0 évaluation0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 49 vues8 pagesSenegal
Copyright
© © All Rights Reserved
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
REPUBLIQUE DU SENEGAL
'Un Peuple Un But Une Fos
MINISTERE DU RENOUVEAU URBAIN
DE L’HABITAT ET DU CADRE DE VIE
DIRECTION DE L’URBANISME
ET DE L’ARCHITECTURE
PREPARATION DE LA 73*™* SESSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES
CONTRIBUTION DU SENEGAL POUR LA PREPARATION DU
RAPPORT THEMATIQUE SUR LES ETABLISSEMENTS
INFORMELS ET
LE DROIT A UN LOGEMENT CONVENABLE
Selon les projections du Systéme des Nations Unies, plus de la moitié de la
population mondiale vit dans les villes. Cette proportion sera de 60 % en 2030,
90%. Elle se produit (statistiques NU) dans les pays en développement. Dans les
vingt prochaines années, un doublement de la population urbaine est attendu
dans l’Asie du Sud et ’Afrique subsaharienne.
Dans ces pays, plus d’un milliard d’habitants vivent dans des bidonvilles et font
face quotidiennement a des risques sanitaires, liés @ l'emploi vulnérable ou
dangereux, des chocs externes dus 4 des catastrophes naturelles (Tacoli and all,
2015),
Pour le cas du Sénégal, au moment de l'accession a l’indépendance, plus du
cinquiéme de la population résidait en milieu urbain. Actuellement, le pays fait
face a une urbanisation rapide et incontrélée, caractérisée par : un
accroissement important de la population urbaine qui est passé de 34 % en 1976
4 39 % en 1988, 40,7 % en 2002 et 45,2% en 2013. Ce taux sera de 46,46% en
2020 et 52,55% en 2030 (Source ANSD, RGPH 1988 et 2002, RGPHAE 2013).
Cette forte urbanisation, combinée aux facteurs naturels et anthropiques ont eu
comme conséquences Ia prolifération de Vhabitat non planifié, irrégulier.
1. Données statistiques
En 2010, l'Etat, avec Yappui de « Cities Alliance » a procédé A l'étude et a
Yélaboration du document « Villes du Sénégal sans bidonvilles ». Faite sur la
totalité des communes du pays, cette étude a montré, qu’au niveau national, les
superficies occupées par les établissements informels, (les quartiers mal lotis)sont estimées & 8 900 hectares, avec plus de 3 000 000 d’habitants. Cette
derniére, comme c’est le cas de la population du Sénégal, est essenticllement
composée de jeune de 19 ans ct de femme avec un taux de natalité de 152%0,
Comme Villustre le rapport de lANSD/ Projections 2018.
Pour ce qui est de la localité de Pikine qui couvre prés de 700 hectares de
quartiers informels dont une grande partie a été restructurée dans le cadre du
projet Pikine irrégulier Sud, la situation en 2015, notée dans le rapport definitif
de la mission d’assistance A APIX sa dans le volet régularisation fonciére de la
restructuration de Pikine irrégulier Sud, montre que, avec une population
estimée @ 220 000 habitants soit une densité de 314hbts/ha, la zone est
constituée de plusieurs quartiers non lotis, trés peuplée (ex : densité a Guinaw
rail = 600 habitants /ha) et mal desservie en infrastructures et équipements de
base.
La population est extrémement jeune. La tranche d’age de moins de 15 ans
représente a elle seule 37% de la population. Le groupe d’age 15 — 34 ans
représente 39%, La tranche d’age comprise entre 35 et 64 ans constitue 21% de
la population. Les personnes agées de 65 ans et plus ne font que 2%.
Les hommes représentent 51% de la population totale contre 49% pour les
femmes.
2. Accés aux services
En décembre 2012, selon les publications de I’Agence national de Statistique ct
de la Démographie (ANSD), le taux d’ac Yeau potable au Sénégal est de
89,5% et de l’électricité est de 90% en milieu urbain en 2016.
Cependant, ces taux cachent des disproportionnés importantes notamment dans
les établissements informels, le plus souvent caractérisés par ’étroite des rues
qui ne permet pas la mise en place des réseaux (eau, électricité,
assainissement...). Cette situation a conduit, dans la plus part des
établissements informels, la mise en place de réseaux informels d’électricité avec
des installations de maison en maison et des bornes fontaines et de robinet
publique permettant aux populations de disposer de l'eau.
3. Environnement, santé et sécurité
Dans la plupart des établissements informels au Sénégal, plusieurs facteurs
rendent difficiles la maitrise de la gestion de Vassainissement urbain et laccés 4
Veau potable. Les populations s‘installent sans avoir la possibilité d'accéder aux
services urbains, C’est notamment le cas dans de nombreux quartiers spontanés
ct précaires trés peuplés dans plusieurs localités du pays telles Bakel, Kaolack,
Ziguinchor ow le manque de services de base tels que "eau et Passainissement
est une problématique trés complexe liant la santé et l'environnement.
A travers, le diagnostic fait avec les populations locales, dans le cadre des ateliers
de planification urbaine, a montré Vampleur de la vulnérabilité socio-
économique, environnementale et sanitaire. Ils montrent que plus de 50% des
2participants associent leurs problemes de santé a la dégradation de leur cadre
de vie, Les maladies diarrhéiques, la qualité de Peau de boisson et la mauvaise
hygiene domestique sont récurrent dans ces établissements informels.
Toutes ces causes citées semblent résulter de la carence en services de base :
uune grande partie des ménages n’ont pas accés aux réseaux d'eau potable et
@électricité et font recourt a ’eau vendue (charretiers, revendeurs sur place), ne
disposent pas de latrines, et d’autres familles possédant des fosses septiques
dont le vidange se fait manuellement. Egalement, ces ménages évacuent leurs
eaux usées sur les voies publiques et déversent leurs ordures au niveau des
dépéts sauvages.
Avec le manque d’emprise suffisant permettant de faire passer les différents
réseaux et de services de base, la persistance de telles pratiques risque
d’accroitre les problémes environnementaux et sanitaires.
4, Réponse aux normes de logement convenable d'ici 2030
Par rapport a cela, 'Btat a mis en place différents instruments et outils pour
Vatteinte des objectifs visés a travers.
v un Projet pilote de Dalifort : de 1985 a 1990 avec la mise en ceuvre de
nouveaux outils de planification participative
v la Phase élargissement de approche de 1990 a 1991: qui a amené la
réplicabilité du projet pilote dans d’autres villes comme Bignona (Région
de Ziguinchor), Richard-Toll et Saint-Louis (Région de Saint-Louis) avec
Yimplication d’autres partenaires financiers.
Présentement, il s’agit de la phase de mise en oeuvre du Le programme de
restructuration et la régularisation fonciére a permis de traiter 612 hectares,
répartis dans 14 quartiers des villes de Pikine Irrégulier Sud (Dakar), Saint-Louis
(quarticr Pikine & Saint Louis 297 ha restructurés et viabilisés pour 65 000
habitants) et Richard-Toll (quartier Khouma a Richard Toll 130 ha restructurés
pour 25 000 habitants) et la délivrance de 3031 Droits de Superficie (DS).
En ce concerne les échéances, il s’agit de la mise en ceuvre des opérations de
restructuration et de rénovation urbaine tel que défini dans le rapport de
préparation du Conseil national de !Urbanisme :Période | Opérations "| Budget prévisionnel
Restructuration
coreton| régularisation fonciére dans les 11947 000:000
régions (Phase 1)
2aL2024: Etudes et tuvre dans les
‘naval tudes et mis en aeuvre dans
Rénovation | Carters sie au chefe-ieux de regions | 86 00 000 000
Restructuration urbaine et
régularisation fonciére dans les régions | 4
2024-2030 | Restructuration| Dakar SB9547 000 000)
(Phase 2)
Budes et mis en ceuvre dans les
Rénovation | chefs-lieux de départements 3.430 000 000
urbaine (sauf les chefs-lieux de régions)
5. Raisons
Au Sénégal, les causes de la prolifération des établissements informels, le plus
souvent dans les périphéries des grands centres urbains sont déclinées comme
suit :
La forte croissance démographique des agglomerations urbaines
conséquence de la croissance naturelle de la population et de 'exode rural,
ce quia fait que la population urbaine qui est passé de 34% en 1976 a 39
% en 1988, 40,7 % en 2002 et de 45,2% en 2013, soit 6 102 800
habitants.;
Les années de sécheresse 1970/ 1980, avec l'asséchement zones
dépressionnaires ;
La centralité des capitales régionales qui regroupent plusieurs fonctions :
économique, politique, culturelle et administrative ;
Un manque de politique de gestion urbaine qui se traduit par une
législation fonciére non adaptée aux réalités socio-économiques et
culturelles ;
le retard observé dans Vélaboration et la mise en application des
documents de planification ;
le déficit de programmes de mise a disposition de parcelles viabilisées et
de logements adéquats et convenables, destinés aux couches les plus
défavorisées, surtout durant la période 1960/1980 ;
le contréle insuffisant de Yoccupation du sol.... Etc ;
Lois et réglementsCes opérations ont été accompagnées de lois et réglements destinés au maintien
et 4 l'amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les
établissements informels. II s’agit essentiellement de :
¥ décret 91.748 du 21 juillet 1991, réglementant les opérations de
restructuration et de régularisation fonciére de habitat spontané avec
comme action premiére la déclaration d’utilité publique du projet en
question;
¥ décret 91-595 du 14 juin 1991 créant le Fonds pour la
Restructuration et la Régularisation Fonciére FORREF, abrogé ct
remplacé par le décret 96-386 du 15 mai 1996. Ce fonds est destiné a
financer les activités se rapportant a des opérations de restructuration et
de régularisation de Phabitat spontané ;
¥ la création de la Fondation Droit la Ville (FDV) qui est une structure
reconnue d’utilité publique par le Décret n° 2000-996 du 11 décembre
2000. C’est un opérateur de droit privé spécialisé dans les opérations de
restructuration et de régularisation fonciére, et régi par la loi n* 95-11 du
7 avril 1995 et son décret d’application n° 95-415 du 15 mai 1995. Elle
intervient en matiére de restructuration a titre de maitre d’ouvrage délégué
(MOD), représentant I’Etat et les collectivités locales. Elle est devenue
maitre d’oeuvre (MO) pour ensemble des opérations de régularisation
fonciére. ;
Ainsi, depuis leur mise en ceuvre, avec la collaboration avec ses partenaires
techniques et financiers (Coopération allemande, Union européenne, ONU-
Habitat), PEtat a mis en ceuvre des opérations de restructuration et de
régularisation fonciére qui ont permis les interventions suivantes:
GN eae
* 190 ha, 75 000 habitants
* Fonds KFW
* Fonds UE
Ceres
* 130 ha, 25 000 habitants
* Fonds UE
© 180 ha, 65 000 habitantsCes opérations ont également abouti a l’élaboration des droits de superficie qui
constitue un titre assurant la sécurité fonciére aux populations des
établissements informels, tel le montra le tableau suivant :
Tableau n°1 : situation de la régularisation fonciére
Nombre de | Nombre de DS
Quartiers parcelles | approuvés et
concernées non distribués
Dalifort 8 15
Wakhinane [405 12
PIS + Keur Massar (11 | 7 660 1057
juartiers)
Pikine/Saint-Louis 69
Khouma/Richard Toll lo
TOTAL - 1153
7. Appui des partenaires techniques et financiers
Depuis la mise en ceuvre du programme de restructuration et de régularisation
fonciére par le projet pilote dans le quartier Dalifort, Etat du Sénégal travers
ses différents démembrements, notamment le ministére en charge de
Turbanisme a bénéficié d’un appui et financiers considérable de la part des
partenaires internationaux. Il s’agit entre autre des projets de restructuration et
de régularisation fonciére de :
« Pikine Irrégulier Sud avec la Coopération Allemande a hauteur de 3,350
milliards de franes CFA;
« Khouma a Richard Toll pour un montant de 4 milliards de Union
Européenne ;
* Pikine a Saint-louis avec un financement de 6 milliards de l'Union
Européenne;
* Hann et Petit Mbao avec un budget de 12,8 milliards de l'Union
Européenne. Ce projet intégre également des aspects relatifs a
Yassainissement des deux quartiers.
Ces appuis financiers ont permis :
+ la réalisation des travaux d’agrandissement et d’ouverture des voies,
permettant la mise en place des réseaux et la mise en conformité de ceux
existants ;
* V'aménagement et le pavage des voies ;
* la libération de zones d’équipement ;
* la construction d’coles, de poste de santé, de maisons
communautaires....8. Partage sur un projet réussi
Concernant ce point, le choix est porté sur le projet d’assainissement et de
restructuration des quartiers de Hann et de Petit Mbao dans la région de
Dakar, dont la présentation est jointe.
Tel est l'économie de la contribution du Ministére du Renouveau Urbain de
VHabitat et du Cadre de Vie sur les établissements informels, dans le cadre
de la préparation de la 73éme édition session de l’Assemblée générale des
Nations Unies.ETANT DONNE SON VOLUME, L’ANNEXE DE
CETTE CONTRIBUTION « PROJET
D’ASSAINISSEMENT DE
RESTRUCTURATION URBAINE DE HANN ET
PETIT MBAO » N’A PAS ETE PUBLIEE SUR
CE SITE
Vous aimerez peut-être aussi