Soins de Sante Primaires
Soins de Sante Primaires
Bibliographie thématique
Novembre 2023
Marie-Odile Safon
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Sommaire
En guise d’introduction : vers une définition des soins primaires ................................................... 3
Sociologie de la profession médicale et études d’ensemble ........................................................... 4
Démographie médicale : une grande disparité territoriale ........................................................... 31
UN PANORAMA DE LA PROFESSION .................................................................................................. 31
Les études statistiques ......................................................................................................... 31
Les travaux de l’ONDPS ........................................................................................................ 39
Autres études et rapports .................................................................................................... 46
L’Irdes dans cette problématique ......................................................................................... 73
ÉTUDES PROSPECTIVES SUR LA PROFESSION ........................................................................................ 85
Les aspects organisationnels de la profession .............................................................................. 90
LES RELATIONS CONVENTIONNELLES : DE L’OPTION MEDECIN REFERENT AU MEDECIN TRAITANT ..................... 90
LES MODES D’EXERCICE : DE L’EXERCICE EN CABINET MEDICAL AU TRAVAIL PLURIPROFESSIONNEL ...................105
La place de l’Irdes dans cette problématique .......................................................................105
Autres études .....................................................................................................................124
LE TRANSFERT DE COMPETENCE ET LA DELEGATION DE TACHE ................................................................159
LES FILIERES DE SOINS : DU RESEAU DE SOINS COORDONNES AU PARCOURS DE SOINS ...................................174
Les réseaux de soins coordonnés.........................................................................................174
Filière et parcours de soins .................................................................................................197
Revenus et modes de rémunération : du paiement à l’acte à la rémunération à la performance
..............................................................................................................................................227
LES REVENUS .........................................................................................................................227
LA REMUNERATION A LA PERFORMANCE .......................................................................................250
L’observation de la pratique ......................................................................................................260
LE CONTENU DE LA PRATIQUE ........................................................................................................260
LA VARIABILITE DE LA DECISION MEDICALE ........................................................................................286
LE COMPORTEMENT DE PREVENTION ET D’EDUCATION THERAPEUTIQUE ...................................................297
LE COMPORTEMENT DE PRESCRIPTION .............................................................................................320
LES RELATIONS MEDECINS MALADES ................................................................................................349
LES REFUS DE SOINS ....................................................................................................................370
La prise en charge de la pandémie de Covid-19 par les médecins généralistes .............................377
Quelques études internationales sur les soins primaires .............................................................383
Ressources électroniques sur les soins primaires ........................................................................435
FRANCE ...................................................................................................................................435
A L’INTERNATIONAL ....................................................................................................................437
- Le modèle normatif hiérarchisé : un système organisé autour des soins primaires et régulé par l’Etat
(Espagne/Catalogne, Finlande, Suède) ;
- Le modèle professionnel hiérarchisé : le médecin généraliste comme pivot du système (Royaume-Uni,
Pays-Bas, Australie, Nouvelle-Zélande) ;
- Le modèle professionnel non hiérarchisé : une organisation des soins primaires à l’initiative d’acteurs
(Allemagne, Canada, France).
Si la définition des soins primaires est bien établie au niveau international, elle a été plus difficilement
consensuelle en France et a laissé la place à de nombreuses interprétations. La loi Hôpital Patients Santé et
Territoires (HPST)4 a donné en 2009 une définition des soins de premier recours dans son titre II : « Accès de
tous à des soins de qualité ».
La loi HPST a également renforcé le processus de territorialisation du système de soins avec la création
d’agences régionales de santé (ARS). Ces agences qui possèdent des compétences élargies au secteur
ambulatoire et au secteur médico-social, disposent de leviers d’action comme la définition des schémas
d’organisation des soins ambulatoires (non opposables), l’organisation de la permanence des soins, la
possibilité de contractualiser avec des regroupements de professionnels (centres de santé, maisons de santé,
réseaux…). Les ARS sont donc a priori en situation d’articuler les dynamiques professionnelles de
réorganisation avec les besoins et la demande des patients. La mise en œuvre de ces objectifs nécessite de
développer des outils conceptuels (par exemple la définition de la gamme de services à rendre par les
différents professionnels fournissant les soins de premier recours) et opérationnels (par exemple les
indicateurs en terme de temps d’accès, de taux de couverture, de qualité, de définition des territoires de
premiers recours, de mécanismes de régulation des pratiques…) permettant d’organiser les soins ambulatoires
de premiers recours, mais également leur articulation avec les soins spécialisés, le secteur hospitalier et le
secteur médico-social.
Dans la continuité de la Loi HPST, le Pacte Santé Territoire a créé en décembre 2012 les praticiens territoriaux
de médecine générale (PTMG). De son côté, la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier
20165 (titre II : faciliter au quotidien le parcours de soins des Français) a redéfini les soins primaires et organisé
les soins sur de nouveaux territoires avec de nouvelles instances, en instaurant notamment le service territorial
de santé au public.
1 OMS (1978). Primary health care : report of the International Conference on Primary Health Care, Alma-Ata, USSR, 6-12
September 1978
2 OMS (2018). Déclaration d’Astana : global conference on primary health care, 25-26 octobre 2018.
3 Rawaf S., Maeseneer J., Starfield B. (2008). From Alma-Ata to Almaty : a new start for primary health care. The Lancet,
2008/10/14 : 1-3.
4Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, JO du
22/07/09
5 Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, (Journal officiel du 27 janvier 2016)
La perspective actuelle est donc de considérer les soins de santé primaires comme le premier niveau de contact
médical de la population avec le système de santé sur un territoire de proximité. En termes de qualité, d’équité
et de coût, ils se révèlent particulièrement performants : la littérature scientifique apporte des preuves
indiscutables de leur efficience. L’implantation des soins de santé primaires en France a suscité des résistances
dans un système Hospital centré. Néanmoins, la Stratégie nationale de santé 2018-20226 et la loi relative à
l’organisation et à la transformation du système de santé7 affichent clairement leur intention d’organiser
l’articulation entre la médecine de ville, le médico-social et l’hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins
de proximité. Les dispositifs comme les maisons de santé pluriprofessionnelles, les équipes de soins primaires
et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)8 sont de nature à concrétiser cette
démarche, avec le soutien des plates-formes territoriales d’appui. Cette évolution devrait contribuer à la
nécessaire hiérarchisation du système de santé français.
Cependant, les dispositifs de régulation de l’offre de soins ambulatoires conservent le statut de correctifs
incitatifs malgré de nombreuses propositions de loi visant à restreindre cette liberté d’installation afin de lutter
contre la sousmédicalisation de certains territoires. Le système de la médecine de ville reste fondé sur le
principe de la liberté d’installation et d’automaticité de l’adhésion à la convention médicale nationale, corrélé
avec le principe de liberté de choix des patients. L’essentiel de la régulation reste réalisé, en amont de
l’installation, par le biais des dispositifs qui s’appliquent aux flux d’entrée des étudiants en études de
médecine9. La loi de juillet 201910 prévoit néanmoins de réformer les études médicales et de faciliter les débuts
de carrière pour répondre aux enjeux des territoires.
Enfin, si le secteur des soins ambulatoires est déjà l’objet d’initiatives et d’expérimentations d’acteurs multiples
dans le contexte français, celles-ci sont peu connues et évaluées, et surtout moins développées que dans les
pays qui ont fait le choix de politiques de santé organisées autour des soins primaires. Quelques modèles
d’organisation de soins primaires étrangers seront donc abordés en fin de bibliographie.
La recherche bibliographique porte sur la période 2000-2023 avec quelques références-clefs sur la période
antérieure. Elle a été réalisée sur la base documentaire de l’Irdes, la Banque de données santé publique (BDSP),
le portail Cairn et Pubmed. Elle s’appuie aussi sur la veille documentaire menée sur les projets de recherche des
chercheurs de l’Irdes. Les documents sont classés par année, puis par ordre alphabétique d’auteurs.
- la sociologie de la profession ;
- la démographie ;
- l’organisation des soins et les modes de rémunération ;
- la pratique médicale, son contenu et sa variabilité ;
- la prise en charge de la pandémie de Covid-19,
- des études au niveau international.
Douguet, F. et Vilbrod, A. (2021). La sage-femme, le généraliste et le gynécologue: les enjeux des relations
entre des métiers en tension. Paris ONDPS: 222.
2019
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 4 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[Link]
femme_le_generaliste_et_le_gynecologue.pdf
En 2017, l’ONDPS a reçu la mission, de la part de la ministre de la santé Agnès Buzyn, de lancer une
étude sur la prise en charge de la santé sexuelle et reproductive des femmes. L’une des particularités
de cette prise en charge tient à la pluralité des acteurs: sages-femmes, médecins généralistes,
gynécologues médicaux et obstétriciens. Les compétences de chacun sont pour partie bien différentes
mais aussi pour partie communes et qui, de ce fait, se superposent. L’intensité des tensions entre
professionnels soulève la question des formes de coopérations possibles. C’est dans cet objectif que
l’ONDPS a confié au Laboratoire d’études et de recherche en sociologie (LABERS), une étude sur les
relations entre ces différents professionnels, à partir des enseignements de l’histoire et de l’analyse
sociologique. Ce rapport présente le résultat de leur étude et vise à mieux appréhender les pratiques
de coopération, de délégation, les habitudes de travail mais aussi les résistances à cette coopération.
Fauchier-Magnan, E. et Fenoll, B. (2021). La pédiatrie et l’organisation des soins de santé de l’enfant en France.
Paris Igas : 185.
[Link]
Le ministre des solidarités et de la santé a saisi l’IGAS d’une mission d’évaluation de l’organisation des
soins de santé de l’enfant en France. Ce rapport dresse un panorama préoccupant des professions en
charge de la santé de l’enfant : crise des différentes composantes de la médecine de l’enfant en ville
(pédiatrie libérale, PMI et médecine scolaire), notamment du fait de leur démographie (44% des
pédiatres libéraux ont plus de 60 ans) et de leur répartition inégale sur le territoire (8 départements
comptent moins d’un pédiatre pour 100 000 habitants) ; rôle croissant des médecins généralistes,
inégalement formés à la médecine de l’enfant ; perte d’attractivité de la pédiatrie et de la chirurgie
pédiatrique à l’hôpital ; mobilisation et valorisation insuffisantes des compétences des professionnels
paramédicaux (infirmières puéricultrices, auxiliaires de puériculture) ; difficultés de la pédopsychiatrie.
La coordination des acteurs de santé de l’enfant reste un objectif insuffisamment concrétisé,
notamment entre médecine de ville et hôpital.
La médicalisation de la société décrite par Ivan Illich colonise toujours plus les corps et les esprits dans
la fuite en avant. Un temps d'arrêt est nécessaire pour se poser des questions : cette médecine n'est-
elle pas davantage définie par les assurances et l'industrie pharmaceutique que par elle-même ? Quel
lien entretient-elle avec l'Assurance Maladie et pou quel usage ? Qu'entend-on par industrie quand le
terme est appliqué à la médecine et à l'hôpital ? Pour comprendre " l'industrialité " de la médecine,
l'auteur propose un outil qui décrit les lois tendancielles de son mode de production. Le compte rendu
est exhaustif. L'état des lieux n'avait pas été renouvelé depuis Nemesis médicale (1975).
Isaac-Sibille, C. (2021). L'organisation des professions de santé : quelle vision dans dix ans et comment y
parvenir ? Paris Assemblée Nationale : 98.
[Link]
La présente mission d’information émane d’une profonde volonté, partagée par l’ensemble des
acteurs, de faire évoluer l’organisation du système de santé français, avec l’objectif d’améliorer l’accès
aux soins et d’enrichir les missions et les carrières des professionnels paramédicaux. Cette volonté est
aussi partagée sur de nombreux bancs de l’Assemblée nationale mais peine à se concrétiser.
Récemment, les réflexions se sont concentrées sur l’opportunité ou non de créer une profession de
santé intermédiaire pour apporter une réponse aux tensions portant sur la démographie médicale et
aux besoins croissants en personnels médicaux hospitaliers.
Jusot, F., Wittwer, J., Dormont, B., et al. (2021). Le système de santé français aujourd'hui : enjeux et défis, Paris
: Éditions Eska
Réalisé à l'occasion des 30 ans du Collège des économistes de la santé (CES), cet ouvrage dresse un
état des lieux du système de santé français et en analyse les enjeux pour les années à venir. Les
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 5 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
problématiques abordées sont les suivantes : réguler les dépenses de santé, mieux financer pour
mieux protéger, réduire les inégalités face à la santé, accroître la qualité des soins et favoriser la
coordination des acteurs, médecine - médicaments - patients : quelles innovations et quelles
évolutions ?
Mathieu-Fritz, A. (2021). Le praticien, le patient et les artefacts. Genèse des mondes de la télémédecine, Paris :
Presses des Mines
Soigner à distance, telle est la promesse de la télémédecine, soudainement devenue une réalité pour
nombre de professionnels de santé lors de l'épidémie de Covid-19. Jusqu'alors, sa mise en œuvre
paraissait difficile, voire entravée par des politiques sanitaires peu ambitieuses : il a fallu attendre
septembre 2018 pour que les actes de téléconsultation soient remboursés par l'Assurance maladie.
Mais le lent développement de la télémédecine s'explique aussi par les bouleversements des
pratiques professionnelles et de l'organisation des soins qui l'accompagnent. Pour beaucoup de
praticiens, la télémédecine jouit, aujourd'hui encore, d'un statut flou et suscite des interrogations et
des problèmes pratiques inédits qu'il importe d'élucider. Ce livre propose une analyse sociologique
unique du développement de la télémédecine depuis les années 2010, en adoptant le point de vue des
professionnels de santé qui l'expérimentent. L'auteur s'appuie en particulier sur deux terrains
d'enquête : un dispositif de télémédecine reliant un hôpital gériatrique à un centre hospitalier
universitaire et un dispositif extrahospitalier de téléconsultation en santé mentale. Il lève le voile sur
le déroulement des consultations à distance, lors desquelles les praticiens sont privés d'éléments
cliniques cruciaux fondés habituellement sur le toucher, la vue rapprochée et l'audition fine, et se
confrontent ainsi à des transformations profondes de la relation thérapeutique, mais aussi de la
dynamique de la coopération entre professionnels (4è de couv.)
2020
Cornet, P., Chavannes, B., Oliviera, A. d., et al. (2020). "Concordance des temps. Une grammaire de la
temporalité en médecine générale." Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 6(5) : 218-224.
[Link]
docs/concordance_des_temps._une_grammaire_de_la_temporalite_en_medecine_generale_317123/
[Link]
Les sociétés de la modernité sont des espaces d’interactions dans lesquels le temps est soumis à un
processus d’accélération. Si le temps se réfère habituellement à une durée, la temporalité peut nous
rapprocher de la notion de rythme, de tempo. La relation de soin en médecine générale se trouve
confrontée à l’accélération technique, sociale et du rythme de vie. Comment concilier, synchroniser,
les temporalités respectives de la maladie, de la personne malade, du médecin et de la société ? La
temporalité dans le soin peut s’appréhender selon un modèle avec quatre axes : temporalité de la
maladie, du patient, du médecin et temporalité sociale. Le temps de la modernité, du fait de
l’accélération, est porteur de nuisances potentielles pour les personnes les plus vulnérables au rang
desquelles se comptent les malades. La concordance des temps est un défi pour le médecin
généraliste qui passe par l’ajustement de sa propre temporalité à celle de la personne malade dans la
mise en jeu de ses compétences et le respect des valeurs du patient. En médecine générale, la relation
de soin suppose souvent une résistance par décélération afin de se dégager du temps de la modernité.
2019
CNOI (2019). Le livre blanc de la profession infirmière : reconnaître la contribution infirmière au système de
santé. Paris CNOI : 36.
Ce livre blanc a pour objectif de faire reconnaître la contribution infirmière au système de santé. Il
comprend vingt-six propositions, expression de la volonté de la profession, organisent ce document
pour une quête de reconnaissance. Il a été élaboré à partir des résultats de la grande consultation
infirmière, un exercice inédit invitant chaque infirmier de France et d'Outre-mer à donner ses idées sur
l'avenir de la profession.
Gay, B. et Duhamel, S. (2019). "La situation des soins de santé primaires en France." Medecine : De La
Medecine Factuelle a Nos Pratiques 15(1) : 34-37.
Les soins de santé primaires, définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1978, viennent
d’être réaffirmés par la déclaration d’Astana comme la pierre angulaire de tous les systèmes de santé.
Si leur définition est bien établie au niveau international, elle a été plus difficilement consensuelle en
France et a laissé la place à de nombreuses interprétations. La perspective actuelle est de considérer
les soins de santé primaires comme le premier niveau de contact médical de la population avec le
système de santé sur un territoire de proximité. En termes de qualité, d’équité et de coût, ils se
révèlent particulièrement performants : la littérature scientifique apporte des preuves indiscutables
de leur efficience, y compris dans les pays européens. L’implantation des soins de santé primaires en
France a suscité des résistances dans un système hospitalocentré. Néanmoins, la Stratégie nationale
de santé affiche clairement son intention de s’orienter vers les soins ambulatoires et de structurer les
soins de santé primaires. Les dispositifs comme les maisons de santé pluriprofessionnelles, les équipes
de soins primaires et les communautés professionnelles territoriales de santé sont de nature à
concrétiser cette démarche, avec le soutien des plates-formes territoriales d’appui. Cette évolution
devrait contribuer à la nécessaire hiérarchisation du système de santé français.
2018
Qu'attend-on du médecin ? Quelle place notre médecine de plus en plus efficace et technicisée peut-
elle faire à la personne malade ? L'idée directrice de cet ouvrage est que la médecine a atteint un seuil
à partir duquel de profondes modifications sont nécessaires pour que l'attention au sujet occupe la
place qui lui revient. C'est à partir de rencontres avec des patients et d'événements ayant marqué
l'itinéraire professionnel de l'auteur qu'il sera proposé au lecteur d'entrer dans cette réflexion sur la
médecine actuelle et son devenir.
Jager, W. (2018). Médecine de ville : le pari de la jeunesse. Paris Terra Nova : 37, tab., fig.
[Link]
Bientôt majoritaires dans le corps médical, les jeunes médecins ne bénéficient pas aujourd'hui d’une
véritable représentation dans les lieux de négociation et de décision sur la politique de santé. En effet,
le processus électoral qui définit les interlocuteurs légitimes des pouvoirs publics tend à les exclure de
la représentation collective. Les futurs médecins (étudiants, internes, chefs de clinique) sont de facto
écartés des négociations conventionnelles car leurs débuts de carrière ne ressemblent pas à ceux de
leurs aînés. Pourtant, certains s’installeront avant la signature d’une nouvelle convention, qui
s'appliquera à leur activité, sans que les nouveaux arrivants aient pu se prononcer à son sujet. Quant
aux nouveaux inscrits à l’Ordre, ils en sont écartés, faute pour eux, dans leur immense majorité,
d’exercer une activité libérale à titre principal ou, si tel est le cas, de l’être sous le statut de
remplaçants. Or ce sont bien les jeunes que l’on mobilise dès qu’il s’agit d’instituer un rapport de force
avec les pouvoirs publics ; eux à qui l’on pense lorsque sont imaginées des solutions pour apaiser les
maux de notre système de santé (déserts médicaux notamment). La présente note ouvre des
perspectives pour donner aux nouvelles générations de médecins les moyens d’agir. C’est
indispensable si l’on tient à enrayer la baisse du temps médical disponible dans un contexte où les
besoins de santé ne cessent d’augmenter (tiré du texte).
Lucas, J. et Uzan, S. (2018). Médecins et patients dans le monde des data, des algorithmes et de l’intelligence
artificielle. Paris Conseil National de l'Ordre des médecins : 66.
Ce livre blanc explore notamment l’impact actuel et futur des nouvelles technologies pour l’exercice
de la médecine, pour la formation initiale et continue des médecins, pour la recherche médicale, et
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
pour la place des patients dans le système de santé. Plus généralement, il appelle à « identifier dès
maintenant les risques que la société numérique comporte afin de les combattre tout en soutenant
tous les bénéfices qu’elle peut apporter au service de la personne ». Dès lors, le Conseil national de
l’Ordre des médecins, pour « accompagner l’ensemble de la profession, dans la diversité de ses
exercices », pour « renforcer sa collaboration avec les patients », et pour assurer que les nouvelles
technologies soient réellement mises « au service de la personne et de la société », émet 33
recommandations.
2017
Ayme, S. (2017). "La médecine prédictive vingt ans après." Actualite Et Dossier En Sante Publique(100) : 13-16.
[BDSP. Notice produite par EHESP 9R0xkmH7. Diffusion soumise à autorisation]. En 2001, la revue
Adsp consacrait un dossier à la médecine prédictive et aux espoirs ou craintes qu'elle suscitait, sans
toutefois surestimer l'impact potentiel en santé publique des nouvelles connaissances issues du
génome. Pourtant la tendance était à la surévaluation de la valeur prédictive des tests, à la croyance
dans la contribution majeure du patrimoine génétique à la survenue des maladies. Aujourd'hui la
science a progressé, on parle moins de médecine prédictive, et plus de médecine de précision, de
médecine personnalisée.
Begue, P. (2017). La médecine scolaire en France. Paris Académie Nationale de Médecine : 17.
[BDSP. Notice produite par EHESP H9qR0xoq. Diffusion soumise à autorisation]. Les systèmes de santé
européens sont confrontés à des transformations majeures des modes de prise en charge, dans un
contexte de développement des maladies chroniques et de vieillissement de la population. Cette
transition épidémiologique se double d'une transition organisationnelle et plus largement sociale. Ces
changements exigent des nouvelles connaissances et de nouvelles évaluations plus précises des
services de santé, souvent situées et comparatives. La recherche sur les services de santé s'affirme
comme un enjeu stratégique pour les années à venir.
Les systèmes de santé font l’objet de réformes régulières qui ont pour but de maintenir leur capacité à
assumer leurs rôles préventifs, curatifs et palliatifs en intégrant les progrès des sciences médicales et
sociales dans un contexte de solidarité nationale. Les contraintes sont multiples et se sont accrues ces
dernières années ; financière en premier lieu mais également démographique et épidémiologique.
L’accélération de la transformation des organisations de soins se traduit par des réformes à court
terme par exemple avec les mesures visant à maintenir une offre de soins en zone déficitaire et lutter
contre le renoncement aux soins mais également des actions à moyen et long termes comme
l’augmentation de la ressource humaine en santé et les réformes des processus de sélection et de
formation des professionnels de santé.
Charpak, Y. (2017). "Les médecins en 2017. Des carrières bouleversées par les changements dans le système de
santé ?" Actualite Et Dossier En Sante Publique(100) : 65-69.
[BDSP. Notice produite par EHESP R0x98l9F. Diffusion soumise à autorisation]. L'exercice médical
évolue sans cesse. Face notamment aux nouvelles technologies, aux patients de plus en plus formés et
informés, les médecins doivent ajuster leurs pratiques. Les modes d'exercice se diversifient aussi,
avec, de plus en plus, des activités plurielles. Voici un éclairage sur cette évolution à travers des
témoignages de professionnels.
Les origines du burn-out chez le soignant doivent être recherchées du côté d’une mauvaise
organisation de l’institution de soins, de la présence de conflits réguliers, d’une mauvaise gestion des
budgets alloués, de demandes régulières et sans retour d’amélioration du secteur hospitalier
(insuffisance de personnels, facteurs de stress, délais trop courts, urgences, allongement du temps de
travail), d’une absence de soutien, d’un manque de reconnaissance etc.
Depauw, C. (2017). Les médecins généralistes face au défi de la précarité, Rennes : Presses de l'EHESP
Régulièrement mises en lumière dans les politiques publiques, la question des inégalités de santé et
celle de l’implication du corps médical à ce sujet constituent un enjeu politique majeur dans la prise en
charge des publics défavorisés. Pour en comprendre les raisons, cet ouvrage propose une étude
sociologique centrée sur les interactions entre le médecin généraliste et ses patients en situation de
précarité, afin de comprendre comment certaines pratiques et postures professionnelles peuvent
contribuer à réduire ou à renforcer les inégalités sociales et territoriales de santé (organisation
spatiale du cabinet, personnalité sociale du médecin, refus de soins discriminatoires…). À l’appui d’une
analyse socio-ethnographique de près de 700 consultations effectuées auprès de 8 cabinets médicaux,
ce livre apporte un éclairage inédit sur le rôle et les conditions d’exercice des médecins généralistes et
les mesures novatrices à mettre en place pour améliorer la prise en charge médicale des personnes
précaires (qualité de la relation patient-médecin, implication du médecin dans les dimensions médico-
sociales, organisation de la salle d’attente…). Cet ouvrage d’expertise s’adresse aux médecins
généralistes et à tous les acteurs investis dans la lutte contre les inégalités sociales de santé :
chercheurs, institutionnels (assurance maladie, agences régionales de santé, collectivités…) et
professionnels (réseaux, associations caritatives…).
Dumoulin-M, et al. (2017). "Burnout des soignants : comment étendre l'incendie ?" Medecine : De La Medecine
Factuelle a Nos Pratiques 13(9) : 396-401.
Les différentes manifestations du burnout, sa prévention et son contexte actuel soulignent l’épidémie
silencieuse et le déni trop longtemps persistant de la profession médicale et des pouvoirs publics face
à la souffrance au travail de certains soignants. Diverses initiatives et propositions de prévention
voient le jour, souvent inspirées des expériences à l’étranger, la quasi-totalité des pays dans le monde
étant touchée par ce problème, mais l’évolution législative réclamée n’est toujours pas au rendez-
vous et le chemin à parcourir pour aider les médecins à rester en bonne santé ou à faire face à la
maladie comme à la souffrance semble encore important. Quelle est l’ampleur de ce problème chez
les soignants ? Comment définir, repérer et évaluer le burnout ? De nombreuses publications
apportent un éclairage sur cette souffrance liée au travail longtemps restée tabou.
Grimaldi, A., et al. (2017). Les maladies chroniques : vers la 3e médecine, Paris : Odile Jacob
Vingt millions de Français souffrent de maladies chroniques, soit un tiers de la population – une
véritable épidémie. Hier encore, on mourait de ces maladies, aujourd’hui, elles nous accompagnent
toute notre vie. Diabète, cancers, hypertension artérielle, sida, insuffisance respiratoire,
mucoviscidose, myopathies, maladies inflammatoires de l’intestin, polyarthrite rhumatoïde, asthme,
lupus, insuffisance rénale, cirrhoses hépatiques, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux,
insuffisance cardiaque, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, maladies psychiatriques, maladie
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
d’Alzheimer, obésité… La France doit à présent se doter de tous les moyens pour améliorer la vie de
tous les patients atteints de ces maladies. Nous sommes entrés dans l’ère de la 3e médecine, véritable
médecine de la personne, aux côtés de la médecine des maladies aiguës bénignes et de la médecine
des maladies graves. Pour le patient, une nouvelle façon de vivre ; pour le médecin, une nouvelle
façon d’exercer son métier, à l’heure des grandes avancées médicales et technologiques. Soixante-
quatorze médecins, patients et experts se sont associés ici pour relever le défi des maladies
chroniques.
Pierron, L. et Evennou, A. (2017). La santé à l'heure de l'intelligence artificielle. Paris Terra Nova : 31.
Le monde de la santé est sûrement l’un des secteurs où les enjeux de l'IA sont les plus importants.
Jusqu’où une machine sera-t-elle capable d’analyser, de diagnostiquer et d’apprendre
continuellement ? Quelles formes prendront la collaboration ou le partenariat entre l’homme et la
machine ? Pourra-t-elle remplacer le professionnel, et si oui dans quelle mesure ? Quelle délégation
de compétences ? Quelle division du travail ? Et quelles activités ou spécialités médicales seront
prioritairement concernées ? La présente note explore ces questions, sans faire de la futurologie. Elle
part des systèmes, programmes et algorithmes déjà existants dans le champ de la santé en vue
d'esquisser des perspectives pour l’avenir. L’idée est aussi de proposer une réflexion sur les politiques
publiques à mettre en œuvre pour faire émerger une véritable stratégie française de santé en
intelligence artificielle, et ainsi permettre la transformation du secteur médical à moyen et long terme
dans les meilleures conditions.
Planel, M.-P., et al. (2017). Les fondements du virage ambulatoire : Pour une réforme de notre système de
santé, Rennes : Presses de l'EHESP
[BDSP. Notice produite par EHESP mHFpBR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Le virage ambulatoire
ne se résume pas à une réforme de l'hôpital. C'est une réforme totale dont la réussite est
conditionnée à des évolutions importantes de l'organisation des soins de premier recours. Cette
réforme correspond à une volonté de remettre à plat l'organisation de notre système de santé, de
quitter une logique de silos pour aller vers des modes d'organisation qui répondent aux besoins et aux
attentes de nos concitoyens. Le virage ambulatoire suppose l'intervention d'une pluralité d'acteurs et
de lieux (établissements de santé, professionnels libéraux, établissements médico-sociaux) et impose
des efforts de coordination plus importants tout au long des étapes de la prise en charge des patients
pour aboutir à un parcours de santé. Cet ouvrage trace les contours d'une nouvelle organisation de
notre système de santé en illustrant la réflexion au travers de notions concrètes, telles que le rôle des
médecins généralistes, la promotion des parcours de soins et leurs modes de financement. S'adressant
aux étudiants comme aux professionnels, cet essai propose une synthèse et une mise en perspective
utile de l'ensemble des nouveautés législatives et réglementaires, adoptées depuis la loi de
modernisation de notre système de santé. (4ème couv.).
Médecin de premier recours, de la prise en charge des malades chroniques, mais aussi médecin de la
prévention des risques, le généraliste est cet homme ou cette femme de science et de confiance,
dévoués et disponibles pour chaque malade. Mais le nombre des généralistes diminue chaque année.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi de plus en plus de patients se plaignent-ils de ne pas
être soignés comme des personnes uniques ? Faut-il être inquiet pour l'avenir de cette profession ?
Pourquoi les étudiants en médecine ne veulent plus être, pour la plupart, généralistes ? Ce livre, écrit
par un professeur de médecine et un médecin généraliste, dresse un état des lieux et n'élude aucune
difficulté. Il formule des solutions novatrices pour une médecine exigeante et humaine, science et art
de soigner chaque malade de façon personnalisée. Sauver le médecin généraliste, pilier et avenir de la
médecine, un enjeu majeur pour la société et une raison d'espérer pour le malade. (4ème couv.).
Rouy, J. L. (2017). "La médecine à visage humain va-t-elle disparaître ?" Medecine : De La Medecine Factuelle a
Nos Pratiques 13(6) : 244-247.
Il y a toujours eu des personnes qui avaient besoin de soin et des personnes pour les soigner. Au
début, les thérapeutes faisaient beaucoup appel aux dieux, aux démons et à la magie, au moins
jusqu’à Hippocrate, il y a vingt-cinq siècles. C’est lui qui a décrit une médecine au niveau des hommes
et un médecin plus homme de science que prêtre ou magicien. Depuis, avec des modalités diverses, la
fonction de « soigner » s’est déroulée le plus souvent dans le cadre d’une relation humaine entre deux
personnes. Même si l’exercice de la médecine s’est élargi avec les spécialités et les techniques, la «
rencontre d’une confiance et d’une conscience », comme disait le Président de l’Ordre Louis Portes en
1950, reste le plus souvent au centre de la fonction de soigner. Cet article décrit l'évolution de cette
relation entre le médecin et son patient.
Thébaut, J.-F. (2017). "Ubérisation de la médecine : menace ou opportunité ?" Les Tribunes de la santé 54(1) :
85-92.
[Link]
Tumpenny, A., et al. (2017). France. Mapping and Understanding Exclusion: Institutional, coercive and
community-based services and practices across Europe., Bruxelles: Mental Health Institute: 91-102, tab.
[Link]
Since 2015, France no longer has a national mental health plan, as policy on mental health and
psychiatry is to be managed and mainstreamed at an inter-ministerial level, together with action at
the level of regional “health territories” with more direct responsibility and plans. In 2016, the
existence and role of the “Local Mental Health Councils” was strengthened, however, the
representation of mental health users/survivors in both these local councils and national bodies is still
limited. There are large regional disparities both in terms of resources and provision of mental health
and social care in France. Since the law reform in 2011/2013 introducing for the first time judicial
supervision of the forced hospitalisation and treatment system, general concerns include the high rate
of long-term hospitalisation, increasing use of involuntary admission and forced treatments,
compulsory treatment in the community and guardianship practices. The cross-border treatment and
institutionalisation of French nationals with mental health problems in Belgium is also problematic.
Vallancien, G. (2017). La médecine sans médecin ? Le numérique au service du malade, Paris : Gallimard
L’évolution accélérée des technologies bouleverse la médecine et le système de santé français. Elle
porte à ses dernières conséquences le changement que le stéthoscope de Laennec avait jadis engagé
en forgeant un instrument qui démultiplie le pouvoir de l’observation. On assiste pour de bon à
l’émergence de ce que Guy Vallancien propose d’appeler une « média-médecine », une médecine
médiatisée par le recours aux capacités de l’ordinateur, que l’on retrouve de la génétique à la
robotique chirurgicale, en passant par la télémédecine et les communautés de malades. C’est à
l’analyse des transformations rendues possibles par cet outil d’une puissance incomparable que
l’ouvrage est consacré. Leurs effets ne s’arrêtent pas à la seule pratique médicale. Elles permettent
d'envisager une réorganisation profonde du système de santé. Contre l’antiscience actuelle, Guy
Vallancien se livre à un vigoureux plaidoyer en faveur des progrès technologiques.
2016
(2016). Portrait des professionnels de santé. Série Etudes et Recherche ; 134. Paris Drees : 126, tab., graph., fig.
[Link]
Bourgueil Y. (2016). Démographie et ressources humaines en santé. In : Traité de santé publique. Paris :
Lavoisier Médecine Sciences, 2016.
Cet article vise à présenter dans un premier temps, l’éventail des métiers de la santé, les principes de
régulation et leurs évolutions récentes. Dans un deuxième temps, nous exposerons la situation de la
ressource humaine en santé en France en 2015 en termes démographiques quantitatifs et les
perspectives que dessinent les choix de régulation quantitative adoptés, mais également les questions
posées par les évolutions très récentes, aussi bien à l’échelle de l’Europe qu’à l’échelle des individus
dont les comportements changent en début comme en fin de carrière. Enfin, nous proposerons
plusieurs pistes d’actions publiques actuellement débattues sur la ressource humaine en santé pour
faciliter la transformation des organisations de soins et des pratiques au service de la santé publique.
Galam, E. (2016). "Travailler en équipe : des aspirations légitimes, des contraintes et des conflits bien réels."
Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 12(5) : 196-198.
La prise en compte de l’importance du travail d’équipe est finalement assez récente tant la culture
médicale est influencée par le paradigme un peu mythique du « colloque singulier ». Ce référentiel est
désormais largement mis en cause ne serait-ce que par la non moins paradigmatique exigence de
qualité et d’économie des soins. Si l’on ajoute à cela la recherche de l’harmonie et la croyance
incantatoire que « tout le monde il est beau… », on ne voit pas trop comment.
2015
Bergeron, H. et Castel, P. (2015). Sociologie politique de la santé, Paris : Presses Universitaires de France
Comment les différents systèmes de santé ont-ils évolué depuis leur création ? Comment expliquer le
statut et les protections de la profession médicale ? Dans quelle mesure l’individualisation et la
responsabilisation des individus constituent-elles l’un des traits caractéristiques majeurs des politiques
de santé contemporaines ? Objet de questionnements multiples et hétérogènes, la sociologie
politique de la santé est traversée par de nombreux courants et est au cœur de passionnants débats.
Du façonnement social des maladies à la politique de gestion des systèmes de santé, en passant par la
médicalisation des problèmes sociaux, les inégalités sociales face à la maladie, les dynamiques de
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Cartier, T., et al. (2015). France. Building primary care in a changing Europe. Case studies., Copenhague : OMS
Bureau régional de l'Europe : 77-87.
Ce chapitre propose une étude de cas structurée résumant la situation des soins de santé primaires en
France. Il présente le contexte des soins de santé primaires ; les conditions économiques et de
gouvernance essentielles ; le développement du personnel des soins de santé primaires ; le mode de
prestation des services de soins primaires ; et une évaluation de la qualité et de l'efficacité du système
de soins primaires.
Drouais, P. L. (2015). La place et le rôle de la Médecine générale dans le système de santé. Paris Collège de la
Médecine Générale : 91, tab., graph., fig.
Ce rapport rassemble les conclusions des travaux réalisés à la demande de Madame la Ministre des
Affaires sociales, de la Santé´ et des Droits des femmes, sur la place de la médecine générale dans le
système de santé. A l'instar de beaucoup de pays européens, le système de santé français doit se
recentrer sur les soins de santé primaires. La hiérarchisation effective des recours médicaux nécessite
de placer la Médecine générale comme la première étape du parcours de santé du patient, à travers
un renforcement du rôle du médecin traitant. Le médecin généraliste doit être le premier contact du
patient avec le système de santé et assurer une coordination des soins efficace. Pour remplir ce rôle,
la Médecine générale doit disposer des moyens appropriés, tant sur le plan budgétaire
qu'organisationnel. Ce rapport propose des recommandations à ce sujet, et notamment des mesures à
rajouter au projet de loi santé 2015.
2014
Rodwin, M.-A. et Hirsch, M. p. (2014). Les conflits d'intérêts en médecine. Quel avenir pour la santé ? Rennes :
Presses de l'EHESP
[BDSP. Notice produite par EHESP 9BR0xnoG. Diffusion soumise à autorisation]. Nos systèmes de soins
sont en proie à des conflits d'intérêts. Ces conflits bafouent les règles morales qui gouvernent les
professions de santé : la loyauté envers le patient le fait d'agir dans son intérêt et l'indépendance
professionnelle et économique vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques, des investisseurs et des
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
assureurs. Dans cet ouvrage, l'auteur examine le développement de ces conflits en France, aux États-
Unis et au Japon. Il montre que les différences nationales dans les modalités du système de soins,
l'organisation de la médecine, du marché et de l'Etat font varier l'importance et le type de ces conflits.
Il analyse également les stratégies politiques et les règles juridiques de chaque pays pour y faire face.
Si cette maladie apparaît incurable à bien des égards, Marc A Rodwin montre que l'on peut atténuer
ces problèmes en tentant de réguler le système par des réformes prudentes. En s'appuyant sur
l'expérience de ces trois pays, il examine un ensemble de mesures qui peuvent être prises dans les
secteurs public et privé pour préserver les missions de la pratique médicale.
2013
Beraud, C. (2013). Trop de médecine, trop peu de soins, Vergèze : Thierry Souccar Editions
La pensée commune dit que l’efficacité de la médecine passe par plus de prescriptions de
médicaments, d’analyses de sang, d’examens radiologiques. Que les campagnes de dépistage et de
vaccination sont toutes utiles et nécessaires…Mais ce livre démontre aux patients que 30 % des actes
médicaux sont inutiles ; que les campagnes de prévention (mammographies, ostéodensitométries,
vaccinations contre la grippe, le cancer du col de l’utérus…) n’ont pas l’efficacité que leur prête l’État ;
qu’obtenir des prescriptions médicales dans le but de rester en bonne santé est inutile et dangereux ;
que les modes de vie et les comportements bien plus que les soins médicaux conditionnent la santé.
Du côté des médecins, ce livre prouve que le volume des soins continue de croître sans que leur
qualité s’améliore ; une situation qui a un coût : des décès évitables, des milliards d’euros gaspillés
chaque année ; que les facultés forment des techniciens de la médecine, pas des soignants ; qu’une
écoute prolongée suivie d’un examen physique attentif sont les ressources d’une médecine clinique
douce, efficace, économe. ne pas nuire reste la première règle morale. Ce livre dénonce une situation
qui perdure depuis des décennies et se poursuivra aussi longtemps que l’organisation des soins
restera artisanale et que le pouvoir politique n’aura pas le courage de s’opposer au conservatisme des
institutions médicales et universitaires (4e de couverture).
Boukris, S. (2013). La fabrique de malades. Ces maladies qu'on nous invente, Paris : Le Cherche Midi
Cet ouvrage évoque la 'médecine marketing' et montre comment on manipule médecins et malades
en jouant sur les peurs, comment on médicalise nos vies pour pratiquer davantage d'examens
biologiques, de radiographies et faire consommer toujours plus de médicaments. Transformer des
sujets bien portants en malades potentiels, tel est l'objectf de certains secteurs médicaux, privés ou
publics, qui transmettent un message trompeur, lequel engendre de l'anxiété et génère un gâchis
financier (d'après 4ème de couv.)
Gay, B. (2013). "Repenser la place des soins de santé primaires en France - Le rôle de la médecine générale."
Revue D'Epidemiologie et de Sante Publique 61(3) : 193-198.
[BDSP. Notice produite par ORSRA InR0xsln. Diffusion soumise à autorisation]. Les soins de santé
primaires sont peu structurés en France alors qu'ils sont bien identifiés au niveau international : ils
constituent le premier niveau de contact médical de la population avec le système de santé. La
médecine générale est la spécialité clinique dédiée aux soins de santé primaires. La littérature
scientifique argumente la nécessité de recentrer le système de santé sur les soins primaires : ils
améliorent en particulier la morbi-mortalité et l'efficience des soins. En France, les autorités de santé
reconnaissent le médecin généraliste comme pivot du système de soins : il faut passer de l'intention à
l'action. Pour concrétiser le renforcement des soins de santé primaires, des évolutions structurelles
sont indispensables : réorienter les études médicales vers les soins primaires ; développer la recherche
en soins primaires ; favoriser le travail coopératif des professionnels de santé ; faciliter l'exercice
quotidien des acteurs de terrain ; diversifier les modes de rémunération ; proposer aux patients un
mode d'emploi des soins de santé primaires. La mutation du système de santé en France nécessite
une véritable stratégie de développement des soins de santé primaires. Malgré les contraintes
financières, il est possible de redistribuer les ressources vers les soins ambulatoires. Le renforcement
du rôle de la médecine générale et sa reconnaissance sociétale sont les étapes nécessaires à ce
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Grimaldi, A. (2013). La santé écartelée : entre santé publique et business, Paris : Editions dialogues
Cet homme-là a voué sa vie à l'idée de soigner, de bien soigner. Et, précisément, c'est la manière dont
on soigne à présent qui inquiète André Grimaldi. Professeur de médecine, exerçant dans le plus grand
hôpital européen, il pose sur la situation actuelle un regard inquiet. A travers sa propre expérience, le
professeur Grimaldi met en avant les questions récurrentes autour du thème de la santé qui,
gouvernement après gouvernement, ne parviennent pas à se régler : les déserts médicaux, les
dépassements d'honoraires des spécialistes, la formation des étudiants, la gestion des hôpitaux, leurs
modes d'organisation et de financement, les conflits d'intérêts... A partir d'une réflexion sur la prise en
charge des patients atteints de maladies chroniques, il oppose au concept de "médecine industrielle"
celui de "médecine intégrée" biomédicale, psychosociale, pédagogique et coordonnée. Dans La santé
écartelée, il évoque son propre chemin, et l'évolution de la médecine depuis que, jeune étudiant, il
était à la merci de ses chefs de service, véritables seigneurs féodaux, jusqu'à la révolution étudiante de
Mai 68, qui bouleversa les [Link] décrit l'hôpital d'aujourd'hui, et regrette la confusion des genres
entre médecins et gestionnaires, entre "répondre à des besoins" et "gagner des parts de marché",
entre "être dévoué" et "travailler à flux tendu", entre hôpital et entreprise. Non que cette dernière
soit l'ennemie, mais ses méthodes sont autres. Porte-parole inlassable face aux gouvernements de
droite et de gauche, il se bat pour qu'un jour la carte Bleue ne remplace pas la carte Vitale.
Hardy, A.-C. (2013). Travailler à guérir. Sociologie de l'objet du travail médical, Rennes : Presses de l'EHESP
Mobilisant les résultats de recherches collectives et pluridisciplinaires menées ces quinze dernières
années, Anne-Chantal Hardy décrypte le travail du médecin - dans sa forme, sa constitution, ses
évolutions et ses mutations. Elle livre également son analyse sur l'objet du travail médical, ses
déplacements, sa signification, ses paradoxes et ses tabous. Dans une première et deuxième partie,
elle revient sur les fondements et les transformations de la profession médicale : elle interroge
l'adhésion au modèle libéral de la médecine reposant sur le principe du "colloque singulier" entre
médecin et patient, analyse les modes d'organisation et de sélection de la profession et s'attarde sur
un phénomène à la fois lent et massif, la féminisation du corps médical. Puis, dans une troisième
partie, elle se penche sur l'objet du travail médical en examinant les formes selon lesquelles le travail
médical s'élabore, se construit et instruit les futurs médecins et en faisant apparaître l'apprentissage
paradoxal, celui de l'aptitude "à faire mal'pour" guérir ". Enfin, elle termine l'ouvrage sur le concept de
guérison en éclairant notamment les figures (profane, professionnel) qui modèlent les rapports entre
médecins et malades (4e de couverture).
Michel, C. R., et al. (2013). Rapport du groupe de travail médecins territoriaux. Paris CSFPT : 51, annexes.
[Link]
Ce rapport est le résultat des réflexions d'un groupe de travail qui a cherché à analyser les éléments
pouvant expliquer la pénurie de médecins territoriaux. Il est apparu nécessaire et urgent de procéder
à ce travail afin que des mesures soient prises pour rendre cette profession plus attractive et en
faciliter l'accès, tout en permettant un déroulement de carrière serein et adapté. Les médecins
doivent pouvoir exercer leurs missions, dans de bonnes conditions matérielles et en toute
indépendance.
2012
Menard, C. d., et al. (2012). Médecins du travail médecins généralistes : regards croisés, Saint-Denis : INPES
Les facteurs de risques professionnels et la qualité de vie au travail deviennent des enjeux de plus en
plus importants pour la santé des populations. Les professionnels de santé, médecins du travail et
médecins généralistes, sont de plus en plus confrontés à l’impact de ces facteurs sur la santé de leurs
patients : déclarations de maladies professionnelles, expression de souffrances psychiques, maladies
aiguës ou chroniques, pratiques addictives, arrêts de travail prolongés ou récurrents. Dans ce
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
contexte, les coopérations entre médecins du travail, médecins généralistes et, plus largement,
réseaux de santé doivent se renforcer. Les médecins sont-ils préparés à élargir ainsi leurs champs
d’action et de coopération ? La place du médecin du travail dans la prévention et la réduction des
risques liés aux consommations de substances psychoactives en milieu professionnel est désormais
définie dans le texte de loi relatif à l’organisation de la médecine du travail du 20 juillet 2011. Les
recommandations du Haut Comité de la santé publique, le Plan Santé au travail (PST 2), le Plan
national santé environnement (PNSE 2) ont pointé la nécessité de recommandations de bonnes
pratiques dans ce domaine. Engagés aux côtés des pouvoirs publics dans des actions d’information, de
formation et d’assistance aux professionnels de santé, l’Inpes, l’Institut national de recherche et de
sécurité (INRS) et la Société de médecine du travail de l’Ouest de l’Ile-de-France (SMTOIF) partagent
dans cet ouvrage leurs champs d’études et de réflexion. Son objectif est de rendre compte de l’activité
des professionnels de santé dans le champ de la santé au travail au travers de deux études distinctes
mais complémentaires. La première, réalisée et financée par l’Inpes, l’INRS et la SMTOIF, porte sur
l’implication des médecins du travail dans le champ de la santé publique, et plus particulièrement des
pratiques addictives : quel(s) rôle(s) pour les médecins du travail dans la prévention de ces pratiques
en milieu professionnel ? Comment sont-ils sollicités pour mettre en œuvre des actions collectives de
prévention ? Quelles sont leurs opinions sur les tests de dépistage ? La seconde, réalisée et financée
par l’Inpes, analyse les opinions et pratiques des médecins généralistes en santé au travail : comment
conçoivent-ils leur rôle ? Quelles pathologies liées au travail rencontrent-ils ? Quelles occasions ont-ils
de solliciter les médecins du travail ? Un volet commun aux deux enquêtes interroge les perceptions
croisées des médecins généralistes et des médecins du travail sur leurs relations de coopération.
2011
Levy, D. (2011). "Le métier de médecin aujourd'hui." Revue Francaise Des Affaires Sociales (2-3) : 299-309.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE q87R0x7I. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article tente
de brosser différents aspects du métier de médecin de nos jours, en observant ce qui a changé par
rapport à hier, comment se situe le médecin parmi les professions à statut juridique similaire, enfin
quelles sont les difficultés et spécificités auxquelles le médecin d'aujourd'hui est confronté.
Mascret, D. (2011). "Corps médical : le chaud et le froid." Seve : Les Tribunes De La Sante(32) : 89-99.
Cet article fait le bilan des relations entre les pouvoirs publics et les médecins lors du quinquennat de
Nicolas Sarkozy.
Michel, F. B., et al. (2011). "Un humanisme médical pour notre temps." Bulletin de L'Academie Nationale de
Medecine 196(6) : 1345-1368.
[Link]
2010
Aubin, C., et al. (2010). Le post-internat : constats et propositions : rapport : annexes. Rapport IGAS ; 2010 088.
Paris Inspection générale des affaires sociales : 2vol. (82 154).
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE BAoR0x9I. Diffusion soumise à autorisation]. Plusieurs
réformes ont affecté dans la période récente les études médicales : augmentation du numerus clausus
depuis le début des années 2000, création des examens classants nationaux (ECN) pour accéder à
l'internat en 2004, incluant la spécialité de médecine générale pour laquelle a été mis en place un
diplôme d'études spécialisées, création d'une filière universitaire de médecine générale en 2008.
Conjuguées aux évolutions de la démographie médicale, ces réformes se répercutent aujourd'hui sur
ce qu'il est convenu d'appeler le post-internat. Après avoir défini les contours du post-internat puis
analysé les difficultés et les tensions à venir, la mission a considéré que seule une réforme d'envergure
était en mesure de répondre aux défis actuels. Des mesures d'urgence n'en demeurent pas moins
nécessaires pour répondre à des tensions accrues qui vont se manifester dès la rentrée 2010-2011,
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Chacun de nous connaît un médecin généraliste, en qui il peut trouver un interlocuteur privilégié pour
ses soucis de santé. En tant que groupe professionnel pourtant, les généralistes ont longtemps été peu
considérés dans notre système de soins et restent méconnus : que sait-on des façons d'être
généraliste ? de l'évolution de la profession ? Souvent passionnés par leur métier vécu comme un
engagement personnel, les médecins généralistes sont-ils satisfaits de leurs conditions de travail et de
leur place dans la société ? À partir d'enquêtes récentes, des sociologues expliquent ce que sont et
font les généralistes dans leur cabinet, ils analysent les "flous du métier" et la place du généraliste
dans un système de santé en transformation. Écrits dans un style accessible, ces travaux éclairent les
dynamiques et les réformes d'une médecine générale aujourd'hui placée au coeur de l'actualité.
Legmann, M. (2010). Définition d'un nouveau modèle de la médecine libérale. Paris La documentation
Française : 46, graph., annexes.
[Link]
Le Docteur Michel Legmann, Président du Conseil national de l'Ordre des médecins, a été chargé par le
Président de la République de mener une réflexion concernant la définition d'un nouveau modèle de
la médecine libérale qui prenne en compte les aspirations des futurs médecins et permette de
répondre de façon plus efficiente à la demande de soins de la population. La mission présente un état
des lieux de l'exercice de la médecine en France qui confirme la crise profonde que connaît la
médecine libérale : vieillissement des médecins en exercice, manque d'attractivité de l'activité
libérale, baisse inéluctable des effectifs médicaux dans les dix prochaines années compte tenu de
l'évolution à la baisse du numerus clausus de 1972 à 1999, etc. Sur cette base, la mission propose un
certain nombre de mesures qui s'articulent autour de trois axes : la formation, initiale et continue,
l'installation et les conditions d'exercice.
2009
A l'heure où des voix s'élèvent pour dénoncer la logique d'économie et de rationnement qui serait à
l'oeuvre dans notre système de soins, la lecture de l'essai de Jean de Kervasdoué est roborative. Dans
Très cher santé, ce professeur d'économie de la santé au Conservatoire national des arts et métiers
(CNAM) - qui fut directeur des hôpitaux au ministère de la santé entre 1981 et 1986 -, veut pourfendre
les idées simplistes qui circuleraient sur la santé en France. Selon lui, notre système de soins, bien que
toujours marqué par l'excellence, est au bord de la faillite. Le problème est loin de se résumer au
fameux trou de la Sécu : il résulterait d'un certain immobilisme des acteurs, oscillant entre
corporatisme médical libéral et syndicalo-corporatisme hospitalier. L'auteur n'en est pas à son premier
diagnostic négatif sur le système de santé : en dénoncer les errements est devenu sa spécialité. Très
cher santé a ainsi le mérite, tout autant que le défaut, d'embrasser largement son sujet, balayant tous
les aspects du système de soins, du financement de l'assurance-maladie à la médecine générale, en
passant par l'hôpital, la tarification à l'activité, les performances comparées de la France avec les
autres pays. A chaque fois, le même constat, martelé de page en page : le système de santé est rétif à
tout changement qui pourrait remettre en cause certains acquis. Comme le tonneau des Danaïdes, il
voudrait être toujours plus alimenté financièrement sans rendre de comptes à personne : En
médecine, le raisonnement économique est soit ignoré, soit combattu car de facto considéré comme
illégitime, déplore M. Kervasdoué. Si la maladie du système est bien cernée, le traitement que
voudrait lui appliquer l'auteur laisse plus perplexe. Car ce que prône l'ancien haut fonctionnaire - plus
de rationnement et de maîtrise médico-économique - ne se distingue guère de la ligne suivie par
l'actuel gouvernement. Ainsi du projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire", présenté par la
ministre de la santé, Roselyne Bachelot, et qui arrive en discussion à l'Assemblée nationale le 10
février. L'auteur a beau dénoncer "l'étatisation et la bureaucratisation" dont il serait porteur, il en
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
approuve, en filigrane, les grandes lignes. Il reste cependant sceptique sur la capacité des pouvoirs
publics à surmonter le jeu des lobbies. Et de relever que "l'Etat craint la profession médicale et n'ose
pas l'affronter, même mollement, au Parlement, où elle a des relais".
Tabuteau, D. (2009). "L'avenir de la médecine libérale et le spectre de Monsieur Bovary." Droit Social(4) : 383-
392.
A l'heure d'une réforme annoncée du système de santé avec la discussion au parlement du projet de
loi -hôpital, patient, santé, territoires -, et au moment où la crise financière décuple les risques
d'implosion de l'assurance maladie, il paraît utile de revenir sur le malentendu historique sur lequel se
sont établies, en France, les relations entre le corps médical, du moins sa composante libérale, et les
pouvoirs publics. L'histoire de l'exercice de la médecine en France a été marquée par l'invention des
officiers de santé par les pouvoirs publics et le traumatisme que cette initiative a provoqué. La
médecine libérale en France se caractérise de ce fait par un isolationnisme identitaire, tant à l'égard
des pouvoirs publics et des organismes de Sécurité sociale que des autres acteurs du système de
santé. Toutefois les tensions qui s'exercent actuellement sur le système de santé français pourraient
paradoxalement représenter une opportunité pour que la médecine de ville réalise son nécessaire
aggiornamento.
Vega, A. (2009). "La France malade de ses médecins ? Un pavé (sociologique) dans la mare (de la médecine)."
Medecine : Revue De L'unaformec 5(5) : 235-237.
Après de nombreux travaux sur les urgences ? le sociologue Jean Peneff signe un livre polémique et
militant [LA France malade de ses médecins]. Portrait sévère de notre système de soins : 360 pages qui
viennent briser les idées toutes faites sur l'échec des réformes de la Sécurité sociale en soulignant des
disparités et immunités médicales, des déconnexions entre les besoins et l'offre de soins, et la
faiblesse des études statistiques sur la santé en France. Il est possible que l'auteur, qui n'hésite pas à
désacraliser une profession qu'il estime toujours « dominante », ne se fasse pas que des amis parmi
les médecins. Donc à consommer avec... modération et esprit critique, mais les yeux grands ouverts.
Winckler, M. (2009). "La crise de la médecine générale." Seve : Les Tribunes De La Sante(22) : 67-74.
Quatre aspects de la crise de la médecine générale sont soulignés : crise symbolique (la médecine
générale est méprisée), crise politique et sociale (les politiques de santé ne s'appuient pas sur elle),
crise de la formation (les généralistes sont formés par une université élitiste, dirigée par des
spécialistes), crise de l'investissement individuel (ses conditions d'exercice sont si difficiles - en
particulier pour les femmes - que des mesures prioritaires devraient faciliter leur installation et leurs
conditions de travail, mais ces mesures ne sont pas prises).
2008
Baude, N., et al. (2008). "Soins primaires : crise et dynamique d'avenir : les attentes des internes de troisième
cycle de médecine générale." Medecine : Revue De L'unaformec 4(3) : 135-140.
Contexte : selon les choix préférentiels faits à l'examen classant national ces dernières années, les
étudiants en médecine préfèrent d'autres spécialités à la médecine générale libérale, notamment en
zone rurale, ce qui pose au système de santé entier des questions fondamentales en ce qui concerne
la qualité et l'équité des soins. Objectif : définir chez les étudiants de 3e cycle de médecine générale
les incitations et les freins à exercer la médecine générale libérale en milieu urbain ou rural. Méthode :
un échantillon de 2 927 « futurs généralistes » a été déterminé à partir des listings du syndicat ISNAR-
IMG (environ la moitié des effectifs du 3e cycle) et sollicité pour répondre à un questionnaire de 33
questions fermées par courrier. Résultats : 28,3 % des internes interrogés ont répondu. 38,5 %
seulement envisagent d'exercer dans cette discipline. Le futur médecin généraliste rural « type » est
un homme, originaire d'une petite ville située dans une région de basse densité médicale, d'un milieu
modeste. Il a déjà été confronté aux réalités de la médecine générale, n'a pas passé de concours de fin
de 2e cycle, et est impliqué dans des actions associatives ou syndicales. Discussion : la désaffection de
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
la médecine générale a des causes multiples. Elles sont liées notamment aux conditions actuelles de la
formation initiale, aux craintes quant à la qualité de vie personnelle et à la solitude de l'exercice, au
mode de rémunération actuel de paiement exclusif à l'acte. Conclusion : la revalorisation des zones
rurales et l'écoute des attentes des jeunes générations sont des préalables incontournables. Toute
tentative se résumant à une simple action en aval des 10 années d'études, surtout de type coercitif,
est la chronique d'un échec annoncé.
Bourgueil, Y. (2008). "Qui va nous soigner demain ?" Pratiques : les Cahiers de la Medecine Utopique(42) : 66-
69.
Entretien avec Yann Bourgueil concernant l'évolution des professions de santé et des modes possibles
d'organisation des soins ambulatoires.
Patrick de Funès, le fils aîné de Louis, retrace son parcours de radiologue dans cet ouvrage unique en
son genre, offrant une vision iconoclaste et irrévérencieuse de la médecine et de ses travers.
Drahi, E., et al. (2008). "Médecine générale : de quels experts avons-nous besoin ? Troisième partie : une
expertise transversale." Medecine : Revue De L'unaformec 4(3) : 127-129.
Gallois, P., et al. (2008). "Médecine générale : de quels experts avons-nous besoin ? Deuxième partie."
Medecine : Revue De L'unaformec 4(2) : 72-74.
Giet, D. (2008). "Les grands défis à relever en médecine générale." Revue De La Medecine Generale (La) (252) :
154-156.
Il est difficile de nier que la médecine générale est en pleine évolution. Une réflexion de temps en
temps n'est pas inutile et profitons de certains événements pour relancer le débat. Il est vrai que, la
médecine générale étant une discipline particulièrement plurielle, il est difficile de s'exprimer au nom
des praticiens qui la composent. Malgré tout, certains postes d'observation privilégiés comme celui
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
d'un enseignant universitaire au contact des générations montantes, doublé de celle d'un médecin
généraliste en activité depuis une vingtaine d’années favorisent ces réflexions (résumé d'auteur).
Hermange, R. T., et al. (2008). "Le rôle et la place du médecin généraliste en France : sondage BVA, mars 2008."
Bulletin de L'Academie Nationale de Medecine 192(4) : 805-816.
Quel sera l'avenir des médecins généralistes (MG), maillon indispensable de notre système de soins ?
L'Académie nationale de médecine s'est penchée sur cette question et a réalisé une enquête auprès
de médecins généralistes, de jeunes internes, ainsi que du "grand public" avec l'aide de l’institut BVA
portant sur la perception du médecin généraliste et de son rôle en France. Cette étude a été menée en
deux temps : une phase quantitative auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français d’une
part et d’un échantillon représentatif de 500 médecins généralistes d’autre part ; une phase
qualitative constituée de 4 réunions de groupe de 2h (2 groupes de médecins, un groupe d’internes se
préparant à l’installation, un groupe de jeunes étudiants ayant été tentés de faire médecine mais y
ayant renoncé). La phase quantitative a permis de disposer de statistiques fiables sur les perceptions
et les situations vécues alors que les réunions de groupe ont permis de mieux comprendre les freins et
les leviers repérés lors de la phase quantitative. Ces résultats nous renseignent en premier lieu sur la
perception de notre système de soins par le grand public et par les MG. Ils montrent une adhésion au
système actuel de soins et surtout une grande préoccupation pour la santé et la sécurité sociale qui
est le 2e domaine prioritaire pour les Français, juste après l'emploi. 69 % des Français et 82 % des MG
ont le sentiment que le système de soin va se détériorer dans les années à venir. Les Français s'y
sentent donc d'autant plus attachés et le jugent utile à 83% (82% pour les MG).
Sauze, L. (2008). Mauvaise santé cherche traitement de fond : pour une refonte du système de santé,
Le "meilleur système de santé du monde" est bien malade, et n'est plus financé. Revenir aux principes
fondateurs de la médecine et de la protection sociale permettrait de réorienter et de restructurer en
le simplifiant l'incroyable amoncèlement historique de structures et d'institutions qui le constituent.
En remettant la santé publique de la communauté au centre du système, et non plus les multiples
intérêts catégoriels, c'est une réforme globale de l'organisation et du financement que l'auteur
propose ici. Formation, évaluation, paiements à l'acte et à l'activité, médecine globale recentrée sur le
généraliste et les maisons médicales, démocratie sanitaire rénovée et rôle princeps de l'Etat, Agences
régionales de santé, fiscalisation des ressources, panier de soins et régulation par la qualité,
l'ensemble des concepts en débat actuellement est balayé. Cette refonte du système ne pourra réussir
qu'avec la mobilisation des usagers, des professionnels et des décideurs, qui tous y trouveraient leur
intérêt. Elle ne peut que passer par une profonde et indispensable transformation des mentalités de
chacun, producteurs comme consommateurs de soins.
Vallee, J. P., et al. (2008). "Médecine générale : de quels experts avons-nous besoin aujourd'hui ? Première
partie : les soins primaires sont-ils aujourd'hui un domaine d'expertise ?" Medecine : Revue De
L'unaformec 4(1) : 35-40, tabl.
Que représentent les soins primaires dans les systèmes de soins d'aujourd'hui ? Les définitions
proposées pour la médecine générale depuis déjà quelques décennies restent généralement admises,
bien que l'on commence ici ou là à en redessiner les contours. Vers la fin des années 60, la
terminologie primary care s'est progressivement imposée dans les écrits anglo-saxons. En désignant le
médecin généraliste comme élément central de ce premier cercle de soins, on en décrivait les rôles
spécifiques, bien différents de ceux des spécialistes en nombre croissant. Le praticien de soins
primaires était appelé à jouer un rôle essentiel comme premier contact des patients avec le système
de santé, mais aussi comme médiateur nécessaire entre la personne en demande de soins et un
système de plus en plus complexe et fragmenté.
2007
Hôpitaux dangereux, services d'urgence au bord de l'asphyxie, Sécurité sociale en péril, personnels
soignants mal formés, hygiène en question, vétusté des établissements, négligences en tout genre...
Naguère désigné par l'OMS comme le meilleur au monde, le système de santé à la française menace
ruine. L'égalité d'accès aux soins ? Un mythe. La médecine à plusieurs vitesses ? Un fait. Notre
consommation de médicaments, la plus importante d'Europe, assèche les caisses et cause plus de dix
mille décès accidentels par an. Des populations entières sont traitées dans des conditions déplorables,
notamment les personnes âgées. Les déserts médicaux gagnent du terrain dans les zones rurales et les
banlieues. Les infirmières fuient les hôpitaux publics, dont 75 % sont en déficit. Les médecins, eux,
sont au bout du rouleau. Et les étudiants appelés à les remplacer sont déjà découragés... Depuis trente
ans, les ministres passent, sans qu'aucune mesure soit parvenue à combler le déficit abyssal de
l'assurance maladie. L'hôpital, ce bateau ivre ingouvernable, est-il impossible à réformer ? S'appuyant
sur des études connues des seuls milieux médicaux, ce Livre noir dresse le vrai " bilan de santé " de la
France (4e de couverture).
Vallancien, G. (2007). La santé n'est pas un droit : manifeste pour une autre médecine, Paris : Bourin éditeur
Le "droit à la santé" est une revendication illusoire. Abandonner ce slogan est une manière de mieux
affirmer nos "devoirs" et notre responsabilité individuelle et collective en matière sanitaire. Devoirs du
corps médical, des malades, des organismes de tutelle et des politiques. "La médecine que j'exerce au
quotidien en ce début de XXIe siècle ne correspond plus à celle pratiquée dans les années cinquante.
Le progrès scientifique l'a rendue fiable. À l'inverse, l'organisation des soins reste aussi traditionnelle,
voire archaïque." Partant de ce constat, Guy Vallancien pointe avec précision, par de nombreux
exemples, l'incroyable désorganisation de notre système de santé. Sans dissimuler les responsabilités
de tous les acteurs de ce système, il montre que des solutions sont là, simples et urgentes. La Santé
n'est pas un droit est un livre engagé qui propose de vraies pistes de réformes avec pragmatisme et
humanisme. "La Sécurité sociale mérite mieux que de colmater ses brèches au jour le jour, nous dit
Guy Vallancien. Innovons en citoyens responsables et solidaires."
2006
Par lettre de mission du 27 juin 2005 du ministre de la santé et de la solidarité et du ministre délégué à
la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille, l'Igas a été chargée
d'effectuer une mission relative à l'organisation juridique, administrative et financière de la formation
continue des professions médicales et paramédicales. Lancée en septembre 2005, la mission
comportait deux volets principaux : la définition d'une organisation juridique, administrative et
financière des fonctions supports des conseils nationaux et régionaux de la formation continue d'une
part ; la formulation de recommandations pour le financement des actions, avec deux préoccupations
jugées essentielles, les conditions de solvabilité de la demande des professionnels désormais soumis à
une obligation individuelle de formation d'une part, l'indépendance et la qualité de l'offre de
formation d'autre part.
2005
La réflexion sur l'avenir de l'assurance maladie prend appui sur une lecture de la réforme ou contre-
réforme en termes de privatisation ou d'étatisation, de recours aux mécanismes de marché ou au
contraire de développement des institutions centralisatrices. Cet ouvrage est une contribution à ces
débats, qu'il cherche à éclairer en privilégiant une entrée par l'éthique médicale. Il propose un
ensemble de réflexions qui ont en commun de considérer que les questions éthiques sont
fondamentales à la compréhension de l'évolution du système de santé. En mobilisant des experts
reconnus venant de différents horizons économie, philosophie, santé publique, sociologie, théologie, il
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
offre une approche pluridisciplinaire sur l'opposition entre une logique économique insistant sur la
responsabilité financière du médecin et du patient et une logique éthique plaidant pour la qualité des
soins.
Peneff, J. (2005). La France malade de ses médecins, Paris : Les Empêcheurs de tourner en rond
L'Assurance maladie est le plus gros budget de la nation. Mais derrière les slogans ("la meilleure
médecine au monde") se cache une réalité bien différente : le désordre des régulations internes,
l'absence d'harmonisation entre les différents objectifs, le laxisme des contrôles, la dispersion des
pratiques. Tout contribue à ce que l'on dépense toujours davantage pour des résultats contestables.
Les réformes de la Sécurité sociale se succèdent mais elles ont un point commun : leur échec. Loin de
combler le fameux trou, chacune le creuse un peu plus. L'Assurance maladie est même devenue un
système de redistribution à l'envers : plus on est pauvre et plus on contribue à un système qui
bénéficie aux classes les plus favorisées. La profession médicale a su retourner à son profit les
tentatives de réforme. Elle bénéficie d'un statut extravagant : c'est la seule profession libérale dont les
revenus soient socialisés. Malgré son activisme syndical et politique, la profession est pourtant divisée
et n'est efficace que pour bloquer l'institution. Le secret médical est ainsi devenu un moyen pour
empêcher toute enquête approfondie et toute remise en cause.
2004
Les questions de la maladie et de la santé sont parmi les plus vives aujourd'hui. Elles se posent au
croisement des préoccupations individuelles et d'un débat public qui, outre une remontée assez faible
des points de vue exprimés par les " clients " du système de soin, ne tend que trop à s'enclore dans
des cadres soit biologiques et techniques, soit politiques et gestionnaires. Alors même que le système
de santé est appelé à évoluer, il est essentiel, à l'appui des décisions à venir, de clarifier les diverses
dimensions et implications sociales de ces questions majeures. C'est ce à quoi s'emploie, avec une
ampleur inédite, le présent ouvrage. S'appuyant sur une très vaste littérature, principalement anglo-
saxonne et française, il propose une lecture sociologique particulièrement éclairante, structurée
autour de trois grands thèmes (institutions, professions, maladies) et fournit tout l'outillage
conceptuel prescrit pour penser le lourd et complexe processus de médicalisation à l'oeuvre dans nos
sociétés. Cette synthèse critique remet aussi en perspective le rôle des divers acteurs médicaux et
paramédicaux ainsi que celui des nouveaux protagonistes apparus dans l'arène sociale de la santé -
qu'ils soient issus du monde politique, du journalisme ou de l'univers associatif. Cet ouvrage
constituera une référence, un outil de travail et un support de réflexion pour les universitaires
(enseignants, chercheurs et étudiants en sciences sociales et en médecine) comme pour l'ensemble du
public soucieux d'affronter en connaissance de cause les mutations du monde de la médecine, de la
maladie et de la santé.
Gremy, F., et al. (2004). On a encore oublié la santé ! Propositions pour une médecine de qualité et de
solidarité, Paris : Frison-Roche
La médecine est-elle aussi une science humaine ? C'est la première question à se poser avant
d'envisager de réformer le système de santé français. Mais il est difficile de changer les habitudes et
les intérêts acquis. Il faudrait que la médecine ne se prenne plus pour une science dure ; que les
médecins ne fassent pas de leurs spécialités l'alpha et l'oméga de leur pratique ; que l'administration
n'ait pas qu'une vision comptable de la santé ; que l'hôpital et la médecine curative ne monopolisent
plus le système de santé ; que les patients participent mieux aux décisions ; que le ministère de la
santé ait enfin une politique et les moyens de la conduire dans la durée ; que la santé ne se cantonne
pas au fonctionnement organique des individus mais s'étende à celui, global et pérenne, de la société.
Le contexte a changé : vieillissement de la population, évolution des maladies chroniques ? La santé
publique doit s'adapter. François Grémy, pionner de l'informatique médicale en France, livre dans cet
ouvrage quelques réflexions pour bien réformer la santé.
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Le, Pen, C. et Sicard, D. (2004). Santé : l'heure des choix, Paris : Desclée de Brouwer
"Le système français est le meilleur du monde ", selon l'Organisation mondiale de la santé. Il n'en est
pas moins l'un des plus chers. Son originalité tient à ce que ses ressources sont étatisées et ses
dépenses libéralisées. Mais son coût n'est pas la seule cause de la crise qui secoue la médecine en
France depuis vingt ans, avec plus de force ces dernières années. La " médicalisation " de tous les
maux, sociaux en particulier ; la fonction du médicament comme seule garantie de la santé ; la
tendance des médecins et des usagers à recourir aux techniques - scanner, fécondation in-vitro, etc ;
la pression des laboratoires ; la banalisation de la consommation médicale et l'absence d'organisation
cohérente sont autant d'éléments que dissèquent avec lucidité les deux auteurs de cet ouvrage. Alors
que le débat sur l'avenir de l'assurance maladie divise la société, ils suggèrent de nombreuses pistes
pour en sortir, qui portent tant sur la nécessaire réforme des pratiques que sur les pratiques mêmes
du remboursement des soins.
Levasseur, G. (2004). "Loi de santé publique et médecine générale." Sante Publique 16(4) : 721-723.
[BDSP. Notice produite par ENSP lNCL9R0x. Diffusion soumise à autorisation]. Point de vue d'un
médecin généraliste sur les avancées de la loi de santé publique en matière de prévention par les
médecins eux-même et sur la nécessité d'intégrer cette dimension dans les études médicales. L'auteur
voit dans cette loi une opportunité de réfléchir au contenu du métier de généraliste.
Depuis 1975, 850 médecins, vétérinaires, pharmaciens et dentistes ont été élus députés. 350 ont siégé
au Sénat, 62 ont été ministres ou secrétaires d'Etat. Trois médecins ont occupé la présidence du
Conseil. Ils se sont intéressés à tout ou presque tout. Des questions médicales et sociales à l'aviation
en passant par les problèmes ruraux, le divorce, la conservation des archives ? Ils ont suivi de près les
affaires Boulanger, Dreyfus, Stavisky, ont été mêlés pour certains au scandale de Panama. Plutôt
modérés dans leur ensemble, ils ont voté les grandes lois de la République en conscience sans se
croire tenus d'obéir aveuglément aux consignes des partis. En réponse à Jean Rostand qui a écrit : " En
politique, les insensés peuvent faire de sorte que ce soient les sages qui avaient tort ", ils ont toujours
essayé de montrer que les sages pouvaient aussi avoir raison.
2003
Le domaine de la santé connaît actuellement une révolution scientifique comparable à ce que fut,
dans un autre ordre, l'irruption de la physique nucléaire. Robots capables d'opérer à distance,
médecins en réseau et reliés à leurs patients par internet, hôpitaux spécialisés high-tech : c'est demain
et c'est déjà aujourd'hui. Mais les questions sont à la hauteur des progrès de la connaissance et des
techniques. Jusqu'où le pouvoir médical doit-il s'exercer, comment organiser le monde de la santé, qui
redéfinira le code déontologique adéquat, quel sera le sort d'une population dont l'espérance de vie
va s'allonger prodigieusement ? Questionnés par Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité
française, deux grands médecins répondent à ces questions : Pr Guy Vallancien, chirurgien, et Pr
Thomas Tursz, cancérologue (4éme de couverture).
L'insatisfaction grandissante des professions de santé s'accroît à l'évidence depuis trois ans. Pourtant
la France ne dispose-t-elle pas, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, du meilleur système de
santé du monde ? Cette crise constitue-t-elle l'expression habituelle d'un mouvement social ? Le
revenu des professionnels a-t-il ou non baissé durant ces dernières années, et si oui, la composante
financière suffit-elle, à elle seule, à expliquer le désarroi ? Pourquoi la crise perdure-t-elle alors que le
gouvernement vient d'accorder d'importantes révolutions de tarifs ? Autant de problématiques que
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
traitent dans cet ouvrage économistes, juristes, politologues, sociologues soucieux d'analyser en
profondeur les modifications des caractéristiques fondamentales du système de santé français. Mais
cet ouvrage ne se limite pas à une mise à plat des symptômes et de leurs causes récentes et
anciennes. Il constitue aussi un outil de réflexion dessinant la vision d'un nouveau système de santé.
Lehmann, C. (2003). Patients, si vous saviez.... confession d'un medecin généraliste, Paris : Robert Laffont
Dans cet ouvrage, Christian Lehmann, médecin généraliste, livre son opinion sur le système de santé
français, qui privilégie la technique sur les hommes.
2002
Destiné à un public large, ce livre veut rencontrer les interrogations principales des usagers potentiels
du système de santé, face aux mutations de la médecine, à son rôle dans l'organisation sociale, et au
fonctionnement problématique du système de soins en France. Futur prometteur pour certains, avenir
catastrophique pour d'autres, les nouvelles interventions biomédicales remettent en cause les
grandes catégories anthropologiques comme la vie, la mort, la filiation. En même temps, chacun peut
constater les limites des actions possibles face à la maladie. Dès lors, comment penser la médecine
entre ses progrès indéniables et ses limites voire parfois ses insuffisances ? La première partie du livre
aborde les problèmes liés aux mutations des cadres de la médecine : acteurs professionnels,
pratiques, "bénéficiaires" (irruption des droits des malades), transformations des modes de
financement, monde de l'hôpital, institutionnalisation de la bioéthique. La seconde veut cerner ces
mutations dans leurs effets en abordant des paradoxes en acte : le développement de la génétique
côtoie le retour des pathologies infectieuses ; les corps mêmes deviennent ressources thérapeutiques
tout en continuant à être objets d'intervention ; certaines étapes de la vie voient remis en cause leur
statut d'étapes naturelles (naissance, mort, vieillesse). Les réalisations parfois spectaculaires de la
biomédecine en changeant les perspectives de vie ouvrent des questions sur la qualité de la vie
offerte, les effets secondaires, la douleur et la souffrance qui les accompagnent, et posent parfois
crûment le problème des limites voire des échecs des interventions médicales et de leurs gestions
quotidiennes par les médecins et les malades.
2001
Le progrès médical, la diffusion des moyens d'information et de communication, les nouveaux droits
des patients ont considérablement modifié le comportement des patients et des médecins. Ce rapport
retrace cette évolution socio-culturelle et médicale, et analyse les conséquences sur la formation et la
pratique médicale, voire le partage de l'exercice médical par des non-médecins, dans le cadre de
l'Europe médicale.
(2001). "Médecin : un nouveau métier : entre rôle social et rôle sanitaire, les nouvelles modalités de l'exercice
professionnel." Les Jeudis De L'ordre : 39.
" Médecin, un nouveau métier " ; cette terminologie traduit la réalité d'un exercice professionnel en
constante mutation, tant le métier de médecin subit de plein fouet d'une part les évolutions de notre
société, et d'autre part le progrès scientifique, qu'il s'agisse d'un approfondissement des
connaissances ou de l'émergence de nouvelles techniques ou technologies. En effet, polymorphe par
nature, le métier de médecin ne saurait se résumer à une seule définition, étant donné la diversité des
modes d'exercice et le nombre des spécialités qui le caractérisent. Cependant, les évolutions actuelles,
telles que la féminisation de la profession, le développement des nouvelles technologies de
l'information et de la communication, la démographie médicale, la construction d'une Europe de la
Santé, ou encore l'émergence de nouvelles relations avec les professions para-médicales, etc. ouvrent
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
la voie à un certain nombre de mutations dans l'exercice quotidien de la médecine et plus largement
encore dans la définition du métier de médecin. C'est pourquoi le Conseil national de l'Ordre des
médecins, promoteur et garant de la qualité de l'exercice professionnel de la médecine, a souhaité
consacrer un de ses Jeudis à ce sujet essentiel qu'est le nouveau métier de médecin. Bien au-delà d'un
simple constat de la réalité actuelle de l'exercice professionnel, ce Jeudi pose la question de la
définition de l'exercice professionnel de demain. Conscients de l'ampleur du champ de réflexion, le
Conseil national de l'Ordre, ainsi que les témoins et experts invités à s'exprimer, ont tenté d'apporter
des premiers éléments de réponse à une question qui ne cessera de se poser.
2000
(2000). An 2000, quels médecins, pour quels patients, pour quelle médecine ?, Paris : SmithKline Beecham
Ce « Livre blanc » témoigne du bouillonnement des idées qui agite la profession médicale en
mutation, bien décidée à prendre en charge son destin. Le médecin doit-il devenir - s'il ne l'est pas
déjà - gestionnaire de la santé publique ? A partir de leur expérience de terrain, de nombreux
praticiens donnent ici leur avis, en décrivant l'antinomie qui règne souvent entre le souci de l'intérêt
des patients et celui des finances publiques. Confrontés aux difficultés administratives, matérielles et
humaines, beaucoup s'inquiètent de l'état actuel du système de santé. A travers ces témoignages, ils
peignent par petites touches leur vie quotidienne à la rencontre des patients. A l'ère de la
communication et de l'information tous azimuts, le dialogue n'est pas forcément facile, mais chacun
s'efforce de trouver la bonne méthode pour conduire le malade vers la guérison.
Charpak, Y. c. et Knockaert, R. c. (2000). "Dossier : les médecins aujourd'hui en France." Actualite Et Dossier En
Sante Publique(32) : 3-66, carte, tabl., graph.
[BDSP. Notice produite par ENSP 95R0x85v. Diffusion soumise à autorisation]. Que sait-on des
médecins ? Que ce soit leur nombre, pléthorique ou insuffisant à terme, leurs statuts, leur répartition,
leur responsabilité, leur formation, les informations les plus diverses existent. Ce dossier montre que
la profession de médecin a subi de profondes mutations, et que son hétérogénéité croissante reflète
des réalités de plus en plus complexes.
Glorion, B. (2000). Quelle médecine au XXIe siècle ? : il est temps d'en parler, Paris : Plon
Bernard Glorion, président du Conseil de l'Ordre des Médecins, tente dans cet ouvrage une étude à la
fois critique et prospective de la médecine du XXIe siècle. Refusant la langue de bois, trop souvent
reprochée aux organisations officielles, il ne fuit pas les grands débats : la réforme de l'enseignement
médical, les défis technologiques et scientifiques, les nouvelles maladies, la médecine préventive, la
médecine prédictive et le statut de l'embryon, la prise en compte de la fin de vie, les médecines
publique ou libérale, et bien sûr, le problème de la Sécurité sociale. Il prône une réforme en
profondeur du monde de la santé, tant dans les institutions que dans l'université, les syndicats, le
ministère et...le Conseil de l'Ordre. Sa profession de foi : un nouveau partenariat médecin/patient.
Les médecins français sont-ils en train de perdre aujourd'hui leur fameux pouvoir ? Chacun a son idée
sur la question. L'analyse distanciée et actualisée d'un spécialiste en sciences politiques a le mérite de
sérier les différents « pouvoirs » des médecins et leurs évolutions respectives.
1999-1963
(1999). L'avenir du système de soins : la plateforme des propositions. Paris CNOM : 46, tabl.
Engagé par les textes qui le régissent et par son action quotidienne au service de la qualité des soins,
l'Ordre des médecins a entamé dès 1998 une réflexion sur l'évolution du système de santé. Cette
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
réflexion a abouti en janvier 1999 à une plate-forme de propositions pour l'avenir du système de santé
de notre pays. Aujourd'hui, après plusieurs mois de travail et de dialogue avec les partenaires du
monde de la santé et les médecins, l'Ordre présente son plan de propositions, adopté lors de la 223e
session du Conseil national. Cette plate-forme de propositions est déclinée en 4 axes qui permettent
de tenir compte de la pratique professionnelle, de l'évolution de la société, mais aussi des grands
principes déontologiques. L'Ordre présente donc des solutions pérennes et efficaces fondées sur la
compétence, le contrôle et la médiation entre tous les acteurs. Les axes retenus sont les suivants :
veiller à la qualité des actes médicaux, promouvoir de nouveaux modes d'organisation et de nouvelles
relations entre médecins, promouvoir des modes de gestion décentralisés, développer la
corresponsabilité dans la gestion du système de soins.
(1999). Rapport du comité de concertation sur la médecine générale. Paris FNMF : 58.
Ce rapport est le résultat de la réflexion du Comité de concertation sur la médecine générale institué
auprès de la Mutualité Française. Les objectifs étaient les suivants : analyser les besoins des malades
et de la population dans les domaines des soins et de la santé ; décrire les fonctions du système de
soins et la place que la médecine générale doit occuper dans ce système ; énumérer les fonctions de
soins et de santé publique des médecins généralistes qui satisfont aux besoins des malades et de la
population ; formuler des propositions d'organisation et de fonctionnement
Jolly, D. et al. (1999). La médecine prédictive : médecine de l'homme sain au XXIe siècle, Paris : Médecine
Sciences Flammarion
La médecine prédictive deviendrait capable, grâce aux tests génétiques, de déceler chez le sujet sain
les risques de développer au cours de sa vie un certain nombre de maladie. Cette dimension nouvelle
de la médecine autait un impact psychologique social et économique au XXIe siècle, dans nos sociétés
développées et provoquerait des transformations dans l'exercice de la médecine. De grands experts
français, issus de disciplines différentes (médecine, génétique, droit, sciences humaines et sociales),
ont eu, pour la première fois, l'opportunité de confronter leurs points de vue. Ils ont analysé ensemble
le mythe du meilleur des mondes « génétiques ». La foi sans limite de certains biologistes dans les
progrès de la technologie génétique se heurte aux dangers liés à l'incertitude des tests prédictifs, à la
transgression des principes humanistes de la médecine, aux conséquences psychologiques et
comportementales qui risquent de survenir chez...l'homme sain au XXIe...
Le, Pen, C. (1999). Les habits neufs d'Hippocrate. Du médecin artisan au médecin ingénieur, Paris : Calmann-
Levy
L'auteur de cet ouvrage s'interroge sur le "nouveau médecin libéral" : Va-t-on vers une "médecine
industrielle" ? La Sécurité sociale doit-elle être privatisée ? Comment adapter le financement de la
santé aux évolutions de notre époque ? Où se situe la France par rapport aux autres pays développés ?
Brossant un vaste panorama de la pratique médicale et de ses relations avec les institutions qui la
finance, l'auteur montre comment s'installe ce modèle du "médecin ingénieur", dont les moindres
décisions sont encadrées par des protocoles imposés ; comment la Sécurité sociale, prise entre les
contraintes budgétaires et la pression des assureurs privés, tente de s'adapter à la nouvelle donne du
marché. Il analyse la marge de manoeuvre dont dispose encore chaque acteur de ce boulversement
social majeur, s'il demeure soucieux de la santé des Français du XXIe siècle.
Simoncini, A. (1999). Pour une médecine des hommes libres, Pantin : Le Temps des Cerises
Les progrès scientifiques et techniques dans le domaine de la santé fascinent le public en même temps
qu'ils mettent en lumière les échecs et les manques de la médecine moderne. L'hyperspécialisation et
la technicisation, éléments structurants de la performance médicale, modifient la relation médecin-
patient au point de méconnaître souvent l'unité de l'Homme-malade. Le système de santé est de plus
en plus soumis à des déterminants économiques. Il est inefficace à réduire les inégalités devant la
maladie et la mort qui ne cessent de s'aggraver. Chacun s'accorde à en souhaiter une rénovation qui
concilie efficacité médicale et humanité. Au coeur du débat sur la réorganisation de la médecine
ambulatoire, ce livre trace quelques pistes à propos de la pratique médicale, de la prévention, de
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Stasse, F. (1998). Rapport de la mission de concertation sur l'avenir de la médecine de ville. Paris Ministère
chargé de la Santé : 88, tabl.
Demandée par Martine Aubry à François Stasse, conseiller d'Etat, ce rapport sur l'avenir de la
médecine de ville en France est le résultat d'une mission de concertation approfondie avec les
organisations représentatives des médecins et internes ainsi qu'avec les représentants des caisses de
Sécurité sociale. Cette mission était constituée de quatre groupes de travail réfléchissant sur les
thèmes suivants : l'avenir des unions régionales de médecins libéraux, le partage de l'information, la
participation des médecins libéraux aux politiques de santé publique ainsi que la régulation des
dépenses de médecine de ville et les modes de rémunération des médecins. Ce rapport montre que la
profession médicale connaît une crise importante due à un déficit de confiance et un déficit de
régulation, en dépit du progrès rapide des connaissances médicales.
Bouffechoux, T. H. (1997). La santé en France : le malade, le médecin et l'état, Paris : Le Monde Editions
Hassenteufel, P. (1997). Les médecins face à l'Etat : une comparaison européenne, Paris : Presses de Sciences
Po
Patrick Hassenteufel compare les rapports entre les médecins et l'Etat dans plusieurs pays d'Europe. Il
met en évidence le rôle important de la représentation organisée des médecins, en particulier sous la
forme syndicale et il en souligne la grande diversité. Il étudie aussi si la maîtrise des dépenses de santé
et les réformes des systèmes de santé, en aiguisant les conflits internes à la profession et en
provoquant une « crise de la représentation », remettent en cause les rapports entre les médecins et
l'Etat et si celles-ci traduisent un certain déclin du pouvoir médical.
Polton, D. (1997). "Régulation contractuelle et partage des responsabilités : modèle français et modèles
étrangers." Droit Social(9-10) : 839-844.
En France, depuis le début des années 1990, des dispositifs de régulation de dépenses fondés sur des
accords avec les professions se sont mis en place dans le secteur libéral du système de santé. La
réforme de 1996 y a rajouté un dispositif d'objectifs prévisionnels de dépenses, assortis de possibilités
de reversements en cas de dépassement, pour les médecins libéraux. Qualifier ce dispositif de
contractuel relève un peu aujourd'hui de la provocation tant il a cristallisé l'opposition d'une fraction
importante du corps médical. Pourtant, comme les mécanismes mis en place pour les cliniques
privées, les biologistes ou les infirmières, il ne peut fonctionner correctement, notamment en ce qui
concerne la répartition des responsabilités entre les praticiens, que dans le cadre conventionnel. C'est
précisément le partage des responsabilités qui est évoqué dans cet article, selon deux dimensions :
l'articulation entre les prescripteurs et les professions prescrites d'une part, l'articulation entre
l'individuel et le collectif d'autre part.
Guillaume, P. (1996). Le rôle social du médecin depuis deux siècles (1800-1945), Paris : Association pour l'Etude
de l'Histoire de la Sécurité Sociale ; La Documentation Française
L'intérêt que l'on peut porter aux médecins et à l'évolution de leur rôle social depuis deux siècles
découle de leurs ambitions. Mal admis dans le monde des notables, auquel, sauf exception, il
n'appartient pas par sa naissance, le médecin du 19ème siècle n'en doit pas moins se consacrer à
l'exercice d'une charité qui incombe normalement aux nantis. En règle générale, il ne se dérobe pas à
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
ses obligations inscrites dans le serment d'Hippocrate, mais il subit de plus en plus difficilement
l'alourdissement de ses charges découlant de la médicalisation des milieux les plus défavorisés. Le
triomphe des doctrines hygiénistes contribue également à accroître les responsabilités des médecins
qui en viennent à se syndicaliser. Au 20ème siècle, tout en se déclarant, en principe, favorable à la
socialisation de la médecine, le corps médical, d'ailleurs profondément divisé, résiste à l'innovation et
croit trouver une protection dans une organisation corporative. Cet ouvrage tente de démêler la
complexité de l'histoire des médecins pleine de contradictions.
Sanchez, S. (1996). La Médecine en flagrant délit : le malade oublié, Paris : Editions du Felin
Cet ouvrage est une plongée dans les coulisses du monde médical et explique pourquoi le médecin est
mis sur la sellette : le malade, devenu un "consommateur de soins" demande des comptes s'il est
insatisfait, comme à un fournisseur de services. Différentes affaires sont examinées : vol de clientèle,
médecins menacés par la concurrence de confrères peu scrupuleux, conflits d'intérêts entre
spécialistes et généralistes et entre médecine classique et homéopathie, erreurs médicales, etc.
Tabellion, G. (1996). Le rôle social et économique des médecins généralistes. Boulogne-Billancourt INCM : 23,
tabl., graph.
A partir des données d'une enquête menée auprès des médecins généralistes français de juin à
septembre 1996, ce document analyse le rôle social et économique des médecins : carte d'identité,
activité globale, nature des actes, démographie médicale, activité médico-sociale, grandes
pathologies, incidence des rmo.
(1994). Rapport du Comité de concertation pour la modernisation de la pratique médicale. Paris FNMF : 22.
Ce rapport est résultat d'une réflexion engagée par la Mutualité Française sur la modernisation de la
pratique médicale et son devenir en France. Ce comité de concertation réunissait majoritairement des
médecins (généralistes et spécialistes). Après un examen de la médecine ambulatoire puis de
l'exercice hospitalier, ce document présente un projet en matière de formation initiale et continue et
de régulation du système de soins.
Aiach, P. d. et Fassin, D. (1994). Les métiers de la santé : enjeux de pouvoir et quête de légitimité, Paris :
Anthropos - Economica
Régulièrement annoncée, la crise de la médecine est de plus en plus souvent présentée comme une
crise touchant globalement le système de santé. Sont invoqués pêle-mêle, à l'appui de ce diagnostic,
la prolétarisation de la condition des praticiens libéraux, la disparition prochaine des chirurgiens
généralistes, la dégradation des conditions de travail des infirmières, la multiplication des affaires
judiciaires impliquant des médecins, la perte de confiance vis-à-vis des soignants, un
désenchantement à l'égard de la médecine et de ses représentants. En s'appuyant sur des études de
cas illustrant les situations particulières de diverses professions, ce livre montre que, derrière la crise
invoquée, ce qui est en jeu, c'est une reconfiguration de l'espace social de la santé où se redéfinissent
les territoires et les frontières de chaque métier, où s'établissent des modes différents de légitimation
des soignants, finalement où se distribuent de nouveaux rapports de pouvoir entre les professionnels,
la société et l'Etat.
L'histoire de la médecine présentée dans cet ouvrage ne se borne pas au récit des grandes
découvertes, mais explore les conditions matérielles et mentales qui ont permis leur éclosion et leur
diffusion. Elle accorde autant de place aux praticiens ordinaires qu'aux grands savants, aux échecs
qu'aux succès, aux maladies qu'aux traitements. Plutôt que de juger le passé à l'aune de nos
connaissances, ce livre montre que tout système médical naît, vit, évolue ou mérite harmonie avec les
conditions et les exigences de la société qui l'entoure.
Faure, O. (1994). Les Français et leur médecine au XIXème siècle, Paris : Belin
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Au cours du XIXème siècle, la médecine scientifique a fait son entrée dans la vie quotidienne des
Français : riches et pauvres sont devenus des clients assidus des médecins, et des consommateurs
impénitents de médicaments, sans pour autant abandonner leurs anciennes pratiques (recours aux
rebouteux ou aux charlatans). En retraçant l'histoire de cette révolution culturelle - où les exigences
sociales l'emportent souvent sur les raisons scientifiques - Olivier Faure décrit la mise en place
progressive de notre système de santé au sein d'un monde médical en pleine mutation, où se côtoient
médecins et guérisseurs, pharmaciens et herboristes. Il met à jour les raisons profondes des
problèmes qu'affronte aujourd'hui ce système (4éme de couverture).
L'auteur de cet ouvrage, Hervé Hamon s'est posé une question simple : quel est le métier de la
personne qui me soigne, comment vit-elle ce métier et comment ce métier façonne t-il sa vie. Il est
parti à la recherche de médecins "ordinaires" et a écarté volontairement les "psy", les chercheurs, les
légistes. Ce livre retrace son parcours. Pendant trois années il a en effet suivi ces médecins en
exercices.
Hassenteufel, P. (1994). La profession médicale face à l'Etat : une comparaison France/Allemagne. Doctorat en
science Politique ; Université de Paris 1. : 462, ann.
Cette thèse de doctorat aborde en ne laissant dans l'ombre aucune des approches qui peuvent aider à
mieux comprendre les délicats rapports entre la profession médicale et l'Etat en France et en
Allemagne. Dans la première partie, l'auteur détaille "la construction historique et
l'institutionnalisation de la profession médicale". Il aborde ensuite les "codifications" de la
représentation de la profession médicale, montrant les différentes étapes et objectifs du syndicalisme
médical ; et enfin dans une troisième partie, l'auteur appréhende la vaste question de la
représentation des politiques de santé : comparaison dans l'approche des politiques publiques,
corporatismes et attitudes de la profession médicale face au problème de la maîtrise des dépenses de
santé.
Hertch, C., et al. (1993). Cinquante ans d'exercice de la médecine en France : carrières et pratiques des
médecins français (1930-1980), Paris : Les Editions INSERM ; Doin
Réalisé à partir d'une enquête approfondie auprès de cinq mille médecins retraités en France, cet
ouvrage retrace la vie professionnelle de ces derniers : leur formation, leur entrée dans la profession,
l'agencement de leur cabinet, leurs gestes diagnostiques thérapeutiques, leurs relations avec leurs
malades. Cette étude d'un groupe professionnel est aussi l'histoire du passage de la médecine du
passé à la médecine d'aujourd'hui.
A partir de reportages effectués dans différents pays (France, Etats-Unis, Pologne, ex-U.R.S.S.), ce
livre-enquête jette un regard "budgétaire" sur la médecine en France et dans le monde. Car l'argent
est au coeur du système de santé. Vient-il à se raréfier qu'il bouleverse l'équilibre d'un secteur
fondamental de notre société. Aujourd'hui, avec la fin de l'Etat-Providence, la santé (hôpitaux,
médicaments, médecine générale) entre en mutation.
Issad, R. et Grehillon, M. (1992). La dictature d'Hyppocrate : enquête sur la santé globale et sur quelques
moyens simples d'y parvenir, Paris : Denoël
Enquête sur le concept et les pratiques de santé en France. Document d'humour, voire pamphlet, qui
veut démontrer les conséquences néfastes des soins envisagés comme un marché porteur.
Réflexion sur les médecins et leur place dans la société française actuelle. En effet, confrontés à une
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
crise économique qui impose des choix et la maîtrise concertée des dépenses de santé, à une
évolution technologique et démographique, il est urgent que la profession médicale se redéfinisse.
Lazar, P. (1990). 12 thèses pour le renouveau de la médecine libérale : rapport d'étape à Monsieur le Ministre
des Affaires Sociales et de la Solidarité et à Monsieur le Ministre Délégué chargé de la Santé. Paris
M.S.S.P.S. : 55.
L'arrivée de la gauche au pouvoir en France a relancé le débat sur la politique de santé. Cet ouvrage
aide à mieux situer les enjeux de ce débat et de cette politique. L'auteur de ce document fait une
analyse historique et théorique de la médecine libérale et de la signification du secret professionnel,
du libre choix du médecin par le malade, de la liberté de prescription, des modes de rémunération des
médecins. Il apporte ensuite une réflexion sur la hiérarchie hospitalo-universitaire et son rôle dans la
formation des futurs médecins. L'auteur fait ensuite un plaidoyer pour une psychiatrie de meilleure
qualité et une contribution à l'élaboration d'une politique de prévention.
Steudler, F. (1973). "L'évolution de la profession médicale : essai d'analyse sociologique." Cahiers De Sociologie
Et De Demographie Medicales(2) : 61-67.
Cet article examine les transformations profondes qu'a connu la profession médicale. L'évolution
socio-économique et les mutations qui en résultent, les bouleversements de la technique et des
sciences médicales, entraînent une modification de la pratique médicale et conduisent la profession,
dont le pouvoir et l'autorité changent et se retrouvent remises en question, à se définir de plus en plus
par rapport aux organismes de financement comme la Sécurité sociale et à l'Etat dont l'emprise et le
contrôle se font croissants.
Hatzfeld, H. (1963). Le grand tournant de la médecine libérale, Paris : Les Editions ouvrières
Ce livre reprend pour l'essentiel la thèse de troisième cycle présentée en 1962 par Henri Hatzfeld à la
Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l'Université de Strasbourg. Après un aperçu sur la
sociologie et la Sécurité sociale, il analyse l'émergence de la profession médicale libérale, ses relations
avec les malades et avec l'Etat.
2023
Arnault, F. (2023). L'atlas de la démographie médicale . 2 tomes : Situation au 1er janvier 2023. Approche
territoriale des spécialités médicales et chirurgicales. Paris Conseil National de l'Ordre des médecins : 2 vol.
(141; 268 ).
[Link]/lordre-medecins/conseil-national-lordre/demographie-medicale
Le Conseil national de l’Ordre des médecins publie l’Atlas annuel 2023 de la démographie médicale en
France : celui-ci révèle cette année une quasi-stagnation des médecins en activité régulière (197 417,
soit -1,3% entre 2010 et 2023), érosion compensée par l’augmentation du nombre de médecins en
activité intermittente (remplaçants : 16452 en 2013) et en cumul emploi-retraite (20159). Concernant
ces médecins retraités poursuivant encore une activité, leur nombre devrait cesser de croître, voire
baisser dans les prochaines années, rendant compte de la fragilité de la démographie médicale
pendant une décennie encore. Quelques tendances précédemment notées se confirment : le corps
médical (médecins en activité régulière) s’est majoritairement féminisé (51%) ; le rajeunissement est à
l’œuvre (âge moyen des médecins en activité régulière en 2023 : 48,6 ans), avec cependant de fortes
disparités territoriales. Plusieurs constats s’imposent par ailleurs : Le creusement des inégalités
territoriales d’accès aux soins ; La perte continue d’attractivité de l’exercice libéral depuis 2010, sans
en déduire pour autant que l’exercice salarié, hospitalier notamment, ne souffre pas ; Une
désaffection relative mais croissante de l’exercice libéral régulier en médecine générale, expliquant
une baisse plus forte qu’attendue du nombre de médecins traitants ; Le retrait de la plupart des
spécialités des territoires en périphérie de région, éloignés des métropoles régionales, impactant
accès et parcours de soins ; ’augmentation progressive de la part des médecins à diplôme étranger,
l’émigration des médecins à diplôme français étant par ailleurs non mesurée.
CNOP (2023). Les pharmaciens : Panorama au 1er janvier 2023. Paris Conseil National de l'Ordre des
pharmaciens : 144.
[Link]
pharmaciens-panorama-au-1er-janvier-2023
Depuis plus de 10 ans, l’Ordre réalise un panorama démographique des pharmaciens en exercice sur le
territoire métropolitain et ultramarin. Celui-ci répond à deux objectifs majeurs : analyser les
évolutions démographiques des différents métiers de la pharmacie et nourrir les travaux relatifs au
renouvellement de la profession. Ce panorama contribue ainsi aux travaux menés par l’Observatoire
National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) et ceux de la Conférence Nationale
visant à établir les Objectifs pluriannuels de professionnels de santé à former. Cet état des lieux met
notamment en évidence une baisse de 0,3 % du nombre de pharmaciens en exercice avec un passage
sous la barre symbolique des 74 000 inscrits au tableau. Conscient des enjeux qui se dessinent, l’Ordre
a lancé une feuille de route en décembre dernier autour de deux priorités incontournables que sont
l’amélioration de l’attractivité de la profession et la garantie de la démographie pharmaceutique. Ce
panorama, arrêté au 1er janvier 2023, en est à la fois la clé de voûte et le point de référence.
Pora, P. "Près d’une infirmière hospitalière sur deux a quitté l’hôpital ou changé de métier après dix ans de
carrière ." Etudes et Resultats (Drees)(1277): 4p.
[Link]
infirmiere-hospitaliere-sur-deux
Cette publication étudie les trajectoires professionnelles des infirmières hospitalières entrées dans la
profession entre 1989 et 2019. Ces parcours sont analysés à partir des données administratives du
Panel tous actifs produit par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Cette étude s’attache à décrire la part des infirmières hospitalières qui occupent toujours ce métier au
fur et à mesure de leur carrière et si elles exercent cet emploi à l’hôpital, en tant que salariée d’un
autre secteur ou en libéral. L’effet de la maternité sur le volume de travail salarié et sur les sorties de
l’emploi salarié est aussi décrit.
Simon, M. (2023). "Les étudiantes en formation d’infirmière sont trois fois plus nombreuses à abandonner en
première année en 2021 qu'en 2011." Etudes et Resultats (Drees)(1266): 7p.
[Link]
etudiantes-en-formation-dinfirmiere-
sont#:~:text=En%202021%2C%2010%20%25%20des%20%C3%A9tudiantes,en%20troisi%C3%A8me%2
0ann%C3%A9e%20en%202021
2022
Cnam (2022). Zoom sur les professions de santé libérales. Paris Cnam.
[Link]
professions-de-sante-liberales
Fiches synthétiques analysant la démographie, la patientèle, l'activité, les prescriptions et les honoraires
des différentes catégories de professionnels de santé libéraux : médecins (généralistes, MEP et
spécialistes), chirurgiens-dentistes, sages-femmes, auxiliaires médicaux.
2021
Anguis, M., Bergeat, M., Pisarik, J., et al. (2021). "Quelle démographie récente et à venir pour les professions
médicales et pharmaceutiques ? - Constat et projections démographiques." Dossiers De La Drees (Les) (76) : 74.
[Link]
recente-et-venir-pour-les
2020
Bouet, P. et Gerard-Varet, J. F. (2020). L'atlas de la démographie médicale 2020. 2 tomes : Situation au 1er
janvier 2020. Approche territoriale des spécialités médicales et chirurgicales. Paris Conseil National de l'Ordre
des médecins : Tome 1 141 Tome 142 143.
[Link]/lordre-medecins/conseil-national-lordre/demographie-medicale
La tendance de l’état de la démographie médicale en France montre que nous sommes sur un relatif
plateau. La baisse du nombre de médecins est plus modérée qu’elle n’a pu l’être. Malheureusement
cette baisse va se poursuivre, sans doute au moins jusqu’en 2025, mais ensuite la situation devrait
s’améliorer avec l’augmentation progressive des reçus. Mais dans les territoires les plus défavorisés, le
besoin se fait ressentir fortement.
2019
Anguis, M., Chaput, H. et Marbot, C. (2019). "10 000 médecins de plus depuis 2012." Etudes et Resultats
(Drees) (1061) : 4.
[Link]
En France, au 1er janvier 2018, 226 000 médecins sont en activité. Parmi eux, 45 % sont des médecins
généralistes et 44 % exercent à l’hôpital au moins une partie de leur temps. Depuis six ans, l’effectif de
médecins a progressé de 4,5 %, sous l’effet de la hausse du nombre de médecins hospitaliers.
2017
(2017). Professionnels de santé au 1er janvier 2015. Comparaisons régionales et départementales, Paris : INSEE
[Link]
10 ans après le 1er Atlas, publié en 2007, l’Atlas 2017 offre une première vision décennale de
l’évolution démographique des médecins dans chacun de nos territoires. Les enseignements issus de
cette comparaison sont nombreux : baisse du nombre de médecins en activité régulière, féminisation
de la profession, renouvellement générationnel… L’Atlas 2017 a également été l’occasion de croiser
des données publiques. Alors que la santé reste l’un des premiers symptômes des fragilités
territoriales, cette étude comparée démontre que les territoires souffrant de difficultés d’accès aux
soins sont aussi touchés par d’autres fragilités (contexte socio-économique, aménagement du
territoire et couverture numérique, déterminants de santé des populations…).
Bouet, P. et Rasse, S. (2017). Études longitudinales (2007-2017) des médecins nés hors de France et des
médecins diplômés hors de France : perspectives des flux migratoires et trajectoires. Paris Conseil National de
l'Ordre des médecins : 166, tabl., graph., cartes.
Cette étude sur les flux migratoires de médecins à diplômes étrangers en France constate une
augmentation constante des médecins étrangers en activité régulière depuis 10 ans. En 2017, on
dénombre 22 619 médecins à diplôme étranger en activité régulière. Cela représente 11% de l’activité
régulière en France en 2017. Parmi ces médecins titulaires d’un diplôme délivré dans un autre pays,
45% sont originaires de l’Union européenne. Contrairement à une idée largement répandue, cette
population n’est pas une réponse aux difficultés territoriales d’accès aux soins. Cette étude montre
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
que ces médecins étrangers, quelle que soit leur nationalité, et à l’instar de leurs confrères français, ne
s’installent pas dans les zones définies comme déficitaires par les ARS. Par ailleurs et de manière
générale, on observe que la part de l’exercice salarié est dominante (62 %) chez les médecins titulaires
d’un diplôme européen ou extra-européen. Cela est vérifié partout en France : l’exercice salarié est
privilégié par les médecins à diplôme étranger dans toutes les régions de France, par les médecins à
diplôme européen comme par les médecins à diplôme extra-européen.
2016
Barlet, M., et al. (2016). "Portrait des professionnels de santé." Serie Etudes Et Recherches - Document De
Travail - Drees(134) : 123.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE R0xknpr8. Diffusion soumise à autorisation]. Au travers de
fiches pédagogiques et synthétiques, cet ouvrage fournit un état des lieux inédit sur les 1,9 millions de
professionnels de santé qui exercent en France. Il livre les chiffres clés sur les différents aspects des
métiers et des parcours des professionnels de santé. Les deux premières parties dressent un
panorama de la profession, ses évolutions et les spécificités des différents exercices puis ses
rémunérations selon le mode d'exercice, le métier ou la spécialité exercés. La formation fait l'objet
d'une troisième partie. Une dernière partie esquisse les tendances des futures évolutions
démographiques et examine la répartition des professionnels telle qu'elle pourrait se dessiner sur le
territoire.
Le, Breton-Lerouvillois, G. et Rault, J. F. (2016). Atlas de la démographie médicale en France. Situation au 1er
janvier 2016. Paris Conseil National de l'Ordre des médecins : 326, tabl., graph., cartes.
Au 1 er janvier 2016, la France comptait 88 886 généralistes en activité, contre 97 012 dix ans plus tôt.
L'exercice libéral recule particulièrement. La plus grande partie de la France est concernée par cette
diminution des effectifs généralistes à l'exception de départements côtiers ou frontaliers. Leur nombre
a diminué de 8,4 % entre 2007 et 2016.
2015
(2015). Démographie des médecins libéraux et remboursements de l’assurance maladie. Les comptes de la
sécurité sociale : Résultats 2014. Prévisions 2015 et 2016., Paris : Ministère chargé de la santé : 114-
117, fig.
La Cnam recense 116 100 médecins libéraux en France en 2014, dont 60 900 omnipraticiens (y
compris 7 200 médecins à exercices particuliers) et 55 200 spécialistes. Alors que la population
française a crû en moyenne de 0,6% par an entre 2004 et 2014, les effectifs des médecins libéraux
sont restés globalement stables. Cette stabilité masque toutefois un fléchissement amorcé à partir de
2010. La densité moyenne des médecins est de 82 généralistes pour 100 000 habitants et 85
spécialistes pour 100 000 habitants en France métropolitaine, ce qui situe la France dans la moyenne
haute des pays européens en termes de densité médicale (cf. OCDE Heath Statistics 2015). Cependant,
la répartition des médecins sur l’ensemble du territoire présente des disparités. Certaines régions,
bien qu’elles soient bien dotées en médecins, peuvent intégrer des départements en situation de
désert médical. C’est le cas par exemple de la région Île-de-France où l’on observe trois des
départements les moins denses de France en médecins généralistes libéraux en 2014. Cette fiche
dresse un état des lieux de la répartition des médecins en métropole et examine ensuite le lien entre
le niveau d’honoraires par tête des médecins libéraux conventionnés du secteur 1 et la démographie
médicale du lieu d’exercice.
Laur, A. (2015). "La liberté d'installation des médecins, responsable ou bouc-émissaire de la désertification
médicale ?" Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 11(10) : 472-476.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
La liberté d'installation des médecins a été maintes fois menacée de restriction au cours des réformes
sur la santé ces 30 dernières années, le but officiel étant de lutter contre la désertification médicale.
Toutefois, aucune réforme n'a remis en cause cette liberté fondamentale. Entre mesures incitatives et
menaces de mesures coercitives, la liberté d'installation du corps médical reste un problème sensible
sujet à de nombreux conflits entre les médecins et l'État. Aucune solution concrète n'a été trouvée
pour faire face aux zones sous-médicalisées. L'article s'intéressera à analyser les mesures envisagées
et les solutions envisageables pour réguler ce principe déontologique fondamental, et l'impact que
cela aura sur le devenir de la Sécurité sociale.
Rault, J. F. (2015). "Démographie : 8 idées reçues et corrigées." Medecins : Bulletin D'Information de L'Ordre
National des Medecins(40) : 17-22, graph.
2014
Bachelet, M. (2014). "Les affectations des étudiants en médecine à l'issue des épreuves classantes nationales."
Etudes et Resultats (Drees) (894) : 6.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE mok7R0xt. Diffusion soumise à autorisation]. À l'issue des
épreuves classantes nationales (ECN) de 2013,7 623 étudiants ont été affectés à un poste d'interne
dont 7 517 pour la première fois en troisième cycle des études médicales. 96,5% des postes ouverts
ont été pourvus, un chiffre proche de celui de 2012 (96,7%) et plus élevé que les années précédentes
(90%). Cette hausse s'explique en partie par la réforme adoptée en 2011. Seuls 280 postes sont restés
vacants en 2013. La médecine générale a notamment pourvu 95% de ses postes, comme en 2012.
Selon leur classement, 28% des étudiants (hors contrats d'engagement de service public) peuvent
choisir entre les 30 spécialités offertes, plus de la moitié entre 20 spécialités, et tous entre les 4
spécialités pour lesquelles des postes sont restés vacants : comme en 2012, il s'agit de la médecine
générale, de la médecine du travail, de la santé publique et de la psychiatrie. La mobilité géographique
continue d'être importante : plus de la moitié des étudiants changent de subdivision de formation à
l'entrée en troisième cycle.
2013
Sicart, D. (2013). "Les professions de santé au 1er janvier 2013." Serie Statistiques - Document de Travail -
Drees(183) : 92.
[Link]
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE 9BEBGR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Ce document
expose en introduction les différents traitements statistiques effectués à partir du répertoire Adeli
(corrections et améliorations de la qualité du fichier). Il présente par la suite pour chaque profession
un ensemble de tableaux comportant l'effectif global et sa répartition par situation professionnelle
(libérale, salariée), département d'exercice, sexe, tranche d'âge, tranche d'unité urbaine, et secteur
d'activité.
2012
Sicart, D. (2012). "Les médecins au 1er janvier 2012." Serie Statistiques - Document de Travail - Drees(167) :
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 35 sur 437
[Link]/documentation/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
143.
[Link]
janvier-2012
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE tFR0x9AH. Diffusion soumise à autorisation]. Ce document de
travail présent les résultats sous la forme de tableaux d'effectifs et pourcentages et sont ventilés selon
la spécialité, la situation professionnelle (libéral, salarié), le secteur d'activité, la tranche d'âge, le sexe,
la région, le département et la tranche d'unité urbaine. Ils sont complétés par une cartographie
régionale et départementale des densités pour l'ensemble des médecins : les médecins généralistes,
les médecins spécialistes, les médecins libéraux et mixtes, et les médecins salariés exclusifs.
2011
Barlet, M. et Cavillon, M. (2011). "La démographie des infirmiers à l'horizon 2030 : un exercice de projections
aux niveaux national et régional." Etudes et Resultats (Drees) (760) : 8.
[Link]
lhorizon-2030-un-exercice-de
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE 9F8qR0xo. Diffusion soumise à autorisation]. L'évolution du
nombre d'infirmiers en activité dépend des choix professionnels des infirmiers et des décisions des
pouvoirs publics. Les projections ici présentées permettent de simuler, sous certaines hypothèses, les
effets probables de mesures de régulation et de changements de comportements sur l'évolution des
effectifs d'infirmiers. En maintenant constants les comportements des infirmiers et les décisions des
pouvoirs publics (scénario tendanciel), le nombre d'infirmiers en activité devrait continuer à
augmenter jusqu'en 2030 mais à un rythme de moins en moins soutenu. La répartition des infirmiers
par mode d'exercice serait assez peu modifiée, l'hôpital public restant le mode d'exercice le plus
fréquent : environ 50% des infirmiers continueraient d'y exercer. Enfin, les écarts entre les densités
régionales d'infirmiers libéraux devraient se réduire fortement. Trois autres scénarios ont été
modélisés afin de simuler l'impact de différentes mesures sur les effectifs à l'horizon 2030. La réforme
des retraites comme la réforme statutaire des infirmiers salariés de l'hôpital public conduirait à
augmenter de 4% les effectifs d'infirmiers en 2030. Cette hausse toucherait tous les secteurs d'activité
s'agissant de la réforme des retraites, mais les seuls salariés de l'hôpital public pour la réforme
statutaire.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE I9kpkR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Au 1er janvier
2010, près de 520 000 infirmiers en activité en France sont recensés. Cette profession a vu ses effectifs
multipliés par 1,7 en 20 ans. En 2010, on compte plus de 800 infirmiers en activité pour 100 000
habitants. Cette profession, féminine à 88%, travaille principalement à l'hôpital public (49% des
effectifs). Les infirmiers, en particulier les libéraux, ne se répartissent pas également entre les régions
et, en 10 ans, ces fortes disparités spatiales ne se sont pas réduites. Les migrations régionales sont peu
fréquentes mais se font toujours au profit (ou au détriment) de certaines régions. Classiquement, les
régions du Sud profitent de ces flux migratoires. Les hommes sont plus enclins à changer de mode
d'exercice et à choisir de s'installer en libéral. Enfin, les infirmiers salariés des hôpitaux publics cessent
leur activité en moyenne à 56 ans, ceux des hôpitaux privés à 59 ans et les libéraux à 61 ans.
2008
2006_points-de-repere-23_assurance-[Link]
[BDSP. Notice produite par CNAMTS 8DAR0x8q. Diffusion soumise à autorisation]. Ce Point de repère
présente quelques résultats synthétiques, issus du système national inter-régimes (SNIR), sur la
démographie et les honoraires des médecins libéraux.
Dormont, B. et Samson, A.-L. (2008). "Carrières des médecins généralistes : les inégalités entre générations."
Serie Etudes - Document De Travail - Drees(75) : 39.
[Link]
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE nIs7R0x8. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article vise à
étudier l'impact de la régulation de la démographie médicale sur les carrières des médecins
généralistes du secteur 1. A partir d'un panel représentatif des omnipraticiens en exercice sur la
période 1983-2004, nous mettons en évidence que les conditions d'installation des médecins, qui sont
liées au numerus clausus, affectent leurs honoraires de manière durable. Une analyse économétrique
permet d'identifier les effets de la date, de l'ancienneté et de la cohorte sur les honoraires. Les
inégalités intergénérationnelles sont considérables. Les cohortes installées dans les années 1980
subissent les impacts conjoints du baby-boom et d'un numerus clausus élevé : elles perçoivent les
honoraires les plus faibles. En revanche, la diminution progressive du numerus clausus a amélioré la
situation financière des cohortes installées à partir du milieu des années 1990. L'écart estimé entre les
honoraires permanents des différentes cohortes peut atteindre 25%, toutes choses égales par ailleurs.
2007
Hartmann, L. et Ulmann, P. (2007). Démographie médicale française : les spécialités en crise : situation au 1er
janvier 2006. Etude ; n°39-2. Paris CNOM : 116, tabl., graph., carte, ann.
Depuis deux ans, la section santé publique du Conseil National de l'Ordre des Médecins étudie plus
particulièrement certaines spécialités qui vont très rapidement poser des problèmes d'effectifs ou de
répartition, dites "spécialités en crise". Pour cette troisième année, cinq spécialités ont été passées au
crible : l'anatomie et cyto-pathologie humaines ; la biologie médicale ; la médecine du travail ; la
médecine scolaire. En outre, la médecine générale, désormais considérée comme spécialité, fait
l'objet d'une analyse particulière, compte tenu de sa spécificité, des problèmes liés à la permanence
des soins et de son rôle désormais pivot dans notre système de santé. Ainsi, une partie de cette étude
porte sur l'activité réelle des médecins généralistes et l'exercice en cabinet de groupe.
Vega, A. (2007). "Les comportements de cessation d'activité des médecins généralistes libéraux. Tome 1." Serie
Etudes - Document De Travail - Drees 1(73) : 118, tabl., ann.
[Link]
cessation-dactivite-des-medecins
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE 9kr8BR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Ce rapport
qualitatif donne la parole à une trentaine de médecins généralistes libéraux, retraités ou en fin
d'activité, exerçant ou ayant exercé dans différents départements métropolitains, et invités à parler
de la cessation de leur activité libérale. Il souligne et permet de mieux comprendre un certain nombre
de réalités qui transcendent la diversité des situations et des pratiques des médecins. En analysant les
facteurs déterminant les prolongations d'exercice et les départs précoces, ce travail socio-
anthropologique met cependant en évidence l'existence de différents groupes de praticiens aux
intérêts divergents. C'est dans cette hétérogénéité que les réformes "globales" ou n'intégrant que des
éléments pécuniaires trouvent leurs limites.
2006
(2006). "Le secteur libéral des professions de santé en 2004 : Médecins, Chirurgiens-dentistes, Sages-femmes,
Laboratoires, Auxiliaires médicaux." Carnets Statistiques (Cnamts) (112) : 157.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 37 sur 437
[Link]/documentation/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[BDSP. Notice produite par CNAMTS javrwR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Ce numéro spécial
présente le secteur libéral des professions de santé au 31 décembre 2004 : démographie, honoraires,
activité, données nationales, régionales et départementales.
(2006). "Les professions de santé et leurs pratiques." Dossiers Solidarite Et Sante (Drees) (1) : 83.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE 7HR2R0xi. Diffusion soumise à autorisation]. Ce numéro
présente un panorama des professions de santé et de leurs pratiques, abordant différentes questions,
comme celle des évolutions démographiques, des salariés dans le secteur hospitalier et des recours
urgents ou non programmés à la médecine de ville.
2005
(2005). "Démographie médicale : vers un ciblage des zones de fragilité en médecine générale." Point De
Conjoncture (Cnamts) (35-36) : 59.
[BDSP. Notice produite par CNAMTS LwVHR0xn. Diffusion soumise à autorisation]. Dans sa rubrique
"Coup de projecteur", ce numéro double présente les premiers résultats d'une étude réalisée par la
CNAMTS et un groupe d'URCAM, en collaboration avec la CCMSA et la CANAM, visant à cibler les
zones fragilisées par une trop faible densité médicale. Cette étude repose sur le choix d'une méthode
spécifique de découpage par zones de recours aux soins de médecine générale et permet de prendre
en compte les flux réels des patients vers les cabinets médicaux, de même que les caractéristiques de
leur demande de soins.
Après une présentation de la situation des pharmaciens en France au 1er janvier 2005, cette étude
décrit leurs comportements d'entrée, de mobilité et de sortie de la vie active. Une telle analyse
permet de mieux comprendre les trajectoires professionnelles des pharmaciens, leur évolution dans le
temps et leurs déterminants, dans la perspective des travaux de projection démographique.
Marquier, R. (2005). "Les cinq premières années de carrière des infirmiers sortis de formation initiale." Etudes
Et Resultats(393) : 12.
[Link]
des-infirmiers-sortis-de
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE R0xVQtz0. Diffusion soumise à autorisation]. Cette étude porte sur les
caractéristiques des cinq premières années de carrière des jeunes infirmiers sortis de formation
initiale en 1998. Les infirmiers ont, d'après l'enquête, une origine plus modeste que les étudiants de
niveau de formation comparable et les femmes y sont plus nombreuses (84,6 %). Les nouveaux
diplômés passent très peu de temps au chômage, accèdent très rapidement à l'emploi et acceptent
une mobilité géographique plus importante que les autres diplômés de niveau équivalent. Les
infirmiers ayant débuté dans le secteur privé sont toutefois, dans les cinq ans, passés dans le secteur
public plus souvent que l'inverse. Après en moyenne quatre années d'exercice, 4 % d'entre eux
choisissent d'exercer en libéral, principalement les hommes (9 % - 3 %). Lors de leur première
embauche, ils sont plutôt mieux rémunérés que les autres jeunes diplômés de niveau équivalent, en
revanche leur progression salariale s'avère plus faible sur cinq ans.
2001
Delaporte, F. (2001). "Les professions de santé : éléments d'informations statistiques." Collection Etudes -
Document De Travail - Drees(9) : 34, tabl., graph.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xsNhtN. Diffusion soumise à autorisation]. Après une
introduction retraçant l'évolution des professions de santé dans les quinze dernières années, ce
document présente plus en détail la démographie, les revenus et le temps de travail des médecins,
des infirmières, des masseurs-kinésithérapeutes, des sages-femmes et des pharmaciens.
Langlois, J. (2001). La démographie médicale future : mesures proposées par l'Ordre des médecins. Paris CNOM
: 21, tabl.
Grâce au rapprochement des trois registres de démographie médicale (Cnamts, Drees, Cnom), il
semble possible aujourd'hui de faire des prévisions sur l'effectif futur des professions médicales.
Cependant, ces prévisions ont un défaut : elles sont basées sur l'hypothèse que la médecine
(connaissances et pratiques professionnelles), la demande et l'offre de soins seront dans le futur
identiques au présent. Or, l'évolution de la médecine et de la société, difficilement prévisibles, ne sont
pas ainsi prises en compte. Après un état des lieux sur la situation actuelle de la profession médicale,
ce rapport oriente sa réflexion selon trois thèmes majeurs : la gestion des effectifs médicaux futurs en
vue de maintenir le corps des actifs à un niveau déterminé (lequel ?) ; la gestion de l'offre de soins par
transfert éventuel de certaines fonctions effectuées jusqu'alors par les médecins à d'autres acteurs de
soins ; la stratégie à mettre en place afin de réduire les disparités géographiques.
2021
Bocognano, A. et Charrier, R. (2021). Les flux d’internes de médecine Suivi de la filiarisation 2013 - 2018.
Etudes; 2. Paris ONDPS : 27.
[Link]
2018_droit_au_remords.pdf
Depuis la réforme des études de médecine de 2009 et le principe de la filiarisation qui revient à choisir
une spécialité précise au début de l’internat, les postes à ouvrir pour les internes de médecine dans les
différents diplômes d’études spécialisées (DES) sont arrêtés par subdivision, sur propositions de
l’ONDPS. La répartition des postes d’internes a pour objectif de répondre aux besoins de santé de la
population. Cependant la distribution initiale des postes se trouve modifiée par différentes situations :
les départs définitifs qui réduisent les effectifs d’une cohorte d’internes (poursuite de l’internat à
l’étranger, choix de repasser les épreuves classantes nationales, état de santé…) ou l’exercice du droit
au remords qui modifie le choix du DES et donc les équilibres entre spécialités. Cette étude présente
les résultats des enquêtes annuelles de l’ONDPS dans l’objectif de mieux connaître ces situations et de
mesurer l’ampleur de leur impact sur la régulation.
Bonnet, C., Leclerc, C., Noel, C., et al. (2021). Approche synthétique des besoins de la population dans les
domaines couverts par certaines formations du 3ème cycle d’études médicales. Paris ONDPS: 106.
En 2017, la ministre de la santé Agnès Buzyn invitait l’Observatoire national de la démographie des
professions de santé (ONDPS) à faire des propositions pour « la détermination du nombre de postes à
ouvrir par subdivision à compter de 2019 pour les options et les formations spécialisées transversales
proposées dans le cadre du troisième cycle des études médicales». C’est dans ce cadre que l’ONDPS a
sollicité la Fnors pour lui apporter des éléments d’appréciation des besoins de la population dans un
certain nombre de domaines au niveau national et au niveau des subdivisions d’internat. Ce document
restitue les huit monographies thématiques réalisées sur les champs couverts par cinq formations
spécialisées transverses (Addictologie, Douleur, Maladies allergiques, Nutrition appliquée, Sommeil) et
pour les deux options du DES de Psychiatrie (Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Psychiatrie de
la personne âgée).
Douguet, F. et Vilbrod, A. (2021). La sage-femme, le généraliste et le gynécologue : les enjeux des relations
entre des métiers en tension. Paris ONDPS: 222.
[Link]
femme_le_generaliste_et_le_gynecologue.pdf
En 2017, l’ONDPS a reçu la mission, de la part de la ministre de la santé Agnès Buzyn, de lancer une
étude sur la prise en charge de la santé sexuelle et reproductive des femmes. L’une des particularités
de cette prise en charge tient à la pluralité des acteurs : sages-femmes, médecins généralistes,
gynécologues médicaux et obstétriciens. Les compétences de chacun sont pour partie bien différentes
mais aussi pour partie communes et qui, de ce fait, se superposent. L’intensité des tensions entre
professionnels soulève la question des formes de coopérations possibles. C’est dans cet objectif que
l’ONDPS a confié au Laboratoire d’études et de recherche en sociologie (LABERS), une étude sur les
relations entre ces différents professionnels, à partir des enseignements de l’histoire et de l’analyse
sociologique. Ce rapport présente le résultat de leur étude et vise à mieux appréhender les pratiques
de coopération, de délégation, les habitudes de travail mais aussi les résistances à cette coopération.
ONDPS (2021). Conférence nationale du 26 mars 2021 - Rapports et propositions - Objectifs pluriannuels de
professionnels de santé à former. Paris ONDPS : 119.
[Link]
nationaux-pluriannuels
Après cinquante ans de régulation par le numerus clausus, l’offre de santé sera désormais déterminée
par l’expression des besoins des territoires et l’expertise de nombreux acteurs réunis au sein de la
conférence nationale. En effet depuis 2020, les objectifs nationaux pluriannuels de professionnels de
santé à former se substituent au numerus clausus. Plus souples, concertés avec les régions, ils visent à
mieux répondre aux besoins de santé. À la demande de Monsieur Olivier Véran, ministre des
Solidarités et de la Santé, l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS)
a conduit les travaux préparatoires de la première conférence nationale. L’approche a consisté à
essayer de prendre en compte des éléments démographiques et non démographiques pour estimer
au mieux la ressource humaine nécessaire pour répondre aux besoins de santé à échéance 2030-2040.
Ce rapport présente une synthèse des travaux de la concertation régionale, organisée avec les agences
régionales de santé et de la concertation nationale menée par l’ONDPS qui ont conduit à proposer des
objectifs nationaux pluriannuels de professionnels de santé à former aux ministres des Solidarités et
de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Touze, E. et Bocognano, A. (2021). Démographie des chirurgiens-dentistes. État des lieux et perspectives. Paris
ONDPS : 118.
2019
Bocognano, A., Lhermet, C. et Petit, V. (2019). Les étudiants européens dans le troisième cycle de médecine en
France. Etudes ; 1. Paris ONDPS : 30.
[Link]
La formation des médecins est un volet déterminant de la démographie médicale. Le numerus clausus
pour l’entrée en médecine et l’accès au 3ème cycle à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN)
en constituent aujourd’hui les principaux leviers de régulation. Dans cette étude qui paraît
aujourd’hui, l’ONDPS s’intéresse à l’analyse d’un phénomène encore peu documenté : « Les étudiants
européens dans le 3ème cycle de médecine en France ». En effet, en 2018, on compte plus de 600
étudiants européens qui ont présenté leur candidature aux ECN qui donnent accès au 3ème cycle des
études médicales en France. Leur nombre a quadruplé depuis 2012, et en 2018 ils représentaient 6,6
% des candidats. L’étude de l’ONDPS apporte un éclairage sur le parcours de formation de ces
étudiants. Une connaissance fine de ces flux migratoires deviendra essentielle aux projections de
démographie médicale.
2016
Golfouse, A. et Pheng, B. (2015). Les épreuves classantes nationales (ECN) donnant accès au 3ème cycle des
études médicales. Paris ONDPS : 65.
[Link]
Après une première étude sur les conditions d’installation des médecins en ville en France et dans cinq
pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, Pays-Bas et Royaume-Uni), réalisée en collaboration
avec Ylios, qui s’interrogeait sur la diversité des dispositifs destinés à orienter l’installation des
médecins en ville, l’ONDPS publie une seconde étude sur Les mobilités internationales des quatre
professions de santé : flux entrants et sortants des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et
pharmaciens. Réalisée en collaboration avec la Fédération nationale des observatoires régionaux de
santé (FNORS), elle a pour objectif : - de procéder à une description exhaustive et historique de
l’environnement réglementaire (français et européen) des flux d’étudiants et de diplômes étrangers et
de cerner le stock et les flux de professionnels diplômés à l’étranger, de nationalité étrangère ou
française, qui s’installent en France ; - de définir très précisément les données statistiques disponibles
en la matière, tant en termes de flux entrants que sortants (taux d’évaporation des diplômés français).
A travers ces deux études, qui ont bénéficié de l’engagement et de l’apport d’un grand nombre
d’acteurs de la santé, l’ONDPS espère apporter un éclairage utile sur la situation actuelle notamment
d’une croissance récente et importante des installations de professionnels à diplôme étranger, en
particulier pour les médecins et les chirurgiens-dentistes, et préconise que ce travail puisse être utilisé
afin d’enrichir de nouveaux modèles de projection : - en comparant la situation française, en
distinguant les professions, les spécialités, et le lieu d’exercice (établissement de santé ou ville) avec
celle de quelques autres pays européens ; - en mesurant si cet afflux de diplômés étrangers présente
ou non une fonction correctrice par rapport aux régions et spécialités considérées comme sous-dotées
; - en réfléchissant à l’articulation actuelle entre les dispositifs réglementaires qui régissent
ONDPS (2016). Les mobilités internationales des quatre professions de santé : flux entrants et sortants des
médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens. Paris ONDPS : 185, tab., graph., fig.
[Link]
quatre-professions-de-sante-flux-entrants-et
Cette étude, réalisée en collaboration avec la Fédération nationale des observatoires régionaux de
santé (Fnors), décrit, en termes de démographie médicale et d'environnement règlementaire, les
mobilités de médecins, odontologistes, sages-femmes et pharmaciens (professionnels et étudiants)
qui viennent exercer en France après des études à l'étranger ou qui, à l'inverse, n'exercent pas en
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 41 sur 437
[Link]/documentation/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Pheng, B. (2016). Les sages-femmes : une profession en mutation. Paris ONDPS : 242, tab., graph., fig.
[Link]
de-la-demographie-des-professions-de-sante
Cet ouvrage collectif rassemble dix contributions qui ont pour point commun d’interroger le devenir
de l’exercice professionnel et de l’activité des sages-femmes. Ces contributions sont réparties en trois
volets thématiques : démographie médicale, compétences élargies, nouveaux modes d'organisation.
Les travaux présentés dans cet ouvrage s’appuient sur des données ou des contributions discutées
dans le cadre d’un groupe de travail mis en place à l’ONDPS en 2015-2016.
2015
ONDPS (2015). Les conditions d’installation des médecins de ville en France et dans cinq pays européens. 2
volumes. Paris ONDPS : 2 vol. (101 ; 145), fig., tabl., cartes.
[Link]
En France, le système de santé est fondé historiquement sur une gestion différenciée de l’offre de
soins : planificatrice et étatisée dans le secteur des établissements de santé (par exemple carte
sanitaire et autorisation de lits et d’équipements lourds après 1970, SROS après 1991, etc.), de
tradition libérale et conventionnelle dans le secteur de ville. Ainsi, l’essentiel de la régulation de la
médecine de ville est réalisé, en amont de l’installation, par le biais des dispositifs qui s’appliquent aux
flux d’étudiants (places ouvertes au numerus clausus par UFR à l’issue du concours de fin de première
année - PACES - et épreuves classantes nationales - ECN - qui déterminent pour tous les étudiants
ayant validé leur second cycle d’études, les postes d’internat ouverts par spécialité et UFR). Les
dispositifs qui tendent à organiser l’offre de ville sont beaucoup plus récents et conservent le statut de
correctifs incitatifs : il s’agit en particulier de la loi HPST de juillet 2009 qui impose aux nouvelles ARS
de définir le maillage pertinent de leur région (les territoires de santé) et d’y organiser les soins de
premier recours en ville ou encore le Pacte Santé Territoire de décembre 2012 qui crée les praticiens
territoriaux de médecine générale (PTMG). Cette situation a conduit l’Observatoire national de la
démographie des professions de santé à s’interroger sur les dispositifs qui, dans quelques pays
européens proches, sont destinés à orienter l’installation des médecins en ville. L’étude est
complétée, dans un second volume, par des monographies par pays : Allemagne, Belgique, Espagne,
Pays-Bas et Royaume-Uni (résumé de l’éditeur)
Dans ce rapport, l’ONDPS présente trois études dont l’objet commun est d’apporter un éclairage
concret à la question, souvent évoquée de façon théorique et politique, de la régulation
démographique des professionnels de santé en France : sont en effet abordés successivement le
numerus clausus de quatre professions de santé, la situation démographique des chirurgiens-
dentistes, enfin le bilan de la filiarisation des épreuves classantes nationales.
2013
ONDPS (2013). État des lieux de la démographie des chirurgiens-dentistes. Paris ONDPS : 41, tab., graph., fig.
Ce document dresse un état des lieux de la démographie des chirurgiens-dentistes sur la période
1971-2013. Il analyse les disparités régionales ainsi que l'impact de la denité médicale sur la
consommation médicale à l'horizon 2040.
2010
ONDPS (2010). Rapport 2009-2010 de l'ONDPS. Tome 1 : les internes en médecine : effectifs et répartition
2010-2014. Paris ONDPS : 93, tabl., carte, ann.
[Link]
_Effectifs_et_repartition_2010-[Link]
À partir des propositions des comités régionaux, l'ONDPS propose au ministre chargé de la Santé et au
ministre chargé de l’enseignement supérieur le nombre et la répartition des effectifs de professionnels
de santé à former, par profession et par spécialité, dans les cinq prochaines années. La présente
publication est consacrée à la présentation des résultats des travaux relatifs aux propositions
d’internes de médecine à former, par région ou subdivision, pour la période 2010-2014. L’objectif
d’une répartition plus égalitaire des médecins, inscrit dans la loi HPST, ainsi que celui de la priorité
accordée à la médecine générale sont, bien sûr, centraux. La plus grande attention est également
portée aux capacités de formation et à leur potentiel d’évolution. En effet, les travaux précédents de
l’observatoire ont permis de prendre la mesure des tensions créées par l’importante augmentation du
nombre d’internes. Ces tensions se révèlent parfois de façon particulièrement marquée au niveau de
certaines subdivisions ou pour certaines spécialités. Elles impliquent de tenir compte des possibilités
actuelles et potentielles des appareils locaux de formation pour évaluer la faisabilité des
redéploiements d’effectifs d’étudiants que la démographie médicale pourrait justifier. Cette attention
est d’autant plus nécessaire que les difficultés ressenties au cours de la formation se traduisent
souvent par un allongement des délais d’installation. La première partie de ce rapport rappelle le
déroulement de la démarche et présente les propositions auxquelles elle a abouti, en les situant par
rapport aux décisions figurant dans l’arrêté ministériel du 12 juillet 20103. Une seconde partie
présente les données et indicateurs retenus pour caractériser les situations de façon homogène, puis
les dossiers constitués pour chacune des régions. Ces dossiers rassemblent les principaux indicateurs
positionnant la région par rapport aux données nationales ainsi que la synthèse des arguments
justifiant les propositions formulées par les comités. Enfin, deux tableaux en annexe présentent les
données de cadrage relatives à la démographie étudiante et le bilan par région et par spécialité des
diplômés et des inscrits à l’ordre des médecins pour la période 2001-2008.
2009
ONDPS (2009). Analyse des professions. Insuffisance rénale chronique, masseur-kinésithérapeute. Rapport
2008-2009 de l'ONDPS. Tome 2. Paris ONDPS : 115.
Le tome 2 du rapport annuel de l'Ondps, Analyse des professions : Insuffisance rénale chronique,
masseur kinésithérapeute, fournit une analyse de la prise en charge médicale de l’insuffisance rénale
chronique. L’état des lieux, plus particulièrement approfondi dans quatre régions, permet de mettre
en lumière les liens entre les données démographiques, la patientèle et l’implantation territoriale des
structures de soins, mais aussi d’étudier les comportements des plus jeunes. Trois scenarii
d’évolutions illustrent les questions à débattre et les choix qui pourraient s’opérer. Ce tome comporte
également la synthèse d’une étude consacrée au métier de masseur-kinésithérapeute. Elle rassemble
les principales données démographiques et identifie les diverses facettes de l’exercice du métier.
ONDPS (2009). Le renouvellement des effectifs médicaux. Rapport 2008-2009 de l'ONDPS. Tome 3. Paris
ONDPS : 153.
2008
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 43 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
ONDPS (2008). Rapport 2006-2007 de l'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé :
synthèse générale. Paris ONDPS : 68, carte, graph.
[Link]
ONDPS (2008). Rapport 2006-2007 de l'ONDPS. Tome 1 : la médecine générale. Paris ONDPS : 76, abl., carte,
ann.
[Link]
ONDPS (2008). Rapport 2006-2007 de l'ONDPS. Tome 2 : les internes en médecine : démographie et
répartition. Paris ONDPS : 93, tabl., carte, ann.
[Link]
ONDPS (2008). Rapport 2006-2007 de l'ONDPS. Tome 4 : Les métiers de la cancérologie. Paris ONDPS : 125,
tabl., carte, ann.
[Link]
Le tome 4 du troisième rapport de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS)
fournit une analyse particulière de la situation de la vingtaine de professions médicales et
paramédicale participant à la prise en charge des patients atteints d'un cancer. L'analyse
démographique des métiers et de leur évolution est approfondie pour les 6 professions dont l'activité
est consacrée, de façon certaine, à la prise en charge des patients atteints de cancer.
Collet, M., et al. (2008). Rapport 2006-2007 de l'ONDPS. Tome 3 : Analyse des professions : chirurgiens
dentistes, les métiers de la périnatalité. Paris ONDPS : 125, tabl., carte, ann.
[Link]
premier diagnostic régional des effectifs des professions engagés dans le domaine de la périnatalité
est aussi présenté. Ce tome comporte également une synthèse sur les métiers qui assurent le
fonctionnement du bloc opératoire.
2006
ONDPS (2006). Rapport 2005 de l'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé : synthèse
générale. Paris La documentation française : 58, carte, graph.
[Link]
Collet, M., et al. (2006). Rapport 2005 de l'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé.
Tome 2 : Analyse de deux professions : pharmaciens, infirmiers. Paris La documentation française :
119, tab., graph., carte.
2004
ONDPS (2004). Rapport 2004 de l'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé :
synthèse. Paris La documentation française : 54, tab., graph.
L'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé livre au public, avec ce premier
rapport 2004, une synthèse générale, ainsi que quatre tomes thématiques sur les professions de santé
en France. Chaque tome rend compte des résultats du travail de collaboration accompli tout au long
de cette année, au sein du conseil d'orientation et des comités régionaux. La synthèse fait le point sur
les grandes tendances de l'évolution des professions de santé en France.
Daniel, C., et al. (2004). Les effectifs et l'activité des professionnels de santé : rapport 2004. Paris La
documentation française : 156, tab.
[Link]
L'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé livre au public, avec ce premier
rapport 2004, une synthèse générale, ainsi que quatre tomes thématiques sur les professions de santé
en France. Chaque tome rend compte des résultats du travail de collaboration accompli tout au long
de cette année, au sein du conseil d'orientation et des comités régionaux. Le tome 1 met en regard
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 45 sur 437
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[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
l'ensemble des données quantitatives disponibles sur les effectifs avec les données sur les conditions
d'exercice et l'évolution des métiers des professions de santé.
Bauer, D., et al. (2004). Démographie régionale de 5 professions de santé de premiers recours : rapport 2004.
Paris La documentation française : 207, tab., graph.
L'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé livre au public, avec ce premier
rapport 2004, une synthèse générale, ainsi que quatre tomes thématiques sur les professions de santé
en France. Chaque tome rend compte des résultats du travail de collaboration accompli tout au long
de cette année, au sein du conseil d'orientation et des comités régionaux. Le tome 4 décrit, par
canton, la démographie de cinq professions de premiers recours : médecins généralistes, pharmaciens
d'officine, chirurgiens-dentistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, et en propose des synthèses
régionales.
➢ Voir aussi la bibliographie sur le site de l’Irdes : Les politiques de lutte contre la désertification
médicale. 2022/06.
2023
Goeminne, J. et et al. (2023). Déserts médicaux : quels leviers pour lutter contre les inégalités d'accès aux soins
? Paris Editions Weka: 37.
Le système de santé français connaît une crise depuis de nombreuses années, ce qui se traduit par de
multiples difficultés, tant pour la communauté médicale que pour les patients : engorgement des
urgences, manque de lits dans les hôpitaux et manque de personnel médical, y compris en ville,
rallongement des délais pour obtenir une consultation voire difficultés à trouver un médecin traitant,
éloignement des soins de proximité et de la plupart des soins spécialisés, etc. Ces difficultés peuvent
engendrer un risque pour l'état de santé des patients et même entraîner une rupture de leur parcours
de soins. En outre, comme l’ont encore tout récemment mis en exergue le rapport de l’AMRF: "Étude
sur la santé en milieu rural #2 La mortalité" ou le rapport de l’Académie nationale de Médecine: " Les
zones sous-denses, dites « déserts médicaux », en France – États des lieux et propositions concrètes",
tous deux publiés en avril 2023, l’accès aux soins suscite de fortes disparités territoriales, alors que la
santé apparaît dans de nombreuses enquêtes d’opinion comme une préoccupation majeure des
Français. Les territoires, au plus proche des habitants, ont leur rôle à jouer dans la refondation de
notre système de santé et la lutte contre la désertification médicale, notamment à travers le soutien
aux centres de santé, aux dispositifs de santé itinérants et à la télémédecine, mais aussi via le
développement d’actions visant à fidéliser les personnels soignants sur leur bassin de vie. Alors que, le
10 mai, l'Assemblée nationale a définitivement voté la proposition de loi portant amélioration de
l’accès aux soins par la coniance aux professionnels de santé et qu’un autre texte, la proposition de loi
« visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels », doit être
débattu en juin chez les députés, cette étude aborde ici les différents leviers sur lesquels l’action
publique locale peut s’appuyer pour (re)construire, pour tous et dans l’ensemble des territoires, un
égal accès aux soins aussi bien en ville qu’en milieu rural.
Meriade, L., Rochette, C. et Langlois, E. (2023). "Identifier les déserts médicaux : la question sous-estimée de
l’accès des patients aux soins." The Conversation.
[Link]
198000
En France, l’accessibilité aux soins et les difficultés qu’elle présente pour les citoyens sont tous les
jours un peu plus au centre du débat public. Les initiatives locales ou nationales destinées à
l’améliorer sont nombreuses. Encore très récemment, une proposition de loi contre les déserts
médicaux déposée à l’Assemblée nationale suggérait par exemple de contraindre l’installation des
médecins dans des territoires sous dotés : cette dernière serait soumise, pour les médecins et les
chirurgiens-dentistes, à une autorisation délivrée par les Agences régionales de santé (ARS).
L’accessibilité aux soins est, de manière générale, évaluée par l’adéquation spatiale entre l’offre et la
demande de soins. Mais si, pour mesurer cette adéquation, l’offre de soins dans les territoires est
relativement bien connue (notamment grâce à une bonne connaissance de la densité de médecins
généralistes ou spécialistes et des temps d’accès des patients à ces praticiens), la demande de soins
est souvent simplement estimée d’après le nombre potentiel de patients d’un territoire et leur âge.
Queneau, P. et Ourabah, R. (2023). "Une innovation de l’Académie de médecine : un service médical citoyen
contractuel d’un an pour les nouveaux diplômés." Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 19(4):
191-192.
[Link]
docs/une_innovation_de_lacademie_de_medecine_un_service_medical_citoyen_contractuel_dun_an
_pour_les_nouveaux_diplomes_332356/[Link]
Phénomène mondial, les déserts médicaux sont une tragédie pour la France. Les déserts médicaux
s’aggravent et concernent aujourd’hui presque tous les territoires : ruraux, au sein de véritables «
déserts sociétaux », mais aussi péri-urbains et urbains, à l’origine d’inacceptables inégalités sociales et
d’abandon des citoyens, les conduisant à de fréquents et graves renoncements aux soins. Et le pire est
à venir…Ils concernent bien entendu la médecine générale, mais aussi presque toutes les spécialités.
C'est por cette raison que l'Académie nationale de médecine propose un service médical citoyen
contractuel d'un an pour les médecins nouvellement diplômés.
Touzé, E., Bocognano, A. et Bourgueil, Y. (2023). "Former plus de médecins pour demain ?" Les Tribunes de la
santé 75(1): 71-89.
[Link]
La question du nombre de médecins à former est en France, comme dans de nombreux pays, au
premier plan dans le débat public à l’heure où la notion de numerus clausus a disparu et où de
nombreuses voix alertent les inégalités territoriales responsables de « déserts médicaux ». La
régulation purement quantitative de la démographie médicale par le numerus clausus, durant plus de
quarante ans, a échoué à obtenir un niveau d’équilibre entre l’offre et les besoins. Le nombre idéal de
médecins qui permet l’accès de tous, sur tout le territoire, à des soins de qualité dépend de la
démographie de la population, de la démographie médicale, mais aussi de la démographie des autres
professionnels de santé, et de nombreux facteurs épidémiologiques, techniques, économiques et
organisationnels, qui sont par essence instables dans le temps et propres à chaque population et
système de santé. Avec la suppression du numerus clausus et l’instauration d’une programmation
pluriannuelle du besoin en médecins, la réforme issue de la loi de 2019 relative à l’organisation et à la
transformation du système de santé replace le processus de régulation dans le temps long. L’approche
par objectifs nationaux pluriannuels a ainsi marqué un pas dans la réflexion. Les travaux préparatoires
à la conférence nationale tenue en mars 2021 ont conclu à la nécessité de continuer à augmenter le
nombre de médecins en formation, ce qui a été acté par les ministres en charge de la Santé et de
l’Enseignement supérieur qui ont arrêté des objectifs pluriannuels de formation en augmentation de
près de 20 %. Mais pour répondre à l’ambition de rapprocher les besoins en professionnels de santé
des besoins de soins, il faut aller encore plus loin dans la prise en compte des déterminants du besoin
en ressources humaines. Tirant leçon du passé, cet article propose des voies nouvelles pour sortir de
l’unique question du nombre de médecins à former, prendre en compte davantage l’organisation du
système de santé et mieux approcher la réponse aux besoins territoriaux de soins.
Vigneron, E. (2023). "Le médecin arrosé." Cahiers De Sante Publique Et De Protection Sociale (Les)(44): 7.
[Link]
arrose/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Les%20Cahiers%20de%20sant%20N44%20sont%20
en%20ligne&utm_medium=email&print-posts=pdf
L’auteur dénonce dans cet article l’attitude des médecins qui freinent l’augmentation nécessaire du
nombre de médecins en formation et qui profitent des déserts médicaux pour demander des
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2022
Rojouan, B. (2022). Renforcer l'accès territorial aux soins : rapport d'information fait au nom de la commission
de l'aménagement du territoire et du développement durable. Paris Sénat: 91.
[Link]
Garantir à chacun, quel que soit son lieu de résidence, l’accès aux soins nécessités par son état de
santé : telle est la ligne directrice que s’est fixée la commission de l’aménagement du territoire et du
développement durable dans cette nouvelle contribution à la résorption des « déserts médicaux »,
après deux précédents rapports d’information, en 2013 et en 2020. Malgré les mises en garde et faute
d’avoir mis en œuvre les recommandations anciennes et récurrentes de la commission, les inégalités
territoriales d’accès aux soins continuent de se creuser et une partie croissante de la population
éprouve de grandes difficultés à organiser son parcours de soins dans de bonnes conditions :
renoncements aux soins, délais d’attente et nombre de Français sans médecin traitant obligent, en
effet, à envisager des solutions innovantes pour réduire de toute urgence les fractures médicales
entre les territoires. Sur proposition du rapporteur Bruno Rojouan, la commission recommande, à
l’unanimité, une combinaison ambitieuse et pragmatique de mesures d’équilibrage territorial de
l’offre de soins, libératrices de temps médical et d’accroissement du nombre de professionnels de
santé formés, en associant les collectivités territoriales qui sont en première ligne.
2021
Association des Maires Ruraux de France. (2021). "Santé : vous reprendrez bien un peu de désert ? Dossier." 36
000 Communes(372) : 7.
[Link]
Alors que la population augmente et notamment celle des personnes âgées, la croissance du nombre
des médecins ne permet plus de suivre la demande et l’on assiste à une stagnation de la densité
médicale depuis les années 2000 à l’échelle du pays tout entier et à une désertification médicale dans
de nombreux territoires. Depuis 30 ans, cette désertification est chaque année un peu plus marquée
car il s’y est ajouté une baisse passagère des effectifs de nouveaux docteurs qui a encore aggravé le
peu d’installations et de reprises de cabinet. Ce sont des régions entières ou presque qui sont
atteintes : la région Centre, la Champagne-Ardenne, l’Auvergne en dehors du Puy de Dôme ou la
Bourgogne. S’observe ainsi un déclassement de pans entiers du territoire.
Babinet, O. et Isnard Bagnis, C. (2021). Les déserts médicaux en question(s), Rennes : HyGée
Mouiller, P. et Schillinger, D. (2021). Les douze recommandations d'un rapport sénatorial pour l'accès aux soins
: Rapport d'information. Paris Sénat.
Ce rapport sénatorial porte sur l’innovation territoriale face au défi que représentent les déserts
médicaux pour les élus locaux. Ils développent 12 pistes de réflexion à l’intention des collectivités et
de l’État, parmi lesquelles la nécessité d’un débat national sur la liberté d’installation des médecins.
Raynaud, J. et Le Bouver, S. (2021). "Accès aux soins et politiques d’aménagement du territoire." Journal De
Droit De La Sante Et De L' Assurance Maladie(29) : 67-74.
[Link]
maladie-jdsam/jdsam-n29-juillet-2021/
Les « déserts médicaux », les « difficultés d’accès aux soins » sont des sujets omniprésents dans
l’actualité des territoires. Les questions de santé n’ont pas attendu la crise Covid pour s’imposer à
l’agenda local. Face à ces difficultés, les collectivités sont amenées à renforcer leur travail de
coordination territoriale, à la fois pour soutenir le travail des acteurs de santé en termes
d’organisation du système de soin, mais aussi pour consolider leur accessibilité et leur attractivité. On
a là un authentique problème d’aménagement du territoire, à plusieurs dimensions : c’est d’abord un
problème de santé en termes de perte de chance ; c’est aussi le pendant sanitaire d’un sentiment plus
large d’abandon des territoires concernés ; c’est enfin un problème d’attractivité croisée (la présence
des soignants est un élément-clé de l’attractivité pour la population ; la présence des autres services
publics est un déterminant de l’implantation des professionnels de santé). Les solutions ne sauraient
donc être unidimensionnelles. Nous en esquisserons un certain nombre. Nous évoquerons enfin la
crise Covid comme banc d’essai de ces organisations nouvelles (tiré du texte).
Ruraux de France., A. (2021). "Le manque de médecins : aux sources de la désertification. Troisièmes résultats
exclusifs." 36 000 Communes(382) : 4.
[Link]
Cette étude pointe les inégalités importantes entre ville et campagne concernant l'accès aux soins en
France. Dans les départements hyper-ruraux, le nombre de spécialistes est de 0,56 pour 1 000
habitants, contre 1,38 dans les territoires hyper-urbains.
2020
APVF (2020). Pour une offre de soins de qualité et de proximité dans les territoires : Contribution de l’APVF.
Paris APVF: 20.
[Link]
les-territoires/
Dans cette étude, l'Association des petites villes de France propose une transformation du système de
soins français et l’instauration d’une véritable démocratie sanitaire dans les territoires fondée sur la
proximité et une logique de coopération entre tous les acteurs du système de soins. Avec un chantier
prioritaire : la lutte contre la désertification médicale.
Genest, J. J. et Darnaud, M. (2020). Proposition de loi visant à favoriser l'installation de médecins dans les
déserts médicaux, Paris : Sénat
[Link]
En 2020, six millions de Français vivent dans ce que l'on peut nommer sans exagération un « désert
médical ». Ils doivent parcourir des distances inacceptables pour avoir accès aux soins et patienter
souvent des mois entiers pour consulter un spécialiste. Bien qu'ils cotisent comme l'ensemble des
assurés sociaux, ces citoyens vivent une véritable rupture d'égalité, exclus de fait du principe
d'universalité de la Sécurité sociale. Si cette disparité n'est pas récente, elle tend à s'aggraver. Le
rapport sénatorial intitulé « Déserts médicaux : agir vraiment », présenté le mardi 5 février 2013 par
M. Hervé Maurey, pointait déjà ce problème. Cette inégalité dans la répartition territoriale de l'offre
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 49 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
de soins s'illustre par des écarts sensibles entre les différents départements, et est encore plus
marquée au niveau infradépartemental. À cette échelle, les zones rurales sont les plus concernées par
le manque de médecins. Les perspectives sont d'autant plus sombres que le nombre de généralistes
âgés de moins de quarante ans y est bien trop faible, comme le confirment les observations récentes
de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Dress) du ministère de
la santé. Dans ces conditions, on doit s'attendre à une très forte dégradation de l'offre de soins
libérale dans les territoires ruraux, s'ajoutant à une situation déjà tendue à l'extrême. Celle-ci ne
pourra être résorbée par le seul abandon du numerus clausus dans les études de médecine à compter
de la rentrée 2020, d'autant plus que ses premiers effets ne seront pas perceptibles avant
l'achèvement de la formation des étudiants, soit l'horizon 2030. C'est pourquoi, afin de répondre au
besoin de mesures à effets rapides, l'article unique de la présente proposition de loi propose d'élargir
le dispositif prévu par la loi du 24 juillet 2019 pour certains territoires ultra-marins à toutes les zones
concernées. Il permettrait ainsi, dans le cadre et les garanties strictement définies par le texte précité,
l'installation de praticiens issus de pays ne figurant pas parmi les critères définis à l'article L. 4111-1 du
code de la santé publique, et dans les zones sous tension déjà délimitées par les agences régionales de
santé. Tandis que de nombreuses régions françaises sont victimes d'une forte pénurie de praticiens,
des pays dont la qualité de la médecine est unanimement reconnue possèdent une forte démographie
médicale, dont bénéficient déjà d'autres États. La France ne peut plus se passer de médecins
compétents en raison de règles trop rigides : la responsabilité du législateur et, en premier lieu du
Sénat, dont la vocation est d'être à l'écoute des territoires en souffrance, est donc d'adopter des
mesures temporaires d'urgence pour faciliter l'installation de nouveaux médecins.
Maurey, H. et Longeot, J. F. (2020). Rapport d'information sur les déserts médicaux. Paris Sénat: 85.
[Link]
Dix ans après la loi Bachelot dite « HPST » et malgré l'accélération du rythme d'adoption des lois et
plans « Santé », les politiques mises en place pour lutter contre les inégalités territoriales d'accès aux
soins demeurent manifestement insuffisantes. Face à l'évidence, les gouvernements successifs
continuent de repousser les solutions volontaristes qui leur sont proposées. Depuis sa création, la
commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat porte une
attention constante à ce sujet. Si elle se réjouit que des avancées aient eu lieu (télémédecine, réforme
des études de santé, partages de compétences entre professionnels de santé) dans le cadre de la
récente loi du 26 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé, elle
considère que tout n'a pas été tenté. Dès lors, elle recommande : 1. d'avancer sur le chemin d'une
troisième voie, entre incitation financière sans contrepartie et coercition à l'installation des médecins,
de régulation progressive des installations de médecins, pour rééquilibrer l'offre médicale dans le pays
au bénéfice des territoires ruraux les plus fragiles ; 2. de mieux adapter l'organisation du système de
soins à la réalité des territoires, en renforçant l'association des collectivités territoriales à la politique
de santé et en activant l'ensemble des leviers susceptibles de libérer du temps médical dans les
territoires.
2019
Caby, D., Zafar, J. D. et Cluzel, V. (2019). "Comment lutter contre les déserts médicaux ?" Tresor-Éco(247) : 12.
[Link]
deserts-medicaux
Depuis les années 2000, certains territoires français, les zones sous-denses ou « déserts médicaux »,
présentent des difficultés, variables selon les spécialités, à maintenir une offre suffisante de médecins.
Cette situation perdure malgré la mise en place d'aides incitant les médecins à s'installer en zone sous-
dense, dont l'efficacité reste à évaluer. La suppression du numérus clausus, qui limitait les effectifs de
médecins à la fin de la première année d'études ou le renforcement du nombre de consultations à
nombre de médecins inchangé (via le déploiement d'assistants médicaux), prévus par la stratégie de
transformation du système de santé « Ma santé 2022 : un engagement collectif » et concrétisés par la
loi d'organisation et de transformation du système de santé, propose des réponses à long terme au
manque général de médecins. Toutefois, des réponses complémentaires aux déséquilibres territoriaux
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 50 sur 437
[Link]/documentation/[Link]
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
pourraient se révéler utiles, l'augmentation à terme du nombre de médecins pouvant ne pas être
suffisante en elle-même pour une meilleure allocation entre offre et besoins au profit des zones sous-
denses. Sans remettre en cause le principe de liberté d'installation, son adaptation temporaire à court
terme dans certaines zones particulièrement sur-dotées pourrait être envisagée, afin d'éviter une
accumulation de l'offre là où elle est déjà très forte et de tendre à une plus grande adéquation entre
densité médicale et première installation. Ceci ne pourrait être mis en place que de façon progressive
et en étroite concertation avec les médecins, pour ne pas risquer d'affecter l'attractivité de l'exercice
libéral. Par ailleurs, certaines mesures pourraient intervenir au moment des études de médecine : - en
fléchant des places à l'internat vers des installations dans ces zones ou en ouvrant des places
supplémentaires pour les premiers étudiants réorientés au cours du premier cycle, à condition qu'ils
s'installent en zone sous-dense ; - en réallouant les places à l'internat dans les spécialités attractives
vers les régions ayant des difficultés à attirer les nouveaux internes ;
Garot, G. (2019). Mesures d'urgence sur la désertification médicale. Paris Assemblée Nationale : 2 vol. (63 +31).
Il y a tout juste une année, l’Assemblée nationale examinait une proposition de loi portant sur la lutte
contre les déserts médicaux. Inscrit à l’ordre du jour par le groupe Nouvelle gauche, rejeté par la
majorité parlementaire, le texte portait notamment sur la mise en place d’un mécanisme de limitation
du conventionnement avec l’assurance maladie dans les zones les plus largement dotées en médecins
- généralistes comme spécialistes. Deux arguments étaient alors avancés à l’appui du rejet : disposer
de davantage de temps pour appliquer les mesures incitatives prévues par la convention médicale de
2016, attendre le plan santé dont on annonçait la sortie imminente et qui comportait un volet d’accès
aux soins. Un an plus tard, le contexte doit alerter la représentation nationale, car le problème
d'inégalités d'accès aux soins persiste et s'accroît. Alors que le projet d'organisation et de
transformation du système de santé a été dévoilé en février 2019, ce rapport présente de nouvelles
mesures pour lutter contre la désertification médicale en France.
La France, comme les autres pays développés, se trouve dans un contexte de répartition inégale des
ressources en santé sur le territoire. L’Île-de-France n’est pas épargnée par ce processus. La question
de l’accès aux médecins généralistes occupe une place croissante dans le débat public. Evaluer les
inégalités d'accessibilité est un enjeu. La mesure des niveaux d’accessibilité aux soins s’est
notablement améliorée ces dernières années grâce à l’indicateur d’Accessibilité potentielle localisée
(APL) développé, au niveau national, par la Drees et l’Irdes. En se focalisant sur une seule région (l’Île-
de-France), de nouvelles données deviennent disponibles et permettent de proposer des adaptations
de cette méthode nationale aux spécificités franciliennes. Différentes hypothèses sont testées. Les
résultats sont présentés sous forme de scénarios, illustrés cartographiquement pour en avoir une
lecture spatiale. Cette étude a été menée en collaboration avec l’Institut de recherche et de
documentation en économie de la santé (Irdes). Parmi les résultats marquants : les résultats sont
présentés sous forme de scénarios comparant l’effet de chacune des hypothèses introduites. Des
séries de cartes permettent également d’en avoir une lecture spatiale. La réduction de l’échelle
géographique d’observation, de la commune à la maille de 200 mètres, met en exergue des disparités
infra-communales importantes. La prise en compte des interactions entre l’offre et la demande à
l’échelle régionale est la seconde évolution qui modifie le plus les niveaux d‘accessibilité mesurés.
L’intégration de la dimension sociale des besoins et des pratiques de mobilité différenciées (voiture,
transports en commun…) a des impacts plus locaux. Enfin, la mise en contexte plus globale de
l’indicateur, notamment en tenant compte des offres médicales alternatives en spécialistes de
premier recours, conduit à apporter une vision des équilibres infra-régionaux très sensiblement
modifiée. Les résultats sont présentés sous forme de scénarios comparant l’effet de chacune des
hypothèses introduites. Des séries de cartes permettent également d’en avoir une lecture spatiale.
Rochoy, M., Favre, J. et et al. (2019). "Attirance des étudiants en quatrième année de médecine pour la
médecine générale : évolution à Lille." Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 15(5) : 233-240.
La filière universitaire de médecine générale est apparue en 2008 et s’instaure progressivement dans
les études médicales, notamment dans le deuxième cycle. L’objectif était de décrire l’évolution de
l’attirance des étudiants en quatrième année de médecine de Lille pour la médecine générale, à
travers les évaluations du séminaire obligatoire de la discipline sur quatre années (2012 à 2015).
L’attirance des étudiants pour la médecine générale a progressé. Les étudiants sont de plus en plus
nombreux à avoir des notions sur la discipline médecine générale. Ils plébiscitent la rencontre précoce
avec la médecine générale au cours de leur cursus.
Silhol, J., Ventelou, B. et Marbot, C. (2019). "Comportements et pratiques des médecins : exercer dans les
zones les moins dotées, cela fait-il une différence ?" Revue Francaise Des Affaires Sociales(2) : 215-249.
Selon les projections récentes, les effectifs de médecins libéraux diminueront de 30 % d’ici à 2027 et la
densité standardisée diminuerait jusqu’en 2023, créant des poches de sous-densité relativement
nombreuses sur le territoire français métropolitain. L’article s’intéresse aux ajustements que les
médecins généralistes de ville mettent en œuvre lorsque, sur leur territoire, ils sont d’ores et déjà
confrontés à cette raréfaction. Les données utilisées sont celles du troisième panel des médecins
généralistes enrichies d’indicateurs fournis par la CNAMTS. Nous nous sommes appuyés sur
l’indicateur d’accessibilité potentielle localisé, développé par l’IRDES et la DREES, pour définir les zones
les moins dotées en généralistes. En comparant les comportements des généralistes exerçant dans les
zones les moins dotées à leurs homologues des zones mieux dotées, il est apparu d’abord que le
planning d’activité du médecin tend à s’intensifier plutôt qu’à s’allonger. Nos données semblent en
effet montrer que les rythmes de consultation dans les zones les moins dotées sont plus élevés, alors
que le temps de travail global des généralistes s’avère quant à lui peu réactif à la densité en médecins
alentour. On note aussi quelques différences statistiquement significatives sur les pratiques médicales
: usage accru de certains médicaments, moins de renvoi vers des soins paramédicaux, suivis
gynécologique probablement un peu moins réguliers, etc. Cependant, il semble que les différences ne
sont pas statistiquement significatives pour les indicateurs de qualité des pratiques rattachés au
dispositif de rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP).
URPS (2019). Pénurie de médecins spécialistes en Île-de-France : L’URPS médecins lance l’alerte, Paris : URPS
[Link]
L’Union régionale des médecins libéraux Île-de-France publie une série de données inédites pour
quantifier la pénurie de médecins libéraux spécialistes, à l’échelle de la région et des départements.
Les données de l’URPS médecins montrent que la baisse du nombre de médecins libéraux est
généralisée, celle-ci n’épargne aucune spécialité et aucun département.
2018
Arsif (2018). Renforcer l'accès aux soins en Ile-de-France : point d'étape fin 2018 (Ma santé 2022). Paris : Arsif :
78, tab., graph., fig., ann.
[Link]
Les chiffres dévoilés dans ce rapport de l'Agence régionale d'Ile-de-France montrent que les grandes
agglomérations de la région francilienne sont aussi touchées par la désertification médicale. En
l'espace de quelques années, la région est en effet passée du statut de privilégiée et "richement"
dotée, dans le domaine de l'accès aux soins, à celui de région rassemblant le plus grand nombre
d'habitants confrontés à des difficultés d'accès aux soins, en particulier en médecine générale. La
pénurie de praticiens ne fait que commencer car la moitié des 22.000 médecins qui exercent en Ile-de-
France, dont 6.000 à Paris, ont plus de soixante ans et les jeunes confrères ne sont pas aussi nombreux
pour leur succéder. De plus, lorsqu'un médecin part en retraite, les murs de son cabinet ont pris une
telle valeur qu'un professionnel en début de carrière n'a pas les moyens de les racheter. Pour lutter
contre le développement des déserts médicaux, l'Union régionale des professionnels de santé (URPS)
et l'ARS soutiennent désormais financièrement l'installation de cabinets médicaux regroupant
plusieurs médecins. En Ile-de-France depuis 2017, 70 projets fédérant 300 praticiens, ont ainsi été
cofinancés à hauteur de 11 millions d'€.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Bismuth, M., Boyer, P., Rodriguez, J., et al. (2018). "Le choix de la médecine générale aux ECN : "des
déterminants qui s'installent dans le paysage"." Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 14(8) :
377-384.
La population de médecins généralistes par habitant en France est en baisse pour plusieurs raisons :
numerus clausus ouvert tardivement, départs en retraite… Les départements universitaires de
médecine générale comme celui de Toulouse ont mis l’accent sur une formation de qualité et cela est
en train de porter ses fruits. Notre étude s’attache à déterminer les composantes du choix de la
médecine générale à Toulouse entre les années 2014 à 2017 et à les comparer aux deux précédentes
études réalisées entre 2008 et 2013.
Caby, D., Deffin, C. et Zafar, J. D. (2018). Comment se déterminent les choix de spécialité et de région de
formation des étudiants en médecine ? Documents de Travail ; 2018/5. Paris DG Trésor : 27.
[Link]
determinent-les-choix-de-specialite-et-de-region-de-formation-des-etudiants-en-medecine
L’organisation des études de santé en France s’articule autour de deux concours : la PACES en fin de
première année, et les ECN en fin de sixième année qui permettent aux étudiants de choisir un poste
d’interne, pour une spécialité et une région de formation données, en fonction du classement qu’ils
ont obtenu. Après avoir analysé les évolutions passées relatives à ces deux concours, le document
détermine les caractéristiques qui semblent déterminantes dans les choix pour une spécialité ou une
région de formation, à partir d’une modélisation ad-hoc développée à cette fin. Cette modélisation
permet en outre d’estimer, si entre choix de la spécialité ou choix de la région de formation, l’un
prédomine ou non sur l’autre. Les principaux résultats montrent que les choix ne dépendent que très
peu du sexe des étudiants et que le choix de la spécialité paraît prédominant relativement à celui de la
région de formation. À cet égard, la forte différenciation entre spécialités et le relativement faible
intérêt pour la médecine générale ou pour les disciplines liées à la prévention sont potentiellement
des éléments à prendre en compte quant à l’allocation optimale de l’offre de soins concernant les
besoins immédiats et à venir.
Casassus, P., Abramovici, F., Galam, E., et al. (2018). "Sauver le médecin généraliste." Medecine : De La
Medecine Factuelle a Nos Pratiques 14(1) : 4-6.
Voici le titre d’un ouvrage qui vient de paraître sous la plume conjointe de Patrice Queneau et Claude
de Bourguignon, un universitaire membre de l’Académie de Médecine et un généraliste [1]. Comment
en est-on arrivé à devoir choisir un tel titre ? La France si souvent – et justement – donnée en exemple
pour son système de santé, une crise médicale grave. La désertification médicale est criante. Elle est le
fruit du départ à la retraite massif des médecins issus du « baby-boom » de l’Après-guerre et de la
décision de quelques habiles énarques de ministère qui, dans les années 1970-1980, devant le gouffre
croissant du déficit de la Sécurité sociale, ont eu la judicieuse idée de réduire le nombre du principal
fautif : le médecin prescripteur… Ainsi, en diminuant (de plus de la moitié) le nombre de médecins, ils
espéraient logiquement diminuer le nombre de prescriptions et donc de dépenses de santé. Ils ont
seulement oublié de réduire aussi le nombre de malades… Grossière erreur aggravée désormais par
deux autres paramètres insuffisamment pris en compte par l’administration qui a relevé depuis une
dizaine d’années le fameux numerus clausus à l’entrée en faculté de médecine : l’allongement
important de la durée de vie (avec une augmentation franche du nombre de sujets âgés, aux besoins
médicaux élevés) et un pourcentage croissant de femmes parmi les étudiants (qui atteint souvent les
75 %). Or – ce n’est ni une critique, ni désobligeant pour elles – les femmes médecins ont souvent une
activité volontairement réduite en temps, certaines même commençant par une période de quelques
années consacrées à leurs enfants avant de se lancer à plein dans leur carrière : cela exigerait d’en
tenir compte dans l’évaluation du nombre de médecins à former…
Garot, G. (2018). Rapport sur la proposition de loi visant à lutter contre la désertification médicale. Paris Sénat :
79.
[Link]
Ce rapport de la Commission des affaires sociales du Sénat accompagne une proposition de loi visant à
remédier à la désertification médicale dans certains territoires français. Les mesures proposées sont
les suivantes : le conventionnement territorial, le tiers payant intégral dans les centres et les maisons
de santé.
Mangeney, C. et Gremy, I. (2018). Les déserts médicaux. De quoi parle-t-on ? Quels leviers d'action ? Paris Orsif
: 130, tab., fig., cartes.
[Link]
deserts_medicaux_vf.pdf
La question de l’accessibilité aux soins ambulatoires de premier recours occupe aujourd’hui les
puissances publiques françaises et préoccupe les citoyens. Preuve en est le nombre d’études, rapports
officiels, projets de lois, ou colloques organisés à ce sujet depuis quelques années. Ce rapport vise à
proposer une synthèse des éléments de diagnostic sur la situation francilienne, mais aussi des
différents facteurs qui conduisent à la situation de pénurie actuelle que connaissent certains
territoires et des mesures correctrices qui sont mises en oeuvre par les puissances publiques.
Schmitt, Y. et Barnay, T. (2018). "Faut-il limiter la liberté d'installation des médecins ? Entretien avec Yannick
Schmitt et Thomas Barnay." Cahiers Francais(406) : 103-115.
Dans un rapport sur l'avenir de l'assurance maladie publié fin 2017, la Cour des comptes proposait,
dans l'idée de rendre l'accès aux soins plus équitable, de limiter la liberté d'installation des médecins
libéraux par le biais d'un système de conventionnement sélectif, qui serait fonction de la zone
géographique d'installation et des besoins de sur ce territoire. Yannick Schmitt et Thomas Barnay
livrent dans cet article leurs points de vue respectifs sur le sujet.
2017
Arnault, F. (2017). Améliorer l’offre de soins : initiatives réussies dans les territoires. Paris Conseil National de
l'Ordre des médecins : 25.
Ce rapport du CNOM identifie les principales catégories d’initiatives en matière d'offre de soins qui
portent d’ores et déjà leurs fruits dans les territoires : La création de maisons pluridisciplinaires de
santé, accompagnée d’un travail mené par tous les acteurs pour en assurer la meilleure répartition
géographique au sein d’un territoire ; L’accompagnement et l’encouragement aux stages
professionnalisants pour les étudiants en médecine ; La mise en œuvre de lieux multiples d’exercice
pour les praticiens ; La promotion de l’assistanat auprès de médecins installés, sous toutes ses formes.
Cardoux, J. N. et Daudigny, Y. (2017). Rapport d'information sur les mesures incitatives au développement de
l’offre de soins primaires dans les zones sous-dotées. Paris Sénat : 129, tab., graph., fig.
[Link]
La France ne manque pas de professionnels de santé mais leur répartition sur le territoire est très
inégale. En outre, les tensions devraient s'accroître à court terme du fait des perspectives de la
démographie médicale. La question de l'accès géographique aux soins cristallise un sentiment
d'abandon d'une partie de la population et des élus, dans un domaine où l'attachement à une prise en
charge solidaire est fort. Elle est toutefois le symptôme de fragilités territoriales dont les enjeux
dépassent la politique de santé et appellent une réponse cohérente des différentes politiques
publiques. Les nombreux dispositifs mis en place pour favoriser le développement ou le maintien de
l'offre de soins primaires dans les zones fragiles (aides à l'installation, mesures fiscales, aides à
l'investissement, bourses d'étude, etc.) poursuivent des ambitions louables. Cependant, mis en place
en ordre dispersé, leur articulation est imparfaite ; par ailleurs, ils se sont superposés sans évaluation,
dans des zones aux contours fluctuants. Pour les rapporteurs de ce rapport sénatorial, il est nécessaire
de bâtir des réponses concertées avec les acteurs de terrain pour agir plus efficacement.
Fromentin, V. (2017). "La désertification médicale : mythes et réalités." Lettre De GalilÉe (La) (H.S. N° 2) : 42,
tab., graph., fig.
Si le phénomène de désertification médicale est souvent évoqué dans la presse régionale comme
nationale, quels sont les réels chiffres de la démographie médicale ? Manque-t-on vraiment de
professionnels de santé ? Comment l’État a-t-il appréhendé le phénomène ? Au-delà des statistiques,
comment s’est-il largement fourvoyé dans sa politique en faveur de la médecine de proximité ? Après
un historique sur la notion de "désert médical", ce cahier spécial de Galilée tente de répondre à ces
questions.
Saint-Andre, J. P. et Richard, I. (2017). "La crise de la démographie médicale : une illusion ?" Esprit(1) : 65-75.
Si la démographie des médecins va changer dans les années à venir, il n’est pas sûr que nous soyons
confrontés à une pénurie. En revanche, les conditions d’installation des médecins vont se révéler
déterminantes étant donné les forts risques de déséquilibre de la répartition des médecins sur le
territoire, entre les spécialités et entre les secteurs d’activité.
2016
Bras, P. L. (2016). "Les Français moins soignés par leurs généralistes : un virage ambulatoire incantatoire ?"
Seve : Les Tribunes De La Sante(50) : 67-91.
[Link]
Depuis 2000, les généralistes sont moins nombreux et aspirent à maîtriser leur temps de travail. Les
Français reçoivent donc moins de soins de leur part ; cette tendance est appelée à se prolonger. Cette
évolution contribue à modérer l’évolution des dépenses. Il est délicat de se prononcer sur ses effets
sanitaires mais l’on peut craindre qu’elle n’ait en s’accentuant des effets délétères. Pour autant, cette
diminution ne fait pas l’objet de débats publics si ce n’est sous l’angle partiel des « déserts médicaux
». Ainsi des discours publics en appelant à des interventions accrues des médecins de premier recours,
notamment pour mettre en œuvre le « virage ambulatoire », peuvent se déployer alors même que
ceux-ci sont moins présents auprès de leurs patients. Infléchir cette évolution supposerait des
révisions profondes en matière de démographie médicale, d’organisation et de rémunération des
soins que ni les pouvoirs publics, ni la profession ne semblent actuellement disposés à entreprendre
(résumé de l'auteur).
2015
(2015). Etude pour la caractérisation des territoires en tension pour l'installation des jeunes médecins. Paris
CGET : 95, tab., graph., carte.
Les études menées pour expliquer le phénomène d’inégalité de répartition de l’offre en médecine
générale insistent sur l’évolution des mentalités et des aspirations des jeunes médecins qui souhaitent
aujourd’hui concilier épanouissement personnel dans un cadre de vie de qualité pour eux-mêmes et
pour leur famille avec carrière professionnelle (trouver un équilibre entre vie privée, familiale et
professionnelle, maîtriser son temps de travail, exercer dans un cadre sécurisé…). Face à ces nouvelles
attentes et priorités, certains territoires présentent des atouts, alors que les faiblesses d’autres
territoires se traduisent par l’existence de zones fragiles. L’étude cible son analyse au périmètre des
jeunes médecins généralistes (hors médecins à exercice particulier) s’installant ou exerçant en
ambulatoire (libéral, salariés en centre de santé…). Elle est organisée en trois phases : • Phase 1 :
Identifier les facteurs d’attractivité des territoires pour les jeunes médecins ; • Phase 2 : Établir une
typologie des territoires en fonction de leur attractivité ; • Phase 3 : Identifier des pistes d’actions et
des bonnes pratiques. Cette étude a consisté à dresser une typologie des territoires sur la base
d’indicateurs territoriaux, traduisant les facteurs d’attractivité pour les jeunes médecins généralistes.
Cette attractivité « théorique » a ensuite été comparée avec l’attractivité « réelle » (flux réels
d’installation des jeunes médecins). In fine, ces travaux orientés vers l’action ont également porté sur
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
la définition de pistes d’actions susceptibles d’aider les acteurs locaux à pérenniser ou développer
l’offre de soin, en fonction des critères d’attractivité (extrait du préambule).
(2015). "Installation des jeunes médecins généralistes dans les territoires." En Bref(4) : 4, tab., graph., carte.
La géographie de l’installation des jeunes médecins généralistes a sensiblement évolué durant les
trente dernières années. La décennie 1980 s’est caractérisée par une très nette polarisation des
installations dans le grand Sud-Est. Sans rupture majeure avec la décennie précédente, les années
1990 ont vu également un accroissement de l’attractivité des territoires de la façade atlantique. Mais
les années 2000 ont été marquées par de réelles différences avec les décennies précédentes. Cette
étude analyse la variabilité de ces installations médicales.
Le « pacte territoire santé 2 » propose des mesures innovantes pour s’adapter aux besoins des
médecins et des territoires. Il se décline en 10 engagements autour de deux axes. Le premier axe
s’attache à pérenniser et amplifier les actions menées depuis le Pacte territoire santé à savoir :
développer les stages des futurs médecins en cabinet de ville; faciliter l’installation des jeunes
médecins dans les territoires fragiles ; favoriser le travail en équipe, notamment dans les territoires
ruraux et périurbains; assurer l’accès aux soins urgents en - de 30 minutes. Le second axe est centré
sur l’innovation pour s’adapter aux besoins des professionnels et des territoires : augmenter de
manière ciblée le numerus clausus régional pour l’accès aux études de médecine ; augmenter le
nombre de médecins libéraux enseignants ; soutenir la recherche en soins primaires Innover dans les
territoires ; mieux accompagner les professionnels de santé dans leur quotidien ; favoriser l’accès à la
télémédecine pour les patients chroniques et pour les soins urgents ; soutenir une organisation des
soins de ville adaptée à chaque territoire et à chaque patient
(2015). Vingt ans de recomposition territoriale de l’offre de soins : un bilan décevant. Sécurité sociale : Rapport
2015 sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale., Paris : Cour des Comptes : 185-
216, tabl.
La Cour dresse un bilan décevant des actions entreprises depuis une vingtaine d’années pour
réorganiser l’offre de soins, qui reste toujours trop centrée sur l’hôpital (37 % des dépenses de santé).
Les modes d’organisation des soins de ville ont peu évolué et les inégalités d’accès à la médecine de
ville demeurent fortes. De nouvelles réorganisations s’avèrent indispensables. Le réseau des
maternités, restructuré en profondeur depuis la fin des années 90, continue ainsi de présenter des
situations vulnérables, notamment en raison de difficultés lourdes de recrutement et de déséquilibres
financiers. Quant aux 18 centres de luttes contre le cancer, les fragilités de certains d’entre eux posent
la question de leur avenir.
La féminisation de la profession médicale est un phénomène croissant, de plus en plus étudié par les
historiens, sociologues ou médecins qui analysent son impact sur les évolutions du métier dans un
contexte d’augmentation des inégalités en matière de santé. Mais alors que les inégalités de
répartition des médecins vont croissantes, les géographes se sont peu penchés sur le lien entre
féminisation et organisation territoriale de l’offre de soins. De nombreux rapports officiels et travaux
scientifiques montrent que les écarts de répartition de médecins augmentent sur le territoire français
et à différentes échelles (Maurey, 2013). La tendance actuelle est à la concentration des médecins en
zone urbaine et par conséquent un délaissement des zones rurales désignées généralement par
l’expression de « déserts médicaux ». L’objectif de cet article est d’explorer les facteurs couramment
évoqués et perçus pour expliquer ce phénomène. Parmi ces derniers, nous verrons comment la
féminisation de la profession médicale est souvent désignée comme un déterminant central des
évolutions actuelles de la médecine et de la distribution inégale des médecins sur le territoire français.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Outre la féminisation de la profession de médecins, il convient d’avoir à l’esprit que le secteur médical
traverse également de nombreux changements liés au contexte actuel de départ massif à la retraite, à
l’application du numerus clausus pendant de longues années et aux attentes de la nouvelle génération
de médecins. Face à la diversité des facteurs démographiques, économiques, sociaux et territoriaux
qui sont au coeur des changements de la profession, nous déterminerons la manière dont les
représentations et les discours associés à la féminisation du métier perdurent et tendent à simplifier
les évolutions complexes du métier.
2014
(2014). Les flux migratoires et trajectoires des médecins. Situation en 2014. Paris Conseil National de l'Ordre
des médecins : 136, tabl., fig.
Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) publie pour la première fois une étude sur les flux
migratoires et trajectoires des médecins - situation en 2014, réalisée à partir des chiffres du Tableau
de l'Ordre 2014. Terre d’accueil, la France a toujours attiré beaucoup de médecins mais contrairement
aux idées reçues, l’arrivée des médecins nés hors de France et/ou disposant d’un diplôme européen
ou extra-européen ne permet pas de régler les problèmes de démographie médicale dans les
territoires en tension car la majorité des titulaires de diplômes étrangers (62,4 %) se tournent vers le
salariat, en particulier le service public hospitalier.
Adenot, I. (2014). L'officine française : le contraire d'une rente. Paris CNOP : 30, tab., graph., fig.
Ce document sur la pharmacie d'officine en France fait suite à la parution du rapport de l'Inspection
générale des finances sur les professions réglementées. Il revient sur le monopole pharmaceutique,
qui est une mission de service publique au service des patients et montre que la pharmacie d'officine
est un acteur majeur des économies de santé, mais une économie actuellement fragilisée. Il propose
des voies nouvelles d'évolution.
Bouet, P., et al. (2014). La médecine générale et la qualification de spécialiste en médecine générale : Etude sur
la répartition des médecins généralistes et évolution de la spécialité. Paris CNOM : 106, tab., graph.,
fig.
Au 1er janvier 2014. Depuis 2007, tous les médecins diplômés sortant des facultés sont spécialistes.
Cette évolution favorable a cependant créé deux populations ; l’une composée, d’une part, des
diplômés du Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) depuis 2007 et, d’autre part, des généralistes
qualifiés par l’Ordre des médecins à la suite de l’avis des Commissions de qualification ordinales.
L’autre est composée des médecins exerçant la Médecine Générale, ou d’autres activités dont les
critères ne son ne sont pas ceux de la maquette du DES de Médecine Générale. Aussi, aujourd’hui,
seuls 44 % des médecins inscrits en Médecine Générale à l’Ordre sont qualifiés spécialistes. Un travail
de concertation a été mené pour analyser la situation de l’ensemble des généralistes inscrits à l’Ordre.
Cette discussion a rendu nécessaire une analyse détaillée de ces médecins quant à leur mode
d’exercice, leur activité, leur statut. Le tout permettant de mettre en place, avec les structures
professionnelles représentatives (le collège de spécialités, l’Université, le CNU, l’Ordre, les Ministères
de la Santé et de l’Enseignement Supérieur), la concertation nécessaire pour permettre à ces
médecins d’être spécialistes, dans une des 42 spécialités reconnues aujourd’hui en France, ou d’en
créer des nouvelles et de savoir « Qui fait Quoi » en Médecine Générale. Ce rapport rend compte de
cette analyse.
Ferrante, A. (2014). "Les pharmacies depuis 2000. Mutations d’un secteur très réglementé." Insee
Premiere(1525) : 4, 4 tabl.
[Link]
En 2012, près de 24 000 pharmacies sont implantées en France. Elles ont réalisé un chiffre d’affaires
de 38 milliards d’euros, soit 53 % de plus qu’en 2000 en valeur. Au cours des dernières années, la
croissance en valeur du commerce de détail de produits pharmaceutiques, traditionnellement
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
dynamique, s’est émoussée, en lien avec la baisse des prix des médicaments remboursables.
Néanmoins, le taux de marge commerciale est reparti à la hausse depuis 2006 et atteint 27,5 % en
2012. En 2012, les médicaments remboursables composent toujours l’essentiel du chiffre d’affaires
des pharmacies, mais leur poids diminue au profit des spécialités non remboursables, dont l’indice des
prix progresse fortement sur la période 2000-2012. Tout en restant très largement minoritaire, la
parapharmacie décolle. Sur la même période, le paysage juridique des pharmacies a aussi évolué.
L’exploitation associée est devenue majoritaire du fait des difficultés à créer de nouvelles officines. Les
sociétés d’exercice libéral, plus avantageuses fiscalement et au moment de la transmission, sont en
plein essor : en 2012, plus d’une pharmacie sur quatre fonctionne sous ce statut. Une pharmacie sert
en moyenne 2 700 habitants en France métropolitaine, mais la répartition territoriale n’est pas
uniforme (résumé auteur).
En France, le nombre d’étudiants en médecine admis en deuxième année d’études (numerus clausus)
a été limité par des lois : de 1971 en fonction des possibilités de formation pratique hospitalière et
depuis 1979, en tenant compte des évolutions démographiques. L’objectif de 250 médecins pour 100
000 habitants paraissait alors raisonnable et impliquait de former chaque année 6 000 nouveaux
médecins. Un nombre moindre avait été prévu, transitoirement, pour compenser une bosse
démographique prévisible un peu après l’année 2000. Ces mesures ont été progressives pour ne pas
défavoriser brutalement une génération par rapport aux autres. Elles ont encore été modulées par
région afin d’atténuer les disparités régionales existantes, la quasi-totalité des étudiants s’installant
dans la région où ils ont fait leurs études. La logique aurait voulu de faire une pré-sélection à l’entrée
des études. L’opposition absolue des étudiants a amené à faire cette sélection en fin de première
année, ce qui a encore plus de contreparties. À la fin des années 80, le numerus clausus aurait dû être
réaugmenté, ce qui n’a été le cas que dix ans plus tard. Les estimations sur la démographie médicale
sont compliquées car le système est loin d’être étanche. Il convient d’intégrer dans la réflexion les
médecins de l’Union Européenne (EU) qui viennent travailler en France, mais aussi le nombre croissant
d’étudiants français qui, après avoir échoué au passage en seconde année, vont se former à l’étranger
avant de revenir passer l’examen classant national en fin de deuxième cycle. Des décisions
communautaires sont souhaitables pour faire évoluer le numerus clausus des études médicales des
pays de l’UE vers une certaine harmonisation quantitative. Enfin, en France, la réglementation
hospitalière doit beaucoup mieux contrôler le dévoiement indirect du numerus clausus par
l’embauche de médecins hors UE sur des postes laissés vacants.
Leca, A., et al. (2014). "Les déserts médicaux." Cahiers de Droit de la Sante (Les) : Juridiques, Historiques et
Prospectifs(19) : 190, tab., graph., fig., carte.
Alors que la France ne manque pas de médecins, ayant même une densité médicale supérieure à celle
de la plupart de ses voisins, elle fait face à un phénomène destructeur de son système de santé tant
revendiqué : les déserts médicaux. Les statistiques, mais surtout l’examen de la démographie médicale
viennent enrichir ce bouquet de réflexions pour établir un constat alarmant : les campagnes et les
banlieues sont délaissées par les praticiens privés au profit des grands centres-villes de France. Dans
un tel contexte, les auteurs mettent en avant une question : la liberté d’installation de ces praticiens
ne doit-elle pas être remise en cause quand, souvent, les petites communes ne se retrouvent qu’avec
un seul prescripteur dans les meilleurs cas ? Cet ouvrage documenté se veut être le reflet des
questions qui se posent aujourd’hui sur le sujet en présentant un modèle de comparaison éloquent :
le National Health Service de l’Angleterre qui favorise grandement l’implication des pouvoirs publics
dans l’offre de soins (4e de couverture).
2013
Maurey, H. r. et Fichet, J. L. p. (2013). Rapport d'information sur la présence médicale sur l'ensemble du
territoire. Paris Sénat : 133, ann.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[Link]
Réalisé dans le cadre de la commission du développement durable, qui a notamment en charge les
questions d'aménagement du territoire, ce rapport d'information du Sénat sur la présence médicale
sur l'ensemble du territoire fait le constat d'une situation inacceptable et qui ne va pas en s'améliorant
- difficultés dans l'accès aux soins, inégalités dans la répartition territoriale de l'offre de soins et baisse
significative de la démographie médicale. Les sénateurs proposent plusieurs mesures radicales pour
lutter contre le fléau des déserts médicaux. Ils évoquent notamment une extension aux médecins du
conventionnement sélectif en fonction de la nature des zones d'installation ainsi que l'obligation pour
les spécialistes, à la fin de leurs études, d'exercer pendant deux ans dans les hôpitaux sous-dotés. Ils
ne croient plus aux mesures incitatives, qu'ils jugent opaques, complexes et inefficaces. Ils souhaitent
flécher l'installation des professionnels de santé vers des territoires délaissés, procédé qui a déjà été
appliqué aux infirmiers en 2008 avec de bons résultats (un bond des installations de 33 % dans les
déserts médicaux en trois ans). Mais tous les gouvernements ont reculé devant le poids électoral des
médecins et les grèves des internes. Parmi les autres recommandations retenues : la nécessité
d'intervenir dès à présent auprès des étudiants, afin de les prévenir que ce système pourrait être
généralisé si les déserts médicaux s'étendent d'ici à la fin de la législature ; régionaliser le numerus
clausus en fonction des besoins des territoires, alors qu'à l'heure actuelle ce mécanisme ne définit les
effectifs d'étudiants en médecine qu'au niveau national. Les autres propositions du groupe de travail
sont plus consensuelles. Elles consistent notamment à encourager le travail en équipe et la
coopération entre professionnels de santé, les nouvelles formes d'exercice, les transferts d'actes entre
professions de santé, la télémédecine, l'allongement de la durée d'activité des médecins en exonérant
les retraités actifs du paiement des cotisations d'assurance vieillesse, ou encore à réformer les études
de médecine et à créer au niveau départemental une commission de la démographie médicale.
2012
(2012). "Pénurie de médecins : comment obtenir une meilleure répartition sur le territoire ?" : 2.
De plus en plus souvent, les pouvoirs publics doivent trouver des solutions face à des zones de «
désert médical ». Alors que le nombre de médecins est globalement suffisant, leur répartition est
délicate à réguler. Pourtant, les besoins ne peuvent que s’intensifier avec l’essor des maladies
chroniques et de la dépendance. L’Assurance Maladie publique ne remplit pas son objectif premier
d’assurer l’accès aux soins pour tous, tout en s’enlisant dans un déficit récurrent (10 milliards d’euros
en 2011). La France dépense déjà plus pour la santé que ses voisins européens, et il est peu probable
qu’une augmentation de dépenses résolve à elle seule le problème. Mais comment résoudre les
problèmes de pénurie médicale, tout en réduisant les coûts ? Comme d’autres pays commencent à le
faire, il est essentiel de rechercher des méthodes permettant de résoudre ce problème de pénurie
tout en réduisant les coûts
(2012). Plan démographie médicale. Propositions de l'ANEMF en démographie médicale. Paris ANEMF : 15.
Marie, R. (2012). "La politique d'amélioration de la répartition géographique des médecins libéraux en
question." Droit Social(4) : 404-410.
La répartition des médecins sur le territoire national est une question essentielle pour garantir un égal
accès aux soins. Cet article dresse un historique de la politique mise en place depuis la loi d'août 2004
pour réguler l'offre de soins. Les politiques reposent essentiellement sur des mesures financières
instaurées dans le cadre des études médicales et dans celui de l'installation professionnelle. Elles
refusent les mesures coercitives et seraient à réorienter.
Rousset, G. (2012). "La lutte contre les « déserts médicaux » depuis la loi HPST : entre désillusions et espoirs
nouveaux." Revue De Droit Sanitaire Et Social(6) : 1061-.
La lutte contre les « déserts médicaux » a été marquée par la loi HPST. Pourtant, plus de trois ans
après son entrée en vigueur, un rapide bilan montre une efficacité plus que limitée des principaux
dispositifs qu'elle a adopté en la matière : le contrat d'engagement de service public est encore peu
appliqué, tandis que le contrat santé solidarité a été vidé de sa substance. Dans ce contexte, il se
révèle opportun d'analyser les conventions signées entre l'Assurance maladie et les syndicats de
multiples professions de santé, lesquelles ont recours de manière variable à des dispositifs d'incitation
mais aussi de coercition.
2010
Bourgueil, Y. (2010). "La médecine générale dans tous ses états. Entretien avec Yann Bourgueil : Dossier spécial
médecine de proximité." Reseaux Sante & Territoire(32) : 13-16.
Remy Fromentin recueille les propos de Yann Bourgueil qui propose un état des lieux de la médecine
générale : les problèmes, la loi, le territoire.
Burdillat, M. (2010). "Avons-nous trop de médecins en France ?" Questions De Sante Publique(9) : 4.
Alors que les médecins n'ont jamais été aussi nombreux qu'aujourd'hui, la « crise de la démographie
médicale » retient l'attention publique. Deux raisons principales peuvent expliquer ce paradoxe. Tout
d'abord la densité médicale amorce une décroissance qui devrait se prolonger pendant une dizaine
d'années. La forte densité médicale actuelle masque ensuite des disparités criantes, entre les
territoires et entre les différents métiers médicaux. En outre, ces perspectives s’annoncent dans un
contexte qui voit s'affirmer la question des inégalités d'accès aux soins, en particulier dans leur
dimension financière.
Leicher, C. (2010). "Le médecin libéral en 2010." Seve : Les Tribunes De La Sante(28) : 55-63.
La médecine libérale remplit aujourd’hui, à travers la fonction de médecin généraliste traitant, une
mission de santé publique en constituant le premier niveau d’accès aux soins, et offre, à travers celle
de médecin correspondant pour les autres spécialités, une possibilité d’avoir des avis techniques
évitant des recours inutiles à l’hôpital. La confrontation entre la nécessité d’organiser un système de
santé accessible à tous et l’organisation libérale de l’activité médicale a donné lieu historiquement à
une situation de conflit durable. L’avenir pourrait pourtant consister à trouver des alliances entre les
atouts de la médecine libérale et les objectifs de santé publique qui doivent guider le fonctionnement
du système de santé. Mais pour cela il faut que le premier étage du système perdure. Or, la médecine
générale libérale est en difficulté, tant à cause du syndicalisme médical qui n’a pas historiquement
assumé son rôle que du fait de l’inculture en santé publique de beaucoup de décideur. (résumé de
l'éditeur).
2009
Ambroise-Thomas, P. (2009). La démographie médicale : prévoir et maîtriser son évolution et assurer une
meilleure répartition de l'offre de soins sur l'ensemble du territoire national. Paris Académie Nationale
de Médecine : 6, tabl., fig.
Aucune politique de santé ne peut se concevoir sans une connaissance précise et surtout sans des
prévisions à long terme des besoins médicaux et des moyens de les satisfaire. La démographie
médicale est l’un des éléments-clés de cette prospective. Elle recouvre un ensemble complexe de
données qui concernent aussi bien les besoins à l’échelon national, que la nécessité d’assurer une
offre de soins aussi homogène que possible sur l’ensemble de notre territoire. Tout le corps médical,
quelles que soient les spécialités considérées, est évidemment concerné, mais cette étude se limite à
la médecine générale, car elle est la base essentielle du système sanitaire français. Elle envisage
d’abord, à l’échelon national, la démographie actuelle des médecins généralistes puis, surtout, la
nécessité de réaliser des études prospectives et d’en tirer les conséquences. Puis en s’appuyant sur un
rapport de l’Académie nationale de Médecine de Mars 2007, et sur des données plus récentes, elle
rappelle ensuite les diverses mesures envisagées pour corriger l’inégale répartition de l’offre de soins,
en soulignant dans chaque cas les avantages mais aussi les difficultés et les inconvénients prévisibles
Bourgueil, Y. (2009). "Territorialisation et soins de premiers recours : un cadre à remplir, une dynamique
professionnelle à prendre en compte." Lettre Du College (La) (4) : 3-5.
[Link]
Après l'hôpital, engagé depuis de nombreuses années dans un processus de territorialisation, il est
désormais question de définir des territoires de premiers recours dans une visée planificatrice globale
au travers de schémas régionaux d'organisation sanitaires ambulatoires (SROS).
Burdillat, M. (2009). "Les nouvelles questions posées à la démographie médicale." Regards Croises Sur
L'economie(5) : 74-85.
[Link]
En tant que membres d'une profession libérale, les médecins du secteur ambulatoire peuvent
librement choisir leur lieu d'installation. Malgré la forte croissance du nombre de médecins (+ 15 %
entre 1995 et 2005), des déserts médicaux se sont ainsi formés au cours du temps. Même dans les
régions fortement dotées en médecins, l'accès aux soins peut rester difficile pour les personnes les
plus modestes quand les praticiens opèrent essentiellement en secteur 2, c'est-à-dire lorsqu'ils
tarifient leurs services au-delà du plafond remboursé par la Sécurité sociale. On ne pourra pas réduire
les inégalités territoriales sans une remise en cause des principes de la médecine libérale ? ou une
révolution de ses conditions d'exercice (résumé d’auteur).
Dang, Han Doan, B. (2009). "Le Numerus Clausus des études médicales en France (1967-2009)." Cahiers De
Sociologie Et De Demographie Medicales 49(3) : 341-370.
[BDSP. Notice produite par OBRESA R0x8kDBo. Diffusion soumise à autorisation]. Ce texte a été publié
en version préliminaire dans le n° 19 (juin 2009) de notre Bulletin "Conjonctures et Structures de
Démographie Médicale". Il est ici complété de ses annexes statistiques et graphiques, et agrémenté
d'une lettre de lecteur. (Résumé d'auteur).
Dang, Han Doan, B., et al. (2009). "Les médecins libéraux en France : opinions à propos de leur exercice
professionnel (hiver 2007 - printemps 2008)." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales
49(1) : 98, ann., stat.
[BDSP. Notice produite par OBRESA 98JER0xo. Diffusion soumise à autorisation]. Cahier publié sous
l'égide et avec le concours de la Confédération des Syndicats Médicaux Français.
Dormont, B. et Samson, A. L. (2009). "Démographie médicale et carrières des médecins généralistes : les
inégalités entre générations." Economie Et Statistique(414) : 3-30.
[Link]
En France, l’offre de soins ambulatoires est régulée depuis 1971 par le numerus clausus, qui fixe le
nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine. Fixé initialement à 8 588 places, il n’a
vraiment diminué qu’à partir de 1978, jusqu’à atteindre 3 500 places en 1993. L’arrivée des cohortes
nombreuses du baby-boom et la faiblesse des restrictions initiales ont permis l’installation de
générations nombreuses de médecins débutants. Ce n’est qu’à partir de 1987 (soit neuf ans après
1978, du fait de la durée des études médicales) que l’on observe un impact du numerus clausus sur le
nombre de médecins débutants. Un panel représentatif des généralistes du secteur 1 sur la période
1983-2004 permet d’analyser les déterminants de leurs honoraires et l’impact des fluctuations du
numerus clausus sur leurs carrières. La localisation et les revalorisations tarifaires ont un impact
considérable sur les honoraires. Les profils de carrières des médecins diffèrent fortement de ceux des
salariés : toutes choses égales par ailleurs, leurs honoraires progressent rapidement en début de
carrière pour diminuer en moyenne dès la douzième année d’expérience. Tout se passe comme si les
médecins préféraient concentrer leur effort au début de leur expérience professionnelle pour alléger
ensuite leur charge de travail. Les honoraires des médecins dépendent fortement de la situation de la
démographie médicale lors de leur installation. L’écart entre les honoraires permanents des
différentes cohortes peut atteindre 20 %, toutes choses égales par ailleurs. Les cohortes installées
dans les années 1980 subissent les impacts conjoints du baby-boom et d’un numerus clausus élevé :
elles perçoivent les honoraires les plus faibles. La diminution du numerus clausus a permis d’améliorer
la situation des cohortes ultérieures. Une comparaison des distributions d’honoraires en termes de
dominance stochastique montre que les écarts liés à l’hétérogénéité non observée ne compensent pas
les différences.
2008
(2008). La démographie des médecins dans les zones urbaines sensibles au 1er janvier 2007. Observatoire
national des zones urbaines sensibles. Rapport 2008., Paris : Ministère du Logement et de la Ville :
134-143, tabl., graph.
C'est à partir du fichier ADELI, recensant tous les professionnels de santé en France métropolitaine,
qu'a été établi le nombre de médecins exerçant en Zus : au 1er janvier 2007, malgré une sous-
estimation possible de 6 % à 9 %, la densité médicale y est deux fois moins importante que dans le
reste du territoire. La prise en compte des médecins installés dans un rayon de 150 mètres autour des
Zus contribue cependant à relativiser le déficit de ces quartiers en médecins par rapport au reste de la
France métropolitaine.
Réalisé par le service des études juridiques du Sénat, ce document de législation comparée porte sur
la démographie médicale et analyse les dispositions en vigueur dans sept pays européens :
l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et la Suisse, ainsi qu'au
Québec. Malgré le déséquilibre géographique qui caractérise l'offre de soins en France, les deux
principes de liberté d'installation des médecins et de libre accès au conventionnement ont été
préservés jusqu'à ce jour : seules, des mesures incitatives ont été prises pour compenser la sous-
médicalisation de certains territoires. L'examen de la situation dans plusieurs pays européens,
l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et la Suisse, ainsi qu'au
Québec, montre que : dans tous les pays étudiés, un numerus clausus limite l'accès aux études de
médecine, mais il n'est pas nécessairement déterminé en fonction des besoins futurs ; la liberté
d'installation des médecins conventionnés est restreinte non seulement en Angleterre, où les
intéressés sont liés par contrat au Service national de santé, mais aussi en Allemagne, en Autriche, en
Suisse et au Québec ; la Belgique limite par voie réglementaire le nombre annuel des nouveaux
médecins conventionnés ; le Québec a multiplié les mesures d'incitation à l'installation dans les
régions sous-médicalisées. Aucun des dispositifs mis en place pour améliorer la répartition
géographique n'a toutefois permis de résoudre la totalité des problèmes. Du reste, plusieurs pays
envisagent de modifier le leur.
Bernier, M. et Paul, C. (2008). Rapport d'information de la Mission d'Information sur l'offre de soins sur
l'ensemble du territoire. Paris Assemblée nationale : 206.
[Link]
Ce rapport, dont l'objet est de préparer l'examen du projet de loi «Hôpital, patients, santé et
territoires», formule trente propositions d'action visant à donner aux pouvoirs publics les moyens de
piloter efficacement le niveau et la répartition de l'offre de soins, afin de garantir aux Français un égal
accès aux soins de premier recours ; à structurer l'offre de « soins de premier recours » de façon
efficace, efficiente et attractive pour les professionnels de santé ; et à adapter les formations
médicales et paramédicales aux besoins de santé des territoires.
Dang, Han Doan, B., et al. (2008). "Médecins et pratiques médicale en France 1967 - 1977 - 2007. Les modes
d'exercice." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 48(4) : 472-488.
[BDSP. Notice produite par OBRESA EDolR0xE. Diffusion soumise à autorisation]. En 2007, sur 100
médecins en activité, 60 exercent leur art en clientèle privée (à titre libéral), 19 travaillent dans un
Centre Hospitalier Universitaire, 23 dans un établissement non universitaire, 19 encore pratiquent
dans un centre de santé (ou structure similaire), 6 se consacrent au contrôle ou à l'expertise médicale.
En outre, 17 exercent une autre activité de nature médicale, 11 travaillent dans les domaines non
médicaux et 4 ne donnent pas de réponse. L'ensemble dépasse les 100 % parce que certains ont
plusieurs modes d'exercice. Le multi-exercice est néanmoins en voie de diminution. La proportion des
médecins ayant plusieurs cadres de pratique s'élevait à 58 % en 1977 mais elle n'est plus que 47 %
trois décennies plus tard. L'importance numérique des modes d'exercice au sein du corps médical
subit des variations dans le temps. Entre 1977 et 2007, si l'on inclut dans chaque exercice tous les
médecins qui le pratiquent peu ou prou, on constate qu'à part les hôpitaux non universitaires, tous
ont marqué une réduction. Cette dernière tire sa source du recul général des activités d'appoint en
faveur du mono-exercice. La progression du mono-exercice, ou exercice à titre exclusif, est
spectaculaire dans les établissements d'hospitalisation non universitaires : 12 % du personnel médical
de ces établissements y travaillaient à titre exclusif en 1977 mais leur proportion est de 36 % trois
décennies après. Le mono-exercice connaît aussi une forte expansion (de 26 % à 46 % en 30 ans) dans
les centres de santé, lieux pourtant réputés privilégiés des vacations d'appoint. On peut citer aussi les
CHU : aujourd'hui, le tiers de leur personnel médical y travaille à titre exclusif, contre moins d'un
cinquième en 1977. Tout comme les structures professionnelles, les structures démographiques
accusent des changements durant les dernières décennies. Toutefois, les processus démographiques
sont de nature lente. Le boom des diplômes médicaux a débuté vers le milieu des années 70 mais
aujourd'hui on assiste surtout à une forte expansion des médecins âgés de 40 à 54 ans. Le groupe des
aînés (55 ans et plus) ne verra son boom que vers 2015-2020. Par ailleurs, cette marche vers le
vieillissement varie d'un mode d'exercice à l'autre. Le fait procède en partie des changements
d'exercice en cours de carrière mais surtout de l'afflux différentiel des jeunes diplômés, ces derniers
choisissant en grand nombre dès le départ certains exercices et en délaissant d'autres. C'est la
moindre attirance des jeunes pendant les dernières décennies qui explique le vieillissement rapide de
la médecine libérale : en 1977, plus du tiers des médecins libéraux avaient moins de 40 ans, mais leur
proportion s'est réduite à 1 sur 7 trente ans plus tard. Cette proportion de 1 jeune sur 7 est observée
maintenant aussi parmi les médecins des centres de santé. Dans la médecine hospitalière, elle est plus
élevée. (Résumé d'auteur).
2007
Castel, Tallet, M. A., et al. (2007). Démographie des professions de santé : quelles zones fragiles pour l'accès
aux soins ? Reims O.R.S.C.A. : 225.
L'Observatoire Régional de la Santé, en partenariat avec la MRS et l'Union Régionale des Médecins
Libéraux, a mené une étude sur la démographie des professionnels de santé. L'objectif de cette étude
est de définir le découpage territorial le plus adéquat pour répondre aux besoins de soins de la
population et déterminer les zones d'intervention à privilégier pour la mise en place d'actions visant à
améliorer l'offre de soins.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Delahaye-Guillocheau, V., et al. (2007). Création de la filière universitaire de médecine générale. Paris Igas :
31+37, tabl.
Par lettre de mission en date du 16 novembre 2006, le ministre de la santé et des solidarités et le
ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche ont demandé à l'inspection générale
des affaires sociales (IGAS) et à l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de
la recherche (IGAENR) de conduire une mission d'étude et de proposition concernant la création d'une
filière universitaire de médecine générale (FUMG).
Deplaude, M. O. (2007). L'emprise des quotas : les médecins, l'Etat et la régulation démographique du corps
médical (années 1960-années 2000). Paris Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Université Paris 01.
Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne. Ecole Doctorale de Sciences Politiques. Paris. FRA.
Thèse doctorale de Sciences politiques : Centre de recherches politiques de la Sorbonne - Ecole
doctorale de Sciences politiques : 750.
Entre le début des années 1960 et la fin des années 1990, les médecins français ont connu une
croissance démographique sans précédent dans leur histoire. Les événements de mai 1968, puis la
crise économique et la volonté de plus en plus affichée des pouvoirs publics de maîtriser les dépenses
de santé ont successivement conduit les médecins hospitalo-universitaires et les syndicats de
médecins libéraux à se mobiliser pour contingenter davantage l’accès au corps médical. Cette thèse
montre ainsi comment l’évolution démographique du corps médical a été construite comme un
problème par ses porte-parole et par les pouvoirs publics et comment ceux-ci ont tenté de l’infléchir,
voire de l’inverser, notamment en recourant à des quotas. Pour certaines administrations de l’État, ces
quotas devaient être l’instrument d’une politique de long terme qui visait à réduire les effectifs du
corps médical, quitte à créer des pénuries relatives de médecins qui devaient faciliter l’acceptation et
la mise en œuvre de réformes supposées « rationaliser » le système de santé. Cette politique n’a pu
néanmoins être appliquée que dans la mesure où elle ne contrariait pas des intérêts trop puissants à
l’intérieur du corps médical. Ainsi, les quotas contingentant l’accès au corps médical ont davantage
été fixés en fonction des intérêts immédiats défendus par les segments les plus puissants du corps
médical et des rapports de force entre ces segments que suivant les préoccupations de long terme de
certaines administrations. Les temporalités suivant lesquelles sont produites les politiques publiques
ne peuvent donc pas être expliquées seulement suivant la temporalité propre du champ politique :
cette dernière est elle-même, pour une part, le sous-produit des contraintes temporelles propres des
institutions administratives ou des groupements qui cherchent à influer sur les politiques publiques.
L’étude de la régulation démographique du corps médical conduit également à montrer que les
médecins forment un groupe politiquement puissant non pas au sens où tous les segments qui le
composent sont puissants ou également puissants, mais au sens où certains d’entre eux le sont
suffisamment pour influencer fortement la production des politiques publiques qui touchent à leurs
intérêts spécifiques. Néanmoins, le pouvoir politique du corps médical est également le produit d’un
travail de construction sociale et politique, un effet émergent résultant des succès remportés par ses
segments les plus puissants et des discours imputant ces succès au groupe tout entier.
Juilhard, J. M. (2007). Rapport d'information sur la démographie médicale : offre de soins - comment réduire la
fracture territoriale ? Rapport d'information du Sénat ; 14. Paris Sénat : 86.
[Link]
Le nombre de médecins en exercice n'a jamais été aussi élevé et pourtant, les disparités entre régions
deviennent trop importantes pour assurer un accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.
Cette situation s'aggravera dans les années à venir. On prévoit une réduction du nombre de médecins
en activité causée, d'une part, par une baisse de l’offre en raison du nombre insuffisant d'étudiants en
formation et de nombreux départs en retraite, d'autre part, par le vieillissement de la population.
Conscient de ce risque de pénurie, le gouvernement a concentré ses efforts sur les médecins dont la
situation démographique est la plus critique au sein des professionnels de santé, et même plus
particulièrement sur les médecins généralistes, les plus impliqués dans la prise en charge de premier
recours. Depuis trois ans, des mesures ont été prises pour agir aux différentes étapes qui vont de la
formation à l’installation des médecins. Elles visent à augmenter le nombre d’étudiants en formation
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
et à inciter les médecins à s’installer dans les zones sous-médicalisées. Quelles améliorations faut-il en
attendre ? Comment apporter à cette démographie médicale en crise les solutions qui permettent
d’offrir un égal accès aux soins sur l'ensemble du territoire ? Tel est l’objet du présent rapport.
Nicolas, G. (2007). Le corps médical à l'horizon 2015. Paris Académie Nationale de Médecine : 413-425.
La médecine française est entrée dans une période de mutation dont les effets devraient être au
maximum en 2015, notamment par l'effet de la croissance de la démographie médicale alors que la
technicité et les coûts ne cessent de progresser. Cette situation doit être saisie comme une
opportunité pour refondre en profondeur l'ensemble du système à partir d'objectifs prioritaires
tenant compte des besoins de la population sur l'ensemble du territoire. L'organisation des soins
primaires est la priorité à court terme en regroupant les professionnels de santé afin de faciliter l'accès
aux malades et d'établir une permanence des soins. De la même façon, il faut établir un maillage
hospitalier de premier niveau permettant d'assurer les urgences dans un délai de 3 heures. Cette
mutation passe également par une profonde réforme des études médicales. Le mode de sélection
actuel est inadapté. La formation des généralistes ne correspond pas a métier exercé, et celle des
spécialistes manque de souplesse. Enfin, il faut engager une réflexion sur les revenus des médecins
afin de réduire les inégalités.
2006
Ce document est un rapport d'étape d'une démarche 'expérimentation initiée en décembre 2003
visant à apporter des éléments détaillés de réflexion sur les évolutions possibles des contours des
métiers de la santé et sur les modalités de transfert et ou de délégations d'activités et de compétences
entre la profession médicale et les autres professions de santé. La mise en oeuvre de ces
expérimentations a suscité de nombreux débats et sollicitations de la part de multiples acteurs du
champ de la santé désireux de faire valoir leurs expériences et pratiques de terrain. Les réactions des
organisations professionnelles et syndicales aux projets inscrits dans le cadre des expérimentations
ont mis en lumière, les craintes mais aussi les attentes vis à vis d'une évolution des rôles et des
responsabilités. Nous avons pu, à cette occasion, constater l'importance des initiatives et des projets
visant à redistribuer les rôles et les tâches entre professionnels pour faire face à une augmentation
mais aussi à une évolution de la demande de soins. Paradoxalement, a contrario de ce que nous
montre la littérature internationale, il existe très peu de travaux documentés en France sur les
motivations, les organisations et les effets de nouvelles formes d'organisation des soins faisant appel à
une délégation d'activité des médecins à d'autres
Dang, Han Doan, B (2006). "Éléments d'analyse démographique des corps professionnels." Cahiers De
Sociologie Et De Demographie Medicales 46(3) : 261-392.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 0LhOR0xQ. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article s'articule
autour de quatre chapitres. Le premier chapitre porte sur la délimitation et la description des corps
professionnels : les embûches de la délimitation ; les sources d'information ; les composantes d'un
corps professionnel ; quelques études de cas. Le second chapitre porte sur l'étude du devenir : table
de vie active et table de vie professionnelle ; constitution d'une table de vie professionnelle ; le corps
médical français en 1968 et 1998. Le chapitre trois porte sur les projections démographiques des corps
professionnels : le schéma général ; les étapes de la projection de 1992 ; le corps médical futur vu en
1992 ; les principes généraux et la mise à jour. Le quatrième et dernier chapitre expose la
démographie professionnelle et ses champs d'application : offre et demande en personnel ;
l'exception bismarckienne et le cas français ; considérations générales ; quelques illustrations.
Bui, D.-H.-d. et Levy, D. (2006). "Les médecins libéraux en France. Leur opinion à propos des conditions
d'exercice et de la démographie médicale en leur région." Cahiers De Sociologie Et De Demographie
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[BDSP. Notice produite par ORSMIP lrkovR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Le Centre de
Sociologie et de Démographie Médicales a entrepris, entre mars et juin 2005, une enquête postale
auprès d'un échantillon de médecins libéraux obtenu par sondage aléatoire bi-strate. L'échantillon
effectif s'est élevé a 3 048 médecins exerçant à temps plein ou partiel en pratique libérale, Chacun a
reçu par voie postale un questionnaire anonyme, au final 934 furent exploités. Le but de l'entreprise
est de saisir les divers aspects de la pratique libérale, ainsi que les difficultés auxquelles doivent faire
face les praticiens au moment où une nouvelle convention est signée entre la profession et les
organismes de l'assurance-maladie. L'enquête vise également à recueillir l'opinion des professionnels
sur les diverses propositions de réforme et sur le contexte de la démographie médicale, ainsi que sur
leur vision d'avenir.
2005
Barnay, T. et Ulmann, P. (2005). "La médecine de ville : vers de nouvelles règles ?" Cahiers Francais(324) : 66-
71.
Si l'activité des praticiens libéraux continue de reposer sur la Charte de la médecine libérale élaborée
en 1927, les principes qui la sous-tendent sont d'ores et déjà, selon les auteurs, largement dépassés
dans les faits. Cela devrait faciliter l'acceptation des nécessaires changements à opérer dans l'exercice
de la médecine de ville. Les auteurs expliquent aussi que l'inégale répartition territoriale de l'offre de
santé, bientôt aggravée par les départs massifs à la retraite de la génération du baby boom, rendront
indispensable un aménagement de la liberté d'installation reconnue aujourd'hui encore aux médecins
(résumé d'auteur).
Berland, Y. (2005). Rapport de la Commission démographie médicale. Paris MSSPS : 61, tabl., graph., carte.
Ce rapport sur la démographie médicale en France rend compte des résultats de la Commission
démographie médicale. Il est articulé autour d'une première partie, qui dessine un état des lieux de la
répartition de l'offre de soins médicaux sur le territoire national ; d'une deuxième partie, qui résume
les mesures prises au cours des dernières années, d'une part pour se doter d'outils de pilotage de la
démographie médicale, d'autre part pour inciter à un exercice dans les territoires déficitaires. La
troisième partie énonce les propositions d'amélioration de la Commission.
Ferley, J. P., et al. (2005). Trois études sur la féminisation de la profession médicale : synthèse. Lyon URML : 26,
graph.
L'Union Régionale des Médecins Libéraux (URML) dans sa démarche d'exploration de la démographie
médicale a réalisé cette synthèse des trois études sur la féminisation, conduites par la Commission
Démographique de l'Union. Cette synthèse des différents travaux confirme que l'avenir de la
profession médicale est fortement impacté par sa féminisation, et que le temps de travail d'un
médecin homme est plus important que celui d'un médecin femme. Outre le volume d'activité, cet
impact joue également sur le type d'activité médicale, ceci concourant à une volonté de réduction de
l'activité, que l'on peut également constater chez les étudiants en médecine arrivant en fin de cursus.
Par ailleurs, la nette tendance à la féminisation des études médicales n'est pas secondaire à une plus
grande réussite des filles par rapport aux garçons, mais, à réussite égale, à une nette tendance à la
baisse des inscriptions masculines ainsi qu'à une augmentation des inscriptions féminines. La
comparaison des différentes cohortes de1970 - 1980 à 1990 montre que l'exercice de la médecine au
féminin tend à se rapprocher de celui des hommes, l'exercice salarié, non hospitalier étant délaissé au
profit de l'exercice libéral hospitalier avec un début d'activité professionnelle plus rapide après la
thèse. Pour cela, il est également nécessaire de prendre en compte l'application moins grande des
femmes généralistes dans les gardes libérales (résumé d'auteur).
2004
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 66 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Dang, Han Doan, B. (2004). "La démographie médicale en observation : dix chroniques des années charnières
(1999-2004)." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 44(3) : 271-348, stat., tabl., graph., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP dW9R0xfp. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article rassemble
des notes et écrits rédigés pendant la période 1999-2004. Ces notes, au nombre de dix, sont les
suivantes : l'évolution de la démographie des médecins de 1971 à 2000 ; combien de médecins,
sureffectif ou pénurie ? de quoi sera fait l'avenir ; l'ailleurs de la démographie médicale ; vrais
problèmes et fausses perspectives ; les médecins spécialistes ; l'apport des médecins étrangers
(expériences et pronostics) ; la désertification médicale en zone rurale ; la culture du non-travail ;
qu'est ce que la démographie médicale ?
Langlois, J et al. (2004). "La démographie médicale de 2003 à 2025. Difficultés présentes et à venir.
Discussions." Bulletin de L'Academie Nationale de Medecine 188(4) : 675-693.
[BDSP. Notice produite par INIST-CNRS 2jcoR0xZ. Diffusion soumise à autorisation]. La démographie
médicale présente et future est entièrement réglementée par les autorités de l'Etat qui fixent le
nombre des étudiants en médecine et celui des internes de spécialité. Les insuffisances importantes,
autant en effectifs que dans leur répartition sur l'ensemble du territoire et dans les différentes
disciplines, seront majorées de façon considérable d'ici 2020 si le recrutement en jeunes médecins
n'est pas assuré pour combler les départs à la retraite à 65 ans actuellement connus. L'altération de la
réponse à la demande de soins des patients en sera forcément la conséquence.
Levy, D. et Allemand, H. (2004). "La désertification médicale des campagnes : deux départements ruraux du
Front Populaire à nos jours." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 44(3) : 349-364,
tabl., stat., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP R0xN9hnT. Diffusion soumise à autorisation]. Aujourd'hui, la
notion de pénurie de médecins revient aussi bien dans les rapports officiels que dans la presse
professionnelle. Ce sont les zones rurales qui seraient les plus touchées et le terme de désertification
médicale est communément employé. Les médecins quitteraient nos campagnes profondes au profit
des villes et ne seraient plus remplacés. Afin de mesurer ce phénomène à sa juste ampleur, cet article
propose de suivre l'évolution de la médicalisation dans deux départements réputés "ruraux", sur la
période allant de 1936 à nos jours. Ces deux départements sont la Creuse et les Alpes de Haute
Provence. L'objectif est de suivre, sur une longue période, l'évolution des médecins par rapport à la
population. L'observation s'opère au niveau de chaque commune du département.
Levy, D., et al. (2004). "La démographie médicale en observation." Cahiers De Sociologie Et De Demographie
Medicales 44(3) : 389, tabl.
[BDSP. Notice produite par ENSP R0xX4GEQ. Diffusion soumise à autorisation]. Le nombre de
médecins en activité inscrits au Tableau de l'Ordre s'élève aux environs de 80 000 en 1974. Il atteindra
195 000 trois décennies plus tard, vers 2003 ou 2004. Après, on observera une stabilisation, suivie à
partir de 2006 ou 2007 d'une décroissance qui ira en s'accélérant. Si le numerus clausus reste au
niveau actuel (1999), nous aurons 186 000 médecins en activité au début de l'an 2010 (densité de 301
médecins actifs pour 100 000 habitants) et seulement 150 000 médecins actifs au début de l'an 2020
(densité de 236 médecins actifs pour 100 000 habitants). La forte réduction procède de l'arrivée, à
partir de l'an 2010, à l'âge de la retraite, des promotions pléthoriques de la période 1974-1994.
2003
Allemand, H., et al. (2003). "Les caractéristiques des médecins libéraux en Ile-de-France." Cahiers De Sociologie
Et De Demographie Medicales 43(4) : 564-582, tabl., stat., graph.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 45UR0xt1. Diffusion soumise à autorisation]. Les résultats
présentés dans cet article concernent les caractéristiques des médecins libéraux de la région Ile-de-
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
France. Ces résultats proviennent de l'enquête réalisée de décembre 2002 à mars 2003. Le corps
médical libéral d'Ile de France enregistre une féminisation et une spécialisation bien plus élevée que
dans le reste du pays ; la clientèle du médecin francilien est urbaine à 85 % ; dans l'ensemble, sur 100
médecins franciliens, 52 ont créé leur propre cabinet ; les trois facteurs les plus souvent marqués par
les praticiens pour l'installation géographique sont la proximité de la famille, une proposition
d'association et la possibilité d'une location de local. La proximité de l'hôpital est surtout mentionnée
par les spécialistes.
Allemand, H., et al. (2003). "Les difficultés dans l'exercice professionnel." Cahiers De Sociologie Et De
Demographie Medicales 43(3) : 582-592, tabl., stat.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP DR0xqU8l. Diffusion soumise à autorisation]. Les résultats
présentés dans cet article concernent les difficultés dans l'exercice professionnel des médecins
libéraux de la région Ile-de-France. Ces résultats proviennent de l'enquête réalisée de décembre 2002
à mars 2003. Dans l'enquête, quatre types de difficultés sont énumérées : les difficultés de nature
financière, celles de nature relationnelle, celles spécifiques à l'Ile de France et enfin celles relatives à
l'organisation du système de santé. La difficulté la plus souvent éprouvée est la lourdeur des charges.
Bouet, P., et al. (2003). Liberté d'installation, liberté d'exercice : quelle médecine pour quels médecins ? Paris
CNOM : 46, graph.
Ce rapport de la Commission nationale permanente a été adopté lors des Assises du Conseil national
de l'Ordre des médecins du 14 juin 2003. Les auteurs se sont interrogés sur l'évolution de l'installation
des médecins, notamment des problèmes à venir et des possibilités d'y remédier. En premier lieu, le
document fait le point sur l'installation professionnelle actuelle des jeunes médecins : qui sont les
nouveaux installés, où vont-ils, quelles sont leurs aspirations. Celui-ci analyse ensuite les facteurs
influençant la future installation professionnelle des étudiants durant la période des études médicales,
puis décrit les caractéristiques des médecins installés. Il aborde également la question de la migration
des médecins dans les pays européens. La réflexion se poursuit sur les besoins de la population et les
priorités de santé publique, pour se demander s'il est possible de déterminer les besoins en médecins.
Après avoir exposé le bilan de la situation, les difficultés actuelles et à venir, les outils à la disposition
des pouvoirs publics, et élabore des propositions d'orientation du métier de médecin en termes de
compétence et de mode d'organisation des soins et des professionnels.
Descours, C. (2003). Propositions en vue d'améliorer la répartition des professionnels de santé sur le territoire.
Paris MSSPS : 40, ann.
Les perspectives démographiques des professionnels de santé font dès à présent apparaître un
vieillissement et une diminution des effectifs avec, en filigrane, l'apparition de phénomènes de
pénurie sur certains territoires, si aucune mesure n'était prise. Cette relative désertification, qui peut
déjà être constatée notamment dans certaines zones rurales et périurbaines, s'inscrit dans une
évolution plus générale de la société et de la place que les professionnels de santé y occupent. Ce
rapport dresse d'abord un état des lieux de la répartition des professionnels de santé sur le territoire
français, puis analyse les raisons de cette inégale répartition. Il propose ensuite une panoplie de
mesures incitatives s'adaptant à la diversité des situations locales.
Evrard, C. (2003). Le bassin d'activité du médecin généraliste. Analyse des relations géographiques entre
producteurs et consommateurs de soins en région Languedoc-Roussillon et réflexion pour la définition
du schéma de démographie médicale
[BDSP. Notice produite par ORSMIP R0xlIDgu. Diffusion soumise à autorisation]. Région sur-
médicalisée du sud de la France, le Languedoc-Roussillon doit faire face, plus que d'autres régions au
vieillissement de ses praticiens. A titre d'exemple, l'âge moyen des médecins généralistes libéraux y
est de 47 ans, contre 44,4 ans en France métropolitaine. La région enregistre également d'importantes
disparités intra-régionales, entre un arrière pays sous-encadré et un littoral sur-encadré. L'exemple
des médecins généralistes dans la région est l'occasion de présenter les éléments d'une réflexion
géographique en vue d'aider à la prise de décision. Cet article propose donc une réflexion
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
méthodologique pour l'identification des zones sensibles, présente les données chiffrées sur les
caractéristiques des bassins d'activité, énonce les priorités "géo-sanitaires" dans la région Languedoc-
Roussillon et enfin définit un Schéma de Démographie Médicale en prenant l'exemple de la Lozère.
Mace, J.-M. (2003). Les territoires d'accès et de recours aux soins : l'identification d'arrières pays médicaux
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 4Z9R0xVR. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article tente
d'étudier les réelles disparités spatiales de la densité médicale à travers une échelle géographique
opérationnelle infra départementale. Pourtant rechercher une telle échelle territoriale adéquate à la
médecine ambulatoire reste aujourd'hui problématique. Est-ce que la méthode pour délimiter les
bassins hospitaliers est transposable à la médecine de ville ? Pour tenter de répondre à cette question,
l'auteur teste dans un premier temps, la cohérence entre la pratique spatiale des usagers de la
médecine de ville et celle des usagers de la médecine hospitalière en prenant comme exemple la
cardiologie médicale. Dans un deuxième temps, l'auteur généralise cette approche à la France entière
en nous référant cette fois aux bassins de la médecine hospitalière afin de rechercher d'éventuelles
zones fragilisées par la faible présence de médecins généralistes. Enfin le risque d'aggravation de la
situation de ces zones sensibles est étudié en s'intéressant au taux de renouvellement des médecins
(extrait du texte).
[BDSP. Notice produite par ORSMIP R0xP3Dq0. Diffusion soumise à autorisation]. Le récent et soudain
intérêt des médias pour la démographie médicale n'est pas fortuit. Il tient à la multiplication d'études,
rapports ou discours dont la tonalité générale, fort alarmiste, se fonde sur le même constat : la crise
des professions de santé participe à la crise des systèmes de santé, partout, quels qu'ils soient.
L'auteur analyse la question.
2002
(2002). Enquête sur les motifs d'installation des médecins libéraux. 1ere exploitation, mars 2002. Paris URCAM
: 30.
L'URCAMIF a souhaité connaître les déterminants de l'installation des médecins libéraux en Ile-de-
France. A cet effet, un questionnaire a été remis à tous ceux d'entre eux qui venaient dans une CPAM
d'Ile-de-France pour effectuer les démarches administratives d'inscription en vue de leur installation,
entre le 1er octobre 2000 et le 30 septembre 2001. Ce rapport présente et analyse les résultats de
cette enquête : caractéristiques des médecins qui s'installent en Ile-de-France et motifs de leur
installation, caractéristiques des médecins qui s'installent la première fois en Ile-de-France et motifs
de leur installation.
Ce rapport sur la démographie médicale en France rend compte des résultats de la Mission
Démographie des Professions de santé. Bien qu'il constate qu'il n'y a jamais eu autant de
professionnels de santé qu'actuellement, il souligne, pour les années à venir, des risques de pénuries
géographiques et disciplinaires, puisque le numerus clausus 2002 estimé à 4700 aurait pour
conséquence de diminuer de 20 % le nombre des médecins. De plus, le vieillissement de la population
et le consumérisme médical ne cessent d'accroître la demande de soins. Paradoxalement, le rapport
note qu'à côté d'un sureffectif provisoire, "de forts contrastes géographiques" apparaissent. Si les
zones urbaines ont une forte densité médicale, les zones péri-urbaines et rurales sont sous-
médicalisées. Plusieurs voies d'exploration sont proposées pour pallier à cette évolution : la mise en
place d'incitations financières pérennes, la création d'un collaborateur salarié et la multiplication des
autorisations d'exercice en cabinet secondaire. Mais il faudrait lutter contre l'isolement du médecin en
zone rurale notamment par la télémédecine, en permettant un maillage des zones concernées par un
réseau à haut débit facilitant le transport rapide d'informations et d'images numérisées. Ce document
est disponible sur le site du ministère chargé de la santé : [Link] => Actualités /
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Dang, Han Doan, B. (2002). "L'installation des médecins : les déterminants du choix géographique (1974-
1999)." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 42(4) : 337-358, tabl., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 2eR0xncZ. Diffusion soumise à autorisation]. La liberté
d'installation n'implique pas que les jeunes médecins s'installent au hasard. Bien au contraire des
motivations et contraintes plus ou moins divergentes, de nature et de force variées, se conjuguent
pour orienter leur décision et les conduire là où il sont. Ces motivations et contraintes procèdent à la
fois du médecin et des opportunités qu'il rencontre. Une étude des raisons qui sous-tendent le choix
du lieu d'installation peut ainsi revêtir un certain intérêt. Cet article fait état de 4 enquêtes entreprises
par le Centre de Sociologie et de Démographie Médicale qui ont abordé le thème des raisons du choix
du lieu d'installation.
Galli, J. et Laporte, J.-M. (2002). "Les motifs d'installation des médecins libéraux en Ile-de-France." Cahiers De
Sociologie Et De Demographie Medicales 42(4) : 379-394.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP d3e9R0xS. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article analyse la
démographie médicale francilienne. Une enquête effectuée entre 2000 et 2001 dans le cadre de
l'Observatoire Régional de la Démographie Médicale en Ile-de-France, est mise en place. Elle s'appuie
sur un questionnaire, remis aux médecins lors de leurs démarches administratives dans les Caisses
d'Assurance Maladie de la Région. Ce questionnaire est organisé en trois parties (situation du
médecin, type d'installation, motifs d'installation) et comporte 10 questions. Dans cette enquête, la
majorité des répondants déclarent s'installer en Ile-de-France à la suite d'une proposition qui leur a
été faite.
2001
Ce rapport sur la démographie médicale constitue un de 2 rapports remis sur le même thème à
Elisabeth Guigou le 20 juin 2001. Réalisé par un groupe de travail piloté par Anne-Carole Bensadon, il a
associé l'ensemble des directions du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, ainsi que la Caisse
nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés et la direction de la prévision du Ministère de
l'Economie et des Finances. Ce rapport a pour objet de présenter une première analyse de la
démographie médicale sous un angle double : faire un état des lieux et repérer les leviers d'action qui
pourraient être utilisés pour répondre aux objectifs de santé publique auxquels concourt la
démographie médicale. Il s'agit d'une première approche réalisée dans un délai bref et qui sera
complétée par d'autres travaux en cours ou à venir. S'agissant du constat, le rapport s'appuie sur
l'analyse et la mise en prospective et présente quelques données nouvelles. S'agissant des leviers
d'actions, il s'attache à relever et à organiser les possibilités.
Flament, L. (2001). "Les disparités régionales de la démographie des médecins libéraux en France (1998-2008)."
Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 41(2) : 173-194, tabl., stat., ann.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP TR0xo6lS. Diffusion soumise à autorisation]. En France le nombre
de médecins a considérablement augmenté tout au long de ce siècle mais dans le même temps
apparaît une grande disparité dans la répartition territoriale de leur installation. La plus grande densité
de médecins au sud de la France plutôt qu'au nord est connue mais des différences sont tout aussi
flagrantes entres les régions, les départements, les milieux ruraux et urbains.
Hardy-Dubernet, A. C., et al. (2001). La réforme de l'internat de médecine de 1982 et ses effets sur les choix
professionnels des médecins. Paris MIRE : 165, tab., graph., ann.
L'objet de cette recherche est de comprendre les effets de la réforme des études médicales de 1982
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
sur les choix professionnels des médecins. Cette réforme poursuivait un triple objectif :
démographique, économique et pédagogique. Le dispositif mis en place cherchait alors à combiner,
par l'instauration d'un concours d'accès à la spécialisation médicale, à l'amélioration de la formation
de troisième cycle et la régulation des flux d'entrants dans les différents segments de la profession.
Cette étude vise à montrer en quoi la réforme de l'internat a contribué à modifier structurellement la
population médicale, au-delà d'une régulation des flux. Les résultats sont présentés selon trois
chapitres. Le premier vise à cerner le contexte dans lequel s'inscrit la réforme de 1982. Le second
chapitre vise à comparer les parcours universitaires de populations de médecins formés dans
différents lieux et à différents moments. Le troisième chapitre s'attache spécifiquement à décrire et
comprendre comment les changements contextuels modifient les procédures de choix et les prises de
décision individuelles.
Niel, X. (2001). "Les facteurs qui influencent la démographie médicale au niveau régional." Cahiers De
Sociologie Et De Demographie Medicales 41(2) : 141-172, tabl., stat., ann., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP vm2xR0x9. Diffusion soumise à autorisation]. Après avoir
rapidement rappelé quelles ont été les évolutions des disparités régionales en terme d'offre de soins
médicaux, l'examen de ces facteurs pris séparément permettra de juger leur action sur la
démographie régionale au cours des quinze dernières années. Une projection réalisée à numerus
clausus, nombre de postes d'interne et comportements des médecins supposés identiques tout au
long de la période 2000-2020 permettra de simuler l'évolution de ces disparités. Ces projections ne
correspondent pas nécessairement à un scénario réaliste de "comportements constant" mais elles
permettent de chiffrer les contributions de chacun des facteurs cités précédemment, à cette évolution
globale.
Van, Den Bussche, H. et Kilbringer, C. (2001). "La médecine générale en France et en Allemagne : situation
actuelle et tendances futures." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Médicales : 81-102, graph.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP EIR0xaTP. Diffusion soumise à autorisation]. La médecine générale
est l'objet actuellement d'une attention grandissante dans les pays du monde développé. On constate
dans les deux pays les mêmes indices montrant un renouveau de la médecine générale au cours de la
décennie 90. Toutefois, les méthodes employées dans les deux pays ne sont pas identiques. Le but de
cette étude est de comparer le développement de la médecine générale de chaque côté du Rhin, d'en
analyser les causes afin d'observer les éventuelles chances et difficultés de cet éventuel renouveau.
(extrait du texte).
2000
(2000). Expertise de la littérature internationale sur les besoins en démographie médicale. Lyon UPML : 45,
tabl.
Ce rapport présente la revue de la littérature internationale effectuée par la Société Eval pour
l'enquête réalisée en Rhône-Alpes auprès des praticiens de trois spécialités : pédiatrie, orthopédie,
gastro-entérologie. Elle souligne la pauvreté de la littérature sur le sujet de l'évaluation des besoins en
démographie médicale, principalement en France.
(2000). La médecine de ville répartition géographique à venir : un enjeu de santé. Paris URCAM : 40, tabl.,
carte.
Face à la disparité de la répartition territoriale de l'offre de soins, les 22 Unions Régionales des Caisses
d'Assurance Maladie (URCAM) ont mené une étude sur la démographie des médecins libéraux à
l'horizon 2008. Des projections démographiques s'avèrent indispensables afin de contribuer à la
recherche d'une meilleure adéquation entre l'offre de soins et les besoins de santé et de permettre
une analyse de l'accès aux soins dans les régions à population vieillissante. L'Assurance Maladie ne
disposant pas d'études régionales ni locales, il était important d'obtenir des comparaisons inter et
intrarégionales permettant de mieux apprécier chaque contexte local, véritable lieu de confrontation
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
des besoins à l'offre de soins. De telles projections devraient servir de base à la définition d'actions,
d'incitations et d'outils pour déterminer une véritable réponse aux besoins de santé et à la recherche
de la qualité des soins.
Charpak, Y. c. et Knockaert, R. c. (2000). "Dossier : les médecins aujourd'hui en France." Actualite Et Dossier En
Sante Publique(32) : 3-66, carte, tabl., graph.
[BDSP. Notice produite par ENSP 95R0x85v. Diffusion soumise à autorisation]. Que sait-on des
médecins ? Que ce soit leur nombre, pléthorique ou insuffisant à terme, leurs statuts, leur répartition,
leur responsabilité, leur formation, les informations les plus diverses existent. Ce dossier montre que
la profession de médecin a subi de profondes mutations, et que son hétérogénéité croissante reflète
des réalités de plus en plus complexes.
Dang, Han Doan, B. et Levy, D. (2000). "Les jeunes médecins et l'installation en pratique libérale : présentation
d'une enquête entreprise d'avril à juin 1999 auprès d'un échantillon de 1700 jeunes médecins." Cahiers De
Sociologie Et De Demographie Medicales 40(3-4) : 345, tabl.
Ce fascicule spécial sur l'installation des jeunes médecins en France est basé sur les résultats d'une
enquête postale réalisée auprès d'un échantillon probabiliste de médecins libéraux, diplômés de 1990
à 1996, réalisée pour le compte du Ministère chargé de la Santé, Bureau d'Economie de la santé.
L'objectif de cette enquête était de mieux cerner les modalité d'installation et les difficultés du jeune
praticien en début de carrière et d'explorer conséquemment la faisabilité des mesures tendant au
remodelage de la répartition géographique du corps médical. Ce document comprend 5 parties :
l'installation des médecins libéraux, les critères du choix et le besoins d'information pour le lieu
d'installation, la situation professionnelle et financière du jeune médecin libéral, le rachat de clientèle,
les difficultés du jeune médecin et la prime d'installation.
Delattre, E. (2000). Comportements d'offre de soins des médecins français : étude microéconomique sur un
panel de médecins libéraux français 1979-1993. Nanterre Université de Paris 10, Université de Paris
10. UFR de Sciences Economiques. Nanterre. FRA : 229, tabl., ind.
Cette thèse analyse les comportements d'offre de soins des médecins libéraux français à partir d'un
panel non cylindré de 7 925 médecins omnipraticiens ou spécialistes, des secteurs 1 ou 2, suivis sur la
période 1979-1993 et représentatif de la population concernée. Elle étudie tout d'abord le cycle de vie
de l'activité médicale et montre qu'il existe des différences non négligeables entre l'activité des
médecins débutants et celle des médecins déjà installés. Elle s'intéresse également au processus de
croissance de l'activité individuelle. Elle établit ensuite l'importance des comportements d'induction
chez les praticiens du secteur 1 et la prédominance de mécanismes de marché en secteur 2,
compatibles avec l'absence d'induction. Les évaluations, par des méthodes de moments généralisés,
permettent d'établir que les élasticités estimées au niveau microéconomique correspondent, au
niveau macroéconomique, à une forte dérive de la consommation de soins en liaison avec
l'augmentation du nombre de médecins. Enfin, cette thèse étudie les mécanismes de régulation de
l'activité ambulatoire par enveloppes globales, et explique pourquoi les modes de détermination des
sanctions proposées, dans les plans Juppé et Aubry conduisant à l'inefficacité des mesures de politique
économique et à des problèmes d'équité entre médecins des secteurs 1 et 2. Elle propose donc alors
un mode de calcul original de la sanction, qui agit de façon individualisée, et qui permet d'envisager le
retour à une certaines efficacité du mécanisme de régulation.
Schweyer, F.-X., et al. (2000). "Histoire et démographie médicales." Actualite Et Dossier En Sante Publique(32) :
16-23, tabl., carte, graph.
[BDSP. Notice produite par ENSP a8hR0xoi. Diffusion soumise à autorisation]. En France, il est facile
d'avoir une représentation claire de la profession médicale, qu'il s'agisse de ses caractéristiques, de
ses activités voire de ses privilèges, mais aussi de ses contraintes. L'existence d'un diplôme unique
national, l'inscription à un Ordre, un statut bien identifié conduit à une vision homogène de la
profession. Cependant, celle-ci a connu d'importantes transformations en termes d'effectifs,
d'exercice professionnel ou de rémunération.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2023
Chevillard, G., Lucas-Gabrielli, V., Mousques, J., et al. (2023). "Les médecins généralistes libéraux diplômés à
l’étranger contribuent à renforcer l’offre de soins dans les zones sous-dotées." Questions D'Economie de la
Sante (Irdes)(282): 1-8.
[Link]
[Link]
2022
Duchaine, F., Chevillard, G. et Mousques, J. (2022). "Inégalités territoriales de répartition des infirmières
libérales : quel impact des restrictions à l’installation en zones sur-denses et des incitations financières en
zones sous-denses ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes)(270): 1-6.
[Link]
[Link]
À l’instar d’autres professions de santé de premiers recours, et en dépit d’une forte progression de
leurs effectifs, les infirmières libérales restent inégalement réparties sur le territoire. Afin de réduire
les disparités de ces professionnelles, occupant une place particulière dans l’offre de soins de
proximité, les pouvoirs publics ont mis en place un « zonage infirmier » sur l’ensemble du territoire
depuis 2012. Ce dernier sert de cadre d’application à des mesures restrictives à l’installation dans les
zones mieux dotées et incitatives dans les zones déficitaires. L’objectif est ici d’estimer les effets de la
mise en œuvre de ce zonage infirmier, et des dispositifs associés, sur la répartition territoriale et
l’activité des infirmières libérales. À partir d’une analyse de l’évolution d’indicateurs d’offre de soins et
de l’estimation de l’impact de ces mesures, nos résultats montrent un effet positif mais la nécessité
d’y adjoindre des mesures complémentaires pour attirer les infirmières libérales dans les territoires les
moins bien dotés.
Duchaine, F., Chevillard, G. et Mousques, J. (2022). "L’impact du zonage conventionnel sur la répartition
territoriale des infirmières et infirmiers libéraux en France." Revue D'economie Regionale &
Urbaine(Prépublication): En ligne.
[Link]
Nous analysons l’impact du zonage et des mesures associées sur les inégalités territoriales
d’infirmières libérales. Ces mesures ont permis une amélioration de l’accessibilité globale et une
réduction des inégalités. Ce dispositif est à compléter avec d’autres mesures relatives au cadre de vie
et aux conditions d’exercice. L’organisation de la délivrance des soins et services en santé primaire, la
ressource humaine et la répartition territoriale des professionnels de santé qui y participent sont
parmi les principaux leviers pour rendre les systèmes de santé plus efficients et atteindre les objectifs
de développement durable (WHO et UNICEF, 2020). Si le nombre d’infirmières en soins primaire,
relativement au nombre d’habitants mais aussi de médecins, comme leurs rôles et missions varient
selon les pays, elles sont partout l’un des maillons essentiels de la ressource humaine en santé.
Investir pour augmenter les capacités de formation, renforcer l’attrait du métier, encourager la
coopération avec les autres professionnels et agir pour veiller à un meilleur maillage territorial sont
alors des enjeux que tous les pays doivent mobiliser pour améliorer l’accès aux soins de leur
population (OMS, 2020). En France, des disparités géographiques d’équilibre entre l’offre et la
demande de travail sont relativement importantes dans de nombreux secteurs d’activité et ni la
mobilité géographique entre territoires des travailleurs, ni les incitations financières ne permettent de
les résorber (Brunet et Rieucau, 2019).
2021
Chevillard, G., Lucas-Gabrielli, V., Mousques, J., et al. (2021). Comment améliorer l'accès aux soins primaires
selon les spécificités des territoires ? Le système de santé français aujourd'hui : enjeux et défis., Paris : Éditions
Eska : 273-292.
Cet article vise, dans un premier temps, à définir les concepts de soins primaires et de soins de santé
primaires, à montrer les singularités françaises en la matière et les défis auxquels ils sont confrontés.
Nous montrons qu’un des principaux enjeux du domaine des soins primaires en France est celui de
l’accessibilité et des inégalités selon les territoires, et de leur évolution compte tenu de la diminution
de l’offre de médecins en cours et à venir. Ensuite, nous analysons plus précisément la manière de
mesurer l’accessibilité aux soins primaires et d’identifier les déséquilibres entre l’offre et la demande
selon le type de territoire. Nous examinons ensuite la manière dont les pouvoirs publics ont développé
une politique d’amélioration de la répartition des médecins généralistes en définissant des zones
prioritaires, et en déployant, dans ces zones, des mesures pour attirer et maintenir des médecins
généralistes. Nous concluons enfin en exposant cinq enjeux, qui sont autant de leviers de court,
moyen et long terme, pour améliorer la répartition des médecins dans les zones sous denses et
défavorisées et l’accès aux soins (résumé d’auteur).
Chevillard, G. et Mousques, J. (2021). "Medically Underserved Areas: Are Primary Care Teams Efficient at
Attracting and Retaining General Practitioners?" Social Science & Medicine 287: En ligne.
[Link]
The geographical imbalances of General Practitioners (GPs) may affect their accessibility for
populations, especially in medically underserved areas. We investigate the effect of the dramatic and
recent diffusion of Primary Care Teams (PCTs), especially in medically underserved areas, in order to
attract and retain GPs through an improvement of their working conditions. We analyze the evolution
of GPs and young GPs density between 2004 and 2017 according to a spatial taxonomy of French living
areas in 6 clusters. Based on a quasi-experimental design comparing living areas, depending on the
clusters, with PCTs (treated) and without PCTs (control), we used difference-in-differences models to
estimate the impact of PCT new settlements on the evolution of both attraction and retention of GPs.
Our results show that PCT settlements are efficient to attract young GPs and that the magnitude of the
effects depends on the living area clusters. Results call for specific policies to address geographical
inequalities of GPs that consider the type of place and also, in France, for new measures to attract and
retain GPs in rural fringes.
2020
Chevillard, G. et Mousques, J. (2020). "Les maisons de santé attirent-elles les jeunes médecins généralistes
dans les zones sous-dotées en offre de soins ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (247) : 8.
[Link]
[Link]
Dumontet, M. et Chevillard, G. (2020). Remédier aux déserts médicaux, Paris : Editions rue d'Ulm
Depuis le début des années 2000, l’expression de « déserts médicaux », régulièrement utilisée par les
médias et nos gouvernements successifs, décrit des situations où les populations font face à des
difficultés d’accès aux soins (délai d’attente pour un rendez-vous, nombre insuffisant de médecins
traitants disponibles…). Ces situations sont la conséquence, notamment, d’une raréfaction globale de
l’offre de soins, plus marquée chez les médecins généralistes. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi
les outils de régulation de l’offre de soins ont-ils échoué dans leur objectif : adapter cette offre aux
besoins de la population ? Tous les territoires ne sont pas touchés de la même manière par ce
phénomène de raréfaction. Les pouvoirs publics ont-ils mis en place ces deux dernières décennies des
solutions pour améliorer l’accessibilité aux soins – et lesquelles ? (résumé d'auteur).
Lucas-Gabrielli, V. et Mangeney, C. (2020). "Comment enrichir la mesure des inégalités spatiales d’accessibilité
aux médecins généralistes ? Illustration en Ile-de-France." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (246) : 8.
[Link]
[Link]
La recherche sur les inégalités spatiales d’accessibilité aux soins primaires, en s’appuyant sur des
indicateurs de type « densité flottante », a permis de dépasser les limites des indicateurs classiques de
densité et de distance. L’Accessibilité potentielle localisée (APL) - qui tient compte des distances entre
communes en voiture, de la disponibilité de l’offre et de la structure d’âge de la population - est une
adaptation de ce type de méthode au contexte français qui permet de reconsidérer les constats
préalablement établis. Pour améliorer encore la mesure, l’indicateur est affiné de plusieurs manières
dans cette étude méthodologique : en réduisant l’échelle géographique d’observation, de la commune
à la maille de 200 mètres, en prenant en compte la dimension sociale des besoins et les pratiques de
mobilité différenciées (voiture, transports en commun…), en considérant l’effet systémique des
interactions entre l’offre et la demande de soins à l’échelle régionale. Cet effet permet de tenir
compte du fait que la probabilité de recourir à une offre éloignée est d’autant plus faible que les
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 75 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
patients disposent d’une offre à proximité. Cette dernière proposition est celle qui modifie le plus la
mesure en lissant la représentation spatiale des niveaux d’accessibilité. La prise en compte de la
dimension sociale dans les besoins de soins et la diversification des moyens de transport et de ses
usages selon le type d’espaces impactent plus localement les résultats. Cependant, pour certains
territoires urbains défavorisés socialement, la prise en compte de ces nouvelles dimensions permet de
mieux souligner des difficultés locales d’accessibilité aux médecins généralistes.
2019
Chevillard, G. et Mousques, J. (2019). Accessibilité aux soins et attractivité territoriale : proposition d’une
typologie des territoires de vie français. Document de travail Irdes ; 76. Paris Irdes : 28.
[Link]
Cet article présente la méthodologie et les résultats d’une typologie socio-sanitaire des espaces
français à l’échelle des territoires de vie. Cette typologie ambitionne d’offrir un cadre d’étude à
l’analyse des soins de premiers recours en France et à l’évaluation d’un certain nombre de dispositifs
pour améliorer la répartition de l’offre de soins. A partir de la littérature, nous identifions les
dimensions et indicateurs pertinents pour répondre à ces enjeux. Nous réalisons ensuite une Analyse
en composante principale (ACP) des 32 variables retenues puis une Classification ascendante
hiérarchique (CAH). Nous obtenons de la sorte six groupes de territoires de vie dont la répartition
spatiale est parfois fortement contiguë (littoraux, « diagonale du vide », départements homogènes),
plus hétérogène avec des départements ayant tous les types de territoires de vie ou encore une
répartition illustrant des oppositions entre centres et périphéries.
Chevillard, G., Mousques, J., Lucas-Gabrielli, V., et al. (2019). "Has the diffusion of primary care teams in France
improved attraction and retention of general practitioners in rural areas?" Health Policy 123(5) : 508-515, tab.,
graph., fig.
[Link]
Many countries, including France, are facing the old and persistent problem of geographical
inequalities of their health human resources, in particular general practitioners (GPs). This situation
leads, among otherthings, to underserved areas, which could result in a lower level of primary health
care [Link] the mid-2000s in France, several policies were implemented to provide
financial as well as otherincentives to support the development of multi-professional group practices,
Primary Care Teams (PCTs),in order to attract and retain GPs in underserved areas. This study aims to
measure the impact of PCTssettlement on the evolution of GP density in rural areas. To this end, we
compare the evolution of GPdensity between rural areas with PCTs and similar rural areas without
PCTs, before (2004–2008) andafter (2008–2012) the development of PCTs facilities. The results show
that PCTs are mainly locatedin underserved areas and suggest that they could attract and retain GPs
there. Those results shouldbe of interest to countries facing relatively similar geographical inequalities
issues and that are alsoexperimenting with multi-professional group practices.
Lucas-Gabrielli, V. et Mangeney, C. (2019). "Comment améliorer les mesures d’accessibilité aux soins pour
mieux cibler les zones sous-denses ?" Revue D'Epidemiologie et de Sante Publique En ligne : 1-8.
[Link]
une avancée dans la mesure de l’accessibilité aux soins, mais nous en discutons aussi les limites. Des
propositions d’amélioration sont avancées (résumé d’auteur).
Dans un contexte d’inégale répartition de l’offre de soins, l’un des défis majeurs des politiques de
santé des pays développés consiste à garantir à la population une égale accessibilité aux soins sur leur
territoire. Evaluer ces inégalités d’accessibilité devient alors un enjeu. Depuis quelques années de
nouvelles méthodes font objet d’une convergence d’intérêt dans la littérature géographique
internationale. Elles se sont imposées en France à travers l’indicateur d’Accessibilité potentielle
localisée (APL) construit par la Drees et l’Irdes. Ce dernier sert de socle à la définition des zonages
déficitaires en médecins généralistes institués en 2017-2018 dans l’ensemble des régions françaises.
Pour améliorer encore la mesure, la mobilisation de nouvelles données volumineuses (« big data ») sur
la région Île-de-France montre les impacts de différentes évolutions de l’indicateur. La réduction de
l’échelle géographique d’observation, de la commune à la maille de 200 mètres, met en exergue des
disparités infra-communales importantes. La prise en compte des interactions entre l’offre et la
demande à l’échelle régionale est la seconde évolution qui modifie le plus les niveaux d‘accessibilité
mesurés. L’intégration de la dimension sociale des besoins et des pratiques de mobilité différenciées
(voiture, transports en commun…) a des impacts plus locaux. Enfin, la mise en contexte plus globale de
l’indicateur, notamment en tenant compte des offres médicales alternatives en spécialistes de
premier recours, conduit à apporter une vision des équilibres infra-régionaux très sensiblement
modifiée. Les résultats sont présentés sous forme de scénarios comparant l’effet de chacune des
hypothèses introduites. Des séries de cartes permettent également d’en avoir une lecture spatiale
(résumé d’auteur).
2018
Chevillard, G. et Lucas-Gabrielli, V. (2018). Accessibilité aux médecins généralistes en France : les méandres de
la construction des zones sous-dotées
[Link]
Face à l’inégale répartition géographique des médecins, les pouvoirs publics ont défini depuis 2005
des zones sous-dotées pour y déployer des mesures permettant d’attirer et de maintenir ces
professionnels de santé. La définition de ces zones s’est complexifiée au fur et à mesure que les
dispositifs s’étoffaient et que de nouveaux acteurs s’emparaient de cette question (collectivités
territoriales, État, Assurance maladie). L’objectif est ici de montrer comment la montée en puissance
d’une politique publique conduit, de par la multiplicité des acteurs et des territoires afférents
mobilisés, à en réduire la portée. Nous nous appuyons dans cette communication sur l’historique de la
définition des zones sous-dotées en médecins généralistes libéraux en France. L’enchevêtrement des
zonages et dispositifs qui en résulte réduit la lisibilité de la politique auprès des médecins concernés et
pose ainsi la question de son efficacité (résumé d'auteur).
Chevillard, G., Lucas-Gabrielli, V. et Mousques, J. (2018). ""Déserts médicaux" en France : état des lieux et
perspectives de recherches." Espace Geographique (L') 47 : 362-380.
[Link]
L’expression de « déserts médicaux » est abondamment utilisée pour décrire des territoires où les
habitants rencontrent des difficultés d’accès aux soins. Cette expression n’apparaît pas assez précise,
ni pour décrire la pluralité des difficultés rencontrées, ni pour réfléchir aux mesures permettant de les
résoudre. L’objectif de cet article est d’abord d’analyser l’évolution de la mesure d’un faible niveau
d’accessibilité aux médecins généralistes à travers le temps. Nous analysons ensuite les réponses des
pouvoirs publics aux « déserts médicaux » par deux éléments : la définition de zones prioritaires et le
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
déploiement de mesures pour y attirer et maintenir des médecins généralistes. À partir des constats
établis et du cadre conceptuel usité, nous proposons des perspectives de recherches pour améliorer la
description de l’accessibilité aux médecins généralistes ainsi que l’évaluation de la politique menée
contre les « déserts médicaux » (résumé d'auteur).
Chevillard, G. et Mousques, J. (2018). "Accessibilité aux soins et attractivité territoriale : proposition d’une
typologie des territoires de vie français." Cybergeo : Revue Europeene De Geographie(873) : 21.
[Link]
Cet article présente la méthodologie et les résultats d’une typologie socio-sanitaire des espaces
français à l’échelle des territoires de vie. Cette typologie ambitionne d’offrir un cadre d’étude à
l’analyse des soins de premier recours en France et à l’évaluation d’un certain nombre de dispositifs
pour améliorer la répartition de l’offre de soins. À partir de la littérature nous identifions les
dimensions et indicateurs pertinents pour répondre à ces enjeux. Nous réalisons ensuite une analyse
en composante principale des 32 variables retenues puis une classification ascendante hiérarchique.
Nous obtenons de la sorte 6 groupes de territoires de vie dont la répartition spatiale est parfois
fortement contiguë (littoraux, « diagonale du vide », départements homogènes), plus hétérogène avec
des départements ayant tous les types de territoires de vie ou encore une répartition illustrant des
oppositions entre centres et périphéries.
Lucas-Gabrielli, V. et Chevillard, G. (2018). "Déserts médicaux et accessibilité aux soins : de quoi parle-t-on ?"
Medecine/Sciences 34(6-7) : 599-603.
L’accessibilité aux soins des français apparaît menacée par l’existence ou l’apparition d’espaces
caractérisés par un manque de soignants souvent appelés « déserts médicaux ». Ces espaces
renvoient en fait à des réalités multiples relatives à la faiblesse de l’offre médicale disponible couplée
à l’enclavement des territoires et à l’importance des besoins de soins. Nous proposons ici d’exposer
les différentes manières de mesurer l’accessibilité aux médecins généralistes libéraux ou de qualifier
les espaces avec des inadéquations entre offre et besoins de soins afin de montrer la confusion que
peut générer ce concept, ainsi que les enjeux pour les pouvoirs publics quand il s’agit de définir des
mesures pour y faire face (résumé d'auteur).
2016
Bourgueil, Y., et al. (2016). Démographie et ressources humaines en santé. Traité de santé publique., Paris :
Lavoisier Médecine Sciences : 381-387.
Cet article vise à présenter dans un premier temps, l’éventail des métiers de la santé, les principes de
régulation et leurs évolutions récentes. Dans un deuxième temps, nous exposerons la situation de la
ressource humaine en santé en France en 2015 en termes démographiques quantitatifs et les
perspectives que dessinent les choix de régulation quantitative adoptés, mais également les questions
posées par les évolutions très récentes, aussi bien à l’échelle de l’Europe qu’à l’échelle des individus
dont les comportements changent en début comme en fin de carrière. Enfin, nous proposerons
plusieurs pistes d’actions publiques actuellement débattues sur la ressource humaine en santé pour
faciliter la transformation des organisations de soins et des pratiques au service de la santé publique
(résumé d'auteur).
Chevillard, G., et al. (2016). "Dépeuplement rural et offre de soins de premiers recours : quelles réalités et
quelles solutions ?" Espace Populations Societes 2015/3-2016/1 1-19.
[Link]
Les espaces ruraux en dépeuplement ont été peu explorés du point de vue de l’offre de soins de
premiers recours et des besoins des populations résidentes, alors que ces questions y occupent une
place importante. Ce travail caractérise les espaces en dépeuplement comparativement aux autres
espaces ruraux à partir d’une typologie socio-sanitaire et d’une approche statistique nationale. Il met
en évidence le déclin plus prononcé de l’offre de médecins généralistes libéraux dans ces espaces,
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 78 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
alors que les besoins sanitaires demeurent élevés. Cette contribution évalue également les effets des
maisons de santé mises en place pour attirer et maintenir des médecins généralistes dans les zones
sous-dotées. Les maisons de santé permettent de diminuer l’érosion de l’offre de médecins
généralistes dans certains espaces en dépeuplement, mais pas dans l’ensemble de ceux-ci appelant à
des mesures plus larges ou spécifiques (résumé d'auteur).
Com-Ruelle, L., et al. (2016). "Recours aux soins ambulatoires et distances parcourues par les patients : des
différences importantes selon l’accessibilité territoriale aux soins." Questions D'Economie de la Sante (Irdes)
(219) : 8.
[Link]
[Link]
En France, l'offre de soins médicaux se situe dans la moyenne de celle des pays de l'Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE) mais elle est inégalement répartie sur le
territoire. Les professionnels de santé sont concentrés dans les zones urbaines, les métropoles et le
long du littoral. Les inégalités d'offre de soins de ville sont très marquées lorsqu'elles sont mesurées
par l'indicateur d'Accessibilité potentielle localisée (APL) qui estime, au niveau communal,
l'adéquation entre offre et demande de soins. Menée à partir de l'Enquête santé et protection sociale
(ESPS) 2010 de l'Irdes appariée avec les données administratives de l'Assurance maladie, cette étude
met en évidence des différences de recours aux soins ambulatoires en termes de taux de recours, de
recours au professionnel de santé le plus proche et de distances supplémentaires parcourues par les
patients. L'analyse tient compte des caractéristiques individuelles des patients ainsi que de trois
indicateurs d'accessibilité territoriale aux soins. Les résultats montrent qu'une offre de soins de
proximité peu disponible conduit les patients à plus souvent se déplacer, c'est-à-dire à moins souvent
recourir à l'offre de soins la plus proche. En revanche, ils sont moins enclins à parcourir des distances
supplémentaires au-delà du professionnel de santé le plus proche lorsque ce dernier est éloigné du
domicile, ce qui limite leur liberté de choix.
Lucas-Gabrielli, V., et al. (2016). Analyse de sensibilité de l'Accessibilité potentielle localisée (APL). Document
de travail Irdes ; 70. Paris Irdes : 48, tabl., graph., carte.
[Link]
[Link]
L'Accessibilité potentielle localisée (APL) est une mesure locale de l'accessibilité aux soins appliquée
aux médecins généralistes. Calculée au niveau de chaque commune, elle considère également l'offre
de soins et la demande des communes environnantes. L'APL permet de répondre aux principales
critiques faites aux indicateurs usuels d'offre de soins tels que la densité et la distance. L'un des enjeux
de l'indicateur est également de proposer des pistes d'amélioration concernant la quantification de
l'offre de soins et des besoins de soins ainsi qu'une définition plus précise de l'interaction entre l'offre
et la demande. Pour ce faire, l'APL tient compte du niveau d'activité des médecins pour mesurer l'offre
et du taux de recours différencié par âge des habitants pour mesurer la demande. Une fonction de
décroissance du recours avec la distance à parcourir est également utilisée pour pondérer
l'accessibilité spatiale en fonction de l'éloignement de la population à l‘offre de soins. Le paramétrage
de ces différents critères a un impact important sur la mesure de l'APL. La mesure de la sensibilité de
l'indicateur APL a été testée en modifiant les deux grands paramètres de l'APL que sont la définition
d'Equivalent temps plein (ETP) de médecin et les seuils d'accessibilité à cette offre de soins.
L'utilisation d'une fonction continue rapportant l'activité du médecin à l'activité moyenne nationale
entraîne une augmentation significative de l'APL – entre 21 et 24 % – par rapport à l'APL initiale. Cette
augmentation profite à tous les types de communes, qu'elles soient urbaines ou rurales, situées dans
un pôle ou dans sa périphérie ou bien hors de l'influence de ceux-ci. Par ailleurs, l'utilisation de
fonctions théoriques de décroissance associée à une augmentation du seuil d'accessibilité de 15 à 30
minutes impacte considérablement l'APL. Ceci entraîne à la fois une réduction des disparités infra
régionales par rapport à la seule modification du paramètre de l'offre de soins et une structuration des
valeurs de l'APL selon le type de communes autour d'un axe centre/périphérie des pôles beaucoup
plus importante (résumé d'auteur).
Lucas-Gabrielli, V., et al. (2016). Pratiques spatiales d’accès aux soins. Les rapports de l'Irdes ; 564. Paris IRDES :
98.
[Link]
La question traitée ici est celle de l’accès effectif des patients aux soins qu’ils consomment. L’objectif
est de comprendre ce qui conduit le patient à consulter un médecin (généraliste ou spécialiste) ou à
choisir un établissement de santé plus éloigné que celui correspondant à l’offre disponible la plus
proche de son lieu de résidence. Pour ce faire, nous avons analysé les consommations de soins lorsque
le patient se déplace, en ville comme à l’hôpital de court séjour. Cette étude a été réalisée en
exploitant l’Enquête santé et protection sociale (ESPS) de l’Irdes de 2010 appariée aux données de
consommation de soins ambulatoires et hospitaliers issues du Système national inter-régimes de
l’Assurance maladie (Sniiram) et du Programme de médicalisation des systèmes d’information
hospitaliers pour le court séjour (médecine, chirurgie et obstétrique : PMSI-MCO). Sur le champ de
l’ambulatoire comme celui de l’hospitalisation en court séjour, l’analyse met en évidence comment le
contexte influence le choix du patient et comment les caractéristiques individuelles des patients
interfèrent dans cette relation. Globalement, une faible disponibilité de l’offre de soins conduit les
patients à plus souvent se déplacer, réduit leur possibilité de choisir librement un professionnel de
santé et pose la question du lien entre accessibilité financière et territoriale à l’offre de soins.
2015
Chevillard, G., et al. (2015). "Mesure de l'impact d'une politique publique visant à favoriser l'installation et le
maintien de médecins généralistes : L'exemple du soutien au développement des maisons et pôles de santé en
France." Revue D'economie Regionale & Urbaine(4) : 657-694.
[Link]
deconomie-regionale-urbaine-ndeg-42015/mesure-limpact-dune-politique-publique-visant
Cet article propose une première évaluation des maisons et pôles de santé à travers une démarche
mobilisant des outils géographique et économétrique. L’objectif de cette double démarche est
l’analyse de l’implantation de ces structures, puis une analyse de l’impact de celles-ci sur la densité de
médecins généralistes libéraux. La méthodologie repose sur l’élaboration de typologies spatiales, puis
d’une analyse cas-témoin comparant l’évolution de la densité de médecins généralistes dans les
espaces avec et sans maisons de santé, avant et après la généralisation de cette politique. Les
résultats obtenus mettent en évidence une implantation davantage rurale de ces structures, de
surcroît dans des espaces fragiles, ainsi qu’une moindre diminution de l’offre dans certains espaces
ruraux et périurbains dotés de maisons et pôles de santé.
2012
Barlet, M., et al. (2012). "L'accessibilité aux médecins généralistes libéraux : plus faible en milieu rural."
Pour(214) : 31-40.
Mesurer l'adéquation spatiale entre l'offre et la demande de médecins généraliste libéraux est une
tâche délicate car elle nécessite de définir correctement à la fois la demande de soins, l'offre
considérée et la maille territoriale pertinente pour cette mesure. Un nouvel outil a donc été mis en
œuvre afin de répondre aux principales critiques faites aux indicateurs usuels d'accessibilité aux soins,
tout en restant relativement aisé à calculer dans la mesure où il mobilise des données facilement
disponibles. Cet outil, l'indicateur d'accessibilité potentielle localisée (APL), est un indicateur local,
calculé au niveau de chaque commune, mais qui considère également l'offre de médecins et la
demande des communes environnantes. Il intègre également une meilleure définition de l'offre et de
la demande de soins en prenant en compte l'activité des professionnels et la structure par âge de la
population pouvant recourir à ces soins. Cet indicateur est notamment particulièrement adapté pour
confronter l'accessibilité aux médecins généralistes libéraux des habitants des communes rurales à
celles des habitants des communes urbaines. Cet indicateur a été développé conjointement par la
Drees et l'Irdes.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 80 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Barlet, M., et al. (2012). "L'Accessibilité potentielle localisée (APL) : une nouvelle mesure de l'accessibilité aux
médecins généralistes libéraux." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (174) : 1-8.
[Link]
Cette étude propose un indicateur original et enrichi de mesure de l'accessibilité spatiale aux soins,
appliqué ici aux médecins généralistes libéraux. Cet indicateur, l'Accessibilité potentielle localisée
(APL), tient compte du niveau d’activité des médecins pour mesurer l'offre et du taux de recours
différencié par âge des habitants pour mesurer la demande. Il s'agit d'un indicateur local, calculé au
niveau de chaque commune mais qui considère également l'offre de médecins et la demande des
communes environnantes.
Barlet, M., et al. (2012). L'Accessibilité potentielle localisée (APL) : une nouvelle mesure de l'accessibilité aux
soins appliquée aux médecins généralistes libéraux en France. Document de travail Irdes ; 51. Paris Irdes : 51,
13 tabl., 54 graph., 12 carte.
[Link]
Les soins de premiers recours jouent un rôle essentiel sur la santé de la population. En France, bien
que la densité médicale soit l’une des plus élevées d’Europe, l’accessibilité aux soins est aujourd’hui
un enjeu majeur des politiques de santé, du fait du rôle important accordé au médecin généraliste, de
l’existence de disparités spatiales de l’offre de soins et des tendances démographiques à la baisse du
nombre de médecins sur le court terme ainsi que des fortes attentes d’une population vieillissante aux
besoins de soins élevés et à la mobilité réduite. Dans cette recherche, nous nous intéressons à la
mesure de l’accessibilité spatiale au médecin généraliste. Profitant des récents développements en
géographie de la santé sur les soins de premiers recours, nous proposons de construire un indicateur
permettant de considérer simultanément l’offre, la demande de soins et l’accès aux soins, en nous
appuyant sur la méthode du Two-step floating catchment area développée dans quelques pays
anglophones. Nous l’adaptons ici au contexte des soins français et proposons quelques pistes
d’amélioration dans trois dimensions principales : la définition et la quantification de l’offre de soins,
l’intégration du besoin de soins du côté de la demande, une définition plus précise de l’interaction
entre l’offre et la demande (résumé d'auteur).
Barlet, M., et al. (2012). "Santé en milieu rural : réalités et controverses. Dossier." Pour(214) : 85-171.
Réalisé par le Groupe de recherche pour l'éducation et la prospective (Grep) avec le concours des
acteurs de terrain (élus locaux, professions de santé), ce numéro de la revue POUR, paru en juillet
2012, propose d'abord un état des lieux, où il n'est pas seulement question de l'accessibilité des
médecins généralistes, mais aussi des difficultés rencontrées par les pharmacies rurales ou des
mesures prises pour équilibrer l'offre de soins infirmiers sur le territoire. Il est ensuite question des
mesures prises ou à prendre pour améliorer l'offre de soins mais surtout en améliorer l'accès pour les
habitants des zones rurales. Ce dossier invite à ne pas se focaliser sur la notion de distance ou de
temps de trajet pour se rendre à l'hôpital ou chez le médecin, mais à considérer l'état de santé de la
population (proportion de personnes âgées et d'enfants, plus vulnérables), sa mobilité et sa situation
sociale. Ainsi, pour l'association Médecins du Monde, " l'enjeu majeur de la santé en milieu rural n'est
pas celui du désert médical mais celui de l'accès aux soins de populations précaires ". Il présente aussi
des arguments pour ou contre les mesures d'incitation à l'installation de jeunes médecins à la
campagne. Si les contrats (incitatifs) d'engagement de service public semblent faire leurs preuves en
Bourgogne, la régulation (coercitive) de l'offre de soins infirmiers aussi. Et quand certains fustigent de
simples " effets d'aubaine ", d'autres dénoncent la complexité de dispositifs mal connus des principaux
concernés : 95 % des internes interrogés au niveau national semblent ne pas connaître ce type de
mesures... Plus largement, ce dossier invite à adopter une démarche qualitative, pour évaluer
correctement les besoins mais surtout apporter une réponse adaptée. En effet les élus, professionnels
de santé et autres acteurs de terrain s'accordent tous pour souligner : l'importance et l'intérêt de
toutes les initiatives de coordination entre acteurs sanitaires et sociaux, via des maisons de santé, des
rencontres régulières, des dispositifs de transmission d'information... ; le poids de facteurs non
économiques dans le choix d'installation des médecins : attractivité du cadre de vie et présence de
services, possibilité de travailler en relation avec d'autres professionnels, poids des tâches
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 81 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2011
Lucas-Gabrielli, V., et al. (2011). Les distances d'accès aux soins en France métropolitaine au 1er janvier 2007. 2
volumes avec annexes méthodologiques. Rapport Irdes ; 1838-1839. Paris IRDES : 124 + 137,graph.,
tabl., ann.
[Link]
La question de l’accès aux soins médicaux est devenue centrale dans le contexte actuel de fortes
mutations du monde hospitalier et de réduction à venir des effectifs de médecins sur le territoire.
Cette étude s’intéresse à l’accessibilité spatiale, mesurée au 1er janvier 2007, au regard des distances
et temps d’accès aux soins les plus proches en ville et à l’hôpital. Pour les soins hospitaliers, une
méthodologie novatrice est proposée pour le repérage et la géolocalisation des principales spécialités.
Le temps d’accès aux soins est globalement satisfaisant : 95 % de la population française a accès à des
soins de proximité en moins de quinze minutes. De même, la plupart des médecins spécialistes
libéraux et les équipements médicaux les plus courants sont accessibles en moyenne à moins de 20
minutes par la route. Concernant les soins hospitaliers courants, 95 % de la population française peut
y accéder en moins de 45 minutes, les trois quarts en moins de 25 minutes. Cependant, des inégalités
d’accès persistent tant pour les spécialités les plus courantes que les plus rares. Les régions rurales, à
faible densité de population, cumulent l’éloignement des soins de proximité et de la plupart des soins
spécialisés. Depuis 1990, la distance moyenne d’accès aux soins a diminué pour certains spécialistes,
notamment les urologues, mais a augmenté pour d’autres, en particulier les pédiatres.
2007
Bourgueil, Y., et al. (2007). "Améliorer la répartition géographique des médecins : les mesures adoptées en
France." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (122) : 1-6.
[Link]
Malgré une densité médicale aujourd’hui à son plus haut niveau historique, la répartition
géographique et disciplinaire reste inégale sur l’ensemble du territoire français. Cette situation risque
de s’accentuer avec la baisse du nombre de médecins annoncée dans les dix années à venir. Pendant
longtemps, l’augmentation du nombre de médecins formés et la modulation régionale du numerus
clausus et des postes d’internes ont été les seules mesures prises pour tenter d’atténuer les
déséquilibres. Récemment, de nouvelles mesures pour inciter à l’exercice dans les zones en difficulté,
rurales ou urbaines, ont été mises en place. Au niveau national, l’État et l’Assurance maladie
privilégient les aides financières à l’installation ou au maintien en exercice et les outils d’information.
À l’échelle régionale, les mesures portent principalement sur la formation et soutiennent les initiatives
des professionnels de santé visant à s’organiser autrement (médecine de groupe, délégation des
tâches, télémédecine). Si peu de mesures ont été évaluées à ce jour, certains résultats peuvent
toutefois être soulignés. Ils sont complétés par des enseignements issus de la littérature
internationale.
2005
Midy, F., et al. (2005). "La profession de sage-femme : trajectoires, activités et conditions de travail." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (102) : 4, tab., graph.
[Link]
Dans le cadre d'une mission confiée par l'Observatoire national de la démographie des professions de
santé (ONDPS), l'IRDES a réalisé en 2004, avec le soutien du Conseil national de l'ordre des sages-
femmes (CNOSF), une enquête dont l'objectif est de mieux cerner les trajectoires des sages-femmes,
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 82 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
leurs activités et leurs conditions de travail. Par rapport à d'autres professions de santé (infirmières,
médecins), la profession de sage-femme est assez peu étudiée. Ce travail propose donc une
description de la profession, à partir d'une enquête sur les trajectoires, les pratiques et les conditions
de travail des sages-femmes, afin d'apporter un éclairage qualitatif aux travaux menés par l'IRDES sur
la démographie de la profession (Question d'économie de la santé n°101). Les résultats complets de
l'enquête sont publiés dans le rapport 2004 de l'ONDPS (tome 3).
Midy, F., et al. (2005). "La profession de sage-femme : bilan démographique et méthodes d'estimation des
besoins." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (101) : 4, tab., graph.
[Link]
Dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par l'Observatoire national de la démographie des
professions de santé, l'IRDES a analysé la situation démographique de la profession de sage-femme à
partir des données du fichier ADELI de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des
statistiques (DREES) et du fichier du Conseil national de l'ordre des sages-femmes (CNOSF). Un travail
exploratoire est proposé : les besoins de sages-femmes pour la région Bourgogne en 2003 sont
calculés selon deux méthodes et sont utilisés pour estimer la date d'un retour à l'équilibre
démographique à quota constant. Après avoir dressé un état des lieux de la situation démographique
de la profession de sage-femme en 2003, ce travail a pour objectif de questionner la méthode
d'estimation des besoins sur laquelle repose la projection des effectifs.
2004
Le, Fur, P. et Lucas-Gabrielli, V. (2004). "L'offre de soins dans les communes périurbaines de France
métropolitaine (hors Ile-de-France)." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (86) : 6.
[Link]
Ce travail s'intègre dans le cadre de nombreux travaux méthodologiques réalisés actuellement sur la
démographie médicale. A la demande de l'Union régionale des caisses d'assurance maladie d'Île-de-
France (URCAM), l'IRDES et l'ORS Île-de- France ont réalisé une analyse de la démographie et de
l'activité des médecins libéraux sur un type d'espace particulier, encore peu documenté, les zones
périurbaines. Les données utilisées pour l'offre de soins sont issues du Système national inter-régime
(SNIR) de la CNAMTS au 31 décembre 2002.
Midy, F., et al. (2004). Analyse de trois professions : sages-femmes, infirmières, manipulateurs
d'électroradiologie médicale : rapport 2004. Paris La documentation française : 122, tab., graph.
[Link]
[Link]
L'Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé livre au public, avec ce premier
rapport 2004, une synthèse générale, ainsi que quatre tomes thématiques sur les professions de santé
en France. Chaque tome rend compte des résultats du travail de collaboration accompli tout au long
de cette année, au sein du conseil d'orientation et des comités régionaux. Le tome 3 présente une
analyse de trois professions : sages-femmes, infirmières et manipulateurs d'électroradiologie
médicale. Il fournit un état des lieux qui prend en compte les effectifs et les conditions de travail et
d'exercice.
2002
Couffinhal, A., et al. (2002). "Où s'installent les nouveaux omnipraticiens ? Une étude cantonale sur 1998-
2001." Questions D'economie De La Sante (Credes) (61) : 6, tabl., carte.
[Link]
Comme chaque année depuis 1979, le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) procède à
une analyse du paysage médical français et dresse un bilan du nombre et de la répartition des
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 83 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
médecins sur le territoire hexagonal. Pour la deuxième année consécutive, cette étude a été réalisée
en partenariat avec le Centre de Recherche, d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé
(CREDES). Ce document présente une synthèse de la seconde partie de cette étude consacrée au
comportement d'installation des omnipraticiens libéraux selon le canton.
2001
Couffinhal, A. et Mousques, J. (2001). "La démographie médicale française : état des lieux." Questions
D'economie De La Sante (Credes) (44) : 6, 3 graph., 1 tabl., 1 carte, 1 enc.
[Link]
Comme chaque année depuis 1979, le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) procède à
une analyse du paysage médical français et dresse un bilan du nombre et de la répartition des
médecins sur le territoire hexagonal. Pour la deuxième année consécutive, cette étude a été réalisée
en partenariat avec le Centre de Recherche, d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé
(CREDES). Ce document présente une première synthèse de cette étude. Elle réalise, un état des lieux
de la profession médicale : médecins en activité, profil démographique des médecins en activité.
Couffinhal, A. et Mousques, J. (2001). "Les médecins diplômés hors de France : statuts et caractéristiques."
Questions D'economie De La Sante (Credes) (45) : 6, 1 graph., 1 tabl., 2 carte, 1 enc.
[Link]
Comme chaque année depuis 1979, le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) procède à
une analyse du paysage médical français. Celle-ci dresse un bilan du nombre et de la répartition des
médecins sur le territoire hexagonal. Pour la deuxième année consécutive, cette étude a été réalisée
en partenariat avec le Centre de Recherche, d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé
(CREDES). Ce document présente une seconde synthèse de cette étude. Elle traite des médecins
diplômés à l'étranger exerçant en France : statut des médecins à diplôme hors union européenne et
son évolution depuis 1995 ; profil démographique des médecins à diplôme étranger.
Couffinhal, A., et al. (2001). "Les besoins en médecins : état des connaissances et pistes de recherche. Colloque
organisé par le Conseil Scientifique de la CNAMTS et le CREDES." Questions D'economie De La Sante
(Credes) (35) : 4, 1 tabl., 1 fig.
[Link]
Ce document présente les actes du séminaire organisé en octobre 2000 par le Conseil Scientifique de
la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) et le Centre de
Recherche - d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé (CREDES). Des éléments de
cadrage sur les projections de démographie médicale et le lien entre démographie et production de
soins sont présentés. L'analyse est complétée par une réflexion plus précise sur quelques spécialités
médicales et sur les outils nécessaires pour une approche territoriale des besoins.
2000
Com-Ruelle, L., et al. (2000). La profession infirmière en mutation. Eléments de réflexion à partir d'exemples
européens. Rapport Credes. Paris CREDES : 164, 164 graph., 116 tabl., 166 ann.
[Link]
Cette étude a été réalisée à la demande de la Direction de la Sécurité Sociale qui a sollicité le Centre
de Recherche, d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé (CREDES) pour une analyse des
conditions d'exercice et de rémunération des professions de santé dispensant des soins infirmiers ou
de nursing à travers les expériences menées dans d'autres pays européens (Royaume Uni, Suède,
Allemagne). Dans la première partie du rapport, les auteurs présentent l'organisation de la profession
en France et dans les pays retenus (ressources humaines et conditions de travail, organisation de la
profession et domaine de compétence) ainsi que quelques exemples de réformes mises en place. Dans
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
la seconde partie, les auteurs proposent une analyse et une comparaison internationale des
principaux points développés dans la première partie.
Com-Ruelle, L., et al. (2000). "La profession infirmière en mutation. Eléments de réflexion à partir d'exemples
européens." Questions D'economie De La Sante (Credes) (33) : 4, 1 graph., 2 enc.
[Link]
Cette étude a été réalisée à la demande de la Direction de la Sécurité Sociale qui a sollicité le Centre
de Recherche, d'Etude et de Documentation en Economie de la Santé (CREDES) pour une analyse des
conditions d'exercice et de rémunération des professions de santé dispensant des soins infirmiers ou
de nursing à travers les expériences menées dans d'autres pays européens (Royaume Uni, Suède,
Allemagne). Dans la première partie du rapport, les auteurs présentent l'organisation de la profession
en France et dans les pays retenus (ressources humaines et conditions de travail, organisation de la
profession et domaine de compétence) ainsi que quelques exemples de réformes mises en place. Dans
la seconde partie, les auteurs proposent une analyse et une comparaison internationale des
principaux points développés dans la première partie.
Dourgnon, P., et al. (2000). "Apport de l'informatique dans la pratique médicale. Premiers résultats d'un
enquête inédite via internet." Questions D'economie De La Sante (Credes) (26) : 6, 3 graph., 1 enc.
[Link]
Généralistes, spécialistes : la densité des médecins devrait encore stagner pendant... sept ans
Le 29 août 2023, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a publié
une nouvelle modélisation, permettant d'analyser l'effectif des médecins en France. Elle s'appuie également
sur ces données pour concevoir des hypothèses de projection afin de déterminer le nombre de médecins en
exercice dans les prochaines années.
> Site de la Drees
> Egora, 31 août 2023
2019
Silhol, J., Ventelou, B. et Marbot, C. (2019). "Comportements et pratiques des médecins : exercer dans les
zones les moins dotées, cela fait-il une différence ?" Revue Francaise Des Affaires Sociales(2) : 215-249.
Selon les projections récentes, les effectifs de médecins libéraux diminueront de 30 % d’ici à 2027 et la
densité standardisée diminuerait jusqu’en 2023, créant des poches de sous-densité relativement
nombreuses sur le territoire français métropolitain. L’article s’intéresse aux ajustements que les
médecins généralistes de ville mettent en œuvre lorsque, sur leur territoire, ils sont d’ores et déjà
confrontés à cette raréfaction. Les données utilisées sont celles du troisième panel des médecins
généralistes enrichies d’indicateurs fournis par la CNAMTS. Nous nous sommes appuyés sur
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 85 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
l’indicateur d’accessibilité potentielle localisé, développé par l’IRDES et la DREES, pour définir les
zones les moins dotées en généralistes. En comparant les comportements des généralistes exerçant
dans les zones les moins dotées à leurs homologues des zones mieux dotées, il est apparu d’abord que
le planning d’activité du médecin tend à s’intensifier plutôt qu’à s’allonger. Nos données semblent en
effet montrer que les rythmes de consultation dans les zones les moins dotées sont plus élevés, alors
que le temps de travail global des généralistes s’avère quant à lui peu réactif à la densité en médecins
alentour. On note aussi quelques différences statistiquement significatives sur les pratiques médicales
: usage accru de certains médicaments, moins de renvoi vers des soins paramédicaux, suivis
gynécologique probablement un peu moins réguliers, etc. Cependant, il semble que les différences ne
sont pas statistiquement significatives pour les indicateurs de qualité des pratiques rattachés au
dispositif de rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP).
2018
Millien, C. (2018). "53 % d’infirmiers en plus entre 2014 et 2040, une forte hausse qui répond à la demande de
soins." Etudes et Resultats (Drees) (1062) : 6.
[Link]
Dans l’hypothèse de comportements constants et d’un maintien des politiques en vigueur, le nombre
d’infirmiers devrait augmenter de 53 % entre 2014 et 2040 pour atteindre 881 000 infirmiers actifs en
2040.
2017
Bachelet, M. et Anguis, M. (2017). "Les médecins d'ici à 2040 : une population plus jeune, plus féminisée et plus
souvent salariée." Etudes et Resultats (Drees) (1011) : 6.
[Link]
medecins-d-ici-a-2040-une-population-plus-jeune-plus-feminisee-et-plus
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE jR0xrEtl. Diffusion soumise à autorisation]. Le nombre de
médecins en activité devrait être quasiment stable entre 2016 et 2019, puis repartir à la hausse dès
2020, dans l'hypothèse d'un maintien des comportements actuels des médecins et de la législation en
vigueur. Les effectifs de généralistes évolueraient de manière moins dynamique que ceux des
spécialistes. Ces derniers bénéficient, en effet, davantage des installations de médecins diplômés à
l'étranger. L'exercice libéral exclusif devrait poursuivre son déclin, au profit du salariat et de l'exercice
mixte.
2009
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE lqF7R0xD. Diffusion soumise à autorisation]. Au 1er janvier
2007, la France comptait 208 000 médecins actifs, leur nombre devrait baisser de près de 10% au
cours des dix prochaines années. Au-delà, l'évolution de la démographie médicale dépendra
largement des décisions publiques prises aujourd'hui et de l'évolution des choix individuels des jeunes
médecins. En supposant un maintien des choix individuels des médecins à long terme, malgré un fort
relèvement du numerus clausus jusqu'à 8 000 en 2011, le nombre de médecins en activité ne
retrouverait son niveau actuel qu'en 2030.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE rR0xsGFr. Diffusion soumise à autorisation]. Anticiper
longtemps à l'avance les évolutions de la démographie médicale et les mettre en regard des
évolutions prévisibles de la population est nécessaire pour favoriser une gestion sans à-coups de
l'adaptation des effectifs de médecins aux besoins. Les projections des effectifs de médecins à
l'horizon de 2030 permettent de dessiner les évolutions futures de la population médicale. A
comportements constants, le nombre de médecins actifs se réduirait jusque vers 2020 et la densité
médicale serait durablement inférieure à son niveau actuel. La profession rajeunirait et se féminiserait
progressivement. Les évolutions des effectifs des différentes spécialités et de médecins dans les
régions seraient très contrastées. Selon les différentes variantes simulées, une unique mesure de
régulation ne suffirait pas à répondre aux enjeux à venir. Une augmentation du numerus clausus par
exemple, ou un report de deux ans de l'âge de départ à la retraite, permettrait certes de limiter la
baisse des effectifs, voire d'accroître transitoirement le nombre de médecins actifs, mais n'aurait pas
d'impact sur les déséquilibres entre spécialités ou sur les inégalités régionales.
En 1999, la Drees a mis au point, en collaboration avec l’Ined, un modèle de projection d’effectifs de
médecins utilisant à la fois une méthode de projection classique, basée sur le calcul d’agrégats, et la
micro-simulation. En 2007, une opération de refonte de ce modèle a été entreprise, en vue de réaliser
un nouvel exercice de projections en 2008. La refonte du modèle avait pour objectifs d’actualiser les
données utilisées comme entrées par le modèle, en tenant compte du fait que certaines sources
n’étaient plus disponibles, de prendre en compte au mieux les évolutions qui ont touché la profession
au cours des dernières années (notamment les changements ayant modifié le déroulement des études
médicales), d’améliorer la précision du modèle et de le rendre plus lisible. Une nouvelle version du
modèle a permis d’établir les résultats du scénario tendanciel à l’été 2008, et a été utilisée pour
réaliser un nouvel exercice de projections en 2008-2009. Les premiers résultats de cet exercice de
projections ont été publiés dans le n 679 d’études et Résultats (février 2009) et une présentation de
résultats plus détaillés figure dans le n° 12 des Dossiers Solidarité Santé (novembre 2009). Nous
présentons dans ce document de travail la version 2008 du modèle de projections d’effectifs de
médecins, c'est-à-dire les méthodes et les sources de données utilisées, la structure du modèle, les
choix effectués, les hypothèses faites et les résultats produits.
2008
Dang, Han Doan, B (2008). "Les projections démographiques du corps médical et la planification des
disponibilités en médecins." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 48(3) : 401-414.
[BDSP. Notice produite par OBRESA GR0xkBrD. Diffusion soumise à autorisation]. Quand l'offre et la
demande en soins médicaux sont mises "hors marché" par l'assurance-maladie universelle, le nombre
de médecins n'a plus d'influence dans l'émergence de la sensation collective de leur sureffectif ou de
leur pénurie. Ce rôle inducteur est joué par une hausse - ou une baisse - prolongée du flux des
nouveaux diplômés. Les projections du corps médical permettent précisément de prévoir à l'avance
ces mouvements de hausse (ou de baisse), lorsque les études médicales sont régies par un système de
numerus clausus peut susciter, à l'horizon de 15-20 ans l'émergence d'une perception collective aiguë
de surplus (ou de manque) de médecins. (Résumé d'auteur).
2005
Collet, M. (2005). "Projections du nombre de pharmaciens en activité en France à l'horizon 2030 : sources,
méthode et principaux résultats." Serie Etudes - Document De Travail - Drees(54) : 109.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE CO4UJR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Un peu plus de
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 87 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
70 000 pharmaciens actifs ont été recensés par le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens au 1er
janvier 2005. La densité de pharmaciens en France a fortement crû en 25 ans, mais la croissance
démographique de la profession s'est nettement ralentie avec l'instauration d'un numerus clausus à
partir de 1980. Ce document s'attache à décrire précisément la méthodologie employée pour
approcher les comportements actuels des pharmaciens - comportements qui varient selon l'âge, le
sexe, le secteur d'activité et le poste occupé - et fournit les résultats détaillés de ces travaux de
projections.
Dang, Han Doan, B (2005). "Pénurie et sureffectif des médecins en France : un apport des projections
démographiques." Courrier Des Statistiques(116) : 3-6, 2 tabl., 1 graph.
L'auteur examine dans cet article, d'un point de vue à la fois statistique et historique, les raisons pour
lesquelles, selon les époques, on parle de pléthore ou de pénurie de médecins en France, alors que
leur nombre n'a, jusqu'à présent, jamais cessé d'augmenter.
2004
Bessiere, S., et al. (2004). "La démographie médicale à l'horizon 2025 : une actualisation des projections au
niveau national." Etudes Et Resultats(352) : 12, 12 tabl., 10 graph.
Cette étude réactualise les projections effectuées par la Direction de la Recherche - des Etudes de
l'Evaluation et des Statistiques (DREES) en 2002 concernant le nombre de médecins en activité en
France. La réforme des études médicales entrant en vigueur, la plupart des hypothèses sur les flux de
formation et sur les choix de spécialités restent ici fondées sur la poursuite des comportements
observés dans le passé comme les redoublements, les choix de spécialités et d'installation. Elles ne
dessinent donc pas forcément des évolutions futures mais retracent des évolutions tendancielles " à
comportements inchangés ". Aussi, les projections présentées ne constituent-elles pas des prévisions
mais des scénarios permettant d'apprécier l'impact potentiel sur la démographie médicale de telle ou
telle décision ou modification de comportement. C'est pourquoi, la présentation détaillée d'une
projection conventionnellement qualifiée de " centrale " sera complétée ici par l'analyse de quatre
variantes qui envisagent d'autres évolutions possibles.
Bessiere, S., et al. (2004). "La démographie médicale à l'horizon 2025 : une régionalisation des projections."
Etudes Et Resultats(353) : 12, 16 tabl., 11 carte, 12 graph.
[Link]
Cet article présente une analyse régionale des projections de démographie médicale réactualisées à
partir d'effectifs de médecins en activité au 31 décembre 2002. Elle retrace les évolutions
tendancielles du nombre et de la densité de médecins par région à l'horizon 2025, selon différentes
hypothèses concernant les comportements de mobilité des professionnels et les décisions en matière
de formation ou d'installation.
Dang, Han Doan, B., et al. (2004). "Projection démographique de la profession médicale en France (2000-2050)
: quel numerus clausus pour quel avenir ?" Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 44(1) :
101-148, tabl., stat., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP TR0xgA11. Diffusion soumise à autorisation]. Cette projection
démographique est la continuation de la dizaine d'opération de ce type portant sur l'ensemble de la
profession médicale que l'équipe du Centre de Sociologie et de Démographie Médicales a entreprises
dans le passé. En particulier, sa démarche méthodologique est semblable à celle des projections
effectuées en 1979,1982,1985,1988 et 1992. L'objectif est de remettre en chantier le travail pour tenir
compte des nouvelles données disponibles ainsi que des orientations récentes concernant le numerus
clausus en début d'études de médecine. Dans le contexte actuel de la démographie médicale le
numerus clausus et son évolution constituent les éléments fondamentaux de toute projection du
nombre de futur de médecins. Or, comme le numerus clausus est fixé annuellement par les pouvoirs
publics, il ne peut pas être "prévu" ou "projeté" sur la base de l'extrapolation de son évolution passée.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
On ne peut que formuler à ce propos des hypothèses sur les décisions à venir. Le but ultime est de
chercher à répondre à la question "Que deviendra la démographie des médecins dans 20 ou 40 ans si
le numerus clausus est fixé à tel ou tel niveau ?" En d'autre termes on cherche à déterminer les
conséquences dans le futur des décisions prises aujourd'hui. Pour le présent travail, deux hypothèses
principales sont adoptées. La première est un numerus clausus à 8000, la deuxième un numerus
clausus à 6000. (extrait du résumé).
Levy, D. Dang, Han Doan, B. (2004). "Quarante ans de quête de futur (1964-2004) : les projections
démographiques des corps de santé du C.S.D.M." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales
44(1) : 71-100, tabl., stat., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP R0xOpFD6. Diffusion soumise à autorisation]. Fin 2004, le Centre
de Sociologie et de Démographie Médicales a entrepris 16 opérations de projection démographique
portant sur les professions de santé, en particulier les médecins. Dans aucun pays, on ne s'est attaché
à la prospective des ressources humaines avec une telle constance. Mais, par delà la régularité,
qu'explique en partie le contexte du système de santé en France, ce sont la méthode et les techniques
qu'il est intéressant de mettre en relief et qui sont développés dans cet article.
Mornat, J., et al. (2004). L'exercice médical à l'horizon 2020. Paris CNOM : 49.
Ce rapport dresse, tout d'abord, un état des lieux de la pénurie médicale en France à l'horizon 2020. Il
analyse les raisons de cette crise démographique, et propose diverses recommandations pour palier à
cette évolution catastrophique pour le corps médical.
2003
Coste, E. et Bui, D.-H.-d. (2003). Projection régionale du corps médical français (1998-2013)
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 8JiV8R0x. Diffusion soumise à autorisation]. La première partie de
cet article présente la méthodologie adoptée pour effectuer des projections de médecins aux niveaux
régional et départemental. Les dates cibles retenues sont 2003, 2008 et 2013. Pour chaque
département (et chaque région), la projection s'attache à obtenir l'effectif de médecins en activité
réparti en divers groupes de disciplines (médecine générale, spécialités médicales, spécialités
chirurgicales, spécialités psychiatriques). La projection cherche aussi à déterminer, à chaque niveau,
l'effectif des médecins exerçant à titre libéral. Le deuxième chapitre propose un exemple d'évolution
régionale : le Poitou-Charentes pour la période 1998-2013.
2002
Darrine, S. (2002). "Un exercice de projection de la démographie médicale à l'horizon 2020 : les médecins dans
les régions et par mode d'exercice." Etudes Et Resultats(156) : 12, 14 cartes, 15 tabl., 13 graph., 11
enc.
[Link]
Le modèle de projection des effectifs médicaux élaboré par la DREES et l'INED permet de décliner les
projections de densité médicale par région, par mode d'exercice (libéral et hospitalier) et par
spécialité. Avec une hypothèse " de référence ", forcément discutable, de maintien des numerus
clausus et des comportements actuels, le nombre global de médecins diminuerait à partir de 2004, et
à partir de 2008 pour les médecins salariés hospitaliers. Les densités médicales globale et hospitalière
pourraient diminuer plus précocement du fait de l'accroissement de la population française. Toutefois
si les comportements restent constants, les densités régionales auraient plutôt tendance à
s'homogénéiser d'ici 2020 au niveau global comme à l'hôpital. En Alsace, Limousin, Provence-Alpes-
Côte d'Azur et Corse, les densités médicales globale et hospitalière se maintiendraient au-dessus des
densités nationales, sauf pour certaines disciplines à l'hôpital. L'Île-de-France conserverait aussi des
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Niel, X. (2002). "La démographie médicale à l'horizon 2020. Une réactualisation des projections à partir de
2002." Etudes Et Resultats(161) : 8, 4 tabl., 7 graph., 2 enc.
[Link]
Chaque année, la Direction de la Recherche - des Etudes de l'Evaluation et des Statistiques (DREES)
réalise des projections d'effectifs de médecins sur la base des nouvelles estimations de leur nombre au
1er janvier et en retenant à titre d'hypothèse centrale un numerus clausus maintenu à son dernier
niveau. Cette étude présente les résultats des projections effectuées sur la France métropolitaine pour
la période allant de 2002 à 2020, fondées sur l'observation de la démographie médicale actualisée au
1er janvier 2001 et comme hypothèse centrale un numerus clausus de 4 700 étudiants admis en
deuxième année de médecine. Elle réactualise les projections déjà publiées par la DREES et reprises
par la Direction Générale de la Santé dans un rapport sur la démographie médicale publié en juin
2001, sur la base d'un numerus clausus alors fixé à 4 100 élèves par an et de l'observation des effectifs
médicaux au 1er janvier 2000.
Sicard, T. (2002). "Projections médecins 2002-2020. Hypothèse Numerus Clausus 4700 et 1843 postes
d'internes." Serie Statistiques - Document de Travail - Drees(30) : 149, tabl.
[Link]
[BDSP. Notice produite par ORSRA 4IR0xOpn. Diffusion soumise à autorisation]. Ces projections
s'appuient sur l'observation de la démographie médicale au 1er janvier 2001, simulent un numerus
clausus actualisé à 4700 élèves par an, et utilisent des données sur les départs à la retraite plus fines
qu'auparavant. Le modèle simule l'évolution des effectifs année par année jusqu'en 2020. Ce modèle
permet d'établir des projections régionalisées des effectifs de médecins selon le sexe, l'âge, la
spécialité et le mode d'exercice principal, mais aussi selon l'année d'installation et la taille d'unité
urbaine du lieu d'exercice du médecin.
2000
Vilain, A., et al. (2000). "Les densités régionales de médecins à l'horizon 2020." Etudes Et Resultats(57) : 8, 3
graph., 1 carte.
[Link]
La DREES et l'INED ont bâti en commun un modèle de projections régionales de densité médicale à
l'aide de divers paramètres (évolution de la population régionale, de la structure par âge de la
population actuelle des médecins, du nombre de postes ouverts au concours de l'internat, du nombre
d'étudiants de chaque région qui y sont reçus et de la mobilité interrégionale des étudiants à l'issue de
leur formation.). Ce modèle permet de décrire les grandes évolutions des densités médicales
régionales qui se dessinent à l'horizon 2020 et d'analyser, dans divers scénarios, les contributions des
différents facteurs à ces évolutions prévisibles.
2023
Lisa (2023). Les conventions de l’assurance maladie avec les professions de santé : un outil à consolider et à
mieux situer dans la panoplie de transformation du système de santé, Paris : Lisa
[Link]
Fidèles à la vocation originelle, les conventions entre professions de santé et l'Assurance maladie sont
un système légitime a priori pour assurer à la fois la couverture du territoire et une certaine équité.
Cet article revient sur l'histoire des conventions et s'interroge sur les perspectives d'avenir.
2022
Cour des Comptes (2022). Les conventions entre les professionnels de santé de ville et l’assurance maladie :
une contribution à l’efficience des dépenses à renforcer. La sécurité sociale. Rapport sur l'application de
financement de la sécurité sociale., Paris : Cour des comptes: 134-160.
[Link]
La France a développé depuis plus de cinquante ans un modèle spécifique d’organisation des relations
avec les professionnels de santé exerçant en libéral, fondé historiquement sur un système de
conventions qui assure la solvabilité de la patientèle, grâce au remboursement par la sécurité sociale
des soins délivrés par les professionnels, en contrepartie du respect par ces derniers de tarifs
opposables. Cet ensemble conventionnel a évolué progressivement : centrées à l’origine sur les
questions de tarification des actes et de rémunération, les conventions traitent désormais de la
structuration de l’offre de soins, de santé publique, de qualité des pratiques et d’efficience des prises
en charge. Ainsi, les conventions sont désormais l’un des instruments de régulation visant à concilier
l’exercice libéral des professionnels de santé installés en ville, les enjeux de réorganisation du système
de santé et les objectifs de maîtrise financière. Depuis 2015, plus de soixante textes conventionnels de
toute nature ont été conclus, prévoyant des mesures nouvelles – au nombre desquelles des
revalorisations tarifaires et la création de nouveaux modes de rémunération destinés par exemple à
favoriser l’exercice coordonné induisant 4,7 Md€ de dépenses supplémentaires cumulées, soit une
augmentation moyenne d’environ 0,7 Md€ par an. La contribution totale de l’instrument
conventionnel à l’évolution des dépenses d’assurance maladie est néanmoins aujourd’hui difficile à
cerner avec précision, faute d’être suffisamment suivie par les pouvoirs publics. Si les nouvelles
mesures conventionnelles représentent près de 15% de la progression annuelle de l’objectif national
de dépenses d’assurance maladie (Ondam), aucun instrument spécifique n’a été institué pour réguler
les conséquences financières de ces mesures (I). Les rémunérations des professionnels libéraux sont,
de même, insuffisamment conditionnées par une transformation effective des pratiques individuelles
et collectives (II). Enfin, un nouvel ordonnancement d’ensemble des conventions apparaît nécessaire,
compte tenu notamment de l’évolution des modes d’exercice des professionnels libéraux (III).
2021
Cour des Comptes (2021). La télésanté, des outils à mettre au service de la coordination des soins. La sécurité
sociale. Rapport sur l'application de financement de la sécurité sociale., Paris : Cour des comptes: 207-235.
[Link]
La télésanté désigne l’ensemble des actes médicaux et paramédicaux réalisés à distance. Elle recouvre
la télémédecine, définie par la loi en 2009, réalisée par les professionnels médicaux, ainsi que le
télésoin, ou pratique à distance des actes des auxiliaires médicaux et des pharmaciens, introduit dans
la législation en 2019.
2020
Hassenteufel, P., Naiditch, M. et Schweyer, F. X. (2020). "Les réformes de l’organisation des soins primaires :
perspectives multi-situées - Avant-propos." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) : 11-31.
[Link]
La réorganisation des soins de proximité est au cœur de l’agenda des réformes actuelles. Ainsi, le plan
Ma santé 2022, annoncé par le Président de la République en septembre 2018, fait du renforcement
du premier recours l’un de ses principaux objectifs – que l’on retrouve dans la loi sur la transformation
du système de santé votée en juillet 2019. Cette orientation actuelle des politiques de santé n’est ni
propre à la France, comme le montrent les autres cas nationaux présentés dans ce numéro, ni récente.
Dans le cas français, elle remonte aux années 1990, avec le renforcement du rôle du médecin
généraliste (mise en place du système du médecin référent en 1997, puis du médecin traitant en
2004), l’accent mis sur les soins de premier recours dans la loi HPST (Hôpital, patients, santé,
territoires) et l’appel au « virage ambulatoire », qui s’est fait de plus en plus insistant dans les discours
publics et les annonces ministérielles de ces dernières années. Cette réorganisation des soins
primaires apparaît dès lors comme la réponse à toute une série de problèmes publics construits au
xxie s., en particulier l’existence de déserts médicaux dans un nombre croissant de territoires ruraux,
périurbains et même urbains ainsi que la crise des urgences renvoyant à la saturation des hôpitaux
publics. Comme l’illustre le rapport du Haut Conseil sur l’avenir de l’Assurance maladie, rendu public
en mai 2018, l’organisation des soins est au cœur de la stratégie de réforme du système de santé…
Routelous, C. et Philippe, T. (2020). "Ambiguïté et appropriation d’un dispositif d’appui à la coordination par les
médecins traitants." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante 5-6(5): 391-410.
[Link]
La France a mis en œuvre de nombreux dispositifs de coordination afin de pallier au décalage entre les
pratiques historiquement cloisonnées au sein du système de santé et les besoins transversaux des
malades chroniques. C’est une véritable approche pluriprofessionnelle et globale des parcours de
santé qui est attendue. Pourtant l’exercice collectif et coordonné reste en France minoritaire en
particulier dans les pratiques des médecins généralistes. Notre travail vise à mieux comprendre la
manière dont les médecins généralistes s’approprient un dispositif d’appui à la coordination. Pour cela
nous avons mené une étude qualitative auprès de 14 utilisateurs d’une plateforme territoriale d’appui.
Nos résultats montrent d’abord que les médecins sont ambigus vis-à-vis des modalités de travail et de
coopération avec le dispositif de coordination, en cantonnant ce dernier à un rôle de prestataire par la
délégation de tâches ponctuelles. Cette situation permet de maintenir les médecins généralistes
comme pivot du parcours en parallèle du travail de coordination réalisé par la PTA. Ensuite nous avons
mis à jour l’ambigüité des médecins généralistes vis-à-vis des finalités du dispositif. Ces derniers
hybrident leur besoin d’être soutenu dans des tâches jugées complexes et dans l’appui aux parcours
complexes. Enfin nous avons éclairé l’ambiguïté des médecins vis-à-vis de leur propre rôle dans la
coordination des parcours de santé en montrant l’acceptation de déléguer des tâches qu’ils jugent
eux-mêmes comme ne relevant pas de leurs prérogatives ou incompatibles avec leurs contraintes.
2019
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Gautier, S. et Bourgueil, Y. (2019). "How to engage French professionals to undertake social responsibility at a
local level?" European Journal of Public Health 29(Supplement_4).
[Link]
In France, primary care is organised according to the principles of private practice: independent
providers, payment by fee for service, freedom of settlement... Successive reforms have introduced
more regulation i.e. gatekeeping role for GPs, better recognition of professional groups, new forms of
payment and promotion of team work and multi-professional practices. Today, the concept of Health
Territorial and Professional Communities (HTPC) is becoming a key element of health care reform
encouraging primary care professionals to meet with specialists and social workers at a larger level
than practice. HTPC should address issues such as access to services, coordination of care and
promoting of preventive actions toward populations. This implies change in the roles, skills, methods
and resources needed on both professional and regulatory sides. This study explores levers of the
professional commitment in the HTPC and resources necessary for it. We conducted a qualitative
multiple case study in three French regions. Data was collected from thirty semi-structured interviews
with key national informants, regional regulators and health professionals themselves. Professional
commitment emerges at a local level on a territory defined by the collaboration practices and habits
following a bottom-up process. The integration of care relies on the size of the HTPC which allows
them to know each other and to work together to improve access to care and patient’s disease
management. In order to achieve that, professionals claim to have access to administrative health
data and to be able to analyze it. They need to develop news skills in management and group
animation. The function and training of coordination professionals appear to be essential. The
professional commitment in HTPC relies on professional empowerment toward collective activities.
This requires autonomy, skills and new roles both for professionals and regulatory authorities. French
government relies on professionals’ investment at the territorial level by implementing HTPC to
guarantee access to care and respond to population needs in primary [Link] implementation
implies radical change for the professionals to undertake social and populational responsibility for
which public health professionals should help to meet the challenge.
A la suite de la signature de l’avenant 61 à la convention médicale d’août 2016, les médecins peuvent
facturer depuis le 15 septembre 2018 à l’Assurance Maladie les actes de téléconsultation, dès lors
qu’ils sont réalisés selon les modalités définies conjointement entre les partenaires conventionnels.
Un an après son remboursement par l’Assurance Maladie, la téléconsultation s’installe
progressivement comme une nouvelle modalité de prise en charge des patients. En effet, depuis son
lancement le 15 septembre 2018, on estime à plus de 60 000 le nombre de téléconsultations facturées
au 15 septembre 2019, sur l’ensemble du territoire.
Suhard, V. (2019). Historique des conventions médicales : synthèse documentaire, Paris : IRDES
[Link]
Régulièrement mise à jour, cette synthèse dresse un historique des conventions médicales en France,
régissant les rapports entre les médecins et l'assurance maladie. Elle est accompagnée de références
bibliographiques.
2018
Cnam (2018). Coup d'envoi de la télémédecine en France à la rentrée 2018 avec la signature de l'avenant n° 6 à
la convention médicale relatif à la télémédecine, Paris : Cnam
[Link]
presque tous les syndicats. Après le SML dès le 25 mai, MG France, le BLOC et la CSMF ont confirmé
leur signature. Quant à la FMF, elle devrait délibérer le 23 juin 2018. Rappelons que cet avenant
organise les conditions de réalisation et de prise en charge par l'assurance maladie de la
téléconsultation et de la téléexpertise. Les médecins pourront effectuer des examens médicaux par
visioconférence rémunérés au même tarif qu'une consultation classique. Des téléexpertises, payées 12
ou 20 euros selon la complexité de l'acte, seront mises en place dès février 2019 pour certaines
catégories de patients. Elles seront élargies à l'ensemble des patients dès 2020. L'accord précise que le
patient pourra être assisté par un autre professionnel de santé et l'Assurance maladie indique que ces
nouvelles pratiques s'étendront à d'autres professionnels de santé dans l'avenir, "en commençant par
les infirmiers et les pharmaciens".
2017
Cnamts (2017). Convention médicale 2016/2021 : Quoi de neuf pour les patients ?, Paris : Cnamts
[Link]
La nouvelle convention médicale signée entre les syndicats de médecins et l’Assurance Maladie en
aout 2016 prévoit de nombreuses dispositions qui répondent à deux objectifs clés : Renforcer l’accès
aux soins et améliorer la prise en charge médicale
Dumontet, M., et al. (2017). "Gatekeeping and the utilization of physician services in France: evidence on the
Médecin traitant reform." Health Policy 121(6) : 675-682.
[Link]
In 2005, France implemented a gatekeeping reform designed to improve care coordination and to
reduce utilization of specialists’ services. Under this policy, patients designate a médecin traitant,
typically a general practitioner, who will be their first point of contact during an episode of care and
who will provide referrals to specialists. A key element of the policy is that patients who self-refer to a
specialist face higher cost sharing than if they received a referral from their médecin traitant. We
consider the effect of this policy on the utilization of physician services. Our analysis of administrative
claims data spanning the years 2000–2008 indicates that visits to specialists, which were increasing in
the years prior to the implementation of the reform, fell after the policy was in place. Additional
evidence from the administrative claims as well as survey data suggest that this decline arose from a
reduction in self-referrals, which is consistent with the objectives of the policy. Visits fell significantly
both for specialties targeted by the policy and specialties for which self-referrals are still allowed for
certain treatments. This apparent spillover effect may suggest that, at least initially, patients did not
understand the subtleties of the policy.
Stamane, A. S. (2017). "Médecin traitant : la grande pénurie." Que Choisir ? (562) : 24-25.
Déclarer un médecin traitant est une exigence de l'assurance maladie en France. Mais pour les
patients, elle est de plus en plus difficile à satisfaire en raison de la désertification médicale dans
certaines régions.
2016
Aissou, M., et al. (2016). Structurer les parcours de soins et de santé : politiques, méthodes et outils pour la
mise en oeuvre de la loi Santé, Bordeaux : LEH Editions
Au cours des cinquante dernières années, le système de santé français a été construit autour de
l’hôpital et des spécialités médicales pour les malades en phase aiguë. Ce système souffre
d’importants cloisonnements, notamment avec le secteur médico-social ainsi qu’auprès des
professionnels de santé de ville. Enfin, l’accès aux soins est loin d’être égalitaire sur le territoire
français. Depuis bientôt une dizaine d’années et notamment avec la loi HPST, est apparue une autre
manière de structurer notre système de santé. La montée en puissance de la notion de parcours de
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 94 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
soins et de santé conduit à repenser notre système de santé et médico-social autour du patient et de
ses besoins, dans un périmètre territorialisé. La stratégie nationale de santé intègre le vieillissement
de la population et la prédominance des maladies chroniques et la nécessité de l’égalité d’accès aux
soins. L’un des axes majeurs de la loi Santé est d’organiser les soins autour des parcours des patients
et en garantir l’égal accès. Mais comment mettre en œuvre les nouvelles pratiques impliquées par
cette loi inédite ? Cela revient à donner aux soins primaires et au médecin traitant un rôle pivot dans
la gestion et l’accompagnement de ce parcours de soins et de santé. « L’organisation des soins doit
être simplifiée, décloisonnée, recentrée autour du médecin traitant, articulant les interventions des
professionnels, services et établissements d’un territoire autour de parcours. » D’autre part, il s’agit de
promouvoir des « prises en charge globales (promotion de la santé, éducation thérapeutique,
dépistage, parcours pour maladies chroniques, handicap et perte d’autonomie, prise en charge de
l’entourage, recherche coordonnée…) ». Pour beaucoup de professionnels du monde de la santé, il
s’agit d’une révolution copernicienne qui implique de penser, d’organiser et d’agir autrement. Le
présent ouvrage est conçu comme un mode d’emploi de la loi Santé pour sa partie concernant la
structuration des parcours de soins et de santé. Élaboré par des consultants, il offre des
méthodologies, des outils et des exemples de pratiques avancées.
2015
Druais, P. L. (2015). La place et le rôle de la Médecine générale dans le système de santé. Paris Collège de la
Médecine Générale : 91, tab., graph., fig.
[Link]
Ce rapport rassemble les conclusions des travaux réalisés à la demande de Madame la Ministre des
Affaires sociales, de la Santé´ et des Droits des femmes, sur la place de la médecine générale dans le
système de santé. A l'instar de beaucoup de pays européens, le système de santé français doit se
recentrer sur les soins de santé primaires. La hiérarchisation effective des recours médicaux nécessite
de placer la Médecine générale comme la première étape du parcours de santé du patient, à travers
un renforcement du rôle du médecin traitant. Le médecin généraliste doit être le premier contact du
patient avec le système de santé et assurer une coordination des soins efficace. Pour remplir ce rôle,
la Médecine générale doit disposer des moyens appropriés, tant sur le plan budgétaire
qu'organisationnel. Ce rapport propose des recommandations à ce sujet, et notamment des mesures à
rajouter au projet de loi santé 2015.
2013
Cour des comptes (2013). Le médecin traitant et le parcours de soins coordonné : une réforme inaboutie. In :
Rapport annuel de la Cour ces comptes 2013. Paris : Cour des comptes
[Link]
df
2011
(2011). Commentaires sur la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et
l'assurance maladie. Paris CNOM : 20.
La convention nationale signée le 26 juillet 2011 reprend en grande partie la convention signée en
2005 et ses avenants. Elle comporte aussi quelques nouveautés. Dans le premier cas, le Conseil
national de l'Ordre des Médecins a repris de manière succincte, les avis précédemment émis. Dans le
second cas, après avoir décrit sommairement les dispositions nouvelles, le Conseil national a mis en
exergue les difficultés qu'elles pouvaient susciter en termes de déontologie et d'exercice médical. Sauf
exception, les dispositions nouvelles n'ont pas été reprises si elles ne justifiaient pas d'observations
particulières. Les paragraphes en gras correspondent à la position du CNOM.
Cnamts (2011). La convention médecins - Assurance maladie : un nouveau partenariat en faveur de la qualité
des soins, Paris : CNAMTS
[Link]
Ce dossier de presse présente la nouvelle convention signée entre l’Assurance Maladie et les 3
principaux syndicats représentatifs des médecins (CSMF, SML, MG France) et qui va régir leurs
relations pendant les cinq prochaines années. Cette convention médicale réforme le mode de
rémunération des médecins libéraux en généralisant la rémunération sur objectifs de santé publique.
Ce nouveau dispositif tend à développer la prévention, à améliorer la prise en charge des maladies
chroniques et à favoriser l’efficience et l’organisation du système de soins. D'autres mesures
concernant le parcours de soins coordonnés, l'aide à l'installation dans les zones sous dotées et la
modernisation des pratiques médicales ont été actées.
2010
Careps (2010). Enquête de perception sur le rôle du médecin traitant et étude d'observation sur les diverses
activités des médecins généralistes. Lyon Careps : 47, tabl., graph.
L'URML (Union Régionale des Médecins Libéraux) Rhône-Alpes a souhaité conduire une étude pour
évaluer l'impact sur l'activité médicale et administrative des médecins généralistes de la mise en place
du dispositif du médecin traitant, constituant un des éléments centraux de la réforme de l’Assurance
maladie du 13 août 2004. Une enquête de perception sur le rôle du médecin traitant a été menée via
un questionnaire envoyé à un échantillon représentatif des médecins généralistes de Rhône-Alpes. En
complément, une étude spécifique sur l’activité du médecin traitant et les transferts de charges
consécutifs, a été réalisée en faisant appel au volontariat auprès des médecins répondants. Il s’agissait
de compléter d’une part une fiche pour chaque patient pendant deux jours avec un nombre très limité
de questions et d’autre part, de remplir une fiche synthétique d’activité pour la semaine concernée.
L’enquête de perception sur le rôle du médecin traitant a été réalisée auprès des 236 médecins
répondants. Complétée par l’étude d’observation sur les activités des généralistes effectuée par 56
médecins volontaires, ces travaux apportent un certain nombre d’informations avec des différences
significatives selon le profil sociodémographique des praticiens.
SFMG (2010). "Le patient et son généraliste "médecin traitant". 13p., fig.
[Link]
Médecin de famille, spécialiste en médecine générale, spécialiste en soins primaires, médecin traitant,
quelle que soit l’appellation retenue, ce sont d’abord les différentes fonctions assumées par les
médecins généralistes qui les rendent indispensables, indispensables pour les soins quotidiens de
chacun, indispensables pour le maintien de toute politique de santé fondée sur l’accessibilité et
l’efficacité des soins pour tous, indispensables dans les discours des décideurs des politiques de santé
au fur et à mesure de leur raréfaction sinon disparition dans certaines régions ou quartiers. Les jeunes
générations de médecins ne choisissent pas ce métier, non pas par manque d’intérêt, mais par
manque d’une organisation nationale facilitant cet exercice complexe, prenant et difficile. Le paradoxe
du médecin traitant est d’avoir été reconnu par deux lois successives en 2004 et 2009 et de faire le
constat persistant de ces difficultés. Chacun a une opinion partielle de « son » médecin traitant (98 %
des assurés sociaux ont choisi un médecin généraliste), la vision de ces médecins généralistes, de la
spécificité et diversité de leurs rôles est celle de l’iceberg : la partie invisible est la plus importante.
C’est ce que tente de décrire cette publication (extrait de l’éditorial)
Dourgnon, P. et Naiditch, M. (2010). "The preferred doctor scheme: A political reading of a French experiment
of Gate-keeping." Health Policy 94(2) : 129-134.
Since January 2005 France is exploring a new scheme termed -preferred doctor- (médecin traitant)
which can be considered as an innovative version of Gate Keeping in order to reduce the excess of
postulated excess in health consumption, more especially access to specialist care. This paper
describes the political process which lead to its implementation, tries to relate some of the scheme
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 96 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
specific features with its results after one year implementation and tries to catch a glimpse for the
next steps of the reform. In order to measure the scheme impact on the patient treatment pathway
and on physician income, we used a sample of 7198 individual from the 2006 French health, Health
Care and Insurance Survey (ESPS), including health, socioeconomic and insurance status and through a
set of questions relating to patient? understanding of the scheme and different data bases of the
national sickness fund as well as different studies done by regulatory agencies.
Polton, D. (2010). "Accroître la qualité et l'efficience du système de santé en s'appuyant sur les soins primaires,
la démarche de l'assurance maladie en France." Revue Francaise Des Affaires Sociales(3) : 97-101.
Cet article présente la stratégie globale que l'assurance maladie française déploie depuis plusieurs
années pour gagner en qualité et en efficience dans le système de soins. Cette démarche s'appuie sur
les soins primaires et les médecins traitants, le Contrat d'amélioration des pratiques individuelles
(CAPI) en constitue un des éléments.
2009
Cnamts (2009). Le médecin traitant, adopté par la majorité des Français, favorise la prévention
[Link]
medecin_Traitant.pdf
Janvier 2005, la convention médicale met en place le médecin traitant. Ce nouveau dispositif prend
rapidement sa place dans la vie des assurés : fin 2008, 85% des assurés ont choisi un médecin traitant
et le dispositif a permis d'enregistrer de réels progrès en termes de prévention.
Bourgueil, Y. (2009). "L'organisation des soins de premiers recours en France : une réforme en quête de projet
?" Sante Societe Et Solidarite : Revue De L'observatoire Franco-Quebecois(2/2008) : 105-114.
Après un exposé des principales caractéristiques de l'organisation des soins ambulatoires, nous nous
interrogerons sur la portée réformatrice de deux changements à l'oeuvre dans le secteur des soins
ambulatoires en France : la réforme du médecin traitant de 2004 et celle du cursus universitaire de la
médecine générale, résultants tous deux d'un long processus et de compromis multiples. Ils
apparaissent, par leur processus d'émergence, de nature essentiellement réactive aux éléments
conjoncturels et d'une portée réformatrice modestes en regard des enjeux sous jacents. On peut
néanmoins s'interroger sur les effets de changements systémiques à termes de ces évolutions
incrémentales. En conclusion, au regard de la dynamique actuelle de la réforme et des
transformations structurelles de plus grande ampleur que nous croyons nécessaires, nous
développerons la thèse d'une nécessaire mise en cohérence des éléments de réformes dans le cadre
d'un projet global pouvant faire sens aux différents acteurs impliqués (professionnels de santé,
acteurs politiques, associations de malades, etc.) (résumé d'auteur).
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE R0xD7s87. Diffusion soumise à autorisation]. Le parcours de
soins coordonnés a été mis en place en août 2004 par la loi réformant l'Assurance maladie. Ce résultat
d'enquête, réalisée fin 2007 sur le recours au spécialiste en médecine de ville, montre que pour une
grande majorité des patients, les recours en cardiologie et gastro-entérologie font suite à une
recommandation (70%) ; suivent les consultations en rhumatologie et en ORL (60%) puis en
dermatologie (40%). Dans l'ensemble, 80% des patients consultent leur médecin traitant avant un
spécialiste même si 40% ne jugent pas cela utile. Depuis la mise en place de ce dispositif, les praticiens
des spécialités dont l'accès est devenu indirect estiment que leurs pratiques ont été rendues plus
difficiles.
Naiditch, M. et Dourgnon, P. (2009). The preferred doctor scheme: A political reading of a French experiment
of Gate-keeping. Document de travail Irdes ; 22. Paris Irdes : 15.
[Link]
[Link]
Since January 2005 France is exploring a new scheme termed -preferred doctor- (médecin traitant)
which can be considered as an innovative version of Gate Keeping in order to reduce the excess of
postulated excess in health consumption, more especially access to specialist care. This paper
describes the political process which lead to its implementation, tries to relate some of the scheme
specific features with its results after one year implementation and tries to catch a glimpse for the
next steps of the reform. In order to measure the scheme impact on the patient treatment pathway
and on physician income, we used a sample of 7198 individual from the 2006 French health, Health
Care and Insurance Survey (ESPS), including health, socioeconomic and insurance status and through a
set of questions relating to patient? understanding of the scheme and different data bases of the
national sickness fund as well as different studies done by regulatory agencies.
Pretot, X. (2009). "D'une convention nationale des médecins à l'autre : le sort du médecin référent." Droit
Social(3) : 288-291.
Cet article rend compte d'un litige entre un médecin généraliste et une caisse de mutualité sociale
agricole lié au remplacement de la formule de médecin-référent adopté par la convention nationale
des médecins de 1998 par la formule dite de médecin traitant par la nouvelle convention de 2005.
Rebecq, G. (2009). "Le parcours de soins institué par la loi du 13 août 2004, cinq ans après." Revue De Droit
Sanitaire Et Social(4) : 610-624.
Le parcours de soins coordonnés est dans le droit fil de l'un des principaux objectifs de la loi du 13
août 2004 : mieux structurer le système de santé français en agissant sur l'accès et sur l'offre de soins
et en faisant en sorte que, pour une pathologie précise, le patient ne multiplie pas les consultations.
Des économies devaient être réalisées. C'était d'ailleurs une des recommandations posées par le Haut
conseil pour l'avenir de l'assurance maladie dans son rapport du 23 janvier 2004. L'auteur analyse
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2008
La réforme du statut du médecin traitant implique des obligations accrues ou nouvelles pour celui-ci :
devoir d'information, de conseil, de vigilance et de coordination des soins. En conséquence, si
l'obligation de moyens reste le principe en matière de responsabilité médicale, les manquements
pouvant aboutir à une condamnation sont de plus en plus nombreux. Il convient de bien les identifier
pour mieux les prévenir.
Bournot, M.-C., et al. (2008). "Les médecins généralistes : un réseau professionnel étendu et varié." Etudes et
Resultats (Drees) (649) : 8, tabl., graph.
[Link]
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE R0xr7I98. Diffusion soumise à autorisation]. Dans leur exercice
quotidien, les médecins généralistes des cinq régions du panel (Basse-Normandie, Bretagne,
Bourgogne, Provence - Alpes - Côte d'Azur, Pays de la Loire) collaborent avec un vaste réseau de
professionnels mais échangent le plus souvent avec les spécialistes et les pharmaciens. Ils jouent un
rôle pivot dans le parcours de soins, ils conseillent très souvent des noms de confrères, principalement
en fonction de critères relationnels : habitude de travail, certitude du retour d'information.
Parallèlement à ces "réseaux professionnels informels", un certain nombre de généralistes déclarent
adhérer à des formes de coopération plus institutionnelles, les "réseaux de santé".
Domin, J. P. (2008). "La réforme du médecin traitant : l'émergence d'une régulation par la demande." Journal
D'economie Medicale 26(6-7) : 303-315, rés.
[BDSP. Notice produite par ORSRA 8R0xsJtn. Diffusion soumise à autorisation]. Ce travail s'interroge
sur la capacité de la loi du 13 août 2004 portant réforme de l'assurance maladie à favoriser réellement
la diminution des dépenses de santé. En effet, si la réforme prend appui principalement sur une
régulation par la demande de santé, notamment via un arsenal de mesures incitatives, elle néglige
toute action sur l'offre. Or, en refusant toute évolution du mode de rémunération des praticiens, la loi
génère implicitement des comportements dépensiers. La politique économique de la santé aboutit
donc à un résultat opposé à celui qui est escompté. Ce paradoxe est lié aux fondements théoriques de
cette politique qui, en privilégiant les incitations extrinsèques, détériore les motivations intrinsèques.
Il s'agit d'un effet crowding out. (résumé d'auteur).
Dourgnon, P., et al. (2008). Les assurés et le médecin traitant : premier bilan après la réforme. Enquête sur la
Santé et la Protection Sociale 2006., Paris : IRDES : 37-41.
L’enquête ESPS a notamment pour vocation l’analyse des évolutions du système de santé à travers la
description de ses usagers, les assurés, et leur état de santé, couverture santé, accès aux services de
soins et expérience dans le système de santé. Sa fréquence bisannuelle permet d’intégrer des
questionnements sur les réformes en cours ou en préparation. Ainsi l’enquête 2006 a-t-elle servi de
base à l’évaluation de la réforme du parcours de soins coordonnés et du médecin traitant mis en
œuvre la même année. Côté usagers, l’évaluation de la réforme peut se décliner en deux étapes. Une
première étape en décrit l’implémentation (montée en charge, compréhension, adhésion) et l’impact
ressenti à travers l’expérience des assurés, à partir de données déclaratives. Une seconde étape en
évalue l’impact sur le recours aux services de santé, et plus particulièrement l’accès au spécialiste, à
partir des données d’enquête couplées aux données d’assurance maladie. C’est la première étape qui
est présentée dans ce chapitre, qui a fait l’objet d’une publication spécifique dès la mi-2007 (Cf.
DOURGNON P., Guillaume S., Naiditch M., Ordonneau C. Les assurés et le médecin traitant : premier
bilan après la réforme, Questions d’économie de la santé IRDES n° 124, 2007).
Le, Fur, P. et Yilmaz, E. (2008). "Modes d'accès aux spécialistes en 2006 et évolution depuis la réforme de
l'Assurance maladie. Enquêtes Santé Protection sociale 2004 et 2006." Questions D'Economie de la
Sante (Irdes) (134) : 8, tabl., graph.
[Link]
Cette étude propose une analyse de la répartition des modes d’accès aux spécialistes en 2006 (accès
direct, conseil du médecin traitant ou autre ?) et de leurs évolutions entre 2004 et 2006. Elle fait suite
à celle réalisée en 2004 avant la mise en place de la réforme du médecin traitant et du parcours de
soins coordonnés (Le Fur et al., 2006). Les données utilisées proviennent des enquêtes ESPS 2004 et
2006 au cours desquelles il est demandé un descriptif de la dernière consultation de spécialiste
réalisée au cours des douze derniers mois. L’étude analyse uniquement la structure des modes d’accès
des patients ayant consulté un spécialiste ; elle ne traite donc ni des non-recours, ni du niveau
d’activité des spécialistes dont on sait par ailleurs qu’il a diminué pour certaines spécialités,
notamment cliniques, après la mise en place de la réforme.
2007
(2007). Rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie 2007. Paris HCAAM : 144, tabl.
Trois ans après la loi du 13 août 2004, ce nouveau rapport dresse un premier bilan de la politique
entreprise et de ses résultats. Sans prétendre à l'exhaustivité, le Conseil a retenu six constats
principaux dans son bilan 2004-2007. La situation financière des régimes d'assurance maladie s’est
améliorée depuis 2004 grâce à de nouvelles recettes, une modération des dépenses et une politique
pertinente sur le marché des médicaments. Cette amélioration ne s’est pas accompagnée d'un
désengagement des régimes de base. La situation en 2007 reste dégradée. La politique de maîtrise
médicalisée ne produit d'effets que lentement. Dans le secteur des établissements de santé,
l'introduction de la T2A, la modification des règles de la gouvernance des hôpitaux publics et la
relative rigueur du cadrage financier sont des éléments positifs. Mais l'analyse des écarts de
performance des établissements très élevés montre qu'on peine à dégager les gains de productivité,
pourtant potentiellement élevés. Enfin, les chantiers d'une meilleure organisation territoriale de
l'offre de soins n'ont guère progressé. Dans son rapport 2007, le Conseil a également examiné deux
enjeux qui lui semblent prioritaires pour les années à venir. Le premier porte sur le maintien à tous les
assurés d'une offre de qualité à des conditions raisonnables d'accès et de reste à charge. Les solutions
préconisées : partout, dans les soins de ville et hospitaliers, il convient de favoriser un parcours de
soins conjuguant qualité et efficacité ; améliorer rapidement les processus d’établissement et la
coopération locale entre les différents offreurs de soins ; mener à leur terme avec rigueur les actions
de protocolisation, l'accréditation et de certification afin de garantir partout la qualité des soins.
Quant aux conditions tarifaires, le Conseil considère qu'il convient de stopper la dérive des
dépassements. Le second enjeu porte sur le coût et la soutenabilité du système d'assurance maladie,
tant pour les finances publiques que pour les assurés, dans un contexte de progression des dépenses
évoluant plus vite que le PIB. Le Haut Conseil dégage deux axes prioritaires : le choix d'une gestion
active du panier de soins et la recherche de gains d'efficience. Il estime également raisonnable
d'étudier un réaménagement du système de prise en charge, à travers deux objectifs
complémentaires : stabiliser au moins le taux de prise en charge et redresser les situations actuelles
de reste à charge exagéré en adoptant des règles de participation financière des assurés plus
rationnelles, équitables et maîtrisables.
Barnay, T., et al. (2007). "Réforme du "médecin traitant" et nouveaux enjeux de la médecine de ville en
France." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) : 109-126.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE N8sR0xIh. Diffusion soumise à autorisation]. L'objectif
d'efficience du système de soins et la nécessité de réagir face à une offre de soins médicaux
localement déficitaire (objectif d'équité) conduisent le modèle initial de la médecine de ville à évoluer.
Ainsi, à partir de la réforme du médecin traitant sont présentés les nouveaux enjeux auxquels est
confrontée la médecine de ville en France. Un panorama des modes de régulation actuels de ce
secteur sanitaire est proposé en présentant les alternatives aux principes du paiement à l'acte exclusif
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Dourgnon, P., et al. (2007). "Les assurés et le médecin traitant : premier bilan après la réforme." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (124) : 1-4.
[Link]
Le dispositif du médecin traitant constitue l’un des éléments centraux de la réforme de l’assurance
maladie du 13 août 2004. Bien que non obligatoire, il est encouragé par des incitations financières à
partir de janvier 2006. Si son objectif premier est de mieux réguler l’accès aux spécialistes, les
promoteurs de la réforme en donnent aussi des justifications plus larges : maîtrise des dépenses de
ville, meilleure qualité de la prise en charge médicale, meilleure équité de traitement. L’enquête Santé
et Protection Sociale menée en 2006 permet de dresser un premier bilan de l’impact de la réforme, au
travers des opinions des assurés.
2006
Bras, P. L. (2006). "Le médecin traitant : raisons et déraison d'une politique publique." Droit Social(1) : 59-72.
Cet article présente tout d'abord le nouveau dispositif de médecin traitant tel qu'il est défini dans la loi
de réforme de l'assurance maladie d'août 2004. Il essaie ensuite d'évaluer ses effets potentiels ainsi
que les enseignements que l'on peut tirer des expériences étrangères. Ces analyses conduisent à
douter de la rationalité de cette réforme au regard de ses objectifs affichés, et cet article tente d'en
décrypter la logique et d'en extraire des enseignements sur la construction des politiques publiques
relatives aux soins de ville.
Com-Ruelle, L., et al. (2006). "Can physician gate-keeping and patient choice be reconciled in France? Analysis
of recent reform." Eurohealth 12(1) : 17-19, 11 tabl.
Crochet, B., et al. (2006). "La réforme de l'assurance maladie du 13 août 2004 : une loi axée sur le
comportement des acteurs." Sante Et Systemique 9(3-4) : 19-20.
La réforme de l'assurance maladie du 13 août 2004 marque un tournant important dans la méthode
utilisée pour les plans d'équilibre financier de l'assurance maladie successifs. Pour la première fois, les
nouvelles recettes dégagées ne représentent que moins du tiers du déséquilibre financier total des
années 2005 à 2007, et les réformes de fond, amélioration de la prise en charge du patient,
renforcement de la qualité des soins tant par la formation médicale continue que par l'évaluation des
pratiques professionnelles, responsabilisation des acteurs sur le plan financier, modification de la
gouvernance etc., sont des éléments-clés. Le rôle des assurances complémentaires est clairement
affirmé comme un partenaire du remboursement des soins. Le déséquilibre de l'ensemble des risques
sociaux (vieillesse, famille, santé...) qui s'annonce, impose la participation des assurances
complémentaires au financement des soins.
Le, Fur, P. et Lengagne, P. (2006). "Modes d'accès aux spécialistes : état des lieux avant la mise en place du
parcours de soins coordonnés." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (106) : 8, 5 graph.
[Link]
Cette étude, reposant sur les données de l'Enquête Santé, soins et protection sociale menée en 2004
par l'Irdes, fait le point sur les modalités d'accès aux spécialistes avant la mise en place de la réforme.
2005
70 % des Français ont choisi leur médecin traitant en 2005. En 2006, toutes les composantes du
parcours de soins coordonnés seront réunies. Les nouvelles incitations financières prévues pour
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
favoriser la coordination des soins entreront en application à partir de janvier 2006. Et surtout, la
prévention prendra toute sa place au coeur du dispositif grâce au rôle essentiel exercé dans ce
domaine par le médecin traitant.
L'Amedref compile, dans son livre blanc nourri de contributions politiques, économiques ou
statistiques, ses bienfaits, résultats d'un changement de pratique. " Pour un coût moyen de 7 070
euros par an, un médecin référent prescrit 20 000 euros de moins en médicaments. Au moment où
l'assurance maladie cherche à faire des économies, comment expliquer qu'on mette fin à ce système ?
" s'interroge notamment Christian Lehmann, médecin dans la région parisienne.
Bayet, J.-F., et al. (2005). "L'engagement et la responsabilité des acteurs." Actualite Et Dossier En Sante
Publique(53-54) : 52-64.
[BDSP. Notice produite par ENSP fDBR0xhw. Diffusion soumise à autorisation]. La réforme de
l'assurance maladie s'articule autour d'axes majeurs : la modification des comportements, la
responsabilité des acteurs et le décloisonnement du système de soins.
Fabre, D., et al. (2005). "La réforme de l'assurance maladie : loi n° 2004-810 du 13 août 2004." Petites Affiches :
Le Quotidien Juridique 194(44) : 47.
L'objectif de ce document est de présenter une analyse commentée et critique de la loi n° 2004-810
du 13 août 2004 réformant l'assurance maladie en France. Les aspects étudiés sont les suivants : la
genèse de la réforme de l'’assurance maladie, les principes de la réforme, la réforme structurelle de
l'assurance maladie, la nouvelle maîtrise des dépenses de santé, la réforme du contrôle médical et des
arrêts de travail, la réforme du financement, la réforme de l'assurance maladie dans l'entreprise, les
aspects contentieux.
Galloux, J. C. (2005). "Interrogations juridiques sur la déclaration de choix du médecin traitant." Concours
Medical 127(8) : 473-476.
[BDSP. Notice produite par ORSRA uvoR0xML. Diffusion soumise à autorisation]. Comme les deux-tiers
des assurés, le Pr Galloux, directeur du centre de droit médical de l'Université de Panthéon-Assas, a
reçu son formulaire de déclaration de choix du médecin traitant. Il est resté quelque peu dubitatif sur
sa valeur juridique.
Lenoir, D. (2005). "La réforme de l'assurance maladie." Cahiers Francais(324) : 46-53, graph.
2004
Aoust, B., et al. (2004). Evaluation du dispositif du médecin référent : 66, 27 tabl., 10 graph.
Après plusieurs années d'existence, l'option conventionnelle Médecin référent apparaît comme le plus
important dispositif de coordination des soins et d'amélioration du service médical rendu. Cependant,
il convient de faire un bilan de l'expérience acquise. La présente note a pour objectif de rassembler les
résultats aujourd'hui disponibles et d'esquisser quelques éléments d'évaluation : bilan quantitatif de la
montée en charge du dispositif ; évaluation de l'impact de cette expérience dans ses différentes
dimensions ; actions mises en place par les caisses.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Lheritier, M. et Pejout, I. (2004). "L'activité abusive du médecin référent - A propos du jugement rendu par le
tribunal des affaires de sécurité sociale de la Charente-Maritime le 20 mai 2003." Revue Medicale De
L'assurance Maladie(1) : 37-43.
[BDSP. Notice produite par CNAMTS 3R0xvrxl. Diffusion soumise à autorisation]. Le 20 mai 2003, le
TASS (Tribunal des affaires de sécurité sociale) de la Charente-Maritime a décidé qu'un médecin
référent qui avait dépassé le seuil maximal annuel d'activité devait restituer la première partie de
l'indemnité forfaitaire versée par la CPAM, laquelle n'était pas tenue de lui régler la seconde. Cette
décision, déférée à la Cour d'appel de Poitiers, mérite une attention particulière non seulement parce
qu'elle résout une difficulté d'interprétation de la convention nationale des médecins généralistes,
mais encore, et surtout, parce qu'elle participe à la conceptualisation juridique de la notion d'activité
médicale.
Tesson, C. (2004). "Bilan de l'option conventionnelle "médecin référent" ; 54 411 contrats "médecin référent"
réglés par le régime agricole au 1er semestre 2004." Oes Mensuel De L'observatoire Economique Et
Social(108) : 3-6, tab.
2003
Chaudat, P. (2003). "Les médecins : la crise du système conventionnel." Revue Medicale De L'assurance
Maladie 34(3) : 191-196.
Depuis quelques années, il fait nul doute que les houleuses négociations et l'échec de l'aboutissement
d'un accord avec les médecins spécialistes pose aujourd'hui, plus que jamais, la question des relations
entre les caisses d'assurance maladie et les syndicats, et plus largement celle du système
conventionnel. Pourquoi de telles difficultés ? Un certain nombre de réponses peuvent être
principalement avancées : l'atteinte des principes fondateurs de la médecine libérale, un
environnement déstabilisant et peu adapté ? La loi du 6 mars 2002 est venue améliorer ce système en
apportant une nouvelle architecture aux rapports conventionnels qui s'articulent autour de trois types
de contractualisation : un accord cadre interprofessionnel et des engagements collectifs et individuels.
Force est de constater que ces réformes s'avèrent insuffisantes, imparfaites, incomplètes et n'ont pas
grandement bouleversé ni amélioré le climat difficile des négociations conventionnelles (Résumé
d'auteur).
2002
Bejean, S., et al. (2002). "L'assurance maladie, acheteur avisé : une réforme profonde des relations
conventionnelles avec les médecins libéraux." Journal D'economie Medicale 20(2) : 75-91, rés.
[BDSP. Notice produite par ORSRA 2R0x225j. Diffusion soumise à autorisation]. A l'initiative de
l'URCAM de Bourgogne, des économistes et des décideurs de l'Assurance Maladie se sont réunis pour
débattre de l'avenir des relations entre médecins et Assurance Maladie. Cette rencontre a débouché
sur des propositions qui visent à contribuer au débat public sur les réformes du système de santé.
L'objet de cet article est de porter un regard analytique et critique sur ces propositions, tout
particulièrement celles qui suggèrent l'introduction de mécanismes de concurrence au sein du
système de santé. Il s'agit bien sûr de s'interroger sur la pertinence théorique des instruments de
régulation proposés et sur leur adéquation au contexte français. Il s'agit aussi, de façon plus originale,
d'étudier les conditions d'implantation de ces instruments de régulation dans le contexte spécifique et
complexe du système de santé. (résumé d'auteur).
Evin, C. (2002). Rapport sur la proposition de Jean Le Garrec portant rénovation des rapports conventionnels
entre les professions de santé libérales et les organismes d'assurance maladie. Paris Assemblée
Nationale : 65, tabl.
[Link]
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 103 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Ce rapport a été réalisé par la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de
l'Assemblée nationale suite à la proposition du député Jean Le Garrec sur la rénovation des rapports
conventionnels entre les professions de santé libérales et les organismes d'assurance maladie. Il
dresse, en premier lieu, un historique du système conventionnel français depuis la première
convention de 1971 à la réforme inaboutie de 1999, et démontre la paralysie du système. Il analyse,
dans un deuxième temps, les différents projets de rénovation : recommandations de la mission de
concertation (été 2001), article 18 de la loi de financement Sécurité sociale pour 2002, et enfin le
projet de loi de Jean Le Garrec. Ce dernier projet propose un cadre conventionnel à trois étages et une
modification du suivi des objectifs de dépenses.
2001
Colomb, A., et al. (2001). La mise en place de l'option conventionnelle médecin référent : réalité,
problématique et avenir de ce projet dans le cadre de la réforme du système de soins. Saint-Etienne
CNESSS, Centre National d'Etudes Supérieures de Sécurité Sociale. (C.N.E.S.S.S.). Saint-Etienne. FRA.
39éme promotion du CNESSS : 87, carte.
Ce mémoire fait une évaluation du dispositif « médecin référent » mis en place suite aux ordonnances
Juppé d'avril 1996. L'approche est triple : la première concerne la fonction médecin : est-on en
présence d'un nouveau type de médecin qui travaille à la refondation du système du serment
d'Hippocrate ou ne procède-t-on qu'à une simple dynamisation du thème du médecin de famille ? La
seconde s'attache au contenu de la fonction : s'agit-il simplement de valoriser la pratique du médecin
généraliste ou, plus largement, d'engager de façon pragmatique et progressive une véritable
réorganisation du système de soins ? La troisième se concentre sur la notion du « signe ». Elle invite à
réfléchir à l'importance d'identifier la métamorphose de la pratique médicale qui introduit le médecin
référent. L'ensemble de ces approches, référé au propos sur la clôture de la pensée Hippocratique
originelle, donne au médecin référent une résonance forte, insoupçonnée, qui requiert une
méthodologie particulière.
2000
[BDSP. Notice produite par ENSP bA048R0x. Diffusion soumise à autorisation]. Dispositif instable,
complexe, resté inachevé, l'option conventionnelle est loin d'avoir rempli ses objectifs. Selon le
dernier rapport de la Cour des Comptes sur le financement de la Sécurité sociale, le système du
médecin référent a obtenu des résultats plus que médiocres.
1999
(1999). Eléments de bilan du dispositif "Médecin Référent" : données de la CPAM de Nevers et données
régionales (1er semestre 1998). Notes et documents de l'URCAM Bourgogne ; 9. Dijon URCAM : 19,
tabl., graph. carte.
Ce document réalisé par la CPAM de Nevers, la CMR d'Autun, et l'URCAM de Bourgogne fait une
évaluation médico-économique du dispositif "option conventionnelle - médecin référent" pendant sa
courte période d'existence : du 1er janvier 1998 au 3 juillet 1998. Il permet de tirer quelques
enseignements significatifs, d'autant plus intéressants qu'ils pourront être repris pour appréhender de
façon pertinente le dispositif "rénové" du médecin référent (arrêté du 4-12-1998 portant
"Approbation de la convention nationale des médecins généralistes" - JO du 5 décembre 1998). La
première partie de l'étude est consacrée aux résultats régionaux du dispositif médecin référent (1er
semestre 1998). La deuxième partie présente les résultats de l'étude de la CPAM de la Nièvre.
Aguzzoli, F., et al. (1999). Choisir d'avoir un médecin référent. Une analyse réalisée à partir du premier
dispositif mis en place début 1998, Paris : CREDES
[Link]
Cette étude portant sur le premier dispositif de médecin référent est réalisée à partir de deux sources
de données. D'une part, des données de remboursement d'Assurance maladie recueillies sur une
année complète, permettent d'analyser les caractéristiques des personnes ayant choisi un médecin
référent au cours du premier semestre 1998, le niveau et la structure de leur consommation médicale
de ville, notamment de médicaments génériques, ainsi que leur mode de recours au généraliste avant
la mise en place de cette filière de soins. D'autre part, des données d'enquête en population générale
renseignent sur la portée de l'information concernant ce dispositif, sur le potentiel d'adhésion des
patients et sur leur comportement dans le système de soins.
Aguzzoli, F., et al. (1999). "Choisir d'avoir un médecin référent. Une analyse réalisée à partir du premier
dispositif mis en place début 1998." Questions D'economie De La Sante (Credes) (23) : 4, 5 graph., 4
enc.
[Link]
Cette étude portant sur le premier dispositif de médecin référent est réalisée à partir de deux sources
de données. D'une part, des données de remboursement d'Assurance maladie recueillies sur une
année complète, permettent d'analyser les caractéristiques des personnes ayant choisi un médecin
référent au cours du premier semestre 1998, le niveau et la structure de leur consommation médicale
de ville, notamment de médicaments génériques, ainsi que leur mode de recours au généraliste avant
la mise en place de cette filière de soins. D'autre part, des données d'enquête en population générale
renseignent sur la portée de l'information concernant ce dispositif, sur le potentiel d'adhésion des
patients et sur leur comportement dans le système de soins.
Lecomte, M. et Brianne, N. (1999). "Evolution de la pratique médicale dans l'option référent." Documents De
Recherches En Medecine Generale(53) : 28-33, tabl., grah.
Cet article est tiré de la présentation réalisée par le docteur Marie-Ange Lecomte lors des journées
référent organisées les 7 et 8 novembre 1998 par MG France. Cette communication exposait une
expérience personnelle d'évolution de la médecine dans l'Option Médecin Référent en souhaitant
susciter remarques, commentaires et suggestions. Les chiffres analysés ne sont qu'une approche qui
ne prétend aucunement à la représentativité puisqu'il s'agit de statistiques sur la clientèle d'un
médecin généraliste pendant une période très courte de moins de 10 mois.
2023
Gilles de la Londe, J., Afrite, A. et Mousquès, J. (2023). "How does the quality of care for type 2 diabetic
patients benefit from GPs-nurses' teamwork? A staggered difference-in-differences design based on a French
pilot program." Int J Health Econ Manag.
[Link]
In many countries, policies have explicitly encouraged primary care teams and inter-professional
cooperation and skill mix, as a way to improve both productive efficiency gains and quality
improvement. France faces barriers to developing team working as well as new and more advanced
roles for health care professionals including nurses. We aim to estimate the impact of a national pilot
experiment of teamwork between general practitioners (GPs) and advance practitioners nurses (APN)-
who substitute and complement GPs-on yearly quality of care process indicators for type two diabetes
patients (T2DP). Implemented by a not-for-profit meso-tier organisation and supported by the
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 105 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Ministry of Health, the pilot relied on the voluntary enrolment of newly GPs from 2012 to 2015; the
staffing and training of APNs; skill mixing and new remuneration schemes. We use latent-response
formulation models, control for endogeneity and selection bias by using controlled before-after and
quasi-experimental design combining coarsened exact matching-prior to the treatment, at both GPs
(435 treated vs 973 control) and T2DP levels -, with intention to treat (ITT; 18,310 in each group) and
per protocol (PP, 2943 in each group) perspectives, as well as difference-in-differences estimates on
balanced panel claims data from the National Health Insurance Fund linked to clinical data over the
period 2010-2017. We show evidence of a positive and significant positive impact for T2DP followed-
up by newly enrolled GPs in the pilot compared to the pretreatment period and the control group. The
effect magnitudes were larger for PP than for ITT subsamples.
Luan, L. et Fournier, C. (2023). "Infirmière en pratique avancée (IPA) en soins primaires : la construction difficile
d’une profession à l’exercice fragile." Questions D'Economie de la Sante (Irdes)(277): 1-8.
[Link]
[Link]
À l'issue de deux années de formation supplémentaires, les Infirmières en pratique avancée (IPA)
accèdent à des compétences élargies, notamment en matière d'examen clinique et de prescription
d'examens complémentaires et de médicaments. De premières études rapportent les difficultés que
rencontrent les IPA issues des premières promotions à développer leur activité, à l'hôpital comme en
ville. Cette enquête sociologique qualitative par entretiens étudie les pratiques de ces professionnelles
en soins primaires. En dépit de l'intérêt qu'elles expriment pour leur nouvel exercice, toutes décrivent
des difficultés majeures pour construire une activité clinique et investissent en complément des
activités de coordination d'équipe pluriprofessionnelle, ou continuent en parallèle à exercer en tant
qu'infirmière généraliste. Dans un contexte de fortes tensions autour des redéfinitions de la division
du travail entre les professionnels de santé, particulièrement en libéral, l'étude des premières IPA,
parmi lesquelles quelques-unes parviennent à constituer une file active de patients plus conséquente,
permet d'éclairer les composantes de leur activité, et d'analyser les conditions de son développement.
Au-delà du rôle joué par la démographie médicale sur le territoire, la diversité des situations
rencontrées dépend notamment de la volonté des médecins de développer ou non une coopération
interprofessionnelle, de la proximité sociale entre les médecins et les infirmières concernés, et du type
d'autonomie que recherchent ces dernières.
Morize, N. et Schlegel, V. (2023). "Les usages des financements expérimentaux Ipep et Peps dans cinq Maisons
de santé pluriprofessionnelles (MSP). Vers une redéfinition des frontières professionnelles autour de la division
du travail de soin ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes)(275): 1-8.
[Link]
[Link]
Schlegel, V. (2023). Une analyse du déploiement des infirmières en pratique avancée exerçant en soins
primaires sur le territoire francilien. Les rapports de l'Irdes ; 588. Paris Irdes: 92.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 106 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[Link]
[Link]
Dans un contexte de réorganisation du système de santé soutenue par les pouvoirs publics afin de
lutter contre la désertification médicale, ce rapport présente les résultats de l’enquête sociologique
qualitative Infirmières en pratique avancée (IPA) en soins primaires (Ipasop). Cette nouvelle
profession, IPA, inscrite dans le cadre la loi de modernisation du système de santé en janvier 2016, a
vu ses textes d’application paraître en 2018. Le rôle de l’IPA y est conçu comme un des leviers
essentiels de la nouvelle organisation du travail pour faire face aux déserts médicaux, en délestant les
médecins de certaines tâches et en participant, voire en organisant les parcours de soins. Ce rapport
se décompose en deux parties : la première se centre sur le point de vue des premières promotions
d’IPA exerçant en ville et sur les conditions d’entrée dans la pratique avancée. La seconde partie vise à
documenter l’intégration des IPA en maison de santé à partir d’une étude de cas réalisée dans une
MSP parisienne. Les résultats des deux volets de l’enquête permettent d’envisager les conditions qui
doivent être réunies pour favoriser l’implémentation durable des IPA en ville.
2022
Fournier, C., Denise, T., Divay, S., et al. (2022). L’ordre négocié du travail d’articulation dans les maisons de
santé pluriprofessionnelles. Pratiques de coopération en santé. Regards sociologiques., Paris : Irdes: 123-138.
[Link]
[Link]
Développer les coopérations en soins primaires est l’une des ambitions poursuivies par certain. es
professionnel. le. s et par les pouvoirs publics à travers la création de Maisons de santé
pluriprofessionnelles (MSP). La majorité de ces regroupements de [Link].s libé[Link].s
reçoit aujourd’hui des financements collectifs dédiés à la mise en œuvre de pratiques coopératives au
service de leur patientèle et des habitant.e.s de leur territoire. Cependant, coopérer ne va pas de soi.
Comme dans tout projet collectif, cela nécessite un travail d’articulation impliquant nécessairement
tous les membres de l’équipe. L’enquête par entretiens, répétés entre 2013 et 2019, avec une
cinquantaine de [Link].s exerçant dans trois MSP, diverses dans leur projet, leur
composition et leur organisation, permet d’une part d’explorer les coopérations développées, et,
d’autre part, de saisir la nature et la division des tâches sur lesquelles repose le travail d’articulation,
et la manière dont elles se négocient et se transforment au fil du temps.
Loussouarn, C. (2022). "Analyse de l’efficience des médecins généralistes coopérant avec des infirmières :
l’expérimentation Asalée." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante 5-6(5): 338-368.
[Link]
En France, la coopération entre les professionnels de santé exerçant dans les soins de premier recours
peut servir de réponse face aux enjeux de l’inégale répartition géographique des médecins et de
l’amélioration de la qualité et de la pertinence de la prise en charge des patients. Depuis 2004, Asalée,
une expérimentation de coopération, offre aux infirmiers la possibilité d’effectuer certaines tâches
substituables ou complémentaires à celles des médecins généralistes. Cet article évalue l’impact de
cette expérimentation sur l’efficience technique de 1 152 médecins généralistes sur la période 2010-
2017 à partir de données d’activité et de pratique professionnelle du Système National des Données
de Santé (SNDS). L’analyse stochastique des frontières de production dans un cadre multi-output,
après un appariement entre un échantillon de 361 médecins généralistes participant à
l’expérimentation et un groupe témoin de 791 médecins généralistes n’y participant pas, montre qu’il
existe des différences initiales en faveur des futurs entrants dans l’expérimentation qui se
maintiennent dans le temps, l’expérimentation n’améliorant pas significativement l’efficience
technique des cas relativement aux témoins (68,70% contre 66,50% en moyenne pour le score
d’efficience sur l’ensemble de la période). L’absence d’effet de l’expérimentation sur le score
d’efficience technique pourrait être liée au nombre réduit d’actes pouvant être délégués à l’infirmière.
Menard, D. (2022). "La participation des usagers/habitants à un projet de santé en équipe coordonnée, une
utopie réalisable. Commentaire." Sciences Sociales Et Sante 40(1): 69-74.
Morize, N. (2022). "Des dispositifs participatifs au service d'une vision extensive de la santé : la division du
travail de participation au sein des maisons de santé." Sciences Sociales Et Sante 40(1): 41-67.
[Link]
docs/des_dispositifs_participatifs_au_service_dune_vision_extensive_de_la_sante_la_division_du_tra
vail_de_participation_au_sein_de_maisons_de_sante_322017/[Link]
Le secteur français des soins primaires connaît ces dernières décennies un processus de régulation au
travers de plusieurs dispositifs. Parmi eux, les maisons de santé visent à réunir des professionnels de
santé libéraux afin de prendre en charge les patients de manière collective. Ces professionnels de
santé sont incités à développer, via un projet de santé, des démarches de prévention, d’information
ou d’éducation du patient. Dans certaines maisons de santé, cette attente se traduit par la mise en
place de dispositifs participatifs associant des travailleurs bénévoles. Au sein de ces regroupements de
professionnels libéraux valorisant fortement leur autonomie, l’association de travailleurs bénévoles
peut sembler paradoxale. Comment ces dispositifs se développent-ils au sein de MSP libérales ? Quel
travail découle de leur mise en place et comment est-il divisé au sein des MSP ? Cet article s’appuie
sur une trentaine d’entretiens et sept journées d’observation, menés au sein de douze maisons de
santé en 2019. L’article montre que ces dispositifs participatifs sont hétérogènes et occupent une
place marginale dans les organisations enquêtées. Ils consistent en un pas de côté par rapport à la
dimension curative de la santé, et répondent à des objectifs de santé publique. La division du travail lié
à ces dispositifs se recompose, selon les configurations d’acteurs, entre libéraux, salariés, et
travailleurs bénévoles. Si ces dispositifs ne modifient pas les hiérarchies professionnelles existantes, ils
contribuent à étendre le domaine d’intervention de la santé au travers d’une séparation marquée
entre sa dimension curative et sa dimension sociale.
Cet article s’intéresse au contexte et aux enjeux relativement à la modification des rôles et fonctions
infirmières dans le champ des soins de premier recours. Après une présentation du contexte et une
synthèse de la littérature sur l’impact que l’on peut attendre de ce type de transformation, les
enseignements que l’on peut tirer d’évaluation d’impact d’innovation organisationnelle dans ce
domaine et mise en œuvre en France sont proposés.
Schlegel, V. (2022). "Des médecins entrepreneurs de la transformation des soins primaires. Une analyse des
conditions d’engagement des porteurs libéraux dans les expérimentations Ipep et Peps." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes)(273): 1-8.
[Link]
[Link]
Les expérimentations d’une Incitation à une prise en charge partagée (Ipep) et d’un Paiement en
équipe de professionnels de santé en ville (Peps), introduites dans l’article 51 de la Loi de financement
de la Sécurité sociale (LFSS) en 2018, permettent aux professionnels de soins primaires de déroger aux
règles de droit commun en matière de financement. La participation à ces dispositifs expérimentaux a
reposé sur un appel à manifestation d’intérêt, invitant les professionnels de santé intéressés à
constituer un dossier de candidature et à présenter un projet à mettre en œuvre. La sélection opérée
par les équipes nationales a abouti à la forte présence de représentants professionnels et syndicaux.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 108 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2021
Bourgeois, I., Morize, N. et Fournier, C. (2021). "Accompagner le renouvellement de l'action publique en santé
au niveau régional : des expérimentations nationales de l'article 51 qui apprennent à (dé)cadrer." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (262) : 1-8.
[Link]
[Link]
La circulaire du 13 avril 2018 informe les Agences régionales de santé (ARS) sur la procédure
concernant le suivi des projets s’inscrivant dans les expérimentations d'un Paiement en équipe de
professionnels de santé en ville (Peps) et d'une Incitation à une prise en charge partagée (Ipep),
dispositifs issus de l’article 51 de la LFSS pour 2018. En région, l’initiation de la mise en œuvre des
expérimentations Peps et Ipep s’étend du premier semestre 2018 au début de l’année 2020. Comment
les acteurs régionaux, en particulier les ARS, s’emparent-ils de ces nouveaux dispositifs dont une
partie est conçue à l’échelle nationale ? L’enquête sociologique qualitative, fondée sur une vingtaine
d’entretiens menés entre novembre 2019 et février 2020 dans quatre régions ayant participé à la
phase de co-construction des cahiers des charges des expérimentations nationales Peps et Ipep,
analyse les étapes suivies par les référents régionaux des ARS et du réseau de l’Assurance maladie,
ainsi que les enjeux rencontrés dans cette phase initiale. Cette étude de cas interroge plus largement
le rôle des différents échelons territoriaux dans l’élaboration et la mise en œuvre du renouvellement
de l’action publique en santé.
Cassou, M., Mousques, J. et Franc, C. (2021). "Exercer en maison de santé pluriprofessionnelle a un effet positif
sur les revenus des médecins généralistes." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (258) : 8.
[Link]
[Link]
Entre 2008 et 2020, 1 300 Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) ont été créées en France ;
elles sont très majoritairement implantées dans les territoires médicalement défavorisés. Le profil des
médecins généralistes y exerçant est aussi particulier. Ainsi, ceux qui ont rejoint une MSP entre 2008
et 2014 étaient un peu plus jeunes en moyenne que leurs homologues et exerçaient plus
fréquemment une activité salariée en sus de leur activité libérale. Au cours de la période 2008-2014,
les revenus des médecins généralistes ayant choisi d'exercer dans une MSP progressent plus
rapidement que ceux de leurs confrères. Cela s'explique notamment par une augmentation plus
rapide de la taille de leur file active et donc des rémunérations forfaitaires qui y sont associées. Pour
autant, l'évolution du nombre de leurs consultations et visites n'apparaît pas significativement
différente. La capacité des médecins en MSP à accroître leur patientèle sans augmenter le nombre
d'actes dispensés peut s'interpréter comme un effet direct de la coordination entre professionnels de
la MSP. Compte tenu de l'implantation géographique des MSP, plutôt en zone faiblement dotée en
médecins généralistes, cette hausse de la taille de la patientèle peut également s'interpréter comme
une amélioration de l'accès aux soins. Par ailleurs, cette croissance plus rapide de la patientèle pour
les médecins exerçant en MSP ne semble pas avoir été réalisée au détriment de la qualité évaluée au
sens de la Rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp).
Cassou, M., Mousques, J. et Franc, C. (2021). Revenu et activité des médecins généralistes : impact de l'exercice
en regroupement pluriprofessionnel en France. Document de travail Irdes ; 84. Paris Irdes: 35.
[Link]
[Link]
Morize, N., Bourgeois, I. et Fournier, C. (2021). "Renouveler l’action publique en santé : un article (51) pour
expérimenter avec les organisations de santé." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (261) : 1-8.
[Link]
[Link]
L’article 51 de la Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2018 permet la mise en place
d’expérimentations de financements dérogatoires au droit commun pour les acteurs du secteur de la
santé. Parmi elles, les expérimentations d’un Paiement en équipe de professionnels de santé en ville
(Peps) et d’une Incitation à une prise en charge partagée (Ipep) visent à faire évoluer les modes de
financement des soins primaires en France, jusqu’alors largement dispensés par des professionnels de
santé libéraux dont la rémunération est principalement à l’acte. Cependant, pour mettre en place ces
évolutions au niveau local, les équipes du ministère en charge de la santé et de la Caisse nationale de
l’Assurance maladie (Cnam) doivent articuler deux objectifs : composer avec les enjeux des différents
acteurs du dispositif afin d’expérimenter ensemble, tout en créant des dispositifs généralisables que le
plus grand nombre pourra s’approprier et qui soient adaptés aux contraintes du système de santé.
Comment les équipes nationales articulent-elles ces deux dimensions ? Cette enquête s’appuie sur
une méthodologie qualitative mobilisant l’analyse de documents et d’une trentaine d’entretiens semi-
directifs, menés entre octobre 2019 et juin. Elle montre comment les équipes nationales s’organisent
pour expérimenter et sortir des processus habituels en détaillant, d’abord, la manière dont le
dispositif de l’article 51 et des expérimentations a été conçu. Puis l’analyse des processus de sélection
des expérimentateurs et d’élaboration des cahiers des charges, qui définiront précisément les
modèles économiques des expérimentations, souligne comment les cadres d’interaction entre
professionnels de santé et pouvoirs publics se renouvellent.
Suchier, M., Michel, L. et Fournier, C. c. (2021). "Des tensions entre dynamiques professionnelles et
interprofessionnelles dans le travail des aides à domicile, des aides-soignantes et des infirmières en soins
primaires." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (263) : 1-8.
[Link]
[Link]
Alors que la crise sanitaire a rappelé avec acuité l’importance de la prise en charge à domicile de
personnes atteintes de maladies chroniques ou en perte d’autonomie, cette enquête sociologique
qualitative, réalisée en 2020, propose de plonger dans le quotidien de trois groupes professionnels
(aides à domicile, aides-soignantes et infirmières) intervenant dans les soins à domicile, rarement mis
sur le devant de la scène. Il s’agit d’abord de décrire le travail ordinaire des professionnelles étudiées,
avant de saisir les rapports qu’elles entretiennent entre elles, dans différents contextes d’exercice.
Leur travail et leurs relations professionnelles apparaissent étroitement liés à la structuration de
l’offre de soins à domicile, aux modes de financement de leur exercice et à des hiérarchies implicites
entre les professionnelles, dressant de nombreux obstacles à la mise en place d’un exercice
coordonné. Certaines organisations s’appliquent toutefois à favoriser l’émergence de dynamiques
interprofessionnelles dont nous montrons les ressorts, même si elles restent entravées par la
prééminence de dynamiques mono-professionnelles.
2020
Bariol-Mathais, B. D., Chevillard, G., Lucas-Gabrielli, V., et al. (2020). Santé et territoires
Les agences d’urbanisme travaillent de manière croissante sur la santé dans les territoires; des
partenariats se sont construits avec les acteurs de la santé, notamment les agences régionales de
santé, les ministères. Cet ouvrage collectif qui rassemble des points de vue d’experts, mais aussi des
témoignages d’expériences concrètes d’acteurs de l’urbanisme, offre une vision élargie des politiques
de santé et d’aménagement, pensées de manière conjointe au bénéfice de villes favorables à la santé
et à la qualité de la vie.
Bourgeois, I. et Fournier, C. (2020). "Contractualiser avec l’Assurance maladie : un chantier parmi d’autres pour
les équipes des maisons de santé pluriprofessionnelles." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) : 167-193.
[Link]
Les principaux enjeux que soulève le développement des maladies chroniques se matérialisent de
façon très concrète pour les professionnels de santé du premier recours, par une gestion de prises en
charge de plus en plus complexes au moment où, dans certains territoires, de nombreux médecins
généralistes partent à la retraite sans succession. Localement, depuis plus d’une dizaine d’années, des
professionnels de santé libéraux s’engagent ainsi dans une transformation de leur manière de
travailler ensemble au sein de Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). La moitié des équipes
engagées dans ces projets contractualisent avec l’Assurance maladie afin de financer leur activité
collective, au moyen de l’Accord conventionnel interprofessionnel (ACI).
Chevillard, G. et Mousques, J. (2020). "Les maisons de santé attirent-elles les jeunes médecins généralistes
dans les zones sous-dotées en offre de soins ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (247) : 8.
[Link]
[Link]
des territoires aux caractéristiques voisines mais sans maison de santé. Les résultats montrent que les
territoires de vie avec une faible accessibilité aux soins et dans lesquels sont implantées des maisons
de santé connaissent une meilleure évolution de l’offre de soins et attirent davantage les jeunes
médecins généralistes de moins de 40 ou 45 ans. Ainsi, dans les espaces périurbains ayant une
moindre accessibilité aux soins primaires, leurs arrivées sont supérieures aux départs et les maisons de
santé participent donc à rééquilibrer la répartition de l'offre de soins. Dans les marges rurales peu
attractives et aux populations fragiles, elles ont un effet positif en atténuant la diminution de l’offre
due aux départs en retraite, mais cet effet est à lui seul insuffisant pour inverser la dynamique
démographique défavorable. D'autres mesures complémentaires sont donc nécessaires dans ces
territoires.
Une part croissante de la population fait face à des problématiques de santé chroniques, souvent
rendues plus complexes par leur intrication avec les situations sociales des personnes. Insatisfaits des
réponses qui peuvent être apportées à ces problèmes dans des conditions d’exercice solitaire, certains
professionnels de santé libéraux de premier recours s’engagent depuis une quinzaine d’années dans
des pratiques différentes, au sein de nouvelles organisations qui reçoivent un soutien des pouvoirs
publics : les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). Ils réinventent ainsi d’une certaine manière
une médecine sociale pratiquée par les professionnels de santé salariés des centres de santé, restée
longtemps minoritaire et combattue par la plupart des syndicats de médecins, mais qui connaît aussi
aujourd’hui un renouveau. L’exercice en MSP implique des transformations de pratiques qui
présentent pour les professionnels un choc culturel et des questionnements éthiques. Dans certains
territoires, la situation de crise liée à la pandémie de Covid-19 a conduit les professionnels des MSP à
travailler autrement ensemble et au sein de collectifs élargis. Quelles transformations de
l’organisation territoriale des soins primaires peut-on attendre de ces nouvelles pratiques et de ces
nouvelles organisations ? Quels enjeux politiques révèlent-elles ?
Loussouarn, C., Franc, C., Videau, Y., et al. (2020). "Can General Practitioners Be More Productive? The Impact
of Teamwork and Cooperation with Nurses on GP Activities." Health Economics On line: 19.
[Link]
2019
Afrite, A., Franc, C. et Mousques, J. (2019). "Des organisations et des pratiques coopératives diverses entre
médecins généralistes et infirmières dans le dispositif Asalée : une typologie des binômes." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (239) : 1-8.
[Link]
[Link]
Fournier, C. (2019). "Travailler en équipe en s'ajustant aux politiques : un double défi dans la durée pour les
professionnels des maisons de santé pluriprofessionnelles." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante
37(1) : 72-91.
[Link]
Instrument récent de politique publique, une maison de santé pluriprofessionnelle repose avant tout
sur la création d’une équipe dont les membres, appartenant à différentes professions libérales,
développent des pratiques collectives. Si chaque équipe s’inscrit dans une histoire, indissociable des
trajectoires de ses membres et des opportunités liées à l’environnement local, ses pratiques et leur
évolution dépendent également étroitement des politiques publiques qui les soutiennent, dans un
contexte d’injonction croissante à l’organisation pluriprofessionnelle des soins de premier recours.
L’enquête renouvelée à quatre ans d’intervalle dans quatre maisons de santé aux caractéristiques
variées permet de saisir des manières contrastées de construire des actions pluriprofessionnelles et de
travailler ensemble, dans des configurations et des environnements changeants, au fil de l’évolution
des politiques publiques. Elle montre tout d’abord des tensions entre les dynamiques de chaque
profession et une dynamique pluriprofessionnelle émergente. Ces dynamiques se voient elles-mêmes
bousculées de différentes manières par la logique gestionnaire, associée à l’action publique et à ses
instruments, qui s’est renforcée entre les deux moments de l’enquête.
Fournier, C. et Mousques, J. (2019). "Construction et impact d'une coopération entre médecins généralistes et
infirmières : le dispositif Asalée." Actualite Et Dossier En Sante Publique(107) : 31-33.
La coopération entre médecins généralistes et infirmières est considérée comme un levier pour
améliorer les conditions, l'organisation et la qualité du travail en soins de premier recours, voire la
performance. En France, le dispositif action de santé libérale en équipe (Asalée) expérimente depuis
2004 la coopération entre médecins généralistes et infirmières Asalée. Il offre un cadre pour le
développement de pratiques avancées infirmières, comprenant notamment des tâches de dépistage,
de suivi et d'éducation thérapeutique. À travers une synthèse des enseignements tirés des travaux de
recherche évaluative conduits sur le dispositif, cet article a pour objet de discuter de l'opportunité et
des conditions de développement de telles pratiques dans un contexte prévoyant en 2019, suite à la
reconnaissance en 2018 d'un métier et d'un diplôme d'infirmier en pratiques avancées, de nouvelles
mesures relatives à leurs rémunérations et à la modalité d'exercice en maisons et centres de santé
pluriprofessionnels.
Loussouarn, C., Franc, C., Videau, Y., et al. (2019). Impact de l'expérimentation de coopération entre médecin
généraliste et infirmière Asalée sur l'activité des médecins. Document de travail Irdes ; 77. Paris Irdes : 36.
[Link]
[Link]
Dans de nombreux pays, les politiques et réformes ont explicitement encouragé l'intégration des
organisations de soins primaires et la coopération pluri-professionnelle afin d'améliorer l'efficience
productive et allocative de l’offre de soins et lutter contre l'inégale répartition géographique des
médecins. En France, la Direction de la Sécurité sociale et une association dénommée Asalée (« Action
de santé libérale en équipe », depuis 2004) ont mis en place une expérimentation destinée à favoriser
l'intégration verticale et le travail en équipe entre médecins généralistes et infirmières par la mise en
place de nouveaux modes de rémunération et la formation d’infirmières sélectionnées. Cet article
évalue l'extension de cette expérimentation sur la période 2010-2016 en étudiant l'influence de cette
coopération, mais aussi de l’organisation et des incitations financières à l’œuvre, sur l’activité des
médecins généralistes appréhendée à partir de trois indicateurs : le nombre de jours travaillés, de
patients rencontrés (en file active et, parmi eux, ceux inscrits médecin traitant) et d’actes
(consultations au cabinet et visites à domicile). Nous contrôlons autant que possible des biais
d’endogénéité et de sélection en recourant à un design cas-témoins, selon une méthode
d'appariement exact, et des méthodes d'estimation en différence de différences sur données de
panel. Dans ce cadre, nous montrons un effet positif du dispositif mais relativement modeste sur le
nombre de jours travaillés (+1,2 %) par les médecins et un effet plus marqué sur le nombre de patients
rencontrés (+7,55 %) et inscrits médecin traitant (+6,87 %). En revanche, aucun effet significatif n’est
mis en évidence sur le nombre de consultations et visites.
Loussouarn, C., Franc, C., Videau, Y., et al. (2019). "La coopération avec une infirmière modifie-t-elle l’activité
du médecin généraliste ? L’impact du dispositif Asalée." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (241) : 1-7.
[Link]
[Link]
2018
Fournier, C., Bourgeois, I. et Naiditch, M. (2018). "Action de santé libérale en équipe (Asalée) : un espace de
transformation des pratiques en soins primaires." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (232) : 1-8.
[Link]
[Link]
Le dispositif expérimental Asalée (Action de santé libérale en équipe) a été créé en 2004 afin
d'améliorer la prise en charge des maladies chroniques en médecine de ville. Un protocole de
coopération permet des délégations d'actes ou d'activités des médecins généralistes vers des
infirmières comprenant des dépistages et des suivis de pathologies chroniques. Dans le cadre du
programme d’évaluation Daphnee, une recherche sociologique fondée sur une approche qualitative a
été menée entre 2015 et 2017. Elle s’est intéressée d’une part au déploiement et à l’organisation du
dispositif Asalée et, d’autre part, aux pratiques et interactions entre patients et professionnels.
D'autres aspects de cette évaluation donneront lieu à des publications de l'Irdes, notamment une
typologie de la coopération entre médecins et infi rmières et des résultats concernant l'effet du
dispositif Asalée sur l'activité des médecins, le suivi et les parcours de soins de leurs patients.
2017
Mousques, J. et Lenormand, M. C. (2017). "L’expérience américaine des Accountable Care Organizations : des
enseignements pour la France ?" Points De Repere (Cnamts) (48) : 1-8.
[Link]
france_points-de-repere-48_assurance-[Link]
L’Affordable Care Act, dit "Obamacare", adopté aux États-Unis en 2010, est principalement connu
pour son objectif emblématique d’extension de la couverture santé à l’ensemble de la population. Un
chapitre de cette loi concerne également la promotion de nouvelles formes d’organisation des soins
de nature à favoriser la coordination entre les professionnels de santé et à améliorer la qualité et
l’efficience des soins. Le Centre d’innovation pour Medicare et Medicaid a, dès 2012, lancé différentes
expérimentations principalement destinées à renforcer les soins primaires. Les Accountable Care
Organizations (ACO) constituent l’expérimentation la plus ambitieuse puisqu’elle favorise également la
coordination entre les services de ville et l’hôpital. Ce type d’organisations a connu une diffusion
rapide depuis leur mise en place. Plus de 800 ACO sont aujourd’hui recensées et couvrent 28 millions
de personnes, soit 15 % des assurés américains. Cette synthèse de la littérature permet d’étudier les
caractéristiques des ACO, leur performance, les outils et dispositifs mobilisés, et offre un éclairage
intéressant pour le système de santé français.
Mousques, J. et Lenormand, M. C. (2017). "L’expérience américaine des Accountable Care Organizations : des
enseignements pour la France ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (227) : 1-8.
[Link]/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/227-l-experience-americaine-des-accountable-
[Link]
L’Affordable Care Act, dit "Obamacare", adopté aux États-Unis en 2010, est principalement connu
pour son objectif emblématique d’extension de la couverture santé à l’ensemble de la population. Un
chapitre de cette loi concerne également la promotion de nouvelles formes d’organisation des soins
de nature à favoriser la coordination entre les professionnels de santé et à améliorer la qualité et
l’efficience des soins. Le Centre d’innovation pour Medicare et Medicaid a, dès 2012, lancé différentes
expérimentations principalement destinées à renforcer les soins primaires. Les Accountable Care
Organizations (ACO) constituent l’expérimentation la plus ambitieuse puisqu’elle favorise également la
coordination entre les services de ville et l’hôpital. Ce type d’organisations a connu une diffusion
rapide depuis leur mise en place. Plus de 800 ACO sont aujourd’hui recensées et couvrent 28 millions
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 115 sur 437
[Link]/documentation/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link]/documentation/syntheses/[Link]
[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
de personnes, soit 15 % des assurés américains. Cette synthèse de la littérature permet d’étudier les
caractéristiques des ACO, leur performance, les outils et dispositifs mobilisés, et offre un éclairage
intéressant pour le système de santé français.
2016
Fournier, C., et al. (2016). Les pratiques pluriprofessionnelles dans des maisons de santé libérales : attentes,
contenus, interactions et instruments mobilisés. Intervenir en première ligne : les professions de santé libérales
face au défi de la santé de proximité., Paris : Editions de l'Harmattan : 109-122.
L'organisation des "soins de première ligne" est au cœur de la Stratégie nationale de santé et du projet
de loi portés en France depuis 2013 par la ministre des Affaires sociales, de la santé et des droits des
femmes.
2015
Fournier, C. (2015). Les maisons de santé pluriprofessionnelles, une opportunité pour transformer les pratiques
de soins de premier recours : place et rôle des pratiques préventives et éducatives dans des organisations
innovantes. Paris Université Paris 11, Université de Paris 11. Orsay. FRA. Thèse de doctorat Santé Publique –
sociologie : 337.
[Link]
L’exercice des soins de premier recours en maisons et pôles de santé pluriprofessionnels (MSP)
connaît depuis quelques années un développement croissant. Ces modalités d’exercice sont
présentées comme une solution aux défis que représentent le vieillissement de la population,
l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques, l’accentuation des inégalités sociales de
santé et l’irrésistible croissance des dépenses de santé. Elles s’inscrivent dans une remise en cause du
système de santé français, construit historiquement sur un modèle curatif hospitalo-centré et sur une
médecine de ville d’exercice libéral et isolé. L’impératif d’un recentrage du système sur les soins de
premier recours devient un objectif partagé par l’Etat et certains professionnels libéraux, associé à
celui de leur réorganisation pour en accroître la dimension préventive et éducative, dans une
approche de santé publique collective, populationnelle et mieux coordonnée au niveau d’un territoire.
Comment les soins primaires se transforment-ils dans les MSP ? Dans les dynamiques observées, quels
places et rôles jouent les pratiques préventives et éducatives ? Ces questions sont abordées avec une
posture de recherche engagée, inscrite dans une réflexion méthodologique et politique, articulant des
approches médicales, de santé publique et sociologique (extrait du résumé de l'auteur).
Mousques, J. et Daniel, F. (2015). "L'exercice regroupé pluriprofessionnel en maisons, pôles et centres de santé
génère des gains en matière de productivité et de dépenses. Résultats de l'évaluation des sites
participant à l'Expérimentation des nouveaux modes de rémunération (ENMR)." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (210) : 1-6.
[Link]
en-maisons-poles-et-centres-de-sante-genere-des-gains-en-matiere-de-productivite-et-de-
[Link]
Quels impacts l’exercice pluriprofessionnel a-t-il dans les maisons, pôles et centres de santé ayant
participé aux Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR) entre 2010 et 2014 ?
Les médecins généralistes des sites ENMR sont-ils plus actifs et plus productifs que les autres ? La
structure de leur activité est-elle similaire ? Leurs patients recourent-ils plus ou moins fréquemment
aux différentes catégories de soins ambulatoires ? Leurs dépenses sont-elles moindres ou plus élevées
? Ces résultats sont-ils homogènes ou hétérogènes entre les différents types de sites participant aux
ENMR ? Autant de questions qui sont explorées dans ce cinquième volet de l’évaluation des sites
regroupés pluriprofessionnels ayant participé aux ENMR. Les analyses évaluatives quantitatives de
mesure de l’impact du regroupement sur l’activité et les soins et services de santé sont effectuées à
partir de designs quasi-expérimentaux.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 116 sur 437
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[Link]/documentation/syntheses/[Link]
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Mousques, J. et Daniel, F. (2015). "L'impact de l'exercice regroupé pluriprofessionnel sur la qualité des
pratiques des médecins généralistes. Résultats de l'évaluation des maisons, pôles et centres de santé
participant à l'Expérimentation des nouveaux modes de rémunération (ENMR)." Questions
D'Economie de la Sante (Irdes) (211) : 1-6.
[Link]
[Link]
Quels impacts l’exercice pluriprofessionnel a-t-il dans les maisons, pôles et centres de santé ayant
participé aux Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR) entre 2010 et 2014 ?
Les médecins généralistes des sites ENMR sont-ils plus actifs et plus productifs que les autres ? La
structure de leur activité est-elle similaire ? Leurs patients recourent-ils plus ou moins fréquemment
aux différentes catégories de soins ambulatoires ? Leurs dépenses sont-elles moindres ou plus élevées
? Ces résultats sont-ils homogènes ou hétérogènes entre les différents types de sites participant aux
ENMR ? Autant de questions qui sont explorées dans ce cinquième volet de l’évaluation des sites
regroupés pluriprofessionnels ayant participé aux ENMR. Les analyses évaluatives quantitatives de
mesure de l’impact du regroupement sur l’activité et les soins et services de santé sont effectuées à
partir de designs quasi-expérimentaux.
2014
Ce travail s’appuie sur une enquête spécifique réalisée auprès de 147 sites participant aux ENMR sur la
période 2008-2012. Cette enquête a été réalisée en deux vagues, à partir de questionnaires
standardisés et administrés par Internet en 2011-2012 et en 2013. Elle décrit l’organisation de la
délivrance des soins, le fonctionnement des sites et leur équipement ainsi que les processus de travail.
Elle explore aussi la collaboration entre les professionnels, l’existence de pratiques innovantes ainsi
que les caractéristiques et usages des systèmes d’information. Dans un premier temps, des analyses
descriptives caractérisent les sites selon leurs principales dimensions structurelles, organisationnelles
et fonctionnelles. Dans un second temps, afin de s’affranchir de la dimension statutaire des sites
(maisons, pôles et centres de santé) et de tenir compte des dimensions considérées comme
déterminantes de la performance, des méthodes factorielles d’analyses de données sont mobilisées
sur un sous-échantillon de 128 sites afin d’en réaliser une typologie.
Fournier, C. (2014). "Concevoir une maison de santé pluri-professionnelle : paradoxes et enseignements d'une
innovation en actes." Sciences Sociales Et Sante 32(2) : 67-95.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP 8mGR0xJ8. Diffusion soumise à autorisation]. En soins primaires,
conjuguer approches clinique et de santé publique pour répondre aux besoins complexes des patients
et aux exigences des autorités de santé représente un défi croissant. Le suivi d'un projet de maison de
santé pluri-professionnelle dans une zone urbaine sensible permet à la fois de comprendre les
difficultés rencontrées par les soignants et de saisir les modèles de soins qu'ils défendent. Il permet
également d'étudier comment l'innovation organisationnelle, par les opérations de traduction qui
l'accompagnent, peut contribuer à faire évoluer les pratiques à l'articulation entre soin et prévention,
sanitaire et social, médical et paramédical, premier et second recours, colloque singulier et approche
collective territoriale. (R.A.).
Fournier, C., et al. (2014). "Dynamiques professionnelles et formes de travail pluriprofessionnel dans les
maisons et pôles de santé. Analyse qualitative dans le cadre des Expérimentations des nouveaux modes de
rémunération (ENMR)." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (200) : 1-8.
[Link]
[Link]
Cette recherche de nature qualitative sur les dynamiques professionnelles, les formes de travail
pluriprofessionnel et le rôle des Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR)
porte sur un échantillon de quatre maisons et pôles de santé (MSP) choisis parmi les 114 qui y
participent. Cet article, qui s’appuie sur une analyse plus approfondie (Fournier et al., 2014), est le
troisième d’une série. Le premier présentait les objectifs et la méthodologie générale de l’évaluation
(Afrite et al., 2013). Le deuxième s’intéressait à la répartition géographique des maisons et pôles de
santé et à son impact sur la densité des médecins généralistes (Chevillard et al., 2013 a et b). Cette
recherche exploratoire poursuit trois objectifs : étudier les conditions d’émergence du travail
pluriprofessionnel et la diversité des formes qu’il prend dans l’échantillon enquêté ; formuler des
hypothèses concernant la nature des principaux facteurs influençant le regroupement et le travail
pluriprofessionnel, en particulier, le rôle joué par les Expérimentations de nouveaux modes des
rémunération (ENMR) ; enfin, alimenter le débat sur les éléments à prendre en compte dans l’optique
d‘une généralisation (résumé d'auteur).
Fournier, C., et al. (2014). Dynamiques et formes du travail pluriprofessionnel dans les maisons et pôles de
santé. Recherche qualitative dans le cadre des Expérimentations des nouveaux modes de rémunération en
maisons et pôles de santé (ENMR). Les rapports de l'Irdes ; 557. Paris IRDES : 76.
[Link]
[Link]
A partir d’entretiens réalisés avec les professionnels de quatre maisons et pôles de santé, cette
recherche qualitative explore les modalités de mise en œuvre de l’exercice pluriprofessionnel au sein
de ces structures regroupées et complète l’évaluation quantitative effectuée par l’Irdes dans le cadre
des Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR). Trois objectifs ont sous-tendu
cette recherche : observer les conditions d’émergence et les différentes formes du travail
pluriprofessionnel au sein des quatre structures, distinguer les facteurs influençant son
développement et, en particulier, le rôle joué par les financements collectifs attribués spécifiquement
pour faciliter la mise en place d’actions pluriprofessionnelles, réfléchir aux conditions d’une
généralisation réussie de cette expérimentation.
Mousques, J., et al. (2014). L'évaluation de la performance des maisons, pôles et centres de santé dans le cadre
des Expérimentations des nouveaux modes de rémunération (ENMR) sur la période 2009-2012. Les
rapports de l'Irdes ; 559. Paris IRDES : 157.
[Link]/recherche/rapports/559-l-evaluation-de-la-performance-des-maisons-poles-et-centres-de-sante-
[Link]
L'exercice pluriprofessionnel en soins primaires se développe en France sous les formes nouvelles de
maisons et pôles de santé et, celle, plus ancienne de centres de santé. Souvent à l’initiative de
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 118 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
professionnels, ces nouvelles organisations rencontrent l’intérêt des pouvoirs publics dans la mesure
où elles permettraient de maintenir une offre de soins dans les zones déficitaires mais également le
déploiement d’activités de soins plus cordonnées et plus efficientes. Parmi les incitations au
renforcement de ces organisations innovantes, des Expérimentations de nouveaux modes de
rémunération (ENMR) à destination de groupes pluriprofessionnels en soins de premiers recours ont
été mises en œuvre en 2010 et ont récemment été étendues jusqu’à fin 2014. Elles visent à financer
des activités de coordination de nouveaux services aux patients. Ces nouveaux services se déclinent en
programmes d’éducation thérapeutique collective et de coopération entre généralistes et infirmiers
au sein des maisons, pôles et centres de santé, sur la base de paiements forfaitaires complémentaires
de la rémunération à l’acte des individus ou des structures. Ces innovations organisationnelles posent
deux questions principales au regard des attentes qu’elles suscitent : l’exercice collectif
interprofessionnel permet-il de maintenir une offre de soins dans les zones moins bien dotées ? Est-il
plus performant en termes d’activité et de productivité des professionnels, de consommation de soins
des bénéficiaires, et de qualité des soins et services rendus ? Ce rapport tente de répondre à ces
questions au moyen d’une évaluation de l’impact du regroupement pluriprofessionnel tel qu’observé
pour les sites participant aux ENMR. Cette évaluation n’a donc pas pour principal objectif de mesurer
l’impact des financements reçus par les ENMR même si certaines analyses permettent de s’en faire
une idée.
2013
Bourgueil, Y., et al. (2013). "Comment les soins primaires peuvent-ils contribuer à réduire les inégalités de
santé ?" Lettre Du College (La) 23(1) : 6-10.
[Link]
La réduction des inégalités sociales de santé est aujourd'hui un objectif affiché en France comme dans
de nombreux pays européens. La mise en place d'une telle politique nécessite de définir les leviers
d'action possibles. Le projet européen AIR (Addressing Inequalities Interventions in Regions) propose
d'étudier la possibilité de réduire les inégalités de santé au travers de politiques et d'actions mises en
oeuvre au sein du système de soins, et plus particulièrement dans le secteur des soins primaires. Dans
le cadre de ce projet, une revue de littérature a été réalisée afin d'identifier les interventions menées
dans ce secteur, et qui ont montré leur efficacité pour réduire les inégalités de santé, de
consommation de soins ou de comportements liés à la santé. Après un rappel des principaux
arguments justifiant la mise en place d'interventions dans le secteur des soins primaires pour réduire
les inégalités de santé, nous présentons les principales conclusions de la revue de littérature, avant
d'en tirer les leçons dans le contexte français.
Chevillard, G., et al. (2013). Maisons et pôles de santé : places et impacts dans les dynamiques territoriales
d’offre de soins en France. Document de travail Irdes ; 57. Paris IRDES : 56.
[Link]
[Link]
Depuis une dizaine d’années, les pouvoirs publics encouragent le regroupement pluriprofessionnel en
soins de premiers recours, notamment en direction des maisons et pôles de santé. Ces structures ont
pour vocation première de maintenir ou renforcer l’offre de soins dans les espaces fragiles. Cette
étude décrit les espaces dans lesquels sont implantés les maisons et pôles de santé, et analyse
l’évolution de la densité de médecins généralistes dans ces espaces. Deux typologies ont été réalisées,
qui distinguent les espaces à dominante urbaine et à dominante rurale, permettant une analyse
spécifique de ceux-ci. Ces typologies décrivent les espaces d’implantation des maisons et pôles de
santé selon les caractéristiques de la population, de l’offre de soins et de la structure spatiale de ceux-
ci. Ces typologies permettent, dans un second temps, d’analyser l’évolution de la densité de médecins
généralistes dans ces espaces, selon qu’ils abritent ou non des maisons et pôles de santé. Les premiers
résultats montrent que ces structures sont majoritairement implantées dans des espaces à dominante
rurale plus fragiles en termes d’offre de soins, ce qui suggère une logique d’implantation des maisons
et pôles de santé qui répond à l’objectif de maintenir une offre là où les besoins sont importants. On
observe une moindre diminution de la densité des médecins généralistes entre 2008 et 2011 dans ces
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
espaces, comparés à ceux du même type mais sans maisons et pôles de santé. Dans les espaces à
dominante urbaine, dans lesquels ces structures sont moins présentes, la logique d’implantation
suggère également une logique de rééquilibrage de l’offre de soins de premiers recours en faveur des
espaces périurbains moins dotés. En outre, on constate une évolution plus favorable de la densité de
médecins généralistes
2012
Bourgueil, Y., et al. (2012). "Comment les soins primaires peuvent-ils contribuer à réduire les inégalités de
santé ? Revue de littérature." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (179) : 1-8.
[Link]
Après avoir rappelé la définition des soins primaires et expliqué leur rôle en tant que principes
organisateurs des systèmes de soins pour réduire les inégalités sociales de santé, nous présentons une
revue de littérature ciblée sur les interventions efficaces dans ce domaine. Cette revue de littérature a
été réalisée dans le cadre du projet européen AIR (Addressing Inequalities Interventions in Regions).
Trois champs d’intervention en soins primaires ont été distingués : le premier concerne le
développement de la prévention de la santé ; le second, l’amélioration de l’accès financier aux soins
en direction de populations spécifiques ; et le troisième, les pratiques qui visent à améliorer la qualité
des soins, pour l’ensemble de la population, dans le cadre d’un réaménagement de l’organisation du
système de soins.
2011
Afrite, A., et al. (2011). "Les personnes recourant aux 21 centres de santé de l'étude Epidaure-CDS sont-elles
plus précaires ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (165) : 8.
[Link]
Afrite, A., et al. (2011). "Les personnes recourant aux 21 centres de santé de l'étude Epidaure-CDS sont-elles
plus précaires ?" Cahiers De Sante Publique Et De Protection Sociale (Les) (Supplément) : 61-65.
fréquent. De plus, cette précarité se concentre sur les bénéficiaires d’une assurance complémentaire
autre que la CMU-C. Si ces résultats montrent que ces CDS prennent en charge une population plus
vulnérable et contribuent ainsi à faciliter son accès aux soins, il reste à évaluer la qualité des services
fournis dans ces structures, et plus généralement leur adéquation aux besoins spécifiques des
populations précaires.
Mousques, J. (2011). "Le regroupement des professionnels de santé de premiers recours : quelles perspectives
économiques en termes de performance ?" Revue Francaise Des Affaires Sociales(2-3) : 254-275.
Le regroupement des médecins spécialisés en médecine générale avec d’autres professionnels connaît
un intérêt croissant. Cette dynamique, qui jusqu’à récemment a essentiellement été portée par les
choix des professionnels et l'évolution de leurs aspirations, fait désormais l'objet d'accompagnements
spécifiques de la part des pouvoirs publics. Il n’en reste pas moins que le regroupement en
ambulatoire en France autour du généraliste, qui est documenté de façon parcellaire, est moins
développé, de moins grande taille et moins pluriprofessionnel que dans d'autres pays. Après une
description de la dynamique professionnelle et institutionnelle en faveur de l’exercice regroupé en
ambulatoire, cet article se propose de faire, à travers une revue de littérature internationale, un état
des lieux économique, théorique et empirique sur le lien entre regroupement et performance afin de
tirer des enseignements tant sur les politiques qui accompagnent en France le développement du
regroupement que sur les perspectives de recherche autour de l'exercice en groupe. Cette revue de la
littérature actualise et étend le champ d’analyse d’une précédente revue conduite par Pope et Burge
(1996) (résumé d'auteur).
2010
Baudier, F., et al. (2010). "La dynamique de regroupement des médecins généralistes libéraux de 1998 à 2009."
Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (157) : 6.
[Link]
À partir des enquêtes Baromètre santé médecins généralistes de 1998, 2003 et 2009, l’Inpes et l’Irdes
analysent ici, sur la base d’échantillons représentatifs au plan national, l’exercice en groupe des
généralistes libéraux, ses caractéristiques et son évolution. L’exercice en groupe est aujourd’hui
majoritaire. La part des médecins généralistes libéraux déclarant travailler en groupe est passée de 43
% en 1998 à 54 % en 2009. Cette augmentation est particulièrement marquée chez les médecins de
moins de 40 ans qui sont près de huit sur dix à travailler en groupe. Les médecins généralistes
exerçant en groupe travaillent pour les trois quarts d’entre eux dans des cabinets exclusivement
composés de médecins généralistes et/ou spécialistes. Ces cabinets rassemblent en majorité deux ou
trois praticiens. Le regroupement semble par ailleurs transformer le rythme de travail hebdomadaire
des généralistes sans pour autant modifier leur volume d’activité sur la semaine : les généralistes
exerçant en groupe déclarent en effet travailler plus souvent moins de cinq jours mais réaliser plus
d’actes par jour que les médecins exerçant seuls. La pratique de groupe est également associée à un
mode d’exercice qui laisse une plus grande place à la formation, l’encadrement des étudiants et
s’appuie également plus fréquemment sur l’outil informatique (résumé d'auteur).
Bourgueil, Y. (2010). "Systèmes de soins primaires : contenus et enjeux." Revue Francaise Des Affaires
Sociales(3) : 13-20.
L'auteur de cet article présente le contenu et les objectifs de ce numéro en clarifiant tout d'abord le
concept de « soins primaires » et en pointant les enjeux de la mise en œuvre de ce type d'organisation
dans le cadre de la réforme de la gouvernance des soins de santé dont sont chargées les agences
régionales de santé (ARS).
Leleu, H., et al. (2010). Addressing Inequalities in Regions: Literature review - Final report. S.l. AIR Project -
Addressing Health Inequalities Interventions in Regions : 52, ann.
[Link]
Socio-economic health inequalities are widening in Europe. Persons from low-socio economic groups
die younger. They also have beneficiated less than high socio-economic groups of the mortality decline
in the 80s and 90s. Several European projects, including Eurothine and Determine, have attempted to
collect evidence on actions to reduce health inequalities. Similarly, the AIR project, Addressing
Inequalities in Region, is aimed at providing evidence for policy makers on how to reduce socio-
economic health inequalities. However, the AIR project focuses only on interventions in the primary
care setting. The first part of the project is a systematic litterature review of international and national
academic literature on evaluated interventions in primary care to reduce socio-economic health
inequalities. Articles selected in the review had to describe a primary care interventiondefined as
either an action on a primary care service (i.e. access to care and prevention for common disease,
maternal care?) or on a health care organizationassociated with primary care (i.e. first contact,
comprehensive, coordinated care?). It also had to report health outcome or process measures
comparing socio-economic groups or for a particular socio-economic groups, defined by either
ethnicity, income or education. The following databases were search between January 2000 and
January 2010: Medline, Cochrane, Health Policy Monitor, Nber.
Mousques, J., et al. (2010). Effect of a french experiment of team work between general practitioners and
nurses on efficacy and cost of type 2 diabetes patients care. Document de travail Irdes ; 29. Paris Irdes : 17.
[Link]
[Link]
Cette étude a pour objectif d’évaluer l’efficacité et les coûts dune expérimentation de travail en
équipe entre des infirmières et des généralistes (l’expérimentation ASALEE), dans le cas de la prise en
charge des patients souffrant de diabète de type 2. Elle s’appuie sur un design cas/témoin dans lequel
nous comparons l’évolution des résultats de soins en termes de processus (procédures standards de
suivi) et de résultat final (le contrôle glycémique), ainsi qu’en termes de coûts. Cette comparaison est
réalisée entre deux périodes consécutives et entre des patients diabétiques de type 2 suivis dans
l’expérimentation (le groupe d’intervention) ou dans le groupe témoin (le groupe contrôle). Nous
montrons qu’après onze mois de suivi, les patients ASALEE, comparés à ceux du groupe témoin, ont
une plus grande probabilité de rester ou devenir bien suivis en termes d’indicateurs de processus (OR
compris entre 2.1 à 6.8, p < 5 %), ainsi qu’en termes de contrôle glycémique (OR compris entre 1.8 à
2.7, p < 5 %). Ces derniers résultats sont obtenus uniquement lorsque les patients ont bénéficié au
moins une consultation infirmière d’éducation et de conseils hygiéno-diététiques en complément du
rôle classique des infirmières dans le cadre de l’expérimentation ASALEE, c’est-à-dire la mise à jour des
dossiers médicaux informatisés avec l’inscription éventuelle de rappels informatiques à destination
des généralistes.
Mousques, J., et al. (2010). "Effect of a french experiment of team work between general practitioners and
nurses on efficacy and cost of type 2 diabetes patients care." Health Policy 98(2-3) : 131-143.
Cette étude a pour objectif d’évaluer l’efficacité et les coûts d’une expérimentation de travail en
équipe entre des infirmières et des généralistes (l’expérimentation ASALEE), dans le cas de la prise en
charge des patients souffrant de diabète de type 2. Elle s’appuie sur un design cas/témoin dans lequel
nous comparons l’évolution des résultats de soins en termes de processus (procédures standards de
suivi) et de résultat final (le contrôle glycémique), ainsi qu’en termes de coûts. Cette comparaison est
réalisée entre deux périodes consécutives et entre des patients diabétiques de type 2 suivis dans
l’expérimentation (le groupe d’intervention) ou dans le groupe témoin (le groupe contrôle). Nous
montrons qu’après onze mois de suivi, les patients ASALEE, comparés à ceux du groupe témoin, ont
une plus grande probabilité de rester ou devenir bien suivis en termes d’indicateurs de processus (OR
compris entre 2.1 à 6.8, p < 5 %), ainsi qu’en termes de contrôle glycémique (OR compris entre 1.8 à
2.7, p < 5 %). Ces derniers résultats sont obtenus uniquement lorsque les patients ont bénéficié d’au
moins une consultation infirmière d’éducation et de conseils hygiéno-diététiques en complément du
rôle classique des infirmières dans le cadre de l’expérimentation ASALEE, c’est-à-dire la mise à jour des
dossiers médicaux informatisés avec l’inscription éventuelle de rappels informatiques à destination
des généralistes.
2009
Bourgueil, Y., et al. (2009). "Une évaluation exploratoire des maisons de santé pluridisciplinaires de Franche-
Comté et de Bourgogne." Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (147) : 8.
[Link]
Les maisons de santé pluridisciplinaires, qui regroupent dans un cadre d’exercice libéral des
professionnels médicaux et paramédicaux, se développent un peu partout en France. Dans un
contexte de crise de la démographie médicale et d’inégalité de répartition géographique de l’offre de
soins, cette forme d’organisation est perçue comme un moyen de maintenir une offre de santé
suffisante sur le territoire, moderne et de qualité, tout en améliorant les conditions d’exercice des
professionnels. Une évaluation exploratoire de neuf maisons de santé pluridisciplinaires menée dans
les régions de Franche-Comté et de Bourgogne confirme que ces structures, comparées à la pratique
moyenne en médecine générale, permettent un meilleur équilibre entre vie personnelle et cadre
d’exercice des professionnels. Les maisons de santé pluridisciplinaires présentent d’autres avantages :
une plus grande accessibilité horaire, une coopération effective entre les professionnels notamment
entre généralistes et infirmières, une gamme étendue de l’offre de soins. La qualité du suivi des
patients diabétiques de type 2 semble également meilleure dans les maisons de santé
pluridisciplinaires malgré la forte hétérogénéité des résultats. À ce stade, on ne peut conclure à
l’augmentation ou à la réduction des dépenses de soins de ville des patients suivis en maisons de
santé pluridisciplinaires.
2008
Mousques, J. (2011). "Le regroupement des professionnels de santé de premiers recours : quelles perspectives
économiques en termes de performance ?" Revue Francaise Des Affaires Sociales(2-3) : 254-275.
Le regroupement des médecins spécialisés en médecine générale avec d’autres professionnels connaît
un intérêt croissant. Cette dynamique, qui jusqu’à récemment a essentiellement été portée par les
choix des professionnels et l'évolution de leurs aspirations, fait désormais l'objet d'accompagnements
spécifiques de la part des pouvoirs publics. Il n’en reste pas moins que le regroupement en
ambulatoire en France autour du généraliste, qui est documenté de façon parcellaire, est moins
développé, de moins grande taille et moins pluriprofessionnel que dans d'autres pays. Après une
description de la dynamique professionnelle et institutionnelle en faveur de l’exercice regroupé en
ambulatoire, cet article se propose de faire, à travers une revue de littérature internationale, un état
des lieux économique, théorique et empirique sur le lien entre regroupement et performance afin de
tirer des enseignements tant sur les politiques qui accompagnent en France le développement du
regroupement que sur les perspectives de recherche autour de l'exercice en groupe. Cette revue de la
littérature actualise et étend le champ d’analyse d’une précédente revue conduite par Pope et Burge
(1996) (résumé d'auteur).
2007
Beaute, J., et al. (2007). Baromètre des pratiques en médecine libérale : Résultats de l'enquête 2006
"L'organisation du travail et la pratique de groupe des médecins généralistes bretons". Document de
travail Irdes ; 5. Paris Irdes : 28, 13 tabl.
[Link]
Face aux nouveaux enjeux épidémiologiques (maladies chroniques), à l'exigence croissante en termes
de qualité et d'efficience des soins ou encore les tensions de la démographie médicale, de nombreux
auteurs plébiscitent un renforcement de la médecine de première ligne et des soins primaires. Le
regroupement de médecins en cabinet de groupe s'inscrit dans cette logique. Il permettrait en effet,
par la mutualisation des moyens, d'améliorer la production de soins et services. Toutefois, on ne
dispose que de peu de données concernant la pratique de groupe en France. Davantage
d'informations sont nécessaires pour envisager l'éventuelle mise en place de politiques incitatives.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 123 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
L'objectif de cette étude est donc de décrire la pratique de groupe, de la comparer avec la pratique
individuelle et d'identifier les éventuels leviers utilisables par les décideurs publiques à travers
l'identification des motivations des médecins évoluant en groupe ou non.
Bourgueil, Y., et al. (2007). "Médecine de groupe en soins primaires dans six pays européens, en Ontario et au
Québec : quels enseignements pour la France ?" Questions D'Economie de la Sante (Irdes) (127) : 1-8.
[Link]
En France, la médecine de groupe en soins ambulatoires, souvent appelés soins primaires à l’étranger,
est peu développée comparativement à d’autre pays. En Finlande et en Suède, le regroupement
s’opère dans des structures publiques locales avec des équipes multidisciplinaires, tandis qu’au
Canada, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il s’organise dans des structures privées gérées par des
professionnels de santé indépendants dans un cadre contractuel. Parmi les facteurs explicatifs forts du
regroupement, on relève d’une part une réelle volonté politique de placer les soins primaires au cœur
du système, et d’autre part l’évolution de la demande et de l’offre de soins : augmentation de la
demande de soins dans un contexte de baisse de la densité médicale, nécessité d’une meilleure
coordination des soins, recherche de conditions et de temps de travail moins contraignants ? On
perçoit également des règles et des pratiques nouvelles : mécanismes d’inscription volontaire des
patients auprès d’un médecin en groupe, développement de la coopération entre professions de
santé, modification de la rémunération des médecins et nouveaux contrats entre groupes et autorités
de santé. Certains de ces signes sont tangibles en France, précurseurs certainement d’une accélération
du processus de regroupement des médecins.
Bourgueil, Y., et al. (2007). Médecine de groupe en soins primaires dans six pays européens, en Ontario et au
Québec : état des lieux et perspectives. Rapport Irdes ; 1675. Paris Irdes : 175, tabl., ann.
[Link]
En France, si la médecine de groupe tend à augmenter, elle reste moins développée que dans d’autres
pays, notamment dans les disciplines cliniques de premiers recours comme la médecine générale,
qualifiées à l’étranger de « soins primaires ». Dans l’objectif d’éclairer la situation française, la
situation du regroupement des médecins généralistes a été analysée dans six pays européens et deux
provinces canadiennes. Dans les pays où la médecine de groupe est majoritaire (Finlande, Pays-Bas,
Royaume-Uni, Suède, Québec et Ontario), les processus de regroupement et les modes d’exercice des
médecins sont variés. En Suède et en Finlande, le regroupement s’opère dans des structures publiques
locales avec des équipes multidisciplinaires, tandis qu’au Canada, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il
s’organise dans des structures privées gérées par des professionnels de santé indépendants dans un
cadre contractuel. Les pays où la médecine de groupe est minoritaire (Allemagne, Belgique et Italie) se
dirigent pour la plupart, comme c’est le cas pour la France, vers un exercice plus collectif de la
médecine générale. Les politiques incitant au regroupement des médecins généralistes
s’accompagnent le plus souvent de pratiques nouvelles : mécanismes d’inscription volontaire des
patients auprès d’un médecin en groupe, coopération entre professions de santé, modification de la
rémunération des médecins, etc. L’importance de la place accordée aux soins primaires dans chaque
pays, de même que l’évolution de la demande et de l’offre de soins à partir des années quatre-vingt-
dix, semblent constituer des déterminants importants du regroupement.
Autres études
2023
(2023). "Dispositif Asalée : une coopération médecins-infirmiers pour amélliorer la qualité des soins." Revue
Prescrire 43(474): 306-307.
Selon de nombreux retours d'expériences, la coopération médecins -infirmiers est une voie pour
améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques. Plusieurs études ont été
menées pour évaluer le dispositif de coopération médecins - infirmiers Asalée. Elles montrent une
amélioration de la qualité des soins et du suivi des patients diabétiques de type 2.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 124 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Académie Nationale de Médecine (2023). Conditions d’accès au plein exercice en France des chirurgiens-
dentistes, des pharmaciens et des médecins à diplômes européens ou à diplômes hors Union Européenne. Paris
Académie nationale de médecine, Paris Académie nationale de pharmacie, Paris Académie de chirurgie
dentaire: 28 , fig.
[Link]
L’autorisation de plein exercice professionnel demandé en France par des médecins, pharmaciens et
chirurgiens-dentistes dont le diplôme n’est pas français, est encadrée selon des modalités différentes
en fonction de l’origine du diplôme et du métier concerné. Pour tous, elle requiert compétence et
demande la maitrise de la langue française. Pour les professionnels européens, la reconnaissance
automatique est très prisée chez les chirurgiens-dentistes, elle représente environ 50% des
inscriptions annuelles ordinales alors qu’elle n’est seulement que de 1% pour les pharmaciens et
d’environ 7,9% pour les médecins. L’afflux actuel de demandes d’autorisation pour les médecins
conduit à alléger les modalités d’une sélection qui restent cependant rigoureuses. Pour les diplômes
hors union européenne, la procédure actuelle de régularisation des seuls médecins comprend
successivement un avis d’une commission régionale suivi d’une décision nationale. Une première
recommandation, transitoire (le 31 mars 2023) a été de traiter rapidement les dossiers en souffrance
en augmentant le nombre de jurys d’examen, en préparant leur travail pour le faciliter et en limitant le
nombre d’examinateurs, ne retenant que des praticiens de la spécialité revendiquée. Une deuxième
recommandation, souhaitée pérenne, concerne la procédure d’évaluation des médecins. Une
hétérogénéité étant constatée entre l’avis et la décision, cette complexité est inutile, il faut supprimer
l’étape régionale d’évaluation et ne conserver que l’étape de la commission nationale, ce qui est déjà
le cas des deux autres professions. Pour le concours (liste A) et l’examen (liste B), les modalités
actuelles sont satisfaisantes. L’évaluation conserve des épreuves écrites et pratiques pour tout
diplômé hors Union Européenne, elle prend en compte les besoins locaux qu’elle devrait recenser
avec précision tout en considérant les situations locales acquises et pertinentes. Elle devrait préserver
également les possibilités futures d’accès à l’exercice professionnel des étudiants français actuels et le
recrutement de candidats d’exception.
Bergeat, M. et Cassou, M. (2023). "Un tiers des médecins généralistes, et plus de la moitié de ceux exerçant en
maison de santé pluriprofessionnelle, collaborent quotidiennement avec des infirmières." Etudes et Resultats
(Drees)(1282): 6 , graph.
[Link]
Les médecins généralistes libéraux communiquent plus souvent avec des infirmières qu’avec d’autres
médecins à propos de leurs patients : un sur trois échange tous les jours ou presque des informations
d’ordre médical avec des infirmières, deux sur trois au moins chaque semaine. Les généralistes
discutent souvent avec d’autres médecins : un sur deux échange au moins chaque semaine avec
d’autres généralistes et autant avec des confrères d’autres spécialités. Les médecins exerçant en
groupe collaborent plus avec les professions qui partagent leur lieu d’exercice. La collaboration avec
d’autres professionnels est encore plus forte quand les médecins appartiennent à une maison de santé
pluriprofessionnelle. Ces structures regroupent, sur un ou plusieurs sites, des médecins et d’autres
professionnels de santé, dans une approche d’exercice coordonné formalisée par un projet de santé
commun. Début 2022, un médecin sur six travaille dans une maison de santé pluriprofessionnelle. Les
échanges avec les infirmières à propos des patients atteints d’une maladie chronique sont courants :
44 % des médecins généralistes en ont au moins une fois par semaine. Ces échanges sont d’autant plus
fréquents que les médecins ont un volume d’activité élevé et qu’ils exercent dans des zones avec une
offre de soins infirmiers importante. Plus d’un quart des médecins généralistes ont des interactions au
moins hebdomadaires avec leurs pairs généralistes à propos des diagnostics de leurs patients ou de
leur prise en charge. Les collaborations les plus fréquentes des généralistes avec les spécialistes
concernent l’organisation des rendez-vous des patients.
Bergeat, M., Vergier, N., Verger, P., et al. (2023). "Médecins généralistes : début 2022, un sur cinq participe à
une CPTS et un sur vingt emploie une assistante médicale." Etudes et Resultats (Drees)(1268): 8 , tab., graph.
[Link]
generalistes-debut-2022-un-sur-cinq
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 125 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Dans un contexte de diminution des effectifs de médecins généralistes libéraux, plusieurs dispositifs
ont été mis en place depuis 2016 afin d’améliorer l’organisation des parcours de soins, en renforçant
la coordination entre les professionnels de santé et en libérant du temps médical. Début 2022, un
médecin généraliste sur trois fait partie d’une communauté professionnelle territoriale de santé
(CPTS) en fonctionnement ou en projet, d’après le Panel d’observation des pratiques et des conditions
d’exercice en médecine générale. Cette part est en forte progression depuis 2019. Les médecins
exerçant dans un cabinet de groupe pluriprofessionnel sont plus nombreux à faire partie d’une CPTS.
Près de quatre médecins sur dix (37 %) ont participé à une action organisée par une CPTS dans le cadre
de la crise sanitaire due au Covid-19, qu’ils adhèrent ou non à une CPTS. Si la plupart des médecins
connaissent le dispositif d’assistante médicale mis en place en 2018, seuls 5 % déclarent y recourir
début 2022. Les médecins exerçant dans un groupe pluriprofessionnel ou adhérant à une CPTS sont
plus nombreux à avoir une assistante médicale (respectivement 8 % et 12 %). Parmi les généralistes
qui ne travaillent pas déjà avec une assistante médicale, la plupart (59 %) ne souhaitent pas en avoir.
Les opinions sur ce dispositif sont en effet mitigées : moins de la moitié des médecins (41 %) estiment
que les assistantes médicalesconstituent une solution pour mieux répondre aux sollicitations des
patients.
Certain, M. H., Lautman, A. et Gilardi, H. (2023). Tour de France des CPTS : Bilan et propositions pour le
déploiement et le développement des communautés professionnelles territoriales de santé. Paris ministère
chargé de la santé: 99.
[Link]
Lancées dans le cadre du plan ma Santé 2022, les Communautés Professionnelles Territoriales de
Santé (CPTS) permettent à des professionnels de santé de s’associer au sein d’un territoire. Leur
objectif principal est de renforcer l’organisation des soins de proximité, et de favoriser une approche
populationnelle de la santé. Elles assurent une meilleure coordination des professionnels de santé,
qu’ils travaillent en équipe ou en exercice isolé, et participent concrètement à la structuration des
parcours de santé. L’objectif, rappelé par le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, et
la ministre déléguée Agnès Firmin Le Bodo, est la généralisation des CPTS sur l’ensemble du territoire
d’ici la fin de l’année. Dans ce cadre, Agnès Firmin Le Bodo a lancé, en mars 2023 une mission « Tour
de France » visant à faire un état des lieux des CPTS pour mesurer l’apport de ces communautés sur
les territoires et identifier les facteurs clés de leur succès. Elle a pour cela saisi plusieurs personnalités
qualifiées : le Docteur Marie-Hélène Certain, médecin généraliste aux Mureaux, Albert Lautman,
directeur général de la CPAM de l’Essonne, et Hugo Gilardi, directeur général de l’Agence régionale de
Santé Hauts-de-France. Près de 20 CPTS ont été rencontrées, plus de 270 CPTS ont participé aux
travaux grâce à un questionnaire en ligne, et de multiples auditions d’experts et d’acteurs clés ont été
menées. Ce rapport a été rendu à la ministre le 28 juin 2023. Après un bilan de l'existant et une
analyse des leviers et des freins au développement des CPTS, il présente plusieurs propositions qui
permettront d’atteindre l’objectif de généraliser les CPTS sur le territoire d’ici la fin de l’année 2023.
CNOM (2023). Bilan de la permanence des soins en 2022. Paris Conseil National de l'Ordre des médecins: 117.
[Link]
package/analyse_etude/ryu87g/cnom_rapport_pdsa_2022.pdf
Le présent rapport relatif à l’état des lieux de la permanence des soins en 2022 permet, cette année
encore, de tirer un certain nombre d’enseignements. Nous observons, grâce au concours des
médecins salariés, retraités et étudiants, une quasi-stabilité de la participation des médecins au
dispositif de la PDSA. Certaines tendances perçues depuis plusieurs années se poursuivent en 2022, tel
que le développement des sites dédiés, la réduction du nombre de territoires par certaines
resectorisations, la hausse de la participation des médecins femmes et la baisse de l’âge moyen des
médecin
CNOM (2023). Enquête du Conseil national de l'Ordre des médecins sur l'état des lieux de la permanence de
soins ambulatoires en médecine géné[Link] permanence des soins en 2022. Paris Conseil National de l'Ordre
des médecins: 117.
[Link]
package/analyse_etude/ryu87g/cnom_rapport_pdsa_2022.pdf
Cette étude présente les résultats de la 10e enquête annuelle sur la permanence des soins
ambulatoire menée par la Conseil national de l'Ordre des médecins. Selon les territoires, la
permanence des soins ambulatoires, qui assure un accès aux soins lorsque les cabinets médicaux sont
fermés, pose des problématiques très différentes. Les gardes chez les médecins sont sous la forme du
volontariat depuis 2002, et pourtant certains décideurs politiques souhaitent les rendre à nouveau
obligatoires pour répondre aux besoins des territoires. L’Ordre des médecins souhaite toutefois
mettre en lumière la multiplicité des réalités selon les départements et les organismes qui apportent
une réponse à ces territoires en difficulté. Aujourd’hui, ce sont près de 40% des médecins qui
participent à la permanence des soins ambulatoires, dont 88% sont des médecins libéraux en cabinet.
La moyenne nationale est de 29 gardes annuelles d’effection par médecin. Les “zones blanches”, qui
ne sont couvertes que par la seule Aide Médicale d’Urgence ne représentent heureusement que 5%
des territoires. Ce chiffre est stable. Conformément à l’évolution de la démographie médicale, l'âge
moyen de ces médecins a baissé : 45,8 ans en 2022 contre 47,4 ans en 2018. Même si 76% des
territoires ont une faible présence de médecins de garde, en nuit profonde, les aides médicales
d’urgences prennent le relais. L’Ordre des médecins souligne que dans les territoires avec peu de
médecins volontaires pour les gardes, des associations, comme SOS médecins, assurent la
permanence de soins, particulièrement en nuit profonde. Par ailleurs, le nombre de médecins assurant
la régulation médicale a augmenté en 2022 de 2,7% par rapport à l’année précédente. Les médecins
retraités, salariés, ou remplaçants assurant la régulation ont fortement augmenté (25%).
Cour de sComptes (2023). Région Centre-Val de Loire - Enquête relative à l’organisation territoriale des soins de
premiers recours. Orléans Cour des comptes: 83.
[Link]
des-soins-de
Face au constat d'une dégradation de l'accès aux soins, l'accumulation des dispositifs par la région Val-
de-Loire vise à offrir tous les choix possibles aux professionnels de santé en devenir ou en exercice -
une ressource humaine devenue de plus en plus rare, singulièrement en Centre Val-de-Loire. Ce
rapport réalisé par la Chambre régionale et territoriale de la Cour des comptes dresse un bilan des
dispositifs.
Cour des Comptes (2023). Région Occitanie- L’organisation territoriale des soins de premiers recours (Haute-
Garonne). Toulouse Cour régionale des comptes: 48.
[Link]
recours
La chambre régionale des comptes a procédé au contrôle des comptes et de la gestion de la région
Occitanie, pour les exercices 2016 et suivants, dans le cadre d’une enquête nationale sur l’organisation
territoriale des soins de premier recours. Elle avait fait l’objet d’un précédent contrôle dans le cadre
de la crise sanitaire. Elle a constaté un certain nombre de problématiques : une offre médicale
insuffisante, une politique régionale ancienne soutenant la création de maisons et centres de santé
pluriprofessionnels, une politique régionale volontariste fondée sur notamment la création d’un GIP et
le recrutement direct de praticiens, une politique d’égal accès aux soins qui pourrait encore être
confortée.
Simon-Delavelle, F. et Viossat, L. C. (2023). La formation des assistants médicaux. Paris Igas: 76 , ann.
[Link]
L’Igas a été chargée d’étudier la question de la formation des assistants médicaux afin de répondre à
l’objectif de 10 000 contrats d’assistants médicaux fixé par le Président de la République. Le dispositif
actuel de formation, qui repose sur un certificat de qualification professionnelle, est adapté aux
besoins actuels de la branche du personnel des cabinets médicaux mais il ne permet pas, en l’état, une
montée en charge rapide du nombre de stagiaires. Une évolution de la formation des assistants
médicaux est donc souhaitable. Elle passe notamment par la mise en œuvre de préconisations qui ont
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
inspiré, pour partie, le plan « 10 000 assistants médicaux », rendu public par la ministre déléguée
chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, pour adapter le contenu et les
modalités de la formation des assistants médicaux et inciter les médecins libéraux à inscrire leurs
employés plus rapidement dans cette démarche. C’est le cas notamment de la réduction de la durée
de la formation, grâce à un recours plus systématique aux dispenses déjà prévues et au
raccourcissement de la formation d’adaptation à l’emploi des soignants ainsi que de la durée de
certains modules, même si la montée en charge du dispositif ne peut pas reposer sur ce seul levier.
C’est aussi le cas du développement des formations à distance, synchrones et asynchrones, du
développement de la formation avant embauche et de la mise en œuvre d’une charte d’engagements
mutuels entre la branche professionnelle et les ministères du travail, de la formation professionnelle
et de la santé afin de déployer les mesures et de nouveaux moyens pour la formation. L’IGAS
préconise enfin une mesure reprise par le plan qui concerne la création, à moyen-terme, d’un
nouveau métier d’assistant de santé.
UNPS (2023). Dossier de presse : Présentation de l'UNPS et équipes de soins coordonnées avec le patient
(ESCAP), Paris : UNPS
[Link]
Après une présentation de l'Union nationale des professions de santé (UNPS), ce dossier de presse
décrit l'expérimentation ESCAP : équipes de soins coordonnées avec le patient qui sera mise en place à
partir de juin 2023 pour une durée de trois ans. Les objectifs de cette expérimentation visent à faciliter
l'accès aux médecins traitants notamment pour les patients les plus complexes, d'optimiser les
parcours de soins, de renforcer le lien ville/hôpital et d'éviter les hospitalisations, les réhospitalisations
et les passages inutiles aux urgences.
Wilcke, C., Parenty, L., Zamolo, H., et al. (2023). "[Community pharmacists are also first aid actors. Results of
the survey on unscheduled care in pharmacies in the Grand Est region]." Ann Pharm Fr 81(2): 380-388.
INTRODUCTION: According to the Public Healthcare Code, contributing to primary care is one of the
pharmacist's key missions. Accessibility without appointment and the territorial network of
pharmacies make the pharmacist an essential player in the management of unscheduled care, which
remains an important gateway for users into the primary care system. This type of requests, daily in
pharmacies, has not been yet the subject of a qualitative or quantitative evaluation. The Grand-Est
Region, regrouping nearly 8% of French pharmacies, wanted to conduct a specific survey to quantify
and assess the unscheduled care requests addressed to pharmacists on its territory. METHODS: The
survey by URPS Pharmacists and ARS Grand-Est was conducted by Tous Pour la Santé over a period of
12months from November 2020 to November 2021. Participation in the study was on a voluntary
basis. The main objective of this study was to define the typology of unscheduled care requests
addressed to the Region pharmacies and to characterize the responses provided. RESULTS: One
hundred and eighty-nine pharmacies (nearly 12% of Grand Est pharmacies, the participation rate could
certainly have been higher if the study had not been conducted during the COVID-19 pandemic),
representing 11,010 unscheduled care requests, took part in the survey. Despite the profession's
massive desire to get involved in handling unscheduled care requests, the survey revealed a lack of
specific training for pharmacists on this subject and an all-too-rare update from the AFGSU. User
requests concern both daily healthcare needs and more specific chronic patients' needs. They evolve
according to the profile of the applicant, the seasons, the days of the week and the type of pharmacy
concerned. All ages are represented, including young adults. The average duration of care by the
pharmacy team was 8minutes per request, even though in 20% of cases this did not lead to any
delivery of product and in 11% of cases to no remuneration for the pharmacist. CONCLUSION: This
survey confirmed the role of the pharmacist in responding to unscheduled care requests as a first-line
actor and referral agent in the health system. The implementation of shared multiprofessional
protocols, including first and foremost general practionners, and the recognition of the contribution of
pharmacy teams would allow to define a framework to optimize the patient's journey through the
healthcare system.
2022
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Amrous, N. (2022). "Protection maternelle et infantile (PMI) : un recul de l’activité et une forte baisse des
effectifs de médecins entre 2016 et 2019." Etudes et Resultats (Drees)(1227): 6 , graph., tab. Carte.
[Link]
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une nouvelle
étude portant sur les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI). Ces
derniers assurent des missions de santé publique et de prévention médico-sociale auprès des mères
(et futures mères) et de leurs enfants. Ils interviennent également dans le domaine de la planification
et de l’éducation familiale. L’étude décrit l’activité de ces services et les effectifs de leurs principaux
personnels, sous l’angle des évolutions et des disparités départementales. Pour ce faire, elle s’appuie
sur les résultats de l’enquête annuelle Aide sociale. En complément de l’étude, des données détaillées
sont également publiées en Open data.
Aumaréchal, L., Lebeau, J.-P. et Lebleu, M. (2022). "Intégrer les infirmières en pratique avancée dans les soins
premiers ambulatoires : représentations et attentes des médecins généralistes." Recherche en soins infirmiers
N° 150(3): 66-78.
Bergeat, M., Vergier, N., Verger, P., et al. (2022). "Quatre médecins généralistes sur dix exercent dans un
cabinet pluriprofessionnel en 2022." Etudes et Resultats (Drees)(1244): 4 , graph.
[Link]
Sept médecins généralistes sur dix exercent en groupe, d’après le Panel d’observation des pratiques et
des conditions d’exercice en médecine générale réalisé entre janvier et avril 2022, une part en nette
progression depuis 2010. L’exercice regroupé est plébiscité par les médecins âgés de moins de 50 ans.
Le regroupement peut être décidé au cours de la carrière professionnelle : 22 % des médecins qui
exerçaient seuls en 2019 font partie d’un cabinet de groupe trois ans plus tard. Ces éléments laissent
présager une poursuite de l’augmentation de l’exercice regroupé dans les prochaines années.
L’exercice pluriprofessionnel, c’est-à-dire avec d’autres professionnels de santé hors professions
médicales, est choisi par quatre médecins généralistes sur dix. Son développement tient en partie à
celui des maisons de santé pluriprofessionnelles : 17 % des médecins exercent dans une structure de
ce type. En revanche, la part de médecins en exercice monoprofessionnel (avec d’autres médecins
et/ou des chirurgiens-dentistes) diminue depuis 2019.
Biais, M., Cassou, M. et Franc, C. (2022). "Des conditions de travail plus satisfaisantes pour les médecins
généralistes exerçant en groupe." Etudes et Resultats (Drees)(1229): 6 , graph., tab.
[Link]
05/ER%201229%20Conditions%20de%20Travail%20des%20MG_BAT.pdf
Cette étude porte sur les temps de travail déclarés et les conditions de travail perçues par les
médecins généralistes en 2019. Elle s’appuie sur les données issues du quatrième Panel d’observation
pratiques et les conditions d’exercice en médecine générale réalisé en France métropolitaine. Une
comparaison des temps de travail et des activités exercées est menée selon le modèle d’exercice (seul,
en groupe avec uniquement des médecins généralistes ou en groupe pluriprofessionnel).
Cnam (2022). Assistants médicaux : un levier pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires, Paris :Cnam
[Link]
dans-les-territoires
Genevois, E. (2022). La coordination en équipes de soins primaires. Guide pratique, Paris : AVECsanté
[Link]
Ce guide, dédié à la coordination, est à destination de tous les professionnels de santé soucieux de
mieux cerner le métier de coordinateur.e exerçant dans les équipes pluriprofessionnelles
coordonnées. Il est complété par des modèles types téléchargeables (fiches de poste, contrat de
prestation, trame pour l’entretien annuel…).
Geraut, C. et Chamoux, A. (2022). Médecine et Santé au Travail. Loi du 2 août 2021. Attractivité vers cette
discipline. Paris Académie nationale de médecine: 13.
[Link]
discipline/
La médecine et santé au travail est une victoire humaniste de notre époque. Elle est en danger : il
existe une pénurie importante de médecins pour les deux métiers de médecin généraliste et de
médecin du travail que l’on ne compensera pas en remplaçant les uns par les autres. Pour renforcer
l’attractivité envers la médecine et santé au travail, il convient de fixer quelques principes de base : la
médecine du travail est une spécialité nécessitant une formation approfondie en toxicologie,
pathologie professionnelle par organes et par métiers, physiologie du travail et ergonomie, et enfin
législation d’hygiène et sécurité. De nombreuses fonctions du médecin du travail ne peuvent
absolument pas être remplies par d’autres acteurs sans qu’ils aient obligatoirement un enseignement
approprié : le médecin généraliste peut rencontrer des situations qui font appel à la médecine du
travail, notamment le dépistage de maladies professionnelles à son cabinet de ville, qui devraient
conduire à des actions de prévention primaire et de réparation si la maladie s’est installée mais aussi à
la connaissance de facteurs d’environnement non professionnels qui devraient faire partie de sa
formation obligatoire. Il faut faciliter la relation professionnelle étroite entre médecin du travail et
généraliste dans l’intérêt du patient et pour un bon exercice de la médecine du travail. Le dossier
médical partagé ne peut être totalement disponible pour les différentes sortes de médecins, sans
certaines garanties ; le rôle des infirmiers du travail peut être étendu sous la responsabilité du
médecin du travail, notamment en matière de vaccinations et d’entretiens infirmiers mais seulement
dans le cadre de délégations précises avec un protocole qui pourrait être national pour éviter trop de
diversités locales ou régionales. La nouvelle loi du 2 août 2021 augmente les tâches et les
responsabilités du médecin du travail et augmente ainsi l’attractivité vers cette profession à condition
que l’enseignement de la médecine et santé au travail soit présent et conséquent dans toutes les
facultés de médecine, pour éviter le phénomène d’absence d’information sur une discipline
passionnante mais trop souvent méconnue ou non enseignée.
Videau, Y. (2022). De la coopération à l’inclusion : Evaluation des effets respectifs du travail en équipe sur
l’activité des médecins généralistes libéraux et du handicap sur l’emploi. Créteil ERUDITE, Université Paris-Est
Créteil. UFR de Sciences économiques et de Gestion. Equipe de Recherche sur l'Utilisation des Données
Individuelles en lien avec la Théorie Economique. (E.R.U.D.I.T.E.). Créteil. FRA: 81 , tabl., fig.
[Link]
2021
(2021). "Maison de santé de Vanault-les-Dames : 9 ans après, un projet de santé en mouvement." Revue
Prescrire 41(457) : 863-865.
Un article de Prescrire paru en 2012 décrivait un projet de santé avec la création d'une maison de
santé pluriprofessionnelle, dans une zone rurale où certains soignants commençaient à manquer.
Neuf ans après, malgré la difficulté de recrutement de nouveaux médecins et la charge d'assurer le
fonctionnement administratif de la structure, l'équipe s'est agrandie et propose notamment aux
patients de nouvelles offres de soins et des actions de prévention.
Bertrand, D. (2021). "Deux nouvelles procédures d’accès à l’exercice médical pour les médecins à diplôme hors
union européenne en 2021. Aspect juridique et démographique." Bulletin de L'Academie Nationale de
Medecine 205(8) : 993-998.
[Link]
Résumé La loi du 24 juillet 2019 prévoit deux nouvelles procédures d’accès au plein exercice pour des
médecins à diplôme hors Union Européenne. La voie de la régularisation concerne les médecins
associés ayant un exercice en France ; le dépôt d’un dossier à l’agence régionale de santé leur permet
de se présenter devant une commission régionale qui rend une décision d’acceptation, de refus ou de
complément à acquérir. Ce dépôt de dossier entraîne une autre conséquence, l’autorisation de
poursuivre son activité en France en attendant de passer devant la commission. La procédure de la
commission territoriale est destinées aux Antilles-Guyane et peut autoriser un médecin étranger
titulaire d’un diplôme de médecine de tous les pays à exercer dans la région après avoir été retenu par
une commission à prédominance médicale. Avant cette loi, le préfet (autorité administrative) délivrait
ses autorisations. Ces deux voies complètent les trois déjà existantes.
Cristofalo, P. et Dariel, O. (2021). "Travail en équipe et autonomie collective : une expérience dans les soins
infirmiers à domicile." Sante Publique 33(4): 527-536.
[Link]
Introduction : Les études sur le travail en équipe portent le plus souvent sur des configurations
pluriprofessionnelles, tandis que le travail en équipe monoprofessionnelle ne suscite pas le même
intérêt. Nous avons étudié le travail en équipe des infirmières délivrant des soins à domicile au sein de
l’association Soignons Humain (SoHu), inspirée de l’entreprise néerlandaise Buurtzorg. Dans le
contexte français, SoHu s’est davantage axé sur le motif du travail en équipe comme mécanisme pour
améliorer la qualité du [Link] de l’étude : L’article étudie comment le travail en équipe se décline
concrètement dans les pratiques et les représentations du travail : dans quelle mesure permet-il
d’approfondir la collaboration entre les acteurs intervenant dans le paysage des soins à domicile ?
Sous quels aspects ce modèle organisationnel se distingue-t-il des autres formes de travail infirmier à
domicile en France ? En quoi l’expérience engagée par SoHu permet-elle de reposer la question de
l’autonomie du travail infirmier ?Résultats : Le modèle d’organisation de SoHu se distingue à la fois des
cabinets de soins infirmiers libéraux et des centres de soins infirmiers classiques. Le statut salarial
permet de mettre en valeur la volonté de délivrer des soins holistiques et le rôle propre infirmier,
revendiqué par SoHu comme le cœur du métier d’infirmier à domicile. L’originalité de SoHu consiste
dans son instrumentation plus développée du travail en équipe et son organisation du travail attentive
à la construction d’une compétence collective. La création d’une fonction interne de coach apparaît
comme un des investissements-clés de l’organisation pour soutenir durablement le travail en équipe
et, paradoxalement, l’autonomie collective. Après une phase d’apprentissage, et grâce à un travail
d’accompagnement (ateliers et réunions d’animation), l’association tente de créer et soutenir des
dispositions favorables au travail en équipe. Conclusions : Nos travaux invitent à être attentif aux
conditions nécessaires pour rendre effectives de réelles pratiques collaboratives, inter et intra
organisationnelles. Ce cas montre ce que l’organisation peut faire pour construire une dynamique
d’action favorable à la collaboration au sein de l’équipe : elle se construit par la réflexivité sur le travail
de soin autour du patient, de son entourage, par l’investissement du travail en équipe, la fréquence et
la nature des échanges entre professionnelles, les arrangements ponctuels et la formalisation de ces
collaborations et, enfin, par l’objectivation et la reconnaissance de ces pratiques invisibles de
coordination.
Rioux-Dubois, A. et Perron, A. (2021). "Intégration des infirmières praticiennes en soins de santé primaires :
repenser la négociation de dynamiques complexes." Recherche en soins infirmiers 145(2) : 38-52.
[Link]
L’intégration des infirmières praticiennes en soins de santé primaires est hautement complexe mais
peu étudiée au regard de changements socioprofessionnels plus larges dans le système de
santé.Objectif : le but de cette étude était d’examiner l’intégration et la négociation du rôle des
infirmières praticiennes en contexte interprofessionnel dans divers modèles de soins de santé
primaires.Méthode : une ethnographie multisite critique, combinant la théorie de l’acteur-réseau et
les concepts foucaldiens de discours et pouvoir, a été menée au sein de trois différents modèles de
soins dans lesquels des entrevues semi-dirigées (n=23 infirmières praticiennes), de l’observation
directe et de l’analyse documentaire ont été réalisées.Résultats : les finalités organisationnelles, les
normes de pratique, le droit des infirmières praticiennes à l’autodétermination, les dynamiques de
collaboration avec les médecins, ainsi que la prise en charge des patients ont été identifiés comme des
facteurs d’intégration produisant davantage d’instabilités, de négociations et de contrecoups
professionnels, identitaires et moraux chez ces [Link] : ces résultats remettent
en question la perception répandue d’un manque de clarté du rôle des infirmières praticiennes et
permettent une compréhension renouvelée de leur intégration en soins de santé primaires.
Vergès, Y., Vernhes, S., Vanneste, P., et al. (2021). "Collaboration entre médecins généralistes et psychologues
en libéral." Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique.
[Link]
Résumé Psychologues et médecins généralistes (MG) sont les acteurs les plus consultés par les
patients présentant des difficultés psychologiques. Ils ont chacun leur identité professionnelle, leur
propre cadre de travail, leurs références et leur langage. En France, les interactions entre eux
semblent rares en libéral. L’intérêt de développer la collaboration entre médecins généralistes et
psychologues est étayé par les données de pratiques collaboratives en santé mentale développées à
l’international, ayant montré une amélioration significative de la prise en soins et des bénéfices sur la
santé des patients, ainsi que des bénéfices pour les MG et les psychologues et pour la communauté.
La Haute Autorité de santé (HAS) a publié en 2018 un état des lieux et des recommandations pour
améliorer la coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs de soins dans la prise
en charge des patients adultes atteints de troubles mentaux, invitant à travailler sur de meilleures
convictions, implications et cultures partagées, ainsi que sur la reconnaissance des rôles et
compétences de chacun. Les professionnels interrogés dans cet entretien, trois psychologues et trois
médecins généralistes, ébauchent un état des lieux de la collaboration entre psychologues et MG en
France et en Belgique, rapportent leurs expériences de réalité de terrain et d’initiatives mises en place,
questionnent les orientations souhaitables – notamment autour de cadres institutionnels mis en place
et d’une formation professionnelle partagée – et la définition même de la notion de collaboration.
2020
Cet article fait un retour d'expérience de la maison de santé Decazeville-Aubin implantée dans deux
communes aveyronnaises proches. L'équipe de la maison de santé a développé des coopérations avec
les professionnels voisin et du secteur médico-social, organisé des délégations de tâches et favorisé
l'accueil de jeunes collègues. Elle a aussi engagé de nombreuses actions de prévention et de
promotion de la santé.
Bouzige, B. (2020). "La place de la pharmacie d’officine dans la coordination des soins primaires." Revue
Francaise Des Affaires Sociales(1) : 295-297.
[Link]
L’évolution de l’exercice officinal vers la coordination des soins avec les autres professionnels de
santé, en maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) ou non, est capitale. La prise de conscience de
cette nécessité est accélérée aujourd’hui par la « paupérisation » médicale qui touche de plus en plus
de bassins de vie et qui incite ou pousse les clients/patients à venir plus nombreux chercher
l’orientation ou le conseil médical de premier recours à la pharmacie, lieu de proximité ouvert sept
jours sur sept. Nous rappelons que pour 100 personnes qui rentrent dans une officine, 70 à 80
viennent ou vont chez le médecin et une dizaine voit une infirmière. C’est dans ce contexte nouveau
que le travail de relation et de coordination avec les autres professionnels de santé s’installe,
lentement mais sûrement, comme l’un des éléments du service rendu à la population. Le rôle des
pharmacies dans la coordination des soins repose en premier lieu sur la capacité des pharmaciens et
de leurs collaborateurs à partager des dossiers et des informations utiles pour gérer la trajectoire des
patients. Ce partage est rendu difficile par l’inexistence de logiciels interopérables, ce qui les oblige à
ce jour à une double saisie des données patients, très chronophage et source d’erreurs (M. Naiditch,
p. 237). Un travail essentiel doit être entrepris très rapidement pour y remédier. Une grande partie de
la valeur ajoutée des pharmaciens tourne autour de leurs savoirs et savoir-faire spécifiques
concernant le médicament et les traitements mais aussi de leur rôle de confident.
Cachard, J. (2020). "Développer des démarches participatives dans les maisons de santé pluriprofessionnelles :
quels enseignements tirer des expériences menées en quartier populaire ?" Revue Francaise Des Affaires
Sociales(1) : 143-165.
[Link]
Les pouvoirs publics, s’appuyant sur des recommandations de santé publique, affichent l’importance
de développer des démarches participatives dans le domaine de la santé. En soins primaires, de telles
démarches existent dans des maisons de santé pluriprofessionnelles en quartiers populaires. À partir
d’une enquête sociologique au sein de neuf d’entre elles, nous analysons les objets autour desquels
ces pratiques se développent, les types d’acteurs impliqués et leurs modes d’engagement, puis nous
décrivons les dynamiques et les effets qu’elles produisent. Ces pratiques participatives, qui engagent à
la fois des professionnels de santé, des usagers et des décideurs politiques, nécessitent néanmoins des
conditions difficiles à réunir, surtout si l’on se place dans une perspective d’extension à d’autres
maisons de santé, au-delà des quartiers populaires.
Clisson, R., Angoulvant, C., Ramond-Roquin, A., et al. (2020). "Du projet professionnel d’internes de médecine
générale angevins à leur exercice réel : 2012 à 2019." Sante Publique 32(5) : 507-518.
[Link]
Objectifs : L’installation des jeunes médecins généralistes est déterminée par plusieurs facteurs dont
le projet professionnel. En 2012, une étude observationnelle quantitative interrogeait les projets
professionnels des internes angevins en médecine générale. En 2019, l’objectif de cette étude était
d’essayer de mettre en évidence une continuité entre projet professionnel et exercice ultérieur.
Méthode : Étude quantitative par questionnaire internet réalisée de mai à juillet 2019, s’intéressant
aux données socio-démographiques, à l’exercice actuel et aux facteurs d’évolution du projet
professionnel. Les critères d’inclusion étaient d’avoir répondu à l’étude de 2012 et d’avoir accepté
d’être recontacté (n = 167). Construction d’un indicateur de suivi du projet professionnel (ISPP)
envisagé en 2012 et réel en 2019, basé sur une comparaison du mode d’exercice, de la structure
d’exercice et du type de patientèle envisagé. Résultats : Le taux de réponse était de 76,6 %. 48,4 %
étaient libéraux, 31,3 % étaient salariés, 11,7 % avaient un exercice mixte. Selon l’ISPP, le projet
professionnel envisagé a été suivi totalement par 67,7 % des internes et partiellement par 17,3 %. Le
SASPAS influait sur l’évolution du projet professionnel (p = 0,026). La multiplication des stages en
ambulatoire favorisait un exercice en libéral, en 2019 (p < 0,001). Les principaux facteurs déclarés
d’évolution des projets professionnels étaient la formation (77,3 %) et la situation familiale (53,1 %).
Conclusion : Ce suivi de cohorte a montré que plus de deux tiers des internes ont suivi leur projet
initial. L’identification et le soutien de ces projets individuels durant la formation pourrait être une
piste pour favoriser leur réalisation.
Kendir, C., Breton, E., Le Bobo, Y., et al. (2020). "Collaboration of Primary Care and Public Health at the Local
Level: Observational Descriptive Study of French Local Health Contracts." Primary Health Care Research &
Development 21(e61) : 1-11.
[Link]
development/article/collaboration-of-primary-care-and-public-health-at-the-local-level-observational-
descriptive-study-of-french-local-health-contracts/276148B249C8C537EFE071D266EFCEA3
Aim: In this paper, we report on a study investigating the involvement of primary care providers in
French local health contracts.
Kendir, C., Breton, E., Le Bodo, Y., et al. (2020). "Collaboration of primary care and public health at the local
level: observational descriptive study of French local health contracts." Prim Health Care Res Dev 21: e61.
[Link]
AIM: In this paper, we report on a study investigating the involvement of primary care providers in
French local health contracts. BACKGROUND: Worldwide actions are carried out to improve
collaboration between primary care and public health to strengthen primary healthcare and
consequently community health. In France, the local health contract is an instrument mobilising local
stakeholders from different sectors to join in their actions to improve the health of the population.
METHODS: We developed an instrument to analyse the frequency and nature of involvement of
primary care providers in 428 action plans extracted from a sample of 17 contracts (one per French
region). The number of primary care actions were counted, and thematic analyses were conducted to
identify the nature and level of involvement of the professionals. FINDINGS: Primary care providers
were involved in 20.1% (n = 86) of the action plans and were mostly described as a target of the action
rather than leaders or partners. Within those action plans, 76.7% (n = 66) of these action plans aimed
to improve access to care for local communities; an issue that appears as the main driver of
collaboration between public health and primary care actors.
Ramond-Roquin, A., Allory, E. et Fiquet, L. (2020). "La concertation pluriprofessionnelle au sein des maisons de
santé pluriprofessionnelles : pratiques hétérogènes et stratégies locales." Revue Francaise Des Affaires
Sociales(1) : 125-141.
[Link]
La création des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) vise le développement des pratiques
interprofessionnelles en soins primaires. Le soutien financier des MSP depuis 2017 via l’accord
conventionnel interprofessionnel (ACI) implique que les équipes rendent compte de leurs activités, en
particulier de concertation pluriprofessionnelle (CPP) dont la nature et les formes développées en
soins primaires restent encore largement méconnues. Un projet de recherche interdisciplinaire intitulé
Concert-MSP est en cours de déploiement pour analyser en profondeur les activités de concertation
pluriprofessionnelle développées par les équipes dans les MSP. Cet article se propose de présenter la
démarche du projet puis, à partir des résultats de l’enquête exploratoire du projet auprès de six MSP,
d’illustrer la diversité des pratiques labellisées CPP par les équipes ainsi que leurs stratégies de
valorisation, puis d’analyser comment la spécificité des soins primaires oblige à repenser la notion de
concertation pluriprofessionnelle. L’hétérogénéité des pratiques révèle la nouveauté de l’instauration
de ces concertations, une volonté de s’adapter au contexte local et le souhait d’amener
progressivement les professionnels de santé vers un changement de pratiques. La mise en œuvre de
ces CPP oblige à repenser la place des différents acteurs de soins primaires et les mécanismes de
coordination au sein des équipes de MSP.
Ray, M., Bourgueil, Y. et Sicotte, C. (2020). "Les maisons de santé pluriprofessionnelles : un modèle
organisationnel au carrefour de multiples logiques." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) : 57-77.
[Link]
En France, le champ organisationnel des soins primaires connaît des transformations significatives
depuis une vingtaine d’années, avec l’émergence de nouvelles formes de régulation et de nouveaux
modèles organisationnels. Parmi ces derniers, les maisons de santé pluriprofessionnelles ont bénéficié
du soutien des pouvoirs publics depuis le milieu des années 2000. À travers l’étude rétrospective de
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
documents d’archive sur les politiques de développement des maisons de santé en France, nous
proposons une analyse logique de ces politiques publiques et de ce modèle organisationnel. Nous
caractérisons ensuite, en nous appuyant sur les théories néo-institutionnelles, les logiques qui sous-
tendent la diffusion de ces nouvelles organisations formelles et discutons l’utilité de ce cadre
d’analyse pour appréhender les transformations associées aux réformes de l’organisation des soins
primaires.
Vezinat, N. (2020). "La promotion conjointe des maisons de santé pluriprofessionnelles : une « communauté
d’intérêt » entre association professionnelle et autorités sanitaires." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) :
79-101.
[Link]
Cet article étudie la fédération française des maisons et pôles de santé en tant que groupe d’intérêt
qui se situe à une échelle intermédiaire entre l’État et les maisons de santé pluriprofessionnelles. En se
positionnant comme un interlocuteur des pouvoirs publics, la fédération a permis leur légitimation
mutuelle. Si les maisons pluriprofessionnelles de santé étaient il y a une dizaine d’années un mode
d’exercice encore atypique dans l’offre de soins primaires, leur fédération a su, par le développement
d’une dialectique partenariale, résoudre la tension entre logiques ascendante et descendante en
instaurant une instrumentalisation réciproque avec les autorités sanitaires.
2020
Chaput, H., Monziols, M., Ventelou, B., et al. (2020). "Difficultés et adaptation des médecins généralistes face à
l’offre de soins locale." Etudes Et Resultats(1140) : 5.
[Link]
En 2019, 7 médecins généralistes sur 10 estiment que l’offre de médecine générale dans leur zone
d’exercice est insuffisante, et près de 4 sur 5 s’attendent à une baisse de cette offre dans les années à
venir, d’après le Panel d’observation des pratiques et conditions d’exercice en médecine générale. Ils
sont par ailleurs 8 sur 10 à déclarer des difficultés pour répondre aux sollicitations des patients.
Nombreux sont ceux qui déclarent allonger leurs journées de travail ou refuser de nouveaux patients
en tant que médecin traitant, sans que cela soit toujours lié au fait d’exercer en zone sous-dense. De
plus, 3 généralistes sur 4 ont également des difficultés à trouver des confrères spécialistes pour
assurer la prise en charge de leurs patients. Ces difficultés sont principalement liées aux délais
d’obtention d’un rendez-vous, en particulier chez les ophtalmologues, les dermatologues et les
psychiatres. Avec l’évolution de l’offre de soins environnante, 3 sur 10 déclarent se « spécialiser »,
notamment en gynécologie, en pédiatrie ou en gériatrie. Devant la perspective de la baisse de l’offre
locale de soins, les médecins généralistes comptent adapter leurs pratiques, par exemple en rendant
le patient plus autonome ou en rejoignant une structure d’exercice coordonné.
Legendre, B. (2020). "En 2018, les territoires sous-dotés en médecins généralistes concernent près de 6 % de la
population." Etudes Et Resultats(1144) : 6.
[Link]
En raison d’un décalage croissant entre l’offre et la demande de soins, l’accessibilité géographique aux
médecins généralistes a baissé de 3,3 % entre 2015 et 2018. En 2018, les Français ont accès en
moyenne à 3,93 consultations par an et par habitant, contre 4,06 consultations en 2015. Les inégalités
s’accentuent entre les communes les moins bien dotées et celles qui le sont le plus. Cette moindre
accessibilité s’explique principalement par la baisse du temps médical disponible, du fait de la
diminution globale du nombre de médecins en activité sous l’effet de nombreux départs à la retraite,
que les nouvelles installations ne compensent pas quantitativement, en raison de l’effet prolongé des
numerus clausus appliqués au cours de ces dernières décennies. Les stratégies visant la libération de
temps médical utile (nouvelles organisations territoriales, protocoles de coopérations
interprofessionnelles, recours au numérique, etc.) peuvent constituer un levier pour freiner cette
tendance structurelle. Mesurée à l’échelle du territoire de vie-santé, la part de la population française
vivant en zone sous-dotée en médecins généralistes (ou « sous-dense ») est faible, mais elle passe, en
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
quatre ans, de 3,8 % à 5,7 %. La baisse de l’accessibilité est plus marquée dans le centre de la France.
De nouveaux territoires sont concernés par la sous-densité, notamment du centre de la France vers le
nord-ouest. Les territoires les mieux dotés en médecins généralistes sont aussi les plus attractifs, tant
du point de vue de la croissance démographique que des équipements (sportifs, culturels,
commerciaux et scolaires). L’accessibilité aux médecins généralistes s’inscrit ainsi dans une
problématique plus globale d’aménagement du territoire.
2019
Chaput, H., Monziols, M., Fressard, L., et al. (2019). "Plus de 80 % des médecins généralistes libéraux de moins
de 50 ans exercent en groupe." Etudes Et Resultats(1114) : 2.
[Link]
groupe
Début 2019, 61 % des médecins généralistes libéraux exercent en groupe, avec d’autres médecins ou
des paramédicaux, selon le quatrième Panel des médecins généralistes réalisé auprès de 3 300
praticiens. Cette proportion a augmenté de 7 points depuis 2010. Plus de neuf médecins généralistes
en groupe sur dix s’associent à au moins un autre médecin généraliste. C’est ensuite avec les infirmiers
que les regroupements sont les plus fréquents. L’exercice en groupe est surtout choisi par les
médecins les plus jeunes (81 % des moins de 50 ans) et, dans une moindre mesure, par les femmes. La
fréquence de cet exercice varie aussi d’une région à l’autre.
Morize, N. (2019). « La participation, c’est le graal ! ». Une participation mise au travail : le cas des maisons de
santé pluriprofessionnelles. Lyon Université Lyon 2, Université de Lyon 2. Lyon. FRA. Master II Sociologie et
Développement des organisations : 158, ann.
Notion socialement valorisée et promue par les politiques publiques depuis les années 2000, la
participation des usagers s’inscrit petit à petit dans le système de santé. Dans les soins de premiers
recours, l’exercice regroupé au sein des maisons de santé pluriprofessionnelles permet un travail
collectif et coordonné, qui semble alors une opportunité pour donner une place aux usagers. Quelques
maisons de santé développent des dispositifs permettant la participation des usagers à l’organisation
et/ou à la mise en œuvre du travail de soin ou de prévention, voire parfois à la gouvernance des
structures. Cette participation permet-elle une redistribution des pouvoirs médicaux entre
professionnels de santé et bénévoles ? Comment les conditions de cette participation sont-elles
négociées entre ces différents acteurs, tant au niveau national dans les interactions avec les politiques
publiques, qu’au niveau local dans la division du travail participatif ? L’enquête qualitative, menée de
février à mai 2019 par observations et entretiens dans deux régions françaises, détaille les enjeux
politiques autour desquels interagissent des collectifs de professionnels et de représentants d’usagers.
Elle permet de comprendre les motivations et les représentations des différents acteurs,
entrepreneurs de cause et travailleurs de la participation. Enfin, l’enquête se penche sur les
différentes formes d’organisation du travail qui s’articulent autour de ces participations plurielles.
Nguyen, A., Joachim, F., Lancrerot, S. L., et al. (2019). "L'exercice regroupé et coordonné en maison de santé
pluriprofessionnelle est-il protecteur de l'épuisement professionnel ? Remise en question d'un paradigme."
Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 15(1) : 38.
Les regroupements en maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) ont toujours été présentés par
leurs promoteurs et les agences régionales de santé comme un moyen d’éviter l’épuisement
professionnel des soignants. Cette affirmation manquait de preuves. Ce travail interrogeant 234
professionnels vient nuancer le dogme. La grande majorité des soignants ont déclaré se sentir bien en
MSP mais plus de la moitié ont exprimé ressentir du stress au travail et quelques-uns une dégradation
sur leur qualité de vie, leur santé ou leur moral. Les résultats permettent d’identifier des facteurs
contribuant à l’épanouissement et d’autres qui soient plus délétères. Le travail coordonné et regroupé
ne s’improvise pas et n’est pas systématiquement synonyme d’amélioration de la qualité de vie
professionnelle ou personnelle. Tout dépend du projet mené avec cadrage de l’activité, répartition des
tâches et du temps de travail.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
ORS (2019). "Modes d’exercice et emplois du temps des médecins généralistes libéraux des Pays de la Loire". 6.
[Link]
[Link]
Cette enquête menée fin 2018-début 2019 apporte des éléments actualisés sur l’exercice en groupe,
et plus spécifiquement en maisons de santé pluri-professionnelles. Sont également évoqués les
nouveaux modes d’exercice coordonné qui se mettent en place dans la région : Communautés
professionnelles territoriales de santé (CPTS), équipes de soins primaires (ESP). L'emploi du temps des
médecins généralistes est abordé de manière descriptive (durée hebdomadaire de travail, durée des
consultations et visites...), et à travers le ressenti des médecins quant à l’adaptation de leurs horaires
de travail à leur vie extra-professionnelle.
Pedrot, F., Fernandez, G. et Le Borgne-Uguen, F. (2019). "Les maisons de santé pluriprofessionnelles : des
espaces de coordination du soin entre professionnels de santé, patients et proches soutiens." Journal De
Gestion Et D'economie De La Sante 37 : 110-126.
Schweyer, F. X. (2019). "Les médecins avec l'État pour former à la coordination des maisons de santé pluri-
professionnelles : entre instrumentation et professionnalisation." Journal De Gestion Et D'economie De La
Sante 37(1) : 33-53.
Doubler le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) sur le territoire national est un
objectif inscrit à l’agenda mais pour lequel les professionnels de santé libéraux sont peu mobilisés. Cet
article analyse comment une coalition d’acteurs a créé en 2014 une formation de coordinateurs de
maisons de santé pluriprofessionnelles conçue comme un dispositif d’appui aux équipes de soins
primaires. La principale hypothèse discutée est que par sa mise en œuvre, cette formation est
devenue un dispositif d’action publique régional. L’analyse montre que la formation des coordinateurs
implique aussi les leaders et les équipes de soins primaires et que l’activité organisatrice des
coordinateurs transforme les pratiques professionnelles mais rencontre aussi de fortes résistances.
Schweyer, F. X. et Vezinat, N. (2019). "Introduction : Écologie des maisons de santé pluri-professionnelles : une
gouvernance multi-niveaux." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante 31(1) : 3-10.
Si dans beaucoup de pays, l'offre de soins de première ligne se fait dans des structures où la pluri-
professionnalité et l'intégration d'acteurs non médicaux ne font plus débat, l'exercice collectif et
coordonné reste en France mioritaire. Depuis dix ans toutefois, les maisons de santé pluri-
professionnelles (MSP) apparaissent comme des éléments structurants des politiques sanitaires et
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
appellent à une analyse multi-niveaux, pour saisir les différents enjeux qui s'y développent. Ce dossier
propose d'investiguer les maisons de santé à partir de deux axes : celui de la dynamique des groupes
professionnels et celui de l'analyse de l'action des politiques publiques de santé.
Vezinat, N. (2019). "La fédération des maisons pluri-professionneles de santé comme groupe d'intérêt :
représentativité, construction de discours et lobbying." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante 37(1) :
11-31.
L’organisation de l’offre de soins primaire ambulatoire, en tant qu’accès aux soins et alternative à
l’hospitalisation, constitue un enjeu important pour le système de protection sociale. Dans ce
contexte, la fédération française des maisons et pôles de santé (la FFMPS) fait reconnaître leur utilité
sociale en mobilisant la notion d’intérêt général. Ce discours permet à la fédération des maisons de
santé d’obtenir, de la part de la société civile, un « mandat » pour accroître la légitimité de son mode
d’organisation des soins. La fédération nationale des maisons de santé dispose donc d’un double
statut car elle agit à la fois en tant qu’organe représentatif et de dialogue avec les différentes
instances. En se présentant comme un groupe d’intérêt représentatif des maisons de santé et des
fédérations régionales des maisons de santé, la FFMPS travaille à construire sa légitimité. Elle
s’adresse donc d’abord aux partisans du modèle des maisons de santé et les journées nationales
organisées chaque année mettent en scène sa légitimité. Étudier ainsi la fédération consiste enfin à
l’appréhender comme un acteur collectif capable d’élaborer un récit sur lui-même et sur la place
qu’elle a vocation à occuper dans son environnement institutionnel.
2018
(2018). "Quels projets de santé pour les maisons de santé ?" Revue Prescrire 38(417) : 539-542.
En France, en 2017, environ 800 maisons de santé et pôles de santé étaient en fonctionnement et 700
en projet. En 2012, un panorama d'une soixantaine de projets avait permis de montrer la diversité de
ce type de regroupement de professionnels de santé. En 2017, une étude de 111 projets de santé
donne un aperçu des actions de soins et de santé publique envisagées : meilleures coordinations des
soins et accessibilité aux soins ; diversité des thématiques, avec des axes communs et des adaptations
au contexte local.
Lopez, R. (2018). "Place des centres de santé dans la médecine de ville." Cahiers De La Sante Publique Et De La
Protection Sociale (Les) (30) : 22-31.
Les centres de santé sont considérés par plus d'un comme une forme pertinente pour l'exercice d'une
médecine susceptible de répondre au triple défi de satisfaire les besoins de la population, des
professionnels et des politiques territoriales de santé. Pour comprendre la crise dans laquelle se
trouve le système de santé ambulatoire français, cette analyse remonte bien plus loin que
l'instauration du numerus clausus et resitue les centres de santé dans leurs contextes historique,
politique et social.
Vaysette, P. (2018). "Expérimentations : le nouveau cadre." Esop : La Revue Des Soins Primaires(7) : 10-11.
La Loi de financement pour la sécurité sociale 2018 instaure, dans son article 51, un nouveau cadre
pour l'autorisation et la mise en oeuvre d'expérimentations dérogatoires. Sont visées à la fois les
innovations organisationnelles et de soins. En attendant les textes réglementaires, les
expérimentations en cours (PAERPA, enfant à risque d'obésité, etc) peuvent se poursuivre. Trous types
d'expérimentations sont par ailleurs envisagées : un intéressement collectif à des groupements
d'acteurs, le paiement à l'épisode de soins, la rémunération collective.
2017
(2017). "ACI (accord conventionnel interprofessionnel) : une avancée majeure pour les équipes." Ésop : Revue
Des Équipes De Soins Primaires (La) (5) : 8-17.
L'accord conventionnel interprofessionnel a été signé par 12 syndicats le 20 avril 2017 et 6 autres les
ont rejoint les jours suivants. Cet accord met fin au règlement arbitral et ouvre une pérennisation du
cadre conventionnel pour les équipes pluriprofessionnelles. Désormais, les équipes et les caisses
primaires d'assurance maladie (CPAM) vont devoir s'emparer de ce nouveau cadre plus adapté et
apportant des moyens supplémentaires au rtavail de prise en charge en équipe coordonnée. Il sera
applicable à partir de la parution du décret en juillet 2017.
CNOM (2017). Enquête du Conseil national de l'Ordre des médecins sur l'état des lieux de la permanence des
soins ambulatoires en médecine générale au 31 décembre 2016. Paris CNOM : 64, tab., graph., fig.
Pour la 14e année consécutive, le Conseil national de l'Ordre des médecins a entrepris une enquête
nationale sur la permanence des soins ambulatoires (PDSA) et les modalités de son organisation.
L'enquête 2016, rendue publique mardi 4 avril 2017 démontre une nouvelle fois que les médecins
continuent à assumer vis-à-vis de la population cette mission de service public sur l'ensemble du
territoire national bien que l'on constate un léger recul du volontariat. La participation des médecins
libéraux à la PDSA a diminué de 2 points en 2016 pour s'établir à 63 %, confirmant une baisse
constante observée depuis 2006.
(2017). "Patients pris en charge dans une maison de santé pluridisciplinaire, impact sur trois postes de
remboursement : hospitalisations, visites à domicile et consultations chez le dentiste." Syntheses : 17, tabl.
[Link]
[Link]
Afin d’apprécier et d’évaluer l’impact économique de prise en charge des patients au sein d’une
maison de santé pluridisciplinaire, la consommation de soins ambulatoires des patients tous régimes
de plus de 70 ans dont le médecin traitant exerce dans l’une des six maisons de santé pluridisciplinaire
(MSP) accompagnées historiquement par la MSA, a été comparée à celle des ressortissants du régime
agricole de la même tranche d’âge en 2013, indépendamment de la structure ambulatoire de prise en
charge. Une première étude a montré que le montant moyen des dépenses du 1er groupe était
inférieur de 12 % à celui du second. Dans ce deuxième volet, l’intérêt est porté sur l’impact de
l’exercice de groupe sur le recours à l’hospitalisation. Il ressort que les hospitalisations non
programmées et les hospitalisations évitables sont moins importantes chez les ressortissants du
régime agricole que chez les patients des MSP. Le recours aux visites à domicile effectuées par les
généralistes est également exploré dans cette étude, elles s’étaient révélées plus coûteuses dans la
première étude chez les patients dont le médecin traitant exerce en MSP. La présente étude ne met
pas en évidence un poids plus important des visites dans l’activité des médecins généralistes exerçant
en MSP. Par ailleurs, aucune différence significative n’est mise en évidence dans la comparaison de la
consommation de soins dentaires entre les deux groupes.
[BDSP. Notice produite par EHESP 7kR0xrjn. Diffusion soumise à autorisation]. Le rapport Naylor de
2015 précise que les infirmières praticiennes (IP) sont sous-utilisées au Canada, et ce, malgré les
preuves favorables à leur égard, les avantages qu'elles apporteraient aux systèmes de santé ainsi qu'à
la santé de la population plus généralement. Comment expliquer qu'elles ne soient pas plus présentes
à pratiquer dans le système de santé canadien ? Une revue de littérature, sociohistorique, a permis de
montrer qu'il existe un chevauchement, une interdépendance ou une complémentarité entre le rôle
de l'IP et celui d'autres professionnels de la santé et que cela concerne son statut, sa formation autant
que l'étendue de sa pratique. Le développement d'une approche collaborative interprofessionnelle,
bien que réclamée par la plupart des associations professionnelles d'infirmières au pays, a du mal à
s'implanter dans le cadre de la pratique et de la formation des IP.
Francois, P., et al. (2017). "Les outils d'évaluation des structures pluriprofessionnelles en soins primaires : revue
systématique." Revue D'Epidemiologie et de Sante Publique 65(1) : 61-69.
[BDSP. Notice produite par ORSRA orR0xoql. Diffusion soumise à autorisation]. Position du problème :
Les regroupements pluriprofessionnels en soins primaires se développent dans de nombreux pays
dont la France. Ces groupements apparaissent très hétérogènes quant au niveau d'intégration et de
coopération interprofessionnelle. L'objectif de cette étude était de réaliser une revue systématique
des instruments d'évaluation du développement organisationnel des structures de soins primaires.
Méthodes : La littérature scientifique a été recherchée dans la base de données Pubmed, la littérature
grise a été recherchée sur Internet. Les données récoltées comportaient des informations sur les
instruments d'évaluation : origine, contenu, mode d'utilisation, processus de validation. Résultats :
Soixante-cinq documents portant sur 16 instruments d'évaluation ont été retenus. Douze ont été
développés en Amérique du Nord et quatre en Europe. Quatre instruments étaient des questionnaires
d'évaluation, quatre des grilles d'accréditation et huit étaient des matrices de maturité. Les matrices
de maturité étaient structurées en niveaux de développement organisationnel. Leur utilisation
comportait une auto-évaluation individuelle par chaque professionnel, suivie par un consensus de
groupe en présence d'un facilitateur externe. Les questionnaires d'évaluation et les grilles
d'accréditation avaient des structures et des modes d'utilisation variables. Les instruments étaient
structurés en 4 à 16 dimensions avec une médiane à 7. Six thématiques communes ont été identifiées
: la gestion de la structure et de l'équipe, la démarche qualité, la gestion des données des patients, la
coopération interprofessionnelle, l'accessibilité et la continuité des soins, et la formation. Les
processus de validation des outils étaient très variables et le plus souvent incomplets. Conclusion : Il
existe un ensemble hétérogène d'instruments d'évaluation des structures de soins primaires. Ces
instruments diffèrent par leur objectif, leur contenu et leur mode d'utilisation. On retrouve cependant
des thématiques communes. Un questionnaire d'évaluation des regroupements pluriprofessionnels
des soins primaires en langue française serait utile pour évaluer et suivre dans le temps le
développement organisationnel des centres, maisons et pôles de santé en France.
Holue, C. (2017). "Exercice regroupé : maison ou centre de santé ?" Concours Medical 139(2) : 20-30, fig.
Supper, I., et al. (2017). "Impact of multimorbidity on healthcare professional task shifting potential in patients
with type 2 diabetes in primary care: a French cross-sectional study." Bmj Open(7) : 11, tab., graph., fig.
[Link]
This study estimate the transferability of processes of care from general practitioners (GPs) to allied
healthcare professionals and the determinants of such transferability. From 8572 processes of care
that concerned 1088 encounters of patients with diabetes, 21.9% (95% CI 21.1% to 22.8%) were
considered eligible for transfer from GPs to allied healthcare professionals (78.1% to nurses, 36.7% to
pharmacists). Processes were transferable with condition(s) for 70.6% (ie, a protocol, shared record or
supervision). The most transferable processes concerned health maintenance (32.1%) and
cardiovascular risk factors (hypertension (28.7%), dyslipidaemia (25.3%) and diabetes (24.3%)).
Multivariate analysis showed that educational processes or a long-term condition status were
associated with increased transferability (OR 3.26? and 1.47, respectively), whereas patients with
higher intellectual occupations or those with two or more associated health problems were associated
with lower transferability (OR 0.33? and 0.81, respectively).
2016
(2016). Panel d’observation des pratiques et conditions d’exercice des pharmaciens titulaires d'officine des
Pays de la Loire. Résultats de l'enquête 2015. Évolution de l'officine, nouvelles pratiques
professionnelles, collaborations interprofessionnelles. Nantes ORS Pays de la Loire : 64, tabl.
Ce document présente les résultats de la première enquête du Panel d'observation des pratiques et
conditions d'exercice des pharmaciens titulaires d’officine des Pays de la Loire, menée en 2015.
L'étude a été réalisée par l'ORS à la demande de l'URPS Pharmaciens, et avec le soutien financier de
l'ARS. Sont notamment décrites : les conditions d'exercice en officine (équipe salariale et locaux,
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
regroupements…) et leur évolution, les perceptions et les attitudes des pharmaciens vis-à-vis des
nouvelles pratiques professionnelles (entretiens pharmaceutiques, tests biologiques…) et de
l'évolution des pratiques de préparation et de vente des produits de santé, les collaborations
interprofessionnelles, en particulier dans le cadre des maisons et pôles de santé pluriprofessionnels.
Bras, P. L. (2016). "Les Français moins soignés par leurs généralistes : un virage ambulatoire incantatoire ?"
Seve : Les Tribunes De La Sante(50) : 67-91.
[Link]
Depuis 2000, les généralistes sont moins nombreux et aspirent à maîtriser leur temps de travail. Les
Français reçoivent donc moins de soins de leur part ; cette tendance est appelée à se prolonger. Cette
évolution contribue à modérer l’évolution des dépenses. Il est délicat de se prononcer sur ses effets
sanitaires mais l’on peut craindre qu’elle n’ait en s’accentuant des effets délétères. Pour autant, cette
diminution ne fait pas l’objet de débats publics si ce n’est sous l’angle partiel des « déserts médicaux
». Ainsi des discours publics en appelant à des interventions accrues des médecins de premier recours,
notamment pour mettre en œuvre le « virage ambulatoire », peuvent se déployer alors même que
ceux-ci sont moins présents auprès de leurs patients. Infléchir cette évolution supposerait des
révisions profondes en matière de démographie médicale, d’organisation et de rémunération des
soins que ni les pouvoirs publics, ni la profession ne semblent actuellement disposés à entreprendre
(résumé de l'auteur).
Chevillard, G., et al. (2016). "Dépeuplement rural et offre de soins de premiers recours : quelles réalités et
quelles solutions ?" Espace Populations Societes 2015/3-2016/1 1-19.
[Link]
Les espaces ruraux en dépeuplement ont été peu explorés du point de vue de l’offre de soins de
premiers recours et des besoins des populations résidentes, alors que ces questions y occupent une
place importante. Ce travail caractérise les espaces en dépeuplement comparativement aux autres
espaces ruraux à partir d’une typologie socio-sanitaire et d’une approche statistique nationale. Il met
en évidence le déclin plus prononcé de l’offre de médecins généralistes libéraux dans ces espaces,
alors que les besoins sanitaires demeurent élevés. Cette contribution évalue également les effets des
maisons de santé mises en place pour attirer et maintenir des médecins généralistes dans les zones
sous-dotées. Les maisons de santé permettent de diminuer l’érosion de l’offre de médecins
généralistes dans certains espaces en dépeuplement, mais pas dans l’ensemble de ceux-ci appelant à
des mesures plus larges ou spécifiques (résumé d'auteur).
Dumontet, M., et al. (2016). "Comment les médecins choisissent-ils leur lieu d’exercice ?" Revue française
d'économie XXXI(4) : 221-267.
[Link]
À partir d’une base de données exhaustive, restreinte aux médecins généralistes installés en libéral
entre 2005 et 2011, cet article étudie les déterminants du choix de leur lieu d’installation au sein d’une
région, en distinguant quatre zones : banlieue, ville centre, ville isolée, rurale. Si les variables
individuelles influencent relativement peu le choix d’une zone, les caractéristiques de l’offre et de la
demande locale de soins, les dispositifs d’exonérations fiscales éventuellement offerts et les
équipements disponibles dans chaque zone, expliquent significativement leur choix. Ces résultats sont
mobilisés pour simuler l’impact de trois mesures visant à augmenter le nombre de généralistes
s’installant en zone rurale.
Fournier, C. (2016). Les pratiques professionnelles dans les maisons de santé libérales : attentes, contenus,
interactions et instruments mobilisés. Intervenir en première ligne : Les professions de santé libérales face au
défi de la santé de proximité., Paris : Editions l'Harmattan : 109-1122.
Galam, E. (2016). "Travailler en équipe : des aspirations légitimes, des contraintes et des conflits bien réels."
Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 12(5) : 196-198.
La prise en compte de l’importance du travail d’équipe est finalement assez récente tant la culture
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
médicale est influencée par le paradigme un peu mythique du « colloque singulier ». Ce référentiel est
désormais largement mis en cause ne serait-ce que par la non moins paradigmatique exigence de
qualité et d’économie des soins. Si l’on ajoute à cela la recherche de l’harmonie et la croyance
incantatoire que « tout le monde il est beau… », on ne voit pas trop comment.
Jaffiol, C., et al. (2016). Prise en charge des maladies chroniques. Redéfinir et valoriser le rôle du médecin
généraliste. Paris Académie Nationale de Médecine : 15.
[Link]
[Link]
Les maladies chroniques sont la première cause de décès et la source principale des dépenses de
santé. Leur dépistage précoce permet de limiter leur gravité évolutive et de réduire sensiblement leur
coût. Mais, leur suivi thérapeutique se heurte à deux obstacles : le défaut fréquent d’observance du
traitement par le patient et aussi, plus rarement, l’inadaptation thérapeutique à l’évolution clinique
par le médecin. C'est pourquoi, il faut revoir fondamentalement la prise en charge du patient
chronique pour le rendre autonome dans la gestion de sa maladie tout en donnant au praticien les
moyens de gérer et de coordonner les diverses étapes de son parcours de soin. Cela exige de changer
les mentalités de part et d'autre, mais aussi de donner au praticien les moyens financiers lui
permettant de consacrer à ses patients plus de temps, au centre d'une nouvelle organisation
interprofessionnelle. La prévention et l’éducation thérapeutique du patient (ETP) sont les clés de cette
révolution thérapeutique, fondée aussi sur l'éducation à la santé, une meilleure formation des
professionnels de santé, un accès accru au numérique, mais aussi et surtout la reconnaissance, par des
mesures concrètes, de la place du médecin généraliste dans un nouveau parcours de soins où il doit
avoir un rôle central de coordination (résumé d’auteur).
Kustosz, I. (2016). Renouveler le premier recours par les maisons de santé pluriprofessionnelles : une approche
par les outils. Halshs archives ouvertes : 35, fig.
[Link]
Naiditch, M. et Frattini, M. O. (2016). Une coordination d'appui originale au médecin traitant : un outil entre
dynamique professionnelles et dynamique de régulation régionale. Intervenir en première ligne : les
professions de santé libérales face au défi de la santé de proximité., Paris : L'Harmattan : 149-162.
2015
(2015). Etude pour la caractérisation des territoires en tension pour l'installation des jeunes médecins. Paris
CGET : 95, tab., graph., carte.
Les études menées pour expliquer le phénomène d’inégalité de répartition de l’offre en médecine
générale insistent sur l’évolution des mentalités et des aspirations des jeunes médecins qui souhaitent
aujourd’hui concilier épanouissement personnel dans un cadre de vie de qualité pour eux-mêmes et
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
pour leur famille avec carrière professionnelle (trouver un équilibre entre vie privée, familiale et
professionnelle, maîtriser son temps de travail, exercer dans un cadre sécurisé…). Face à ces nouvelles
attentes et priorités, certains territoires présentent des atouts, alors que les faiblesses d’autres
territoires se traduisent par l’existence de zones fragiles. L’étude cible son analyse au périmètre des
jeunes médecins généralistes (hors médecins à exercice particulier) s’installant ou exerçant en
ambulatoire (libéral, salariés en centre de santé…). Elle est organisée en trois phases : • Phase 1 :
Identifier les facteurs d’attractivité des territoires pour les jeunes médecins ; • Phase 2 : Établir une
typologie des territoires en fonction de leur attractivité ; • Phase 3 : Identifier des pistes d’actions et
des bonnes pratiques. Cette étude a consisté à dresser une typologie des territoires sur la base
d’indicateurs territoriaux, traduisant les facteurs d’attractivité pour les jeunes médecins généralistes.
Cette attractivité « théorique » a ensuite été comparée avec l’attractivité « réelle » (flux réels
d’installation des jeunes médecins). In fine, ces travaux orientés vers l’action ont également porté sur
la définition de pistes d’actions susceptibles d’aider les acteurs locaux à pérenniser ou développer
l’offre de soin, en fonction des critères d’attractivité (extrait du préambule).
(2015). Les protocoles de coopération. Art. 51 de la loi HPST : évaluation 2014 : 147.
La Haute Autorité de Santé dresse un bilan du dispositif des protocoles de coopération entre
professionnels de santé mis en place par l'article 51 de la loi HPST du 21 juillet 2009. Ce dispositif
permet à des professionnels volontaires d'organiser des délégations d'actes ou d'activités à travers
des protocoles validés par l'agence et autorisés dans chaque région par l'ARS. Depuis 2014, le modèle
économique des protocoles de coopérations est analysé par le collège de financeurs. 13 protocoles
différents mis en oeuvre, dont 5 sur plusieurs régions, sur 3 thématiques : prise en charge de
pathologies chroniques (protocole ASALEE - travail en équipe pour la prise en charge du diabète de
type 2, la broncho pneumopathie chronique obstructive, les troubles cognitifs et les risques
cardiovasculaires), échographie (un protocole portant sur la réalisation, par un manipulateur en
électroradiologie, d’échographies, hors échographies cardiaques et obstétricales et les situations
d’urgence – un autre protocole portant sur la réalisation par un(e) IDE, d’échographie cardiaque, sous
le contrôle du cardiologue), ophtalmologie (prescription d’orthoptie, et prélèvement de cornées).
Abramovici, F., et al. (2015). "Les maisons de santé pluri-professionnelles sont-elles "la" pratique des soins
primaires de demain ?" Medecine : De La Medecine Factuelle a Nos Pratiques 11(8) : 340-342.
Aujourd'hui, un constat est fait tant au niveau des patients, des soignants que des responsables
politiques : La France est, dans de nombreuses régions, au bord de la rupture pour l'accès aux soins en
médecine générale. Plus de la moitié des médecins généralistes ont plus de 55 ans et les installations
nouvelles ne compensent pas les départs en retraite. Aujourd'hui, l'abaissement du numerus clausus
en dessous de 6 000 jusqu'en 2008 a réduit ces dernières années le nombre de médecins généralistes
pouvant s'installer. L'objectif affirmé de diminuer l'offre de soins (considérée en France comme l'une
des plus élevées du monde) ne garantissait la régulation ni en répartition géographique ni en
spécialité. Aujourd'hui, paradoxalement même des départements franciliens comme la Seine-et-
Marne sont touchés par la diminution de l'offre de soins. Elle fait partie des dix derniers de France
pour le nombre de médecins par habitant, au même titre que le Cantal, la Creuse, la Sarthe : le
nombre d'habitants y est en hausse alors que le nombre d'installations de nouveaux médecins ne
compense pas les départs en retraite de ces dernières années. L'objectif de cet article est donc
d'analyser si les maisons de santé seraient la solution à cette problématique.
Beaucourt, C. et Roux, L. (2015). "Les formes d'agir dans la gouvernance des maisons de santé." Journal De
Gestion Et D'economie Medicales 33(6) : 347-358.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xJH9tq. Diffusion soumise à autorisation]. Les maisons de santé
ont été initiées pour promouvoir une nouvelle approche de la santé et des relations avec les usagers.
Au sein de ces maisons, les professionnels associés ont alors construit des modalités de gouvernance
facilitant la coordination de leurs différentes logiques d'action. Tout cela a produit ici ou là des
dynamiques collectives plus ou moins innovantes sans nécessairement modifier les modes de relations
entre professionnels et avec les usagers. Là où nous avons pu voir émerger des relations nouvelles,
c'est lorsque la dimension politique a été intégrée dans la gouvernance des maisons de santé. C'est ce
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
travail d'observation et d'analyse (à partir d'une étude de cas approfondie) que nous présentons dans
l'article qui suit. Après avoir caractérisé les formes d'agir stratégique dans les maisons de santé, et
montrer les limites d'une approche de la gouvernance vue comme un processus de régulation entre
ces agirs pluriels et évolutifs, nous complétons cette lecture en faisant émerger la place d'un agir que
nous nommons "politique" dans ces nouvelles organisations de santé.
Chevillard, G. (2015). Dynamiques territoriales et offre de soins : l'implantation des maisons de santé en France
métropolitaine. Paris Université Paris Ouest, Université Paris Ouest. Nanterre La Défense. FRA. Thèse ;
Université Paris Ouest Nanterre La Défense : La boratoire Dynamaiques sociales et recompositions
des espaces ; Doctorat en Géographie : 376, tab., graph., fig.
[Link]
Les médecins généralistes libéraux sont inégalement répartis en France et ceci est un fait ancien. Ces
inégalités se renforcent au détriment d’espaces moins attractifs. Des zones avec des difficultés d’accès
aux soins, urbaines et rurales, apparaissent ou s’étendent. Depuis 2008, les pouvoirs publics
accompagnent financièrement les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) en espérant qu’elles
attirent et maintiennent des médecins dans ces espaces. Cette recherche étudie dans quelle mesure
l’espace et le territoire participent à l’implantation de MSP, et en retour quels sont les effets de ces
structures sur les espaces et territoires concernés. L’implantation des MSP et leurs effets seront
étudiées à différentes échelles géographiques à partir d’approches quantitative et qualitative. Au plan
quantitatif, l’analyse spatiale des MSP utilise plusieurs outils (typologies et SIG). Ceci est complété par
plusieurs terrains dans lesquels il s’agit d’étudier la place des MSP dans des régions et territoires
donnés, en recueillant les témoignages des principaux acteurs concernés. Les effets des MSP sur
l’offre de soins sont étudiés sur le territoire métropolitain selon une approche nationale comparant
l’évolution de la densité de généralistes libéraux dans des espaces avec MSP comparativement à des
espaces « similaires » sans MSP. La conduite de terrains dans deux régions vient compléter et discuter
les résultats. Mots clés : espace défavorisé, espace fragile, espace rural, évaluation de politiques
publiques, géographie de la santé, maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), soins de premiers
recours, médecins généralistes libéraux.
Chevillard, G., et al. (2015). "Mesure de l'impact d'une politique publique visant à favoriser l'installation et le
maintien de médecins généralistes : L'exemple du soutien au développement des maisons et pôles de
santé en France." Revue D'economie Regionale & Urbaine(4) : 657-694.
[Link]
deconomie-regionale-urbaine-ndeg-42015/mesure-limpact-dune-politique-publique-visant
Cet article propose une première évaluation des maisons et pôles de santé à travers une démarche
mobilisant des outils géographique et économétrique. L’objectif de cette double démarche est
l’analyse de l’implantation de ces structures, puis une analyse de l’impact de celles-ci sur la densité de
médecins généralistes libéraux. La méthodologie repose sur l’élaboration de typologies spatiales, puis
d’une analyse cas-témoin comparant l’évolution de la densité de médecins généralistes dans les
espaces avec et sans maisons de santé, avant et après la généralisation de cette politique. Les
résultats obtenus mettent en évidence une implantation davantage rurale de ces structures, de
surcroît dans des espaces fragiles, ainsi qu’une moindre diminution de l’offre dans certains espaces
ruraux et périurbains dotés de maisons et pôles de santé.
De, Haas, P. (2015). Monter et faire vivre une maison de santé, Brignais : Le coudrier éditions
[Link]
20une%20maison%20de%20sante
Mode d’exercice attrayant pour les libéraux, les maisons de santé pallient les difficultés d’accès aux
soins dans les zones où les soignants se raréfient, tout en permettant d’améliorer la continuité et la
qualité des soins en ambulatoire. Pour autant, mener à bien de tels projets se révèle complexe. Dans
cet ouvrage, l’auteur décortique le mécanisme de la construction d’une maison de santé à partir de
quatre expériences récentes. Après une présentation des parties prenantes, il détaille les six briques
porteuses de l’édifice : approche territoriale, dynamique d’équipe, montage juridique, financement,
immobilier, projet de santé et projet professionnel. Il développe ensuite toutes les facettes du
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
De, Haas, P., et al. (2015). "Les maisons de santé pluri-professionnelles." Lettre Du College (La) (2) : 16.
[Link]
Ce fascicule rassemble les contributions d'experts français et étrangers sur les maisons de santé pluri-
professionnelles. Ce mode d'exercice s'est beaucoup développé en France ces dernières années et est
désormais majoritaire. Cependant, comparativement à d'autres pays, le développement est plus
modeste. Ce dossier dresse un bilan pour la France et fait un retour sur des expériences étrangères
(Canada, Etats-Unis).
Fournier, C. (2015). Les maisons de santé pluriprofessionnelles, une opportunité pour transformer les pratiques
de soins de premier recours : place et rôle des pratiques préventives et éducatives dans des
organisations innovantes. Paris Université Paris 11, Université de Paris 11. Orsay. FRA. Thèse de
doctorat Santé Publique – sociologie : 337.
[Link]
L’exercice des soins de premier recours en maisons et pôles de santé pluriprofessionnels (MSP)
connaît depuis quelques années un développement croissant. Ces modalités d’exercice sont
présentées comme une solution aux défis que représentent le vieillissement de la population,
l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques, l’accentuation des inégalités sociales de
santé et l’irrésistible croissance des dépenses de santé. Elles s’inscrivent dans une remise en cause du
système de santé français, construit historiquement sur un modèle curatif hospitalo-centré et sur une
médecine de ville d’exercice libéral et isolé. L’impératif d’un recentrage du système sur les soins de
premier recours devient un objectif partagé par l’Etat et certains professionnels libéraux, associé à
celui de leur réorganisation pour en accroître la dimension préventive et éducative, dans une
approche de santé publique collective, populationnelle et mieux coordonnée au niveau d’un territoire.
Comment les soins primaires se transforment-ils dans les MSP ? Dans les dynamiques observées, quels
places et rôles jouent les pratiques préventives et éducatives ? Ces questions sont abordées avec une
posture de recherche engagée, inscrite dans une réflexion méthodologique et politique, articulant des
approches médicales, de santé publique et sociologique (extrait du résumé de l'auteur).
Lelievre, M. (2015). Travailler ensemble en soins de premiers recours : quelle place pour la coordination et la
coopération. Illustrations à partir de quatre exemples. Angers Faculté de Médecine, Université
d'Angers. Faculté de Médecine. Angers. FRA. Thèse de Doctorat en Médecine : 240, tab., graph., fig.
[Link]
En se basant sur les résultats d'une revue de la littérature, cette thèse analyse le travail en équipe au
niveau des soins primaires selon quatre axes : regroupement des professionnels de santé, coopération
autour des personnes âgées en risque de perte d'autonomie, coopération entre médecins et
infirmières, collaboration entre médecins généralistes et pharmaciens d'officine.
Lemorton, C. (2015). Rapport d'information en conclusion des travaux de la mission sur l’organisation de la
permanence des soins. Paris Assemblée Nationale : 179, annexes.
[Link]
Le présent rapport propose un état des lieux sur la question de la permanence des soins, ainsi qu’une
série de préconisations destinées à pallier des dysfonctionnements et à améliorer l’organisation
actuelle.
Marchand, O., et al. (2015). "Développement et fonctionnement des maisons de santé pluri-professionnelles
dans la région Rhône-Alpes." Sante Publique 27(4) : 539-546, tabl., fig.
[Link]
[BDSP. Notice produite par EHESP 99R0xsrr. Diffusion soumise à autorisation]. La nécessité d'améliorer
la coopération interprofessionnelle conduit à inciter au regroupement des professionnels de santé de
premier recours au sein de structures pluri-professionnelles telles que les maisons de santé. L'objectif
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 145 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
de cette étude était d'établir un état des lieux de l'implantation des maisons de santé pluri-
professionnelles (MSP) dans la région Rhône-Alpes et d'examiner leur organisation et leur
fonctionnement. (introd.).
Roux, A. et Roques, V. (2015). "Liberté d'installation : Entre totem et tabou." Gestions Hospitalieres(549) : 478-
481.
[BDSP. Notice produite par EHESP lR0xEGk7. Diffusion soumise à autorisation]. Longtemps tabou,
l'idée d'un encadrement de la liberté d'installation des médecins fait aujourd'hui son chemin. Déserts
médicaux, inégalités territoriales dans l'accès aux soins, réduction annoncée du nombre de médecins
généralistes. Nombreux sont ceux qui jugent désormais nécessaire un aménagement de la liberté
d'installation des médecins pour organiser au mieux l'accès aux soins. Parmi eux, Michel Legmann,
alors président du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), n'hésitait pas en 2012 à appeler
de ses voeux une régulation, résumant : "Il faut prendre ses responsabilités". État des lieux d'un sujet
sensible. (Introd.).
Vaysette, P. (2015). "Forfaits maisons et centres de santé : NMR version 2015." Reseaux Sante & Territoire(64) :
10-11.
Le règlement arbitral applicable aux structures pluriprofessionnelles et l'accord national des centres
de santé ont mis en place les conditions de pérennisation des NMR destinés aux équipes. La première
phase a concerné les maisons et centres de santé qui avaient participé à l'expérimentation des NMR
(nouveaux modes de rémunération). Suit l'examen des nouvelles demandes. Tous les dossiers sont
examinés par les Agences régionales de santé (ARS) et par les caisses d'assurance maladie, ces
dernières assurant la gestion des demandes.
Vayssette, P. (2015). "Maisons de santé : la pousse continue." Reseaux Sante & Territoire(60) : 16-18.
Cet article dresse un bilan des maisons de santé en France. On y compte désormais plus de 650
maisons ou pôles de santé en fonctionnement. Ce mode d'organisation est la source du
développement de nouveaux outils. Deux enjeux forts se dessinent pour 2015 : les systèmes
d'information et la progression dans les démarches qualité. A cela s'ajoute la nécessité d'un
accompagnement des nouvelles équipes et d'élargir les forfaits coordination à l'ensemble des équipes.
2014
ARS (2014). Assistance au suivi de l'accompagnement des centres de santé dans l'amélioration de leur
organisation et de leur viabilité économique. Rapport de synthèse. Paris ARS Ile de France : 76.
[Link]
L’Ile-de-France a la chance de disposer d’une offre importante de centres de santé sur son territoire.
Toutefois, face aux difficultés économiques que nombre d’entre eux rencontrent, le risque d’une
disparition d’une part importante de ces centres est réel. C’est la raison pour laquelle l’ARS a souhaité
qu’un travail d’accompagnement de ces centres soit engagé dans la région afin de rechercher et de
mettre en œuvre, en étroite collaboration avec leurs responsables, des pistes d’améliorations de leur
organisation et de leur viabilité économique. L’objectif est de maintenir et de développer sur le
territoire francilien une offre de centres de santé qui constitue un complément précieux aux
professionnels de santé libéraux de la région. La démarche s’est voulue partenariale. Le Comité
Interministériel des Villes, la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS), les Caisses Primaires
d’Assurance Maladie des départements 92, 93, 94 et 75, le Conseil Régional d’Ile de France ainsi que la
coordination des centres de santé de Paris ont contribué au pilotage de ce projet. Ce travail porte sur
un échantillon de centres de santé des départements de la petite couronne parisienne (Hauts-de-
Seine, Seine Saint-Denis, Val de Marne) (résumé d'auteur).
ORS (2014). Intégration d'infirmiers au sein de cabinets de médecine générale : l'opinion des médecins
généralistes des Pays de la Loire. Nantes ORS Pays de la Loire : 8, 4 fig.
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
[Link]
miers_10.pdf
Cette étude a été réalisée par l'Observatoire régional de la santé et l'Union régionale des
professionnels de santé-médecins libéraux des Pays de la Loire, en partenariat avec le Ministère
chargé de la santé (Drees) et cofinancé par l'ARS, la Drees et l'URPS-ml. Elle analyse l'opinion des
médecins généralistes des Pays de la Loire concernant l'intégration d'infirmiers au sein de cabinets
médicaux pour des missions spécifiques de suivi de certains patients à risque ou atteints de
pathologies chroniques. Ces résultats proviennent du Panel d'observation des pratiques et des
conditions d'exercice en médecine générale. L’intégration d’infirmiers au sein de cabinets médicaux
pour des missions spécifiques de suivi de certains patients à risque ou atteints de pathologies
chroniques est expérimentée depuis plusieurs années, en particulier dans le cadre du protocole
ASALÉE. Ce protocole, qui peut concerner les diabétiques de type 2, les patients à risque
cardiovasculaire, les fumeurs à risque de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), les
personnes âgées, s’étend aujourd’hui dans plusieurs régions, dont les Pays de la Loire.
Cour des Comptes (2014). Les conventions avec les professions libérales de santé : répondre aux besoins des
patients, mieux assurer l’efficience de la dépense. Rapport sur l'application des lois de financement de
la sécurité sociale., Paris : Cour des Comptes : 241-266., tabl.
La France a développé un modèle spécifique visant à concilier un exercice libéral des professions de
santé avec un accès aux soins de ville généralisé, garanti par une sécurité sociale organisant la
solidarité collective. Les conventions nationales passées depuis 1971 entre l’assurance maladie et les
différentes catégories de professionnels libéraux en constituent un outil essentiel. L’enjeu financier en
est significatif : en 2013, au sein de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM), le
sous-objectif des soins de ville s’est élevé en exécution à 79,4 Md€, soit 46 % du total. Les conventions
élaborées par profession revêtent un caractère obligatoire une fois approuvées par arrêté ministériel,
sauf refus d’adhésion par le praticien concerné. Plus de 99 % des professionnels de santé libéraux sont
actuellement conventionnés. Le cadre de leur négociation a été profondément réformé par la loi n°
2004-810 du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie. La Cour a examiné les politiques
conventionnelles développées à la suite de cette réforme. Elle a centré son analyse sur cinq
professions, qui représentent l’essentiel des dépenses de soins de ville : médecins, chirurgiens-
dentistes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes. Elle a constaté que les résultats de ces
politiques sont insuffisants, que ce soit en termes d’accès aux soins ou d’efficience dans leur
dispensation. Le système conventionnel doit être réorienté, pour le recentrer sur les besoins des
assurés sociaux et pour faciliter une réorganisation des soins de proximité en développant les
approches interprofessionnelles.
Berrier, S. (2014). "Exercices regroupés : l'union fait la force." Medecins : Bulletin D'Information de L'Ordre
National des Medecins(34) : 22-27.
[Link]
[Link]
A son émergence dans les années 1970, l'exercice regroupé s'appliquait exclusivement aux médecins
de même spécialité. Depuis, ce mode d'exercice n'a cessé d'attirer les praticiens, à tel point
qu'aujourd'hui 57,1 % des médecins libéraux (hors remplaçants) exercent en cabinet de groupe ou en
société.
Coudin, E., et al. (2014). Régulation des tarifs et comportements d’offre de soins des généralistes : les leçons de
l’encadrement du secteur 2. Les Comptes nationaux de la santé 2013 : édition 2014., Paris : Ministère
chargé de la Santé : 121-130, tab., graph., fig.
[Link]
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Le rapport sur les comptes de la santé 2013 comporte un dossier sur la régulation des tarifs et les
comportements d'offre de soins des médecins généralistes. Ce dossier montre que la dépense de soins
de médecins libéraux (60.000 omnipraticiens et 54.000 spécialistes) s'est élevée à 15,9 milliards d'€ en
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
cabinet de ville et centres de santé l'an dernier, et à 4,2 milliards en clinique, soit une augmentation
de 2,4% par an entre 2006 et 2013. Le nombre de consultations en cabinet a baissé de 216 à 213,4
millions, les visites à domicile de 30,4 à 23,2 millions et les coefficients d'actes techniques de 11,8 à
10,8 millions. L'activité clinique des généralistes représente 83% de la dépense (contre 89% en 2006),
les rémunérations forfaitaires 11,2% et les actes techniques 6% environ. Chez les généralistes, 54.800
exercent en secteur I et 5.800 en secteur II (contre 7.500 en 2006). La rémunération des premiers est
de 6% plus élevée que celle des seconds. Chez les spécialistes, 31.500 sont en secteur I et 23.400 en
secteur II. Le montant total des dépassements d'honoraires a flambé de 900 millions d'€ en 1990 à 2,7
milliards en 2013.
Le, Douarin, Y. M. et Chicoye, A. (2014). "Efficience économique des maisons médicales de garde : l'exemple du
Val-de-Marne." Medecine : Revue De L'unaformec 10(3) : 134-139.
Management of unscheduled and out-of-hours services is a topical issue in France and throughout
Europe. This study provides an assessment of costs and efficiency of Medical Care Centres in the
department of Val-de-Marne. Method. We estimated the average cost of care per patient in the
Medical Care Centres and Hospital Emergency Services in the department of Val-de-Marne (key
consideration) and the impact of the creation of the Association of Medical Care Centres on the
activity of various structures over the period of observation (secondary consideration). In 2011, 36,473
patients were supported for a total of e 3,359,915 or e 92.10 per passage (average cost for 14 Hospital
Emergency Services of the Val-de-Marne: e 144.90). The threshold efficiency calculated for Medical
Care Centres is 3 passes for work on duty from 8pm to midnight and 2 for those weekends and
holidays. Over the 2008-2011 period, The Ile-de-France region experienced an increase of 10.4% in
attendance Hospital Emergency Services, in Val-de-Marne it was significantly less (6.4%). Conclusion.
This study shows the economic efficiency of the medical facility. A more detailed analysis could not be
carried out due to insufficient data.
Lombrail, P. (2014). "Les maisons de santé pluri-professionnelles : penser localement, agir globalement ?
Commentaire." Sciences Sociales Et Sante 32(2) : 97-108.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP R0xJqFl8. Diffusion soumise à autorisation]. Ce commentaire fait
suite à un article de ce même numéro de Sciences Sociales et Santé "Concevoir une maison de santé
pluri-professionnelle : paradoxes et enseignements d'une innovation en actes" (p. 67-95).
Rousset, G. (2014). "Les maisons de santé - un mode d'exercice favorisant l'accès aux soins ?" Revue De Droit
Sanitaire Et Social(3) : 450-453.
Routelous, C., et al. (2014). "The role of boundary spanners in the implementation of interdis ciplinary
collaboration in medicine." Journal De Gestion Et D'economie Medicales 32(7-8) : 481-499.
[BDSP. Notice produite par ORSRA nD88R0xr. Diffusion soumise à autorisation]. La collaboration
interprofessionnelle et interorganisationnelle pose la question de comment des professions
appartenant à des cultures et des organisations différentes parviennent à établir une approche
pluridisciplinaire et collaborative. L'objectif de cet article est de comprendre les enjeux de la
coopération entre professions médicales en l'absence d'impulsion managériale et d'organisation
déterminée pour soutenir le dispositif coopératif. Nous, nous intéressons ici au processus
d'apprentissage organisationnel qui d'ordinaire laisse dans l'ombre les maillons intermédiaires entre
l'individu isolé et la pratique coopérative généralisée. Pour cela, nous mobilisons les théories relatives
aux rôles des acteurs-frontières. Cette grille de lecture permet de caractériser le rôle que joueront les
acteurs qui initient les coopérations aux frontières, et d'autre part, le rôle que jouent les outils de
partage des connaissances pour consolider ces collaborations qui ne sont pas supportées par des
organisations formalisées. Notre article vise à enrichir l'analyse à la fois sur la coopération
interprofessionnelle et sur l'implantation de pratiques innovantes. L'approche méthodologique
retenue s'appuie sur quatre études de cas. Sur le plan théorique, les résultats de cette recherche
montrent que les praticiens soutiennent l'implantation de la collaboration : 1) en favorisant
l'ouverture des cadres cognitifs par une action de traduction, 2) en tenant compte des attentes du
système professionnel des acteurs à enrôler et 3) en se présentant de manière suffisamment neutre
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Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
pour permettre la projection des parties prenantes. Ce résultat ouvre une voie de recherche utile en
matière d'implantation de collaboration interprofessionnelle, en l'absence de gouvernance des
dispositifs et d'organisation formalisée. (résumé auteur).
Vigneron, E. (2014). Les centres de santé. Une géographie rétroprospective. Paris Fehap : 247, cartes.
Cet ouvrage met en lumière les défis auxquels les centres de santé peuvent répondre en France en
fonction des caractéristiques propres à leur implantation territoriale. L’étude apporte des réponses à
de nombreuses questions : les centres de santé, très anciens, répondent-ils aux besoins
contemporains ? Existe-t-il une complémentarité entre centres de santé et maisons de santé ?
Comment penser l’implantation des centres de santé en France ? L’ouvrage réalise une première : un
recensement exhaustif des 1842 centres de santé en France et de leur implantation sur l’ensemble du
territoire national. Il en explique les raisons tenant à l’histoire des territoires et des différentes
initiatives qui ont porté ces centres de santé. L’ouvrage propose également des actions pour
permettre aux centres de santé de se développer ; il met en texte mais également en image, avec
plusieurs cartographies rendant compte des problématiques territoriales. Une carte prospective et
originale propose notamment 398 cantons où les besoins de la population, les difficultés socio-
économiques et de démographie médicale pourraient conduire au développement de nouveaux
centres de santé. Les résultats montrent que les centres de santé constituent une réponse indéniable
aux difficultés d’accessibilité géographique et financière aux soins, aussi bien médicale que
paramédicale : ils apportent une offre de soins de premier recours, porte d’entrée indispensable dans
des parcours de soins cohérents ; ils ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires ; ils sont
capables de se projeter sur des territoires excentrés ou défavorisés, où la médecine libérale s’implante
peu ou n’existe plus ; enfin, la pratique pluri-professionnelle permet à un praticien de ne pas être
isolé, facteur déterminant de l’attractivité, ce qui contribue à lutter contre les déserts médicaux (tiré
du dossier de presse).
2013
(2013). L'exercice en cabinet de groupe des médecins généralistes des Pays de la Loire. Panel 2010 -2012
d'observation des pratiques et des conditions d'exercice en médecine générale. Panel en médecine
générale - 2010-2012 - Pays de la Loire ; 4. Nantes ORS Pays de la Loire : 8, fig., tabl.
[Link]
_4.pdf
Dans les Pays de la Loire, 67 % des médecins généralistes sont installés en groupe, taux qui atteint 88
% chez les moins de 45 ans. L’enquête menée début 2011 auprès de 400 praticiens de la région
permet d’estimer à 700 le nombre de cabinets de groupe de médecine générale. 80 % d'entre eux
rassemblent deux à trois praticiens, et entre 150 et 180 sont des cabinets pluri professionnels. Le fait
d'exercer en groupe influence les conditions d’exercice. La majorité des médecins en groupe partagent
les dossiers patients avec leurs confrères du cabinet, disposent d’un secrétariat, exercent
exclusivement sur rendez-vous. Ils organisent différemment leur temps de travail hebdomadaire, avec
moins de jours de consultations que les médecins en cabinet individuel, pour un volume d'activité
équivalent. L'exercice en groupe favorise l’accueil d’étudiants en médecine, le recours aux
remplaçants et facilite les congés. Le regroupement ne diminue pas le temps consacré aux tâches de
gestion et de comptabilité. Il n’influence pas non plus l'implication des médecins généralistes dans la
permanence des soins, ni leur pratique d’autres activités médicales.
Depinoy, D. (2013). Maisons de santé, une urgence citoyenne, Paris : Editions de santé
Le système de santé est en plein changement et les défis liés aux évolutions démographiques,
comportementales, épidémiologiques et des pratiques médicales imposent une nouvelle organisation.
La structuration du premier niveau des soins – appelé le premier recours – peut apporter des résultats
concrets rapides en matière de réduction des inégalités, d'amélioration de la qualité du service rendu
et d’efficience. S'attacher de manière volontariste à soutenir l'émergence des modes d'exercice
pluriprofessionnels et regroupés peut permettre de relever les enjeux majeurs de notre système de
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
santé.
Georges, P. et Waquet, C. (2013). Les centres de santé : situation économique et place dans l'offre de soins de
demain. Paris igas : 138, fig., tabl., annexes.
[Link]
Dans un contexte où sont recherchées des formes d'exercice regroupé et coordonné de la médecine
ambulatoire, ainsi que des réponses aux inégalités territoriales et sociales d'accès aux soins, les
centres de santé, qui offrent des soins ambulatoires pluri-professionnels en secteur 1 et en tiers
payant, méritent une attention particulière. Si leur efficacité médico-économique ne peut être
prouvée, leur utilité sanitaire et sociale est réelle. Il importe alors d'analyser les causes de leur fragilité
financière, ce qui conduit à proposer un nouveau modèle économique, reconnaissant aux centres de
santé une rémunération forfaitaire en plus du paiement à l'acte, sous réserve d'efforts de gestion.
2012
(2012). Guide méthodologique relatif à la circulation au sein des centres et des maisons de santé, des
informations concernant la santé des patients. Paris DGOS : 19, fig., tabl. +annexes.
[Link]
Afin d'aider les professionnels dans l'interprétation de ce nouveau dispositif législatif et leur proposer
des modes organisationnels permettant à la fois de satisfaire au respect des droits des patients et de
favoriser des conditions d'exercice efficientes et sécurisées juridiquement, un guide méthodologique a
été élaboré avec les représentants de tous les acteurs concernés. Ce guide comporte un résumé
destiné aux professionnels de santé leur permettant de s'approprier de façon aisée le nouveau
dispositif ainsi qu'une fiche informative destinée aux patients.
L’analyse d'une soixantaine de projets accompagnés par un bureau d'études spécialisé en santé,
permet d'appréhender une première typologie des projets de maisons de santé et de dégager enjeux
et obstacles, à partir de 18 critères.
Ifrap (2012). "Pénurie de médecins : comment obtenir une meilleure répartition sur le territoire ?" : 2.
[Link]
territoire,[Link]
De plus en plus souvent, les pouvoirs publics doivent trouver des solutions face à des zones de «
désert médical ». Alors que le nombre de médecins est globalement suffisant, leur répartition est
délicate à réguler. Pourtant, les besoins ne peuvent que s’intensifier avec l’essor des maladies
chroniques et de la dépendance. L’Assurance Maladie publique ne remplit pas son objectif premier
d’assurer l’accès aux soins pour tous, tout en s’enlisant dans un déficit récurrent (10 milliards d’euros
en 2011). La France dépense déjà plus pour la santé que ses voisins européens, et il est peu probable
qu’une augmentation de dépenses résolve à elle seule le problème. Mais comment résoudre les
problèmes de pénurie médicale, tout en réduisant les coûts ? Comme d’autres pays commencent à le
faire, il est essentiel de rechercher des méthodes permettant de résoudre ce problème de pénurie
tout en réduisant les coûts.
Beaupin, A. (2012). "Vers un cadre d'exercice moderne pour la médecine de premier recours." Cahiers De Sante
Publique Et De Protection Sociale (Les) : 61-64.
La réforme du cadre d'exercice de la médecine de premier recours a été annoncée par la Ministre
chargée de la santé, Marisol Touraine. Le présent article vise à attirer l'attention sur quelques points
de vigilance à prendre en compte impérativement comme une attitude de bien-traitance à l'égard des
professionnels de santé, l'importance du cadre juridique des nouvelles structures, l'importance du
statut des professionnels de santé et du financement en intégrant la prévention santé.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Chevaillier, G. (2012). Démographie médicale : Les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), Rennes : EHESP
Pellet, F. et Picard, J. M. (2012). Place d'une consultation infirmière de suivi de patients atteints de maladie
chronique dans les maisons et pôles de santé en France. Quelques éléments de réflexion et
perspectives tirés d'une enquête (09/2011). Les Vans Unité transversale d’éducation et de promotion
de la santé du Pays des Vans : 96 + annexes, tabl., fig.
Cette étude avait pour but de connaître, par le biais d'une enquête comment les médecins
généralistes et les infirmier(e)s se représentaient la consultation infirmière dans les maisons et pôles
de santé. Elle s’est surtout centrée sur les consultations en lien avec la prévention, la santé publique,
l’éducation thérapeutique et l’éducation pour la santé qui s’appuient sur le rôle propre de
l’infirmier(e). Cet état des lieux comportait, entre autres, une évaluation de la place accordée à une
démarche de soins basée sur la classification internationale des diagnostics, interventions et résultats
de soins infirmiers, aux représentations de l’éducation et de la santé, mais aussi à la place attribuée
aux concepts de santé, d’éducation et aux théories infirmières.
Vaysette, P. (2012). "Pôles de santé pour le premier recours." Reseaux Sante & Territoire(45) : 16-23.
Moins visibles que les maisons de santé, les pôles de santé connaissent également un essor. Pôles de
santé et maisons de santé sont souvent imbriqués, les deux ayant comme fil conducteur la
constitution d’équipes de soins de premier recours et associant plusieurs catégories de professionnels
de santé, avec un objectif de coordination. Les pôles de santé sont parfois à l’origine de création de
maisons de santé et vice versa.
2011
Anger, E. et Gimbert, V. (2011). "Quelles opportunités pour l'offre de soins de demain ? (volet 1). Les
coopérations entre professionnels de santé." Note D'Analyse (La) (254) : 11, graph.
[Link]
À quoi ressemblera l'offre de santé en France dans vingt ans ? Les défis sanitaires sont nombreux :
hausse des maladies chroniques, vieillissement de la population, évolution de la démographie
médicale, etc. Pour y répondre, deux leviers d'action sont disponibles. D'une part, la télésanté, ou
production de soins à distance. D'autre part, la coopération entre professionnels de santé, grâce à
laquelle personnels médicaux et paramédicaux peuvent développer de nouveaux modes d'exercice
collectif et opérer entre eux des transferts d'activité afin d'optimiser la production de soins. En France,
ces démarches sont encore marginales, notamment dans le secteur ambulatoire, car elles nécessitent
de faire évoluer certains principes d'exercice libéral. Dans d'autres pays, les coopérations sont très
développées dans le champ des soins primaires, mobilisant surtout médecins généralistes et infirmiers
sur l'accès aux soins courants et sur la qualité de prise en charge des pathologies chroniques. Cette
évolution requiert une politique volontariste de soutien aux structures pluridisciplinaires et la
reconnaissance juridique des nouvelles compétences acquises. L'essor des coopérations en France,
gage d'un renforcement du secteur ambulatoire, permettrait, sous certaines conditions, de mieux
adapter l'offre aux besoins des patients et d'améliorer l'efficience du système de santé en réduisant le
poids des dépenses hospitalières.
Aynaud, O. et Picard, D. (2011). "Le statut de médecin par rapport aux autres professions libérales : point de
vue." Revue Francaise Des Affaires Sociales(2-3) : 311-321.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE l8JsCR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Le médecin libéral
est-il un professionnel libéral comme les autres ? Au contraire, l'activité médicale libérale a-t-elle un
statut juridique, social et fiscal particulier par rapport aux autres professions libérales ? Pour répondre
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 151 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
à ces questions, il faut commencer par identifier les règles transversales communes et spécifiques.
Bras, P. L. (2011). "Peut-on réformer l'organisation des soins de premier recours ?" Seve : Les Tribunes De La
Sante(30) : 113-126.
Le système de soins de premier recours est confronté, en France, à un double défi : d'une part la
diminution prévisible du temps médical, d'autre part la nécessité d'enrichir le contenu des prises en
charge, notamment des patients chroniques. L'externalisation de certaines fonctions (éducation
thérapeutique, accompagnement des patients) en dehors des cabinets de médecine générale en
constituant en leur sein des équipes composées de médecins et d'infirmières. Les conditions en
matière de définition des fonctions, de formation ou de modes de rémunération sont loin d'être
réunies pour que ce mode d'organisation puisse s'implanter en France. Il faut donc envisager une
action volontariste des pouvoirs publics : financer les infirmières qui souhaiteraient travailler au sein
des cabinets de médecine générale volontaires pour ce nouveau mode d'exercice.
Chami, J. c. et Fablet, D. c. (2011). Professionnels de santé et analyse des pratiques, Paris : L'Harmattan
Voici le onzième ouvrage collectif sur l'analyse des pratiques professionnelles, consacré celui-là aux
professionnels de santé. Il vise à explorer diverses professions concernées : médecins, infirmiers,
psychologues. Quel rôle joue aujourd'hui l'analyse des pratiques dans la formation initiale et continue
de ces professions ? L'investigation s'est portée sur ces catégories professionnelles qui subissent des
évolutions croissantes, mais aussi sur la diversité des champs d'exercice : pratiques libérales,
hospitalières, mixtes (4e de couverture).
Ginon, A. S. (2011). "Prix, marché et liberté tarifaire en médecine." Journal D'economie Medicale 29(5) : 204-
215.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xkJrHp. Diffusion soumise à autorisation]. Le développement
d'un vaste espace de liberté tarifaire, à partir de la création du double secteur tarifaire en 1980, a
réhabilité le rôle du prix dans l'échange médical. Cette évolution significative fait levier aux valeurs
libérales de la médecine et modifie la hiérarchie des valeurs à l'oeuvre dans l'éthique médicale. Elle
conduit à accélérer les inégalités d'accès aux soins tout en activant des dépenses publiques nouvelles.
Huard, P. et Schaller, P. (2011). "Innovation organisationnelle et prise en charge des maladies chroniques. 1. La
coopération entre partenaires distants." Pratiques Et Organisation Des Soins(2) : 111-118.
[Link]
[BDSP. Notice produite par CNAMTS GqR0xpGr. Diffusion soumise à autorisation]. L'amélioration de la
prise en charge des maladies chroniques exige plus de coopération et de coordination de la part des
intervenants. De nombreuses initiatives cherchent à faire progresser l'intégration des soins, mais se
heurtent aux distances qui séparent les professionnels. L'article s'efforce de définir les différentes
formes de distances qui sont à l'origine de ces difficultés. Il s'intéresse ensuite aux mesures
susceptibles de les réduire. Il analyse enfin les processus dynamiques permettant aux dispositifs
innovants de se développer et de constituer de nouvelles références utiles pour orienter l'évolution du
système sanitaire.
Swan, C. (2011). "Les Sisa : un nouveau mode d'exercice en libéral." Reseaux Sante & Territoire(40) : 22-23.
L'expérimentation sur les nouveaux modes de rémunération (eNMR) doit permettre de développer de
nouveaux modes d'exercice pour la médecine libérale en France et favoriser l'exercice en commun.
Pour répondre à cette nouvelle donne, les parlementaires ont prévu la création des Sisa (Sociétés
interprofessionnelles de soins ambulatoires). Alors que les décrets d’application sont attendus, cet
article propose un point sur les nouvelles dispositions législatives relatives aux Sisa.
2010
Gimbert, V. et Lemoine, S. (2010). "Médecine de ville : quelles nouvelles pratiques pour quels gains d'efficience
?" Note D'Analyse (La) (204) : 11.
Dans un contexte marqué par l’importance croissante des maladies chroniques, par la modification
des attentes des patients et des nouvelles générations de médecins, et par des tensions accrues sur
les finances sociales, la régulation des dépenses en médecine de ville est au cœur des enjeux. Elle
implique avant tout un encadrement équilibré des pratiques des professionnels de santé. Par ailleurs,
on constate que l’assurance maladie se positionne de plus en plus comme un accompagnateur pour le
professionnel de santé, mais aussi pour le patient. Cela pose la question des modalités de coopération
optimales entre assureurs (public et privé) et professionnels. Enfin, la réorganisation de l’offre de soins
elle-même peut permettre d’accroitre l’efficience globale des dépenses de santé, comme en
témoignent plusieurs expérimentations à l’étranger. Il conviendrait alors d’examiner dans quelle
mesure elles peuvent nourrir les réflexions sur l’avenir du système français en matière de médecine de
ville.
Legmann, M. (2010). Définition d'un nouveau modèle de la médecine libérale. Paris La documentation
Française : 46, graph., annexes.
[Link]
Le Docteur Michel Legmann, Président du Conseil national de l'Ordre des médecins, a été chargé par le
Président de la République de mener une réflexion concernant la définition d'un nouveau modèle de
la médecine libérale qui prenne en compte les aspirations des futurs médecins et permette de
répondre de façon plus efficiente à la demande de soins de la population. La mission présente un état
des lieux de l'exercice de la médecine en France qui confirme la crise profonde que connaît la
médecine libérale : vieillissement des médecins en exercice, manque d'attractivité de l'activité
libérale, baisse inéluctable des effectifs médicaux dans les dix prochaines années compte tenu de
l'évolution à la baisse du numerus clausus de 1972 à 1999, etc. Sur cette base, la mission propose un
certain nombre de mesures qui s'articulent autour de trois axes : la formation, initiale et continue,
l'installation et les conditions d'exercice.
2009
Baudier, F., et al. (2009). "Les maisons de santé : une solution d'avenir." Sante Publique 21(4) : 111.
[BDSP. Notice produite par EHESP kBBoR0x9. Diffusion soumise à autorisation]. Ce numéro spécial de
la revue Santé publique a été réalisé à la suite d'un colloque national organisé à Besançon, en juin
2008. La première contribution développe une vision à la fois historique et prospective. Elle fournit de
solides repères dans un paysage complexe, plein d'évolution en matière de santé et de protection
sociale. L'approche originale promue par certaines collectivités, en particulier au sein des conseils
régionaux, permet ensuite de comprendre les enjeux politiques et organisationnels sous-jacents. De ce
point de vue, l'aménagement du territoire est certainement une dimension essentielle à prendre en
compte. Le regard porté sur les expériences étrangères est instructif. Il vient d'Europe ou du continent
américain (Québec). La Belgique trace, par exemple, une voie originale ; elle est rapportée avec
humour. La situation des centres de santé français, proche des maisons médicales belges, pose, quant
à elle, la question de structures pionnières et de leur pérennité. La plupart des maisons de santé sont
très récentes. Les professionnels qui y travaillent réfléchissent à la pertinence de leurs nouveaux
modes d'organisation, se remettent en question, dialoguent avec les élus, les patients, les
institutions... Ce sont des projets en construction comme le témoignent les premiers travaux français
présentés dans cette publication. Ils sont certes encore limités, mais donnent des pistes de réflexion et
d'amélioration déjà intéressantes. Enfin, des recommandations émanant d'un séminaire national
ayant réuni près d'une centaine de personnes, acteurs engagés dans la réussite des maisons de santé,
fournissent des perspectives concrètes pour ceux qui souhaitent s'y investir.
Clement, M. C., et al. (2009). "Les maisons de santé : un nouvel équilibre entre accessibilité, continuité des
soins et organisation des médecins libéraux. Premiers résultats de l'évaluation exploratoire des
Maisons de santé de Franche-Comté et de Bourgogne." Sante Publique 21(4) : S79-S90.
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Dang, Han Doan, B., et al. (2009). "Les médecins libéraux en France : opinions à propos de leur exercice
professionnel (hiver 2007 - printemps 2008)." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 49(1) : 98,
ann., stat.
[BDSP. Notice produite par OBRESA 98JER0xo. Diffusion soumise à autorisation]. Cahier publié sous
l'égide et avec le concours de la Confédération des Syndicats Médicaux Français.
Dang, Han Doan, B. et al. (2009). "Les conditions de vie et d'exercice." Cahiers De Sociologie Et De Demographie
Medicales 49(1) : 41-60.
[BDSP. Notice produite par OBRESA nR0xoIsD. Diffusion soumise à autorisation]. Au début de 2008,
sur 10 médecins libéraux, 4 estiment que la qualité de leur exercice professionnel est restée stable ou
s'est améliorée mais 6 sont d'avis qu'elle s'est détériorée peu ou prou. Les enquêtés d'âge
intermédiaire (de 40 à 54 ans) sont les plus pessimistes. La détérioration semble évidente aux deux
tiers de ces quadras alors que la proportion atteint seulement la moitié des jeunes (de moins de 40
ans) et des aînés (âgés de 55 ans et plus). C'est précisément chez les quadras que l'on trouve le plus de
praticiens ayant une forte clientèle. Ainsi, aujourd'hui, l'afflux des patients n'est pas toujours une
bénédiction mais peut être une source de pessimisme ou de morosité. Ce trait est révélateur des
changements qui affectent aujourd'hui l'exercice médical. Il y a la qualité de la pratique
professionnelle mais il y a aussi les conditions de vie matérielle. Sur ce dernier sujet, 43 % des
enquêtés penchent vers la stabilité ou l'amélioration et 54 % ressentent plutôt une dégradation, 3 %
préfèrent l'abstention. Cette perception de la dégradation des conditions de vie matérielle ne vient
pas du manque de patients : de fait, ceux qui se plaignent au début de 2008 du manque de travail ne
sont que 2 % dans le corps médical libéral. Ceci est encore un autre trait révélateur de l'enquête. De
2005 à 2008, il y eut par ailleurs une progression de l'optimisme dans les jugements portant sur les
conditions de vie matérielle. Sur 100 médecins, ceux qui pensent que ces conditions se sont dégradées
étaient 80 en 2005 mais leur proportion s'est abaissée à 54 % trois ans plus tard. De l'autre côté, les
enquêtés estimant que leurs conditions de vie sont restées stables ou se sont améliorées, de 17 % en
2005, atteignent 43 % en 2008. Ce vent d'optimisme souffle surtout du côté des spécialistes. On note
que la période 2005-2008 a été le théâtre d'une augmentation importante des difficultés et problèmes
pour les spécialistes dans les relations avec les patients, l'assurance-maladie, l'hôpital. Ceci n'a donc
aucun impact sur cela. Le chapitre se termine avec la présentation des commentaires des enquêtés. La
plupart des propos viennent des questionnaires à tonalité pessimiste, mais les considérations positives
ne sont pas absentes. (R.A.).
Estryn, Behar, M., et al. (2009). "Influence du travail d'équipe sur la satisfaction professionnelle des médecins.
Résultats de l'enquête SESMAT." Concours Medical 131(1) : 22-25.
[BDSP. Notice produite par ORSRA HomR0x7n. Diffusion soumise à autorisation]. Destinée à compléter
les enquêtes PRESS-NEXT (menées entre 2003 et 2004), l'étude SESMAT - Santé et satisfaction des
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 154 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Holue, C. (2009). "Pôle de santé libéral : une nouvelle organisation territoriale de santé." Concours Medical
131(9) : 304-306, carte.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xqJIBJ. Diffusion soumise à autorisation]. Défini dans le projet de
loi Bachelot, le pôle de santé libéral (PSL) est une organisation pluridisciplinaire de professionnels
volontaires pour coordonner les soins de premier recours, au service de la population d'un bassin de
vie. Des regroupements de professionnels de santé libéraux sont en préparation, notamment dans le
Grand Ouest, avec un objectif prioritaire : le maintien de l'accès aux soins.
Jean, O., et al. (2009). "Activités médicales hors cabinet des médecins généralistes." Sante Publique 21(5) : 453-
464, tabl.
[BDSP. Notice produite par EHESP ACDAR0x9. Diffusion soumise à autorisation]. De nombreux
médecins exercent d'autres activités que l'exercice habituel en cabinet, ici nommées Activités
Médicales Hors Cabinet (AMHC). Le but du travail était d'identifier les médecins qui exerçaient ces
activités, de répertorier et décrire ces AMHC, ainsi que leurs motivations à les exercer, dans un
département de l'Ouest de la France. La population étudiée était celle des médecins généralistes
exerçant à titre libéral dans le département. En étaient exclus les médecins à mode d'exercice
particulier (MEP). 329 réponses ont été relevées (53%). Les hommes déclaraient avoir au moins une
AMHC pour 58% d'entre eux, contre 33% des femmes. Ces activités vont de la médecine
d'établissement à l'enseignement et à l'expertise et sont la plupart du temps sous-tendues par une
formation complémentaire. Elles sont très diverses, tant par l'investissement qu'elles nécessitent que
par leur mode de rémunération. L'exercice de ces activités semble autant répondre aux difficultés de
l'exercice de la médecine générale qu'être limité par celles-ci. Leur pratique pourrait être perturbée
par l'évolution de la démographie médicale.
Juilhard, J. M., et al. (2009). Le bilan des maisons et des pôles de santé et les propositions pour leur
déploiement. Paris Ministère chargé de la santé ; Paris La documentation française : 51.
[Link]
Les maisons de santé proposent une offre libérale de soins de proximité et de suivi aux patients, ainsi
qu'un environnement adapté à une pratique modernisée de l'exercice des professionnels de santé. Le
projet de loi « hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) va renforcer leur rôle en instituant un
schéma régional d'aménagement de l'offre de soins ambulatoires en partie fondé sur l'implantation de
ces structures dans les territoires. Ce rapport fait le bilan de ces maisons, pôles et centres de santé, les
recense, étudie leur organisation, leur fonctionnement. Il constate un besoin de sécurisation juridique
et financière pour ces nouvelles entités. Il propose sept séries de mesures qui visent à faciliter
l'émergence d'un dispositif de soins de premier recours en zone rurale et péri-urbaine : identification
d'un cadre pour les exercices pluri professionnels ; adoption d'un nouveau cadre juridique ; promotion
de nouveaux modes de financement ; accompagnement des professionnels ; inscription dans une
logique d'engagements réciproques entre autorités publiques et professionnels de santé ; réponse aux
attentes ; identification de ces structures comme des lieux de formation pluri professionnelle
privilégiés. Le rapport conclut en alertant les pouvoirs publics et l'université sur l'importance à donner
à la formation et à la recherche.
2008
Dang, Han Doan, B., et al. (2008). "Médecins et pratiques médicale en France 1967 - 1977 - 2007. Les modes
d'exercice." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 48(4) : 472-488.
[BDSP. Notice produite par OBRESA EDolR0xE. Diffusion soumise à autorisation]. En 2007, sur 100
médecins en activité, 60 exercent leur art en clientèle privée (à titre libéral), 19 travaillent dans un
Centre Hospitalier Universitaire, 23 dans un établissement non universitaire, 19 encore pratiquent
dans un centre de santé (ou structure similaire), 6 se consacrent au contrôle ou à l'expertise médicale.
En outre, 17 exercent une autre activité de nature médicale, 11 travaillent dans les domaines non
médicaux et 4 ne donnent pas de réponse. L'ensemble dépasse les 100 % parce que certains ont
plusieurs modes d'exercice. Le multi-exercice est néanmoins en voie de diminution. La proportion des
médecins ayant plusieurs cadres de pratique s'élevait à 58 % en 1977 mais elle n'est plus que 47 %
trois décennies plus tard. L'importance numérique des modes d'exercice au sein du corps médical
subit des variations dans le temps. Entre 1977 et 2007, si l'on inclut dans chaque exercice tous les
médecins qui le pratiquent peu ou prou, on constate qu'à part les hôpitaux non universitaires, tous
ont marqué une réduction. Cette dernière tire sa source du recul général des activités d'appoint en
faveur du mono-exercice. La progression du mono-exercice, ou exercice à titre exclusif, est
spectaculaire dans les établissements d'hospitalisation non universitaires : 12 % du personnel médical
de ces établissements y travaillaient à titre exclusif en 1977 mais leur proportion est de 36% trois
décennies après. Le mono-exercice connaît aussi une forte expansion (de 26 % à 46 % en 30 ans) dans
les centres de santé, lieux pourtant réputés privilégiés des vacations d'appoint. On peut citer aussi les
CHU : aujourd'hui, le tiers de leur personnel médical y travaille à titre exclusif, contre moins d'un
cinquième en 1977. Tout comme les structures professionnelles, les structures démographiques
accusent des changements durant les dernières décennies. Toutefois, les processus démographiques
sont de nature lente. Le boom des diplômes médicaux a débuté vers le milieu des années 70 mais
aujourd'hui on assiste surtout à une forte expansion des médecins âgés de 40 à 54 ans. Le groupe des
aînés (55 ans et plus) ne verra son boom que vers 2015-2020. Par ailleurs, cette marche vers le
vieillissement varie d'un mode d'exercice à l'autre. Le fait procède en partie des changements
d'exercice en cours de carrière mais surtout de l'afflux différentiel des jeunes diplômés, ces derniers
choisissant en grand nombre dès le départ certains exercices et en délaissant d'autres. C'est la
moindre attirance des jeunes pendant les dernières décennies qui explique le vieillissement rapide de
la médecine libérale : en 1977, plus du tiers des médecins libéraux avaient moins de 40 ans, mais leur
proportion s'est réduite à 1 sur 7 trente ans plus tard. Cette proportion de 1 jeune sur 7 est observée
maintenant aussi parmi les médecins des centres de santé. Dans la médecine hospitalière, elle est plus
élevée. (Résumé d'auteur).
Les sites ou maisons de santé interprofessionnelles sont présentés par les pouvoirs publics comme la
solution pour les secteurs déficitaires. De façon plus générale, ce concept dépasse largement ces
zones pour devenir une forme de l'offre de soins. La coexistence de différents professionnels de santé,
voire de travailleurs sociaux, au sein d’une même structure a conduit les conseils départementaux et
régionaux de l'Ordre mais aussi les URML à questionner le Conseil national de l'Ordre des médecins
sur leur compatibilité avec nos principes déontologiques et les règles édictées dans le code de
déontologie médicale. C’est à ces questions que le Conseil national de l'Ordre des médecins s'efforce
aujourd’hui de répondre (extrait de l'intro.)
2007
(2007). Les maisons de santé en Franche-Comté : présentation et évaluation de leur activité. Besançon URCAM
: 11, carte, tabl.
Depuis quelques années, l’Union régionale des caisses d’assurance maladie (URCAM) de Franche-
Comté et ses partenaires (dont le Conseil régional de Franche-Comté), accompagnent dans le cadre du
Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (FAQSV) et de la Mission régionale de santé (URCAM/ARH),
les projets de maisons de santé émergeant dans la région, encore appelées Maisons médicales
pluridisciplinaires (MMP). En effet, plusieurs facteurs liés notamment au système de santé français
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
incitent à développer ce type de structures. Les enjeux sont multiples, qu’ils soient démographiques
ou sociologiques, liés à l’accessibilité aux soins ou encore en termes de progrès technologiques. Les
maisons de santé peuvent constituer une solution à la désertification médicale de certaines zones
rurales ou urbaines sensibles. Dans une récente enquête, parmi les différentes mesures évoquées
pour que les jeunes médecins exercent dans les zones sous médicalisées, ces derniers ont considéré à
93% que la mise en place des maisons de professionnels de santé était une initiative convaincante.
Aulagnier, M., et al. (2007). "L'exercice de la médecine générale libérale : premiers résultats d'un panel dans
cinq régions françaises." Etudes et Resultats (Drees) (610) : 8, graph., tabl.
[Link]
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE R0xVfJZ4. Diffusion soumise à autorisation]. Les médecins
généralistes libéraux déclarent des durées de travail hebdomadaires comprises entre 55 et 59 heures,
gardes et astreintes comprises, selon les régions du panel. Les activités en dehors du cabinet médical
sont plus fréquentes dans les régions les plus rurales. Pour ceux qui exercent en groupe, pratique
rencontrée plutôt chez les jeunes médecins, cette durée moyenne est inférieure de deux à quatre
heures. Au total, un praticien sur deux se déclare désireux de réduire sa durée de travail
hebdomadaire, d'un volume de 12 heures environ. Globalement, trois médecins sur quatre déclarent
être satisfaits de leur activité professionnelle. Cette satisfaction décroît notamment avec l'âge et la
durée de travail, elle augmente avec le volume d'activité et l'exercice en secteur 2.
Dang, Han Doan, B., et al. (2007). "Les professions libérales et la création d'emploi : enquête effectuée au
printemps 2006 à la demande et sous l'égide de l'Union Nationale des Professions Libérales." Cahiers
De Sociologie Et De Demographie Medicales 47(1) : 3-89.
[BDSP. Notice produite par OBRESA lvR0xp87. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article présente
les résultats d'une enquête par questionnaire, effectuée le 2 mars 2006 par voie postale, auprès d'un
échantillon de 8 professions libérales : agents généraux d'assurance, architectes, avocats, biologistes
(directeurs de laboratoire d'analyses), chirurgiens-dentistes, experts-comptables, médecins et
notaires. A partir d'un taux de réponse moyen par profession de 34,1%, l'article dresse, dans une
première partie, un panorama comparatif des professions libérales en France. Le 2ème chapitre est
consacré à l'étude de leur mode d'exercice en solo, en association - collaboration ou faisant appel au
salariat. La 3ème partie précise le fonctionnement des sociétés d'exercice professionnel et leurs
potentialités d'embauche liées principalement à l'accroissement de leur clientèle. Le dernier chapitre
évoque le problème des freins à l'embauche. En annexe, 18 tableaux chiffrés viennent compléter le
commentaire.
2005
Barnay, T. et Ulmann, P. (2005). "La médecine de ville : vers de nouvelles règles ?" Cahiers Francais(324) : 66-
71.
Si l'activité des praticiens libéraux continue de reposer sur la Charte de la médecine libérale élaborée
en 1927, les principes qui la sous-tendent sont d'ores et déjà, selon les auteurs, largement dépassés
dans les faits. Cela devrait faciliter l'acceptation des nécessaires changements à opérer dans l'exercice
de la médecine de ville. Les auteurs expliquent aussi que l'inégale répartition territoriale de l'offre de
santé, bientôt aggravée par les départs massifs à la retraite de la génération du baby boom, rendront
indispensable un aménagement de la liberté d'installation reconnue aujourd'hui encore aux médecins
(résumé d'auteur).
Chabrol, A., et al. (2005). "L'exercice en lieux multiples : une nouvelle possibilité pour les médecins." Bulletin De
L'ordre Des Medecins(7) : 8-12.
[BDSP. Notice produite par ORSIF Qu7R0xlc. Diffusion soumise à autorisation]. Depuis mai 2005, les
médecins libéraux peuvent exercer sur plusieurs sites. Une possibilité néanmoins soumise à
conditions. Principaux objectifs de cet assouplissement de l'article 85 du code de déontologie :
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 157 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
ramener les praticiens vers les zones déficitaires sur le plan médical et leur permettre de partager des
plateaux techniques coûteux.
2004
Audric, S. (2004). "L'exercice en groupe des médecins libéraux." Etudes Et Resultats(314) : 12, 19 tabl., 10
graph.
[Link]
Selon une enquête réalisée en 2002 par la Drees et la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnamts),
44 % des médecins libéraux exercent en groupe, tandis que 11 % partagent par ailleurs leurs locaux
avec d'autres professionnels. Le taux d'exercice en groupe varie néanmoins fortement d'une spécialité
à l'autre. La fréquence de l'exercice en groupe est en outre différente selon la région d'exercice et
selon l'âge du médecin. Deux tiers des médecins en groupe exercent dans une Société civile de
moyens (SCM), qui permet de partager équipement, personnel et locaux ainsi que les frais y afférant.
Les honoraires perçus par les médecins en SCM, en Société d'exercice libéral ou en Société de fait sont
supérieurs " toutes choses égales par ailleurs " à ceux perçus dans un autre cadre. Les médecins en
groupe emploient par ailleurs plus souvent des salariés, même si le nombre de salariés par associé est
plus faible que celui observé chez les médecins n'exerçant pas en groupe.
Grenier, A. (2004). "Exercice groupé et réseaux de santé. La pratique de la médecine libérale sort de
l'isolement." Actualite Et Dossier En Sante Publique(49) : 72-74.
[BDSP. Notice produite par ENSP 7kynWR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux et les
cabinets de groupe présentent de nombreux avantages pour l'organisation de la médecine libérale. Ils
doivent cependant être encouragés et accompagnés, c'est la tâche que s'est fixée l'URML d'Ile-de-
France.
Jeannet, A. et Vienne, P. (2004). Etude des actions à mener pour favoriser le regroupement des professionnels
de santé exerçant en libéral. Rapport IGAS ; 2004 044. Paris IGAS : 78 + annexes, tabl.
Ce rapport identifie l'ensemble des obstacles et des freins au développement effectif des modes
d4exercice plus collectifs de la médecine libérale, tenant à la réglementation actuelle et aux conditions
économiques d'exercice, et propose des mesures concrètes pour y parvenir.
2003
Allemand, H., et al. (2003). "Les difficultés dans l'exercice professionnel." Cahiers De Sociologie Et De
Demographie Medicales 43(3) : 582-592, tabl., stat.
[BDSP. Notice produite par ORSMIP DR0xqU8l. Diffusion soumise à autorisation]. Les résultats
présentés dans cet article concernent les difficultés dans l'exercice professionnel des médecins
libéraux de la région Ile-de-France. Ces résultats proviennent de l'enquête réalisée de décembre 2002
à mars 2003. Dans l'enquête, quatre types de difficultés sont énumérées : les difficultés de nature
financière, celles de nature relationnelle, celles spécifiques à l'Ile de France et enfin celles relatives à
l'organisation du système de santé. La difficulté la plus souvent éprouvée est la lourdeur des charges.
Bouet, P., et al. (2003). Liberté d'installation, liberté d'exercice : quelle médecine pour quels médecins ? Paris
CNOM : 46, graph.
[Link]
medecins/4989091/
Ce rapport de la Commission nationale permanente a été adopté lors des Assises du Conseil national
de l'Ordre des médecins du 14 juin 2003. Les auteurs se sont interrogés sur l'évolution de l'installation
des médecins, notamment des problèmes à venir et des possibilités d'y remédier. En premier lieu, le
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 158 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
document fait le point sur l'installation professionnelle actuelle des jeunes médecins : qui sont les
nouveaux installés, où vont-ils, quelles sont leurs aspirations. Celui-ci analyse ensuite les facteurs
influençant la future installation professionnelle des étudiants durant la période des études médicales,
puis décrit les caractéristiques des médecins installés. Il aborde également la question de la migration
des médecins dans les pays européens. La réflexion se poursuit sur les besoins de la population et les
priorités de santé publique, pour se demander s'il est possible de déterminer les besoins en médecins.
Après avoir exposé le bilan de la situation, les difficultés actuelles et à venir, les outils à la disposition
des pouvoirs publics, et élabore des propositions d'orientation du métier de médecin en termes de
compétence et de mode d'organisation des soins et des professionnels.
2001
(2001). Enquête sur les conditions d'exercice des médecins libéraux d'Ile-de-France. Paris URML : 33, 34 graph.
Se basant sur les résultats d'une enquête réalisée auprès d'un échantillon représentatif de médecins
exerçant en Ile-de-France, cette étude explore les conditions d'exercice des médecins libéraux dans
cette région. Cette enquête permet notamment de distinguer les particularités de l'exercice des
femmes médecins, particulièrement en matière de choix du lieu d'exercice, d'âge moyen, de
spécialisation, de sécurité, d'activités salariées, de pratique des gardes, etc. Ce document est
disponible sur le site de l'Urml :
[Link]
2000
Fostier, R., et al. (2000). De l'exercice médical libéral, Nancy : ALN Editions
Cet ouvrage collectif, réalisé avec le partenariat des laboratoires Beaufour Ipsen Pharma, a pour
objectif de cerner en l'an 2000 les règles réactualisées des modalités de l'exercice médical libéral :
principes fondamentaux de l'installation ; gestion quotidienne du cabinet médical libéral ; outils de
communication ; assurances personnelles et professionnelles ; difficultés de la responsabilité médicale
; importance des prélèvements obligatoires.
Haehnel, P., et al. (2000). "Lieux et modes d'exercice." Actualite Et Dossier En Sante Publique(32) : 33-47, tabl.
[BDSP. Notice produite par ENSP R0xU7m66. Diffusion soumise à autorisation]. Durant la dernière
décennie, les conditions d'exercice des médecins libéraux se sont profondément modifiées. Par
ailleurs, si l'exercice médical en cabinet de ville est toujours vivace et joue un rôle essentiel pour la
population dans l'offre de soins, il semble laisser de plus en plus de place à une pratique médicale au
sein d'organismes publics ou privés. Qu'il s'agisse de prévention (médecin du travail, de PMI ou
médecin scolaire) ou de soins (praticiens hospitaliers) cette pratique médicale reflète une grande
variété de statuts, y compris au sein d'un même organisme.
Site de l’Irdes
Les professions médicales : sociologie et délégation de soins ;
Les politiques de lutte contre la désertification.
2021
Charpigny, M., Hada, S., Vitalis, E., et al. (2021). "Infirmières en pratique avancée (IPA)." Cahiers De Sante
Publique Et De Protection Sociale (Les) (36) : 8.
[Link]
5-ans-apres-la-loi
Gilles de La Londe, J., Afrite, A. et Mousques, J. (2021). "La coopération entre médecins généralistes et
infirmières améliore le suivi des patients diabétiques. L’impact du dispositif Asalée." Questions D'Economie de
la Sante (Irdes) (264) : 1-8.
[Link]
[Link]
Isaac-Sibille, C. (2021). L'organisation des professions de santé : quelle vision dans dix ans et comment y
parvenir ? Paris Assemblée Nationale : 98.
[Link]
La présente mission d’information émane d’une profonde volonté, partagée par l’ensemble des
acteurs, de faire évoluer l’organisation du système de santé français, avec l’objectif d’améliorer l’accès
aux soins et d’enrichir les missions et les carrières des professionnels paramédicaux. Cette volonté est
aussi partagée sur de nombreux bancs de l’Assemblée nationale mais peine à se concrétiser.
Récemment, les réflexions se sont concentrées sur l’opportunité ou non de créer une profession de
santé intermédiaire pour apporter une réponse aux tensions portant sur la démographie médicale et
aux besoins croissants en personnels médicaux hospitaliers.
2020
Loussouarn, C., Franc, C., Videau, Y., et al. (2020). "Can General Practitioners Be More Productive? The Impact
of Teamwork and Cooperation with Nurses on GP Activities." Health Economics On line: 19.
[Link]
promoted the vertical integration of and teamwork between GPs and nurses. This pilot experiment
relied on the staffing and training of nurses; skill mixing, including the authorization to shift tasks from
GPs to nurses; and new remuneration schemes. This article evaluates the overall impact of this pilot
experiment over the period 2010–2017 on GP activities based on the following indicators: number of
working days, patients seen at least once, patients registered, and visits delivered. We control for
endogeneity and reduce selection bias by using a case-control design combining coarsened exact
matching and difference-in-differences estimates on panel data. We find a small positive impact on
the number of GP working days (+1.2%) following enrollment and a more pronounced effect on the
number of patients seen (+7.55%) or registered (+6.87%). However, we find no effect on the number
of office and home visits. In this context, cooperation and teamwork between GPs and nurses seem to
improve access to care for patients.
2018
Chanu, A., Caron, A., Ficheur, G., et al. (2018). "Préférences des médecins généralistes libéraux en France
métropolitaine quant à la délégation des tâches médico-administratives aux secrétaires assistant (e) s médico-
social (e) s : étude en analyse conjointe." Revue D'Epidemiologie et de Sante Publique 66(3) : 171-180.
[BDSP. Notice produite par ORSRA EH88oR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Position du problème
: Le cabinet d'un médecin généraliste est une entreprise où la délégation des tâches est une
composante essentielle à l'amélioration de la qualité et des performances du travail. Objectif : Classer
les préférences des médecins généralistes quant à la délégation des tâches médico-administratives
aux secrétaires assistant (e) s médico-social (e) s. Méthode : La révélation de ces préférences a été
faite par analyse conjointe auprès d'un échantillon aléatoire de 175 médecins généralistes en activité
en France métropolitaine. Dix scénarios ont été construits à partir de sept attributs : formation des
secrétaires médicales, aide logistique pendant la consultation, délégation de la gestion du planning,
des dossiers médicaux, de la comptabilité, de l'entretien, et prise d'initiative au téléphone. Un plan
factoriel a été utilisé pour réduire le nombre de scénarios. Les variables sociodémographiques des
médecins ont été collectées. Résultats : Cent trois médecins ont répondu et l'analyse portait sur 90
répondants respectant l'hypothèse de transitivité des préférences. La difficulté ressentie était de 2,8
sur 5. Les taux élevés de répondants (59% ; IC 95% [51,7-66,3]) et de transitivité (87,5% ; IC 95% [81,1-
93,9]) montraient l'intérêt des médecins pour cette thématique. La délégation de la gestion du
planning (OR=2,91 ; IC 95% [2,40-13,52]) et des dossiers médicaux (OR=1,88 ; IC 95% [1,56-2,27])
étaient les deux attributs les plus importants pour les médecins. Seule l'aide logistique n'était pas un
critère pris en compte significativement pour le choix de secrétaire. Conclusion : Il s'agit d'une
première étude s'intéressant aux choix des médecins généralistes en matière de délégation de tâches.
Elle permet de mieux comprendre les déterminants de leurs choix à déléguer certaines tâches ou non ;
elle va dans le sens d'une volonté de diminution de tâches annexes pour les médecins au profit d'un
temps "médical" et de formation plus important ainsi que vers un élargissement du champ de
compétences des secrétaires pouvant passer par l'émergence d'une nouvelle fonction : "assistante
médicale".
2017
Arsif (2017). Coopérations entre professionnels de santé : Bilan de cinq ans de mise en oeuvre du dispositif en
Ile-de-France. Paris ARSIF : 80, tab.
Ce bilan de la coopération des professionnels de santé a été est réalisé à partir de données
quantitatives, issues du suivi de l’instruction des dossiers par l’ARS Île-de-France, et de données
qualitatives collectées auprès de personnes participant à la mise en œuvre du dispositif. Les principaux
résultats montrent des aspects positifs avec une satisfaction des patients et des professionnels
impliqués, un intérêt pour le dispositif permettant de répondre à des problématiques de soins et d’en
tirer des bénéfices pour tous les acteurs. Ils montrent également des difficultés et des limites. Elles
sont relatives aux délais d’instruction longs (en moyenne 25 mois pour les protocoles autorisés), au
financement, à l’organisation et la valorisation des professionnels, aux dispositions législatives et
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 161 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Baud, C., et al. (2017). Organisations territoriales au service de la coordination. Tome 1 : Construction de
dispositifs d'appui à la coordination des situations complexes, Paris : ANAP
[BDSP. Notice produite par EHESP HGR0xmpm. Diffusion soumise à autorisation]. L'un des défis à
relever par les acteurs du système de santé est de structurer des organisations du parcours de santé
mieux coordonnées et pluri professionnelles, en particulier pour les situations complexes. Ce
document, qui s'adresse principalement aux acteurs de la coordination sur les territoires, est une aide
à la construction de dispositifs d'appui à la coordination des situations complexes. Il traite, à partir des
retours d'expériences des cinq projets Territoire de soins numérique (TSN), des sujets clés, des points
de vigilance et des questions à se poser pour construire un dispositif d'appui à la coordination de type
Plateforme territoriale d'appui (PTA). Pour rappel, Territoire de soins numérique (TSN) est un
programme doté d'un budget de 80 millions d'euros dans le cadre du PIA (Programme
d'investissement d'avenir) sur la période 2014-2017. Il a pour objectifs de faire émerger dans des
territoires pilotes, avec la mobilisation de l'ensemble des acteurs de l'offre de soins et l'appui des
industriels, des organisations innovantes de prises en charge des patients appuyées par un bouquet de
services intégrés et utilisés au quotidien par les professionnels et les patients. Ces organisations ont
pour objet d'améliorer la coordination des prises en charge. Suite à un appel à projet, 5 régions ont
été sélectionnées en septembre 2014 par un comité d'experts indépendants : - Aquitaine : XL ENS
(Landes espace numérique de santé) - Bourgogne : E-TICSS (Territoire innovant coordonné santé
social) - Île-de-France : TERR-ESANTE ("Le numérique au service de la santé en métropole du Grand-
Paris") - Océan Indien : OIIS (Océan Indien Innovation Santé) - Rhône-Alpes : PASCALINE (Parcours de
santé coordonné et accès à l'innovation numérique). Par ailleurs, TSN est un laboratoire pour tester le
modèle de plateforme territoriale d'appui à la coordination des parcours de santé (art. 74 de la loi de
modernisation du système de santé) et déterminer les outils numériques qui peuvent contribuer à son
développement.
d'Elbee, M., et al. (2017). "Cooperation according to French Law "hospital, patients, health and territories":
Pharmacists' involvement in Aquitaine region." Rev Epidemiol Sante Publique 65(3) : 231-239.
BACKGROUND: In 2009, the French Act "Hospital, Patients, Health and Territories" (loi "Hopital,
Patients, Sante et Territoires") reorganized the outpatient care pathway and defined missions aimed
at improving cooperation between pharmaceutical and medical professionals. Five years later, we
conducted a survey among community pharmacists in order to assess the appropriation of these
missions and the way cooperation was implemented. We also aimed to investigate factors that could
hamper or ease the development of these activities in order to identify actions needed to improve
pharmacists' involvement. METHODS: In partnership with the local health authorities "Agence
regionale de sante", we conducted a survey via an online questionnaire sent to pharmacy holders in
July 2014 in Aquitaine region. Information was collected about the pharmacies, involvement in
collaborative activities, and barriers to cooperation. RESULTS: Overall, 20% (249) of pharmacists
responded to the survey. They owned predominantly rural pharmacies (46%) or neighborhood
pharmacies (41%), with two pharmacists per pharmacy (48%). Regarding collaborative activities, the
majority of pharmacists (78%) had conducted interviews with their patients taking vitamin K
antagonist therapy and they were willing to continue (87%). The implication was less common
concerning other actions such as referent pharmacist for nursing homes (19%) or activities relating to
therapeutic educational programs for patients with chronic conditions (34%). The vast majority of
respondents (85%) were not aware of opportunities to become a correspondent pharmacist. The main
obstacles for engaging in these activities were the lack of time, lack of knowledge about these
missions and the lack of remuneration. We identified differences in pharmacists' involvement in
collaborative activities depending on selected characteristics of the pharmacies. CONCLUSION: The
findings of this survey underlined pharmacists' acceptance of these missions and suggest that better
information and appropriate remuneration could enhance commitment. Recent changes in the legal
framework (establishment of "pharmaceutical fees", extension of the scope of pharmaceutical
interviews) enable funding for collaborative practices between medical practitioners and pharmacists,
thus encouraging better coordination in the patient care pathway.
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 162 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
D'Elbee, M., et al. (2017). "Missions de coopération introduites par la loi "hôpital, patients, santé et territoires"
: participation des pharmaciens d'officine en Aquitaine." Revue D'Epidemiologie et de Sante Publique 65(3) :
231-239.
[BDSP. Notice produite par ORSRA q8R0xr7I. Diffusion soumise à autorisation]. Position du problème :
La loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" de 2009 a confié aux pharmaciens d'officine des missions
axées sur la coopération interprofessionnelle dans le cadre du parcours de soins du patient. Cinq ans
après cette loi, nous avons souhaité étudier les conditions de mise en oeuvre de ces missions en
Aquitaine. L'objectif était de faire un état des lieux des coopérations en place et d'identifier des freins
et des facteurs facilitant, afin de proposer des actions pour améliorer l'engagement dans ces missions.
Méthodes : Une enquête par auto-questionnaire a été conduite avec l'aide de l'Agence régionale de
santé Aquitaine auprès des pharmaciens titulaires d'officine en juillet 2014. Les informations
recueillies portaient sur les caractéristiques de l'officine, la participation aux différentes missions et les
raisons de non-participation. Résultats : Au total, 20% des pharmaciens d'Aquitaine, soit 249, ont
répondu à notre enquête. Il s'agissait d'officines majoritairement rurales (46%) ou de quartier (41%),
possédant deux pharmaciens (48%). La majorité des pharmaciens (78%) avaient réalisé des entretiens
pharmaceutiques avec les patients traités par antivitamine K et se disaient prêts à continuer (87%).
L'implication était moins fréquente pour la fonction de pharmacien référent (19%) et les programmes
d'éducation thérapeutique du patient (34%). La fonction de pharmacien correspondant restait
méconnue pour une grande partie des pharmaciens (85%). Les principaux freins à l'engagement dans
ces activités de coopération étaient le manque de temps, la méconnaissance de ces missions et
l'absence de rémunération. L'implication des pharmaciens dans les missions différait selon les
caractéristiques de l'officine : les pharmacies rurales avec deux ou trois pharmaciens étaient plus
souvent impliquées. Conclusion : Les résultats de cette enquête montrent la capacité d'engagement
des pharmaciens dans ces missions et suggèrent qu'une meilleure diffusion de l'information et la
reconnaissance par une rémunération faciliteraient leur implication. La mise en place des honoraires
pharmaceutiques et l'élargissement de la population cible des entretiens pharmaceutiques
contribuent à l'évolution des activités réalisées à l'officine et au renforcement de l'engagement du
pharmacien comme acteur du parcours de soins du patient.
Haute Autorité de Santé. (2015). Améliorer la coordination entre le médecin généraliste et les différents
acteurs de soins dans la prise en charge des troubles mentaux. Note de cadrage. Saint-Denis HAS : 15.
[Link]
et-les-differents-acteurs-de-soins-dans-la-prise-en-charge-des-troubles-mentaux-note-de-cadrage
La finalité du projet « Améliorer la coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs
de soins dans la prise en charge des troubles mentaux » est d’améliorer les prises en charge et le suivi
des patients présentant des troubles mentaux par la promotion d’une meilleure coordination entre le
médecin généraliste et les différents acteurs de soins. La contribution de la HAS consistera à identifier
des dispositifs de coordination éprouvés, pertinents pour les professionnels, répondant aux attentes
des patients et de leur entourage, et à les promouvoir. Ce projet s’inscrit dans le programme
pluriannuel de la HAS relatif à la psychiatrie et à la santé mentale. Le projet est décliné en deux volets :
Volet 1 : rapport « socle de connaissances » dont l’objectif est de mettre à disposition des acteurs
professionnels, institutionnels et usagers l’état des lieux des pratiques et la synthèse des données
scientifiques sur la coordination et la communication interprofessionnelles dans la prise en charge des
troubles mentaux. Le second volet exprime des préconisations pour améliorer la coordination et les
échanges d’informations entre professionnels dans la prise en charge des personnes présentant des
troubles mentaux, l’objectif étant de promouvoir les pratiques de coordination entre médecins
généralistes et autres acteurs de soins pour améliorer la prise en charge des patients présentant des
troubles mentaux.
La loi de modernisation de notre système de santé (2016), dans la continuité des précédentes
réformes, fait de la coopération l’outil principal pour relever les défis que pose aujourd’hui le système
de santé. Des problèmes spécifiques comme les déserts médicaux, ou la continuité de prise en charge
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
entre les acteurs sanitaires et les professionnels des secteurs sociaux et médico-sociaux, ne trouveront
de solutions que par le développement de partenariats basés sur des outils et méthodes recensés
dans cet ouvrage. Ce guide pratique permet aux professionnels de la santé de disposer de repères
techniques dans leur action de terrain et aux étudiants de mettre en perspective les problématiques
propres à ce domaine en vue de réussir les concours administratifs. Ils trouveront dans cet ouvrage les
connaissances de base nécessaires pour analyser les grandes problématiques de ce secteur
(notamment sur la gestion des personnels, les détentions d’autorisations d’activité, les GHT…) ainsi
que les définitions essentielles des notions fondamentales.
2016
Le Boeuf, D., et al. (2016). "La coordination : un enjeu infirmier. Dossier." Soins(806) : 19-55.
Participer à l coordination des soins pour la prise en charge globale des personnes fait partie
intégrante des activités infirmières. L'appellation "infirmier coordinateur" (IDEc) est désormais
souvent utilisée, même si elle recouvre des réalités diverses. Cet article fait le point sur le rôle des
infirmiers dans le parcours et la coordination des soins afin d'améliorer la prise en charge des malades.
Sebai, J. (2016). "Une analyse théorique de la coordination dans le domaine des soins : application aux
systèmes de soins coordonnés." Sante Publique 28(2) : 223-234, tabl.
[BDSP. Notice produite par EHESP R0x9D9Bs. Diffusion soumise à autorisation]. Différents enjeux
d'ordre organisationnel, fonctionnel ou structurel ont été à l'origine de la remise en question des
fondements de l'ancien système de soin basé sur une segmentation traditionnelle du marché entre
médecine de ville et médecine hospitalière, entre secteur sanitaire et secteur social et marqué par une
concurrence entre le secteur privé et le secteur public. La reconfiguration actuelle du système de soins
se démarque par de "nouveaux" leviers expliqués par le développement d'une nouvelle
reconfiguration organisationnelle du modèle sanitaire de premiers recours. C'est dans ce contexte que
les structures de soin coordonné (SSC) se sont développées faisant de la coordination la pierre
angulaire des relations entre professionnels pour une prise en charge globale, continue et de qualité.
Notre contribution se propose de souligner les apports de différentes approches théoriques ainsi que
leur contribution dans la compréhension du concept de la coordination dans l'analyse de la spécificité
actuelle du domaine de santé.
2014
HCCAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Paris HCAAM : 24, tabl., fig.
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la ministre des Affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Longtemps envisagé comme une réponse à la diminution
annoncée du temps médical disponible, le développement de la coopération doit être aujourd’hui
abordé en termes de service rendu à la population, l’argument démographique ne valant, compte
tenu des perspectives de la démographie médicale, que de façon localisée et pour certaines
spécialités. Pour le HCAAM, le développement de coopérations propres à structurer la prise en charge
ambulatoire de la population et particulièrement la ligne de premier recours doit être envisagé
comme un élément d’une transformation systémique, requérant la mobilisation simultanée de
différents leviers (formation, reconnaissance professionnelle, organisation, modes de rémunération et
de financement). Le HCAAM estime aussi que les évolutions envisagées sont nécessairement
incrémentales, ce qui suppose qu’une attention particulière soit apportée à l’ordonnancement des
étapes au sein du processus de transformation recherché. La question de savoir s’il convient
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 164 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
HCAAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Annexe 1 : état des lieux des dispositifs
de coopération. Paris HCAAM : 58, tabl., fig.
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la ministre des Affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Cette annexe 1 à l'avis dresse un état des lieux des dispositifs
de coopération en France : médecin traitant, profession d'infirmière, délégation de soins, le
regroupement des professionnels de santé, Asalée...
HCAAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Annexe 2 : Les expressions du HCAAM
sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient. Paris HCAAM : 6, tabl.,
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la Ministre des affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Cette annexe 2 présente les expressions du HCAAM sur la
coordination des interventions des professionnels autour du patient
HCAAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Annexe 3 : les enseignements des
systèmes de santé étrangers. Paris HCAAM : 17, tabl., fig.
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la Ministre des affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Cette annexe 3 présente une étude comparée des
organisations pluri-professionnelles mises en place dans les pays de l'Union européenne.
HCAAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Annexe 4 : Enseignements des théories
économiques et des évaluations sur le sujet des coopérations des professionnels de santé. Paris
HCAAM : 4, tabl., fig.
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la Ministre des affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Cette annexe 4 présente les enseignements des théories
économiques et des évaluations sur le sujet des coopérations des professionnels de santé.
HCAAM (2014). Avis sur la coopération entre professionnels de santé. Annexe 5 : Comparaison par la DREES
entre les projections d’effectifs de 2008 et les données observées. Paris HCAAM : 11, tabl., fig.
La question de la coopération entre professionnels de santé est au coeur des préoccupations des
pouvoirs publics et des acteurs du champ de la santé dans la perspective du renforcement d’une
médecine de parcours. A la demande de Mme la Ministre des affaires sociales et de la santé, le Haut
Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a conduit au cours du premier semestre de 2014 une
réflexion sur les modèles cibles pertinents pour mieux organiser une telle coopération, au-delà des
expérimentations ou transformations partielles déjà engagées dans le système de santé. Cet avis
rassemble les éléments de la réflexion. Cette annexe 5 présente les comparaisons réalisées par la
DREES
Ors (2014). Intégration d'infirmiers au sein de cabinets de médecine générale : l'opinion des médecins
généralistes des Pays de la Loire. Nantes ORS Pays de la Loire : 8, 4 fig.
[Link]
miers_10.pdf
Cette étude a été réalisée par l'Observatoire régional de la santé et l'Union régionale des
professionnels de santé-médecins libéraux des Pays de la Loire, en partenariat avec le Ministère
chargé de la santé (Drees) et cofinancé par l'ARS, la Drees et l'URPS-ml. Elle analyse l'opinion des
médecins généralistes des Pays de la Loire concernant l'intégration d'infirmiers au sein de cabinets
médicaux pour des missions spécifiques de suivi de certains patients à risque ou atteints de
pathologies chroniques. Ces résultats proviennent du Panel d'observation des pratiques et des
conditions d'exercice en médecine générale. L’intégration d’infirmiers au sein de cabinets médicaux
pour des missions spécifiques de suivi de certains patients à risque ou atteints de pathologies
chroniques est expérimentée depuis plusieurs années, en particulier dans le cadre du protocole
ASALÉE. Ce protocole, qui peut concerner les diabétiques de type 2, les patients à risque
cardiovasculaire, les fumeurs à risque de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), les
personnes âgées, s’étend aujourd’hui dans plusieurs régions, dont les Pays de la Loire.
Higounenc, C. et Lattes, J. M. (2014). "Les relations médecins-infirmiers dans la loi du 20 juillet 2011,
incertitudes et ambiguïtés." Droit Social(7/8) : 661-667.
Les relations hiérarchiques entre médecins et infirmières ont longtemps été régies par le seul cod de la
santé publique. L'évolution des services de santé au travail pour mesurer l'impact de la loi du 20 juillet
2011 sur les relations professionnelles souvent complexes qui peuvent se mettre en place dans le
monde de l'entreprise.
Massin, S., et al. (2014). "Les médecins généralistes face au paiement à la performance et à la coopération avec
les infirmiers." Etudes et Resultats (Drees) (873) : 8.
[BDSP. Notice produite par MIN-SANTE I9oR0xq9. Diffusion soumise à autorisation]. Les conditions
d'exercice de la médecine générale connaissent d'importantes évolutions. La quasi-totalité des
médecins interrogés fin 2012 déclarent avoir adhéré à la Rémunération sur objectifs de santé publique
mise en place par l'Assurance maladie en janvier 2012, et 80 % d'entre eux pensent pouvoir en remplir
les objectifs. En revanche, ils sous-estiment la rémunération que ce dispositif leur permettrait de
recevoir. Un tiers d'entre eux se déclare favorable à des coopérations avec un infirmier. Ce résultat est
très sensible au mode de financement d'un tel dispositif : la coopération est nettement mieux
acceptée dans le cas où l'auxiliaire médical serait entièrement rémunéré par un forfait extérieur. Les
tâches relevant des compétences réglementaires du médecin, comme les prescriptions, seraient
moins volontiers confiées à un infirmier, contrairement aux actes d'éducation thérapeutique ou de
surveillance de la tension artérielle.
2013
Cordier, A. (2013). Un projet global pour la stratégie nationale de santé : 19 Recommandations du comité des «
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 166 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Ce rapport rassemble les propositions du comité des sages mis en place en mars dernier pour préciser
le contenu d'une stratégie nationale de santé. D'autres démarches et réflexions importantes ont eu
lieu, telles que le Pacte de confiance pour l'hôpital, ou sont en cours, notamment sur la généralisation
de la couverture de la complémentaire santé, qui doit faire l'objet d'un très prochain avis du Haut
Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM). Le gouvernement travaille, sur la base des
différentes analyses qu'il a sollicitées, à l'élaboration d'une feuille de route déclinant les principales
orientations qu'il retient et les chantiers à lancer au plan opérationnel. Des débats et consultations
s'ensuivront tant au niveau national qu'en région sur ces axes, certaines mesures pouvant être prises
en compte dès le PLFSS (Projet de loi de financement de la sécurité sociale) déposé au Parlement en
octobre.
Maurey, H., Fichet, J. L. p. (2013). Rapport d'information sur la présence médicale sur l'ensemble du territoire.
Paris Sénat : 133, ann.
[Link]
Réalisé dans le cadre de la commission du développement durable, qui a notamment en charge les
questions d'aménagement du territoire, ce rapport d'information du Sénat sur la présence médicale
sur l'ensemble du territoire fait le constat d'une situation inacceptable et qui ne va pas en s'améliorant
- difficultés dans l'accès aux soins, inégalités dans la répartition territoriale de l'offre de soins et baisse
significative de la démographie médicale. Les sénateurs proposent plusieurs mesures radicales pour
lutter contre le fléau des déserts médicaux. Ils évoquent notamment une extension aux médecins du
conventionnement sélectif en fonction de la nature des zones d'installation ainsi que l'obligation pour
les spécialistes, à la fin de leurs études, d'exercer pendant deux ans dans les hôpitaux sous-dotés. Ils
ne croient plus aux mesures incitatives, qu'ils jugent opaques, complexes et inefficaces. Ils souhaitent
flécher l'installation des professionnels de santé vers des territoires délaissés, procédé qui a déjà été
appliqué aux infirmiers en 2008 avec de bons résultats (un bond des installations de 33 % dans les
déserts médicaux en trois ans). Mais tous les gouvernements ont reculé devant le poids électoral des
médecins et les grèves des internes. Parmi les autres recommandations retenues : la nécessité
d'intervenir dès à présent auprès des étudiants, afin de les prévenir que ce système pourrait être
généralisé si les déserts médicaux s'étendent d'ici à la fin de la législature ; régionaliser le numerus
clausus en fonction des besoins des territoires, alors qu'à l'heure actuelle ce mécanisme ne définit les
effectifs d'étudiants en médecine qu'au niveau national. Les autres propositions du groupe de travail
sont plus consensuelles. Elles consistent notamment à encourager le travail en équipe et la
coopération entre professionnels de santé, les nouvelles formes d'exercice, les transferts d'actes entre
professions de santé, la télémédecine, l'allongement de la durée d'activité des médecins en exonérant
les retraités actifs du paiement des cotisations d'assurance vieillesse, ou encore à réformer les études
de médecine et à créer au niveau départemental une commission de la démographie médicale.
2012
ONDPS (2012). Étude sur les champs d'interventions des orthophonistes. Les spécificités et les coopérations
avec d'autres professions. Paris ONDPS : 95, tabl., cartes, annexes.
[Link]
les attentes que développent les plus jeunes à l’égard de l’exercice de ce métier, enfin d’étudier les
différents facteurs qui pourraient faire évoluer les rôles : modalités de la formation, évolutions
techniques, possibilités nouvelles d’exercice, évolutions statutaires, réglementaires et
organisationnelles. (résumé de l’éditeur).
2010
Berland, Y., et al. (2010). "Les coopérations entre professionnels : actualité et enjeux." Actualite Et Dossier En
Sante Publique(70) : 16-35.
[BDSP. Notice produite par EHESP 9DHR0xDr. Diffusion soumise à autorisation]. La situation inédite de
la baisse certaine, pour les dix ans, à venir, du nombre de médecins en France a déclenché études et
débats, présentés par Martine Burdillat, permettant ainsi de disposer d'informations objectives et
détaillées sur la ressource humaine en santé, aussi bien en termes quantitatifs que qualitatifs. Cette
approche très générale est complétée par une analyse de l'évolution des pratiques de terrain
développée par Jean-Christophe Mino et Magali Robelet, qui s'interrogent sur la possibilité de la
reconnaissance des pratiques invisibles et de leurs acteurs. Le processus en cours soulève de
nombreux enjeux dépassant la seule question de la baisse du nombre de médecins. Enjeu de cadre
juridique tout d'abord, comme l'expose Joël Moret-Bailly. La formation des professions de santé
constitue un deuxième enjeu d'importance. Il s'agit tout d'abord, comme l'expose Jacques Domergue,
de l'organisation de la formation initiale commune à plusieurs professions qui se met en place. Mais
c'est également l'articulation de la formation avec les processus de qualification, et surtout de
définition initiale des compétences requises, et l'adaptation au cadre du LMD européen qui font
l'objet d'une véritable révolution selon les termes de Marie Ange Coudray. Enfin, l'enjeu économique
et plus précisément l'analyse des conditions économiques du développement des coopérations
comme leurs effets attendus, en ville comme à l'hôpital, sont présentés par Sandrine Chambaretaud.
Bourgueil, Y. (2010). "Coopérations entre professionnels : les grandes lignes d'une réforme." Actualite Et
Dossier En Sante Publique(70) : 14-15.
Pourquoi parle-t-on aujourd'hui de coopération interprofessionnelle ? Quels sont les enjeux soulevés
par l'évolution des métiers de la santé ? Que peuvent nous apprendre les expériences des autres pays
? Que sait-on des pratiques réelles ? Pourquoi de expérimentations en France ? Quelles en sont les
enseignements ? Quelles sont les perspectives d'évolution ? Autant de questions qui seront explorés
dans ce dossier.
Bourgueil, Y. (2010). "Les apports des expériences internationales : entre substitution et diversification."
Actualite Et Dossier En Sante Publique(70) : 30-32.
Ce texte reprend en grande partie les éléments développés dans le rapport établi en septembre 2007
sur les enjeux économiques des nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé,
réalisé à la demande de la Haute autorité de santé.
Hubert, E. (2010). Rapport de la Mission de concertation sur la médecine de proximité. Paris La documentation
française : 186.
[Link]
Mme Elisabeth Hubert, ancien ministre, a été chargée par le Président de la République d'une mission
portant sur la médecine de proximité, autour de trois objectifs : relancer le dialogue avec les médecins
libéraux, permettre un très large échange avec les professionnels concernés et apporter des réponses
aux évolutions structurelles que connait la médecine ambulatoire depuis de nombreuses années. Sur
la base de nombreuses rencontres et de déplacements sur le terrain, l'auteur présente un état des
lieux des conditions d'exercice de la médecine de proximité, et propose un ensemble de mesures :
simplification des conditions d'exercice, modernisation des systèmes d'information, appui à l'exercice
regroupé des professionnels, valorisation de la formation initiale de médecine générale, aide à
l'installation dans les zones sous-médicalisées.
Mousques, J., et al. (2010). Effect of a French experiment of team work between general practitioners and
nurses on efficacy and cost of type 2 diabetes patients care. Document de travail Irdes ; 29. Paris Irdes
: 17.
[Link]
[Link]
Cette étude a pour objectif d’évaluer l’efficacité et les coûts dune expérimentation de travail en
équipe entre des infirmières et des généralistes (l’expérimentation ASALEE), dans le cas de la prise en
charge des patients souffrant de diabète de type 2. Elle s’appuie sur un design cas/témoin dans lequel
nous comparons l’évolution des résultats de soins en termes de processus (procédures standards de
suivi) et de résultat final (le contrôle glycémique), ainsi qu’en termes de coûts. Cette comparaison est
réalisée entre deux périodes consécutives et entre des patients diabétiques de type 2 suivis dans
l’expérimentation (le groupe d’intervention) ou dans le groupe témoin (le groupe contrôle). Nous
montrons qu’après onze mois de suivi, les patients ASALEE, comparés à ceux du groupe témoin, ont
une plus grande probabilité de rester ou devenir bien suivis en termes d’indicateurs de processus (OR
compris entre 2.1 à 6.8, p < 5 %), ainsi qu’en termes de contrôle glycémique (OR compris entre 1.8 à
2.7, p < 5 %). Ces derniers résultats sont obtenus uniquement lorsque les patients ont bénéficié au
moins une consultation infirmière d’éducation et de conseils hygiéno-diététiques en complément du
rôle classique des infirmières dans le cadre de l’expérimentation ASALEE, c’est-à-dire la mise à jour des
dossiers médicaux informatisés avec l’inscription éventuelle de rappels informatiques à destination
des généralistes.
2009
Bergoignan-Esper, C. (2009). "Analyse. Les formes de coopération dans la loi HPST. Avancées et manques."
Gestions Hospitalieres(489) : 481-486.
[BDSP. Notice produite par EHESP JHDR0xo9. Diffusion soumise à autorisation]. La coopération de
l'ensemble des acteurs de santé est présente tout au long du texte ambitieux de la loi Hôpital,
patients, santé, territoires du 21 juillet 2009 : agences régionales de santé, nouvelle gouvernance
hospitalière, intensité du maillage territorial sanitaire... Ces textes forts sont destinés à rénover pour
les années à venir la politique de santé du pays. L'auteur fait le point sur les formes actuelles de
coopération, leurs améliorations, leurs points faibles, les espoirs et l'intérêt de chacune.
Levy, D., et al. (2009). "Essai de simulation de délégation des tâches : le secteur des soins ambulatoires en
France." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 49(2) : 167-203.
[BDSP. Notice produite par OBRESA 7E9JR0xC. Diffusion soumise à autorisation]. En 2004, deux
enquêtes entreprises par le Centre de Sociologie et de Démographie Médicales (CSDM) mettent en
lumière la surcharge de travail des professions para-médicales : 31 % des infirmières libérales
interrogées déclarent que " leur charge de travail est trop lourde ". Du côté des masseurs
kinésithérapeutes libéraux, 65 % des enquêtés estiment que "leur charge de travail est certainement
suffisante". Un an plus tard, une autre enquête conduite auprès des médecins libéraux, laisse voir que
9 % des généralistes et 29 % des spécialistes éprouvent de " grandes difficultés à trouver du personnel
auxiliaire pour les aider ". [...] De cette étude une simulation de délégation de tâches a été élaborée. Il
s'agit d'opérer des calculs en partant d'hypothèse sur la durée de travail des médecins, le pourcentage
d'infirmières (ou de kinés) qui acceptent les tâches qui leur sont transférées et le nombre d'heures
supplémentaires que chaque " infirmière (ou kiné) acceptant " veut bien accomplir chaque semaine en
plus de son horaire habituel. [...] Ainsi, pour obtenir des succès significatifs, une action cherchant à
promouvoir la délégation des tâches devrait s'accompagner de très généreuses incitations et, avant
tout, d'incitations financières. On peut, à ce stade, s'interroger sur la pertinence de toute la démarche
compte tenu de l'escalade actuelle des dépenses de santé et du risque qu'elle représente pour la
pérennité du système de protection sociale d'aujourd'hui. Par ailleurs, la simulation fait apparaître
deux paradoxes de taille. Le premier se rapporte à la charge de travail du corps médical. Lorsque cette
charge est lourde ("52" heures), son allègement est faible, en tout cas bien plus faible que quand elle
est légère ("39" heures). En d'autres termes, la délégation des tâches n'obtient que des résultats
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
2008
HAS (2008). Intégrer de nouvelles formes de coopération au sein d'une organisation existante. Guides
méthodologiques : 27, tabl.
[Link]
[Link]
[BDSP. Notice produite par HAS BR0xn9pA. Diffusion soumise à autorisation]. L'intégration de
nouvelles formes de coopération au sein d'une organisation existante se traduit par une
transformation des fonctionnements et des pratiques en place. Il est donc important de se donner les
moyens d'une gestion de projet de qualité. Ce guide repose entièrement sur le vécu des
professionnels qui ont pris part aux expérimentations de nouvelles formes de coopération citées dans
l'arrêté de mars 2006.
HAS (2008). Les nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé : les aspects juridiques. Saint
Denis Haute Autorité de santé : 112, ann.
[Link]
aspects_juridiques.pdf
Les coopérations entre professionnels de santé prennent place dans un contexte juridique caractérisé
par un certain nombre de contraintes, dont l'une des conséquences a, notamment, été l'obligation de
prévoir, dans une loi, et non dans un acte réglementaire, la possibilité des expérimentations de
nouvelles formes de coopération. La deuxième partie du rapport est donc consacrée à cette question
(2). Il ne faudrait, cependant, pas croire que le système n'est constitué que de contraintes. Celui-ci
comprend, en effet, un certain nombre de marges d'initiative et de possibilité laissée aux acteurs, qui
sont abordées dans la troisième partie, consacrée aux libertés qu'offre le système (3). La prise en
compte de ces deux caractères permet, ensuite, de produire une analyse des différents modèles
d'organisation des professions de santé actuellement à l’œuvre en droit français, ainsi que d'effectuer
un certain nombre de propositions d'évolution (4). Le rapport se termine, d'une part par une synthèse
des orientations proposées (5), d'autre part par une série d'annexes (6).
HAS (2008). Nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé. Rapport de synthèse des
évaluations quantitatives et recueil de l'avis du malade. Rapport de synthèse. Enquêtes et études :
119.
[Link]
des_evaluations_quantitatives_relatives_aux_nouvelles_formes_de_cooperation_entre_professionnel
s_de_sant.pdf
[BDSP. Notice produite par HAS H9ER0xr8. Diffusion soumise à autorisation]. Entre décembre 2003 et
octobre 2007,15 expérimentations visant à apporter des éléments de réflexion détaillés sur les
évolutions possibles des contours des métiers de la santé et sur les modalités de redéfinition de ces
contours ont été menées en France. Ces expérimentations (qui se sont déroulées en deux vagues
successives) se sont inscrites dans des démarches volontaires devant déboucher sur des résultats
évaluables portant notamment sur l'efficacité et la sécurité des soins dispensés.
Bernier, M. et Paul, C. (2008). Rapport d'information de la Mission d'Information sur l'offre de soins sur
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 170 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Ce rapport, dont l'objet est de préparer l'examen du projet de loi «Hôpital, patients, santé et
territoires», formule trente propositions d'action visant à donner aux pouvoirs publics les moyens de
piloter efficacement le niveau et la répartition de l'offre de soins, afin de garantir aux Français un égal
accès aux soins de premier recours ; à structurer l'offre de « soins de premier recours » de façon
efficace, efficiente et attractive pour les professionnels de santé ; et à adapter les formations
médicales et paramédicales aux besoins de santé des territoires.
Bourgueil, Y., et al. (2008). La coopération entre médecins généralistes et infirmières pour le suivi des patients
diabétiques de type 2. Evaluation médico-économique de l'expérimentation ASALEE. Rapport Irdes ;
1733. Paris Irdes : 143, tabl., graph.
[Link]
Cette recherche évalue l’efficacité et les coûts d’une expérimentation de coopération entre
généralistes et infirmières dans la prise en charge des patients diabétiques de type 2. Les infirmières
ont pour rôle principal de gérer les données informatisées (dossier patient et rappels informatiques)
et de dispenser des consultations d’éducation thérapeutique. La méthode d’évaluation est
rétrospective, avant/après, contrôlée. L’évaluation de l’efficacité repose sur la mesure de
l’amélioration, sur une année, des taux de réalisation des examens recommandés et du contrôle de
l’équilibre glycémique (HbA1c). L’évaluation des coûts repose sur la comparaison de l’évolution sur
deux années consécutives des coûts directs. Cette expérimentation de coopération s’avère être
efficace sans dépense significativement majorée pour l’assurance Maladie. L’apport bénéfique de
l’action des infirmières est également clairement démontré tant pour l’amélioration de l’équilibre
glycémique (éducation thérapeutique) que pour celui de la qualité du suivi (gestion des dossiers
patients et rappels informatiques).
Bourgueil, Y., et al. (2008). "La coopération médecins généralistes/infirmières améliore le suivi des patients
diabétiques de type 2. Principaux résultats de l'expérimentation ASALEE." Questions D'Economie de la
Sante (Irdes) (136) : 8.
[Link]
ASALEE, Action de Santé Libérale En Equipe, associe, dans le département des Deux-Sèvres, 41
médecins généralistes et 8 infirmières afin d’améliorer la qualité des soins, notamment des patients
atteints de maladies chroniques. Lancée en 2004, elle représente la seule expérimentation de
coopération entre professionnels de santé portant sur les soins de premiers recours. Les infirmières se
voient confier par les médecins la gestion informatique de certaines données du patient et des
consultations d’éducation thérapeutique, selon un protocole bien défini. Une évaluation médico-
économique du dispositif ASALEE a été menée par l’IRDES. Centrée sur les patients atteints de diabète
de type 2, qui représentent un tiers de l’activité des infirmières, l’étude montre que les patients inclus
dans le dispositif voient leur équilibre glycémique s’améliorer davantage que dans le groupe témoin.
Ils réalisent également plus systématiquement les examens de suivi et cela sans coût supplémentaire
significatif pour l’assurance maladie. Les modalités de l’étude imposent toutefois que ces résultats
soient confirmés par des analyses complémentaires.
Dang, Han Doan, B. et al. (2008). "The Task Delegation Issue: Scenarios for the French Sector of Ambulatory
Care." Cahiers De Sociologie Et De Demographie Medicales 48(2) : 307-324.
[BDSP. Notice produite par OBRESA FGJR0xDD. Diffusion soumise à autorisation]. De toute évidence,
une délégation de tâches implique qu'il y ait d'un côté des " donneurs de tâches " et de l'autre, des "
receveurs des mêmes tâches ". En 2004, une enquête entreprise parmi les infirmières libérales en
exercice en France métropolitaine révèle que sur 10 d'entre elles, 3 déclarent que leur charge de
travail est " trop lourd e". A la même date, les deux tiers des masseurs-kinésithérapeutes libéraux
pensent que leur charge de travail est " sûrement suffisante ". Au printemps 2005, une autre enquête
montre que 9% des omnipraticiens et 29 % des médecins spécialistes déclarent qu'ils rencontrent des
difficultés à trouver du personnel pour les assister dans leur travail. En partant de l'hypothèse
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
(plausible) que les infirmières ayant une charge de travail trop lourde n'acceptent pas de tâches
supplémentaires, un modèle de simulation montre que dans l'état actuel de choses, des mesures
visant à promouvoir la délégation des tâches n'obtiendraient que de maigres résultats. Là où le corps
médical n'est pas surchargé, son temps de travail hebdomadaire n'accuserait qu'une réduction de 0,7
% à 3,1 %. Lorsque la pénurie médicale s'aggrave et que les médecins doivent faire face à une activité
intense, l'allègement, paradoxalement, serait encore plus faible, entre 0,5 % et 2,3 %. (Résumé
d'auteur).
2007
Vallencien, G. (2007). "La concurrence entre les métiers." Seve : Les Tribunes De La Sante(15) : 95-96.
La nouvelle médecine impose un réexamen des métiers et sans doute l'émergence de nouvelles
professions. Le système de santé tarde à s'y préparer. Cet article aborde des expériences de
délégation de soins tentées dans les pays anglo-saxons sans pour autant baisser la qualité des soins.
2006
Ce document est un rapport d'étape d'une démarche 'expérimentation initiée en décembre 2003
visant à apporter des éléments détaillés de réflexion sur les évolutions possibles des contours des
métiers de la santé et sur les modalités de transfert et ou de délégations d'activités et de compétences
entre la profession médicale et les autres professions de santé. La mise en oeuvre de ces
expérimentations a suscité de nombreux débats et sollicitations de la part de multiples acteurs du
champ de la santé désireux de faire valoir leurs expériences et pratiques de terrain. Les réactions des
organisations professionnelles et syndicales aux projets inscrits dans le cadre des expérimentations
ont mis en lumière, les craintes mais aussi les attentes vis à vis d'une évolution des rôles et des
responsabilités. Nous avons pu, à cette occasion, constater l'importance des initiatives et des projets
visant à redistribuer les rôles et les tâches entre professionnels pour faire face à une augmentation
mais aussi à une évolution de la demande de soins. Paradoxalement, a contrario de ce que nous
montre la littérature internationale, il existe très peu de travaux documentés en France sur les
motivations, les organisations et les effets de nouvelles formes d'organisation des soins faisant appel à
une délégation d'activité des médecins à d'autres
Bourgueil, Y., et al. (2006). Soins primaires : vers une coopération entre médecins et infirmières : l'apport
d'expériences européennes et canadiennes : rapport d'étude et actes de la journée du 16 juin 2005.
Rapport Irdes. Paris IRDES : 257.
Cette étude a été commanditée et financée par la Direction de la Recherche, des Études, de
l'Évaluation et des Statistiques (DREES). Elle s'inscrit dans les travaux de l'IRDES sur l'organisation des
systèmes de santé, notamment dans le champ des soins primaires, et fait suite à une revue de la
littérature sur l'efficacité et l'efficience de la délégation d'actes des médecins généralistes aux
infirmières, qui avait mis en évidence sa faisabilité et son efficacité (QES n° 65). Cette comparaison
européenne et canadienne de la coopération entre médecins généralistes et infirmières permet
d'appréhender plus spécifiquement le contexte de développement, les formes et le contenu de cette
coopération et d'analyser ces évolutions au regard de l'organisation générale des soins primaires
d'une part et des professions d'autre part, notamment dans leurs aspects juridiques et réglementaires.
Buff, A. (2006). Transferts de compétences entre professionnels de santé : état des connaissances théoriques et
exemples d'expérimentations. DESS en Economie et Management de la Santé : 50.
[Link]
Paul, C. (2006). La délégation de taches en médecine générale : enquête auprès des médecins généralistes
installés en groupe en Normandie et Picardie. Rouen Faculté mixte de médecine et de pharmacie de
Rouen, Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Rouen. Rouen. FRA. Thèse pour le Doctorat en
médecine : 99.
Motivé par la crise démographique médicale et une réalité comptable, la France s'ouvre peu à peu à la
délégation de certaines activités vers d'autres professionnels. Aujourd'hui, les infirmires paraissent les
plus à même d'assurer ces nouvelles fonctions, au sein des soins primaires. Les systèmes anglo-saxons
nous prouvent qu'elles peuvent s'y investir efficacement dans la promotion de la santé, la surveillance
de pathologies chroniques ou les consultations de première ligne. Ce travail permet de connaître l'avis
des médecins généralistes français concernant le développement d'un tel système dans leur pratique
courante. La délégation s'exerçant à l'étranger au sein de structures pluri-professionnelles, nous avons
interrogés les médecins normands et picards exerçant en groupe ou associés à des infirmières. Ceux-ci
semblent prêts à déléguer des actions d'éducation à la santé, la gestion des vaccinations, le dépistage
de masse des cancers du sein et du côlon, le suivi de pathologies chroniques stabilisées ainsi que la
réception et l'analyse d'appels téléphoniques. Néanmoins, ils semblent plus réticents que leurs
homologues anglo-saxons, quant au nombre de consulations qu'ils délègueraient en pratique. Nous ne
pouvons répondre à la question de savoir si la qualité des soins et la qualité de vie des patients seront
meilleures pour un coût identique voire moindre. Nous pouvons par ailleurs mesurer les évolutions
nécessaires au développement d'un tel système, tant au niveau de la formation et du cadre législatif
qu'au niveau du financement (résumé d'auteur).
2003
Berland, Y. (2003). Coopération des professions de santé : le transfert de tâches et de compétences. Paris
MSSPS : 57.
[Link]
Le premier rapport du Pr. Yvon Berland, portant sur la démographie médicale, a été rendu en
décembre dernier. Rendu public le 17 octobre, ce deuxième rapport est un rapport d´étape sur " les
transferts des tâches et des compétences, notamment en vue d'une coopération accrue entre les
professionnels de santé " que le Pr. Berland a présenté au ministre de la santé. Il s'agit, dans la
perspective d'un risque de pénurie de médecins généralistes et surtout spécialistes, de mieux définir
ce qui relève à proprement parler du rôle du médecin et ce qui, dans ses activités, pourrait être réalisé
par un autre professionnel, médical ou paramédical. Le rapport intermédiaire comporte une analyse
des nombreux transferts et délégations d'actes et de compétences existant déjà dans plusieurs pays,
notamment anglo-saxons. Il fait également état de plusieurs expériences françaises au cours des
dernières années. Il enregistre la volonté de plusieurs acteurs médicaux et paramédicaux d'organiser
les conditions dans lesquelles de nouveaux transferts de compétences pourraient se produire à
l'avenir. A cette fin, plusieurs équipes soignantes conduiront au cours des prochains mois des
expérimentations de transferts de tâches et de compétences. Ces expérimentations feront l'objet
d'évaluations rigoureuses, qui constitueront le rapport final de la mission. De la teneur de ces
évaluations dépendra ensuite l'importance des transferts, qui pourront être institués en accord avec
l'ensemble des partenaires professionnels et des responsables de formation. Ces transferts de
compétences, associés à la hausse régulière du numerus clausus des professions de santé et aux
différentes mesures visant à une meilleure répartition des professions de santé sur le territoire,
complèteront la politique de régulation de l'offre de soins mise en ?uvre par le Gouvernement,
indique le ministère de la Santé.
2002
Ce rapport sur la démographie médicale en France rend compte des résultats de la Mission
Démographie des Professions de santé. Bien qu'il constate qu'il n'y a jamais eu autant de
professionnels de santé qu'actuellement, il souligne, pour les années à venir, des risques de pénuries
géographiques et disciplinaires, puisque le numerus clausus 2002 estimé à 4700 aurait pour
conséquence de diminuer de 20 % le nombre des médecins. De plus, le vieillissement de la population
et le consumérisme médical ne cessent d'accroître la demande de soins. Paradoxalement, le rapport
note qu'à côté d'un sureffectif provisoire, "de forts contrastes géographiques" apparaissent. Si les
zones urbaines ont une forte densité médicale, les zones péri-urbaines et rurales sont sous-
médicalisées. Plusieurs voies d'exploration sont proposées pour pallier à cette évolution : la mise en
place d'incitations financières pérennes, la création d'un collaborateur salarié et la multiplication des
autorisations d'exercice en cabinet secondaire. Mais il faudrait lutter contre l'isolement du médecin en
zone rurale notamment par la télémédecine, en permettant un maillage des zones concernées par un
réseau à haut débit facilitant le transport rapide d'informations et d'images numérisées.
2001
Nicolas, G. et Duret, M. (2001). Propositions sur les options à prendre en matière de démographie médicale.
Paris DHOS : 22.
Ce rapport sur la démographie médicale constitue un de 2 rapports remis sur le même thème à
Elisabeth Guigou le 20 juin 2001. Réalisé par un groupe de travail piloté par le Professeur Guy Nicolas,
il s'attache plus spécifiquement aux enjeux hospitaliers de la démographie médicale. L'adaptation de
la démographie médicale constitue en effet un enjeu majeur de santé publique pour les années à
venir. Le constat fait aujourd'hui est unanime sur le fait que les difficultés potentielles sont plus liées à
l'inégalité de répartition des médecins entre les différentes spécialités et entre les territoires qu'à un
problème d'effectif global à court ou moyen terme. A partir de différentes hypothèses concernant les
évolutions démographiques et après avoir dressé un inventaire des différents leviers d'action qui sont
susceptibles d'être mobilisés (numerus clausus, passerelles entre les spécialités, complémentarité ou
substitution entre certains professionnels, incitations de nature à remédier aux disparités
géographiques...), ce rapport élabore différents scénari de régulation possible.
2021
Vigneron, E. (2021). "L'hôpital de proximité, un allié dans la guerre." Cahiers De Sante Publique Et De
Protection Sociale (Les) (36) : 5.
[Link]
Avec sa vision de géographe et d’historien, l’auteur montre que la lutte contre l’actuelle pandémie de
Covid-19, pour réussir, nécessiterait un véritable maillage du territoire par un réseau de soins gradué
et coordonné et la mise en place de véritable système de prévention et d’éducation à la santé.
2020
Bonzom, F., Chabotier, C., Gasser-Metz, C., et al. (2020). Mieux accompagner les professionnels de santé :
Quelle coordination territoriale et quels outils pour une structuration efficace des soins de ville ? Saint-Etienne
EN3S : 59, tab., fig., annexes.
[…] Face aux mutations de la demande de soins en France et aux nouvelles aspirations des
professionnels de santé, les pouvoirs publics ont instauré des dispositifs de coordination ayant
vocation à favoriser une pratique médicale collective et pluriprofessionnelle. […] Malgré ces efforts, le
déploiement de l’exercice coordonné reste inachevé en raison d’un isolement relatif des
professionnels de santé et d’une offre d’accompagnement institutionnelle imparfaite. […]. Dans ce
contexte, le présent rapport a pour objet de proposer des solutions afin de favoriser le déploiement
de l’exercice coordonné sur l’ensemble du territoire. Il s’attache à ce titre à envisager des axes
d’amélioration, notamment en offrant d’une part un accompagnement adapté aux besoins des
professionnels de santé et en faisant évoluer d’autre part la culture des acteurs institutionnels d’une
posture de contrôleur payeur à celle d’accompagnateur.
Gandre, C., Beauguitte, L., Lolivier, A., et al. (2020). "Care Coordination for Severe Mental Health Disorders: an
Analysis of Healthcare Provider Patient-Sharing Networks and their Association with Quality of Care in a French
Region." Bmc Health Services Research 20(548) : 1-15.
[Link]
For patients with multiple and complex health needs, such as those suffering from mental health
disorders, outcomes are determined by the combined actions of the care providers they visit and their
interactions. Care coordination is therefore essential. However, little is known on links between
hospitals providing psychiatric care and community-based care providers which could serve as a basis
for the creation of formal mental care networks supported by recent policies. In this context, we first
aimed to identify and characterize existing types of healthcare provider patient-sharing networks for
severe mental health disorders in one French region. Second, we aimed to analyse the association
between their characteristics and the quality of the care they provide.
Launois, R. (2020). "Article 51 : évolution ou révolution ? Des réseaux de soins coordonnés au paiement des
équipes de professionnels de santé : un même combat." Journal De Gestion Et D'economie De La Sante 7(1) : 3-
20.
[Link]
Lautman, A. (2020). "L’avenir de l’Ehpad est au domicile : expérimentation d’un dispositif d’accompagnement
renforcé au domicile dans le cadre de l’article 51." Regards 57 : 187-194.
[Link]
Cette évolution implique dès aujourd’hui une profonde adaptation de l’accompagnement des
personnes âgées, tant à domicile qu’en établissement, afin de mieux répondre à leurs attentes et à
celles de leurs aidants. Pour avancer sans attendre, la Mutualité Française s’est associée à la Croix-
Rouge et au groupe Hospitalité Saint Thomas de Villeneuve (HSTV) pour co-construire une offre,
modulable, à domicile, permettant d’éviter ou de retarder au maximum l’entrée en institution. Il s’agit
bien de permettre le libre choix des personnes concernées. Cet article présente les grandes lignes de
cette expérimentation « Dispositif d’accompagnement renforcé à domicile » qui a été proposée dans
le cadre de l’article 51 et qui vient d’obtenir un avis favorable des services du ministère de la Santé.
Malatre-Lansac, A., Docherty, M., Kasparian, N. A., et al. (2020). Santé mentale : faire face à la crise. Paris
Institut Montaigne : 142P.
[Link]
Les impacts psychiatriques de la pandémie du Covid-19 vont sans aucun doute constituer l’un des
grands défis sanitaires et sociaux des prochaines années. Alors qu’un Français sur cinq est touché
chaque année par un trouble psychiatrique, l’accès aux soins est extrêmement difficile. à peine la
moitié des personnes souffrant de troubles psychiques est aujourd’hui prise en charge, avec une
qualité de soins très inégale. Plusieurs raisons à cela : des ressources mal réparties sur le territoire, des
délais d’attente très longs, des barrières financières, mais aussi des cloisonnements forts entre
médecine somatique, psychiatrie et médico-social, ainsi qu’une forte stigmatisation. Pour répondre à
ces défi s, cette étude propose de reconnaître le rôle essentiel des médecins généralistes et des
pédiatres dans la prise en charge des troubles fréquents et leur donner des moyens à la hauteur des
enjeux, en favorisant notamment les collaborations entre professionnels et le partage d’information
grâce au digital. En initiant une prise en charge innovante et collaborative des troubles les plus
fréquents, elle ouvre la voie à une approche centrée sur les patients, à moins de stigmatisation et à un
meilleur accès aux soins. Cette étude s’appuie sur les travaux scientifiques menés depuis plus de vingt
ans sur ce sujet et sur de nombreux échanges de terrain avec des médecins de premiers recours, des
patients, des psychiatres et des psychologues en France comme aux Etats-Unis.
2019
Bourgueil, Y. (2019). "Soins de proximité : quels enjeux ?" Actualite Et Dossier En Sante Publique(107) : 18-21.
Réorganiser les soins de premiers recours passe par une transformation des modes de rémunération,
la création de nouveaux métiers et la mise à la disposition d'outils permettant la coordination des
soins et l'accompagnement des patients. Cet article porte une analyse sur l'ensemble de ces aspects.
Varroud-Vial, M., Bourgueil, Y., Rivet, E., et al. (2019). "Soins de proximité : vers un exercice d'équipe."
Actualite Et Dossier En Sante Publique(107) : 9-47.
Garantir l'accès aux soins, c'est permettre aux habitants d'un territoire, quel qu'il soit, de bénéficier de
services pertinents et de qualité. Chacun doit pouvoir avoir un médecin traitant, avoir accès à une
consultation spécialisée dans des délais appropriés ; bénéficier d'un suivi et d'une orientation en cas
de de pathologie chronique. Un réel trait d'union entre médecine de ville et établissements de santé
renforcera la qualité et l'efficience de la prise en charge en proximité. Ce dossier présente les
organisations mises en place pour favoriser le travail d'équipe.
2018
Gandre, C. (2018). "Analyse de réseau pour l’étude des réseaux de professionnels et d’établissements de santé
(Sunbelt 2018)." Analyse De Reseaux Pour Les Sciences Sociales : 1-14.
[Link]
L’analyse de réseau est une approche méthodologique qui peut être mobilisée dans de nombreux
domaines de recherche. Néanmoins, elle n’est que peu développée dans le champ de la recherche sur
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 176 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
les services de santé, bien que les phénomènes relationnels à étudier y soient nombreux. Par ailleurs,
les données nécessaires à l’étude de ces phénomènes, telles qu’en particulier les données de
consommation de soins ou de prise en charge sanitaire, sont de plus en plus recueillies en routine et
mises à disposition des chercheurs et chercheuses. Elles présentent en outre l’avantage d’être
rapidement mobilisables à moindre coût et à grande échelle, ce qui les distingue fortement des
données d’enquête très souvent utilisées dans d’autres champs d’application de l’analyse de réseau.
Ces données nouvellement disponibles sont majoritairement de deux types : d’une part, les données
des dossiers médicaux électroniques (electronic medical records, EMR) partagées entre plusieurs
professionnels de santé et d’autre part, les données de remboursement de soins (health claims data).
Ces données peuvent notamment être mobilisées pour étudier les réseaux de professionnels et
d’établissements de santé. Il peut s’agir de réseaux formels dans le cadre desquels les professionnels
et établissements collaborent selon un cadre défini. C’est par exemple le cas des modèles de soins
intégrés ou des accountable care organisations (ACO) aux États-Unis qui sont des organisations sous
contrat avec des financeurs publics ou privés qui coordonnent plusieurs producteurs de soins
intervenant dans différents secteurs. Il peut également s’agir des réseaux informels, tels que des
réseaux de partage d’informations et de collaboration entre professionnels. L’application de l’analyse
de réseau pour l’étude de ce type de réseaux a fait l’objet de deux sessions lors de la 38ème
conférence Sunbelt qui s’est tenue à Utrecht aux Pays-Bas du 26 juin au 1er juillet 2018.
2017
Durand, N., et al. (2017). Les réseaux de soins. Paris Igas : 161, tab., graph., fig.
L’Igas a été saisie en 2016 d’une mission d’évaluation des réseaux de soins, conformément à la Loi ‘Le
Roux’ du 27 janvier 2014. Ces réseaux de soins reposent sur des conventions conclues entre des
organismes d’assurance maladie complémentaire et des professionnels de santé. Ces derniers
s’engagent contractuellement à respecter des tarifs plafonds pour une liste de produits/prestations,
avec des garanties de qualité ou de service associées. Ces réseaux de soins n’ont véritablement pris
leur essor qu’au milieu des années 2000, avec la création de « plateformes de gestion » :
CarteBlanche, Istya, Itelis, Kalivia, Santéclair et Sévéane. En 2016, 45 millions d’assurés avaient
potentiellement accès à ces réseaux, qui regroupent, chacun, plusieurs milliers de professionnels de
santé (optique, aides auditives, dentaire notamment). Au cours de ses investigations, la mission a
rencontré l’ensemble des acteurs concernés au niveau national et en régions (près de 200 personnes).
Ce rapport établit ainsi, pour la première fois, un bilan approfondi des réseaux de soins : parts de
marché ; conséquences pour les patients en termes d’accès aux soins et de reste à charge ; impacts
sur les prix pratiqués par les professionnels, etc
Ourabah, R. (2017). "Les réseaux de soins informels." Bulletin de L'Academie Nationale de Medecine 200(4-5) :
771-777.
2015
Hervouet, L. (2015). "Coordonner pour faire évoluer la relation thérapeutique : étude des "rapports sociaux
d'usage" dans les réseaux de santé." Journal De Gestion Et D'economie Medicales 33(6) : 335-345,
tabl.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xF98nD. Diffusion soumise à autorisation]. La question de
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 177 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
l'évaluation des réseaux de santé a été documentée par des travaux qui étudient les effets de la
coordination principalement auprès des professionnels de santé. Cet article propose de se placer du
point de vue des malades, en se demandant dans quelle mesure les réseaux de santé contribuent à la
mutation de la relation thérapeutique vers un modèle "partenarial et équilibré" (Routelous, 2005)
incarné par la figure de l'usager. Pour ce faire, nous nous intéressons au cas des réseaux de santé en
cancérologie et nous adoptons une démarche qualitative, mobilisant des entretiens semi-directifs (54)
auprès de membres professionnels de réseaux de santé, de malades atteints de cancer et de proches
de malades. En nous appuyant sur l'approche en termes de "rapports sociaux d'usage" proposée par
M. Chauvière, nous montrons que l'usager n'est pas une catégorie administrative neutre. La relation
d'usage est fondée sur un échange : le réseau contribue à l'autonomisation de l'usager en lui octroyant
des ressources notamment informationnelles et, en retour, l'usager est une source de légitimation
pour le réseau lorsque ce dernier s'exprime au nom du bien-être de l'usager. L'ambiguïté de la
référence à l'usager est finalement mise en évidence, entre source d'émancipation d'une part et
contrôle social à travers la norme de participation de l'usager d'autre part.
Moisi, L. (2015). Place du réseau AGEP dans le territoire de santé de l’Est parisien. Etat des lieux et évolutions
futures. Paris Université Pierre et Marie Curie, Université Paris 6 Pierre et Marie Curie. Faculté de
Médecine. Paris. FRA. Thèse de Doctorat en Médecine : 166, tab., graph., fig.
Prot, M. (2015). Ressenti et attentes des aidants naturels de personnes âgées prises en charge par le réseau de
santé du Sud-Meusien. Etude qualitative par entretiens semi-dirigés. Nancy Université de Lorraine,
Université de Lorraine. Nancy. FRA. Thèse de Doctorat en Médecine : 330, tab., graph., fig.
[Link]
L'organisation du système de santé français doit être reconsidérée afin de faire face aux défis
socioéconomiques que constituent les besoins de la population âgée grandissante. Les réseaux de
santé gérontologiques représentent un élément majeur de la prise en charge globale et coordonnée
que nécessite cette population. Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été réalisée pour
explorer le ressenti et les attentes des personnes âgées vis à vis de la prise en charge effectuée par le
Réseau de Santé du Sud Meusien et leurs perceptions sur l'éducation thérapeutique. Il a été mis en
évidence le manque d'informations délivrées aux personnes âgées concernant les motifs de leur
adhésion ainsi que la finalité de l'action du réseau mais souvent l'entrée dans le réseau se fait par le
repérage d'une fragilité médicale et/ou sociale. Les apports et les difficultés de la prise en charge du
réseau ont conforté la nécessité d'une coordination efficace entre les acteurs de santé et ont fait
émerger des nouvelles missions, notamment les moyens de lutter contre la solitude. La perception des
personnes âgées sur leur environnement et leur santé a permis de définir leurs attentes dans le
domaine de l'information et de l'éducation thérapeutique. L'amélioration de la médecine de parcours
des personnes âgées nécessite une coordination efficace entre la médecine de ville et l'hôpital, et
pourrait passer par les services de soins infirmiers à domicile comme élément de relais entre la
proximité et le réseau, par la mobilisation des équipes médicales de terrain et par la formalisation du
suivi du patient au moyen d'outils validés. La sensibilisation au vieillissement et à l'éducation
thérapeutique des personnes âgées pourrait se concrétiser par la mise en place de séances collectives
au sein des maisons de santé pluriprofessionnelles, et nécessitent des formations et des financements
adaptés.
Vayssette, P. (2015). "Les réseaux de santé ont leur grille d'auto-évaluation." Reseaux Sante & Territoire(60) :
31-33.
Cet article présente la grille d'auto-évaluation des réseaux de santé. Cet outil vise à les aider à évoluer
pour répondre aux besoins identifiés sur les territoires, en cohérence avec les orientations des
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 178 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
agences régionales de santé (ARS). sur l'organisation des fonctions d'appui. Celles-ci l'utiliseront
vraisemblablement dans leurs arbitrages sur les financements de réseaux de santé et le déploiement
des plates-formes d'appui d'ici à fin 2015.
2014
Grumillier, M. A. (2014). Evaluation du ressenti et des attentes des personnes âgées prises en charge par le
Réseau de Santé du Sud Meusien. Nancy Université de Lorraine, Université de Lorraine. Nancy. FRA.
Thèse de Doctorat en Médecine : 94, tab., graph., fig.
[Link]
L'organisation du système de santé français doit être reconsidérée afin de faire face aux défis
socioéconomiques que constituent les besoins de la population âgée grandissante. Les réseaux de
santé gérontologiques représentent un élément majeur de la prise en charge globale et coordonnée
que nécessite cette population. Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été réalisée pour
explorer le ressenti et les attentes des personnes âgées vis à vis de la prise en charge effectuée par le
Réseau de Santé du Sud Meusien et leurs perceptions sur l'éducation thérapeutique. Il a été mis en
évidence le manque d'informations délivrées aux personnes âgées concernant les motifs de leur
adhésion ainsi que la finalité de l'action du réseau mais souvent l'entrée dans le réseau se fait par le
repérage d'une fragilité médicale et/ou sociale. Les apports et les difficultés de la prise en charge du
réseau ont conforté la nécessité d'une coordination efficace entre les acteurs de santé et ont fait
émerger des nouvelles missions, notamment les moyens de lutter contre la solitude. La perception des
personnes âgées sur leur environnement et leur santé a permis de définir leurs attentes dans le
domaine de l'information et de l'éducation thérapeutique. L'amélioration de la médecine de parcours
des personnes âgées nécessite une coordination efficace entre la médecine de ville et l'hôpital, et
pourrait passer par les services de soins infirmiers à domicile comme élément de relais entre la
proximité et le réseau, par la mobilisation des équipes médicales de terrain et par la formalisation du
suivi du patient au moyen d'outils validés. La sensibilisation au vieillissement et à l'éducation
thérapeutique des personnes âgées pourrait se concrétiser par la mise en place de séances collectives
au sein des maisons de santé pluriprofessionnelles, et nécessitent des formations et des financements
adaptés.
2013
Jaffiol, C. (2013). "Le réseau Diabète Narbonne : un exemple de plurisdisciplinatité au service des diabétiques."
Bulletin de L'Academie Nationale de Medecine 197(8) : 1557-1558.
[Link]
Le réseau AUDIAB de Narbonne dirigé par les docteurs J.P. Courèges et J.P. Olive associe médecins
généralistes, spécialistes, pharmaciens, infirmières, podologues, diététiciens et un secrétariat. Les
diabétiques acceptent librement de participer au réseau à condition de respecter certaines règles.
Leur engagement se fait sans sélection préalable en fonction de leur situation socio-économique. Les
séances d’éducation ont lieu en hospitalisation de jour. 126 diabétiques (67,1fi 8,9 ans, 77 H) suivis en
réseau ont été comparés à 163 diabétiques (60,9 ans, 64 H) suivis hors réseau. Ont été comparées
entre les deux groupes les conditions de vie socioéconomiques et alimentaires, les données de santé,
les caractéristiques et la prise en charge du diabète, le vécu de la maladie. Cette comparaison a
concerné l’ensemble des sujets puis spécifiquement les précaires et non précaires. Le degré de
précarité a été évalué par le score EPICES. L’exploitation statistique des données a recouru aux tests
paramétriques usuels et à une analyse multi variée lorsque cela était nécessaire.
2012
(2012). "Arespa : appui aux médecins et aux familles." Reseaux Sante & Territoire(44) : 24-25.
Chaux, C., et al. (2012). "Le réseau de santé du Val-de-Saöne, une activité polyvalente." Medecine : Revue De
L'unaformec 8(4) : 182-185.
La multiplication des spécialités et des technologies, celle des intervenants qui en est résultée,
aboutissent souvent à de véritables méconnaissances et cloisonnements entre l'hôpital et la ville,
entre généralistes et spécialistes, entre médecins et autres professionnels de santé. Cela se fait au
détriment du patient, du suivi et de la coordination des diverses interventions, de plus en plus
centrées sur la seule maladie, et même sur un moment de cette maladie, en oubliant la nécessaire
continuité de soins centrés sur le malade. Ce problème est particulièrement important pour les
maladies chroniques, surtout quand apparaît une diversité de besoins, tant sur le plan des soins
médicaux que celui des soins d'accompagnement ou de support. Ces constats ont conduit à la création
des réseaux de soins. Mais à ce niveau de nouveaux cloisonnements sont survenus également, les
réseaux concernant le plus souvent une maladie précise.
2011
Bloch, M. A., et al. (2011). La coordination dans le champ sanitaire et médico-social : enjeux organisationnels et
dynamiques professionnelles. Paris Fondation de l'Avenir : 240, tabl., graph., fig.
[Link]
Cette étude scientifique réalisée par le Centre de Gestion Scientifique de Mines-ParisTech pour le
compte de la Fondation Paul Bennetot propose un état des connaissances internationales sur le sujet,
une analyse inédite de la structuration de la coordination en France, et des solutions qui mériteraient
d'être développées en termes de dispositifs et de compétences professionnelles.
Bonafini, P. et Nobre, T. (2011). "Un cycle de vie pour les réseaux de santé ? Le cas de la cancérologie." Journal
D'economie Medicale 29(1-2) : 47-61, tabl., fig.
[BDSP. Notice produite par ORSRA J98GR0xm. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux de santé
constituent une forme de réseaux inter-organisationnels particuliers et sont apparus il y a une
vingtaine d'années dans le paysage sanitaire français. Dans le cadre de recherches visant à mieux
comprendre leurs modalités de structuration, nous suggérons ici que leur développement peut être
décrit dans une acception ontogénique. Nous avons retenu un modèle d'évolution décrit sous le terme
générique de cycle de vie pour l'utiliser comme grille d'analyse du changement des réseaux de santé.
Cette approche permet de décrire les évolutions structurelles des réseaux mais s'inscrit également
dans une optique plus processuelle visant à éclairer les dynamiques de changement organisationnel.
Dans ce cadre, nous citerons l'exemple des réseaux de cancérologie français, observé dans une
posture particulière de " cherchacteur ". C'est ainsi qu'après avoir rappelé les fondamentaux relatifs à
la métaphore du cycle de vie, nous évoquerons le contexte spécifique des réseaux sanitaires et nos
observations, issues de l'étude longitudinale de quatre réseaux régionaux de cancérologie. A partir de
nos observations, nous proposons un cycle de vie réticulaire qui peut être sérié en cinq phases de
préhistoire, création, développement, maturité et enfin déclin. Cette conclusion suggère une
approche contingente du pilotage en fonction de ces différentes séquences et serait alors
transposable à d'autres organisations en réseau. (résumé d'auteur).
Gallet, B. et Evin, C. p. (2011). La coopération dans les secteurs sanitaire, social et médico-social : à jour de la loi
"Fourcade" du 10 août 2011, Paris : Heures de France
[Link]
Le développement de la coopération dans le secteur de la santé, considérée dans son acception la plus
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
large, du soin technique à l’action sociale, est un des enjeux majeurs de la prise en charge de demain.
Le présent livre propose de recenser de façon précise et argumentée l’ensemble des outils juridiques
créés au fil des réformes sanitaires et sociales. L’étude comporte conjointement une réflexion sur les
orientations qui requièrent d’être désormais adoptées afin d’en perfectionner le contenu. Il s’agit de
favoriser une utilisation optimale de ces outils par les acteurs, promoteurs de réseaux et
professionnels en charge du développement de projets de coopération. L’ouvrage, particulièrement
documenté, intègre les textes les plus récents, notamment une étude des apports de la loi du 21 août
2009, dite « HPST » et de ses textes d’application, ainsi que de la loi du 10 août 2011, dite « Fourcade
». Sa portée résolument pratique en fait un guide indispensable pour les promoteurs d’actions de
coopération et une source d’information précieuse pour toute personne intéressée par la coopération
dans le champ sanitaire, social et médico-social.
Vandendriessche, M. (2011). "Loi Fourcade : un pas vers la coopération professionnelle." Moniteur Des
Pharmacies Et Des Laboratoires (Le) (2892) : 10-11.
La loi Fourcade a été définitivement adoptée par le Parlement le 13 juillet 2011. Ce texte modifiant la
loi Hôpital Patients Santé et Territoire touche différents aspects de l'exercice officinal. Par mi ces
mesures phares, certaines installent plus encore les pharmaciens dans la coopération
interprofessionnelle.
2010
Moulle, F. d. et Duhamel, S. d. (2010). Frontières et santé : genèses et maillages des réseaux transfrontaliers,
Paris : L'Harmattan
Depuis une quinzaine d'années, la perméabilité des frontières a évolué sous l'impulsion des
dynamiques liées à la mondialisation et aux processus macrorégionaux comme le renforcement de
l'intégration européenne. Des réseaux transfrontaliers et transnationaux de soins se mettent en place,
parfois structurés par des politiques de santé transfrontalières innovantes. Les lieux de consommation
de soins sont bousculés par l'ouverture des frontières. Cet ouvrage aborde de manière originale les
mutations spatiales liées à l'ouverture des frontières.
2008
[BDSP. Notice produite par FNG IAopR0xH. Diffusion soumise à autorisation]. Ce fascicule reprend les
communications du colloque "Réseaux de santé, intégration des services gérontologiques : quel
modèle d'évaluation ? Apports des expériences internationales pour la construction d'un cadre
d'évaluation français". La première journée a permis la présentation d'expériences internationales
dont certaines font l'objet d'un article dans cette revue : les expériences québécoises SIPA (Service
intégré pour personnes âgées) et PRISMA (Programme de recherche pour intégrer les services pour
maintenir l'autonomie), un réseau avec intégration des services et gestionnaire de cas adapté dans un
contexte français COPA (coordination pour les personnes âgées), un projet d'implantation du modèle
PRISMA en France et un projet d'implantation d'un réseau de soins coordonnés pour personnes âgées
en perte d'autonomie à Genève. Le deuxième objectif de ce colloque était de faire un tour d'horizon
des méthodes valides pour évaluer l'efficacité des expériences de réorganisation des soins aux
personnes âgées. Co-organisée avec François Béland du groupe de recherche Solidage, ayant eu
l'expérience d'évaluation du modèle SIPA, la deuxième journée a donc été consacrée à des aspects
davantage méthodologiques, quantitatifs comme qualitatifs. (R.A.).
(2008). "Les réseaux de santé gérontologiques marseillais. Une expérience originale." Revue Hospitaliere de
France(523) : 64-65.
[BDSP. Notice produite par EHESP nIHAnR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
gérontologiques marseillais ont fait l'apprentissage de leur coordination au sein du comité inter
réseaux avant de jouer leur rôle de coordination auprès des personnes âgées. Ils ont d'abord appris à
se connaître, à échanger, à mutualiser leurs connaissances et leurs compétences : un préalable à leur
action. Ainsi, ils sont nés d'une réflexion qui a mûri durant deux ans. Même si leurs origines sont
différentes, deux des réseaux sont adossés à une structure hospitalière, un à une structure de soins
privée, le dernier à une association de bénévoles, ils partagent tous la conviction de la nécessité de
l'existence d'une structure de coordination afin de maintenir à domicile les personne âgées fragiles,
isolées et présentant des pathologies multiples.
(2008). "Les réseaux de santé, 20 ans après." Revue Sociologie Sante(29) : 371.
En France, les réseaux de santé constituent depuis le milieu des années 1980 une tentative de réponse
originale aux cloisonnements du système de santé. Les enjeux de maîtrise de l’information et
d’amélioration des processus de communication sont essentiels dans l’affirmation de ces
organisations d’interface entre la médecine de ville et l?hôpital. Leur émergence correspond à une
approche globale de la santé (complexité). Espaces innovants de recomposition des positionnements,
ils se construisent progressivement par les interactions entre acteurs, à la fois humains et dispositifs
techniques, autour de nouvelles pratiques coopératives. L’amélioration de la coordination entre tous
les acteurs est déterminante. Après une phase initiale correspondant à la constitution de réseaux
d’acteurs sociaux, leur rencontre avec de nouveaux outils relevant des TIC : systèmes d’information et
dossiers médicaux informatisés, ouvre de nouvelles perspectives. Leur avenir est néanmoins loin
d’être assuré. Le succès de ces espaces de négociation repose sur la construction de la confiance entre
tous les acteurs avec une territorialisation de nouvelles pratiques de santé. Leurs enjeux sont
représentatifs de ceux de toute notre société.
Acef, S. (2008). "Réseaux de santé et territoires : où en sommes-nous ?" Informations Sociales(147) : 72-81.
[BDSP. Notice produite par APHPDOC lICIR0xH. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux de santé
ont pour objet de favoriser l'accès, la coordination et la continuité des soins en prenant en compte la
globalité des besoins des usagers. Ils agissent en faveur du décloisonnement des secteurs et des
interventions. Leur couverture territoriale est loin d'être exhaustive. Pour autant, ils constituent un
levier important en faveur de l'innovation organisationnelle et de la mutualisation de l'offre de
services sur un territoire donné. A partir de leur fonctionnement, il s'agit d'anticiper les changements
profonds auxquels notre système de santé est actuellement confronté. (R.A.).
Buttard, A. (2008). "La gouvernance du réseau en santé : une régulation duale." Journal D'economie Medicale
26(5) : 283-296, fig.
[BDSP. Notice produite par ORSRA sCR0xl88. Diffusion soumise à autorisation]. L'efficacité du réseau
est affirmée par la théorie économique. Pourtant, l'essor du réseau de santé en France reste marginal
et très inégal selon les régions et les pathologies prises en charge. Nous soutenons que ce paradoxe
est dû aux conditions de son développement dans le système de soins français. Nous partons d'un
constat critique qui pointe essentiellement sur le cloisonnement du système de santé. Nous
mobilisons ensuite certains fondements théoriques standard et non standard pour dégager les
modalités d'une mise en oeuvre pertinente des réseaux de santé. Nous débouchons enfin sur la
proposition d'une gouvernance duale pour le réseau : une régulation externe entre la tutelle et
l'organisation, sur le mode d'une contractualisation incitative, et une régulation interne sur le mode
d'une coopération entre agents, valorisant la confiance et la délibération, précédée néanmoins d'une
phase de coercition. (résumé d'auteur).
De, Stampa, M., et al. (2008). "FREGIF. Fédération des réseaux gérontologiques d'Ile-de-France." Gerontologie
Et Societe(124) : 109-117, tabl.
[BDSP. Notice produite par FNG plpR0xC9. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux de santé
gérontologiques sont, en France, des innovations organisationnelles récentes et sont en cours de
structuration. La FREGIF (Fédération des Réseaux Gérontologiques d'Ile de France) créé en 2007,
regroupe neuf réseaux de santé franciliens et a pour objectifs de renforcer leur coordination et
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
De, Stampa, M., et al. (2008). "Le modèle COPA-Ancrage pour les personnes âgées fragiles. Un réseau de santé
avec intégration des services et gestionnaires de cas adapté au contexte français." Gerontologie Et
Societe(124) : 85-93, fig.
[BDSP. Notice produite par FNG CGR0x9HI. Diffusion soumise à autorisation]. Répondre aux
dysfonctionnements perçus par les professionnels intervenant auprès des personnes âgées fragiles et
dépendantes au domicile est une priorité pour améliorer la qualité de l'aide et du soin de cette
population au quotidien. C'est ainsi que le modèle COPA-Ancrage, qui est un réseau de santé
gérontologique, a été implanté dans le XVIème arrondissement de Paris depuis 2006. Il se caractérise
par un repérage de la population âgée fragile et dépendante, la mise en place d'un guichet unique,
l'implantation de la gestion de cas ou les (case managers) travaillent en lien avec les médecins
traitants, le renforcement des soins de première (primaires) et deuxième ligne (spécialisés et
hospitaliers), la formation commune et un pilotage partagé entre les structures de ville et
hospitalières. Un programme d'évaluation avec un groupe intervention et un groupe témoin est en
cours pour évaluer l'impact du modèle en terme de qualité des soins, de trajectoires et de pratiques
professionnelles. (R.A.).
Dumont, F. (2008). "Etude des déterminants de l'adhésion des médecins généralistes bourguignons à un réseau
de santé de proximité en périnatalité." Notes Et Documents(57) : 68.
Mauriat, C. (2008). "Impact des stratégies des acteurs professionnels sur la construction d'un réseau de santé.
Cas d'un réseau gérontologique parisien." Gerontologie Et Societe(124) : 165-182.
[BDSP. Notice produite par FNG 98qR0xsF. Diffusion soumise à autorisation]. Afin de mieux connaître
le rôle des stratégies d'acteurs professionnels dans l'émergence d'un réseau gérontologique, les
auteurs ont mené une enquête qualitative auprès des acteurs impliqués dans le montage d'un réseau,
en mobilisant le cadre théorique de l'analyse stratégique de l'action collective. Le principal facteur
conditionnant l'émergence du réseau est le contexte local récemment recomposé et particulièrement
propice, associé à une dynamique nationale en faveur des réseaux gérontologiques. Viennent ensuite
l'importance des ressources des médecins initiateurs du projet, et la possibilité pour eux et pour les
autres acteurs moteurs du projet, d'instrumentaliser le réseau afin de développer des stratégies
personnelles servant leurs objectifs propres en plus de l'objectif commun annoncé. Bien que
l'existence de ces stratégies dites opportunistes puisse se révéler fragilisante pour la pérennisation du
réseau, elle a permis l'adhésion motivée des acteurs moteurs et de renforcer la légitimité des
médecins initiateurs, et ainsi de renforcer également la crédibilité du réseau dans la phase
d'émergence. (R.A.).
2007
(2007). La dynamique des réseaux de santé en Nord-Pas-de-Calais. Lille MRPS : 103, cartes, fig.
Les réseaux de santé constituent une réponse à des situations sanitaires et sociales de plus en plus
complexes. L'ARH et l'URCAM, réunies au sein de la Mission Régionale de Santé, partagent avec les
promoteurs la volonté d'avancer ensemble, et se sont engagés depuis plusieurs années dans une
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 183 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
politique active de soutien aux réseaux de santé du Nord - Pas de Calais. Ce document est un état des
lieux des réalisations dans cette région.
Bourgueil, Y. et Elbaum, M. p. (2007). Les enseignements de la politique des réseaux et des maisons
pluridisciplinaires de santé. Enjeux économiques des coopérations entre professionnels de santé :
Rapport du groupe de travail présidé par Mireille Elbaum., St Denis : HAS : 261-291.
L'objet de cette note est d’analyser dans un laps de temps court, les enseignements en termes de
coopération des professions de santé, des multiples expériences de réseaux qui se sont succédé au fur
et à mesure des évolutions de la définition et de la politique des réseaux. (Réseaux villes-hôpital, puis
des réseaux « Soubie » puis des réseaux de santé financés dans le cadre de la Dotation Nationale des
Réseaux). La note présente trois parties distinctes. La première partie propose un cadre conceptuel
global de la coopération permettant d’interroger la contribution des réseaux à la coopération mais
permettant également de préciser et distinguer les leviers disponibles entre réorganisation des rôles
professionnels et réorganisation des services de soins. La deuxième partie est plus spécifiquement
consacrée à la description des travaux d’évaluation des réseaux de santé et des maisons de santé
pluridisciplinaires. Enfin la troisième partie discute les principaux enseignements que nous retenons
de l’analyse des réseaux et des maisons de santé pluridisciplinaires et propose quelques pistes de
réflexion et d’action pour renforcer les différents aspects de la coopération telle que définit
initialement.
Boyer, L., et al. (2007). "Qualité, coût et impact de la prise en charge coordonnée des patients diabétiques de
type 2 dans un réseau de santé." Pratiques Et Organisation Des Soins 38(2) : 111-117.
[BDSP. Notice produite par CNAMTS R0xrLOQ3. Diffusion soumise à autorisation]. L'objectif de cette
étude était d'évaluer la qualité et les coûts d'une prise en charge dans le réseau Diabaix et de les
comparer à une prise en charge habituelle des patients ayant un diabète de type 2 dans la région
Provence-Alpes-Côte d'Azur, pendant l'année 2005. Elle fait apparaître que le niveau de conformité
des pratiques professionnelles était supérieur dans le réseau, sans diminution des coûts par rapport à
une prise en charge habituelle.
Collombet, A. et Alfandari, P. (2007). L'hôpital et les réseaux de santé : professionnalisme des consultants, Paris
: Economica
Cet ouvrage reprend les communications des dix-neuvièmes journées de l’Iseor sur le thème de :
l’hôpital élargi : les réseaux de santé. En effet, les établissements publics et privés de santé sont
aujourd’hui confrontés à de profonds changements dans leurs systèmes budgétaires et dans leur
gouvernance. Cela les amène à développer des partenariats publics ou privés avec l’hôpital, les
professionnels de santé et d’autres professions concourant aux activités médicales. C’est pourquoi le
positionnement stratégique des hôpitaux, ainsi que la reconfiguration de l’offre de soins,
l’élargissement de l’hôpital via les partenariats secteur public/secteur privé, mais aussi les réseaux de
santé sont des thèmes très actuels, abordés lors de ces journées.
Escano, G. (2007). "La difficile évaluation des réseaux de santé - Bilan et perspectives 8 ans après les
ordonnances "Juppé"." Notes Et Documents(47) : 107.
L'auteur de ce document fait le point sur le concept et les finalités des réseaux de santé avec, au coeur
du système de soins, un patient qui n'est pas nécessairement un malade car le système de santé
intègre l'éducation sanitaire et la prévention. Ensuite, l'auteur replace les réseaux dans les cadres
légaux et réglementaire des "ordonnances Juppé" à la loi "Kouchner" relative aux droits des malades
et à la qualité du système de santé en passant par les lois de financement de la sécurité sociale. Il
expose également d'autres modalités d'organisation innovante avec l'hospitalisation à domicile, les
maisons médicales, les agents de santé, la valorisation du rôle du médecin généraliste.
Fargeon, V. et Brunat, M. (2007). "Les réseaux de santé, quelle évaluation ? Éléments d'analyse à partir d'un
réseau de santé gérontologique." Journal D'economie Medicale 25(4) : 193-206, tabl., rés.
[BDSP. Notice produite par ORSRA WpLR0x39. Diffusion soumise à autorisation]. L'organisation des
prises en charge sanitaires et sociales et les réorganisations des relations entre prestataires de
services sont un enjeu important des systèmes de santé. Les réseaux de santé sont apparus en France
comme une voie à explorer et à promouvoir pour soutenir ces transformations. Cet article analyse, à
partir d'une expérience de réseau de santé gérontologique, l'intérêt d'une évaluation inspirée de
l'évaluation des politiques publiques. Une telle démarche permet de rendre compte des difficultés de
définition du produit ou des attendus du réseau de santé et de la nature du réseau de santé comme
espace d'action collective et d'expérimentation sociale et ainsi d'apprécier sa cohérence, son
acceptabilité et sa pertinence (résumé d'auteur).
Poutout, G. (2007). "Les réseaux : acteurs de l'évolution du système de santé." Revue Hospitaliere de
France(518) : 64-67.
[BDSP. Notice produite par ENSP cND4R0xL. Diffusion soumise à autorisation]. Après deux articles
retraçant la genèse et le développement des réseaux de santé parus dans les numéros précédents (n°
516 et 517), l'auteur poursuit son étude sur les réseaux de santé en s'interrogeant plus
particulièrement sur leurs perspectives d'avenir. Alors que les réseaux de santé sont porteurs de
modalités de coordination qui dépassent les modèles traditionnels et placent le patient au coeur de
leur problématique, force est de constater que cette structure reste encore incomprise par de
nombreux décideurs et qu'elle est plus défendue ni gérée au niveau national. Pour dépasser cette
situation et envisager l'avenir, il faut en premier lieu, résoudre la question du financement des
réseaux. En second lieu, il faut sauvegarder la souplesse de gestion au sein des régions. En troisième
lieu, il faut valoriser les perspectives ouvertes par la HAS dans le domaine de l'évaluation des pratiques
professionnelles (EPP).
Poutout, G. (2007). "Les réseaux sont-ils solubles dans le système de santé ? La genèse." Revue Hospitaliere de
France(516) : 61-65.
[BDSP. Notice produite par ENSP R0xBRI5g. Diffusion soumise à autorisation]. L'exigence de
coordination, de complémentarité et de continuité se fait de plus en plus pressante. Elle vient de la
société civile mais aussi d'une part de plus en plus importante des professionnels de santé : il faut aller
au-delà de la performance médicale segmentée, isolée, pour retrouver "l'individu global". Il faut
organiser sa prise en charge continue, son accompagnement, au sein de multiples institutions,
sociales, médico-sociales et sanitaires en tenant compte de son état pathologique, de sa situation et
de son histoire personnelles. Il faut donner de la fluidité, de la lisibilité, de la cohérence au système.
Les réseaux de santé sont les témoins et les acteurs de ce mouvement inéluctable. Leur émergence
s'effectue par à-coups : adulés un jour, oubliés ou méprisés le lendemain, mis sur piédestal par les uns,
suspects pour les autres. Que représentent-ils ? Quel avenir pour eux au sein du système de santé ?
Sont-ils condamnés à rester "marginaux sécants" ou sont-ils solubles dans le système actuel.
[BDSP. Notice produite par ENSP B1ajR0xE. Diffusion soumise à autorisation]. Après une première
partie consacrée à la genèse des réseaux de santé, parue dans le n° 516 de mai-juin 2007, l'auteur
poursuit son étude sur les réseaux de santé en distinguant deux périodes. La première période, de
2002 à 2005, qui peut être qualifiée d'âge d'or, se présente comme une phase de développement actif
des réseaux. Les ambiguïtés nées des précédents textes abrogés s'estompent, les moyens financiers
sont globalement en adéquation avec les besoins, les incitations à la création de réseaux sont
récurrentes de la part des pouvoirs publics et le professionnalisme des acteurs engagés s'accroît. La
deuxième période, à partir de 2006, marque un tournant négatif. La publication en septembre du
rapport de l'IGAS jette le discrédit sur le financement et le bilan des réseaux, ce qui conduit, la loi de
financement de la sécurité sociale 2007 à supprimer le FAQSV et la DDR pour leur substituer un fonds
d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS). Doté dune architecture de gestion
complexe, ce fonds rend peu visible les réseaux de santé qui sont noyés au sein de multiples actions.
2006
Barre-Houdart, S. et Ptakhine, E. (2006). "La structuration juridique des réseaux de santé : questions pratiques -
juridique." Filieres & Reseaux 2 Sante(7) : 42-43.
Aborder la question de la structuration juridique des réseaux de santé conduit à poser au préalable
deux hypothèses : d'une part le réseau est un sujet de droit, d'autre part la seul enveloppe
contractuelle est insuffisante à un réseau pour exister, croître et se pérenniser. Les auteurs,
respectivement juristes et avocats du cabinet Houdart, développent d'un point de vue juridique la
problématique et analysent les avantages ou limites des différentes formes de statut juridique.
Bercot, R. et De, Coninck, F. (2006). Les réseaux de santé, une nouvelle médecine ?, Paris : L'Harmattan
Permettant d'assurer une médecine économique, proche du malade et conviviale, les réseaux de
santé apparaissent comme l'objet idéal et pourtant ils ne se développent que lentement. A partir de
cas concrets, il s'agit donc de faire le tour des obstacles institutionnels, des hiérarchies
professionnelles implicites et des enjeux organisationnels. Lorsque ces obstacles sont surmontés, de
nouvelles pratiques apparaissent et le malade prend plus de place dans le soin. Il est considéré comme
un acteur à accompagner.
Depuis plusieurs années, la Franche-Comté s'est engagée dans une politique active de soutien aux
réseaux de santé. L'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) et l'Union régionale des caisses
d'assurance maladie (URCAM) de Franche-Comté, réunies au sein de la Mission régionale de santé
(MRS), présentent, dans ce document, un premier bilan et définissent des axes de développement
pour les années à venir. Ils ont été élaborés à la suite des échanges qui ont eu lieu lors d'un séminaire
de travail (octobre 2006) préparé avec la Fédération des réseaux de Franche-Comté. Ce dossier
présente donc, les orientations retenues par les directeurs de l'ARH et de l'URCAM et approuvées
respectivement par la Commission exécutive de l'ARH et le Conseil de l'URCAM. Le président de la
Fédération des réseaux expose ensuite ses propositions dans un article intitulé " Avenir des réseaux de
santé : une politique publique de l'innovation en matière d'organisation des soins ". Enfin, cinq
réseaux présentent leurs activités, détaillent leurs évaluations et perspectives de développement. Au
sein de notre région, la démarche évaluative a fait l'objet d'une réflexion partagée en cohérence avec
les recommandations de l'ANAES. Au total, ce document témoigne de la richesse et de la qualité du
travail réalisé. Il dessine des perspectives prometteuses pour garantir à chaque Franc-comtois une
offre de santé innovante et de qualité.
Boyer, L., et al. (2006). "Enseignement d'une revue critique de la littérature." Journal D'economie Medicale
24(1) : 41-53, rés., tabl., ann.
[BDSP. Notice produite par ORSRA R0xftMXT. Diffusion soumise à autorisation]. Objectif : Établir un
état des lieux de l'évaluation des réseaux de santé en France à partir d'une revue de la littérature
scientifique. Méthode : La recherche bibliographique a été réalisée sur les bases de données
informatisées Medline, Current Contents et Pascal entre le 1er janvier 1990 et le 1er juin 2005.
Résultats : La stratégie de recherche a permis d'extraire 74 articles relatifs aux réseaux de santé. 18
publications répondaient aux critères de sélection et se répartissaient selon les thèmes suivants : 6 sur
la cancérologie, 5 sur la périnatalité, 3 sur l'hépatite C, 2 sur la toxicomanie, 1 sur l'asthme et 1 sur le
diabète. Les méthodologies utilisées étaient des enquêtes descriptives déclaratives ou documentaires
(9), des suivis d'indicateurs de morbi-mortalité (4), des études avant/après non contrôlées (2) et des
études avant/après contrôlées avec groupe témoin ou ici/ailleurs (3). (résumé d'auteur).
Chvetzoff, R., et al. (2006). "Quels indicateurs pour la gouvernance des réseaux de santé ? Exemple du réseau
gérontologique Carmad." Gestions Hospitalieres(458) : 457-464.
[BDSP. Notice produite par ENSP PR0x3q0G. Diffusion soumise à autorisation]. Fruit d'une réflexion
pluridisciplinaire des professionnels de santé de ville du bassin de Plaisir/Saint-Quentin-en-Yvelines,
Carmad est un réseau de santé qui travaille depuis octobre 2005 pour le maintien des personnes
âgées et pour la promotion de la gérontologie en ville. Carmad a inclus deux cents patients sur une
période de neuf mois et formalisé des partenariats avec près de 35% des professionnels de santé de
ville et 39% des médecins généralistes du territoire. Les auteurs proposent ici deux indicateurs de
gouvernance du réseau : le taux de service médical et social rendu (SMSR) et le coût par patient (CPP).
Ces deux indicateurs doivent amener les dirigeants de Carmad et les financeurs à un pilotage commun
pour une meilleure efficience du réseau.
Dominiak, G., et al. (2006). "Évaluation économique des réseaux : apport d'expériences." Journal D'economie
Medicale 24(7-8) : 403-414, rés., tabl.,ann.
[BDSP. Notice produite par ORSRA A8ezR0xF. Diffusion soumise à autorisation]. L'évaluation des
réseaux de santé est une obligation juridique. Son versant économique doit permettre d'apprécier les
coûts afférents au réseau. Si des recommandations méthodologiques sont proposées par des
documents de référence, les modalités de réalisation pratique sont peu documentées. Notre objectif a
été de déterminer, sur la base d'analyse d'expériences d'évaluations économiques, l'intérêt de
différents choix méthodologiques. Nous avons étudié les évaluations économiques de 6 réseaux :
Resalis, Action Asthme Amiens, Groupama Partenaires santé, Revediab, Tircel, Réseau Périnatalité
Bourgogne. Les schémas d'études descriptifs, "avant-après", avec ou sans groupe contrôle, et ici-
ailleurs ont été choisis. Conclusion : le niveau de preuve des évaluations observées est inférieur à celui
attendu. Les difficultés pour obtenir des données fiables sur la consommation de soins, constituer un
groupe contrôle et déterminer un critère de jugement cliniquement pertinent limitent la qualité de
l'évaluation médico-économique. La formalisation d'échanges entre réseaux de thème identique
pourrait aider à l'améliorer en proposant des protocoles d'évaluation méthodologiquement valides,
tenant compte de la réalité du terrain. (Résumé d'auteur).
2005
Barre, S., et al. (2005). Traité pratique des réseaux de santé, Paris : Berger-Levrault
Initiés par les acteurs de santé, confortés par les politiques sanitaires, soutenus par les modes de
financement en voie de pérennisation (FAQSV, DNDR), les réseaux de santé ont enfin été consacrés et
confortés par la législation récente (loi du 4 mars 2002 et loi de financement de la Sécurité sociale
pour 2002). Par leur approche transversale, ils placent les patients et les usagers au coeur de leur
dispositif et constituent un nouveau mode d'organisation sanitaire désormais incontournable. La
création, le fonctionnement, la mise en pratique d'un réseau de santé constituant un exercice difficile
et parfois risqué, il est impératif que les acteurs impliqués disposent d'un outil de référence alliant
réflexion et pratique, conseil et stratégie, expérience et prospective (résumé d'auteur).
Bocquet, H., et al. (2005). "Dynamique interdisciplinaire autour d'un réseau de soins : évaluer et construire en
même temps." Sante Publique 17(4) : 607-616.
[BDSP. Notice produite par ENSP rkLymR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Cet article rapporte une
expérience d'évaluation du réseau de soins pour la sclérose en plaques en région Midi-Pyrénées
(MIPSEP) ; il montre comment une équipe d'évaluation composée de médecins de santé publique et
de sociologues, a progressivement et naturellement évolué d'un rôle d'observation externe vers un
rôle d'accompagnement des acteurs du réseau de soins ; le recueille d'information a privilégié la
méthode qualitative par entretien avec les acteurs, et les cadres de référence étaient constitués des
textes officiels définissant les réseaux de soins et leur mission. De leur côté les acteurs du réseau de
culture soignante ont eu le souci de s'organiser pour mieux répondre aux besoins exprimés par les
patients.
Bourgueil, Y., et al. (2005). La coordination dans les réseaux de santé : entre logiques gestionnaires et
dynamiques professionnelles. Convention DREES/ENSP n° 19/01. Rapport final. Rapport Irdes. Lyon
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 187 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Compte tenu des attentes multiples et de l'implication des professionnels de santé, du social, des
"gestionnaires" et des observateurs et experts du système de santé, la formalisation de la
coordination dans les réseaux de santé est apparue comme un objet de recherche privilégié pour
étudier la façon dont les processus de rationalisation des soins interagissent avec mutations qui
affectent les pratiques professionnelles et les frontières entre groupes professionnels dans le système
de santé. L'analyse des processus de formalisation de la coordination à la fois à un niveau
institutionnel (macrosociologique) et sur plusieurs réseaux de santé (microsociologique) dans le
champs des soins gérontologiques et des soins palliatifs permet de questionner les effets des
injonctions à la rationalisation des processus de soins autour de trois axes. Ils seront traités
successivement dans les trois parties de ce rapport.
David, S., et al. (2005). "Perinatal care regionalization and acceptability by professionals in France." Revue
D'Epidemiologie et de Sante Publique 53(4) : 361-372, tabl.
[BDSP. Notice produite par MRPS jR0xCfO8. Diffusion soumise à autorisation]. L'un des objectifs de la
régionalisation des soins périnatals est d'améliorer l'orientation des grossesses à risque vers des
maternités disposant d'un niveau de soins adapté pour la mère et le bébé. La place et le rôle des
professionnels est un des éléments clés de la mise en place de réseaux de soins. Cette étude a donc
pour objectif d'identifier les attentes des professionnels et de les comparer d'un groupe à l'autre. Les
résultats montrent une moins bonne acceptabilité de la plupart des professionnels (anesthésistes,
obstétriciens, sage-femmes et praticiens libéraux) comparée à celle de néonatalogistes, ou des
professionnels travaillant dans des établissements privés comparée à ceux travaillant dans des
établissements publics.
Ferley, J. P. et Da, Silva, A. E. (2005). Projet Mado réseau coordonné pour le maintien à domicile des personnes
dépendantes dans le Haut Vivarais. Perception et attentes des professionnels et des familles relatives
au réseau et à l'apport potentiel des nouvelles technologies. Lyon UPML : 58, fig., tabl.
Le projet de l'Association de Maintien à Domicile des personnes dépendantes dans le Haut Vivarais
(MADO) ambitionne de structurer sur les 5 cantons du bassin d'Annonay (Haut Vivarais, Ardèche) un
réseau de prise en charge coordonnée ambulatoire des personnes dépendantes. Il vise, par une
amélioration de la coordination ville-structures de soins et de la coordination entre le sanitaire et le
social, à proposer un dispositif assurant la continuité des soins, du social et de l'information. Il doit
également permettre d'organiser au mieux le retour à domicile après une éventuelle hospitalisation.
Ce réseau a pour objet de permettre le maintien à domicile le plus longtemps possible, dans des
conditions sanitaires et sociales optimales, des personnes âgées dépendantes et fragiles (personnes
handicapées physiques de plus de 60 ans) et des personnes handicapées physiques de 18 à 59 ans
souffrant d'une affection aiguë. Enfin, ce projet expérimental a également pour objectif d'être un
modèle reproductible dans d'autres territoires urbains, semi urbains, ruraux et semi ruraux. Par
ailleurs, une réflexion sur l'apport des nouvelles technologies a été intégrée à la réflexion plus
générale portant sur la mise en place d'un réseau local coordonné avec partage de certaines
informations du dossier médico-social. Les objectifs de l'étude réalisée par le CAREPS étaient de
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 188 sur 437
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[Link] Novembre 2023
Soins de santé primaires : les pratiques professionnelles en France et à l’étranger
Fortanier, C., et al. (2005). "Enjeux économiques des réseaux de santé : quelle évaluation ?" Journal
D'economie Medicale 23(7-8) : 415-424, rés.
[BDSP. Notice produite par ORSRA wJ8IR0xv. Diffusion soumise à autorisation]. Les réseaux de santé
constituent une innovation organisationnelle en matière de santé et posent aujourd'hui la question de
l'évaluation des effets produits, notamment en termes de retombées économiques. Nous proposons
d'adapter les outils existants d'évaluation économique des stratégies sanitaires à l'étude d'objets
complexes comme les réseaux de santé en précisant un certain nombre de points méthodologiques
autour de la mesure des résultats et des coûts. Nous soulignons par ailleurs que la démarche
évaluative de l'impact économique des réseaux de santé ne peut être complète si elle ne considère
pas, au-delà des questions d'efficience, une analyse monographique de la dynamique d'acteurs, de
l'émergence de nouvelles pratiques collectives et de nouveaux modes de coordination, qui pourra
s'articuler autour de réflexions récentes de la littérature économique et en économie de la santé.
(résumé d'auteur).
Poutout, G., et al. (2005). "Les réseaux de santé : cinq ans après, la preuve par 500." Technologie Et Sante(55-
56) : 144, tab., graph., fig.
[BDSP. Notice produite par APHPDOC gMJZUR0x. Diffusion soumise à autorisation]. Suite à la mise en
place récente depuis quelques années de nombreux réseaux de santé, ce numéro fait un tour
d'horizon sur le sujet à travers une vingtaine d'exemples.
Robelet, M., et al. (2005). "La coordination des réseaux de santé : entre logiques gestionnaires et dynamiques
professionnelles." Revue Francaise Des Affaires Sociales(1) : 233-260.
2004
(2004). "Le développement des réseaux de soins et de santé : contexte éthique et politique." Sante Publique
16(1) : 133-146.
[BDSP. Notice produite par ENSP 03uER0xK. Diffusion soumise à autorisation]. Le fonctionnement de
notre système de soins et de notre système de santé connaît une crise majeure. L'importance
inacceptable des inégalités devant les soins, la forte mortalité prématurée, l'absence d'une politique
de santé cohérente, la quasi-insurrection des professionnels, le mépris de la loi sont quelques uns des
symptômes du chaos qui s'installe sous nos yeux. Cet article propose une réflexion sur les valeurs, les
enjeux, les pratiques, les régulations et les évaluations de notre système de santé et de soins.
Un groupe de travail constitué des Unions Régionales des Caisses d'Assurance Maladie (Urcam) et des
Unions Régionales des Médecins Libéraux (URML) de trois régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais
et Provence-Alpes Côte d'Azur), rejointes par la région Rhône-Alpes et en collaboration avec l'Anaes, a
élaboré la démarche générale destinée à permettre l'évaluation des réseaux de santé. Ce guide
constitue une trame générale des éléments nécessaires à l'évaluation. Il est avant tout un outil
pratique d'aide à la démarche d'auto-évaluation. La majeure partie de ce document est donc
constituée de grilles qualitatives et quantitatives d'auto-évaluation. Elle est complétée par une
proposition de cahier des charges, destiné à rendre plus homogène le regard extérieur porté sur les
réseaux de santé.
Bonafini, P. (2004). "Quel management pour les réseaux ? Le cas de la cancérologie." Journal D'economie
Pôle de documentation de l’Irdes - Marie-Odile Safon Page 189 sur 437
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