Machines thermiques et échanges thermiques
Chapitre 1 : Machines thermiques
Chapitre 2 : Notions de Thermique de Base
Chapitre 3 :Transfert de chaleur par CONDUCTION
Chapitre 4 :Transfert de chaleur par RAYONNEMENT
Chapitre 5 Transfert de chaleur par CONVECTION
Chapitre 3. TRANSFERT DE CHALEUR PAR RAYONNEMENT
1- RAYONNEMENT CALORIFIQUE
2- DEFINITIONS et LOIS FONDAMENTALES
2.1 – Luminance énergétique L
2.2 – Loi de Lambert
2.3 – Emittance énergétique M
2.4 – Relation entre L et M
3 - LOIS D’EMISSION DU CORPS NOIR
3.1 – Corps noir
3.2 – Loi de PLANCK
3.3 – Loi de WIEN
3.4 – Loi de STEPHAN-BOLTZMANN
4 - CORPS REELS - CORPS GRIS
4.1 – Emission énergétique
4.2 – Absorption énergétique
4.3 – Facteur d’émission de matériaux courants
5 - ECHANGE de CHALEUR par RAYONNEMENT
5.1 – Mécanisme général
5.2 – Cas simples
Chapitre 3. TRANSFERT DE CHALEUR PAR RAYONNEMENT
1- RAYONNEMENT CALORIFIQUE
Surface rayonnante à une température donnée T(K)
Agitation moléculaire émission d’énergie dans un milieu transparent
(dans le vide ou l’air) sous forme d’ondes électromagnétiques :
(ondes électriques et magnétique perpendiculaires et sinusoïdales)
- Vitesse de propagation (m.s-1) : c = 3.108 m.s-1
- Fréquence (Hz) : f (Hz) nbre de cycles par seconde (s-1en S.I.)
Longueur d’onde (m) : c (m)
f
- Domaine visible par l’œil humain : Є [0,38m ; 0,76 m]
- Domaine du rayonnement thermique : Є [1m ; 100 m] :
infrarouges proches et lointains
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2- DEFINITIONS ET LOIS FONDAMENTALES
2.1 – Luminance énergétique L d’une surface S
Considérons une surface S, de normale n, rayonnant un flux de
chaleur d dans un angle solide d, faisant un angle avec n.
Rappels sur l’angle solide :
Un cône d’angle solide d découpe sur une sphère de rayon R=1 une
surface d.
Luminance énergétique de la surface S, dans la direction X tel que (n,X)=
L( ) d
S cos d
(W.sr-1.m-2) n X
d
2.2 – Loi de Lambert Surface apparente vue de X
L’émission de S vérifie la loi de Lambert si, pour
tout angle d’un angle solide d , le flux d() R=1
S
émis selon X vérifie : d( ) d(0).cos
Alors : L( ) L(0) constante
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2.3 – Émittance énergétique M (de la source de surface S)
d
demi - espace
M (W.m-2)
S
L’émittance énergétique de la surface S est donc le flux surfacique rayonné.
Rappels
Le flux thermique émis par la surface S , s’exprime par :
M .S (W=J/s)
La quantité de chaleur (ou énergie) émise par la surface S
pendant l’intervalle de temps t, est :
Q M . S . t (J)
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2.4 – Relation entre luminance L et émittance M
M L
n X
Démonstration :
d
d() L.S. cos d
demi espace demi espace
M
S S R=1 S
M L cos d
demi - espace
Or, cos d est l’aire de la surface d projetée sur le plan horizontal.
Donc cos d R2
avec R=1 ;
demi espace
d’où le résultat cherché.
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3- LOIS D’EMISSION DU CORPS NOIR ( ° )
3.1 – Corps noir
Caractérisé par un pouvoir absorbant total de tout rayonnement
visible ou non : 1
Réalisation : Four avec petite ouverture permettant
l’absorption intégrale du rayonnement
émis.
A l’équilibre thermique (température
T(K) stabilisée), il réémet alors en
totalité le flux de chaleur reçu :
Pouvoir émissif : e 1
3.2 – Loi de PLANCK
L et M ont été précédemment définis sur le spectre total de longueur
d’ondes (de =0 à +) du flux émis par la source de température T.
L() et M() définissent luminance et émittance de la source, dont le
flux rayonné est limité aux longueurs d’ondes comprises entre et +.
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Luminance et émittance monochromatiques de la source :
L( ) M (, T )
M( )
L (, T ) (W.sr-1.m-3) et
(W.m-3)
Dans le cas
d’un corps noir,
c1
L(, T ) c / T
5
c 1
M ( ,T ) c 2 / T
5
on a: e 2 1 e 1
Avec :
L°( ,T)
U.V.
I.R.
-17 1,4E+11
c1 = 11,9 .10 (W.sr-1.m2)
T=1200K
c2 = 1,44 .10-2 (mK)
1,2E+11
1,0E+11
T=1600K
T=2000K
8,0E+10
6,0E+10
Points(max ,L°max )=f(T)
4,0E+10
2,0E+10
0,0E+00 ( m)
0 1 2 3 4 5
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3.3 – Loi de WIEN
Définit le maximum des courbes de Planck qui caractérise
majoritairement le rayonnement du corps :
max c3 (m) avec c3 = 2,89.10
-3
(mK)
T
M max Lmax c 4 T 5 (W.m-3) avec c4 = 1,29.10
-5
(W.m-3K-5)
Le maximum L°max varie fortement avec la température.
1,4E+11
M°(,T)
3.4 – Loi de STEFAN-BOLTZMANN 1,2E+11
1,0E+11
Si on intègre les émittances sur l’ensemble des 8,0E+10
longueurs d’onde, on retrouve l’émittance totale, 6,0E+10
comme une fonction de la température T : 4,0E+10
M (T ) M (, T )d
2,0E+10
0,0E+00
(m)
0 0 1 2 3 4 5
M (T ) T 4 (W.m-2) avec = 5,67.10
-8
(W.m-2K-4)
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4- CORPS REELS – CORPS GRIS
4.1 – Émission énergétique
Pour une même température, les corps réels émettent moins que les corps noirs.
L’émittance énergétique d’un corps réel a donc pour expression :
avec e pouvoir émissif du corps réel : e < 1
M (, T ) e (, T )M (, T )
( appelé aussi facteur d’émission)
4.2 – Absorption énergétique
Se définissant comme le rapport du flux absorbé sur le flux incident, on
montre que vérifie le modèle de Lambert ( indépendant de la direction du
flux incident).
De plus, comme les corps noirs, les corps réels vérifient :
(,T) = e (,T) (loi de KIRCHOFF)
Les corps réels sont appelés « corps gris », si (ou e) indépendant de .
Aux températures usuelles et vis à vis des rayonnements à grande
longueur d’onde (faibles fréquences) , émission et absorption des matériaux
courants sont caractérisés par un facteur unique : = e = constante.
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4.3 – Facteur d’émission (ou absorption) de matériaux
courants
Matériaux à température ou e (source
normale basse température)
Amiante 0,93
Ardoise 0,93
Bois raboté 0,90
Brique 0,93
Caoutchouc mou 0,86
Carreaux 0,95
Eau, Glace,neige 0,96
Liège, Lino 0.93
0,93
Marbre 0,94
Peinture mate 0.92 à 0.96
0,92 0,96
Peinture aluminium 0.3 à 0.7
0,3 0,7
Papier 0.91
0,91
Plâtre 0.93
0,93
Vernis 0.82 à 0.91
0,82 0,91
Verre 0.95
0,95
Acier, fonte 0.8 à 0.95
0,8 0,95
aluminium oxydé 0.90
0,90
Acier poli 0.06
0,06
Aluminium poli 0.04
0,04
Aluminium terni à l’air 0.20
0,20 41
5- Échange de CHALEUR entre 2 surfaces par RAYONNEMENT THERMIQUE
5.1 – Mécanisme général
Surface S1 à T1 Surface S2 à T2 , T2 < T1 en régime
permanent
1 Corps 2
Corps 1
(conduction dans (conduction
la masse) dans la masse)
2
Multiples absorptions
et réflexions
successives
• Si T1 > T2 alors le transfert de chaleur se fera de 1 vers 2 (12>0)
• 12 dépend de T1, T2, S1, S2 , de la forme et position relatives des surfaces,
et de 1 , 2.
• 12 =0 si T 1 = T 2.
• Si 1 = 2 = 1, alors pas d’absorptions et réflexions successives
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12 = 4
S1 (T1 - T2 )
4
avec T1 > T2
et : coefficient fonction de la nature et disposition géométrique
des 2 corps
Si T2 T1 et T1 > T2 et en notant T1 = T + T/2 et T2 = T - T/2
on a : T = T1 - T2 et T = (T1 + T2)/2 T << T
alors T14 - T24 = (T1 - T2) (T1 + T2) (T12 + T22)
= T (2T) (T2 + TT + T2/4 + T2 - TT + T2/4 )
4 T3 T (dans le domaine de la thermique du bâtiment)
12 = 4 S1 T3 T
Et donc : 12 = hr S1 T avec hr = 4 T3 coefficient de rayonnement
thermique
Ou bien : 12 = hr S1 ( hr en Wm-2K-1 en Wm-2°C-1 )
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5.2 – Cas simples
a – Surfaces planes parallèles.
Globalement, la paroi chaude cède à la paroi froide
S, e1 S, e2 le flux de chaleur:
A.N. : S (
T 4
T 2)
4
12 1 1
Dble vitrage(int:20°C,ext:-5°C ) 1 1
parois intérieures e1= e2= 0,9 e1 e2
1 =10°C , et 2 =-2°C
3 12 = hr S avec
hr = 4 T
= 4.(1/e1+ 1/e2-1)-1..T3
T1 > T2 =4.(1/0,9+1/0,9-1)-1.5,67.10-8.(273+4)3
hr = 3,9 Wm-2K-1 12/S = 47 Wm-2
Double vitrage classique : environ 2/3 de
l’énergie totale est transmise par rayonnement…
b – Surfaces enrobantes
S2,T2 S 1 (T 1 T 2)
4 4
12
S1 1 S 1 ( 1 1)
T1 e1 S 2 e 2
Si S1 << S2 , 12 = S1 e1 (T14 - T24)
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Pause
Merci de votre attention