde avec un Dieu et les
personnes mais plutôt décrire un monde perçu par les humains avec des sujets
imparfaits qui ne connaissent pas tout, qui ont des histoires avec les choses, des
préjugés et des imperfections.
Il essaie de décrire les choses après les avoir vécues pour montrer ce que c’est qu’une vraie
relation, l’évolution dans le temps qui évolue.
⇨ Science >< Conscience
Pour Zola, notre comportement est déterminé de façon biologique/génétique et par les règles
sociales. L’homme est déterminé par lui-même et la société (patrimoine génétique déterminé à
l’avance). Pas de place au rêve, tout est déterminé, pas de changement.
Proust lui va montrer qu’il n’y a pas de vérité unique sur un être humain (on évolue dans le
temps, différentes facettes, …).
➔ Personnages/lieux et sentiments évoluent dans le temps, Proust va donc explorer cette
réalité du mieux qu’il peut : rien n’est objectif au final (tout est lié à un souvenir). On
accorde de la valeur aux lieux/objets/personnes qui évolue au fil du temps.
Le temps présent est hanté par le temps perdu qui peut être retrouvé par le souvenir.
Recherche du temps perdu : comment à travers personnes/lieux/objets on peut retrouver le
temps perdu et ainsi percevoir la profondeur de la réalité qui nous entoure.
Le monde est une construction, il est changeant pour un être humain coincé dans un corps et
dans le temps. Il va raconter ce que c’est qu’un « Moi ».
b. L’homme et l’œuvre
Il est né en 1871 et est mort en 1922. Il vient d’une famille très riche et vit une enfance
heureuse. Il sera un étudiant velléitaire et pour lui, jamais il ne devrait travailler (critique des
bonnes, …) : absence totale de conscience sociale.
Vers 1909 (jusqu’en 1922), il change complètement de mode de vie et se reclus dans un
appartement : écrivain reclus (santé fragile) qui passe sa vie à écrire.
➢ Traductions de Ruskin
➢ Essais et articles littéraires (contre Sainte-Beuve : pour lui il faut étudier l’œuvre pour
elle-même, détachée de son créateur >< S-B)
➢ A la recherche du temps perdu (1909-1922) : l’homme de sa vie devient une femme
dans son livre mais l’homosexualité est gardée dans les thématiques de l’œuvre.
• Du coté de chez Swann (1er volume des 7 sur cette histoire) (1913)
• A l’ombre des jeunes filles en fleur (1919)
• Le coté de Guermantes (I et II)
• Sodome et Gomorrhe (I et II)
• La Prisonnière
• Albertine disparue
• Le Temps retrouvé
Cette autobiographie raconte l’histoire d’une vocation d’écrivain que l’on pense aller à
l’échec mais au final, on comprend que par le souvenir, le narrateur trouve l’inspiration et
devient écrivain.
⇨ Aspect cyclique qui raconte l’histoire d’une vocation !
➢ Roman du temps et de la subjectivité :
- La mémoire involontaire
Les objets ont une valeur subjective/sentimentale : on retrouve des souvenirs cachés dans des
objets/odeurs, … qui nous rappellent des émotions/choses.
Il va donc creuser dans cette dimension pour retrouver ses racines/son passé pour ainsi se
comprendre lui-même.
Il explique comment son enfance revient par une madeleine et une tasse de thé : il retrouve
ses sentiments/émotions. Il explore l’espace ouvert par de simples sensations. Il fait émerger
la réalité qui lui avait échapper dans ses souvenirs qui va remonter à la conscience et emmène
le spectateur vers sa propre conscience. Il l’emmène dans son for intérieur : nouveau projet
dans la littérature : roman MODERNE
- La quatrième dimension
- La révélation esthétique
c. La petite histoire
Elle va s’imposer comme la grande revue pour publier ses textes dans la société française.
Proust ne plaira pas à Gide et lui donnera un prétexte pour ne pas publier ce roman. L’idée ne
lui plait pas mais il finira par lire son livre par la suite et se rendra compte de son erreur.
Il finira par publier le reste de son œuvre dans cette maison d’édition.
A cette époque, la France est divisée entre la Zone libre sous commandement français et la
Zone Nord sous occupation allemande.
A. Pénurie
Situation de pénurie : 1 million et demi sont prisonniers en Allemagne. Toutes les ressources
disponibles sont détournées vers la force allemande (nourriture, charbon, papier, …). Tout est
réquisitionné et de nombreuses industries cessent de fonctionner (travail obligatoire,
emprisonnements, …).
➔ Tickets de rationnement
➔ Famine
B. Répression
Lois raciales mises en place, croix jaunes des juifs mises en place.
➔ Répression dans la culture : censure
Toute publication doit recevoir un visa de censure sinon il s’agit d’une publication clandestine
(mort, emprisonnement, déportation, …).
a. Conviction
b. Obligation
Les Nazis exigent d’exercer un contrôle total sur ce qui est publié et certains écrivains
accepteront afin de permettre à la culture française de procréer.
Otto Abbetz : pour lui, la persécution des juifs est un prétexte pour attaquer le capitalisme et
la banque dans le monde, les communistes, …
Les Allemands vont donc contrôler la culture française pour avoir un contrôle sur tout.
c. Opportunisme
2. Garder le silence
André Malraux : il décide pendant toute la guerre de ne rien publier dans la NRF ou autre.
3. L’exil
4. La Résistance/la Clandestinité
Certains groupes s’associent pour publier et diffuser le texte dans la clandestinité (on se le
passe, extrême discrétion). Souvent, on retrouve de la poésie ou des nouvelles, des revues de
¾ pages car doit être discret.
1. Vercors
Hors, son personnage Van Ebrennac est cultivé, admire la culture française et parle très bien
français. Il parle de l’accueil des français.
⇨ Espoir qu’il y ait chez les allemands une tentative de ne pas détruire toute la France.
Il est dédié à un poète : Saint-Pol-Roux (fille violée par des Allemands), climat
lourd et triste. Il finira par avoir une attaque à cause de cela.
Ecriture simple
Un silence glaçant sera mis en place tout au long du récit : ne pas chercher
d’affrontement, volonté pour montrer l’intolérance de l’invasion.
Personnage donc très différent car calme, ne parle pas mais parle bien français. On ne sait pas
encore sur quel pied danser : homme blond, grand et fort, arien, mais il boite (intérêt, on se
pose des questions) brut et français, raffinement
Le soldat reviendra de jour en jour (huis-clos, on ne sait pas ce qui se passe à l’extérieur).
Ensuite, par la parole, ses discours va révéler ce qu’il croit de la guerre, de la France, … et il
aura une révélation de ce qu’il va advenir.
Ce monde recherché est lié à la situation historique : dire le monde pour dénoncer, accuser ou
révéler l’histoire en cours : on prend la parole pour dire ce qui se passe en réalité >< médias
qui sont contrôlés et censurés
- Oncle
- Nièce
Justification des nazis : punition et purification de la France malade qui devrait être soignée
mais l’homme transforme cette vision en prenant le fait que l’Allemagne est barbare et
violente et que c’est la France qui va les soigner et les rendre meilleurs.
⇨ Il rêve que ces deux pays partagent leurs cultures et se perfectionnent, que
l’Allemagne doit guérie de sa cruauté.
On comprend que ses yeux se tournent vers la Nièce (<3) qui pourra se montrer très patient
mais qu’il prendra le temps pour elle.
Il montre donc que tout cela est un conte de fée, confiance de Ebrennac alors que confiance
ébranlée à la suite.
Il va rendre visite avec les militaires au-dessus de lui mais quand il revient, son discours
change (destruction définitive de la culture française, il comprend que c’est une occupation de
destruction et demandera l’exil, de quitter la France).
➔ Pas de punition ou l’aube d’histoire d’amour entre deux peuples : volonté radicale de
détruire les cultures pas allemandes.
Mais il faut résister par rapport à cela, il faut avoir une résistance culturelle : on continue la
littérature en dehors du cadre allemand.
2. Albert Camus
- L’étranger en 42
- Le Mythe de Sisyphe en 42
Reconnu par Jean-Paul Sarte qui va le ranger en tant qu’« existentialiste ». Il va réagir par
rapport à cette étiquette et le sépare des surréalistes (qui lancent la littérature durant la guerre).
Sartre essaie de créer une nouvelle génération d’écrivains différents car ces poètes surréalistes
sont exilés dans le Sud donc à Paris tout est libre.
Sarte (résistant/pas du tout) : lettres des français (après la libération de Paris, ..).
Cela va lui permettre d’être reconnu comme un écrivain important mais en même temps cela
va lui enlever des libertés.
• LA REVOLTE :
- La Peste en 47
- L’Homme révolté en 51
- L’exil et le royaume en 57
Il participe à des journaux de la résistance. Fin de guerre : écrivain résistant tout comme
Sartre. En 57, il reçoit un prix Nobel de littérature.
Il rédige également une nouvelle : Jonas ou l’artiste au travail (peintre qui rappelle sa
propre histoire de l’écrivain, pauvre, heureux avec la femme qu’il aime qui sera reconnu
comme un grand peintre et son appartement sera envahi par des gens).
Ce Jonas en aura assez va se construire un atelier inaccessible dans lequel il sera seul, reclus
et personne ne pourra l’atteindre. Il finira mort en se tuant à la tâche. En le découvrant mort,
on découvre son tableau qu’il a bcp travaillé : vide avec Solitaire/Solidaire ? (écrivain discret
mais solidaire dans toute sa vie, journaliste, engagement, résistant).
Procès de Meursault car il a commis un meurtre mais difficulté car il ne suit pas les
règles sociales, il passe pour un monstre aux yeux du jury.
• Fin : condamnation et effets sur lui
Incipit :
Portrait de Meursault : insiste sur l’étrangeté de son comportement (titre = étranger au genre
humain, il est étrange car il ne semble pas comprendre le fonctionnement des autres et ses
propres sentiments).
Il va attribuer à des évènements extérieurs tout ce qu’il ressent alors qu’il s’agit d’un
évènement qu’on vient de lui annoncer.
Il ne comprend pas très bien les coutumes : pas de costume de rigueur pour des condoléances.
Il attribue ses sentiments à la météo, les gens autour de lui, … Il attribue tout à des choses
extérieures comme le soleil.
Pas de commentaire explicite sur son caractère (pas de narrateur car il est lui-même le
narrateur, le lecteur juge lui-même Meursault).
Il semble ne pas comprendre les règles, ce qu’il faut dire, … il ne comprend pas les jeux, … il
pourrait se marier car peut importe avec qui, il ne l’aimait pas.
Meursault interroge le lecteur sur lui-même sur les règles à suivre, l’étrangeté, la différence,
…
Scène du meurtre :
Toujours importance de la météo, soleil et la mer. On dirait que le monde le pousse vers
l’Arabe, alors que c’est lui qui marche vers lui. Camus montre le fait que l’étranger ne
contrôle pas et ne comprend pas ses émotions.
Etrangeté qui prend la tournure de violence sans préméditation : il est poussé de l’intérieur qui
selon lui provient du soleil alors qu’il s’agit de ses émotions. Il pratique une écriture blanche
comme Vercors, la plus objective possible (faits et éléments réels qui sont en train de se
produire).
➔ Soleil = submersion des émotions du personnage
Enigmatique (étranger) mais en même temps il est très humain : on se questionne sur notre
propre humanité et étrangeté !
Il ne comprend pas le jeu des relations humaines, est-il autiste ? il est comme en dehors du
monde, société mais capacité d’avoir une vie professionnelle, … mais séparation de
l’humanité !
Et parfois on ne se rend même pas compte qu’on attribue à des choses extérieures, tout ce qui
bouillonne en nous.
Scène du procès :
Description du procès comme si cela ne le concernait pas. Il sera condamné et sera emmené
dans sa cellule (dernière nuit).
➔ Dernier extrait (fin du roman)
Camus emploie une écriture blanche : but est d’atteindre la plus grande
objectivité à travers le regard d’un personnage sur sa propre situation.
L’humain doit faire face à l’Absurde car l’être humain se sait mortel, il sait que sa vie a une
limite et que tout sera frappé un jour de non-sens/absurdité car il va mourir. Il doit faire le
constat en étant honnête que sa vie n’a pas de sens, qu’elle est absurde.
➔ Pour se faire croire le contraire, on crée des fictions
Camus va donc développer le désespoir de l’homme frappé par l’absurdité, l’exil de sa vie qui
est à l’écart de tout. Mais en réalité, perdre l’espoir est se libérer de tout cela.
Meursault comprendra ce que l’on ressent quand on est conscient d’être mortel !
sentiment libérateur : je peux être heureux malgré la mort (réconciliation avec le
monde, l’indifférence du monde (qui n’est plus choquante) à notre sort, parce que
notre sort est prédestiné à l’avance mais soulagement.
Sartre pensera également que l’homme est délaissé par le ciel et que le
désespoir ne doit pas être vécu négativement : on est libre de se définir par nos
actes = l’humanité.
➔ Existentialisme de l’homme
1. Poésie :
Publications clandestines avec des poèmes surréalistes et très engagés. Mais en même temps,
on retrouve une poésie moins engagée qui s’appuie plus sur les sentiments.
⇨ Deux visions différentes qui paraissent la même année
2. Saint-Exupéry
Expérience d’une mission militaire dans laquelle il raconte ses espoirs sur cette guerre nazie
(roman philosophique et engagé, militaire).
3. Hergé
Les aventures de Tintin se déroulent de semaine en semaine : premier, Tintin part en mission
dans le royaume des Soviétiques. Hergé projette sur le monde découvert par Tintin, tous les
préjugés et stéréotypes des européens sur le monde.
- Rencontre de Zhang Chongren (dialogue avec cet artiste chinois, réaliser le Lotus
bleu).
- Le Soir volé
176 strips sont parus dans le Soir du 20 octobre 1941 au 21 mai 1942 remaniés en 62
planches
• 1942-43 :
Durant cette année : il réalise Le Secret de la Licorne, le Trésor de Rakham le Rouge (chef
d’œuvre au niveau dessin et construction narrative, perfectionnement de son art).
➔ A partir de cela, on entre dans l’univers hergéen.
Hergé va bénéficier de l’aura d’un résistant en 46 qui vient apporter une concurrence avec le
journal de Spirou publié par Dupuis à Marcinelle.
⇨ Ecole de Marcinelle autour des éditions Dupuis
Ecole de Bruxelles
- Hergé
- Ligne claire
Ecole Marcinelle
- Jijé (Spirou)
➔ Exposition au Grand Palais de Paris (très prestigieux, surtout sur un seul artiste)
Les personnages n’ont jamais d’ombres, sauf les véhicules. Les planches très régulières : 4
strips en 3 ou 4 cases sauf s’il veut faire quelque chose de spectaculaire.
Chaque planche constitue une unité sémantique qu’on peut isolée des autres : on
découvre une chose, fin de la page (surprise, on découvre quelque chose, … car
départ la bande dessinée était de semaine en semaine).
La mise en page change, la blague est mise au milieu (endroit un peu plus
mou pour relancer), … il recompose sa bande dessinée selon l’album.