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Memoire VF

Cette étude vise à réhabiliter et étendre le réseau d'assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de Koudougou, en réponse aux problèmes de drainage, d'inondations et d'ensablement. Un schéma d'assainissement a été proposé, incluant la création de sous-bassins et un réseau de drainage de 2,07 km, avec un coût total de 116 193 195 FCFA. Une notice d'impact environnemental a également été réalisée pour assurer une bonne intégration du projet dans son environnement.

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Cette étude vise à réhabiliter et étendre le réseau d'assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de Koudougou, en réponse aux problèmes de drainage, d'inondations et d'ensablement. Un schéma d'assainissement a été proposé, incluant la création de sous-bassins et un réseau de drainage de 2,07 km, avec un coût total de 116 193 195 FCFA. Une notice d'impact environnemental a également été réalisée pour assurer une bonne intégration du projet dans son environnement.

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ETUDE DE REHABILITATION ET D’EXTENSION DU RESEAU

D’ASSAINISSEMENT PLUVIAL DES SECTEURS 9 ET 10 DE LA


VILLE DE KOUDOUGOU

MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU


MASTER EN INFRASTRUCTURES ET RESEAUX HYDRAULIQUES
OPTION : Collectivités Locales

------------------------------------------------------------------
Présenté et soutenu publiquement le 10 juillet 2015 par

Jocelyne Médéssè E. VITEGNI

Travaux dirigés par :

• M. Marius SANON, Ingénieur hydraulicien, Directeur Général de GID


• Dr. Dial NIANG, Enseignant-Chercheur en Hydrologie, LEAH/2iE
• M. Roland YONABA, Assistant d’Enseignement et de Recherche en Hydraulique,
LEAH/2iE

Jury d’évaluation du stage :


Président : Prénom NOM
Membres et correcteurs : Prénom NOM
Prénom NOM
Prénom NOM

Promotion [2014/2015]

Institut International d’Ingénierie Rue de la Science - 01 BP 594 - Ouagadougou 01 - BURKINA FASO


Tél. : (+226) 50. 49. 28. 00 - Fax : (+226) 50. 49. 28. 01 - Mail : 2ie@[Link] - [Link]
Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

DEDICACES
Je dédie ce travail à ma famille

Á toi mon père chéri Théophile VITEGNI, qui m’a inculqué le sens du travail bien fait, reçoit
le présent travail comme un grain de couronnement de tous tes efforts….

Á mon frère Spéro VITEGNI, pour ton soutien…..

Á ma très chère Marie DA-SILVA, pour ton soutien, l’attention et ta bienveillance…

Á mon cher Gédéon DIDOLANVI, pour ton soutien, ton assistance et ton attention…

Á Dieu soit la gloire pour l’éternité ; merci Seigneur pour toutes ces grâces renouvelées.

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page ii


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

REMERCIEMENTS
Le présent rapport ne saurait être une œuvre solitaire. C’est donc l’occasion pour nous
d’exprimer notre profonde gratitude à l’endroit des personnes qui de près ou de loin ont
participé à son élaboration.

Nos remerciements s’adressent d’abord à nos encadreurs

• M. Marius SANON, Directeur de GID, mon encadreur pour ses orientations et sa


franche collaboration ;
• M. Roland. [Link], l’encadreur au sein du 2iE pour toute sa participation à
toutes les différentes étapes dans l’élaboration du document ;
• Dr. Dial NIANG, l’encadreur au sein du 2iE pour son suivi ;

Tout le personnel de GID pour leurs collaborations durant la période de stage.

Nous sommes reconnaissants à tout le personnel pédagogique qui a assuré notre formation au
sein de la grande famille 2iE.

Nous terminons nos remerciements par l’ensemble des étudiants de la promotion 2014 –2015
pour la chaleureuse ambiance crée autour de notre modeste personne tout au long de notre
formation.

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page iii


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

RESUME
L’un des freins au développement des villes africaines est l’inexistence ou le manque de
gestion efficace des services d’assainissement.

Les problèmes du drainage de la ville, plus précisément ceux des secteurs 9 (19 ha) et 10 (30
ha) sont complexes, entre autres les problèmes d’ensablement, d’inondations etc... Afin d’y
répondre, la présente étude a permis de proposer un schéma d’assainissement des eaux
pluviales pour ces secteurs, tout en intégrant une extension du réseau de drainage existant qui
reste déficient.

Une visite diagnostique a permis de mettre en évidence l’inaptitude de ce réseau à évacuer les
eaux pluviales : en témoigne les fréquentes inondations ainsi que la stagnation des eaux
évoquées par les riverains.

La présente proposition a permis de dégager 03 et 04 sous bassins respectivement pour les


secteurs 9 et 10, de taille allant de 4,69 à 9,12 ha. Les débits drainés, allant de 0,11 à 0,56
m³/s, ont été déterminés par la méthode rationnelle pour la crue décennale. Le réseau de
drainage, constitué de canaux de section rectangulaire, revêtus en béton, constitue un linéique
de 1,5 km et de 0,57 km sur les secteurs 9 et 10. Le coût global de la proposition s’élève à
116 193 195 FCFA HT, soit un coût global rapporté de 74 698 FCFA par mètre de canal.

Une notice d’impact environnemental a été réalisée pour permettre une bonne implantation et
une bonne intégration de l’ouvrage projeté dans l’environnement de la zone d’étude.

Mots-clés : assainissement, diagnostic, eaux pluviales, koudougou, méthode rationnelle,


réseau d’évacuation,

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page iv


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

ABSTRACT
One of the barriers to the African urban development is the inexistence or the effective lack of
management of the services of sanitation.

The problems of the drainage of the city, more precisely those of sectors 9 (19 ha) and 10 (30
ha) are complex, among others the problems of sandbank, seasonal floods for example. In
order to answer it, the present study aims to propose a storm water drainage system for these
sectors, while integrating an extension of the existing network of existing drainage which
remains defective.

A diagnostic visit highlighted the inaptitude of this network to evacuate rain water, as it was
assessed by the frequent floods as well as the stagnation of rain water evoked by the residents.

The actual drainage scheme outlined a watershed of 03 and 04 sub basins respectively for
sectors 9 and 10, of size ranging from 4.69 to 9.12 ha. The drained flows, going from 0.11 to
0.56, were determined by the rational method for the decennial flood. The network of
drainage is made up of open channels of rectangular section, covered out of concrete, having a
total length of 1.5 km and 0.57 km on sectors 9 and 10. The total cost of the proposition
reaches 116 193 195 CFA, that is to say a reported total cost of 74 698 FCFA per meter of
channel.

A note of environmental impact was carried out to allow a good establishment and a good
integration of the work projected in the environment of the zone of study.

Keywords: diagnosis, drainage network, koudougou rational method, storm water, sanitation,

SOMMAIRE

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

DEDICACES ....................................................................................................................................................... II

REMERCIEMENTS ............................................................................................................................................ III

RESUME .......................................................................................................................................................... IV

ABSTRACT ........................................................................................................................................................ V

LISTE DES TABLEAUX ...................................................................................................................................... VII

LISTE DES FIGURES ......................................................................................................................................... VII

SIGLES ET ABREVIATIONS ............................................................................................................................... VII

SYMBOLES ET NOTATIONS ............................................................................................................................ VIII

I. INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 1

II. PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS D’ETUDE ................................................................................................ 2

II.1. CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE .................................................................................................................... 2


II.2. OBJECTIFS D’ETUDE ................................................................................................................................... 2

III. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ................................................................................................................. 3

III.1. CONCEPT D’ASSAINISSEMENT PLUVIAL : HISTORIQUE ET RAPPELS ........................................................................ 3


III.2. METHODES D’EVALUATION DES DEBITS .......................................................................................................... 4
III.3. SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT ..................................................................................................................... 6

IV. METHODOLOGIE DE L’ETUDE .................................................................................................................. 9

IV.1. GENERALITES SUR LA ZONE D’ETUDE ............................................................................................................. 9


IV.2. METHODOLOGIE DE COLLECTE DE DONNEES.................................................................................................. 12
IV.3. METHODOLOGIE POUR LA CONCEPTION DU RESEAU D’ASSAINISSEMENT ............................................................. 13

V. RESULTATS ............................................................................................................................................ 23

V.1. DIAGNOSTIC DE L’OUVRAGE EXISTANT ......................................................................................................... 23


V.2. ETUDE TECHNIQUE ET FINANCIERE .............................................................................................................. 25

VI. RECOMMANDATIONS ........................................................................................................................... 35

VI.1. LA REHABILITATION DU RESEAU EXISTANT.................................................................................................... 35


VI.2. CREATION DE NOUVEAUX COLLECTEURS ...................................................................................................... 36
VI.3. RECOMMANDATIONS DIVERSES .................................................................................................................. 36

VII. CONCLUSION .................................................................................................................................... 36

VIII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..................................................................................................... 37

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Récapitulatif des formules permettant le calcul des débits équivalent .................. 17
Tableau 2: Fiche technique du réseau du secteur 9 .................................................................. 25
Tableau 3: Fiche technique du réseau du secteur 10 ................................................................ 25
Tableau 4: Récapitulatif des caractéristiques des bassins versants .......................................... 26
Tableau 5: Caractéristiques des sous bassins versants ............................................................. 26
Tableau 6: Tableau comparatif des différentes variantes de construction ............................... 29
Tableau 7: Tableau comparatif des différents types de béton .................................................. 30
Tableau 8 : Récapitulatif des coefficients de rugosité en fonction du type de matériau .......... 30
Tableau 9: Dimensionnement du collecteur principal du secteur 9 ......................................... 30
Tableau 10 : Dimensionnement du collecteur principal du secteur 10 .................................... 31
Tableau 11 : Dimensionnement des réseaux secondaires des secteurs 9 et 10 ........................ 31
Tableau 12: Dimensionnement des dallettes ............................................................................ 32
Tableau 13 : Récapitulatif du devis quantitatif du béton armé et du béton de propreté ........... 33
Tableau 14 : Récapitulatif du devis quantitatif des dallettes .................................................... 33
Tableau 15 : Devis des travaux de réhabilitation ..................................................................... 34
Tableau 16 : Devis des travaux d'extension ............................................................................. 34
Tableau 17 : Synthèse des coûts de la proposition de schéma d'assainissement...................... 35

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Carte de localisation de la zone d'étude ..................................................................... 9
Figure 2 : Découpage sectoriel de la ville de Koudougou ....................................................... 10
Figure 3 : EGV au passage canal NT à canal NT ..................................................................... 21
Figure 4 : EGV au passage canal NF à canal NF ..................................................................... 21
Figure 5 : EGV au passage d'un canal NT à canal NF ............................................................. 22
Figure 6: Schéma détaillé type des collecteurs secondaires et primaires ................................. 28
Figure 7 : Schéma de la pose de dallette .................................................................................. 32

SIGLES ET ABREVIATIONS

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

CIEH Comité Inter-Etats d’Etudes Hydrauliques


EGV Ecoulement Graduellement Varié
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
RPU Régime Permanent et Uniforme
SHF Section Hydrauliquement Favorable
NIE Notice d’Impact Environnemental

SYMBOLES ET NOTATIONS

Symbole Unité Représentation


Q m³/s Débit
A ha Superficie
Aeq ha Surface équivalente
tc mn Temps de concentration
tr mn Temps d’acheminement
ts mn Temps de ruissellement en surface
Ceq Coefficient de ruissellement équivalent
C Coefficient de ruissellement
b m Largeur au radier
H m Hauteur du canal
L km Longueur équivalente
P km Périmètre
Zamont m Côte amont
Zaval m Côte aval
Ep cm Epaisseur
r m Revanche
Vréelle m Vitesse réelle
Vmax m Vitesse maximale

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

I. INTRODUCTION
La gestion des systèmes d’assainissement et leur conception posent un grand problème
depuis des décennies. L’accès à l’assainissement est l’une des conditions indispensable pour
vivre en bonne santé, disposer d’un meilleur cadre de vie et conserver un environnement
sain. Le Burkina Faso à l’instar des autres pays sahéliens est confronté à de graves difficultés
d’assainissement. Face à une très forte urbanisation (le taux d’urbanisation passe de 12,7% en
1985 à 20,1% en 2006) (INSD, 2006), on assiste à un exode rural entrainant une occupation
anarchique de l’espace urbain, avec pour corollaire l’insalubrité, la mauvaise évacuation des
ordures ménagères, des eaux usées, et des eaux pluviales.

Dans le domaine de l’assainissement pluvial, les infrastructures restent quasiment inexistantes


surtout en ce qui concerne les zones périphériques.

La ville de Koudougou connait également ces problèmes liés à l’urbanisation anarchique.


Pour faire face à cette situation, l’Etat burkinabé, dans sa politique de développement, a
entrepris la réalisation d’infrastructures d’assainissement pluvial.

En effet, dans le cadre des festivités du 11 décembre 2012 la ville de Koudougou a bénéficié
d’un appui financier du Fonds Permanent pour le Développement des Collectivités
Territoriales (FPDCT) pour les secteurs 9 et 10. C’est dans cette optique qu’un projet
d’assainissement a été réalisé dans la ville de Koudougou en vue de proposer un schéma
d’assainissement pluvial dans les dits secteurs. Les études techniques et de faisabilité ont été
effectuées par le bureau d’études GID. Toutefois ces ouvrages, à l’heure actuelle présentent
des difficultés à évacuer les eaux de pluie. Afin de résoudre ces problèmes, un stage a été
effectué avec le bureau d’études GID, dans le cadre des travaux de réhabilitation et
d’extension de ces ouvrages au compte de la commune de Koudougou.

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page 1


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

II. PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS D’ETUDE

II.1. Contexte et problématique


La croissance démographique galopante des villes africaines et la multiplication des zones
d’habitations spontanées rendent le problème de la gestion des déchets et de l’assainissement
urbain particulièrement complexe. Tout comme beaucoup de villes secondaires africaines, la
ville de Koudougou est confrontée à des problèmes d’assainissement des eaux usées,
pluviales et des déchets solides.

En effet, la commune de Koudougou, plus précisément les secteurs 9 et 10, dispose des
ouvrages d’assainissement. Malgré l’existence de ces ouvrages réalisés récemment (en 2012),
ces secteurs sont toujours sujets d’inondations fréquentes en saison pluvieuse. Ces
inondations ont comme conséquence d’entraver les activités socio-économiques des riverains
et de renforcer les problèmes de santé dû à la stagnation des eaux dans les canaux existants.
Ainsi, une étude diagnostique du réseau existant, ainsi que sa possible extension s’avère
nécessaire pour la résolution de ces problèmes d’inondation.

II.2. Objectifs d’étude

II.2.1. Objectif général


L’objectif global de cette étude est de proposer un schéma d’assainissement pluvial pour
les secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou.

II.2.2. Objectifs spécifiques


Les objectifs spécifiques sont:

faire un diagnostic des ouvrages d’assainissement pluvial déjà existant ;


faire la conception d’un nouveau schéma d’assainissement pluvial ;
évaluer le coût de réalisation ;
établir une notice d’impact environnemental.

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

III. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

III.1. Concept d’assainissement pluvial : historique et rappels


L’assainissement est un ensemble d’activités et de techniques, mise en œuvre dans le cadre
d’une approche préventive et visant à :

• améliorer les conditions de vie et d’habitat des populations en les protégeant


- contre les nuisances liées aux déchets solides, aux eaux usées et excréta,
- contre les dégâts des eaux de pluie et les nuisances causées par leur stagnation.
• limiter le développement des maladies liées à l’eau et transmises par différents
vecteurs (insectes, rongeurs..) au sein des populations,
• protéger l’environnement récepteur des rejets et sous-produits issus de l’activité
humaine (Barbier, 1996).

Le premier réseau partiel pour l’évacuation des eaux pluviales en assainissement urbain à tout
d’abord concerné les eaux usées et les déchets de toutes sortes.

Á partir de la deuxième moitié du 19ème siècle, les difficultés rencontrées pour le


fonctionnement correct d’ouvrages recevant en plus des eaux de ruissellement, et de plus en
plus des déchets de toutes sortes se sont fortement accrues. Les risques sanitaires qui en
découlaient ont conduit à se soucier de l’évacuation rationnelle et d’un traitement approprié
des eaux avant rejet.

Le concept hygiéniste de l’assainissement est né de cette évolution qui préconisait de


collecter et d’évacuer toutes les eaux urbaines dans les réseaux enterrés afin de les rejeter en
dehors de la ville. Il repose sur le principe du rejet en aval de l’agglomération sans nuisance
pour les populations et le milieu naturel récepteur (eaux souterraines, cours d’eau, les lacs,
etc…). Ainsi, le réseau prévu pour les eaux de ruissellement est un réseau unitaire dont
l’objectif est d’éloigner le plus vite et le plus loin possible les eaux qu’elles soient usées ou
pluviales. D’où le concept sécuritaire qui vise à lutter contre les inondations en milieu urbain.
Dès le début du 20ème siècle l’idée du système séparatif est né, permettant de collecter
séparément les eaux usées et pluviales, les premières pouvant être traitées et les deuxièmes
rejetées directement au milieu naturel. Ce concept environnementaliste introduit donc dans
l’assainissement la prise en compte de l’impact sur le milieu naturel (Valiron, 1987).

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page 3


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

III.2. Méthodes d’évaluation des débits


Le débit est le paramètre le plus important dans le dimensionnement des ouvrages
d’assainissement pluvial. Les méthodes d’évaluation des débits les plus couramment
rencontrées sont les suivantes :

III.2.1. La méthode rationnelle


Elle est la plus ancienne et demeure encore beaucoup utilisée. Elle établit une relation directe
entre le débit maximum à l’exutoire du bassin considéré, le coefficient de ruissellement,
l’intensité moyenne de précipitation et la superficie du bassin. Les hypothèses à prendre en
compte sont :

l’intensité de l’averse est supposée uniforme dans le temps et dans l’espace sur
l’ensemble du bassin drainé ;
le débit de pointe de l’hydrogramme de crue est une fraction du débit précipité ;
le coefficient de ruissèlement est supposé uniforme sur chaque sous bassin
élémentaire.

Cette méthode s’applique aux petits bassins versants de superficie inférieure à 400 ha et est
donnée par la formule suivante :

• Q [m³/s] : débit de ruissellement maximal


• C : coefficient de ruissellement
• I [mm/h]: intensité de pluie pendant un temps de concentration
• A [ha]: surface du bassin versant.

III.2.2. La méthode superficielle ou méthode Caquot


La méthode superficielle peut être considérée comme une évolution de la méthode rationnelle.
Elle est couramment utilisée pour les bassins versants urbanisés. C’est une méthode qui
intègre deux autres phénomènes qui interviennent dans le ruissèlement urbain, notamment le
stockage temporaire de l’eau dans le réseau ainsi que le fait que le temps de concentration du
bassin versant dépende du débit donc de la période de retour choisie (Yao, 2009)

VITEGNI Jocelyne – Master en Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page 4


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Sa formule générale est :

, , #
"
= , , , !
, !

• a et b les coefficients de Montana


• M = L/$%/' : coefficient d’allongement
• L [m] : plus long parcourt hydraulique
• I [m/m] : pente du bassin versant
• Cr : coefficient de ruissellement du bassin versant
• A[ha] : superficie du bassin versant

III.2.3. Méthode ORSTOM


Cette méthode est applicable pour des hauteurs de précipitations annuelles comprises entre
800 et 850 mm et suppose que le bassin versant est une entité homogène en ce qui concerne
les apports pluviométriques ainsi que ses caractéristiques physiques. En zone sub- sahélienne,
le ruissellement superficiel forme l’essentiel de l’écoulement avec une couverture végétale
moins dense et des superficies de cultures peu étendues, des sols peu épais. Le débit de pointe
qu’elle évalue correspond au ruissellement superficiel de la crue décennale. Elle est donnée
par la formule :

() = *+ ,) - .//0

• A : Coefficient d’abattement
• P10 [mm] : hauteur de pluie journalière décennale
• Kr10 : coefficient de ruissellement d’une crue décennale
• 1%2 : coefficient de pointe d’une crue décennale
• S [km²]: superficie du bassin versant
• Tb10 [mn]: temps de base d’une crue décennale

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

III.2.4. Méthode CIEH


C’est une méthode mise au point sur 162 bassins en Afrique francophone avec une
superficie inférieure à 2500km². La formule du débit décennal de pointe est donnée par:

( = 3.0 +534 687 ,9)

• Q10 [m³/s] : Débit de crue décennale


• a, b, c, d et e : Coefficient de la régression multiple
• S [km²] : Surface du bassin versant
• Pan [mm] : Pluie annuelle moyenne
• Ig [m/km] : Indice global de pente
• Kr10 : Coefficient de ruissellement décennal

III.3. Systèmes d’assainissement


Les différents types de systèmes d’assainissement sont : le système unitaire, le système
pseudo-séparatif et le système séparatif (Cres, 2001).

III.3.1. Le système unitaire


Le système unitaire appelé aussi «tout à l’égout» collecte l’ensemble des eaux usées et
pluviales dans un unique réseau, généralement équipé de déversoirs d’orage. C’est un système
qui nécessite une canalisation importante pour l’évacuation des eaux usées et pluviales et
convient mieux pour les milieux urbains à haute densité disposant de fortes pentes. Il
présente l’avantage d’être moins coûteux que le séparatif en termes de branchements mais
présente un certains nombres d’inconvénients :

• Difficulté de l’auto curage en période sèche ;


• En cas de pluies importantes, une partie des eaux collectées est détournée par les
déversoirs d’orage dans le milieu naturel sans traitement ;
• Le dimensionnement des canalisations doit être suffisant pour pouvoir évacuer un
débit pluvial important au moins jusqu’au déversoir d’orage afin d’éviter une mise en
charge du réseau entraînant l’inondation.

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

III.3.2. Le système pseudo-séparatif


Le système pseudo-séparatif est un système dans lequel les eaux pluviales sont divisées en
deux parties :

• les eaux provenant uniquement des surfaces des voiries et qui s’écoulent par des
ouvrages particuliers tels que les caniveaux, fossés, etc... vers la nature ;
• l’autre partie des eaux provenant des toitures, cours, jardins et qui se déversent dans le
réseau des eaux usées.

L’intérêt de ce réseau est de permettre la chasse des éléments solides en amont du réseau qui
faute d’un débit et d’une pente suffisante, posent des problèmes d’évacuation.

III.3.3. Le système séparatif


C’est un système qui consiste à réserver un réseau à l’évacuation des eaux usées domestiques
et industrielles, alors que l’évacuation des eaux pluviales est assurée par un autre réseau. Les
canalisations des eaux usées étant généralement de section réduite par rapport à celles des
eaux pluviales. Le système séparatif exige des pentes plus faibles pour le réseau eau pluvial,
et convient aux régions à forte pluviométrie. Il présente plusieurs avantages notamment :

• lorsqu’on se trouve dans l’obligation de relever les eaux usées, le système séparatif
permet d’éviter généralement de relever en même temps des masses considérables
d’eau pluviales ;
• les eaux pluviales non polluées peuvent sans risques être directement rejetées au
milieu naturel ;
• la capacité d’auto curage est meilleure ce qui permet une économie d’entretien ;
• en cas d’inondation, seules les eaux non polluées peuvent se retrouver dans la rue.

Les inconvénients du système se résume au fait que le coût global de réalisation est plus
élevé.

En séparatif les systèmes d’évacuation des eaux pluviales sont :

Le réseau à ciel ouvert

Il s’agit des fossés à ciel ouvert avec un revêtement des parois, il est plus utilisé en Afrique.
C’est un réseau qui évacue rapidement l’eau vers les exutoires, sa réalisation et son entretien
sont faciles. Il est contraignant car il occasionne des contraintes d’espaces ; présente un

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

danger pour les riverains lorsque ses dimensions sont importantes et lorsqu’il n’est pas
entretenu, il est source de nuisances.

Le réseau enterré

Il s’agit des réseaux pour lesquels l’eau est évacuée par des canalisations enterrés. Ces
canalisations sont pour la plupart circulaires ou ovoïdes et recueillent l’eau par l’intermédiaire
des regards. Ce type de réseau recueille moins de débris du fait que l’entrée du réseau
nécessite le passage par une grille. C’est un système qui est plus onéreux à la construction et
difficile d’y contrôler les défauts de construction, la détérioration et les dépôts. Il peut se
former des gaz susceptibles d’attaquer le béton.

Les techniques alternatives

Les méthodes alternatives sont souvent dites « complémentaires » lorsqu’elles viennent


s’adjoindre aux systèmes ouverts ou fermés. Les plus courantes sont : les bassins de rétention,
les tranchées d’infiltration et les puits d’infiltration. Elles sont utilisées pour la rétention de
l’eau en vue de réguler les débits et limiter la pollution à l’aval du réseau et l’infiltration dans
le sol lorsque cela reste possible, en vue de réduire les volumes s’écoulant vers l’aval.
Comme techniques alternatives, l’on retiendra (Cres, 2001) :

o les bassins de rétention : Ces ouvrages sont réalisés dans des espaces en dépression,
naturelle ou artificielle et servent à réguler le ruissellement pluvial en réseau par
stockage et restitution à débit contrôlé. Ils permettent aussi de décanter les matières en
suspension dans l’eau de ruissellement.
o les tranchées d’infiltration : Les tranchées d’infiltration sont des fossés remplis de
matériaux poreux. Elles reçoivent les eaux de ruissellement qu’elles évacuent par
infiltration dans le sol. Elles peuvent être utilisées pour le recueil des eaux de toitures,
le recueil des eaux ruisselées sur une voie et le recueil des eaux des surfaces
imperméables.
o les puits d’infiltration : Ce sont exclusivement des ouvrages d’infiltration des eaux
pluviales qui drainent des surfaces de l’ordre quelques milliers de m². Il existe
différents types de puits, les puits creux qui sont vides et les puits comblés qui sont
remplis de matériaux poreux (porosité 30 à 40%).

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

IV. METHODOLOGIE DE L’ETUDE

IV.1. Généralités sur la zone d’étude

IV.1.1. Localisation de la commune de Koudougou


Koudougou est une commune urbaine située à 100 Km à l’ouest de Ouagadougou la capitale
du Burkina Faso. Elle est le chef-lieu de la province du Boulkiemdé et se situe sur la route
nationale bitumée N°14 de 40 Km et la Route Nationale N°1 de Ouagadougou. Elle est aussi
reliée par Ouagadougou et Bobo par le chemin de fer qui lie Ouagadougou à Abidjan. La
commune couvre une superficie d’environ 580 Km² et est comprise entre les coordonnées
géographiques suivantes : 2°21’51’’ Longitude Ouest et 12°15’3’’ Latitude Nord.

Figure 1 : Carte de localisation de la zone d'étude

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Figure 2 : Découpage sectoriel de la ville de Koudougou

IV.1.2. Présentation du cadre physique

Reliefs et Sols

La ville de Koudougou se présente sous la forme d’une cuvette. Les versants en pente douce
favorisent une érosion en nappe et la formation des rigoles et ravines peu accentuées. On
distingue quatre types de sols : les sols hydromorphes sur matériau argilo-sableux ; les sols
hydromorphes peu évolués ; les sols ferrugineux ; les lithosols sur cuirasse ferrugineuse. Les
sols sont pauvres en phosphore, azote et matières organiques. Ils ne sont pas favorables à
l’infiltration des eaux.

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Climat

La zone d’étude se situe dans la région Centre- Ouest du Burkina dont le climat est de type
Soudano-sahélien et caractérisé par deux saisons bien distinctes :

• une longue saison sèche d’une durée de novembre en mai (07 mois),
• une saison pluvieuse de juin à octobre (05 mois).

Le nombre de jours de pluie et la hauteur d’eau annuelle recueillie varient suivant les années.
Les précipitations annuelles enregistrées varient entre 600 mm et 1000 mm (données
recueillies à la Direction de la Météorologie Nationale).

Végétation

Elle est constituée d’une savane arbustive composée de formations mixtes d’arbustes et d’une
savane arborée composée d’arbres et de graminées. Le couvert végétal est relativement
abondant et donne une allure de savane boisée.

Hydrographie

Située dans le bassin de Mouhoun, la ville de Koudougou est drainée par deux affluents qui
ont donné naissance à deux marigots : le Koudougou et Dita Samba qui constituent les
exutoires du réseau de drainage. Le réseau hydrographique de la région résulte de
l’écoulement des eaux pluviales qui entraîne l’apparition de lit de rivière relativement plat
jalonné de bas-fonds à tendance marécageuse.

Population et habitat

Le recensement de 1985 estimait la population de Koudougou à 51.926 habitants ; en 1996


elle est passée à 72 490 habitants avec un taux de croissance annuel de 3,4 % (ONEA, 2006).
La population est estimée à 97.700 en 2006 avec un taux de croissance de 2,75% (ONEA,
2006). De nos jours, la population avoisine 3 820 715 habitants.

Selon (ONEA, 2006), il existe quatre types d’habitats à Koudougou à savoir : le haut
standing, le moyen standing et le bas standing. Ces types d’habitats sont définis en fonction
du type de matériaux utilisés pour la construction. Ici notre zone d’étude est de type moyen

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standing car les habitations sont construites en matériaux durables à base de ciment. Elles sont
couvertes en tôles, peintes ou à la tyrolienne. Elles disposent d’installations sanitaires.

IV.2. Méthodologie de collecte de données


La phase préliminaire a porté sur la recherche bibliographique, la collecte les données
nécessaires pour la réalisation de l’étude, et les visites diagnostiques de terrain. La phase
finale a consisté en un traitement des données acquises afin de concevoir le schéma

IV.2.1. Revue documentaire


Elle a constitué à effectuer la collecte des informations indispensables à la conduite de
l’étude. Ainsi des supports de cours ont été consultés (cours d’assainissement pluvial, cours
d’hydraulique à surface libre), des rapports d’étude (Etude de faisabilités techniques
détaillées et élaboration d’un dossier d’appel d’offres des travaux de construction d’un
caniveau de 1,3 km dans le relais cité du secteur 23 de Bobo-Dioulasso), des documents
abordant des thèmes similaires ou ayant certains points communs avec notre sujet de mémoire
ont été consultés. L’ensemble de ces documents a été obtenu auprès :

• du centre de documentation et d’information du 2iE (CDI-2iE) ;


• du bureau d’étude GID ;
• la Direction de la Météorologie Nationale.

IV.2.2. Collecte de données


Elle a consisté à regrouper toutes les données disponibles liées à la ville Koudougou et aux
secteurs 9 et 10 de la ville. Ainsi les données suivantes ont été collectées:

le plan de levé topographique des secteurs 9 et 10 à l’échelle 1/2500 ;


le plan cadastral de la ville de Koudougou ;
les données météorologiques à la station synoptique de Koudougou : les séries de
pluies mensuelles de 1980 à 2013.

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IV.2.3. Visite de terrain


Elle a consisté à visiter les secteurs concernés (secteur 9 et 10). Lors de cette visite,
l’identification et localisation des différents collecteurs existants, de leurs exutoires et de leur
état de dégradation ont été constatés. D’autre part, l’évaluation de leurs caractéristiques
géométriques (section transversale, longueurs, pentes) a été effectuée. En outre, la visite du
terrain nous a permis de mieux comprendre la situation actuelle de l’assainissement et de
confronter les données documentaires avec les réalités du terrain. Nous avons également eu à
échanger avec les riverains des secteurs afin de nous imprégner des problèmes d’inondations
auxquels ils sont confrontés. Cette visite nous a permis de faire le diagnostic et l’état des lieux
des ouvrages.

IV.3. Méthodologie pour la conception du réseau


d’assainissement

IV.3.1. Etude hydrologique


Données pluviométriques

L’analyse des pluies a été faite à partir des données pluviométriques recueillies à la Direction
Générale de la Météorologie. Il s’agit des pluies mensuelles sur la période 1980-2013, soit 33
années. (Voir annexe).

Détermination du sens de l’écoulement des eaux pluviales

Les courbes de niveau présentées sur la carte topographique au 2500eme nous a permis de
représenter le sens général de l’écoulement des eaux pluviales sur le site. Les flèches
d’orientation de l’écoulement des eaux ont été placées perpendiculairement aux courbes de
niveau.

Délimitation des bassins versants

Un bassin versant est un espace géographique et topographique recevant les précipitations


dont les excès des eaux sont drainés vers un unique point caractéristique qui est son exutoire
(Cres, 2001). La délimitation des bassins versant s’est faite en tenant compte des contraintes
particulières telles que les bâtiments, des voies de circulation qui peuvent influencer
l’écoulement des eaux. Les bassins versants ont été délimités à partir d’un extrait de la carte

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de la région. Cet extrait et les levées topographiques nous ont permis par ailleurs de
déterminer les paramètres des bassins versants.

Surface

Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des cours d'eau,
les quantités d’eau vont être fonction de sa surface. Dans le cadre de ce travail, les différentes
surfaces ont été déterminées à l’aide du papier millimétré.

Périmètre

Il est mesuré à l'aide d'un curvimètre, une ficelle ou de techniques de digitalisation. Pour la
détermination du périmètre de nos bassins versants, nous avons utilisé une ficelle en prenant
en compte le facteur échelle.

Longueur du rectangle équivalent

C’est la longueur du rectangle qui a la même superficie, le même indice de compacité et la


même hypsométrie que le bassin versant.

Elle est donnée par l’expression :

; − √; − >
:=

Coefficient de compacité (Icomp)

Appelé également indice de forme, il correspond au rapport du périmètre du bassin versant à


celui d’un cercle de même superficie. Il est donné par la relation :

, #√>
?@ A =
;

Avec : P : (périmètre du bassin versant en km) et S : (la surface du bassin versant en km²)

IV.3.2. Détermination des débits à évacuer


Choix de la méthode d’évaluation des débits

Plusieurs méthodes existent pour le calcul des débits. Il s’agit de la méthode rationnelle, la
méthode Caquot, la méthode d’ORSTOM et la méthode de CIEH. La méthode rationnelle

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bien qu’elle soit simple à mettre en œuvre présente de nombreuses limites tels que : la
surestimation du débit à évacuer ; et l’incapacité à prendre en compte une éventuelle
complexité structurale du réseau. Cette méthode est recommandée pour des superficies
inférieures à 400 ha. Selon (Sighomou, 1986), la méthode superficielle ou méthode Caquot
est recommandée pour les superficies comprises entre 22 ha et 110 ha pour des bassins
africains (CIEH, 1984). (Sighomou, 1986) recommande par ailleurs des pentes comprises
entre 0,0065 et 0,014 pour des bassins africains. Ce qui n’est pas le cas du bassin versant de
notre zone d’étude. Au vu de tous ces critères, nous avons donc retenu la méthode rationnelle
dans le cadre de notre étude.

Choix de la période de retour

Les aménagements hydrauliques liés au contrôle d’inondations, aux évacuateurs de crues, au


dimensionnement des ponts, des réseaux de drainage sont souvent définis par rapport à une
averse type possédant certaines caractéristiques prédéfinies. Cette averse type est associée à la
fréquence probable à laquelle elle se produit. Ainsi, les conséquences de ces phénomènes
pluvieux de temps de retour supérieur à celle utilisée pour le calcul des ouvrages pourraient
causer des insuffisances occasionnelles et inévitables à l’ouvrage.

En assainissement pluvial, il est souvent admis qu’il est de bonne gestion de se protéger des
risques d’une fréquence décennale. Cela sera d’un degré considéré comme acceptable par les
zones modérément urbanisées, pas pour les zones fortement urbanisées, pour lesquelles une
période de retour de 20, 50 voire 100 ans est recommandée. Dans notre cas, il a été retenu une
période de retour de 10 ans compte tenu du degré d’urbanisation de notre zone d’étude
considéré comme étant « moyen ».

Temps de concentration

Le temps de concentration Tc est le temps mis par une goutte d’eau tombant sur le point
hydrauliquement le plus éloigné pour arriver à l’exutoire. Il est donné par de nombreuses
formules empiriques variées et calées sur des bassins versants peu urbanisés. Il s’agit des
formules de :

I
√F∗H
PASSINI : Tc= 0.108
√J

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F
VENTURA : Tc=0.127M
J

KIRPICH : Tc= 0.0195 x [Link] x P [Link]

• tc [h] : temps de concentration


• A [km²]: surface du bassin versant
• L [km] : longueur du plus long chemin hydraulique
• I [m/m]: pente

La plupart de ces formules pour un même bassin versant donnent des résultats différents,
c’est pourquoi pour la méthode rationnelle, le temps de concentration est souvent estimé

comme suit : tc = ts + tr
Où : ts représente le temps de ruissellement en surface (il prend en compte le temps
d’humectation) qui est pris égal à 15 mn pour les bassins versants jusqu’à 20ha avec une
pente moyenne supérieure à 0.5% (OMS, 1992) et 10 à 15mn pour les habitats dense à faible
pente (ENPC, 1978).

TU47V9V) 8V W)U4çU4
Et tr : le temps d’acheminement de l’eau dans le canal qui est égal à :
YZW9[[9

Intensité de la pluie I

L’intensité de pluie est égale au rapport de la hauteur de pluie tombée pendant un temps égal
au temps de concentration. Elle s’obtient par la formule de Montana (Cres, 2001):

0
I = a x /\

a et b : coefficients de Montana. La période de retour étant de 10 ans pour le


dimensionnement de nos canaux, les paramètres de MONTANA sont déterminés par
l’exploitation des courbes Intensité-Durée-Fréquence (IDF) de la station la plus proche de la
zone d’étude. Les coefficients de MONTANA ajustés pour la fréquence décennale pour la
station de Ouagadougou sont : a = 9,4 et b = 0,5.

Coefficient de ruissellement

Le coefficient de ruissellement est un coefficient qui traduit le degré de ruissellement des


eaux de pluies sur une surface donnée. C’est le rapport du volume ruisselé sur le volume
précipité. On a donc la relation 0≤ ^ ≤ 1
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Le coefficient de ruissellement équivalent des sous bassins supposé uniforme est évalué par
une moyenne des coefficients de ruissellement spécifiques pondérés par leurs surfaces :

∑ b × b
_` =
∑ b

Ce coefficient de ruissellement caractérise le degré de couverture et d’imperméabilité de


chaque zone. Ainsi, sa détermination est difficile car plusieurs paramètres l’influencent
(nature du sol, pente du terrain naturel, catégorie d’urbanisation etc…).

Débits équivalents des sous bassins versants

Les bassins élémentaires ont été assemblés en série ou en parallèle en fonction de leur
disposition pour déterminer les débits équivalents à évacuer.

Tableau 1 : Récapitulatif des formules permettant le calcul des débits équivalent

Nature de Surface Coefficient de Débit


l’assemblage ruissellement équivalent

Bassins en Série
*ée = f *g ∑ 5g × *g
5ée =
∑ *g h × *ée × 5ée
× ZiW\, /j

∑ 5g × *g
Bassins en
h × *ée × 5ée
*ée = f *g 5ée =
parallèle ∑ *g × ZiW\, /j

Pour les sous bassins en série, le temps de concentration équivalent Tc est égale au maximum
des temps de concentration des sous bassins ; lorsqu’ils sont en parallèle, le temps de
concentration est égale au maximum des temps de concentration, plus le temps
d’acheminement des sous bassins.

Tc = max (tc1 ; tc2) ; Tc = max (tc1+tp1-2) et tc2

En parallèle ou en série, le débit équivalent Qeq est égal à la somme des débits élémentaires si
le débit équivalent est supérieur à la somme des débits élémentaires. Mais il est égal au
maximum des débits élémentaires si Qeq est supérieur au maximum des Qj.
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si: (éq< m3n iQj) alors (éq = m3n iQj) ; (éq> ∑ (g alors (éq = ∑ (g

IV.3.3. Dimensionnement des collecteurs au régime permanent et uniforme


Calcul des sections des ouvrages

La détermination de la section ou de la capacité d’évacuation des ouvrages de drainage est


effectuée à partir de la formule de Manning et Strickler pour une section dite économique : la
section hydrauliquement favorable (SHF).

/
= pq ∗ > ∗ r s ∗ /

• Q [m³/s] : le débit
• Ks : Coefficient de rugosité selon Manning Strickler dépendant de la nature du
revêtement de l’ouvrage (Ks=70 pour les canaux en béton armé) ;
• r s [m] : le rayon hydraulique
• I [m/m]: la pente

En première approche, nous avons choisi de retenir la section hydrauliquement favorable. Elle
est définie par un tirant d’eau correspondant à la section « économique » donné par la
relation :

(n
y=w y3/8
, n6 nx

• La hauteur du collecteur H

La hauteur du canal correspond à la somme du tirant d’eau et de la revanche. C’est la hauteur


nécessaire à l’évacuation du débit de projet. : H = y + r

• La largeur au radier

La largeur au radier correspond à la largeur du fond du canal : B = 2h

• Fruit de berge (m)

Le fruit de berge ou fruit du talus caractérise la pente des parois du canal.

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• Pente des tronçons (I)

La topographie du terrain naturel facilitant naturellement l’évacuation des eaux, la pente


projet a été rapproché le plus possible de la pente du terrain naturel pour réduire les coûts des
déblais.

La section hydrauliquement favorable minimise la section et le périmètre mouillé, mais


maximise la vitesse. Il s’agit donc en second approche de vérifier que la vitesse produite par
la section hydrauliquement favorable n’est pas supérieure à la vitesse limite admissible pour
le matériau de revêtement choisi, soit 4 m/s (béton). Dans le cas échéant, la section calculée
précédemment sera adaptée à la contrainte de vitesse limite.

En dernier lieu, nous définissons des valeurs constructives pour la largeur au radier B et la
hauteur finie de canal H.

Profil en long et en travers

Le calage des tronçons de collecteurs sera effectué sur les profils en long en tenant compte
des principaux paramètres suivants :

• La pente du terrain naturel ;


• La pente du fond des tronçons des collecteurs projetés ;
• Les dimensions des tronçons de collecteurs projetés(principalement la hauteur des
parois qui doit être autant que possible calée au même niveau que le terrain
naturel, sinon tout au moins en dessous, pour permettre la collecte des eaux de
ruissellement.

IV.3.4. Etude des singularités pour le régime non permanent et uniforme


On parle de singularité lorsqu’il y a un changement de pente, un changement du niveau du
radier, un changement de section, extrémités. En hydraulique à surface libre, une singularité
provoque dans un canal une perturbation des variables d’écoulement (tirant d’eau et vitesse)
dans la zone locale à singularité. L’étude de ces singularités permettra de prévoir un
dimensionnement local des ouvrages afin de contenir les perturbations ou de modifier les
dispositions des singularités de sorte à réduire les irrégularités de l’écoulement.

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Les différents types de singularités rencontrés dans notre réseau sont le changement de pente
(augmentation et diminution) et le changement du niveau du radier (chute). Ici on ne fera que
l’étude des singularités qui ont tendance à relever les lignes d’eau, soit les cas de diminution
de pente.

L’étude des Ecoulements Graduellement Variés (EGV) nécessite la connaissance du régime


normal d’écoulement, qui peut être soit torrentiel, soit fluvial. Le cas du critique n’est pas ici à
retenir, le dimensionnement étant porté de manière à ne jamais avoir une pente d’écoulement
critique.

La comparaison des profondeurs normales yn et critique yc permet de conclure sur le régime


d’écoulement uniforme :

- Si yn < yc, l’écoulement est torrentiel : on est alors en canal de type T,


- Si yn > yc, l’écoulement est fluvial : on est alors en canal de type F.

Par suite, à l’approche d’une singularité, la surface libre, en exhaussement ou en abaissement,


se positionne soit au-dessus des profondeurs normale et critique (zone 1), soit en dessous
(zone 3), soit au milieu (zone 2). L’association du type de canal, ainsi que du numéro de zone
permet d’identifier la courbe de remous qui peut alors être F1, F2 ou F3 (en canal à pente
faible), ou alors T1, T2 ou T3 (en canal à pente forte).

Cas d’un passage canal T à canal T

L’écoulement torrentiel étant contrôlé par l’amont, l’écoulement amont arrive à la singularité,
puis s’élève dans le tronçon aval pour se connecter au tirant d’eau normal torrentiel d’aval.
On observe un remous de type T2 qui se forme dans le tronçon aval (Mar, 2004).

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Figure 3 : EGV au passage canal NT à canal NT

Cas d’un passage canal F à canal F

L’écoulement fluvial étant contrôlé par l’amont, l’écoulement aval arrive à la singularité, puis
s’abaisse dans le tronçon amont pour se connecter au tirant d’eau normal fluvial d’amont. On
observe un remous de type F1 qui se forme dans le tronçon amont (Mar, 2004).

Figure 4 : EGV au passage canal NF à canal NF

Cas d’un passage canal T à canal F

Le régime d’écoulement passe ici du torrentiel au fluvial : il se forme alors un ressaut


hydraulique. Deux cas de figure sont alors possibles :

• Soit le ressaut se forme dans le tronçon amont, puis se termine par une courbe de
remous T1 qui se connecte à la singularité au tirant d’eau normal fluvial aval ;
• Soit le ressaut se forme dans le tronçon aval, précédé par une courbe de remous F3
(Mar, 2004).

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Figure 5 : EGV au passage d'un canal NT à canal NF

IV.3.5. Métré et devis quantitatif


Cette partie est consacrée à l’avant métré. L’avant métré donne le devis quantitatif et estimatif
des travaux à réaliser.

Détermination des volumes du béton des canaux


Volume du béton de propreté

Pour la détermination du volume du béton de propreté pour les caniveaux secondaires et


primaires, il est nécessaire de connaitre la surface au sol à la construction de chaque canal.

Ainsi, la surface au sol des canaux est :

z{|}|~•€• ‚ƒ„…†‡•€ = iˆ ‰ 2 × 0,1 ‰ 2 c 0,2j c NŠ}‹Œ~•އ‚ƒç‚ƒ

z{|}|~••‡†•…†‡•€ iˆ ‰ 2 c 0,10 ‰ 2 c 0,2j c NŠ}‹Œ~•އ‚ƒç‚ƒ

Avec B la largeur du canal.

Ensuite il suffit de multiplier ces valeurs par l’épaisseur de la couche de béton qui est de
0,05m pour obtenir le volume de béton nécessaire :

‘’é Š}•‡‚•‡•“é• 0,05 c f z{|}|~•

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Volume du béton armé


Le volume de béton armé nécessaire à la réalisation est déterminé par :

‘Š•~–Œ —é“‚ƒ …‡•é = [i’ + 2 ∗ Œj ∗ i˜ ‰ Œj − i’ ∗ ˜jv ∗ NŠ}‹Œ~•އ‚ƒç‚ƒ

Avec e : épaisseur des parois qui est de 0,1m pour les canaux.

Détermination des volumes de déblais

L’évacuation des eaux pluviales de notre zone d’étude va préalablement nécessiter une étape
de déblaiement pour la réalisation des canaux d’évacuation de ces eaux. Dans un tel projet, les
volumes des déblais sont non-négligeables car ils vont entrainer un certain coût dans le bilan
financier global. Il est donc nécessaire d’estimer les volumes de déblais que va générer la
construction de canaux d’évacuation des eaux de pluie.

• La hauteur de déblais est calculée tous les 25 m grâce aux levés topographiques et à
l’étude des profils en long des canaux
˜„é—™…†€ = $• š ~›ŒŽœ − $• š ~›Œ•‚ƒ„‡…„†•‡ + Œž|šŸŸŒ~•i‡…„†•‡ —•“‚ƒ „• •‡‚•‡•“•j

• Le volume de déblais est :

‘Š•~–Œ „é—™…†€ = z~• |{Œ„é—™…¡é ∗ NŠ}‹Œ~••‚¡ •ƒ“‡• „•¢£ “‡‚ƒç‚ƒ€

V. RESULTATS

V.1. Diagnostic de l’ouvrage existant

V.1.1. Réseau de drainage des eaux pluviales existant


Quelques observations physiques ont permis de d’écrire le réseau existant. En effet, dans les
secteurs 9 et 10 existe un réseau de drainage des eaux pluviales. Deux caniveaux longent la
route des secteurs sur environ 2,4 km. Ces caniveaux ont été mis en place pour l’évacuation
des eaux pluviales en 2012. Ce sont des canaux rectangulaires de sections variables, revêtus
en béton. L’état de ces caniveaux est loin d’être satisfaisant à cause du manque de curage et
du fait qu’ils sont devenus des dépotoirs des déchets solides des environs. Il existe des
ouvrages de franchissement (dallettes) pour permettre le passage des engins et piétons.

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Ainsi les observations et les propos recueillis lors des enquêtes nous ont permis d’émettre des
hypothèses sur les éléments qui pourraient constituer la source des défaillances constatées :

• la stagnation de l’eau ;
• les défauts dans l’exécution des travaux (exécution non conforme aux prescriptions
techniques et à la prévision selon le dossier d’exécution,…).

Pour la réalisation du diagnostic afin de connaître la source du phénomène et de proposer des


solutions adéquates pour y remédier, une documentation sur l’ouvrage existant est
indispensable, le recollement et les notes de calculs. Mais compte tenu de non disponibilité de
plusieurs informations, nous avons retenu de procéder à une reprise du dimensionnement du
réseau. Par la même occasion, nous avons également proposé d’étendre le réseau de drainage
actuel afin de mieux drainer les surfaces d’occupation des secteurs 9 et 10.

Photo : caniveau en dépotoir (prise le 20/02/15)

V.1.2. Etat des lieux des caniveaux pour eaux pluviales des secteurs 9 et 10
Dans nos différentes recherches il est dit que l’ouvrage a été réalisé pendant les préparatifs du
11 décembre 2012. Depuis la fin de la réalisation, il n’y a pas eu de suivi véritable. Le curage
des caniveaux d’évacuation des eaux pluviales est censé se faire au moins une fois par an
avant la saison des pluies afin de débarrasser le canal de tous dépôts.

La mairie quant à elle est chargée de sensibiliser les populations sur l’importance d’une bonne
gestion des systèmes d’évacuations d’eaux pluviales et de sanction des actes d’incivisme des
riverains à savoir : utilisation du caniveau pour l’évacuation des eaux usées, et le dépôt des
ordures dans le canal. Cependant des enquêtes auprès de la population et la visite du terrain

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montrent que celle-ci n’est pas consciente de l’importance d’une bonne gestion et d’un bon
entretien des caniveaux. En effet, certains riverains ne prêtent pas attention à l’entretien des
caniveaux, par contre d’autres contribuent tant bien que mal à son entretien avec les moyens
de bord en faisant réduire les risques d’ensablement dus aux eaux pluviales.

V.2. Etude technique et financière

V.2.1. Fiche technique et de synthèse de la proposition


Tableau 2: Fiche technique du réseau du secteur 9

Type de réseau Réseau à ciel ouvert


Nature des eaux
Générales

collectées Eaux de pluies


Débits collectés
Qmin-Qmax [l/s] 110-560[l/s]
Caractéristiques

Forme de section Rectangulaire


Revêtement Béton armé
Dimensions constructives
Bxh Longueur (m)
Linéaires

0,3x0,3 462,5
0,4x0,3 312,5
0,5x0,4 142,5
0,5x0,5 372,5
Total 1290

Tableau 3: Fiche technique du réseau du secteur 10

Type de réseau Réseau à ciel ouvert


Nature des eaux
Générales

collectées Eaux de pluies


Débits collectés
Caractéristiques

Qmin-Qmax [l/s] 110-300[l/s]


Forme de section Rectangulaire
Revêtement Béton armé
Dimensions constructives
Linéaires

Bxh Longueur (m)


0,4x0,3 1100
0,5x0,3 495
Total 1595

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V.2.2. Sens des écoulements, délimitation des bassins versants et proposition de


l’extension du réseau
La figuration du sens de l’écoulement, le découpage des différents bassins versants et sous
bassins et l’extension du réseau ont été représentés (voir plan).

Caractéristiques des bassins et sous bassins versants

Les caractéristiques (surface, périmètre, longueur équivalent et indice global de pente) des
bassins versants des secteurs 9 et 10 sont regroupées dans le tableau ci-dessous :

Tableau 4: Récapitulatif des caractéristiques des bassins versants

Bassin S (Km²) P (Km) L (Km) Icomp


Bassin
versant 0,19 2,63 1,15 1,71
(secteur 9)
Bassin
versant
0,3 2,19 0,57 1,12
(secteur
10)

Les caractéristiques des sous bassins versants sont regroupées dans le tableau suivant :

Tableau 5: Caractéristiques des sous bassins versants

Sous Surface Z amont Longueur du plus long Pente I


Z aval (m)
Secteurs bassin (ha) (m) chemin hydraulique (m) (%)
SBV1 6,375 325,5 310,5 504,97 2,97
9 SBV2 4,69 320,5 307,5 433,01 3
SBV3 7,44 307 295 545,43 2,2
SBV1 8,4375 328 303,5 580,95 4
SBV2 9,12 328 308,5 604,15 3
10
SBV3 6,12 323,5 308 494,97 3
SBV4 6 308 301 489,89 1

Les résultats ci-dessus nous permettent de constater que les superficies des différents sous
bassins varient de 4,69 à 9,12 hectares, les longueurs hydrauliques varient de 433,01 à 604,15
m et de fortes pentes qui varient de 1 à 4%.

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Choix du coefficient de ruissellement

Notre zone d’étude est formé de sol argilo-sableux, nous pouvons donc considérer que la
nature de ces sols est de type moyen car les sols de type argileux sont les sols dits « lourds »
tandis que les sols « légers » sont de type sableux. En tenant compte du coefficient de
ruissellement selon le type d’occupation du sol (Satin & Selmi, 1999) nous avons retenu la
valeur C=0,5 (zone lotie).

Choix du système d’assainissement

Au Burkina Faso, le plan stratégique d’assainissement de la ville de Ouagadougou


recommande le système séparatif. Ainsi, le choix du système d’assainissement s’est fait
suivant les critères de faisabilité technique, de l’entretien nécessaire et des aspects.

La faisabilité technique
• Les réseaux classiques (réseau à ciel ouvert, réseau enterré) peuvent être réalisés dans
la zone d’étude sans contraintes techniques majeures ;
• L’objectif de notre étude n’étant pas de stocker l’eau pluviale pour permettre une
infiltration, nous concluons que la solution de tranchée d’infiltration est écartée dans
ce cas ;
• Les bassins de rétention dans un réseau d’assainissement permettent de réduire le débit
s’écoulant à l’aval. Ces ouvrages nécessitent une emprise foncière importante, et ne
sont de ce fait envisageable au niveau des secteurs 9 et 10.

L’entretien

L’entretien des ouvrages après leur réalisation est important car il permet d’assurer leur
bon fonctionnement et leur pérennité.

• Les caniveaux à ciel ouvert sont faciles à entretenir et nécessitent peu de moyens
financiers ;
• L’entretien d’un réseau enterré est plus difficile, car il nécessite des matériels
spécialisés.

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Aspects économiques

Sur le plan économique le réseau enterré a un coût d’investissement plus élevé que le réseau à
ciel ouvert. Les charges d’exploitation, de fonctionnement et d’entretien sur la base d’une
durée de vie du réseau de 35 ans sont : 1,5 % du montant d’investissement pour un réseau à
ciel ouvert et 2% du montant d’investissement pour un réseau enterré (CIEH, 1984). Après
analyse technique et économique, nous optons pour un réseau à ciel ouvert.

V.2.3. Dimensionnement des collecteurs


Géométrie des caniveaux

Les caniveaux les plus rencontrés dans le cadre de l’assainissement sont des caniveaux de
section trapézoïdale ou rectangulaire. La réalisation des caniveaux de section trapézoïdale
nécessite beaucoup d’espace, une main d’œuvre qualifiée et génère une élévation du coût des
ouvrages de franchissement. De ce fait nous optons pour le choix des caniveaux de section
rectangulaire.

Figure 6: Schéma détaillé type des collecteurs secondaires et primaires

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Type de matériaux

Il existe plusieurs variétés de matériaux utilisés pour la construction des ouvrages ce sont :

• Le parpaing plein : la réalisation du canal avec ce type de matériau présente un coût


faible et une résistance aussi faible.
• Le moellon : il est nécessaire de disposer d’un sol-support résistant pour l’utilisation
des moellons dans la construction des collecteurs. Cependant, ce matériau est moins
coûteux mais présente des difficultés pour la pose des dallettes et sa mise en œuvre
nécessite une main d’œuvre importante.
• Le béton armé : le coût de réalisation est très élevé mais présente des avantages en
termes de résistance. Sa mise en œuvre est facile comparativement aux autres types
matériaux.
Le tableau ci-dessous récapitule les éléments de comparaison entre ces différents
matériaux de revêtement.

Tableau 6: Tableau comparatif des différentes variantes de construction

Variantes Durabilité Imperméabilité Entretien Coût


Béton armé Plus durable Très Facile élevé
imperméable
Moellon Moins durable Moyenne Difficile faible
Parpaing plein Faible Assez Facile moyen
durabilité perméable

Epaisseur des collecteurs

Pour optimiser le coût des ouvrages et assurer en même temps leur durabilité, nous avons
adopté des épaisseurs de 10 cm pour les collecteurs secondaires et primaires.

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Composition du béton

Tableau 7: Tableau comparatif des différents types de béton

Constituant Béton de propreté Béton armé


Ciment (Kg/–Q ) 150 350
Sable (brouette de 50L)/–Q 12 10,5
Gravier (brouette de 50L)/–Q 3 14

Coefficient de rugosité

Ce coefficient correspond au coefficient de rugosité à utiliser dans la formule de Manning


Strickler. Il est fonction du type de matériau utilisé pour la réalisation du canal. Le tableau ci-
dessous résume les coefficients de rugosité en fonction du type de matériau.

Tableau 8 : Récapitulatif des coefficients de rugosité en fonction du type de matériau

Matériau de revêtement Coefficient de Strickler Ks


Béton 70
Perré maçonné 50
Sol nu (fossé en terre) 40

Dimensions finales des collecteurs

Tableau 9: Dimensionnement du collecteur principal du secteur 9

b Y
Débit Q y b V réelle
Tronçon I(%) retenu recalculé H (m)
(m3/s) calculé(m) calculé(m) (m/s)
(m) (m)
C1-C2 (bief1) 0,15 0,19 0,38 2 0,3 0,25 0,3 2,03
C1-C2 (bief2) 0,15 0,18 0,36 3 0,3 0,21 0,3 2,39
C2-C3 0,26 0,22 0,43 3 0,5 0,19 0,5 2,73
C3-c4 (bief1) 0,40 0,31 0,62 1 0,5 0,40 0,5 2,00
C3-c4(bief2) 0,40 0,31 0,62 1 0,5 0,40 0,5 2,00
c4-c5 0,56 0,29 0,58 3 0,5 0,33 0,4 3,32
c5-Exutoire 0,56 0,29 0,58 3 0,5 0,33 0,4 3,32

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Tableau 10 : Dimensionnement du collecteur principal du secteur 10

Y
Débit Q y b b retenu V réelle
Tronçon I(%) recalculé H (m)
(m3/s) calculé(m) calculé(m) (m) (m/s)
(m)
C1-C2
0,20 0,20 0,41 2,5 0,4 0,21 0,3 2,42
(bief1)
C1-C2
0,20 0,21 0,43 2 0,4 0,23 0,3 2,22
(bief1)
C4-C3 0,23 0,22 0,45 2 0,5 0,20 0,3 2,30
C3-C2 0,22 0,22 0,44 2 0,5 0,19 0,3 2,26
C5-C4 0,15 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,3 2,39
C4-exutoire 0,30 0,23 0,46 3 0,5 0,21 0,3 2,85

Tableau 11 : Dimensionnement des réseaux secondaires des secteurs 9 et 10

Débit Q y calculé b b retenu y recalculé V réelle


Secteurs I (%) H (m)
(m3/s) (m) calculé(m) (m) (m) (m/s)
9 0,11 0,22 0,43 0,5 0,4 0,23 0,3 1,12
10 0,11 0,22 0,44 0,5 0,4 0,24 0,3 1,13

Les débits des tronçons des différents sous bassins versants varient de 0,11 à 0,56 m³/s. Cela
s’explique du fait que les superficies drainées sont faibles (de l’ordre de 4,69 ha à 12,12 ha). Il
en résulte donc des sections d’écoulement de faibles dimensions, pour lesquelles le radier
évolue entre 0,3 m et 0,5 m. la vitesse maximale limite a été définie par le matériau de
revêtement, soit 4m/s (béton). Aussi, pour faciliter la réalisation, nous avons cherché à
harmoniser les dimensions.

V.2.4. Etude des singularités


Apres étude des singularités qui ont tendance à relever l’eau, nous avons eu à rehausser les
valeurs de la largeur b (soit 0,3 à 0,5 m) et de la hauteur (soit 0,3 à 0,5m) du tronçon C2-C3
du secteur 9 afin de pouvoir contenir les effets de remous d’exhaussement.

V.2.5. Ouvrages de franchissement


Dimensionnement des dallettes

Les dallettes servent à couvrir les collecteurs. Elles seront de forme rectangulaire avec un
espacement de 0,03*0,15 entre deux dallettes pour permettre la pénétration des eaux de
pluies dans le caniveau. Ces dallettes seront en béton armé. La largeur des dallettes équivaut

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à la largeur du canal. Le choix du mode de couverture à adopter dépend de l’enveloppe


financière du projet. Pour optimiser le coût de ce projet, nous avons décidé de positionner les
dallettes devant les portes d’habitations et des lieux fréquentés. Le nombre de dallettes à
mettre en place par concession dépend de la taille de la maison. La pose des dallettes se fera
sur une base de 5 cm. L’épaisseur des dallettes sera prise égale à 0,15m.

Largeur dallettes = largeur b du canal


TU47V9V) 8V W)U4çU4
¤3)79V) 83¤¤9WW9
Nombre de dallettes =

Longueur dallettes = largeur b du canal +2*0.05

5cm

ggg 10cm
Dallette
b

Figure 7 : Schéma de la pose de dallette

Tableau 12: Dimensionnement des dallettes

largeur nombres
longueur de la nombres de de dallettes largeur longueur de
Secteurs tronçons (m) dallette dallettes retenues du canal la dallette
C1-C2 402,5 0,3 1342 1342 0,3 0,4
C2-C3 90 0,5 180 180 0,5 0,6
9 C3-C4 277,5 0,5 555 555 0,5 0,6
C4-EXU 117,5 0,5 235 235 0,5 0,6
S1-S2 97,5 0,4 243,75 244 0,4 0,5
C1-C2 307,5 0,4 768,75 769 0,4 0,5
C4-C2 187,5 0,5 375 375 0,5 0,6
10
C5-EXU 445 0,5 890 890 0,5 0,6
S1-S2 195 0,4 487,5 488 0,4 0,5

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V.2.6. Devis quantitatif et estimatif


Cette partie est consacrée à l’avant métré. L’avant métré donne le devis quantitatif et estimatif
des travaux à réaliser.

Devis quantitatif
Devis quantitatif du béton armé et du béton de propreté

Tableau 13 : Récapitulatif du devis quantitatif du béton armé et du béton de propreté

Type de Géométrie Longueur Volume (m³)


Désignation
canaux B (cm) H (cm) Ep (cm) totale (m) Partiel Cumulé
Canaux
60 5 677,5
secondaires 20 20
Béton de propreté 50 5 462,5 12 32
Canaux
60 5 735 22 54
primaires
70 5 1115 39 93
TOTAUX 2990 93
Canaux
40 30 10 677,5
secondaires 81 81
30 30 10 462,5 90 171
Béton armé dosé à 350 40 30 10 735 154 326
kg/m³ Canaux
50 30 10 495 111 437
primaires
50 40 10 142,5 32 469
50 50 10 477,5 107 577
TOTAUX 2990 577

Devis quantitatif des dallettes

Tableau 14 : Récapitulatif du devis quantitatif des dallettes

Dimensions Epaisseur volume total


Largeur (m) Longueur(m) nombre de dallettes
dallettes (m) (m³)
0,4*0,5*0,15 0,4 0,5 0,15 1501
85,08
0,5*0,6*0,15 0,5 0,6 0,15 890

Devis estimatif
Evaluation du coût des collecteurs primaires et secondaires

La longueur totale des collecteurs secondaires à construire est de 678 m, et celle des
collecteurs primaires à construire est de 877,5 m. Pour évaluer le coût de réalisation de ces
collecteurs, le prix d’un mètre linéaire (ml) de collecteur a été calculé et multiplié par la
longueur totale.

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Pour déterminer le prix d’un ml, nous avons calculé le volume d’un ml de collecteur et
appliqué au prix unitaire par volume. La somme des prix unitaires de béton armé, de déblai, et
de béton de propreté donne le prix par ml de collecteurs. Les résultats des calculs sont
consignés dans les tableaux ci-dessous :

Coût estimatif du projet

Il a été retenu un prix forfaitaire de 5 000 000 FCFA pour l’installation du chantier, 20% du
coût global pour la mission de contrôle et le bureau d’étude et 10% du montant pour les
imprévus.

Tableau 15 : Devis des travaux de réhabilitation

Prix
Tronçons Prix total
Désignation Unité Quantités unitaire
(secteur 9) (FCFA)
(FCFA)
Travaux de réhabilitation
C1-C4 C4-Exutoire

Déblais m³ 189 3000 567 000


Béton armé m³ 32 150000 4 800 000
Béton de propreté m³ 3,56 50000 178 000
Sous total 1 5 545 000
Curage m³ 394 4500 1 773 000
Sous total 2 1 773 000
Total 7 318 000

Tableau 16 : Devis des travaux d'extension

Devis des travaux d'extension


N Unité Quantité Prix unitaire Montant
Désignation des ouvrages
° s s (FCFA) (FCFA)
1 Installation et repli du chantier FF - - 5 000 000
2 Volume de déblais m³ 1341 3 000 4 023 150
3 Béton armé m³ 391 150 000 58 606 875
4 Béton de propreté m³ 67 50 000 3 370 125
6 Dallettes m³ 85 150 000 12 750 000
Bureau d'étude et mission de
7 20% 16 750 030
contrôle
8 Imprévus 10% 8 375 015
TOTAUX 108 875 195

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Tableau 17 : Synthèse des coûts de la proposition de schéma d'assainissement

Désignation Prix (FCFA)


Travaux de
réhabilitation 7 318 000
Travaux d'extension 108 875 195
Total 116 193 195

Arrêté le montant du présent devis estimatif à la somme de : CENT SEIZE MILLIONS


CENT QUATRE VINGT TREIZE MILLE CENT QUATRE VINGT QUINZE
FRANCS CFA HORS TAXES (116 193 195 FCFA HT), soit un coût global rapporté de 74
698 FCFA par mètre de canal.

VI. RECOMMANDATIONS
Pour avoir mis en exergue les insuffisances au niveau du réseau aussi bien au niveau des
ouvrages d’évacuation que de leur entretien, les solutions que nous allons préconiser tiennent
bien compte de ces contraintes.

VI.1. La Réhabilitation du Réseau Existant

VI.1.1. Le curage
Le curage doit remédier aux problèmes des dépôts de déchets solides et réduire les risques
d’ensablement dû aux eaux pluviales. Ce curage dans l’immédiat, ne peut être fait que par la
mairie à cause de la non-existence des comités d’entretien des collecteurs devant permettre
l’implication des populations au nettoyage. Ainsi, pour asseoir ces comités d’entretien une
large sensibilisation des populations en matière d’assainissement s’avère nécessaire.

VI.1.2. Sensibilisation
La sensibilisation, outil incontournable de toute approche participative doit être largement
utilisée, afin d’amener les populations à prendre conscience sur l’intérêt du réseau
d’assainissement pluvial.

VI.1.3. Revêtement des canaux


Ils concernent les canaux qui n’ont jamais été revêtus. Il s’agit du collecteur C4 – Exutoire du
secteur 9 sur 142,5m.

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VI.2. Création de Nouveaux Collecteurs


Il est proposé l’extension du réseau. Elle concernera les tronçons C1 – C2 et C5 – C4 du
secteur 10, et la réalisation de deux caniveaux secondaires dans les deux secteurs.

VI.3. Recommandations diverses


En note finale, nous insisterons sur les points suivants :

Accroître le taux de collecte des déchets solides afin de diminuer les quantités
d’ordures susceptibles d’être rejetées dans les systèmes de drainage des eaux
pluviales ;
Promouvoir les techniques alternatives permettant en plus la valorisation des déchets
solides dans les ménages et les secteurs ;
Revêtement des caniveaux : ils concernent les canaux qui n’ont jamais été revêtus. Il
s’agit du collecteur C4 – Exutoire du secteur 9 sur 142,5m.

VII. CONCLUSION
L’étude de l’amélioration du réseau de drainage des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou
et de son extension nous a permis d’appréhender les problèmes d’assainissement auxquels
sont confrontés les agglomérations des pays africains. En effet, les ouvrages réalisés en 2012
rencontrent des problèmes tels que : la stagnation de l’eau, l’ensablement dû aux eaux
pluviales et le rejet des déchets solides dans les collecteurs. L’étude d’un problème aussi
important nécessite plus d’investigations et plus de mesures. Ces mesures porteront sur la
réhabilitation et l’extension du réseau.

Sur la base des données recueillies et des visites de terrain, nous avons proposé l’extension du
réseau et sa réhabilitation. A cet effet, un réseau de drainage a été dimensionné de longueur de
2990 m. Il est constitué des collecteurs primaires long de 2400 m de sections 0,3 x 0,3 m² ;
0,5 x 0,5 m² ; 0,5 x 0,4 m² ; 0,5 x 0,3 m², et de collecteurs secondaires long de 678 m de
section 0,4 x 0,3 m². Le coût du projet s’élève à 116 193 195 FCFA hors taxes.

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VIII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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CIEH. (1984). Courbes Hauteur de pluie - durée - fréquence, Afrique de l'Ouest et Centrale
pour des pluies de durée 5 minutes à 24 heures.

CIEH. (1984). Rapport de la conception générale des systèmes d'assainissement urbain dans
le contexte africain - Etudes techniques.

Cres, F. N. (2001). Hydrologie Urbaine Quantitative - Assainissement Pluvial.


EIER/ETSHER.

ENPC. (1978). Evacuation des eaux pluviales. Paris: Collection ENPC.

INSD. (2006). Recensement Générale de la Population et de l'Habitat.

Mar, A. L. (2004). Cours d'Hydraulique T2 - Ecoulements à surface libre. Ouagadougou:


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OMS. (1992). Evacuation des eaux de surface dans les communautés à faible revenu.
Genève: Editions de l'OMS.

ONEA. (2006). Plan Stratégique d'Assainissement de la ville de Koudougou.

Satin, M., & Selmi, B. (1999). Guide technique de l'assainissement. Paris: Le Moniteur.

Sighomou, D. (1986). Assainissement pluvial en zone urbaine en Afrique tropicale, cas de


Yopougon - Thèse de Doctorat de 3ème cycle. Montpellier: UMPII.

Valiron, F. (1987). Mémento de l'Exploitant de l'Eau et de l'Assainissement. Paris: Technique


et documentation.

Yao, T. V. (2009). Contribution à la gestion durable des eaux dans un contexte de


changement climatique : cas de la ville de Korhogo - Mémoire de fin d'Etudes Master
Spécialisé GSE. 2iE.

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ANNEXES

Annexe 1 : Evaluation des débits des collecteurs primaires et secondaires ............................ 39


Annexe 2 : Récapitulatif des pluies annuelles de la station de Koudougou 1980 – 2013 ....... 41
Annexe 3 : Coefficient de ruissèlement selon le type d’occupation du sol [Satin, Selmi, 1999
p. 103]....................................................................................................................................... 41
Annexe 4 : Dimensionnement détaillé des tronçons des secteurs 9 et 10 .............................. 42
Annexe 5 : Calcul des cubatures des collecteurs secondaires et primaires du secteur 10 ....... 43
Annexe 6 : : Calcul des cubatures des collecteurs secondaire et primaire du secteur 9 .......... 47

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Annexe 1 : Evaluation des débits des collecteurs primaires et secondaires


Tronçon Aeq C Ce Longueur(m ts tr tc tc tc coef de I(mm/h Qj(m³/s Qeq
(secteur 9) A(ha) (ha) bassin q ) (mn) (mn) (mn) (mn) (h) Montana ) ) (m³/s)
C1-C2 18,85 18,85 0,31
(bief1) 6,375 6,375 0,5 0,5 462,5 15 3,854 4 4 4 16,769 0,150 0,15
C1-C2 18,21 18,21 0,30
(bief2) 6,375 6,375 0,5 0,5 462,5 15 3,212 2 2 4 a 17,062 0,152 0,15
15,64 19,50 0,32
C2-C3 4,69 11,065 0,5 0,5 105 15 0,648 8 2 5 9,4 16,488 0,108 0,26
C3-c4 18,18 22,68 0,37
(bief1) 7,44 18,505 0,5 0,5 372,5 15 3,184 4 6 8 b 15,287 0,159 0,40
C3-c4 18,18 22,68 0,37
(bief2) 7,44 18,505 0,5 0,5 372,5 15 3,184 4 6 8 0,5 15,287 0,159 0,40
15,07 22,68 0,37
c4-c5 7,44 25,945 0,5 0,5 15 15 0,078 8 6 8 15,287 0,159 0,56
15,66 22,68 0,37
c5-Exutoire 7,44 25,945 0,5 0,5 127,5 15 0,664 4 6 8 15,287 0,159 0,56

Tronçon Longueur coef de Q=KCIA


(secteur 10) A*(ha) canal(m) Cr ts (mn) tr (mn) tc (mn) tc(h) Montana I(mm/h) (m^3/s)
C1-C2 (bief1) 8,44 410 0,5 15 2,85 17,85 0,30 17,24 0,20
C1-C2 (bief1) 8,44 410 0,5 15 3,11 18,11 0,30 a 17,11 0,20
C4-C3 9,12 125 0,5 15 0,91 15,91 0,27 9,4 18,26 0,23
C3-C2 9,12 137,5 0,5 15 1,00 17,85 0,30 b 17,24 0,22
C5-C4( bief1) 6,12 325 0,5 15 2,36 17,36 0,29 0,5 17,48 0,15
C5-C4( bief2) 6,12 325 0,5 15 2,36 17,36 0,29 17,48 0,15
C4-exutoire 12,12 232,5 0,5 15 1,61 16,61 0,28 17,86 0,30

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Tronçon
sous Longueur coef de Q=KCIA
(secteurs 9 A*(ha) ts*(mn) Cr tc (mn) Tr (mn) tc (h) I(mm/h)
bassin canal(m) Montana (m^3/s)
et 10)
SBV2 S1-S2 4,69 312,5 15 0,5 17,48 2,48 0,291 a 17,415 0,11
SBV4 S1-S2 4,94 365 15 0,5 20,38 5,38 0,340 9,4 16,127 0,11
b
0,5

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Annexe 2 : Récapitulatif des pluies annuelles de la station de Koudougou 1980 – 2013

Année Pluie totale (mm) Année Pluie Totale (mm)


1980 600,9 1996 716
1981 735,8 1997 433,5
1982 555,9 1998 711,8
1983 616,8 1999 1012,7
1984 720,5 2000 567,8
1985 711 2001 321,7
1986 899,2 2002 35,2
1987 802,4 2004 9,8
1988 838,9 2005 425,7
1989 812,9 2006 787,5
1990 648,1 2007 593,3
1991 885,3 2008 904
1992 823,3 2009 1003,5
1993 631,6 2010 835,3
1994 665,4 2011 537
1995 601,7 2012 686,6
2013 580,9

Annexe 3 : Coefficient de ruissèlement selon le type d’occupation du sol [Satin, Selmi,


1999 p. 103]

Type d'occupation du sol Coefficient


Commercial 0,70 < { < 0,95
Lotissements 0,30 < { < 0,50
Collectifs 0,50 < { < 0,75
Résidentiel Habitat dispersé 0,25 < ^ < 0,40
Industriel 0,50 < ^ < 0,80
Parcs et jardins 0, ¨5 < ^ < 0,25
Terrains de sports 0,10 < ^ < 0,30
Terrain vagues 0,05 < ^ < 0,15
Drainées 0,05 < ^ < 0,13
Terres agricoles Non drainées 0,03 < ^ < 0,07

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

Annexe 4 : Dimensionnement détaillé des tronçons des secteurs 9 et 10

Tronçon (secteur Débit Q Vmax y b débitanc r H V calculé V réelle


9) (m3/s) (m/s) Ks m λ (m) b(m) I(%) cons y e (m) (m) (m/s) (m/s)
7 0,2
C1-C2 (bief1) 0,15 4 0 0 2 0,19 0,38 2 0,3 5 0,00 0,05 0,30 2,06 2,03
7 0,2
C1-C2 (bief2) 0,15 4 0 0 2 0,18 0,36 3 0,3 1 0,000 0,09 0,30 2,41 2,39
7 0,1
C2-C3 0,26 4 0 0 2 0,22 0,43 3 0,5 9 0,000 0,31 0,50 2,75 2,73
7 0,4
C3-c4 (bief1) 0,40 4 0 0 2 0,31 0,62 1 0,5 0 0,000 0,10 0,50 2,03 2,00
7 0,4
C3-c4(bief2) 0,40 4 0 0 2 0,31 0,62 1 0,5 0 0,000 0,10 0,50 2,03 2,00
7 0,3
c4-c5 0,56 4 0 0 2 0,29 0,58 3 0,5 3 0,000 0,07 0,40 3,34 3,32
7 0,3
c5-Exutoire 0,56 4 0 0 2 0,29 0,58 3 0,5 3 0,000 0,07 0,40 3,34 3,32

V
Tronçon Débit Q Vmax réelle
(secteur 10) (m3/s) (m/s) Ks m λ y (m) b(m) I(%) b cons y débitance r (m) H (m) V (m/s) (m/s)
C1-C2
(bief1) 0,20 4 70 0 2 0,20 0,41 2,5 0,4 0,21 0,00 0,09 0,30 2,42 2,42
C1-C2
(bief1) 0,20 4 70 0 2 0,21 0,43 2 0,4 0,23 0,00 0,07 0,30 2,22 2,22
C4-C3 0,23 4 70 0 2 0,22 0,45 2 0,5 0,20 0,00 0,10 0,30 2,30 2,30
C3-C2 0,22 4 70 0 2 0,22 0,44 2 0,5 0,19 0,00 0,11 0,30 2,27 2,26
C5-C4( 0,15 4 70 0 2 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,00 0,14 0,30 2,40 2,39

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

bief1)
C5-C4(
bief2) 0,15 4 70 0 2 0,18 0,35 3 0,4 0,16 0,00 0,14 0,30 2,40 2,39
C4-exutoire 0,30 4 70 0 2 0,23 0,46 3 0,5 0,21 0,00 0,09 0,30 2,85 2,85

Débit Q (m3/s) Vmax (m/s) Ks m λ y (m) b(m) I (%) b cons yn débitance r (m) H (m) V (m/s) V réelle (m/s)
0,11 4 70 0 2 0,217 0,433 0,50 0,4 0,23 0,00 0,07 0,30 1,12 1,12
0,11 4 70 0 2 0,219 0,438 0,50 0,4 0,24 0,00 0,06 0,30 1,13 1,13

Annexe 5 : Calcul des cubatures des collecteurs secondaires et primaires du secteur 10

Longueur Longueur Volume de déblais


Surface de
N° profils entre profil d'application Côte (m) Géométrie de fouille (m³)
déblais (m²)
(m) (m) TN Projet B(m) H(m) Partiel Cumulé
1 0 301,5 301,5 0,6 0,1 0,06
25 0 1,5 1,5
2 50 301,5 301,25 0,6 0,35 0,21 0
50 0 10,5 12
3 50 301,5 301 0,6 0,6 0,36 0
50 0 18 30
S1-2 4 50 301,5 300,75 0,6 0,85 0,51 0
50 0 25,5 55,5
5 50 301,5 300,5 0,6 1,1 0,66 0
50 0 33 88,5
6 50 301,5 300,15 0,6 1,45 0,87 0
50 0 43,5 132
7 50 301,5 300 0,6 1,6 0,96 0

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

31,25 0 30 162
8 12,5 301,5 299,687 0,6 1,913 1,1478 0
6,25 0 7,17375 169,17375

Longueur Volume de déblais


Longueur entre Surface de déblais
N° profils d'application Côte (m) Géométrie de fouille (m³)
profil (m) (m²)
(m) TN Projet B(m) H(m) Partiel Cumulé
1 0 312,25 311,65 0,6 0,8 0,48
25 0 12 12
2 50 311 310,4 0,6 0,8 0,48 0
50 0 24 36
3 50 309,75 309,15 0,6 0,8 0,48 0
50 0 24 60
4 50 308,5 307,9 0,6 0,8 0,48 0
50 0 24 84
5 50 307,25 306,84 0,6 0,61 0,366 0
50 0 18,3 102,3
C1-2
6 50 307 305,79 0,6 1,41 0,846 0
50 0 42,3 144,6
7 50 305,6 304,73 0,6 1,07 0,642 0
50 0 32,1 176,7
8 50 304,5 303,67 0,6 1,03 0,618 0
50 0 30,9 207,6
9 50 303,5 302,61 0,6 1,09 0,654 0
30 0 19,62 227,22
10 10 303 302,4 0,6 0,8 0,48 0
5 0 2,4 229,62
C4-C2 1 0 309,5 308,9 0,7 0,8 0,56 0

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

12,5 0 7 236,62
2 25 309 308,309 0,7 0,891 0,6237 0
25 0 15,5925 252,2125
3 25 308,5 307,718 0,7 0,982 0,6874 0
25 0 17,185 269,3975
4 25 308,5 307,127 0,7 1,573 1,1011 0
25 0 27,5275 296,925
5 25 308 306,536 0,7 1,664 1,1648 0
25 0 29,12 326,045
6 25 307,5 305,945 0,7 1,755 1,2285 0
25 0 30,7125 356,7575
7 25 306,75 305,355 0,7 1,595 1,1165 0
25 0 27,9125 384,67
8 25 306,2 304,764 0,7 1,636 1,1452 0
25 0 28,63 413,3
9 25 305,5 304,173 0,7 1,527 1,0689 0
25 0 26,7225 440,0225
10 25 304,5 303,582 0,7 1,118 0,7826 0
25 0 19,565 459,5875
11 25 303,75 302,991 0,7 0,959 0,6713 0
25 0 16,7825 476,37
12 25 303 302,4 0,7 0,8 0,56 0
12,5 0 7 483,37
1 0 317,5 316,3 0,7 1,4 0,98 0
12,5 0 12,25 495,62
2 25 316 315,483 0,7 0,717 0,5019 0
C5-Exu
25 0 12,5475 508,1675
3 25 314,75 314,67 0,7 0,28 0,196 0
25 0 4,9 513,0675

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

4 25 313,75 313,7 0,7 0,25 0,175 0


25 0 4,375 517,4425
5 25 313,25 312,93 0,7 0,52 0,364 0
25 0 9,1 526,5425
6 25 312,5 312,17 0,7 0,53 0,371 0
25 0 9,275 535,8175
7 25 312 311,4 0,7 0,8 0,56 0
25 0 14 549,818
8 25 311,75 310,7 0,7 1,25 0,875 0
25 0 21,875 571,693
9 25 311 310 0,7 1,2 0,84 0
25 0 21 592,693
10 25 311 309,3 0,7 1,9 1,33 0
25 0 33,25 625,943
11 25 310,75 308,6 0,7 2,35 1,645 0
25 0 41,125 667,068
12 25 310,25 307,9 0,7 2,55 1,785 0
25 0 44,625 711,693
13 25 309,5 307,2 0,7 2,5 1,75 0
25 0 43,75 755,443
25 0,7 0
14 25 309,25 306,5 0,7 2,95 2,065 0
25 0 51,625 807,068
15 25 308,1 305,8 0,7 2,5 1,75 0
25 0 43,75 850,818
16 25 307,5 305,1 0,7 2,6 1,82 0
25 0 45,5 896,318
17 25 306,5 304,4 0,7 2,3 1,61 0
25 0 40,25 936,568

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

18 25 305,5 303,7 0,7 2 1,4 0


25 0 35 971,568
19 25 304,5 303 0,7 1,7 1,19 0
25 0 29,75 1001,318
20 25 303,5 302,3 0,7 1,4 0,98 0
25 0 24,5 1025,818
21 25 302,6 301,6 0,7 1,2 0,84 0
25 0 21 1046,818
22 25 301,5 300,9 0,7 0,8 0,56 0
12,5 0 7 1053,818

Annexe 6 : : Calcul des cubatures des collecteurs secondaire et primaire du secteur 9

Longueur Longueur Géométrie de Volume de déblais


N° profils entre profil d'application Côte (m) fouille Surface (m²) (m³)
(m) (m) TN Projet B(m) H(m) Partiel Cumulé
1 0 307 307 0,6 0,2 0,12
12,5 0 1,5 1,5
2 25 307,75 306,875 0,6 1,075 0,645
25 0 16,125 17,625
3 25 307,55 306,75 0,6 1 0,6 0
25 0 15 32,625
S1-2
4 25 307,9 306,625 0,6 1,475 0,885 0
25 0 22,125 54,75
5 25 307,45 306,5 0,6 1,15 0,69 0
25 0 17,25 72
6 25 307,5 306,375 0,6 1,325 0,795 0
23,25 0 18,48375 90,48375

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

7 21,5 307,5 306,269 0,6 1,431 0,8586 0


10,75 9,22995 99,714

1 0 319,25 317,86 0,5 1,59 0,795


25 0 19,875 19,875
2 50 318,25 316,898 0,5 1,552 0,776 0
50 0 38,8 58,675
3 50 318,5 315,936 0,5 2,764 1,382 0
50 0 69,1 127,775
4 50 318,5 314,974 0,5 3,726 1,863 0
50 0 93,15 220,925
5 50 318,5 314,012 0,5 4,688 2,344 0
50 0 117,2 338,125
6 50 316,5 313,05 0,5 3,65 1,825 0
50 0 91,25 429,375
C1-Exu 7 50 315,25 311,35 0,5 4,1 2,05 0
50 0 102,5 531,875
8 50 312 309,85 0,5 2,35 1,175 0
50 0 58,75 590,625
9 50 310 308,13 0,5 2,07 1,035 0
50 0 51,75 642,375
10 50 308 306,61 0,5 1,59 0,795 0
30,625 0 24,346875 666,722
11 11,25 307,5 306,296 0,5 1,404 0,702 0
18,125 0 12,72375 679,446
12 25 307 305,598 0,7 1,602 1,1214 0
25 0 28,035 707,481
13 25 306,5 305,151 0,7 1,549 1,0843 0

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

25 0 27,1075 734,588
14 25 305,5 304,203 0,7 1,497 1,0479 0
25 0 26,1975 760,786
15 25 305 303,505 0,7 1,695 1,1865 0
37,5 0 44,49375 805,279
16 50 303,5 302,11 0,7 1,59 1,113 0
50 0 55,65 860,929
17 50 303,1 301,602 0,7 1,698 1,1886 0
50 0 59,43 920,359
18 50 303,2 301,093 0,7 2,307 1,6149 0
50 0 80,745 1001,104
19 50 301,9 300,585 0,7 1,515 1,0605 0
50 0 53,025 1054,129
20 50 301,5 300,077 0,7 1,623 1,1361 0
50 0 56,805 1110,934
21 50 301,45 299,568 0,7 2,082 1,4574 0
50 0 72,87 1183,804
22 50 300,45 299,06 0,7 1,59 1,113 0
35 0 38,955 1222,759
23 20 299,8 298,477 0,7 1,523 1,0661 0
17,5 0 18,65675 1241,416
24 15 299,5 298,041 0,7 1,659 1,1613 0
20 0 23,226 1264,642
25 25 299,2 297,312 0,7 2,088 1,4616 0
25 0 36,54 1301,182
26 25 299 296,584 0,7 2,616 1,8312 0
25 0 45,78 1346,962
27 25 298,45 295,856 0,7 2,794 1,9558 0
25 0 48,895 1395,857

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Proposition d’un schéma d’assainissement pluvial de la ville de Koudougou cas des secteurs 9 et 10

28 25 296,56 295,188 0,7 1,572 1,1004 0


25 0 27,51 1423,367
29 25 295 294,4 0,7 0,8 0,56 0
12,5 0 7 1430,367

VITEGNI Jocelyne - Master Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2014-2015 Page50


Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

ETUDE DE REHABILITATION ET D’EXTENSION DU RESEAU


D’ASSAINISSEMENT PLUVIAL DES SECTEURS 9 ET 10 DE LA
VILLE DE KOUDOUGOU

NOTICE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL (NIE)


------------------------------------------------------------------

Jocelyne Médéssè E. VITEGNI

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Sommaire

I. CONTEXTE GENERAL ................................................................................................................................ 1

II. PROBLEMATIQUE ..................................................................................................................................... 1

III. OBJECTIFS DE L’ETUDE ............................................................................................................................. 2

IV. PRESENTATION DU CADRE JURIDIQUE ................................................................................................. 2


V. ETAT INITIAL DU SITE ............................................................................................................................... 4

VI. IDENTIFICATION ET ANALYSE DES IMPACTS POTENTIELS DU PROJET ................................................... 4

IV.1. IDENTIFICATION DES IMPACTS .................................................................................................................. 4


IV.2. ANALYSE ET EVALUATION DES IMPACTS..................................................................................................... 9

VII. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL ............................................................................ 11

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

I. Contexte général
La gestion des eaux pluviales est d’une importance capitale dans l’aménagement du territoire
national, aussi bien pour assurer la santé et le bien-être des populations que pour préserver le
cadre de vie d’éventuelles catastrophes causées par ses eaux. Pour parvenir à leur bonne
gestion, il est nécessaire de réaliser un certain nombre d’activités telles que la mise en place
d’un réseau performant et efficient de collecte et de drainage des eaux pluviales. La ville de
Koudougou plus précisément les secteurs 9 et 10 ont bénéficiés de la mise en place d’un
réseau d’assainissement. Par ailleurs, il faut noter que toute activité anthropique quelle qu’elle
soit est susceptible de générer des impacts plus ou moins graves sur le milieu (physique,
biologique, humain….) dans lequel elle se déroule. Compte tenu de la mise en place d’un
réseau d’évacuation des eaux pluviales dans les secteurs il est nécessaire de réaliser une notice
d’impact environnementale (NIE) pour ce projet classé dans la catégorie B (impacts négatifs
jugés moins importants).

II. Problématique
La réalisation des projets d’aménagement ne peut se faire sans prendre en compte les impacts
environnementaux et socio-économiques immédiats et à long terme qui sont susceptibles
d’être générés. En effet, ce projet est une initiative visant à la mise en place des ouvrages
d’assainissement pluvial afin d’évacuer efficacement les eaux de ruissellement tout en
réduisant le risque d’inondation. Ainsi, conformément au décret n°006-2013/AN, portant
contenu, procédure et champ d’application des Etudes ou Notice d’Impact Environnemental,
ce projet est de catégorie B. il est donc soumis à une EIE simplifiée ou Notice d’Impact
Environnemental. L’objectif étant d’identifier les impacts négatifs et positifs auxquels nous
pourrons proposer respectivement des mesures d’atténuation.

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

III. Objectifs de l’étude


L’objectif principal de cette notice d’impact environnemental est de fournir toutes les
informations nécessaires d’un point de vue environnemental afin d’apporter tous les
instruments adéquats à la faisabilité du projet sur l’aspect environnemental. Dans le but de
fournir l’essentiel des informations, une étude des impacts après leur identification sera
menée. L’étude se déroulera à travers les points suivants :

La présentation du cadre juridique


La description de l’état initial du site
L’identification et l’analyse des impacts répertoriés
La proposition d’un plan de gestion environnemental et social

IV. Présentation du cadre juridique


Plusieurs lois, textes et règlements juridiques existent dans le but de donner aux promoteurs
des outils en matière de respect de l’environnement. .

Cadre législatif juridique et institutionnel

Le Burkina Faso dispose de politiques et procédures stratégiques ainsi que d’instruments


juridiques et règlementaires pour la gestion de l’environnement. L’un des objectifs de cette
politique est de contrôler la qualité de l’environnement à travers un suivi périodique par des
outils appropriés et normes préétablies, afin de juguler les conséquences de la surexploitation
des ressources, des changements climatiques et d’orienter les tendances vers la restauration de
l’environnement (politique nationale en matière d’environnement, version finale, Octobre
2005). Quelques lois en vigueur :

La politique environnementale du Burkina (version finale octobre 2005) stipule qu’en


matière d’assainissement du cadre de vie des populations urbaines et rurales, il s’agit de
développer les efforts pour améliorer et conserver un cadre de vie sain tant en milieu urbain

qu’en zone rurale, notamment par :


• la lutte contre l’insalubrité publique à travers une meilleure gestion des ordures
ménagères, des eaux usées produites par les ménages, les eaux de pluie dans les
agglomérations ;
2
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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

• la prévention et la gestion des catastrophes naturelles et technologiques ;

La loi N°006-2013 du 02 avril 2013 portant Code de l’environnement –BF bien que son
décret d’application ne soit pas encore en vigueur, en son article 4 entend par
« assainissement l’ensemble des mesures de gestion des eaux de pluie ou de ruissellement,
des végétaux, animaux et microbes envahissants, des déchets solides, liquides ou gazeux
provenant des ménages, des établissements publics ou privés, des industries, de l’artisanat et
des exploitations agricoles ».

La loi N°005/97/ADP du 30 Janvier 1997 portant Code de l’Environnement au Burkina


Faso prévoit l‘étude d’Impact sur l’Environnement (E.I.E) et la Notice d’Impact sur
l’Environnement (N.I.E) comme outils d’intégration des préoccupations d’environnement
dans les projets et plans de développement. cette même loi stipule aussi en son article 17 que
les « activités susceptibles d’avoir des impacts significatifs sur l‘environnement sont soumises
à l’avis préalable du Ministère de l’Environnement, l’avis est établi sur la base d’une Etude
d’Impact ou une Notice d’Impact sur l’Environnement » ;

La loi N°006/97/ADP du 31 Janvier, portant Code Forestier au Burkina Faso qui stipule
en son article 50 que « toute réalisation de grands travaux entraînant un défrichement est
soumise à une autorisation préalable du Ministère chargé des forêts sur la base d’une étude
d’Impact sur l’Environnement »

Le décret N°2001-342/PRES/PM/MEE du 17 Juillet 2001 portant champ d’application


contenu et procédure de l’EIE et de la NIE qui stipule que « les activités susceptibles
d’avoir des impacts significatifs sur l’environnement sont soumises à l’avis préalable du
Ministère chargé de l’environnement. L’avis est établi sur la base d’une Etude d’Impact ou
d’une Notice d’Impact sur l’environnement ».

Le pays a aussi souscrit à des accords et conventions sous régionaux et internationaux en


matière de protection de l’environnement, de gestion des écosystèmes de même que dans le
domaine de la lutte contre les pollutions et nuisances. À titre d’exemple nous pouvons citer
l’Acte Additionnel N°01/2008/CCEG/UEMOA Portant adoption de la politique

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

commune d’amélioration de l’environnement de l’UEMOA, adopté lors de la conférence


des chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine.

Cette politique stipule en son article 6 quelques principes que sont :


• la précaution, principe selon lequel l’absence de certitudes scientifiques ne doit pas
amener un décideur à différer l’adoption des mesures visant à prévenir un risque
sanitaire ou environnemental potentiel ;
• la prévention, principe selon lequel des mesures préventives doivent être prises dans
toutes activités humaines, car la présence même minime de tout risque ou dommage
sur l’environnement ne doit pas être écarté ;
• l’information et la notification préalable, principe selon lequel toute activité
susceptible de générer des dommages sur la santé humaine, animale et sur
l’environnement doit être au préalable notifiée à l’administration et portée à la
connaissance du public.

V. Etat initial du site


La zone du projet est située dans la ville de Koudougou chef-lieu de la province du
Boulkièmdé. Situé sur la route nationale bitumée N°14 de 40 Km et la Route Nationale N°1 de
Ouagadougou avec une population de 97.700 habitants en 2007. La ville se présente sous la
forme d’une cuvette. Localisée dans un climat soudano sahélien, la ville de Koudougou est
caractérisée par deux types de saison à savoir la saison pluvieuse et la saison sèche. Le sol est
occupé par les concessions, les parcelles de cultures. Il existe également une route bitumée qui
longe toute la zone d’étude. Les principales activités de la dite ville sont entre autre
l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, l’industrie et le commerce.

VI. Identification et analyse des impacts potentiels du projet

IV.1. Identification des impacts


Le projet étant de catégorie B, la réalisation de la notice d’impact environnementale se fera
par une identification des impacts susceptibles d’agir sur un ensemble de composants du
milieu récepteur. Les impacts seront déduits des activités à mener durant les phases de notre

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

projet que sont la préparation, la construction et l’exploitation. Les éléments retenus comme
étant les composantes du milieu récepteur dans le cadre de notre projet sont : le milieu
biophysique (eau, air, sol, paysage, faune, flore) et le milieu socio-économique (santé et
économie).

Grâce à la matrice simplifiée de Léopold, l’identification des impacts a permis d’avoir le


tableau ci-dessous :

Tableau 1: Matrice de Luna Léopold.

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Phase du Activités Impacts Milieu Socio-


Milieu Bio physique
projet économique
Faun Flor Ea Paysag Ai So Santé Economique
e e u e r l
Pollution de l’air à travers X X X X X X
la poussière et la fumée
des engins
Mobilisation de main X
Mise en place de la base
vie d’œuvre locale

Nuisance sonore X X
Production de déchets X X X X
Destruction des arbres X X X X
Erosion des sols X X X
Préparation Débroussaillage et Risques d’accident X
du site
décapages Destruction des gîtes des X X X X
rongeurs et nids d’oiseaux
Modification du terrain naturel X X X

Transport des Nuisances sonore


équipements et des Perturbation de la X
circulation
matériaux de Accident de circulation
construction

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Phase projet Activités Impacts Milieu Biophysique Milieu Socio-économique


Faune Flore Eau Sol Air paysage Santé Economique
Perturbation du cadre de vie X X X X
Terrassement Coupes d’arbres X X X X
Perte de terre ou d’activités socio- X X X
économiques sur les sites des travaux

Creusement de tranchées X X
Construction des
ouvrages hydrauliques
Risques de pollution due aux X X X
déchets issus des travaux
Construction Risques d’accident pour les X
ouvriers et riverains
Nuisances sonores X
Pollution de l’air par les gaz X X X X X
d’échappement par les engins

Transport de matériel
Pollution de l’air par la poussière X X X
et matériaux

Risques d’accident X
Nuisances sonores

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Milieu Socio-
Milieu Biophysique
Phase économique
Activités Impacts
projet
Faune Flore Eau Sol Air Paysage Santé Economique
Amélioration du cadre de vie X X X
Evacuation des eaux de pluie Risque d’inondation minime X X
Diminution des risques
d’érosion du sol X X
Risques sanitaire X X
Engorgement des canaux par les Risque d’inondation X X
Exploitation ordures ménagères et autres Perturbation de la circulation X
Un cadre de vie malsain X X
Risques sanitaire
La prolifération des gaz Détérioration du cadre de vie X X
nauséabonds et apparition des
insectes Risques de perturbation des
activités économique et sociale

Légende : (X) signifie que le milieu est affecté par l’impact

Commentaire : Sol : 14,77%, Faune 11,36%, Flore : 10,27%, Air : 9,09%, Paysage: 7,96%, Economie : 10,27%, Santé : 17,04%.

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IV.2. Analyse et évaluation des impacts


L’évaluation d’un impact consiste à donner le degré d’importance qu’il aura dans
l’environnement. Ainsi plusieurs méthodes permettent d’évaluer l’importance qu’a l’ensemble
des impacts issus des activités d’un projet sur l’environnement. L’évaluation des impacts
identifiés à partir des activités source d’impact découlant de chaque phase de projet. Cette
évaluation se fera à l’aide de la matrice de Fecteau où on déterminera l’importance absolue de
chaque composante en fonction de l’impact potentiel rencontré. Cette matrice utilise trois
critères à savoir l’étendue (la portée), la durée et l’intensité.

L’intensité de l’impact. Elle traduit le degré de perturbation constaté sur la composante du


milieu affecté. Elle est composée de trois éléments résumés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2 : caractéristique du degré d’intensité

Intensité Définitions
Effets mineurs n’affectant pas les fonctions naturelles de l’écosystème ou impact
Faible légèrement positif ou négatif sur les conditions socio-économiques de base.
Altération négative, modéré des fonctions naturelles de l’écosystème ou impacts
Moyenne modérément positif ou négatif sur les conditions socio-économique de base.
Altération importante des fonctions naturelles de l’écosystème ou impact
considérablement positif ou négatif sur les conditions socio-économiques de
Forte base.
La durée: c’est la période pendant laquelle les manifestations de l’impact sont toujours
perceptibles sur le milieu affecté. Elle est définie selon le tableau ci-dessous :

Tableau 3 : caractéristique de l’intensité de la durée

Durée Définitions
lorsque le temps prévisible mis par le changement est d’une courte période (cesse
Courte après l’arrêt de l’activité)
lorsque la durée prévisible du changement est continue sur une période, mais
Moyenne cesse lorsque la réalisation du projet est terminée
lorsque la durée de l’impact est continue après la mise en place du projet et peut
causer des changements définitifs sur les milieux récepteurs concernés. L’effet
Longue est irreversible.

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

L'étendue ou la portée de l'impact: elle définit l’étendu sur lequel l’impact se fera ressentir.
Elle se caractérise par trois aspects représentés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 4 : caractéristique de l’étendue

Etendue Définitions

Ponctuelle Impact ressenti sur la zone des travaux. Emprise immédiate

Impact ressenti sur toute la zone d’étude et touchant un nombre significatif


Locale de personnes.

Impact ressenti à l’extérieur de la zone d’étude et affectant une grande partie


Régionale de la population

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

MATRICE DE FECTEAU

Nature
Milieu Importance
Impacts Etendue Durée Intensité de
récepteur absolue
l’Impact
Pollution de l’air à travers la Court
Air locale Forte Moyenne Négative
poussière et la fumée des engins terme
Moyen
Production de déchets Ponctuelle Moyenne Moyenne Négative
terme
Santé
Court
Nuisance sonore locale forte Moyenne Négative
terme
Moyen
Flore Destruction des arbres locale Forte Moyenne Négative
terme
Sol Erosion des sols Ponctuelle Long terme Faible Mineur Négative
Court
Un cadre de vie sein et agréable Ponctuelle Forte Mineur Positive
terme
Court
Santé Plus d’odeurs nauséabondes Ponctuelle Moyenne Mineur Positive
terme
Court
Risques d’accidents ponctuelle Moyenne Mineur Négative
terme
Destruction des gîtes des rongeurs Court
Faune locale Faible Mineur Négative
et nids d’oiseaux terme
moyen
Santé Perturbation du cadre de vie Ponctuelle Moyenne Moyenne Négative
terme
Perte de terre ou d’activités socio-
Economie économiques sur les sites des Locale Long terme Faible Moyenne Négative
travaux
Risques de pollution due aux Court
Santé Locale faible Mineur Négative
déchets issus des travaux terme
Développement d'activité socio- Court
Economie Locale Moyenne Moyenne Positive
économique terme
Coupes d’arbres, déboisement et Moyen
Paysage Ponctuelle Faible Mineur Négative
préparation du site terme
Destruction de la faune et de la
Faune Locale Long terme faible Moyenne Négative
flore
Moyen
Risques d’inondation Locale Moyenne Moyenne Négative
terme
Santé
Moyen
Amélioration du cadre de vie Locale Moyenne Moyenne Positive
terme

VII. Plan de gestion environnemental et social


Le présent plan de Gestion Environnementale concerne la présentation des mesures
proposées pour supprimer, réduire, compenser les effets négatifs ou accroître les
effets positifs du projet sur l’environnement.

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Etude de réhabilitation et d’extension du réseau d’assainissement pluvial des secteurs 9 et 10 de la ville de Koudougou

Lieu de
Objectif de Tâches de Acteur de Indicateur de
Récepteur Impacts Mesures Acteur de suivi mise en Calendrier
l’action l’action l’action suivi
œuvre
Mise en
Intégration
végétation Planter Environnementaliste Sur le site
Transformation équipement et Entreprise durée de 3 Présence
Paysage des sols à beaucoup de la mission de et à la base
du paysage infrastructures exécutante ans d’arbre
effet de leur d'arbres contrôle vie
dans le paysage
fixation
Eviter les Nivellement Environnementaliste
remise en état Entreprise Dans la durée de 3 Bon état du
Sol Erosion de sols risques et compaction de la mission de
des lieux exécutante commune ans sol
d’érosion des sols contrôle
vérification de
capotage des Réduire les
Arrosage des Pendant la l'arrosage
installations, quantités des Entreprise Lieu des
Air Pollution de l’air voies tous les Le maitre d’œuvre durée des régulier des
appareil de poussières exécutante travaux
matins travaux voies d'accès
dépoussiérage générées
au site
l’utilisation Dotation du Lieu où se Pendant la
Réduire la Entreprise Existence de
Pollution sonore du capotage personnel en Le maitre d’œuvre déroulent durée des
pollution sonore exécutante casques
des cribles casques les travaux travaux
Santé
Respecter les
Atténuation des Indemnisation Améliorer le L’entreprise Lieu où se Pendant la Pas de travaux
heures de
perturbations pour la cadre de vie responsable Le maitre d’œuvre déroulent durée des pendant heure
repos des
sociales délocalisation des riverains des travaux les travaux travaux de repos
riverains

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ETUDE DE REHABILITATION ET D’EXTENSION DU RESEAU
D’ASSAINISSEMENT PLUVIAL DES SECTEURS 9 ET 10 DE LA
VILLE DE KOUDOUGOU

DOSSIER DE
PLANS ET PIECES DESSINEES
------------------------------------------------------------------

Jocelyne Médéssè E. VITEGNI

1 : PLAN CADASTRAL DES SECTEURS 9 ET 10

2 : DELIMITATION DES SOUS BASSINS VERSANTS

3 : PROFILS EN LONG

4 : COUPES TRANVERSALES DES CANAUX

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