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Panorama 3 : Moyen-Âge

Sous Auguste, l’empire romain est à son apogée. Il fait le tour de la méditéranée. La religion
d’état est le polythéisme du panthéon greco-romain, la langue principale pratiquée est le
latin. Au premier siècle apparaît le christianisme en Palestine, puis se diffuse dans le bassin
méditerranéen. D’abord protestataire de la déification de l’empereur, le christianisme est
victime de persécution et est contraint à la clandestinité. L’Eglise est donc marginale
jusqu’au IIIème siècle. Au IVème siècle, Constantin, dans un souci d’unification de l’Empire,
reconnaît les autres religions dans l’Empire par l’édit de Milan en 313. A la fin du IVème
siècle, après avoir fait du christianisme la religion d’état, Théodos Ier s’y convertit à sa mort.
L’empire se sépare en deux (occident et orient, capitales Byzance/Constantinople et Rome).
Débutent à ce même moment les invasions barbares venues d’Orient (Huns, Goths, etc.).
Certains s’établissent définitivement (Saxons en Angleterre, Vandale en Afrique du Nord,
Burgondes en Bourgogne, etc.) En 473, Rome tombe définitivement, fait qui donnera aux
historiens le point de départ du Moyen-Âge. En contact avec le christianisme, déjà organisé
en évêques, les barbares développent une foi d’inspiration chrétienne spécifique à chaque
région. Entre 481 et 536, les Francs s’établissent en Gaule. Leur chef Clovis se convertit au
christianisme par intérêt politique réciproque avec les évêques. C’est l’une des premières
stabilité politico-religieuse du Moyen-Âge. Grégoire Ier, alors évêque de Rome, œuvre en ce
sens. Il n’est cependant pas plus important qu’un autre évêque. Dans le même temps les
troupes islamiques viennent envahir la péninsule ibérique et le sud de la France. Charles
Martel, alors Maire du Palais, stoppe cette progression à Poitiers en DATE et donne ainsi à
sa dynastie des Carolingiens la notoriété suffisante pour régner sur l’Empire des Francs, qui
prospérera via ses successeurs Pépin le Bref et Charlemagne. Ce dernier tente d’unifier la
religion dans son empire. Cependant, l’unification musicale, alors orale, ce fait difficilement.
On présente alors des mélodies soi-disant inventées par St-Grégoire. Ainsi aux alentours du
XIXème siècle, on remarque un homogénéité du chant grégorien dans l’Empire. On décide
alors d’inventer une notation pour transcrire ces mélodies. La musique à l’époque est donc
exclusivement chrétienne. D’un point de vue annuel, la liturgie s’axe autour de deux
moment clés : Noël et Pâques. On tourne ainsi autour de trois périodes : Avant tout est le
temps de Noël (avent, naissance, circoncision, rois mages, présentation au temple). Vient un
temps ordinaire dans lequel s’ensuivent des fêtes (saints, bénédictions). Vient ensuite le
temps Pascal. Il débute par plusieurs semaines de Carême, atteint son apogée à la Semaine
Sainte, puis continue avec l’Assomption et la Pentecôte. On revient après à un temps
Ordinaire, pour recommencer avec le temps de Noël. Pour la journée, on remarque une
division entre laïcs et clercs, et une subdivision entre clergé séculier et clergé régulier. Les
membres du clergé régulier suivent la liturgie des Heures (Offices) : Matines, Laudes, Prime,
Tierce, Sexte, None, Vêpres, Complies. Le reste du clergé et les laïcs suivent les messes
dominicales.
La messe est divisée en deux grandes catégories de chants : le propre et l’ordinaire.
L’ordinaire est composé du Kyrie, du Gloria, du Credo, du Sanctus, et de l’Agnus. Ils
reviennent à chaque messe. Le propre est en relation avec la célébration actuelle. Les textes
sont chantés (cantilliation) ou lus.
Certaines pièces sont composées de manière spécifique. La plupart sont composées d’une
Antienne, d’un verset, d’une doxologie, et d’une reprise de l’antienne. Le Kyrie est toujours
composé de 3 invocations de Kyrie, 3 invocations de Christe, 3 invocations de Kyrie. Le gloria
est un texte immuable. Le graduel est composé en Répons-verset-Répons, l’Alléluia
également. Le credo est également immuable, à quelques variations près selon les lieux et
les époques, bien que celui de Rome et de Nicée Constantinople ne s’imposent par la suite.
Le chant grégorien se compose de la musica practica, pratiquée par le cantor, et de la
musique spéculative, pratiquée par le musicus. Le cantor exécute sa musique. Le musicus
comprend la musique. La légende raconte que Pythagore avait entendu des marteaux de 6,
8, 9, et 12 livres qui formaient une mélodie harmonieuse, par les rapports mathématiques
entre les poids. La musique est belle par les rapports mathématiques, celle-là même qui
régit l’univers et qui procède du divin. Cette étude est faite par les clercs. Au début du
VIème siècle, un clerc du nom de Boësse, alors préfet de Rome, écrit un ouvrage
philosophique sur les arts libéraux. Ils sont au nombres de 7. Un premier groupe, le Trivium,
ou trois arts littéraires ouvrant à la connaissance, est composé de la littérature, de la
rhétorique, et de la dialectique. Le second groupe est composé de 4 matières
mathématiques : l’Astronomie, la géométrie, l’arithmétique, et la musique. Au centre de ces
7 arts se trouvent la philosophie et au-dessus d’elle la théologie. A noter qu’au Moyen-Âge
la philosophie procède de la théologie. Pour Besse, il existe trois types de musique : la
musique du monde (mundana), la musique humaine (humana), et la musique instrumentale
(instrumentalis). La musique du monde est régie par des rapports mathématiques, et est
imperceptible par l’Homme. La musique humaine régit l’intérieur de l’être humain. Elle n’est
donc pas perceptible non plus.
Le musique pratique est un mélange de musique romaine et gauloise. Elle est présente sous
les carolingiens et à Rome. Une étude de cette musique est possible grâce aux premières
traces de musique manuscrite (Manuscrit de St-Gal, 359). Il n’y a ni notes ni portée à
l’époque. Elle est écrite en neumes, qui n’indique pas une hauteur mais une inflexion sonore
(sans précision de l’intervalle)
Un graduel est un livre qui contient les chants de la messe. Le Vatican édite au XIIIème siècle
un graduel triplex, qui inclut trois notations.
Les psaumes : divisés en plusieurs versets. Un verset, au Moyen-Âge, est en prose et sans
métrique. Il est divisé en 2 membres. Un psaume se termine toujours par une petite
doxologie « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, ainsi qu'il était au commencement,
maintenant et à jamais, pour les siècles des siècles. Amen. » Un psaume commence par une
formule d’introduction, qui tient une même note (teneur). Une inflexion se fait à la médiane
latine du vers, puis reprend la teneur pour une terminaison. C’est une lecture recto tono.
Chaque psaume est encadré par une antienne prédéfinie. La psalmodie proprement dite est
entièrement composée, contrairement à la récitation des psaumes. Il y a trois structures de
psalmodies. La première et plus ancienne psalmodie, ou psalmodie directe, est chantée
uniquement par le cantor et est continue sans reprise. La psalmodie responsoriale (dont on
trouve les premières sources vers le IVème siècle) introduit un refrain, le repons, chanté par
le chœur alterné avec des versets chantés par le soliste. Vers le Vème siècle apparait la
schola cantorum. Elle introduit la psalmodie antiphonique, composé d’une antienne chantée
par le chœur, de versets chantés en alternance par 2 demi-chœurs, d’une petite doxologie
chantée par le chœur puis d’une reprise de l’antienne.
La théorisation de la modalité n’est pas uniforme en Europe. Face à des milliers de mélodies,
les théoriciens doivent classer cela. Pour évaluer cela, ils partent sur un classement en
mode. Il s’évalue par la finale, l’ambitus, et la teneur (dans la récitation, donc plus flou).

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