RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique
VÉRÉCHAGUINE A. K.
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE GÉNIE CIVIL
----------------
MÉMOIRE DE MASTER PROFESSIONNEL
MODELISATION NUMERIQUE DU
COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE
LINEAIRE DU RONIER
Présenté et soutenu par : OUAYO Dieu-Béni, titulaire du diplôme de Licence
Professionnelle en Génie Civil, pour l’obtention du diplôme de Master
Professionnel.
Mention : GENIE CIVIL
Spécialité : BATIMENTS & OUVRAGES D’ART
Encadreur : Maître de mémoire :
M. Valéry K. DOKO M. Gérard A. GBAGUIDI
Dr. Valéry Pr. Gérard L. GBAGUIDI AÏSSÈ
DOKO,Maître-assistant Maître de Conférence CAMES,
CAMES Dr. Ing. en Génie Civil et
Industriel
Année Académique 2018-2019
9ème Promotion
RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique
VÉRÉCHAGUINE A. K.
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE GÉNIE CIVIL
----------------
MÉMOIRE DE MASTER PROFESSIONNEL
MODELISATION NUMERIQUE DU
COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE
LINEAIRE DU RONIER
Présenté et soutenu par : OUAYO Dieu-Béni, titulaire du diplôme de Licence
Professionnelle en Génie Civil, pour l’obtention du diplôme de Master
Professionnel.
Mention : GENIE CIVIL
Spécialité : BATIMENTS & OUVRAGES D’ART
COMPOSITION DU JURY
- Pr Éric A. FOUDJET, Président du jury
- Dr Guy ADEOTI, 1er Membre du jury
- Dr Yvette T. KIKI, 2nd Membre du jury
- Ing Robert B. MICHOZOUNNOU, 3ème membre du jury
Année Académique 2018-2019
9ème Promotion
FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU MEMOIRE
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Je soussigné Dieu-Béni Blaise-Albert OUAYO certifie que ce travail réalisé
sous la supervision du Professeur Gérard GBAGUIDI, est original et n’a
jamais été présenté pour l’obtention de quelque grade universitaire que ce soit.
L’Auteur Le Superviseur
Date : ……………….. Date : ………………..
Signature Signature
Dieu-Béni B.-A. OUAYO Gérard AÏSSÈ GBAGUIDI
FICHE DE CERTIFICATION DES CORRECTIONS DU MEMOIRE
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
L’Auteur Le Superviseur
Date:……………….. Date:………………..
Dieu-Béni B.-A. OUAYO Gérard AÏSSÈ GBAGUIDI
Le Directeur Académique
Date : … ……… ……..
Professeur Dominique K. SOHOUNHLOUE
DEDICACES
A mon père Aristide OUAYO
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Cher papa, tu as toujours été une source de motivation pour tes enfants,
reçois ce travail pour tous tes sacrifices, tes multiples conseils et pour ton amour
à mon égard. Tu es ma fierté et je souhaite en demeurer de même pour toi.
A ma mère Georgette MBENGA
Ma tendre mère, t’es le modèle parfait d’une femme répandant de l’amour
autour d’elle ; reçois ce travail comme fruit de ton amour dans ma vie ainsi que
pour toutes les peines que tu as dû endurer pour tes enfants ; je t’aime maman.
A ma grand-mère Elisabeth MAOUGBE
Chère grand-mère, tu as toujours été mon éducatrice, ma tutrice et celle
qui a su me montrer l’amour familial ; reçois ce travail pour tous tes
enseignements et tes sacrifices pour le bonheur de tes petits enfants.
A ma défunte grand-mère paternelle Christine MAVOUNGOU et à tout
le reste de ma famille.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
REMERCIEMENTS
Toi qui es la source de toute chose, Toi qui a toujours su éclairer ma vie,
Toi sans qui je n’aurai jamais existé afin de réaliser ce travail, sois loué et
glorifié à jamais mon Dieu Tout Puissant, je te rends grâce.
Nos remerciements vont s‘adresser à toute une chaine de personnes ; il
s’agit de tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce
travail.
Nous remercions premièrement notre maitre de mémoire le professeur
Gérard GBAGUIDI pour toute son hospitalité et son enseignement au sein du
Laboratoire des Matériaux et Structures (LAMS) ou nous avons pu effectuer
notre stage.
Ensuite nous adressons également nos sincères remerciements à notre co-
maitre de mémoire le Docteur DOKO Valéry pour son suivi, ses conseils et
pour ses enseignements.
Nos sincères remerciements à l’ingénieur MICHOZOUNNOU Boris
pour son encadrement, sa disponibilité, son suivi et pour ses enseignements
durant toute la période du stage. Merci du fond du cœur.
Nous tenons également à remercier le Docteur HOUANOU Agapi pour
sa disponibilité, ses explications, ses conseils, et pour tous les autres apports de
sa part qui ont largement contribué à la réalisation du présent document.
Nous remercions tout le corps professoral de l’ESGC VAK pour leurs
différents enseignements ainsi que leurs multiples conseils.
Nos remerciements vont de même à l’endroit de toutes les personnes
ayant contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation de ce travail ; il
s’agit de parents, amis et connaissances ainsi que tous mes collègues
promotionnaires.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
HOMMAGES AU JURY
Monsieur le Président du Jury,
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail.
Nous sommes convaincues que vos remarques et critiques contribueront
grandement à l’amélioration de la qualité scientifique de ce travail.
Mesdames et Messieurs les membres du jury,
Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant
de présider le jury de notre mémoire.
Hommages respectueux
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Notations et Symboles
MPa : Méga Pascal ;
kN : Kilo Newton ;
N : Newton ;
EL : Module d’élasticité longitudinal ;
: Contrainte ;
fe : Limite d’élasticité ;
b largeur (mm ou m) ;
f flèche (mm) ;
h épaisseur ou hauteur (mm ou m) ;
k coefficient ou facteur (accompagné d’indice) ;
t temps, durée de chargement ou période d’essai (s, mn ou h) ;
E module d’élasticité ou de Young (MPa) ;
G module de cisaillement (MPa) ;
H humidité interne ou teneur en humidité interne ou teneur en eau (%) ;
K coefficient de fluage ;
L longueur (mm ou m) ;
J complaisance ou fonction fluage viscoélastique (MPa-1 ou mm2/N) ;
J(t) complaisance viscoélastique suivant le temps (MPa-1 ou mm2/N) ;
σ contrainte normale (MPa) ;
ε déformation longitudinale (mm/mm) ;
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
γ déformation angulaire (mm/mm) ;
ν coefficient de Poisson ;
ϕ énergie de déformation (J) ;
η module de viscosité dynamique (MPa.s ou MPa.mn ou GPa.s) ;
ρ rayon de courbure (mm) ;
θ angle (° ou rd) ;
éq équilibre hygroscopique ;
H0 état initial ou anhydre ;
L direction longitudinale ;
LR plan contenant les directions longitudinale et radiale ;
LT plan contenant les directions longitudinale et tangentielle ;
PSF point de saturation des fibres ;
R direction radiale ;
RT plan transverse (contenant les directions tangentielle et radiale) ;
T direction tangentielle ;
CO2 dioxyde de carbone ;
PSF point de saturation des fibres ;
m moyenne ;
ϕ(t) coefficients de fluage.
f(t) fonction de fluage ;
ϕ fonction quelconque.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Liste des figures
Figure 1 : Le façonnage des lattes.......................................................................16
Figure 2 : Illustration de la morphologie du stipe à travers sa coupe
longitudinale et transversale pour le mâle et la femelle......................................16
Figure 4 : Expériences fondamentales de relaxation...........................................22
Figure 5 : Expériences fondamentales de recouvrance.......................................22
Figure 6 : Essai fondamental d’effacement.........................................................23
Figure 7 : Illustration du principe de Boltzmann pour une sollicitation de fluage.
.............................................................................................................................24
Figure 8 : Courbe type de fluage d’élément en bois............................................27
Figure 9 : Ressort de rigidité E [Pa] (gauche) et amortisseur de viscosité [Pa.s]
(droite).................................................................................................................27
Figure 10 : Représentation du modèle rhéologique de Kelvin-Voigt généralisé.
.............................................................................................................................28
Figure 11 : (a) Dispositif de l’essai de fluage ; (b) principe de mesure des flèches
.............................................................................................................................33
Figure 12 : Mode de prélèvement des éprouvettes..............................................34
Figure 13 : Géométrie des éprouvettes de fluage en flexion 2 points.................36
(Adapté de Foudjet et Brémond (1989)).............................................................36
Figure 14 : Déformation d’une poutre par rapport à l’axe neutre.......................40
Figure 15: Modèle de répartition des contraintes dans une section droite de la
poutre...................................................................................................................42
Figure 16 :Evolution des flèches en fonction du temps......................................55
Figure 17 : Courbes représentatives des déformations en fonction du temps.....57
Figure 18 : Courbe de complaisance viscoélastique...........................................58
Figure 19 : Courbe de complaisance viscoélastique...........................................60
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Liste des tableaux
Tableau 1.1 : Classification du genre Borassus.....................................................4
Tableau 1.2 : Les différents usages des éléments de l’espèce.............................12
Tableau 3.1 : Résultats expérimentaux des essais de compression axiale et
flexion..................................................................................................................52
Tableau 3.2 : Contraintes mécaniques des échantillons......................................53
Tableau 3.3 : Valeurs de flèches (en mm)...........................................................54
Tableau 3.4 : Déformations longitudinales (10-3)................................................56
Tableau 3.5 : Résultats bruts obtenus par classe d’éprouvettes (modélisation et
validation)............................................................................................................59
Tableau 3.6 : Valeurs optimales des paramètres viscoélastiques du Borassus. . .60
Tableau 3.7 : Statistiques de Fisher relatives au test de signification de modèle.
.............................................................................................................................61
Tableau 3.8 : Valeur du coefficient de détermination.........................................61
Tableau 3.9 : Statistiques relatives à l’analyse des résidus.................................63
Tableau 3.10 : Indicateurs statistiques relatifs au test sur les paramètres..........64
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
RESUME
Le présent document s’articule autour de la recherche des paramètres
viscoélastiques du Borassus. Pour cela, la démarche entreprise afin de réaliser
cette tâche a été d’effectuer des essais de fluage au laboratoire afin d’étudier les
déformations du Borassus dans le temps sous une contrainte constante égale à
20% de la contrainte de rupture à la flexion. Ainsi des éprouvettes de rônier ont
été confectionnées selon les normes établies par Foudjet (1986) ; ces éprouvettes
ont été soumises en flexion deux points et les déformations longitudinales ont
été calculées pour une humidité constante de 12%. Il a été question par la suite
d’adapter le comportement du matériau à un modèle rhéologique donné à partir
duquel les résultats obtenus après la modélisation seront validés à l’aide de
quelques outils statistiques appropriés. Dans le présent document, le modèle
rhéologique nous ayant servi est celui de Kelvin Voigt. Ainsi, nous avons utilisé
la méthode des moindres carrés non linéaire pour déterminer d’un côté les
valeurs optimales des paramètres recherchés et d’un autre côté, s’assurer de la
validation du modèle numérique.
Mots clés : Borassus, fluage, rhéologie, modélisation numérique.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
ABSTRACT
This document is based on the research of the viscoelastic parameters of
Borassus. For this, the approach undertaken to achieve this task was to perform
creep tests in the laboratory to study Borassus deformations in time under a
constant stress equal to 20% of the bending fracture stress. Thus rônier
specimens were made according to the standards established by Foudjet (1986);
these specimens were subjected to two-point bending and the longitudinal
deformations were calculated for a constant humidity of 12%. Subsequently, it
was discussed to adapt the behavior of the material to a given rheological model
from which the results obtained after the modeling will be validated using some
appropriate statistical tools. In this paper, the rheological model that has served
us is that of Kelvin Voigt. Thus, we used the non-linear least squares method to
determine the optimal values of the desired parameters on the one hand and to
validate the numerical model on the other hand.
Key words: Borassus, creep, rheology, numerical modeling.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
SOMMAIRE
DEDICACES......................................................................................................IV
REMERCIEMENTS...........................................................................................VI
LISTE DES FIGURES.........................................................................................X
LISTE DES TABLEAUX...................................................................................XI
RESUME...........................................................................................................XII
ABSTRACT.....................................................................................................XIII
SOMMAIRE....................................................................................................XIV
INTRODUCTION GENERALE...........................................................................1
CHAPITRE1 : REVUE DE LA LITTERATURE................................................4
1.1/ LE BORASSUS AETHIOPUM MART 4
1.2/ LA VISCOELASTICITE DU BOIS 20
CHAPITRE2 : MATERIEL ET METHODES...................................................32
2.1/Matériel 32
2.2/ Méthodes 37
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS............................................52
3.1/Essais de compression axiale et de flexion 4 points 52
3.2/ Essai de fluage 54
3.3/ Développement et validation des modèles numériques 60
CONCLUSION GENERALE 65
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 66
ANNEXES............................................................................................................1
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
INTRODUCTION GENERALE
Parmi les divers matériaux utilisés dans le domaine de la construction, le
bois est le plus naturel offrant de multiples avantages à l’environnement parmi
lesquels le stockage du dioxyde de carbone. En effet l’obtention du matériau
bois suit un processus donné à travers certaines opérations mécaniques
effectuées sur l’arbre. Nous distinguons généralement deux grands types
d’arbres à savoir : les exogènes et les endogènes. De façon générale, le bois de
construction provient le plus souvent des arbres exogènes vue leur grande
résistance mécanique. Cependant, le Borassus Aethiopum Mart communément
appelé rônier, est un arbre endogène qui pousse dans la sous-région et possède
des caractéristiques mécaniques remarquables. Ainsi, ce dernier a fait l’objet de
différentes analyses scientifiques afin d’être utilisé dans la construction.
Le Borassus n’ayant pas une grande épaisseur de bois parfait, les
différentes recherches entreprises par les professeurs s’orientent vers la
substitution des armatures en acier par celles en matériau bois. Le but recherché
est de limiter d’un côté l’usage de l’acier dont la fabrication nécessite assez
d’énergie et émet des gaz à effet de serre ; d’autre part, il s’agit de minimiser le
coût de la construction au regard du cout onéreux des barres d’acier. Pour cela, il
est donc indispensable de maitriser les caractéristiques mécaniques du
Borassus ; cependant, le béton précontraint offre une meilleure résistance en
flexion par rapport au béton ordinaire ; ainsi dans le souci d’obtenir un matériau
beaucoup plus performant, vue la grande résistance du borassus vis-à-vis de la
traction alors il est envisageable de réaliser du béton précontraint armé de
Borassus. Ceci étant, nécessité y est de soumettre ce dernier à des essais de
fluage par flexion afin d’étudier son comportement sous chargement constant
dans le temps à travers la détermination de ses paramètres d’élasticité et de
viscosité. C’est dans cet ordre d’idée que notre étude s’est articulée autour de
<<la modélisation numérique du comportement viscoélastique du rônier>>.
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
L’objectif général est dans ce cas la détermination des paramètres
viscoélastiques du Borassus à travers l’essai de fluage par flexion deux points.
Cependant, les objectifs spécifiques consistent à :
- définir un modèle permettant de traduire le comportement
viscoélastique du Borassus
- réaliser l’essai de fluage par flexion deux points afin de relever les
flèches instantanées et différées
- Convertir les flèches en déformations longitudinales.
- Valider le modèle numérique
Ainsi, le présent document est rédigé suivant les trois chapitres qui
suivent :
Chapitre1 : Revue de la littérature
Chapitre2 : Matériel et méthodes
Chapitre3 : Résultats et discussions.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA
LITTERATURE
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
CHAPITRE1 : REVUE DE LA LITTERATURE
1.1/ LE BORASSUS AETHIOPUM MART
1.1.1- Description générale du Borassus
1.1.1.1- Taxonomie
Le rônier est un arbre des zones guinéo-congolaises, de transition guinéo
soudanienne et du sahel. Cette espèce est originaire des plateaux éthiopiens et
fut découvert par le botaniste ADAMSON vers 1750 au Sénégal qui la baptisa
« ron » comme les Ouolofs, mot qui ultérieurement fut transformé en « rônier ».
Le rônier est cultivé en Afrique soudanienne et soudano-sahélienne, du Sénégal
à la Gambie jusqu’à l’Afrique Oriental et Australe. Le tableau N°1 ci-dessous
présente la classification du genre borassus.
Tableau 1.1 : Classification du genre Borassus
CLASSIFICATION DU BORASSUS
Règne Végétal
Sous-règne Eucaryotes
Super-Embranchement Cormophytes
Embranchement Spermaphytes
Sous-embranchement Angiospermes
Classe Monocotylédones
Ordre Spadiciflores ou Spathiflorales
Familles Arécacées ou Palmiers
Sous-Famille Borassoïdées
Tribu Borassées
Genre Borassus
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Borassus aethiopum Mart.
Borassus deleb Becc.
Borassus dichotomus White.
Borassus heineana Becc.
Borassus flabellifer L.
Espèces Borassus madagascariensis Bojer & Becc.
Borassus sambiranensis Jumelle & Perrier.
Borassus sundaica Becc.
Borassus tunicata Lour.
Borassus akeassii Bayton.
1.1.1.2- Caractéristiques morphologiques
Le rônier est l’un des plus beaux palmiers remarquables de l’Afrique et
ses caractéristiques botaniques se présentent comme suit :
1.1.1.2.1- Les racines
Le système racinaire du rônier est très développé. Cela lui permet de
pomper une grande quantité d’eau qui sera stockée dans le tronc encore appelé
stipe. Ces racines de type faxiculé sont situées à une très faible profondeur et
sont groupées près du stipe.
1.1.1.2.2- Le stipe
Le rônier est un arbre à port érigé qui a un stipe droit, lisse et gris. Le
tronc atteint 20 à 25 m de hauteur. Le diamètre à la base varie entre 50 à 70 cm.
Le stipe à l’âge adulte présente 1, 2 ou 3 renflements suivant l’âge. Le premier
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
débute entre 7 et 9 mètres de hauteur et peut se prolonger jusqu’à 10 ou 11
mètres à 20 ou 30ans, le deuxième vers 90ans et le troisième à 120ans.
1.1.1.2.3- Les feuilles
Le rônier est un arbre à feuillage persistant. Les feuilles sont
flabelliformes, en large éventail et palmées qui peuvent atteindre 3 à 4 mètres
d’envergure. Elles sont réparties tout au long de la tige chez les jeunes plantes.
Chez l’arbre adulte, les feuilles sont regroupées au sommet du stipe en un
bouquet plus ou moins développé. Toute l’année l’arbre produit des jeunes
feuilles qui repoussent vers l’extérieur les vielles.
Photo N°1 : Jeune plant de rônier Photo N°2 : Plant de rônier adulte
Source : Robert MICHOZOUNNOU Source : Robert MICHOZOUNNOU
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
1.1.1.2.4- Le limbe
Le rônier possède un limbe en éventail et plissé découpé en unités
individualisées. La longueur maximale du limbe est de 1,80m. Il est constitué de
70 à 80 segments fortement effilés, verts luisants, groupés au sommet du pétiole
et soudés entre eux sur la moitié de la longueur.
1.1.1.2.5- Les pétioles
Les pétioles sont plats sur la partie supérieure et connexes sur la partie
inférieure. Ils sont parcourus d’épines sur les bords. Le pétiole mesure 1.5 à 2m
de longueur. Les jeunes écorces sont couvertes des restes de pétioles gris de 30 à
40cm de longueur qui vont se désagréger au fil du temps pour donner une écorce
grise et lisse.
1.1.1.2.6- Les inflorescences et leurs fleurs
Le Borassus aethiopum est un arbre dont les inflorescences sont
insérées à la base des feuilles (inflorescences axillaires). Le rônier fleurit
plusieurs fois dans l’année.
Les inflorescences mâles sont des spadices épais longs de 300cm à
port pendant et ramifié, enveloppés de plusieurs spathes incomplètes. Les
spathes dures et ligneuses ne sont jamais vivement colorées. Les fleurs mâles
sont composées chacune de trois sépales, de trois pétales et de plusieurs
étamines avec des pistils courts et stériles. Le pollen est très abondant.
Les inflorescences femelles sont des épis non ramifiés et courts. Elles
mesurent environ 180cm de longueur. Les fleurs femelles sont sessiles en ordre
spirale ou distique. Le périanthe est formé de 2 x 3 pièces membraneuses ou
scarieuses libres ou soudées. Ces fleurs sont courtes de 1 cm de longueur non
ramifiées avec un ovaire sycarpe et un seul ovule par loge. La pollinisation des
fleurs se fait par les insectes.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
1.1.1.2.7- Le fruit
Les fruits sessiles sont regroupés en épis serrés de 40 à 50 pesant 25 à
50kg. Ce sont des drupes ovoïdes ou globuleuses, lisses, de 15 à 20 cm de
diamètre. Ces fruits vert-foncé au début deviennent rouge-orangé ou jaune-
marron quand ils sont mûrs. Le mésocarpe du fruit est fibreux et charnu. Il
contient un, deux ou trois noyaux de 5 à 8 cm de diamètre chacun. Le fruit
contient une à trois graines. La graine est à albumen caverneux, blanc, corné et
protégé par une coque épaisse et ligneuse.
La fructification du rônier est étalée sur un temps et commence en
Avril-Mai. Les fruits murs s’observent sur l’arbre durant toute l’année et
dégagent une forte odeur de térébenthine.
Photo N°3 : Fruit mur du Borassus Photo N°4 : Fruit non mur du
1.1.2- Ecologie du borassus Borassus
Source : AHOUANDJINOU A., 2009
D’après les études de LUBEIGHT, le Borassus
Source aethiopum est un arbre
: Robert MICHOZOUNNOU
d’une grande plasticité capable de résister à la sécheresse comme à l’humidité
ou à l’inondation, de s’adapter apparemment à tous les types de sols et de
résister aux violentes intempéries. On trouve le rônier sur les sols sablo-
limoneux ou sur des sols alluvionnaires dont la nappe phréatique n’est pas très
profonde et sous des pluviométries annuelles de l’ordre de 400 mm à 1600 mm.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Il se tient indifféremment dans des dépressions inondées, dans des terrains
marécageux, au bord des fleuves et des rivières. C’est un arbre qui indique la
présence d’eau mais qui craint l’inondation prolongée. Le rônier supporte une
température de 25 à 35°C. Le développement des rôniers nécessitant une
lumière intense, ils forment parfois la lisière des forêts denses.
On le retrouve par contre rarement sur des sols noirs. Ces meilleurs sites
sont les meilleurs sols agricoles d’où sa fréquente association avec les cultures.
De ce fait, les défrichements pour l’agriculture constituent une menace pour la
survie du rônier.
1.1.3- Les grandes régions de culture en Afrique
Le Borassus aethiopum est l’un des palmiers les plus répandus et les plus
caractéristiques des zones soudaniennes.
Les peuplements les plus septentrionaux se trouvent en Mauritanie près de
l’océan, autour des dépressions dont le fond est occupé par des terrains salés, au
milieu des dunes de Trarza.
Au Sénégal, on trouve d’importantes rôneraies dans les régions de
Casamence, Sine Salom et Thies, Djougoutes, Affiniam, Adeane.
D’autres importantes rôneraies se trouvent dans la vallée de Karako,
affluent du Sénégal au sud de la Mauritanie et du Mali sur les terrains
d’alluvions, du Sénégal, du Niger et de leurs affluents.
En Guinée, le rônier disparaît des contreforts du massif Fouta-Djallon et
ne réaparaît qu’à Dabola à l’est de Mamou.
Au Niger, le rônier est abondant le long des alluvions du fleuve et dans les
dépressions humides appelées « Dallol ».
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Au Cameroun, on le retrouve en zone soudanienne, le long de la Bénoué,
du Faro, de la Vina, sur les bords de la Kadei et surtout de la Sanaga.
Les peuplements de Pire, Goureye, de Joal, du Niokolo, Foba, de la région
de Kayes, de la vallée du fleuve Baoulé au Mali et du Niger jalonnent la limite
septentrionale.
Les peuplements mauritaniens et ceux du bord du Sénégal sont en dehors
de l’aire normale du rônier. La limite sud du rônier suit la lisière de la forêt
dense.
En Côte d’Ivoire, il existe jusque dans la région de Tiassalé à moins de
120km de la mer, dans les savanes pyrophiles de l’extrème pointe de Baouflé.
D’après HOUANKOUN, les principaux peuplements de rônier en
particulier le Borassus aethiopum au Bénin sont :
- Ceux de Goroubi, de Loumbou-Loumbou, de Pékinga, de Monsey dans la
commune de Karimama dans le département de l’Alibori;
- Ceux de Matéri dans l’Atacora ;
- Ceux bordant le cours d’eau de Kérou dans l’Atacora et de Sinendé dans
le Borgou ;
- Ceux situés le long du fleuve Ouémé qui fait la limite entre Savè et
Glazoué et dans les villages environnants du fleuve dans le département
des collines ;
- Ceux de Sè et d’Adjaha dans le Mono et
- Ceux de Cococodji-Pahou dans l’Atlantique.
1.1.4- Importance et utilité du borassus
Le Rônier est l’une des essences les plus utilisées dans les zones
sahélienne et soudanienne d’Afrique. Il engendre des aspects historiques et
socioculturels de certains peuples, il dispose d’une importance économique et
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
écologique dont les incidences contribuent à la satisfaction des besoins des
peuples. La Rôneraie a de tout temps joué un rôle très important dans la vie des
collectivités riveraines qui l’utilisent quotidiennement. Le rônier est donc une
espèce à usage multiple dont l’importance varie selon les pays et les cultures.
Les usagers admettent de façon unanime que toutes les parties de l’essence sont
utilisées.
1.1.4.1- Qualité du bois
Le bois de rônier fait partie des bois de première qualité pour la
construction. Il résiste aux termites et aux champignons. C’est un bois
imputrescible. Il se scie mal et est très difficile à raboter ou à poncer à cause de
sa structure fibreuse mais se fend bien pour donner des lattes. Ces lattes sont
généralement de forme triangulaire ou trapézoïdale et marquées souvent par un
signe de façonnage hâtif.
Aujourd’hui, en Gambie, en Guinée Bissau et une partie de la Guinée
Conakry, tous les chevrons de construction sont en bois de rônier.
Les études faites au musée d’histoire de Gorée (Sénégal) attestent que
l’usage du bois de rônier date du néolithique, ce qui prouve d’ailleurs son
utilisation pour la construction de certains forts coloniaux y compris la maison
des esclaves de Gorée édifiée en 1576. Le quai de voyage sans retour à travers
lequel plus de 20.000.000 d’esclaves sont passés a été réalisé en bois de rônier.
Pour GIFFARD, le rônier constitue en Afrique l’un des meilleurs bois de service
dans la zone sahélo-soudanienne. Aussi, dès l’arrivée des européens, les
peuplements de rôniers situés à proximité des agglomérations ont-ils été
surexploités pour des besoins locaux.
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1.1.4.2- Les formes d’utilisation des éléments de l’espèce
Le Borassus est l’une des essences les plus utilisées dans les zones
sahélienne et soudanienne d’Afrique. Source de produits ligneux, alimentaires et
médicinaux, cette essence est considérée comme un don de la providence dans
les zones aux conditions climatiques difficiles. Ces usages sont multiples. Le
tableau N°2 résume les différents usages des différents éléments de l’espèce.
Tableau 1.2 : Les différents usages des éléments de l’espèce
ELEMENTS USAGES
Elles servent à la confection des filets. Les radicelles sont grillées
et mangées. La décoction des radicelles lutte contre les troubles
respiratoires et est donnée comme boisson aux nouveau-nés. La
Les racines
décoction des racines est utilisée comme remède contre les
ténias. Elle soigne les oedèmes, les maux de ventre, les maux de
gorge, la constipation, la bronchite la syphilis et serait un bon
vomitif.
Le tronc au-dessous du renflement sert :à la construction des toits
des maisons et cases, de charpente, des portes et fenêtres, de
piliers et traverses de ponts, à la construction de hangars, poteaux
de clôture, à la construction des pistes pour les parties inondées,
de support des mûrs, à la fabrication de pirogues et les meubles,
de bois de feu, de ruches d'abeilles pour les troncs creux, de
Le Stipe
sièges dans les places publiques, d'abri pour les animaux
domestiques. Le renflement et le dessus du renflement
pourrissent ou sont brûlés par les cultivateurs.
Clôture, bois de feu, balai, gouttière pour recueillir la sève, leurs
fibres servent à corder des calebasses fêlées, leurs nervures
Les Pétioles
servent à fabriquer des cordes.
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Confection de nattes, paniers, corbeilles, sacs, cadre de tamis,
éventails, chapeaux, balais, etc. toiture des cases, confection de
palissades, fabrication de cordes, de nasses, de filasses utilisées
Les Feuilles
pour les bains corporels et le lavage d'ustensiles domestique et
comme combustible
La base du bourgeon terminal communément appelée "chou
palmiste" est comestible crue ou cuite. Le bourgeon est utilisé
Le Bourgeon
pour attacher les ruches d'abeille.
Le jeune albumen du fruit vert est une gelée nourrissante très
appréciée. A maturité, le mésocarpe peut être consommé cru,
grillé ou bouillie mélangée à du sucre ou à du miel. Ce
Les Fruits
mésocarpe est un stimulant et une sorte de "sérum antitétanique".
Il est très efficace contre les parasitoses intestinales.
Le cotylédon de la noix en germination est spongieux, onctueux
et succulent. Si la noix en germination n'est pas prématurément
exploitée, il se développe une jeune plantule dont la première
Le Noyau
feuille souterraine est charnue, tendre, et très nourrissante. La
coque du noyau est utilisée dans l'artisanat et comme bois de feu.
La Résine Elle favorise la poussée dentaire chez les enfants.
Sucrée ou alcoolisée, elle est une boisson très appréciée. Elle est
un bon stimulant, et présente des propriétés aphrodisiaques. Elle
lutte également contre la méningite, les maux de ventre, les maux
La Sève
d'yeux, les gales, elle soigne la nouvelle plaie et la maladie de
tortue chez les enfants.
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Les Fleurs Leur poudre est utilisée pour assaisonner la sauce du tôt. Elle est
mâles aussi mélangée avec le beurre de karité pour guérir les escarres.
Elles sont utilisées dans le traitement des maladies sexuelles.
Source : Document technique sur la problématique de la gestion durable du
rônier dans la sous-région Ouest-africaine
Auteur : DIALLO et al, 1998
1.1.5- L’exploitation du bois
L’exploitation du bois de borassus dans les régions de peuplement est
encore de type artisanal aux moyens d’outils de fabrication locale par une main
d’œuvre à vocation agricole. Elle passe par l’abattage, le tronçonnage, le
fendage du stipe et la production des lattes (Voir en annexe, l’organigramme
l’explicitant).
1.1.5.1- L’abattage
L’abattage des palmiers rôniers est une opération très simple, réalisée par
une ou deux personnes équipées d’une hache et d’une corde. C’est une opération
qui peut durer 5 à 10 minutes. Elle se pratique le plus souvent à un mètre du sol
pour des raisons de moindre fatigue et non pas à cause de difficultés techniques
ou de grande dureté du bois.
1.1.5.2- Le tronçonnage
Après l’abattage de l’arbre, on procède à une découpe de tronçonnage
ayant pour but d’éliminer la partie supérieure du stipe qui n’a pas de valeur
commerciale. Pour les palmiers rôniers, cette découpe a lieu en dessous du
renflement ou « ventre » de l’arbre. Au niveau du renflement, la couche externe
dure et imputrescible est très mince et de l’ordre d’un centimètre en moyenne.
La partie du tronc utilisable a une longueur moyenne de 7 à 8 mètres. La
longueur minimale constatée est de 5 mètres et celle maximale est de 10 mètres.
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1.1.5.3- Le fendage du stipe
Le débit est l’opération qui consiste à fendre le stipe en plusieurs
morceaux constituant des lattes. Théoriquement ce débit se fait par quartiers. En
pratique, le stipe est divisé en 4, 5, 6 ou 7 lattes en fonction du diamètre à la
base du stipe. Les études faites dans la rôneraie de Dallol Maori au Niger
révèlent que la circonférence moyenne est de 128 centimètres avec un minimum
de 80 centimètres et un maximum de 155 centimètres. La méthode de fendage
utilisée de façon artisanale est la suivante :
- entailles à intervalles réguliers sur toute la longueur du stipe, à coup de
hache,
- mise en place et enfoncement de coins métalliques dans les entailles,
- enfoncement de coins en bois entre les coins métalliques de façon à
élargir les entailles et provoquer la fente de la couche externe dure du
stipe,
- coupe à la machette des fibres internes molles. (Récit des exploitants
forestiers de KPOMASSE, Atlantique, Bénin)
1.1.5.4- La production des lattes
Etant donné que seule la couronne extérieure du stipe présente une valeur
mécanique, seule cette partie du tronc a une valeur commerciale. La production
des lattes consiste donc à retirer les fibres internes molles de façon à laisser la
couche externe dure et imputrescible.
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Figure 1 : Le façonnage des lattes.
1.1.6- Propriétés physiques et mécaniques du borassus
Le bois de borassus est un bois au cœur tendre. Par sa morphologie, seule
la couronne extérieure du stipe présente une valeur mécanique. La partie
centrale est spongieuse et pourrit rapidement. Elle est de très faible densité. La
couronne extérieure de très forte densité a une épaisseur de 7 à 8 cm chez les
borassus mâles et de 4 à 5 cm chez les femelles. La figure ci-dessous montre la
morphologie du stipe à travers sa coupe longitudinale et transversale pour le
mâle et la femelle.
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Figure 2 : Illustration de la morphologie du stipe à travers sa coupe longitudinale et transversale pour
le mâle et la femelle
La particularité de la couronne extérieure est sa forte densité, sa résistance
aux termites et aux xylophages marins. D’après CABANNES et al, cette
affirmation n’a pas été contradictoire aux expérimentations effectuées par la
division du bois du laboratoire national de Génie civil de Lisbonne pour évaluer
la résistance naturelle aux attaques des xylophages marins et aux termites. Au
bout d’un an et demi et plus d’immersion, il remarque que le bois est exempt de
tout attaque de xylophages marins. Il confirme alors qu’il fait partie des bois
traditionnellement acceptés ou localement utilisés pour les travaux portuaires et
la construction navale.
Pour proposer alors l’utilisation du Borassus comme matériau de
construction, il est primordial d’en saisir ses caractéristiques et ses propriétés
intrinsèques. Les travaux de recherche dans le but de la détermination des
caractéristiques chimiques, physiques et mécaniques sont très peu. Selon
GUITARD (2008), à travers une correspondance à nous adresser, s’est intéressé
à la détermination de quelques caractéristiques.
AHONOU et al (2004), KANTCHEDE et al (2005), dans leurs travaux de
recherches sous la direction de GBAGUIDI A. G. sur le matériau bois en
particulier le bois de Borassus se sont intéressés à cette étude. Ils se sont
seulement intéressés à la détermination du point de saturation des fibres
moyennes, du module d'élasticité longitudinal moyen, de la contrainte de rupture
moyenne en flexion statique, de la contrainte de rupture moyenne en
compression parallèle, de la densité moyenne, du retrait volumique total moyen.
Les résultats présentés par AHONOU et al, (2004) ne sont pas contradictoires à
ceux de KANTCHEDE et al, (2005) à un taux d’humidité de 20% du matériau.
Mais GUITARD (2008), dans ses travaux a pu déterminer quelques
caractéristiques pour le Borassus aethiopum. BARMINAS et al, (2006) sont
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allés plus loin en s’intéressant à la composition chimique du Borassus
aethiopum. Ainsi, de leurs études, il ressort que le Borassus aethiopum contient
0,08% de cendres, 0,18% de protéines brutes, 0,26% la fibre brute, 0,09% du
total des lipides, et 26,18% amylose.
1.1.7- Utilisation du Borassus comme armature végétale dans le Béton
Cette possibilité d’utilisation du bois de Borassus dans le béton est un
vaste champ qui n’est pas encore bien exploré. Mais beaucoup de chercheurs se
sont intéressés à l’utilisation de l’armature végétale dans le béton. La grande
difficulté de l’utilisation de l’armature végétale dans le béton est l’adhérence
entre les deux matériaux. FOUDJET et FOMO, dans leur étude ont cherché à
améliorer l'adhérence entre une armature en matière ligneuse et le béton, en
utilisant une structure périodique de confinement. Leur souci est de proposer
plus tard un matériau économique pour l'habitat en zone tropicale, en utilisant le
béton de nodules latéritiques dans lequel le gravier est remplacé par des nodules
de latérite et comme armature le bois de rotin. Pour ce qui est des
caractéristiques physiques et mécaniques du rotin, NGOUADJEU (1992) s’est
penché sur les possibilités techniques d’utilisation du gros rotin (Laccosperma
secundiflorum) dans le béton pour les constructions. De ses travaux, il ressort
que l’utilisation du rotin comme armature dans les éléments faiblement chargés
et les poutres de petite portée est possible. Mais FOUDJET et FOMO, étudient
l’adhérence et affirment que l’adhérence béton-rotin ou béton-bambou, comme
le montre la littérature, est très faible ; elle varie de 0,1 MPa à 2,6 MPa ,
cependant l'adhérence acier (haute adhérence)-béton est de 2,5 MPa. L’approche
consiste à utiliser des cadres (armatures principales dont les deux bouts se
prolongent dans la partie comprimée de la poutre) pour reprendre le moment
fléchissant. Ainsi on obtient une adhérence apparente variant de 2,83 MPa à
5,43 MPa pour des contraintes de rupture en traction du rotin allant de 52 MPa,
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à 100 MPa. Ils affirment qu’’ils pensent qu'avec le bambou cette valeur de
l'adhérence apparente atteindra les 20 MPa, en utilisant ce système de structure
périodique de confinement. BLACKBURN (2006) abondant dans le même sens,
s’est intéressé à l’utilisation du bambou comme armature végétale dans le béton
dans le cadre de la construction de l’habitat urbain au Vietnam. Il a cherché à
améliorer l’adhérence béton-bambou en s’appuyant sur les travaux de SHUI
(1990), RAJ (1995) qui avance que l’adhérence moyenne observée entre
plusieurs espèces de bambou et le béton est de l’ordre de 0.25 à 0.5 MPa. Il a
alors tenté de déterminer l’influence du traitement du bambou et de la résistance
du béton sur la qualité de l’adhérence entre le béton et les armatures de bambou,
en tenant compte des variables suivantes :
La valeur de la force en compression du béton;
La présence de nœuds sur les tiges;
La durée du séchage des tiges;
Le sablage des surfaces de bambou;
L’application d’un traitement au bitume avec et sans sable.
Il affirme que l’effet combiné d’une meilleure résistance à la compression
du béton (44 MPa au lieu de 35 MPa), d’un séchage de quatre semaines et de la
présence de nœuds sur les tiges semble avoir des résultats positifs sur
l’adhérence. En effet, la valeur d’adhérence béton-bambou est de 1,13MPa pour
des tiges sans nœuds et 2,04 MPa pour des tiges avec nœuds. Il conclut que le
recouvrement des tiges par une couche de bitume semble améliorer l’adhérence
de 12% tandis que le même traitement plus l’ajout de grains de sable repousse
cette valeur à 27%.
KHENFER et al n’abordent pas dans le même sens pour l’utilisation de
l’armature végétale dans le béton, mais l’utilisation des fibres végétales pour
améliorer la résistance à la flexion des pièces en béton. Pour cela il utilise des
fibres végétales de palmiers dattiers pour faire l’expérimentation dans trois
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milieux différents avec des longueurs de fibres différentes en affirmant que les
tissus des tiges de palmiers sont composés de fibres cellulosiques qui expliquent
sa grande résistance.
1.2 / LA VISCOELASTICITE DU BOIS
La viscoélasticité est la propriété du bois qui présente des caractéristiques
à la fois visqueuse et élastique lorsqu’il subit une déformation. En rhéologie, le
comportement d’un matériau viscoélastique linéaire est ainsi intermédiaire entre
celui d’un solide élastique idéal symbolisé par un ressort de module E et celui
d’un liquide newtonien symbolisé par un amortisseur de viscosité η.
Lorsque l’on s’intéresse à l’identification d’une loi de comportement
viscoélastique d’un matériau, deux possibilités s’offrent à l’expérimentateur.
Les expériences « duales » de fluage et de relaxation peuvent être réalisées,
suivies des expériences de recouvrance et d’effacement. Ces deux expériences
sont fondamentales pour mettre en évidence le comportement différé d’un
matériau auquel est appliquée une charge inférieure à celle de la rupture.
1.2.1- Les principaux essais d’identification du comportement
viscoélastique d’un matériau
1.2.1.1- Essai de fluage
On appelle fluage l’évolution de la déformation au cours du temps ε(t), d’un
matériau soumis à l’application instantanée d’une contrainte σ 0 maintenue
constante. L’expression de cette déformation observée, après la déformation
instantanée, en fonction du temps est donnée par :
ε ( t )=σ 0 J (t 0 ; t ; σ 0)
Où
{
¿ 0 pour t<t 0
J (t 0 ; t ; σ 0 ) présente un saut positif pour t=t 0
est croissante avec t pour t >0
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La fonction J ( t 0 ; t ; σ 0 ) est la fonction de fluage correspondante. Pour t = t0;un
saut correspondant à l’élasticité instantanée du matériau est observée. Le
principe de fonctionnement de l’essai de fluage est schématisé ci-après :
(a) Echelon de contrainte imposé (b) Réponse en déformation
Figure 3: Expériences fondamentales de fluage
1.2.1.2- Essai de relaxation.
L’essai de relaxation consiste à appliquer à partir de t = t 0 un échelon de
déformation d’amplitude maintenu constant. L’évolution de la contrainte est
observée en fonction du temps :
σ ( t )=ε 0 R (t 0 ; t ; ε 0)
Où
{
¿ 0 pour t<t 0
R(t 0 ; t ; ε 0) présente un saut positif pour t=t 0
est croissante avec t pour t >0
La fonction R(t0, t; ε0) est la fonction de relaxation correspondante. De même
pour t = t0 un saut correspondant à l’élasticité instantanée du matériau est
observé. Le principe de fonctionnement de l’essai de relaxation est schématisé
ci-après :
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
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(a) Echelon de déformation imposée (b) Réponse en contrainte
Figure 4 : Expériences fondamentales de relaxation
1.2.1.3- Essai de recouvrance.
Les essais de fluage et de relaxation peuvent être poursuivis par l’enlèvement de
la sollicitation imposée. L’essai de recouvrance résulte de l’application d’un
créneau de contrainte d’amplitude 0 entre les instants t0 et t1. Cette recouvrance
s’observe après déchargement et est traduite par l’évolution de la déformation
manifestant l’existence d’une déformation différée du bois.
(a) Créneau de contrainte imposé (b) Réponse en
déformation
Figure 5 : Expériences fondamentales de recouvrance
Pour t < t1, le fluage observé est similaire à la figure 3. Pour t = t 1, un retour
élastique instantané est observé identique à celui réalisé pour t = t 0. Le
phénomène de recouvrance a lieu pour t > t1. Il peut être total lorsque la
déformation revient à sa valeur précédant l’instant t 0 ou partiel lorsqu’une
déformation résiduelle demeure (Figure 5).
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
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1.2.1.4- Essai d’effacement
L’expérience duale de la recouvrance est celle de l’effacement qui résulte de
l’imposition d’un créneau de déformation ε0 entre les temps t0 et t1.
(a) Créneau de déformation imposé (b) Réponse en
contrainte
Figure 6 : Essai fondamental d’effacement
Pour t < t1, la relaxation observée est similaire à la figure 4. Pour t = t 1, un retour
élastique instantané identique à celui réalisé pour t = t 0. Le phénomène
d’effacement à lieu pour t > t1 et peut aussi être total ou partiel (Figure 6).
1.2.2- Linéarité.
L’hypothèse de linéarité est souvent associée à des sollicitations faibles. On se
place alors dans le cadre de l’hypothèse de petites perturbations.
1.2.2.1- Principe de linéarité.
Le comportement d’un matériau est linéaire si la fonction qui lie l’histoire de
contrainte σ et l’histoire de déformation ε est linéaire. Par exemple, dans un
essai de fluage, si l’on considère deux histoires de contrainte 𝜎1 et 𝜎2 et deux
histoires correspondantes de déformation 1et 2, le comportement est linéaire si la
réponse à une combinaison linéaire de 𝜎1 et 𝜎2 est de la forme 𝜆1𝜎1 + 𝜆2𝜎2 (avec
𝜆1 et 𝜆2 ∈ R ).
En d’autres termes, soit υ la fonction traduisant la loi de comportement du
matériau. Cette fonction est linéaire si et seulement si
φ ( λ 1 σ 1+ λ 2 σ 2 )=φ ( λ 1 σ 1 )+ φ ( λ 2 σ 2 )
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1.2.2.2- Principe de superposition
Le principe de superposition (aussi appelé principe de Boltzmann) stipule que la
superposition des sollicitations implique la superposition homologue des
réponses (voir figure suivante).
Figure 7 : Illustration du principe de Boltzmann pour une sollicitation de fluage.
1.2.2.3- Domaine de linéarité
La précision du domaine de linéarité du comportement différé du bois a fait
l’objet de plusieurs investigations dont celles conduites par Kingston et Clarke
(1961), Nakai et Grossman (1983) et Mukudai (1983) puis rapportées par
Montero (2010). De ces études, il ressort que le comportement différé du bois
est linéaire pour des chargements inférieurs à 40% de la contrainte à la rupture.
En plus de la linéarité, Nakai et Grossman (1983) ont montré qu’à ce
chargement, le principe de Boltzmann est valide. Egalement, Shniewind et
Barret (1972) ont montré que, dans l’hypothèse des petites déformations et pour
des états de contraintes pouvant atteindre 30% des critères de plasticité, le
comportement du bois est linéaire, que ce soit vis-à-vis de la réponse
instantanée que différée (Dubois, 1997).
Foudjet (1986), dans sa thèse, a illustré l'influence du niveau de sollicitation sur
la linéarité du comportement différé du bois en conduisant des essais de fluage
sur quatre espèces tropicales (Azobé, Tali, Sapelli et Movingui). Ainsi, il a
effectué des mesures sur des éprouvettes (cantilever) isocontraintes, stabilisées
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à 12% de taux d'humidité et sollicitées en flexion deux points suivant l'axe L, à
différents niveaux de contraintes imposées, respectivement à 25, 30,
35 et 42% de la contrainte de rupture. De l’analyse de ces résultats, il a constaté
que la linéarité est prouvée pour des taux de chargement inférieurs ou égaux à
35%.
Il faut signaler que Randriambololona (2003) a rapporté dans sa thèse les
travaux de Hunt et Shelton (1988). De ces travaux, il ressort que, pour un faible
niveau de chargement, ce qui correspond généralement aux éléments de
structure, le fluage est linéaire avec la contrainte.
De même, les résultats de ces travaux prouvent que la limite de linéarité
matérielle dépend du type de sollicitation (traction, compression, flexion), du
niveau de contrainte et du niveau d’humidité. Cette limite de linéarité du fluage
se situe à une contrainte comprise entre 10% et 20% de la contrainte de rupture
en compression puis entre 20% et 30% de la contrainte de rupture en traction et
flexion. Cette linéarité n’est vérifiée que si la recouvrance est totale après un
temps suffisamment long, depuis la suppression du chargement.
Liu (1993), rapporté par Moutee (2006), a noté que dans un environnement
constant, semblable à l’environnement intérieur ordinaire, le fluage est
linéairement lié aux charges quand les niveaux de charge sont au-dessous de
30% de la charge de rupture, et la relation devient non linéaire quand les
niveaux de charge sont plus élevés. Ce résultat est le fruit des études qu’il a
menées sur les propriétés viscoélastiques et mécanosorptives du bois de Pin (10
mm x 10 mm de section transversale et de 360 mm de longueur) dans la
direction des fibres en flexion. Les essais de qualification sont des essais de
fluage viscoélastique effectués à 23°C et 65% HR sous des niveaux de
contraintes de 7.5%, 15%, 30%, 45% et 60% de la contrainte de rupture pour un
temps de chargement et recouvrement de neuf mois.
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Aucune étude jusqu’à présent ne s’est intéressée à la détermination du domaine
de linéarité pour les produits forestiers non ligneux. C’est face à ces
insuffisances dans la connaissance que nous avons choisi de vérifier la linéarité
du comportement différé du matériau rotin tout en suivant la méthode de
Foudjet (1986).
1.2.2.4- La courbe de fluage.
La Figure 8 donne la forme classique d'une courbe de fluage donnant la
déformation en fonction du temps t. Un essai de fluage se pratique très
généralement sous une contrainte inférieure à la limite d'élasticité
macroscopique du matériau. L'étape de mise en charge se traduit alors par une
déformation élastique ε0 de l'éprouvette. La courbe de fluage permet
généralement de différencier trois stades de fluage avant la rupture.
- Phase primaire, appelée zone de fluage primaire ou transitoire,
caractérisée par une diminution continue de la vitesse de fluage. La déformation
tend à se stabiliser dans ce cas.
- Phase secondaire, appelée zone de fluage secondaire ou stationnaire.
L’accélération oscille autour d’une valeur nulle entrainant une évolution de la
déformation à vitesse constante.
- Phase tertiaire, appelée zone de fluage tertiaire ou accéléré elle est
caractérisée par une augmentation rapide de la déformation, qui conduit à la
rupture finale du matériau. C’est une phase d’endommagement.
Ces trois phases sont délimitées par deux seuils de contraintes.
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Figure 8 : Courbe type de fluage d’élément en bois.
1.2.2.5- Modélisation rhéologique du comportement viscoélastique linéaire.
L’usage de modèles rhéologiques permet de représenter les comportements
instantanés et différés en combinant (en série et/ou en parallèle) des éléments
élastiques (ressorts) et visqueux (amortisseurs). (Figure 10)
Figure 9 : Ressort de rigidité E [Pa] (gauche) et amortisseur de viscosité [Pa.s]
(droite)
Le modèle de comportement viscoélastique est basé généralement soit sur le
modèle de Maxwell, le modèle de Kelvin, le modèle de Kelvin –Voigt ou le
modèle de Burger (voir annexe).D’après les travaux de HAQUE et al (2000)
cités par MOSHINE (2006), le model de Kelvin-Voigt semble mieux adapté
pour interpoler les courbes expérimentales compte tenu de la déformation
instantanée. Dans la littérature, le comportement viscoélastique du bois est
représenté par le modèle de Kelvin ou l’association de plusieurs éléments de
Kelvin en série.
Le modèle de Kelvin est un assemblage d’un ressort et d’un amortisseur en
parallèle.
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
(a) modèle de Kelvin-Voigt.
(b) Association de « n » éléments de Kelvin-Voigt.
E : module d’élasticité du ressort, η : viscosité de l’amortisseur.
Figure 10 : Représentation du modèle rhéologique de Kelvin-Voigt généralisé.
Dans le but de la détermination de l’équation rhéologique et en respectant les
lois d’association en série et en parallèle des différents éléments, nous allons
dans un premier temps considéré un élément de Kelvin (Figure 2.6 (a)) avant de
passer ensuite à l’association de plusieurs éléments de Kelvin en série. Soient σ 1
et σ2 les contraintes puis ε1 et ε2 les déformations respectivement dans le ressort
et dans l’amortisseur. Par définition, nous avons
{
σ 1=E ε 1
d ε2
σ 2=η
dt
D’après les lois d’association en parallèle, la contrainte et la déformation totales
s’écrivent comme suit :
ε =ε 1=ε 2
σ =σ 1 + σ 2
dε
Par suite σ =Eε +η dt
L’expression générale de la déformation est donnée par la formule suivante :
ε (t)=
σ
E(1−exp ( ))
−E
η
t
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La fonction fluage f ou la complaisance viscoélastique J est de la forme :
J ( t )=
ε (t) 1
σ
= 1−exp
E (
−E
η ( ))
t Considérons plusieurs éléments de Kelvin rassemblés
en série (Figure 6.(b)) et désignons respectivement par εi et σi la déformation et
la contrainte d’un élément de Kelvin- Voigt de rang i caractérisé par le module
d’élasticité dynamique Ei et le module de viscosité dynamique ηi. En application
des principes d’association en série, la contrainte et la déformation totales
s’écrivent comme suit :
{
σ=σ 1=σ 2=… σ n−1=σ n
n
ε =ε 1 +ε 2 + … ε n−1+ ε n=∑ ε i
i=1
Ainsi, les expressions générales de la déformation et de la fonction fluage ou
complaisance viscoélastique linéaire se présentent respectivement ci-après :
n
σ
ε (t)=∑ ¿¿
i=1 Ei
n
1
J (t )=∑ ¿¿
i=1 Ei
En revanche, l’emploi des modèles généralisés de Kelvin-Voigt rend complexe
la modélisation du comportement viscoélastique linéaire du bois. Autrement dit,
l'identification des paramètres devient vite insoluble parce qu'il faut déterminer
au moins autant de coefficients que d’éléments introduits. A cet effet, Foudjet
(1986) a démontré dans sa thèse que le modèle de Kelvin-Voigt généralisé
d’ordre 2 est largement suffisant pour représenter le comportement
viscoélastique longitudinal linéaire du bois, isotherme à humidité constante,
avec une incertitude expérimentale de 1%.
Le bois est un matériau composite, anisotrope. Dans ce chapitre nous avons
présenté les trois axes du bois qui sont perpendiculaires entre eux d’où le mot
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orthotrope. Nous avons décrit le domaine de linéarité du comportement différé
du bois en mettant l’accent sur le modèle adéquat.
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES
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CHAPITRE2 : MATERIEL ET METHODES
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Dans ce chapitre nous allons présenter premièrement le matériel
nécessaire à la réalisation des essais réalisés ; il s’agit de l’essai de compression
axiale, l’essai de flexion quatre points et l’essai de fluage proprement dit. Ensuite
nous décrirons les méthodes employées dans la suite pour la détermination des
paramètres viscoélastiques du Borassus.
2.1- Matériel
2.1.1- Dispositif expérimental
2.1.1.1- Matériel d’essais de compression et de flexion 4 points
Avant de procéder à la réalisation des essais de fluage, nous avons
effectué les essais de compression axiale et de flexion quatre points. Les
contraintes de rupture ont été déterminées pour chacun de ces deux essais à l’aide
d’un dispositif comprenant essentiellement une presse hydraulique multi vitesses
de marque MIGM; d’une résolution de 10 N. Elle est constituée d’un bâti et d’un
capteur de force auquel est associé un afficheur numérique. La presse hydraulique
a une capacité de 50 kN et mesure à ±1‰ près. Ainsi, en fonction des dimensions
des éprouvettes de l’essai de flexion quatre points et dans le souci de rester en
conformité avec les normes de cet essai, il a fallu adapter à notre dispositif un
support d’appuis adéquat (voir photo).
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Photo N°5 : Dispositif des essais de compression et de flexion
2.1.1.2- MatérielSource
d’essai de fluage
: Dieu-Béni OUAYO
L’essai de fluage a été réalisé à l’aide d’un dispositif expérimental similaire à
celui de Foudjet(1986). Ce dispositif est constitué d’une potence, d’un plateau
de suspension des charges de sollicitation et d’un support de comparateur. La
partie supérieure de la potence est équipée d’un d’encastrement constituée de
deux plaques métalliques dont l’une est soudée sur la potence et l’autre
boulonnée sur la première. Un comparateur ordinaire de marque Guanglu, de
résolution 0,01mm et de course 10mm, est fixé sur un support permettant ainsi
de relever la flèche de la poutre à mi portée de l’éprouvette.
(a) (b)
Figure 11 : (a) Dispositif de l’essai de fluage ; (b) principe de mesure des
flèches
2.1.2- Matériel végétal
2.1.2.1- Matériel expérimental, provenance et mode de prélèvement
Le matériel
végétal ayant servi à la réalisation de nos essais provient de la galerie forestière
de Pahou-Ahozon dans le sud du Bénin. Ainsi, un pied de Borassus Aethiopum
Mart male a été abattu, tronçonné et réduit en planches puis , après ces
différentes étapes, les planches de rônier obtenues ont été séchées à la société
ATC du bois à Allada à un taux d’humidité de 12%. Enfin, le matériel végétal
Grume de Borassus
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est transporté dans l’atelier de bois du Lycée Technique Coulibaly de Cotonou
ou l’on a procédé à l’usinage en des éprouvettes normalisées.
Bois
parfait
Moelle
Figure 12 : Mode de prélèvement des éprouvettes.
2.1.2.2- Forme et conditionnement des éprouvettes
La forme et les caractéristiques géométriques des éprouvettes varient d’un essai
à un autre. Les éprouvettes destinées aux essais de caractérisation mécanique
Fluage par
sont de forme parallélépipédique. De section
flexion 20 mm par 20 mm contre 60 mm
2 points
de hauteur, elles sont usinées pour les essais de compression axiale. Egalement
de section 20 mm par 20 mm celles qui sont fabriquées pour les essais de flexion
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4 points ont une longueur totale de 360 mm. Contrairement aux précédentes, les
éprouvettes destinées au test de fluage de fluage 2 points sont usinées selon la
figure 13 ci-dessous. Leurs caractéristiques géométriques sont : 60 mm (largeur
à l’encastrement b), 300 mm (longueur utile L) et 10 mm (épaisseur ou hauteur
h). Cette configuration leur confère un caractère de poutre iso contrainte
(Foudjet 1986).
Toutes les éprouvettes, taillées suivant le sens des fibres, ont séjourné en
enceinte à ambiance contrôlée jusqu’à stabilisation de leur teneur en eau à 12%,
cette humidité étant maintenue pendant toute la durée de l’expérimentation. A
cet effet, les éprouvettes conçues pour le test de fluage sont soigneusement
entourées de film d’aluminium (papier aluminium) afin de maintenir sous
contrôle leur teneur en eau pendant toute la durée de l’essai. Par contre, la mise
en place de film d’aluminium autour des autres éprouvettes n’est pas nécessaire
du fait de la courte durée des essais dont elles sont destinées. Egalement, au
démarrage et à la fin de chaque essai, la masse de chacune des éprouvettes a été
prise afin de s’assurer de cette constance de leur teneur en eau interne. Les
essais ont été réalisés dans un local climatisé.
(a) Forme théorique (b) Forme pratique
b= 60 mm ; L= 300 mm ; h= 10 mm
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni L
(c) Vue en plan coté
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Figure 13 : Géométrie des éprouvettes de fluage en flexion 2 points.
(Adapté de Foudjet et Bremond (1989))
Dans le cas de ce présent document, neuf (9) éprouvettes ont été
confectionnées conformément aux conditions citées précédemment pour les
essais de fluage. Ces dernières sont présentées à travers l’image qui suit :
Photo N°6 : Eprouvettes de rônier Photo N°7 : Eprouvettes de rônier
nues pour essai de fluage prêtes aux essais de fluage
Source : Dieu-Béni OUAYO Source : Dieu-Béni OUAYO
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2.2- Méthodes
2.2.1- Méthode d’essai de compression axiale
Les essais de compression axiale sont réalisés suivant la norme NF B 51-007 de
septembre 1985. Les images ci-dessous montrent quelques éprouvettes
confectionnées suivant les normes d’essai de compression axiale :
Photo N°8 : Eprouvettes de rônier destinées à
l’essai de compression axiale
Source : Dieu-Béni OUAYO
2.2.2- Méthode d’essai de flexion 4 points
La norme NF B 51-008 de novembre 1987 précise les conditions d’exécution de
l’essai de flexion statique 4 points qui a été mis en œuvre dans cette étude.
L’image ci-dessous illustre quelques éprouvettes utilisées pour cet essai.
Photo N°9 : Eprouvettes de rônier destinées à
l’essai de flexion 4 points
Source : Dieu-Béni OUAYO
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
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2.2.3- Méthode d’essai de fluage en flexion 2 points
L’essai de fluage est réalisé en sollicitant les éprouvettes à la flexion deux
points, la charge appliquée étant fixée à 20% de la charge de rupture. La
température du local abritant les expériences est relevée tout au long de
l’expérimentation pour vérifier sa variation. L’essai par éprouvette a duré 15
heures. La flèche à mi-portée de la poutre, soit à 150 mm de l’encastrement, est
relevée au moyen d’un comparateur ordinaire monté sur un socle, toutes les 30
mn après la mesure de la flèche instantanée au bout de 15 secondes
correspondant à la période de stabilisation de l’aiguille du comparateur. Chaque
flèche relevée a été convertie en déformation longitudinale suivant la méthode
décrite dans au prochain paragraphe. Conformément aux normes de réalisation
des essais de fluage, nous avons réalisé ces dits essais dans un local climatisé
dans lequel la température est maintenue constante durant toute la période de
l’essai. Le groupe de photos ci-dessous traduit le déroulement de quelques essais
Photo N°10 : Essai de fluage (Vue1) Photo N°11 : Essai de fluage (Vue 2)
de fluage réalisés :
Source : Dieu-Béni OUAYO Source : Dieu-Béni OUAYO
Photo N°12 : Comparateur en cours d’essai de
fluage
Source : Dieu-Béni OUAYO
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2.2.4- Conversion des flèches en déformations longitudinales
De la configuration géométrique d’une poutre déformée (Fig. 14), nous avons
établi une première équation reliant la flèche f, la longueur L de la poutre du
point de mesure de la flèche à l’encastrement, la distance y de la fibre moyenne
par rapport à l’axe neutre et la déformation longitudinale ε de la poutre.
Figure 14 : Déformation d’une poutre par rapport à l’axe neutre.
Désignons par ρ le rayon de l’arc (BE) et θ son angle au sommet. La
longueur Li de l’arc (BE) correspond à l’état non déformé et s’écrit comme suit :
Li=ρθ (2.4.1)
Considérons maintenant l’arc (GG’) situé à la distance y de la ligne neutre puis
désignons par Lf sa longueur :
Lf =( ρ− y )θ (2.4.2)
Au départ, la longueur de l’arc (GG’) est égale à Li, ainsi sa déformée δ est
donnée par l’expression suivante :
δ=Lf −Li=(ρ− y)θ−ρθ=− yθ (2.4.3)
Par suite, la déformation longitudinale ε est donnée par :
δ − yθ − y
ε= = = (2.4.4)
L ρθ ρ
De la figure 14, ρ est défini comme ci-après :
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ρ=BG +GC +CD + DO
(2.4.5)
h
où BG= y ;GC = 2 et CD=f
L’expression littérale de OD est donnée ci-après.
D’après le théorème de Pythagore appliqué au triangle ODF, nous avons :
2 2 2
OD + DF =OF
(2.4.6)
avec DF =Let OF=OD +CD
Ainsi, l’équation 2.6 devient :
2 2 2
OD + L =( OD+CD ) =OD +CD +2 OD . CD
2 2
(2.4.7) De (2.4.7),
on tire l’expression de OD :
2 2
L −f
OD=
2f
(2.4.8)
En combinant les équations (2.4.5) et (2.4.8), nous avons :
2 2 2 2
h L −f h L +f
ρ= y+ + f + =y+ + (2.4.9)
2 2f 2 2f
Ainsi, la déformation longitudinale ε peut s’écrire comme suit :
−y
ε= 2
h L +f
2
(2.4.10)
y+ +
2 2f
( ) ( )
2 2
h L +f
En négligeant y + 2
devant , l’équation 2.10 devient :
2f
−2 fy
ε= 2 2 (2.4.11)
L +f
La déformation est de signe moins (-) parce que l’arc (GG’) est située dans la
zone comprimée.
Par contre, lorsqu’il se trouvera dans la zone tendue, la déformation sera un
allongement donc de signe positif (+). Ainsi, en posant y=− y ' l’équation 2.4.11
devient :
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'
2f y
ε= 2 2 (2.4.12)
L +f
y’ étant la position par rapport à l’axe neutre d’une fibre tendue quelconque.
Maintenant, déterminons l’expression de la position y de la ligne neutre par
rapport à la fibre moyenne. Pour y parvenir, nous allons emprunter le modèle de
répartition trapézoïdale de la contrainte normale sur une surface pleine proposée
par Prager (Houanou et al., 2012) illustrée sur la figure 15 ci-dessous.
K J
Ligne neutre
Fibres tendues
I
L L’
Ligne moyenne
Fibres comprimées
N M
Figure 15: Modèle de répartition des contraintes dans une section droite de la
poutre.
En adoptant l’hypothèse de Navier-Bernouilli, nous avons établi, à partir des
équations d’équilibre des forces internes agissantes sur la section, la relation ci-
après reliant les contraintes de rupture à la traction σ ut et à la compressionσ uc, la
hauteur h de la poutre et la position y de la fibre moyenne par rapport à l’axe
neutre.
De l’équilibre des forces internes agissantes sur la section dans la zone
comprimée que tendue, nous avons :
Aire ( IJK )= Aire (ILNM L )
'
(2.4.13)
Autrement dit,
IK . JK =( ln+ ℑ ) . MN (2.4.14)
Soit L’ le projeté orthogonal de L sur la droite (MK). En appliquant le théorème
de Thalès au quadrilatère (IL’LJK), on obtient :
IK IL '
= (2.4.15)
JK ¿ '
Egalement, on note que :
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'
JK=k σ ut et L L =MN=k σ uc avec 0 ≤ k ≤1 (2.4.16)
h
IK = − y (2.4.17)
2
h
ℑ= + y (2.4.18)
2
h
ln =ℑ−IL '= + y−IL ' (2.4.19)
2
De (2.4.15), (2.4.16) et (2.4.17), nous avons :
( h2 − y ) σ
σ uc
IL '= (2.4.20)
ut
En injectant (2.4.20) dans (2.4.19), on a :
( )
h h σ uc
ln= + y− − y (2.4.21)
2 2 σ ut
En combinant les équations (2.4.14), (2.4.16), (2.4.17), (2.4.18), (2.4.19) et
(2.4.21) puis après transformation, nous avons :
( )
2
h σ ut −σ uc
y= (2.4.22)
2 σ ut + σ uc
Par rapport à la fibre la plus tendue, l’expression de la position y’ de la ligne
neutre est :
, σ uc σ ut
y =2 2
h (2.4.23)
( σ uc + σ ut )
En somme, des équations (2.4.12) et (2.4.23), nous avons :
f σ ut σ uc
ε =4 h (2.4.24)
f + L ( σ ut +σ uc )2
2 2
Ainsi, la complaisance viscoélastique J s’exprimera comme suit :
ε f σ uc
J (t )= =20 h 2 2 2 (2.4.25)
σ0 f + L ( σ ut + σ uc )
Enfin, à l’aide de (2.4.25), les complaisances calculées seront employées
pour estimer les différents paramètres rhéologiques des espèces considérées.
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2.2.5- Approche numérique d’identification des paramètres
L’identification des paramètres de la loi de comportement viscoélastique linéaire
consiste à déterminer par la méthode des moindres carrés non linéaires les
inconnues ηi et Ei de l’équation de la complaisance viscoélastique (Page 30)
avec i=1 ou 2 selon le modèle rhéologique considéré.
Posons :
( ( ))
2
1 −E i
φ ( t , E i ,ηi ) =∑ 1−exp t (2.4.26) avec
i=1 Ei ηi
t ≥ 00
A l’aide de la méthode des moindres carrés non linéaires, l’ajustement des
points expérimentaux yj par la fonction φ se fera en minimisant l’écart
quadratique ou la distance ϕj entre yj et φ(t, Ei , ηi ¿, soit :
n
ϕ j=∑ ( y j−φ (t , Ei , ηi) )
2
(2.4.27)
j=1
Dans le cadre de cette recherche, la fonction φ se présente comme suit selon les
modèles rhéologiques retenus.
Pour le modèle rhéologique de Kelvin-Voigt, l’équation (2.4.26) devient :
φ ( t , E i ,ηi ) =φ1 ( t , E1 , η1 )=
1
E1 (
1−exp (
−E1
η1
t)
) (2.4.28)
Par contre, elle devient (2.29) lorsqu’il s’agit du modèle rhéologique de Kelvin-
Voigt généralisé à l’ordre 2
φ ( t , E i ,ηi ) =φ1 ( t , E1 , η1 ) +φ 2 ( t , E 2 , η2 ) (2.4.29)
φ (t , Ei , ηi)=
1
E1 (
1−exp (
−E1
η1
t) +
1
E2 ) (
1−exp (
−E2
η2
)t
) (2.4.30) Les
formules itératives sont établies avec l’expression générale suivante qui intègre
linéairement les paramètres α et β respectivement dans les fonctions φ1 et φ2:
φ ( t , E i ,ηi ) =φ1 ( α ,t , E 1 , η1 ) + φ2 ( β , t , E2 , η2 ) (2.4.31)
où ( α , β ) ∈ {( 0 ,1 ) , ( 1, 0 ) , ( 1 ,1 ) }
Par suite, l’équation (2.4.27) devient :
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n
ϕ j=∑ ( yi −φ1 ( α ,t , E 1 , η1 )−φ2 ( β , t , E2 , η2 ) )
2
(2.4.32)
j=1
La minimisation de ϕj consiste à annuler sa dérivée première par rapport aux
inconnues Ei et ηi. Soit
{
∂ϕj
=0
∂ E1
∂ϕj
=0
∂ η1
(2.4.33)
∂ϕj
=0
∂ E2
∂ϕj
=0
∂ η2
Après transformation, (2.4.33) devient :
{
n
∂ φ1 n ∂ φ1 n ∂φ
∑ y i ∂ E −∑ φ 1 ∂ E −∑ φ2 ∂ E1 =0
i=1 1 i=1 1 i=1 1
n n n
∂φ ∂φ ∂φ
∑ yi ∂ η 1 −∑ φ 1 ∂ η 1 −∑ φ 2 ∂ η 1 =0
i=1 i=1 i=1
n
1 1 1
(2.4.34)
∂ φ2 n ∂ φ2 n ∂ φ2
∑ y i ∂ E −∑ φ 1 ∂ E −∑ φ2 ∂ E =0
i=1 2 i=1 2 i=1 2
n n n
∂φ ∂φ ∂φ
∑ y i ∂ η 2 −∑ φ 1 ∂ η 2 −∑ φ 2 ∂ η 2 =0
i=1 2 i=1 2 i=1 2
Linéarisons les fonctions φ 1 et φ2
φ 1 ( α ,t , E1 ,η1 ) =φ1 ( α , t , E01 , η01 ) +φ '1 E ( α ,t , E 01 ,η 01 )( E1−E 01 ) + φ'1 η ( α , t , E01 , η01 )( η 1−η01 )
1 1
φ 2 ( β , t , E2 ,η 2) =φ 2 ( β , t , E02 , η02 ) + φ'2 E ( β , t , E02 , η02 )( E 2−E02 ) + φ'2 η ( β , t , E02 , η02 )( η2−η 02)
2 2
Après linéarisation des fonctions φ 1 et φ2 ,la résolution du système d’équations
donne les valeurs suivantes :
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{
det (E1 )
0
E1−E1 =
det (M )
0 det (η 1)
η1 −η1=
det (M )
(2.4.35)
0 det (E2 )
E2−E2 =
det (M )
0 det (η 2)
η2 −η2=
det (M )
Avec
det(Ei) : déterminant relatif à Ei (i prend respectivement les valeurs 1 et 2)
det(ηi) : déterminant relatif à ηi (i prend respectivement les valeurs 1 et 2)
det(M) : déterminant du système
En somme, à partir du système d’équations (2.4.35), les formules itératives ci-
après sont établies. Il s’agit de :
{
k+ 1 det ( E1 )
k
E1 =E1 +
det( M )
k+1 k det ( η1)
η1 =η 1+
det( M )
(2.4.36)
k+ 1 k det ( E2 )
E2 =E2 +
det( M )
k+1 k det ( η2)
η2 =η 2+
det( M )
A l’aide de (2.4.36) et à partir de tableurs Excel, les valeurs optimales des
paramètres Ei et ηi ont été déterminées. D’après Montgomery et Runger (2003),
le critère d’arrêt des itérations est fixé comme suit quel que soit le paramètre:
k +1 k
a −a −6
k
<10 (2.4.37)
a
Dès l’identification de tous les paramètres, les modèles numériques ainsi
développés seront validés. La validation de chaque modèle numérique se fera à
l’aide d’outils statistiques suivant les étapes énoncées ci-après.
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
2.2.6- Validation du modèle
2.2.6.1- Signification du modèle
L’analyse de la signification du modèle sera réalisée grâce au test de Fisher
développé en Annexe 1 au risque de 1%.
2.2.6.2- Adéquation du modèle
La mesure de l’adéquation d’un modèle repose essentiellement sur le calcul du
coefficient de détermination (R2) et l’analyse des résidus.
Evaluation du coefficient de détermination R2
D’après Kvalseth (1985), la formule appropriée pour évaluer le coefficient de
détermination pour une régression non linéaire est de la forme
2 SS E
R =1− (2.4.38)
SS R
n n
avec SS R=∑ ( y i− y ) et SS E=∑ ( y i−^y i )
2 2
i=1 i=1
^y i: valeur prédite par le modèle
Analyse des résidus
Elle constitue une partie primordiale de l’étude de l’adéquation de tout modèle.
L’examen des résidus sera conduit en deux étapes distinctes : la validité du
modèle et sa qualité. L’étude de la validité regroupe essentiellement le test
statistique relatif à la normalité des résidus. Quant à l’examen de la qualité du
modèle, il sera consacré à la recherche de valeurs atypiques et influentes.
o La normalité des erreurs sera étudiée en déterminant le pourcentage de
résidus standartisés appartenant à l’intervalle [-2, +2]. D’après
Montgomery et Runger (2003), lorsque 95% des résidus standartisés
se trouvent dans cet intervalle alors les erreurs sont normalement
distribuées. Les résidus standartisés di sont définis par :
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ε^ i
d i=
√ σ^ 2
(2.4.39)
Avec
ε^ i le résidu estimé,
σ^ l’estimateur de σ dans le modèle établi.
Les différents paramètres ci-dessus énumérés sont exprimés comme
suit :
ε^ i= y i−^y i (2.4.40)
n−1
∑ ( y i−^y i )2 (2.4.41)
σ^ 2= i =1
n− p
o La recherche d’observations atypiques ou aberrantes se basera sur des
mesures statistiques. Ainsi, une donnée est aberrante si et seulement
si la valeur associée à |t i| est supérieure au seuil donnée par la loi de
¿
Student, soit t n− p−1 (1−α / 2) avec α désignant le degré de risque choisi. Par
contre, les points atypiques sont les points leviers c’est-à-dire les
points dont les valeurs hii sont supérieures à 0.5 d’après Huber (1981)
(Cornillon et Matzner-L∅ber, 2007).
¿
Les résidus studentisés par validation croisée t i sont déterminés ci-
après :
¿ ε^ i
ti=
σ^ (i) √1−hii
(2.4.42)
Où
ε^ i le résidu estimé,
σ^ (i), l’estimateur de σ dans le modèle établi privé de l’observation i, et
hii le i-ème élément de la diagonale de la « hat matrix » H.
H est exprimée comme suit :
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
−1
H= X ( X X ) X
t t
(2.4.43)
On désigne :
yi et ^y i respectivement par les observations et les prédictions,
n et p respectivement par le nombre d’observations et celui des
paramètres,
X et Xt respectivement la matrice des dérivées partielles du modèle et
sa transposée. L’expression générale de X en notation indicielle est :
X=
[( ∂ φ ( t i , θ^ )
∂θj )]
ij
(2.4.44)
avec i=1 à n et j=1à p puis 𝜑 la fonction définie par l’équation 2.4.26.
Ainsi, hii peut être calculé à l’aide de l’expression suivante :
−1
hii =x i ( X X ) x i
t t
(2.4.45)
x i et x ti représentent le vecteur de la i-ème ligne de la matrice X et sa
transposée.
De même,σ^ (i), l’estimateur de σ dans le modèle établi privé de
l’observation i, peut être évalué à l’aide de la formule ci-après :
σ^ (i)= σ^
√
n−p−t 2i
n− p−1
(2.4.46)
o La recherche d’observations influentes sera basée sur la
détermination de l’écart de Welsh-Kuh (Wki) (Cornillon et Matzner-
L∅ber, 2007). L’expression générale de cet écart :
W ki=|t ¿i|
√ h ii
1−hii
(2.4.47)
2 √ p+1
Cet écart est comparé au seuil critique . Une donnée est dite
√n
influente lorsque son Wki est supérieur au seuil critique.
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2.2.6.3- Test de signification individuel des paramètres et détermination de
leur intervalle de confiance respectif
A l’aide de la loi de Student, la signification de chacun des paramètres estimés
du modèle sera prouvée. Il s’agira de calculer la statistique t0 et de la comparer
au seuil critique tα/2,(n-p) tirée de la table de t-Distribution. L’hypothèse de nullité
d’un paramètre (H0 : β j =0) sera rejetée au détriment de l’hypothèse H1 : β j ≠ 0
lorsque t0 est supérieure à tα/2,(n-p). t0 est calculée comme suit :
^β β^
j
t 0= = 2j
se ( ^β j ) √ σ^ C jj
(2.4.48)
où Cjj est l’élément de la diagonale de la matrice (XXt)-1 et j=1 à p.
A 100(1-α)%, l’intervalle de confiance associé à chaque paramètre β j est donné
par la formule suivante :
^β j −t ( ) √ σ^ 2 C jj ≤ β j ≤ ^β j +t ( ) √ σ^ 2 C jj (2.4.49)
α /2 , n− p α / 2 , n−p
2.2.6.4- Domaines de confiance des valeurs prédites et de prédiction de
nouvelles observations
L’intervalle de confiance associé à chaque valeur prédite est donné par
l’expression suivante :
√ −1
√
^y 0−t α /2 , ( n− p) σ^ 2 ( x t0 ( X t X ) x 0 ) ≤ y 0 ≤ ^y 0+ t α /2 , ( n− p) σ^ 2 ( x t0 ( X t X ) x 0 )
−1
(2.4.50)
Une future observation quelconque y0 peut être prédite à l’aide de l’équation
suivante :
^y 0−∆ y ≤ y 0 ≤ ^y 0+ ∆ y (2.4.51)
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
√
avec ∆ y =t α /2 , (n− p ) σ^ 2 (1+ x t0 ( X t X ) x 0)
−1
x0 est obtenu pour une durée supérieure à la période d’essai.
Chacune des séries de valeurs obtenues à partir des équations 2.4.50 et
2.4.51 sera utilisée pour tracer les courbes enveloppes délimitant lesdits
domaines. Pour conduire les opérations de modélisation, les différentes mesures
effectuées ont été partitionnées en deux lots, un lot de cinq (5) séries de trente
(30) mesures d’une part et un lot de quatre (4) séries de trente (30) mesures
d’autre part. Le lot de cinq (5) est utilisé pour la modélisation alors que celui de
quatre (4) est employé pour valider le modèle.
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET
DISCUSSIONS
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS
Dans ce chapitre, nous allons présenter dans un premier temps les
informations recueillies à travers les différents essais réalisés ; ensuite ces
données seront traitées conformément à la méthodologie établie dans les textes
précédents et enfin les résultats seront interprétés. Il s’agit des essais de
compression axiale, de flexion quatre points et les essais de fluage par flexion
deux points faisant précisément l’objet principal de cette rédaction.
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
3.1- Essais de compression axiale et de flexion 4 points
Le tableau 3 ci-après donne les résistances mécaniques à la rupture des espèces
étudiées. Il s’agit de la résistance obtenue à la rupture sur des éprouvettes
séchées à 12% en compression axiale et en flexion 4 points.
Tableau 3.1 : Résultats expérimentaux des essais de compression axiale et
flexion
Essais Compression axiale Flexion 4 points
Echantillons Charges de rupture Contrainte de Charges de Contrainte de rupture
N° (kN) rupture(Mpa) rupture (Mpa)
(kN)
1 20,20 50,500 3,89 175,05
2 32,07 80,175 1,49 67,05
3 33,52 83,800 1,50 67,5
4 21,18 52,950 2,93 131,85
5 27,85 69,625 2,11 94,95
6 29,72 74,300 2,58 116,1
7 25,42 63,550 2,69 121,05
8 24,92 62,300 2,21 99,45
9 22,23 55,575 2,01 90,45
10 25,43 63,575 3,38 152,1
11 32,66 81,650 2,00 90
12 28,49 71,225 1,98 89,1
Moyennes 26,974±4,31 67,44±10,77 2,398±0,70 107,888±31,351
Cependant, le tableau qui suit contient en plus des valeurs obtenues à
travers les essais, les valeurs de référence des contraintes mécaniques du
borassus selon le mode de sollicitation.
Tableau 3.2 : Contraintes mécaniques des échantillons.
Compression axiale Flexion 4 points
(MPa) (MPa)
Valeur de Valeur de
Valeur mesurée Valeur mesurée
référence* référence*
Moyenn Écart- Écart- Moyenn Écart- Écart-
Moyenne Moyenne
e type type e type type
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
67,44 10,77 82,17 27,29 107,888 31,351 186,34 19,85
*
Valeurs tirées du tableau récapitulatif des caractéristiques déterminées pour le bois de
rônier par le professeur GBAGUIDI Victor et al (2010).
Après analyse des différents résultats du tableau précédent, nous
remarquons que les résistances mesurées à la rupture sont inférieures aux
valeurs de référence. Les raisons qui pourraient être à la base de cette différence
sont exposées un peu plus haut dans le document.
3.2- Essai de fluage
Les essais de fluage réalisés à partir de neuf (9) éprouvettes de Borassus
nous ont permis d’obtenir les différentes valeurs de flèches regroupées dans le
tableau suivant :
Tableau 3.3 : Valeurs de flèches (en mm)
N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Dates et
heures 24/04/2019 25/04/2019 26/04/2019 11/05/2019 13/05/2019 14/05/2019 16/05/2019 17/05/2019 18/05/2019
07h-00 9,700 7,165 8,010 5,120 10,500 7,500 9,900 6,550 5,620
07h-30 9,920 7,262 8,484 5,316 10,938 7,788 10,318 6,794 5,858
08h-00 9,949 7,342 8,568 5,340 11,008 7,862 10,372 6,862 5,898
08h-30 9,965 7,353 8,608 5,352 11,050 7,912 10,408 6,905 5,915
09h-00 9,979 7,363 8,624 5,360 11,078 7,950 10,430 6,946 5,940
09h-30 9,979 7,366 8,642 5,370 11,100 7,986 10,446 6,965 5,946
10h-00 9,980 7,372 8,658 5,376 11,112 8,020 10,466 6,994 5,958
10h-30 9,980 7,372 8,668 5,384 11,128 8,038 10,472 7,015 5,968
11h-00 9,989 7,375 8,682 5,384 11,146 8,066 10,498 7,042 5,974
11h-30 9,989 7,378 8,696 5,390 11,158 8,088 10,498 7,068 5,986
12h-00 9,990 7,379 8,704 5,398 11,168 8,112 10,538 7,075 5,986
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
12h-30 9,995 7,379 8,714 5,400 11,186 8,124 10,538 7,088 5,992
13h-00 9,998 7,388 8,725 5,405 11,186 8,144 10,542 7,100 5,994
13h-30 10,000 7,388 8,732 5,406 11,198 8,160 10,554 7,114 6,002
14h-00 10,000 7,394 8,748 5,406 11,208 8,170 10,554 7,125 6,008
14h-30 10,001 7,394 8,748 5,412 11,212 8,184 10,568 7,138 6,020
15h-00 10,003 7,396 8,752 5,412 11,218 8,202 10,588 7,155 6,022
15h-30 10,012 7,400 8,758 5,420 11,222 8,210 10,588 7,162 6,028
16h-00 10,012 7,400 8,760 5,424 11,230 8,222 10,588 7,166 6,040
16h-30 10,012 7,400 8,778 5,424 11,230 8,238 10,604 7,172 6,042
17h-00 10,019 7,400 8,780 5,430 11,238 8,248 10,604 7,188 6,048
17h-30 10,019 7,400 8,780 5,432 11,238 8,260 10,604 7,188 6,052
18h-00 10,019 7,405 8,782 5,432 11,238 8,268 10,612 7,188 6,064
18h-30 10,019 7,405 8,794 5,432 11,246 8,270 10,612 7,206 6,068
19h-00 10,022 7,405 8,794 5,438 11,256 8,288 10,620 7,215 6,068
19h-30 10,029 7,407 8,794 5,438 11,258 8,288 10,628 7,224 6,078
20h-00 10,029 7,410 8,794 5,438 11,264 8,296 10,628 7,234 6,082
20h-30 10,030 7,412 8,795 5,440 11,264 8,296 10,628 7,234 6,084
21h-00 10,030 7,412 8,797 5,440 11,268 8,306 10,628 7,246 6,084
21h-30 10,032 7,415 8,803 5,440 11,268 8,312 10,628 7,260 6,098
22h-00 10,038 7,415 8,815 5,440 11,274 8,318 10,628 7,260 6,098
Flèches
relevées 10,043 7,420 8,842 5,452 11,308 8,394 10,628 7,328 6,130
le jour
suivant
à 6h00
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Le tableau ci-dessus présente également les valeurs des flèches prélevées 8h de
temps après la dernière lecture (c’est-à-dire le jour suivant à 6h) dans l’idée
d’analyser les effets de la durée de chargement sur les paramètres
viscoélastiques du Borassus à déterminer.
La représentation graphique des différentes flèches relevées en fonction du
temps est matérialisée à travers la courbe ci-dessous :
8.80
8.70
8.60
8.50
8.40
Flèche (mm)
8.30
Observations
8.20 moyennes
8.10
8.00
7.90
7.80
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Temps (mn)
Figure 16 : Evolution des flèches en fonction du temps
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
A l’aide de la relation (2.4.24) établie plus haut, la conversion des flèches
a abouti aux valeurs de déformations longitudinales dont les valeurs sont
contenues dans le tableau suivant :
Tableau 3.4 : Déformations longitudinales (10-3)
N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Dates
et 24/04/2019 25/04/2019 26/04/2019 11/05/2019 13/05/2019 14/05/2019 16/05/2019 17/05/2019 18/05/2019
heures
07h-00 4,173 3,088 2,209 2,209 4,514 3,232 4,259 2,824 2,425
07h-30 4,267 3,130 2,294 2,294 4,701 3,356 4,437 2,929 2,527
08h-00 4,279 3,164 2,304 2,304 4,730 3,387 4,460 2,958 2,544
08h-30 4,286 3,169 2,309 2,309 4,748 3,409 4,475 2,977 2,552
09h-00 4,292 3,173 2,313 2,313 4,760 3,425 4,484 2,994 2,562
09h-30 4,292 3,175 2,317 2,317 4,769 3,440 4,491 3,003 2,565
10h-00 4,293 3,177 2,320 2,320 4,775 3,455 4,500 3,015 2,570
10h-30 4,293 3,177 2,323 2,323 4,781 3,463 4,502 3,024 2,574
11h-00 4,297 3,179 2,323 2,323 4,789 3,475 4,513 3,036 2,577
11h-30 4,297 3,180 2,326 2,326 4,794 3,484 4,513 3,047 2,582
12h-00 4,297 3,180 2,329 2,329 4,798 3,494 4,530 3,050 2,582
12h-30 4,299 3,180 2,330 2,330 4,806 3,500 4,530 3,055 2,585
13h-00 4,300 3,184 2,332 2,332 4,806 3,508 4,532 3,061 2,585
13h-30 4,301 3,184 2,333 2,333 4,811 3,515 4,537 3,067 2,589
14h-00 4,301 3,187 2,333 2,333 4,815 3,519 4,537 3,071 2,592
14h-30 4,302 3,187 2,335 2,335 4,817 3,525 4,543 3,077 2,597
15h-00 4,303 3,188 2,335 2,335 4,820 3,533 4,552 3,084 2,598
15h-30 4,306 3,189 2,339 2,339 4,821 3,536 4,552 3,087 2,600
16h-00 4,306 3,189 2,340 2,340 4,825 3,542 4,552 3,089 2,605
16h-30 4,306 3,189 2,340 2,340 4,825 3,548 4,559 3,091 2,606
17h-00 4,309 3,189 2,343 2,343 4,828 3,553 4,559 3,098 2,609
17h-30 4,309 3,189 2,344 2,344 4,828 3,558 4,559 3,098 2,610
18h-00 4,309 3,191 2,344 2,344 4,828 3,561 4,562 3,098 2,616
18h-30 4,309 3,191 2,344 2,344 4,832 3,562 4,562 3,106 2,617
19h-00 4,311 3,191 2,346 2,346 4,836 3,570 4,565 3,110 2,617
19h-30 4,314 3,192 2,346 2,346 4,837 3,570 4,569 3,114 2,622
20h-00 4,314 3,194 2,346 2,346 4,839 3,573 4,569 3,118 2,623
20h-30 4,314 3,194 2,347 2,347 4,839 3,573 4,569 3,118 2,624
21h-00 4,314 3,194 2,347 2,347 4,841 3,578 4,569 3,123 2,624
21h-30 4,315 3,196 2,347 2,347 4,841 3,580 4,569 3,129 2,630
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
22h-00 4,173 3,088 2,209 2,209 4,514 3,232 4,259 2,824 2,425
Les données du tableau précédent seront partitionnées en deux lots
comme convenu plus précisément en un premier lot constitué des données des
cinq premières colonnes qui serviront à la modélisation tandis que les quatre
autres seront utilisées afin de valider le modèle.
La figure suivante est constituée de deux courbes représentées toutes les
deux dans un même plan et dont l’une traduit les déformations expérimentales
calculées à partir des flèches relevées (observations) ; cependant, l’autre courbe
représente
également
1.80
Déformations longitudinales (10-4)
1.60 l’évolution
1.40
des
1.20
1.00
0.80 Observations moyennes
0.60 Modèle
0.40
0.20
0.00
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Temps (mn)
déformations en fonction du temps mais il s’agit dans ce cas de la projection
selon le modèle rhéologique de Kelvin-Voigt.
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Figure 17 : Courbes représentatives des déformations en fonction du temps
1.82
Complaisance viscoélastique (10-4 Mpa-1)
1.80
1.78
1.76
1.74
Observations
1.72 moyennes
1.70
1.68
1.66
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Temps (heure)
Ainsi, après analyse de ces courbes, nous pouvons remarquer que l’ajustement
des données n’est pas aussi rigoureux alors, nous envisagerons ultérieurement
faire usage du modèle de Kelvin Voigt généralisé à l’ordre 2 et comparer les
résultats afin de voir s’il y’a amélioration.
Le fluage ou encore la complaisance viscoélastique du borassus obtenue
est représentée comme suit :
Figure 18 : Courbe de complaisance viscoélastique
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
En ce qui concerne le traitement des données recueillies à travers les
essais de fluage, il se fera suivant la partition précédemment signalée. Le tableau
ci-dessous présente les différentes valeurs des indicateurs clés du matériau
étudié suivant la partition effectuée (modélisation et validation).
Au-delà de la déformation instantanée et de la déformation finale obtenue au
bout de 15 heures de sollicitation mécanique, on note comme indicateur clé :
le coefficient de fluage K, égal au rapport de la déformation après un
temps t (final) et la déformation initiale au moment de la mise en charge ;
le fluage propre, représentant la différence entre la déformation finale et
la déformation instantanée ;
le fluage relatif, égal au fluage propre divisé par la déformation
instantanée ; puis
le module d’élasticité instantané, déterminé à partir de la relation de
Hooke.
Tableau 3.5 : Résultats bruts obtenus par classe d’éprouvettes (modélisation et
validation).
Données
N° Indicateurs Modélisation Validation
1 Teneur en eau (%) 12 12
2 Déformation instantanée ε0 (%) 0,324 0,319
3 Déformation finale εf (%) 0,341 0,348
4 Coefficient de fluage K 1,05 1,09
5 Fluage propre (%) 0,017 0,029
6 Fluage relatif 0,052 0,091
7 Taux de sollicitation (%) 20 20
8 Module d’élasticité instantané 5835 5935
E0 (MPa)
Il est important de notifier cependant que les informations recueillies à
travers l’essai de fluage sur les différentes éprouvettes de borassus varient d’une
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
éprouvette à une autre, ce qui met en évidence la variabilité intra spécifique le
plus souvent remarquable au niveau des propriétés mécaniques du matériau bois.
3.3- Développement et validation des modèles numériques
A partir de l’équation établie plus haut, les valeurs optimales de chacun
des paramètres ont été déterminées selon le modèle rhéologique considéré. Ces
valeurs sont obtenues après plusieurs itérations effectuées suivant la méthode
des moindres carrés non linéaires.
Le tableau suivant récapitule en fonction du modèle rhéologique, les
différentes valeurs optimales des paramètres déterminées.
Tableau 3.6 : Valeurs optimales des paramètres viscoélastiques du Borassus
Modèle rhéologique Valeurs optimales
E (Mpa) η (Gpa.s)
Kelvin-Voigt 120000 341640
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
La complaisance du comportement viscoélastique linéaire du Borassus est
représentée à travers la figure ci-dessous. Elle présente les courbes
expérimentale et simulée projetées dans le même plan.
Figure 19 : Courbes de complaisance viscoélastique
1.80
Après analyse
Complaisances viscoélstiques (10-4)
1.60
de ces 1.40 courbes,
1.20
il est
1.00
0.80 Observations moyennes
0.60 Modèle
0.40
0.20
0.00
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Temps (mn)
envisageable pour un meilleur ajustement de passer au modèle de Kelvin Voigt
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
généralisé car d’après HOUANOU (2014) l’augmentation du nombre
d’éléments de Kelvin Voigt permet d’aboutir à une bonne régression. Ainsi, à
l’aide d’une série de tests statistiques, la capacité prédictive sera prouvée. En
d’autres mots, il revient à démontrer quantitativement la capacité à émettre des
estimations raisonnables de la variable expliquée pour de nouvelles valeurs des
facteurs explicatifs comme suit.
Test de signification de chaque modèle
Selon le modèle rhéologique considéré, le tableau 9 ci-après présente les
statistiques de Fisher calculées (Fcal) et lues (Flu) au risque de 1%.
Tableau 3.7 : Statistiques de Fisher relatives au test de signification de
modèle.
Modèle Résultats
rhéologique Fcal Flu
Kelvin-Voigt 125,09 7,636
Les statistiques montrent que Fcal est supérieure à Flu (Montgomery et Runger,
2003). Donc, le modèle numérique développé ajuste bien les données
expérimentales.
Test d’adéquation du modèle
o Calcul du coefficient de détermination
Le tableau 10 présente le coefficient de détermination calculé (cf. équation
2.4.41) selon le modèle rhéologique numérisé.
Tableau 3.8 : Valeur du coefficient de détermination
Modèle rhéologique Coefficient de détermination
Kelvin-Voigt 81,29%
D’après les études bibliographiques effectuées au cours du déroulement
de ce travail, il ressort dans les travaux de HOUANOU (2014) que
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
l’augmentation du nombre d’éléments de Kelvin Voigt dans le modèle
rhéologique engendrerait une amélioration de la capacité explicative du modèle
numérique ; ce qui confirme d’ailleurs les résultats antérieurs démontrés par
Foudjet (1986). Pour cela, dans le souci d’améliorer le coefficient de
détermination obtenu, il est envisageable également d’utiliser le modèle
généralisé de Kelvin Voigt pour les travaux qui vont succéder.
o Analyse des résidus
Normalité des résidus
D’après le tableau 11 de la page suivante, nous constatons que 100% des résidus
standardisés sont des éléments de [-2, +2]. Ainsi, nous pouvons admettre que les
résidus estimés (erreurs) sont normalement distribués puisqu’au moins 95% des
résidus standardisés se trouvent dans le domaine [-2,+2] (Montgomery et
Runger, 2003).
Tableau 3.9 : Statistiques relatives à l’analyse des résidus.
N° yi(.10-4) Yi(.10-4) ei (.10-5) ei²(.10-9) di
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
1 0 0 0 0 0
2 -0,929
1,272 1,0199 -2,521 0,63529
3 0,416
1,525 1,6376 1,129 0,12739
4 1,219
1,681 2,0117 3,307 1,09330
5 1,556
1,816 2,2382 4,222 1,78272
6 1,758
1,898 2,3755 4,770 2,27545
7 1,690
2,000 2,4586 4,584 2,10134
8 1,658
2,059 2,5089 4,498 2,02312
9 1,427
2,152 2,5394 3,872 1,49922
10 1,258
2,217 2,5579 3,413 1,16491
11 1,020
2,292 2,5690 2,767 0,76569
12 0,922
2,326 2,5758 2,502 0,62619
13 0,788
2,366 2,5799 2,136 0,45645
14 0,600
2,420 2,5826 1,628 0,26504
15 0,498
2,449 2,5839 1,352 0,18269
16 0,292
2,505 2,5848 0,793 0,06295
17 0,028
2,578 2,5854 0,077 0,00059
18 -0,012
2,589 2,5857 -0,032 0,00010
19 -0,122
2,619 2,5859 -0,331 0,01093
20 -0,279
2,662 2,5860 -0,757 0,05727
21 -0,405
2,696 2,5861 -1,099 0,12082
22 -0,468
2,713 2,5861 -1,270 0,16133
23 -0,579
2,743 2,5862 -1,570 0,24637
24 -0,673
2,769 2,5862 -1,827 0,33377
25 -0,811
2,806 2,5862 -2,201 0,48450
26 -0,918
2,835 2,5862 -2,490 0,62011
27 -1,005
2,859 2,5862 -2,726 0,74313
28 -1,013
2,861 2,5862 -2,748 0,75488
29 -1,100
2,885 2,5862 -2,983 0,88996
30 -1,234
2,921 2,5862 -3,348 1,12094
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
Test individuel sur les paramètres estimés et construction de leur
intervalle de confiance respectif
Ici, nous testons les paramètres déterminés (Ei et ηi) pour l’espèce étudiée à
l’aide de la loi t-Distribution en considérant un risque de 1% pour les différents
modèles numériques mis au point. De même, chaque paramètre testé sera
ensuite encadré au même risque et grâce à la même loi. Les statistiques relatives
à ces tests sont présentées dans le tableau 12 ci-après.
Des résultats de ce tableau, nous constatons que les statistiques t0,j calculées sont
supérieures à 2.763, valeur critique tα/2,(n-p) tirée de la table de t-Distribution
(Montgomery et Runger, 2003), suivant le modèle numérique issu du modèle
rhéologique comportant un (1) élément de Kelvin-Voigt. Au total, nous pouvons
conclure que tous les paramètres déterminés sont significatifs.
Tableau 3.10 : Indicateurs statistiques relatifs au test sur les paramètres.
Indicateurs
Valeurs
Notation Expression et signification
calculées
n
SSE ∑ ( y i−^y i )2: Somme des carrés des erreurs 2.061E-08
i=1
SS E
σ^
2
: Estimateur non biaisé de la variance des erreurs 7.359E-11
n−2
^β Estimateur de E 12E+04
1
^β Estimateur de η 5.694E+06
2
n=30 ; E en MPa et η en MPa.mn
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
CONCLUSION GENERALE
Il est à retenir à travers ce document que le bois de Borassus en dépit de
son épaisseur limitée a autant de valeur commerciale que d’autres types de bois.
A travers ces études et d’après les résultats des recherches précédentes des
différents chercheurs concernant ce matériau végétal, nous pouvons admettre
son utilisation en structure et notamment comme armature de béton pour des
ouvrages de petite envergure car la variabilité de ses caractéristiques mécaniques
ainsi que le problème d’adhérence avec le béton restent à maitriser.
Ce travail basé sur la détermination des paramètres viscoélastiques du
Borassus Aethiopum Mart est un premier pas vers la recherche du
comportement à long terme du matériau sous une contrainte constante. C’est une
étude très importante car elle nous a permis d’avoir une idée sur les valeurs
théoriques des différents paramètres viscoélastiques du Borassus à travers
l’adéquation au modèle rhéologique de Kelvin Voigt. Ces paramètres pourront
servir à prédire les déformations dans le temps d’un élément de structure en bois
de Borassus.
Notons également qu’à travers cette étude nous avons connu l’importance
et la délicatesse d’un travail de recherche car les résultats issus de ces travaux
pourront servir à la réalisation de beaucoup d’autres études concernant le
Borassus. Ainsi, ce stage effectué au sein du Laboratoire de Matériaux et
Structures (LAMS) bien qu’il soit d’une très courte durée, a été très bénéfique
pour nous car il nous a permis de connaitre une procédure de modélisation
numérique du comportement viscoélastique linéaire du matériau bois.
Cependant, il est également nécessaire de préciser que ce travail de
recherches effectué n’est que le début de toute une liste d’autres études
complémentaires qui seront nécessairement réalisées. Il serait judicieux de
poursuivre ces travaux à travers la recherche des valeurs aberrantes et influentes
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
et aussi analyser les effets de la durée de chargement sur les paramètres
viscoélastiques du Borassus.
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Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
TABLE DES MATIERES
DEDICACES........................................................................................................V
REMERCIEMENTS...........................................................................................VI
Liste des figures....................................................................................................X
Liste des tableaux................................................................................................XI
RESUME...........................................................................................................XII
ABSTRACT.....................................................................................................XIII
SOMMAIRE....................................................................................................XIV
INTRODUCTION GENERALE...........................................................................1
CHAPITRE1 : REVUE DE LA LITTERATURE................................................4
1.1/ LE BORASSUS AETHIOPUM MART...................................................4
1.1.1- Description générale du Borassus......................................................4
1.1.1.1- Taxonomie......................................................................................4
1.1.1.2- Caractéristiques morphologiques.................................................5
1.1.1.2.1- Les racines................................................................................5
1.1.1.2.2- Le stipe.....................................................................................5
1.1.1.2.3- Les feuilles...............................................................................6
1.1.1.2.4- Le limbe....................................................................................7
1.1.1.2.5- Les pétioles...............................................................................7
1.1.1.2.6- Les inflorescences et leurs fleurs..............................................7
1.1.1.2.7- Le fruit......................................................................................8
1.1.2- Ecologie du borassus..........................................................................9
1.1.3- Les grandes régions de culture en Afrique.........................................9
1.1.4- Importance et utilité du borassus......................................................11
Rédigé par OUAYO Dieu-Béni
MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
1.1.4.1- Qualité du bois.............................................................................11
1.1.4.2- Les formes d’utilisation des éléments de l’espèce........................12
1.1.5- L’exploitation du bois.......................................................................14
1.1.5.1- L’abattage.....................................................................................14
1.1.5.2- Le tronçonnage.............................................................................14
1.1.5.3- Le fendage du stipe.......................................................................15
1.1.5.4- La production des lattes................................................................15
1.1.6- Propriétés physiques et mécaniques du borassus.............................16
1.1.7- Utilisation du Borassus comme armature végétale dans le Béton. . .18
1.2 / LA VISCOELASTICITE DU BOIS........................................................20
1.2.1- Les principaux essais d’identification du comportement
viscoélastique d’un matériau.........................................................................20
1.2.1.1- Essai de fluage............................................................................20
1.2.1.2- Essai de relaxation.....................................................................21
1.2.1.3- Essai de recouvrance.................................................................22
1.2.1.4- Essai d’effacement.......................................................................23
1.2.2- Linéarité.............................................................................................23
1.2.2.1- Principe de linéarité....................................................................23
1.2.2.2- Principe de superposition..........................................................24
1.2.2.3- Domaine de linéarité.................................................................24
1.2.2.4- La courbe de fluage....................................................................26
1.2.2.5- Modélisation rhéologique du comportement viscoélastique
linéaire........................................................................................................27
CHAPITRE2 : MATERIEL ET METHODES...................................................32
2.1- Matériel...................................................................................................32
2.1.1- Dispositif expérimental.......................................................................32
2.1.1.1- Matériel d’essais de compression et de flexion 4 points..............32
2.1.1.2- Matériel d’essai de fluage............................................................33
2.1.2- Matériel végétal................................................................................34
2.1.2.1- Matériel expérimental, provenance et mode de prélèvement.......34
2.1.2.2- Forme et conditionnement des éprouvettes..................................35
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
2.2- Méthodes.................................................................................................37
2.2.1- Méthode d’essai de compression axiale.............................................37
2.2.2- Méthode d’essai de flexion 4 points................................................37
2.2.3- Méthode d’essai de fluage en flexion 2 points................................38
2.2.4- Conversion des flèches en déformations longitudinales..................40
2.2.5- Approche numérique d’identification des paramètres.....................43
2.2.6- Validation du modèle.......................................................................46
2.2.6.1- Signification du modèle.............................................................46
2.2.6.2- Adéquation du modèle...............................................................46
2.2.6.3- Test de signification individuel des paramètres et détermination de
leur intervalle de confiance respectif.........................................................49
2.2.6.4- Domaines de confiance des valeurs prédites et de prédiction de
nouvelles observations...............................................................................50
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS............................................52
3.1- Essais de compression axiale et de flexion 4 points...............................52
3.2- Essai de fluage........................................................................................54
3.3- Développement et validation des modèles numériques.........................60
CONCLUSION GENERALE..........................................................................65
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.........................................................66
ANNEXES............................................................................................................1
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MODELISATION NUMERIQUE DU COMPORTEMENT VISCOELASTIQUE LINEAIRE DU RONIER
ANNEXES
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Annexe 1: Test de signification du modèle
Le test de Fisher permet de mettre en évidence la qualité de chaque modèle
comme suit :
Formulation des hypothèses :
H0 : Le modèle ajuste correctement les données
H1 : Le modèle n’ajuste pas correctement les données
Principe du test
i. Calculer la statistique F de Fisher, notée Fcal
n− p SS R
F cal= ∙
p SS E
n n
avec SS R=∑ ( y i− y ) , SS E =∑ ( y i− ^y i ) , puis
2 2
i=1 i=1
n : taille de l’échantillon
p : nombre de paramètres
y i: valeur expérimentale
y : moyenne arithmétique
^y i: valeur prédite
ii. Lire la statistique F de Fisher, notée Flue, des tables de F-Distribution
F lue=F ( p , n− p , 1−α )
où α représente le risque, ici nous prendrons α=1%
iii. Décider
a) Accepter l’hypothèse H0 lorsque Fcal >Flue
b) Sinon accepter H1.
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Annexe 2: Test de signification de la différence entre deux modèles
Le test de Fisher permet de mettre en évidence la signification de la différence
entre les prédictions des deux modèles comme suit :
Formulation des hypothèses :
H0 : La différence entre les prédictions des deux modèles est
significative
H1 : La différence entre les prédictions des deux modèles n’est pas
significative
Principe du test
Statistique F de Fisher
i) Calculer la statistique F de Fisher, notée Fcal
n
n−p 1
∑ ( Y 1 i−Y 2 i )2
i=1
F cal=
p 1− p2 n
∑ ( Y 1 i− yi ) 2
i=1
Avec
n : la taille de l’échantillon
p1 : le nombre de paramètres du modèle de valeurs prédites Y1i
p2 : le nombre de paramètres du modèle de valeurs prédites Y2i
yi : les valeurs des observations
ii. Lire la statistique F de Fisher, notée Flue, des tables de F-Distribution
F lue=F ( p1− p 2 , n−p 1 , 1−α )
où α représente le risque, ici nous prendrons α=1%
iii. Décider
a) Accepter l’hypothèse H0 lorsque Fcal >Flue
b) Sinon accepter H1.
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Annexe 3 : Test de Shapiro et Wilk : normalité des données
Condition de validité : Echantillons de taille comprise entre 5 et 38.
Formulation des hypothèses :
H0 : Normalité de la série de mesures
H1 : Anormalité de la série de mesures
Principe du test
i) Ranger les n observations par ordre de valeurs croissantes
n
1
ii) Calculer la moyenne de la série de mesures y= ∑y
n i=1 i
n
iii) Calculer le nombre T n défini par T n=∑ ( y i− y )2
i=1
iv) Calculer les différences d i= y n−i +1− y i avec i variant de 1 à p. p étant la partie
n
entière du rapport 2
( )
p 2
v) Calculer le nombre W défini par :
∑ a i . d i . p étant la partie entière du
i=1
W=
Tn
n
rapport 2
Les a i sont les coefficients tabulés
vi) Choisir un risque α (1% ou 5%) et lire la valeur W critique dans la table de
Shapiro et Wilk
vii) Comparer Wcritique (valeur lue) à W (valeur calculée)
viii) Décider
a) Si W >W critiquealors accepter H0
b) Sinon rejeter H0 et accepter H1
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Annexe 4 : Test de Grubbs : recherche des valeurs aberrantes
Condition de validité : Echantillons de taille supérieure à 3.
Formulation des hypothèses :
H0 : La valeur est aberrante ou douteuse
H1 : La valeur n’est ni aberrante ni douteuse
Principe du test
i) Ranger les n observations par ordre de valeurs croissantes
ii) Calculer la moyenne arithmétique (m) et l’écart-type(s)
iii) Calculer les résidus normalisés Gmin et Gmax relatifs aux valeurs extrêmes (
x 1 et x n ¿ comme suit :
m−x 1 x −m
G min = et Gmax = n
s s
iv) Choisir les risques de 1% et 5% et lire les valeurs relatives de Gcritique dans la
table de Grubbs
v) Comparer la valeur lue à la valeur calculée
vi) Décider
a) Si Gmin ouG max >Gcritique ( α =1 % )alors x1 ou xn est aberrant
b) Si Gcritique ( α =5 % ) <Gmin ou Gmax < Gcritique ( α =1 % ) alors x1 ou xn est douteux
c) Si Gmin ouG max <Gcritique ( α =5 % )alors x1 ou xn est non aberrant
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Annexe 5 : Test de Kruskal Wallis : test de comparaison de k échantillons
indépendants
Condition de validité : Nombre d’échantillons supérieur ou égal à 3.
Formulation des hypothèses :
H0 : Il existe une différence significative entre les k échantillons
H1 : Il n’existe pas une différence significative entre les k échantillons
Principe du test
i) Remplacer les N observations par leur rang : la plus petite valeur est
remplacée par 1, la suivante par 2, etc. La plus grande valeur est remplacée
par N (N étant le nombre total d’observations dans les k échantillons). NB :
Les ex-æquo qui se présentent simultanément dans plusieurs échantillons
sont affectés d’un rang égal à la moyenne des rangs revenant normalement à
ces différentes valeurs
ii) Calculer la somme des rangs de chaque échantillon
iii) Calculer la valeur H
k 2
12 Rj
H= .∑ −3(N + 1) avec
N (N +1) j=1 n j
k : le nombre d’échantillons
nj : le nombre d’observations dans le jième échantillon
N : le nombre total des observations des k échantillons, somme des nj
Rj : la somme des rangs du jième échantillon
iv) Calculer le facteur correctif fc lorsqu’on est en présence de données de rang
ex aequo
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❑
∑
❑
2
t (t −1)
f c =1− 2
N (N −1)
Le signe de sommation étant relatif aux différentes séries d’ex-æquo et t
désigne le nombre de termes de ces différentes séries.
' H
v) Calculer H’ tel que H = f
c
vi) Choisir un risque α (1% ou 5% ou 10%)
vii) Lire la valeur du X 2 pour (k-1) degré de liberté avec k étant le nombre
d’échantillons si tous les effectifs sont supérieurs ou égaux à 5
viii) Lire la valeur de H’ théorique à partir de la table de Kruskal Wallis
lorsque un ou plusieurs effectifs est (sont) inférieur(s) à 5
ix) Comparer la valeur lue à la valeur calculée
x) Décider
a) Si H ' cal > H ' ( critique )alors accepter H0
b) Sinon accepter H1
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Annexe 6 : Matrice X
Pour un élément de Kelvin Voigt on a :
φ ( t , E i ,ηi ) =φ1 ( t , E1 , η1 )=
1
E1 (
1−exp (
−E1
η1
t)
)
X=
[( ∂ φ ( t i , θ^ )
∂θj )] ij
X est sous la forme : ¿
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