Rapport de stage en neuropsychologie
Rapport de stage en neuropsychologie
Rapport de stage
A mes amis, Hanen, Skander, Asma et Olfa, pour leurs précieux conseils et leurs
présences instructives et avantageuses tout au long de cette expérience.
Le travail avec des personnes (enfant, adolescent, adulte et personne âgées), ayant des
troubles du développement intellectuel, est incontournable dans l’initiation à la pratique
professionnelle du stagiaire en neuropsychologie. Pour cette raison, nous estimons que cette
expérience est sculptante de notre identité professionnelle et personnelle.
Pour ce semestre, Nous avons visé une fortification de nos acquis pratique assimilés avec le
théorique, une familiarisation avec la pratique de la psychologue auprès de la population
accueillie en appréhendant ses spécificités et détecter les fonctionnements et les
dysfonctionnements institutionnels. Pour achever nos objectifs de stages nous avons eu
recours, non seulement, à une profonde implication dans le travail de la neuropsychologue en
menant par nous-mêmes des entretiens cliniques et des examens neuropsychologiques auprès
des enfants, adolescents, adultes et personnes âgées, mais aussi, une démarche réflexive et
participative amenant les professionnels du centre vers une analyses institutionnelle.
Après avoir effectué 100 heures dans notre milieu de stage, cette expérience nous a permis de
répondre à certaines de nos interrogations initiales :
Nous nous sommes demandés si nous pourrons être fidèles à ce que nous avons observé, si
nos observations seront influencées ou non par la subjectivité de nos jugements. Adopterons
Ŕ nous vraiment la finesse de la pratique qui va coordonner nos acquis théoriques et qui va
nous permettre d’effectuer des rencontres cliniques afin d’assimiler un bilan
neuropsychologique à visé thérapeutique ?
1. Présentation de l’institution
1.1. Le centre « U.T.A.I.M»
Ce centre reçoit des enfants déscolarisés pour la prise en charge à plein temps : de 8 heures à
15 heures et du lundi au vendredi. Il vise à améliorer le quotidien des personnes accueillies
tout en les accompagnants à instaurer leur autonomie instrumentale et affective. Il accueille
toute personne présentant une déficience intellectuelle de tous les gouvernorats de Tunisie et
il offre des activités didactique, sportives, et des activités de formation professionnels comme,
la poterie traditionnelle, l’emballage, la couture.
Le centre « U.T.A.I.M » adhère en moyenne 72 personnes, dont chacune bénéficie d’une prise
en charge qui vise à améliorer sa qualité de vie quotidienne, cela se fait en intervenant au
niveau de l’autonomie (instrumentale et affective), de la sociabilité (l’intégration dans le
groupe) des connaissances académiques et de la préparation vers un projet de vie (lors de
l’atelier de la poterie.)
1.4.Population accueillie
Le centre « U.T.A.I.M» accueil les enfants, les adolescents et les adultes ayant une
déficience intellectuelle, la révision des classifications du DSM propose une nouvelle
dénomination « trouble du développement intellectuel », qui est défini comme « Un arrêt du
développement mental ou un développement mental incomplet, caractérisé essentiellement
par une insuffisance des facultés qui déterminent le niveau global d’intelligence, c’est-à-dire
les fonctions cognitives, le langage, la motricité et les performances sociales » (Organisation
Mondiale de la Santé, OMS, 1992). L’Association Américaine des déficiences intellectuelles
et mentales (AAIDD) décrit la DI comme étant « caractérisée par des limitations significatives
à la fois du fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif, telle qu’exprimée dans
les compétences adaptatives conceptuelles, sociales et pratiques. »
- DI légère : La personne est autonome, peut avoir un parcours scolaire avec soutien et
nécessite une aide pour gérer ses activités quotidiennes.
- DI modérée : La personne a des facultés communicatives adéquates, mais peut avoir besoin
d'une aide dans la vie quotidienne pour des activités telles que les soins, les interactions
sociales, etc. L'occupation d'un emploi aidé est possible.
- DI sévère : Les facultés communicatives sont basiques, la prise en charge nécessite une aide
quotidienne.
- DI profonde : elle représente 1 à 2% des cas. Ils sont totalement dépendants d'une aide
extérieure et nécessitent une prise en charge permanente.
La personne est émotionnellement retirée du groupe et isolée dans son coin (inhibée), ou
alors trop investie et dépendante de l’autrui (désinhibée). Ces troubles sont la conséquence
d’une contenance sociale dysfonctionnelle ou d'autres situations qui limitent l’émergence de
l’attachement sélectif.
o Déficience intellectuelle :
Les personnes au sein du centre peuvent présenter des déficits dans le fonctionnement
adaptatif qui résulte en une incapacité à atteindre les standards d’indépendance personnelle et
de responsabilité sociale en effectuant les activités de la vie quotidienne. (Büchel Fredi, 2005)
L’enfant (ou adolescent) accueilli dans le centre présente les trouble d’apprentissage scolaire
de la famille DYS (la dyscalculie, la dyslexie, la dysorthographie, la dysgraphie…) qui se
traduisent par des difficultés d’utilisation des habiletés académiques, qui persistent depuis au
moins 6 mois malgré des interventions spécifiques pour adresser ces difficultés. (DSM-5)
o L‟orthophoniste :
o Les éducatrices
La majorité des éducateurs n’ont pas eu, ni la formation au diplôme d’état d’éducateur de
jeunes enfants (DEEJE), ni le diplôme d’état d’éducateur spécialisé. Néanmoins, leur
intervention au sein du centre et auprès des personnes qu’ont des besoins spécifiques ce fait
dans des groupe, ou chaque éducateur prend en charge un seul groupe tout au long de l’année
scolaire () والدو.
Son intervention est centrée sur l'acquisition de l'autonomie en vue d'une socialisation avec les
autres et aussi de leurs permettre d'acquérir les premiers enseignements orientés vers la
relation à leurs environnement et par la suite vers le projet professionnel adéquats avec leurs
habilités cognitives, psychoaffectives et relationnelles.
Elle amorce l’initiation aux concepts de nombres, de formes, de couleurs, de classements, de
mesures,…
Elle sollicite des activités manuelles dont le but est de différencier les couleurs, les tâches et
les matières et développer la motricité manuelle (ou motricité fine)
o Agent de surface :
La responsabilité de l’agent de surface est d’assurer la propreté du lieu de stage, l’hygiène des
enfants du centre et d’accompagner ces derniers dans leur déjeuner.
Deuxième partie
Observation du psychologue
2. observation du psychologue
La pratique d’une psychologue, dans un établissement accueillant une population qui présente
un trouble du développement intellectuel, nécessite la multiplicité des rôles qui prennent en
considération la spécificité intraindividuelle et interindividuelle ;
Pour cet établissement, l’entretien d’accueil se fait généralement après la demande des parents
pour l’admission de leur enfant dans le centre, ou sont adressés vers « U.T.A.I.M » de la part
de « U.R.R » Unité Régionale de Réhabilitation. Cet entretien permet à la psychologue de
recueillir, en remplissant une fiche, des renseignements généraux sur les attentes des parents,
la situation et le milieu socio-économique de la famille, la fratrie et le cursus scolaire de
l’enfant. Aussi, il lui permet de connaitre l’anamnèse de l’enfant, son développement
psychoaffectif, son développement psychomoteur, son développement du langage, les
troubles alimentaires, les troubles affectifs et les troubles de la conduite sociale.
o Entretien d‟évaluation :
Les données recueillis à travers l’entretien d’accueil, l’observation et les outils d’évaluation
permettent à la psychologue de rédiger le bilan d’admission et le dossier psychologique de
chaque enfant.
A travers cet entretien, son âge chronologique et en se basant sur la table d’étalonnage
spécifique qui détermine le type de déficience. La psychologue reçoit des données
qualitatives et quantitatives, qui orientent la personne vers le groupe de prise en charge
adéquat.
La psychologue accueil un nombre restreint des patients chaque année, elle préconise une
relative prise en charge individualisée, dont elle se refait à des outils de prise en charge ou à
des jeux (puzzle, poupées…) et parfois ces outils pourraient être extraits du programme
scolaire étatiques.
2.2. Activité institutionnelle :
Tout au long de notre expérience, la psychologue encadrante répond aux interrogations des
stagiaires, les informant sur le travail d’un psychologue au sein du centre, et les intègre au
processus thérapeutique. La psychologue les aide à bénéficier d’un espace d’exploration et
de familiarisation avec le mode de fonctionnement de l’institution et leurs facilite
l’application de leurs connaissances théoriques en procurant une relative liberté de les
transmuant en pratique clinique.
Troisième partie
Bilan neuropsychologique
3. bilan neuropsychologique
Durant notre expérience, nous avons dirigé nos acquis théoriques et nos expériences de stages
antérieures vers un raffinement de notre identité professionnelle. Ou un examen
neuropsychologique, a été effectué auprès de l’enfant Karim âgé de 14ans et adhérant dans le
centre depuis 2013. Cet examen comprend une anamnèse, un bilan neuropsychologique
complet, et son interprétation ainsi que la proposition d’un projet thérapeutique.
Remarque : Pour préserver l’anonymat de l’enfant, tous les éléments permettant son
identification ont été modifiés.
Karim est un jeune garçon âgé de 14 ans, née le 11/07/2004 issue d´un mariage non
consanguin. (C’est le benjamin d’une fratrie de 3), il a une sœur de 18 ans et un frère de 16
ans (présentant un trouble du spectre autistique). La mère est au foyer et le père est un
forgeur.
La grossesse de Karim n’était pas programmée mais désirée. Karim a une démarche stable et
confiante. Son hygiène est soignée, son style vestimentaire est adéquat et adapté à son âge et
à son sexe. Il ne porte aucun appareillage.
Ses habilités communicationnelles ont facilité l’établissement de notre lien où le contact
visuel est souvent présent. Son discours, fluent, logorrhéique avec une mauvaise articulation.
Mais son jargons n’est pas adapté à son âge mais ce des adultes (لّلة ربي يهنايك و يفضلاك
)يا ا
Lors des séances de prise en charge, nous estimons qu’il était coopératif impliqué et trop
engagé.
La mère de Karim a demandé son inscription au Centre en septembre 2013. Le motif de cette
demande était suite à une inadaptation sociale et à un échec scolaire.
L’attente des parents est la participation de leur enfant dans le monde académique, et une
meilleure intégration avec ses paires.
Karim présente une richesse en termes d’interaction avec non seulement les autres enfants
mais surtout avec les adultes. Il est considéré comme serviable et aimable. Il valorise et donne
de l'importance au son habillement. Il présente une humeur euphorique avec un esprit de
certitude et déterminisme. L’engagement lors de réalisation des tâches dans la séance de prise
en charge est bien manifesté.
Notre choix du patient a porté sur Karim parce que, après l’avoir observé en situations
didactique (lors des séances de la prise en charge) et en dehors du cadre didactique (Lors des
séances de sport et des pauses …), nous avons estimé pouvoir englober à la fois la spécificité
de son trouble du développement intellectuel, la sphère psycho-affective et le fonctionnement
cognitif mais aussi l’interaction entre ces derniers.
3.4.Eléments anamnestiques :
Ces données sont recueillies à partir d’un entretien anamnestique avec la mère.
Karim est un jeune garçon âgé de 14 ans, née le 11/07/2004 issue d´un mariage non
consanguin. (C’est le benjamin d’une fratrie de 3), il a une sœur de 18 ans et un frère de 16
ans (présentant un trouble du spectre autistique).
La grossesse s’est déroulée avec des douleurs intenses, fatigue persistante causée par une
cholécystite aigue. Il en résulte donc une inflammation vésicule biliaire. L’accouchement
était à terme, normale mais douloureux.
Le développement psychomoteur et psychoactif de Karim étaient dans les normes, Ses
comportements alimentaires durant la petite enfance était optimale avec des fluctuations au
niveau des horaires et une réaction face à l’arrêt de l’allaitement.
Le comportement alimentaire actuel se caractérise par une certaine autonomie, il prépare lui-
même ses repas.
Sa qualité de sommeil, quel que soit dès la petite enfance ou actuellement, est bonne.
Un maintien adéquat de la propreté, une bonne autonomie fonctionnelle s’illustre sur le plan
de toilettage et de l’habillement.
Le développement de la marche et le développement du langage sont à terme et adéquats avec
son âge.
Nous avons pu observer que sa relation avec sa mère était complice et animée par une hyper
protection. Ce qui représente un style éducatif parental possessif. Le père est quasi absent
dans les dits de la mère son intervention quotidienne auprès de ses enfants est animée par une
relative indifférence, cela pourrait renvoyer à un style éducatif négligeant.
Concernant la socialisation nous remarquons donc une relation fusionnelle et complice avec
la mère et indifférente avec le père. Il éprouve plus d’affinité avec sa sœur que son frère.
3.5.Le vécu scolaire de Karim :
Karim excellait les matières qui nécessitaient la mise en place des habilités motrices et l’effort
physique tel que l’éducation physique, art plastique et musique. Le volet verbal dans son
pratique académique n’était pas investi.
En se basant sur les dits de sa mère, son agitation motrice « il parle trop vite, bouge trop » a
été considérer comme essoufflant pour l’entourage scolaire et surtout pour l’éducatrice de son
école «»ول دك ما ي ك ت بش ك ع بة ال.
Le désengagement de l’éducatrice dans l’enseignement de Karim a émergé des conflits avec
la mère. « » د ب ا ب ون تو
Karim a refait sa première année scolaire trois fois. Il les a passé isolé dans une table dans un
coin de la salle sans stimulation académique ou interaction sociale avec ses paires.
L’éducatrice a encouragé ses camarades de classe à se moquer de lui après chaque échec.
Karim passait la journée avec des vêtements trop salles, puisque l’éducatrice non seulement
ne lui donnait pas la permission de sortir pour faire ses besoins, mais elle lui associe des
surnoms humiliants ( ي ا بو )ي ا, ce qui pourrait toucher l’intégrité physique et psychique
de l’être humain. “Every person with disabilities has a right to respect for his or her physical
and mental integrity on an equal basis with others.” Article17, United Nations (2006).
Le vécu scolaire de Karim semble être riche avec des humiliations répétées durant l'enfance
détruisant la vie et anéantissant des personnes autant que les abus physiques et sexuels.
Les mots empoisonnés ou désaffectisés « !! » اا اا ا اا ا ااا اا اا, le rejet,
l'humiliation, les exigences démesurées, l'ambivalence des sentiments, les punitions
excessives, etc. représentent autant de transactions ou d'attitudes spécifiques de la
maltraitance psychologique, significatives de troubles relationnels plus ou moins
pathologiques. Cette maltraitance pourrait perturber les processus d'attachement et le
développement affectif dès le plus jeune âge (Pearl, 1994).
3.6.Histoire de la maladie :
o Antécédents médicaux :
Karim ne présentait aucune maladie organique ou psychologique durant sa petite enfance, il
était seulement sous le traitement qui renforce les habilités de concentration.
o Antécédents familiaux :
La maladie de diabète et l’hypertension artérielle sont quasi présentes chez la famille
paternelle et maternelle de Karim.
Le frère de Karim présente un trouble de spectre autistique, avec des troubles d’apprentissage
et trouble du développement intellectuel.
Nous avons eu recours à un bilan neuropsychologique de base dans le but d’une objectivation
du fonctionnement cognitif et conatif général.
En tenant compte des entretiens préliminaires avec la mère de Karim, les entretiens évaluatifs
de base, sans oublier la surexcitation, la fuite des idées et la sensation subjective que les
pensées défilent, observées par les éducatrices du centre et la mère, notre choix de tests lors
de la phase d’évaluation spécifique suit l’approche neuropsychométrique britannique
(analytique)en se basant sur plusieurs arguments ; la personne n’est pas limitée dans un
tableau clinique, elle sollicite la notion de la spécialisation fonctionnelle. Incite le
développement des tâches dans le but de vérifier l’hypothèse en se référant à un modèle
théorique. Finalement elle suit une démarche écologique, claire et moins coûteuse en énergie
et en temps, ceci garanti la motivation et l’implication de l’enfant et un meilleur déroulement
de l’entretien. (Claude, M., Braun, Ph. D., 1997)
3.7.1. Choix d’outils d’évaluation
Notre appréciation globale est que durant la passation des examens neuropsychologiques de
base Karim était coopératif, avec un comportement enrichissant sur le plan qualitatif.
3.7.3. Interprétation des résultats :
Le bonhomme de Karim nous a permis d’obtenir une note (T) de 9, et note (S) de 8 avec
l’absence de détail vestimentaire et un total de 17.
Selon LUQUET l’âge de maturité correspondant à ce dessin est de 5-7 ans par rapport à un
âge réel de 14 ans (Sternis, 2011). Situant Karim au-dessous de la performance attendu à son
âge.
Une bonne implication vis-à-vis de l’activité, l’absence de l’hésitation ou des contraintes. Une
absorbation dans l’activité s’illustre par son investissement et sa position qu’est assez proche
de la feuille.
Le bonhomme est normalement centré, au niveau des dimensions et des proportions ; une
disproportion au niveau de la tête est observée. L’hypertrophie de la tête pourrait renvoyer à
un indice de compensation d’un sentiment d’infériorité intellectuelle. (Royer, J., 1984).
Malgré la rapidité de l’exécution, le tracé est légèrement appuie, repris dans certain cas et
fortement appuyé au niveau des cheveux avec un manque de précision des détails (Doigts/
Bras). Au niveau de la symétrie, le tracé est inégal au niveau des bras et des jambes qui ne
sont pas de même longueur, ni hauteur.
3.8.Les Hypothèses
Tous ces éléments extraits de l’anamnèse et nos observations de Karim au sein de l’UTAIM
sont en faveur d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). Sur
la base du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders DSM-V, une présence de
critère B et C. Pour le critère A, il présente 3 critères d’inattention et 6
d’hyperactivité/impulsivité pour le diagnostic TDA/H. DSM-V (2013).
Des difficultés au niveau des fonctions intellectuelles, comme le raisonnement, la résolution
des problèmes, la planification, la pensée abstraite, le jugement, l’apprentissage académique,
l’apprentissage par l’expérience et la compréhension pratique, observé à la fois par des
évaluations cliniques et par des tests d’intelligence BREV sont en faveur d’une hypothèse de
trouble de développement intellectuel. DSM-V (2013).
3.8.2. Les Hypothèses étiologiques :
Le vécu scolaire de Karim semble être riche en humiliations répétées durant l'enfance. Cela
s’illustre par le rejet, l'humiliation, les exigences démesurées, l'ambivalence des sentiments,
les punitions excessives, etc. Une telle maltraitance psychologique pourrait perturber les
processus d'attachement et le développement affectif dès le plus jeune âge (Pearl, 1994).
Cette ignorance des besoins fondamentaux de stimulation et de reconnaissance, empêche
l'enfant de s'affirmer et de s'individualiser. Karim s’était privé de toutes stimulations et de
toutes réponses qui sont essentielles et nécessaires à son épanouissement émotionnel et à son
développement intellectuel. (Harris, J-C. 2006).
Pour analyser l’hypothèse des troubles gnosiques visuels, nous nous referons au modèle de
l’identification visuelle d’objet de Humphrys & Riddoch (1987) dans le but de mettre en
évidence le processus à l’origine de l’échec de l’analyse visuelle. Ils exigent l’existence de
deux étapes de traitement
En se basant sur le modèle d’orientation attentionnelle de Posner, M.I., & Rafal, R.D. (1987),
nous avons vérifié l’hypothèse des troubles attentionnels. Selon ce modèle, la stimulation
(externe ou interne) est active :
Premièrement, l’état d’alerte et la localisation de l’emplacement de la stimulation sont
évalués, par la suite nous avons appliqué une épreuve de détection de cible (relever le temps
de réaction simple afin d’évaluer l’alerte, la localisation de l’emplacement de la stimulation,
en tenant compte du test de barrage simple CAAT (La première planche) (Batejat, D.
Lagarde, D. Navelet, Y. & Binder, M., 1999).
D’après POSNER, cet état d’éveil induit à l’interruption et au désengagement de la tâche.
Ceci sera évalué à travers une tâche d’amorçage négatif, cependant l’inhibition est aussi
impliquée au niveau de l’emplacement du stimulus (qui sera évalué par la planche) de CAAT
(L’input visuel). (Batejat, D. Lagarde, D. Navelet, Y. & Binder, M., 1999) et Hayling (L’input
auditif). (Siqueira, L. Scherer, L. Tozzi, C. & Fonsecal, R., 2010)
Pour vérifier l’hypothèse des troubles des habilités exécutives nous nous sommes appuyé sur
nos observations cliniques de Karim au sein de l’institution dans un cadre écologique. Pradat-
Diehl, P., & Peskine, A. (2006). Les habilités de la planification de Karim ont été évaluées
lors de la passation de figure complexe de Rey. L’analyse de CAAT (L’input visuel).
(Batejat, D. Lagarde, D. Navelet, Y. & Binder, M., 1999) et Hayling (L’input auditif).
(Siqueira, L. Scherer, L. Tozzi, C. & Fonsecal, R., 2010) vise à objectiver la présence des
troubles de l’inhibition.
Nous estimons avoir observé des comportements lors de l’exécution du bilan spécifique qui se
rapprochent de ceux du bilan de base, où la bonne motivation et l’implication vis-à-vis de
l’activité persistent. Les commentaires d’appréciation du cadre et l’expression du plaisir
éprouvé au cours des activités ont été aussi présents. Nous avons remarqué exclusivement une
frustration significative lors de la passation de la deuxième partie de Hayling (inhibition et
l’évocation).Notre appréciation globale durant la passation d’examens neuropsychologiques
de base est que Karim était coopératif et son comportement enrichissant sur le plan qualitatif.
Nous présentons l’interprétation des résultats des outils administrés et qui visent à vérifier
l’hypothèse des troubles gnosiques visuelles, selon le modèle de l’identification visuelle
d’objet de Humphrys & Riddoch (1987) ;
Le résultat extrait de la première planche de CATT (Bellaj, T., Bouzawouache, I. Ben Jemaa,
S. & Bellhaj, S. 2010) relève une précision de la réponse P = -0,22< 0,5 ce qui pourrait être en
faveur des difficultés dans la détection de cible. (Batejat, D. Lagarde, D. Navelet, Y. &
Binder, M., 1999)
Trois objets familiers (une peluche d’un chat, un verre et un stylo marron) ont été présentés à
R, une description détaillée (de la fonction, et de la forme…) a été demandée.
Nous avons observé une relative inclusion et intégration des objets présentés. Pour le
premier et le deuxième objet, Karim indique que (le nom ق طو سه/ ك ا سet le contenu )غراف.
Pour la fonction de l’objet était limité pour un seul objet (le verre )رب و شي ف يه. Pour le
stylo, Karim a indiqué que son nom, même avec sa récurrente présence dans son quotidien.
Les erreurs commises en tâche perceptive de la modalité visuelle, qui sont en lien entre la
perception, l’espace et le corps et nous amène une investigation approfondie sur le trouble
visuo-spatial (Mazeau, 2008).
Nous montrons l’interprétation des résultats des épreuves évaluant l’hypothèse des troubles
attentionnels, selon modèle d’orientation attentionnelle de Posner, M.I., & Rafal, R.D.
(1987) :
Avec l’administration de Hayling nous visons à évaluer l’input auditif de l’inhibition dans un
cadre de vérification de l’hypothèse d’un trouble attentionnel. Karim a eu 2 réponses
correctes sur 10 pour la partie B de réponse proactive, dont (RSPH) une réponse reliée
systématiquement à une autre partie de la phrase et (FG) non-respect du genre ou catégories
grammaticales. (Siqueira, L. Scherer, L. Tozzi, C. & Fonsecal, R., 2010)
L’hypothèse des troubles des habilités exécutives était investigué en s’appuyant sur nos
observations cliniques de Karim lors l’exécution d’une tache de construction de Puzzle, qui se
caractéristiques par la nouveauté, la complexité, nécessitant d’intégrer et de traiter
l’information et obligeant à développer de nouveaux schémas, formuler de nouvelles
stratégies, contrôler leur efficacité. Karim à trouver des difficultés au niveau de la
planification avec une relative anxiété face à son incapacité de résoudre le problème et
résistance vers l’adoption des stratégies compensatoires. Pradat-Diehl, P., & Peskine, A.
(2006)
Des difficultés dans la phase de copie et de reproduction de la figure complexe de Rey ont été
relevées, dues à un déficit significatif de planification. Rey, A. (1959)
Karim a échoué la deuxième partie de Hayling ce qui objective des difficultés remarquables
au niveau des capacités inhibitrice. Siqueira, L. Scherer, L. Tozzi, C. & Fonsecal, R. (2010)
Les tâches d’attribution d’états mentaux affectifs illustrés par une tache de reconnaissance
émotionnelle faciale, relève une intégration d’un type d’expressions émotionnelles « de base»
Karim a assimilé les expressions affectives universelles, transculturelles et probablement
sous-tendues par des mécanismes innés. En revanche, Karim a échoué l’intégration des
émotions complexes caractérisent un état émotionnel illustrant soit une expression cognitive
(par exemple pensif, interrogatif…), soit des émotions sociales (par exemple charmeur,
coupable, amical…) qui dépendent nécessairement d’une situation interpersonnelle
particulière. Cigna, M. H., Guay, J. P., & Renaud, P. (2015).
Le niveau cognitif des représentations des états mentaux de l’autrui observé suite à l’épreuve
de fausses croyances de la théorie d’esprit relève un échec de l’intégration des représentations
du 1er ordre. Correspondant selon GYHHU à celles que l‟on a de l‟état mental d‟une personne
en adoptant sa perspective. Ce niveau cognitif permet de prendre conscience qu’autrui
possède des représentations mentales qui peuvent ou non correspondre à la réalité. Karim
adopte des représentations qui sont les prolongements cognitifs d’un niveau d’ordre zéro,
purement perceptif et n’impliquant aucun raisonnement sur un état mental. Duval, C., Piolino,
P., Bejanin, A., Laisney, M., Eustache, F., & Desgranges, B. (2011).
Karim a dessiné 4 membres de sa famille, deux membre représentent pour lui la même
personne qui est sa mère, le troisième membre est son grand frère qu’il considère entant que
son petit frère, le dernier personnage présenté est lui-même avec une significativement plus
petites que les autres personnages. Tous les membres ont été dessinés sur, selon Karim, le
soleil qui est selon Corman le représentant de la figure paternel.
Le dessin est en haut dans le papier ce qui représente une symbolisation de l’imagination et de
la créativité de sa famille.
Niveau graphique :
Les traits du graphisme étaient légers ce qui renvoie à une sensibilité, une timidité et moins
d’affirmation Les différentes couleurs qui dominent le dessin sont le bleu et le jaune, ceci
peut signifier les niveaux affectifs de la sensibilité et de l’adaptation (Corman, L. 1961)
Niveau du contenu :
Le premier, est sa mère, le deuxième est, encore une fois, la mère, le troisième est le frère, et
le dernier personnage est lui-même. Tous les personnages dessinés ont un sourie sauf le
dernier.
Le premier se trouve dans la partie droite de la feuille, avec une amputation des mains et des
pieds. Le deuxième est juste auprès du premier personnage avec une amputation des mains.
Le troisième personnage est dessiné à gauche de la feuille exclusivement avec des oreilles et
avec des pieds et des doigts. Et le dernier personnage a une taille très petite avec une
amputation des membres inférieurs et supérieurs et une suppression de l’œil droite.
Les 3 premiers personnages sont dessinées en noir avec des visages colorés en bleu cela
pourrait indiquer une relative inquiétude avec une insistance sur les sourcils.
Nos interprétations :
Une interprétation d’un dessin projectif en dehors d’un contexte précis et adéquat risque de
perdre sa valeur exploratrice. Pour cette raison, les éléments extraits de l’anamnèse de Karim
favorisent une meilleure appréhension du dynamisme du dessin.
LA SŒUR / MERE: Nous estimons que le deuxième personnage dessiné par Karim
représente la sœur mais désigné en tant que la mère cela renvoie aux difficultés de la
représentation des écarts inter-générationnels. (Corman, L. 1961)
Karim se représente à travers le dernier personnage, ce qui indique qu’il est le personnage
dévalorisé par excellence, puisque le manuel de Corman stipule que le personnage placé à
l’écart des autres, et encore en dessous, c’est le personnage dessiné plus petits que des autres,
qui est ici le cas du dessin de Karim « La dévalorisation de sois peut encore se manifester
par la manière de le dessin, soit en le déformant, soit en l‟amputant de parties essentielles.»
L’exclusion du parent du même sexe pourrait aussi, selon Corman, être assortie d’un certain
nombre de précautions qui sont autant de défenses mise en œuvre par le MOI pour diminuer
la culpabilité au regard des désirs œdipiens
A la lumière de la dynamique familiale nous relevons une fusion dans les représentations des
rôles où son grand frère est considéré comme le petit, et la sœur est considérée comme la
mère juste en se basant sur son sexe et ses activités quotidienne dans la maison. La figure
paternelle est relativement et implicitement présente si nous prenons en considération la
symbolisation du soleil selon Corman. Par contre l’amputation de ses parties essentielles de
son corps montre une dévalorisation de soi.
3.10. Lecture analytique :
4. Réflexion
4.1 Analyse institutionnelle :
Notre expérience en tant que psychologue stagiaire au sein d’une institution U.T.A.I.M qui
accueille les personnes présentant un trouble de développement intellectuel nécessite une
analyse réflexive, non seulement, sur le fonctionnement institutionnel, mais aussi sur ses
dysfonctionnements. Pour ce faire, une démarche d’analyse institutionnelle s’impose et un
recours aux outils d’interventions et d’analyse est primordial.
Pour répondre à nos objectifs de stage qui visent l’assimilation des spécificités du rôle de la
psychologue avec une dynamique institutionnelle existante, nous avons focalisé notre
attention vers une activité précise. Cela pourrait apporter un regard frais émergeant des
intrigues pour les agents concernés sur la façon de faire et les contraintes confrontées et à
surmonter.
Dans ce contexte, notre intervention en étant une psychologue stagiaire non appartenant au
staff de l’institution sera portée sur l’activité de la psychologue lors de la réunion de
l’accompagnement des parents des nouveaux patients.
b- La réunion et la restitution
La responsabilité des soins et l’encadrement d’un enfant ayant un trouble de développement
intellectuel sont conceptualisés comme une situation qui produit différentes sources de stress
(Crnic, K. A., Friedrich, W. N., & Greenberg, M. T. 1983) et entraîne des impacts négatifs,
notamment sur la santé physique et psychologique des parents (Beckman, P. J. 1991), ainsi
que sur le fonctionnement familial (Lachance, L. & Riche, L. 2010). Cette relative
vulnérabilité des parents est, non seulement liée aux spécificités des besoins et les exigences
environnementales, mais aussi liée à la relation parent-enfant, où une mère ou un père
envisage un deuil d’une image d’un enfant désiré et deuil d’une relation souhaitée. Pour cette
raison, un cadre de contenance et une construction de représentations éclairées de leur futur
et ce de leurs enfants demeurent très importants pour un meilleur déroulement de leur
quotidien. Cependant, une réunion d’accompagnement des parents peut se présenter comme
une réunion de restitution sollicitant une initiation de constructions du sens face à la
frustration des parents et un relatif éclaircissement d’un avenir flou et confus. (Lacroix, I.
2015).
La réunion d’accompagnement des parents est l’une des meilleures façons d’atteindre ce but.
Les apports de la psychologue se résument pas à l’information des parents sur le trouble et les
incapacités de leurs enfants mais aussi en les inscrivant dans une vision optimiste qui met en
valeur leurs capacités cognitives et communicationnelles préservées. Cette conceptualisation
de l’état de leurs enfants sollicitera une implication dans le projet thérapeutique et la prise en
charge. En ayant recours à cette réunion, la psychologue vise à créer un cadre d’écoute de la
tierce personne ; cela s’effectue par le partage des expériences et, par la suite, l’introduction
de stratégies d’amélioration de la qualité adaptatives et individualisées (Lachance, L. &
Riche, L. 2010).
La subjectivité de nos observations persistent, même avec nos tentatives d’avoir un regard
d’analyseur neutre. Cependant, nous avons eu recours à une approche méthodologique, qui
représente un instrument d’analyse de la réalité étudiée en mettant en place une
opérationnalisation du traitement des informations perçues.
Selon Clot c’est un « outil d‟analyse de l‟activité qui permet la découverte d‟un écart entre le
travail prescrit et le travail réel » (2001).
Elle vise à ce que l'on arrive à bien formuler sa propre expérience professionnelle dans le but
d'accroître son discernement de l'action, sans oublier d'ajouter la part subjective. L’instruction
au sosie installe un esprit de réflexion chez l’instructeur lui permettant de vérifier ses actes
professionnels.
Acquérir auprès du psychologue ses activités concrètes dans un cadre distinct et interactif:
Entretien d’instruction au sosie-Entretien qui était fait en ayant recours à l’hexamètre de
Quintilien. Ce dernier consiste en une série de mots-clés, qui sont équivoques aux divers
thèmes de description d'un cas afin de percer et de mieux comprendre le contexte.
Cette méthode garantit non seulement un bon établissement toutefois des processus avec
caractérisation fructueuse dans la démarche qualitative, mais elle permet aussi d’assurer la
traçabilité (Qui ? Quand ? Où ?…).
Cette présomption trouve son sens dans sa capacité à engager la conviction de la communauté
scientifique en dépit du caractère local ou contextuel de l’étude. C’est la qualité et la
transparence du discours scientifique qui crée la présomption, en suscitant un accord ou une
adhésion.
4.1.4. Résultats
Diversité de la
représentation de la Projections ou courts métrages sur
déficience intellectuelle l’universalité de « l’handicap »
En nous appuyant sur les dits explicites de la psychologue et nos observations lors du
déroulement de la réunion, nous avons pu constater que sa représentation de la mission de
cette réunion diffère du cadre théorique présenté précédemment. Cependant, théoriquement et
selon VAGINAY (2006) la mission primordiale de la réunion de l’accompagnement des
parents est de créer un espace d’échange et d’écoute active des parents en souffrance, alors
que la psychologue considère un thème abordé par elle-même est l’objectif principal de la
réunion. (متنساش إلي الهذف األول والكبير من اإلجتماع!هىا ميلزمكص تبعذ ع ال-thème )متاعك.
Les résultats de notre analyse qualitative montrent une relative confusion entre la
représentation des contraintes rencontrées lors de la réunion d’accompagnement, adoptée par
la psychologue et les objectifs de la réunion, prenons l’exemple de la contrainte de
l’ambiguïté des représentations des enfants et leurs spécificités. D’après VAGINAY (2006) les
apports de la psychologue se résument en informant les parents sur le trouble de leurs enfants
afin de réduire cette ambiguïté et l’imprévisibilité de l’avenir contrainte en soi.
Les données extraites à partir de l’entretien d’instruction au sosie montrent une redondance
des mêmes expressions de la non implication et la non coopération des parents et considérées
par la psychologue comme une contrainte. Alors que l’un des objectifs de cette réunions est
d’aider les parents à trouver un sens à la incompréhension, où la personne face à la confusion,
perturbation et la vulnérabilité, engendre un mécanisme de refoulement et une fuite relative
de la réalité se génère (Lacroix, I. 2015).
Cette création de sens solliciterait par la suite une opérationnalisation d’un projet
d’intervention à suivre. La contrainte de cette activité de la réunion perçus par la
psychologue, n’est qu’une phase de pré contemplation d’un travail de prise de conscience de
la réalité de la situation et l’une d’étapes d’accompagnement des parents vers
l’avenir. (Lacroix, I. 2015)
L’alliance des résultats de l’analyse qualitative avec un cadre théorique a objectivé une
incohérence nette, qui est illustrée par la considération de la psychologue des objectifs de la
réunion à achever comme des contraintes rencontrées et elle considère les objectives
théoriquement fondés comme des stratégies qui visent à surmonter ces contraintes. Cela ne
pourra que mettre en exergue des questionnements sur les écarts existants entre la
représentation qu’a la psychologue sur les objectifs de la réunion et le cadre théorique
encadrant et contenant des spécificités de cette pratique.
4.1.6. Conclusion
Pour cette raison, une mise en loupe des lacunes, que nous estimons avoir observées n’aura
pas sa valeur complète sans avoir proposé une recommandation pragmatique et pratique de
l’amélioration co-construite par toute personne concernées par l’activité en adoptant une
approche participative impliquant les acteurs dans la recherche de pistes d’action.
4.2. Réflexion personnelle :
Chaque mot a son poids, chaque dénomination à son impact sur le monde d’une personne
avec un trouble de développement intellectuel (Vaginay, D. 2006). Tout au long des 100
heures effectuées au sein de l’ «U.T.A.I.M », les appellations des personnes accueillies (متخلف,
معاق, retardé …), utilisées que ce soit par le staff ou par les parents des enfants, ont été
délaissées. Alors que, le mot a une puissance propre, magique, qui dépasse considérablement
le fait d'être seulement dit.
o L‟enfant désiré :
Les attentes qu’ont les parents sur leur enfant dès sa naissance, ne se résument pas en des
statuts sociaux prédéfinis, des rôles à accomplir et des idéologies à suivre, mais surtout sur un
projet de vie, où leur enfant sera, selon la perception commune, réussi, épanoui et
indépendant. Ces attentes créent une représentation illusoire qu’a un parent de son enfant
désiré.
Les illusions des parents maintient l’enfant dans une dimension totalement artificielle et
l’écartèle véritablement entre un désir toujours inassouvi qui le concerne peu et des moyens
personnels qu’il n’arrive pas à s’approprier. (Vaginay, D. 2006)
La réunion d’accompagnement des parents des enfants présentant un trouble de
développement intellectuel, est le meilleur illustrateur de la non- appropriation de ses propres
valeurs et potentiels, qui sont déniés et effacés par l’attente de l’autre. ( هى لباس عليه جبتى الهىني
)خاطر ما قبلىهص في المكتب٠
Tout au long de cette période, nous avons approfondi nos acquis sur les spécificités réelles de
la rencontre clinque ; Nous avons eu l’opportunité d’effectuer un examen neuropsychologique
et avoir une appréciation de la dynamique cognitive et socio-émotionnelle de Karim.
Egalement, nous avons visé l’assimilation de nos connaissances et acquis théoriques avec les
particularités de la pratique d’un neuropsychologue par l’exécution d’un bilan
neuropsychologique.
Finalement, cette expérience a répondu à nos intrigues de départ, mais elle en a émergé des
nouvelles. Elle a amorcé une réflexion sur la connotation péjorative des appellations des
personnes accueillies et ses conséquences sur leur intégrité psychique. Cette expérience nous
a poussé vers la construction de notre représentation de l’enfant avec un trouble de
développement intellectuel et une meilleure appréhension de celle des leurs parents.
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