ACCORD NATIONAL DU 21 DÉCEMBRE 2000
RELATIF AU DISPOSITIF DES QUALIFICATIONS
PROFESSIONNELLES DE LA MÉTALLURGIE
Entre :
- d'une part, l'Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM) ;
- d'une deuxième part, les organisations syndicales de la Métallurgie soussignées ;
- d'une troisième part, le Syndicat des Entreprises de Travail Temporaire (SETT) ;
- d'une quatrième part, les organisations syndicales soussignées du travail temporaire ;
Vu le souhait de la commission paritaire professionnelle nationale du travail temporaire du 22 mars
2000 d'étudier la possibilité de délivrer aux intérimaires les certificats de qualification paritaire de la
métallurgie (CQPM), et considérant les dispositions de l'article L. 132-16 du code du Travail, lesquelles
emportent adhésion du syndicat des entreprises du travail temporaire et des organisations syndicales
soussignées du travail temporaire au seul effet des modalités d'application du dispositif des qualifications
professionnelles de la métallurgie à l'exclusion de toutes autres dispositions des accords collectifs de la
branche de la métallurgie,
Il a été convenu ce qui suit :
Article 1
Dans les conditions définies par l'article 1, alinéas 10 à 16, de l'accord national du 12 juin 1987
modifié sur les problèmes généraux de l'emploi dans la métallurgie dont les dispositions ont été étendues
par un arrêté du 16 août 1987 (JO du 27), ainsi que par la commission paritaire nationale de l'emploi de
la métallurgie, les actions de formation organisées par les entreprises de travail temporaire au bénéfice
des salariés intérimaires mis à la disposition d'entreprises relevant du champ d'application de l'accord
national du 16 janvier 1979 modifié sur le champ d'application des accords nationaux de la métallurgie,
dont les dispositions ont été étendues par un arrêté du 1er août 1979 (JO du 26), peuvent conduire à
l'obtention d'un certificat de qualification délivré sous le contrôle de la commission paritaire nationale
de l'emploi de la métallurgie.
Peuvent également conduire à l'obtention d'un certificat de qualification délivré sous le contrôle
de la commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie, les actions de formation organisées
par les entreprises de travail temporaire dans le cadre de leur plan de formation et des contrats d'insertion
en alternance de type particulier qui ont été créés par la branche du travail temporaire.
Article 2
Les conditions définies par l'article 1, alinéas 10 à 16, de l'accord national du 12 juin 1987 modifié
sur les problèmes généraux de l'emploi dans la métallurgie et par la commission paritaire nationale de
l'emploi de la métallurgie, sont les suivantes :
• Conditions de déroulement des épreuves
2001.08.02.K.530.U - ADASE Impr. PARIS
Les épreuves de qualification sont organisées par les chambres syndicales territoriales de la
métallurgie adhérentes à l'UIMM conformément soit à la fiche d'identité de la qualification validée, soit
au manuel d'utilisation de la qualification validée et homologuée.
La chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM, qui a en charge l'organisation
des épreuves de qualification, met en place pour ce faire un dispositif. Par dispositif, il faut entendre les
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moyens et compétences correspondant aux objectifs professionnels visés par la qualification validée et/ou
homologuée, mobilisés ou mobilisables par la chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente
à l'UIMM, qui a la charge d'organiser les épreuves de qualification.
Les lieux de déroulement des épreuves de qualification peuvent être soit l'(ou les) entreprise(s)
concernée(s) par la qualification et/ou le(s) centre(s) de formation au sein du(des)quel(s) se déroule(nt)
la formation ou tout autre lieu adapté pour le passage des épreuves de qualification. Ces lieux sont choisis
par la chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM, qui a en charge l'organisation
des épreuves de qualification, sur sollicitation de l'(ou les) entreprise(s) concernée(s) par la qualification.
Ces lieux sont validés par la commission paritaire territoriale de l'emploi de la métallurgie.
• Composition du jury de délibération
La composition du jury de délibération s'effectue comme suit :
- les membres de la délégation patronale du jury de délibération sont choisis et désignés par la
chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM qui a en charge l'organisation
des épreuves de qualification ;
- celle-ci informe, lors d'une réunion, la commission paritaire territoriale de l'emploi de la métallurgie,
de la composition de la délégation patronale du jury de délibération, et demande aux organisations
syndicales de salariés de la métallurgie représentatives au plan national, au sens de l'article L. 133-2
du code du Travail, de désigner des représentants qualifiés pour faire partie du jury de délibération ;
- un représentant de la métallurgie, désigné, par la chambre syndicale territoriale de la métallurgie
adhérente à l'UIMM qui a en charge l'organisation des épreuves de qualification, parmi les membres
de la délégation patronale, préside le jury de délibération.
• Jury de délibération
Après dépouillement, les notes obtenues par les candidats sont reportées sur un document appelé
«état récapitulatif» des notes qui permet la délibération du jury.
Après avoir vérifié que l'organisation des épreuves de qualification s'est déroulée conformément
aux règles définies par la commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie, et lorsque la
qualification est validée et homologuée, dans le manuel d'utilisation de la qualification validée et homologuée,
le jury de délibération déclare admis les candidats remplissant les conditions d'admissibilité telles qu'elles
sont définies dans la fiche d'identité de la qualification validée. La décision du jury de délibération est
souveraine en ce qui concerne l'admissibilité. A l'issue de la délibération, le président du jury :
- signe le procès-verbal ;
- informe le(s) candidat(s) de son(leur) admissibilité ;
- transmet le procès-verbal de délibération au groupe technique paritaire Qualifications de la
commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie sous couvert de la chambre syndicale
territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM qui a en charge l'organisation des épreuves de
qualification. Le président du jury indique, le cas échéant, les observations du jury sur les épreuves
de qualification.
Les candidats non admis peuvent demander au président du jury de délibération que les notes qui
lui ont été attribuées soient vérifiées. En cas d'erreur(s) administrative(s) lors du report des notes dans
l'état récapitulatif visé ci-dessus, celles-ci sont rectifiées par le président du jury de délibération.
• Procédure d'attribution des certificats de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM)
La chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM qui a organisé les épreuves
de qualification envoie, à l'issue du jury de délibération et dans un délai de trois mois maximum à compter
de la date à laquelle s'est réuni le jury de délibération, au groupe technique paritaire Qualifications de la
commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie, les pièces suivantes :
- une lettre d'envoi dans laquelle il est attesté que l'organisation des épreuves de qualification a été
conforme aux règles fixées par la commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie
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et, lorsque la qualification est validée et homologuée, dans le manuel d'utilisation de la qualification
validée et homologuée ;
- le procès-verbal du jury de délibération ;
- l'extrait de procès-verbal de la réunion de la commission paritaire nationale de l'emploi de la
métallurgie relatif à la validation du lieu des épreuves et à la composition du jury de délibération
ou, à défaut, les courriers adressés par le secrétariat de ladite commission, aux représentants de
la commission, afin de les inviter à participer au jury de délibération ;
- la feuille d'émargement des membres du jury.
La décision d'attribuer les CQPM est prise par le groupe technique paritaire Qualifications de la
commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie dès lors que :
- les épreuves de qualification ont été effectivement organisées ;
- la procédure définie par commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie et dans le
manuel d'utilisation de la qualification validée et homologuée a été respectée ;
- la demande de délivrance de CQPM est conforme au modèle type établi par le groupe technique
paritaire Qualifications de la commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie.
Les CQPM sont établis par le secrétariat du groupe technique paritaire Qualifications de la commission
paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie suivant le modèle défini par ledit groupe.
Ils sont adressés par le secrétariat à la chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à
l'UIMM qui a organisé les épreuves de qualification, laquelle les transmet à (aux) l'entreprise(s) concernée(s).
Cette transmission s'effectue soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par remise en
mains propres contre décharge.
En cas de perte des originaux, des copies certifiées conformes peuvent être délivrées, sur demande
de la chambre syndicale territoriale de la métallurgie adhérente à l'UIMM qui a organisé les épreuves de
qualification, par le secrétariat du groupe technique paritaire Qualifications de la commission paritaire
nationale de l'emploi de la métallurgie, après décision dudit groupe.
• Millésime des CQPM
Les CQPM sont millésimés comme suit :
MC 00 00 00 ...
▼ ▼ ▼ ▼ ▼
métallurgie année au cours mois département n° du certificat
certificat de laquelle de la chambre
le certificat syndicale
a été délivré territoriale
à l'origine
de la demande
de délivrance
de certificats
de qualification
Article 3
Un bilan quantitatif portant sur les modalités d'application du présent accord est effectué par la
commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie. Ce bilan est transmis à la commission
paritaire professionnelle nationale du travail temporaire chaque année.
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Article 4
Les dispositions du présent accord concernent les entreprises du travail temporaire au sens de
l'article L. 124-1 du code du Travail et les entreprises de travail temporaire d'insertion au sens de l'article
L. 322-4-16-2 dudit code.
Article 5
Le présent accord entre en application à compter de sa date de signature.
Les organisations signataires du présent accord s'emploieront à obtenir l'extension de ses dispositions
conformément à la législation en la matière.
Article 6
Le présent accord, établi en vertu des articles L. 132-1 et suivants du code du Travail et notamment
de son article L. 132-16, est fait en un nombre suffisant d'exemplaires pour remise à chacune des
organisations signataires et dépôt dans les conditions prévues par l'article L. 132-10 du code du Travail.
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DÉCLARATION DES PARTIES SIGNATAIRES
DE L'ACCORD NATIONAL DU 21 DÉCEMBRE 2000
RELATIF AU DISPOSITIF DES QUALIFICATIONS
PROFESSIONNELLES DE LA MÉTALLURGIE
L'Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM) et les organisations syndicales de la
métallurgie signataires de l'accord national du 21 décembre 2000 relatif au dispositif des qualifications
professionnelles de la métallurgie s'engagent à permettre à un représentant du travail temporaire de siéger
au jury de délibération dès lors qu'il s'agit d'un professionnel du métier donnant lieu à certification, étant
néanmoins considéré qu'en cas d'absence de représentant du secteur du travail temporaire, le jury de
délibération peut valablement se tenir.
Les certificats de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM), établis par le secrétariat du
groupe technique paritaire Qualifications de la commission paritaire nationale de l'emploi de la métallurgie
suivant le modèle défini par ledit groupe, sont adressés par ce dernier à la chambre syndicale territoriale
de la métallurgie adhérente à l'UIMM qui a organisé les épreuves de qualification, laquelle les transmet
aux entreprises de travail temporaire employant les salariés intérimaires, et non pas aux entreprises relevant
du champ d'application de l'accord national du 16 janvier 1979 modifié, sur le champ d'application des
accords nationaux de la métallurgie dont les dispositions ont été étendues par un arrêté du 1er août 1979
(JO du 26), dans lesquelles les salariés intérimaires ont été mis à disposition par les entreprises de travail
temporaire.