Memoire VF
Memoire VF
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Présenté et soutenu publiquement le 10 juillet 2015 par
Promotion [2014/2015]
DEDICACES
Je dédie ce travail à ma famille
Á toi mon père chéri Théophile VITEGNI, qui m’a inculqué le sens du travail bien fait, reçoit
le présent travail comme un grain de couronnement de tous tes efforts….
Á mon cher Gédéon DIDOLANVI, pour ton soutien, ton assistance et ton attention…
Á Dieu soit la gloire pour l’éternité ; merci Seigneur pour toutes ces grâces renouvelées.
REMERCIEMENTS
Le présent rapport ne saurait être une œuvre solitaire. C’est donc l’occasion pour nous
d’exprimer notre profonde gratitude à l’endroit des personnes qui de près ou de loin ont
participé à son élaboration.
Nous sommes reconnaissants à tout le personnel pédagogique qui a assuré notre formation au
sein de la grande famille 2iE.
Nous terminons nos remerciements par l’ensemble des étudiants de la promotion 2014 –2015
pour la chaleureuse ambiance crée autour de notre modeste personne tout au long de notre
formation.
RESUME
L’un des freins au développement des villes africaines est l’inexistence ou le manque de
gestion efficace des services d’assainissement.
Les problèmes du drainage de la ville, plus précisément ceux des secteurs 9 (19 ha) et 10 (30
ha) sont complexes, entre autres les problèmes d’ensablement, d’inondations etc... Afin d’y
répondre, la présente étude a permis de proposer un schéma d’assainissement des eaux
pluviales pour ces secteurs, tout en intégrant une extension du réseau de drainage existant qui
reste déficient.
Une visite diagnostique a permis de mettre en évidence l’inaptitude de ce réseau à évacuer les
eaux pluviales : en témoigne les fréquentes inondations ainsi que la stagnation des eaux
évoquées par les riverains.
Une notice d’impact environnemental a été réalisée pour permettre une bonne implantation et
une bonne intégration de l’ouvrage projeté dans l’environnement de la zone d’étude.
ABSTRACT
One of the barriers to the African urban development is the inexistence or the effective lack of
management of the services of sanitation.
The problems of the drainage of the city, more precisely those of sectors 9 (19 ha) and 10 (30
ha) are complex, among others the problems of sandbank, seasonal floods for example. In
order to answer it, the present study aims to propose a storm water drainage system for these
sectors, while integrating an extension of the existing network of existing drainage which
remains defective.
A diagnostic visit highlighted the inaptitude of this network to evacuate rain water, as it was
assessed by the frequent floods as well as the stagnation of rain water evoked by the residents.
The actual drainage scheme outlined a watershed of 03 and 04 sub basins respectively for
sectors 9 and 10, of size ranging from 4.69 to 9.12 ha. The drained flows, going from 0.11 to
0.56, were determined by the rational method for the decennial flood. The network of
drainage is made up of open channels of rectangular section, covered out of concrete, having a
total length of 1.5 km and 0.57 km on sectors 9 and 10. The total cost of the proposition
reaches 116 193 195 CFA, that is to say a reported total cost of 74 698 FCFA per meter of
channel.
A note of environmental impact was carried out to allow a good establishment and a good
integration of the work projected in the environment of the zone of study.
Keywords: diagnosis, drainage network, koudougou rational method, storm water, sanitation,
SOMMAIRE
DEDICACES ....................................................................................................................................................... II
RESUME .......................................................................................................................................................... IV
ABSTRACT ........................................................................................................................................................ V
I. INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 1
V. RESULTATS ............................................................................................................................................ 23
SIGLES ET ABREVIATIONS
SYMBOLES ET NOTATIONS
I. INTRODUCTION
La gestion des systèmes d’assainissement et leur conception posent un grand problème
depuis des décennies. L’accès à l’assainissement est l’une des conditions indispensable pour
vivre en bonne santé, disposer d’un meilleur cadre de vie et conserver un environnement
sain. Le Burkina Faso à l’instar des autres pays sahéliens est confronté à de graves difficultés
d’assainissement. Face à une très forte urbanisation (le taux d’urbanisation passe de 12,7% en
1985 à 20,1% en 2006) (INSD, 2006), on assiste à un exode rural entrainant une occupation
anarchique de l’espace urbain, avec pour corollaire l’insalubrité, la mauvaise évacuation des
ordures ménagères, des eaux usées, et des eaux pluviales.
En effet, dans le cadre des festivités du 11 décembre 2012 la ville de Koudougou a bénéficié
d’un appui financier du Fonds Permanent pour le Développement des Collectivités
Territoriales (FPDCT) pour les secteurs 9 et 10. C’est dans cette optique qu’un projet
d’assainissement a été réalisé dans la ville de Koudougou en vue de proposer un schéma
d’assainissement pluvial dans les dits secteurs. Les études techniques et de faisabilité ont été
effectuées par le bureau d’études GID. Toutefois ces ouvrages, à l’heure actuelle présentent
des difficultés à évacuer les eaux de pluie. Afin de résoudre ces problèmes, un stage a été
effectué avec le bureau d’études GID, dans le cadre des travaux de réhabilitation et
d’extension de ces ouvrages au compte de la commune de Koudougou.
En effet, la commune de Koudougou, plus précisément les secteurs 9 et 10, dispose des
ouvrages d’assainissement. Malgré l’existence de ces ouvrages réalisés récemment (en 2012),
ces secteurs sont toujours sujets d’inondations fréquentes en saison pluvieuse. Ces
inondations ont comme conséquence d’entraver les activités socio-économiques des riverains
et de renforcer les problèmes de santé dû à la stagnation des eaux dans les canaux existants.
Ainsi, une étude diagnostique du réseau existant, ainsi que sa possible extension s’avère
nécessaire pour la résolution de ces problèmes d’inondation.
Le premier réseau partiel pour l’évacuation des eaux pluviales en assainissement urbain à tout
d’abord concerné les eaux usées et les déchets de toutes sortes.
l’intensité de l’averse est supposée uniforme dans le temps et dans l’espace sur
l’ensemble du bassin drainé ;
le débit de pointe de l’hydrogramme de crue est une fraction du débit précipité ;
le coefficient de ruissèlement est supposé uniforme sur chaque sous bassin
élémentaire.
Cette méthode s’applique aux petits bassins versants de superficie inférieure à 400 ha et est
donnée par la formule suivante :
, , #
"
= , , , !
, !
() = *+ ,) - .//0
• A : Coefficient d’abattement
• P10 [mm] : hauteur de pluie journalière décennale
• Kr10 : coefficient de ruissellement d’une crue décennale
• 1%2 : coefficient de pointe d’une crue décennale
• S [km²]: superficie du bassin versant
• Tb10 [mn]: temps de base d’une crue décennale
• les eaux provenant uniquement des surfaces des voiries et qui s’écoulent par des
ouvrages particuliers tels que les caniveaux, fossés, etc... vers la nature ;
• l’autre partie des eaux provenant des toitures, cours, jardins et qui se déversent dans le
réseau des eaux usées.
L’intérêt de ce réseau est de permettre la chasse des éléments solides en amont du réseau qui
faute d’un débit et d’une pente suffisante, posent des problèmes d’évacuation.
• lorsqu’on se trouve dans l’obligation de relever les eaux usées, le système séparatif
permet d’éviter généralement de relever en même temps des masses considérables
d’eau pluviales ;
• les eaux pluviales non polluées peuvent sans risques être directement rejetées au
milieu naturel ;
• la capacité d’auto curage est meilleure ce qui permet une économie d’entretien ;
• en cas d’inondation, seules les eaux non polluées peuvent se retrouver dans la rue.
Les inconvénients du système se résume au fait que le coût global de réalisation est plus
élevé.
Il s’agit des fossés à ciel ouvert avec un revêtement des parois, il est plus utilisé en Afrique.
C’est un réseau qui évacue rapidement l’eau vers les exutoires, sa réalisation et son entretien
sont faciles. Il est contraignant car il occasionne des contraintes d’espaces ; présente un
danger pour les riverains lorsque ses dimensions sont importantes et lorsqu’il n’est pas
entretenu, il est source de nuisances.
Le réseau enterré
Il s’agit des réseaux pour lesquels l’eau est évacuée par des canalisations enterrés. Ces
canalisations sont pour la plupart circulaires ou ovoïdes et recueillent l’eau par l’intermédiaire
des regards. Ce type de réseau recueille moins de débris du fait que l’entrée du réseau
nécessite le passage par une grille. C’est un système qui est plus onéreux à la construction et
difficile d’y contrôler les défauts de construction, la détérioration et les dépôts. Il peut se
former des gaz susceptibles d’attaquer le béton.
o les bassins de rétention : Ces ouvrages sont réalisés dans des espaces en dépression,
naturelle ou artificielle et servent à réguler le ruissellement pluvial en réseau par
stockage et restitution à débit contrôlé. Ils permettent aussi de décanter les matières en
suspension dans l’eau de ruissellement.
o les tranchées d’infiltration : Les tranchées d’infiltration sont des fossés remplis de
matériaux poreux. Elles reçoivent les eaux de ruissellement qu’elles évacuent par
infiltration dans le sol. Elles peuvent être utilisées pour le recueil des eaux de toitures,
le recueil des eaux ruisselées sur une voie et le recueil des eaux des surfaces
imperméables.
o les puits d’infiltration : Ce sont exclusivement des ouvrages d’infiltration des eaux
pluviales qui drainent des surfaces de l’ordre quelques milliers de m². Il existe
différents types de puits, les puits creux qui sont vides et les puits comblés qui sont
remplis de matériaux poreux (porosité 30 à 40%).
Reliefs et Sols
La ville de Koudougou se présente sous la forme d’une cuvette. Les versants en pente douce
favorisent une érosion en nappe et la formation des rigoles et ravines peu accentuées. On
distingue quatre types de sols : les sols hydromorphes sur matériau argilo-sableux ; les sols
hydromorphes peu évolués ; les sols ferrugineux ; les lithosols sur cuirasse ferrugineuse. Les
sols sont pauvres en phosphore, azote et matières organiques. Ils ne sont pas favorables à
l’infiltration des eaux.
Climat
La zone d’étude se situe dans la région Centre- Ouest du Burkina dont le climat est de type
Soudano-sahélien et caractérisé par deux saisons bien distinctes :
• une longue saison sèche d’une durée de novembre en mai (07 mois),
• une saison pluvieuse de juin à octobre (05 mois).
Le nombre de jours de pluie et la hauteur d’eau annuelle recueillie varient suivant les années.
Les précipitations annuelles enregistrées varient entre 600 mm et 1000 mm (données
recueillies à la Direction de la Météorologie Nationale).
Végétation
Elle est constituée d’une savane arbustive composée de formations mixtes d’arbustes et d’une
savane arborée composée d’arbres et de graminées. Le couvert végétal est relativement
abondant et donne une allure de savane boisée.
Hydrographie
Située dans le bassin de Mouhoun, la ville de Koudougou est drainée par deux affluents qui
ont donné naissance à deux marigots : le Koudougou et Dita Samba qui constituent les
exutoires du réseau de drainage. Le réseau hydrographique de la région résulte de
l’écoulement des eaux pluviales qui entraîne l’apparition de lit de rivière relativement plat
jalonné de bas-fonds à tendance marécageuse.
Population et habitat
Selon (ONEA, 2006), il existe quatre types d’habitats à Koudougou à savoir : le haut
standing, le moyen standing et le bas standing. Ces types d’habitats sont définis en fonction
du type de matériaux utilisés pour la construction. Ici notre zone d’étude est de type moyen
standing car les habitations sont construites en matériaux durables à base de ciment. Elles sont
couvertes en tôles, peintes ou à la tyrolienne. Elles disposent d’installations sanitaires.
L’analyse des pluies a été faite à partir des données pluviométriques recueillies à la Direction
Générale de la Météorologie. Il s’agit des pluies mensuelles sur la période 1980-2013, soit 33
années. (Voir annexe).
Les courbes de niveau présentées sur la carte topographique au 2500eme nous a permis de
représenter le sens général de l’écoulement des eaux pluviales sur le site. Les flèches
d’orientation de l’écoulement des eaux ont été placées perpendiculairement aux courbes de
niveau.
de la région. Cet extrait et les levées topographiques nous ont permis par ailleurs de
déterminer les paramètres des bassins versants.
Surface
Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des cours d'eau,
les quantités d’eau vont être fonction de sa surface. Dans le cadre de ce travail, les différentes
surfaces ont été déterminées à l’aide du papier millimétré.
Périmètre
Il est mesuré à l'aide d'un curvimètre, une ficelle ou de techniques de digitalisation. Pour la
détermination du périmètre de nos bassins versants, nous avons utilisé une ficelle en prenant
en compte le facteur échelle.
; − √; − >
:=
, #√>
?@ A =
;
Avec : P : (périmètre du bassin versant en km) et S : (la surface du bassin versant en km²)
Plusieurs méthodes existent pour le calcul des débits. Il s’agit de la méthode rationnelle, la
méthode Caquot, la méthode d’ORSTOM et la méthode de CIEH. La méthode rationnelle
bien qu’elle soit simple à mettre en œuvre présente de nombreuses limites tels que : la
surestimation du débit à évacuer ; et l’incapacité à prendre en compte une éventuelle
complexité structurale du réseau. Cette méthode est recommandée pour des superficies
inférieures à 400 ha. Selon (Sighomou, 1986), la méthode superficielle ou méthode Caquot
est recommandée pour les superficies comprises entre 22 ha et 110 ha pour des bassins
africains (CIEH, 1984). (Sighomou, 1986) recommande par ailleurs des pentes comprises
entre 0,0065 et 0,014 pour des bassins africains. Ce qui n’est pas le cas du bassin versant de
notre zone d’étude. Au vu de tous ces critères, nous avons donc retenu la méthode rationnelle
dans le cadre de notre étude.
En assainissement pluvial, il est souvent admis qu’il est de bonne gestion de se protéger des
risques d’une fréquence décennale. Cela sera d’un degré considéré comme acceptable par les
zones modérément urbanisées, pas pour les zones fortement urbanisées, pour lesquelles une
période de retour de 20, 50 voire 100 ans est recommandée. Dans notre cas, il a été retenu une
période de retour de 10 ans compte tenu du degré d’urbanisation de notre zone d’étude
considéré comme étant « moyen ».
Temps de concentration
Le temps de concentration Tc est le temps mis par une goutte d’eau tombant sur le point
hydrauliquement le plus éloigné pour arriver à l’exutoire. Il est donné par de nombreuses
formules empiriques variées et calées sur des bassins versants peu urbanisés. Il s’agit des
formules de :
I
√F∗H
PASSINI : Tc= 0.108
√J
F
VENTURA : Tc=0.127M
J
La plupart de ces formules pour un même bassin versant donnent des résultats différents,
c’est pourquoi pour la méthode rationnelle, le temps de concentration est souvent estimé
comme suit : tc = ts + tr
Où : ts représente le temps de ruissellement en surface (il prend en compte le temps
d’humectation) qui est pris égal à 15 mn pour les bassins versants jusqu’à 20ha avec une
pente moyenne supérieure à 0.5% (OMS, 1992) et 10 à 15mn pour les habitats dense à faible
pente (ENPC, 1978).
TU47V9V) 8V W)U4çU4
Et tr : le temps d’acheminement de l’eau dans le canal qui est égal à :
YZW9[[9
Intensité de la pluie I
L’intensité de pluie est égale au rapport de la hauteur de pluie tombée pendant un temps égal
au temps de concentration. Elle s’obtient par la formule de Montana (Cres, 2001):
0
I = a x /\
Coefficient de ruissellement
Le coefficient de ruissellement équivalent des sous bassins supposé uniforme est évalué par
une moyenne des coefficients de ruissellement spécifiques pondérés par leurs surfaces :
∑ b × b
_` =
∑ b
Les bassins élémentaires ont été assemblés en série ou en parallèle en fonction de leur
disposition pour déterminer les débits équivalents à évacuer.
Bassins en Série
*ée = f *g ∑ 5g × *g
5ée =
∑ *g h × *ée × 5ée
× ZiW\, /j
∑ 5g × *g
Bassins en
h × *ée × 5ée
*ée = f *g 5ée =
parallèle ∑ *g × ZiW\, /j
Pour les sous bassins en série, le temps de concentration équivalent Tc est égale au maximum
des temps de concentration des sous bassins ; lorsqu’ils sont en parallèle, le temps de
concentration est égale au maximum des temps de concentration, plus le temps
d’acheminement des sous bassins.
En parallèle ou en série, le débit équivalent Qeq est égal à la somme des débits élémentaires si
le débit équivalent est supérieur à la somme des débits élémentaires. Mais il est égal au
maximum des débits élémentaires si Qeq est supérieur au maximum des Qj.
VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page 17
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
si: (éq< m3n iQj) alors (éq = m3n iQj) ; (éq> ∑ (g alors (éq = ∑ (g
/
= pq ∗ > ∗ r s ∗ /
• Q [m³/s] : le débit
• Ks : Coefficient de rugosité selon Manning Strickler dépendant de la nature du
revêtement de l’ouvrage (Ks=70 pour les canaux en béton armé) ;
• r s [m] : le rayon hydraulique
• I [m/m]: la pente
En première approche, nous avons choisi de retenir la section hydrauliquement favorable. Elle
est définie par un tirant d’eau correspondant à la section « économique » donné par la
relation :
(n
y=w y3/8
, n6 nx
• La hauteur du collecteur H
• La largeur au radier
En dernier lieu, nous définissons des valeurs constructives pour la largeur au radier B et la
hauteur finie de canal H.
Le calage des tronçons de collecteurs sera effectué sur les profils en long en tenant compte
des principaux paramètres suivants :
Les différents types de singularités rencontrés dans notre réseau sont le changement de pente
(augmentation et diminution) et le changement du niveau du radier (chute). Ici on ne fera que
l’étude des singularités qui ont tendance à relever les lignes d’eau, soit les cas de diminution
de pente.
L’écoulement torrentiel étant contrôlé par l’amont, l’écoulement amont arrive à la singularité,
puis s’élève dans le tronçon aval pour se connecter au tirant d’eau normal torrentiel d’aval.
On observe un remous de type T2 qui se forme dans le tronçon aval (Mar, 2004).
L’écoulement fluvial étant contrôlé par l’amont, l’écoulement aval arrive à la singularité, puis
s’abaisse dans le tronçon amont pour se connecter au tirant d’eau normal fluvial d’amont. On
observe un remous de type F1 qui se forme dans le tronçon amont (Mar, 2004).
• Soit le ressaut se forme dans le tronçon amont, puis se termine par une courbe de
remous T1 qui se connecte à la singularité au tirant d’eau normal fluvial aval ;
• Soit le ressaut se forme dans le tronçon aval, précédé par une courbe de remous F3
(Mar, 2004).
Ensuite il suffit de multiplier ces valeurs par l’épaisseur de la couche de béton qui est de
0,05m pour obtenir le volume de béton nécessaire :
Avec e : épaisseur des parois qui est de 0,1m pour les canaux.
L’évacuation des eaux pluviales de notre zone d’étude va préalablement nécessiter une étape
de déblaiement pour la réalisation des canaux d’évacuation de ces eaux. Dans un tel projet, les
volumes des déblais sont non-négligeables car ils vont entrainer un certain coût dans le bilan
financier global. Il est donc nécessaire d’estimer les volumes de déblais que va générer la
construction de canaux d’évacuation des eaux de pluie.
• La hauteur de déblais est calculée tous les 25 m grâce aux levés topographiques et à
l’étude des profils en long des canaux
˜„é—™…†€ = $• š ~›ŒŽœ − $• š ~›Œ•‚ƒ„‡…„†•‡ + Œž|šŸŸŒ~•i‡…„†•‡ —•“‚ƒ „• •‡‚•‡•“•j
V. RESULTATS
Ainsi les observations et les propos recueillis lors des enquêtes nous ont permis d’émettre des
hypothèses sur les éléments qui pourraient constituer la source des défaillances constatées :
• la stagnation de l’eau ;
• les défauts dans l’exécution des travaux (exécution non conforme aux prescriptions
techniques et à la prévision selon le dossier d’exécution,…).
V.1.2. Etat des lieux des caniveaux pour eaux pluviales des secteurs 9 et 10
Dans nos différentes recherches il est dit que l’ouvrage a été réalisé pendant les préparatifs du
11 décembre 2012. Depuis la fin de la réalisation, il n’y a pas eu de suivi véritable. Le curage
des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales est censé se faire au moins une fois par an
avant la saison des pluies afin de débarrasser le canal de tous dépôts.
La mairie quant à elle est chargée de sensibiliser les populations sur l’importance d’une bonne
gestion des systèmes d’évacuations d’eaux pluviales et de sanction des actes d’incivisme des
riverains à savoir : utilisation du caniveau pour l’évacuation des eaux usées, et le dépôt des
ordures dans le canal. Cependant des enquêtes auprès de la population et la visite du terrain
montrent que celle-ci n’est pas consciente de l’importance d’une bonne gestion et d’un bon
entretien des caniveaux. En effet, certains riverains ne prêtent pas attention à l’entretien des
caniveaux, par contre d’autres contribuent tant bien que mal à son entretien avec les moyens
de bord en faisant réduire les risques d’ensablement dus aux eaux pluviales.
0,3x0,3 462,5
0,4x0,3 312,5
0,5x0,4 142,5
0,5x0,5 372,5
Total 1290
Les caractéristiques (surface, périmètre, longueur équivalent et indice global de pente) des
bassins versants des secteurs 9 et 10 sont regroupées dans le tableau ci-dessous :
Les caractéristiques des sous bassins versants sont regroupées dans le tableau suivant :
Les résultats ci-dessus nous permettent de constater que les superficies des différents sous
bassins varient de 4,69 à 9,12 hectares, les longueurs hydrauliques varient de 433,01 à 604,15
m et de fortes pentes qui varient de 1 à 4%.
Notre zone d’étude est formé de sol argilo-sableux, nous pouvons donc considérer que la
nature de ces sols est de type moyen car les sols de type argileux sont les sols dits « lourds »
tandis que les sols « légers » sont de type sableux. En tenant compte du coefficient de
ruissellement selon le type d’occupation du sol (Satin & Selmi, 1999) nous avons retenu la
valeur C=0,5 (zone lotie).
La faisabilité technique
• Les réseaux classiques (réseau à ciel ouvert, réseau enterré) peuvent être réalisés dans
la zone d’étude sans contraintes techniques majeures ;
• L’objectif de notre étude n’étant pas de stocker l’eau pluviale pour permettre une
infiltration, nous concluons que la solution de tranchée d’infiltration est écartée dans
ce cas ;
• Les bassins de rétention dans un réseau d’assainissement permettent de réduire le débit
s’écoulant à l’aval. Ces ouvrages nécessitent une emprise foncière importante, et ne
sont de ce fait envisageable au niveau des secteurs 9 et 10.
L’entretien
L’entretien des ouvrages après leur réalisation est important car il permet d’assurer leur
bon fonctionnement et leur pérennité.
• Les caniveaux à ciel ouvert sont faciles à entretenir et nécessitent peu de moyens
financiers ;
• L’entretien d’un réseau enterré est plus difficile, car il nécessite des matériels
spécialisés.
Aspects économiques
Sur le plan économique le réseau enterré a un coût d’investissement plus élevé que le réseau à
ciel ouvert. Les charges d’exploitation, de fonctionnement et d’entretien sur la base d’une
durée de vie du réseau de 35 ans sont : 1,5 % du montant d’investissement pour un réseau à
ciel ouvert et 2% du montant d’investissement pour un réseau enterré (CIEH, 1984). Après
analyse technique et économique, nous optons pour un réseau à ciel ouvert.
Les caniveaux les plus rencontrés dans le cadre de l’assainissement sont des caniveaux de
section trapézoïdale ou rectangulaire. La réalisation des caniveaux de section trapézoïdale
nécessite beaucoup d’espace, une main d’œuvre qualifiée et génère une élévation du coût des
ouvrages de franchissement. De ce fait nous optons pour le choix des caniveaux de section
rectangulaire.
Type de matériaux
Il existe plusieurs variétés de matériaux utilisés pour la construction des ouvrages ce sont :
Pour optimiser le coût des ouvrages et assurer en même temps leur durabilité, nous avons
adopté des épaisseurs de 10 cm pour les collecteurs secondaires et primaires.
Composition du béton
Coefficient de rugosité
b Y
Débit Q y b V réelle
Tronçon I(%) retenu recalculé H (m)
(m3/s) calculé(m) calculé(m) (m/s)
(m) (m)
C1-C2 (bief1) 0,15 0,19 0,38 2 0,3 0,25 0,3 2,03
C1-C2 (bief2) 0,15 0,18 0,36 3 0,3 0,21 0,3 2,39
C2-C3 0,26 0,22 0,43 3 0,5 0,19 0,5 2,73
C3-c4 (bief1) 0,40 0,31 0,62 1 0,5 0,40 0,5 2,00
C3-c4(bief2) 0,40 0,31 0,62 1 0,5 0,40 0,5 2,00
c4-c5 0,56 0,29 0,58 3 0,5 0,33 0,4 3,32
c5-Exutoire 0,56 0,29 0,58 3 0,5 0,33 0,4 3,32
Y
Débit Q y b b retenu V réelle
Tronçon I(%) recalculé H (m)
(m3/s) calculé(m) calculé(m) (m) (m/s)
(m)
C1-C2
0,20 0,20 0,41 2,5 0,4 0,21 0,3 2,42
(bief1)
C1-C2
0,20 0,21 0,43 2 0,4 0,23 0,3 2,22
(bief1)
C4-C3 0,23 0,22 0,45 2 0,5 0,20 0,3 2,30
C3-C2 0,22 0,22 0,44 2 0,5 0,19 0,3 2,26
C5-C4 0,15 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,3 2,39
C4-exutoire 0,30 0,23 0,46 3 0,5 0,21 0,3 2,85
Les débits des tronçons des différents sous bassins versants varient de 0,11 à 0,56 m³/s. Cela
s’explique du fait que les superficies drainées sont faibles (de l’ordre de 4,69 ha à 12,12 ha). Il
en résulte donc des sections d’écoulement de faibles dimensions, pour lesquelles le radier
évolue entre 0,3 m et 0,5 m. la vitesse maximale limite a été définie par le matériau de
revêtement, soit 4m/s (béton). Aussi, pour faciliter la réalisation, nous avons cherché à
harmoniser les dimensions.
Les dallettes servent à couvrir les collecteurs. Elles seront de forme rectangulaire avec un
espacement de 0,03*0,15 entre deux dallettes pour permettre la pénétration des eaux de
pluies dans le caniveau. Ces dallettes seront en béton armé. La largeur des dallettes équivaut
5cm
ggg 10cm
Dallette
b
largeur nombres
longueur de la nombres de de dallettes largeur longueur de
Secteurs tronçons (m) dallette dallettes retenues du canal la dallette
C1-C2 402,5 0,3 1342 1342 0,3 0,4
C2-C3 90 0,5 180 180 0,5 0,6
9 C3-C4 277,5 0,5 555 555 0,5 0,6
C4-EXU 117,5 0,5 235 235 0,5 0,6
S1-S2 97,5 0,4 243,75 244 0,4 0,5
C1-C2 307,5 0,4 768,75 769 0,4 0,5
C4-C2 187,5 0,5 375 375 0,5 0,6
10
C5-EXU 445 0,5 890 890 0,5 0,6
S1-S2 195 0,4 487,5 488 0,4 0,5
Devis quantitatif
Devis quantitatif du béton armé et du béton de propreté
Devis estimatif
Evaluation du coût des collecteurs primaires et secondaires
La longueur totale des collecteurs secondaires à construire est de 678 m, et celle des
collecteurs primaires à construire est de 877,5 m. Pour évaluer le coût de réalisation de ces
collecteurs, le prix d’un mètre linéaire (ml) de collecteur a été calculé et multiplié par la
longueur totale.
Pour déterminer le prix d’un ml, nous avons calculé le volume d’un ml de collecteur et
appliqué au prix unitaire par volume. La somme des prix unitaires de béton armé, de déblai, et
de béton de propreté donne le prix par ml de collecteurs. Les résultats des calculs sont
consignés dans les tableaux ci-dessous :
Il a été retenu un prix forfaitaire de 5 000 000 FCFA pour l’installation du chantier, 20% du
coût global pour la mission de contrôle et le bureau d’étude et 10% du montant pour les
imprévus.
Prix
Tronçons Prix total
Désignation Unité Quantités unitaire
(secteur 9) (FCFA)
(FCFA)
Travaux de réhabilitation
C1-C4 C4-Exutoire
VI. RECOMMANDATIONS
Pour avoir mis en exergue les insuffisances au niveau du réseau aussi bien au niveau des
ouvrages d’évacuation que de leur entretien, les solutions que nous allons préconiser tiennent
bien compte de ces contraintes.
VI.1.1. Le curage
Le curage doit remédier aux problèmes des dépôts de déchets solides et réduire les risques
d’ensablement dû aux eaux pluviales. Ce curage dans l’immédiat, ne peut être fait que par la
mairie à cause de la non-existence des comités d’entretien des collecteurs devant permettre
l’implication des populations au nettoyage. Ainsi, pour asseoir ces comités d’entretien une
large sensibilisation des populations en matière d’assainissement s’avère nécessaire.
VI.1.2. Sensibilisation
La sensibilisation, outil incontournable de toute approche participative doit être largement
utilisée, afin d’amener les populations à prendre conscience sur l’intérêt du réseau
d’assainissement pluvial.
Accroître le taux de collecte des déchets solides afin de diminuer les quantités
d’ordures susceptibles d’être rejetées dans les systèmes de drainage des eaux
pluviales ;
Promouvoir les techniques alternatives permettant en plus la valorisation des déchets
solides dans les ménages et les secteurs ;
Revêtement des caniveaux : ils concernent les canaux qui n’ont jamais été revêtus. Il
s’agit du collecteur C4 – Exutoire du secteur 9 sur 142,5m.
VII. CONCLUSION
L’étude de l’amélioration du réseau de drainage des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
et de son extension nous a permis d’appréhender les problèmes d’assainissement auxquels
sont confrontés les agglomérations des pays africains. En effet, les ouvrages réalisés en 2012
rencontrent des problèmes tels que : la stagnation de l’eau, l’ensablement dû aux eaux
pluviales et le rejet des déchets solides dans les collecteurs. L’étude d’un problème aussi
important nécessite plus d’investigations et plus de mesures. Ces mesures porteront sur la
réhabilitation et l’extension du réseau.
Sur la base des données recueillies et des visites de terrain, nous avons proposé l’extension du
réseau et sa réhabilitation. A cet effet, un réseau de drainage a été dimensionné de longueur de
2990 m. Il est constitué des collecteurs primaires long de 2400 m de sections 0,3 x 0,3 m² ;
0,5 x 0,5 m² ; 0,5 x 0,4 m² ; 0,5 x 0,3 m², et de collecteurs secondaires long de 678 m de
section 0,4 x 0,3 m². Le coût du projet s’élève à 116 193 195 FCFA hors taxes.
CIEH. (1984). Courbes Hauteur de pluie - durée - fréquence, Afrique de l'Ouest et Centrale
pour des pluies de durée 5 minutes à 24 heures.
CIEH. (1984). Rapport de la conception générale des systèmes d'assainissement urbain dans
le contexte africain - Etudes techniques.
OMS. (1992). Evacuation des eaux de surface dans les communautés à faible revenu.
Genève: Editions de l'OMS.
Satin, M., & Selmi, B. (1999). Guide technique de l'assainissement. Paris: Le Moniteur.
ANNEXES
Tronçon
sous Longueur coef de Q=KCIA
(secteurs 9 A*(ha) ts*(mn) Cr tc (mn) Tr (mn) tc (h) I(mm/h)
bassin canal(m) Montana (m^3/s)
et 10)
SBV2 S1-S2 4,69 312,5 15 0,5 17,48 2,48 0,291 a 17,415 0,11
SBV4 S1-S2 4,94 365 15 0,5 20,38 5,38 0,340 9,4 16,127 0,11
b
0,5
V
Tronçon Débit Q Vmax réelle
(secteur 10) (m3/s) (m/s) Ks m λ y (m) b(m) I(%) b cons y débitance r (m) H (m) V (m/s) (m/s)
C1-C2
(bief1) 0,20 4 70 0 2 0,20 0,41 2,5 0,4 0,21 0,00 0,09 0,30 2,42 2,42
C1-C2
(bief1) 0,20 4 70 0 2 0,21 0,43 2 0,4 0,23 0,00 0,07 0,30 2,22 2,22
C4-C3 0,23 4 70 0 2 0,22 0,45 2 0,5 0,20 0,00 0,10 0,30 2,30 2,30
C3-C2 0,22 4 70 0 2 0,22 0,44 2 0,5 0,19 0,00 0,11 0,30 2,27 2,26
C5-C4( 0,15 4 70 0 2 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,00 0,14 0,30 2,40 2,39
bief1)
C5-C4(
bief2) 0,15 4 70 0 2 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,00 0,14 0,30 2,40 2,39
C4-exutoire 0,30 4 70 0 2 0,23 0,46 3 0,5 0,21 0,00 0,09 0,30 2,85 2,85
Débit Q (m3/s) Vmax (m/s) Ks m λ y (m) b(m) I (%) b cons yn débitance r (m) H (m) V (m/s) V réelle (m/s)
0,11 4 70 0 2 0,217 0,433 0,50 0,4 0,23 0,00 0,07 0,30 1,12 1,12
0,11 4 70 0 2 0,219 0,438 0,50 0,4 0,24 0,00 0,06 0,30 1,13 1,13
31,25 0 30 162
8 12,5 301,5 299,687 0,6 1,913 1,1478 0
6,25 0 7,17375 169,17375
12,5 0 7 236,62
2 25 309 308,309 0,7 0,891 0,6237 0
25 0 15,5925 252,2125
3 25 308,5 307,718 0,7 0,982 0,6874 0
25 0 17,185 269,3975
4 25 308,5 307,127 0,7 1,573 1,1011 0
25 0 27,5275 296,925
5 25 308 306,536 0,7 1,664 1,1648 0
25 0 29,12 326,045
6 25 307,5 305,945 0,7 1,755 1,2285 0
25 0 30,7125 356,7575
7 25 306,75 305,355 0,7 1,595 1,1165 0
25 0 27,9125 384,67
8 25 306,2 304,764 0,7 1,636 1,1452 0
25 0 28,63 413,3
9 25 305,5 304,173 0,7 1,527 1,0689 0
25 0 26,7225 440,0225
10 25 304,5 303,582 0,7 1,118 0,7826 0
25 0 19,565 459,5875
11 25 303,75 302,991 0,7 0,959 0,6713 0
25 0 16,7825 476,37
12 25 303 302,4 0,7 0,8 0,56 0
12,5 0 7 483,37
1 0 317,5 316,3 0,7 1,4 0,98 0
12,5 0 12,25 495,62
2 25 316 315,483 0,7 0,717 0,5019 0
C5-Exu
25 0 12,5475 508,1675
3 25 314,75 314,67 0,7 0,28 0,196 0
25 0 4,9 513,0675
25 0 27,1075 734,588
14 25 305,5 304,203 0,7 1,497 1,0479 0
25 0 26,1975 760,786
15 25 305 303,505 0,7 1,695 1,1865 0
37,5 0 44,49375 805,279
16 50 303,5 302,11 0,7 1,59 1,113 0
50 0 55,65 860,929
17 50 303,1 301,602 0,7 1,698 1,1886 0
50 0 59,43 920,359
18 50 303,2 301,093 0,7 2,307 1,6149 0
50 0 80,745 1001,104
19 50 301,9 300,585 0,7 1,515 1,0605 0
50 0 53,025 1054,129
20 50 301,5 300,077 0,7 1,623 1,1361 0
50 0 56,805 1110,934
21 50 301,45 299,568 0,7 2,082 1,4574 0
50 0 72,87 1183,804
22 50 300,45 299,06 0,7 1,59 1,113 0
35 0 38,955 1222,759
23 20 299,8 298,477 0,7 1,523 1,0661 0
17,5 0 18,65675 1241,416
24 15 299,5 298,041 0,7 1,659 1,1613 0
20 0 23,226 1264,642
25 25 299,2 297,312 0,7 2,088 1,4616 0
25 0 36,54 1301,182
26 25 299 296,584 0,7 2,616 1,8312 0
25 0 45,78 1346,962
27 25 298,45 295,856 0,7 2,794 1,9558 0
25 0 48,895 1395,857
Sommaire
ii
VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
I. Contexte général
La gestion des eaux pluviales est d’une importance capitale dans l’aménagement du territoire
national, aussi bien pour assurer la santé et le bien-être des populations que pour préserver le
cadre de vie d’éventuelles catastrophes causées par ses eaux. Pour parvenir à leur bonne
gestion, il est nécessaire de réaliser un certain nombre d’activités telles que la mise en place
d’un réseau performant et efficient de collecte et de drainage des eaux pluviales. La ville de
Koudougou plus précisément les secteurs 9 et 10 ont bénéficiés de la mise en place d’un
réseau d’assainissement. Par ailleurs, il faut noter que toute activité anthropique quelle qu’elle
soit est susceptible de générer des impacts plus ou moins graves sur le milieu (physique,
biologique, humain….) dans lequel elle se déroule. Compte tenu de la mise en place d’un
réseau d’évacuation des eaux pluviales dans les secteurs il est nécessaire de réaliser une notice
d’impact environnementale (NIE) pour ce projet classé dans la catégorie B (impacts négatifs
jugés moins importants).
II. Problématique
La réalisation des projets d’aménagement ne peut se faire sans prendre en compte les impacts
environnementaux et socio-économiques immédiats et à long terme qui sont susceptibles
d’être générés. En effet, ce projet est une initiative visant à la mise en place des ouvrages
d’assainissement pluvial afin d’évacuer efficacement les eaux de ruissellement tout en
réduisant le risque d’inondation. Ainsi, conformément au décret n°006-2013/AN, portant
contenu, procédure et champ d’application des Etudes ou Notice d’Impact Environnemental,
ce projet est de catégorie B. il est donc soumis à une EIE simplifiée ou Notice d’Impact
Environnemental. L’objectif étant d’identifier les impacts négatifs et positifs auxquels nous
pourrons proposer respectivement des mesures d’atténuation.
La loi N°006-2013 du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement –BF bien que son
décret d’application ne soit pas encore en vigueur, en son article 4 entend par
« assainissement l’ensemble des mesures de gestion des eaux de pluie ou de ruissellement,
des végétaux, animaux et microbes envahissants, des déchets solides, liquides ou gazeux
provenant des ménages, des établissements publics ou privés, des industries, de l’artisanat et
des exploitations agricoles ».
La loi N°006/97/ADP du 31 Janvier, portant Code Forestier au Burkina Faso qui stipule
en son article 50 que « toute réalisation de grands travaux entraînant un défrichement est
soumise à une autorisation préalable du Ministère chargé des forêts sur la base d’une étude
d’Impact sur l’Environnement »
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
projet que sont la préparation, la construction et l’exploitation. Les éléments retenus comme
étant les composantes du milieu récepteur dans le cadre de notre projet sont : le milieu
biophysique (eau, air, sol, paysage, faune, flore) et le milieu socio-économique (santé et
économie).
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
Nuisance sonore X X
Production de déchets X X X X
Destruction des arbres X X X X
Erosion des sols X X X
Préparation Débroussaillage et Risques d’accident X
du site
décapages Destruction des gîtes des X X X X
rongeurs et nids d’oiseaux
Modification du terrain naturel X X X
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
Creusement de tranchées X X
Construction des
ouvrages hydrauliques
Risques de pollution due aux X X X
déchets issus des travaux
Construction Risques d’accident pour les X
ouvriers et riverains
Nuisances sonores X
Pollution de l’air par les gaz X X X X X
d’échappement par les engins
Transport de matériel
Pollution de l’air par la poussière X X X
et matériaux
Risques d’accident X
Nuisances sonores
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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
Milieu Socio-
Milieu Biophysique
Phase économique
Activités Impacts
projet
Faune Flore Eau Sol Air Paysage Santé Economique
Amélioration du cadre de vie X X X
Evacuation des eaux de pluie Risque d’inondation minime X X
Diminution des risques
d’érosion du sol X X
Risques sanitaire X X
Engorgement des canaux par les Risque d’inondation X X
Exploitation ordures ménagères et autres Perturbation de la circulation X
Un cadre de vie malsain X X
Risques sanitaire
La prolifération des gaz Détérioration du cadre de vie X X
nauséabonds et apparition des
insectes Risques de perturbation des
activités économique et sociale
Commentaire : Sol : 14,77%, Faune 11,36%, Flore : 10,27%, Air : 9,09%, Paysage: 7,96%, Economie : 10,27%, Santé : 17,04%.
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
Intensité Définitions
Effets mineurs n’affectant pas les fonctions naturelles de l’écosystème ou impact
Faible légèrement positif ou négatif sur les conditions socio-économiques de base.
Altération négative, modéré des fonctions naturelles de l’écosystème ou impacts
Moyenne modérément positif ou négatif sur les conditions socio-économique de base.
Altération importante des fonctions naturelles de l’écosystème ou impact
considérablement positif ou négatif sur les conditions socio-économiques de
Forte base.
La durée: c’est la période pendant laquelle les manifestations de l’impact sont toujours
perceptibles sur le milieu affecté. Elle est définie selon le tableau ci-dessous :
Durée Définitions
lorsque le temps prévisible mis par le changement est d’une courte période (cesse
Courte après l’arrêt de l’activité)
lorsque la durée prévisible du changement est continue sur une période, mais
Moyenne cesse lorsque la réalisation du projet est terminée
lorsque la durée de l’impact est continue après la mise en place du projet et peut
causer des changements définitifs sur les milieux récepteurs concernés. L’effet
Longue est irreversible.
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
L'étendue ou la portée de l'impact: elle définit l’étendu sur lequel l’impact se fera ressentir.
Elle se caractérise par trois aspects représentés dans le tableau ci-dessous :
Etendue Définitions
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
MATRICE DE FECTEAU
Nature
Milieu Importance
Impacts Etendue Durée Intensité de
récepteur absolue
l’Impact
Pollution de l’air à travers la Court
Air locale Forte Moyenne Négative
poussière et la fumée des engins terme
Moyen
Production de déchets Ponctuelle Moyenne Moyenne Négative
terme
Santé
Court
Nuisance sonore locale forte Moyenne Négative
terme
Moyen
Flore Destruction des arbres locale Forte Moyenne Négative
terme
Sol Erosion des sols Ponctuelle Long terme Faible Mineur Négative
Court
Un cadre de vie sein et agréable Ponctuelle Forte Mineur Positive
terme
Court
Santé Plus d’odeurs nauséabondes Ponctuelle Moyenne Mineur Positive
terme
Court
Risques d’accidents ponctuelle Moyenne Mineur Négative
terme
Destruction des gîtes des rongeurs Court
Faune locale Faible Mineur Négative
et nids d’oiseaux terme
moyen
Santé Perturbation du cadre de vie Ponctuelle Moyenne Moyenne Négative
terme
Perte de terre ou d’activités socio-
Economie économiques sur les sites des Locale Long terme Faible Moyenne Négative
travaux
Risques de pollution due aux Court
Santé Locale faible Mineur Négative
déchets issus des travaux terme
Développement d'activité socio- Court
Economie Locale Moyenne Moyenne Positive
économique terme
Coupes d’arbres, déboisement et Moyen
Paysage Ponctuelle Faible Mineur Négative
préparation du site terme
Destruction de la faune et de la
Faune Locale Long terme faible Moyenne Négative
flore
Moyen
Risques d’inondation Locale Moyenne Moyenne Négative
terme
Santé
Moyen
Amélioration du cadre de vie Locale Moyenne Moyenne Positive
terme
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VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
Lieu de
Objectif de Tâches de Acteur de Indicateur de
Récepteur Impacts Mesures Acteur de suivi mise en Calendrier
l’action l’action l’action suivi
œuvre
Mise en
Intégration
végétation Planter Environnementaliste Sur le site
Transformation équipement et Entreprise durée de 3 Présence
Paysage des sols à beaucoup de la mission de et à la base
du paysage infrastructures exécutante ans d’arbre
effet de leur d'arbres contrôle vie
dans le paysage
fixation
Eviter les Nivellement Environnementaliste
remise en état Entreprise Dans la durée de 3 Bon état du
Sol Erosion de sols risques et compaction de la mission de
des lieux exécutante commune ans sol
d’érosion des sols contrôle
vérification de
capotage des Réduire les
Arrosage des Pendant la l'arrosage
installations, quantités des Entreprise Lieu des
Air Pollution de l’air voies tous les Le maitre d’œuvre durée des régulier des
appareil de poussières exécutante travaux
matins travaux voies d'accès
dépoussiérage générées
au site
l’utilisation Dotation du Lieu où se Pendant la
Réduire la Entreprise Existence de
Pollution sonore du capotage personnel en Le maitre d’œuvre déroulent durée des
pollution sonore exécutante casques
des cribles casques les travaux travaux
Santé
Respecter les
Atténuation des Indemnisation Améliorer le L’entreprise Lieu où se Pendant la Pas de travaux
heures de
perturbations pour la cadre de vie responsable Le maitre d’œuvre déroulent durée des pendant heure
repos des
sociales délocalisation des riverains des travaux les travaux travaux de repos
riverains
12
VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015
ETUDE DE REHABILITATION ET D’EXTENSION DU RESEAU
D’ASSAINISSEMENT PLUVIAL DES SECTEURS 9 ET 10 DE LA
VILLE DE KOUDOUGOU
DOSSIER DE
PLANS ET PIECES DESSINEES
------------------------------------------------------------------
3 : PROFILS EN LONG