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6 Ouattara

Cette étude recense 43 espèces de plantes médicinales utilisées pour traiter les maladies microbiennes dans la région du Hambol en Côte d'Ivoire. Les Fabaceae sont la famille la plus représentée. Les feuilles sont la partie de plante la plus utilisée. Quatre espèces sont fréquemment recommandées. Cette étude peut servir de base pour de futures recherches sur les plantes médicinales.

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Cette étude recense 43 espèces de plantes médicinales utilisées pour traiter les maladies microbiennes dans la région du Hambol en Côte d'Ivoire. Les Fabaceae sont la famille la plus représentée. Les feuilles sont la partie de plante la plus utilisée. Quatre espèces sont fréquemment recommandées. Cette étude peut servir de base pour de futures recherches sur les plantes médicinales.

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Ouattara et al., 2021 Journal of Animal & Plant Sciences ([Link] Sci.

ISSN 2071-7024)
Vol.47 (1): 8412-8425 [Link]

Plantes médicinales utilisées dans le traitement


des maladies microbiennes dans la région du
hambol, nord de la Côte d’Ivoire
OUATTARA Katinan Etienne1*, DOGA Dabé2, ORSOT Bosson Arobia Marie Bernadine3 et
ZIRIHI Guédé Noël1
1
Laboratoire des Milieux Naturels et Conservation de la Biodiversité, UFR Biosciences, Université Félix
HOUPHOUËT BOIGNY de Cocody Abidjan ; 22 BP 582 Abidjan 22
2
Laboratoire de Phytopathologie, Centre National de Recherche Agronomique de Côte d’Ivoire (CNRA),
Adiopodoumé, 01 BP 1740 Abidjan 01
3
Département de Biologie Végétale, UFR Sciences Biologiques, Université PELEFERO GON COULIBALY,
Korhogo, BP 1328 Korhogo
Auteur correspondant, email : [Link]@[Link] / Cel : (+225) [Link]
Mots clés : Ethnobotanique, Plantes médicinales, Maladies microbiennes, Région du Hambol
Keywords : Ethnobotany, Medicinal plants, Microbial diseases, Hambol Region

Publication date 31/01/2021, [Link]

1 RESUME
Cette étude a pour objectif de recenser, de collecter les informations sur les plantes
médicinales utilisées dans le traitement traditionnel des maladies microbiennes dans la
Région du Hambol, et d’expliquer la fréquence d’utilisation thérapeutique traditionnelle de
certaines plantes. Une enquête ethnobotanique basée sur les interrogations directes portant
sur les usages des plantes antimicrobiennes a été menée auprès des Herboristes et des
tradithérapeutes de la Région du Hambol. Quarante-trois (43) espèces de plantes
antimicrobiennes reparties en 24 genres et 24 familles botaniques ont été répertoriées. Les
Fabaceae avec 8 espèces soit 18,60% sont les plus représentées. La majorité des plantes sont
des herbes (46,51%). Les feuilles (41,86%) sont majoritairement utilisées. Le broyage est le
mode de préparation le plus sollicité. L’administration des recettes se fait le plus souvent par
voie percutanée (48,48%). Quatre (4) espèces de plantes sont fréquemment recommandées,
Piliostigma thonningii (18,49%), Erigeron floribundus (15,48%), Crotalaria retusa (10,75%) et
Harrisonia abyssinica (8,60%). Les affections dermatologiques sont les plus traitées. Ces
résultats révèlent que les plantes médicinales jouent un rôle prépondérant dans la lutte contre
les affections microbiennes. Ils peuvent être utilisés comme une base de données pour des
études approfondies afin de mettre au point un Médicament Traditionnel Amélioré.

Medicinal plants used in the treatment of microbial diseases in the Hambol region, north of
ivory coast

ABSTRACT
The aim of this study is to identify and collect information on medicinal plants used in the
traditional treatment of microbial diseases in the Hambol Region, and to explain the
frequency of traditional therapeutic use of certain plants. An ethnobotanical survey based on
direct questioning about the uses of antimicrobial plants was conducted among herbalists
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and traditional therapists in the Hambol Region. Forty three (43) species of antimicrobial
plants divided into 24 genera and 24 botanical families were identified. The Fabaceae with 08
species or 18.60% are the most represented. The majority of the plants are herbs (46.51%).
Leaves (41.86%) are mostly used. Crushing is the most used method of preparation. Recipes
are most often administered percutaneously (48.48%). Four (4) plant species are frequently
recommended, Piliostigma thonningii (18.49%), Erigeron floribundus (15.48%), Crotalaria
retusa (10.75%) and Harrisonia abyssinica (8.60%). Dermatological conditions are the most
treated. These results reveal that medicinal plants play a major role in the fight against
microbial diseases. They can be used as a database for further studies to develop an Improved
Traditional Medicine.

2 INTRODUCTION
Avant l’aire de la Médecine moderne ou paie le plus fort tribut (Gangoué-Piéboji et al.,
conventionnelle, l’Homme a pu trouver et 2005 ; OMS, 2006). Cependant, l’utilisation des
développer des connaissances et des pratiques médicaments conventionnels s’avère le plus
pour se soigner en utilisant des produits naturels souvent inefficace. Les principales difficultés qui
d’origine végétale, minérale ou animale. Ces accompagnent le traitement de ces maladies est
connaissances et techniques regroupées sous les l’inaccessibilité, le coût élevé, la résistance
vocables pharmacopée et médecine progressive des agents pathogènes vis-à-vis des
traditionnelle sont transmises et enrichies de substances actives et la manifestation d’effets
génération en génération (Dibong et al., 2011). secondaires sévères voir même toxiques dans
Aujourd’hui, les plantes médicinales sont certains cas (Zirihi, 2006). Face à ce constat, la
devenues un patrimoine précieux pour la survie communauté scientifique s’est orientée vers les
de l’humanité. En effet, selon l’OMS (2002), substances naturelles, notamment, les plantes
environ 80% de la population mondiale dans les médicinales, dans l’optique de trouver des
pays en voie de développement, en raison de la nouvelles molécules qui contribueront non
pauvreté et du manque d'accès à la médecine seulement à lutter de façon efficiente contre les
moderne, dépendent essentiellement des plantes affections microbiennes mais également de
médicinales traditionnelles pour leurs soins de valoriser la médecine traditionnelle. Ainsi, dans
santé primaire. Plus de 25% des médicaments le but de contribuer à la valorisation de nouvelles
prescrits dans les pays industrialisés tirent phytomolécules antimicrobiennes, une enquête
directement ou indirectement leurs origines des ethnobotanique a été menée dans la Région du
plantes, malgré les remarquables progrès en Hambol située au nord de la Côte d’Ivoire. Les
chimie organique de synthèse du vingtième objectifs de ce travail consistent à recenser et à
siècle, (Newman et al., 2003, Calixto, 2005). Ces collecter les informations sur les plantes
dernières décennies, les maladies microbiennes, médicinales utilisées dans le traitement
transmises par des bactéries, des virus, des traditionnel des maladies microbiennes par le
champignons et autres parasites causent environ peuple Tagbana, et à expliquer la fréquence
17 millions de victimes dans le monde. Et d’utilisation thérapeutique traditionnelle de
l’Afrique, qui représente les deux tiers de la certaines plantes.
charge de cette mortalité, est le continent qui

3 MATERIEL ET METHODES
3.1 Matériel : Il est constitué de toutes les 3.2 Méthodes : L’enquête ethnobotanique a
plantes médicinales utilisées dans le traitement été menée dans le Département de Katiola située
des affections microbiennes. au Nord de la Côte d’Ivoire. Treize (13) localités
ont été visitées (marché de Katiola, marché de
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Dabakala, marché de Niakaramadougou, marché thérapeutiques, les techniques de préparation, les


de Tafiré, village de Doussoulokaha, village de parties de la plante utilisées et le mode
Nambanakaha, village de Sépikaha, village de d’administration des remèdes. A la fin de la
Koulokaha, village de Nierentenkaha, village de collecte, les différentes espèces de plantes ont été
Kolokaha, village de Kanawolo, Sous-préfecture identifiées en se référant à l’Herbier du Centre
de Niédiékaha, Commune de Fronan). Au cours National de Floristique (CNF) de l’Université
de l’enquête, 47 personnes ont été interviewées Félix Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire. La
dont 29 herboristes et 18 tradithérapeutes. nomenclature des espèces a suivi la classification
3.2.1 Chez les Herboristes de marché : La de l’APG III, 2009.
sélection des marchés enquêtés a été faite selon 3.2.2 Chez les tradithérapeutes: Pour
l’abondance des herboristes. Comme approche localiser les tradithérapeutes, les herboristes
utilisée, les herboristes ont été visités selon la visités et les chefs des différents villages ont servi
richesse de leurs étalages. Ce critère a défini le de guide. Les tradithérapeutes ont été identifiés
nombre d’herboristes considérés par marché. suivant leur réputation au sein de la population.
Des enquêtes ethnobotaniques basées sur les Comme approche, une première visite a été
interrogations directes ont été menées dans les effectuée en guise de présentation et de mise en
mois de juillet et d’août 2018. Des fiches confiance. La deuxième visite a été consacrée à
d’enquêtes ont été utilisées pour collecter les remplir un questionnaire sur les plantes
informations auprès des interviewés Des antimicrobiennes. A l’issu de l’enquête, la
échantillons de plantes utilisées ont été achetés. fréquence de citation (FC) de chaque plante a été
Les renseignements ont porté sur le nom déterminée par la formule utilisée par Fah et al.
vernaculaire des taxons, les vertus (2013) :

Nombre de citation pour la plante considérée


FC=
Nombre total de citation pour toutes les plantes

FC : Fréquence de Citation

4 RESULTATS
4.1 Sites visités et personnes enquêtées : médicinales vendues par les herboristes sont
Les investigations ethnobotaniques menées dans récoltées dans l’environnement immédiat ou
la Région du Hambol ont permis de visiter 4 proviennent des pays limitrophes de la Côte
marchés de 4 villes et 9 villages. Au total 29 d’Ivoire. Le prix des bottes varie entre 100
herboristes soit 61,70% et 18 tradithérapeutes FCFA et 500 FCFA selon l’espèce vendue. Chez
soit 38,29% ont été interviewés (Tableau 1). Les les tradithérapeutes, le prix de revient d’une
herboristes sont pour la plupart des femmes recette varie de 500 à 10.000FCFA selon les
(96,55%). Contrairement aux tradithérapeutes, localités et la maladie traitée.
qui sont tous des hommes (100%). Les espèces

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Tableau 1 : Marchés, villages visités et nombre d’enquêtés


Sites enquêtés Herboristes Tradithérapeutes
Nombres
Homme Femmes Hommes Femmes
d’enquêtés
s
Marché de Katiola 12 01 10 01 00
Marché de Dabakala 08 00 06 02 00
Marché de Niakara 08 00 06 02 00
Marché de Tafiré 07 00 06 01 00
Village de Doussoulokaha 02 00 00 02 00
Village de Nambanakaha 01 00 00 01 00
Village de Sépikaha 02 00 00 02 00
Village de Koulokaha 01 00 00 01 00
Village de Nierentenkaha 01 00 00 01 00
Village de Kolokaha 01 00 00 01 00
Village de Kanawolo 01 00 00 01 00
Village de Niédiékaha 02 00 00 02 00
Village de Fronan 01 00 00 01 00
Totaux 47 01 28 18 00

4.2 Collecte des données botaniques été identifiés. Les plus représentés sont les
4.2.1 Analyse floristique et paramètres microphanérophytes, avec 13 espèces estimées à
écologiques des espèces végétales : Les 30,23%. Trois (3) types phytogéographiques ont
enquêtes ethnobotaniques ont permis de été recensés avec une prédominance des espèces
répertorier 43 plantes reparties en 24 genres et de la région Guinéo-Congolaise et Soudano-
24 familles botaniques. Quatre (4) familles Zambézienne (GC-SZ) soit 72,09%, suivies des
dominent très nettement. Il s’agit des Fabaceae espèces de la région Soudano-Zambézienne (SZ)
avec 8 espèces soit 18,60 %, suivies des avec 25,58% et les espèces Guinéo-Congolais
Asteraceae avec 4 espèces (6,38%), des Rutaceae (2,32%). La majorité des plantes sont des herbes
(4 espèces soit 6,38%) et des Euphorbiaceae (4 (46,52%), suivis des arbustes (32,55%) et des
espèces soit 6,38%). Six (6) types biologiques ont arbres (20,93%) (Figure 1).

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Arbustes
32.55% Herbes
46.52%

Arbres…

Figure 1 : Répartition des différents types morphologiques


4.2.2 Parties des plantes utilisées, l’expression (5,88%), la pulvérisation (3,92%),)
techniques de préparation et modes et l’infusion (1,96%) (Tableau 2 et Figure 3).
d’administration : Plusieurs parties de la plante Mais le broyage est le mode de préparation
sont employées comme drogues : les feuilles majoritairement utilisé. Les médicaments
(41,86 %), la plante entière (16,30%), les écorces traditionnels sont administrés généralement par
(13,95%), les racines (11,62%), les rameaux la voie cutanée (48,48%). Les autres voies
feuillés (9,30%), le latex (4,65%) et les fruits avec d’administrations sont : la voie orale (21,21%),
2,32% (Tableau 2 et Figure 2). Les modes de voie rectale (19,69%), voie nasale (4,54%),
préparation des remèdes sont très variés. Il s’agit instillation oculaire (3,03%) et la fumigation avec
du broyage (47,05%), la décoction (21,59%), le 3,03% (Tableau 2 et Figure 4).
pétrissage (11,76%), la torréfaction (7,84%),

Feuilles
50% Plante entière
Ecorces
40% Racines
Rameaux feuillés
30% Latex
%

Fruits
20%

10%

0%

Parties utilisées
Figure 2 : Différentes parties de plantes utilisées

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Broyage
50%
Décoction
40% Pétrissage
Torréfaction
30% Expression
%

Pulvérisation
20%
Infusion
10%

0%

Recette
Figure 3 : Techniques de préparation des recettes

50% Voie cutanée

40% Voie orale


%

Voie rectale
30%
Voie nasale
20%
Instillation
10% oculaire

0%
Mode
d'administration

Figure 4 : Modes d’administration des recettes

4.2.3 Fréquences d’utilisation et de 18,49%. Elle est suivie de Erigeron floribundus


différentes affections traitées : Piliostigma (15,48%), de Crotalaria retusa (10,75%) et de
thonningii est l’espèce la plus recommandée par Harrisonia abyssinica avec 8,60% (Figure 5 et
les personnes interrogées du Hambol pour les tableau 2). Les plantes antimicrobiennes
besoins de santé avec une fréquence d’utilisation recensées sont sollicitées dans le traitement de 43
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maladies. Pour une meilleure analyse des traitées sont les maladies dermatologiques
affections traitées, nous les avons regroupées en représentant 65,14% (Figure 6 et Tableau 2).
un ensemble de 06 maladies. Cependant, les plus

Autres
46.68%
Crotalaria retusa
10.75%

Harrisonia abyssinica
8.60%

Piliostigma thonningii
Erigeron floribundus 18.49%
15.48%
Figure 5 : Fréquences d’utilisation des plantes médicinales antimicrobiennes

70%
60%
50%
40%
%

30%
20%
10%
0%

Maladies traitées

Inf. : Infection
Figure 6 : Différentes affections traitées

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Tableau 2 : Liste des plantes recensées, noms vernaculaires, parties utilisées, techniques de préparation, modes d’administration et maladies
traitées
Espèces Familles Noms FC Parties Mode de Mode d’ Maladies traitées
botaniques vernaculaire (%) utilisées préparation Administration
Acanthospermum Asteraceae Youhoutigui 0,43 Plante entière Broyage Cutanée / rectale Panaris,
hispidum DC. constipation,
chronique
Achyranthes aspera L. Amaranthaceae Shantigui 0,43 Rameaux Pétrissage Cutanée Teigne, dartre,
feuillé furoncle
Afzelia africana Sm. & Fabaceae Slitigui 0,43 Écorces Torréfaction Cutanée / orale Œdèmes, diarrhée
Pers. Décoction
Ageratum conyzoides L. Asteraceae N’boro 0,43 Feuilles Broyage Cutanée / nasale Rhume, hémorragie
externe
Annona senegalensis Pers. Anonaceae Namougou 1,72 Feuilles Décoction Orale Angine, maux de
ventre, infection
urinaire
Argemone mexicana L. Papaveraceae Wôkèlè 0,86 Plante entière Broyage Cutanée / oculaire Conjonctivite, zona,
pied d’athlète, gale
Artocarpusn heterophyllus Moraceae Namougo 0,86 Feuilles Pétrissage Cutanée Dartre
Lam.
Azadirachta indica A. Meliaceae Djagadjo 2,15 Feuilles Broyage, Cutanée / orale Paludisme, acné,
Juss Écorces Décoction boutons, mycose,
grippe
Bidens pilosa L. Asteraceae Côl 0,86 Plante entière Broyage Cutanée Muguet, perlèche
Boerhavia diffusa L. Nyctaginaceae Tielnadougou 0,86 Feuilles Pulvérisation Cutanée Varicelle, mycose
buccale
Borreria verticillata (L.) Rutaceae Natatigui 1,72 Feuilles Broyage Cutanée / rectale Teigne, gale, dartre
G. F. W. Mey.
Bridelia ferruginea Benth. Phyllanthaceae Namou 2,15 Feuilles Décoction Orale / rectale Parasite intestinaux,
fièvre typhoïde
Caesalpinia bonduc (L.) Fabaceae Djédigui 0,86 Feuilles Pétrissage Cutanée Eczéma, panaris,
Roxb. plaie
Capsicum annum L. Solanaceae Gnamby 0,86 Feuilles Broyage Cutanée / rectale Constipation,
Fruits infection de la plaie,
blessure, plaie

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Carica papaya L. Caricaceae Mahadji 0,86 Racines Décoction orale / rectale Maladie bucco-
dentaire, infection
urinaire, syphilis
Cassia siamea (Lam.) Fabaceae Tiyolo 0,43 Feuilles Décoction Fumigation Varicelle,bourbouille
Irwin et Barneby
Cissus quadrangularis L. Vitaceae Partchon 0,43 Tiges Broyage Cutanée Diarrhée, syphilis
Feuilles Décoction Orale / rectale
Citrus limon (L.) Burn. f. Rutaceae Lomourou 0,86 Feuilles Décoction Orale / rectale Ampoule, vers,
Racines pneumonie
Cochlospermum planchonii Cochlospermaceae Nafinmin 2,15 Racines Décoction Orale / rectale Sinusite, hépatite
Hook. f. virale, mal de gorge,
parasite intestinal
Colatropis procera Juss. Apocynaceae Youwêrê 0,86 Feuilles Broyage Cutanée Mycose de la peau
Latex - Oculaire Conjonctivite
Crotalaria retusa L. Fabaceae Litchan 10,75 Feuilles Pétrissage Cutanée Plaie, gale, fièvre,
infection uro-
génitale, toux
Desmodium gangetium Fabaceae Côlôfitigui 2,12 Rameau feuillé Pétrissage Cutanée Brulure,
(L.) DC. inflammation, vers
intestinaux
Desmodium velutium Fabaceae Côlôtigui 2,12 Rameau feuillé Torréfaction Cutanée Dermatose
(Willd.) DC.
Eleusine indica (L.) Poaceae Gnian 0,43 Plante entière Broyage Cutanée Zona
Gaertn.
Erigeron floribundus Asteraceae Dougnian 15, Feuilles Pétrissage Cutanée Gale, panaris,
(Kunth.) Sch. Bip 48 Broyage mycose, dermatose,
pied d’athlète,
furoncle, teignes,
muguet
Euphorbia convolvuloides Euphorbiaceae Diégnimi 0,86 Plante entière Broyage Cutanée Panaris, orgelet,
Hochst. Ex Benth furonculose
Euphorbia hirta L. Euphorbiaceae Diègnilmain 2,15 Plante entière Broyage Cutanée/orale/rectale Toux, inflammation,
décoction hépatite B, grippe,
mal de gorge
Ficus exasperata Vahl. Moraceae Ghan 0,86 Écorces Décoction Orale Maladies buccales

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Ficus platyphylla Del. Moraceae Wawah 2,15 Feuilles Broyage Cutanée Gale, teigne
Harrisonia abyssinica Simaroubaceae Baganhan 8,60 Feuilles Torréfaction Cutanée Furoncle, pédiculose
Oliv
Heliotropium indicum L. Boraginaceae Golo 2,15 Rameau feuillé Infusion Oculaire Maux d’yeux,
conjonctivite
Indigofera spicata L. Fabaceae Nadigui 0,86 Feuilles Pulvérisation Cutanée Dartre, otite,
vergeture, cellulite
Jatropha curcas L. Euphorbiaceae Djédan 0,86 Latex - Cutanée Furoncle, diarrhée
Feuilles Décoction Orale
Jatropha gossipiifolia L. Euphorbiaceae Djédan-gnien 0,86 Feuilles Broyage Cutanée / rectal Teigne, constipation
Kalanchoe crenata Crassulaceae Gnintôgôh 0,86 Feuilles Expression Cutanée / nasal Enflure, rhume,
(Andr.) Haw. Broyage grippe
Mangifera indica L. Anacardiaceae Magoro 2,15 Écorces, Décoction Cutanée / Orale / Fièvre typhoïde,
racines rectale diarrhée, dysenterie
Manihot esculenta Crantz Euphorbiaceae Gbeditigui 0,43 Feuilles Broyage Cutanée Enflure
Mitracarpus hirtus (L.) Rubiaceae Gaanr 0,43 Plante entière Expression Cutanée Œdème, saignement
DC. Broyage
Mucuna pruriens (L.) Fabaceae Cocobi 0,43 Feuilles Torréfaction Cutanée Inflammation
DC.
Ocimum gratissimum L. Lamiaceae Tifalga 2,15 Feuilles, Expression Cutanée / nasale/ Fièvre, grippe,
racines Broyage rectale / orale rhume, sinusite, mal
de ventre
Parkia biglobosa (Jacq.) Mimosaceae Nahann 2,15 Écorces Décoction Fumigation / orale Varicelle,
[Link]. ex G. Don bourbouille
Piliostigma thonningii Fabaceae Djégahan 18,49 Feuilles Broyage Cutanée / orale / Zona, acné,
(Schum.) Milne-Redh. Décoction rectale pneumonie,
Expression inflammation,
rhume, saignement,
grippe, toux,
blessure
Terminalia schimperiana Combretaceae Agoho 2,15 Feuilles Décoction Orale Mycose buccal,
Hochst. Écorces dermatose, infection
intestinale

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5 DISCUSSION
L’enquête ethnobotanique a permis leurs études. La majorité des espèces rencontrées
d’inventorier 29 herboristes dont 96,55% sont (72,09%) sont du type GC-SZ. Les taxons de ce
des femmes. La dominante des femmes dans ce type sont fréquents en zone de forêts denses
domaine peut s’expliquer par le fait que dans la humides et en zone de savane. Ces résultats sont
tradition du peuple Tagbanan, de la Région du conforment à ceux obtenus par Ouattara (2006)
Hambol, le commerce est réservé aux femmes. et N’Guessan et al. (2009), dans leurs travaux de
Ces résultats confirment ceux de Fah et al. (2013) recensement des plantes médicinales dans la
dans une étude chez les Herboristes de marché à région de Divo et dans le Département
Cotonou et Abomey Calavi, qui ont fait la même d’Agboville. Les plantes recensées sont à
observation. Contrairement aux Herboristes, les 46,51%, des herbes. L’utilisation massive des
tradithérapeutes sont tous des hommes. La forte herbes dans la médicine traditionnelle peut être
représentativité des hommes dans ce domaine, due aux actions anthropiques (feux de brousse,
démontre une fois de plus que les connaissances plantations de l’acajou) et à la sècheresse qui
ancestrales qui se transmettent de génération en sévit dans la région favorisant une régénération
génération sont plus transmises aux hommes et une disponibilité très rapide de ces espèces,
qu’aux femmes. Ce constat confirme les études contrairement aux arbres et aux arbustes. Les
de (Klotoé et al., 2013 et Benlamdini, 2014). feuilles sont les organes les plus utilisés
Selon eux, les vertus des plantes sont des (41,86%). Le broyage (47,05%) est le mode de
connaissances ancestrales qui se transmettent de préparation dominant et les médicaments sont
génération en génération. L’analyse floristique administrés généralement par voie cutanée
des espèces répertoriées montre que 43 plantes (48,48%). L’intérêt porté aux feuilles trouve son
sont utilisées dans le traitement des maladies explication dans le fait que les feuilles sont le lieu
microbiennes. Elles sont reparties en 24 genres de stockage des métabolites secondaires qui sont
et 24 familles botaniques. Dans cette étude, les responsables des propriétés biologiques de la
Fabaceae (18,60%), les Asteraceae, les Rutaceae, plante. Des études menées par Diatta et al. (2013)
et les Euphorbiaceae avec un taux cumulatif de avec 46% et Béné et al. (2016) avec 64% ont
25,60% sont prédominantes. La forte montré que les feuilles étaient les plus sollicitées
représentativité de ces familles botaniques comme drogues pour la préparation des recettes
pourrait être due au fait que la zone enquêtée est médicamenteuses traditionnelles, ce que
située dans la savane. Ce résultat corrobore en confirme notre enquête. La voie cutanée est le
partie avec ceux de (Kidik et al., 2015) qui ont mode d’administration principalement utilisé
mis en exergue au cours de leurs travaux une (48,48%). A ce niveau également, les résultats de
prédominance de Fabaceae, suivie d’Asteraceae, ces derniers auteurs, corroborent avec les nôtres.
d’Apocynaceae et d’Euphorbiaceae observée Cela pourrait se justifier par le fait que les
dans les caractéristiques floristiques des espèces affections traitées sont généralement externes.
à flavonoïdes recensées dans les marchés de la De l’enquête ethnobotanique, il ressort que
ville de Douala. Les microphanérophytes avec Piliostigma thonningii (18,49%), Erigeron
30,23% sont les plus employés pour la floribundus (15,48%), Crotalaria retusa (10,75%) et
composition des recettes médicamenteuses. Harrisonia abyssinica (8,60%) sont les espèces, les
L’utilisation des microphanérophytes se plus employées dans le traitement des maladies
justifierait par leur présence massive dans microbiennes dans la Région du Hambol. La
l’environnement immédiat. Des auteurs tels que fréquence d’utilisation élevée de ces plantes
Ouattara (2006), N’Guessan (2008), Lakouéténé pourrait trouver sa justification dans les travaux
et al. (2009) avec les valeurs respectives de 42 %, de certains auteurs. En effet, les travaux de
35,18 % et 40 % ont également, noté une forte Daniyan et Abalaka (2012) ont prouvé que les
utilisation des microphanérophytes, au cours de extraits aqueux, méthanolique, et hexanolique
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des feuilles de Piliostigma thonningii contiennent réalisés par Doga et al. (2017) ont montré que les
des saponines, des tanins, et des alcaloïdes qui feuilles de Crotalaria retusa contiennent des
sont des composés reconnus pour leurs tanins, des polyphénols, des quinones, des
propriétés antimicrobiennes. Asongalem et al. stérols, des polyterpènes, des flavonoïdes, des
(2004) ont également mentionné la présence saponosides et des alcaloïdes. Les extraits des
dans les feuilles de Erigeron floribundus, de feuilles de Harrisonia abyssinica présentent une
saponines, de flavonoïdes, de glycosides, forte activité antifongique sur Candida albicans,
d’alcaloïdes, d’huiles essentielles, de tanins et de selon Bene et al. (2016). Ces différentes
phénols qui ont une forte activité antifongique molécules trouvées dans les extraits de ces
sur Candida albicans. Les tests antifongiques sur la plantes pourraient justifier leur utilisation dans la
croissance in vitro de Phytophthora sp. et de pharmacopée traditionnelle.
Fusarium solani ainsi que le tri phytochimique,

6 CONCLUSION
Les investigations ethnobotaniques menées ont mettre au point des remèdes avec plusieurs
permis d’inventorier 43 espèces de plantes modes de préparation dont le broyage
utilisées dans le traitement des maladies prédomine. La voie percutanée semble être le
microbiennes. Ces taxons sont majoritairement mode d’administration prépondérante des
des herbes. Ces différentes espèces sont utilisées remèdes. Cet inventaire constitue une source
pour diverses recettes médicamenteuses dans le d’information qui contribue à une connaissance
traitement de plusieurs affections dont les plus de la flore médicinale et à une sauvegarde du
traitées sont les dermatoses. Piliostigma thonningii, savoir-faire populaire locale. Il peut également
Erigeron floribundus ; Crotalaria retusa et Harrisonia constituer une base de données pour la mise en
abyssinica sont les plantes les plus sollicitées. Les œuvre d’initiatives innovantes pouvant
drogues (écorces de tige ou de racine, les feuilles, déboucher sur la fabrication des Médicaments
graines, rameaux ou plante entière) servent à Traditionnels Améliorés (MTA).

7 REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont à l'endroit du Centre des espèces végétales identifiées ; des herboristes
National de Floristique (CNF) de l’Université et des tradithérapeutes du Hambol pour leurs
Félix Houphouët Boigny de Cocody-Abidjan contributions.
(Côte d’Ivoire) pour la confirmation des noms

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quelques plantes médicinales d’Issia, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.


antipaludiques et/ou immunogènes Thèse de Doctorat d’État, Université de
utilisées chez les Bété du Département Cocody Abidjan, UFR Biosciences, 126 p.

ANNEXES
Image de quelques plantes médicinales antimicrobiennes

Piliostigma thonningii (Schum.) Milne-Redh. Erigeron floribundus (Kunth.) Sch. Bip


Nom Tagbana : Djégahan Nom Tagbana : Dougnian

Crotalaria retusa L. Harrisonia abyssinica Oliv.


Nom Tagbana : Litchan Nom Tagbana : Baganhan

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