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CNC Tsi 2016

Ce document présente cinq parties sur l'algèbre linéaire. La première partie définit la trace d'une matrice et ses propriétés. La deuxième partie démontre qu'une application linéaire entre deux espaces vectoriels est un isomorphisme. La troisième partie définit une base duale. La quatrième partie caractérise une forme linéaire sur l'espace des matrices. La cinquième partie démontre qu'un hyperplan d'un tel espace contient au moins une matrice inversible.

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École Royale de l’Air 2020/2021

Marrakech
CPGE ERA

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Devoir libre ›1: Algèbre linéaire


L’objet du problème est de démontrer, dans la partie V, que tout hyperplan vectoriel de Mn (R)
contient au moins une matrice inversible.

Partie I : Propriétés de l’application trace

On considère E = Mn (R) et A = (ai,j )1≤i,j≤n ∈ E.


On définit la trace de A par
n
X
T r(A) = ai,i
i=1

¬ (a) Montrer que Tr est une forme linéaire.


(b) Montrer que pour tous éléments A et B de E, Tr(AB) = Tr(BA) = Tr t A ( t B)
 

(c) Déterminer la dimension de ker Tr.


(d) Montrer que E = ker Tr ⊕ Vect (In )
(e) Vérifier que ker Tr est un hyperplan de E qui contient au moins une matrice inversible.

­ Soit ϕ l’application qui, à toute matrice M de E associe

ϕ(M ) = M + Tr(M )In

(a) Montrer que ϕ est un automorphisme de E.


(b) i. Déterminer E1 (ϕ) = {M ∈ E; ϕ(M ) = M }
ii. Montrer que En+1 (ϕ) = {M ∈ E; ϕ(M ) = (n + 1)M } = Vect (In )
iii. Déterminer la matrice de ϕ dans une base adaptée à la somme directe E = E1 (ϕ) ⊕ En+1 (ϕ).
iv. En déduire T r(ϕ), det(ϕ) et rg(ϕ).

Partie II : Un premier résultat préliminaire

¬ Soit F1 un supplémentaire de ker u dans F, on considère l’application v : F1 → Im(u) telle que


x 7−→ v(x) = u(x). Montrer que v est un isomorphisme.

­ On suppose que 0 ≤ r ≤ min(p, m) et on note B = (e1 , . . . , ep ) une base de F , telle que (e1 , . . . , er ) soit
une base de F1 et (er+1 , . . . , ep ) une base de ker u. On pose, pour tout entier naturel i ∈ [[1, r]], εi = v (ei ).
(a) Montrer qu’il existe une famille (εr+1 , . . . , εm ) de vecteurs de G, telle que la famille C = (ε1 , . . . , εm )
soit une base de G.

(b) Déterminer Mat B,C (u), la matrice de u relativement aux bases B et C.

® En déduire que pour toute matrice M Mm,p (R), si 0 ≤ r = rg(M ) ≤ min(m, p), alors il existe
deux matrices
 inversibles
 S et T respectivement de Mm (R) et Mp (R) telles que M = SJm,p,r T −1 avec
Ir 0
Jm,p,r = ∈ Mm,p (R) et Ir la matrice identité de Mr (R).
0 0

Partie III : Un deuxième résultat préliminaire

1/2
Soit E un espace vectoriel sur R de dimension finie s (s ∈ N∗ ). Notons E ∗ = L(E, R) l’espace des formes
linéaires de E. Soit B = (e1 , . . . , es ) une base de E. On note, pour tout i ∈ [[1, s]], e∗i la forme linéaire
1 si i = j
sur E définie de la façon suivante, pour tout entier j ∈ [[1, s]], e∗i (ej ) = δi,j où δi,j = , le
0 sinon
symbole de Kronecker.

¬ Montrer que B ∗ = (e∗1 , . . . , e∗s ) est une famille libre de E ∗ .


s
X
­ Soit x ∈ E tel que x = xi ei , montrer que, pour tout j ∈ [[1, s]], e∗j (x) = xj .
i=1
® En déduire que B∗ est une famille génératrice de E ∗ .

¯ En déduire la dimension de E ∗ .

Partie IV : Une caractérisation d’une forme linéaire sur Mn (R)

On considère E = Mn (R) et A une matrice de E, on définit l’application φA de E vers R, de la façon


suivante, pour tout M de E φA (M ) = Tr(AM ).

¬ Vérifier que φA est une forme linéaire sur E.

Soit h l’application définie de E vers E ∗ par A → h(A) = φA Soit (i, j) ∈ [[[1, n]] × [[[1, n]], une ma-
trice élémentaire Ei,j = (ek,l )1≤k,l≤n ∈ Mn (R) est définie comme suit, pour tout couple d’entiers
(k, l) ∈ [[[1, n]] × [[[1, n]], ek,l = δk,i δl,j , (δk,i ( resp. δl,j ) est le symbole de Kronecker qui est défini dans la
partie III).

­ (a) Vérifier que h est une application linéaire.


(b) i. On pose A = (ak,l )1≤k,l≤n ∈ Mn (R) et soit (i, j) ∈ [[[1, n]] × [[1, n]], calculer φA (Ei,j ) en fonction
des coefficients de la matrice de A.
ii. En déduire que h est injective.
(c) En déduire que h est un isomorphisme d’espaces vectoriels.

Partie V : Tout hyperplan de Mn (R) contient au moins une matrice inversible

On considère E = Mn (R), soit H un hyperplan de E.

¬ Montrer que pour toute matrice A non nulle de E qui n’appartient pas à H, on a E = H ⊕ Vect(A).

­ Montrer qu’il existe une matrice B de E telle que H = ker  (φB ). 


0 ... ... 0 1
 1 0 
 
 . . . . .. 
® On note r = rg(B) et on considère la matrice de E, P1 =  0 . . . 

 .. . . . . . . .. 
 . . . . . 
0 ... 0 1 0
(a) Montrer que P1 est une matrice inversible. 
ri,i = 1 si 1 ≤ i ≤ r
(b) On suppose que 0 < r < n et on note Rr = (ri,j )1≤i,j≤n , avec .
ri,j = 0 sinon
Montrer que P1 appartient a ker (φRr )

¯ En déduire que tout hyperplan H de E contient au moins une matrice inversible.

*** Fin de l’énoncé ***

2/2

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