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Introduction aux intégrales en mathématiques

Ce document présente un exposé sur les intégrales. Il contient des définitions et propriétés des intégrales de fonctions continues positives, négatives et de signe quelconque, ainsi que des méthodes de calcul des primitives.

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Université Djillali Liabes

Faculté des Sciences Exactes


Département Mathématiques
3éme année Licence mathématiques

Filière : Mathématique et Informatique


Spécialité : mathématiques

Exposé

Thème

Les intégrales

Présenté par :
ELAHMAR wafaa
GUERRANDI siham
HAMADENE ismahene
Sommaire

1. Introduction Générale 1

2. Chapitre I : Les Intégrales 2


2.1 L’intégrale d’une fonction positive 3
2.2 L’intégrale d’une fonction négative 3
2.3 L’intégrale d’une fonction de signe quelconque 3
2.4 Propriétés 4
2.4.1 Linéarité 4
2.4.2 Relation de Chasles 5
2.4.3 Intégrale et inégalité 5
2.4.4 Inégalité de la moyenne 5
2.5 Théorème 5
2.6 Autre Propriété 6
2.7 Extension d’une fonction au signe quelconque dans un segment 6

3. Chapitre II : Les Primitives 8


3.1 Primitive d’une fonction continue 9
3.1.1 Définition 9
3.1.2 Théorème1 9
3.1.3 Théorème2 9
3.1.4 Théorème3 9
3.1.5 Propriété : Primitive des fonctions usuelles 10
3.2 Les méthodes de calcul des primitives 11
3.2.1 La méthode de l’intégration par partie 11
3.2.2 La méthode de changement de variable 12
3.2.3 La méthode par identification 12

4. Fiche de Travaux dirigés 13


4.1.1 Exercice1 13
4.1.2 Exercice2 13

5. Corrigé de la fiche de Td 14
5.1.1 Solution de l’exercice1 14
5.1.2 Solution de l’exercice2 14

6. Références 15
1. Introduction Générale :
L'intégration ou « calcul intégral » est l'une des deux branches du calcul infinitésimal
dont elle est utilisée dans de multiples disciplines scientifiques notamment en physique
pour des opérations de mesure de grandeurs (longueur d'une courbe, aire, volume, flux)
(Fig. 1.1) ou en probabilités [1]. Ses utilités pluridisciplinaires en font un outil scientifique
fondamental. C'est la raison pour laquelle l'intégration est souvent abordée dès
l'enseignement secondaire.

Le concept d'intégrale a été raffiné depuis son introduction au XVII e siècle par Leibniz
et Newton, permettant ainsi de les calculer pour des fonctions de moins-en-moins
régulières. On rencontre ainsi aujourd'hui les intégrales dites de Riemann, de Lebesgue
ou de Kurzweil-Henstock. Mais toutes ces définitions coïncident dans le cas des fonctions
continues sur un segment [1].

Le symbole mathématique représentant l'intégration, le « S long » : ∫ , est appelé signe


somme, signe d'intégration, signe intégral ou intégrateur ; il a été introduit par Leibniz
pour noter l'intégrale [1].

Fig. 1.1 : l’aire de la fonction f(x) [1].

1
Chapitre I

Les intégrales

2
2. Intégrale d'une fonction
2.1. Intégrale d’une fonction continue positive :

 Définition1 :

On considère une fonction f continue et positive sur un intervalle [𝑎; 𝑏] et sa courbe


∁𝑓 dans un repère orthonormé du plan L'intégrale de a à b de f est l'aire, exprimé en
unités d'aire, du domaine situé entre la courbe et l'axe des abscisses et les droites
d'équation x=a et x=b. Cette aire se note :

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 (2.1)

et se lit intégrale de a à b de la fonction f. Les nombres a et b s'appellent respectivement


la borne inférieure et supérieure de l'intégrale [2].

2.2. Intégrale d’une fonction continue négative


 Définition 2 :
Si 𝑓 est une fonction continue et négative sur [𝑎; 𝑏], on a la définition suivante :

 Soit 𝐴 = 𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝐷, alors [3] :

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = −𝐴 (2.2)

1.1. Intégrale d’une fonction continue de signe


quelconque :

 Définition 3 :
Si 𝑓 est continue sur [𝑎; 𝑏], alors on definit ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 de la manière suivante [3] :

 Soit 𝐴1 = 𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝐷1


𝐴2 = 𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝐷2

3
𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝐴1 − 𝐴2 (2.3)

 Remarque :
On admet pour l’instant l’égalité suivante :
Si 𝑓 est une fonction continue sur [𝑎; 𝑏], alors pour tout 𝑐 ∈ [𝑎; 𝑏] [3],

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 0 (2.4)

 Exemple :
Calculer la valeur de l'intégrale suivante :
𝑥 3 0
𝑥 𝑑𝑥 = = − = 20.25
4 4 4

2.4. Propriétés :
 Soit 𝑓 une fonction continue positive ,alors [3] :

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = − 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 (2.5)

2.4.1. Linéarité : Soit 𝑓et 𝑔 deux fonctions continues sur [𝑎; 𝑏] et ∝ un réel,
alors [3]:

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 (2.6)

∝ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 =∝ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 (2.7)

4
2.4.2. Relation de Chasles: Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎; 𝑏], alors [3]:

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 (2.8)

2.4.3. Intégrale et inégalité [3]: si 𝑓 et 𝑔 sont continues sur [𝑎 ; 𝑏], et 𝑥 ∈


[𝑎 ; 𝑏], 𝑔(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥), alors:

𝑔(𝑥) 𝑑𝑥 ≤ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 (2.9)

2.4.4. Inégalité de la moyenne [3]: Soit 𝑀 et 𝑚, tel que pour tout 𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏],
𝑚 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑀 , alors :

𝑚(𝑏 − 𝑎) ≤ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≤ 𝑀(𝑏 − 𝑎) (2.10)

2.5. Théorème :
Si 𝑓 est une fonction continue sur l’intervalle 𝐼, 𝑎 et 𝑏 sont deux valeurs réels distincts
de l’intervalle 𝐼. Alors :

∃𝑐 ∈ [𝑎; 𝑏] ∶ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = (𝑏 − 𝑎)𝑓(𝑐) (2.11)

Le nombre ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 est appelé valeur moyenne de 𝑓 entre 𝑎 et 𝑏 [3].

 Exemple :

Calculer 𝐼 = ∫ (1 + cos 𝑡) tan(𝑡) 𝑑𝑡.


L’élément essentiel s’écrit 𝑤(𝑡) = (1 + cos 𝑡) tan 𝑡, et 𝑤(−𝑡) = 𝑤(𝑡), et effectivement on
remarque qu’on peut écrire 𝑤(𝑡) = sin 𝑡 𝑑𝑡 ; d’où le changement de variable

𝑢 = cos 𝑡 qui conduit à :

√ 1+𝑢 1 2 − √2
(1 + cos 𝑡) tan 𝑡 𝑑𝑡 = − 𝑑𝑢 = [ln 𝑢 + 𝑢] = ln 2 +
𝑢 2 2

5
2.6. Autre propriété (calcul de l’aire situé entre deux courbes) :
Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur un segment [𝑎; 𝑏] [4].

On suppose que: 0 ≤ 𝑔 ≤ 𝑓 sur [𝑎; 𝑏]


Alors, l’aire du domaine 𝐷 définie par:
𝐷 = {𝑀(𝑥, 𝑦) ∈ 𝑃 𝑡𝑒𝑙𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏 𝑒𝑡 𝑔(𝑥) ≤ 𝑦 ≤ 𝑓(𝑥)}

est donnée par : 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 − ∫ 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 (2.12)

 Exemple :
Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions définies sur [0; 1] par:

𝑓(𝑥) = 𝑥 et 𝑔(𝑥) = 𝑥
Utilisons l’équation (2.12), l’aire 𝐷 sera donnée par:

1 1 1
𝑎𝑖𝑟𝑒(𝐷) = 𝑥 𝑑𝑥 − 𝑥 𝑑𝑥 = − =
2 3 6

2.7. Extension aux fonctions de signe quelconque sur un segment


[𝒂; 𝒃]:
 Définition (cas de fonction négative):
Soient P un repère du plan 𝑂, 𝑙⃗, 𝚥⃗ , 𝑎, 𝑏 deux réels avec 𝑎 ≤ 𝑏 et 𝑓 une fonction
continue sur le segment [𝑎; 𝑏].
On définit deux nouvelles fonctions continues 𝑓 et 𝑓 par :
𝑓(𝑥) 𝑠𝑖 𝑓(𝑥) ≥ 0 𝑓(𝑥) 𝑠𝑖 𝑓(𝑥) ≤ 0
𝑓 = 𝑓 =
0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 0 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛
On appelle donc l’intégrale de 𝑓 de 𝑎 à 𝑏 la quantité [4]:

𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑓 (𝑥) 𝑑𝑥 + 𝑓 (𝑥) 𝑑𝑥 (2.13)

6
 Exemple :
Calculer : 𝐼 = ∫ 𝑥 − 3 𝑑𝑥
Après un calcul élémentaire, on obtient :
1 3
𝐼 =− +2=
2 2
Calculer l’aire 𝐴 du domaine hachuré [4].
Cette fois-ci :
1 5
𝐴= +2=
2 2

7
Chapitre II

Les primitives

8
3.1. Primitive d’une fonction continue :
 Définition :
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle 𝐼.
Une primitive de 𝑓 est la fonction 𝐹 définie et dérivable sur 𝐼 telle que 𝐹 = 𝑓 [2].

3.1.1. Théoreme1 :
Toute fonction continue sur un intervalle 𝐼 admet une primitive sur 𝐼 [2].
3.1.2. Théoreme2 (Lien entre primitives)
Soit 𝑓 une fonction continue sur un intervalle 𝐼 et 𝐹 une primitive de 𝑓 sur 𝐼. La
fonction 𝑓 admet une infinité de primitives sur 𝐼 qui sont de la forme 𝑥 ↦ 𝐹(𝑥) + 𝑘(𝑘 ∈ ℝ)
[2].
 Démonstration :
𝐹 est dérivable sur 𝐼 et 𝐹 = 𝑓. La fonction 𝐺 est aussi dérivable sur 𝐼 avec 𝐺 = 𝐹 = 𝑓.
Donc 𝐺 est une primitive de 𝑓 sur 𝐼.
Inversement, si 𝐺 est une primitive de 𝑓 sur 𝐼 ,alors 𝐺 = 𝑓 = 𝐹 ,d’où 𝐺 − 𝐹 = 0.
La dérivée de 𝐺 − 𝐹 est nulle sur l’intervalle 𝐼 donc 𝐺 − 𝐹 est constante sur 𝐼, il existe
donc un réel 𝐾 tel que pour tout 𝑥 de 𝐼, 𝐺(𝑥) − 𝐹(𝑥) = 𝐾, d’où le résultat [2].

3.1.3. Théoreme3 (Condition d’unicité de la primitive)


Soit 𝑥 ∈ 𝐼 et 𝑦 deux nombres réels parmi toutes les primitives d’une fonction 𝑓
définie et continue sur un intervalle 𝐼, il en existe une seul qui vérifie 𝐹(𝑥 ) = 𝑦 [2].

9
3.1.5. Propriété (primitives des fonctions usuelles) [5] :

 Exemple1:
Quelle est la primitive de la fonction suivante :
𝑠𝑖𝑛(𝑥)
𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠 (𝑥)
Il suffit de remarquer que cette primitive est de la forme suivante :
−𝑢
𝑑𝑥
𝑢
En consultant la table de primitive ci-dessus, on en déduit instantanément que :
𝑠𝑖𝑛(𝑥) 1
𝑑𝑥 =
𝑐𝑜𝑠 (𝑥) 3 ∗ 𝑐𝑜𝑠 (𝑥)

 Exemple2:
Quelle est la primitive de la fonction suivante :

10
6𝑥 + 7
𝑑𝑥
3𝑥 + 7𝑥 − 13
Cette primitive est simplement de la forme suivante :
−𝑢
𝑑𝑥
𝑢
En consultant la table de primitive, on en déduit instantanément que :
6𝑥 + 7
𝑑𝑥 = ln|3𝑥 + 7𝑥 − 13|
3𝑥 + 7𝑥 − 13

3.2. Méthodes de calcul des primitives :


3.2.1. Méthode de l’intégration par partie :
L’intégration par partie ne fait qu’utiliser la dérivée d’un produit [6],
((𝑢 ∗ 𝑣) = 𝑢 ∗ 𝑣 + 𝑢 ∗ 𝑣′)
 Exemple [6] :
Quelle est la primitive de la fonction suivante :

𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥)𝑑𝑥

On choisit 𝑢′ et 𝑣 :

1 ∗ 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥)𝑑𝑥

Telles que 𝑢 = 1 et 𝑣 = 𝑎𝑟𝑡𝑎𝑛(𝑥).


On en déduit 𝑢(𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑒 𝑢 ) et 𝑣 (𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑚𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒 𝑑𝑒 𝑣)
𝑢 =1 → 𝑢=𝑥
1
𝑣 = 𝑎𝑟𝑡𝑎𝑛(𝑥) → 𝑣 =
1+𝑥
Rappelons la forme de l’intégration par partie comme suit:

𝑢 ∗𝑣 = 𝑢∗𝑣− 𝑢∗𝑣

En appliquant la formule de l’intégration par partie :


1
𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑥 ∗ 𝑎𝑟𝑡𝑎𝑛(𝑥) − 𝑥 𝑑𝑥
1+𝑥
= 𝑥 ∗ 𝑎𝑟𝑡𝑎𝑛(𝑥) − ∫ 𝑑𝑥

= 𝑥 ∗ 𝑎𝑟𝑡𝑎𝑛(𝑥) − ∗ 𝑙𝑛(1 + 𝑥 )

11
3.2.2. La méthode de changement de variable :
Dans le calcul de 𝐹(𝑥) = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥, si l’élément différentiel 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 peut se mettre
sous la forme 𝑔[𝜑(𝑥)]𝜑′(𝑥)dx, alors on pose u=𝜑(𝑥) et 𝑑𝑢 = 𝜑 (𝑥)𝑑𝑥 nous obtiendrons
𝐺(𝑢) = ∫ 𝑔(𝑢)𝑑𝑢 et [6]
𝐹(𝑥) = 𝐺[𝜑(𝑥)] + 𝐶 (3.1)
Exemple [7]:
Quelle est la primitive de la fonction suivante :

𝑡𝑎𝑛(𝑥)𝑑𝑥

On effectue le changement de variable suivant :


𝑢 = 𝑐𝑜𝑠(𝑥) ⇒ 𝑑𝑢 = −𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
L’intégrale d’origine devient :
𝑠𝑖𝑛(𝑥)
𝑡𝑎𝑛(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑑𝑥
𝑐𝑜𝑠(𝑥)

= −∫

= −𝑙𝑛|𝑢|
= −𝑙𝑛|𝑐𝑜𝑠(𝑥)|
3.2.3. La méthode par identification :
La méthode par identification n'est pas considérée directement comme une
technique d'intégration, est bien pratique lorsque l'on connaît la forme de la primitive
recherchée. Il suffit alors de la dériver puis d'identifier les coefficients du résultat avec la
fonction d'origine. La dérivation suivie de l'identification des coefficients remplace ici une
intégration et permet d'aboutir à la primitive recherchée [6].

 Exemple:
Les primitives des fonctions de la forme 𝑃(𝑥)𝑒 sont forcément de la forme
𝑄(𝑥)𝑒 avec 𝑃(𝑥) et 𝑄(𝑥) deux polynômes de même degré.

𝑃(𝑥)𝑒 𝑑𝑥 = 𝑄(𝑥)𝑒 (3.2)

12
Fiche de travaux dirigés
Les intégrales

4.1.1. Exercice1 :
Calculer les intégrales suivantes :
3
𝐼1 = 𝑥 + 𝑑𝑥
𝑥

𝐼2 = 2 − 4𝑒 𝑑𝑥

𝐼3 = (2𝑥 + 3) 𝑥 + 3𝑥 + 4𝑑𝑥

4.1.2. Exercice2 :
Pour chaque intervalle 𝐼 et chaque fonction 𝑓, calculer toutes les primitives de 𝑓
sur 𝐼 (si possible) :
1. 𝐼 = ℝ 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑒 .

2. 𝐼 = ]0, +∞[ 𝑓(𝑥) = .

3. 𝐼 = ℝ 𝑓(𝑡) = .

13
Corrigé de la fiche de Td
Les intégrales
5.1.1. Solution de l’exercice 1 :
1. 𝐼1 = ∫ 𝑥 + 𝑑𝑥 ,

Primitive : ∫ 𝑥 + 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 + 3𝑥 𝑑𝑥 = − 3𝑥 + 𝐶 = 𝑥 − + 𝑐 , (𝐶 ∈ ℝ).

Intervalle de définition : ] − ∞, 0[ 𝑒𝑡 ]0, +∞[ (0 exclu),


3 1 3 8 3 1 23
𝐼1 = 𝑥 + 𝑑𝑥 = 𝑥 − = − − −3 =
𝑥 3 𝑥 3 2 3 6

2. 𝐼2 = ∫ 2 − 4𝑒 𝑑𝑥

Primitive : ∫ 2 − 4𝑒 𝑑𝑥 = 2𝑥 − 4 +𝐶 (𝐶 ∈ ℝ).

Intervalle de définition : ] − ∞, +∞[ = ℝ.

𝐼2 = ∫ 2 − 4𝑒 𝑑𝑥 = 2𝑥 − 4 = 4− 𝑒 − 2− 𝑒

4 4
=− 𝑒 + 𝑒 +2
3 3
3. 𝐼3 = ∫ (2𝑥 + 3)√𝑥 + 3𝑥 + 4𝑑𝑥

𝐼3 = (2𝑥 + 3) 𝑥 + 3𝑥 + 4𝑑𝑥


2 ⁄
= (𝑥 + 3𝑥 + 4) (𝑥 + 3𝑥 + 4) 𝑑𝑥 = [(𝑥 + 3𝑥 + 4) ]
3
2 ⁄ ⁄
32 16
= 8 −4 = √2 −
3 3 3

5.1.2. Solution de l’exercice 2:


1. 𝐼 = ℝ , 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑒 :
1 1
𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = 𝑒 (𝑥 ) 𝑑𝑥 = 𝑒 + 𝐶 (𝐶 ∈ ℝ)
2 2
Intervalle de définition : ] − ∞, +∞[= ℝ.

2. 𝐼 = ]0, +∞[ , 𝑓(𝑥) = .

14
1 (𝑙𝑛 𝑢)
𝑓(𝑢) 𝑑𝑢 = (𝑙𝑛 𝑢) (𝑙𝑛 𝑢) 𝑑𝑢 = +𝐶 (𝐶 ∈ ℝ).
2 2
Intervalle de définition : ] − ∞, +∞[= ℝ.
3. 𝐼 = ℝ , 𝑓(𝑡) =


1 (1 + 𝑡 ) 3
1 (1 + 𝑡 ) ⁄
(1 + 𝑡 ) 𝑑𝑡 = +𝐶 = (1 + 𝑡 ) ⁄
+𝐶
𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = 2 2⁄3 4
2
(𝐶 ∈ ℝ)
on a que √𝛼 est définie ∀𝛼 ∈ ℝ et √1 + 𝑡 ≠ 0 ∀𝑡 ∈ ℝ.
Intervalle de définition : ] − ∞, +∞[= ℝ.

Références :
[1] [Link]
[2] Intégrale-cours-de-math-en-terminale [Link]
terminale-s-en-pdf-1301
[3] cours de mathématiques terminale S1. Chapitre 12, année scolaire 2008-2009, mise à jour
5 mai 2009 [Link]
[4] calcul intégrale [Link]
industrielle/msi_math-calcul_integral.pdf
[5] [Link]
usuelles-665
[6] [Link]
[7] [Link]
[8] [Link]
content/uploads/2020/04/2019MA202N_TD02_integration_corrige_exos-[Link]

15

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