MONTPELLIER
CENTRE HOSPITALIER
UNIVERSITAIRE
Vivre sa
Spondylarthrite
ankylosante
www.chu-montpellier.fr
2
Madame, Monsieur
Ce livret patient est le fruit d’une collaboration entre l’équipe d’Immuno-
rhumatologie et de Médecine Physique et de Réadaptation du CHRU de Mont-
pellier. Nous avons essayé d’utiliser une terminologie non spécialisée pour
faciliter la lecture et la compréhension de ce document. Nous l’avons écrit
pour améliorer l’information, l’éducation et le suivi des patients atteints de
spondylarthrite ankylosante (SPA). Les renseignements que vous obtiendrez
en lisant ce livret vous aideront à comprendre les traitements proposés et
participer ainsi aux décisions thérapeutiques, en vue d’une meilleure adhésion
aux traitements choisis. Par ailleurs, même si des progrès considérables ont
été réalisés dans les traitements médicamenteux de la SPA, la rééducation
reste une des bases du traitement de cette maladie. En effet, les « nouveaux
traitements » n’ont pas encore démontré leur capacité à ralentir l’enraidis-
sement rachidien lié aux ponts osseux (ankylose) observée dans la SPA. Les
mouvements de rééducation pour lutter contre cette ankylose doivent donc
être acquis et reproduits régulièrement. Nous avons conçu ce livret patient
sous la forme d’un classeur comportant différents chapitres. Les trois premiers
chapitres donnent des informations sur la maladie, les examens complémentaires
et les principaux traitements proposés dans la SPA. Un chapitre est
exclusivement dédié à la rééducation et vous pourrez insérer des fiches
de rééducation personnalisées et adaptées au handicap secondaire à votre
SPA. Le chapitre « mon dossier médical » a été fait pour faciliter le suivi de
votre maladie. Nous espérons que ce document répondra à vos attentes et
qu’il sera le lien entre vous et les différents intervenants qui participeront à
la prise en charge de votre SPA.
Pr Jacques Morel
Chef Unité Immuno-rhumatologie. Département de Rhumatologie
Dr Isabelle Tavares
Département de Médecine Physique et de Réadaptation
3
4
SOMMAIRE
Chapitre 1
Qu’est ce que la spondylarthrite ankylosante ?
Chapitre 2
Les examens complémentaires
Chapitre 3
Prise en charge et modalités des traitements
Chapitre 4
Ma rééducation
Chapitre 5
Mon dossier médical
Chapitre 6
Annexes pour la mesure
5
6
Chapitre 1
Qu’est ce que la
Spondylarthrite
ankylosante
7
8
La spondylarthrite
Informations et conseils à l’usage des malades atteints de spondylarthrite
ankylosante.
Les informations contenues dans ce livret
visent à informer les malades atteints de
spondylarthrite ankylosante, ainsi que leur
entourage, sur l’affection qui les frappe et
à leur donner quelques informations essen-
tielles sur la conduite générale du traitement.
Qu’est ce que le rachis ?
Le rachis représente l’axe du squelette hu-
main. Il est composé de vertèbres (en grec le
rachis vertébral se dit spondylos) qui s’articulent
entre la base du crâne jusqu’au sacrum. Le
rachis se divisent en trois étages : cervical,
dorsal et lombaire composé respectivement
de 7, 12 et 5 vertèbres. Les vertèbres sont
séparées par des disques qui absorbent
les contraintes mécaniques et assurent la
stabilité du rachis. Le rachis assure trois
fonctions principales. Il supporte le poids
du corps ; il favorise la mobilité de la tête
jusqu’au bas du dos et il protège la moelle
épinière. Des ligaments permettent de relier
les vertèbres entre elles. L’inflammation
d’une vertèbre s’appelle une spondylite.
9
Qu’est ce qu’une articulation ?
Une articulation est une jonction permettant de relier des os et
de leur donner une mobilité l’un par rapport à l’autre. Ce système
d’union entre 2 os est possible grâce à la capsule articulaire renforcée
par des ligaments. Une membrane synoviale recouvre l’intérieur
de la capsule délimitant ainsi une cavité remplie de liquide. Les
extrémités osseuses sont revêtues de cartilage permettant la
mobilité articulaire. Les mouvements de l’articulation dépendent
de la position des muscles et des tendons. Au niveau du bassin
(en terme médical on parle de pelvis), les sacro-iliaques sont des
articulations qui séparent l’os sacré de l’os iliaque. L’inflamma-
tion d’une articulation est appelée arthrite qui est différente de
l’arthrose qui correspond plutôt à une dégénérescence du cartilage
de l’articulation. L’inflammation de la sacroiliaque s’appelle une
sacroiliite.
10
Qu’est ce qu’un ligament ?
N. m. Du latin ligamentum, bande, bandage, lien.
Un ligament est une courte bande de tissu conjonctif fibreux com-
posée principalement de longues molécules de collagène. Les li-
gaments connectent les os à d’autres os dans des articulations.
(Ils ne relient pas les muscles aux os; ceci étant la fonction des
tendons). Certains ligaments limitent la mobilité des articulations
ou empêchent certains mouvements. Les blessures typiques aux
ligaments sont les entorses et les déchirures.
Qu’est ce qu’un tendon ?
N. m. Du grec tenôn.
Les muscles sont rattachés au squelette
par les tendons ou enthèses. Ce sont
des prolongements du muscle de nature
fibreuse et très résistante. La contraction
du muscle se transmet aux tendons, et va
ainsi provoquer le mouvement de l’articu-
lation. La partie du tendon qui le rattache
à l’os s’appelle l’enthèse.
L’inflammation d’un tendon s’appelle aussi
une enthésite.
11
Qu’est ce que la spondylarthrite ankylosante ?
La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire
relativement fréquent touchant essentiellement la colonne vertébrale.
En effet on estime que 0.2% de la population est atteinte soit
150 000 malades en France.
Classiquement la maladie touche préférentiellement les hommes
avec 3 hommes atteints pour 1 femme. Mais les formes féminines
seraient peut être sous estimées.
L’âge classique du début des symptômes se situe dans la majorité
des cas entre 20 et 30 ans. On sait néanmoins que la maladie peut
débuter dans la petite enfance et qu’il existe des cas apparaissant
après 50 ans.
La spondylarthrite ankylosante qui est aussi appelée par certains
pelvispondylite rhumatismale est un rhumatisme qui atteint les
ligaments qui entourent les vertèbres et les articulations des
sacro-iliaques.
Mais on peut voir également dans la maladie l’inflammation
d’articulations périphériques (comme les genoux, les épaules,
les chevilles…), l’inflammation de tendons encore appelée enthé-
siopathie et/ou de ligaments, et même l’atteinte d’organes dif-
férents de l’appareil locomoteur (on parle alors d’atteinte extra
articulaire).
12
Quelles différences entre spondylarthrite ankylosante et
spondyloarthrite ?
La spondylarthrite ankylosante (SpA) appartient à un groupe de
rhumatismes inflammatoires incluant le rhumatisme psoriasique,
les maladies inflammatoires des intestins (maladie de Crohn et
rectocolite ulcéro-hémorragique), les arthrites réactionnelles.
Toutes ces entités sont regroupées sous le terme de spondy-
loarthrite (SpA).
Ainsi sous l’appellation «spondyloarthrite» on retrouve :
• la spondylarthrite ankylosante qui atteint toujours le rachis et le pelvis
• le rhumatisme psoriasique : le psoriasis est une maladie de
la peau qui se traduit par des plaques rouges recouvertes de
squames. Cette atteinte cutanée est associée à des manifestations
inflammatoires des articulations et des tendons.
• le rhumatisme des entérocolopathies inflammatoires : il s’agit
de maladies inflammatoires touchant les intestins, on en compte
deux principales : la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro
hémorragique (RCUH). Elles se manifestent par des douleurs
abdominales et des diarrhées glaireuses et sanglantes. Elles sont
parfois associées à des manifestations articulaires et tendineuses.
• les arthrites réactionnelles : il s’agit de manifestations articulaires
qui apparaissent 2 à 3 semaines dans les suites d’une infection
digestives (diarrhée) ou génitales (urétrite).
Ces arthrites peuvent s’associer à des signes de conjonctivites
(= inflammation de la conjonctive de l’oeil) et d’urétrite (= inflam-
mation de l’appareil urogénital). Cette affection est également
appelée syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.
• les SPA non classables sont les spondyloarthrites qui ne corres-
pondent à aucun des diagnostics précédents.
13
Les principaux signes cliniques
On distinguera l’atteinte axiale, l’atteinte articulaire périphé-
rique, les enthésiopathies, et l’atteinte extra articulaire.
L’atteinte axiale comprend les manifestations de l’axe central du
corps, il s’agit des symptômes qui sont dus à l’atteinte des articu-
lations du bassin (articulations sacro-iliaques), à l’atteinte des
articulations et des ligaments des vertèbres et à l’atteinte des
articulations du thorax.
En pratique cela se traduit par des douleurs dans les fesses pouvant
descendre derrière la cuisse qui réveillent la nuit et augmentent
quand on pose le pied par terre et qui par conséquent peuvent
engendrer une boiterie. Au niveau du dos on observe des douleurs
en fin de nuit et au lever (on parle d’horaire inflammatoire),
ces douleurs sont associées à une raideur qui est maximum le
matin au réveil et qui généralement diminue au fur et à mesure de
la journée. Elles peuvent être parfois confondues avec une scia-
tique. Au niveau du thorax l’atteinte des articulations entre les
côtes et les vertèbres, et entre les côtes et le sternum se traduit
par des douleurs lors de la toux, l’éternuement et l’inspiration
profonde.
L’atteinte articulaire périphérique correspond à l’atteinte inflam-
matoire d’articulations des membres. Une articulation correspond
à la jonction entre deux extrémités osseuses recouvertes de car-
tilages. Elle est tapissée par une membrane appelée membrane
synoviale. Au cours de la spondylarthrite apparaît une inflamma-
tion de cette membrane synoviale, on parle alors de synovite.
L’articulation est alors gonflée et douloureuse. Comme pour les
douleurs du dos et du bassin, les douleurs des articulations des
membres sont maximales la nuit et le matin au réveil.
Les enthésiopathies correspondent à l’inflammation d’enthéses.
L’enthése est la région ou le tendon s’attache sur l’os. Il s’agit
de point douloureux très localisé, la douleur est réveillée par la
14
pression et lors de la mise en tension du tendon. L’enthésiopathie
la plus fréquente est l’atteinte du dessous du talon (aponévrose
plantaire). La douleur sous le talon survient dès le réveil, dès les
premiers pas et elle s’améliore dans la journée. Elle touche le
plus souvent les deux talons.
L’atteinte extra articulaire est représentée essentiellement par
l’atteinte des yeux. Ceux ci peuvent être le siège d’une uvéite.
L’uvéite est une inflammation de l’œil qui se traduit par un œil
rouge et douloureux.
Rarement on décrit une atteinte cardiaque associée, il s’agit
de trouble du rythme cardiaque (bloc auriculoventriculaire) ou
d’anomalies de valves cardiaque (valve aortique). D’autre part
la fatigue est décrite comme une plainte majeure tout comme la
douleur par les patients.
L’évolution de la spondylarthrite ankylosante
La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chro-
nique, aucun schéma d’évolution à long terme ne peut être donné.
• Elle peut se faire sous forme de poussées inflammatoires
totalement régressives qui ne s’accompagnent jamais de
complications. C’est la forme la plus fréquente.
• Elle peut se faire sous forme de poussées évolutives avec des
complications pour certaines localisations.
• Elle peut se faire sous forme d’une maladie inflammatoire chro-
nique sans période de régression.
Les complications sont essentiellement représentées au rachis
par l’ankylose et la survenue d’attitudes vicieuses. L’ankylose
correspond à la formation d’un pont osseux qui unit les vertèbres
ou les deux berges des sacro-iliaques. Une raideur secondaire
apparaît. Cette raideur peut se faire dans une position normale
15
ou anormale, on parle alors d’attitude vicieuse. Les attitudes vi-
cieuses les plus souvent observées sont :
• la perte de la
cambrure des
reins (on parle
de perte de la
lordose lom-
baire)(a).
• une position
penchée en
avant, avec une
bosse au niveau
du dos (on parle
de cyphose dor-
sale)(b).
• peut s’en-
suivre une anky-
lose du cou qui
va alors empêcher le malade de relever la tête (c).
• la déformation la plus extrême (rare) représente le patient qui
n’arrive plus à voir en face de lui (d)
L’ankylose des articulations de la paroi thoracique peut à long
terme entraîner des problèmes respiratoires (on parle d’insuffi-
sance respiratoire par syndrome restrictif).
L’ankylose et les attitudes vicieuses posent le problème de la
gêne fonctionnelle et du retentissement sur les activités de la vie
quotidienne. Une autre complication articulaire est la destruction
des articulations et en particulier des hanches qui doivent faire
l’objet d’une surveillance particulière.
Le plus souvent l’espérance de vie d’un patient souffrant de
spondylarthrite ankylosante est identique à celle de la population
générale. Dans les formes sévères, il peut exister une atteinte
cardiaque ou pulmonaire qui peuvent réduire l’espérance de vie.
16
17
18
Chapitre 2
Les examens
complémentaires
19
20
Les examens
complémentaires
L’antigène HLA B27
Il s’agit d’une protéine retrouvée à la surface des globules blancs.
8% de français sont porteurs de cet antigène. Il a été remarqué que
90% des malades souffrant de spondylarthrite portent l’antigène HLA
B27. Mais le fait d’être porteur de l’antigène HLA-B27 seul n’est pas
suffisant pour conclure à une spondylarthrite.
La liaison de la maladie avec l’antigène HLA B27 apporte la notion d’une
composante génétique à la maladie. Le grand nombre de cas de spon-
dylarthrite ankylosante héréditaire ou familiale fait également suggé-
rer une composante génétique. La recherche de l’antigène HLA B 27
ne se fait qu’une fois, puisque sa présence ou son absence ne varie pas
dans le temps.
5 à 20% des malades auraient au moins un parent atteint. Toutefois, le
risque de voir survenir une spondylarthrite dans la descendance d’un
patient est de moins d’une chance sur 10.000.
Lors d’analyses sanguines une inflammation biologique peut être ob-
servée et se traduit par une accélération de la vitesse de sédimentation
(VS) et/ou une élévation de la C réactive protéine ou CRP.
L’imagerie
Des radiographies des sacro-iliaques sont réalisées pour rechercher
une inflammation de la sacro-iliaque appelée aussi sacro-iliite. Elles
peuvent être normales au début et cela n’élimine pas le diagnostic.
En cas de doute, au début de la maladie, l’IRM des sacro-iliaques peut
21
être réalisée car plus sensible pour détecter une sacro-iliite.
En cas de douleurs rachidiennes, des radiographies du rachis
lombaire (face et profil) incluant la jonction dorsolombaire
doivent être réalisées. En cas de radiographies normales, une
IRM lombaire peut être utile pour mettre en évidence une inflammation
du rachis.
L’échographie comme l’IRM sont des bons examens pour mettre
en évidence une enthésopathie. En cas d’atteinte des articulations
périphériques, une radiographie centrée sur ces articulations est
indiquée.
Pour les enthésiopathies (douleurs des tendons), les radiographies
peuvent montrer de fines calcifications en particulier sur le calcanéum
où s’insèrent les tendons d’Achille.
22
23
24
Chapitre 3
Prise en charge
et modalités
des traitements
25
26
Prise en charge et modalités
des traitements
Le traitement de la spondylarthrite ankylosante a pour but de freiner
et si possible d’arrêter l’évolution de la maladie, d’éviter l’ankylose
et de maintenir la qualité de vie, c’est-à-dire préserver l’insertion
sociale et professionnelle du malade.
Le traitement doit être global, il comprend les médicaments (traitements
symptomatiques et traitement de fond), les gestes locaux (infiltrations
de corticoïdes), la rééducation, la réalisation d’orthèses ou de corset,
sans oublier l’aspect psychologique, social et professionnel de la
maladie.
C’est ainsi que le malade est pris en charge dans sa globalité par une
équipe multidisciplinaire qui comprend le rhumatologue, le médecin
rééducateur, le kinésithérapeute, l’ergothérapeute, l’infirmière, le
podologue, le psychologue, la diététicienne et l’assistante sociale.
Cette équipe mobilisée autour du malade, lui assure une prise en
charge optimum en établissant la stratégie thérapeutique et en surveillant
son efficacité.
Les médicaments
Les médicaments comprennent les traitements symptomatiques et
les traitements de fond.
Le traitement symptômatique est le traitement qui calme les symp-
tômes autrement dit la douleur. On fait appel aux différentes classes
d’antalgique.
27
Les antalgiques :
Classe I le paracetamol (Doliprane®,Daffalgan®,Efferalgan®…)
Classe II la codéine, le tramadol souvent associé au paracetamol
(Efferalgan codeiné®, Propofan®, Zaldiar®, Ixprim®, Lamaline®,
Topalgic®, Contramal®…)
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
Les AINS constituent le plus souvent la base du traitement de la
spondylarthrite ankylosante car très efficaces. Ils sont la plupart
du temps utilisés per os (par la bouche). Ils peuvent être utilisés par
voie transdermique (pommade) mais jamais par voie intra-articulaire.
L’injection intra musculaire a peu d’intérêt car le risque d’avoir une
intolérance digestive est le même per os que intramusculaire avec une
efficacité comparable. Seule la rapidité d’action diffère, elle est plus
rapide en injection musculaire ou intraveineuse.
Les AINS sont très nombreux, ils varient en fonction de leur
durée d’action, leur composition chimique, leur présentation
(comprimé, gélule, suppositoire…). Il faut parfois (avec l’aide du
médecin) en essayer plusieurs afin de trouver celui qui est le plus
adapté.
Il n’y a pas de critères de choix d’une molécule d’AINS par rapport
à une autre, y compris en cas d’inefficacité de l’AINS précédent. Il
est souhaitable d’utiliser la dose maximale recommandée pendant
une durée minimale de 2 à 4 semaines et d’adapter son adminis-
tration à l’horaire des symptômes. En cas de bonne réponse à un
AINS, il est nécessaire de rechercher la dose minimale efficace.
La prescription en continue systématique d’un AINS n’est pas
indiquée.
28
Il est recommandé de prendre l’AINS au milieu d’un repas avec un
grand verre d’eau. Il ne faut pas associer différents AINS entre eux.
Le principal effet secondaire des AINS est l’intolérance digestive
avec la survenue de douleur gastrique, de trouble de la digestion
et parfois d’ulcère d’estomac. Pour limiter la survenue de ces effets
secondaires il est conseillé de respecter les doses prescrites et de
limiter la consommation d’alcool et de tabac.
Les corticoïdes
Les corticoïdes par voie générale sont des anti-inflammatoires très
puissants qui sont parfois utilisés dans les SpA. La prise prolongée
de ce traitement peut entraîner des complications à long terme (dia-
bète, hypertension artérielle, déminéralisation et une mise au repos
des surrénales).
Les traitements locaux
L’infiltration de corticoïdes consiste à apporter localement à l’aide
d’une aiguille de la cortisone. Elles peuvent permettre de passer
un cap douloureux. Elles sont indiquées en cas d’enthésiopathie ou
d’arthrite localisée persistante. Les sacro-iliaques peuvent être infil-
trées en cas de douleurs des fesses. Il n’y a aucun risque de prise de
poids après infiltrations et aucun régime sans sel n’est nécessaire.
En cas d’anxiété, une préparation peut être proposée.
Les synoviorthèses isotopiques consistent à infiltrer dans l’articu-
lation périphérique un produit radioactif ou isotope qui peut être
de l’Ytrium ou du Rhénium. Ce produit radioactif détruit la syno-
viale réduisant ainsi l’inflammation locale. Elles ont une efficacité
prolongée. Pour augmenter l’efficacité de l’infiltration, l’articulation
29
est immobilisée dans une attelle pendant deux jours. Les incidents
secondaires à la synoviorthèse, comme la radiodermite qui est une
brûlure cutanée secondaire à l’isotope, sont exceptionnelles. Chez
les sujets jeunes, il est préférable d’éviter une synoviorthèse au
niveau des hanches en raison de la proximité des organes génitaux.
Les traitements de fond
Le traitement de fond a deux objectifs essentiels, vaincre la douleur
et l’inflammation et prévenir les éventuelles complications.
On distinguera les traitements classiques d’une part et les anti TNF-α
d’autre part. Les traitements de fond sont généralement appelés
traitements à action lente.
Ils agissent sur l’inflammation et la douleur qu’après quelques
semaines d’utilisation. Il est inutile d’attendre un effet bénéfique en
quelques jours et d’arrêter ces traitements précocement.
Les traitements de fonds classique sont surtout représentés par la
Salazopyrine®. Ce traitement est indiqué en cas d’atteinte
articulaire périphérique importante, en cas d’atteinte extra-articulaire
sévère. Ils ne sont pas efficaces en cas d’atteinte axiale de la
spondylarthrite.
La Salazopyrine est un dérivé de la famille des sulfamides qui se
présente sous la forme de comprimés. La dose habituelle est de 4
comprimés par jour et peut être augmentée jusqu’à 6 comprimés
par jour. La Salazopyrine doit être arrêtée en cas d’éruption cutanée
ou d’aphtes ou en cas d’anomalies biologiques, en particulier : une
anémie, une baisse des globules blancs ou des plaquettes. Un bilan
biologique mensuel doit être réalisé dans la surveillance. Il est efficace
au bout d’1 à 3 mois. Les autres traitements de fond sont plus rarement
utilisés et exclusivement dans les formes périphériques.
30
Les anti-TNF
Les anti TNF-α appartiennent à une nouvelle classe de médicaments :
les biothérapies. Ils bloquent l’action du TNF-α qui est une molécule
fabriquée par l’organisme au cour de l’inflammation. Cinq molécules
sont actuellement autorisées dans le traitement de la spondylarthrite
ankylosante : le Rémicade®, l’Enbrel®, l’Humira®, le Simponi®, le
Cimzia®.
Ils ont un délai d’action plus court que les autres traitements de fond,
ils sont efficaces sur l’atteinte axiale et périphérique et ont peut-être
une influence sur l’évolution de la maladie. Ce sont des traitements
très efficaces et très couteux réservés aux spondylarthrites ankylo-
santes certaines actives et rebelles à au moins deux AINS différents.
Le TNF-α joue un rôle important dans la défense de l’Homme contre
les infections.
Les complications infectieuses représentent la préoccupation
principale au cours du traitement. L’évaluation de ce risque infectieux
doit faire partie des éléments de surveillance et peut représenter un
motif d’arrêt du traitement.
En particulier il faut dépister les risques de réactivation de
tuberculose en réalisant un interrogatoire à la recherche d’un
contage, d’une infection tuberculeuse, de la vaccination BCG, une
IDR à la tuberculine (intradermoréaction) ainsi qu’une radiographie
du thorax.
L’Enbrel® s’administre dans la spondylarthrite ankylosante en une
injection sous cutanée 1 fois par semaine.
Le Rémicade® s’administre en perfusion intra veineuse en secteur
hospitalier d’une journée toutes les 6 à 8 semaines.
31
L’Humira® s’administre en une injection sous cutanée 1 fois tous
les 15 jours.
Le Simponi® s’administre en une injection sous cutanée tous les mois.
Le Cimzia® s’administre en une injection sous cutanée tous les
15 jours ou tous les mois.
Ces traitements sont en général bien tolérés. Des éruptions au site
d’injection peuvent être observées dans les trois premiers mois de
traitement. Le risque est essentiellement infectieux et en cas de
fièvre, le traitement anti TNF-α doit être différé jusqu’à guérison de
l’infection. En cas de chirurgie programmée ou pour certains soins
dentaires (extraction dentaire, granulome, abcès), l’anti TNF-α doit
être arrêté avant l’intervention et peut être repris une fois la plaie
cicatrisée.
Actuellement, il n’y a pas de preuve d’un risque plus élevé de cancer
ou de lymphome mais pour en avoir la certitude un recul est encore
nécessaire. Il n’y a pas de nécessité de surveillance biologique mais
il est tout de même recommandé de réaliser une prise de sang de
contrôle mensuelle les trois premiers mois puis ensuite tous les trois
mois avec dosage des globules rouges et des globules blancs, des
plaquettes, du bilan hépatique et rénal. Même si les données sont
rassurantes avec les anti TNF-α lors de la grossesse, une contracep-
tion est nécessaire avec ce traitement. En cas de désir de grossesse,
l’anti-TNF-α sera arrêté à déclaration de la grossesse.
32
La chirurgie
Le recours à la chirurgie sur le rachis est exceptionnel dans la
spondylarthrite ankylosante et n’est proposé qu’en cas d’atti-
tude vicieuse trop importante avec tendance à l’horizontalisation
du rachis. Pour les articulations périphériques, en cas d’arthrite
persistante malgré les infiltrations de corticoïdes ou de produits
radioactifs (synoviorthèses), une exérèse de la synoviale appelée
synovectomie peut être proposée. Lorsqu’une articulation
périphérique est trop détruite, une prothèse ou une arthrodèse
peut être envisagée. L’arthrodèse consiste à bloquer une articulation
avec un effet essentiellement antalgique mais une limitation de la
mobilité. Elle est très rarement proposée. La prothèse a également
un effet antalgique avec une mobilité de l’articulation conservée
avec parfois une amélioration de la fonction.
33
34
Chapitre 4
Ma rééducation
35
36
La rééducation
La Médecine Physique et de Réadaptation utilise les techniques de
kinésithérapie, d’ergothérapie pour prévenir l’apparition de l’ankylose
articulaire ou quand l’ankylose est inévitable pour permettre que
les articulations s’enraidissent en bonne position.
La rééducation est indispensable au cours de la spondylarthrite
ankylosante car elle peut améliorer les symptômes comme la douleur,
la raideur, la gêne fonctionnelle et prévenir les déformations et les
attitudes vicieuses. L’activité physique est la pierre angulaire d’un
traitement de longue durée efficace.
L’exercice vise trois objectifs :
Préserver ou rétablir la mobilité vertébrale.
Maintenir et améliorer la posture et la tonicité musculaire.
Préserver la capacité d’expansion thoracique.
Chaque patient est différent, il n’y a pas une mais des formes de
spondylarthrites et donc la rééducation doit être adaptée à chacun
en fonction des raideurs, des douleurs, de la gêne fonctionnelle.
La rééducation peut s’effectuer chez le kinésithérapeute qui apprend
et fait pratiquer les mouvements et les exercices. Dans un second
temps elle s’effectue à domicile où le patient réalise son auto réédu-
cation adaptée à sa maladie à un rythme quotidien.
Le kinésithérapeute avec le médecin rééducateur adapte le pro-
gramme en fonction de l’état clinique du patient. Le kinésithéra-
peute vérifie régulièrement que le programme est réalisé correcte-
ment et qu’il est bien adapté au patient.
37
En raison de la tendance du dos à se voûter et de la raideur
articulaire que cause cette position, les exercices de renforcement
musculaire ont pour but d’accroître la force des muscles qui nous
aident à maintenir une posture droite (les extenseurs ou muscles
dorsaux). Pour que la cage thoracique ne perde pas sa mobilité, on
recommandera des exercices respiratoires pour faciliter la mobilité
des côtes et l’expansion thoracique.
Les exercices d’auto rééducation doivent être réalisés de façon régulière
afin d’apporter un bénéfice sur les douleurs et les limitations de
mobilités. Ils doivent être poursuivis en cas de poussée.
Les exercices comprennent : des postures, des étirements, du renforce-
ment musculaire, des exercices respiratoires, des assouplissements...
La motivation et l’implication à la réalisation régulière d’exercices
sont indispensables.
Sport et spondylarthrite ankylosante
Il n’est pas contre indiqué dans cette maladie bien au contraire il
est conseillé et encouragé.
Réalisée correctement l’activité sportive vient compléter la
rééducation.
Le sport entretient le capital musculaire et articulaire ainsi que
les capacités cardio-respiratoires.
Certains sports seront préférés comme la natation, le volley, le
handball, le ski de fond qui mettent le dos en extension et luttent
contre les déformations de la maladie.
Mais tous les sports peuvent être pratiqués, seulement parfois il
est intéressant d’adapter le geste technique avec le médecin ou
le kinésithérapeute.
38
Activité professionnelle et spondylarthrite ankylosante
La spondylarthrite ankylosante permet le plus souvent une vie
professionnelle normale. Certaines professions sont moins
adaptées à la SPA comme celles imposant une immobilisation
prolongée dans une même position, ou encore les travaux de
force ou même les métiers imposant le port de charges lourdes,
les travaux exposant au froid et à l’humidité et les métiers imposant
de longs trajets.
Quand la spondylarthrite débute à l’âge adulte alors que l’on a
déjà une profession, il faut la poursuivre tant que l’état de santé
le permet. Par contre, il ne faut pas hésiter à faire appel au méde-
cin du travail pour envisager l’aménagement du poste de travail
quand cela peut améliorer les conditions de travail. Ce n’est qu’en
dernier recours que l’on envisage un reclassement professionnel.
L’assistant(e) social(e) intervient pour aider le patient dans toutes
les démarches qui lui permettront de bénéficier des droits et des
aides auxquels il a droit.
Il(elle) intervient dans l’aide à la reconnaissance du handicap, dans
l’aménagement du poste de travail ou le reclassement professionnel.
La spondylarthrite ankylosante grave est reconnue comme une
affection à longue durée prise en charge à 100%.
Associations de malades
Les principales associations de malades souffrant de spondylarthrite
ankylosante en France sont Spondylis1 et l’AFS (l’Association
Française des Spondylarthritiques)2.
Les principaux objectifs des associations sont de mieux faire
39
connaître la pathologie du grand public ainsi que du milieu médical,
aider les malades et leurs familles à résoudre les problèmes
engendrés par cette pathologie, distribuer des bulletins d’infor-
mations médicales ou sociales.
L’affection qui vous frappe vous demandera un combat constant,
dont l’issue dépendra pour beaucoup de vous-même.
En effet, un des atouts majeurs est sans doute votre volonté person-
nelle de vaincre la maladie. Le rôle de l’équipe soignante est de
vous proposer des traitements efficaces et de vous aider sur tous les
plans, dans un climat de compréhension et de confiance réciproques.
1
: Spondylis - Hôpital Henri Mondor - Service de Rhumatologie
Site :www.spondylis.org
2
: AFS - CHU Rennes-Hôpital Sud - Service de Rhumatologie
Site :www.afs.st
3
ACSAC (association contre la spondylarthrite et ses conséquences)
languedoc Roussillon
Contact CHU :
[email protected]
40
41
42
Chapitre 5
Mon dossier
médical
43
44
Numéros de
téléphone utiles
Date : / / /
Adresse :
N° de téléphone
Domicile Professionnel
Portable Fax
Email :
N° de Sécurité sociale :
Début de maladie : / / /
Date du diagnostic / / /
Nom et N° de téléphone de votre médecin référent :
Nom et N° de téléphone de votre rhumatologue libéral :
Nom et N° de téléphone de votre rhumatologue hospitalier :
Nom et N° de téléphone de votre infirmière :
Nom et N° de téléphone de votre pharmacien :
45
46
Chapitre 6
Annexes pour
la mesure
47
Date
Taille
Poids
EVA
activité maladie
EVA douleur
BASDAI
BASFI
ASDAS
Raideur matinale (durée)
Nombre de réveils nocturnes
NAD
NAG
Distance doigt sol
Distance
occiput mur
Inclinaison lombaire latérale Droit Gauche
D et G
Schober
Schober modifié
Ampliation thoracique
Rachis cervical Droit Gauche
Distance menton sternum
Distance tragus acromion
Distance menton acromion
Hanche D et G
Angles poplités Droit Gauche
Distance talon fesse Droit Gauche
48
Date
Taille
Poids
EVA
activité maladie
EVA douleur
BASDAI
BASFI
ASDAS
Raideur matinale (durée)
Nombre de réveils nocturnes
NAD
NAG
Distance doigt sol
Distance
occiput mur
Inclinaison lombaire latérale Droit Gauche
D et G
Schober
Schober modifié
Ampliation thoracique
Rachis cervical Droit Gauche
Distance menton sternum
Distance tragus acromion
Distance menton acromion
Hanche D et G
Angles poplités Droit Gauche
Distance talon fesse Droit Gauche
49
BASDAI
(Bath AnkylosingSpondylitisDiseaseActivity Index)
Questions :
Marquer d’un trait la réponse à chacune des questions en vous référant aux
dernières 48 heures ?
1 - Où situeriez-vous votre degré global de fatigue ?
Absent Extrême
2 - Où situeriez-vous votre degré global de douleur au niveau du cou,
du dos et des hanches dans le cadre de votre spondylarthrite ankylosante ?
Absent Extrême
3 - Où situeriez-vous votre degré global de douleur/gonflement articulaire
en dehors du cou, du dos et des hanches ?
Absent Extrême
4 - Où situeriez-vous votre degré global de gêne pour les zones sensibles
au toucher ou la pression ?
Absent Extrême
5 - Où situeriez-vous votre degré global de raideur matinale depuis votre
réveil ?
Absent Extrême
6 - Quelle est la durée de votre raideur matinale à partir de votre réveil ?
Absent Extrême
Mode de calcul :
- En premier lieu, calculer la moyenne aux réponses 5 et 6.
- Puis, calculer la moyenne des 5 valeurs (la valeur moyenne des réponses
5 et 6 et la valeur des réponses aux 4 premières questions).
Score : /10
50
BASFI
(Bath AnkylosingSpondylitisDisease Functional Index)
Questions :
Marquer d’un trait la réponse à chacune des questions en vous référant aux
dernières 48 heures ?
1 - Pouvez-vous mettre vos chaussettes ou collants sans l’aide de quelqu’un
ou de tout autre moyen extérieur (ex. petit appareil vous aidant à mettre les
chaussettes) ?
Absent Extrême
2 - Pouvez-vous vous pencher en avant pour ramasser un stylo posé sur le
sol sans l’aide d’un moyen extérieur ?
Absent Extrême
3 - Pouvez-vous atteindre une étagère élevée sans l’aide de quelqu’un ou
d’un moyen extérieur ?
Absent Extrême
4 - Pouvez-vous vous lever d’une chaise sans accoudoir sans utiliser vos
mains ou toute autre aide ?
Absent Extrême
5 - Pouvez-vous vous relever de la position «couché sur le dos», sans aide ?
Absent Extrême
6 - Pouvez-vous rester debout sans soutien pendant 10 minutes sans ressentir
de gêne ?
Absent Extrême
7 - Pouvez-vous monter 12 à 15 marches, en ne posant qu’un pied sur
chaque marche, sans vous tenir à la rampe ou utiliser tout autre soutien ?
Absent Extrême
51
8 - Pouvez-vous regarder par dessus votre épaule sans vous retourner ?
Absent Extrême
9 - Pouvez-vous effectuer des activités nécessitant un effort physique
(ex : mouvements de kinésithérapie, jardinage ou sports) ?
Absent Extrême
10 - Pouvez-vous avoir des activités toute la journée, que ce soit au domicile
ou au travail ?
Absent Extrême
Score : /100
52
Auto-réeducation
Gymnastique régulière = qualité de vie
Sommaire
Chapitre 1 - Exercices respiratoires p. 60
Chapitre 2 - Exercices assouplissants p. 63
Chapitre 3 - Etirements p. 66
Chapitre 4 - Renforcement musculaire p. 73
Chapitre 5 - Postures p. 78
53
Exercices respiratoires
Buts : Conserver et/ou améliorer l'ampliation thoracique
Allongé sur le dos, mains croisées derrière la nuque, jambes allongées
Inspirer (gonfler la poitrine) en amenant les coudes vers le sol
Retour à la position initiale en soufflant
A réaliser 10 fois
Allongé sur le dos, bras le long du corps, jambes allongées
Inspirer (gonfler la poitrine) en amenant les bras en arrière
Retour à la position initiale en soufflant
A réaliser 10 fois
L'exercice peut être réalisé en tenant une altère de 500g dans chaque main
-1-
54
Exercices respiratoires
Buts : Conserver et/ou améliorer l'ampliation thoracique
Allongé sur le coté, la jambe inférieure fléchie,
pied sous le genou
En inspirant (gonfler la poitrine), écarter le bras
au-dessus de la tête
En soufflant, ramener le bras le long du corps
A réaliser 10 fois de chaque coté
L'exercice peut être réalisé en tenant un haltère de 500g
-2-
55
Exercices respiratoires
Buts : Conserver et/ou améliorer l'ampliation thoracique
Assis sur un tabouret, les pieds au sol, en tenant un
bâton
Inspirer (gonfler la poitrine) en levant les bras à la
verticale
Descendre le bâton derrière dans le dos
A réaliser 10 fois
-3-
56
Exercices assouplissants
Mobilisation du rachis en inclinaison
Assis sur un tabouret, pieds au sol, un bâton
derrière les épaules
En soufflant, se pencher à gauche puis à droite,
retour en inspirant
Garder la tête dans l'axe du tronc
Les fesses et le bassin restent en contact avec
le tabouret
A réaliser 10 fois de chaque coté
-4-
57
Exercices assouplissants
Mobilisation du rachis en rotation
Assis sur un tabouret, pieds au sol, un bâton
derrière les épaules
En soufflant, réaliser une rotation gauche
puis droite
Retour en inspirant
Garder la tête dans l'axe du tronc
Les fesses et le bassin restent en contact
avec le tabouret
A réaliser 10 fois de chaque coté
-5-
58
Exercices assouplissants
Mobilisation du rachis cervical
Assis, si possible devant une glace
Tourner la tête à droite puis à gauche en soufflant en faisant suivre le regard
Garder les épaules basses et ne pas bouger le tronc
Incliner la tête à droite puis à gauche en soufflant
Souffler en lors de la flexion puis inspirer lors de l'extension
Le regard suit le mouvement
-6-
59
Etirements musculaires
Ischio-jambiers
Couché sur le dos, jambes allongées, une sangle ou une ceinture passée sous l'avant-pied
Amener la jambe le plus possible à la verticale sans plier le genou
Tenir la position 10s puis relâcher en reposant la jambe au sol
A réaliser 5 fois de chaque coté
-7-
60
Etirements musculaires
Ischio-jambiers
Couché sur le dos, bras le long
du corps
Jambes pliées reposant sur un
mur
Fesse plus ou moins proches du
mur en fonction de sa souplesse
Tendre une jambe en ramenant
le pied vers la tête
Tenir la position 10s
A réaliser 5 fois de chaque coté
Couché sur le dos, bras le long
du corps
Jambes pliées reposant sur un
mur
Tendre les deux jambes à la fois
en ramenant les pieds vers la
tête
Tenir la position 10s
A réaliser 5 fois
Conserver le creux (lordose) lombaire
Rentrer le menton
Conserver le genou parfaitement tendu
Variante : cet exercice peut être une posture en tenant la position 5mn
-8-
61
Etirements musculaires
Ischio-jambiers
Pied sur tabouret (ou une marche d'escalier)
Dos droit, mains sur les hanches
Se pencher en avant en conservant la lordose
lombaire
Ramener le pied vers la tête (flexion dorsale
de la cheville)
Ne pas "arrondir" la région lombaire
Tenir la position 10s
A réaliser 5 fois de chaque coté
-9-
62
Etirements musculaires
Adducteurs
Debout, pieds écartés, mains sur les hanches
Réaliser une fente latérale
Tenir la position 10s
A réaliser 5 fois de chaque coté
Variante : Poser le pied sur une marche
- 10 -
63
Etirements musculaires
Psoas et droit antérieur
Position en chevalier servant
dos droit, mains sur le genou
se pencher en avant en gardant
le dos droit
maintenir la position 10s
5 fois de chaque coté
64 - 11 -
Etirements musculaires
Droit antérieur (quadriceps)
Debout sur un pied
Attraper l'autre cheville avec la main
Basculer le bassin en arrière en rentrant le ventre et en serrant les fesses
Amener le talon à la fesse et tirer la cuisse vers l'arrière
Maintenir la position 10s
5 fois de chaque coté
Ne pas creuser la région lombaire
- 12 -
65
Etirements global du rachis
A quatre pattes
Bras tendus, genoux écartés
et dos plat
La tête dans le prolongement
de la colonne vertébrale
En soufflant, s'assoir sur les
talons en descendant la
poitrine vers le sol et en
poussant les mains vers
l'avant
Conserver la tête dans l'axe
du tronc
Maintenir la position 15s
A répéter 10 fois
- 13 -
66
Renforcement musculaire
Autograndissement
Debout contre un mur, épaules basses
En soufflant, Rentrer le menton en se grandissant
Tenir la position environ 1 mn
A répéter 5 fois
- 14 -
67
Renforcement musculaire
Extenseurs de hanche et spinaux
Couché sur le dos, les genoux
fléchis, les bras le long du corps
Lever les fesses le plus haut
possible, en inspirant
Tenir la position 6s
A répéter 10 fois
- 15 -
68
Renforcement musculaire
Spinaux
Allongé à plat ventre, mains derrière la tête ou croisées sous le front
En inspirant, relever le tronc en serrant les omoplates
Tenir la position 6s
A réaliser 10 fois
En fonction des progrès, relever également les jambes
- 16 -
69
Renforcement musculaire
Fixateurs des omoplates
Les bras en l'air (position haut les mains)
En inspirant, tirer les coudes en arrière en
rapprochant les omoplates l'une vers l'autre
Tenir la position 10s
A répéter 10 fois
- 17 -
70
Renforcement musculaire
Abdominaux
Couché sur le dos
Jambes au ras du sol
Réaliser des ciseaux, des battements, des pédalages
Ne pas bloquer la respiration
2 séries de 10 mouvements
- 18 -
71
Posture en extension du rachis
Le sphinx
Couché à plat ventre
Relever le tronc en s'aidant des
bras
Veiller à ne pas décoller le bassin
du sol
Conserver la tête dans l'axe du
tronc
Position à maintenir une à deux
minutes au début
Augmenter progressivement la
durée pour atteindre une quinzaine
de minutes
- 19 -
72
Posture en extension du rachis
Couché sur le dos, jambes allongées
Mains croisée derrière la tête, coudes
écartés
Un petit coussin peut être placé au
niveau des lombaires
Position à maintenir une à deux
minutes au début
Augmenter progressivement la durée
pour atteindre une dizaine de minutes
Variante : jambes fléchies, rapprocher les genoux du
sol et maintenir la position comme précédemment
- 20 -
73
Nom : Date :
Prénom : Auteur :
Profession :
Loisirs :
Pouvez-vous Possible Impossible
Sans avec avec
difficulté ménagements difficulté
Mettre vos chausures
Enfiler un pantalon
Enfiler un pull-over
Monter dans une baignoire
Rester debout 10 min
Monter un étage
Courir
Vous asseoir
Vous lever d’une chaise
Monter dans une voiture
Vous baisser pour ramas-
ser un objet
Vous accroupir
Vous coucher
Vous tourner dans votre lit
Vous lever du lit
Dormir sur le dos
Dormir sur le ventre
Effectuer votre métier ou
travailler de la maison
Tousser ou éternuer
Respirer à fond
Cotation :
1,5 Action posible sans difficulté
1 Action possible avec quelques aménagements
0,5 Action possible avec difficulté Total = /30
74 0 Action impossible
75
CENTRE HOSPITALIER
UNIVERSITAIRE
www.chu-montpellier.fr