Cours de Mécanique Du Point
Cours de Mécanique Du Point
Mécanique du point
Introduction générale 1
I-7. Vecteurs 5
I-7-1. Définition 5
I-7-2-1. Addition 6
Dr H. RABOUHI
I-8-1. Opérateur « nabla » 9
II- 1. Introduction 11
II-3-1. Position 15
II-3-4. Accélération 15
Dr H. RABOUHI
a) Le mouvement rectiligne uniforme (MRU) 16
b) Le mouvement rectiligne uniformément varié 16
III-1. Généralités 27
Dr H. RABOUHI
III-4. Notion de force : 2ème loi de Newton 28
IV-1-2. Puissance 38
Dr H. RABOUHI
IV-2-2. Théorème de l’énergie cinétique 39
Références Bibliographiques 44
Dr H. RABOUHI
Introduction générale
Dans le premier chapitre nous avons défini les grandeurs physiques nécessaires pour
décrire des phénomènes naturels et d’étudier leurs comportements ainsi qu’un aperçu sur les
vecteurs.
1 Dr H. RABOUHI
Chapitre I
La physique a pour but de décrire les phénomènes naturels et étudier leurs propriétés.
Pour décrire ces phénomènes, la physique fait appel à des notions qu’on appelle grandeurs
physiques. A chaque grandeur physique correspond une unité et l’ensemble des unités est
regroupé dans un système universel, le système international.
La physique est une science basée sur l’observation des phénomènes physiques. Pour
étudier ces phénomènes il est nécessaire de bien définir certaines grandeurs physiques utiles à
leur compréhension. On appelle grandeur physique toute propriété physique mesurable.
Lorsque leur mesure s’exprime par un simple nombre on parle de grandeurs scalaires.
Lorsqu’un ensemble de plusieurs nombres (vecteurs) est nécessaire pour les représenter, on
parle de grandeur vectorielle.
Une grandeur physique est mesurable si on sait définir l’égalité, la somme et le rapport
de deux grandeurs de son espèce. La plupart des grandeurs physiques découlent les unes des
autres ainsi que de quelques grandeurs de base.
La masse :
Le temps :
Les grandeurs dérivées sont obtenues par combinaison des grandeurs fondamentales.
Exemples :
Les quatre unités fondamentales ainsi choisies définissent le système MKSA dont les
initiales signifient respectivement mètre, kilogramme, seconde et Ampère. Avant l’adoption
de ce système, un autre système dans lequel la longueur se mesurait en centimètre, la masse
en gramme et le temps en seconde existait déjà, c’est le système CGS.
Le système international (SI) est constitué par les unités du système MKSA et
comporte des définitions complémentaires de l’unité de température et de l’unité de l’intensité
lumineuse.
3 Dr H. RABOUHI
Intensité lumineuse J Candéla Cd
Quantité de matière N Mole Mol
Les sept unités de base du système international sont les unités fondamentales à partir
desquelles sont obtenues par combinaison toutes les autres unités dites unités dérivées.
Une équation aux dimensions est une relation mathématique qui exprime la dimension
d’une grandeur physique en fonction des dimensions des grandeurs fondamentales. Soit G une
grandeur physique, sa dimension est notée [G].
Exemple :
Remarque :
On ne peut additionner entre elles que des grandeurs ayant la même dimension. Si dans une
équation les dimensions des grandeurs dont on fait la somme ne sont pas identiques, cette
équation est fausse.
Les équations aux dimensions permettent de vérifier la cohérence des équations lors de
calcul en physique. Une formule est homogène si les deux membres ont les mêmes
4 Dr H. RABOUHI
dimensions. Cependant, il ne suffit pas qu’une équation soit homogène pour qu’elle soit juste.
On ne peut additionner ni soustraire que les termes ayant les mêmes dimensions.
Les relations entre les unités des différents systèmes peuvent être facilement établies
en utilisant les équations aux dimensions.
Exemple :
Calculer la relation existant entre le Barye (unité de pression dans le système CGS) et
le pascal (unité de pression dans le S.I)
La pression [p]=ML-1T-2
=10.
Les grandeurs vectorielles sont caractérisées par leurs intensités, leurs directions et
leurs sens. Exemple, le déplacement, la vitesse, la force,…etc.
B
I-7. Vecteurs
I-7-1. Définition
5 Dr H. RABOUHI
- Deux vecteurs sont égaux s’ils ont le même module, la même direction et le même
sens
- Un vecteur est unitaire lorsque son module est égal à l’unité.
I-7-2-1. Addition
Propriétés :
Commutativité : + = +
+! " =!
•
+ + "+
" = !α . β".
• Associativité :
α . (β. ) = β. (α. .
Distributivité : (α +β). =α +β
+ "= α
•
α( +α
La somme d’un vecteur et de son opposé est nulle : + !− ) = 0
+ !− " , où !− " est le vecteur
•
• La différence de deux vecteurs − =
opposé à
Soit ℛ!(, ),*" un repère orthonormé direct d’origine +et de base !(, ),*".
-
manière unique sous la forme :
+- = .( + /) + 0*
Le produit scalaire de deux vecteurs et est un scalaire noté ( ∙ " tel que :
∙ = ‖ ‖‖ ‖ cos9 :
, ;
Propriétés :
∙ = 9. ( + / ) + 0 *; ∙ 9. ( + / ) + 0 *;
∙ =. . +/ / +0 0 (( =) =* =1 (. ) = ). * = (. * = 0).
De la même façon :
= =. +/ +0
7 Dr H. RABOUHI
=
Propriétés
( ) *
⋀ = C. / 0 C = !/ 0 − 0 / "( − !. 0 − 0 . ") + !. / − / . "*
. / 0
La valeur obtenue, des produits mixte de trois vecteurs , est égal au volume
du parallélépipède formé par les trois vecteurs :
. / 0
.! ⋀ " = E. / 0 E = . !/ 0 − / 0 " − / !. 0 − . 0 " + 0 !. / − . / ".
. / 0
8 Dr H. RABOUHI
I-8. Analyse vectorielle
∇ peut agir sur des champs de vecteurs et sur des champs de scalaire
TN TN TN
∇N = S U ( + S U L + S U *
T. T/ T0
Remarque :
Le rotationnel d’un champ de vecteur V est défini comme le produit vectoriel entre
∇ V
9 Dr H. RABOUHI
( ) *
∇ ⋀ V= P[ V = \ \=G VM − VK J ( − G VM − VI J ) + ! VK − VI "*
H H H H H H H H H
HI HK HM HK HM HI HM HI HK
VI VK VM
∇ . ∇= ∆= ∇ = ^ + ^ + ^
H^ H^ H^
HI HK HM
∆V = + +
H^ W H^ W H^ W
HI ^ HK ^ HM ^
= champ de vecteurs
∆N = + +
H^ _ H^ _ H^ _
HI ^ HK ^ HM ^
= champ de scalaire
Propriétés
• RA !P [ V" = 0
• RA !∆ V " = ∆!RA V"
• RA 9N V; = V OPQR N + N RA V
• P [ 9 OPQR N; = 0
10 Dr H. RABOUHI
Chapitre II
Cinématique du point
II- 1. Introduction
Un point matériel est défini comme étant un objet sans dimension spatiales. En réalité
on étudie le mouvement du centre de masse d’un corps, point sur lequel toute la masse est
concentré en son centre de gravité.
2- Trajectoire
On appelle trajectoire d’un mobile l’ensemble des positions successives qu’il occupe
au cours du temps.
Soit ℛ!(, ),*" un repère orthonormé direct d’origine + et de base !(, ),*".
11 Dr H. RABOUHI
Dans la base !( , ) , *", le vecteur +- se décompose d’une
2
0
manière unique sous la forme :
+- = .( + /) + 0* -
/
j
-
Un point - dans le plan !+34" peut être repéré par les `
)
données de (`, ", appelées coordonnées polaires.
+ ( .
Pour recouvrir tout le plan : 0 ≤ ` < +∞; 0 ≤ θ < 2π. 3
` . . = ` f[@ g
G J → G/ J ∶ e
/ = ` @AB
. ` ` = i. + /
G/ J → G J ∶ h g
O =
K
I
= −sin ( + f[@ ) + (
k
→ = =−
nop noq
nk k nk j
Dans la base 9 j , k; ∶
12 Dr H. RABOUHI
2
r
II- 2 -3. Coordonnées cylindriques
0
-
Soit H la projection de M sur le plan (OXY).
*
) /
+
- ρ la distance PM ou encore OH;
` = a+1 a = ar-a; ( 4
`
M
k
.
: 1
= !+3 , +1 "; j
3
-
+- = +1 + 1- = ` +0
tttt.
- z tel que 0 = +r
j M
j = cos ( + @AB ) k
+ )
k = −sin ( + f[@ )
j
=* (
M
9 j, k, M ; est la base locale associée aux coordonnées cylindriques, c’est une base
orthonormée directe.
` . . = ` f[@ . ` ` = i. + /
u v → u/v ∶ h / = ` @AB g u/ v → u v ∶ w O =I
K g
0 0 0=0 0 0 0=0
13 Dr H. RABOUHI
2
II-2-4. Coordonnées sphériques
a+-a". P
k
*
:
= !+2 ) / 4
, +-"; +
( x
-
: .
- x = !+3, +1 "; 1
3
0 ≤ r < +∞; 0 ≤ θ ≤ π; 0 ≤ x < 2π
P ˆ P = i. + / + 0
. †
u/v → ‚ ƒ : f[@ = € = iI ^ ‰K^ ‰M ^ g
M M
0 x ‡
†
et
Ox =
K
… I
Un mouvement est dit rectiligne si la trajectoire suivie par le mobile est une droite. La
position M du mobile est repérée par le vecteur position :
+- = .! "(
+ ( - 3
∗
.! "
14 Dr H. RABOUHI
II-3-1. Position
La courbe .! " qui représente les positions occupées par M à l’instant t est appelée
diagramme des espaces.
. −. ∆.
= =
ΥK
− ∆
= lim∆•→• = lim =
∆I nI
ΥK
∆•→• ∆• n•
.
I • •
‘ R. = ‘ R ⇒ . = .• + ‘ R
I’ •’ •’
II-3-4. Accélération
∆ −
QΥK = =
∆ −
15 Dr H. RABOUHI
L’accélération instantanée d’un mobile est donnée par :
∆ R R .
Q = lim QΥK lim = = .
∆•→• ∆•→• ∆ R R
La vitesse d’un mobile à chaque instant, à partir de son accélération est donnée par :
• •
‘ R =‘ QR ⇒ = •+‘ QR
’ •’ •’
R •
mouvement sans accélération en vertu de la relation :
Q= =0
R
R. •
= ⇒ .! " = .! • " + ‘ •R
R •
•’
.•
•
16 Dr H. RABOUHI
Si la vitesse croit, le mouvement est uniformément accéléré ;
R •
= Q• ⇒ ! " = ! • " + ‘ Q• R ⇒ ! "= +Q• ! − •"
R •’
•
Où • = ! •"
R.! " •
= • + Q• ! − • " ⇒ .! " = .• + ‘ [ + Q! − • "] R
R •’
•
1
⇒ .! " = .• + •! − •" + Q• ! − •"
2
Q•
.•
−
− = Q• ! − •" ⇒ − =
•
• •
Q•
⇒ . − .• = G J+ Q• ! "
“ ’ “ ’
• ”’ ”’
= ! − •"
”’
17 Dr H. RABOUHI
II-4. Mouvement curviligne
+- ∆+-
-
- - = ∆+- = ∆P = +- − +-
+-
II-4-2. Vecteur vitesse +
= =
•–^ “•–— –— –^ ∆•–
Œ•K = •^ “•— ∆• ∆•
Le vecteur vitesse instantanée est définit comme étant la dérivée du vecteur position
par rapport au temps :
Remarque :
18 Dr H. RABOUHI
II-4-3. Vecteur accélération
! +∆ "− ! " R R
Q = lim = lim = , Q=
R R
∆
∆•→• ∆ ∆•→• ∆
Remarques :
R@! "
! "=
R
R ! "
Q! " =
R
Le vecteur accélération est dirigé vers la concavité de la trajectoire. Il est décomposé en une
composante tangentielle Q• parallèle à la tangente MT à la trajectoire est appelée accélération
19 Dr H. RABOUHI
tangentielle, et une composante normale Q parallèle à la normale MN est appelé accélération
normale.
•
Q•
Q = Q• + Q
M
Q
T
Q
N
R@
= =
•
R •
R R R
Q= = • +
M
•
M’
R R R `
d
`′ M
Avec : O O’
R
’ M’
Q• =
R •
R
Q =
•
R
Lorsque ∆ est très petit, les deux normales en M et M’à la trajectoire convergent au point O
et on définit le rayon de courbure en M de la trajectoire par ` =OM=OM’ lorsque M’ tend
vers M on peut aussi assimiler la trajectoire localement à un cercle de rayon `
Notons que :
R • R • R
= .
R R R
= .
n™š nk n›
nk n› n•
.
20 Dr H. RABOUHI
= et R@ = `R
n›
n•
Sachant que :
=
n™š
nk
est un vecteur unitaire perpendiculaire à •
R
Q= +
R •
`
= Q• • +Q
Q = •Q• + Q
Vecteur position : +- = ` j
R+- R` R j
Vecteur vitesse ∶ = = +`
R R j
R
21 Dr H. RABOUHI
R j R jR R R k R kR R
= = , = =−
R R R R k
R R R R j
D’où :
R` R
= +`
R j
R k
R R ` R R` R R
vecteur accélération ∶ Q = = −` S U ¡ + 2 +` ¡
R R R j
R R k
R k
Vecteur position : +- = ` j +0 M
= , =−
nop nk noq nk
Sachant que : n• n• k n• n• j
Vecteur vitesse ∶ = +` +
nj nk nM
n• j n• k n• M
( M est un vecteur constant)
R
Vecteur accélération ∶ Q =
R
R ` R R` R R R 0
= −` S U ¡ + 2 +` ¡ +
R R j
R R k
R k
R M
R € R Rx
= + @AB
R R k
R •
R k R Rx
=− + f[@
R R €
R •
22 Dr H. RABOUHI
R • Rx
= !−@AB − f[@ k"
R R €
Vecteur position : +- = P €
= +P +P @AB
n€ nk n•
n• € n• k n• •
Vecteur vitesse :
+- = ¢ j
= ¢ n•
nk k
k
y
j
Le vecteur vitesse s’écrit :
.
¢
M
D’où @ = ¢ + f@
Le Vecteur accélération :
R R R
Q= =¢ −¢S U
R R k
R j
R£
=¢ − ¢£
R k j
Q = ¢¤ k − ¢£ j
D’où :
Q = ¢¤ • + ¢£
¤=
n¥
n•
est l’accélération angulaire, unité rad/s2
23 Dr H. RABOUHI
a) Mouvement circulaire uniforme :
On dit que le mouvement circulaire est uniforme lorsque la vitesse angulaire £ (et donc la
vitesse " est constante
L’accélération tangentielle : Q• = ¢¤ • = 0,
L’accélération tangentielle : Q• = ¢¤ •
L’accélération normale : Q = ¢£ =
^
référentiel R’(O’, (′, )′, *′) et que le mouvement de celui-ci est connu par rapport à !¢".
• R’(O’, (′, )′, *′) en mouvement quelconque par rapport à ¢ qui est appelé repère
relatif.
2 2§
-
+- +′-
* *§
+ +§
) 4 (§ )§ 4§
(
- Le vecteur position : +- = . ( + / ) + 0 *
= = (+ )+ *
n•– nI nK nM
- La vitesse absolue : ” n• n• n• n•
L’accélération absolue : Q” = = (+ )+ *
n^ •– n^ I n^ K n^ M
n• ^ n• ^ n• ^ n• ^
-
Le mouvement de M par rapport au repère Relatif R’(O’, (′, )′, *′) est caractérisé par les
grandeurs :
= = (′ + )′ + *′
n•′– nI′ nK′ nM′
- La vitesse relative : € n• n• n• n•
L’accélération relative : Q€ = = (′ + )′ + *′
n^ •′– n^ I ′ n^ K ′ n^ M ′
n• ^ n• ^ n• ^ n• ^
-
On a :
+- = ++′ + +′ -
R++′ R
= + !.′ (′ + /′ )′ + 0′ *′"
”
R R
Le repère R’ est mobile, les vecteurs !(′, )′, *′" ne sont pas constants au cours du temps.
= + S. ′ n• + / ′ + 0′ U
n•• ′ nª′ n«′ n¬ ′
Avec o n• n• n•
R+-
= = +
”
R o €
25 Dr H. RABOUHI
Le terme o est appelé vitesse d’entrainement de R’ par rapport à R. Elle décrit le mouvement
de R’ par rapport à R.
Cas particuliers :
=
n•• ′
• Si R’ est en mouvement de translation par rapport à R : o n•
R .′ ′ R /′ ′ R 0′
+u ( + ) + *′v
R R R
-®®®®®®®®¯®®®®®®®®°
”³
Q” = Qo + Q´ + Q€
Qo : Accélération d’entrainement.
Q´ : Accélération complémentaire ou accélération de coriolis.
Q” : Accélération absolue.
Q€ : Accélération relative.
Cas particuliers :
£ = 0 ⟹ Q´ = 0, Qo =
n^ •• ′
n• ^
26 Dr H. RABOUHI
Chapitre III
III-1. Généralités
On dit qu’un système est isolé si celui-ci ne subit aucune force extérieure. En réalité
un tel système est très difficile à réaliser. On se contente donc de système pseudo isolé dont
toutes les actions extérieures se compensent.
Si un objet n’est soumis à aucune force ou si la résultante de toutes les forces est
nulle ; il est :
Un référentiel Galiléen est un référentiel par rapport auquel un point matériel qui n’est
soumis à aucune force suit un mouvement rectiligne uniforme (éventuellement de vitesse
constante ou nulle).
27 Dr H. RABOUHI
Il existe une infinité de référentiels Galiléen : ils sont en translation rectiligne uniforme
les uns par rapport aux autres.
Exemples :
==µ
- Une particule libre, se déplace avec une quantité de mouvement constante dans un
repère Galiléen.
- La quantité de mouvement totale du système se conserve si le principe d’inertie est
vérifié.
¶=
n·
n•
28 Dr H. RABOUHI
Principe fondamental de la dynamique (PFD) :
¶ = n• = !µ " = µ + µ n•
n· n n n
n• n•
Soient deux points matériels (1) et (2) interagissant entre eux, l’action exercée par (1)
sur (2) ¶ est égale et opposée à celle exercée par (2) sur (1) ¶ , soit ¶ = −¶ et
a¶ a = a¶ a
(1) (2)
¶ ¶
Ces deux forces sont de même natures
R=
¶ =
R
R=
¶ =
R
¶ = −¶
R= R= R!= + = "
=− =0
R R R
→
→ = + = = f@
La quantité de mouvement totale d’un système isolé est un vecteur constant qui se conserve
dans le temps.
29 Dr H. RABOUHI
III-6. Les forces
µ µ
¶ → = −¹
P →
¶ → = −¶ →
- ,µ - ,µ
P ¶
¶
Un cas particulier très important est l’attraction d’une masse m d’un objet par la terre de
masse M
µ-
¶–→Œ = −¹
P →
µ-
¶–→Œ = ¹ = µO.
¢
-
O=¹ = 9.81 µ/@
¢
µ-
• Si le corps se trouve à une altitude h par rapport à la surface de la Terre :
¶–→Œ = ¹ = µO
!¢ + ℎ"
30 Dr H. RABOUHI
D’où O = O• !¦‰Ä"^ avec O• = ¹
¦^ –
¦^
; champs à la surface de la Terre.
Cas d’un objet immobile sur un support horizontal : le support exerce une force
sur l’objet, il l’empêche de le traverser. ¢ représente la résultante
r+¢ =0 ⇒ r = −¢
. m
r
Support
b) Frottement solide
Les forces de frottement sont des forces qui apparaissent soit lors du
mouvement d’un objet soit cet objet est soumis à une force qui tend à vouloir le
déplacer. Le frottement s’oppose au déplacement des objets en mouvement.
4
• Frottement statique
3
¢
Soit un bloc au repos sur un plan incliné faisant un angle ¶›
avec l’horizontale.
Si le bloc est immobile → ¢ + r + ¶› = 0 r 3′
4′
= O
ÅÆ
¦
D’où :
31 Dr H. RABOUHI
¶› = ¶› Œ”I = Ç› ¢ ⇒ O Œ”I = Ç›
Ç› appelé coefficient de frottement statique, il dépend de la nature et de l’état des
matériaux en contact.
4
mouvement uniformément accéléré :
3
¢ + r + ¶´ = µQ ¢
¶´
Q
De la même manière que précédemment,
r 3′
on obtient :
Ç´ = 4′
Ų
¦
c) Frottement visqueux
¶ = −* = * M *
Exemple : chute d’un parachutiste
z
le PFD :
∑ ¶ = µQ
*
µO − * = µQ r = µO = −µO*
o
Avec Q = = G n•Z J *
n n
n•
32 Dr H. RABOUHI
d) Forces de tension
On considère un ressort fixé à une de ces extrémités et au bout duquel est accroché le
point matériel M. Quand le ressort s’allonge, une force de rappel, proportionnelle à cet
allongement et appelée tension, s’exerce sur la masse :
¶ = −*!É − É• "
¶ = −*.
É•
* : constante de raideur du ressort . l
¶
É• : longueur du ressort à vide Repos
x
r
: vecteur unitaire Allongement
Ê
a) Cas d’un mouvement circulaire
£
.P.
Dans le cas d’un mouvement circulaire de centre O :
= P£ ⇒ Ê = µP = µP £
µ
O
D’où : Ê = µP £
33 Dr H. RABOUHI
b) Cas d’un mouvement curviligne
= € + k
Ê = µP⋀! € + k"
D’où :
Ê = µP⋀ k ( P⋀ € = 0 car les deux vecteurs sont parallèles)
Ê = µP € ⋀ k k = µP k! €⋀ k" comme k = P £ alors :
( ) *
Ê = P⋀= = C . / 0 C= 9/=M − 0=K ;( + !0=I − .=M ") + 9.=K − /=I ;*
=I =K =M
Soit un point M soumis à une force ¶ , on définit le moment de cette force -• !¶ " par
rapport au point O par :
-• 9¶ ; = +-⋀¶= P⋀¶
Ê• = P⋀=
= ⋀= + P
nËÌ n€ n·
n• n• n•
= ⋀ µ + P⋀ ∑ ¶ = et ∑ ¶ = "
nËÌ n€ n·
n• n• n•
(car
= P⋀ ∑ ¶ (car ⋀µ = 0 "
nËÌ
n•
34 Dr H. RABOUHI
RÊ•
= P⋀ Í ¶ = Í -• !¶ "
R
La dérivée par rapport au temps du moment cinétique d’une particule est égale à la
somme des moments de toutes les forces qui lui sont appliquées.
L’observateur d’un repère accéléré (R’) par rapport à (R) mesure pour un mouvement
donné une accélération Q€ ≠ Q” que mesure l’observateur d’inertie (R).
L’observateur dans (R’) ne peut pas écrire ∑ ¶oI• = µQ€ par contre dans (R) Galiléen
on peut écrire ∑ ¶oI• = µQ” ⇒ µQ€ = ∑ ¶oI• + ¶o + ¶´ avec :
Í ¶oI• = µQ”
Pour exprimer correctement le PFD dans un référentiel non Galiléen il suffit d’ajouter
à la somme des forces, des forces naturelles, les termes !−µQo " et !−µQ´ " qui représentent
des forces d’inertie.
35 Dr H. RABOUHI
• Si (R’) est en translation uniforme par rapport à (R) on a Q€ =Q” . Un observateur en
translation uniforme par rapport à (R) n’a pas besoin d’introduire les pseudo-forces
pour décrire la relation fondamentale.
• Si (R’) est en mouvement de translation par rapport à (R) ; ¶´ = 0 et ¶o = −µQo
Si (R’) est en mouvement de rotation par rapport à (R) :
d£
•
¶o = −µQo = −m ⋀P − µ£⋀
dt o
¶´ = −µQ´ = −2µ£⋀ €
36 Dr H. RABOUHI
Chapitre IV
Travail et Energie
But : Etude de la dynamique du point en faisant appel aux notions d’énergie et de travail
Le travail élémentaire RÏ effectué par une force ¶ sur une masse ponctuelle m
pendant un déplacement élémentaire RP est défini par :
Le travail total Ï nécessaire pour déplacer m le long d’un chemin C entre deux points A et B
est : Ï = д ¶ RP = ÐW ¶ RP .
Ñ
Remarque 1:
RÏ = RÏ + RÏ + RÏ +………
= ¶ RP + ¶ RP + ¶ RP +…….
37 Dr H. RABOUHI
= 9¶ + ¶ + ¶ + ⋯ ;RP = ¶ RP où ¶ = ¶ + ¶ + ¶ + ⋯, est la résultante de toutes
les forces.
Remarque 2 :
Lorsque la composante suivant le déplacement d’une force donnée est à chaque instant
de même sens que le déplacement, son travail est positif (travail moteur). Lorsqu’elle est de
sens opposé, son travail est négatif, on l’appelle travail résistant.
Lorsqu’elle est à chaque instant perpendiculaire au déplacement, son travail est nul.
IV-1-2. Puissance
rΥK =
Ó
•^ “•—
==
nÓ
n•
= ¶ = ¶.
n€
n•
( vitesse instantanée du point matériel)
Afin d’accélérer une masse ponctuelle et l’amener à une vitesse définie on doit fournir
du travail. Ce travail est alors emmagasiné dans cette masse ponctuelle sous forme d’énergie
cinétique.
R
RÏ = ¶ RP = µ R
R
1
=µR . = µR! . "
2
38 Dr H. RABOUHI
⇒RÏ = R! µ "
ÏWÑ = ÐW RÏ = ÐW RÔ´
Ñ Ñ
= Ô´ !Õ" − Ô´ !V" = µ Ñ − µ W
RÉ
Si cette particule passe du point A au point B, elle subit une variation
PÑ
de l’énergie cinétique mesuré par :
M
.B
∆Ô´ = Ô´ !Õ" − Ô´ !V"
= ÐW ¶ RÉ = ÐW − ¹ RÉ
Ñ Ñ Œ–
€^
39 Dr H. RABOUHI
En coordonnées polaires
RÉ = RP = RP € + PR k
RÉ = !RP € + PR k"
= RP € + PR k = RP
Alors :
Ñ
RP ¹µ- ¹µ-
∆Ô´ = −¹µ- ‘ =S − U
W P PÑ PW
1 ¹µ- 1 ¹µ-
⇒ µ − = µ −
2 W
PW 2 Ñ
PÑ
µ −
ÖŒ–
€
La grandeur est invariante au cours du mouvement si la seule force
¹µ-
Ô· = −
P
Ô– = Ô´ +Ô·
A z
IV-2-5. Energie potentielle au voisinage de la Terre
Le travail du poids =:
0W O
Ñ Ñ
ÏWÑ = ‘ µO RP = ‘ 9−µO*;. 9R.( + R/) + R0*;
W W
B
0Ñ *
ÏWÑ = ÐM × −µO R0 =µO0W − µO0Ñ = Ô· !V" − Ô· !Õ"
M
Ø
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L’énergie potentielle de la masse m à une hauteur h est :
Ô· = µOℎ
¶ = −*. x’ .o
¶ m
x
k
Ñ I×
∆Ô´ = Ô´ !Õ" − Ô´ !V" = ‘ ¶R. = ‘ −*.R.
. .
A B
W IØ
= *.W − *.Ñ
Ô– = µ + *.
On dit qu’une force ¶ dérive d’un potentiel s’il existe une fonction scalaire Ô· !., /, 0"
telque : ¶ = −OPQR Ô·
Ô´ + Ô· = Ô– = f@ !Ô´ + Ô· " = 0
n
n•
ou
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Remarque :
- Le travail d’une force conservative ne dépend pas du chemin suivi. Il ne dépend que
de l’énergie potentielle au point A et B
- Sur un circuit fermé, le travail d’une telle force est nul
On dit qu’une force est non conservative si le travail effectué par cette force dépend du
chemin suivi.
On considère un point matériel soumis aux forces ¶´ et ¶ ´ (¶´ : la résultante des forces
conservatives, ¶ ´ : la résultante des forces non conservatives).
ÏW→Ñ = ÐW 9¶´ + ¶ ´ ; RP = ÐW ¶´ RP + ÐW ¶ ´ RP = Ï´ + Ï
Ñ Ñ Ñ
´ D’autre part la variation de
l’énergie cinétique entre les deux points A et B est égale au travail de toutes les forces qui lui
sont appliquées :
⇒ Ô– !Õ" − Ô– !V" = Ï ´
⇒ ∆Ô– = Ï ´
La variation de l’énergie mécanique est égale au travail Ï ´ des forces qui ne dérivent pas
d’un potentiel.
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IV-5. Théorème de l’énergie mécanique
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Références Bibliographiques
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