Les Grandes Lumières Les 10 Sefiroth de La Kabbale
7
Le « Séfér Yétsirah » ou livre de la Formation, attribué au patriarche « Abraham » lui-même,
expose en seulement quelques pages le processus de la création de notre monde, à partir
de dix Emanations divines ; les dix « Sefiroth ». De ces dix Grandes lumières, « Oroth
Gdolim » en hébreu, l’« Ein Sof », l’Infini, la Substance de l’Etre invariable, va Se manifester
puis S’épancher dans Sa création, jusqu’à aboutir à un être vivant, façonné à Son Image.
Ainsi, à partir de ces dix « Attributs divins », seront données à l’âme dix qualités essentielles
appelées « Midot » ou mesures, qui permettront à la créature de recevoir le Souffle Saint : le
« Rouakh Ha Qodesh » ; le Souffle de la vie véritable et éternelle. Plus tard, dans son livre
de la Splendeur (le Séfér Ha Zohar), « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » va, en développant sur
les fonctions séfirotiques du corps spirituel (les degrés ou qualités de l’âme), dévoiler les
chambres de la conscience, où se loge une mémoire secrète ; celle d’un futur à accomplir :
rétablir l’être authentique.
9
Avant-propos
9
Avant-propos
L’étude séfirotique présentée dans cet ouvrage, prend pour référence l’enseignement
dévoilé de « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » dans ses Saintes Assemblées initiatiques : les «
Idrot », avec ; l’« Idra Rabba Qadisha » – la Grande et Sainte Assemblée (Zohar III,
127b-145a), et l’« Idra Zouta Qadisha » – la Petite et Sainte Assemblée (Zohar III,
287b-296b). Nous la compléterons par les révélations de « Joseph ben Avraham Gikatilla »
(1248-1325), et d’autres Kabbalistes de renom, dont ; « Moise de Léon » (1240-1305), «
Moïse ben Jacob Cordovéro dit le Ramaq » (1522-1570), et « Rabbi Isaac Ashkenazi Louria
», dénommé le « Ari Zal » (1534-1572). Mais avant de débuter, rappelons quelques notions
fondamentales largement développées dans notre précédent écrit ; « l’Œuvre de la création
». – Au commencement, par un retrait de Lui-même en Lui-même, D.ieu laissa un espace
libre pour sa création : ce processus de
contraction de l’Unité divine
est appelé « Tsimtsoum ». – Dans cette vacuité de l’Infini, l’Etre Suprême projeta
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Études de langues étrangères
Les Grandes Lumières Les 10 Sefiroth de La Kabbale
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Les Grandes Lumières
Les dix Sefiroth de la Kabbale
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3
A ma mère, Yolande.
4
5
« Tu désires connaître Mon Nom ? Sache qu’il est fonction de Mes accomplissements ».
Midrash Shémot Rabbah 3,6.
7
Le « Séfér Yétsirah » ou livre de la Formation, attribué au patriarche « Abraham » lui-même,
expose en seulement quelques pages le processus de la création de notre monde, à partir
de dix Emanations divines ; les dix « Sefiroth ». De ces dix Grandes lumières, « Oroth
Gdolim » en hébreu, l’« Ein Sof », l’Infini, la Substance de l’Etre invariable, va Se manifester
puis S’épancher dans Sa création, jusqu’à aboutir à un être vivant, façonné à Son Image.
Ainsi, à partir de ces dix « Attributs divins », seront données à l’âme dix qualités essentielles
appelées « Midot » ou mesures, qui permettront à la créature de recevoir le Souffle Saint : le
« Rouakh Ha Qodesh » ; le Souffle de la vie véritable et éternelle. Plus tard, dans son livre
de la Splendeur (le Séfér Ha Zohar), « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » va, en développant sur
les fonctions séfirotiques du corps spirituel (les degrés ou qualités de l’âme), dévoiler les
chambres de la conscience, où se loge une mémoire secrète ; celle d’un futur à accomplir :
rétablir l’être authentique.
9
Avant-propos
L’étude séfirotique présentée dans cet ouvrage, prend pour référence l’enseignement
dévoilé de « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » dans ses Saintes Assemblées initiatiques : les «
Idrot », avec ; l’« Idra Rabba Qadisha » – la Grande et Sainte Assemblée (Zohar III,
127b-145a), et l’« Idra Zouta Qadisha » – la Petite et Sainte Assemblée (Zohar III,
287b-296b). Nous la compléterons par les révélations de « Joseph ben Avraham Gikatilla »
(1248-1325), et d’autres Kabbalistes de renom, dont ; « Moise de Léon » (1240-1305), «
Moïse ben Jacob Cordovéro dit le Ramaq » (1522-1570), et « Rabbi Isaac Ashkenazi Louria
», dénommé le « Ari Zal » (1534-1572). Mais avant de débuter, rappelons quelques notions
fondamentales largement développées dans notre précédent écrit ; « l’Œuvre de la création
». – Au commencement, par un retrait de Lui-même en Lui-même, D.ieu laissa un espace
libre pour sa création : ce processus de
contraction de l’Unité divine
est appelé « Tsimtsoum ». – Dans cette vacuité de l’Infini, l’Etre Suprême projeta
10
Sa propre Essence, sous la forme d’un Rayon de Lumière infinie ; le « Or Ein Sof ». C’est ce
Rayon, le « Qav », qui définira l’« Adam Qadmon » ou l’Homme primordial,
Archétype de l’être à venir.
– Au cours de sa progression dans l’espace de la création, le « Qav », de par sa nature
macrocosmique, dessina dix cercles de lumière ; « les uns emboités dans les autres ». Ces
dix Aspects absolus de la Quintessence première,
définiront les dix premiers Réceptacles à l’Essence suprême ; les premières Manifestations
de D.ieu dans Sa création : les dix « Sefiroth ». – Ne voulant
garder pour eux-mêmes que leur propre lumière,
les Vases primordiaux (les Kélim, les Sefiroth), s’épaissirent, puis se brisèrent sous la
puissance concentrée du Flux divin. Ce processus qui se produisit à partir du quatrième
réceptacle, est appelé « Shvirath Ha Kélim », la Brisure des Vases, il définit l’état chaotique
de notre monde : le « Tohu ». – Bien que néfaste, la « Shvirath Ha Kélim » sera
indispensable, pour permettre à l’Infini
d’engendrer
le fini, et à l’espace et au temps d’exister. Mais en se brisant, les réceptacles produisirent
des écorces ou coquilles (les Qlipoth) qui atténuèrent l’Eclat de la Sainteté. Une restauration
de l’Unité devint alors nécessaire, pour que se poursuive le Processus créatif. – La
réparation des Vases primordiaux brisés, consista en un évidement de leur propre lumière
par
des échanges inter séfirotiques
. Cela donna naissance à des groupes ou configurations appelées Visages séfirotiques ; les
« Partsoufim » : ce rétablissement
originel
de l’Unité, situe le monde du « Bohu ». – Mais l’état parfait de notre monde fut à nouveau
rompu, lorsqu’« Adam Ha Rishon » sépara
le fruit de
11
l’Arbre,
symbole de l’Unité restaurée. En fautant, « Adam » réactiva le processus de la « Shvirath »,
entrainant dans le même temps
la chute (spirituelle) de l’homme,
par un épaississement de l’égo, à la racine du sentiment égoïste. – A partir de là, débutera
la véritable histoire de l’humanité, dont la mission sera le « Tiqoun » ou la restauration de
l’être authentique, par
le rétablissement du Désir divin altruiste
à l’origine de la création.
13
Préambule
Si, dans la littérature Kabbalistique, les « Sefiroth » sont habituellement décrites comme
des lumières, des piliers, des degrés, des couleurs, des sons, des vêtements, des pierres
précieuses, des couronnes, des rois, ou des réceptacles (Kélim)
, le « Séfér Yétsirah » va d’abord les nommer
Abîmes clos
ou
« Sefiroth Bli-Mah »
,
car : leur nature anorganique (littéralement
sans quoi,
Bli-Mah), est profondément unifiée à l’Essence originelle. Voilà pourquoi ; « leur fin est liée à
leur début et leur début à leur fin » (Séfér Yétsirah – 1,7). Le nom « Sefirah » (singulier de
Sefiroth), dérive de « Sapir », qui veut dire
brillance, éclat,
et de sa racine hébraïque, dérive « Mispar »,
le nombre,
le compte. Cette racine commune, nous apprend que les dix « Sefiroth » sont avant tout
dix Nombres primordiaux,
à partir desquels sera graduellement propagée l’Emanation conceptrice de notre monde.
Ainsi, des dix Grandes lumières, vont d’abord émaner les dix Paroles créatrices, puis les dix
Commandements
,
incluant eux mêmes les 613 « Mitsvoth » ou Prescriptions divines. –
le chiffre 613 correspond à la valeur numérique de Oroth », lumières en hébreu, et le petit
nombre de 613 qui est 6 + 1 + 3 =10, dévoile le nombre exact de « Sefiroth » !
Plus tard, des dix « Sefiroth » sortiront les dix plaies qui frapperont l’Egypte, pour libérer,
désaliéner
le peuple d’Israël de son esclavage ; en se libérant du Pharaon, le peuple d’Israël libérera
dans le même temps la Parole divine et corrélativement l’ensemble de l’humanité. –
en hébreu, Pharaon se dit « Paro », ce nom peut être lu « Pé-Ra », la mauvaise bouche ;
celle qui est en dehors du Verbe divin (voir les chapitres ; « le Mi et le Mah » et « les 70
nations », dans notre ouvrage les Racines de l’existence).
Dans le processus
perpétuellement
créateur, la fonction de la « Sefirah » sera de
répandre l’« Atsmouth »
, la Substance fondamentale de l’Etre Suprême
(l’Ein Sof – l’Infini). Mais, pour pouvoir le faire, chacune d’elles devra être rattachée à un
Nom divin particulier, pour que lui soit conféré une puissance émanatrice dominante. Les dix
spécificités émanatrices qui émergeront, différencieront l’Unité de la Lumière suprême en dix
Forces créatrices : les dix « Sefiroth ». Les dix émanations primordiales seront ensuite
distribuées dans la création en deux puissances contraires, respectivement nommées ;
« ’Héssèd », la Bonté
et
« Din », la Rigueur
ou
le Jugement.
Pour la Kabbale, la combinaison de la nature
masculine
(ou d’expansion) de la puissance « ’Héssèd », à la caractéristique
féminine
(ou de limitation) de la puissance « Din », est à l’origine de
la réalité binaire
de notre monde. Cependant, pour que l’Unité soit maintenue dans le tout créé, un Flux divin
non limité devra librement circuler au travers des filtres séfirotiques ; il s’agit de la Lumière
inaltérable du Nom suprême « Y.HVH », qui définira plus
15
tard chez l’être, la « Pnimiouth », l’intériorité (le moi authentique), et son désir de spiritualité,
la « Roua’hniout ». Une fois restaurées par le monde du « Bohu », les dix « Sefiroth » vont
retrouver leur
état développé
(leurs pleines potentialités émanatrices), pour désormais rayonner en configurations
appelées « Partsoufim » ou Visages séfirotiques. A partir de ce nouvel état, l’interaction
dans une parfaite concordance des groupes séfirotiques se fera au travers d’une structure
céleste dynamique, appelée
Arbre de vie
ou
« ’Ets Ha Hayim ».
Cet édifice spirituel, projeté dans l’âme de l’homme, produira le corps séfirotique (ou
spirituel) de la créature. Les différences de polarités des forces positives (‘Héssèd) et
négatives (Din) qui constitueront le corps séfirotique, vont, par leur interactions, produire les
formes multiples et variées des êtres créés ; les traits du caractère et de la personnalité,
l’état de santé d’une personne, résulteront du niveau d’équilibre des énergies (contraires) de
son Arbre de vie. Mais, la créature étant (suivant le Plan Divin) créée finie et donc
imparfaite, la réparation ou le « Tiqoun » du moi deviendra nécessaire pour que soit rétablie
l’unité de l’être, et corrélativement celle du monde. Cela se fera à partir des
énergies vitales émergées de l’Arbre de vie Universel,
sollicitées non seulement par les prières et la pratique des 613 lois spirituelles, mais aussi,
par la concentration et la méditation sur telle ou telle « Sefirah du corps spirituel » qui ouvre
sur le flux de l’Energie divine (le Chéfa). A l’inverse de l’Arbre de vie, c’est le « ’Ets ha
Da’ath Tov vé Ra’ », l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, qui définira la «
’Hitsoniouth », l’extériorité, la vie dans sa réalité, hors du « Gan Eden », dans
le monde formé
; notre monde, celui du « Réshimou » ou de
l’empreinte,
dont la vérité cachée devra être révélée. Cette mission destinée, sera l’histoire de
l’humanité (voir le chapitre ; le « Réshimou », dans notre ouvrage l’Œuvre de la Création).
17
Classification séfirotique
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A ma mère, Yolande.
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« Tu désires connaître Mon Nom ? Sache qu’il est fonction de Mes accomplissements ».
Midrash Shémot Rabbah 3,6.
6
7
Le « Séfér Yétsirah » ou livre de la Formation, attribué au patriarche « Abraham » lui-même,
expose en seulement quelques pages le processus de la création de notre monde, à partir
de dix Emanations divines ; les dix « Sefiroth ». De ces dix Grandes lumières, « Oroth
Gdolim » en hébreu, l’« Ein Sof », l’Infini, la Substance de l’Etre invariable, va Se manifester
puis S’épancher dans Sa création, jusqu’à aboutir à un être vivant, façonné à Son Image.
Ainsi, à partir de ces dix « Attributs divins », seront données à l’âme dix qualités essentielles
appelées « Midot » ou mesures, qui permettront à la créature de recevoir le Souffle Saint : le
« Rouakh Ha Qodesh » ; le Souffle de la vie véritable et éternelle. Plus tard, dans son livre
de la Splendeur (le Séfér Ha Zohar), « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » va, en développant sur
les fonctions séfirotiques du corps spirituel (les degrés ou qualités de l’âme), dévoiler les
chambres de la conscience, où se loge une mémoire secrète ; celle d’un futur à accomplir :
rétablir l’être authentique.
9
Avant-propos
L’étude séfirotique présentée dans cet ouvrage, prend pour référence l’enseignement
dévoilé de « Rabbi Shimon Bar Yo’haï » dans ses Saintes Assemblées initiatiques : les «
Idrot », avec ; l’« Idra Rabba Qadisha » – la Grande et Sainte Assemblée (Zohar III,
127b-145a), et l’« Idra Zouta Qadisha » – la Petite et Sainte Assemblée (Zohar III,
287b-296b). Nous la compléterons par les révélations de « Joseph ben Avraham Gikatilla »
(1248-1325), et d’autres Kabbalistes de renom, dont ; « Moise de Léon » (1240-1305), «
Moïse ben Jacob Cordovéro dit le Ramaq » (1522-1570), et « Rabbi Isaac Ashkenazi Louria
», dénommé le « Ari Zal » (1534-1572). Mais avant de débuter, rappelons quelques notions
fondamentales largement développées dans notre précédent écrit ; « l’Œuvre de la création
». – Au commencement, par un retrait de Lui-même en Lui-même, D.ieu laissa un espace
libre pour sa création : ce processus de
contraction de l’Unité divine
est appelé « Tsimtsoum ». – Dans cette vacuité de l’Infini, l’Etre Suprême projeta
10
Sa propre Essence, sous la forme d’un Rayon de Lumière infinie ; le « Or Ein Sof ». C’est ce
Rayon, le « Qav », qui définira l’« Adam Qadmon » ou l’Homme primordial,
Archétype de l’être à venir.
– Au cours de sa progression dans l’espace de la création, le « Qav », de par sa nature
macrocosmique, dessina dix cercles de lumière ; « les uns emboités dans les autres ». Ces
dix Aspects absolus de la Quintessence première,
définiront les dix premiers Réceptacles à l’Essence suprême ; les premières Manifestations
de D.ieu dans Sa création : les dix « Sefiroth ». – Ne voulant
garder pour eux-mêmes que leur propre lumière,
les Vases primordiaux (les Kélim, les Sefiroth), s’épaissirent, puis se brisèrent sous la
puissance concentrée du Flux divin. Ce processus qui se produisit à partir du quatrième
réceptacle, est appelé « Shvirath Ha Kélim », la Brisure des Vases, il définit l’état chaotique
de notre monde : le « Tohu ». – Bien que néfaste, la « Shvirath Ha Kélim » sera
indispensable, pour permettre à l’Infini
d’engendrer
le fini, et à l’espace et au temps d’exister. Mais en se brisant, les réceptacles produisirent
des écorces ou coquilles (les Qlipoth) qui atténuèrent l’Eclat de la Sainteté. Une restauration
de l’Unité devint alors nécessaire, pour que se poursuive le Processus créatif. – La
réparation des Vases primordiaux brisés, consista en un évidement de leur propre lumière
par
des échanges inter séfirotiques
. Cela donna naissance à des groupes ou configurations appelées Visages séfirotiques ; les
« Partsoufim » : ce rétablissement
originel
de l’Unité, situe le monde du « Bohu ». – Mais l’état parfait de notre monde fut à nouveau
rompu, lorsqu’« Adam Ha Rishon » sépara
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l’Arbre,
symbole de l’Unité restaurée. En fautant, « Adam » réactiva le processus de la « Shvirath »,
entrainant dans le même temps
la chute (spirituelle) de l’homme,
par un épaississement de l’égo, à la racine du sentiment égoïste. – A partir de là, débutera
la véritable histoire de l’humanité, dont la mission sera le « Tiqoun » ou la restauration de
l’être authentique, par
le rétablissement du Désir divin altruiste
à l’origine de la création.
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13
Préambule
Si, dans la littérature Kabbalistique, les « Sefiroth » sont habituellement décrites comme
des lumières, des piliers, des degrés, des couleurs, des sons, des vêtements, des pierres
précieuses, des couronnes, des rois, ou des réceptacles (Kélim)
, le « Séfér Yétsirah » va d’abord les nommer
Abîmes clos
ou
« Sefiroth Bli-Mah »
,
car : leur nature anorganique (littéralement
sans quoi,
Bli-Mah), est profondément unifiée à l’Essence originelle. Voilà pourquoi ; « leur fin est liée à
leur début et leur début à leur fin » (Séfér Yétsirah – 1,7). Le nom « Sefirah » (singulier de
Sefiroth), dérive de « Sapir », qui veut dire
brillance, éclat,
et de sa racine hébraïque, dérive « Mispar »,
le nombre,
le compte. Cette racine commune, nous apprend que les dix « Sefiroth » sont avant tout
dix Nombres primordiaux,
à partir desquels sera graduellement propagée l’Emanation conceptrice de notre monde.
Ainsi, des dix Grandes lumières, vont d’abord émaner les dix Paroles créatrices, puis les dix
Commandements
,
incluant eux mêmes les 613 « Mitsvoth » ou Prescriptions divines. –
le chiffre 613 correspond à la valeur numérique de
14
« Oroth », lumières en hébreu, et le petit nombre de 613 qui est 6 + 1 + 3 =10, dévoile le
nombre exact de « Sefiroth » !
Plus tard, des dix « Sefiroth » sortiront les dix plaies qui frapperont l’Egypte, pour libérer,
désaliéner
le peuple d’Israël de son esclavage ; en se libérant du Pharaon, le peuple d’Israël libérera
dans le même temps la Parole divine et corrélativement l’ensemble de l’humanité. –
en hébreu, Pharaon se dit « Paro », ce nom peut être lu « Pé-Ra », la mauvaise bouche ;
celle qui est en dehors du Verbe divin (voir les chapitres ; « le Mi et le Mah » et « les 70
nations », dans notre ouvrage les Racines de l’existence).
Dans le processus
perpétuellement
créateur, la fonction de la « Sefirah » sera de
répandre l’« Atsmouth »
, la Substance fondamentale de l’Etre Suprême
(l’Ein Sof – l’Infini). Mais, pour pouvoir le faire, chacune d’elles devra être rattachée à un
Nom divin particulier, pour que lui soit conféré une puissance émanatrice dominante. Les dix
spécificités émanatrices qui émergeront, différencieront l’Unité de la Lumière suprême en dix
Forces créatrices : les dix « Sefiroth ». Les dix émanations primordiales seront ensuite
distribuées dans la création en deux puissances contraires, respectivement nommées ;
« ’Héssèd », la Bonté
et
« Din », la Rigueur
ou
le Jugement.
Pour la Kabbale, la combinaison de la nature
masculine
(ou d’expansion) de la puissance « ’Héssèd », à la caractéristique
féminine
(ou de limitation) de la puissance « Din », est à l’origine de
la réalité binaire
de notre monde. Cependant, pour que l’Unité soit maintenue dans le tout créé, un Flux divin
non limité devra librement circuler au travers des filtres séfirotiques ; il s’agit de la Lumière
inaltérable du Nom suprême « Y.HVH », qui définira plus
15
tard chez l’être, la « Pnimiouth », l’intériorité (le moi authentique), et son désir de spiritualité,
la « Roua’hniout ». Une fois restaurées par le monde du « Bohu », les dix « Sefiroth » vont
retrouver leur
état développé
(leurs pleines potentialités émanatrices), pour désormais rayonner en configurations
appelées « Partsoufim » ou Visages séfirotiques. A partir de ce nouvel état, l’interaction
dans une parfaite concordance des groupes séfirotiques se fera au travers d’une structure
céleste dynamique, appelée
Arbre de vie
ou
« ’Ets Ha Hayim ».
Cet édifice spirituel, projeté dans l’âme de l’homme, produira le corps séfirotique (ou
spirituel) de la créature. Les différences de polarités des forces positives (‘Héssèd) et
négatives (Din) qui constitueront le corps séfirotique, vont, par leur interactions, produire les
formes multiples et variées des êtres créés ; les traits du caractère et de la personnalité,
l’état de santé d’une personne, résulteront du niveau d’équilibre des énergies (contraires) de
son Arbre de vie. Mais, la créature étant (suivant le Plan Divin) créée finie et donc
imparfaite, la réparation ou le « Tiqoun » du moi deviendra nécessaire pour que soit rétablie
l’unité de l’être, et corrélativement celle du monde. Cela se fera à partir des
énergies vitales émergées de l’Arbre de vie Universel,
sollicitées non seulement par les prières et la pratique des 613 lois spirituelles, mais aussi,
par la concentration et la méditation sur telle ou telle « Sefirah du corps spirituel » qui ouvre
sur le flux de l’Energie divine (le Chéfa). A l’inverse de l’Arbre de vie, c’est le « ’Ets ha
Da’ath Tov vé Ra’ », l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, qui
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définira la « ’Hitsoniouth », l’extériorité, la vie dans sa réalité, hors du « Gan Eden », dans
le monde formé
; notre monde, celui du « Réshimou » ou de
l’empreinte,
dont la vérité cachée devra être révélée. Cette mission destinée, sera l’histoire de
l’humanité (voir le chapitre ; le « Réshimou », dans notre ouvrage l’Œuvre de la Création).
17
Classification séfirotique
Le nombre
apparent
de « Sefiroth » est de 11. Cependant, « Moise de Léon » nous dit dans son « Sicle du
Sanctuaire » ; «
le secret de l’homme est qu’il a été créé selon le secret des six extrémités et des trois
degrés
qui constituent le principe et le fondement de toutes choses ».
–
les six extrémités correspondent aux « six Sefiroth de ‘Héssèd à Yessod », les trois degrés
aux « trois premières Sefiroth ; Kéter, ‘Hokhma et Bina ».
Le « Séfér Yétsirah » rappelle lui ;
« dix Sefiroth Abîmes (Bli-Mah) ; dix et non neuf, dix et non onze ! »
(Séfér Yétsirah – 1,4). Pour comprendre cette discordance dans le nombre
compté
de « Sefiroth », nous devons nous référer à l’enseignement du « Zohar » : il nous dit ; «
Kéter, la première Sefirah, la Couronne, représente à elle seule une catégorie à part entière.
Si Kéter est désignée sous ce nom, c’est parce qu’elle repose tel un
diadème
sur la tête du corps de l’Arbre Séfirotique. Ne faisant pas partie intégrante du corps spirituel,
Kéter se situe donc bien au-dessus de la création »
18
Pour « Moïse ben Jacob Cordovéro – le Ramaq » ; « Kéter doit être comptée et Da’ath
exclue ». Quant à « Rabbi Isaac Ashkenazi Louria – le Ari Zal », il estime lui ; « si l’on
évoque l’essence profonde des Sefiroth, on peut compter Kéter, par contre, si l’on envisage
uniquement leur aspect extérieur, on doit exclure Kéter et réintroduire Da’ath ». Au final, «
Da’ath » n’est habituellement pas mentionnée comme faisant partie de l’Arbre de vie, car
elle
sort
du processus des 10 émanations uniquement lorsque l’homme se met à l’unisson de la
Vibration universelle. –
l’éclat de « Da’ath », la Sefirah virtuelle, se manifeste lors de l’effort de spiritualité. Il situe
pour la Kabbale, la rencontre mystique du Créateur et de Sa créature : la jonction Extatique
au moi Divin.
Les 10 Sefiroth
De haut en bas, les 10 « Sefiroth » sont nommées ; 1. « Kéter » – la Couronne, 2. «
’Hokhma » – la Sagesse, 3. « Bina » – le Discernement, 3’. « Da’ath » – la Connaissance, 4.
« ’Héssèd » – la Bonté, 5. « Guevourah » – la Rigueur, 6. « Tiférèt » – la Beauté, 7. «
Nétsa’h » – la Victoire, 8. « Hod » – la Gloire, 9. « Yessod » – le Fondement, 10. «
Malkhouth » – la Royauté.
19
Les Noms divins rattachés aux Sefiroth
1. Pour « Kéter » ; « E.yéh », 2. Pour « ’Hokhma » ; « Y.ah », 3. Pour « Bina » ; « E.lohim
s’écrivant
Y.HVH », 4. Pour « ’Héssèd » ; « E.l », 5. Pour « Guevourah » ; « E.lohim », 6. Pour «
Tiférèt » ; « Y.HVH », 7. Pour « Nétsa’h » ; « Y.HVH T.sévaoth », 8. Pour « Hod » ; «
E.lohim-T.sévaoth » 9. Pour « Yessod » ; « C.haddaï
et
E.L Haï », 10. Pour « Malkhouth » ; « A.donaï ».
Les 4 mondes / Les 4 niveaux de l'être
Par leur dominance, les « Sefiroth » constituent Quatre mondes qui structurent la création.
Ils ont été étudiés dans notre ouvrage « L’Œuvre de la Création », et sont de haut en bas.
20
1. « ’Olam Atsilouth » : le monde de l’émanation, 2. « ’Olam Briah » : le monde de la
création, 3. « ’Olam Yétsirah » : le monde de la formation, 4. « ’Olam ‘Assiah » : le monde
de l’action. Le tout étant
perpétuellement
créé à partir des quatre lettres du « Y.HVH » (phonétiquement du Yod. HéVavHé) ; de ces
quatre lettres émanent (de haut en bas)
trois triades séfirotiques puis la « Malkhouth »,
pour charpenter le corps spirituel (de la créature) en quatre niveaux d’être (encore appelés
mondes). Ainsi ; 1. De « Yod. Hé » émane
« Ka’hab »
(initiales de Kéter, ‘Hokhma et Bina), pour constituer
le monde de la pensée et ses deux degrés
;
la Supra conscience et la conscience.
2. De « Vav » émane
« Hagat »
(abréviation des Sefiroth 4, 5, 6 ; ‘Héssèd – Guevourah et Tiférèt)
et
« Néhy »
(abréviation des Sefiroth 7, 8, 9 ; Nétsa’h – Hod – Yessod) ; les deux triades à la racine du
monde des émotions,
dont l’essence est incluse en « Tiférèt, la Sefirah 6 ». 3. De « Hé » dérive enfin la
« Malkhouth »
(la Sefirah 10), la Royauté ; elle définit l’aboutissement du processus créatif ;
le monde de l’action.
21
Le Binyan : l’édifice
L’ensemble du système séfirotique ici étudié, correspond à la structure « Yochèr »,
droite
; celle qui concerne l’homme dans son interdépendance avec son Créateur, et qui est née
de la Brisure des dix Vases (circulaires) primordiaux.
La représentation symbolique des 10 « Sefiroth linéaires », dessine l’Arbre de vie
dont elles constituent les branches.
Cet édifice métaphorique, appelé « Binyan » est schématiquement bâtit sur trois axes ou
Colonnes (voir schéma ci dessous).
1. L’axe central du « Binyan » est appelé
« Qav Ha Emtsaï »,
la ligne médiane
qui relie « Kéter » (la jonction entre l’infini et le fini), à la « Malkhouth » (la création). – C’est
par ce lien intime qui unit D.ieu à sa créature, qu’est
divinement
octroyée la Miséricorde, « Ra’hamim », par l’harmonisation parfaite des forces positives et
négatives (‘Héssèd et Din) du corps séfirotique. Sur cette Colonne ou Pilier, sont présentes
les « Sefiroth 1,3’, 6, 9, 10 ; Kéter, Da’ath (lorsque Kéter n’est pas comptée), Tiférèt, Yessod,
et Malkhouth ». 2. L’axe de droite de l’édifice est la
« Qav Ha ‘Héssèd »,
la ligne de la Bonté
encore appelée « Yakin », le Pilier droit. – Au travers de cet axe circulent les énergies
positives (ou d’expansion), sources de la pensée et de l’activité créatrice. Sur cette Colonne,
sont présentent les « Sefiroth 2, 4, 7 ; ‘Hokhma, ‘Héssèd et Nétsa’h ». 3. L’axe de gauche du
« Binyan » est la
« Qav Ha Guevourah »,
la ligne de la Rigueur,
encore appelée « Boaz », le Pilier gauche. – Dans cet axe, circulent les énergies passives
(ou de limitation), qui permettent la concrétisation de l'existence.
22
Sur ce Pilier sont présentes les « Sefiroth 3,5, 8 ; Bina, Guevourah et Hod ». N.D.A : « Yakin
et Boaz » sont les noms des deux Colonnes du Temple du roi « Salomon » (Premier livre
des Rois 7,13-22). Symboliquement creuses, elles désignaient la libre descente de la
Lumière infinie vers la création. Selon la littérature Kabbalistique ; « Si Yakin et Boaz, sont
les lieux de la circulation des énergies masculines et féminines, elles désignent
habituellement les Sefiroth Nétsa’h et Hod ».
22
Sur ce Pilier sont présentes les « Sefiroth 3,5, 8 ; Bina, Guevourah et Hod ». N.D.A : « Yakin
et Boaz » sont les noms des deux Colonnes du Temple du roi « Salomon » (Premier livre
des Rois 7,13-22). Symboliquement creuses, elles désignaient la libre descente de la
Lumière infinie vers la création. Selon la littérature Kabbalistique ; « Si Yakin et Boaz, sont
les lieux de la circulation des énergies masculines et féminines, elles désignent
habituellement les Sefiroth Nétsa’h et Hod ».
Boaz et Yakin, et, dessinés sous forme de cercles, les Quatre mondes ou niveaux d’être
Au travers de l’Arbre de vie universel, émanent les forces essentielles qui se destinent à la
créature ;
« Héssèd –
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Les Grandes Lumières Les 10 Sefiroth de La Kabbale
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Les Grandes Lumières
Les dix Sefiroth de la Kabbale
Eric Daniel El-Baze
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1. « ’Olam Atsilouth » : le monde de l’émanation, 2. « ’Olam Briah » : le monde de la
création, 3. « ’Olam Yétsirah » : le monde de la formation, 4. « ’Olam ‘Assiah » : le monde
de l’action. Le tout étant
perpétuellement
créé à partir des quatre lettres du « Y.HVH » (phonétiquement du Yod. HéVavHé) ; de ces
quatre lettres émanent (de haut en bas)
trois triades séfirotiques puis la « Malkhouth »,
pour charpenter le corps spirituel (de la créature) en quatre niveaux d’être (encore appelés
mondes). Ainsi ; 1. De « Yod. Hé » émane
« Ka’hab »
(initiales de Kéter, ‘Hokhma et Bina), pour constituer
le monde de la pensée et ses deux degrés
;
la Supra conscience et la conscience.
2. De « Vav » émane
« Hagat »
(abréviation des Sefiroth 4, 5, 6 ; ‘Héssèd – Guevourah et Tiférèt)
et
« Néhy »
(abréviation des Sefiroth 7, 8, 9 ; Nétsa’h – Hod – Yessod) ; les deux triades à la racine du
monde des émotions,
dont l’essence est incluse en « Tiférèt, la Sefirah 6 ». 3. De « Hé » dérive enfin la
« Malkhouth »
(la Sefirah 10), la Royauté ; elle définit l’aboutissement du processus créatif ;
le monde de l’action.
Les trois triades du corps séfirotique et la Malkhouth
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Le Binyan : l’édifice
L’ensemble du système séfirotique ici étudié, correspond à la structure « Yochèr »,
droite
; celle qui concerne l’homme dans son interdépendance avec son Créateur, et qui est née
de la Brisure des dix Vases (circulaires) primordiaux.
La représentation symbolique des 10 « Sefiroth linéaires », dessine l’Arbre de vie
dont elles constituent les branches.
Cet édifice métaphorique, appelé « Binyan » est schématiquement bâtit sur trois axes ou
Colonnes (voir schéma ci dessous).
1. L’axe central du « Binyan » est appelé
« Qav Ha Emtsaï »,
la ligne médiane
qui relie « Kéter » (la jonction entre l’infini et le fini), à la « Malkhouth » (la création). – C’est
par ce lien intime qui unit D.ieu à sa créature, qu’est
divinement
octroyée la Miséricorde, « Ra’hamim », par l’harmonisation parfaite des forces positives et
négatives (‘Héssèd et Din) du corps séfirotique. Sur cette Colonne ou Pilier, sont présentes
les « Sefiroth 1,3’, 6, 9, 10 ; Kéter, Da’ath (lorsque Kéter n’est pas comptée), Tiférèt, Yessod,
et Malkhouth ». 2. L’axe de droite de l’édifice est la
« Qav Ha ‘Héssèd »,
la ligne de la Bonté
encore appelée « Yakin », le Pilier droit. – Au travers de cet axe circulent les énergies
positives (ou d’expansion), sources de la pensée et de l’activité créatrice. Sur cette Colonne,
sont présentent les « Sefiroth 2, 4, 7 ; ‘Hokhma, ‘Héssèd et Nétsa’h ». 3. L’axe de gauche du
« Binyan » est la
« Qav Ha Guevourah »,
la ligne de la Rigueur,
encore appelée « Boaz », le Pilier gauche. – Dans cet axe, circulent les énergies passives
(ou de limitation), qui permettent la concrétisation de l’existence.
22
Sur ce Pilier sont présentes les « Sefiroth 3,5, 8 ; Bina, Guevourah et Hod ». N.D.A : « Yakin
et Boaz » sont les noms des deux Colonnes du Temple du roi « Salomon » (Premier livre
des Rois 7,13-22). Symboliquement creuses, elles désignaient la libre descente de la
Lumière infinie vers la création. Selon la littérature Kabbalistique ; « Si Yakin et Boaz, sont
les lieux de la circulation des énergies masculines et féminines, elles désignent
habituellement les Sefiroth Nétsa’h et Hod ».
Boaz et Yakin, et, dessinés sous forme de cercles, les Quatre mondes ou niveaux d’être
Au travers de l’Arbre de vie universel, émanent les forces essentielles qui se destinent à la
créature ;
« Héssèd –
23
la Bonté », « Guevourah – la Rigueur », « Ra’hamim – la Miséricorde »
(mélange de ‘Héssèd et de Din)
.
–
de « Kéter » émane de l’ultime
Bonté ; pour tous, même aux non méritants,
–
de « ’Hokhma » : une Bonté atténuée ; pour tous, même aux non méritants, – de « Bina » :
une Bonté atténuée ; pour tous, même aux non méritants, mais à partir d’elle la Rigueur
commence,
–
de « ’Héssèd » : une complète Bonté ; mais à qui mérite,
–
de « Guevourah » : une pleine Rigueur ; à qui mérite,
–
de « Tiférèt » : une Bonté faite de l’équilibre entre la Bonté de « ’Héssèd » et la Rigueur de «
Guevourah », – de « Nétsa’h » : une Bonté diminuée ; à qui mérite,
–
de « Hod » : une Rigueur diminuée ; à qui mérite,
–
de « Yessod » : une Rigueur, faite de l’équilibre de la Bonté diminuée de Nétsa’h et de la
Rigueur diminuée de Hod, pour pouvoir distribuer le flux émané des « Sefiroth supérieures
» vers notre monde, – quant à « Malkhouth » ; elle traduit toutes les émanations supérieures
en un rayonnement, pour lier l’Arbre universel au rayonnement du corps séfirotique.
A partir de ces trois puissances, D.ieu guide Son monde.
Ce processus appelé
la Conduite des Mondes, la « Hanagah dé Olamim »,
dépend non seulement du temps accordé à la création pour réaliser son projet d’existence
(six millénaires), mais aussi des actions de l’homme (les dix Sefiroth primordiales
encerclantes, qui participent à la subsistance des mondes et de la nature, ne sont pas
influencées par l’homme). Dans l’Arbre de vie, les « Sefiroth » sont reliées par
le