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Défaillances du marché expliquées

Le document décrit les différentes défaillances du marché telles que les asymétries d'information, les externalités et les biens collectifs/communs. Il explique comment ces imperfections du marché peuvent mener à une allocation inefficace des ressources.

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Support de cours A2

Les défaillances du Marché


Les défaillances de marché sont des circonstances au sein desquelles le fonctionnement du marché conduit à
une allocation inefficiente des ressources. Ces défaillances peuvent résulter de diverses imperfections du
marché, telles que la présence de pouvoir de marché ou d'asymétries d'information, mais elles peuvent
également découler d'une définition inadéquate des droits de propriété. Les défaillances liées à l'existence de
biens communs, de biens collectifs ou d'externalités sont attribuables à des lacunes dans les droits de propriété,
qui sont soit absents, soit mal définis. Les externalités se réfèrent aux conséquences d'activités économiques
qui ne font pas l'objet d'une transaction marchande, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas assorties d'un prix. Par
exemple, une nuisance sonore provenant de la production d'un bien constitue une externalité, car le producteur
n'a pas à acquérir de droit pour émettre du bruit envers ses voisins.
I. Le problème des asymétries d'information
Les asymétries d'information surviennent lorsque les différents acteurs économiques ne disposent pas du même
niveau d'information. Dans de telles situations, le marché cesse d'être parfaitement concurrentiel, comme le
modèle de concurrence pure et parfaite le prévoit, car le fonctionnement du marché conduit à une allocation
de ressources sous-optimale. L'anti-sélection, ou sélection adverse, est une conséquence des asymétries
d'information, dans laquelle les produits de haute qualité sont évincés du marché. Par exemple, sur le marché
des voitures d'occasion, le prix reflète la qualité moyenne des voitures, car les consommateurs ne peuvent pas
distinguer les différentes qualités des voitures. Cela incite les propriétaires de voitures de haute qualité à se
retirer du marché, ce qui entraîne une baisse de la qualité moyenne des voitures vendues, une réduction des
prix et éventuellement la disparition du marché. Un cercle vicieux peut se former, entraînant une crise de
confiance et un marché inefficace. L'anti-sélection peut se manifester sur divers marchés, tels que l'assurance,
où les compagnies d'assurance ne connaissent pas parfaitement le risque encouru par leurs clients. Pour attirer
un large éventail de clients, les compagnies d'assurance modèrent leurs prix, ce qui conduit à une demande
excédentaire.
Divers mécanismes peuvent être utilisés pour réduire l'incertitude, tels que la création de labels (comme le
label Agriculture biologique) ou de guides (comme le guide Michelin) pour informer les consommateurs sur
la qualité des produits. Une meilleure diffusion de l'information peut découler de l'initiative des producteurs
ou être imposée par l'État, par exemple, en obligeant les produits alimentaires à divulguer des informations sur
les ingrédients, la teneur en calories, le lieu de production, etc.
L'aléa moral se manifeste lorsque l'une des parties d'un contrat, comme un contrat de travail, est en mesure de
profiter d'une asymétrie d'information pour nuire à l'autre partie. Par exemple, un employé peut s'adonner à
des comportements non conformes pendant son travail, car son employeur ne peut pas le surveiller en
permanence. Les situations d'aléa moral peuvent se produire dans divers contextes, comme l'assurance, où les
personnes peuvent adopter un comportement plus risqué une fois qu'elles sont assurées, sachant que leur
comportement n'est pas surveillé. Pour atténuer l'aléa moral, des contrats peuvent être conçus de manière à
aligner les intérêts des deux parties contractantes. Par exemple, lier la rémunération d'un employé aux résultats
de l'entreprise peut l'inciter à travailler davantage pour accroître les profits de l'entreprise. Les systèmes de
bonus/malus dans le domaine de l'assurance sont un exemple de gestion des asymétries d'information.
II. La question des externalités
Lorsqu'une entreprise génère des externalités négatives en polluant dans le processus de production d'un bien,
le prix de ce bien ne reflète que les coûts de production et la demande, sans tenir compte des coûts liés à la
dégradation de l'environnement. En l'absence de réglementation publique, l'entreprise n'est pas tenue de payer

Belhaj Youssef
Support de cours A2
pour les ressources naturelles qu'elle utilise. Par conséquent, le coût social de production du bien est supérieur
à son coût privé, ce qui conduit à une surproduction de biens générant de telles externalités.
En revanche, des externalités positives peuvent également exister. Par exemple, dans le cas de l'apiculteur et
de l'arboriculteur, ils bénéficient mutuellement de leurs activités sans qu'il y ait une transaction monétaire entre
eux. En cas d'externalités positives, le bénéfice social excède le bénéfice privé, et le marché conduit à une
sous-production de biens.
L'État peut intervenir pour réguler le marché en imposant des taxes sur les activités générant des externalités
négatives et en accordant des subventions aux activités générant des externalités positives. Cette intervention
vise à inciter les acteurs à prendre en compte ces externalités dans leurs décisions économiques. Selon
l'économiste Arthur Cecil Pigou, cela revient à établir des taxes sur les activités dont le bénéfice social net est
inférieur au bénéfice marginal privé net, et à accorder des subventions aux activités dans la situation inverse.
L'objectif est de faire supporter aux acteurs les coûts sociaux des externalités, conformément au principe du
"pollueur-payeur."
III. L'enjeu des biens collectifs et des biens communs
En économie, un bien ou un service est considéré comme rival lorsque sa consommation par un individu exclut
la possibilité pour un autre individu de le consommer. Par exemple, la consommation d'une pomme la détruit,
rendant impossible la consommation par une autre personne. En revanche, un bien est non rival lorsque la
consommation par un individu n'empêche pas d'autres individus de le consommer simultanément, comme
l'éclairage d'une rue la nuit. La notion d'excluabilité se rapporte à la capacité du producteur à exclure des
individus de l'utilisation du bien. Par exemple, sur une autoroute, le péage peut exclure les individus qui ne
paient pas. En revanche, une rue éclairée est difficile à exclure, car personne ne détient de droits de propriété
sur la rue et elle est considérée comme un espace public accessible à tous.
Lorsqu'un bien est à la fois non excluable et rival, on le qualifie de bien commun. Les ressources naturelles
sont des exemples de biens communs, car leur consommation entraîne leur épuisement et elles sont
généralement en libre accès. Cependant, leur exploitation excessive peut les mettre en danger, ce qui est
souvent appelé la "tragédie des biens communs." Les biens communs sont généralement sous-produits sur le
marché, car de nombreux consommateurs attendent que d'autres financent leur production pour en bénéficier
gratuitement, un comportement appelé le "passager clandestin." Par conséquent, la puissance publique
intervient souvent pour gérer les biens communs.
Pour les biens collectifs, qui sont à la fois non rival et non excluable, leur production est généralement limitée
en raison du comportement de passager clandestin des consommateurs, les incitant à attendre que d'autres
financent leur production. En conséquence, ces biens sont souvent pris en charge par l'État, car le marché ne
parvient pas à fournir une quantité adéquate de biens collectifs.
La distinction entre biens communs, biens collectifs et biens publics est essentielle pour comprendre les
problèmes de gestion des ressources et les défaillances du marché associées à ces types de biens.

Belhaj Youssef

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