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KAFACK

Ce document décrit une étude sur les performances de charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour l'élimination du chrome et du diuron en milieu aqueux. Différents paramètres comme la masse de charbon, le pH et la concentration initiale ont été étudiés pour déterminer les conditions optimales d'adsorption. Les résultats montrent que l'élimination du chrome est favorable à pH 2 et que les taux d'adsorption augmentent avec la masse de charbon. La cinétique suit un ordre pseudo-second et l'isotherme d'adsorption correspond mieux à Langmuir.

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Brou Guillaume KOUASSI
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Ce document décrit une étude sur les performances de charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour l'élimination du chrome et du diuron en milieu aqueux. Différents paramètres comme la masse de charbon, le pH et la concentration initiale ont été étudiés pour déterminer les conditions optimales d'adsorption. Les résultats montrent que l'élimination du chrome est favorable à pH 2 et que les taux d'adsorption augmentent avec la masse de charbon. La cinétique suit un ordre pseudo-second et l'isotherme d'adsorption correspond mieux à Langmuir.

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ETUDE DES PERFORMANCES DES CHARBONS ACTIFS

PREPARES A PARTIR
DE BIOMASSES TROPICALES POUR L’ELIMINATION DU
CHROME ET DIURON EN MILIEU AQUEUX

MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU


MASTER EN ENVIRONNEMENT OPTION
ASSAINISSEMENT
Présenté et soutenu publiquement le 25/06/2012 par

Frank Thierry KAFACK

Travaux dirigés par : Mbaye GUEYE

Titre (Doctorant)

UTER GEI

Jury d’évaluation du stage :

Président : Yohan RICHARDSON

Membres et correcteurs : Franck LALANNE

Igor OUEDRAOGO

David MOYENGA

Boukary SAWADOGO

Promotion [2011/2012]
Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.
Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

DEDICACE

Je dédie particulièrement ce mémoire à :

 Mes mamans, Priscille NDONGMEZA ; Bernadette


MAWAMBA et Véronique ATIENGO pour leur soutien, leurs
prières, leur attention particulière, leur compréhension, leurs
sacrifices ainsi que leur encouragement pour toute la famille.

 Mon père, Georges WOUATSA pour son soutien sans faille, ses
conseils, sa disponibilité, ses encouragements et ses prières

 Mon Parrain, Pierre AZEMAFACK de regretté mémoire pour


son soutien, sa disponibilité et ses encouragements de son vivant.
 Mes tantes, Emilienne KAFACK ; Stéphanie BOGNI ;
Clémentine FOFACK et Sabine pour leur soutien, leur conseil,
leur encouragement et leurs prières.

 Mes onclesRoger DONGMO, Petit-Jean NANGUEet Robert


NGUETSOPpour leur soutien, leur encouragement ainsi que
leurs conseils.

 Mes frères et sœurs (Samy Mathéo WOUATSA, Gauthier


FOFACK, Roger ZEBAZE, Horlis, Bendeca, Diane
KENFACK, Priscille DEMANOU, Caroline NGUETSOP
OBAME et Patrick NGONO ; qui sont toujours derrière moi
pour un soutien moral et leur encouragement.

 Tous mes cousins et cousines, pour leur encouragement et


leurs prières.

 Toutes les personnes que j’ai perdues, qu’elles reposent en paix.


Longue vie et Santé de fer à tout le monde.

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

REMERCIEMENTS
Je tiens particulièrement à remercier :
Mes chers Parents, pour la confiance mise en moi durant les 5 années écoulées, les
encouragements, le suivi sans relâche, les moyens nécessaires et l’accompagnement durant
toute ma formation.
[Link] BLIN (Directeur du LBEB et enseignant chercheur), pour l’accueil chaleureux
manifesté à mon égard et le suivi de l’évolution de mes recherches.
[Link] GUEYE ; doctorant et mon encadreur, pour le suivi sans relâche, l’encadrement
exemplaire ; malgré mes pensées parfois noyées dans les soucis, les conseils et les
encouragements prodigués à mon égard durant tout le déroulement du stage.
[Link] RICHARDSON (Enseignant chercheur); qui n’a cessé de me rappeler les règles de
sécurité à respecter lorsqu’on effectue des manipulations en laboratoire, les conseils et les
encouragements prodigués en mon égard durant tout mon stage.
[Link] CHANGOTADE et [Link] Igor, respectivement technicien en chef du
laboratoire et enseignant chercheur, pour l’accueil chaleureux manifesté à mon arrivée au
laboratoire, les conseils, la sympathie et les encouragements prodigués à mon égard, tout au
long de mon stage.
Tout le personnel du laboratoire pour l’accueil chaleureux manifesté à mon égard ainsi que les
conseils prodigués àmon égard tout au long de mon stage.
[Link] SAVADOGO et M. Boukary SAWADOGO, respectivement technicien chimiste et
ingénieur chercheur au LEDES ; de m’avoir guidé dans ce laboratoire et appris à manipuler le
spectrophotomètre d’absorption atomique à flamme et spectrophotomètre UV, indispensables
dans le cadre de mon stage.
Mes compatriotes Rosine TCHEMEU, Baudouin KOYUE, Raoul KOUEKAM, Apollinaire
NDI, Catherine SONFACK et Sévère FOSSI ; qui m’ont non seulement toujours accompagné
et soutenu durant les cinq années passées ensemble et n’ont cessé également de m’encourager
durant toute la période de mon stage.
Mes petits Franky DOMBAS et Legassy MIANTAMA, pour leur soutien et
l’accompagnement durant tout le temps passé à Kamboinsé dans le cadre de mon stage, et
m’avoir fait toujours rire quelques fois avec de multiples histoires qu’ils racontaient.
Enfin, mes amis Chrys MOMO, Guy MOME, Malcolm BOKILO, Bertrand DONFACK et
Ted DOSSA ; qui m’ont soutenu moralement, réconforté, encouragé et accompagné durant la
longue période de trouble que j’ai traversé dès le début de mon stage.

ii

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

RESUME
La pollution des eaux par des métaux lourds et des micropolluants tels que les herbicides,
nécessite le recours à des procédés très performants. C’est pourquoi, l’utilisation des charbons
actifs (CA_ et CA_ ) ; préparés à partir de coque d’arachide, le CA_KOH
préparé à partir du bois de jatropha et le charbon commercial(CECA), a été testée pour
évaluer la capacité d’élimination du chrome et le diuron en solution aqueuse. Le but de cette
étude étant d’étudier les performances de ces charbons actifs obtenus pour traiter les métaux
lourds et pesticides en milieu aqueux. Les charbons actifs préparés ont des surfaces
spécifiques de 1261m²g-1 pour CA_KOH, 786m²g-1 pour CA_H3PO4 et 363 m²g-1pour
CA_ , comparables avec le charbon actif commercial CA-COM qui a une surface de
-1
834m²g .Divers paramètres tels que la masse de charbon, le pH de la solution et la
concentration initiale ont été étudiés pour établir les conditions optimales d’adsorption du
chrome et le Diuron sur les [Link] résultats ont montré qu’à pH 2, l’élimination du
chrome en solution aqueuse est très favorable et que les taux d’adsorption du chrome
augmentent avec l’accroissement de la masse de charbon. La cinétique d’adsorption est de
pseudo second ordre et l’isotherme d’adsorption pour cette étude obéit mieux à l’isotherme de
Langmuir. La capacité d’adsorption maximale du chromea été respectivement de 88,54 ;
82,87 ; 68,17 ; 44,05mgg-1 pour le CA_KOH, CA COM, CA_ et CA_ en milieu
acide tandis que le taux d’adsorption du diuron a été respectivement de 87 ; 62,5 ; 59,5 et 47
% pour lesCA_KOH, CA COM, CA_ et CA_ en solution aqueuse pour une
concentration de 10mgl-1; lesquellespeuventêtre comparables avec les meilleurs résultats des
charbons actifs dérivant des autres biomasses présentés par la littérature.
Mots clés :
1- Chrome
2- Diuron
3- Charbon actif
4- Cinétique d’adsorption
5- Isotherme d’adsorption

iii

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

ASBTRACT
Water pollution by heavy metals and micropollutants such as herbicides, requires the use of
highly efficient processes. Therefore, the use of activated carbon (CA_ and CA_ )
prepared from peanut hull, the CA_KOH prepared from Jatropha wood and commercial
activated carbon (CECA), a tested to evaluate the removal capacity of Chrome and diuron in
aqueous solution. The purpose of this study was to investigate the performance of activated
carbons obtained to treat heavy metals and pesticides in aqueous media. Activated carbons
prepared have surface areas of 1261m ² g-1 for CA_KOH, 786m ² g-1 for CA_H3PO4 and
363 m² g-1 for CA_FeCl3,comparablewith commercial activated carbonCA-COM which has a
surface of 834m ² g-1. Various parameters such as the mass of coal, solution pH and initial
concentration were studied to establish the optimal conditions for adsorption of chromium and
Diuron on the coals. The results showed that at pH 2, the removal of chromium in aqueous
solution is very favorable and the rate of adsorption of chromium increases with increasing
mass of coal. The adsorption kinetics is pseudo second order and the adsorption isotherm for
this study to better obey the Langmuir isotherm. The maximum adsorption capacity of
chromium were respectively 88,54; 82,87; 68,17; 44,05 mgg-1 for CA_KOH, CA COM, and
CA_ , CA_ in acid while the rate of adsorption of diuron was respectively 87;
62,5; 59,5 and 47% for CA_KOH, CA COM, and CA_ , CA_ in aqueous solution
to a concentration of 10mgl-1; which can be comparable with the best results of activated
carbons derived from other biomass presented in the literature.

Keywords :

1- Chrome
2- Diuron
3- Activated carbon
4- Adsorption kinetics
5- Adsorption isotherm

iv

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

LISTE DES ABBREVIATIONS


AQA : Apport quotidien acceptable
ASAP : Analyseur de Surfaces Spécifiques
CA : Charbon actif
CA_COM : Charbon activé provenant de l’industrie
CA_ : Charbon activé au Chlorure de Fer(III)
CAG : Charbon actif en grain
CA_KOH : Charbon activé à l’Hydroxyde de Potassium
CAP : Charbon actif en poudre
CAT : Charbon actif en tissu
CECA : Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier
Cr : Chrome
DCPMU : N-(3,4 dichlorophényl)-N-(méthyl)-urée
DCPU : N-(3,4 dichlorophényl)-urée
: Dose Létale Médiane
EDTA : Acide Ethylène Diamine Tétra Acétique
IUPAC : Union Internationale de la Chimie Pure Appliquée
LBEB : Laboratoire Biomasse, Energie et biocarburants
LEDES : Laboratoire Eau Dépollution, Ecosystème etSanté
Ph : Potentiel en hydrogène
TMR : Teneur maximale en résidus

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

TABLE DE MATIERE

DEDICACE ................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... ii
RESUME ................................................................................................................................... iii
ASBTRACT ................................................................................................................................ iv
LISTE DES ABBREVIATIONS ................................................................................................... v
TABLE DE MATIERE ............................................................................................................... vi
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................... viii
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................... ix
INTRODUCTION ....................................................................................................................... 1
Objectif général ...................................................................................................................... 2
Objectifs spécifiques ............................................................................................................... 2
I. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ..................................................................................... 3
I.1. Les charbons actifs ...................................................................................................... 3
I.1.1. Préparation des charbons actifs .......................................................................... 3
I.1.2. Description physique et chimique des charbons actifs ........................................ 7
I.2. Etude de la présence des métaux lourds et pesticides dans l’environnement ........... 10
I.2.1. Etudes de la présence des métaux lourds : Cas du chrome ............................... 10
I.2.2. Etudes de la présence des pesticides : Cas du Diuron ....................................... 13
I.3. Adsorption des métaux lourds et des pesticides en solution aqueuse avec des
charbons actifs ...................................................................................................................... 16
I.3.1. Adsorption des métaux lourds en solution aqueuse avec des charbons actifs :
Cas du chrome .................................................................................................................. 16
I.3.2. Adsorption des pesticides en solution aqueuse avec des charbons actifs : Cas du
Diuron 19
II. Matériels et méthodes .................................................................................................... 22
II.1. Elaboration des charbons actifs ................................................................................ 22
II.1.1. Choix de la matière première et de l’agent activant .......................................... 22
II.1.2. Protocole de synthèse des charbons actifs ......................................................... 23
II.2. Caractérisation des charbons actifs .......................................................................... 25
II.2.1. Détermination de la surface spécifique et de la porosité des charbons actifs .. 25
II.2.2. Essais d’adsorption ............................................................................................ 26
vi

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

II.2.3. Détermination du pH au point de charge nulle des charbons actifs .................. 27


II.3. Processus d’analyse d’adsorption du chrome ........................................................... 28
II.4. Processus d’analyse d’adsorption du diuron ............................................................ 30
II.5. Isothermes de Langmuir et de Freundlich ................................................................. 32
II.6. Cinétique d’adsorption .............................................................................................. 33
III. Résultats et discussion ................................................................................................... 34
III.1. Caractérisation des charbons actifs préparés ....................................................... 34
III.2. Etude des performances d’adsorption des charbons actifs ................................... 36
III.2.1. Détermination du temps d’équilibre ............................................................... 36
III.2.2. Influence du pH de la solution ........................................................................ 40
III.2.3. Influence de la masse des charbons actifs ...................................................... 42
III.2.4. Effet de la concentration initiale .................................................................... 45
IV. Perspectives ................................................................................................................... 52
V. Conclusion ..................................................................................................................... 53
Références bibliographiques .................................................................................................... 54
VI. ANNEXES ........................................................................................................................ d

vii

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : classification de la forme des charbons actifs ........................................................ 7
Tableau 2 : Classification de la taille des différents pores selon l’IUPAC ............................... 7
Tableau 3 : Capacité d’adsorption du Cr(VI) pour différentes biomasses à pH et températures
différents. .................................................................................................................................. 18
Tableau 4 : Capacité d’adsorption du Cr(VI) pour différentes biomasses à pH et
concentrations initiales différents. ........................................................................................... 19
Tableau 5 : Capacité d’adsorption du diuron pour différents charbons actifs à pH 7 et à
25°C. ......................................................................................................................................... 20
Tableau 6 : Analyse des propriétés des coques d’arachides et bois de jatropha .................... 23
Tableau 7 : Caractéristiques de la texture poreuse des charbons actifs ................................. 34
Tableau 8 : Comparaison de constantes calculées respectivement à partir des modèles de la
cinétique de premier ordre, second ordre et diffusion intra particulaire. ............................... 40
Tableau 9 : Constantes des isothermes de Langmuir et de Freundlich. .................................. 51
Tableau 10 : Facteur adimensionnel de la Constante de Langmuir. ....................................... 51

viii

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Structure poreuse de la surface d’un charbon actif obtenu à partir des coques
d’huile de palme (Foo et Hameed, 2009). .................................................................................. 9
Figure 2 : Formule développée du Diuron (Giacomazzi et Cochet, 2004). ............................. 13
Figure 3 : Diagramme de dissolution de Cr(VI) à différents pH (Mohan et Pittman, 2006). . 17
Figure 4 : Les matières premières choisies pour élaborer des charbons actifs ...................... 22
Figure 5 : Etuve de température maximale de 250°C permettant de sécher les échantillons et
Four de température maximale de 1200°C permettant de carboniser la biomasse................. 24
Figure 6 : Photographie de l’analyseur de la porosité et de la surface spécifique modèle
ASAP 2020 Micromeritics (1 : Porte-échantillon (poste de dégazage) ; 2 : poches
thermiques ; 3 : piège à gaz (lors du dégazage) ; 4 : porte-échantillon (poste analyse) ; 5 :
vase Dewar (contenant de l’azote liquide). .............................................................................. 26
Figure 7 : Spectrophotomètre modèle Fisher Bioblock Scientific 1100RS. ............................. 27
Figure 8 : pH mètre modèle EUTECH Instruments pH 510. ................................................... 29
Figure 9 : spectrophotomètre d’absorption atomique à flamme de modèle Perkin Elmer,
[Link] 200. .......................................................................................................................... 30
Figure 10 : Incubateur de température maximale 60°C de modèle Stuart S1500. .................. 31
Figure 11 : spectrophotomètre d’adsorption moléculaire. ...................................................... 32
Figure 12 : Isotherme d’adsorption – désorption de des différents charbons. ................. 35
Figure 13 : Distribution de la taille des pores de Dubinin-Astakhov des différents charbons.
.................................................................................................................................................. 35
Figure 14 : Influence du temps de contact (en mn) sur la capacité d’adsorption du chrome sur
CA_ (masse = 30 mg, concentration initiale de Cr = 60,5mgl-1 et température =
40°C). ....................................................................................................................................... 37
Figure 15 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de pseudo second
ordre (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C). ................................................. 38
Figure 16 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de pseudo
premier ordre (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C). ................................... 38
Figure 17 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de la diffusion
intra particulaire (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C). .............................. 39
Figure 18 : Influence du pH initial sur l’adsorption d’ions Cr en solution par les charbons
actifs (concentration du Cr = 60mgl-1 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact =
6h ; température = 40°C). ........................................................................................................ 41
Figure 19 : Charge de surface des charbons actifs en fonction du pH de la solution ............. 42
Figure 20 : Effet de la masse de l’adsorbant sur le taux d’adsorption d’ions Cr (pH 2 ;
concentration de Cr = 60mgl-1 ; temps de contact = 6h ; température = 40°C). .................... 43
Figure 21 : Effet de la masse de l’adsorbant sur la capacité d’adsorption d’ions Cr (pH 2 ;
concentration de Cr = 60mgl-1 ; temps de contact = 6h ; température = 40°C). .................... 44
Figure 22 : Influence de la masse de CA_H3PO4 sur l’adsorption du chrome en solution ..... 44
Figure 23 : Influence de la concentration initiale de Cr sur son élimination par différents
charbons actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h et température
= 40°C). .................................................................................................................................... 45

ix

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 24 : Spectre d’adsorption du diuron à différentes longueurs d’ondes. ........................ 46


Figure 25 : Courbe d’étalonnage de la concentration initiale de chrome en fonction de
l’absorbance mesurée à ʎ = 260 nm. ....................................................................................... 47
Figure 26 : Influence de la surface spécifique des différents charbons sur le taux d’adsorption
du diuron (Concentration de diuron = 10mgl-1, masse de l’adsorbant = 30 mg, température
ambiante, temps de contact 4h. ................................................................................................ 48
Figure 27 : Isotherme de Freundlich pour l’adsorption du chrome sur différents charbons
actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h ; température = 40°C).49
Figure 28 : Isotherme de Langmuir pour l’adsorption du chrome sur différents charbons
actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h ; température = 40°C).50

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

INTRODUCTION
La pollution de l’environnement par de multiples substances chimiques, reste une
préoccupation majeure pourl’écosystème. C’est pourquoi, des solutionsappropriées pour y
remédier sont recherchées au cours des dernières années et demeurent un impé[Link]
pollution des eaux ou le rejet des effluents toxiques dans la nature par les industries peut être
stoppée en adoptant des traitements physico-chimiques à faible coût comme l’utilisation des
charbons [Link] charbons actifs produits par la combinaison de la biomasse et d’un
activant (qui peut être chimique ou physique (Budinova et al.,2006)) ; peuvent être préparés à
partir de 2 types de déchets à savoir:les déchets classiques ou conventionnels (provenant de
l'agriculture et l'industrie du bois : la coque de jatropha, coque d’arachide, tige de jatropha ,
noix de coco, etc…) et les déchets non conventionnels (des activités municipales et
industrielles : des boues d'épuration digérées, etc..)(Dias et al.,2007).
Les charbons actifs peuvent être utilisés pour divers procédés de traitement aqueux, à savoir
éliminer les polluants organiques, les pesticides, les colorantset les métaux [Link] agents
activant peuvent êtrele NaOH, 5 M ,le KOH, l'acide phosphoriqueet le .Mais
lors du traitement des eaux naturelles pour la production d'eau potable, différents composés
organiques se retrouvent donc en compétition pour l'adsorption sur charbon actif. Cette
compétition provoque une diminution de l'efficacité du charbon actif face à une pollution
donnée (Gicquel et al., 1997).
Dans un contexte de développement durable, la valorisation de la biomasse, en particulier
issue de déchets agricoles et industriels, suscite un intérêt croissant dans toutes les régions du
monde. Ces déchets sont largement disponibles, bon marché et constituent par nature une
source d’énergie renouvelable respectueuse de l’environnement. Une des options envisagées
pour la valorisation de ces ressources végétales est la production des charbons actifs par
conversion thermochimique. Le charbon actif est très utilisé dans les stations d’épuration et de
traitement d’eau. C’est un très bon adsorbant qui peut capter plusieurs polluants tel que les
matières organiques, les pesticides, les métaux lourds, des entités biologiques, des colorants,
et d’autres matières minérales, tel que le chlore ou le nitrate. L’adsorption sur charbon actif
est connue comme étant l’une des meilleures méthodes de traitement des métaux lourds. Les
méthodes classiques de purification d’eaux sont assez coûteuses et parfois non adaptées au
traitement des effluents. Ainsi, la nécessité d’utiliser des ressources naturelles peu coûteuses
pour la production de charbons actifs s’impose. Dans ce contexte, le laboratoire Biomasse,
Energie et Biocarburants du 2iE (LBEB), s’est investi dans l’élaboration de charbons actifs,
1

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

l’étude de leurs propriétés physicochimiques et leur mise en œuvre dans divers processus de
purification.

Objectif général

L’objectif général est d’étudier les performances des charbons actifs préparés à partir de
biomasses locales (coque d’arachide et bois de jatropha) pour l’adsorption du chrome et
Diuronen solution aqueuse.

Objectifs spécifiques
Pour atteindre cet objectif, nous allons déterminer les facteurs les plus importants permettant
d’optimiser l’efficacité des charbons actifs pour l’adsorption des polluants étudiés en solution
aqueuse. Il s’agit de :
 Etudier l’effet de la masse de charbons actifs sur la capacité d’adsorption du chrome et
diuron.
 Etudier l’effet du pH du milieu réactionnel sur la capacité d’adsorption du chrome et le
diuron.
 Etudier l’effet de la concentration initiale du chrome et le diuron sur leur capacité
d’adsorption
 Etudier la cinétique d’adsorption pour déterminer le temps de contact à l’équilibre
 Analyser les isothermes d’adsorption en appliquant différents modèles (Langmuir
etFreundlich).
Dans ce travail, il sera question pour nous d'étudier l'adsorption sur charbon actif (CA) en
milieu aqueux de deux solutés (le chrome) à cause de sa présence dans la nature due à son
utilisation permanente par les industries de tannerie, textiles et des stations d’épuration ; (le
diuron) à cause de sa présence abondante et permanente dans les sols, les eaux de surfaces et
les eaux souterraines due à l’utilisation intensive des herbicides en agricultures. Pourquoi
l’adsorption sur CA ? Grace à sa facilité de mise en œuvre, sa disponibilités et aux différentes
études réalisées (Mohanet al., 2006 ;López-Ramón et al., 2007 ; Garget al.,2009, Zhang et
al.,2010), qui ont démontré son efficacité à éliminer les polluants et micropolluants en milieu
aqueux.
Pour bien comprendre les mécanismes de l’adsorption sur charbon actif et les phénomènes
mis en jeux, nous nous proposons de suivre le chronogramme suivant :
 Dans la première partie, une synthèse bibliographique approfondiesera faite
 Dans la deuxième suivra les matériels et méthodes

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

 Dans la troisième partie suivra, les résultats qui seront ensuite discutés afin
d'approcher les mécanismes de l'adsorption de polluants étudiés seuls sur charbon actif
 en fin suivra la conclusion et les recommandations.

I. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1. Les charbons actifs
I.1.1. Préparation des charbons actifs
I.1.1.1. Matières premières
La fabrication du charbon actif passe nécessairement par l’identification et le choix de la
matière première. Les matières premières peuvent être obtenues à partir d’un grand nombre de
matériaux contenant le carbone d’origine végétale ou minérale.
 Origine végétale
Il existe une multitude de produits d’origine végétale qui peuvent intervenir dans la synthèse
des charbons actifs et sous différentes formes variées :
 déchets agricoles non utilisables exemple : Noyaux de fruit, coque de noix de coco
(Kimet al.,2001), bagasse de canne à sucre (Kalderis et al.,2008), coques d’arachide
(Girgis et al.,2002).
 paille et enveloppes de céréales exemple : blé et riz(Satonaka et al.,1984).
 arbre sous forme de copeaux ou de sciure de bois exemple : Bouleau, chêne,
eucalyptus (Kalderis et al.,2008),lignite(Arjmand et al.,2006).
Dans le cadre de notre étude, la matière utilisée est la coque d’arachide et le bois de jatropha
car tous deux ont présenté des bonnes caractéristiques d’après les travaux réalisés par Gueye
(2011).
 Origine minérale
Les charbons actifs sont obtenus en grandes majorité à partir de matériaux combustibles
comme le charbon minéral (houille, coke) ou la tourbe.

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

I.1.1.2. La Pyrolyse
La pyrolyse ou la carbonisation est un craquage thermique sans produits oxydants. Sous
l’action de la chaleur, elle décompose la biomasse en en trois principales phases dont
l’importance relative varie suivant les conditions opératoires :
- Une fraction de gaz non condensable ;( CO, CO2, CH4, CnHm.)
- Une fraction de gaz condensable, elle-même séparée deux phases : une phase aqueuse
et organique ;(les goudrons)
- Une fraction de résidu solide : le char composé majoritairement carboné.
La quantité, la composition et les propriétés des produits de la pyrolyse diffèrent en fonction
des paramètres opératoires, en particulier de la température et de la vitesse de
chauffaged’après les études d’Álvarez Centeno et al(2006).
Selon la littérature (Kriz et al.,1995), nous distinguons généralement deux types de pyrolyse.
 La pyrolyse conventionnelle (ou lente), généralement réalisée à des vitesses
températures comprises entre 277 et 677°C avec des vitesses de chauffages comprises
entre 0,1 et 1°C/s.
 La pyrolyse rapide (ou flash), généralement réalisée à des températures comprises
entre 777 et 977°C avec des vitesses de chauffages supérieures à 727°C/s. Cette
pyrolyse est utilisée pour la production d’huile de pyrolyse
La pyrolyse est une étape nécessaire pour transformer la matière en carbone. Le charbon issu
de la matière organique d’origine végétale est très caractéristique : c’est une matière fibreuse
qui présente une infinité de pores (quelques Angströms) obstrués par la matière organique.
Pour être transformée en charbon activé, la matière organique d’origine végétale doit être
débarrassée de tous ces pores. Pour cela, on chauffe à de très haute température entre 400 et
1000°C. La matière organique est détruite et on obtient un squelette carboné qui lui possède
des propriétés particulières.
I.1.1.3. L’Activation
Deux procédés d’activation peuvent être rencontrés pour la fabrication des charbons actifs. Il
s’agit de l’activation physique ou de l’activation chimique
 Activation physique
Au cours de ce procédé la matière carbonisée est activée à des températures de l’ordre de
850 -1100 °C dans des fours rotatifs ou des fours à cuve, sous atmosphère oxydante. Les gaz
oxydants généralement utilisés sont le dioxyde de carbone, le dioxygène, la vapeur d’eau ou
le mélange de ces [Link] et al (2003) ont comparé l’activation du noyau de pêche et du
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bois d’eucalyptus, à la vapeur d’eau et du CO2. Ils concluent que la vapeur d’eau favorise à la
fois le développement des micros et des mésopores tandis que le CO2 favorise sélectivement
le développement des micropores. Un mélange de CO2 et de vapeur d’eau est souvent utilisé
pour l’activation à l’échelle industrielle. Les charbons activés physiquement ne présentent pas
d’impuretés liées à l’agent d’activation utilisé. Leurs propriétés texturales dépendent
fortement de la réactivité de l’atmosphère oxydante.
 Activation chimique
L’activation chimique est une activation en phase liquide : le matériau traité préalablement est
imprégné dans l’agent activant puis pyrolysé sous atmosphère inerte. Les agents utilisés sont :
H3PO4 (Diaoet al.,2002), ZnCl2(Önal et al.,2007), KOH(Tseng et al.,2005), H2SO4 etc.
La carbonisation et l’activation proprement dite sont réunies en une seule étape. Elle ne
nécessite qu’un seul traitement thermique à des températures comprises entre 400 et 800°C,
valeurs inférieures aux températures usuelles d’activation physique.
L’agent activant, le taux d’imprégnation, la température et la durée de l’activation sont
les principaux paramètres de l’activation chimique ; ils conditionnent les propriétés des
charbons obtenus en terme de volume poreux, de répartition de taille de pores et de
composition chimique de la surface. Le contrôle de tous ces paramètres et la détermination
de leur impact respectif sur les propriétés finales du produit activé ne sont pas aisés ;
les caractéristiques chimiques et texturales des charbons activés chimiquement sont en réalité
difficilement prévisibles.
L’acide phosphorique, le chlorure de zinc et l’acide sulfurique (Valixet al.,2004)comptent
parmi les agents d’activation chimiques les plus utilisés.
Le choix de l’agent activant est bien souvent dicté par la nature des matériaux précurseurs
(pour un précurseur donné certains agents activant sont mieux adaptés) et par les
propriétés requises par le produit final. Tseng et al (2005) ont montré que l’activation par
KOH est plus efficace que par les agents classiques H3PO4 et ZnCl2.

I.1.1.4. Comparaison des deux procèdes d’activation


L’activation chimique apparaît être plus une méthode plus avantageuse que l’activation
physique pour les raisons suivantes :
Vu leurs températures d’activation, l’activation physique occasionne un coût énergétique plus
important. De plus, avec l’activation chimique le rendement de charbon actif est meilleur
puisque la carbonisation à très haute température est évitée. L’inconvénient majeur de cette

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technique réside dans les traitements de lavage, indispensables pour l’élimination de l’agent
activant, qui constituent des étapes supplémentaires dans le procédé d’élaboration des
charbons actifs. A partir de ce qui a été détaillé précédemment, nous optons pour la
fabrication de nos charbons actifs le procédé d’activation chimique.
Les différentes étapes de fabrication de charbon actif se résument en annexe 1.
Au cours de la préparation des charbons actifs, les facteurs tels que la pyrolyse, le ratio
(biomasse/activant), l’activant et le temps d’activation sont des paramètres qui influencent
l’efficacité des charbons(Karagözet al.,2007) et plusieurs études (Tan et al.,2008 ;
Tongpoothorn et al.,2011) ont ainsi permis d’obtenir les conditions optimum de préparation
des charbons actifs.
Après usage des charbons actifs pour le traitement des effluents riches en polluants ou micro-
polluants, ceux-ci peuvent être réutilisés ; mais le processus de réutilisation demande qu’on
les régénère afin d’optimiser ses capacités d’adsorption. La régénération des charbons actifs
peut se faire suivant trois méthodes à savoir :
 Régénération à la vapeur : Cette méthode est réservée à la régénération des charbons
actifs qui ont simplement adsorbé des produits très volatils. Cependant, le traitement à
la vapeur peut être utile pour déboucher la surface des grains de charbons et
désinfecter le charbon.
 Régénération thermique : Cette opération est réalisée par pyrolyse ou en brulant les
matières organiques adsorbées par les charbons actifs. Dans le but d'éviter
d'enflammer les charbons, ils sont chauffés aux alentours de 800 °C au sein d’une
atmosphère contrôlée. C'est la méthode de régénération la plus largement utilisée et
régénère parfaitement les charbons actifs. Cependant elles présentent quelques
désavantages à savoir: très coûteuse avec l'achat de plusieurs fours, il ya une perte de
charbon de l'ordre de 7-10 %. L'utilisation de fours électriques réduit ces pertes.
 Régénération chimique : Procédé utilisant un solvant utilisé à une température de 100
°C et avec un pH important. L'avantage de cette méthode réside dans la minimisation
des pertes de charbons (environ 1%). Les polluants sont ensuite détruits par
incinération.
 Régénération biologique (Aktas etÇeçen, 2007): Procédé utilisant de la matière
organique. Cette méthode de régénération n'a pas encore été appliquée à l'échelle
industrielle.

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I.1.2. Description physique et chimique des charbons actifs


I.1.2.1. Description physique
Les charbons actifs sont des matériaux poreux dont la surface spécifique (étendue de la
surface (externe et interne) accessible par unité de masse du solide) peut atteindre 2500 m²g-1.
Leurs volumes poreux (espace inter-granulaire et vide des pores au sein de la particule)
varient de 0.2 à 1.2 cm3g-1 et leur masse volumique de 0.2 à 0.6 gcm-3(Ebaet al., 2011). Le
charbon actif peut se présenter sous trois formes: en poudre (CAP), en grain (CAG) et en
tissus (CAT), dont chacun présente ses avantages suivant l’application visée (Tableau 1).
Tableau 1 : classification de la forme des charbons actifs
Types de CA Granulométrie Avantages Inconvénients Applications
CAP Inférieure à 0,2mm Bonne capacité Quantité Traitement en phase
d’adsorption importante gazeuse et aqueuse
Recyclable
CAG Supérieure à 0,4mm Bon filtre Traitement en phase
aqueuse
CAT - meilleure risques de Traitement en phase
cinétique déchirement gazeuse
d’adsorption pour des débits
de fluide élevés

Il a été défini par l’Union Internationale de la Chimie Pure Appliquée (IUPAC) que, la
porosité du CA est classifiée dans le tableau 2 de la manière suivante:
Tableau 2 : Classification de la taille des différents pores selon l’IUPAC
Pores Diamètre (nm) Volume poreux (cm3g-1)

Macrospores Supérieur à 50 0,2 - 0,8

Mésopores Comprise entre 2-50 0,02 - 0,1

Micropores Inférieur à 2 0,2 - 0,6

Certains scientifiques comme, Dubinin envisagent une autre classification de la taille des
pores avec deux différents types de micropores: les supermicropores et les
ultramicropores ;ces derniers correspondent aux micropores de plus petites tailles. Ils peuvent
intervenir et jouer un rôle important dans le mécanisme d’adsorption de petites molécules.

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Macropores Mésopores Micropores


D < 500Å 20 < D < 500Å D < 20Å

Supermicropores Ultramicropores
7 < D < 20Å D < 7Å

Les macropores agissent comme un agent de transport permettant aux molécules adsorbées
d’atteindre les pores de plus petite taille situés à l’intérieur de la particule carbonée. Si les
macropores ne sont pas importants quant à leur capacité à adsorber en grande quantité, ils
interviennent de façon très importante sur la vitesse de diffusion vers les mésopores et
l’adsorption de grosses molécules (par exemple bleu de méthylène, EDTA et toutes les
molécules qui leurs sont similaires).
Les micropores constituent la plus grande part de la surface intérieure et, de ce fait, la plupart
d’adsorption y est réalisée. On considère qu’au moins la majeure partie de la surface active
d’un charbon est microporeuse.
Les mésopores agissent comme intermédiaires entre les macropores et les pores de petite
taille. Ils interviennent aussi dans le mécanisme d’adsorption pour les molécules.
La structure poreuse de la surface d’un charbon a été mise en évidence(Figure.1).Le diamètre
des pores de cette surface a donc permis de caractériser la structure poreuse de cette dernière.

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Figure 1 : Structure poreuse de la surface d’un charbon actif obtenu à partir des coques
d’huile de palme (Foo et Hameed, 2009).

I.1.2.2. Description chimique


Leur volume poreux et leur surface spécifique apparaissent souvent comme les principales
caractéristiques des charbons actifs. Pourtant, leur nom dérive de la présence de nombreux
sites actifs sur leur surface, issus du traitement d’activation. Ainsi à la surface des charbons
actifs on trouve principalement des sites oxygénés et, éventuellement des sites aminés. Si le
charbon a reçu un traitement chimique, d’autres groupes fonctionnels peuvent être introduits
spécifiquement. Les complexes oxygénés sont formés quand le charbon actif est traité avec
des agents oxydants en phase gazeuse ou en solution. Ces traitements créent trois types
d’oxydes à la surface : acides, basiques et neutres(Satonaka et al., 1984). Il est important de
relever que les complexes carbone-oxygène sont différents de leurs analogues en chimie
organique. Les sites de type acide sont des groupes carboxyliques (Ph-COOH), phénoliques
(Ph-OH), carbonyliques (Ph-C=O), anhydrides (Ph-(C=O-O-O=C)), éther (Ph(-O-)Ph),
quinone (O=Ph=O) et lactoniques (Ph-C=OO-Ph). Les sites acides rendent le charbon activé
plus hydrophile, diminuent le pHen suspension aqueuse et augmentent la densité de charge
négative à la surface. Les sites basiques sont essentiellement du type de Lewis associés à des
régions riches en électrons π situées aux plans basaux. Le processus d’oxydation augmente le
contenu en oxygène en diminuant la densité électronique des plans basaux et, par conséquent,
décroît la basicité à la surface (Arjmand et al., 2006). La connaissance de la nature chimique

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de la surface est essentielle pour comprendre l’adsorption de certains composés inorganiques


en solution aqueuse, par des charbons activés. Outre les groupements oxygénés issus du
traitement d’activation, la structure de nombreux charbons actifs compte d’autres éléments
(calcium, magnésium, sodium…), résidus du matériau précurseur, qui n’ont pas été éliminés
lors des phases de carbonisations et d’activation. Pour doser ces espèces, une technique
classique consiste à bruler les charbons actifs et analyser les cendres. Enfin les charbons
activés chimiquement gardent généralement des traces de l’agent responsable de l’oxydation
de la surface. Ainsi, il est fréquent de retrouver des espèces phosphorés à la surface de
charbons activés avec H3PO4, du zinc sur les charbons actifs avec ZnCletc…
Les propriétés physiques et chimiques des charbons actifs doivent être adaptées aux
conditions requises par les applications auxquelles ils sont destinés. Les matériaux
précurseurs, les conditions d’activation et les éventuels traitements complémentaires sont
autant de paramètres sur lesquels il est possible de jouer pour modifier les propriétés
texturales et chimiques d’un charbon actif. La texture et la chimie de surface ne sont pas
totalement ni prédictibles ni maîtrisées et l’optimisation de tous les paramètres d’élaboration
des charbons résulte d’une démarche généralement très empirique.
I.2. Etude de la présence des métaux lourds et pesticides dans
l’environnement
I.2.1. Etudes de la présence des métaux lourds : Cas du chrome
I.2.1.1. Propriétés physico-chimiques
Le chrome fait partie de la série des métaux de transition. C'est un métal dur, d'une couleur
gris acier-argenté de numéro atomique 24, de Rayon atomique (Van der Waals) 0,127 nm,de
rayon ionique 0,061 nm (+3) ; 0,044 nm (+6),de Potentiel standard (- 0,71 V (Cr3+ / Cr ) et de
masse atomique 51,996 [Link] -1. Il résiste à la corrosion et au ternissement.
Les états d'oxydation les plus communs du chrome sont +2, +3, et +6 ; +3 étant le plus stable.
+4 et +5 sont relativement rares. Les composés du chrome d'état d'oxydation +6 (chrome
hexavalent) comme le chlorochromate de pyridinium sont de puissants oxydants. Le chrome
dans son état d'oxydation +2 est un réducteur. Le chrome se trouve sur 2 formes à
savoir :Chrome (III) et Chrome (VI) ;des deux, c’est le chrome (VI) qui est plus toxique et
cancérigène.

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I.2.1.2. Usage

Le chrome peut être utilisé :


 En métallurgie, pour améliorer la résistance à la corrosion, et rajouter un fini brillant :
 Comme constituant d'alliage (par exemple dans l'acier inoxydable) dans le plaquage au
chrome (chromage)
 Dans l'aluminium anodisé Comme catalyseur dans certaines réactions
d'hydrogénation, mais aussi sous la forme tricarbonylée comme groupement activateur
d'un benzène, ce qui permet de nombreuses transformations chimiques pour donner
naissance à des composés naturels.
 Pour donner une couleur verte au verre.
 En médecine contre le diabète, mais son usage est controversé.
 Dans le tannage des peaux.
Les chromates et les oxydes sont utilisés dans les colorants et les peintures. Au début du
XIXe siècle le chromate de plomb, d'un jaune vif bien opaque et résistant à la lumière est
utilisé comme pigment, ses couleurs vont du jaune vert au jaune orangé mais ont
l'inconvénient d'être toxiques.

I.2.1.3. Impact sur la santé et l’environnement

 Impact sur la santé


L’exposition du chrome peut se faire soit en respirant, en mangeant, en buvant ou par contact
de la peau avec du chrome ou des composés chromés. Le risque cancérogène est important
pour les embryons et fœtus en ce qui concerne le chrome (VI). Les effets toxiques du Cr (III)
n'ont pas encore été démontrés. Les intoxications chroniques peuvent entraîner des altérations
du tube gastro-intestinal. Le composé peut s'accumuler dans le foie, les reins, la glande
thyroïde et la moelle osseuse.
Le niveau de chrome dans l'eau potable est aussi faible en général, mais les puits d'eau
contaminés peuvent contenir le chrome dangereux: le chrome (VI) ou le chrome hexavalent.
Pour la plupart des gens, manger de la nourriture contenant du chrome(III) est la principale
voie d'absorption de chrome. En effet, le chrome est présent naturellement dans beaucoup de
légumes, fruits, viandes, graines et levures. Plusieurs façons de préparer ou de stocker la
nourriture peuvent modifier la teneur en chrome de la nourriture. Quand la nourriture est
stockée dans des réservoirs ou des boîtes en acier, les concentrations en chrome peuvent

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augmenter.
Le chrome (III) est un nutriment essentiel pour l'homme et, une carence peut provoquer des
problèmes au cœur, des perturbations du métabolisme et du diabète. Mais l'absorption
excessive de chrome (III) peut aussi provoquer des problèmes de santé, par exemple des
éruptions cutanées.
Le chrome (VI) est dangereux pour la santé, principalement pour les personnes travaillant
dans l'industrie de l'acier et du textile. Les personnes qui fument du tabac ont aussi un risque
plus important d'exposition au chrome. Le chrome (VI) peut provoquer des irritations nasales,
des saignements de nez et des conséquences telles que :

- Estomac dérangé et ulcères


- problèmes respiratoires
- Système immunitaire affaibli
- Dommage au foie et aux reins
- Altération du matériel génétique
- Cancer des poumons
- Mort

La toxicité du chrome varie fortement selon sa forme chimique (particule, ion, oxyde,
valence) Il peut être bio accumulé par divers organismes, dont végétaux quand il est présent
dans l'eau d'irrigation. Dans ces cas, il peut devenir l'un des contaminants alimentaires
pouvant affecter la santé.

 Impact sur l’environnement


Le chrome pénètre dans l'air, l'eau et le sol sous les formes chrome III et chrome VI lors des
processus naturels de l’écosystème et du fait de multiples activités humaines.
Les principales activités humaines qui augmentent les concentrations en chrome(III) sont la
fabrication de l'acier, du cuir et des textiles. Les principales activités humaines qui
augmentent les concentrations en chrome(VI) sont les fabriques de produits chimiques, de
cuir et de textile, l'électro-peinture et autre application du chrome (VI) dans l'industrie. Ces
applications augmentent principalement les concentrations en chrome de l'eau. Lors de la
combustion du charbon, le chrome peut aussi se retrouver dans l'air et lors de l'évacuation des
eaux, le chrome peut se retrouver dans le sol.
La plupart du chrome de l'air se dépose finalement et finit dans l'eau ou dans le sol. Dans le
sol, le chrome se lie fortement aux particules du sol et, par conséquent, se déplace jusqu'aux

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eaux souterraines. Dans l'eau, le chrome est absorbé sur les sédiments et devient immobile ;
seule une petite partie du chrome qui se retrouve dans l'eau finit par se dissoudre.
Le chrome (III) est un élément essentiel pour les organismes car peut interrompre le
métabolisme du sucre et provoquer des problèmes au cœur lorsque la dose quotidienne est
trop faible. Le chrome (VI) est principalement toxique pour les organismes. Mais lorsque la
quantité de chrome dans le sol augmente, cela peut mener à des concentrations plus élevées
dans les cultures. L'acidification des sols influence aussi la consommation de chrome par les
cultures. En général, les plantes absorbent uniquement le chrome (III). C'est peut-être le type
essentiel de chrome mais lorsque les concentrations dépassent une certaine valeur, des
conséquences négatives peuvent toujours se produire.
Le chrome n'est pas connu pour s'accumuler dans le corps des poissons, mais des
concentrations élevées en chrome, du fait du rejet de produits en métal dans les eaux de
surfaces peuvent endommager les ouïes des poissons nageant dans des eaux proches du point
de rejet. Chez les animaux, le chrome peut provoquer des problèmes respiratoires, une
capacité plus faible à lutter contre les maladies, des défauts à la naissance, une infertilité ou la
formation de tumeurs.
I.2.2. Etudes de la présence des pesticides : Cas du Diuron
I.2.2.1. Propriétés physico-chimiques
Le Diuron (de nom IUPAC, 3-(3,4-dichlorophényl)-1,1-diméthyl-urée) est un produit
phytosanitaire (pesticide) ayant un effet herbicide (Figure 2).

Figure 2 : Formule développée du Diuron(Giacomazzi et Cochet, 2004).

C’est un herbicide de la famille des phénylamines (ou alogéno phényl-urées (N-(3,4-


dichlorophényl)-N’-(diméthyl)-urée) et au groupe des urées substituées ; il est utilisé
principalement pour lutter contre la végétation des surfaces non cultivées, notamment dans les
fossés d'irrigation et de drainage selon environnement Canada, Ottawa (1987).Le diuron est
un composé non ionique, dont la solubilité moyenne dans l'eau varie de 22 à 42 mgl-1 à 20ºC.
Son taux d'hydrolyse, négligeable à un pH neutre, augmente rapidement en milieu fortement

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acide ou alcalin (Spencer, 1982). Stable à l'oxydation et à la dégradation, il persiste dans les
sols pendant une saison complète (Ashton, 1982).
Il est un polluant généralement persistant, présent dans le sol, les eauxde surface et des eaux
souterraines. Il est également légèrement toxique pour les mammifères et les oiseaux ainsi que
modérément toxiques pour les invertébrés aquatiques et son principal produit de la
biodégradation, le 3,4-dichloroaniline(3,4-DCA) présente une toxicité plus élevée et est
également persistant dans le sol, les eaux de surface et des eaux souterraines(Giacomazzi et
Cochet, 2004).
Son activité phytocide vient du fait qu’à très faible dose, il inhibe la production
photosynthétique d'oxygène en bloquant le transfert des électrons au niveau du photosystème
(II) de la photosynthèse (Fernandes,2010) , mais à des doses plus importantes, il a aussi des
effets sur d'autres organismes, y compris animaux.
Sa solubilité dans l’eau (42 ppm) est moyenne mais suffisante pour qu'on le trouve dans les
eaux superficielles ou de nappes, ou après évaporation dans les pluies, brumes, brouillards,
rosées, et en mer. Selon le fabricant, son temps de demi-vie dans les sols serait d'environ un
an (372 jours), mais des variations importantes semblent possibles en fonction de la nature du
sol (pH, oxygénation, richesse en matière organique et en organismes microbiens vivants,
humidité, altitude, exposition au soleil ou non, etc..) (Fernandes,2010).
Aux États-Unis, le diuron a été trouvé dans 0,03% de plus de 900 échantillons d'eaux
souterraines. Il a atteint des concentrations de (2 à 3 gl-1) dans des puits de la Californie
contaminés par des pratiques agricoles (Ritter, 1990). L'apport alimentaire maximal de diuron
absorbé par un adulte canadien serait en théorie, d'environ 0,48 mg/jour, ou 0,007 mg/kg p.c.
par jour, en supposant que chaque culture pour laquelle l'emploi est homologué renferme la
teneur maximale en résidus (TMR)( Williams et al., 2000).Toutefois, le profil d'emploi
montre qu'il est rarement utilisé sur des cultures, en particulier le blé et la pomme de terre, qui
apporteraient 70% de l'apport quotidien théorique selon Nutrition canada(1977).
Le diuron peut être analysé dans l'eau par extraction à l'hexane, suivie d'une hydrolyse pour le
transformer en son dérivé aniline, puis d'un dosage quantitatif par chromatographie gaz-
liquide. Les charbons actifs en poudre et en grain, permettent d'extraire efficacement jusqu'à
90 % du diuron de l'eau potable (El-Dib et Aly, 1977).

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I.2.2.2. Usage
Le Diuron est très utilisé comme désherbant pour tuer les graminées indésirables et d'autres
mauvaises herbes annuelles et persistantes à feuilles larges, en viticulture notamment
(Fernandes, 2010). Il a vu son utilisation progresser aussi pour des usages principalement non
agricoles (entretien des voies de transport et des espaces urbains, etc..). Il se retrouve
actuellement dans de nombreuses eaux naturelles (Yaacoubi et Ayele, 1999).
La détermination des principaux facteurs qui influencent sa dégradation, ses effets éco
toxicologiques sur l'environnement et la santé pourrait constituer une base pour le
développement ultérieur des processus de bio remédiation (Giacomazzi et Cochet, 2004).

I.2.2.3. Toxicologie et éco toxicologie


Absorbé par inhalation ou contact, il peut induire des dermites irritatives, de légères brûlures
et des irritations oculaires, ainsi qu'une sensibilisation cutanée en cas de contacts répétés.
L'ingestion induit des brûlures digestives, des vomissements et diarrhées au-delà de 50 g
ingérés par un adulte. Un risque d'« acné chlorique » du visage pourrait être expliqué par les
impuretés chlorobenzéniques (Tétrachloroazobenzène) qui l'accompagnent, ce qui peut aussi
laisser supposer une cancérogénicité (Giacomazzi et Cochet, 2004).
Ce produit qui semble assez répandu dans l'environnement peut s'évaporer dans l'air, être
transporté et retomber à distance dans les pluies. Il semble pouvoir affecter les écosystèmes,
les habitats et les espèces de plusieurs manières (Fernandes, 2010). La décomposition du
diuron par le feu conduit à des gaz, fumées et cendres hautement toxiques ;dans le sol, il peut
être solubilisé dans l'eau ou interagir avec la matière organique, dont celle apportée par les
amendements agricoles (Thevenot et al., 2009).
La formulation commerciale d'un pesticide intègre l'adjonction d'adjuvants notamment des
tensioactifs. Ces produits transportés par les eaux constituent une source de pollution pour les
sols, les nappes et les eaux de surface. Mais les tensioactifs provenant de l'utilisation de
détergents et d'agents de surface représentent la principale source de pollution par ces produits
(Yaacoubi et Ayele, 1999).

I.2.2.4. Impact sur la santé


Des effets délétères ont été détectés sur le spermatozoïde humain, et plus encore suite à
l’exposition à l'un de ses sous-produits de dégradation, la 3,4-dichloroaniline (3,4-DCA) qui
le tue après 30 minutes ou 24 heures respectivement pour des doses de 5 mM et 1 mM de 3,4-
DCA pour 250 μl (Malpuech-Brugere et al., 2001). D'autres produits de dégradation

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pourraient avoir des impacts toxiques et écotoxiques à savoir, N-(3,4 dichlorophényl)-N-


(méthyl)-urée (DCPMU) et N-(3,4 dichlorophényl)-urée (DCPU).
Le diuron est absorbé à partir des appareils digestif et respiratoire. Chez les humains, il est
métabolisé, en quelques heures, par hydroxylation et N-déalkylation, puis excrété dans les
urines (Hayes, 1982). Les enfants et les animaux dont le régime alimentaire est carencé en
protéines sont plus sensibles aux effets toxiques du diuron que les adultes, à en juger par les
DL50 (Indicateur quantitatif de la toxicité d’une substance) trouvées (Hayes, 1982).
Chez les animaux, les principaux effets toxiques de l'ingestion chronique de diuron sont la
perte de poids et des anomalies du sang, du foie et de la rate (Hayes, 1982). Selon la Direction
des aliments du ministère de la Santé du canada(1986), l'apport quotidien acceptable (AQA)
de diuron est 0,0156 mg/kg p .c. par jour.

I.3. Adsorption des métaux lourds et des pesticides en solution aqueuse


avec des charbons actifs
I.3.1. Adsorption des métaux lourds en solution aqueuse avec
des charbons actifs : Cas du chrome
Le Chrome est rencontré dans la nature sous deux formes (chrome(VI) et chrome(III)) ;tous
proviendraient de la dissolution du Dichromate (Cr2O7). Selon Mohan et Pittman(2006), l’ion
dichromate (Cr2O72-) en milieu acide ou basique se réduit en ion chrome III (Cr3+) suivant les
équations suivantes :
Equation 1 : Cr2O72- +14H+ + 6e-→ 2Cr3+ + 7H2O(Solution acide)
Equation 2 : Cr2O72- + 7 H2O + 6e-→ 2Cr(OH)3 + 8 (Solution basique)
A la place de , le Cr(III) peut s’hydrolyser et donner : Cr(OH)4- ou Cr(OH)2+ .
En solution pour des pH (1< pH <6) et des concentrations initiales données de Chrome, les
ions dominants issu de l’oxydation du Chrome en solution sont soit l’acide chromite ( )
et le dichromate( ) et pour (pH> 6), l’ion dominant issu du Chrome en solution est une
forme qui favorise moins l’adsorption sur charbon actif (le chromate ( )) (Figure 3).

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Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 3 : Diagramme de dissolution de Cr(VI) à différents pH (Mohan et Pittman,


2006).

Les interactionsphysico-chimiques suivantessont produiteslors de l'enlèvementde chrome :



Equation 3: + n (–COOH)← + n ; où(-COOH)
représentelesgroupesfonctionnelsde surfacedu charbonet nest le coefficientde la
composantede réaction, selonl'état d'oxydation des ionsmétalliques, pendant
que et sontrespectivement Cr(III) etdes ions hydrogène. L’hydrolyse du Cr(III) est la
suivante :

Equation 4 : + ←[Cr + et l’adsorption du Cr(III) sur charbon actif est
représentée par :

Equation 5 : HA + [Cr ← ([Cr _ ) + ; Où A représente le site
d’adsorption de la surface acide du charbon.
En combinant les équations(4 et 5)on a :

Equation 6 : + + HA ←([Cr _ )+2 (Mohan et Pittman, 2006).
Le Cr(VI) en solution donne à pH2. Donc à pH2, le Cr(VI) réagit avec la matière
organique(CA) pour donner le Cr(III). La réduction mécanique est proposée par :
Equation 7 : + Matière organique + → + ;où + (et/ou des
produits oxydés).
En milieu acide :

(pH<3), Equation 8 : + Matière organique + → +

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Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

(3<pH<6),Equation 9 : + + CA → ([ _ )+2

En milieu basique (pH > 6),Equation 10 : Cr + CA + → (Cr ( +


L’effet du pH peut être attribué à la neutralisation des charges négatives de la surface des
adsorbants par excès d’ions hydrogènes ; ainsi permet de faciliter la diffusion de l’ion
chromate d’hydrogène ( ) ; qui est une forme d’ion préférentiellement favorable à
l’adsorption sur charbon actif (Mohan et Pittman, 2006).
L'enlèvement du chrome hexavalent par différents déchets agricoles activés dans différentes
conditions expérimentales a été étudié ; Il ressort de la littérature que, la capacité d’adsorption
diffère selon le pH de la solution, la température du milieu réactionnel, et la biomasse utilisée
(tableau 3).
Tableau 3 : Capacité d’adsorption du Cr(VI) pour différentes biomasses à pH et
températures différents.
Adsorbants Capacité d’adsorption pH Température Références
(mgg-1) (°C)

Canne à sucre 5,75


Epis de Mais 3 2 25 (Garg et al., 2007).
Coque de Jatropha 11,75

Charbon 3
commercial_ 124,6 25 (KhezamietCapart, 2005)

Dalles de bois 180,3


Sciure 39,7 2 25 (Sharma et Forster, 1994)
Epis de mais 13,8 1,5 25
Canne à sucre 13,4 2 25 (Aksu et Açikel, 1999)
London leaves 75,8 3 30 (Aoyama, 2003)
Chitosane 154 4 25 (Boddu et al., 2003)
Boue rouge 21,6 2 40 (Gupta et al., 2001)
Résidue d’algues à 155,52 1 30 (Zhang et al.,2010)
fleurs

La capacité d’adsorption de chrome(III) à différente température du charbon actif faible


cout(ATFAC),préparé à partir de fibre de noix de coco et une fibre commercial de charbon

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Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

activé, a été étudiée ; il ressort clairement que, la température à un effet sur l’adsorption car,
pour deux charbons actifs (l’un commercial et l’autre obtenu à partir de noix de coco) ; la
capacité d’adsorption du charbon commercial et de la noix de coco, pour une température
passant de 10°C à 40°C a été respectivement de 36,05mgg-1 à 40,29mgg-1 et 10,97mgg-1 à
16,1mgg-1 (Mohan et al., 2006).
La capacité d’adsorption du chrome(VI) à différentes masses de l’adsorbant, pH du milieu
réactionnel et concentrations initiales de l’adsorbat différents, pour différentes biomasses a été
étudiée ; il ressort de même que, la capacité d’adsorption diffère pour des concentrations
initiales différentes (Tableau 4).

Tableau 4 : Capacité d’adsorption du Cr(VI) pour différentes biomasses à pH et


concentrations initiales différents.
Capacité
d’adsorption Concentration initiale
Adsorbants pH Références
(mgg-1) (mgl-1)
Biomasse 10,61 1 5 – 50 (El-Sikaily et al.,2007)
(Gottipati et Mishra,
Biomasse activée 473,91 2 10
2010)
CA_Terminalia 28,4 1 10 – 30 (Mohanty et al.,2005)

(Verma.A et al, 2006)


[Link] Tamarind 85,91
2 25 à 75

Autres charbons (Anandkumar.J et al.,


activés 17,27 50 à 125 2009)
2

[Link] de jatropha 11,75 500 (Garg et al.,2007)


2

[Link] vulgaris (Gokhale et al.,2008)


163,93 1,5 250

I.3.2. Adsorption des pesticides en solution aqueuse avec des


charbons actifs : Cas du Diuron

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

L’adsorption des pesticides seuls dans l'eau distillée par des charbons actifs a été très
satisfaisante (Yaacoubi et Ayele, 1999). Mais la présence dans les eaux naturelles d'autres
composés organiques et minéraux aura pour conséquence la modification des paramètres de
l'équilibre de l'adsorption du système initial et la modification des performances du matériau
adsorbant car, différents composés organiques se retrouvent donc en compétition pour
l'adsorption sur charbon actif. Cette compétition provoque une diminution de l'efficacité du
charbon actif face à une pollution donnée (Yaacoubi et Ayele, 1999).
L’influence de la surface spécifique des charbons commerciaux (poudre et fibre) sur la
capacité d’adsorption maximale, obtenue en utilisant l’équation de Langmuir a été mise en
évidence. Il ressort que, les grandes surfaces spécifiques ont une plus grande capacité
d’adsorption contrairement aux surfaces inférieures dans les mêmes conditions d’expérience
(López-Ramón et al.,2007).
L’influence de la masse de deux charbons actifs différents a été mise en évidence pour
l’élimination du diuron en présence de KCl, à pH 7 et à25°C; il ressort que la variation de la
masse a une influence considérable sur l’adsorption du diuron (Tableau 5).

Tableau 5 : Capacité d’adsorption du diuron pour différents charbons actifs à pH 7 et à


25°C.
Capacité
Masse Concentration
Charbon d’adsorption Référence
-1
(mg) initiale (mg/l)
(mgg )
80 60
Charbon actif en fibre 299 100
486 200 30 (López-Ramón et al.,2007).
204 100
Charbon actif en tissu
480 200

Conclusion de la synthèse bibliographique


L’étude bibliographique nous a permis d’appréhender plus clairement l’état de notre sujet.
Dans cette partie bibliographique, plusieurs études similaires sont menées non seulement sur

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

les dangers causés par le chrome et le diuron ; et aussi sur l’élimination de ces polluants en
milieu aqueux. Les charbons actifs semblent être une alternativepour éliminer efficacement
ces polluants d’après les résultats révélés ci-dessus. Nous retenons de même que les
conditions de préparations des charbons et certains paramètres clés comme (la biomasse
utilisée, le pH du milieu réactionnel, la masse de l’adsorbant et la concentration initiale de
l’adsorbat) semblent influencer au maximum l’élimination de ces polluants en solution.
En s’inspirant des méthodes utilisées et des résultats obtenus de la littérature, le chapitre
suivant sera axé sur les matériels et les méthodes pour la conduite de notre étude.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

II. Matériels et méthodes


II.1. Elaboration des charbons actifs
II.1.1. Choix de la matière première et de l’agent activant
La matière première utilisée dans cette étude estconstituée de coques d’arachide, activée
respectivement à 400°C et 700°C dans un milieu anaérobie, par l’acide ortho phosphorique
( ) et le chlorure de fer III ( ); et le bois de jatropha activé au KOH. Ces résidus
agricoles sont bon marché et constituent par nature une source renouvelable respectueuse de
l’environnement (Figure 4). KOH et H3PO4 sont des agents activant respectivement basique et
acide qui sont classiquement utilisés dans les procédés d’activation chimique. Le FeCl3 est un
agent activant acide dont le but est d’intégrer des particules magnétiques à base de fer dans la
structure du charbon, la finalité étant d’obtenir un charbon actif à séparation magnétique,
c’est-à-dire facilement récupérable dans un milieu liquide par l’application d’un champ
magnétique.

Figure 4 : Les matières premières choisies pour élaborer des charbons actifs

Leur choix s’explique non seulement par la variabilité de leur structure poreuse et leur
disponibilité dans la sous-région particulièrement au Nigéria et au Sénégal, mais aussi par leur
non compétitivité par rapport aux produits de consommation ; de même que par leur bonne
capacité à éliminer les métaux lourds en milieu aqueux, montrée d’après les travaux de Gueye
(2011). Le tableau 6 présente les caractéristiques chimiques des coques d’arachides et le bois
de jatropha.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Tableau 6 : Analyse des propriétés des coques d’arachides et bois de jatropha


Analyse immédiate Coques d’arachide Bois de jatropha
Humidité 5,55 5,22
Cendre 3,71 3,83
Matières volatiles 73,55 77,30
Carbone fixe * 22,62 18,31
Analyse élémentaire
Carbone 41,10 42,20
Oxygène * 51,95 51,18
Hydrogène 5,90 6,30
Azote 1,05 0,32
Constituants de la biomasse
Extractibles 2,41 2,99
Hémicelluloses 39,36 24,70
Lignines 33,48 24,28
Cellulose * 24,75 48,03
*Par différence

La valorisation de la biomasse par transformation thermochimique dépend de sa nature, ainsi


que de ses propriétés. Les analyses, immédiates (taux d’humidité, taux de cendre, taux de
matières volatiles et carbone fixe), élémentaires (carbone, hydrogène, azote, oxygène) et
analyse des constituants (cellulose, hémicellulose, lignine) permettent de déterminer et
d’analyser les propriétés des biomasses utilisées et de prévoir certains comportements dans les
procédés de pyrolyse.
Le tableau 6 montre que les éléments constituants de ces deux biomasses sont différents. Les
coques d’arachide et le bois de jatropha choisis sont bien convenables à être utilisés pour
l’obtention de bon charbon actif car ils contiennent de faible taux de cendre et de bon
rendement en carbone. La composition macromoléculaire de la biomasse a une influence
essentielle sur le développement de la porosité des charbons lors de l'activation par H3PO4.
Les charbons actifs sont préparés ainsi.

II.1.2. Protocole de synthèse des charbons actifs


La préparation a consisté àprélever 2 x 100g de poudre de coque d’arachide qu’on a mélangé
avec 118ml d’acide ortho phosphorique de 85% et 1 litre d’eau distillée(pH=6,17) ;puis agité
sur un agitateur pendant [Link] mélange a ensuite été filtré et le filtrat a été séché à 105°C

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

pendant 24h dans une étuve de marque Heraeus(Figure 5).Après l’imprégnation des
échantillons au , ceux-ci ont été carbonisés à 400°C dans un four de marque Vecstar
Furnaces(Figure 5),à une vitesse de 10°C/mn pendant 2h30mn. Après carbonisation, les
échantillons ont été refroidis dans un dessiccateur et ont été lavés ensuite à l’eau distillée puis
séchés à nouveau à 105°C pendant 24h. Le procédé a été le même pour l’imprégnation de la
biomasse avec la solution de chlorure de fer( ; et l’hydroxyde de potassium (KOH) mais
avec quelques différences près à savoir : carbonisation à 700°C pendant 3h et le temps
d’agitation de 48h (Annexe 2).Les charbons actifs obtenus après préparation,sont alors
caractérisés et testés.

Figure 5 : Etuve de température maximale de 250°C permettant de sécher les


échantillons et Four de température maximale de 1200°C permettant de carboniser la
biomasse.
L’adsorption du bleu de méthylène et l’iode a été étudiée respectivement pour ces charbons
actifs préparés dans cette étude pour tester leur efficacité à adsorber des petites particules ; et
enfin, le chrome et l’herbicide tel que le diuron ont été utilisés afin d’étudier et de comparer
l’efficacité de ces charbons préparés, avec le charbon commercial (CECA) à les extraire des
solutions aqueuses.
Le protocole de préparation du charbon activé au H3PO4peut donc se résumer comme suit :

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Broyage et
tamisage Imprégnation 24h Filtrage et séchage
Ø<0.5mm par H3PO4 à l’étuve 24h

Lavage eau Refroidissement au Pyrolyse au four


distillée et séchage dessiccateur 20mn 400°C
à l’étuve

Conditionnement
charbon actif
poudre

II.2. Caractérisation des charbons actifs


II.2.1. Détermination de la surface spécifique et de la porosité
des charbons actifs
Les isothermes d'adsorption-désorption d’azote ont été mesuréesen utilisant un instrument
automatique d'adsorption (ASAP 2020, Micromeritics)(Figure 6) à la température d'azote
liquide (77 K). Avant d’effectuer les mesures, les échantillons de charbons actifs ont été
dégazés à 350 ° C pendant 24h sous vide. Les surfaces spécifiques (SBET) des charbons
actifs ont été calculées en utilisant la méthode de BET (Brunauer-Emmett-Teller) en
supposant que la surface d’encombrement de la molécule d'azote est de0,162 nm². Le volume
poreux total a été estimé comme le volume liquide d'adsorbat adsorbée (N2) à une pression
relative de 0,99mmHg. De plus, la répartition de taille des pores a été déterminée en utilisant
le modèle de Dubinin-Astakhov.
Avant d’être analysé, l’échantillon subit une étape de dégazage sous vide (P < 0,1 mm de
mercure) et à haute température (350 °C) afin d’épurer la surface des pores (1, 2, 3). Lors de
l’étape d’analyse, le charbon actif est placé dans une ampoule porte-échantillon (4) que l’on
immerge par la suite dans un vase Dewar contenant de l’azote liquide (5) (à 77 K). Un courant
d’azote sous différentes pressions circule alors à l’intérieur de l’ampoule et s’adsorbe sur le
charbon actif, permettant ainsi de tracer l’isotherme d’adsorption du produit. A partir de cette
isotherme, le logiciel couplé à l’analyseur de surface ASAP 2020 permet d’accéder à la
surface spécifique (calculée par la méthode BET), aux volumes poreux et aux distributions de
taille des pores.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

4
1
3

Figure 6 : Photographie de l’analyseur de la porosité et de la surface spécifique modèle


ASAP 2020 Micromeritics (1 : Porte-échantillon (poste de dégazage) ; 2 : poches
thermiques ; 3 : piège à gaz (lors du dégazage) ; 4 : porte-échantillon (poste analyse) ;
5 : vase Dewar (contenant de l’azote liquide).

II.2.2. Essais d’adsorption


II.2.2.1. Indice d’iode
La détermination de l'indice d’iode est un test simple et rapide, donnant une indication sur la
capacité du charbon actif à adsorber les molécules de faibles poids moléculaires. Les charbons
actifs de bonnes qualitéssont censésavoir des valeurs d’indice d'iodesupérieures ou égales à
900mgg-1(Girgiset al .,2002) . L’indice d’iode a été déterminé en utilisant la solution d'iode de
0,200±0,001N. Un volume de 20ml de la solution d’iode a été traité par 0,2000±0,0001g de
chaque charbon actif. Après équilibre, l’iode restant dans le filtrat a été titré par 0,1N d’une
solution de thiosulfate de sodium. L’indice d’iode est donné par la formule suivante.

: Indice d’iode (mgg-1)

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

: Volume de Thiosulfate de sodium (ml)


Masse du charbon actif (g).

II.2.2.2. Test d’adsorption du bleu de méthylène


L’indice de bleu de méthylène (mgg-1) est un indicateur de la capacité du charbon actif à
adsorber les moyennes et grandes molécules organiques. L’adsorption de bleu de méthylène
(BM) sur charbon actif a été largement utilisée pour l’évaluation des adsorbants, car ce
colorantpeut être considéré commeun modèle pourla pollutionvisible etest un indicateur
demésoporosité. Les tests d’adsorption de bleu de méthylène ont été réalisés en mélangeant
0,300 gdu charbon actif avec100mlprisde 1000 mgl-1de solution debleu de méthylène
(Annexe 3). Après agitationpendant 4h, la suspensiona étéfiltrée et la concentration résiduelle
deMBa été mesuréeà 650 nm, en utilisant un spectrophotomètre(Fisher Bioblock Scientific
1100RS)(Figure 7). La quantité de bleu de méthylène adsorbée est déterminée par la formule
suivante :

Où Ci et Cf sont respectivement les concentrations de BM initiale et finale en mgl-1, V est le


volume de la solution en litre et mCA est la masse de l’échantillon de CA introduite pour le
mélange en gramme.

Figure 7 : Spectrophotomètre modèle Fisher Bioblock Scientific 1100RS.

II.2.3. Détermination du pH au point de charge nulle des


charbons actifs
Le point de charge nulle ( ) est le pH de la solution pour lequel les charges positives
sont compensées par les charges négatives à la surface des charbons actifs ;c’est-à-dire,le pH
de la solution aqueuse dans laquelle le solide a une charge de surface globalement [Link]
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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

pH au point de charge nulle des échantillons ont été déterminé suivant le protocole
expérimental définit par Noh et Schwarz (1989). Les résultats de ces mesures sont représentés
dans le [Link] point de charge nulle, PCN, des échantillons a été déterminé par titration
de masse. Pour chaque échantillons, des quantités variables exprimées en gramme (0,5 - 0,8)
sont mis dans des flacons et auxquels est ajouté 50 ml d'une solution 0,1M de NaCl (la
solution de NaCl a été préparé avec une eau distillée et préalablement bouillie pour éliminer le
CO2). Ils ont ensuite été placés dans incubateur à température ambiante et maintenus en
agitation constante pendant 4 heures. Après avoir tracé les graphes donnant la variation des
valeurs de pH en fonction du pourcentage de la masse ajoutée, on calcule pour chaque
échantillon, la valeur moyenne des trois dernières valeurs de pH qui demeurent pratiquement
constantes avec l’ajout de la masse. Cette valeur moyenne est considérée comme étant la
valeur de PCN, c'est à- dire la valeur de pH pour laquelle la surface de l’échantillon est
neutre.
Le protocole de détermination du pHPCNest résumé comme suit :

II.3. Processus d’analyse d’adsorption du chrome


La solution étudiéede Chrome hexavalent(100 mgl-1) a été préparéepar dissolution d’une
quantité appropriée deréactif de dichromate de potassium (K2Cr2O7) dans
1000mld'eaudistillée. Lesconcentrations initialesen ions Cr (VI)variant de40 à100mgl-1ont été
préparées. Le papier filtre (Whatman, circulaire, D=110mm, Cat N° 1441-110 ; porosité
=11µm) n’a eu aucun effet sur la concentration initiale du chrome en solution aqueuse car
avant comme après filtrage de cette solution, la concentration initiale déterminée par le
spectromètred’adsorption atomique à flamme est restée la même. Toutes les
expériencesd'adsorptionont été réalisées sous un vibreur à moteur électrique muni d’une étuve
àtempérature contrôlable. Le pH initial des solutionsa été ajusté avec du HCl (1M)ou du
NaOH (1 M) et lu à l’aide du pH mètre de marque : EUTECH Instruments pH
510(Figure 8).L’analyse a été réalisée à l’aide du spectrophotomètre d’absorption atomique à

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flamme au LEDES. La capacité d’adsorption q(mgg-1) et le taux d’adsorption R (%) sont


établis à partir des équations suivantes :

R (%) = x 100 ; (mgg-1) = .

R: le taux d’adsorption
: Concentration initiale (mgl-1)
: Concentration à l’équilibre (mgl-1)
V: Volume de la solution en litre
M : Masse de l’adsorbant (mg)

Figure 8 : pH mètre modèle EUTECH Instruments pH 510.


Les expériences sont menées par lots. Des masses de charbon actif sont ajoutées dans des
erlenmeyers de 250ml contenant 50ml de solution de chrome à concentration et pH connus.
Plusieurs échantillons sont placés dans l’étude et l’ensemble agité par le vibreur. Après un
temps d’équilibre égale à 6h, le mélange est filtré avec du papier filtre. La concentration
résiduelle de chrome dans le filtrat est mesurée par un spectrophotomètre d’absorption
atomique à flammede marque : Perkin Elmer, [Link] 200(Figure 9).

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 9 : spectrophotomètre d’absorption atomique à flamme de modèle Perkin Elmer,


[Link] 200.
Les paramètres expérimentaux étudiés sont le temps d’équilibre (1 à 6h), la masse de charbon
actif (30 à 100mg) ; le pH (2 à 11) la température (40 à 70°C) et la concentration de Cr (40 à
100mgl-1). Toutes les expériences sont dupliquées. Seules les valeurs moyennes sont
rapportées dans le présent document. Le maximum d’écart type observé est inférieur à 5%.

II.4. Processus d’analyse d’adsorption du diuron


La solution étudiée de diuron (40mgl-1) a été préparée en dissolvant une masse donnée de la
molécule de diuron dans l’eau distillée en présence du méthanol ; car le diuron n’est soluble
dans l’eau que pour des concentrations comprises entre 22 et 42mgl-1 à 20°C (Spencer, 1982).
Les concentrations initiales de diuron variant de 10 à 40mgl-1 ont été préparées. Toutes les
expériences d’adsorption ont été mises dans un incubateur de marque Stuart
S1500(Figure 10) ; à température ambiante car la plus part des études (Yaacoubi et Ayele,
1999 ; López-Ramón et al.,2007)se sont faites pour des températures variant de 20 à 25°C .
Le pH initial des solutionsa été ajusté avec du HCl (1M)ou du NaOH (1 M).

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 10 : Incubateur de température maximale 60°C de modèle Stuart S1500.


L’analyse a été réalisée au LEDES à l’aide du spectrophotomètre d’absorption
moléculaire(Figure 11). Les expériences menées ici ont été les mêmes que celles de
l’adsorption du chrome ; mais à la seule différence qu’elles se sont faites à température
ambiante.

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 11 : spectrophotomètre d’adsorption moléculaire.

II.5. Isothermes de Langmuir et de Freundlich


Les données d’adsorption d’isothermes du chrome et du diuron sur charbon actif peuvent être
simulées à partir des modèles linéaires de Langmuir et de Freundlich, correspondant
respectivement aux équations suivantes :

Equation 11 : Modèle de Langmuir : )

Où est la concentration à l’équilibre (mgl-1), la quantité adsorbée par unité de masse


d’adsorbant (mgg-1), et b sont respectivement la capacité d’adsorption maximale (mgg-1) et
une constante de Langmuir.

Equation 12 : Modèle de Freundlich : ln( ) = ln( ) + ln( )

Où (lg-1) est un indicateur de la capacité d’adsorption et n (la dimension) indique l’effet de


la concentration sur la capacité d’adsorption et représente l’intensité de l’adsorption.
La pente 1/n est un indice de l’intensité de l’adsorption ou de l’hétérogénéité de la surface.
Une situation telle que 1/n <1 est la plus commune et correspond à une isotherme de
Langmuir normale, de type L tandis qu’une situation telle que 1/n > 1 implique de fortes
interactions entre molécules adsorbées. La viabilité d’une adsorption peut encore se définir à

partir du facteur de séparation adimensionnel RL :

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Si RL> 1 les conditions de l’adsorption sont défavorables, si RL< 1 les conditions de


l’adsorption sont favorables et si RL = 0 l’adsorption est irréversible.

II.6. Cinétique d’adsorption


Les données de la cinétique d’adsorption du chrome étudiées pour le CA_ , peuvent être
simulées à partir des modèles cinétiques d’équations suivantes :

Equation 13 : Cinétique d’ordre 1 : oùt : Temps (mn) ; ( ) et

(g : des constantes ; et les capacités d’adsorption (mg ).

Equation 14 : Cinétique d’ordre 2 : t

Equation 15 : Diffusion intra particulaire : où (mg est la


constante de la diffusion intra particulaire et C une constante.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

III. Résultats et discussion


III.1. Caractérisation des charbons actifs préparés
Les résultats suivants sont obtenus pour une moyenne d’au moins deux essais ; la
caractérisation des charbons actifs est résumée dans le tableau 7 et la représentation de
l’isotherme d’adsorption désorption et la répartition de la taille des pores selon Dubining sont
représentées respectivement en figure 12et 13.

Tableau 7 : Caractéristiques de la texture poreuse des charbons actifs


Adsorbants Surface Indice d’iode IBM Vt Vmic Dmoy
spécifique (mgg-1) (mgg-1) (cm3g-1) (cm3g-1) (Å)
-1
(m²g )
CA_H3PO4 786 1239,94 166,45 0.389 0.164 15.44 2,18
CA_COM 834 1392,13 166,4 0.573 0.226 13.97 3,76
CA_BJ_KOH 1261 1056 228 0.576 0.3379 13.1 9,59
CA_FeCl3 380 906,7 147,05 0,1744 0,1462 12,3 7,17

Les surfaces spécifiques obtenues pour les différents charbons préparés sont comparables
avec celle du [Link] les CA-BJ-KOH, CA-COM et CA-H3PO4 sont comparables
avec les surfaces obtenues par Khezami et al(2005) et López-Ramón et al(2007).
D’après le pH au point de charge nulle, le tableau 7 nous révèle que les CA-H3PO4 et CA-
COM présentent un caractère fortement acide, le CA-BJ-KOH présente un caractère basique
tandis que le CA-FeCl3 présente un caractère ni acide ni basique. Plusieurs auteurs ont trouvé
des valeurs de pHpcn de différents charbons compris entre 4,75 et 7,10 (Lou et Huang, 1989).
Ces valeurs sont influencées par le pH de la solution et aussi par la nature chimique de l’ion
métallique adsorbé.
Toutes les surfaces de ces charbons sont microporeux d’après la taille de leur pore car pour
des diamètres des pores inférieurs à 20Å, nous sommes dans le domaine des micropores. De
plus les CA-H3PO4 et CA-COM ont présenté des capacités d’adsorption d’iode et de bleu de
méthylène plus grandes que le CA-FeCl3. Le volume total des pores a été plus faible chez le
CA-FeCl3.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 12 : Isotherme d’adsorption – désorption de des différents charbons.

Figure 13 : Distribution de la taille des pores de Dubinin-Astakhov des différents


charbons.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

La figure 12 montre des isothermes de type I caractéristiques d’une texture microporeuse. Les
isothermes présentent un palier horizontal à partir des pressions relatives de 10 -2. A partir de
cette valeur, les volumes adsorbés deviennent constants, ce qui correspond vraisemblablement
à la formation d’une seule couche (notion de couche mono moléculaire). L’isotherme
d’adsorption/désorption d’azote du CA_COM présente une hystérésis de type H4, associé
généralement à la présence de micropores en fente, formés par des feuillets liés entre eux de
façon plus ou moins rigide et dans lesquels il peut se produire une condensation capillaire
(Baker, 1987). Il ressort des résultats que tous les CA présentent une isotherme de type I
caractéristique des adsorbants microporeux. La figure 13 présente la distribution de la taille
des pores. L’exploitation des isothermes d’adsorption d’azote par la méthode de Dubinin-
Astakhov permet d’obtenir la répartition de taille des micropores du charbon actif considéré.
Il est clair que les charbons actifs préparés sont essentiellement microporeux, car le maximum
du volume poreux des CA est contenu dans des pores de 10 à 20 Å de diamètre ce qui
confirme bien la présence de micropores.
Les charbons actifs préparés ont une texture poreuse très intéressante. De tels charbons
pourront être susceptibles pour traiter le chrome et le diuron en solution aqueuse. Le
paragraphe suivant va étudier les performances d’adsorption de ces charbons.

III.2. Etude des performances d’adsorption des charbons actifs


Les cinétiques de rétention décrivent les vitesses de réactions qui permettent de déterminer le
temps de contact mis pour atteindre l'équilibre d'adsorption. C'est une étape importante dans
toute étude d'adsorption. Pour cela, nous avons suivi les cinétiques d'adsorption du chrome en
solution aqueuse.

III.2.1. Détermination du temps d’équilibre


L’influence du temps de contact a été étudiée pour le CA_ pour déterminer le temps
d’équilibre. Sept (7) échantillons de masse constante (30mg) de ce charbon ont été mélangés
avec 50ml de solution de chrome, de concentration (60mgl-1) et vibrésdans une étuve à 40°C
(Annexe 4).Les capacités d’adsorption q (mgg-1) ainsi que le taux d’adsorption ont été
calculés à différents temps de contact. L’élimination du chrome a varié de 19,17 à 30,63%
pour un temps de contact respectif de 60 à 360mn. La figure 14 présente l’évolution de la
quantité de chrome adsorbée en fonction du temps. Il ressort que l’équilibre est atteint pour un
temps de contact de 360mn, soit 6 heures. Ainsi, pour la suite des expériences, nous avons
fixé le temps d’équilibre à 6h.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 14 : Influence du temps de contact (en mn) sur la capacité d’adsorption du


chrome sur CA_ (masse = 30 mg, concentration initiale de Cr = 60,5mgl-1 et
température = 40°C).

III.2.1.1. Cinétique d’adsorption


La cinétique d’adsorption est décrite par la relation entre le temps de contact et l’élimination
du métal en solution par 0,6gl-1 de CA pour une concentration initiale de chrome (60,5mgl-1)
dans cette étude.
L’application de deux modèles (modèle de pseudo premier ordre et modèle de pseudo second
ordre) est faite etles résultats sont représentés en figure 15et 16.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 15 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de pseudo


second ordre (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C).

Figure 16 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de pseudo


premier ordre (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C).
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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Pour quantifier l’applicabilité d’un modèle, le coefficient de corrélation a été calculé pour
les différents modèles. La comparaison des coefficients de corrélation montre que le modèle
de pseudo second ordre de coefficient de corrélation ( =0,9981) est meilleur que le modèle
de pseudo premier ordre de coefficient de corrélation (( = 0,9887) (Tableau 8).
L’ajustement étant meilleur avec le modèle de pseudo-second ordre ; ceci implique que le
processus d'adsorptionest favorable entrele CAet Cr(VI).Les constantes du modèle de la
diffusion intra particulaire sont déterminéspar l’équation de la figure 17.

Figure 17 : Cinétique d’adsorption du chrome sur charbon actif. Cinétique de la


diffusion intra particulaire (masse de l’adsorbant = 30mg ; température = 40°C).

Il est clair que la relation entre la masse de CA et concentration initiale de Cr n’est pas
linéaire de même qu’avec le temps ; ce qui voudrait dire qu’il y a plus d’un processus qui
affecte l’adsorption sur CA (Disponibilité de la taille des pores).
Ces résultats peuvent être confirmés par les études similaires (Garg et al.,2007 ; Zhang et
al.,2010) qui montrent que la plus part des cinétiques d’adsorption sont de pseudo second
ordre.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
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Tableau 8 : Comparaison de constantes calculées respectivement à partir des modèles de


la cinétique de premier ordre, second ordre et diffusion intra particulaire.
Cinétique de premier ordre Résultats
( 0,04
(mg ) 34,36
R² 0,988
Cinétique de second ordre
820,28
(mg ) 34,96
R² 0,998
Diffusion intra particulaire
) 1,0053
C 12,54
Rp2 0,950

La cinétique de pseudo second ordre a présenté une capacité d’adsorption et un coefficient de


corrélation plus grands que la cinétique d’adsorption de premier ordre. Ce qui nous emmène
à dire que la cinétique d’adsorption de second ordre est plus adaptée à notre étude.

III.2.2. Influence du pH de la solution


La variation du pH des solutions a été étudiée pour chaque charbon actif de masse constante
(30mg),pour des valeurs de pH allant de 2 à 11 à une température constante de 40°C et pour
une concentration de 60mgl-1(Annexe 4). Le temps de contact a été fixé à 6h pour toute les
expériences. Les résultats expérimentaux des différents charbons étudiés sont représentés dans
la figure 18.

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 18 : Influence du pH initial sur l’adsorption d’ions Cr en solution par les


charbons actifs (concentration du Cr = 60mgl-1 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps
de contact = 6h ; température = 40°C).

Il est observé en figure 18 que l’adsorption atteint le maximum pour un pH = 2 pour tous les
charbons étudiés. Le taux d’adsorption croit avec la décroissance du pH ; donc le pH a un
effet important sur l’élimination du chrome. D’autres études réalisées par Mohan et al
(2006) ; Zhang et al (2010) révèlent que l’adsorption du chrome par les charbons actifs est
favorable pour des valeurs acides de pH.
L’adsorption maximale à pH 2 peut s’expliquer aussi par les études de Mohan et Pittman
(2006) qui révèlent que ; en milieu acide, l’ion dominant en solution (HCr ) réagit avec le
charbon actif pour donner le à pH < [Link] neutralisation des charges négatives de la
surface du charbon est favorisée par l’apport d’ions hydrogènes et certainement d’ions
Cr(III) ; ce qui expliquerait l’élimination élevée du chrome en solution.
De plus l’adsorption du chrome sous l’influence du pH peut s’expliquer aussi par le pH au
point de charge nulle (PCN) (Figure 19) ; car plus on se rapproche du PCN, plus la densité de
charge est faible, on se rapproche de la neutralité électrique. Plus on s’éloigne du PCN vers
les valeurs inférieures, plus la densité de charge positive augmenteet l’adsorption est
croissantecar favorable pour des espèces anioniques tandis que, plus on s’éloigne du PCN

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

vers les valeurs supérieures, plus la densité de charge négative augmenteet l’adsorption est
décroissantecar favorable pour des espèces cationiques (Mohan et Pittman, 2006). Ceci
pourrait expliquer le fait que le charbon obtenu à partir de bois de jatropha ait présenté un
taux d’adsorption plus élevé que tous les autres charbons car les PCN des CA_BJ_KOH,
CA_COM, CA_ et CA_ ont été respectivement 9,6 ; 3,8 ; 2,2 et 7,2.

Figure 19 : Charge de surface des charbons actifs en fonction du pH de la solution

III.2.3. Influence de la masse des charbons actifs


L’influence de la masse sur l’élimination du chrome par les différents charbons a été étudiée
(Figure 20). Il ressort que le taux d’adsorption croit significativement avec l’augmentation de
la masse. Après 6h de temps, le taux d’adsorption croitde 90 à 96,97% ; 62,67 à 80,32% ;
50,59 à 67,69% et 12,83 à 30,89% respectivement pour le CA_BJ_KOH ; CA_COM ;
CA_ et CA_ avec la croissance de la masse de l’adsorbant de 30 à 100 mg
(Annexe 5). Cette élimination croissante du chrome en solution peut s’expliquer par la
croissance de la surface spécifique mis en jeu résultant de l’augmentation de la masse de
l’adsorbant et le nombre de site actif d’adsorption. Cependant, il est observé que la capacité
d’adsorption par unité de masse de l’adsorbat diminue de 90 à 29 mgg-1 ; 62,4 à 24,4 mgg-1 ;
53,5 à 24,4 mgg-1 ; 13,5 à 9,5 mgg-1 respectivement pour le CA_BJ_KOH ; CA_COM ;

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

CA_ et CA_ pendant que la masse de l’adsorbant augmente (Figure 21).Les


résultats obtenus peuvent être comparés avec les études similaires réalisées par Garg et al
(2007) ; Zhang et al (2010).

Figure 20 : Effet de la masse de l’adsorbant sur le taux d’adsorption d’ions Cr (pH 2 ;


concentration de Cr = 60mgl-1 ; temps de contact = 6h ; température = 40°C).

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Figure 21 :Effet de la masse de l’adsorbant sur la capacité d’adsorption d’ions Cr (pH


2 ; concentration de Cr = 60mgl-1 ; temps de contact = 6h ; température = 40°C).

De plus, l’influence de la masse peut être perceptible à vue d’œil et nous permettre de prédire
les résultats à obtenir à l’arrivée (Figure22).

Figure 22 : Influence de la masse de CA_H3PO4 sur l’adsorption du chrome en solution

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

III.2.4. Effet de la concentration initiale


 Cas du chrome
L’influence de la concentration initiale sur l’élimination du Cr par les charbons actifs a été
étudiée pour des différentes concentrations (40, 60, 80 et 100 mgl-1) à pH 2, pour une masse
de 30mg, une température de 40°C et pour un temps de contact de 6h (Annexe 6). L’effet de
la concentration initiale sur le pourcentage d’adsorption est montré à la figure 23.

Figure 23 : Influence de la concentration initiale de Cr sur son élimination par


différents charbons actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h
et température = 40°C).

La capacité d’adsorption de Cr croit de 53,81 à 106,11mgg-1 ; 44,69 à 102,04 mgg-1 ; 55,88 à


100,5 mgg-1 et de 17,71 à 49,46 mgg-1 respectivement pour les CA_COM ; CA_BJ_KOH ;
CA_ et CA_ avec l’augmentation de la concentration initiale de chrome de 40 à
100 mgl-1 ; pour une masse constante de l’adsorbant de 30mg ; à pH 2 et un temps de contact
de [Link] études similaires réalisées par Gupta et al(2001) ; Garg et al(2007) confirment les
résultats obtenus. De même, les capacités d’adsorption obtenues par nos résultats, pour des
concentrations initiales différentes à pH 2 et pour une température de 40°C sont comparables
avec ceux de la littérature résumés dans le tableau 3.

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 Cas du diuron
Malgré toutes les mesures prises pour rendre soluble le diuron en solution, il a été quasi
impossible d’obtenir les variations de concentrations fiable car la dilution s’est avérée difficile
compte tenu du caractère hydrophobe de la molécule de diuron ;c’est la raison pour laquelle,
les résultats représentés en annexe 7,8 et 9de l’influence de la masse, du pH ainsi que de la
variation de la concentration initiale de diuron sur l’adsorption par les charbons actifs, se sont
avérés très variant c’est-à-dire ne suivant pas une adéquation avec les surfaces spécifiques des
charbons étudié[Link] y faire face, une faible concentration de 10mgl-1 a été préparée et
mélangée avec une masse de 30mg de chaque charbon actif à pH 6 (pH du milieu)
ré[Link] spectre UV d’une solution de diuron a été enregistré dans un premier temps
(Figure 24), ce qui a permis de déterminer les longueurs d’ondes maximales(260 nm et 280
nm), permettant de doser les concentrations de diuron en solution. Le résultat obtenu a été
possible grâce à la courbe d’étalonnage (Figure 25), qui nous a permis d’estimer le taux
d’adsorption du diuron en corrélation avec la surface spécifique (Figure 26).

Figure 24 : Spectre d’adsorption du diuron à différentes longueurs d’ondes.

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Figure 25 : Courbe d’étalonnage de la concentration initiale de chrome en fonction de


l’absorbance mesurée à ʎ = 260 nm.

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Figure 26 : Influence de la surface spécifique des différents charbons sur le taux


d’adsorption du diuron (Concentration de diuron = 10mgl-1, masse de l’adsorbant = 30
mg, température ambiante, temps de contact 4h.

Il ressort de cette expérience que le taux d’adsorption du diuron pour cette concentration a été
en corrélation avec la surface spécifique des différents charbons étudiés ; c’est-à-dire que les
grandes surfaces spécifiques de charbons ont plus adsorbées que les petites surfaces. Ceci
pouvant se confirmer avec l’analyse du chrome où le taux d’adsorption a été croissant
fonction de la grandeur de la surface spécifique mis en [Link], le taux d’adsorption du
diuron, peut être directement corrélé avec la surface spécifique du charbon actif, voir figure
26. Cette hypothèse n’est pas toujours vérifiée car les phénomènes liés à l’adsorption
dépendent parfois à d’autres facteurs qui aussi peuvent influencer. Il est donc nécessaire,
comme précisé régulièrement dans la littérature, de faire des analyses systématiques pour
caractériser les performances d’un charbon actif pour l’adsorption d’un polluant.
Comme déjà connu dans la littérature, les charbons actifs, sont très performants pour adsorber
le diuron en solution aqueuse.
De plus, le processus d’adsorption du diuron est physique car les molécules de diuronsont
piégées par les pores des charbons du faite qu’elles n’existent pas sous une forme ionique.

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Cette différence de capacité d’adsorption des différents charbons pourraient s’expliquer


également par la différence de la taille des pores de ces charbons.
Les résultats ont montré un taux d’adsorption de 47% pour le CA-FeCl3 soit (7,84mgg-1 de
capacité d’adsorption) et de 87% ; 62% et 59% respectivement pour les CA_BJ_KOH ;
CA_COM et CA_H3PO4, soit respectivement 14,53 ; 10,50 et 9,92mgg-1 pour ces différents
charbons. En effet, les résultats des essais d’adsorption que nous avons réalisés, démontrent
que ces charbons sont très performants et même meilleurs que le charbon commercialisé par
la société Acticarbone. Ces résultats peuvent être comparés avec ceux obtenus par López-
Ramón etal(2007).

III.2.4.1. Isotherme d’adsorption


L'analyse des donnéesd'équilibreest importante pourl'élaboration d'uneéquation quipeut être
utiliséeà des finsde conception. Les modèles d’adsorption classiques tels que les modèles de
Langmuir et Freundlich ont été utilisés pour décrire l’équilibre établit entre l’ion adsorbé par
la biomasse (qe) et l’ion restant en solution(Ce) à température constante dans cette étude
(Figure 27 et 28).

Figure 27 : Isotherme de Freundlich pour l’adsorption du chrome sur différents


charbons actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h ;
température = 40°C).
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Figure 28 : Isotherme de Langmuir pour l’adsorption du chrome sur différents


charbons actifs (pH 2 ; masse de l’adsorbant = 30mg ; temps de contact = 6h ;
température = 40°C).

Les valeurs de , b, , n et les coefficients de corrélation ont été calculés et reportés dans le
tableau [Link] valeurs des coefficients de corrélation obtenues ont été utilisées pour faire le
choix de l’isotherme adéquat pour notre é[Link] ressort que l’isotherme de Langmuir peut être
utilisé dans notre étude car il aprésenté des capacités d’adsorption plus élevées et les valeurs
de la constante de Langmuir ( ) calculées (Tableau 10) sont tous comprises entre 0 et 1 ; ce
qui voudrait dire que l’adsorption du chrome sur charbon actif est favorable et est
monocouche.
Nos résultats peuvent être comparés avec d’autres études (Garg et al.,2007 ; Zhang et
al.,2010) qui révèlent que l’isotherme d’adsorption suit l’isotherme de Langmuir.

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Tableau 9 : Constantes des isothermes de Langmuir et de Freundlich.


Langmuir Freundlich
CA_H3PO4 (mg/g) b (l/mg) R² n (g/l) Kf (mg/g) R²
106,383 0,165 0,925 3,099 29,895 0,980
CA_COM (mg/g) b (l/mg) R² n (g/l) Kf (mg/g) R²
131,579 0,087 0,958 2,234 21,185 0,985
CA_BJ_KOH (mg/g) b (l/mg) R² n (g/l) Kf (mg/g) R²
140,845 0,039 0,923 1,763 10,897 0,889
CA_FeCl3 (mg/g) b (l/mg) R² n (g/l) Kf (mg/g) R²
163,934 0,003 0,984 0,825 3,513 0,980

Tableau 10 : Facteur adimensionnel de la Constante de Langmuir.

Ci (mg/l) CA_H3PO4 CA_FeCl3 CA_COM CA_BJ_KOH


40 0,131 0,884 0,223 0,393
60 0,091 0,836 0,160 0,302
80 0,070 0,793 0,125 0,245
100 0,057 0,753 0,103 0,206

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IV. Perspectives
L’étude de l’adsorption du chrome sur charbon actif n’était certes pas aisée, mais nous avons
malgré tout pu obtenir des résultats très satisfaisants du point de vue des résultats obtenus
dans la littérature. Nous reconnaissons de même que, les méthodes utilisées n’étant pas
parfaite compte tenu des manipulations faites par la main humaine et la méconnaissance
quelque fois de l’utilisation des équipements mis à notre disposition ; ne pouvaient qu’influer
sur les résultats obtenus. Pour ce qui était de l’analyse du diuron dans cette étude, compte tenu
de sa faible solubilité en milieu aqueux, les conditions recommandées pour cet herbicide
d’après la littérature étaient difficile à mettre en œuvre ou hors de notre porté (température de
solubilité à 25°C et l’utilisation des tensio-actifs en solution).
Des études peuvent s’étendre à d’autres biomasses compte tenu de l’affinité physico-chimique
de leur texture avec les biomasses utilisées.
Des études peuvent être orientées cette fois vers l’application en phase gazeuse pour tester à
nouveau les performances de ces charbons.
Vue les propriétés des charbons et les résultats importants sur l’adsorption du chrome et
diuron obtenus, nous pensons qu’ils peuvent être utilisés pour l’adsorption d’autres métaux
lourds (Plomb; etc..) et pesticides(Atrazine;Rundup; etc..).

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V. Conclusion
Les travaux décrits dans ce mémoire apportent une nouvelle contribution à la recherche
menée dans notre laboratoire concernant la synthèse des charbons actifs végétaux à partir de
biomasses locales pour le traitement des eaux usées chargées en chrome et du diuron. En
effet, les résultats obtenus indiquent que les meilleurs charbons préparés à partir des coques
d’arachide et du bois de jatropha présentent respectivement une surface spécifique de 786 m²g
-1
et 1261m²g-1 qui sont comparables avec le charbon actif commercial étudié 834m²g-1. Les
isothermes d’adsorption ont révélées une texture microporeuse avec présence de mésopores
pour les deux charbons préparés. Il ressort de cette étude que les taux d'adsorption du chrome
augmentent sensiblement avec l’accroissement de la masse de charbon. Le pH de la solution a
un effet considérable sur la capacité d’adsorption et la valeur de pH trouvée optimum pour
l'adsorption du chrome est égale à 2. Les résultats de l’étude cinétique montrent l’applicabilité
d’un modèle de cinétique pseudo second ordre. L’étude des isothermes indiquent que les
données de l’adsorption peuvent être adéquatement modélisées à la fois par les isothermes de
Langmuir et Freundlich. Les résultats de cette étude montrent que les charbons actifs préparés
à partir des coques d’arachide et du bois de jatropha sont comparables avec le charbon actif
commercial utilisé dans cette étude et ces résultats sont comparables à ceux de la littérature.
La surface spécifique des charbons obtenus ont joué un role important pour l’adsorption de
diuron car le taux d’élimination du diuron a atteint respectivement 87 ; 62 ; 59 et 47% pour
les CA_BJ_KOH, CA_COM, CA_H3PO4 et CA_FeCl3.
Les charbons actifs préparés dans le cadre de ces travaux, pourraient être d’une grande utilité
dans un traitement économique des eaux usées contenant du chrome ou du diuron dans la
mesure où les charbons sont faciles à préparer, proviennent de matières végétales largement
disponibles.

53

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

VI. ANNEXES

Annexe 1 : Les différentes étapes de fabrication de charbon actif. ........................................... e


Annexe 2 : Caractérisation des charbons actifs.......................................................................... f
Annexe 3 : Indice d’iode et de Bleu de Méthylène ..................................................................... g
Annexe 4 : Influence du temps de contact et le pH sur la capacité d’adsorption de chrome en
solution aqueuse. ....................................................................................................................... h
Annexe 5 : Capacité d’adsorption du chrome en solution aqueuse pour des masses variantes
des différents adsorbants. ............................................................................................................ i
Annexe 6: Influence de la concentration initiale de chrome et la température sur la capacité
d’adsorption des charbons actifs. .............................................................................................. j
Annexe 7 : Influence de la masse des adsorbants sur la capacité d’adsorption de diuron ....... k
Annexe 8 : Influence de la concentration initiale de diuron sur le taux d’adsorption par les
charbons actifs ............................................................................................................................ l
Annexe 9 : Influence du pH du milieu réactionnel sur le taux d’adsorption de diuron sur
charbon actif ............................................................................................................................. m

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 1 : Les différentes étapes de fabrication de charbon actif.

Préparation de la matière première


(séchage, broyage, tamisage…)

Activation Activation
physique chimique

Imprégnation
Catalyseurs d’oxydation
KOH, KMnO4, H3PO4, ZnCl2…

Pyrolyse conventionnelle Pyrolyse sous atmosphère


contrôlée (flux d’azote) entre
(400 à 600°C) 400 et 900°C

Oxydation ménagée à haute Refroidissement puis lavage


température (entre 800 et 1100°C) (à l’eau distillée)
Sous flux de vapeur d’eau, de gaz
carbonique ou d’air appauvri en O2
Séchage (environ 110°C)

Mise en forme de
charbon actif
(GAP,GAP)

(Grain, poudre,..)

Schéma général de fabrication des charbons (mémoire Gueye 2009)

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 2: Caractérisation des charbons actifs

Rendement de la pyrolyse
m2(g)
Rdmt Variation de
Activant Pyrolyse mo(g) m1(g) après
pyrolyse (%) masse(g)
pyrolyse
Essai_1 Creuset_1 205,0127 50,27 240 69,60 34,99
400°c/2h30
Essai_2 creuset_3 205,0385 50,12 240 69,76 34,96
Essai_1 Creuset_1 204 50 232 56,00 28
700°c/3h
Essai_2 creuset_3 206 35 223 48,57 17
Taux de cendre A
Taux de Taux de
m2(g) après pyrolyse Taux de cendre
Charbon mo(g) m1(g) cendre(A) cendre
à 500°c /3h/24h corrigé moyen (%)
% corrigé(%)
Essai_1 7,5288 1,0032 7,827 29,72 29,95
CA_ 30,21
Essai_2 7,6258 1,015 7,9328 30,25 30,48
Essai_1 7,7273 1,0023 8,0037 27,58 27,70
CA_ 27,83
Essai_2 7,6346 1,0002 7,9129 27,82 27,95
Essai_1 7,6645 1,0021 7,7538 8,91 9,10
Biomasse 9,44
Essai_2 8,2149 1,0059 8,3112 9,57 9,77
Taux d’humidité M
Taux
Echantillons Charbon mo(g) m1(g) m2(g) après séchage à 105°c/1h/2h/3h
d'humidité(M)%
1 Biomasse 19,5984 1,0079 20,5856 2,05
2 CA_ 19,5844 1,0051 20,5819 0,76
3 CA_ 23,2565 1,0029 24,2549 0,45
Taux de matière volatile
Charbon mo(g) m2 après pyrolyse à900°C/7mn Taux(%) Taux moyen (%)
Essai_1 30,2048 1,0084 31,1348 7,7747
CA_ 7,7535
Essai_2 31,6231 1,0023 32,5479 7,7322
Essai_1 29,2413 1,0078 30,0537 19,3888
CA_ 18,5872
Essai_2 30,7535 1,0025 31,5777 17,7855
Essai_1 30,8762 1,0091 31,1631 71,5687
Biomasse 71,1721
Essai_2 31,8945 1,0019 32,1873 70,7755
Charbons Taux de carbone fixe (%) Taux de carbone moyen (%)
Essai_1 CA_ 62,27 62,03
Carbone fixe
Essai_2 CA_ 52,91 53,59
Essai_1 Biomasse 19,33 19,39

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 3 : Indice d’iode et de Bleu de Méthylène

Indice d’iode

Volume Thiosulfate de sodium Indice d’iode Indice d’iode moyen


Catalyseur Charbons actifs
à l’équilibre (ml) (mg/g) (mg/g)
10,2 1227,416
CA_ 1239,9405
10 1252,465
13,1 862,924
CA_ 906,6955
12,4 950,467
Biomasse 17 380,24 380,24
CA_COM 9 1392,13 1392,13

Indice de bleu de méthylène

Charbons Masse(g) Absorbances (X) Concentration (Y) q (mg/g)


CA_ 0,3004 0,008 0,381 166,45
CA_COM 0,3005 0,008 0,381 166,40
CA_ 0,3008 0,011 0,392 147,05

Capacité d’adsorption d’iode et de Bleu de Méthylène

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l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 4 : Influence du temps de contact et le pH sur la capacité d’adsorption de


chrome en solution aqueuse.

Capacité d’adsorption du chrome sous l’influence du temps


CA_
Temps (mn) Qe (mg/g) Taux (%) Ce (mg/l) Masse (mg)
0 0 0 61,5
60 19,17 18,78 49,75
120 24,79 24,29 46,375 30
180 26,04 25,51 45,625
240 28,96 28,37 43,875
300 30,00 29,39 43,25
360 30,63 29,88 43,13

Capacité d’adsorption du chrome sous l’influence du pH.

CA_H3PO4 CA_FeCl3 CA_COM CA_BJ_KOH Ecart type


pH q (mg/g)
2 68,17 44,05 82,87 88,54
3 37,75 40,81 70,06 80,42
5 15,25 35,53 49,56 78,54 +/- 2
7 11,92 36,42 36,82 77,08
9 12,96 39,96 42,31 75,63
11 9,83 37,42 38,06 47,29

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 5 : Capacité d’adsorption du chrome en solution aqueuse pour des masses


variantes des différents adsorbants.

Effet de la masse de CA_COM Ecart type


Temps (mn) Masse (mg) dose de CA (g/l) qe(mg/g) Taux(%) pH
0 0 0 0,00 0,00
30 0,6 62,44 58,17
60 1,2 36,49 67,99
360 2 +/- 1,5
80 1,6 28,57 70,98
100 2 24,41 75,82
Effet de la masse de CA_FeCl3
Temps (mn) Masse (mg) dose de CA (g/l) qe(mg/g) Taux(%) pH
0 0 0 0 0
30 0,6 13,15 12,83
60 1,2 12,41 24,21 2 +/- 1,5
360
80 1,6 10,13 26,36
100 2 9,50 30,89
Effet de la masse de CA_H3PO4
Temps (mn) Masse (mg) dose de CA (g/l) qe(mg/g) Taux(%) pH
0 0 0 0 0
30 0,6 74,13 69,06
60 1,2 40,23 74,96 2 +/- 1,5
360
80 1,6 31,59 78,47
100 2 26,51 82,34
Effet de la masse de CA_BJ_KOH
Temps (mn) Masse (mg) dose de CA (g/l) qe(mg/g) Taux(%) pH
0 0 0 0 90
30 0,6 90 94,06
+/- 1,5
60 1,2 47,03 95,62 2
360
80 1,6 35,86 96,97
100 2 29,09

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Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 6: Influence de la concentration initiale de chrome et la température sur la


capacité d’adsorption des charbons actifs.

Ecart
CA_COM CA_BJ_KOH CA_H3PO4 CA_FeCl3
type
Ce Ce Ce Ce
Ci (mg/l) q (mg/g) q (mg/g) q (mg/g) q (mg/g)
(mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
0 0 0 0 0 0 0 0 0
40 53,81 7,71 13,18 44,69 6,47 55,88 29,38 17,71
60 71,57 17,06 14,32 76,14 17,30 71,17 44,50 25,83 +/- 2,1
80 92,03 24,78 29,13 84,79 27,50 87,51 56,20 39,67
100 106,11 36,33 38,78 102,04 39,7 100,5 70,33 49,46

Influence de la température sur la capacité d’adsorption des différents charbons actifs.

CA_H3PO4 CA_FeCl3 CA_COM Ecart type


T (°C) q (mg/g)
40 68,33 34,28 77,73
50 67,39 27,98 74,18 +/- 3,3
60 73,21 7,08 76,28
70 71,74 30,08 84,63

Ce : Concentration à l’équilibre ou concentration résiduelle en solution en (mgl-1)

Ci : Concentration initiale de la solution de chrome en (mgl-1)

q : Capacité d’adsorption en mgg-1

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 7: Influence de la masse des adsorbants sur la capacité d’adsorption de diuron

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 8 : Influence de la concentration initiale de diuron sur le taux d’adsorption par


les charbons actifs

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK


Etude des performances des charbons actifs préparés à partir de biomasses tropicales pour
l’élimination du chrome et diuron en milieu aqueux.

Annexe 9: Influence du pH du milieu réactionnel sur le taux d’adsorption de diuron sur


charbon actif

Mémoire de fin d’étude 2011-2012 Frank Thierry KAFACK

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