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Cours sur la racine carrée en maths

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INSTITUT MBACKÉ MATHS

COURS PRIVÉS EN LIGNE


 (+221) 70 713 09 21 

Matière : MATHÉMATIQUES  Niveau : Troisième

RACINE CARREE
I) Définition et propriétés :
1) Définition :

On appelle racine carrée d’un nombre rationnel positif a, le réel positif noté √𝐚 dont le
carré est égal à a.

 Le symbole √ est appelé radical.


 Le nombre a est appelé radicande.
 Exemple :

√0 = 0 ; √1 = 1 ; √4 = 2 ; √9 = 3 ; √16 = 4 ; √25 = 5 ; √121 = 11


 Attention :
 La racine carrée d’un nombre négatif n’existe pas.
 La racine carrée d’un nombre n’est jamais négative.
 Exemple :
Les nombres √−1 ; √−3 et √−π n′ existent pas.
L′ équation √𝑥 = −3 n′ admet pas de solution donc S = ∅.
 Remarque :
Un carré parfait est un nombre dont la racine carrée est un entier naturel.
 Exemples :
√4 = 2 donc 4 est un carré parfait.
√25 = 5 donc 25 est un carré parfait.
√10 = 3,162277 … donc 10 n′ est pas un carré parfait.
2) Propriétés (P) :
𝟐
 𝐏𝟏  (√𝐚) = 𝐚 (conséquence de la définition)

1
𝐚 si 𝐚 > 𝟎
𝐋𝐚 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮𝐞 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞
 𝐏𝟐  𝐚 = |𝐚| En effet ∶ |𝐚| = {−𝐚 si 𝐚 < 𝟎 (
√ 𝟐 )
𝐧′ 𝐞𝐬𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞.
𝟎 si 𝐚 = 𝟎
 Exemples :
2 2 2
(√4) = 4 ; (√0,1) = 0,1 ; (√π) = π
√92 = |9| = 9 ; √2,52 = |2,5| = 2,5 ; √(−5)2 = |−5| = −(−5) = 5

 𝐏𝟑  √𝐚 × 𝐛 = √𝐚 × √𝐛 (a ≥ 0 et b ≥ 0)

𝐚 √𝐚
 𝐏𝟒  √ = (a ≥ 0 et b > 0)
𝐛 √𝐛

 Exemples :
√25 × 64 = √25 × √64 = 5 × 8 = 40 ; √8 = √4 × 2 = √4 × √2 = 2√2

100 √100 10 18 √18 √9 × 2 √9 × √2 3√2


√ = = =5 ; √ = = = =
4 √4 2 16 √16 4 4 4

 Attention :

 √𝐚 + 𝐛 ≠ √𝐚 + √𝐛 ; ∀ a > 0 et b > 0
 √𝐚 − 𝐛 ≠ √𝐚 − √𝐛 ; ∀ a > 0 et b > 0
 Exemples :

{ √9 + 16 = √25 = 5 ⟹ 5≠7 ⟹ √9 + 16 ≠ √9 + √16


√9 + √16 = 3 + 4 = 7

{ √100 − 36 = √64 = 8 ⟹ 8≠4 ⟹ √100 − 36 ≠ √100 − √36


√100 − √36 = 10 − 6 = 4
II) Nombres irrationnels  Ensemble ℝ des nombres réels :
1) Les nombres irrationnels :
 Rappel : ensemble ℚ des nombres rationnels
𝐩
Un nombre 𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 est un nombre qui peut s′ écrire sous la forme avec 𝐩 ∈ ℤ et 𝐪 ∈ ℤ∗ .
𝐪
 Exemples :
3 25 −1
3 ∈ ℚ car 3 = ; 2,5 ∈ ℚ car 2,5 = ; −0,01 ∈ ℚ car − 0,01 =
1 10 100
5
√25 ∈ ℚ car √25 = 5 =
1
Ainsi un nombre irrationnel est un nombre qui n’est pas rationnel.

2
 Exemples :
√2 = 1,414213562 … (√2 ∉ ℚ) ; √3 = 1,732050807 … (√3 ∉ ℚ)
π = 3,141592653 … (π ∉ ℚ)
2) L’ensemble des nombres réels :
Les nombres rationnels et les nombres irrationnels forment l’ensemble des nombre
réels noté ℝ.
ℝ = ]−∞ ; +∞[
 Exemples :
−3
2 ; −1,5 ; √5 ; ; π ; −√7 sont des nombres réels.
4
 Remarque :
Avec la relation d’inclusion, les ensembles sont ainsi ordonnés :

ℕ⊂ℤ⊂𝔻⊂ℚ⊂ℝ

III) Calcul avec les radicaux :

1) Somme algébrique  Développement  Puissance :


 Propriétés :
Soeint (𝐚 ; 𝐜) ∈ ℝ ; (𝐛 ; 𝐝) ∈ ℝ+ et 𝐧 ∈ ℕ.

  𝐚√𝐛 + 𝐜√𝐛 = (𝐚 + 𝐜)√𝐛

  𝐚√𝐛 × 𝐜√𝐝 = 𝐚𝐜√𝐛𝐝

  √𝐚𝟐𝐧 = 𝐚𝐧 √𝐚𝟐𝐧+𝟏 = 𝐚𝐧 √𝐚

 Exemples :
Simplifions les expressions suivantes :

 A = 7√3 + 3√3 + √3 = (7 + 3 + 1)√3 = 11√3 A = 11√3

 B = √20 − √45 + √80 = √4 × 5 − √9 × 5 + √16 × 5 = √4 × √5 − √9 × √5 + √16 × √5

= 2√5 − 3√5 + 4√5 = (2 − 3 + 4)√5 = 3√5 B = 3√5

 C = −5√3 × 2√6 = (−5 × 2)√3 × 6 = −10√18 = −10√9 × 2

= −10√9 × √2 = −10 × 3 × √2 = −30√2 C = −30√2

 D = √46 = √42×3 = 43 = 48 D = 48

3
 E = √99 = √92×4+1 = 94 √9 = 19683 E = 19683
2) Rendre rationnel le dénominateur d’un quotient : expression conjuguée :
Rendre rationnel le dénominateur d’un quotient revient à écrire le quotient sans radical au
dénominateur.
Pour rendre rationnel le dénominateur d’un quotient, on multiplie le numérateur et le
dénominateur par l’expression conjuguée du dénominateur.
𝐚
𝐚) 𝐄𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐛 ∈ ℚ∗ 𝐞𝐭 𝐜 ∈ ℕ∗ ∶
𝐛 √𝐜

 Règle :
𝐚
Pour rendre rationnel le dénominateur d’une expression de la forme , on multiplie
𝐛 √𝐜
les termes du quotient par √𝐜.
 Exemples :
Rendons rationnel le dénominateur des quotients suivants :

5 5 √3 5 √3 5 √3 5 √3
A= = = 2 = A=
√3 √3 × √3 (√3) 3 3

2 − 2 √3 (2 − 2√3)√2 2√2 − 2√6 2(√2 − √6)


B= = = 2 = = √2 − √6 B = √2 − √6
√2 √2 × √2 (√2) 2

2 √3 2√3 × √2 2 √6 2 √6 √6 √6
C= = = 2 = = C=
3√2 3√2 × √2 3 × (√2) 6 3 3
𝐚
𝐛) 𝐄𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐛, 𝐜 ∈ ℚ∗ 𝐞𝐭 𝐝 ∈ ℕ∗ ∶
𝐛 + 𝐜√𝐝

 Règle :
𝐚
Pour rendre rationnel le dénominateur d’une expression de la forme , on multiplie les
𝐛 + 𝐜√𝐝
termes du quotient par (𝐛 − 𝐜√𝐝), appelé expression conjuguée de (𝐛 + 𝐜√𝐝).

 Exemple 1 :
Rendons rationnel le dénominateur des expressions suivantes :

−5 −5(3 − 2√2) −15 + 10√2 −15 + 10√2


A= = = 2 = = −15 + 10√2
3 + 2√2 (3 + 2√2)(3 − 2√2) 32 − (2√2) 9−8

4
A = −15 + 10√2
2 2
√5 + 1 (√5) + 2√5 + 12 5 + 2√5 + 1
(√5 + 1) (√5 + 1) (√5 + 1)
B= = = 2 = =
√5 − 1 (√5 − 1) (√5 + 1) (√5) − 12 5−1 4

6 + 2√5 3 + √5 3 + √5
= = B=
4 2 2

2√2 2√2(−3 − 2√3) −6√2 − 4√6 −6√2 − 4√6


C= = = 2 =
3(−3 + 2√3) 3(−3 + 2√3)(−3 − 2√3) 3 [(−3)2 − (2√3) ] 3(9 − 12)

−6√2 − 4√6 −6√2 − 4√6 −6√2 − 4√6


= = C=
3(−3) −9 −9

√2 − √3 (√2 − √3)(4√3 − 5√2) 4√6 − 10 − 12 + 5√6 −22 + 9√6


D= = = 2 2 =
4√3 + 5√2 (4√3 + 5√2)(4√3 − 5√2) (4√3) − (5√2) 48 − 50

−22 + 9√6 22 − 9√6 22 − 9√6


= = D=
−2 2 2
IV) Comparaison de réels comportant des radicaux :

1) Réels du type a√𝐛 :


 Règle 1 :

Pour comparer deux réels positifs du type a√b, on les élève au carré et celui qui aura le
carré le plus grand sera le plus grand.
 Exemple 1 :
On donne les réels suivants ∶ a = 3√2 ; b = 2√3 ; c = 5 ; d = 2√7
 Comparons les réels a et b :
2
a2 = (3√2) = 18
{ 2 ⟹ 18 > 12 ⟹ 3√2 > 2√3. Donc a > b
2
b = (2√3) = 12

 Comparons les réels c et d :


c 2 = 52 = 25
{ 2 2 ⟹ 25 < 28 ⟹ 5 < 2√7. Donc c < d
d = (2√7) = 28

 Exemple 2 :
Trouvons le signe de l’expression A = 3 − 2√5.

5
32 = 9
{ 2 ⟹ 9 < 20 ⟹ 3 < 2√5 ⟹ 3 − 2√5 < 0. Donc A est négatif.
(2√5) = 20

 Règle 2 :

Pour comparer deux réels négatifs du type a√b, on les élève au carré et celui qui aura
le carré le plus petit sera le plus grand.
 Exemples :
On donne les réels suivants : a = −3√2 ; b = −2√3 ; c = −4 ; d = −2√5
 Comparons les réels a et b :
2
a2 = (−3√2) = 18
{ 2 ⟹ 18 > 12 ⟹ −3√2 < −2√3. Donc a < b
b2 = (−2√3) = 12

 Comparons les réels c et d :


c 2 = (−4)2 = 16
{ 2 ⟹ 16 < 20 ⟹ −4 > −2√5 . Donc c > d
d2 = (−2√5) = 20

2) Réels du type 𝐚 + 𝐛√𝐜 𝐞𝐭 √𝐚′ + 𝐛′√𝐜 :


 Exemples :

Comparons les réels 2 − √2 et √6 − 4√2 ∶


22 = 4
{ 2 ⟹ 4>2 ⟹ 2 > √2 . Donc 2 − √2 > 0
(√2) = 2
2
(2 − √2) = 4 − 4√2 + 2 = 6 − 4√2
2
Alors 2 − √2 = √6 − 4√2
(√6 − 4√2) = 6 − 4√2
{
V) Racine carrée et équation :
 Propriétés :

  𝒙𝟐 = 𝐚 ⟹ 𝒙 = √𝐚 ou 𝒙 = −√𝐚 (avec a ≥ 0)
𝟐
  𝐚𝟐 = 𝐛 ⟹ 𝐚 = 𝐛 ou 𝐚 = −𝐛
 Exemples :
Résolvons les équations suivantes :

 𝑥 2 = 25 ⟹ 𝑥 = √25 ou 𝑥 = −√25 ⟹ 𝑥 = 5 ou 𝑥 = −5 S = {−5 ; 5}

6
16
 2𝑥 2 − 16 = 0 ⟹ 2𝑥 2 = 16 ⟹ 𝑥2 = ⟹ 𝑥𝟐 = 8 ⟹ 𝑥 = √8 ou 𝑥
2
= −√8

𝑥 = √4 × 2 ou 𝑥 = −√4 × 2 ⟹ 𝑥 = √4 × √2 ou 𝑥 = −√4 × √2

𝑥 = 2√2 ou 𝑥 = −2√2 S = {−2√2 ; 2√2}

 Attention :
Le carré d’un nombre n’est jamais négatif.
 Exemples :
Résolvons les équations suivantes :

 𝑥 2 = −5 ∶ absurde. S = ∅

 2𝑥 2 + 6 = 0 ⟹ 2𝑥 2 = −6 ⟹ 𝑥 2 = −3 ∶ absurde. S = ∅

VI) Encadrement :
 Exemple 1 :

Encadrons le réel Z = √3 + 1 sachant que 1,732 < √3 < 1,733.

1,732 < √3 < 1,733

1,732 + 1 < √3 + 1 < 1,733 + 1

2,732 < √3 + 1 < 2,733


Ainsi :

 Un encadrement de Z à l’unité près est : 𝟐 < √𝟑 + 𝟏 < 𝟑

 Un encadrement de Z à 10−1 près (à 0,1 près) est : 𝟐, 𝟕 < √𝟑 + 𝟏 < 𝟐, 𝟖

 Un encadrement de Z à 10−2 près (à 0,01 près) est : 𝟐, 𝟕𝟑 < √𝟑 + 𝟏 < 𝟐, 𝟕𝟒

 Un encadrement de Z à 10−3 près (à 0,001 près) est : 𝟐, 𝟕𝟑𝟐 < √𝟑 + 𝟏 < 𝟐, 𝟕𝟑𝟑

 Exemple 2 :

Encadrons le réel W = 7 − 3√2 sachant que 1,414 < √2 < 1,415.

1,414 < √2 < 1,415

−3 × 1,414 > −3√2 > −3 × 1,415

−4,242 > −3√2 > −4,245

7
−4,245 < −3√2 < −4,242

7 − 4,245 < 7 − 3√2 < 7 − 4,242

2,755 < 7 − 3√2 < 2,758


Ainsi :

 Un encadrement de W à l’unité près est : 𝟐 < 𝟕 − 𝟑√𝟐 < 𝟑

 Un encadrement de W à 10−1 près (à 0,1 près) est : 𝟐, 𝟕 < 𝟕 − 𝟑√𝟐 < 𝟐, 𝟖

 Un encadrement de W à 10−2 près (à 0,01 près) est : 𝟐, 𝟕𝟓 < 𝟕 − 𝟑√𝟐 < 𝟐, 𝟕𝟔

8
Prof MATHS

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