KAFACK
KAFACK
PREPARES A PARTIR
DE BIOMASSES TROPICALES POUR L’ELIMINATION DU
CHROME ET DIURON EN MILIEU AQUEUX
Titre (Doctorant)
UTER GEI
Igor OUEDRAOGO
David MOYENGA
Boukary SAWADOGO
Promotion [2011/2012]
Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.
Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.
DEDICACE
Mon père, Georges WOUATSA pour son soutien sans faille, ses
conseils, sa disponibilité, ses encouragements et ses prières
REMERCIEMENTS
Je tiens particulièrement à remercier :
Mes chers Parents, pour la confiance mise en moi durant les 5 années écoulées, les
encouragements, le suivi sans relâche, les moyens nécessaires et l’accompagnement durant
toute ma formation.
[Link] BLIN (Directeur du LBEB et enseignant chercheur), pour l’accueil chaleureux
manifesté à mon égard et le suivi de l’évolution de mes recherches.
[Link] GUEYE ; doctorant et mon encadreur, pour le suivi sans relâche, l’encadrement
exemplaire ; malgré mes pensées parfois noyées dans les soucis, les conseils et les
encouragements prodigués à mon égard durant tout le déroulement du stage.
[Link] RICHARDSON (Enseignant chercheur); qui n’a cessé de me rappeler les règles de
sécurité à respecter lorsqu’on effectue des manipulations en laboratoire, les conseils et les
encouragements prodigués en mon égard durant tout mon stage.
[Link] CHANGOTADE et [Link] Igor, respectivement technicien en chef du
laboratoire et enseignant chercheur, pour l’accueil chaleureux manifesté à mon arrivée au
laboratoire, les conseils, la sympathie et les encouragements prodigués à mon égard, tout au
long de mon stage.
Tout le personnel du laboratoire pour l’accueil chaleureux manifesté à mon égard ainsi que les
conseils prodigués àmon égard tout au long de mon stage.
[Link] SAVADOGO et M. Boukary SAWADOGO, respectivement technicien chimiste et
ingénieur chercheur au LEDES ; de m’avoir guidé dans ce laboratoire et appris à manipuler le
spectrophotomètre d’absorption atomique à flamme et spectrophotomètre UV, indispensables
dans le cadre de mon stage.
Mes compatriotes Rosine TCHEMEU, Baudouin KOYUE, Raoul KOUEKAM, Apollinaire
NDI, Catherine SONFACK et Sévère FOSSI ; qui m’ont non seulement toujours accompagné
et soutenu durant les cinq années passées ensemble et n’ont cessé également de m’encourager
durant toute la période de mon stage.
Mes petits Franky DOMBAS et Legassy MIANTAMA, pour leur soutien et
l’accompagnement durant tout le temps passé à Kamboinsé dans le cadre de mon stage, et
m’avoir fait toujours rire quelques fois avec de multiples histoires qu’ils racontaient.
Enfin, mes amis Chrys MOMO, Guy MOME, Malcolm BOKILO, Bertrand DONFACK et
Ted DOSSA ; qui m’ont soutenu moralement, réconforté, encouragé et accompagné durant la
longue période de trouble que j’ai traversé dès le début de mon stage.
ii
RESUME
La pollution des eaux par des métaux lourds et des micropolluants tels que les herbicides,
nécessite le recours à des procédés très performants. C’est pourquoi, l’utilisation des charbons
actifs (CA_ et CA_ ) ; préparés à partir de coque d’arachide, le CA_KOH
préparé à partir du bois de jatropha et le charbon commercial(CECA), a été testée pour
évaluer la capacité d’élimination du chrome et le diuron en solution aqueuse. Le but de cette
étude étant d’étudier les performances de ces charbons actifs obtenus pour traiter les métaux
lourds et pesticides en milieu aqueux. Les charbons actifs préparés ont des surfaces
spécifiques de 1261m²g-1 pour CA_KOH, 786m²g-1 pour CA_H3PO4 et 363 m²g-1pour
CA_ , comparables avec le charbon actif commercial CA-COM qui a une surface de
-1
834m²g .Divers paramètres tels que la masse de charbon, le pH de la solution et la
concentration initiale ont été étudiés pour établir les conditions optimales d’adsorption du
chrome et le Diuron sur les [Link] résultats ont montré qu’à pH 2, l’élimination du
chrome en solution aqueuse est très favorable et que les taux d’adsorption du chrome
augmentent avec l’accroissement de la masse de charbon. La cinétique d’adsorption est de
pseudo second ordre et l’isotherme d’adsorption pour cette étude obéit mieux à l’isotherme de
Langmuir. La capacité d’adsorption maximale du chromea été respectivement de 88,54 ;
82,87 ; 68,17 ; 44,05mgg-1 pour le CA_KOH, CA COM, CA_ et CA_ en milieu
acide tandis que le taux d’adsorption du diuron a été respectivement de 87 ; 62,5 ; 59,5 et 47
% pour lesCA_KOH, CA COM, CA_ et CA_ en solution aqueuse pour une
concentration de 10mgl-1; lesquellespeuventêtre comparables avec les meilleurs résultats des
charbons actifs dérivant des autres biomasses présentés par la littérature.
Mots clés :
1- Chrome
2- Diuron
3- Charbon actif
4- Cinétique d’adsorption
5- Isotherme d’adsorption
iii
ASBTRACT
Water pollution by heavy metals and micropollutants such as herbicides, requires the use of
highly efficient processes. Therefore, the use of activated carbon (CA_ and CA_ )
prepared from peanut hull, the CA_KOH prepared from Jatropha wood and commercial
activated carbon (CECA), a tested to evaluate the removal capacity of Chrome and diuron in
aqueous solution. The purpose of this study was to investigate the performance of activated
carbons obtained to treat heavy metals and pesticides in aqueous media. Activated carbons
prepared have surface areas of 1261m ² g-1 for CA_KOH, 786m ² g-1 for CA_H3PO4 and
363 m² g-1 for CA_FeCl3,comparablewith commercial activated carbonCA-COM which has a
surface of 834m ² g-1. Various parameters such as the mass of coal, solution pH and initial
concentration were studied to establish the optimal conditions for adsorption of chromium and
Diuron on the coals. The results showed that at pH 2, the removal of chromium in aqueous
solution is very favorable and the rate of adsorption of chromium increases with increasing
mass of coal. The adsorption kinetics is pseudo second order and the adsorption isotherm for
this study to better obey the Langmuir isotherm. The maximum adsorption capacity of
chromium were respectively 88,54; 82,87; 68,17; 44,05 mgg-1 for CA_KOH, CA COM, and
CA_ , CA_ in acid while the rate of adsorption of diuron was respectively 87;
62,5; 59,5 and 47% for CA_KOH, CA COM, and CA_ , CA_ in aqueous solution
to a concentration of 10mgl-1; which can be comparable with the best results of activated
carbons derived from other biomass presented in the literature.
Keywords :
1- Chrome
2- Diuron
3- Activated carbon
4- Adsorption kinetics
5- Adsorption isotherm
iv
TABLE DE MATIERE
DEDICACE ................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... ii
RESUME ................................................................................................................................... iii
ASBTRACT ................................................................................................................................ iv
LISTE DES ABBREVIATIONS ................................................................................................... v
TABLE DE MATIERE ............................................................................................................... vi
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................... viii
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................... ix
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 1
Objectif général ...................................................................................................................... 2
Objectifs spécifiques ............................................................................................................... 2
I. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ..................................................................................... 3
I.1. Les charbons actifs ...................................................................................................... 3
I.1.1. Préparation des charbons actifs .......................................................................... 3
I.1.2. Description physique et chimique des charbons actifs ........................................ 7
I.2. Etude de la présence des métaux lourds et pesticides dans l’environnement ........... 10
I.2.1. Etudes de la présence des métaux lourds : Cas du chrome ............................... 10
I.2.2. Etudes de la présence des pesticides : Cas du Diuron ....................................... 13
I.3. Adsorption des métaux lourds et des pesticides en solution aqueuse avec des
charbons actifs ...................................................................................................................... 16
I.3.1. Adsorption des métaux lourds en solution aqueuse avec des charbons actifs :
Cas du chrome .................................................................................................................. 16
I.3.2. Adsorption des pesticides en solution aqueuse avec des charbons actifs : Cas du
Diuron 19
II. Matériels et méthodes .................................................................................................... 22
II.1. Elaboration des charbons actifs ................................................................................ 22
II.1.1. Choix de la matière première et de l’agent activant .......................................... 22
II.1.2. Protocole de synthèse des charbons actifs ......................................................... 23
II.2. Caractérisation des charbons actifs .......................................................................... 25
II.2.1. Détermination de la surface spécifique et de la porosité des charbons actifs .. 25
II.2.2. Essais d’adsorption ............................................................................................ 26
vi
vii
viii
ix
INTRODUCTION
La pollution de l’environnement par de multiples substances chimiques, reste une
préoccupation majeure pourl’écosystème. C’est pourquoi, des solutionsappropriées pour y
remédier sont recherchées au cours des dernières années et demeurent un impé[Link]
pollution des eaux ou le rejet des effluents toxiques dans la nature par les industries peut être
stoppée en adoptant des traitements physico-chimiques à faible coût comme l’utilisation des
charbons [Link] charbons actifs produits par la combinaison de la biomasse et d’un
activant (qui peut être chimique ou physique (Budinova et al.,2006)) ; peuvent être préparés à
partir de 2 types de déchets à savoir:les déchets classiques ou conventionnels (provenant de
l'agriculture et l'industrie du bois : la coque de jatropha, coque d’arachide, tige de jatropha ,
noix de coco, etc…) et les déchets non conventionnels (des activités municipales et
industrielles : des boues d'épuration digérées, etc..)(Dias et al.,2007).
Les charbons actifs peuvent être utilisés pour divers procédés de traitement aqueux, à savoir
éliminer les polluants organiques, les pesticides, les colorantset les métaux [Link] agents
activant peuvent êtrele NaOH, 5 M ,le KOH, l'acide phosphoriqueet le .Mais
lors du traitement des eaux naturelles pour la production d'eau potable, différents composés
organiques se retrouvent donc en compétition pour l'adsorption sur charbon actif. Cette
compétition provoque une diminution de l'efficacité du charbon actif face à une pollution
donnée (Gicquel et al., 1997).
Dans un contexte de développement durable, la valorisation de la biomasse, en particulier
issue de déchets agricoles et industriels, suscite un intérêt croissant dans toutes les régions du
monde. Ces déchets sont largement disponibles, bon marché et constituent par nature une
source d’énergie renouvelable respectueuse de l’environnement. Une des options envisagées
pour la valorisation de ces ressources végétales est la production des charbons actifs par
conversion thermochimique. Le charbon actif est très utilisé dans les stations d’épuration et de
traitement d’eau. C’est un très bon adsorbant qui peut capter plusieurs polluants tel que les
matières organiques, les pesticides, les métaux lourds, des entités biologiques, des colorants,
et d’autres matières minérales, tel que le chlore ou le nitrate. L’adsorption sur charbon actif
est connue comme étant l’une des meilleures méthodes de traitement des métaux lourds. Les
méthodes classiques de purification d’eaux sont assez coûteuses et parfois non adaptées au
traitement des effluents. Ainsi, la nécessité d’utiliser des ressources naturelles peu coûteuses
pour la production de charbons actifs s’impose. Dans ce contexte, le laboratoire Biomasse,
Energie et Biocarburants du 2iE (LBEB), s’est investi dans l’élaboration de charbons actifs,
1
l’étude de leurs propriétés physicochimiques et leur mise en œuvre dans divers processus de
purification.
Objectif général
L’objectif général est d’étudier les performances des charbons actifs préparés à partir de
biomasses locales (coque d’arachide et bois de jatropha) pour l’adsorption du chrome et
Diuronen solution aqueuse.
Objectifs spécifiques
Pour atteindre cet objectif, nous allons déterminer les facteurs les plus importants permettant
d’optimiser l’efficacité des charbons actifs pour l’adsorption des polluants étudiés en solution
aqueuse. Il s’agit de :
Etudier l’effet de la masse de charbons actifs sur la capacité d’adsorption du chrome et
diuron.
Etudier l’effet du pH du milieu réactionnel sur la capacité d’adsorption du chrome et le
diuron.
Etudier l’effet de la concentration initiale du chrome et le diuron sur leur capacité
d’adsorption
Etudier la cinétique d’adsorption pour déterminer le temps de contact à l’équilibre
Analyser les isothermes d’adsorption en appliquant différents modèles (Langmuir
etFreundlich).
Dans ce travail, il sera question pour nous d'étudier l'adsorption sur charbon actif (CA) en
milieu aqueux de deux solutés (le chrome) à cause de sa présence dans la nature due à son
utilisation permanente par les industries de tannerie, textiles et des stations d’épuration ; (le
diuron) à cause de sa présence abondante et permanente dans les sols, les eaux de surfaces et
les eaux souterraines due à l’utilisation intensive des herbicides en agricultures. Pourquoi
l’adsorption sur CA ? Grace à sa facilité de mise en œuvre, sa disponibilités et aux différentes
études réalisées (Mohanet al., 2006 ;López-Ramón et al., 2007 ; Garget al.,2009, Zhang et
al.,2010), qui ont démontré son efficacité à éliminer les polluants et micropolluants en milieu
aqueux.
Pour bien comprendre les mécanismes de l’adsorption sur charbon actif et les phénomènes
mis en jeux, nous nous proposons de suivre le chronogramme suivant :
Dans la première partie, une synthèse bibliographique approfondiesera faite
Dans la deuxième suivra les matériels et méthodes
Dans la troisième partie suivra, les résultats qui seront ensuite discutés afin
d'approcher les mécanismes de l'adsorption de polluants étudiés seuls sur charbon actif
en fin suivra la conclusion et les recommandations.
I. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1. Les charbons actifs
I.1.1. Préparation des charbons actifs
I.1.1.1. Matières premières
La fabrication du charbon actif passe nécessairement par l’identification et le choix de la
matière première. Les matières premières peuvent être obtenues à partir d’un grand nombre de
matériaux contenant le carbone d’origine végétale ou minérale.
Origine végétale
Il existe une multitude de produits d’origine végétale qui peuvent intervenir dans la synthèse
des charbons actifs et sous différentes formes variées :
déchets agricoles non utilisables exemple : Noyaux de fruit, coque de noix de coco
(Kimet al.,2001), bagasse de canne à sucre (Kalderis et al.,2008), coques d’arachide
(Girgis et al.,2002).
paille et enveloppes de céréales exemple : blé et riz(Satonaka et al.,1984).
arbre sous forme de copeaux ou de sciure de bois exemple : Bouleau, chêne,
eucalyptus (Kalderis et al.,2008),lignite(Arjmand et al.,2006).
Dans le cadre de notre étude, la matière utilisée est la coque d’arachide et le bois de jatropha
car tous deux ont présenté des bonnes caractéristiques d’après les travaux réalisés par Gueye
(2011).
Origine minérale
Les charbons actifs sont obtenus en grandes majorité à partir de matériaux combustibles
comme le charbon minéral (houille, coke) ou la tourbe.
I.1.1.2. La Pyrolyse
La pyrolyse ou la carbonisation est un craquage thermique sans produits oxydants. Sous
l’action de la chaleur, elle décompose la biomasse en en trois principales phases dont
l’importance relative varie suivant les conditions opératoires :
- Une fraction de gaz non condensable ;( CO, CO2, CH4, CnHm.)
- Une fraction de gaz condensable, elle-même séparée deux phases : une phase aqueuse
et organique ;(les goudrons)
- Une fraction de résidu solide : le char composé majoritairement carboné.
La quantité, la composition et les propriétés des produits de la pyrolyse diffèrent en fonction
des paramètres opératoires, en particulier de la température et de la vitesse de
chauffaged’après les études d’Álvarez Centeno et al(2006).
Selon la littérature (Kriz et al.,1995), nous distinguons généralement deux types de pyrolyse.
La pyrolyse conventionnelle (ou lente), généralement réalisée à des vitesses
températures comprises entre 277 et 677°C avec des vitesses de chauffages comprises
entre 0,1 et 1°C/s.
La pyrolyse rapide (ou flash), généralement réalisée à des températures comprises
entre 777 et 977°C avec des vitesses de chauffages supérieures à 727°C/s. Cette
pyrolyse est utilisée pour la production d’huile de pyrolyse
La pyrolyse est une étape nécessaire pour transformer la matière en carbone. Le charbon issu
de la matière organique d’origine végétale est très caractéristique : c’est une matière fibreuse
qui présente une infinité de pores (quelques Angströms) obstrués par la matière organique.
Pour être transformée en charbon activé, la matière organique d’origine végétale doit être
débarrassée de tous ces pores. Pour cela, on chauffe à de très haute température entre 400 et
1000°C. La matière organique est détruite et on obtient un squelette carboné qui lui possède
des propriétés particulières.
I.1.1.3. L’Activation
Deux procédés d’activation peuvent être rencontrés pour la fabrication des charbons actifs. Il
s’agit de l’activation physique ou de l’activation chimique
Activation physique
Au cours de ce procédé la matière carbonisée est activée à des températures de l’ordre de
850 -1100 °C dans des fours rotatifs ou des fours à cuve, sous atmosphère oxydante. Les gaz
oxydants généralement utilisés sont le dioxyde de carbone, le dioxygène, la vapeur d’eau ou
le mélange de ces [Link] et al (2003) ont comparé l’activation du noyau de pêche et du
4
bois d’eucalyptus, à la vapeur d’eau et du CO2. Ils concluent que la vapeur d’eau favorise à la
fois le développement des micros et des mésopores tandis que le CO2 favorise sélectivement
le développement des micropores. Un mélange de CO2 et de vapeur d’eau est souvent utilisé
pour l’activation à l’échelle industrielle. Les charbons activés physiquement ne présentent pas
d’impuretés liées à l’agent d’activation utilisé. Leurs propriétés texturales dépendent
fortement de la réactivité de l’atmosphère oxydante.
Activation chimique
L’activation chimique est une activation en phase liquide : le matériau traité préalablement est
imprégné dans l’agent activant puis pyrolysé sous atmosphère inerte. Les agents utilisés sont :
H3PO4 (Diaoet al.,2002), ZnCl2(Önal et al.,2007), KOH(Tseng et al.,2005), H2SO4 etc.
La carbonisation et l’activation proprement dite sont réunies en une seule étape. Elle ne
nécessite qu’un seul traitement thermique à des températures comprises entre 400 et 800°C,
valeurs inférieures aux températures usuelles d’activation physique.
L’agent activant, le taux d’imprégnation, la température et la durée de l’activation sont
les principaux paramètres de l’activation chimique ; ils conditionnent les propriétés des
charbons obtenus en terme de volume poreux, de répartition de taille de pores et de
composition chimique de la surface. Le contrôle de tous ces paramètres et la détermination
de leur impact respectif sur les propriétés finales du produit activé ne sont pas aisés ;
les caractéristiques chimiques et texturales des charbons activés chimiquement sont en réalité
difficilement prévisibles.
L’acide phosphorique, le chlorure de zinc et l’acide sulfurique (Valixet al.,2004)comptent
parmi les agents d’activation chimiques les plus utilisés.
Le choix de l’agent activant est bien souvent dicté par la nature des matériaux précurseurs
(pour un précurseur donné certains agents activant sont mieux adaptés) et par les
propriétés requises par le produit final. Tseng et al (2005) ont montré que l’activation par
KOH est plus efficace que par les agents classiques H3PO4 et ZnCl2.
technique réside dans les traitements de lavage, indispensables pour l’élimination de l’agent
activant, qui constituent des étapes supplémentaires dans le procédé d’élaboration des
charbons actifs. A partir de ce qui a été détaillé précédemment, nous optons pour la
fabrication de nos charbons actifs le procédé d’activation chimique.
Les différentes étapes de fabrication de charbon actif se résument en annexe 1.
Au cours de la préparation des charbons actifs, les facteurs tels que la pyrolyse, le ratio
(biomasse/activant), l’activant et le temps d’activation sont des paramètres qui influencent
l’efficacité des charbons(Karagözet al.,2007) et plusieurs études (Tan et al.,2008 ;
Tongpoothorn et al.,2011) ont ainsi permis d’obtenir les conditions optimum de préparation
des charbons actifs.
Après usage des charbons actifs pour le traitement des effluents riches en polluants ou micro-
polluants, ceux-ci peuvent être réutilisés ; mais le processus de réutilisation demande qu’on
les régénère afin d’optimiser ses capacités d’adsorption. La régénération des charbons actifs
peut se faire suivant trois méthodes à savoir :
Régénération à la vapeur : Cette méthode est réservée à la régénération des charbons
actifs qui ont simplement adsorbé des produits très volatils. Cependant, le traitement à
la vapeur peut être utile pour déboucher la surface des grains de charbons et
désinfecter le charbon.
Régénération thermique : Cette opération est réalisée par pyrolyse ou en brulant les
matières organiques adsorbées par les charbons actifs. Dans le but d'éviter
d'enflammer les charbons, ils sont chauffés aux alentours de 800 °C au sein d’une
atmosphère contrôlée. C'est la méthode de régénération la plus largement utilisée et
régénère parfaitement les charbons actifs. Cependant elles présentent quelques
désavantages à savoir: très coûteuse avec l'achat de plusieurs fours, il ya une perte de
charbon de l'ordre de 7-10 %. L'utilisation de fours électriques réduit ces pertes.
Régénération chimique : Procédé utilisant un solvant utilisé à une température de 100
°C et avec un pH important. L'avantage de cette méthode réside dans la minimisation
des pertes de charbons (environ 1%). Les polluants sont ensuite détruits par
incinération.
Régénération biologique (Aktas etÇeçen, 2007): Procédé utilisant de la matière
organique. Cette méthode de régénération n'a pas encore été appliquée à l'échelle
industrielle.
Il a été défini par l’Union Internationale de la Chimie Pure Appliquée (IUPAC) que, la
porosité du CA est classifiée dans le tableau 2 de la manière suivante:
Tableau 2 : Classification de la taille des différents pores selon l’IUPAC
Pores Diamètre (nm) Volume poreux (cm3g-1)
Certains scientifiques comme, Dubinin envisagent une autre classification de la taille des
pores avec deux différents types de micropores: les supermicropores et les
ultramicropores ;ces derniers correspondent aux micropores de plus petites tailles. Ils peuvent
intervenir et jouer un rôle important dans le mécanisme d’adsorption de petites molécules.
Supermicropores Ultramicropores
7 < D < 20Å D < 7Å
Les macropores agissent comme un agent de transport permettant aux molécules adsorbées
d’atteindre les pores de plus petite taille situés à l’intérieur de la particule carbonée. Si les
macropores ne sont pas importants quant à leur capacité à adsorber en grande quantité, ils
interviennent de façon très importante sur la vitesse de diffusion vers les mésopores et
l’adsorption de grosses molécules (par exemple bleu de méthylène, EDTA et toutes les
molécules qui leurs sont similaires).
Les micropores constituent la plus grande part de la surface intérieure et, de ce fait, la plupart
d’adsorption y est réalisée. On considère qu’au moins la majeure partie de la surface active
d’un charbon est microporeuse.
Les mésopores agissent comme intermédiaires entre les macropores et les pores de petite
taille. Ils interviennent aussi dans le mécanisme d’adsorption pour les molécules.
La structure poreuse de la surface d’un charbon a été mise en évidence(Figure.1).Le diamètre
des pores de cette surface a donc permis de caractériser la structure poreuse de cette dernière.
Figure 1 : Structure poreuse de la surface d’un charbon actif obtenu à partir des coques
d’huile de palme (Foo et Hameed, 2009).
10
I.2.1.2. Usage
11
augmenter.
Le chrome (III) est un nutriment essentiel pour l'homme et, une carence peut provoquer des
problèmes au cœur, des perturbations du métabolisme et du diabète. Mais l'absorption
excessive de chrome (III) peut aussi provoquer des problèmes de santé, par exemple des
éruptions cutanées.
Le chrome (VI) est dangereux pour la santé, principalement pour les personnes travaillant
dans l'industrie de l'acier et du textile. Les personnes qui fument du tabac ont aussi un risque
plus important d'exposition au chrome. Le chrome (VI) peut provoquer des irritations nasales,
des saignements de nez et des conséquences telles que :
La toxicité du chrome varie fortement selon sa forme chimique (particule, ion, oxyde,
valence) Il peut être bio accumulé par divers organismes, dont végétaux quand il est présent
dans l'eau d'irrigation. Dans ces cas, il peut devenir l'un des contaminants alimentaires
pouvant affecter la santé.
12
eaux souterraines. Dans l'eau, le chrome est absorbé sur les sédiments et devient immobile ;
seule une petite partie du chrome qui se retrouve dans l'eau finit par se dissoudre.
Le chrome (III) est un élément essentiel pour les organismes car peut interrompre le
métabolisme du sucre et provoquer des problèmes au cœur lorsque la dose quotidienne est
trop faible. Le chrome (VI) est principalement toxique pour les organismes. Mais lorsque la
quantité de chrome dans le sol augmente, cela peut mener à des concentrations plus élevées
dans les cultures. L'acidification des sols influence aussi la consommation de chrome par les
cultures. En général, les plantes absorbent uniquement le chrome (III). C'est peut-être le type
essentiel de chrome mais lorsque les concentrations dépassent une certaine valeur, des
conséquences négatives peuvent toujours se produire.
Le chrome n'est pas connu pour s'accumuler dans le corps des poissons, mais des
concentrations élevées en chrome, du fait du rejet de produits en métal dans les eaux de
surfaces peuvent endommager les ouïes des poissons nageant dans des eaux proches du point
de rejet. Chez les animaux, le chrome peut provoquer des problèmes respiratoires, une
capacité plus faible à lutter contre les maladies, des défauts à la naissance, une infertilité ou la
formation de tumeurs.
I.2.2. Etudes de la présence des pesticides : Cas du Diuron
I.2.2.1. Propriétés physico-chimiques
Le Diuron (de nom IUPAC, 3-(3,4-dichlorophényl)-1,1-diméthyl-urée) est un produit
phytosanitaire (pesticide) ayant un effet herbicide (Figure 2).
13
acide ou alcalin (Spencer, 1982). Stable à l'oxydation et à la dégradation, il persiste dans les
sols pendant une saison complète (Ashton, 1982).
Il est un polluant généralement persistant, présent dans le sol, les eauxde surface et des eaux
souterraines. Il est également légèrement toxique pour les mammifères et les oiseaux ainsi que
modérément toxiques pour les invertébrés aquatiques et son principal produit de la
biodégradation, le 3,4-dichloroaniline(3,4-DCA) présente une toxicité plus élevée et est
également persistant dans le sol, les eaux de surface et des eaux souterraines(Giacomazzi et
Cochet, 2004).
Son activité phytocide vient du fait qu’à très faible dose, il inhibe la production
photosynthétique d'oxygène en bloquant le transfert des électrons au niveau du photosystème
(II) de la photosynthèse (Fernandes,2010) , mais à des doses plus importantes, il a aussi des
effets sur d'autres organismes, y compris animaux.
Sa solubilité dans l’eau (42 ppm) est moyenne mais suffisante pour qu'on le trouve dans les
eaux superficielles ou de nappes, ou après évaporation dans les pluies, brumes, brouillards,
rosées, et en mer. Selon le fabricant, son temps de demi-vie dans les sols serait d'environ un
an (372 jours), mais des variations importantes semblent possibles en fonction de la nature du
sol (pH, oxygénation, richesse en matière organique et en organismes microbiens vivants,
humidité, altitude, exposition au soleil ou non, etc..) (Fernandes,2010).
Aux États-Unis, le diuron a été trouvé dans 0,03% de plus de 900 échantillons d'eaux
souterraines. Il a atteint des concentrations de (2 à 3 gl-1) dans des puits de la Californie
contaminés par des pratiques agricoles (Ritter, 1990). L'apport alimentaire maximal de diuron
absorbé par un adulte canadien serait en théorie, d'environ 0,48 mg/jour, ou 0,007 mg/kg p.c.
par jour, en supposant que chaque culture pour laquelle l'emploi est homologué renferme la
teneur maximale en résidus (TMR)( Williams et al., 2000).Toutefois, le profil d'emploi
montre qu'il est rarement utilisé sur des cultures, en particulier le blé et la pomme de terre, qui
apporteraient 70% de l'apport quotidien théorique selon Nutrition canada(1977).
Le diuron peut être analysé dans l'eau par extraction à l'hexane, suivie d'une hydrolyse pour le
transformer en son dérivé aniline, puis d'un dosage quantitatif par chromatographie gaz-
liquide. Les charbons actifs en poudre et en grain, permettent d'extraire efficacement jusqu'à
90 % du diuron de l'eau potable (El-Dib et Aly, 1977).
14
I.2.2.2. Usage
Le Diuron est très utilisé comme désherbant pour tuer les graminées indésirables et d'autres
mauvaises herbes annuelles et persistantes à feuilles larges, en viticulture notamment
(Fernandes, 2010). Il a vu son utilisation progresser aussi pour des usages principalement non
agricoles (entretien des voies de transport et des espaces urbains, etc..). Il se retrouve
actuellement dans de nombreuses eaux naturelles (Yaacoubi et Ayele, 1999).
La détermination des principaux facteurs qui influencent sa dégradation, ses effets éco
toxicologiques sur l'environnement et la santé pourrait constituer une base pour le
développement ultérieur des processus de bio remédiation (Giacomazzi et Cochet, 2004).
15
16
17
(3<pH<6),Equation 9 : + + CA → ([ _ )+2
Charbon 3
commercial_ 124,6 25 (KhezamietCapart, 2005)
18
activé, a été étudiée ; il ressort clairement que, la température à un effet sur l’adsorption car,
pour deux charbons actifs (l’un commercial et l’autre obtenu à partir de noix de coco) ; la
capacité d’adsorption du charbon commercial et de la noix de coco, pour une température
passant de 10°C à 40°C a été respectivement de 36,05mgg-1 à 40,29mgg-1 et 10,97mgg-1 à
16,1mgg-1 (Mohan et al., 2006).
La capacité d’adsorption du chrome(VI) à différentes masses de l’adsorbant, pH du milieu
réactionnel et concentrations initiales de l’adsorbat différents, pour différentes biomasses a été
étudiée ; il ressort de même que, la capacité d’adsorption diffère pour des concentrations
initiales différentes (Tableau 4).
19
L’adsorption des pesticides seuls dans l'eau distillée par des charbons actifs a été très
satisfaisante (Yaacoubi et Ayele, 1999). Mais la présence dans les eaux naturelles d'autres
composés organiques et minéraux aura pour conséquence la modification des paramètres de
l'équilibre de l'adsorption du système initial et la modification des performances du matériau
adsorbant car, différents composés organiques se retrouvent donc en compétition pour
l'adsorption sur charbon actif. Cette compétition provoque une diminution de l'efficacité du
charbon actif face à une pollution donnée (Yaacoubi et Ayele, 1999).
L’influence de la surface spécifique des charbons commerciaux (poudre et fibre) sur la
capacité d’adsorption maximale, obtenue en utilisant l’équation de Langmuir a été mise en
évidence. Il ressort que, les grandes surfaces spécifiques ont une plus grande capacité
d’adsorption contrairement aux surfaces inférieures dans les mêmes conditions d’expérience
(López-Ramón et al.,2007).
L’influence de la masse de deux charbons actifs différents a été mise en évidence pour
l’élimination du diuron en présence de KCl, à pH 7 et à25°C; il ressort que la variation de la
masse a une influence considérable sur l’adsorption du diuron (Tableau 5).
20
les dangers causés par le chrome et le diuron ; et aussi sur l’élimination de ces polluants en
milieu aqueux. Les charbons actifs semblent être une alternativepour éliminer efficacement
ces polluants d’après les résultats révélés ci-dessus. Nous retenons de même que les
conditions de préparations des charbons et certains paramètres clés comme (la biomasse
utilisée, le pH du milieu réactionnel, la masse de l’adsorbant et la concentration initiale de
l’adsorbat) semblent influencer au maximum l’élimination de ces polluants en solution.
En s’inspirant des méthodes utilisées et des résultats obtenus de la littérature, le chapitre
suivant sera axé sur les matériels et les méthodes pour la conduite de notre étude.
21
Figure 4 : Les matières premières choisies pour élaborer des charbons actifs
Leur choix s’explique non seulement par la variabilité de leur structure poreuse et leur
disponibilité dans la sous-région particulièrement au Nigéria et au Sénégal, mais aussi par leur
non compétitivité par rapport aux produits de consommation ; de même que par leur bonne
capacité à éliminer les métaux lourds en milieu aqueux, montrée d’après les travaux de Gueye
(2011). Le tableau 6 présente les caractéristiques chimiques des coques d’arachides et le bois
de jatropha.
22
23
pendant 24h dans une étuve de marque Heraeus(Figure 5).Après l’imprégnation des
échantillons au , ceux-ci ont été carbonisés à 400°C dans un four de marque Vecstar
Furnaces(Figure 5),à une vitesse de 10°C/mn pendant 2h30mn. Après carbonisation, les
échantillons ont été refroidis dans un dessiccateur et ont été lavés ensuite à l’eau distillée puis
séchés à nouveau à 105°C pendant 24h. Le procédé a été le même pour l’imprégnation de la
biomasse avec la solution de chlorure de fer( ; et l’hydroxyde de potassium (KOH) mais
avec quelques différences près à savoir : carbonisation à 700°C pendant 3h et le temps
d’agitation de 48h (Annexe 2).Les charbons actifs obtenus après préparation,sont alors
caractérisés et testés.
24
Broyage et
tamisage Imprégnation 24h Filtrage et séchage
Ø<0.5mm par H3PO4 à l’étuve 24h
Conditionnement
charbon actif
poudre
25
4
1
3
26
pH au point de charge nulle des échantillons ont été déterminé suivant le protocole
expérimental définit par Noh et Schwarz (1989). Les résultats de ces mesures sont représentés
dans le [Link] point de charge nulle, PCN, des échantillons a été déterminé par titration
de masse. Pour chaque échantillons, des quantités variables exprimées en gramme (0,5 - 0,8)
sont mis dans des flacons et auxquels est ajouté 50 ml d'une solution 0,1M de NaCl (la
solution de NaCl a été préparé avec une eau distillée et préalablement bouillie pour éliminer le
CO2). Ils ont ensuite été placés dans incubateur à température ambiante et maintenus en
agitation constante pendant 4 heures. Après avoir tracé les graphes donnant la variation des
valeurs de pH en fonction du pourcentage de la masse ajoutée, on calcule pour chaque
échantillon, la valeur moyenne des trois dernières valeurs de pH qui demeurent pratiquement
constantes avec l’ajout de la masse. Cette valeur moyenne est considérée comme étant la
valeur de PCN, c'est à- dire la valeur de pH pour laquelle la surface de l’échantillon est
neutre.
Le protocole de détermination du pHPCNest résumé comme suit :
28
R: le taux d’adsorption
: Concentration initiale (mgl-1)
: Concentration à l’équilibre (mgl-1)
V: Volume de la solution en litre
M : Masse de l’adsorbant (mg)
29
30
31
32
33
Les surfaces spécifiques obtenues pour les différents charbons préparés sont comparables
avec celle du [Link] les CA-BJ-KOH, CA-COM et CA-H3PO4 sont comparables
avec les surfaces obtenues par Khezami et al(2005) et López-Ramón et al(2007).
D’après le pH au point de charge nulle, le tableau 7 nous révèle que les CA-H3PO4 et CA-
COM présentent un caractère fortement acide, le CA-BJ-KOH présente un caractère basique
tandis que le CA-FeCl3 présente un caractère ni acide ni basique. Plusieurs auteurs ont trouvé
des valeurs de pHpcn de différents charbons compris entre 4,75 et 7,10 (Lou et Huang, 1989).
Ces valeurs sont influencées par le pH de la solution et aussi par la nature chimique de l’ion
métallique adsorbé.
Toutes les surfaces de ces charbons sont microporeux d’après la taille de leur pore car pour
des diamètres des pores inférieurs à 20Å, nous sommes dans le domaine des micropores. De
plus les CA-H3PO4 et CA-COM ont présenté des capacités d’adsorption d’iode et de bleu de
méthylène plus grandes que le CA-FeCl3. Le volume total des pores a été plus faible chez le
CA-FeCl3.
34
35
La figure 12 montre des isothermes de type I caractéristiques d’une texture microporeuse. Les
isothermes présentent un palier horizontal à partir des pressions relatives de 10 -2. A partir de
cette valeur, les volumes adsorbés deviennent constants, ce qui correspond vraisemblablement
à la formation d’une seule couche (notion de couche mono moléculaire). L’isotherme
d’adsorption/désorption d’azote du CA_COM présente une hystérésis de type H4, associé
généralement à la présence de micropores en fente, formés par des feuillets liés entre eux de
façon plus ou moins rigide et dans lesquels il peut se produire une condensation capillaire
(Baker, 1987). Il ressort des résultats que tous les CA présentent une isotherme de type I
caractéristique des adsorbants microporeux. La figure 13 présente la distribution de la taille
des pores. L’exploitation des isothermes d’adsorption d’azote par la méthode de Dubinin-
Astakhov permet d’obtenir la répartition de taille des micropores du charbon actif considéré.
Il est clair que les charbons actifs préparés sont essentiellement microporeux, car le maximum
du volume poreux des CA est contenu dans des pores de 10 à 20 Å de diamètre ce qui
confirme bien la présence de micropores.
Les charbons actifs préparés ont une texture poreuse très intéressante. De tels charbons
pourront être susceptibles pour traiter le chrome et le diuron en solution aqueuse. Le
paragraphe suivant va étudier les performances d’adsorption de ces charbons.
36
37
Pour quantifier l’applicabilité d’un modèle, le coefficient de corrélation a été calculé pour
les différents modèles. La comparaison des coefficients de corrélation montre que le modèle
de pseudo second ordre de coefficient de corrélation ( =0,9981) est meilleur que le modèle
de pseudo premier ordre de coefficient de corrélation (( = 0,9887) (Tableau 8).
L’ajustement étant meilleur avec le modèle de pseudo-second ordre ; ceci implique que le
processus d'adsorptionest favorable entrele CAet Cr(VI).Les constantes du modèle de la
diffusion intra particulaire sont déterminéspar l’équation de la figure 17.
Il est clair que la relation entre la masse de CA et concentration initiale de Cr n’est pas
linéaire de même qu’avec le temps ; ce qui voudrait dire qu’il y a plus d’un processus qui
affecte l’adsorption sur CA (Disponibilité de la taille des pores).
Ces résultats peuvent être confirmés par les études similaires (Garg et al.,2007 ; Zhang et
al.,2010) qui montrent que la plus part des cinétiques d’adsorption sont de pseudo second
ordre.
39
40
Il est observé en figure 18 que l’adsorption atteint le maximum pour un pH = 2 pour tous les
charbons étudiés. Le taux d’adsorption croit avec la décroissance du pH ; donc le pH a un
effet important sur l’élimination du chrome. D’autres études réalisées par Mohan et al
(2006) ; Zhang et al (2010) révèlent que l’adsorption du chrome par les charbons actifs est
favorable pour des valeurs acides de pH.
L’adsorption maximale à pH 2 peut s’expliquer aussi par les études de Mohan et Pittman
(2006) qui révèlent que ; en milieu acide, l’ion dominant en solution (HCr ) réagit avec le
charbon actif pour donner le à pH < [Link] neutralisation des charges négatives de la
surface du charbon est favorisée par l’apport d’ions hydrogènes et certainement d’ions
Cr(III) ; ce qui expliquerait l’élimination élevée du chrome en solution.
De plus l’adsorption du chrome sous l’influence du pH peut s’expliquer aussi par le pH au
point de charge nulle (PCN) (Figure 19) ; car plus on se rapproche du PCN, plus la densité de
charge est faible, on se rapproche de la neutralité électrique. Plus on s’éloigne du PCN vers
les valeurs inférieures, plus la densité de charge positive augmenteet l’adsorption est
croissantecar favorable pour des espèces anioniques tandis que, plus on s’éloigne du PCN
41
vers les valeurs supérieures, plus la densité de charge négative augmenteet l’adsorption est
décroissantecar favorable pour des espèces cationiques (Mohan et Pittman, 2006). Ceci
pourrait expliquer le fait que le charbon obtenu à partir de bois de jatropha ait présenté un
taux d’adsorption plus élevé que tous les autres charbons car les PCN des CA_BJ_KOH,
CA_COM, CA_ et CA_ ont été respectivement 9,6 ; 3,8 ; 2,2 et 7,2.
42
43
De plus, l’influence de la masse peut être perceptible à vue d’œil et nous permettre de prédire
les résultats à obtenir à l’arrivée (Figure22).
44
45
Cas du diuron
Malgré toutes les mesures prises pour rendre soluble le diuron en solution, il a été quasi
impossible d’obtenir les variations de concentrations fiable car la dilution s’est avérée difficile
compte tenu du caractère hydrophobe de la molécule de diuron ;c’est la raison pour laquelle,
les résultats représentés en annexe 7,8 et 9de l’influence de la masse, du pH ainsi que de la
variation de la concentration initiale de diuron sur l’adsorption par les charbons actifs, se sont
avérés très variant c’est-à-dire ne suivant pas une adéquation avec les surfaces spécifiques des
charbons étudié[Link] y faire face, une faible concentration de 10mgl-1 a été préparée et
mélangée avec une masse de 30mg de chaque charbon actif à pH 6 (pH du milieu)
ré[Link] spectre UV d’une solution de diuron a été enregistré dans un premier temps
(Figure 24), ce qui a permis de déterminer les longueurs d’ondes maximales(260 nm et 280
nm), permettant de doser les concentrations de diuron en solution. Le résultat obtenu a été
possible grâce à la courbe d’étalonnage (Figure 25), qui nous a permis d’estimer le taux
d’adsorption du diuron en corrélation avec la surface spécifique (Figure 26).
46
47
Il ressort de cette expérience que le taux d’adsorption du diuron pour cette concentration a été
en corrélation avec la surface spécifique des différents charbons étudiés ; c’est-à-dire que les
grandes surfaces spécifiques de charbons ont plus adsorbées que les petites surfaces. Ceci
pouvant se confirmer avec l’analyse du chrome où le taux d’adsorption a été croissant
fonction de la grandeur de la surface spécifique mis en [Link], le taux d’adsorption du
diuron, peut être directement corrélé avec la surface spécifique du charbon actif, voir figure
26. Cette hypothèse n’est pas toujours vérifiée car les phénomènes liés à l’adsorption
dépendent parfois à d’autres facteurs qui aussi peuvent influencer. Il est donc nécessaire,
comme précisé régulièrement dans la littérature, de faire des analyses systématiques pour
caractériser les performances d’un charbon actif pour l’adsorption d’un polluant.
Comme déjà connu dans la littérature, les charbons actifs, sont très performants pour adsorber
le diuron en solution aqueuse.
De plus, le processus d’adsorption du diuron est physique car les molécules de diuronsont
piégées par les pores des charbons du faite qu’elles n’existent pas sous une forme ionique.
48
Les valeurs de , b, , n et les coefficients de corrélation ont été calculés et reportés dans le
tableau [Link] valeurs des coefficients de corrélation obtenues ont été utilisées pour faire le
choix de l’isotherme adéquat pour notre é[Link] ressort que l’isotherme de Langmuir peut être
utilisé dans notre étude car il aprésenté des capacités d’adsorption plus élevées et les valeurs
de la constante de Langmuir ( ) calculées (Tableau 10) sont tous comprises entre 0 et 1 ; ce
qui voudrait dire que l’adsorption du chrome sur charbon actif est favorable et est
monocouche.
Nos résultats peuvent être comparés avec d’autres études (Garg et al.,2007 ; Zhang et
al.,2010) qui révèlent que l’isotherme d’adsorption suit l’isotherme de Langmuir.
50
51
IV. Perspectives
L’étude de l’adsorption du chrome sur charbon actif n’était certes pas aisée, mais nous avons
malgré tout pu obtenir des résultats très satisfaisants du point de vue des résultats obtenus
dans la littérature. Nous reconnaissons de même que, les méthodes utilisées n’étant pas
parfaite compte tenu des manipulations faites par la main humaine et la méconnaissance
quelque fois de l’utilisation des équipements mis à notre disposition ; ne pouvaient qu’influer
sur les résultats obtenus. Pour ce qui était de l’analyse du diuron dans cette étude, compte tenu
de sa faible solubilité en milieu aqueux, les conditions recommandées pour cet herbicide
d’après la littérature étaient difficile à mettre en œuvre ou hors de notre porté (température de
solubilité à 25°C et l’utilisation des tensio-actifs en solution).
Des études peuvent s’étendre à d’autres biomasses compte tenu de l’affinité physico-chimique
de leur texture avec les biomasses utilisées.
Des études peuvent être orientées cette fois vers l’application en phase gazeuse pour tester à
nouveau les performances de ces charbons.
Vue les propriétés des charbons et les résultats importants sur l’adsorption du chrome et
diuron obtenus, nous pensons qu’ils peuvent être utilisés pour l’adsorption d’autres métaux
lourds (Plomb; etc..) et pesticides(Atrazine;Rundup; etc..).
52
V. Conclusion
Les travaux décrits dans ce mémoire apportent une nouvelle contribution à la recherche
menée dans notre laboratoire concernant la synthèse des charbons actifs végétaux à partir de
biomasses locales pour le traitement des eaux usées chargées en chrome et du diuron. En
effet, les résultats obtenus indiquent que les meilleurs charbons préparés à partir des coques
d’arachide et du bois de jatropha présentent respectivement une surface spécifique de 786 m²g
-1
et 1261m²g-1 qui sont comparables avec le charbon actif commercial étudié 834m²g-1. Les
isothermes d’adsorption ont révélées une texture microporeuse avec présence de mésopores
pour les deux charbons préparés. Il ressort de cette étude que les taux d'adsorption du chrome
augmentent sensiblement avec l’accroissement de la masse de charbon. Le pH de la solution a
un effet considérable sur la capacité d’adsorption et la valeur de pH trouvée optimum pour
l'adsorption du chrome est égale à 2. Les résultats de l’étude cinétique montrent l’applicabilité
d’un modèle de cinétique pseudo second ordre. L’étude des isothermes indiquent que les
données de l’adsorption peuvent être adéquatement modélisées à la fois par les isothermes de
Langmuir et Freundlich. Les résultats de cette étude montrent que les charbons actifs préparés
à partir des coques d’arachide et du bois de jatropha sont comparables avec le charbon actif
commercial utilisé dans cette étude et ces résultats sont comparables à ceux de la littérature.
La surface spécifique des charbons obtenus ont joué un role important pour l’adsorption de
diuron car le taux d’élimination du diuron a atteint respectivement 87 ; 62 ; 59 et 47% pour
les CA_BJ_KOH, CA_COM, CA_H3PO4 et CA_FeCl3.
Les charbons actifs préparés dans le cadre de ces travaux, pourraient être d’une grande utilité
dans un traitement économique des eaux usées contenant du chrome ou du diuron dans la
mesure où les charbons sont faciles à préparer, proviennent de matières végétales largement
disponibles.
53
Références bibliographiques
AKSU, Z. et AÇIKEL, Ü, 1999. A single-staged bioseparation process for simultaneous
removal of copper (II) and chromium (VI) by using< i> C</i>.< i> vulgaris</i>. In : Process
Biochemistry. 1999. Vol. 34, n° 6, pp. 589–599.
AKTAŞ, Ö et ÇEÇEN, F., 2007. Bioregeneration of activated carbon: A review. In :
International biodeterioration & biodegradation. 2007. Vol. 59, n° 4, pp. 257–272.
ÁLVAREZ CENTENO, T., STOECKLI, F. et OTHERS, 2006. Method of producing
activated carbons from apple pulp for use as electrodes in electric double-layer capacitors
(EDLC). In : 2006.
AOYAMA, M., 2003. Removal of Cr (VI) from aqueous solution by London plane leaves.
In : Journal of Chemical Technology and Biotechnology. 2003. Vol. 78, n° 5, pp. 601–604.
ARJMAND, C., KAGHAZCHI, T., LATIFI, S. M. et SOLEIMANI, M., 2006a. Chemical
production of activated carbon from nutshells and date stones. In : Chemical engineering &
technology. 2006. Vol. 29, n° 8, pp. 986–991.
ARJMAND, C., KAGHAZCHI, T., LATIFI, S. M. et SOLEIMANI, M., 2006b. Chemical
production of activated carbon from nutshells and date stones. In : Chemical engineering &
technology. 2006. Vol. 29, n° 8, pp. 986–991.
BAKER, F. S., 1987. Summary of workshop C–porosity in carbon adsorbents. In : Carbon.
1987. Vol. 25, n° 1, pp. 151–154.
BODDU, V. M., ABBURI, K., TALBOTT, J. L. et SMITH, E. D., 2003. Removal of
hexavalent chromium from wastewater using a new composite chitosan biosorbent. In :
Environmental science & technology. 2003. Vol. 37, n° 19, pp. 4449–4456.
BUDINOVA, T., SAVOVA, D., [Link], ANIA, C.O., CABAL, B., PARRA, J.B.
et PETROV, N., 2009. Biomass waste-derived activated carbon for the removal of arsenic and
manganese ions from aqueous solutions. In : Applied Surface Science. février 2009. Vol. 255,
n° 8, pp. 4650-4657. DOI 10.1016/[Link].2008.12.013.
DIAO, Y., WALAWENDER, W. P. et FAN, L. T., 2002. Activated carbons prepared from
phosphoric acid activation of grain sorghum. In : Bioresource technology. 2002. Vol. 81, n° 1,
pp. 45–52.
DIAS, Joana M., ALVIM-FERRAZ, Maria C.M., ALMEIDA, Manuel F., RIVERA-
UTRILLA, José et SÁNCHEZ-POLO, Manuel, 2007. Waste materials for activated carbon
preparation and its use in aqueous-phase treatment: A review. In : Journal of Environmental
Management. décembre 2007. Vol. 85, n° 4, pp. 833-846.
DOI 10.1016/[Link].2007.07.031.
EL-DIB, M. A. et ALY, O. A., 1977. Removal of phenylamide pesticides from drinking
waters–II. Adsorption on powdered carbon. In : Water Research. 1977. Vol. 11, n° 8,
pp. 617–620.
EL-SIKAILY, A., NEMR, A. E., KHALED, A. et ABDELWEHAB, O., 2007. Removal of
toxic chromium from wastewater using green alga Ulva lactuca and its activated carbon. In :
Journal of hazardous materials. 2007. Vol. 148, n° 1-2, pp. 216–228.
54
FERNANDES, D. M., 2010. Etude des effets du diuron sur l’environnement. In : Livre. 8
décembre 2010. n° 1.
FOO, K. Y. et HAMEED, B. H., 2009. Utilization of biodiesel waste as a renewable resource
for activated carbon: Application to environmental problems. In : Renewable and Sustainable
Energy Reviews. 2009. Vol. 13, n° 9, pp. 2495–2504.
GARG, U.K., KAUR, MP, GARG, VK et SUD, D., 2007. Removal of hexavalent chromium
from aqueous solution by agricultural waste biomass. In : Journal of Hazardous Materials.
2007. Vol. 140, n° 1-2, pp. 60–68.
GIACOMAZZI, S et COCHET, N, 2004. Environmental impact of diuron transformation: a
review. In : Chemosphere. septembre 2004. Vol. 56, n° 11, pp. 1021-1032.
DOI 10.1016/[Link].2004.04.061.
GICQUEL, L., WOLBERT, D. et LAPLANCHE, A., 1997. Adsorption de l’atrazine par
charbon actif en poudre: Influence des matières organiques et minérales dissoutes des eaux
naturelles. In : Environmental technology. 1997. Vol. 18, n° 5, pp. 467–478.
GIRGIS, B. S., YUNIS, S. S. et SOLIMAN, A. M., 2002a. Characteristics of activated carbon
from peanut hulls in relation to conditions of preparation. In : Materials Letters. 2002.
Vol. 57, n° 1, pp. 164–172.
GIRGIS, B. S., YUNIS, S. S. et SOLIMAN, A. M., 2002b. Characteristics of activated carbon
from peanut hulls in relation to conditions of preparation. In : Materials Letters. 2002.
Vol. 57, n° 1, pp. 164–172.
GOKHALE, S. V., JYOTI, K. K. et LELE, S. S., 2008. Kinetic and equilibrium modeling of
chromium (VI) biosorption on fresh and spent< i> Spirulina platensis</i>/< i> Chlorella
vulgaris</i> biomass. In : Bioresource technology. 2008. Vol. 99, n° 9, pp. 3600–3608.
GOTTIPATI, R. et MISHRA, S., 2010. Process optimization of adsorption of Cr (VI) on
activated carbons prepared from plant precursors by a two-level full factorial design. In :
Chemical Engineering Journal. 2010. Vol. 160, n° 1, pp. 99–107.
HAYES, W. J., 1982. Pesticides studied in man. S.l. : Williams & Wilkins Baltimore.
KALDERIS, D., BETHANIS, S., PARASKEVA, P. et DIAMADOPOULOS, E., 2008.
Production of activated carbon from bagasse and rice husk by a single-stage chemical
activation method at low retention times. In : Bioresource technology. 2008. Vol. 99, n° 15,
pp. 6809–6816.
KARAGÖZ, S., TAY, T., UCAR, S. et ERDEM, M., 2008. Activated carbons from waste
biomass by sulfuric acid activation and their use on methylene blue adsorption. In :
Bioresource technology. 2008. Vol. 99, n° 14, pp. 6214–6222.
KHEZAMI, L. et CAPART, R., 2005. Removal of chromium (VI) from aqueous solution by
activated carbons: kinetic and equilibrium studies. In : Journal of hazardous materials. 2005.
Vol. 123, n° 1, pp. 223–231.
KIM, J. W., SOHN, M. H., KIM, D. S., SOHN, S. M. et KWON, Y. S., 2001. Production of
granular activated carbon from waste walnut shell and its adsorption characteristics for Cu<
sup> 2+</sup> ion. In : Journal of hazardous materials. 2001. Vol. 85, n° 3, pp. 301–315.
KRIZ, W., ELGER, M., MUNDEL, P. et LEMLEY, K. V., 1995. Structure-stabilizing forces
in the glomerular tuft. In : Journal of the American Society of Nephrology. 1995. Vol. 5,
n° 10, pp. 1731–1739.
LÓPEZ-RAMÓN, M.V., FONTECHA-CÁMARA, M.A., ÁLVAREZ-MERINO, M.A. et
MORENO-CASTILLA, C., 2007. Removal of diuron and amitrole from water under static
and dynamic conditions using activated carbons in form of fibers, cloth, and grains. In : Water
Research. juillet 2007. Vol. 41, n° 13, pp. 2865-2870. DOI 10.1016/[Link].2007.02.059.
LOU, G. et HUANG, P. M., 1989. Nature and charge properties of X-ray noncrystalline
aluminosilicates as affected by citric acid. In : Soil Science Society of America Journal. 1989.
Vol. 53, n° 4, pp. 1287–1293.
MALPUECH-BRUGERE, C., GRIZARD, G., BOULE, P. et BOUCHER, D., 2001. Effects
of a herbicide diuron (3-(3, 4-dichlorophenyl)-1, 1-dimethylurea] and one of its
biotransformation products, 3, 4-dichloroaniline (3, 4-DCA), on human spermatozoa. In :
Andrologie. 2001. Vol. 11, n° 2, pp. 69–75.
MOHAN, Dinesh et PITTMAN JR., Charles U., 2006. Activated carbons and low cost
adsorbents for remediation of tri- and hexavalent chromium from water. In : Journal of
Hazardous Materials. 21 septembre 2006. Vol. 137, n° 2, pp. 762-811.
DOI 10.1016/[Link].2006.06.060.
MOHAN, Dinesh, SINGH, Kunwar P. et SINGH, Vinod K., 2006. Trivalent chromium
removal from wastewater using low cost activated carbon derived from agricultural waste
material and activated carbon fabric cloth. In : Journal of Hazardous Materials. juillet 2006.
Vol. 135, n° 1–3, pp. 280-295. DOI 10.1016/[Link].2005.11.075.
MOHANTY, K., JHA, M., MEIKAP, B. C. et BISWAS, M. N., 2005. Removal of chromium
(VI) from dilute aqueous solutions by activated carbon developed from< i> Terminalia
arjuna</i> nuts activated with zinc chloride. In : Chemical Engineering Science. 2005.
Vol. 60, n° 11, pp. 3049–3059.
NOH, J. S. et SCHWARZ, J. A., 1989. Estimation of the point of zero charge of simple
oxides by mass titration. In : Journal of Colloid and Interface Science. 1989. Vol. 130, n° 1,
pp. 157–164.
ÖNAL, Y., AKMIL-BAŞAR, C., SARICI-ÖZDEMIR, Ç et ERDOĞAN, S., 2007. Textural
development of sugar beet bagasse activated with ZnCl< sub> 2</sub>. In : Journal of
hazardous materials. 2007. Vol. 142, n° 1, pp. 138–143.
RITTER, W. F., 1990. Pesticide contamination of ground water in the United States-A
review. In : Journal of Environmental Science & Health Part B. 1990. Vol. 25, n° 1, pp. 1–29.
SATONAKA, S., ISOBE, T. et KAYAMA, T., 1984. Preparation of Activated Carbon with
Phosphoric Acid from Waste Liquors, Waste Sludges and Waste from Deinking. In :
北海道大學農學部演習林研究報告= RESEARCH BULLETINS OF THE COLLEGE
EXPERIMENT FORESTS HOKKAIDO UNIVERSITY. 1984. Vol. 41, n° 2, pp. 551–561.
Sites internet
VI. ANNEXES
Activation Activation
physique chimique
Imprégnation
Catalyseurs d’oxydation
KOH, KMnO4, H3PO4, ZnCl2…
Mise en forme de
charbon actif
(GAP,GAP)
(Grain, poudre,..)
Rendement de la pyrolyse
m2(g)
Rdmt Variation de
Activant Pyrolyse mo(g) m1(g) après
pyrolyse (%) masse(g)
pyrolyse
Essai_1 Creuset_1 205,0127 50,27 240 69,60 34,99
400°c/2h30
Essai_2 creuset_3 205,0385 50,12 240 69,76 34,96
Essai_1 Creuset_1 204 50 232 56,00 28
700°c/3h
Essai_2 creuset_3 206 35 223 48,57 17
Taux de cendre A
Taux de Taux de
m2(g) après pyrolyse Taux de cendre
Charbon mo(g) m1(g) cendre(A) cendre
à 500°c /3h/24h corrigé moyen (%)
% corrigé(%)
Essai_1 7,5288 1,0032 7,827 29,72 29,95
CA_ 30,21
Essai_2 7,6258 1,015 7,9328 30,25 30,48
Essai_1 7,7273 1,0023 8,0037 27,58 27,70
CA_ 27,83
Essai_2 7,6346 1,0002 7,9129 27,82 27,95
Essai_1 7,6645 1,0021 7,7538 8,91 9,10
Biomasse 9,44
Essai_2 8,2149 1,0059 8,3112 9,57 9,77
Taux d’humidité M
Taux
Echantillons Charbon mo(g) m1(g) m2(g) après séchage à 105°c/1h/2h/3h
d'humidité(M)%
1 Biomasse 19,5984 1,0079 20,5856 2,05
2 CA_ 19,5844 1,0051 20,5819 0,76
3 CA_ 23,2565 1,0029 24,2549 0,45
Taux de matière volatile
Charbon mo(g) m2 après pyrolyse à900°C/7mn Taux(%) Taux moyen (%)
Essai_1 30,2048 1,0084 31,1348 7,7747
CA_ 7,7535
Essai_2 31,6231 1,0023 32,5479 7,7322
Essai_1 29,2413 1,0078 30,0537 19,3888
CA_ 18,5872
Essai_2 30,7535 1,0025 31,5777 17,7855
Essai_1 30,8762 1,0091 31,1631 71,5687
Biomasse 71,1721
Essai_2 31,8945 1,0019 32,1873 70,7755
Charbons Taux de carbone fixe (%) Taux de carbone moyen (%)
Essai_1 CA_ 62,27 62,03
Carbone fixe
Essai_2 CA_ 52,91 53,59
Essai_1 Biomasse 19,33 19,39
Indice d’iode
Ecart
CA_COM CA_BJ_KOH CA_H3PO4 CA_FeCl3
type
Ce Ce Ce Ce
Ci (mg/l) q (mg/g) q (mg/g) q (mg/g) q (mg/g)
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
0 0 0 0 0 0 0 0 0
40 53,81 7,71 13,18 44,69 6,47 55,88 29,38 17,71
60 71,57 17,06 14,32 76,14 17,30 71,17 44,50 25,83 +/- 2,1
80 92,03 24,78 29,13 84,79 27,50 87,51 56,20 39,67
100 106,11 36,33 38,78 102,04 39,7 100,5 70,33 49,46