La croissance
Augmentation des constituants cellulaires qui peut aboutir à:
Augmentation de la taille :
- Organismes pluricellulaires
- Micro-organismes coenocytiques qui peuvent subir des divisions
nucléaires sans divisions cellulaires concomitantes
Accroissement du nombre de cellules : Organismes unicellulaires
- D1 -
Les divers modes de
division bactérienne
La fission binaire - Les associations bactériennes
- Scissiparité - Scission transversale Neutrophils infected with
Neisseria gonorrhoeae,
a small gram-negative Streptococcus pyogenes ou
diplococci streptocoque du groupe A
- Les deux cellules filles identiques
Micrococcus
luteus
Sarcina
ventriculi
Septum
Staphylococcus
aureus
- D2 -
La fission binaire - Le divisome
(SDIV)
Components of the divisome. The twelve proteins that make up the
essential components of the divisome in E. coli are indicate along with their Cross-sectional View of a Dividing Bacterial Cell. FtsZ filaments attach to
functions. These include the Fts proteins, indicated by a capital letter, and the plasma membrane through anchoring proteins FtsA and ZipA, which
ZipA. FtsZ assembles into a filament that is a scaffold for assembly of the also coordinate the enzymes that synthesize and remodel peptidoglycan in
complete divisome. FtsZ filaments are attached to the membrane by a short the developing septum. ZapA and ZapB link the Z-ring to the chromosome
conserved C-termimal peptide (small yellow box) which binds to FtsA and replication terminus (ter) to ensure that septum constriction follows
ZipA. replication.
Fts : Filamenting temperature-sensitive mutant - Zip : Zipping - D2 -
La fission binaire - Contrôle spatial du divisome
Le système MinCDE
- D2 -
La fission binaire - Contrôle spatial du divisome
L'occlusion par le nucléoïde
- Noc (Nucleoid occlusion)
- SlmA (Synthetic Lethal Mutant A)
- D2 -
La fission binaire asymétrique
Les cellules filles ne sont pas semblables à la cellule parentale, ni entre elles
Caulobacter crescentus is
a Gram negative oligotrophic
bacterim widely distributed in Caulobacter crescentus se divisant en une cellule fille
fresh water lakes and streams pédiculée (en bas) et une cellule fille mobile grâce à un flagelle
(en haut).
- D3 -
La fission multiple
Fissions binaires répétées puis cloisonnement
Baeocyte
Bactérie Metabacterium polyspora
Cyanobacterium Dermocarpa
cell undergoing multiple
fission
- D4 -
La fission ternaire
Pelodictyon clathratiforme Pelodictyon phaeoclathratiforme
Bactéries vertes sulfureuses en forme de bâtonnets ou ovoïdes.
Des fissions ternaires peuvent entraîner l'apparition de
branchements sous la forme d'agrégats à trois dimensions en
forme de filet.
- D5 -
Le bourgeonnement
bud
prosthèque
In the budding
bacteria Hyphomonas
polymorpha, the bud grows out Levure Transmission electron
of the end of a filament called a micrograph (TEM) of a
prostheca. budding Listeria
monocytogenes cell.
- D6 -
La croissance
bactérienne
en batch
LA CROISSANCE DE LA POPULATION EST DE TYPE EXPONENTIEL
Nombre de bactéries (N)
Log(N)
Temps (min)
Utiliser de préférence le Ln au log10
- D7 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase de latence
: Phase d'accélération
Ln(N) ou Ln(X)
: Phase exponentielle
: Phase de décélération
ou ralentissement
: Phase stationnaire
: Phase de déclin
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase de latence
Deux facteurs :
Ln(N) ou Ln(X)
- Age de la préculture
- Composition du milieu de culture
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase d'accélération
Augmentation de plus en plus
Ln(N) ou Ln(X)
significative du nombre de bactéries
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase exponentielle
Ln(N) ou Ln(X)
- Division à vitesse max
- Croissance à l'équilibre
- "Shift-up" et "shift-down"
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase
de décélération ou ralentissement
Ln(N) ou Ln(X)
- Epuisement en nutriments
- Accumulation de déchets toxiques
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase stationnaire
- Réponse stringente
- Cellules sphériques
- Accumulation énergétique
- Protéine Dps augmente
Ln(N) ou Ln(X)
- Protéines chaperonnes
- Modification machineries traduction et
transcription
- Facteur σS augmente
-Guanosine penta- et tétraphosphate
((p)ppGpp)
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL) Guanosine
X : Biomasse (g/L) tétraphosphate
- D8 -
COURBE DE CROISSANCE DES BACTÉRIES EN BATCH
: Phase de déclin
Ln(N) ou Ln(X)
VNC : Viable Non Cultivable
N : Nombre de cellules (bactéries ou bactéries/mL)
X : Biomasse (g/L)
- D8 -
CROISSANCE CRYPTIQUE
- D10 -
LES PARAMÈTRES D'ÉTAT DE LA CULTURE
- DÉTERMINÉS PENDANT LA PHASE EXPONENTIELLE
- Décrivent l'état de la culture et son évolution
Caractérise chacune des phases de la
croissance
- Taux ou vitesse spécifique de croissance
Correspond à la vitesse de croissance en nombre de bactéries ou
en biomasse, rapportée respectivement à l'unité bactérienne ou à
l'unité de biomasse. µ
dN 1 d(LnN)
µ= x =
dt N dt
=
ou Unité : h-1 ou min-1 µmax
dX 1 d(LnX)
µ= x =
dt X dt
Pente de la tangente en tout point à la courbe Ln(N)=f(t) ou LnX=f(t)
- D11 -
LES PARAMÈTRES D'ÉTAT DE LA CULTURE
- Temps de génération : G
Temps nécessaire au doublement du nombre de bactéries ou de la biomasse.
Ln2
G= Unité : min ou h
µmax
- Taux ou fréquence de division
Correspond au nombre de fois où le nombre de bactéries ou la biomasse vont se diviser
pendant un temps t.
1 µmax
k= = Unité : divisions/h ou divisions/min
G Ln2
- Taux horaire de croissance (THC) ou taux de croissance horaire (TCH)
Correspond à l'accroissement du nombre de bactéries ou de la biomasse pour un temps de
1h.
µmaxDt Pas d'unité
THC = e Dt = 1h (ou 60 min)
µmax G k THC
8 = (2*2*2)
0,0347 min-1 20 min (0,05 par min)
et
=2,08 h-1 = 1/3 heure =3 div. par heure
e^(0,0347*60)=8
- D12 -
La croissance
bactérienne
en continu
- D13 -
LE CHEMOSTAT
Relationships among chemostat dilution rate, cell mass, and
generation time.
As the dilution rate (x-axis) increases, the generation time decreases
and the mass of the culture increases. When the rate of dilution
exceeds the division rate, cells are washed from the vessel faster
than they can be replaced by division, and the cell mass decreases.
The y-axis varies depending on the curve, as labeled.
- D14 -
LE TURBIDOSTAT
Soit une valeur de consigne N :
● Si D.O. mesurée > N, injection de milieu neuf
● Si D.O. mesurée < N, arrêt injection de milieu neuf
- D15 -
Croissances
particulières
CROISSANCE SYNCHRONE
- D16 -
CROISSANCE DIAUXIQUE – REPRESSION CATABOLIQUE
A
B
Courbe de croissance
biphasique
Protéine CAP :
CATABOLITE ACTIVATOR PROTEIN
=
allolactose - D17 -
Facteurs affectant
la croissance
bactérienne
Facteurs ou variables d'action
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX
- D18 -
EAU ET SOLUTÉS
- Milieu hypotonique TURGESCENCE
- Milieu hypertonique PLASMOLYSE
Milieu hypotonique : Eviter l'entrée d'eau
- Inclusions.
- Canaux mécanosensibles
Milieu hypertonique : Eviter la sortie d'eau
-Solutés compatibles (choline, bétaïne, proline, acide glutamique et autres
acides aminés).
- ions potassium
- Saccharose et polyols
- D19 -
EAU ET SOLUTÉS – LES HALOPHILES
0,154 M Archéobactérie
Halobacterium salinarum
- D20 -
EAU ET SOLUTÉS – ACTIVITÉ DE L'EAU
Psolution
Activité de l'eau : a(w) a(w) =
Peau
- D21 -
pH
Archées Acidophiles
Champignons
Bactéries Neutrophiles
-
Protistes
Alcalophiles
Alcalophiles
extrêmes
- D22 -
pH
- pH éloigné du pH optimum:
pH intracellulaire 5,5 – 5 Mort
Ionisation nutriments Mort
- Survie: Maintient du pH intracellulaire proche neutralité
Petites modifications du pH extracellulaire
- Echange du potassium ou du sodium contre des protons par système de
transport antiport.
- Effet tampon.
Fortes modifications du pH extracellulaire
- Synthèse de protéines de réponse à la tolérance acide.
- Synthèse de protéines chaperonnes du choc acide
- D23 -
TEMPÉRATURE
Température
optimale
Enzyme
Températures cardinales
- D24 -
TEMPÉRATURE
- D25 -
OXYGÈNE
Micro-
Aérobies Anaérobies aérophiles
Géloses VF (viande-foie)
Types respiratoires
- D26 -
OXYGÈNE
Formes toxiques de l'oxygène
Elimination des produits toxiques
- D27 -
OXYGÈNE
Micro-
Aérobies Anaérobies aérophiles
- D26 -
Croissance
bactérienne dans
les milieux naturels
: biofilms et
quorum sensing
Limitation de la croissance
La loi du minimum de Liebig : Le facteur nutritionnel
La biomasse totale d'un organisme sera déterminée par l'élément
nutritif présent à la concentration la plus faible par rapport aux
exigences de l'organisme.
La loi de tolérance de Shelford : Le facteur environnemental
Il y a des limites dans les facteurs environnementaux au-dessous et
au-dessus desquelles un organisme ne peut survivre et se développer
quel que soit l'apport en nutriment.
- D28 -
Limitation de la croissance - 2
Amélioration de la capture des nutriments disponibles par
changement de morphologie
Arrêt pas à pas de leur métabolisme à l'exception de l'expression
des gènes de survie
Séquestration d'un nutriment critique limitant
- D29 -
Les biofilms : définition
➢ Communauté de micro-organismes
"sessiles"
➢ Attachés "irréversiblement" sur une
surface vivante ou inanimée
➢ Englués dans une substance collante,
visqueuse : biofilm constitué
d'exopolysaccharides (EPS) bactériens, de substances exogènes de l'environnement local
(protéines, acides nucléiques, minéraux, nutriments …)
➢ Epaisseur variable
➢ Architecture complexe des biofilms avec des micro-colonies, des réseaux de canaux, un
système de communication très sophistiqué
➢ Protection contre l'élimination (mécanique ou immunitaire)
- D30 -
Les biofilms dans les industries et dans le monde de la santé
- D31 -
Les biofilms
Sludge / corrosion tuyauteries
B. subtilis / racine
d’Arabidopsis
Slick biofilm on the rocks in the
springs in Zion
Prothèses de hanche
et de genoux
S. aureus/ cathéter
Plaque dentaire - D32 -
Les étapes de la création d'un biofilm
1ère étape: “Conditionnement” de la surface
2ème étape: Mouvement bactérien vers la surface conditionnée
3ème étape: Adhérence à la surface
4ème étape: Ancrage à la surface
5ème étape: Détachement /planctonisation
- D33 -
1ère étape : “Conditionnement” de la surface
- Film de conditionnement
- Matières organiques qui auront une double fonction :
- neutraliser les charges excessives et l'énergie libre de surface
- source de nutriments
- Rhéologie locale
- D34 -
2ème étape : Mouvement bactérien vers la surface conditionnée
- Mécanismes passifs tels que la sédimentation, les mouvements
Brownien, le transport convectif
- Mécanismes actifs tels que la chimiotaxie et motilité.
- D35 -
Le chimiotactisme
CCW : counter-clockwise rotation
CW : clockwise rotation
Culbute
Culbute
Nage
Nage
- D36 -
Les récepteurs MCPs
MCP : Methyl-accepting Chemotaxis Proteins
Domaine extracellulaire
Domaine transmembranaire
Domaine cytoplasmique
The Methyl-Accepting Chemotaxis Proteins of E. coli.
The attractants sensed by each methyl-accepting chemotaxis protein
(MCP) are shown. Some are sensed directly, when the attractant binds the
MCP (solid lines). Others are sensed indirectly (dashed lines). The
attractants maltose, dipeptides, galactose, and ribose are detected by
their interaction with periplasmic binding proteins. Oxygen is detected
Illustration schématique de la indirectly by the Aer chemoreceptor, which differs from other MCPs in that
it lacks a periplasmic sensing domain. Instead, the cytoplasmic domain
structure d'un MCP has a binding site for FAD. FAD is an important electron carrier found in
many electron transport systems. The redox state of the MCP-bound FAD
molecule is used to monitor the functioning of the electron transport
system. This in turn mediates a tactic response to oxygen.
- D37 -
Le signal de chimiotactisme
Organisation Illustration schématique
des protéines du chimiotactisme. du système de
chimiotactisme chez
E. coli.
* Che : Chemotaxis
MCPs, CheW, and CheA complexes
form large clusters of receptors at
either end of the cell, as shown in
this electron micrograph of E. coli.
Gold-tagged antibodies were used to
label the receptor clusters, which
appear as black dots (encircled).
- D38 -
3ème étape : Adhérence à la surface
Fimbriae chez
E. coli.
1 - Attachement initial de la bactérie au film de conditionnement par interactions
électrostatiques de type Van der Waals.
2 - Perception de la surface.
3 - Adhésion spécifique via des protéines de surface de la bactérie et des protéines de
film de conditionnement.
Souche de E. coli 43895OR
- FnBPA (Fibronectin binding protein A) (produisant des curli, lui permettant de
former un biofilm, de se fixer sur des
- Fimbriae – pili de type IV parois lisses (verre, inox, téflon) et de
mieux résister aux désinfectants).
- Curli
- D39 -
4ème étape : Ancrage à la surface
Modification radicale de la physiologie des bactéries qui entrent en
"mode de vie biofilm" :
- Augmentation du taux de division
- Augmentation de la consommation d’O2
- Production de la matrice constituée d'exopolysaccharides (EPS),
de protéines et d'ADN.
- D40 -
Quorum Sensing ou perception du quorum
- La croissance des bactéries au sein du biofilm nécessite qu'elles communiquent entre
elles. Cette communication correspond au quorum sensing.
- Communication par phéromones diffusibles appelées signaux ou molécules
transmettrices de signaux.
- Observé chez une large gamme de micro-organismes
- Rôle essentiel dans la régulation de l'expression des gènes dont les produits sont
nécessaires pour
- l’expression de la virulence,
- la symbiose,
- la production de biofilm,
- le transfert de plasmides
- la différenciation morphologique
- D41 -
Quorum Sensing à simple composant - 1
La bactérie Vibrio fischeri renommée Aliivibrio fischeri
Auto-inducteur
AHL synthase
(acyl-ACP)
(acyl-ACP)
Vibrio fischeri est
un bacille
bioluminescent à
Gram- vivant en
milieu marin
+++
(auto-induction)
Le sèche Euprymna
scolopes possède une
relation symbiotique avec
Vibrio fischeri
- D42 -
Quorum Sensing à simple composant - 2
- D43 -
Quorum Sensing à triple composant - 1
- Salmonella enterica,
- Vibrio cholerae
- E. coli
3 autoinducteurs !
- Staphylococcus aureus
- HAI-1 (harveyi autoinducer1), une homosérine lactone
dont la synthèse dépend du gène LuxM.
- AI-2 (autoinducteur 2) est le borate de furanosyle dont la
synthèse repose sur le produit du gène LuxS.
- CAI1 (cholerae autoinducer 1) qui est le produit de
l'enzyme CqsA.
Effet "mer laiteuse" provoqué par la
bioluminescence de la bactérie Vibrio harveyi
- D44 -
Quorum Sensing à triple composant - 2
- D45 -
Quorum Sensing à triple composant - 3
Pourquoi 3 autoinducteurs ?
- HAI-1 "Il y a beaucoup de V. harveyi à proximité"
- AI-2 "Il y a beaucoup de bactéries à proximité"
- CAI-1 "Il existe de nombreuses espèces de Vibrio à proximité"
- D46 -
Quorum Sensing à triple composant - 4
Quelques autoinducteurs identifiés
5ème étape: Détachement /planctonisation
Hétérogénéité
dans biofilm
- Contraintes physicochimiques
- Disponibilité de nutriments (la disponibilité de glucose est un paramètres inducteurs du
détachement)
- Signaux intercellulaires (pas liés directement au QS)
- Di-GMP cyclique
- D47 -