0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues2 pages

Logique Rappels

Transféré par

Gameiro Des States
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues2 pages

Logique Rappels

Transféré par

Gameiro Des States
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

M1 MEEF SD Maths Logique et Raisonnement

Logique et Raisonnement

Ces notes ne constituent pas un cours - elles ne sont ni exhaustives, ni rigoureuses, et ne contiennent
que trop peu d'exemples et à peu près aucune preuve. Il ne s'agit que d'une che de brefs rappels.

Éléments de logique
Assertions
• Une assertion , ou proposition , est une phrase syntaxiquement correcte, et dont on peut dire sans
ambiguïté si elle est vraie ou fausse; on dira aussi que l'on peut lui assigner une valeur de vérité : vrai
(V) ou faux (F).
Ceci repose sur deux principes fondamentaux :
◦ Principe du tiers exclu : Une proposition est nécessairement vraie ou fausse.
◦ Loi de non contradiction : Une proposition ne peut pas être à la fois vraie et fausse.

Quelques exemples :
 1+1=2
 1+1=0
 x >6
2

 Pour tout x ∈ R, x > 6


2

Certaines assertions peuvent donc dépendre d'une ou plusieurs variables libres, et leur valeur de vérité
peut dépendre de ces variables, comme par exemple l'assertion P : x > 6 ; on note parfois P (x) une telle
2

assertion dépendant de la variable x.


On notera aussi que la valeur de vérité peut dépendre du contexte dans lequel l'assertion est formulée :
ainsi, 1 + 1 = 0 est faux dans l'ensemble des entiers relatifs, mais devient vrai dans Z/2Z...
Connecteurs logiques
Si P et Q sont deux assertions, on peut en dénir de nouvelles au moyen des connecteurs logiques :
NON, ET, OU.
• La négation de P est l'assertion qui est vraie si et seulement si P est fausse. Elle est notée NON P ,
ou encore P ou ¬P .
• La conjonction de P et Q est l'assertion qui est vraie si et seulement si P et Q sont toutes les deux
vraies. Elle est notée P ET Q, ou encore P ∧ Q.
• La disjonction de P et Q est l'assertion qui est vraie si et seulement si au moins une des deux
assertions P et Q est vraie. Elle est notée P OU Q, ou encore P ∨ Q.
On notera qu'il s'agit donc d'un OU inclusif, à ne pas confondre avec le OU exclusif souvent présent
dans le langage courant (`Fromage OU dessert'...)
Parmi les assertions que l'on peut construire à l'aide de ces connecteurs, on distingue :
• L'implication P ⇒ Q est l'assertion (P ) ∨ Q.
On dit que P est une condition susante pour Q, et que Q est une condition nécessaire pour P.
• L'équivalence P ⇔ Q est l'assertion (P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ P ).
Deux assertions sont équivalentes si elles ont les mêmes valeurs de vérité : P est vraie si et seulement si
Q est vraie.

-1-
M1 MEEF SD Maths Logique et Raisonnement

Toutes ces dénitions peuvent être résumée dans une table de vérité :

Mode d'emploi : les assertions P et Q (les 2 colonnes de gauche) peuvent être vraies (V) ou fausses (F),
ce qui fait 4 possibilités : ce sont les 4 lignes de la table. Ces 4 lignes recouvrant tous les cas possibles,
elles susent à dénir complètement les connecteurs logiques (les 5 colonnes suivantes). L'avant dernière
ligne, par exemple, donne les valeurs de vérité de NONP , P ET Q, etc, lorsque P est fausse et Q est vraie.
Ces tables de vérité permettent de démontrer les règles suivantes sur les connecteurs logiques, où P, Q, R
désignent trois assertions :
◦ Idempotence. P ∨ P ⇔ P et P ∧P ⇔P
◦ Commutativité. P ∨ Q ⇔ Q ∨ P et P ∧Q⇔Q∧P
◦ Associativité. (P ∨ Q) ∨ R ⇔ P ∨ (Q ∨ R) et (P ∧ Q) ∧ R ⇔ P ∧ (Q ∧ R)
◦ Distributivité. P ∨ (Q ∧ R) ⇔ (P ∨ Q) ∧ (P ∨ R) et P ∧ (Q ∨ R) ⇔ (P ∧ Q) ∨ (P ∧ R)
◦ Involutivité. P ⇔ P
◦ Lois de De Morgan. P ∨ Q ⇔ P ∧ Q et P ∧Q⇔P ∨Q

Quelques compléments sur l'implication

◦ Transitivité. ((P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ R)) ⇒ (P ⇒ R) (principe à la base du raisonnement déductif) 


◦ D'après les lois de De Morgan, la négation de l'implication est P ⇒ Q ⇔ (P ) ∨ Q ⇔ P ∧ Q .
Autrement dit, P ⇒ Q est fausse si et seulement si P est vraie et Q est fausse : c'est ce qu'on appelle un
contre-exemple .

• La réciproque de l'implication P ⇒ Q est l'implication Q ⇒ P . Ces deux assertions (l'implication


et sa réciproque) sont indépendantes.
• La contraposée de l'implication P ⇒ Q est l'implication Q ⇒ P . Ces deux assertions (l'implication
et sa contraposée) sont équivalentes.
Quanticateurs
• Le quanticateur universel `pour tout' ou `quel que soit' est noté ∀
• Le quanticateur existenciel `il existe' (au moins un) est noté ∃
Le quanticateur `il existe un unique' est noté ∃!
Soient P (x) et Q(x) deux assertions dépendant d'un paramètre x, où x est un élément d'un ensemble E.
◦ La négation de l'assertion (∀x ∈ E , P (x)) est (∃x ∈ E , P (x))
◦ La négation de l'assertion (∃x ∈ E , P (x)) est (∀x ∈ E , P (x))

◦ (∀x ∈ E , P (x) ∧ Q(x)) ⇔ ((∀x ∈ E , P (x)) ∧ (∀x ∈ E , Q(x)))


◦ (∀x ∈ E , P (x) ∨ Q(x)) ⇐ ((∀x ∈ E , P (x)) ∨ (∀x ∈ E , Q(x))) mais la réciproque est fausse
◦ (∃x ∈ E , P (x) ∨ Q(x)) ⇔ ((∃x ∈ E , P (x)) ∨ (∃x ∈ E , Q(x)))
◦ (∃x ∈ E , P (x) ∧ Q(x)) ⇒ ((∃x ∈ E , P (x)) ∧ (∃x ∈ E , Q(x))) mais la réciproque est fausse

-2-

Vous aimerez peut-être aussi