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Universit Mohammed V -Agdal e FACULTE DES SCIENCES - Rabat -

N dordre 2224

THESE DE DOCTORAT
Prsente par e e

Hassane ZGUITTI
Intitule e

QUELQUES ASPECTS DE LA THEORIE SPECTRALE LOCALE ET APPLICATIONS


En vue de lobtention du DOCTORAT Discipline: Mathmatiques e Spcialit: Analyse Fonctionnelle e e

Soutenue le 25 novembre 2004 devant le Jury compos de : e


Prsident e : OUANNASSER Mohamed Professeur, Fac. Sc. Rabat. BARRAA Mohamed Professeur, Fac. Sc. Semlalia, Marrakech. BENHIDA Chaq Maitre de Confrences, Univ. Lille France. e BENLARBI DELAI Mhammed Professeur, Fac. Sc. Rabat. KELLAY Karim Maitre de Confrences, Univ. Marseille France. e MBEKHTA Mostafa Professeur, Univ. Lille France. ZEROUALI El Hassan Professeur, Fac. Sc. Rabat.

Examinateurs :

Tarezzift

Righ ad teg tewuri y-ad d tarezzift i temettt inew Mina nna ygan tamessumat u teg tizemmar nes hma y-ad fukkugh asiggel ad. Tarezzift i ylli Hiba. Talalit nes, tatsa nes d tumert nes as zdaregh ad fukkegh e tawuri y-ad zik. Tarezzift i baba Hmmu d mma Tuda nna yi ussegman snalen-i s tigheri d ulmmud e allig lkemegh aswir ad. Tarezzift i Wma d Istma, i takat inew tamqerant, i umeddakwel inew Muha d miden nna yi yuwsen. I winna ur yun assid n tussna ula dderen g ufulki nes d isafaren nes.

a ` Mina et Hiba.

Introduction Gnrale e e
Cette th`se se compose de deux grandes parties indpendantes. On commence par e e un chapitre introductif qui ayant pour but de prsenter les proprits lmentaires e e e ee relatives ` la thorie spectrale locale dont nous aurons besoin dans ce travail. Dans a e la premi`re partie, nous avons gnralis la classe des oprateurs ayant la proprit e e e e e ee de dcomposition () et la classe des oprateurs ayant la weak-SDP, en introduisant e e la notion de la proprit faible-(). La deuxi`me partie porte essentiellement sur la ee e description des dirents spectres dune matrice carre triangulaire suprieure ` coefe e e a cients oprateurs. e

Partie I :
Dans le but dadapter les proprits spectrales des oprateurs normaux sur un esee e pace de Hilbert ` un cadre plus gnral des oprateurs dnis sur un espace de Banach, a e e e e N. Dunford, en 1958, a introduit la notion doprateur spectral. Un oprateur linaire e e e born T sur un espace de Banach X est dit spectral sil admet une reprsentation sous e e la forme : T = S + N, o` N L(X) est un oprateur quasi-nilpotent qui commute u e avec T et S L(X) est un oprateur scalaire. Rappelons que S est dit scalaire si : e e I S = C dE() avec E une mesure spectrale sur lensemble des borliens sur C . I Tout oprateur T L(X), linaire born sur un espace de Banach X, admet un e e e calcul fonctionnel sur les fonctions analytiques dans un voisinage contenant le spectre (T ). Ce calcul fonctionnel peut stendre ` une alg`bre de fonctions continues ou e a e mesurables pour certains classes doprateurs, par exemple si T est normal ou sous e normal alors ce calcul stend ` l2 et H 2 respectivement. En particulier loprateur e a e f (T ) admet un sens lorsque f est continue ou de classe C sur (T ). En se basant sur lide du calcul fonctionnel non analytique, C. Foia a introduit, en 1960, la notion e s 3

doprateur scalaire gnralis. T L(X) est dit scalaire gnralis, sil existe un e e e e e e e homomorphisme dalg`bre continu e : E(I ) L(X) C avec (1) = I et (Z) = T ; o` Z la fonction identit sur C . u e I Observons que les oprateurs normaux sur les espaces de Hilbert et plus gnralement e e e les oprateurs spectraux sur les espaces de Banach vrient la proprit suivante : e e ee pour tout recouvrement ni douverts {U1 , . . . , Un } de C , il existe X1 , . . . , Xn I des sous-espaces ferms T -invariant de X tels que e (T |Xi ) Ui pour i = 1, . . . , n et X1 + + Xn = X.

En plus les espaces Xi sont les images des projections spectrales associes ` loprateur e a e normal ou spectral. Partant de cette observation, C. Foia, en 1963, a introduit une large classe doprateurs. s e Cest la classe des oprateurs dcomposables. T est dit dcomposable sil vrie la e e e e proprit prcdente. Signalons que par le biais du calcul fonctionnel de Riesz, tout ee e e oprateur ` spectre totalement discontinu est dcomposable. En particulier, les oprateurs e a e e algbriques et compacts sont dcomposables. e e Dans la mme issue et dans le but de gnraliser cette derni`re classe, une autre e e e e classe gnralisant les oprateurs dcomposables est donne par E. Albrecht en 1975 e e e e e (voir [?]). T est dit vrier la proprit de dcomposition spectrale faible (the weake ee e SDP), si pour tout recouvrement ni douverts {U1 , . . . , Un } de C , il existe X1 , . . . , Xn I des sous-espaces ferms T -invariant de X tels que e (T |Xi ) Ui pour i = 1, . . . , n et X1 + + Xn = X. E. Albrecht a construit un exemple dun oprateur vriant la proprit weak-SDP e e ee sans tre dcomposable. e e En 1986 et en suivant le mme concept, E. Albrecht, J. Eschmeier et M. M. Neue mann ([?]) ont gnralis la classe des oprateurs dcomposable en introduisant la e e e e e notion de la proprit de dcomposition spectrale (). T est dit vrie la proprit de ee e e ee 4

dcomposition spectrale () si pour tout recouvrement ni douverts {U1 , . . . , Un } de e C, I XT (U1 ) + + XT (Un ) = X. Ici XT (F ) est le sous-espace analytique de T (relatif ` F ) dni par a e XT (F ) = {x X : f : C \ F X analytique avec (T )f () = x, C \ F }. I I

Dans les annes 90, E. Albrecht et J. Eschmeier (voir aussi M. Boucekkine et C. K. e Fong [?]) ont tabli la connexion entre la proprit () et la dcomposabilit. e ee e e i) T L(X) est dcomposable si et seulement si T et T vrient la proe e prit (). ee ii) T vrie la proprit () si et seulement si il est semblable au quotient e ee dun oprateur dcomposable ` lun de ses sous-espaces invariants. e e a

La condition de Bishop () a t introduite par Bishop en 1959 (voir [?]). Nous ee rappelons que T L(X) vrie la condition de Bishop () si pour tout ouvert U de C e I et pour toute suite (fn )n de fonctions analytiques sur U ` valeurs dans X, (T )fn () a converge vers zro dans O(U, X) entra que fn () converge vers zro dans O(U, X) e ne e ; o` O(U, X) est lespace de Frchet des fonctions analytiques sur U ` valeur dans X u e a muni de la topologie de la convergence uniforme sur les compacts de U . La condition de Bishop () et la proprit () jouent un rle dual et caractrisent la dcomposabilit. ee o e e e Plus prcisment : e e i) T vrie () si et seulement si T vrie (). e e ii) T est dcomposable si et seulement si il vrie () et () ` la fois. e e a iii) T vrie () si et seulement si il semblable ` la restriction dun oprateur e a e dcomposable ` lun de ses sous-espaces ferms invariants. e a e

Dans la premi`re partie de notre th`se, nous introduisons une nouvelle classe e e doprateurs qui gnralise ` la fois la classe des oprateurs ayant la proprit weak-SDP e e e a e ee et la classe des oprateurs vriant la proprit de dcomposition (). En tudiant cette e e ee e e proprit nous montrons quelle est nouvelle dans la littrature, puis nous regardons ee e 5

parmi les proprits classiques de la thorie spectrale locale, celles qui sont satisfaites ee e par cette nouvelle classe et celles qui ne les sont pas. Ceci nous permet de gnraliser e e certains rsultats comme pour les oprateurs dcomposable ou weak-SDP ` notre classe. e e e a

La premi`re section est consacre ` lexposition des proprits lmentaires relatives e e a e e ee a ` la dcomposabilit, la proprit () et la condition de Bishop (). e e ee Dans la section 2, nous introduisons la notion de la proprit de dcomposition ee e faible () de la mani`re suivante : e On dira que T L(X) vri la proprit de dcomposition faible () (note e e ee e e bri`vement (w ) ) en dans C , si il existe un r() > 0 tel que pour tout e I 0 r r() et pour tout recouvrement ni douvert {U1 , . . . , Un } de C I avec (T ) \ D(, r) U1 , on a XT (U1 ) + + XT (Un ) est dense dans X. Et on dira que T vrie la proprit de dcomposition (w ) si il la vrie en tout e ee e e point de C . I Nous donnons un sens ` cette notion en construisant deux exemples doprateurs a e vriant la proprit (w ) sans vrier ni la proprit () ni la weak-SDP. e ee e ee Dans la troisi`me section, nous tudions les proprits lmentaires des oprateurs e e e e ee e ayant (w ). Nous tablissons le rsultat fondamental suivant : e e Si T vrie la proprit (w ) en , alors T satisfait la SV EP en . e ee Comme consquence immdiate, si T vrie la proprit (w ) alors T satisfait la SV EP e e e ee et le spectre de T coincide avec le spectre approximatif de T . Ce rsultat gnralise e e e donc le cas de la proprit () et de la weak-SDP. Si de plus T satisfait la SVEP, alors ee tout point de (T ) \ sF (T ) est un point isol. e Si la proprit () est stable par quotient, le rsultat reste encore vrai pour la ee e proprit (w ). En fait, on obtient mieux ee Soit T L(X) vriant la proprit (w ) et soit S L(Y ). Si RT = SR, e ee avec R L(X, Y ) a image dense, alors S vrie aussi la proprit (w ). ` e ee 6

La proprit (w ) est stable aussi par perturbation en norme : ee Soit Tk L(X) une suite doprateurs ayant (w ) et soit S L(Y ). e Sil existe une suite Rk L(X, Y ) ` image dense tels que rS,Tk (Rk ) a 0 lorsque k , alors S vrie la proprit (w ) ; o` rS,Tk (Rk ) = e ee u
n lim sup S,Tk (Rk ) n
1 n

En particulier, si (Tn ) satisfait la proprit (w ) et converge en norme vers T tel que ee Tn commute avec T , alors T vrie la proprit (w ). e ee La section 3 est consacre ` ltude du spectre localisable loc (T ) dun oprateur e a e e ayant la proprit (w ). Comme premi`re observation nous avons ee e com (T ) loc (T ) loc (T ). Ici com (T ) est le spectre de compression de T . En particulier si T et T ont la proprit ee (w ) alors loc (T ) = loc (T ). Un rsultat sur les inclusions des spectres est donne par la Proposition ?? : e e Si T L(X) vrie la proprit (w ) et si S L(Y ), R L(X, Y ) tels que e ee RT = SR et R est injectif alors com (T ) loc (S). Le rsultat essentiel de cette section est sur le lien entre la fermeture du coeur e analytique K(T ) = {x : (xn ) X et c > 0 tels que x0 = x, xn = T xn+1 et xn cn x } et lensemble des points support de T , spt(T ) = { C : XT (D(, r)) = I 0, r > 0} : Si T est non inversible vriant la proprit (w ), alors K(T ) est ferm e ee e implique 0 spt(T ). Dans la derni`re section, on tudie les multiplicateurs sur une alg`bre de Banach qui e e e ont la proprit (w ). ee Soient T un multiplicateur sur A, une alg`bre de Banach commutative semie simple, et (A) lensemble des idaux maximaux sur A. Si T vrie la e e proprit (w ) alors T |(A) est continu sur (A) pour la hk-topologie. ee 7

Ce rsultat permet de caractriser la dcomposabilit de loprateur multiplication Ta e e e e e (Ta x = ax) dans ce sens : Les propositions suivantes sont quivalentes : e i) Ta est dcomposable. e ii) Ta vrie la proprit (w ). e ee iii) la transformation de Gelfand a est continue sur (A) pour la hk topologie. Si de plus A est Tauberien, nous avons observ que tout multiplicateur sur A vrie e e la proprit (w ). ee Enn, on montre que com (T ) = T ((A)).

Partie II:
La deuxi`me partie de la th`se est consacre ` ltude spectrale des oprateurs MC e e e a e e de la forme

MC =

A C 0 B

avec A L(X), B L(Y ) et C L(Y, X) et o` X, Y sont des espaces de Banach. u La stabilit du spectre et des dirents parties classiques de MC ont fait lobjet de e e plusieurs travaux. En 1994, H. K. Du et J. Pan [?] ont donn une description de e
CL(K,H)

(MC ) en

montrant que (MC ) = ap (A) s (B) { C : (B ) = (A )}; I


CL(K,H)

avec (B) = dimN (B) et (A) = codimR(A). Six ans plus tard, ce rsultat fut e dmont dans le cadre plus gnral des espaces de Banach (voir [?]). e e e e Il est clair que (MC ) (A) (B). Lgalit est vrie en dimension nie. e e e e Naturellement deux questions apparaissent de faon naturelle : c 8

Question 1. Sous quelles conditions sur A et B on a (MC ) = (A) (B) pour tout C L(Y, X). Question 2. Etant donn A et B, pour quel C L(Y, X) on a e (MC ) = (A) (B). Une premi`re tentative qui a donn une rponse partielle ` la premi`re question est e e e a e faite par M. Houimdi et moi mme (voir [?] ou [?]), plus prcisment : e e e Si B satisfait la SV EP alors (MC ) = (A) (B). Par dualit on obtient le mme rsultat lorque A satisfait la SVEP (voir aussi [?]). e e e Dans [?] on trouve une amlioration de ces rsultats, ` savoir : e e a (MC ) (S(A ) S(B)) = (A) (B). Pour la deuxi`me question, le rsultat connu dans cette direction est donn par M. e e e Barraa et M. Boumazgour ([?]) : Lgalit est vrie si e e e e C cl[R(A,B ) + N (A,B ) + C N (LA ) + C N (RB )]. I I Dans cette partie on sintressera ` la description de lensemble dfaut suivant : e a e D = ((A) (B)) \ (MC ) lorsque parcourt direntes parties du spectre. Ceci permet dtendre le cadre dans e e lequel est pos la question 1. Quant ` la question 2, une meilleure gnralisation du e a e e travail [?] sera donne vers la n. e Le plan de cette partie est le suivant : La section 1 traite D lorsque {, e } : D S(A ) S(B). 9

En particulier on a une rponse positive ` la question 1 lorsque A ou B satisfait la e a SVEP. Ce qui gnralise le rsultat donne par [?, Theorem 2.3 (2)]. Et lorsque A est e e e e quasi-triangulaire (en particulier compact ou cohyponormal) on a pour tout B et C : e (MC ) = e (A) e (B). Signalons que dans [?] et sous les mme conditions, lgalit est obtenue pour le spectre e e e approximatif. On termine cette section par le rsultat suivant : e Si A ou B vrie la proprit (w ) alors e ee (MC ) = (A) (B) pour tout C et {, e }. La section 2 est consacre au spectre du Weyl, not w . Lensemble defaut est major e e e par : D (S(A) S(B )) (S(A ) S(B)). La rponse ` la question 1 est donne dans le cas o` A et A , A et B, A et B , ou B e a e u et B satisfont la SVEP. Une application sur le Thor`me de Weyl est donne par le Thor`me ?? : e e e e e Soient A et B satisfaisant la SVEP. Supposons A isoloide et B isoloide ni. Si A et B satisfont le thor`me de Weyl, alors MC la satisfaite et ce e e pour tout C. On rappelle que T est dit satisfaire le thor`me de Weyl si e e (T ) \ w (T ) = 00 (T ) o` 00 (T ) est lensemble des valeurs propres isoles de multiplicit nie. u e e Quant ` la section 3, nous avons montr que a e Dap S(A ) ap (B). En particulier si A satisfait la SV EP ou si A est quasi-triangulaire alors ap (MC ) = ap (A) ap (B). 10

Par dualit on obtiendra les mmes rsultats pour le spectre de surjectivit s (MC ). e e e e Dans la section 4, on traite le cas = . Nous donnons aussi une description pour D et Ddec . La derni`re section aborde la question 2. Nous montrons dabord que e (MC ) = (A) (B), {, e } pour tout C (C N (LA )) (C N (RB )) I I Puis grce ` des techniques utilises dans [?] et [?] nous montrons que : a a e Pour C cl[R(A,B ) + N (A,B ) +
C I

N (LA ) +

C I

N (RB )] on a

i) (MC ) = (M0 ) si { , , , dec } ii) (MC ) = (M0 ) si {, e , w } iii)(MC ) \ {0} = (M0 ) \ {0} si {ap , s , SF }.

11

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