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Mon Mémoire 2020 Corrigé

Ce document présente l'étude de l'adhérence entre le borassus aethiopicum et le béton. Le document décrit un mémoire de master professionnel réalisé dans le cadre d'un programme d'études supérieures au Bénin et portant sur ce sujet.

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Mon Mémoire 2020 Corrigé

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RÉPUBLIQUE DU BÉNIN

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique

VÉRÉCHAGUINE A. K.
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE GÉNIE CIVIL
----------------
MÉMOIRE DE MASTER PROFESSIONNEL

ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS


AETHIOPUM MART-BETON

Présenté par : FADAIRO Olatoundji Hermann Olivier, titulaire du diplôme


de Licence Professionnelle en Génie Civil, pour l’obtention du diplôme de
Master Professionnel.

Option : GENIE CIVIL

Spécialité : BATIMENTS & OUVRAGES D’ART

Encadreur : Maître de mémoire :


Mr. MICHOZOUNNOU Robert B Prof. Gérard L. GBAGUIDI AÏSSÈ
Ingénieur en Génie Civil Professeur Titulaire CAMES, Dr. Ing. en
Génie Civil et Industriel

Année Académique 2019-2020

10ème Promotion
ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

RÉPUBLIQUE DU BÉNIN

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la


Recherche Scientifique

VÉRÉCHAGUINE A. K.
ÉCOLE SUPÉRIEURE DE GÉNIE CIVIL
----------------
MÉMOIRE DE MASTER PROFESSIONNEL

ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM


MART-BETON

Présenté et soutenu par : FADAIRO Olatoundji Hermann Olivier, titulaire du


diplôme de Licence Professionnelle en Génie Civil, pour l’obtention du diplôme de
Master Professionnel.

Mention : GENIE CIVIL


Spécialité : BATIMENTS & OUVRAGES D’ART

COMPOSITION DU JURY

- Dr Ernesto HOUEHANOU (Maître de Conférences CAMES), Président du jury


- Dr Judicaël Koffi AGBELELE, 1er Membre du jury
- Dr Guy ADEOTI, 2nd Membre du jury
- Ing Robert B. MICHOZOUNNOU, 3ème membre du jury
Date de soutenance : 08 octobre 2020

Année Académique 2019-2020

10ème Promotion

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO I


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU MEMOIRE

Je soussigné Olivier Hermann Olatoundji FADAIRO certifie que ce travail


réalisé sous la supervision du Professeur Gérard L. GBAGUIDI AÏSSÈ, est
original et n’a jamais été présenté pour l’obtention de quelque grade universitaire
que ce soit.

L’Auteur Le Superviseur

Date : ……………….. Date : ………………..

Signature Signature

O. Hermann Olivier FADAIRO Prof. Gérard L. GBAGUIDI AÏSSÈ

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO II


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

FICHE DE CERTIFICATION DES CORRECTIONS DU MEMOIRE

L’Auteur Le Superviseur

Date:……………….. Date:………………..

O. Hermann Olivier FADAIRO Professeur Gérard L. GBAGUIDI AÏSSÈ

Le Directeur Académique

Date : … ……… ……..

Professeur Dominique K. SOHOUNHLOUE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO III


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

DEDICACE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO IV


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

DEDICACE

A ma mère Eugénie MOULERO épouse FADAIRO

Ma tendre mère, tu es le modèle parfait d’une femme répandant


de l’amour autour d’elle ; reçois ce travail comme fruit de ton
amour dans ma vie.

Hermann FADAIRO

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO V


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

REMERCIEMENTS

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO VI


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

REMERCIEMENTS

A Dieu le père céleste sans qui cet objectif de vie ne serait atteint.

A mon Feu père Paul FADAIRO,

Cher papa, tu as toujours été une source de motivation pour tes


enfants, reçois ce travail de là-haut où tu te trouves pour tous tes
sacrifices, tes multiples conseils et pour ton amour à l’égard de tes
enfants. Tu as été ma fierté et je souhaite être ce modèle d’homme
que tu as toujours souhaité pour tes progénitures.

A tous mes frères et sœurs, recevez ici le témoignage de ma


reconnaissance de tous vos conseils, appuis et soutiens tant
moraux, matériels que financiers pour l’atteinte de mes objectifs.
ww

Nous tenons également à remercier tous les camarades de classe et


particulièrement Patrice GBADE, Clément KABRE, Rachidi
ADEKAMBI, Idiris AMADOU et Christophe AZATASSOU pour leur
accompagnement et pour tous leurs apports qui ont largement
contribué à la réalisation du présent document.

A Monsieur Constant GODJO, Secrétaire Général du Ministère du


Cadre de Vie et du Développement Durable, nous disons toute notre
gratitude pour son appui constant et sa motivation à notre égard à
aller de l’avant.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO VII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Merci au Coordonnateur Simon TOGBEDJI pour ses conseils et


orientations pour l’aboutissement heureux de cette formation.

Ma chère épouse Florencia, mes enfants Abikè, Akanni et


Babatoundé, recevez en cette œuvre, le prix du sacrifice consenti et
que ceci soit pour vous l’exemple de l’endurance et de la
persévérance dans la vie.

Nous remercions tout le corps professoral de l’ESGC VAK pour


leurs différents enseignements ainsi que leurs multiples conseils.

Nos remerciements vont de même à l’endroit de toutes les


personnes ayant contribué d’une manière ou d’une autre à la
réalisation de ce travail ; il s’agit de parents, amis et connaissances
ainsi que tous mes collègues promotionnaires.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO VIII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

HOMMAGES

 À nos Maîtres de Mémoire :

Professeur GBAGUIDI AΪSSE Gérard L.

Votre rigueur scientifique et vos qualités de grand enseignant nous


ont motivés à aller vers vous pour ce travail que vous avez accepté
de diriger.

Hommages respectueux

Docteur HOUEHANOU Ernesto

Vos connaissances dans les matériaux constituent une référence


pour nous.

Hommages respectueux

Ingénieur MICHOZOUNNOU Robert B.

Votre calme et vos connaissances dans la recherche et surtout votre


sympathie et votre dynamisme dans vos activités constituent un
exemple pour nous.

Hommages respectueux

 Aux membres du Jury :

Monsieur le Président du jury,

Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous avez fait, en
acceptant de présider notre jury de soutenance.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO IX


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Messieurs les Membres du jury,

Vous nous avez fait un grand honneur en acceptant de juger ce


travail. Vos remarques et critiques vont contribuer à l’amélioration
de la qualité scientifique de ce travail.

Profonde gratitude

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO X


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

NOTATIONS ET SYMBOLES

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XI


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
NOTATIONS ET SYMBOLES

NF : Norme Française
MPa : Méga Pascal
Kg/m3 : Kilogramme par mètre cube
Dmax : Dimension maximale
Cu : Coefficient d’Uniformité
Cc : Coefficient de Courbure
Mf : Module de Finesse
ES : Equivalent de Sable
SSS : Saturé Sec en Surface
AG : Analyse granulométrique
'
σc : Résistance vraie du ciment
'
σn : Résistance nominale du béton
'
σ 28 : Résistance à 28 jours
C : Ciment
E : Eau
PS : Poids spécifique
VC : Volume de ciment
VT : Volume total
VS : Volume du sable
VG : Volume de gravier
g : Accélération de la pesanteur
Résistance à la compression du béton à 28 jours
fc 28 :
d’âge
F max : Effort axial max
A : Section
KN : Kilo Newton
Ls : Longueur de scellement
La : Longueur d’ancrage
∆ F max : Variation de l’effort

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
V |¿|¿ : Volume absolu
σ : Contrainte normale
p : Périmètre
ρ : Densité du béton
τ ad : Contrainte d’adhérence
ρ|¿|¿ : Masse volumique absolue

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XIII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

LISTE DES PHOTOS

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Plant de rônier adulte_______________________________________7


Photo 2 : Jeune plant de rônier_______________________________________7
Photo 3 : Fruit mur du Borassus______________________________________9

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XIV


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
Photo 4 : Fruit non mur du Borassus__________________________________9
Photo 5 montrant des tiges de rônier entaillées sur deux faces________36
Photo 6 montrant des tiges de rônier________________________________37
Photo 7 montrant des tiges de rônier________________________________37
Photo 8 montrant des tiges de rônier_________________________________38
Photo 9 montrant des tiges de rônier_________________________________38
Photo 10 montrant des tiges de rônier avec des_______________________39
Photo 11 montrant des tiges de rônier________________________________39
Photo 12 : pycnomètre + gravier_____________________________________44
Photo 13 : pycnomètre vide sur la balance___________________________44
Photo 14 : Analyse granulométrique sur le gravier____________________47
Photo 15 : Armatures de rônier à utiliser pour les essais pull-out test__69
Photo 16 : Moules cylindriques à utiliser pour les essais pull-out test__69
Photo 17 : Pesée du gravier à utiliser pour l’essai_____________________74
Photo 18 : Préparation des éprouvettes_______________________________74
Photo 19 : Eprouvettes réalisées pour l’essai pull-out test_____________74
Photo 20 : Démoulage des éprouvettes réalisées pour l’essai__________74
Photo 21 : Eprouvettes à convoyer vers le bac à eau pour immersion___75
Photo 22 : Presse de traction utilisée pour l’essai pull-out_____________76
Photo 23 : Eprouvette ayant subi l’essai pull-out______________________86
Photo 24 : Presse de traction munie de l’éprouvette de béton-borassus
montrant une fissure sur le béton après essai d’arrachement__________86
Photo 25 : Eprouvettes ayant servi à l’essai pull-out__________________86

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XV


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

LISTE DES FIGURES

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Le façonnage des lattes___________________________________17

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XVI


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
Figure 2 : Illustration de la morphologie du stipe à travers sa coupe
longitudinale et transversale pour le mâle et la femelle________________18
Figure 3 : Tomographie de l’éprouvette réalisée pour l’essai d’adhérence
(Jouin Gwenaël, et al., 2011)________________________________________34
Figure 4 : Courbe d’Analyse Granulométrique du Sable_______________48
Figure 5 : Courbe d’Analyse Granulométrique du Gravier_____________49
Figure 6 : Courbe granulaire de référence OAB_______________________56
Figure 7 : Abaque de Dreux permettant d’évaluer approximativement le
dosage en ciment en fonction de C/E et de l’ouvrabilité désirée________59
Figure 8 : Présentation de l’essai au cône d’Abrams__________________61
Figure 9 : Principe d’essai de compression___________________________63
Figure 10 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à
7 jours d’âge_______________________________________________________64
Figure 11 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à
14 jours d’âge______________________________________________________64
Figure 12 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à
21 jours d’âge______________________________________________________65
Figure 13 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à
28 jours d’âge______________________________________________________66
Figure 14 : Essai d’arrachement d’une barre scellée dans un massif en
béton______________________________________________________________68
Figure 15 : Différents types d’éprouvettes à utiliser pour la réalisation de
l’essai pull out______________________________________________________72
Figure 16 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier simple (éprouvettes témoins)____79
Figure 17 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier collée de cubes de Bossarus____80
Figure 18 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier enroulée de fil de fer recuit______80
Figure 19 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier ensablée_______________________81
Figure 20 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier crénelée sur deux faces_________82
Figure 21 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier entaillée sur deux faces________82
Figure 22 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des
éprouvettes munies de tiges de rônier entaillée sur quatre faces_______83
Figure 23 : Histogramme de comparaison des contraintes selon les
différents types de traitement de rônier______________________________85

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XVII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Classification du genre Bossarus__________________________5


Tableau 2 : Les différents usages des éléments de l’espèce___________13

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XVIII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
Tableau 3 : Récapitulation des caractéristiques déterminées pour le bois
du rônier (gbaguidi v., et al., 2010)_________Erreur ! Signet non défini.
Tableau 4 : Quelques caractéristiques mécaniques du borassus (guitard)_21
Tableau 5 : Masse Volumique absolue du gravier_____________________41
Tableau 6 : Masse volumique absolue du sable_______________________41
Tableau 7: Résultats d'analyse granulométrique sur sable____________47
Tableau 8 : Résultats d'analyse granulométrique du gravier___________48
Tableau 9 : Récapitulatif des caractéristiques des granulats__________51
Tableau 10 : Hypothèses de calcul__________________________________53
Tableau 11 : Détermination du coefficient granulaire__________________53
Tableau 12 : Valeurs du coefficient de compacité_____________________54
Tableau 13 : Correction en pourcentage sur le dosage en eau_________55
Tableau 14 : Valeur du terme correcteur K1__________________________55
Tableau 15 : Calcul des différents modules__________________________57
Tableau 16 : Proportion des granulats_______________________________57
Tableau 17 : Volume absolu des particules___________________________58
Tableau 18 : Dosage en matériau sec pour 1 m3 de béton_____________58
Tableau 19 : Dosage pour 1 éprouvette cylindrique 16/32____________59
Tableau 20 : Récapitulatif des mesures d’affaissement au cône d’Abrams
____________________________________________________________________61
Tableau 21 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 7
jours_______________________________________________________________63
Tableau 22 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 14
jours_______________________________________________________________64
Tableau 23 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 21
jours_______________________________________________________________65
Tableau 24 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 28
jours_______________________________________________________________65
Tableau 25 : Moyennes de l’essai de compression sur les éprouvettes
cylindriques________________________________________________________66
Tableau 26 : Récapitulatif des résultats de l’essai de compression des
éprouvettes cylindriques____________________________________________78
Tableau 27 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier simple_____________79
Tableau 28 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier sur lesquelles de petits
cubes ont été collés_________________________________________________79
Tableau 29 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier enroulées de fil de fer
recuit______________________________________________________________80

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XIX


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
Tableau 30 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier sur lesquelles du sable
a été collé__________________________________________________________81
Tableau 31 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier munies de crénelures
sur deux faces_____________________________________________________81
Tableau 32 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier munies d’entailles sur
deux faces_________________________________________________________82
Tableau 33 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des
éprouvettes cylindriques munies de tiges de rônier munies d’entailles sur
quatre faces________________________________________________________83
Tableau 34 : Comparaison des contraintes selon les différents types de
traitement de rônier_________________________________________________84

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XX


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

RESUME

RESUME

Le présent travail qui porte sur « l’Etude de l’adhérence Borassus


aethiopum Mart-Béton » a permis de mieux cerner le type de

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXI


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
traitement de tiges de Borassus offre une meilleure adhérence avec
le béton à travers la détermination de la contrainte d’adhérence de
chaque traitement par l’essai pull out. Avant de procéder à la
réalisation de l’essai pull out proprement dit sur chaque type
d’éprouvettes, les caractéristiques des granulats utilisés dans la
formulation du béton ont été déterminées à travers des essais de
laboratoire appropriés. L’essai de compression a été réalisé sur des
éprouvettes de béton confectionnées afin d’en déterminer la
résistance. Il ressort des travaux que les tiges de rônier entaillées
sur deux faces adhèrent plus au béton que toutes les autres formes
à travers sa contrainte d’adhérence qui est de 80 bars en moyenne,
supérieure à toutes les autres contraintes dont, 70 bars pour les
éprouvettes munies de tiges crénelées sur deux faces, 66,67 bars
pour les éprouvettes dont les tiges de rônier sont ensablées, 58,33
bars pour celles entaillées sur quatre faces, 55 bars pour les
simples, 45 bars pour celles enroulées de fil de fer recuit et 40,67
bars pour les éprouvettes contenant les tiges collées de petits cubes
de rônier.

Mots clés : contrainte, adhérence, rônier, crénelées, entaillées.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

ABSTRACT

ABSTRACT

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXIII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
The present work which relates to “Study of Borassus aethiopum-
Béton adhesion” has made it possible to better define the type of
treatment of Borassus rods offering better adhesion with concrete
through the determination of the adhesion stress of each treatment
by the pull out test. Before carrying out the actual pull out test on
each type of test piece, the characteristics of the aggregates used in
the concrete formulation were determined through appropriate
laboratory tests. The compression test was carried out on ready-
made concrete specimens to determine their strength. It emerges
from the work that the rods of ronier notched on two sides adhere
more to the concrete than all the other forms through its bond
stress which is 80 bars on average, higher than all the other
stresses including 70 bars for the test pieces. fitted with crenellated
rods on two sides, 66.67 bars for the specimens with sanded palm
trees, 58.33 bars for those notched on four sides, 55 bars for the
single ones, 45 bars for those wound with annealed wire and 40.67
bars for the test tubes containing the glued stems of small cubes of
Palmyra.

Keywords : stress, adhesion, reinforcements, ronier,


crenellated, notched.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXIV


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

SOMMAIRE

SOMMAIRE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXV


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE
1.1. LE BORASSUS AETHIOPUM MART
1.2. ASSOCIATION BETON-ARMATURES VEGETALES
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES39
2.1- MATERIEL
2.2. METHODES
CHAPITRE III : ANALYSE, TRAITEMENT DE DONNEES, RESULTATS,
DISCUSSIONS ET INTERPRETATIONS
3.1. ANALYSE ET TRAITEMENT DE DONNEES
3.2. INTERPRETATION DES RESULTATS ET DISCUSSIONS
CONCLUSION GENERALE
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
TABLE DES MATIERES

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXVI


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

INTRODUCTON GENERALE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO XXVII


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

INTRODUCTION GENERALE

La valorisation des matériaux locaux de construction constitue non


seulement une solution à la crise économique persistante dans les
pays africains en développement (Nations Unies, 1997), mais aussi
a l’avantage de répondre valablement à la question du patrimoine
architecturale (STELLA Ayoko, Février 2008). L’attention des
chercheurs se trouve ainsi de plus en plus portée vers les
matériaux non-industriels, tels que les fibres végétales, l’argile et le
bois.

Parmi les matériaux locaux de construction, le bois de rônier


représente un potentiel économique immense car classé parmi les
espèces à vocation de bois d’œuvre (FAO, 1991). Le rônier développe
une forte résistance mécanique (GBAGUIDI A. G. et ZOHOUN S.,
2005 ; BOUSSARI A. et al, 2008 ; KOUCHADE C., 2008). C’est un
bois qui peut conserver son intégrité en usage pendant plusieurs
siècles (DIALLO A. K. et al, 1998 ; BOUKARI B. H., 2000). Le rônier
existe en abondance dans beaucoup de réserves boisées en Afrique.
(THIES E., 1994 ; Yémalin D. AGOSSOU et al., 2008) ont montré
que le bois de rônier est, entre autres très utilisé pour la réalisation
d’ossature de plancher, de poutre de solivage pour faux-plafond, de
charpente de toiture, poteaux de soutien pour les paillotes et de
linteau dans les constructions légères. Actuellement, le rônier est
surtout utilisé en milieu rural.

C’est dans ce contexte que, durant ces dernières décennies, des


recherches ont montré la possibilité de substitution de l’acier par
des armatures de Borassus aethiopum. (Etude de la possibilité

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

d'utilisation de rônier comme armature végétale des sciences


agronomiques, 2011).

Dès lors, plusieurs travaux ont été menés pour connaître la


typologie de l’espèce végétale Borassus, ainsi que son utilisation
endogène.

Ainsi, beaucoup de travaux ont-ils porté sur l’utilisation dans le


béton, d’armatures végétales comme le rônier. Mais la grande
difficulté est l’adhérence entre les deux matériaux. Ngouadjeu,
(1992) s’est penché sur les possibilités techniques d’utilisation du
gros rotin dans le béton pour les constructions. De ses travaux, il
ressort que l’utilisation du gros rotin comme armature dans les
éléments faiblement chargés et les poutres de petite portée est
possible. Mais FOUDJET A. et FOMO (1995) affirme que l’adhérence
Béton-rotin est très faible.

Afin de déterminer l’influence du Borassus traité sur la qualité de


l’adhérence entre le béton et les armatures de Borassus, le présent
travail effectué au Laboratoire d’Analyse de Matériaux et Structures
(LAMS) de l’ESGC-Véréchaguine et qui s’intitule : <<Etude de
l’adhérence Borassus aethiopum - Béton>> consistera à la
détermination de la contrainte d’adhérence (rupture) à travers des
essais pull out (arrachement) qui seront réalisés sur des
éprouvettes d’assemblage béton-rônier.

Objectif général

Il s’agit de déterminer la forme de tige de Borassus qui offre une


meilleure adhérence avec le béton.

Objectifs spécifiques

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Il s’agit de :

- proposer les différentes formes de tige de Borassus à introduire dans les


éprouvettes de béton pour la réalisation de l’essai pull out ;

- évaluer la résistance à la compression du béton ayant servi à la


confection des éprouvettes pour l’essai pull out ;

- évaluer le relâchement dans l’association rônier- béton ;

- déterminer les contraintes d’adhérence entre les différents


traitements de tiges de rônier avec le béton par l’essai
d’arrachement en vue de savoir la forme qui offre une meilleure
adhérence parmi les tiges de rônier introduites dans le béton;

Ainsi, le présent document est rédigé suivant les trois chapitres qui
suivent :

Chapitre 1 : Revue de la littérature

Chapitre 2 : Matériel et méthodes

Chapitre 3 : Résultats et discussions.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

CHAPITRE 1 : REVUE DE LA
LITTERATURE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

1.1. LE BORASSUS AETHIOPUM MART

1.1.1. Description générale du Borassus

[Link]- Taxonomie

Le rônier est un arbre des zones guinéo-congolaises, de transition


guinéo soudanienne et du sahel. Cette espèce est originaire des
plateaux éthiopiens et fut découvert par le botaniste ADAMSON
vers 1750 au Sénégal qui la baptisa « ron » comme les Ouolofs, mot
qui ultérieurement fut transformé en « rônier ». Le rônier est cultivé
en Afrique soudanienne et soudano-sahélienne, du Sénégal à la
Gambie jusqu’à l’Afrique Oriental et Australe. Le tableau N°1 ci-
dessous présente la classification du genre borassus.

Tableau 1: Classification du genre Bossarus

CLASSIFICATION DU BORASSUS
Règne Végétal
Sous-règne Eucaryotes
Super- Cormophytes
Embranchement
Embranchement Spermaphytes
Sous-embranchement Angiospermes
Classe Monocotylédones
Ordre Spadiciflores ou Spathiflorales
Familles Arécacées ou Palmiers
Sous-Famille Borassoïdées

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Tribu Borassées
Genre Borassus
Borassus aethiopum Mart.
Borassus deleb Becc.
Borassus dichotomus White.
Borassus heineana Becc.
Borassus flabellifer L.
Espèces Borassus madagascariensis Bojer &
Becc.
Borassus sambiranensis Jumelle &
Perrier.
Borassus sundaica Becc.
Borassus tunicata Lour.
Borassus akeassii Bayton.

[Link]- Caractéristiques morphologiques


Le rônier est l’un des plus beaux palmiers remarquables de l’Afrique
et ses caractéristiques botaniques se présentent comme suit :

[Link].1- Les racines


Le système racinaire du rônier est très développé. Cela lui permet
de pomper une grande quantité d’eau qui sera stockée dans le tronc
encore appelé stipe. Ces racines de type faxiculé sont situées à une
très faible profondeur et sont groupées près du stipe.

[Link].2- Le stipe
Le rônier est un arbre à port érigé qui a un stipe droit, lisse et gris.
Le tronc atteint 20 à 25 m de hauteur. Le diamètre à la base varie
entre 50 à 70 cm. Le stipe à l’âge adulte présente 1, 2 ou 3

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renflements suivant l’âge. Le premier débute entre 7 et 9 mètres de


hauteur et peut se prolonger jusqu’à 10 ou 11 mètres à 20 ou
30ans, le deuxième vers 90ans et le troisième à 120ans.

[Link].3- Les feuilles


Le rônier est un arbre à feuillage persistant. Les feuilles sont
flabelliformes, en large éventail et palmées qui peuvent atteindre 3 à
4 mètres d’envergure. Elles sont réparties tout au long de la tige
chez les jeunes plantes. Chez l’arbre adulte, les feuilles sont
regroupées au sommet du stipe en un bouquet plus ou moins
développé. Toute l’année l’arbre produit des jeunes feuilles qui
repoussent vers l’extérieur les vielles.

Photo 1 : Plant de rônier adulte Photo 2 : Jeune plant de rônier


Source : Robert MICHOZOUNNOU Source : Robert MICHOZOUNNOU

[Link].4- Le limbe
Le rônier possède un limbe en éventail et plissé découpé en unités
individualisées. La longueur maximale du limbe est de 1,80m. Il est
constitué de 70 à 80 segments fortement effilés, vert-luisants,
groupés au sommet du pétiole et soudés entre eux sur la moitié de
la longueur.

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[Link].5- Les pétioles


Les pétioles sont plats sur la partie supérieure et connexe sur la
partie inférieure. Ils sont parcourus d’épines sur les bords. Le
pétiole mesure 1.5 à 2m de longueur. Les jeunes écorces sont
couvertes des restes de pétioles gris de 30 à 40cm de longueur qui
vont se désagréger au fil du temps pour donner une écorce grise et
lisse.

[Link].6- Les inflorescences et leurs fleurs


Le Borassus aethiopum est un arbre dont les inflorescences sont
insérées à la base des feuilles (inflorescences axillaires). Le rônier
fleurit plusieurs fois dans l’année.

Les inflorescences mâles sont des spadices épais longs de 300cm à


port pendant et ramifié, enveloppés de plusieurs spathes
incomplètes. Les spathes dures et ligneuses ne sont jamais
vivement colorées. Les fleurs mâles sont composées chacune de
trois sépales, de trois pétales et de plusieurs étamines avec des
pistils courts et stériles. Le pollen est très abondant.

Les inflorescences femelles sont des épis non ramifiés et courts.


Elles mesurent environ 180cm de longueur. Les fleurs femelles sont
sessiles en ordre spirale ou distique. Le périanthe est formé de 2 x 3
pièces membraneuses ou scarieuses libres ou soudées. Ces fleurs
sont courtes de 1 cm de longueur non ramifiées avec un ovaire
sycarpe et un seul ovule par loge. La pollinisation des fleurs se fait
par les insectes.

[Link].7- Le fruit
Les fruits sessiles sont regroupés en épis serrés de 40 à 50 pesant
25 à 50kg. Ce sont des drupes ovoïdes ou globuleuses, lisses, de 15

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à 20 cm de diamètre. Ces fruits vert-foncé au début deviennent


rouge-orangé ou jaune-marron quand ils sont mûrs. Le mésocarpe
du fruit est fibreux et charnu. Il contient un, deux ou trois noyaux
de 5 à 8 cm de diamètre chacun. Le fruit contient une à trois
graines. La graine est à albumen caverneux, blanc, corné et protégé
par une coque épaisse et ligneuse.

Photo 3 : Fruit mur du Borassus Photo 4 : Fruit non mur du Borassus


Source : AHOUANDJINOU A., 2009 Source : Robert MICHOZOUNNOU

La fructification du rônier est étalée sur un temps et commence en


Avril-Mai. Les fruits murs s’observent sur l’arbre durant toute
l’année et dégagent une forte odeur de térébenthine.

1.1.2- Ecologie du borassus


D’après les études de LUBEIGHT, le Borassus aethiopum est un
arbre d’une grande plasticité capable de résister à la sécheresse
comme à l’humidité ou à l’inondation, de s’adapter apparemment à
tous les types de sols et de résister aux violentes intempéries. On
trouve le rônier sur les sols sablo-limoneux ou sur des sols
alluvionnaires dont la nappe phréatique n’est pas très profonde et

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sous des pluviométries annuelles de l’ordre de 400 mm à 1600 mm.


Il se tient indifféremment dans des dépressions inondées, dans des
terrains marécageux, au bord des fleuves et des rivières. C’est un
arbre qui indique la présence d’eau mais qui craint l’inondation
prolongée. Le rônier supporte une température de 25 à 35°C. Le
développement des rôniers nécessitant une lumière intense, ils
forment parfois la lisière des forêts denses.

On le retrouve par contre rarement sur des sols noirs. Ces meilleurs
sites sont les meilleurs sols agricoles d’où sa fréquente association
avec les cultures. De ce fait, les défrichements pour l’agriculture
constituent une menace pour la survie du rônier.

1.1.3- Les grandes régions de culture en Afrique


Le Borassus aethiopum est l’un des palmiers les plus répandus et
les plus caractéristiques des zones soudaniennes.

Les peuplements les plus septentrionaux se trouvent en Mauritanie


près de l’océan, autour des dépressions dont le fond est occupé par
des terrains salés, au milieu des dunes de Trarza.

Au Sénégal, on trouve d’importantes rôneraies dans les régions de


Casamence, Sine Salom et Thiès, Djougoutes, Affiniam, Adeane.

D’autres importantes rôneraies se trouvent dans la vallée de


Karako, affluent du Sénégal au sud de la Mauritanie et du Mali sur
les terrains d’alluvions, du Sénégal, du Niger et de leurs affluents.

En Guinée, le rônier disparaît des contreforts du massif Fouta-


Djallon et ne réapparaît qu’à Dabola à l’est de Mamou.

Au Niger, le rônier est abondant le long des alluvions du fleuve et


dans les dépressions humides appelées « Dallol ».

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Au Cameroun, on le retrouve en zone soudanienne, le long de la


Bénoué, du Faro, de la Vina, sur les bords de la Kadei et surtout de
la Sanaga.

Les peuplements de Pire, Goureye, de Joal, du Niokolo, Foba, de la


région de Kayes, de la vallée du fleuve Baoulé au Mali et du Niger
jalonnent la limite septentrionale.

Les peuplements mauritaniens et ceux du bord du Sénégal sont en


dehors de l’aire normale du rônier. La limite sud du rônier suit la
lisière de la forêt dense.

En Côte d’Ivoire, il existe jusque dans la région de Tiassalé à moins


de 120km de la mer, dans les savanes pyrophiles de l’extrême
pointe de Baouflé.

D’après HOUANKOUN, les principaux peuplements de rônier en


particulier le Borassus aethiopum au Bénin sont :

- Ceux de Goroubi, de Loumbou-Loumbou, de Pékinga, de


Monsey dans la commune de Karimama dans le département
de l’Alibori ;
- Ceux de Matéri dans l’Atacora ;
- Ceux bordant le cours d’eau de Kérou dans l’Atacora et de
Sinendé dans le Borgou ;
- Ceux situés le long du fleuve Ouémé qui fait la limite entre
Savè et Glazoué et dans les villages environnants du fleuve
dans le département des collines ;
- Ceux de Sè et d’Adjaha dans le Mono et
- Ceux de Cococodji-Pahou dans l’Atlantique.

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1.1.4- Importance et utilité du borassus


Le Rônier est l’une des essences les plus utilisées dans les zones
sahélienne et soudanienne d’Afrique. Il engendre des aspects
historiques et socioculturels de certains peuples, il dispose d’une
importance économique et écologique dont les incidences
contribuent à la satisfaction des besoins des peuples. La Rôneraie a
de tout temps joué un rôle très important dans la vie des
collectivités riveraines qui l’utilisent quotidiennement. Le rônier est
donc une espèce à usage multiple dont l’importance varie selon les
pays et les cultures. Les usagers admettent de façon unanime que
toutes les parties de l’essence sont utilisées.

[Link]- Qualité du bois


Le bois de rônier fait partie des bois de première qualité pour la
construction. Il résiste aux termites et aux champignons. C’est un
bois imputrescible. Il se scie mal et est très difficile à raboter ou à
poncer à cause de sa structure fibreuse mais se fend bien pour
donner des lattes. Ces lattes sont généralement de forme
triangulaire ou trapézoïdale et marquées souvent par un signe de
façonnage hâtif.

Aujourd’hui, en Gambie, en Guinée Bissau et une partie de la


Guinée Conakry, tous les chevrons de construction sont en bois de
rônier.

Les études faites au musée d’histoire de Gorée (Sénégal) attestent


que l’usage du bois de rônier date du néolithique, ce qui prouve
d’ailleurs son utilisation pour la construction de certains forts
coloniaux y compris la maison des esclaves de Gorée édifiée en
1576. Le quai de voyage sans retour à travers lequel plus de

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20.000.000 d’esclaves sont passés a été réalisé en bois de rônier.


Pour GIFFARD, le rônier constitue en Afrique l’un des meilleurs
bois de service dans la zone sahélo-soudanienne. Aussi, dès
l’arrivée des européens, les peuplements de rôniers situés à
proximité des agglomérations ont-ils été surexploités pour des
besoins locaux.

[Link]- Les formes d’utilisation des éléments de l’espèce


Le Borassus est l’une des essences les plus utilisées dans les zones
sahélienne et soudanienne d’Afrique. Source de produits ligneux,
alimentaires et médicinaux, cette essence est considérée comme un
don de la providence dans les zones aux conditions climatiques
difficiles. Ces usages sont multiples. Le tableau N°2 résume les
différents usages des différents éléments de l’espèce.

Tableau 2 : Les différents usages des éléments de l’espèce

ELEMENTS USAGES
Elles servent à la confection des filets. Les radicelles
sont grillées et mangées. La décoction des radicelles
lutte contre les troubles respiratoires et est donnée
Les racines comme boisson aux nouveau-nés. La décoction des
racines est utilisée comme remède contre les ténias.
Elle soigne les oedèmes, les maux de ventre, les
maux de gorge, la constipation, la bronchite la
syphilis et serait un bon vomitif.
Le tronc au-dessous du renflement sert :à la
construction des toits des maisons et cases, de
charpente, des portes et fenêtres, de piliers et
traverses de ponts, à la construction de hangars,
poteaux de clôture, à la construction des pistes pour
les parties inondées, de support des mûrs, à la
Le Stipe fabrication de pirogues et les meubles, de bois de
feu, de ruches d'abeilles pour les troncs creux, de

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sièges dans les places publiques, d'abri pour les


animaux domestiques. Le renflement et le dessus du
renflement pourrissent ou sont brûlés par les
cultivateurs.
Clôture, bois de feu, balai, gouttière pour recueillir la
sève, leurs fibres servent à corder des calebasses
Les
fêlées, leurs nervures servent à fabriquer des cordes.
Pétioles
Confection de nattes, paniers, corbeilles, sacs, cadre
de tamis, éventails, chapeaux, balais, etc. toiture des
cases, confection de palissades, fabrication de
Les cordes, de nasses, de filasses utilisées pour les bains
Feuilles corporels et le lavage d'ustensiles domestique et
comme combustible
La base du bourgeon terminal communément
appelée "chou palmiste" est comestible crue ou cuite.
Le
Le bourgeon est utilisé pour attacher les ruches
Bourgeon
d'abeille.
Le jeune albumen du fruit vert est une gelée
nourrissante très appréciée. A maturité, le
mésocarpe peut être consommé cru, grillé ou bouillie
Les Fruits mélangée à du sucre ou à du miel. Ce mésocarpe est
un stimulant et une sorte de "sérum antitétanique".
Il est très efficace contre les parasitoses intestinales.
Le cotylédon de la noix en germination est spongieux,
onctueux et succulent. Si la noix en germination
n'est pas prématurément exploitée, il se développe
Le Noyau une jeune plantule dont la première feuille
souterraine est charnue, tendre, et très nourrissante.
La coque du noyau est utilisée dans l'artisanat et
comme bois de feu.
La Résine Elle favorise la poussée dentaire chez les enfants.

Sucrée ou alcoolisée, elle est une boisson très


appréciée. Elle est un bon stimulant, et présente des

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propriétés aphrodisiaques. Elle lutte également


contre la méningite, les maux de ventre, les maux
La Sève
d'yeux, les gales, elle soigne la nouvelle plaie et la
maladie de tortue chez les enfants.
Les Fleurs Leur poudre est utilisée pour assaisonner la sauce
mâles du tôt. Elle est aussi mélangée avec le beurre de
karité pour guérir les escarres. Elles sont utilisées
dans le traitement des maladies sexuelles.
Source : Document technique sur la problématique de la gestion durable du
rônier dans la sous-région Ouest-africaine, Auteur : DIALLO et al, 1998

1.1.5- L’exploitation du bois


L’exploitation du bois de borassus dans les régions de peuplement
est encore de type artisanal aux moyens d’outils de fabrication
locale par une main d’œuvre à vocation agricole. Elle passe par
l’abattage, le tronçonnage, le fendage du stipe et la production des
lattes (Voir en annexe, l’organigramme l’explicitant).

[Link]- L’abattage
L’abattage des palmiers rôniers est une opération très simple,
réalisée par une ou deux personnes équipées d’une hache et d’une
corde. C’est une opération qui peut durer 5 à 10 minutes. Elle se
pratique le plus souvent à un mètre du sol pour des raisons de
moindre fatigue et non pas à cause de difficultés techniques ou de
grande dureté du bois.

[Link]- Le tronçonnage
Après l’abattage de l’arbre, on procède à une découpe de
tronçonnage ayant pour but d’éliminer la partie supérieure du stipe
qui n’a pas de valeur commerciale. Pour les palmiers rôniers, cette
découpe a lieu en dessous du renflement ou « ventre » de l’arbre. Au
niveau du renflement, la couche externe dure et imputrescible est

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très mince et de l’ordre d’un centimètre en moyenne. La partie du


tronc utilisable a une longueur moyenne de 7 à 8 mètres. La
longueur minimale constatée est de 5 mètres et celle maximale est
de 10 mètres.

[Link]- Le fendage du stipe


Le débit est l’opération qui consiste à fendre le stipe en plusieurs
morceaux constituant des lattes. Théoriquement ce débit se fait par
quartiers. En pratique, le stipe est divisé en 4, 5, 6 ou 7 lattes en
fonction du diamètre à la base du stipe. Les études faites dans la
rôneraie de Dallol Maori au Niger révèlent que la circonférence
moyenne est de 128 centimètres avec un minimum de 80
centimètres et un maximum de 155 centimètres. La méthode de
fendage utilisée de façon artisanale est la suivante :

- entailles à intervalles réguliers sur toute la longueur du stipe,


à coup de hache,
- mise en place et enfoncement de coins métalliques dans les
entailles,
- enfoncement de coins en bois entre les coins métalliques de
façon à élargir les entailles et provoquer la fente de la couche
externe dure du stipe,
- coupe à la machette des fibres internes molles. (Récit des
exploitants forestiers de KPOMASSE, Atlantique, Bénin)
[Link]- La production des lattes
Etant donné que seule la couronne extérieure du stipe présente une
valeur mécanique, seule cette partie du tronc a une valeur
commerciale. La production des lattes consiste donc à retirer les
fibres internes molles de façon à laisser la couche externe dure et
imputrescible.

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Figure 1 : Le façonnage des lattes

[Link]- Choix du rônier à utiliser

Pour des fins de construction, l’on ne peut choisir n’importe quel


arbre ni utiliser n’importe quelle partie. Les pieds de rônier qu’on
doit choisir doivent avoir au moins un renflement. Ensuite, ils
doivent être des mâles ; car la femelle ayant un diamètre plus
grand, renferme plus de bois mou (moelle) au centre ; ce qui fait
que, malgré qu’elle soit plus grosse, sa partie externe qu’on devrait
utiliser est très petite. Par contre, le mâle, de faible diamètre, a sa
partie externe non seulement plus résistante que celle de la femelle,
mais aussi plus grande. Il est aussi reconnaissable par les fleurs
qu’il donne à l’âge adulte. La femelle, quant à elle, donne plutôt des
fruits. Une fois les pieds de rônier choisis, nous enlèverons toute la
partie située au-dessus du premier renflement, car cette partie n’a
aucun intérêt ; ce n’est pas du bon bois. Le bois réellement
utilisable, se trouve à quelques centimètres en-dessous du
renflement et s’arrête à quelque centimètre au-dessus du sol. La
partie du tronc utilisable a une longueur moyenne de 7 à 8 mètres.

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1.1.6- Propriétés physiques et mécaniques du borassus


Le bois de borassus est un bois au cœur tendre. Par sa
morphologie, seule la couronne extérieure du stipe présente une
valeur mécanique. La partie centrale est spongieuse et pourrit
rapidement. Elle est de très faible densité. La couronne extérieure
de très forte densité a une épaisseur de 7 à 8 cm chez les borassus
mâles et de 4 à 5 cm chez les femelles. La figure ci-dessous montre
la morphologie du stipe à travers sa coupe longitudinale et
transversale pour le mâle et la femelle.

Figure 2 : Illustration de la morphologie du stipe à travers sa coupe


longitudinale et transversale pour le mâle et la femelle

La particularité de la couronne extérieure est sa forte densité, sa


résistance aux termites et aux xylophages marins. D’après
CABANNES et al, cette affirmation n’a pas été contradictoire aux
expérimentations effectuées par la division du bois du laboratoire
national de Génie civil de Lisbonne pour évaluer la résistance
naturelle aux attaques des xylophages marins et aux termites. Au
bout d’un an et demi et plus d’immersion, il remarque que le bois
est exempt de tout attaque de xylophages marins. Il confirme alors

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qu’il fait partie des bois traditionnellement acceptés ou localement


utilisés pour les travaux portuaires et la construction navale.

Pour proposer alors l’utilisation du Borassus comme matériau de


construction, il est primordial d’en saisir ses caractéristiques et ses
propriétés intrinsèques. Les travaux de recherche dans le but de la
détermination des caractéristiques chimiques, physiques et
mécaniques sont très peu. GUITARD (2008) s’est intéressé à la
détermination de quelques caractéristiques.

AHONOU et al (2004), KANTCHEDE et al (2005), dans leurs travaux


de recherches sous la direction de GBAGUIDI A. G. sur le matériau
bois en particulier le bois de Borassus se sont intéressé à cette
étude. Ils se sont seulement intéressés à la détermination du point
de saturation des fibres moyennes, du module d'élasticité
longitudinal moyen, de la contrainte de rupture moyenne en flexion
statique, de la contrainte de rupture moyenne en compression
parallèle, de la densité moyenne, du retrait volumique total moyen.
Les résultats présentés par AHONOU et al, (2004) ne sont pas
contradictoires à ceux de KANTCHEDE et al, (2005) à un taux
d’humidité de 20% du matériau. Mais GUITARD (2008), dans ses
travaux a pu déterminer quelques caractéristiques pour le
Borassus aethiopum.

(GBAGUIDI V., et al., 2010) ont mené des travaux et publié les
résultats obtenus des différents essais de détermination des
caractéristiques mécaniques du bois de Borassus Aethiopum. Ils
ont conclu que ces résultats sont satisfaisants et dès lors,
permettent d’envisager l’utilisation de celui-ci comme armature
dans le béton armé en lieu et place de l’acier (voir tableau 3)

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Tableau 3 : Récapitulation des caractéristiques déterminées pour le bois


du rônier (Gbaguidi V., et al., 2010)

Caractéristiques Valeurs obtenues

Densité basale 0,69 ± 0,07


Densité à 12% d’humidité 0,89 ± 0,03
Taux de retrait longitudinal total (%) nul
Taux de retrait tangentiel total (%) 5,92 ± 0,71
Taux de retrait radial total (%) 5,77 ± 0,93
Taux de retrait volumique total (%) 9,61 ± 2,57
Contrainte limite élastique en traction parallèle aux 201,34 ± 12,38
fibres à H=12% (MPa)
Contrainte de rupture en traction parallèle aux fibres 303,04 ± 37,39
à H=12% (MPa)
Contrainte de rupture en compression parallèle aux 82,17 ± 27,29
fibres à H=12% (MPa)
Contrainte de rupture en compression 22,56 ± 2,10
perpendiculaire aux fibres à H=12% (MPa)
Contrainte de rupture en flexion 4 points parallèles 186,34 ± 19,85
aux fibres à H=12% (MPa)
Module d’Young en flexion 4 points parallèles aux 17196,86 ± 1145,19
fibres à H=12% (MPa)
Contrainte de cisaillement perpendiculaire aux fibres 13,59 ± 1,02
(MPa)
Contrainte de cisaillement parallèle aux fibres 0,88 ± 0,22

Ces valeurs concordent parfaitement avec les résultats obtenus par


(BOUSSARI, 2008) sous la direction de GBAGUIDI A. G. dans le
cadre de son mémoire portant sur la détermination des
caractéristiques physiques et mécaniques du borassus. (BARMINAS
et al, 2006) sont allés plus loin en s’intéressant à la composition
chimique du Borassus aethiopum. Ainsi, de leurs études, il ressort
que le Borassus aethiopum contient 0,08% de cendres, 0,18% de
protéines brutes, 0,26% la fibre brute, 0,09% du total des lipides, et
26,18% amylose. Guitard cité par (BOUSSARI, 2008), a réussi à

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déterminer quelques caractéristiques mécaniques du borassus à un


taux d’humidité d’environ 16% que voici :

Tableau 4 : Quelques caractéristiques mécaniques du borassus (Guitard)

Caractéristiques mécaniques Dimensions Valeurs


déterminées d’éprouvette de
Borassus utilisé
Infra densité 10 × 10 × 20 × cm3 0,69 g/ cm3
Coefficient Radical 2,45%
de gonflement tangentiel 20 × 20 × 20 cm3 2,37%
Coefficient de Radical 5,16%
rétractabilité tangentiel 6,16%
Module de 14689,91 ±
Young 2487,8 MPa
Flexion en trois Cote de raideur 20 × 20 × 340 cm3 46,50 ± 12,69%
(03) points Résistance à la 112,15 ± 13,62
rupture MPa
Module de 16739,07 ±
Young 1145,19 MPa
Flexion en Cote de raideur 20 × 20 × 340 cm3 46,50 ± 12,69%
quatre (04) Résistance à la 62,40 ± 4,74
points rupture MPa
Traction directe Limite 224 ± 38 MPa
d’élasticité
Résistance à la 303 ± 37 MPa
rupture

1.2. ASSOCIATION BETON-ARMATURES VEGETALES

1.2.1. Définition et propriétés du béton

[Link]. Définition
Selon la norme NF EN 206-1, le béton est un matériau de
construction, de composition complexe et variée, fabriqué à partir
de plusieurs éléments dont principalement de l’eau, du ciment et
des granulats (sable et graviers), auxquels peuvent s’ajouter des
composés minoritaires (adjuvants comme des plastifiants,
entraîneurs d’air, accélérateurs ou retardateurs de prise, et des

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additifs comme des cendres volantes, du laitier, des fumées de


silice). Neville M. & Brooks J., (Neville M. & Brooks J., 2010)
donnent la même définition mais insistent plutôt sur la rationalité
des différents constituants du mélange. Pour Dreux G. & J. Festa,
(G. Dreux & J. Festa, 1998), le béton est simplement un mélange de
granulats (sable, graviers éventuellement cailloux) liés entre eux par
une pâte de ciment. Quant à J.-P. Ollivier & J.-M. Torrenti (J.-P.
Ollivier & J.-M. Torrenti, 2008) le béton est un agencement de
granulats dans une matrice cimentaire ; il comporte des pores
contenant une solution interstitielle basique, de pH avoisinant 13.
D’après Patrick Paultre, (Patrick Paultre, 2011), le béton est un
matériau obtenu à partir d’un mélange de ciment d’eau et de
granulats dosés dans des proportions bien déterminées de façon à
obtenir une certaine ouvrabilité du béton frais lors de sa mise en
œuvre et des caractéristiques mécaniques nécessaires à la
résistance aux charges d’exploitation et à la durabilité des
structures après durcissement.

Toutes ces définitions du matériau béton s’accordent sur le même


principe quant à sa réalisation ; les différents constituants de base
étant le ciment, l’eau, et les granulats. Ainsi le béton peut être
défini comme un matériau composite constitué de ciment, d’eau et
de granulats auxquels l’on peut éventuellement incorporer certaines
substances suivant la consistance du mélange que l’on désire
obtenir.

[Link]- Le ciment

Le ciment est un liant hydraulique c’est-à-dire capable de faire prise


avec l’eau. Il se présente sous l’aspect d’une poudre très fine qui

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mélangée avec de l’eau forme une pâte faisant prise et durcissant


progressivement dans le temps. Ce durcissement est dû à
l’hydratation de certains composés minéraux notamment des
silicates et des aluminates de calcium, la proportion de chaux et de
silice réactive devant être au moins de 50% de la masse de ciment
(G. Dreux & J. Festa, 1998). Les ciments courants ont pour
constituants le clinker auquel on peut ajouter du calcaire, du laitier
de haut fourneau, des cendres volantes, des fines calcaires, de la
pouzzolane naturelle, des schistes calcinés, des fumées de silice,
dans le but de modifier certaines de leurs propriétés et de proposer
une gamme de produits capables de résoudre les différents
problèmes qui se posent lors de la réalisation de certains ouvrages,
soit en raison des conditions d’environnement, soit pour des
raisons de performance économique.

Dans la grande variété de ciments, le plus généralement utilisé est


le ciment Portland composé de clinker, de gypse et d’ajouts (Pujol-
Lesueur V., 2004). La base du ciment Portland, le clinker, est
fabriquée à partir d’un mélange de calcaire et d’argile extraits de
carrières. Après extraction et concassage, ces deux roches sont
mélangées, décarbonatées et transformées lors d’une cuisson dans
un four où la température atteint 1450°C. Le produit formé, le
clinker, est trempé à l’air. Les granules de clinker sont ensuite
broyés finement. La surface spécifique des grains, notée finesse, est
de l’ordre de 3000 cm²/g pour un ciment courant et est un facteur
direct de la réactivité, et en conséquence, de la résistance
caractéristique du ciment hydraté (G. Dreux & J. Festa, 1998). A ce
clinker, base du ciment Portland, sont ajoutés du gypse (à hauteur
de 3 à 5%), qui agit comme régulateur de prise, et éventuellement

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d’autres constituants tels que des fillers calcaires, de la fumée de


silice, des laitiers de haut-fourneau ou des cendres volantes, en
fonction du ciment à composer (Emmanuel Guillon, 2007). Les
principaux composants du clinker sont :

– Silicate tricalcique (50 à 70 %) : 3CaO.SiO2 ⟺ C3S

– Silicate bicalcique (15 à 30 %) : 2CaO.SiO2 ⟺ C2S

– Aluminate tricalcique (5 à 15 %) : 3CaO.Al2O3 ⟺ C3A

– Aluminoferrite tetracalcique (5 à 15 %) : 4CaO.Al2O3.Fe2O3 ⟺


C4AF

Le silicate tricalcique est le constituant majeur et se présente sous


forme de cristaux polygonaux de 20 à 50 μm de diamètre (Guanshu
Li, 1994).

[Link]- L’eau

L’eau est un ingrédient très important du béton. Il remplit à la fois


une fonction physique conférant au béton frais les fonctions
rhéologiques d’un liquide, et une fonction chimique contribuant au
développement de la réaction d’hydratation du ciment et par la
suite à la résistance mécanique du béton. Le mécanisme
d’hydratation du ciment a fait l’objet de nombreuses études dont les
plus connues sont celles de Le Chatelier (H. Le Chatelier, 1887) et
de Michaelis (W. Michaelis, 1909). Les deux théories s'accordent sur
la dissolution des aluminates et sur le rôle prépondérant du silicate
tricalcique. Elles diffèrent essentiellement par l'appréciation du rôle
joué par la silice. Pour Le Chatelier, elle se dissout en formant avec
les ions calcium un premier hydrate, plus soluble que l'hydrate
final. Pour Michaelis, la silice reste dans le constituant solide car

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elle est insoluble dans une solution de chaux même faiblement


concentrée.

L’eau de gâchage ne doit contenir ni composés risquant d’attaquer


chimiquement le ciment, les granulats ou même les armatures ; ni
particules en suspension dont la quantité pourrait modifier ses
qualités originelles (G. Dreux & J. Festa, 1998). La norme NF P 18-
303 limite à cet effet le pourcentage de matière en suspension à 2
ou 5 g/l, et la teneur en sel dissous à 15 ou 30 g/l suivant la
nature du béton.

Dans la catégorie des eaux susceptibles de convenir à la confection


du béton, on peut citer : Les eaux potables, les eaux de recyclage
provenant du rinçage des camions et bétonnières, les eaux de pluie
et de ruissellement. En revanche, la norme autorise l’emploi d’eau
de mer pour la confection du béton tant qu’il n’est pas armé ni
précontraint.

[Link]- Les granulats

Selon la norme NF P 15-010, les granulats sont définis comme


l’ensemble des grains inertes compris entre 0 mm et 40 mm (sable,
graviers et cailloux) dont l’origine peut être naturelle ou artificielle.
La norme française XP P 18-540 précise les divisions
granulométriques des différentes classes granulaires comme suit :

- Filer : D < 2 mm et au moins 70 % des grains passent au tamis de


0,63 mm

- Sablon : D < 1 mm et moins de 70 % des grains passent au tamis


de 0,63 mm

- Sable : 1 mm< D ≤ 6,3 mm

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- Gravillon : d ≥ 1 mm et D ≤ 125 mm

- Gravier : D > 6,3 mm.

La classe granulaire est définie par tamisage au travers d’une série


de tamis normalisée dont les mailles ont les dimensions suivantes
en mm : 40 - 31,5 - 25 - 20 - 16 - 12,5 - 10 - 8 - 6,3 - 5 - 2,5 - 1,25
- 0,63 - 0,315 - 0,16 - 0,08 - 0,063.

Agglomérés par le liant pour former une pierre artificielle, les


granulats constituent dans les conditions normales le squelette
inerte du béton lui conférant sa compacité et participant à sa
résistance mécanique (Nobel Pujol-Lesueur V., 2004). Ils sont
composés de roches carbonatées (CaCO3, MgCO3, CaMg(CO3)2) ou
siliceuses (SiO2). D’ailleurs, ils constituent les trois quarts (¾) du
volume du mélange, et leur qualité affecte énormément la résistance
finale du béton (Neville M. & Brooks J., 2010).

1.2.2- L’adhérence béton-armatures végétales

[Link]- L’adhérence béton-bambou

Il est bien connu que l’adhérence entre les tiges de rônier et le béton
est l’une des principales limites de la technologie des bétons armés
de rônier. S’appuyant sur les travaux de (SHUI, 1990), (Raj, 1995)
avance que l’adhérence moyenne observée entre plusieurs espèces
de bambou et le béton est de l’ordre de 0.25 à 0.5 MPa. D’ailleurs,
Kankam et Perry (1989) ont mené une expérimentation afin de
mieux comprendre les facteurs et les paramètres influençant
l’adhérence béton-bambou. Ils ont tenté de déterminer l’influence
du traitement du bambou et de la résistance du béton sur la qualité

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de l’adhérence entre le béton et les armatures de bambou, en


tenant compte des variables suivantes :

•la valeur de la force en compression du béton ;

•la présence de nœuds sur les tiges ;

•la durée du séchage des tiges ;

•le sablage des surfaces de bambou ;

•l’application d’un traitement au bitume avec et sans sable.

L’effet combiné d’une meilleure résistance à la compression du


béton (44 MPa au lieu de 35 MPa), d’un séchage de quatre semaines
et de la présence de nœuds sur les tiges semble avoir des résultats
positifs sur l’adhérence. En effet, la valeur d’adhérence béton-
bambou est de 1,13MPa pour des tiges sans nœuds et 2,04 MPa
pour des tiges avec nœuds. Il apparaît que les tiges de bambou
ayant des nœuds obtiennent toujours une meilleure adhérence
béton-bambou que celles sans nœuds. Le séchage prolongé des
tiges de bambou augmente l’adhérence du bambou au béton. En
effet, la force ultime d’adhérence des tiges passe de 0,33MPa, sans
séchage, à 0,60MPa pour des tiges ayant séchées trois semaines à
l’air libre. Selon les chercheurs, cela s’explique par le fait que les
tiges sèches ont une meilleure stabilité dimensionnelle ce qui
permet au bambou de rester ancré dans le béton et de conserver sa
fonction d’armature. Les éprouvettes avec des tiges de bambou dont
la surface a été sablée ont une meilleure force d’adhérence (1,94
MPa) comparativement aux tiges demeurées intactes (1,65 MPa).
Enfin, le recouvrement des tiges par une couche de bitume semble
améliorer l’adhérence de 12% tandis que le même traitement plus

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l’ajout de grains de sable repousse cette valeur à 27%. Les


chercheurs expliquent ces résultats par le fait que les tiges
imperméabilisées n’absorbent pas l’humidité contenue dans le
béton frais et ne subissent donc pas le gonflement et le retrait qui
occasionne la perte d’adhérence. Ghavami (1995) arrive aux mêmes
conclusions que Kankam et Perry (1989) dans son étude sur
l’adhérence entre le béton et le bambou où une série d’essais
d’arrachement (figure 2.6) a été réalisée sur des tiges de bambou
ayant été traitées différemment. Les études recensées démontrent
qu’un séchage du bambou de quelques semaines, la présence de
noeuds sur les tiges, le sablage, l’application d’un traitement
hydrofuge, tel le Négrolin, mélangé à des grains de sable, le
recouvrement des tiges par un grillage métallique ainsi qu’une
résistance à la compression accrue du béton sont tous des facteurs
qui contribuent à améliorer l’adhérence (jusqu’à 90%) entre le béton
et le bambou. FERREIRA et al. (2001) ont obtenu des résultats
semblables. Les chercheurs ont également tenté de trouver une
façon d’accroître l’adhérence béton-bambou. Leurs essais prouvent
que le recouvrement du bambou par un vernis et un grillage
métallique offre le meilleur coefficient d’adhérence béton-bambou.

Désireux d’apporter une contribution supplémentaire à ces


connaissances, (KAWAI, 2000) s’est intéressé plutôt à la façon de
tailler les armatures dans le but d’augmenter l’adhérence entre le
béton et le bambou. Lors de son expérimentation, il réalisa des
crénelures de 30 mm de longueur par 2 mm de profondeur dans la
section longitudinale des lanières de bambou (figure 2.7). Ainsi ces
protubérances exercent un meilleur accrochage au béton puisque
les résultats obtenus montrent que les armatures de bambou

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crénelées ont une adhérence de deux à trois fois supérieure à celle


des armatures de bambou sans crénelures.

Mais Foudjet et Fomo (1995) affirment que les précédents résultats


demeurent peu satisfaisants, si on les compare à l’adhérence acier-
béton qui est très supérieure. Par conséquent, les auteurs
proposent un procédé novateur : l’utilisation d’une structure
périodique de confinement pour résoudre le problème d’adhérence.
La technique de confinement consiste globalement à façonner les
armatures de rotin ou de bambou en forme de cadres ayant un côté
dans la zone comprimée. La longueur de la tige de rotin pouvant
atteindre 150 cm et plus, le problème de recouvrement ne se pose
pas dans l’utilisation de cette technique de confinement. Le
façonnage des cadres se fait à l’aide d’un bec à gaz, car, en
chauffant le rotin aux endroits à plier, il se plastifie aisément et
garde la forme imposée après refroidissement.

Par leur expérimentation, Foudjet et Fomo (1989) cherchent à


obtenir la contrainte de cisaillement qui serait développée à la limite
de la rupture du rotin par traction. En supposant que l’adhérence
limite (τe) se produit au moment de la rupture en traction du rotin.

Des essais d’arrachement effectués, l’adhérence apparente varie de


2,8 MPa à 5,4 MPa pour des contraintes de rupture en traction du
rotin allant de 52 à 100 MPa. Sachant que les contraintes
d’adhérence du bambou et de l’acier dans le béton sont supérieures
à celles du rotin et que la contrainte de rupture en traction du
bambou peut atteindre 400 MPa, les chercheurs avancent que la
valeur de τe serait d’environ 20MPa si ce procédé était appliqué au
bambou. Ceci reviendrait à multiplier par environ 50 les valeurs

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d’adhérence du bambou atteintes par d’autres procédés. Cette


valeur approche celle de 25 MPa couramment admise pour
l’adhérence acier-béton. Foudjet et Fomo (1995) soulignent que les
recherches conduites précédemment pour améliorer les valeurs
d’adhérence entre le béton et les matières ligneuses ont permis de
multiplier les valeurs de la contrainte d’adhérence par trois ou
quatre. Avec la méthode d’utilisation d’une structure périodique de
confinement, les auteurs ont pu les multiplier par 50. Ils affirment
donc que leur technique s’avère très efficace et laisse espérer des
lendemains meilleurs pour l’association matière ligneuse-béton. Il
faut souligner que les essais réalisés par Foudjet et Fomo (1989) ont
été menés sur des éprouvettes armées de rotin. Il serait donc
nécessaire de faire subir le même test expérimental à d’autres
matières ligneuses, le bambou par exemple, afin de vérifier la
fiabilité de cette technique.

En ce sens, les travaux de Ghavami (1995), de Kankam et Perry


(1989) ainsi que ceux de Ferreira, Moreno et Beraldo (2001)
s’avèrent plus fiables que ceux de Foudjet et Fomo (1995). Il n’est
peut-être pas souhaitable du point de vue scientifique, d’associer le
bambou à un autre matériau, tel le rotin. Nous avons vu que le
bambou a des propriétés physiques et mécaniques qui lui sont
particulières. Toutefois, les travaux de Foudjet et Fomo (1995)
amènent de nouvelles pistes de recherche qui pourraient s’avérer
prometteuses si elles sont concrètement appliquées au bambou ou
le rônier. (BOUCHER, 2006).

[Link]- Utilisation du Borassus comme armature végétale dans


le Béton

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L’utilisation du borassus dans le béton a été même expérimentée


d’après (GBAGUIDI E., 2004) en 1996 suite à une demande de
MÄNTELE ENWEANI B., un ressortissant Allemand résidant au
Bénin. Il s’agissait d’une villa construite par le cabinet SECCARTS
du Pr. GBAGUIDI AISSE Gérard, dont les murs sont en blocs de
terre comprimée et les éléments de structure sont en béton armé du
bois de Borassus aethiopum.

C’est beaucoup plus tard que dans le but de justifier la possibilité


d’une utilisation du bois de borassus dans le béton et de maîtriser
le comportement du Borassus, ADJIBOLA (2008) a étudié la
résistance à la flexion 4 points de quelques poutres en béton armé
de Borassus avec ou sans crénelures, traité ou non avec du bitume.
Elle a remarqué d’une part, que la contrainte de rupture des
poutres non armées est inférieure à la contrainte de rupture de
toutes les poutres armées de Borassus. Ce qui révèle que la
présence des armatures de Borassus a augmenté la résistance de la
poutre. Il en ressort que le bois peut donc tenir lieu d’armature
tendue dans une poutre en béton armé. D’autre part, elle a
remarqué que les poutres en béton armé de Borassus de section
rectangulaire avec des crénelures et non traitées avec le bitume
offraient une meilleure résistance à la rupture et à la fissuration
que toutes les autres poutres. Elle a conclu que les crénelures
créées sur les sections ont permis d’améliorer l’adhérence entre le
béton et le Borassus.

Dans un article publié, GBAGUIDI AÏSSE L. Gérard, et al (2009) ont


confirmé la possibilité de l’utilisation du rônier dans les éléments en
béton. HOUNGBO (2010) s’est intéressé à l’étude expérimentale du

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comportement mécanique des plaques en béton armé de bois de


Rônier. IL a confectionné cinq (5) catégories de plaque
horizontalement chargées. Il est parvenu à la conclusion que les
armatures de Borassus de section carrée ou rectangulaire peuvent
être utilisés comme armatures végétales dans les plaques
horizontalement chargées car leur résistance est très voisine des
résistances des plaques en béton armées d’acier mais que les
armatures de borassus de section rectangulaire offrent une plus
grande résistance que celles de section carrée. CHADA (2011),
quant à elle, a travaillé sur la mise au point d’une méthode de
dimensionnement des éléments de structure en béton armé au bois
de rônier, faiblement chargés et sollicités à la flexion simple. Elle a
conclu suite aux résultats de son expérimentation, que la méthode
de calcul qu’elle a élaborée offre des coefficients de sécurité de
l’ordre de 0,99 à 7jours, 1,31 à 14jours, 0,23 à 21jours et 1,34 à
28jours pour ce qui est des armatures comprimées. Quant aux
armatures tendues, les coefficients de sécurité sont de l’ordre de
0,72 à 7jours, 0,75 à 14jours, 0,63 à 21jours, et 0,76 à 28jours.
AHOUANDJINOU (2009) a effectué un essai de détermination du
taux d’humidité et est parvenu à la conclusion que le rônier
absorbe une faible quantité d’eau qu’on peut négliger (inférieur à
1%). Aussi, il a effectué des essais de flexion 04 points sur des
poutres armées d’éprouvettes de Borassus de forme géométrique
différente, et est arrivé à la conclusion selon laquelle on peut
utiliser la section circulaire ou rectangulaire pour les poutres en
béton armé de borassus puisque leurs résistances sont très
voisines. Il a constaté que des poutres en bois de borassus de
section circulaire lisse de diamètre 25mm (charge de rupture 47 kN)

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permettent d’avoir des résistances voisines à celle d’une poutre en


béton armé d’acier HA de diamètre 8 mm (charge de rupture 47kN).
Dans cette même catégorie de poutres, on peut citer aussi le bois de
borassus de section circulaire crénelée de diamètre 20mm (charge
de rupture 46 KN). Mais étant donné que le bois de Borassus est un
matériau hygroscopique et qu’il y donc possibilité d’instabilité
dimensionnelle, il s’est agi pour (VODOUNSI B. N., 2009), de
chercher à optimiser la variation du taux d’humidité du borassus
en utilisant d’une part des poutres témoin non traitées et d’autre
part des poutres traitées avec des substances (hydrofuges) comme
le négrolin et le ciment colle. Ainsi ces poutres ont été soumises aux
essais de flexion quatre (4) points jusqu’à la rupture. Il a conclu que
le négrolin peut tenir lieu d’un imperméabilisant efficace ; cela
parce que l’eau n’aurait pas traversé la fine couche de négrolin sur
les plaquettes et les taux d’humidité relevés à la suite des essais ne
présentent pas de grandes variations pour les trois catégories de
types de traitements sur la surface de contact de rônier Cependant,
on note une tendance selon laquelle le rônier traité au négrolin
(PARN) est mieux protégé contre les transferts d’humidité par
rapport à celui non traité (PAR) et cela avec un regain de 10% de
capacité portante sur les PAR. Par ailleurs le ciment colle n’est pas
une imperméabilisante mais se révèle être un élément qui améliore
l’adhérence entre le béton et le borassus. Toutefois il améliore
substantiellement la capacité portante (33.93%). Ces résultats sont
très similaires à celle obtenus par (GBAGUIDI AISSÈ G. L., et al.
2010) dans le cadre d’une étude portant sur la possibilité
d’association béton-bois de Borassus aethiopum pour la réalisation
des éléments fléchis, des poteaux et des raidisseurs des murs

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porteurs. Par ailleurs, dans un rapport écrit TER effectué sous la


direction de M. Philippe GALIMARD, (JOUIN GWENAËL, et al. 2011)
ont effectué des essais afin de conclure quant à la cohésion du bois
de rônier dans le béton. La tomographie d’une éprouvette a été
réalisée en parallèle à des essais d’arrachement (qui n’auront
finalement pas lieu). Cette tomographie effectuée dans le laboratoire
de Talence par Monsieur Galimard et un technicien du laboratoire
est une coupe à 15 mm en dessous de la surface supérieure de
l’éprouvette de béton avec une résolution de 80 microns. Cette
tomographie a donné le rendu suivant :

Figure 3 : Tomographie de l’éprouvette réalisée pour l’essai d’adhérence


(Jouin Gwenaël, et al., 2011)

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CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES

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Dans ce chapitre nous allons présenter premièrement le matériel


nécessaire à la réalisation des essais réalisés ; il s’agit des essais de
caractérisation des granulats ayant permis la formulation du béton,
l’essai de compression du béton afin d’en déterminer les
caractéristiques mécaniques et l’essai pull out proprement dit sur les
différentes éprouvettes confectionnées avec les différentes formes de
tiges de rônier ci-dessous :

Photo 5 montrant des tiges de rônier entaillées sur deux faces

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Source : Hermann FADAIRO

Photo 6 montrant des tiges de rônier


crénelées sur deux faces
Source : Hermann FADAIRO

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Photo 7 montrant des tiges de rônier


entaillées sur quatre faces
Source : Hermann FADAIRO

Photo 8 montrant des tiges de rônier


enroulées de fil de fer
Source : Hermann FADAIRO

Photo 9 montrant des tiges de rônier

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ensablées avec de la colle


Source : Hermann FADAIRO

Photo 10 montrant des tiges de rônier avec


des
cubes collés
Source : Hermann FADAIRO

Photo 11 montrant des tiges de rônier


simples (éprouvettes témoins)

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Source : Hermann FADAIRO

Nous décrirons ensuite la méthode employée pour la détermination


de la contrainte d’adhérence du Borassus dans le béton.

2.1- MATERIEL

2.1.1. Essais de détermination des propriétés physiques des


granulats

Les essais effectués au laboratoire sur les granulats portent sur des
quantités réduites de matériaux. Mais les prélèvements sont faits de
telle manière que l’échantillon global soit représentatif de
l’ensemble. Ces prélèvements ont été réalisés au sommet, au milieu
et en bas du tas et ceci après quelques centimètres de la surface,
afin d’éliminer l’effet de ségrégation due aux pluies et au vent
(Norme EN 12620). Ensuite, l’ensemble a été mélangé et nous avons
procédé au quartage.

[Link]. Masse volumique apparente


a) Définition

La masse volumique apparente (ρapp) est la masse par unité de


volume d’un corps y compris les vides entre les grains le
constituant. Selon la norme EN 12620, la masse volumique
apparente des granulats usuels est généralement comprise entre
1300 et 1600 kg/m3. Mais cette masse volumique apparente pourra
avoir une valeur différente suivant qu’elle soit déterminée à partir
d’un matériau compacté ou non compacté. (Norme EN 12620)

b) Appareillage
Le dispositif expérimental utilisé à cet effet est constitué de :
- une balance électronique de capacité 150 kg et de précision 5g ;

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- une étuve ;
- un godet ;
- une main écope ;
- une règle plate métallique ;
- un entonnoir.

c) Mode opératoire
Le mode opératoire consiste à :
- peser un godet à vide (Mi) dont on connait le volume (V)
- remplir le godet d’échantillon (Gravier ou sable)
- araser le godet à l’aide d’une règle
- peser l’ensemble godet plus échantillon (Mf)
Tableau 5 : Masse Volumique absolue du gravier
1ère 2ème prise 3ème prise
prise
Volume initiale d'eau (cm3) 300 400 500
Masse de Gravier Prélevé (g) 160 300 400
Volume final d'eau (cm3) 370 520 655
Masse volumique absolue 2,286 2,500 2,581
Masse Volumique absolue du 2,46
Gravier
Tableau 6 : Masse volumique absolue du sable
1ère 2ème prise 3è prise
prise
Volume initiale d'eau (cm3) 200 400 350
Masse de Sable Prélevée (g) 400 200 200
Volume final d'eau (cm3) 350 480 430
Masse volumique absolue 2,667 2,500 2,500
Masse Volumique absolue du Sable 2,56

[Link]. Masse spécifique


a) Définition et but

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La masse spécifique ou masse volumique absolue (ρabs) est la masse


d’un corps par unité de volume de matière pleine sans aucun vide
entre les grains le constituant. D’après la norme EN 12620, elle est
généralement comprise entre 2500 et 2700 kg/m 3 et est déterminée
par la relation 2.2.

M
ρabs=
Vabs

M : Masse du matériau
Vabs : Volume absolu

b) Appareillage

Le dispositif expérimental utilisé à cet effet est constitué de :

- une balance électronique de capacité 150 kg et de précision 5 g ;

- une étuve ;

- un godet ;

- une main écope ;

- une règle plate métallique ;

- un entonnoir ;

- un bécher.

c) Mode opératoire

La spécificité de cet essai consiste à éliminer les vides


intergranulaires en ajoutant de l’eau. Il s’agit donc de prélever à
l’aide d’un bécher un volume initial d’eau (Vi) dans lequel on verse
une quantité M de granulats. Ensuite on note le volume final d’eau
(Vf) dû au poids du matériau immergé. La masse volumique absolue

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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est donnée par le rapport entre la masse de l’échantillon et le


volume d’eau d’égal volume du corps.

[Link]. Coefficient d’absorption


a) Définition et but

Le processus par lequel l’eau pénètre dans les granulats et


l’augmentation de poids qui en résulte sont appelés absorption. Le
coefficient d’absorption (ABS) d’eau permet d’évaluer la quantité
d’eau retenue par la porosité des granulats afin d’en tenir compte
pour le dosage en eau efficace lors de la formulation des bétons
(Chérif Bishweka, 2016). Ce coefficient mesure le volume des pores
accessibles à l’eau ; ce qui signifie que plus sa valeur est élevée,
moins la durabilité du béton est assurée surtout dans un milieu
agressif. Il est donné par la relation 2.3 (Norme NF P18 554-555).

|¿|
M 1−Mo
∗100
Mo

M1 : Masse de l’échantillon après séjour dans l’eau pendant au


moins 24 h

M0 : Masse de l’échantillon saturé sec en surface

b) Appareillage

L’appareillage comprend :

- deux pycnomètres

- un agitateur manuel

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- une balance électronique de capacité 150 kg et de précision 5 g

- deux plateaux

- deux godets

c) Mode opératoire

Il consiste à laisser séjourner l’échantillon (sable, gravier) dans l’eau


pendant au moins 24 heures. Pour le sable, retirer l’échantillon
après inhibition et l’étaler sur une surface plane non absorbante et
le soumettre à un flux d’air chaud, tout en le remuant afin que la
surface externe de grain sèche. Ce séchage doit être effectué de
manière douce afin de ne pas éliminer l’eau qui pourrait être piégée
à l’intérieur du granulat. Prélever une masse M 0 de cet échantillon
et peser. Ensuite sécher cette même masse à l’étuve à 105°C et
relever la nouvelle masse M1. Pour les graviers, après inhibition,
nettoyer soigneusement chaque grain avec un tissu absorbant et
reprendre le même processus que précédemment.

Photo 12 : pycnomètre + gravier Photo 13 : pycnomètre vide sur la

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+ eau + verre sur la balance balance

2.1.2 Analyse granulométrique par tamisage (NFP 18-560)

Après le quartage, nous avons déterminé le diamètre du tamis


immédiatement supérieur au plus gros grain en faisant passer le
mélange sur la série normalisée. Pour le gravier, tous les grains
sont passés au travers du tamis 50, 40 et 31,5mm, mais quelques-
uns ont été retenus au niveau du tamis de 25mm. Nous avons alors
Dmax = 31,50mm.

Pour le sable, quelques grains ont été retenus au niveau du tamis


de 1.25mm.

Dmax = 2.5 mm.

La masse d’échantillon retenue a été prise en respectant la relation


200D < M < 600D.

M = poids de l’échantillon (en grammes)

D = dimension maximum du plus gros élément (en mm)

Après les calculs, nous avons :

Pour le gravier, 6300 grammes < M < 18900 grammes ;

Pour le sable, 500 grammes < M < 1500 grammes.

Nous convenons de retenir comme masse de l’échantillon :

Pour le gravier, M=6500 grammes ;

Pour le sable, M= 700 grammes.

[Link] Principe et but de l’essai

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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L’essai consiste à ranger les différents grains constituant un


échantillon en utilisant une série de tamis normalisée, emboîtés les
unes sur les autres, dont les dimensions des ouvertures sont
décroissantes du haut vers le bas. L’échantillon est versé sur le
tamis supérieur et le classement des grains s’obtient par vibration
de la colonne de tamis. Le but de l’essai est de déterminer la
grosseur et les pourcentages pondéraux respectifs des différentes
familles de grains constituants l’échantillon. Elle s’applique à tous
les granulats de dimension nominale inférieure ou égale à 0,08mm
à l’exclusion des fillers. Mais il importe de différencier la
granulométrie de la granularité. Le premier désigne la
détermination de la grandeur des grains et le deuxième la
répartition dimensionnelle des grains d’un granulat.

[Link]. Matériels utilisés

Pour réaliser cet essai, nous avons utilisé les matériels suivants
(Annexe D) :

- Une série de tamis normalisée se présentant comme suit :

* pour le sable : 0,063 – 0,080 – 0,16 – 0,315 – 0,630 – 1,25 – 2,5 –


5.

* pour le gravier : 6,3 – 8 – 10 – 12,5 – 16 – 20 – 25 – 31,5 – 40 – 50


– 63.

- une balance de capacité maximale 150 kg et de précision 5 g ;

- des plateaux ;

- des récipients ;

- une brosse métallique.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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[Link]. Mode opératoire

Le mode opératoire se résume comme suit :

- prélever après quartage une masse M de matériaux propres et


secs comprise entre 200D et 600D ;
- passer cette masse de matériaux à la série de tamis normalisée ;
- agiter manuellement les tamis ;
- peser les refus sur chaque tamis ;

Photo 14 : Analyse granulométrique sur le gravier

Tableau 7: Résultats d'analyse granulométrique sur sable

Analyse Granulométrique par tamisage du Sable

Tamis (mm) Refus partiel Refus cumulé Refus cumulé Passant


(g) (g) (%) (%)
2,5 0 0 0,00 100
1,25 5,8 5,8 0,83 99,17
0,63 97 102,8 14,69 85,31
0,315 217,7 320,5 45,79 54,21
0,16 217,4 537,9 76,84 23,16
0,08 140,7 678,6 96,94 3,06
0,063 2,1 680,7 97,24 2,76

Reste 19,3 19,3 0,55 99,45

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d60 0,374 Cc 0,93


d30 0,194 Cu 3,46
d10 0,108 Module de 1,94
finesse
%Perte 0,36
La granulométrie est cariée ou étalée car Cu supérieur à 2

Analyse Granulométrique du Sable


100

90

80

70

60

50

40

30

20

10

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5

Figure 4 : Courbe d’Analyse Granulométrique du Sable


Tableau 8 : Résultats d'analyse granulométrique du gravier

Analyse Granulométrique par tamisage du Gravier


Tamis (mm) Refus Refus cumulé Refus cumulé (%) Passant (%)
partiel (g) (g)
31,5 0 0 0,000 100,000
25 55 55 0,846 99,154
20 395 450 6,923 93,077
16 1160 1610 24,769 75,231
12,5 1610 3220 49,538 50,462
10 1130 4350 66,923 33,077
8 1200 5550 85,385 14,615
6,3 600 6150 94,615 5,385
5 240 6390 98,308 1,692
2,5 75 6465 99,462 0,538

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1,25 5,2 6470,2 99,542 0,458


Reste 29,8
6470,2
d60 13,85 Cc 0,95
d30 9,67 Cu 1,94
d10 7,14 Module de finesse -
%Perte 0,46
La granulométrie est uniforme ou serrée car Cu inférieur à 2

Courbe AG du Gravier
100.000

90.000

80.000

70.000

60.000

50.000

40.000

30.000

20.000

10.000

0.000
0 5 10 15 20 25 30 35

Figure 5 : Courbe d’Analyse Granulométrique du Gravier

 Equivalent de sable (ES)


 Définition et But
L’essai consiste à agiter l’échantillon dans une solution afin de
mettre en évidence les particules fines contenues dans le sable.
Après agitation, ces particules se trouvent en suspension que l’on
appelle floculat. En d’autres termes, le but de l’essai est de

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permettre de déceler la présence d’éléments fins dans un sable et de


caractériser l’importance par une valeur numérique.

 Appareillage
L’appareillage comprend :

 Trois (03) éprouvettes transparentes et cylindriques équipées


de bouchon étanche ;
 Un (01) tube laveur ;
 Un réglet millimétré ;
 Un (01) agitateur électrique ;
 Un piston d’essai ;
 Un tamis de 5mm ;
 Une solution préparée avec 111g de chlorure de calcium
anhydre, 480g de glycérine et 12g de formaldéhyde, le tout
pour 40litres d’eau.
 Mode opératoire
 Echantillon d’essai
L’essai s’effectue sur la fraction d’éléments passant au tamis de
5mm. La masse d’échantillon sec est telle que son volume est
88cm3.

 Manipulation
On procède de la façon suivante :

 on verse la solution lavante jusqu’au premier repère cercle


(10cm) du cylindre ;
 on verse la mesure (88cm3) de sable sec et on laisse reposer
pendant 10 minutes ;

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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 On bouche et on secoue vigoureusement 90 allers et retours


de 20cm de course en 30 secondes. On enlève le bouchon, on
introduit le tube laveur jusqu’au fond du cylindre, puis on
tourne et on remue pour séparer l’argile du sable. On complète
la solution lavante jusqu’au deuxième repère cercle cylindre ;
 Après 20 minutes de repos, on note la hauteur H 1 et H’2 à
l’aide du réglet millimétré ;
On abaisse lentement jusqu’au sable, le piston coulissant, on
mesure au réglet millimétré la hauteur H 2 (ou la hauteur H’ et on
calcule la hauteur H2 en retranchant de la hauteur du cylindre qui
est 43cm la hauteur H’ mesurée).

2.1.3. Tableau récapitulatif des caractéristiques des granulats

Le tableau ci-dessous présente un résumé de toutes les


caractéristiques des constituants qui ont été déterminées plus haut.

Tableau 9: Récapitulatif des caractéristiques des granulats

Gravier roulé
Caractéristiques Sable lagunaire Ciment
du Mono
Module de finesse Mf
1.94 - -

Coefficient
3.46 1.94 -
d’uniformité Cu
Coefficient de
0.93 0.95 -
courbure Cc
Densité spécifique
(g/cm3) 2.56 2,46 -

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Densité apparente
1.53 1.56 3,10
(g/cm3)
Densité « sss »
2.125 2.604 1,00

% d’absorption
16.250% 2.169% -

2.2. METHODES

La formulation consiste à définir le mélange optimal des différents


granulats dont on dispose ainsi que le dosage en ciment et la
quantité d’eau afin de réaliser un béton dont les qualités sont celles
recherchées pour la construction de l’ouvrage ou de la partie de
l’ouvrage en cours.

Il existe plusieurs méthodes de formulation de béton basées sur les


normes françaises ou européennes à savoir :

 La méthode de Faury ;
 La méthode de Vallette ;
 La méthode de Bolomey ;
 La méthode de Joisel ;
 La méthode de Dreux-Gorisse.
De toutes ces méthodes ci-dessus citées ; nous nous intéresserons
à la méthode de Dreux-Gorisse pour la formulation du béton à
utiliser pour nos éprouvettes.

2.2.1. Formulation du béton (Dreux-Gorisse)

Pour la formulation du béton, nous avons utilisé la méthode de


Dreux-Gorisse.

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[Link]. Données de base

- Dimension maximale des granulats D= 31,5 mm


- Résistance nominale σ’n=300 bars
- Affaissement au cône : A= 5 cm
- Moyen de serrage : vibration faible
- Sable lagunaire propre : Mf = 1.94
*Densité spécifique : 2,56
*Densité apparente : 1,53
- Gravier propre roulé
* Densité spécifique : 2,46
* Densité apparente : 1,56
- Le ciment utilisé est le CPJ 35 de SCB BOUCLIER
* Résistance vraie du ciment : б’c = 300 bars
*Masse spécifique : 3,1
La démarche de formulation proprement dite du béton se présente
ainsi qu’il suit :

[Link]. Détermination de la composition d’un béton par la


méthode de dreux gorisse : sable lagunaire et gravier roule
Tableau 10 : Hypothèses de calcul
N° Type de Module de Densité Poids
d'Ordre granulat finesse apparente D spécifique PS
1 Sable 1.94 1,53 2,56

2 Gravier - 1,56 2,46

Gravier roulé ; Sable lagunaire


Diamètre maximal (mm): 31.5
Qualité des granulats : Bonne, courante

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Tableau 3 : Détermination du coefficient granulaire


Qualité des Fins Moyens
granulats D ≤ 12,5 20 ≤ D ≤ 31,5 Gros

Excellente 0,55 0,60 0,65


Bonne 0,45 0,50 0,55
Passable 0,35 0,40 0,45

Coefficient granulaire (G) : 0,5


 Béton
Consistance : Plastique
Serrage : Vibration faible

Tableau 4 : Valeurs du coefficient de compacité


CON Coefficient de compacité en fonction du diamètre
SISTA Serrage D des
NCE granulats
D=5 D=10 D=12, D=20 D=31, D=50 D=80
Piquage 0,750 0,780 0,795 0,805 0,810 0,815 0,820
Vibration 0,755 0,785 0,800 0,810 0,815 0,820 0,825
Molle faible 0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
Vibration
normale
Piquage 0,760 0,790 0,805 0,815 0.820 0,825 0,830
Vibration 0,765 0,795 0,810 0,820 0,825 0,830 0,835
Plastique faible 0,770 0,800 0,815 0,825 0,830 0,835 0,840
Vibration 0,775 0,805 0.820 0,830 0,835 0,840 0,845
normale
Vibration
puissante
Vibration 0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
faible 0,780 0,810 0,825 0,835 0,840 0,845 0,850
Ferme Vibration 0,785 0,815 0,830 0,840 0,845 0,850 0,855
normale
Vibration
puissante

Coefficient de compacité : 0,825 Affaissement au cône (cm) : A =5


Résistance nominale (MPa) : 30

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Résistance à 28 jours (MPa) : 34.5


Dosage en ciment et eau
Classe vraie du ciment (MPa) : 55
Poids spécifique g/cm3) : 3,1

( )
'
C σ 28
= +0.5
E G∗σ ' c

C
=1.75
E

Nous référant à l’abaque de Dreux Gorisse, nous obtenons :


Dosage en ciment C (Kg/m3) : 340
Dosage en eau
Dosage en eau E (L/m3) : 194,29
 Correction apportée au dosage en eau
Tableau 5 : Correction en pourcentage sur le dosage en eau

Diamètre en mm 10 12.5 16 20 25 31,5 40 50

Correction en % +9 +6 +4 +2 0 -2 -4 -6

Coefficient de correction de l'eau (%) : -2%


Dosage en eau E corrigé (L/m3) : 190,42
Dosage en ciment C corrigé (Kg/m3) : 340
Correctif du coefficient de compacité : - 1%
Coefficient de compacité corrigé : 0,817
 Terme correcteur du mélange K = K1 + KS + KP
Tableau 6 : Valeur du terme correcteur K1

Vibration Faible Normale Puissante

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Format Roulé Concassé Roulé Concassé Roulé Concassé


des granulats
400+f -2 0 -4 -2 -6 -4
400 0 +2 -2 0 -4 -2
Dosage 350 +2 +4 0 +2 -2 0

Ciment 300 +4 +6 +2 +4 0 +2

250 +6 +8 +4 +6 +2 +4
200 +8 +10 +6 +8 +4 +6

Vibration : faible, Granulat : roulé, Dosage en ciment : 340. Par


interpolation on a :
350 ………………0
340……………….K1 K1 : 0.4
300……………….2
Correction supplémentaire
KS = 6×MF -15 →KS = (6×1.94) -15; Ks : 3.36
Kp : 0
K : 3.76

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Figure 6 : Courbe granulaire de référence OAB

Le point B a pour ordonnée 100% et pour abscisse la dimension D


du plus gros granulat.
Le point A à pour abscisse le module du tamis :

31.5
XA= =15.75 mm
2

Et pour ordonnée
YA = 50 – (D)0.5 + K
YA = 48.15 %
Coordonnées de la ligne de partage

Tableau 7 : Calcul des différents modules

M = 10 * log (d * 1000) +1
O A B
19 42.97 45.98
0 48.15% 100%

Proportion des granulats


Les courbes des proportions se présentent ainsi qu’il suit :
Nous obtenons ainsi les proportions suivantes :

Tableau 16 : Proportion des granulats

Granulat S G
Pourcentage P (%) 44,00 56,00

Détermination des proportions selon Dreux GORISSE


 Volumes absolus
Volume total absolu :
VT =1000 * ϒcor = 1000 * 0.817

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VT = 817 L
Volume absolu du ciment :
C
Vc = C / Ps = 3.1 = 340 / 3.1 = 109.68 L

Volume absolu des granulats


VG = VT –VC = 817 – 109. 68 = 707.32 L
Volume absolu du sable :
VS = VG * P%S = 707.32 * 44% = 311.22 L
Volume absolu du gravier :
Vg = VG * P%G = 707.32 * 56% = 396.10 L

Tableau 8 : Volume absolu des particules


Total (L) 817
Ciment (L) 109.68
Granulats (L) 707.32
Sable (L) 311.22
Gravier (L) 396.10

 Dosage en matériaux secs


 Ciment : 340
 Sable : D = Vs * Ps = 311.22 × 2,56= 796.72
 Gravier : D = VG * PG = 396.10 × 2,46= 974 ,41
Tableau 9 : Dosage en matériau sec pour 1 m3 de béton
Sable (Kg) 796.72
Gravier (Kg) 974.41
Ciment (Kg) 340
Eau totale (Kg) 190.42
Densité théorique (Kg) 2301.5
5

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Densité théorique (%)) 2.301%

Densité théorique (%) ; Do = ( G + C + E + S ) / (1000)


 Dosage au laboratoire
 Moule cylindrique
Diamètre (m) : 0,16 Hauteur (m) : 0,32 Volume (m3) : 0,00643 Nbre
de moules : 9
Volume total des 9 moules (m3) : 0,05787
Cône d'Abrams
Grand rayon (m) : 0,1 Petit rayon (m) : 0,05 Hauteur (m) : 0,30
Volume (m3) : 0,0055
Pourcentage de perte (%) : 10

Tableau 10 : Dosage pour 1 éprouvette cylindrique 16/32

Sable (Kg) 5.12


Gravier (Kg) 6.27
Ciment (Kg) 2.19
Eau totale (Kg) 1.22

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Figure 7 : Abaque de Dreux permettant d’évaluer approximativement le dosage


en ciment en fonction de C/E et de l’ouvrabilité désirée

[Link]. Confection du béton


Après la formulation, le béton a été confectionné à l’aide d’un
malaxeur. Les autres matériels utilisés sont les suivants :

- une balance électronique de capacité 150 kg et de précision 5g


- un seau de capacité 20 litres
- une brouette de capacité 60 litres
- des pelles
- des truelles
- un vibreur

2.2.2. Essais de convenance sur le béton frais et durci

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[Link] Slump-test (NFP 18-451)

Encore appelé essai au cône d’Abrams, cet essai a pour but


d’évaluer la consistance du béton à travers la mesure de
l’affaissement. Selon Hu & Pashias et al. (Hu, 1995 & Pashias et al.
τ0
1996), cet affaissement dépend du rapport ρg (τ0 représente le seuil

de cisaillement, ρ est la densité du béton frais et g l’accélération de


la pesanteur).

Les matériels utilisés pour réaliser cet essai sont les suivants :

- un cône d’Abrams constitué de moule tronconique sans fond de


30 cm de haut, de 20 cm de diamètre en sa partie inférieure et de
10 cm de diamètre en sa partie supérieure, d’un entonnoir et d’une
plaque d’appui ;

- une tige de piquage ;


- une truelle ;
- des pinceaux ;
- un portique muni d’un réglet ;
Le mode opératoire consiste à humidifier l’intérieur du cône afin de
permettre plus tard un démoulage facile ; ensuite on remplit le
moule en trois couches tassées à l’aide d’une tige de 16 cm de
diamètre dont l’extrémité est arrondie, à raison de 25 coups par
couche. Ensuite, on arase la partie supérieure du cône et on repère
la hauteur du cône à l’aide d’un réglet. Enfin on soulève lentement
le cône et on mesure de nouveau la hauteur du béton.
L’affaissement est la hauteur entre les deux mesures.

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Figure 8 : Présentation de l’essai au cône d’Abrams


Source : SOHOUNHLOUE, Agbéchi Yao Jamik. 2017.

Cet essai a été effectué toutes les fois que nous avons coulé le béton
pour la confection des différentes éprouvettes pour l’essai pull-out.
A chaque coulage effectué, nous avons confectionné quatre (04)
éprouvettes. Les résultats issus de ces essais sont consignés dans
le tableau ci-dessous.

Tableau 20 : Récapitulatif des mesures d’affaissement au cône d’Abrams


Affaissement au cône
Confection des éprouvettes
d’Abrams (cm)
1ère éprouvette 5,10
2ème éprouvette 4,90
3ème éprouvette 4,65
4ème éprouvette 5,35
Moyenne 5,00

 Interprétation
L’affaissement au cône d’Abrams obtenu est compris entre 4 et 5cm ; on
conclut que le béton est ferme et de bon vibrage.

[Link]. Essais de compression (Norme NFP 18-406)


Cet essai a pour but de déterminer la résistance caractéristique du
béton à 28 jours. Elle se mesure par compression axiale de

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cylindres droits de révolution et d’une hauteur double de leur


diamètre. Elle se meure également sur éprouvettes prismatiques de
côté 150mm. Après la confection des éprouvettes, elles sont
trempées dans l’eau afin de permettre aux réactions d’hydratation
du ciment de se poursuivre (NF P 18-405). Avant l’essai, on procède
au surfaçage des deux faces des éprouvettes à l’aide du souffre. La
résistance à la compression (fc28) est calculée sur une moyenne de
trois éprouvettes par la relation :

Fmax
fc28 = A

Fmax : Force maximale (N)

A : section de l′éprouvette (mm2)

Les matériels utilisés pour la réalisation de cet essai sont les


suivants :

- une presse à béton de capacité 100 t ;

- des moules cylindriques de diamètre 16 cm et de hauteur 32 cm ;

- des truelles ;

- des pinceaux.

Pendant l’essai, les éprouvettes cylindriques sont centrées entre les


deux plateaux de la presse d’essai. L’essai est piloté en charge avec
une vitesse de 0,5 MPa / s.

Légende
P : Charge appliquée
R : Réaction du système

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Figure 9 : Principe d’essai de compression

Résultats de l’essai de compression


Afin d’apprécier la résistance du béton que nous avons utilisée pour
la confection des éprouvettes pull out, nous avons réalisé des essais
de compression sur des éprouvettes cylindriques de diamètre 16cm
et de hauteur 32cm selon la norme (NF EN 12390-3). Les essais ont
été réalisés après 7, 14, 21 et 28 jours sur trois (03) différents
échantillons à chaque fois. Les résultats de ces essais sont
consignés dans les tableaux ci-dessous.

Tableau 11 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 7 jours

Charge de Section de Contrainte de rupture


Numéro
rupture (KN) l’éprouvette (mm2) (MPa)
1 211,008 20 096 10,5
2 190,912 20 096 9,5
3 216,032 20 096 10,75
Moyenne 10,25

R ésu l t a t d e l ' essa i d e c o m p r essi o n à 7 jo u r s d ' â g e

10.75
10.5

9.5

1 2 3

Figure 10 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à 7


jours d’âge

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Tableau 12 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 14 jours

Charge de Section de Contrainte de rupture


Numéro
rupture (KN) l’éprouvette (mm2) (MPa)
1 311,488 20 096 15,5
2 299,430 20 096 14,90
3 316,512 20 096 15,75
Moyenne 15,38

R ésu l t a t d e l ' essa i d e c o m p r essi o n à 14 jo u r s d ' â g e

15.75
15.5

14.9

1 2 3

Figure 11 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à 14


jours d’âge

Tableau 13 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 21 jours

Charge de Section de Contrainte de rupture


Numéro
rupture (KN) l’éprouvette (mm2) (MPa)
1 432,064 20 096 21,5
2 416,992 20 096 20,75
3 411,968 20 096 20,5
Moyenne 20,91

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

R ésu l t a t d e l ' essa i d e c o m p r essi o n à 21 jo u r s d ' â g e

21.5

20.75
20.5

1 2 3

Figure 12 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à 21


jours d’âge

Tableau 14 : Essai de compression sur les éprouvettes cylindriques à 28 jours

Charge de Section de Contrainte de rupture


Numéro
rupture (KN) l’éprouvette (mm2) (MPa)
1 441,107 20 096 21,95
2 452,160 20 096 22,5
3 457,184 20 096 22,75
Moyenne 22,40

R ésu l t a t d e l ' essa i d e c o m p r essi o n à 28 jo u r s d ' â g e

22.75
22.5

21.95

1 2 3

Figure 13 : Histogramme illustrant les résultats d’écrasement du béton à 28


jours d’âge

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Tableau 15 : Moyennes de l’essai de compression sur les éprouvettes


cylindriques

Jour Moyenne des contraintes



d’écrasement de rupture (MPa)
1- 07 jours 10,25
2- 14 jours 15,38
3- 21 jours 20,91
4- 28 jours 22,40

La contrainte de rupture du béton utilisé pour la confection des


éprouvettes devant servir à l’essai pull-out est : fc28 = 22,40MPa.

[Link]. Essai d’arrachement

La transmission de l’effort entre le béton et l’armature se fait par


l’action des trois phénomènes physiques suivants :

 Une adhésion physico-chimique ;


 Une interaction mécanique causée par la déformation entre
l’armature et le béton ;
 Un frottement.
Ces phénomènes physiques dépendent des différents paramètres,
les dimensions de la structure, la nature du béton, l’armature de
renforcement et ses caractéristiques. L’adhésion physico-chimique
et le frottement sont les mécanismes qui dominent le comportement
de l’interface dans le cas des armatures lisses. Selon la théorie de
Caquot deux types de contraintes peuvent se développer au niveau
de l’interface lorsqu’il s’agit de l’acier et du béton.

 Des contraintes de cisaillement engendrées par le glissement


selon l’axe de la barre ;
 Des contraintes radiales perpendiculaires à l’axe de la barre.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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La compréhension de ces mécanismes physiques permet


d’établir les lois de comportement de l’interface. De façon générale,
trois grandes catégories de recherches ont été adoptées pour
l’investigation et l’identification du comportement de l’interface.

 Les concepts théoriques et l’adaptation des normes de calcul ;


 L’étude expérimentale et phénoménologique ;
 L’implémentation des modèles numériques.
Dans le contexte des recherches menées pour bien comprendre les
mécanismes intrinsèques de l’interface acier- béton et leur impact
sur le comportement de la structure de nombreux essais
expérimentaux ont été réalisés dans la littérature. Ces essais se
sont concentrés plus fréquemment sur les aciers ronds lisses et les
hautes adhérences.

Au contraire il n’y a pas de grandes études sur le Borassus


aethiopum Mart. Les différents types d’essais expérimentaux qui
ont servi de base à des modélisations sont les suivantes :

Essais d’arrachement direct (pull-out test);


Essais de tirant à double traction (double traction tie test) ;
 Essais de poutre (beam test).
Ces différents essais sont basés sur le même principe qui est
d’extraire une barre d’un massif de béton. En effet la barre d’acier
est toujours soumise à un effort qui se rapproche de la traction
directe. Le béton subit des chargements différents d’un essai à un
autre. Il faut noter que c’est l’essai d’arrachement direct (pull-out
test) que nous avons utilisé pour atteindre nos résultats, ceci en
raison de ses nombreux avantages. En exerçant un effort

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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d'arrachement sur une barre scellée dans un massif en béton


suivant l'axe de la barre, on peut avoir trois modes de rupture :

Mode A : Glissement relatif de l'acier par rapport au béton


(extraction de la barre dans une gaine de béton)

Mode B : Rupture par traction de l'acier (scellement parfait)

Mode C : Destruction du béton par arrachement d'un cône de béton

Figure 14 : Essai d’arrachement d’une barre scellée dans un massif en béton


Source : SOHOUNHLOUE, Agbéchi Yao Jamik. 2017.

[Link].1. Nature des éprouvettes


Les éprouvettes confectionnées sont constituées d’armatures de
rônier de sections 20x20mm² qui sont noyées dans un bloc de
béton contenu par des moules de dimensions 16 x 32cm².

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Photo 15 : Armatures de rônier à utiliser Photo 16 : Moules cylindriques à


pour les essais pull-out test utiliser pour les essais pull-out
test
Source : Hermann FADAIRO
Source : Hermann FADAIRO

[Link].2. Quelques définitions


Comme il s’agit pour nous d’apprécier l’adhérence d’une armature
de rônier avec le béton, il nous parait nécessaire de donner
certaines définitions. Ces dernières puisent leur source du mémoire
de Master recherche de Monsieur Farouck DJIBRIL (2015) :

Adhésion : c’est l’ensemble des phénomènes physico-chimiques qui


se produit lorsque l’on met en contact intime deux matériaux
(rônier-béton). Les différentes théories de l’adhésion prévoient
l’établissement de liaisons ou d’interactions spécifiques.

Adhérence : c’est la force ou l’énergie nécessaire pour séparer deux


matériaux réunis par une surface commune.
Longueur de scellement droit (Ls) : c’est la longueur sur laquelle
il faut associer le rônier et le béton pour qu’à la sortie de l’ancrage,
le rônier puisse travailler en traction à sa limite élastique fe.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Ancrage : c’est la solidarisation par adhérence d’une barre (rônier)


à son extrémité au béton avec lequel elle doit travailler en synergie.
Pour reprendre un effort donné la barre doit être d’une part
suffisamment résistante et d’autre part être ancrée pour reprendre
l’effort. La solution la plus simple est l’adoption d’un ancrage droit.

Ancrage droit : lorsque l’effort ancré atteint la résistance de la


barre, celle-ci est totalement ancrée et la longueur minimum
nécessaire pour l’ancrage total s’appelle : longueur d’ancrage
droit total.

Longueur d’ancrage : c’est la longueur requise afin que la barre de


rônier ou d’acier puisse développer sa contrainte élastique. On
l’appelle également longueur de développement.

Interface : c’est une zone du béton qui entoure l’acier ou le rônier


et qui à priori n’a aucune forme spécifiée. Sa forme dépend
directement de celle de l’acier. En d’autres termes c’est une surface
séparant deux milieux (02 matériaux) dont les propriétés physiques
ou chimiques changent brusquement.

Rupture adhésive : c’est une rupture qui se produit à l’interface


des deux matériaux (rônier-béton).

Rupture cohésive : c’est une rupture qui se produit dans un des


matériaux et non à l’interface.

Interphase : c’est une interface d’épaisseur non nulle.

[Link].5. Réalisation de l’essai pull-out

Afin d’apprécier l’adhérence entre le béton et les différentes formes


de tiges de rônier qui y sont introduites, nous avons retenu de

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réaliser trois (03) éprouvettes de chaque forme soit au total vingt et


une (21) éprouvettes à vingt-huit (28) jours d’âge de murissement
du béton. Les essais ont été réalisés sur une machine de traction.
Le montage expérimental de ces essais a été fixé sur cette machine
de traction. Il faut noter que les liaisons sont de type rotule afin
d’éviter tout effet parasite de flexion. Lors de l’essai, nous avons
appliqué une force de traction progressive sur la tige de rônier.

Les vingt et une (21) éprouvettes retenues ont une longueur de


scellement de 14,5 cm. L’essai d’arrachement (essai pull-out) doit se
produire pour ces vingt et une (21) éprouvettes à vingt-huit (28)
jours d’âge de murissement.

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Figure 15 : Différents types d’éprouvettes à utiliser pour la réalisation de l’essai


pull out
Source : Hermann FADAIRO

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 Matériels
 06 moules cylindriques de dimensions 16 x 32 cm² ;
 06 couvercles de moules ;
 01 pelle, 01 truelle ;
 Une balance électronique ;
 Un malaxeur ;
 des seaux ;
 Un bac à eau pour l’immersion des éprouvettes ;
 Huile de vidange ;
 Les tiges de rônier sous sept (7) différentes formes ;
 01 centimètre ;
 Un vibreur avec une aiguille vibrante ;
 02 pinces pour le serrage et le desserrage ;
 Une machine de traction ;

[Link]. Opérations préalables à l’essai pull-out

Une fois ce matériel mis en place, nous procédons à la confection


du béton pour les différentes éprouvettes et ce conformément aux
résultats issus de l’étude de formulation du béton. Le béton est
confectionné grâce à un malaxeur. Nous essayons de verser le béton
dans le moule jusqu’au niveau marqué en respectant les différentes
longueurs de scellement des rôniers. Nous posons les couvercles
sur les moules et insérons dans le béton, les différentes formes de
rônier.

Après cela, nous procédons au vibrage du béton en passant


l’aiguille vibrante autour des moules et ceci conformément aux
règles de l’art. Nous procédons au démoulage du béton, vingt-
quatre heures après sa réalisation et nous y marquons la date de

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coulage, la date d’essai et la longueur de scellement du rônier. Les


éprouvettes sorties des moules sont ensuite immergées dans le bac
à eau. Il est à noter que l’immersion de ces éprouvettes se fait aussi
selon les règles de l’art de sorte à ne pas mettre l’eau en contact des
tiges de rônier. Ces éprouvettes sont retirées du bac à eau à la veille
de l’essai d’arrachement afin de faciliter leur ressuage et d’avoir des
résultats concluants.

Photo 17 : Pesée du gravier à utiliser Photo 18 : Préparation des


pour l’essai éprouvettes
Source : Hermann FADAIRO Source : Hermann FADAIRO

Photo 19 : Eprouvettes réalisées Photo 20 : Démoulage des

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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pour l’essai pull-out test éprouvettes réalisées pour l’essai


Source : Hermann FADAIRO Source : Hermann FADAIRO

Photo 21 : Eprouvettes à convoyer vers le bac à eau pour immersion


Source : Hermann FADAIRO

[Link]. Réalisation de l’essai pull-out

Nous prenons l’éprouvette que nous fixons dans la machine de


traction dont le manomètre a été étalonné au préalable. Nous
procédons aux différents réglages et nous nous assurons de la
planéité et de l’aplomb de l’éprouvette dans la machine de traction.
Ce préalable étant fait, nous procédons à l’essai d’arrachement sur
l’éprouvette fixée dans la machine. Nous effectuons progressivement
des efforts de traction sur le rônier. A chaque force d’arrachement
lue sur le manomètre correspond une contrainte.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Photo 22 : Presse de traction utilisée pour l’essai pull-out

Source : Hermann FADAIRO

[Link]. Détermination des contraintes d’adhérence et des


contraintes normales

La contrainte d’adhérence (τ ad ¿ maximale recherchée à j jours d’âge


est égale au quotient de la variation de l’effort axial maximal par le
périmètre du rônier que multiplie la longueur de scellement.

ΔF max ΔF max
τ ad= =
p 4 x C x Ls

La contrainte normale (σ) est obtenue par le quotient de la variation


de l’effort axial maximal par la surface du rônier.
ΔF max ΔF max
σ max= =
S C xC

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSIONS

Dans ce chapitre, nous allons présenter dans un premier temps les


informations recueillies à travers les différents essais réalisés ;

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

ensuite ces données seront traitées conformément à la


méthodologie établie dans les textes précédents et enfin les
résultats seront interprétés. Il s’agit des essais de compression
axiale et les essais pull out faisant précisément l’objet principal de
cette rédaction.

3.1. ANALYSE ET TRAITEMENT DE DONNEES


3.1.1. Essai de compression des éprouvettes cylindriques
(16x32) cm² suivant la norme NF P 18-406
Tableau 16 : Récapitulatif des résultats de l’essai de compression des
éprouvettes cylindriques

Jour Moyenne des contraintes



d’écrasement de rupture (MPa)
1- 07 jours 10,25
2- 14 jours 15,38
3- 21 jours 20,91
4- 28 jours 22,40

 Interprétation
La résistance à la compression du béton obtenue à 28 jours d’âge
est en moyenne de 22,40MPA ; il s’observe un écart entre la
résistance obtenue et celle prévue qui était de 30 MPa lors de la
formulation du béton. Cela pourrait s’expliquer par les conditions
de conservation des éprouvettes.

3.1.2. Essai pull out

Les résultats issus de cet essai sur les éprouvettes de béton munies
des différents traitements de tiges de rônier à vingt-huit (28) jours
d’âge sont consignés dans les tableaux ci-dessous :
Tableau 17 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier simple

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Longueur de Jour Contraintes



scellement (cm) d’essai de rupture (bars)

Eprouvette 1 14,5 60
Eprouvette 2 14,5 28 jours 50
Eprouvette 3 14,5 55
Moyenne 55
Ecart type 5

Histogramme illustrant les contraintes de rupture


des éprouvettes munies de tige de rônier simple
(éprouvettes témoins)

60

55

50

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 16 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier simple (éprouvettes témoins)

Tableau 18 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier sur lesquelles de petits cubes ont été
collés

Longueur de Contraintes
N° Jour
scellement (cm) de rupture (bars)
d’essai
Eprouvette 1 14,5 40
Eprouvette 2 14,5 28 jours 40
Eprouvette 3 14,5 42
Moyenne 40,67

Ecart type 1,15

Histogramme illustrant les contraintes de rupture


des éprouvettes munies de tige de rônier collée de
cubes de Borassus

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


42

ETUDE 40
DE L’ADHERENCE BORASSUS
40 AETHIOPUM-BETON

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 17 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier collée de cubes de Bossarus

Tableau 19 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier enroulées de fil de fer recuit

Longueur de Contraintes
N° scellement Jour de rupture
(cm) d’essai (bars)
Eprouvette 1 14,5 50
Eprouvette 2 14,5 28 jours 40
Eprouvette 3 14,5 45
Moyenne 45
Ecart type 5

Histogramme illustrant les contraintes de rupture des


éprouvettes munies de tige de rônier enroulée de fil de
fer recuit

50
45
40

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 18 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier enroulée de fil de fer recuit
Tableau 30 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier sur lesquelles du sable a été collé

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Longueur de Contraintes
N° Jour
scellement (cm) de rupture (bars)
d’essai
Eprouvette 1 14,5 80
Eprouvette 2 14,5 28 jours 60
Eprouvette 3 14,5 60
Moyenne 66,67
Ecart type 11,54

Histogramme illustrant les contraintes de rupture


des éprouvettes munies de tige de rônier ensablée

80
60 60

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 19 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier ensablée

Tableau 20 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier munies de crénelures sur deux faces

Contraintes
Longueur de
N° Jour de rupture
scellement (cm)
d’essai (bars)
Eprouvette 1 14,5 75
Eprouvette 2 14,5 28 jours 70
Eprouvette 3 14,5 65
Moyenne 70

Ecart type 5

Histogramme illustrant les contraintes de rupture des


éprouvettes munies de tige de rônier crénelée sur
deux faces

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


70

65
ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON
Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 20 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier crénelée sur deux faces

Tableau 21 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier munies d’entailles sur deux faces

Longueur de Contraintes
N° Jour
scellement (cm) de rupture (bars)
d’essai
Eprouvette 1 14,5 100
Eprouvette 2 14,5 28 jours 70
Eprouvette 3 14,5 70
Moyenne 80
Ecart type 17,32

Histogramme illustrant les contraintes de rupture


des éprouvettes munies de tige de rônier entaillée
sur deux faces

100
70 70

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 21 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier entaillée sur deux faces
Tableau 22 : Récapitulatif des résultats de l’essai pull out sur des éprouvettes
cylindriques munies de tiges de rônier munies d’entailles sur quatre faces

N° Longueur de Contraintes

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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scellement Jour de rupture


(cm) d’essai (bars)
Eprouvette 1 14,5 55
Eprouvette 2 14,5 28 jours 60
Eprouvette 3 14,5 60
Moyenne 58,33
Ecart type 2,89

Histogramme illustrant les contraintes de rupture


des éprouvettes munies de tige de rônier entaillée
sur quatre faces

60 60

55

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Figure 22 : Histogramme illustrant les contraintes de rupture des éprouvettes


munies de tiges de rônier entaillée sur quatre faces

3.2. INTERPRETATION DES RESULTATS ET DISCUSSIONS

Au cours de l’essai d’arrachement des sept types d’éprouvettes au


vingt-huitième jour d’âge, nous avons constaté que les éprouvettes
munies des tiges de rônier simple, enroulées de fil de fer, collé de
cubes de rônier, sortent partiellement du béton sans éclatement du
béton ni de fissures sur ce dernier. Il s’agit d’une rupture adhésive.
Par contre, pour les éprouvettes munies de tiges de rônier
ensablées, à la rupture il s’observe quelques fissures sur le béton
lors de la sortie partielle du rônier du béton. Nous pourrions dire
qu’à ce niveau, la rupture observée est à la fois adhésive et
cohésive.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Pour ce qui concerne les éprouvettes munies de tiges de rônier avec


des crénelures et des entailles sur deux faces, une sortie partielle
du rônier dans le béton s’observe avec des fissures et même parfois
accompagnées d’éclatement du béton.
Seulement pour les éprouvettes munies de tiges de rônier avec
entailles sur quatre faces, il est observé une rupture aux droits des
entailles du rônier sans fissures ni éclatement du béton (rupture
cohésive).
Ces résultats confirment d’une part les travaux de ADJIBOLA
(2008) qui a conclu à la suite de ses travaux que les crénelures
créées sur les sections ont permis d’améliorer l’adhérence entre le
béton et le Borassus et d’autre part ceux de GAOU Sylvestre (2016)
que le sable collé sur les tiges de rônier introduites dans le béton
améliore l’adhérence entre le béton et le borassus comparativement
au borassus simple, à celui enroulé de fil de fer et celui collé de
cube de rônier dans le béton.

Nous pouvons conclure de nos travaux que l’adhérence entre le


béton et le borassus est meilleure avec les tiges de rônier entaillées
sur deux faces comme le montrent le tableau et l’histogramme ci-
dessous :

Tableau 23 : Comparaison des contraintes selon les différents types de


traitement de rônier

TYPES DE TRAITEMENT CONTRAINTES MOYENNE DE


RUPTURE (bars)
Béton-Rônier simple
55
Béton-Rônier+ cube
40,67
Béton-Rônier+fil de fer recuit
45
Béton-Rônier+Sable
66,67

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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Béton-Rônier+ crénelures sur 2


faces 70

Béton-Rônier+ Entailles sur 2 faces


80
Béton-Rônier+ Entailles sur 4 faces
58,33

Tiges de rônier simple

Ligne témoin
Tiges de rônier recouvertes de cubes de rônier

Tiges de Rônier enroulées de fil de fer recuit


TYPES D'EPROUVETTES

Tiges de Rônier ensablées

Tiges de rônier crénelées sur 2 faces

Tiges de rônier entaillées sur 2 faces

Tiges de rônier entaillées sur 4 faces

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

CONTRANTES MOYENNES DE RUPTURE

Figure 23 : Histogramme de comparaison des contraintes selon les différents


types de traitement de rônier

En observant minutieusement l’histogramme de la figure 13 nous


remarquons que la valeur de la contrainte de rupture décroit des
éprouvettes contenant les tiges de rônier entaillées sur deux faces
(80 bars) aux éprouvettes contenant les tiges collées de petits cubes
de rônier (40,67 bars) en passant par les éprouvettes munies de
tiges crénelées sur deux faces (70 bars), collées de sable (66,67
bars), entaillées sur quatre faces (58,33 bars), simples (55 bars),
enroulées de fil de fer recuit (45 bars).

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

Nous pourrions donc suggérer qu’il soit proscrit l’association béton


– Borassus collé de cube de rônier et d’enroulé de fil de fer recuit.

Photo 23 : Eprouvette ayant subi Photo 24 : Presse de traction munie de


l’essai pull-out l’éprouvette de béton-borassus montrant
Source : Hermann FADAIRO une fissure sur le béton après essai
d’arrachement
Source : Hermann FADAIRO

Photo 25 : Eprouvettes ayant servi à l’essai pull-out


Source : Hermann FADAIRO

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

CONCLUSION GENERALE

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

CONCLUSION GENERALE

Les essais d’adhérence sont basés sur des sollicitations en traction,


en flexion et ou en cisaillement. La plupart nécessite la réalisation
de l’essai pull-out basé sur les sollicitations en traction et consiste à
mesurer la contrainte pour laquelle on aura rupture à l’interface
des deux matériaux ou sur l’un des deux matériaux. A l’occasion de
ces essais, vingt et une éprouvettes de béton munies de tiges de
rônier ont été traitées à raison de trois éprouvettes par type de
traitement. Ces traitements sont faits dans l’optique de déterminer
la forme qui adhère le mieux avec le béton. Cette étude nous a
permis de déterminer à travers les contraintes de rupture qui sont
proportionnelles aux contraintes d’adhérence, quelques
caractéristiques pour les études de conception des ouvrages en
génie civil lorsqu’il s’agira d’associer le béton et le Borassus afin de
garantir une bonne adhérence entre les deux matériaux.
Les résultats obtenus permettent de confirmer que la forme
entaillée du rônier adhère plus au béton que toutes les autres
formes étudiées. Cette expérimentation ouvre des perspectives d’un
nouveau champ de recherches pour l’étude d’autres
caractéristiques de ce type de traitement du rônier dans le béton.

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


ETUDE DE L’ADHERENCE BORASSUS AETHIOPUM-BETON

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Rédigé par Olivier O. H. FADAIRO


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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
BIBLIOGRAPHY

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d’ingénieur, EPAC/UAC,. Cotonou, Bénin, : s.n., 2008. p. 149.
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BLANCHARD N., VODOUNSI. 2009. Etude du Comportement du
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Cotonou, Bénin. : s.n., 2008.
BOUSSARI, A., M., A. 2008. Caractérisation physique et mécanique
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CHADA, Diane. 2010. Mise au point d'une méthode de
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Rônier, faiblement chargée: éléments sollicités à la flexion simple.
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FOUDJET A. 1986. contribution à l'étude rhéologique du matériau


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Lyon. 1986.
GBAGUIDI-AÏSSE L.Gérard 2011. 1, 2011, Anales des Sciences
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HOUANOU, D., S., E. 2004. Importance socio-économique du rônier
(Borassus Aethiopum Mart) : Différents usages et commercialisation
de quelques sous-produits au Bénin. Mémoire de DEA, EDP/GEN–
UAC. Cotonou,Bénin. : s.n., 2004.
HOUANOU, Kocouvi Agapi. 2014. thèse de Doctorat
unique:comportement différé du matériau Bois, vers une meilleure
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école Doctorale science pour ingénieur à l'Université d'Abomey-
Calavi, 2014.
HOUESSOU S.G.M. 2016. Etude du comportement mécanique en
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ancrage courbe aux extrémités. Cotonou, Bénin : Mémoire de Master


en Génie Civil, 2016.
HOUNWANOU , I. 2011. Développement d'un Matériau léger à
matrice cimentaire par incorporation de fibre de Borassus pour la
réalisation des panneaux de Plafonds. Cotonou,Bénin : s.n., 2011.
MICHOZOUNNOU, Boris Robert. 2016. Caractérisation d'un béton
armé de Borassus Aethiopum Mart soumis à la précontrainte par pré-
tension par simulation comportementale. Cotonou, Bénin : Master de
recherche en Matériaux et structure à L'EPAC/ UAC, 2016.
PADONOU, charito G. 2017. Comportement Mécanique des Poutres
en Béton armé de Rônier recouvré sous chargement statique.
Cotonou, Bénin : Mémoire de Master en Génie Civil à l'ESGC VAK,
2017.
SEWADE, F. 2013. Etude de quelques paramétres du Bois de
Rônier pouvant influencer sur l'adhérence Rônier-Béton. Cotonou,
Bénin : s.n., 2013.
SOHOUNHLOUE, Agbéchi Yao Jamik. 2017. Comportement
Mécanique des joints Interfaciaux des Armatures Végétales à
Structure Périodique dans le Béton: Cas de Rônier dans les Poutres
en Béton. Cotonou, Bénin : Thèse de Doctorat à l'Ecole Dotorale des
Sciences de l'Ingénieur (ED-SDI) à l'UAc., 2017.
TCHOKANAKA. 2012. Développement d’un matériau composite par
incorporation de fibre de rônier dans le mortier de sable pour la
réalisation des éléments de toitures. 2012.

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ANNEXES

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TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERES

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DEDICACE___________________________________________________________III
REMERCIEMENTS___________________________________________________VI
HOMMAGES_________________________________________________________IX
NOTATIONS ET SYMBOLES_________________________________________XII
LISTE DES PHOTOS________________________________________________XIV
LISTE DES FIGURES_______________________________________________XVI
LISTE DES TABLEAUX____________________________________________XVIII
RESUME___________________________________________________________XXI
ABSTRACT_______________________________________________________XXIII
SOMMAIRE________________________________________________________XXV
INTRODUCTION GENERALE__________________________________________1
CHAPITRE 1 : REVUE DE LA LITTERATURE__________________________4
1.1. LE BORASSUS AETHIOPUM MART_______________________________5
1.1.1. Description générale du Borassus____________________________5
[Link]-Taxonomie________________________________________________5
[Link]-Caractéristiques morphologiques__________________________6
[Link].1- Les racines___________________________________________6
[Link].2- Le stipe_______________________________________________6
[Link].3- Les feuilles___________________________________________7
[Link].4- Le limbe______________________________________________7
[Link].5- Les pétioles___________________________________________8
[Link].6- Les inflorescences et leurs fleurs______________________8
[Link].7- Le fruit_______________________________________________8
1.1.2- Ecologie du borassus________________________________________9
1.1.3- Les grandes régions de culture en Afrique___________________10
1.1.4- Importance et utilité du borassus___________________________12
[Link]- Qualité du bois_________________________________________12
[Link]- Les formes d’utilisation des éléments de l’espèce_________13
1.1.5- L’exploitation du bois_______________________________________15
[Link]- L’abattage_______________________________________________15
[Link]- Le tronçonnage_________________________________________15
[Link]- Le fendage du stipe______________________________________16
[Link]- La production des lattes_________________________________16
[Link]- Choix du rônier à utiliser________________________________17
1.1.6- Propriétés physiques et mécaniques du borassus____________18
1.2. ASSOCIATION BETON-ARMATURES VEGETALES_______________21
1.2.1. Définition et propriétés du béton____________________________21
[Link]. Définition_______________________________________________21

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[Link]- Le ciment_______________________________________________22
[Link]- L’eau___________________________________________________24
[Link]- Les granulats___________________________________________25
1.2.2- L’adhérence béton-armatures végétales_____________________26
[Link]- L’adhérence béton-bambou_____________________________26
[Link]- Utilisation du Borassus comme armature végétale dans le
Béton___________________________________________________________30
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES___________________________39
2.1- MATERIEL____________________________________________________40
2.1.1. Essais de détermination des propriétés physiques des
granulats_________________________________________________________40
[Link]. Masse volumique apparente_____________________________40
[Link]. Masse spécifique________________________________________41
[Link]. Coefficient d’absorption__________________________________43
2.1.2 Analyse granulométrique par tamisage (NFP 18-560)__________44
[Link] Principe et but de l’essai_________________________________45
[Link]. Matériels utilisés________________________________________46
[Link]. Mode opératoire_________________________________________46
2.1.3. Tableau récapitulatif des caractéristiques des granulats______51
2.2. METHODES____________________________________________________51
2.2.1. Formulation du béton (Dreux-Gorisse)_______________________52
[Link]. Données de base________________________________________52
[Link]. Détermination de la composition d’un béton par la méthode
de dreux gorisse : sable lagunaire et gravier roule_________________53
2.2.2. Essais de convenance sur le béton frais et durci_____________60
[Link] Slump-test (NFP 18-451)_________________________________60
[Link].Essais de compression (Norme NFP 18-406)_______________62
[Link].Essai d’arrachement_____________________________________66
[Link].[Link] des éprouvettes_______________________________69
[Link].2. Quelques définitions_________________________________69
[Link].5. Réalisation de l’essai pull-out________________________71
[Link]. Opérations préalables à l’essai pull-out__________________73
[Link]. Réalisation de l’essai pull-out____________________________75
[Link].Détermination des contraintes d’adhérence et des
contraintes normales____________________________________________76
CHAPITRE III : ANALYSE, TRAITEMENT DE DONNEES, RESULTATS,
DISCUSSIONS ET INTERPRETATIONS______________________________ 77
3.1. ANALYSE ET TRAITEMENT DE DONNEES______________________78
3.1.1. Essai de compression des éprouvettes cylindriques (16x32) cm²
suivant la norme NF P 18-406_____________________________________78

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3.1.2. Essai pull out_______________________________________________78


3.2. INTERPRETATION DES RESULTATS ET DISCUSSIONS__________83
CONCLUSION GENERALE___________________________________________88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES_________________________________90
ANNEXES____________________________________________________________93
TABLE DES MATIERES____________________________________________100

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