Royaume du Maroc
Ministère de l’Intérieur
Gestion Budgétaire
d’un SEGMA
Pr. Hassane EL ARAFI
Consultant REJJES
22 et 23 décembre 2008
Plan
1. Contexte juridique et institutionnel d’un SEGMA
2. Architecture d’un budget SEGMA
3. Programmation d’un budget SEGMA
4. Exécution d’un budget SEGMA
5. Tenue des comptes d’un SGMA
6. Cas de SEGMA avec Régie
7. Quelques pistes de réformes budgétaires ouvertes
pour les SEGMA
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1. Contexte juridique et institutionnel
d’un SEGMA
Spécificités d’un SEGMA
Évolution du cadre juridique
Evolution de la pratique des SEGMA
Création d’un SEGMA
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1.1. Spécificités d’un SEGMA
constituent des SEGMA, les services de l'État, non
dotés de la personnalité morale, dont certaines
dépenses, non imputées sur les crédits du budget
général, sont couvertes par des ressources propres.
L'activité de ces services doit tendre essentiellement à
produire des biens ou à rendre des services donnant lieu
à rémunération
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1.2. Evolution du cadre juridique du SEGMA
entre 1967 et 2000 les SEGMA étaient caractérisés par une
instabilité juridique expliquée par des situations de fait quasiment
déréglementées, notamment au niveau de leur mode de gestion
budgétaire et comptable.
L'intégration SEGMA aux lois de finances de l'année est
relativement récente, suite à une décision du Conseil constitutionnel
(Décision du conseil constitutionnel du 24 octobre 1998 rendu conformément à l'article 81 de la
Constitution aux termes de laquelle l'article 10 du projet d'amendement de la loi organique des
finances )
Les modifications de la loi organique des finances entraînent ipso
facto la reconfiguration de la loi de finances aussi bien au niveau de
la première que de la seconde partie (Dahir n° 1-00-195 du 19 avril 2000 portant
promulgation de la loi organique n° 14-00 modifiant et complétant la loi organique n° 7-98 relative
à la loi de finances)
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1.2. Evolution du cadre juridique du SEGMA (suite)
Le Règlement général de la comptabilité (décret royal n° 330-66) les
a institués, en vue de justifier sur le plan réglementaire un état de
fait qui existait sous l'empire de l'ancien texte régissant la
comptabilité publique (Dahir n° 1-58-041 du 20 moharrem 1378 (6 août 1958) portant
règlement de la comptabilité publique du Royaume du Maroc (abrogé)
Dès lors :
Les opérations des budgets des SEGMA sont prévues, autorisées et
exécutées dans les mêmes conditions que les opérations du budget
général sauf dérogations prévues par la loi de finances ((Art.16 bis de la
LOF).
les SEGMA sont prévus par l'article 65 du RGCP et dont les termes ont
été mis en application par le décret royal n° 183-68 du 31 juillet 1968.
parmi les documents à annexer au projet de la loi de finances pour
éclairer les représentants de la nation se trouve le rapport sur les
SEGMA conformément à l'article 33 de la loi organique des finances
(Art.33 de la LOF)
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Opérations définitives du budget
Recettes définitives Dépenses définitives
1. LES OPERATIONS DEFINITIVES DU BGE
Recettes Dépenses ordinaires
- Impôts, taxes fiscale et - Dépenses de personnel;
droits ; - Dépenses de fourniture et
- Produit des amendes ; matériel divers;
- Rémunérations de services - Dépenses de transferts
rendus et les redevances ; (subventions)
- Fonds de concours, dons et - Dépenses relatives à la dette
legs ; publique
- Revenus du domaine de
l'État; Dépenses en capital
- Produit des exploitations et
des participations - Investissements réalisés par
financières de l'État; l'État;
- Part de l'État dans les - Investissements réalisés par
bénéfices des le concours de l'État;
établissements publics ;
- Produits divers.
2. LES OPERATIONS DEFINITIVES DES CST
- Les recettes affectées (au crédit) - Dépenses de ces comptes (au débit)
3. OPERATIONS DEFINITIVES DES SEGMA
- Recettes d'exploitation - Dépenses d'exploitation et dépenses
d'investissement
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1.3. Evolution de la pratique des SEGMA
Typologie des SEGMA
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1.4. Création d’un SEGMA
C’est la loi de finances qui donne l'assise juridique à la
création des SEGMA
Pour l'exécution des opérations de recettes et de
dépenses du budget des SEGMA, les chefs desdits
services sont désignés sous-ordonnateurs,
sous-ordonnateurs par voie
d'arrêté soumis au visa du ministre des finances (cas
général)
Toutefois, lorsque les nécessités de service le justifient,
les chefs de SEGMA peuvent être institués ordonnateurs
par décret (cas particulier)
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2. Architecture d’un budget SEGMA
Compartimentage du budget SEGMA
Programme d’emploi
Nomenclature budgétaire
Équilibre budgétaire du SEGMA
Trésorerie du SEGMA
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2.1. Compartimentage du budget SEGMA
RECETTES DEPENSES
1ère partie
Recettes d'exploitation Dépenses d'exploitation
- Recettes propres
- Subvention d'équilibre
2ème partie
Recettes d'investissement dépenses d'investissement
- Excédent de la 1ère partie
- Subvention d'équipement
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2.1. Compartimentage du budget SEGMA (suite)
Budget d'exploitation : la nomenclature diffère d'un service à un autre. Il
retrace en recettes celles propres du service et le cas échéant, si celles-ci
se révèlent insuffisantes, la subvention d'équilibre versée par le BGE. En
dépenses, il comprend toutes les dépenses du service, autres que celles
prises en charge par le BGE.
Budget d'investissement : les SEGMA sont également dotés de dépenses
d'équipement, souvent financées intégralement par le BGE
Affectation des recettes à des dépenses : Les SEGMA, dont
l'activité doit tendre essentiellement à produire des biens ou à
rendre des services donnant lieu à rémunération, réalisent
l'affectation directe des recettes d'exploitation de chaque service
intéressé à ses dépenses d'exploitation et d'investissement, et des
ressources particulières aux dépenses d'investissement non
couvertes par les recettes d'exploitation.
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2.2. Programme d’emploi SEGMA
Les opérations afférentes aux budgets SEGMA ne sont pas
agrégées ni organisées dans des morasses standardisées, à l'instar
de celles relatives au BGE (classification administrative,
fonctionnelle et économique)
Chaque type de SEGMA, sinon parfois chaque SEGMA, se faisait
une nomenclature à part, étant que la loi organique des finances se
limite à organiser les budgets par services (Article 27 du Dahir n° 1-00-195 du 19
avril 2000 portant promulgation de la loi organique n° 14-00 modifiant et complétant la loi organique n° 7-98
relative à la loi de finances).
les recettes propres du service – condition nécessaire pour la
création des SEGMA – sont le plus souvent dérisoires, ce qui
conduit ces services à compter systématiquement sur les seules
subventions transférées du BGE.
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2.3. Nomenclature budgétaire SEGMA
D
codification S/partie Titre de Catégories
Doc Bu R.P. Ord Nature de chapitre Fonc.
composante (Sp) Dépenses (Td.) (cat)
E F D P F V P
Ma C Im O Av
Inv. Inv. CAS AOI DSD
B.G.E. 1 1 2 x 1 2 3 1 2 3 4 5 6
Codification des dépenses du B.G.E.: 1.2.Td. chp. No. Art. parg. Lig.
B.A. 2 1 2 x x x 1 2 1 4 5 7 8 9
Codification des dépenses des B.A.: .2. Sp.1.No.
C.S.T. 3 1 2 x
Codification des dépenses sur C.S.T. : 3.Cat. No.00.2
S.E.G.M.A. 4 1 2 x x x 1 2 1 2 3 4 5 6
Codification des dépenses des S.E.G.M.A. : 4.2.Sp.Ch.No.00
* Numéro d'ordre de l'ordonnateur (exemple : Ministère de la santé : 12, Ministère des affaires Etrangères : 07
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2.4. Equilibre budgétaire SEGMA
L'insuffisance des recettes d'exploitation est compensée par le
versement d'une subvention d'équilibre prévue au titre premier (I) du
budget général ;
L'excédent éventuel des recettes d'exploitation sur les dépenses est
affecté au financement des dépenses d'investissement, le cas
échéant ;
L'insuffisance des recettes propres affectées aux dépenses
d'investissement est compensée par une subvention d'équilibre
prévue au titre second (II) du budget général ;
L'excédent des recettes réalisées sur les paiements effectués est
reporté d'année en année ;
Le solde des SEGMA supprimé par une loi de finances est pris en
recette au budget
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2.5. Trésorerie SEGMA
De l’observation de disponibilité de fonds
De la règle de l’unité de trésorerie
(Art. 54 du DRGCP)
De la règle de l’unité de caisse
(Art. 17 du DRGCP)
De la structure de la trésorerie (RAE,
RAM, RAP, RAR)
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3. Programmation d’un budget SEGMA
Programmation des recettes
Programmation des dépenses
Reports et régulations pluriannuelle des
crédits
Autorisation des crédits
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3.1. Programmation des Recettes
Recettes propres : Revue du régime de
TRS (arrêté conjoint)
Recettes de transfert
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Principes directeurs en matière de TSP
Une habilitation légale de rémunération
La consultation des usagers
Une bonne connaissance du prix de revient
Un système de recouvrement efficace
L’amélioration de la surveillance de l’efficacité des organisations
La possibilité pour l’organisme qui facture de conserver les recettes
Une stratégie de détermination des tarifs qui soit simple et
dynamique
La prise en compte de l’équité
La neutralité concurrentielle s’il y a concurrence avec le secteur
privé
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Éléments nécessaires à la construction
d’un outil de TSP
L’approche coût moyen fréquence ·
Utilisation pratique du modèle linéaire généralisé (MLG)
Construction de tables d’expérience ·
Construction d’une table et lissage
Outils de tarification sans données
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Analyse des risques et mise en place
des outils de TSP
Analyse des données ·
Analyse en Composantes principales (ACP) ·
Analyse factorielle des correspondances (AFC)
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Recettes de transfert
Subvention d’équilibre (d’exploitation)
Subvention d’équipement
Fonds de concours
Autres
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3.3. Programmation des dépenses
Distinguer entre «Dépenses d’exploitation» et «Dépenses
d’investissement»
Distinguer entre «Dépenses récurrentes» et «Dépenses non
récurrentes »
Distinguer entre «Dépenses discrétionnaires» et «Dépenses non
discrétionnaires»
Distinguer entre «Dépenses linéaires » et « Dépenses
redéployables»
Distinguer entre «Dépenses à CP» et «Dépenses à CE et CP»
Imputer correctement les dépenses au niveau de leur nature
(imputation économique) et au niveau de leur destination
(imputation fonctionnelle)
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3.4. Reports et régulation pluriannuelle
des crédits
Les SEGMA peuvent être dotés de crédits d'engagement
correspondant à leurs programmes d'investissement
pluriannuels (CE et CP);
Les engagements n'ayant pas donné lieu à
ordonnancement au titre d'une année sont imputés en
priorité sur les crédits ouverts au titre du budget de
l'année suivante.
À distinguer entre :
Reliquat de CE/CE
Reliquat de CP/CE
Reliquat de CP/CP
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3.5. Autorisation des crédits
Création ou suppression par voie de la LF
Vote en bloc par le Parlement (Plafond des charges et
des Ressources)
Crédits autorisés par le Parlement dans les mêmes
conditions que le BGE (non possibilité de retrait ou
d’amputation budgétaire par l’ordonnateur principal) =
«délégation non révocable »
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4. Exécution d’un budget SEGMA
Caractère exécutoire du budget
Recouvrement des recettes
Engagement des dépenses
Mise en paiement des dépenses
Régulation infra-annuelles des crédits
Opérations d’ordre
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4.1. Caractère exécutoire du budget
Mise en approbation des programmes d’emploi (visa de
la DB)
Mise en place des crédits neufs
Visa des états de report et réserves consolidation
Visa de certaines DSOP (notamment celles par voie de
régie)
Cas particulier des décret d’avance
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4.2. Exécution des Recettes
Rôle de l’ordonnateur : constater, liquider et
ordonner le recouvrement des créances
Rôle du comptable assignataire : assurer le
recouvrement
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Rôle de l’ordonnateur en matière de Recettes
Constatation légale de la créance (Art. 20 du RGCP)
Vérification de l’inscription de la créance dans la LFA
Constatation des faits générateurs des créances
Liquidation de la créance
Émission d’un ordre de recette (Art. 22 du RGCP)
Émission, le cas échéant, d’un ordre de réduction ou
d’annulation (Art. 23 du RGCP)
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Rôle du comptable en matière de Recettes
Comptable assignataire :
Prendre en charge des ordres de recettes et contrôle de la régularité de
la perception et de l'imputation, ainsi que la vérification des pièces
justificatives (Art. 10 du RGCP)
Assurer l'ensemble des opérations qui permettent d'encaisser les
créances (Loi 15-97),
soit à l'amiable, si le débiteur s'acquitte de ses dettes dans les
délais réglementaires,
soit par les procédures forcées prévues par les différentes voies de
droit, si le débiteur est retardataire ou récalcitrant.
Non recouvrabilité : proposition d’une ANV
Comptable de rattachement :
Suivre les recouvrement des régisseurs
Centraliser les écritures
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4.3. Engagement des dépenses
L’engagement est l’acte administratif pris par
l’ordonnateur agissant en vertu de ses pouvoirs
créant ou constatant une obligation de nature à
entraîner une charge pour le SEGMA :
Engagement comptable
Engagement juridique
Visa préalable du CED
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4.4. Mise en paiement des dépenses
Liquidation
Mandatement (ou ordonnancement)
Paiement par le comptable assignataire
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Liquidation des dépenses
La véracité du service fait
La vérification des règles de prescription et de
déchéance quadriennale
La fixation des sommes dues
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Mandatement (ou ordonnancement) des dépenses
Nature juridique de l'ordonnancement
Observation des délais d’ordonnancement (Article
premier du Décret n° 2-03-703 du 13 novembre 2003)
Le formalisme de l'ordonnancement :
paiement en numéraire
ou d'un paiement par virement
Consigner, en cas de refus de perception, par le
comptable assignataire le montant du paiement à la
caisse de dépôt et de gestion (CDG) et prendre les soins
d’en informer le créancier (Art. 39 du DGCP)
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Paiement des dépenses par
le comptable assignataire
Contrôles de validités (Art. 11 du RGCP) :
Le contrôle de la qualité de l’ordonnateur
Le contrôle de nature budgétaire
Le contrôle de la validité de la créance proprement dite
Le contrôle du caractère libératoire
Possibilité de passer outre la suspension du paiement
pas le comptable :
La procédure du certificat administratif
La procédure de la réquisition de paiement (Art. 92 du RGCP)
Le procédé de la dérogation
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4.5. Régulation infra-annuelle des crédits
Les virements de crédits :
virements effectués par décisions
virements effectués par arrêtés
Les transferts de crédits d'un chapitre à un autre
transferts qui résultent de l’absence entre les structures de budget et celles de
l’Administration
transferts portant sur des dotations qui, pour des raisons particulières de coordination, de
stimulation ou de contrôle, sont délibérément ouvertes à des lignes globales.
transferts découlant de mesures exceptionnelles (Ex. Dépenses de personnel)
Les crédits additionnels :
Rétablissement du plafond de charge d'une rubrique budgétaire,
Affectation des ressources en provenance d'un fonds de concours.
L'ouverture de crédits supplémentaires (Art. 14 du décret du 26 avril 1999)
Le gel et annulations de crédits :
Gel des crédits: mettre en réserve provisoirement des crédits.
Annulation des crédits : surseoir à l'exécution de certaines dépenses d'investissement (Art.
45 de la LOF)
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 36
4.6. Opérations d’ordre
Les flux budgétaires entre le BGE et SEGAM
d’une part, et SEGMA et CST d’autre part
peuvent être accessibles.
Ceci étant, il y aurait un risque que les
ordonnateurs en abusent afin d'échapper aux
limites de la spécialité des crédits qu'impose la
règle de la conformité de la nature de la
dépense à la ligne budgétaire correspondante.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 37
5. Tenue des comptes d’un SGMA
La gestion comptable des SEGMA obéit, aux mêmes
règles régissant la comptabilité des opérations du BGE,
« Les opérations des SEGMA sont décrites par un
comptable public nommé par le ministre des finances et
rattaché au comptable supérieur de l'État » (Article 65
DGCP)
Comptabilité administrative
Comptabilité-Matières
Tenue des écritures comptables
Règlement du budget SEGMA
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5.1. Comptabilité administrative
Comptabilité des crédits
Comptabilité des engagements
Comptabilité des émissions
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Comptabilité des Crédits
prendre en charge la mise à disposition des crédits ouverts au titre
de la loi de finances en comptabilisant à la fois les crédits neufs, les
reports de crédits et la consolidation de crédits ;
suivre la gestion des crédits en retraçant, par année budgétaire, les
autorisations en crédits d'engagement et en crédits de paiement;
retracer les autorisations de programme en décrivant, pour chaque
autorisation et pour chaque nature de dépense, ayant donné lieu à
une autorisation distincte, le chiffre de l’autorisation de dépense
découlant de l’autorisation de programme, ses modifications
subséquentes et son montant définitif.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 40
Comptabilité des Engagements
faire ressortir les crédits ouverts par les lois de finances et les modifications
qui leur sont apportées en cours d'année, les engagements faits sur ces
crédits par les ordonnateurs ou les sous-ordonnateurs, les crédits délégués
et les réductions effectuées sur ces crédits en cours d'année, ainsi que les
dépenses sans ordonnancement préalable qui leur sont notifiées par les
comptables assignataires.
distinguer entre les engagements de dépenses sur crédits
d'engagement, les engagements de dépenses permanentes, les crédits
bloqués au titre des régies de dépenses et les engagements relatifs aux
dépenses d'investissement reportés de l'année précédente à la nouvelle
année budgétaire ;
suivre les postes budgétaires ouverts, les emplois budgétaires occupés et
les emplois budgétaires vacants.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 41
Comptabilité des Emissions
Au niveau des recettes : l'ordonnateur est tenu de suivre l’exécution
des ordres de recettes émis, en procédant à l'enregistrement des
droits constatés au profit de l’État, de la nature de recettes à
recouvrer, des coordonnées du débiteur et des sommes à recouvrer
par rubrique correspondante du budget des recettes.
Au niveau des dépenses : les écritures comptables sont effectuées
dès que la dépense émise par l’ordonnateur est validée par le
comptable, ce qui permet de garantir le respect des plafonds de
dépenses à payer
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 42
5.2. Comptabilité-matières
Description des existants et des mouvements concernant des
produits ou valeurs à stocker : les stocks de marchandises,
fournitures, déchets, produits semi-ouvrés, produits finis et
emballages commerciaux ; les matériels et objets mobiliers ; les
titres nominatifs, au porteur ou à ordre et les valeurs diverses
appartenant ou confiés aux organismes publics et les objets qui leur
sont remis en dépôt ; les formules, titres, tickets, timbres et
vignettes destinés à l’émission et à la vente.
Au même titre que la comptabilité budgétaire, à l’expiration de la
gestion, les ordonnateurs et les comptables établissent, chacun en
ce qui le concerne, par matières, valeurs ou titres, l'état d’inventaire
ou le compte d’emploi et la situation comptable par nature, faisant
apparaître la situation en début d’exercice, les mouvements
intervenus en cours d’année et la situation à la clôture de la gestion.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 43
5.3. Tenue des écritures et registres comptables
Les livres de comptabilité administrative
utilisés pour suivre l’exécution des recettes
Les livres de comptabilité administrative utilisés
pour suivre l’exécution des dépenses
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 44
Les livres de comptabilité administrative
utilisés pour suivre l’exécution des recettes
Le livre journal des droits constatés au profit de l’État retrace,
dans des colonnes distinctes, le numéro d’ordre, la date
d’inscription, l’imputation de la créance et son objet, la désignation
du débiteur et le montant de la recette.
Le livre de compte par nature de recettes retrace les sommes à
recouvrer par chapitre, article et paragraphe du budget des recettes.
Des livres auxiliaires dont le nombre et la contexture sont
déterminés selon les besoins des services.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 45
Les livres de comptabilité administrative
utilisés pour suivre l’exécution des dépenses
Le livre d’enregistrement des droits des créanciers tenu par le service liquidateur
et par l’ordonnateur qui décrit sommairement, par chapitre, article, paragraphe et
ligne, au fur et à mesure qu’elles se produisent toutes les opérations concernant la
fixation des crédits alloués au service, l’engagement de la dépense, la liquidation et,
s’il y a lieu, la date de transmission de cette liquidation à l’ordonnateur.
Le livre journal des ordonnances de paiement émises utilisé pour l’enregistrement
immédiat et successif, par ordre numérique, de toutes les ordonnances de paiement
émises pendant la durée de la gestion.
Le livre de comptes par chapitre de dépenses qui décrit les crédits alloués et les
dépenses ordonnancées par chapitre, article, paragraphe et ligne.
Le livre des comptes des sous-ordonnateurs reproduit, par sous-ordonnateur et
pour chaque dépense ayant donné lieu à une autorisation budgétaire distincte, le
montant des délégations faites et, au vu des situations mensuelles établies par les
sous-ordonnateurs, la consommation des crédits délégués.
Des livres auxiliaires dont le nombre et la contexture sont déterminés selon les
besoins des services.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 46
5.4. Règlement du Budget SEGMA
Compte SEGMA (Art. 25 du CJF)
Compte administratif (Note circulaire n°348/SD/81 du
Premier ministre du 04 décembre 1981 relative aux documents
constitutifs des comptes administratifs)
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 47
Compte SEGMA (Art. 25 du CJF)
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 48
Compte administratif SEGMA
Une situation budgétaire qui doit faire ressortir, d’une part les
prévisions de recettes et les crédits définitifs découlant de la loi de
finances de l’année, des lois de finances rectificatives, des
prélèvements opérés sur les chapitres des dépenses imprévues et
des virements de crédits, et d’autre part les engagements de
dépenses, les dépenses visées et les recettes ordonnancées au
cours de la période budgétaire considérée.
Ces résultats sont présentés en deux tableaux, l’un pour les
recettes, l’autre pour les dépenses.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 49
6. Cas de SEGMA avec Régie
1. Régime juridique des régies
Cadre juridique régissant les Régies
Création d'une régie
Nomination du régisseur
2. Fonctionnement d'une régie de recettes
La tenue d'un quittancier
Le versement des produits au comptable de rattachement
La tenue d'une comptabilité
La responsabilité du régisseur en matière de recettes
3. Fonctionnement d'une régie de Dépenses
L'approvisionnement de la caisse du régisseur
L'exécution des opérations de paiement et d'opposition
La tenue d'une comptabilité
Le suivi assuré par le comptable de rattachement
La responsabilité du régisseur en matière de recettes
Voir Séminaire sur Régie
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 50
7. Quelques pistes de réformes budgétaires
ouvertes pour les SEGMA
Cadrage de Dépenses à Moyen Terme (CDMT)
Globalisation budgétaire et fongibilité des crédits
Contrôle de substance des dépenses engagées
Contrôle Modulé des dépenses mise en
paiement (CMD)
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 51
7.1. Cadrage des Dépenses à Moyen Terme
d’un SEGMA
Définition du CDMT
Contenu et objectifs du CDMT
Voir Séminaire sur CDMT
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 52
Définition du CDMT
Estimations prévisionnelles des recettes et du coût de la
poursuite des politiques en cours. Elles ne comprennent
pas de dotation pour de nouveaux programmes ou pour
l'élargissement des programmes en cours, non encore
décidés par le gouvernement…
Une fois que le budget est adopté la première année des
estimations prévisionnelles devient la base pour la
préparation du budget de l'année suivante, et une année
supplémentaire est ajoutée aux prévisions.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 53
Définition du CDMT (suite)
Programme de dépenses pluriannuel glissant
Période: 3 ou 4 ans
Prévisions indicatives.
Mais, la première année doit être conforme au Budget
Mis à jour et "glisse" chaque année
Couvre toutes les dépenses
Quelque soit leur nature et leur source de financement
Conforme au cadrage macro-économique
Le CDMT est un instrument de programmation
et maîtrise de la dépense
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 54
Contenu et objectifs du CDMT
Présente des prévisions par programme, et sous
programme et grande nature de la dépense
Souvent, même format que le budget, et/ou sous la forme de
budgets de programme pluriannuels.
Objectifs
1. Fournir la prévisibilité nécessaire pour une gestion
2. efficiente des programmes.
3. Programmation intra-sectorielle des dépenses.
4. Suivi des programmes pluriannuels et de leur performance.
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 55
7.2. Globalisation budgétaire
et fongibilité des crédits
conférer aux gestionnaires de crédits une dotation
globale à utiliser et à répartir selon les besoins et les
nécessités des actions qu’ils entendent privilégier.
Cette approche devrait constituer une formule
budgétaire, à la fois, souple et contraignante, mais dont
la mise en œuvre est soumise à certaines exigences.
Voir Séminaire sur La
Globalisation
REJJES/ EL ARAFI/AP10/1208 56
Mesures techniques
L’article 17 bis du Décret n° 2-98-401 du 26 avril 1999 relatif à
l'élaboration et à l'exécution des lois de finances, tel qu’il a été
modifié par le décret n°2-01-2676 (31 décembre 2001) qui dispose
que "par dérogation aux dispositions de l’article 17, le ministre
chargé des finances peut, par arrêté pris sur proposition des
ordonnateurs intéressés, autorisés ces derniers et les sous-
ordonnateurs, à modifier, par décision, les dotations des lignes d’un
même paragraphe, à l’intérieur des chapitres du B.G.E., des
S.E.G.M.A. et des C.S.T." et la circulaire du Ministre chargé des
finances du 28 février 2002 concernant l’application de l’article 17
bis du décret précité
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7.3. Contrôle de substance
des dépenses engagées
Le visa avec observation : consiste à apposer le visa sur les engagements
en l'accompagnant d'observations ; l'ordonnateur étant tenu, tantôt de les
satisfaire, tantôt d'en tenir compte à l'avenir ;
Le visa comptable simplifié : est réservée pour les dépenses dont le
montant par engagement ne dépasse par le seuil de deux mille dirhams
lorsqu'elles concernent la rémunération et les indemnités servies au
personnel, et cinq milles Dhs pour les autres catégories de dépenses. Le
CED ne doit désormais vérifier pour ces dépenses que la disponibilité des
crédits et l'imputation budgétaire.
L'extension du mécanisme du visa collectif : prévu pour toutes les dépenses
permanentes et répétitives dont l'engagement se fait une seule fois dès le
début de l'année budgétaire.
La mise en place d'un système de "Demande d'autorisation d'engagement"
pour les dépenses de moins de vingt mille dhs et pour les dépenses régies,
en vue d'éviter la lourdeur des engagements à caractère répétitif
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7.4. Contrôle Modulé des dépenses
mise en paiement
l'objectif est de mieux concilier la régularité et l'efficacité
des contrôles du comptable. C'est cet équilibre entre ces
deux exigences, sans subordonner l'une à l'autre, qui se
veut un contrôle hiérarchisé des dépenses.
Cette approche a pour préoccupation :
d'orienter les contrôles sur les dépenses à risques et enjeux,
de personnaliser les contrôles selon les pratiques des
ordonnateurs
de donner aux comptables la possibilité d'organiser et de gérer
les contrôles de manière plus souple et plus fluide.
Voir Séminaire sur le CMD
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