REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Département d'Electronique
Mémoire de Magister
Option : Electricité Solaire
Présenté par : ADOUANE Mabrouk
Thème
__________________________________________________
Etude et conception d’une stratégie de
commande d’un onduleur connecté au réseau
électrique
____________________________________________
Membres du Jury
M. AKSAS Rabia, Pr, ENP Président
M. HADDADI Mourad, Pr, ENP Rapporteur
M. REKIOUA Toufik, Pr, Université de Bejaia Rapporteur
M. MALEK Ali, MC, CDER Examinateur
M. LARBES Chérif, MC, ENP Examinateur
M. AIT-CHEIKH Md Salah, Docteur, ENP Examinateur
- 2008-
Ecole Nationale Polytechnique 10, Avenue Hassen Badi, El-Harrach, ALGER
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MPPT, DC-DC ل9iR ,7Iw;LHNK= ا7KJA= ا,;وبeR , 7IQBA= ا7:;<= ا: 7IE;OgR ;تBDآ
RESUME
Le recours aux énergies renouvelables au cours de cette dernière décennie a montré
que ces dernières pouvaient contribuer à grande échelle à la solution aux problèmes
d’approvisionnement en énergie, non seulement au regard de critères écologiques, mais aussi
en raison de leur structure décentralisée. Dans ce travail, quelques modèles de convertisseurs
et leurs stratégies de commande pour la production de l’énergie électrique d’origine
photovoltaïque (PV) ont été d’abord étudiés. Un convertisseur, pour un système
photovoltaïque connecté au réseau, ayant une architecture simple est ensuite proposé puis
réalisé. Ce système se compose d’un convertisseur DC/DC (Hacheur boost), d'un onduleur en
pont, d’un transformateur (110/220V) et d’un filtre. La commande est à base de
microcontrôleurs PIC.
Le sujet étant extrêmement vaste, la conception a surtout porté sur la partie commande
et la partie électronique de puissance, même si de nombreux autres points ont été abordés
d'une façon théorique.
Mots clés : énergie photovoltaïque, onduleurs, réseau électrique, hacheurs, MPPT
ABSTRACT
During the last decade, renewable energies showed that they can contribute to solve
the problem of shortage of energy by taking benefit from their decentralized structure and
ecological advantages. In this work, some models of converters and their strategies of control
for the production of electrical energy from photovoltaic (PV) origin were first studied. A
converter, for a grid connected photovoltaic system, having a simple architecture is then
proposed and implemented. This system is composed of a converter DC/DC (boost chopper),
of a bridge inverter, a transformer (110/220V) and a filter. A PIC microcontroller based
electronic control was used.
The subject being extremely vast, the implementation was most concerned with the
control and the power stages (boards), even if many other points were approached in a
theoretical way.
Keys words: photovoltaic energy, grid connected, inverter, chopper, MPPT
Remerciements
Je tiens vivement à remercier Monsieur HADDADI Mourad, Pr, ENP,
pour avoir proposé un sujet aussi intéressant, pour la confiance et l’intérêt qu’il ma témoigné
tout au long de la réalisation de ce travail. Je remercie également Monsieur REKIOUA
Toufik, Pr, Université de Bejaia, pour sa disponibilité, son aide et de m’avoir fait profiter de
son expérience et pour tout ce qu’il a met en œuvre afin que se travail se déroule dans de
bonnes conditions.
Je tiens à remercier Monsieur AKSAS Rabia, Pr, ENP, pour m’avoir fait l’honneur de
présider le jury.
Je tiens également à remercier Monsieur LARBES Chérif, MC, ENP, pour l’honneur
qu’il me fait en participant au jury.
Je tiens également à remercier Monsieur MALEK Ali, MC, CDER, pour l’honneur qu’il
me fait en participant au jury. .
Mes remerciements vont également à Monsieur AIT-CHEIKH Md Salah, Docteur, ENP,
pour l’intérêt qu’il a manifesté pour ce travail en participant au jury.
Je tiens également à remercier tous ceux qui de prés ou de loin ont participé à l’élaboration
de ce travail. Mes remerciements vont aussi vers le chef de département d’électronique
Mr A. CHARIKH.
Je voudrais remercier tout particulièrement mes parents ainsi que mon frère AHMED
et ma soeur SAMIA pour leurs soutiens et leurs encouragements tout au long de mon cursus.
Merci à mon épouse FOUZIA de m’avoir accompagné et de m’avoir supporté dans ce
travail.
Sommaire
Introduction générale
Chapitre I - L’énergie photovoltaïque……………………………………………..…... 1
I.1. Généralités…………………………………………………………………………..... 1
I.2. L’effet photovoltaïque………………………………………………………….….…. 2
I.2.1. Rappels sur l’énergie solaire ………………………………………………...…… 2
I.2.2. Historique des cellules photovoltaïques (PV) ………………………………...….. 4
I.2.3. Synthèse des cellules photovoltaïques (PV) ………………………………..……. 4
I.3. La jonction PN utilisée comme capteur PV…………………………………….……. 7
I.3.1. Principe de fonctionnement……………………………………………………..... 7
I.3.2. Comportement de la jonction………………………………………….……….…. 8
I.3.3. Modélisation de la jonction……………………………………………….….…... 8
I.4. Le générateur photovoltaïque (PV)………………………………………………..…. 9
I.4.1. Principe et constitution……………………………………………………...……. 9
I.4.2. Le Générateur photovoltaïque et ses Performances………………………………. 11
I.4.3. Association de modules photovoltaïques …………………………………...…… 11
I.4.4. Propriétés électriques des modules photovoltaïques……….……………...…….. 12
I.4.5. Influence de l’éclairement sur les modules photovoltaïques…………………..… 13
I.4.6. Influence de la température sur les modules photovoltaïques …………………... 14
Chapitre II -Conception des systèmes connectés au réseau ……………………..…… 15
Introduction ……………………………………………………………………………..... 15
II.1. Le photovoltaïque dans les systèmes énergétiques ………………………………..... 15
II.2. Technologies des onduleurs pour les systèmes couplés au réseau …………….….... 17
II.3. Concept technique des onduleurs PV …………………………………………......... 19
II.4. Conception de systèmes énergétiques reliés au réseau électrique…………………… 21
II.5. L'amélioration du rendement ………………………………………………………... 22
II.6. Les problèmes et risques impliquant les systèmes photovoltaïques reliés au réseau... 23
[Link]é de puissance fournie au réseau …………………………….…………… 23
[Link]èmes d'Islanding …………………………………………………………… 23
[Link] techniques et financiers…………………………………………………. 23
II.7. Conditions techniques d'interconnexions……………………………………………. 24
II.7.1. Raccordement………………………..………………………………………….. 24
II.7.2. Jugement de conformité ……………………………………………………….. 24
II.7.3. Accord de raccordement ………………………………………………………... 25
II.7.4. Dispositif de coupure …………………………………………………………… 25
II.7.5. Dispositif de protection…………………………………………………………. 25
[Link]…………………………………………………………………………. 25
II.7.7. Compensation Batteries de condensateurs……………………………………… 26
II.7.8. Harmoniques et inter harmoniques ……………………………………………... 26
II.7.9. Protection contre l’injection de courant continu ……………………………….. 27
II.8. Les défauts du réseau ……………………………………………………………... 27
II.8.1. Creux de tension………………………………………………………………… 27
II.8.2. Surtensions ……………………………………………………………………... 27
II.8.3. Variations et fluctuations de tension …………………………………………… 28
II.8.4. Fluctuations de la fréquence…………………………………………………….. 28
Chapitre III - Stratégies de commande des convertisseurs électriques……………... 30
Introduction ……………………………………………………………………………… 30
III.1. Commande des convertisseurs DC/DC (Méthodes de poursuite du point
Puissance maximale) ………...…………………………………………………………… 30
III.1.1. Méthodes avec contre réaction de tension ……………………………………. 31
III.1.1.1. Méthode à tension de référence fixe …………………………………….. 32
III.1.1.2. Méthode PPM avec mesure de Voc du panneau ………………………… 33
III.1.1.3. Méthode MPPT avec cellule pilote ……………………………………… 33
III.1.2. Méthodes avec contre réaction de puissance …………………………………. 34
III.1.3. Méthode avec contre réaction du courant……………………………………... 36
III.2. Commande des onduleurs connecter au réseau ……………………………………. 37
III.2.1. Commande par hystérésis……………………………………………………... 37
III.2.2. Commande par modulation de largeur d’impulsion …………………………. 38
[Link] à échantillonnage naturel……………………….…………………… 38
[Link] optimisé (calculée) ………………………………………………….. 41
Chapitre VI - Simulation du système …………………………………………………. 42
Introduction ……………………………………………………………………………… 42
VI.1. Le Système Proposé …………………………………………………………..…… 42
VI.2. Présentation du logiciel de simulation PSIM utilisé ……………………………… 43
VI.3. Simulation du système photovoltaïque proposé …………………………………… 44
VI .3.1. Modélisation et simulation du GPV …………………………………..……… 44
VI .3.2. Simulation du convertisseur DC/DC à contre réaction de tension………….… 49
VI .3.3. Modélisation de l’onduleur monophasé………………………..…...………… 51
Chapitre V - Réalisation pratique et essais expérimentaux………………………...… 57
Introduction ……………………………………………………………………….……… 57
V.1. Présentation générale de la maquette………………………………………...……… 57
V.2. Réalisation de la maquette…………………………………………………...……… 58
V.2.1 Evaluation du potentiel énergétique de la ville de Bejaia ……………………… 58
V.2.2. Choix du site de l'installation des modules photovoltaïques…………………… 59
V.2.3. Réalisation du convertisseur Boost (DC/DC) ………………………….……… 60
V.2.3.1. Partie puissance du convertisseur Boost………………………………………. 60
V.2.3.2. Partie commande du convertisseur Boost …………………………………….. 61
V.2.4. Réalisation pratique de l’onduleur (DC/AC)…………………………………… 63
V.2.4.1. Description du système …………………………………………………… 63
V.2.4.2. Partie puissance de l’onduleur ……………………………………………. 64
V.2.4.3. Carte d'interface …………………………………………………………… 66
V.2.5. Réalisation pratique des capteurs ……………………………………………… 70
V.2.5.1. Réalisation du capteur de tension ………………………………..………… 70
V.2.5.2. Réalisation du capteur de courant ………………………….……………… 71
V.2.5.3. Détecteur de passage par zéro ……………………….….………………… 71
V.2.6. Elaboration de la commande …………………………….……………………… 73
V.3. Essais expérimentaux ……………………………………….……………………… 75
Conclusion générale
Liste des figures :
N° figure Titre Pages
Figure I.1 Exemples de spectre solaire 3
Figure I.2 Cellules monocristallines 5
Figure I.3 Cellules polycristallines 5
Figure I.4 Cellules Couche mince (Amorphe) 6
Figure I.5 Représentation schématique d'une pile solaire à jonction PN standard 7
Figure I.6 Caractéristiques d’une jonction PN polarisée sous différents éléments 8
Figure I.7 Schéma équivalent électrique de la cellule PV 9
Figure I.8 Groupement de b cellules en série et a cellules en parallèle 10
Figure I.9 Courbe I =f(V) d’un panneau photovoltaïque 11
Figure I.10 Caractéristiques du groupement série des modules photovoltaïques 12
Figure I.11 Caractéristiques du groupement parallèle des modules photovoltaïques 12
Figure I.12 Caractéristiques I(V) d’une module photovoltaïque 13
Figure I.13 Caractéristique d’un générateur photovoltaïque pour différents éclairements 14
Figure I.14 Influence de la température sur la caractéristique électrique 14
Figure II.1 Représentation de l'ingénierie des systèmes hybrides 16
Figure II.2 Représentation schématique des Onduleurs Centraux 18
Figure II.3 Représentation schématique des Onduleurs string 18
Figure II.4 Représentation schématique des Onduleurs Multi-String 19
Figure II.5 Le montage de base d’un onduleur photovoltaïque 20
Figure II.6 Aperçu des topologies d'onduleurs les plus répandues 21
Figure II.7 Circuit de puissance du système photovoltaïque connecter au réseau 22
Figure II.8 Paramètres caractéristiques d’un creux de tension 27
Figure II.9 Exemple de cas de surtensions transitoires 28
Figure II.10 Exemple de variations rapide de la tension 28
Figure II.11 Exemple de fluctuation de la fréquence 29
Figure III.1 Schéma synoptique d’un système de conversion énergétique 30
Figure III.2 Schéma synoptique d’un système photovoltaïque relier au réseau
électrique 30
Figure III.3 Caractéristiques type d’un générateur photovoltaïque 31
Figure III.4 Méthode avec Contre-réaction de tension et modulation 32
Figure III.5 Intervalles de variation de la tension de fonctionnement optimale pour
des ensoleillements et des températures variables 32
Figure III.6 Schéma de la méthode à contre réaction de puissance 34
Figure III.7 Organigramme de la méthode à contre réaction de puissance 35
Figure III.8 Recherche du point de puissance maximale avec la MPPT 35
Figure III.9 Schéma de la méthode à contre réaction de courant 36
Figure III.10 Principe de commande des onduleurs connectés au réseau 37
Figure III.11 Principe de commande des courants par hystérésis 38
Figure III.12 Principe de commande des courants par MLI 39
Figure III.13 MLI à échantillonnage naturel 39
Figure III.14 MLI à échantillonnage régulier symétrique 40
Figure III.15 MLI à échantillonnage régulier asymétrique 40
Figure III.16 MLI optimisé (Calculé) 41
Figure VI.1-a Schéma fonctionnel de la maquette 42
Figure VI.1-b Schéma électrique global de la maquette 42
Figure VI.2 Composition du logiciel PSIM 43
Figure VI.3 Schéma PSIM d’une chaîne de conversion photovoltaïque connectée
au réseau 44
Figure VI.4 Schéma équivalent d’une photopile à jonction PN 45
Figure VI.5 Schéma bloc du GPV 45
Figure VI.6 Schéma PSIM d’un GPV 46
Figure VI.7 Caractéristiques Courant-Tension pour différents éclairements 47
Figure VI.8 Caractéristiques Courant-Tension pour différentes températures 47
Figure VI.9 Caractéristiques Puissance–Tension pour différents éclairements 48
Figure VI.10 Caractéristiques Puissance–Tension pour différentes températures 48
Figure VI.11 Hacheur élévateur « Boost converter » 49
Figure VI.12 Schéma PSIM du convertisseur DC/DC de type élévateur (Boost) 50
Figure VI.13 Tension à la sortie du convertisseur DC/CD 51
Figure VI.14 Onduleur monophasé 51
Figure VI.15 Schéma PSIM de l’onduleur 52
Figure VI.16 Allure et du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=5kHz 53
Figure VI.17 Spectre du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=5kHz 53
Figure VI.18 Allure du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=3kHz 54
Figure VI.19 Spectre du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=3kHz 54
Figure VI.20 Allure du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=1kHz 55
Figure VI.21 Spectre du courant à la sortie de l’onduleur pour une porteuse de
fréquence fp=1kHz 56
Figure V.1 Schéma fonctionnel de la maquette 57
Figure V.2 Durée ensoleillement durant l’année 2006 58
Figure V.3 Variation de l’ensoleillement Es de la journée du 24/07/2006 59
Figure V.4 Installation des panneaux photovoltaïques 60
Figure V.5 Hacheur élévateur « Boost converter » 60
Figure V.6 Photo du Convertisseur Boost réalisé (partie puissance) 61
Figure V.7 Algorithme de commande du Convertisseur Boost 62
Figure V.8 Photo du Convertisseur Boost réalisé (partie commande) 63
Figure V.9 L’allure de la tension à la sortie du hacheur 63
Figure V.10 Circuit de puissance (onduleur) 64
Figure V.11 Schéma électrique de l’onduleur 64
Figure V.12 Schémas interne de l’IGBT 65
FigureV.13 Photo de l’onduleur réalisé (partie Puissance) 66
FigureV.14 Schéma de la carte d’interface 67
Figure V.15 Schémas interne d’un optocoupleur 68
Figure V.16 Circuit de pilotage (à base de DRIVER) 68
Figure V.17 Schéma interne du driver 69
FigureV.18 Photo de l’onduleur réalisé (Carte d’interface) 69
FigureV.19 Schéma électrique du capteur de tension 70
FigureV.20 Schéma électrique du capteur de courant 71
FigureV.21 Schéma électrique du détecteur de passage par zéro 72
FigureV.22 Signal d’entrée et de sortie détecteur de passage par zéro 72
FigureV.23 Photo de la carte de capture 73
FigureV.24 Algorithme de commande de l’onduleur 74
Figure V.25 Circuit de commande de l’onduleur 75
Figure V.26 Allure courant à la sortie de l’onduleur 76
Figure V.27 Spectre du courant à la sortie de l’onduleur 76
Nomenclature
E : Energie en (Joule).
λ: Longueur d’onde en (µm].
h : Constante de Planck.
υ : Fréquence des photons en (Hz).
c : Vitesse de la lumière (m/s).
Es : Ensoleillement (W/m²)
SS : Durée l’ensoleillement (h).
I : Le courant délivré par le module (A).
Ip : Photo courant (A).
Id : Courant de diode (A).
Ishu : Le courant shunt (A).
Ta : Température ambiante (° C).
V: Tension du module (V).
Tj : La température de la cellule (°C).
Rser : Résistance série ( Ω).
Rshu : Résistance shunt ( Ω).
A : Facteur d’idéalité.
Eref : Irradiation de référence 1000 W/m².
Tref : Température de référence 25°C.
ns : Nombre de cellule en série dans un module.
e0 : La charge d’électron 1,6.10-19C.
K : Constant de Boltzmann 1,38.10-23 J/K.
Eg : Energie de gap (pour le silicium cristalline Eg = 1.12 eV).
Pch : Puissance demandée par la charge (W).
Ppv : Puissance délivrée par le générateur photovoltaïque (W).
E : Tension continue (V).
Vond : Tension à la sortie de l’onduleur (V).
Vdc : Tension continue (V).
Voc : Tension en circuit ouvert
G1, G2, G3, G4 : Signaux de commande.
MLI : Modulation en L’largeur D’impulsion.
MPPT : Maximum power point tracking.
Introduction générale
Introduction générale
La consommation d'énergie dans le monde a toujours augmenté en raison de
l'accroissement rapide de la population, particulièrement dans le tiers monde et dans les pays
nouvellement industrialisés (Inde, Chine,...). On s'attend à ce que cet accroissement soit
soutenu dans un proche avenir, avec une population mondiale passant de 6 milliards actuels à
environ 8 milliards dans les 25 années à venir et se développant peut-être à 10 milliards de
personnes vers le milieu du 21ème siècle. Une telle augmentation de population produirait un
choc dramatique sur la demande énergétique, la doublant au moins d'ici 2050.
Actuellement, le monde absorbe chaque année plus de huit milliards de Tep
(tonne équivalent pétrole) d'énergie primaire. La grande majorité de cette énergie est obtenue
par le nucléaire, l’hydroélectricité et la combustion des combustibles fossiles. Il y a donc des
problèmes avec cette situation actuelle car les réserves fossiles sont limitées. Le monde aura
donc besoin d'une source d’énergie nouvelle, sûre, propre et économique pour combler le
manque. Les énergies renouvelables sont des sources d'énergie inépuisables et si on compare
l'énergie que nous recevons du soleil avec la demande énergétique mondiale, on trouve que la
demande serait largement satisfaite. Le problème avec ces énergies à l’heure actuelle est
qu’elles ne peuvent pas concurrencer les énergies fossiles avec leur coût. Cependant ceci ne
signifie pas qu'il n'est pas important d'introduire les énergies renouvelables selon des critères
de l’économie de marché afin d'obtenir encore plus de bénéfices dans la réduction du coût
avec la production en série et des expériences de leur application croissante.
Le rayonnement solaire est reparti sur toute la surface de la terre, sa densité n'est pas
grande et ne cause aucun conflit entre les pays contrairement au pétrole. Les systèmes
photovoltaïques semblent bien s’imposer comme moyen de conversion de l’énergie solaire
en énergie électrique. Un tel système se compose d'un champ de modules et d'un ensemble
de composants qui adaptent l'électricité produite par les modules aux spécifications des
récepteurs. Les convertisseurs sont des appareils servant à transformer la tension continue
fournie par les modules solaires pour l’adapter à des récepteurs fonctionnant soit à une
tension continue différente, soit à une tension alternative utilisée sur place
(systèmes autonomes) ou connectée au réseau. Dans ce mémoire, nous choisirons une
topologie d’un convertisseur qui permettra l'injection de l’énergie électrique photovoltaïque
dans les systèmes d'alimentation existants (réseau). L’objectif principal étant d’étudier et de
réaliser ce convertisseur.
Introduction générale
Pour décrire cela, ce mémoire est présenté en cinq chapitres.
Le premier rappelle les principes de base de la conversion photovoltaïque ainsi que les
principales relations les caractérisant.
Le chapitre deux fournit une vue d'ensemble des systèmes photovoltaïques reliés au
réseau électrique et explore les différentes topologies d'onduleurs les plus fréquemment
utilisées qui permettent cette liaison.
Le chapitre trois décrit certains types de convertisseurs constituant les systèmes
photovoltaïques connectés au réseau. Ce chapitre inclut également des sections sur des
techniques de commande de ces convertisseurs comme la modulation de largeur d’impulsion
dite MLI.
Le chapitre quatre dresse le schéma fonctionnel de la maquette du système
photovoltaïque proposé, puis simulé par le logiciel PSIM. Ce chapitre inclut également les
résultats de simulation obtenus.
Dans le chapitre cinq nous présentons le système de production réalisé au laboratoire
d’électrotechnique de l’Université de Bejaia ainsi que l’explication des différents blocs qui le
constituent avec les résultats obtenus.
Enfin une conclusion clôt ce mémoire
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
I.1. Généralités
Depuis très longtemps, l’homme a cherché à utiliser l’énergie émise par le soleil, étoile
la plus proche de la terre. La plupart des utilisations sont directes comme en agriculture, à
travers la photosynthèse, ou dans les diverses applications de séchage et de chauffage. Cette
énergie est disponible en abondance sur toute la surface terrestre et malgré une atténuation
importante lors de la traversée de l’atmosphère, la quantité restante demeure encore
importante quand elle arrive au sol. On peut ainsi compter sur 1000 W/m² crête dans les zones
tempérées et jusqu’à 1400 W/m² lorsque l’atmosphère est faiblement polluée en poussière ou
en eau [1]. Le flux solaire reçu au niveau du sol dépend de :
− l’orientation, la nature et l’inclinaison de la surface terrestre ;
− la latitude du lieu de collecte, son degré de pollution ainsi que de son altitude ;
− la période de l’année ;
− l’instant considéré dans la journée ;
− la nature des couches nuageuses.
Ainsi, il existe des zones dans le monde plus favorisées que d’autres du point de vue
ensoleillement. Elles sont répertoriées sous forme d’atlas et mettent en évidence des
gisements solaires [1].
Les principaux phénomènes physiques évoqués ci-dessus sont des paramètres à
prendre en compte pour l’installation et la maintenance des générateurs photovoltaïques. En
effet, le comportement de ces générateurs d’énergie s’avère plus ou moins aléatoire, en
fonction du site de mise en fonctionnement. Ainsi, si l’on considère des zones à climat sec et
possédant un taux d’ensoleillement important dans l’année, le flux solaire peut être facilement
modélisable et prévisible en fonction des heures de la journée et des jours de l’année. Le
fonctionnement des générateurs photovoltaïque (PV) est alors souvent proche de celui estimé.
Si, au contraire on considère des zones plus défavorables, souvent ventées et présentant un
temps nuageux alternant avec des périodes d’ensoleillement sur plusieurs journées par an,
l’irradiation change rapidement et dans de larges proportions.
1
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Il est alors difficile de faire des prédictions fines sur le taux d’irradiation sur un lieu et
une heure précise. Des relevés expérimentaux ont montré des changements d’ensoleillements
importants inférieurs à 10s, pouvant se produire plusieurs fois par minute. Dans ce cas très
défavorable, l’exploitation du gisement solaire devient plus difficile par des générateurs PV,
qui doivent tenir compte de cette réalité.
De même, prenons le cas d’un site présentant des zones d’ombres liées à des
infrastructures ou des reliefs naturels. Le comportement du générateur PV ne va plus être
homogène et va souvent présenter des comportements dégradés qu’il faudra soit éviter, soit
prévenir. La production d’énergie est dans ce cas souvent bien dégradée. Enfin, il ne faudra
pas négliger des changements brutaux du point de fonctionnement directement lié au
comportement de la charge sur laquelle le générateur PV doit débiter.
I.2. L’effet photovoltaïque
Pour la compréhension des recherches que nous avons menées dans cet axe, nous
rappelons brièvement les différents phénomènes physiques mis en jeu dans la conversion
photovoltaïque ainsi que les principales relations les caractérisant.
I.2.1. Rappels sur l’énergie solaire
Le rayonnement solaire est constitué de photons transportant chacun une énergie Eph,
qui s’écrit :
c
E ph = h (I.1)
λ
Dans laquelle ‘λ’ représente la longueur d’onde, ‘h’ la constante de Planck et ‘c’ la
vitesse de la lumière. D’après l’équation (I.1), l’énergie transportée par un photon est
inversement proportionnelle à sa longueur d’onde. Le flux d’énergie solaire est transmis sous
forme de rayonnements électromagnétiques, dont l’ensemble des longueurs d’ondes est assez
proche de celui émis par le corps noir. Il est à remarquer que le spectre de l’énergie solaire en
atmosphère terrestre est décalé vers le rouge et l’infrarouge par rapport au spectre hors
atmosphère [2], comme le montre la figure I.1
2
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Figure I.1. Exemples de spectre solaire. [3]
AM0 : conditions d’éclairement hors atmosphère ou en haute altitude.
AM1.5 : conditions d’atmosphère terrestre, le soleil étant à 30° sur l’horizon.
Les longueurs d’ondes du rayonnement solaire terrestre sont comprises entre 0,2µm
(ultra-violet) et 4µm (infra-rouge) avec un maximum d’énergie pour 0,5µm, 97,5% de
l’énergie solaire est comprise entre 0,2µm et 2,5µm. De 0,4µm à 0,78µm, le spectre
correspond au domaine du visible. Les capteurs d’énergie solaire doivent donc être
compatibles avec ces longueurs d’ondes pour pouvoir piéger les photons et les restituer sous
forme de chaleur ou d’électrons. Le tableau I.1 donne les valeurs énergétiques caractéristiques
des photons pour diverses longueurs d’ondes, ainsi que les zones correspondantes au spectre
lumineux.
λ (µm) Eph(ev) Zone
0.2 6.2 Ultraviolet
0.4 3.1 Visible bleu
0.5 2.48 Visible jaune-vert
0.78 1.59 Visible rouge
1 1.24 Infrarouge
2 0.62 Infrarouge
4 0.31 Infrarouge
Tableau I.1 : Valeurs énergétique des photons issus du spectre solaire [3]
3
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Pour que le rayonnement solaire produise un courant électrique dans un matériau
donné, faisant alors office de capteur, il faut que les photons soient tout d’abord absorbés par
un ou plusieurs matériaux sensibles à la longueur d’onde des photons. Puis, l’énergie des
photons excite les électrons du matériau, qui sont ensuite collectés afin de constituer un
courant électrique global.
I.2.2. Historique des cellules photovoltaïques [4]
Plusieurs types de matériaux sont susceptibles d’être utilisés dans les capteurs PV, soit
seuls, ou associés sous forme de multicouches afin de mieux couvrir la totalité du spectre
solaire. C’est en 1930 que les premières cellules PV à oxyde cuivreux (CuO) ont été crées,
suivies de cellules en sélénium (Se).
Pendant des années, l’effet photovoltaïque n’était en somme qu’une curiosité de
laboratoire. En 1954, les premières cellules au silicium (Si) ont été réalisées dans les
laboratoires de la compagnie Bell Téléphone aux États-Unis. Depuis, les cellules PV ont
commencé à faire l’objet de recherches plus intenses et se sont développées à l’échelle
industrielle. Plusieurs raisons en sont à l’origine, principalement liées aux ressources faibles
et à l’environnement.
Pour les applications spatiales, répondant à des normes de poids et de durées de vie
sévères, les cellules PV sont rapidement devenues des cellules multicouches basées sur divers
matériaux, dont l’une des couches est souvent en GaAs. Elles présentent des rendements très
élevés, une bonne fiabilité et une faible détérioration de leurs caractéristiques au cours du
temps (sur au moins 20 ans). Les plus récentes sont formées de quatre couches de matériaux
différents. Certaines recherches tendent même vers cinq couches.
Bien que leurs performances soient meilleures que celles en Si, ces dernières ne se
développent pas pour des applications terrestres en raison de leur prix, 50 à 100 fois plus
élevé.
I.2.3. Synthèse des cellules photovoltaïques [5]
Pour les applications terrestres, le silicium est devenu le matériau le plus utilisé pour
fabriquer des cellules PV en raison essentiellement de sa disponibilité et de la connaissance
acquise sur son comportement électrique. Il est utilisé, pour cela, sous de nombreuses formes
(monocristallin, polycristallin, amorphe, en couche mince,…), en fonction des performances
recherchées.
4
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Les cellules monocristallines :
Figure I.2: Cellules monocristallines [2]
Les panneaux PV avec des cellules monocristallines sont les photopiles de la première
génération, elles sont élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallisé en un seul cristal,
figure I.2. Son procédé de fabrication est long et exigeant en énergie; plus onéreux, il est
cependant plus efficace que le silicium polycristallin. Du silicium à l'état brut est fondu pour
créer un barreau, et lorsque le refroidissement du silicium est lent et maîtrisé, on obtient un
monocristal. Un Wafer (tranche de silicium) est alors découpé dans le barreau de silicium.
Après divers traitements (traitement de surface à l'acide, dopage et création de la jonction
P-N, dépôt de couche anti-reflet, pose des collecteurs), le wafer devient cellule.
Les cellules sont rondes ou carrées et, vues de près, elles ont une couleur uniforme.
Elles ont un rendement de 12 à 18%, et la méthode de leur production est laborieuse.
Les cellules polycristallines :
Figure I.3: Cellules polycristallines [2]
Les panneaux PV avec des cellules polycristallines sont élaborés à partir d'un bloc de
silicium cristallisé en forme de cristaux multiples. Vus de près, on peut voir les orientations
(figure I.3) différentes des cristaux (tonalités différentes).
Elles ont un rendement de 11 à 15%, mais leur coût de production est moins élevé que
les cellules mono-cristallines. Ces cellules, grâce à leur potentiel de gain de productivité, se
sont aujourd'hui largement imposées.
5
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
L'avantage de ces cellules par rapport au silicium monocristallin est qu'elles
produisent peu de déchets de coupe et qu'elles nécessitent 2 à 3 fois moins d'énergie pour leur
fabrication.
Couche mince (Amorphe) :
Figure I.4: Cellules Couche mince (Amorphe) [2]
Les modules photovoltaïques amorphes ont un coût de production bien plus bas, mais
malheureusement leur rendement n'est que 6 à 8% actuellement. Cette technologie permet
d'utiliser des couches très minces de silicium qui sont appliquées sur du verre, du plastique
souple ou du métal, par un procédé de vaporisation sous vide.
Bien que le rendement de ces panneaux est moins bon que celui des technologies poly
cristallines ou monocristallines, le silicium amorphe permet de produire des panneaux de
grandes surfaces à bas coût en utilisant peu de matière première.
Autre type de cellules :
De par le monde, un certain nombre de recherches sont encore effectuées pour créer de
nouvelles cellules de rendement plus élevé, possédant une grande stabilité de leurs
caractéristiques dans le temps et présentant de faibles coûts de fabrication. Si ce type
d’énergie doit être développé à très grande échelle comme «Générateur électrique»,
il faut résoudre le problème du prix des capteurs. Aussi, depuis plusieurs années, on parle de
matériaux organiques et de polymères qui présentent, sous certaines conditions, des propriétés
photovoltaïques. Ceci suscite actuellement un regain de recherches dans divers laboratoires
dans le monde, renouvelant d’autant les efforts portés sur la synthèse des matériaux [7]. Ces
cellules, dites de troisième génération, bien qu’actuellement présentent de faibles rendements
par rapport aux capteurs inorganiques [record mondial de 3,5% établi en 2001], sont
intéressantes par leur très faible coût et sont donc prometteuses pour l’avenir.
6
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
I.3. La jonction PN utilisée comme capteur PV
I.3.1. Principe de fonctionnement
L’effet photovoltaïque utilisé dans les cellules solaires permet de convertir directement
l’énergie lumineuse des rayons solaires en électricité par le biais de la production et du
transport dans un matériau semi-conducteur (SC) de charges électriques positives et négatives
sous l’effet de la lumière. Ce matériau semi-conducteur comporte deux parties, l’une
présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit en électrons, dites respectivement dopée
de type n et dopée de type p. Lorsque la première est mise en contact avec la seconde, les
électrons en excès dans le matériau n diffusent dans le matériau p. La zone initialement dopée
n devient chargée positivement, et la zone initialement dopée p chargée négativement. Il se
crée donc entre elles un champ électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone n et
les trous vers la zone p. Une jonction PN a été formée.
Figure I.5: Représentation schématique d'une pile solaire à jonction PN standard [6]
Lorsqu’un matériau est exposé à la lumière du soleil, figure I,5 , les atomes exposés au
rayonnement sont " bombardés " par les photons constituant la lumière; sous l’action de ce
bombardement, les électrons des couches électroniques supérieures (appelés électrons des
couches de valence) ont tendance à être " arrachés / décrochés " : si l’électron revient à son
état initial, l’agitation de l’électron se traduit par un échauffement du matériau.
C’est l’énergie cinétique du photon qui est transformé en énergie thermique.
Dans les cellules photovoltaïques, une partie des électrons ne revient pas à son état initial. Les
électrons " décrochés " créent une tension électrique continue faible: c’est l’effet
photovoltaïque [6].
7
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
I.3.2. Comportement de la jonction
En polarisant électriquement une jonction PN et en la soumettant à un éclairement
solaire, on obtient les caractéristiques semblables à celles représentées en figure 1.6.
Sans éclairement, le comportement d’une cellule PV est semblable à celui d’une mauvaise
diode. Ainsi, sous polarisation directe, la barrière de potentiel est abaissée et le courant de
porteurs peut se développer. Sous polarisation inverse, seul un courant de porteurs
minoritaires (courant de saturation) circule. Ce dernier varie peu avec la tension appliquée
tant que cette tension est inférieure à la tension de claquage. Ces courants, directs ou inverses,
comme pour des jonctions classiques, sont sensibles à la température de jonction.
Si cette jonction PN est soumise au rayonnement solaire, alors des paires électrons-
trous supplémentaires sont crée dans le matériau en fonction du flux lumineux. Ce
phénomène, aussi appelé effet photovoltaïque, ne se produit que si l’énergie des photons est
supérieure ou égale à l’énergie de la bande interdite du matériau Eg. La différence de
potentiel qui en résulte aux bornes de la structure caractérise l’effet photovoltaïque et se situe,
selon les matériaux et la structure de la jonction, entre 0,3 et 0,7 V.
Figure I.6: Caractéristiques d’une jonction PN polarisée sous différents éléments (E )
I.3.3. Modélisation de la jonction [7]
Lorsque la jonction est éclairée, elle présente la particularité de pouvoir fonctionner en
générateur, en produisant un courant de court-circuit proportionnel à l’éclairement. Ce
comportement en statique peut être décrit par l’équation électrique suivante :
V + (I PV * Rser ) VPV + (I PV * Rser )
I PV = I CC − I Sat exp PV − 1 − (I.2)
nVT RSHU
8
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
kT
Avec VT = représentant le potentiel thermodynamique, ISat le courant de saturation, k la
e
constante de Boltzmann (1,381 10-23 J/K), T la température effective des cellules (en Kelvin),
e la charge de l’électron, n le facteur de non idéalité de la jonction, IPV, le courant fourni par la
cellule lorsqu’elle fonctionne en générateur, VPV la tension aux bornes de cette même cellule,
ICC le photocourant de la cellule dépendant de l’éclairement et de la température ou bien
courant de (court circuit), Rshu la résistance shunt caractérisant les courants de fuite de la
jonction, Rser la résistance série représentant les diverses résistances de contacts et de
connexions.
Le modèle électrique correspondant à l’équation (1.2) est décrit ci-dessous.
Figure I.7: Schéma équivalent électrique de la cellule PV
Ce modèle a l’avantage d’être simple et implantable sur bon nombre de simulateurs.
Il permet aussi d’obtenir le comportement statique d’une cellule PV sous polarisation.
Les principales limites sont :
• le comportement dynamique de la jonction, lié à la durée de vie des porteurs, laquelle
est fortement dégradée dans le cas de cellules PV [8],[ 9], n’est pas pris en compte.
• le comportement en température de la cellule, qui ne tient pas compte de
l’échauffement lié aux diverses pertes.
I.4. Le générateur photovoltaïque (PV)
I.4.1. Principe et constitution
En associant les cellules PV en série (somme des tensions de chaque cellule) ou en
parallèle (somme des intensités de courant de chaque cellule), on peut constituer un
générateur PV selon les besoins des applications visées.
9
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
b Cellules en Série
a Cellules en Parallèle
Figure I.8 : Groupement de b cellules en série et a cellules en parallèle
Les deux types de regroupement sont en effet possibles et souvent utilisés afin
d’obtenir en sortie des valeurs de tension et intensité souhaités. Ainsi, pour Ns cellules en
série, constituant des branches elles-mêmes (Np) en parallèle, la puissance disponible en
sortie du générateur PV est donnée par :
PPV = N S *VPV * N P * I PV (I.3)
Si l’on désire avoir un générateur PV ayant un courant de sortie plus intense, on peut
soit faire appel à des cellules PV de plus grande surface et de meilleur rendement, soit
associer en parallèle plusieurs modules PV de caractéristiques similaires. Pour qu’un
générateur PV ainsi constitué puisse fonctionner de façon optimale, il faut que les (Ns . Np)
cellules se comportent toutes de façon identique. Elles doivent pour cela être issues de la
même technologie, du même lot de fabrication et qu’elles soient soumises aux mêmes
conditions de fonctionnement (éclairement, température, vieillissement et inclinaison).
La puissance du générateur PV sera optimale si chaque cellule fonctionne à sa
puissance maximale notée Pmax. Cette puissance est le maximum d’une caractéristique P(V)
du générateur, et correspond au produit d’une tension optimale notée Vopt et d’un courant
optimal noté Iopt.
10
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
I.4.2. Le Générateur photovoltaïque et ses Performances [5]
Un générateur photovoltaïque ou module est constitué d’un ensemble de cellules
photovoltaïques élémentaires montées en série et/ou parallèle afin d’obtenir des
caractéristiques électriques désirées tels que la puissance, le courant de court-circuit ou la
tension en circuit ouvert. La figure ci-dessous représente la caractéristique I=f(V) d’un
panneau photovoltaïque typique dans des conditions constantes d’irradiation et de
température :
Figure I.9 : Courbe I =f(V) d’un panneau photovoltaïque [5]
Il est difficile de donner un caractère source de courant ou de tension à un panneau
photovoltaïque sur toute l’étendue de la caractéristique courant-tension. Le panneau
photovoltaïque est donc à considérer comme une source de puissance.
1.4.3. Association de modules photovoltaïques
Dans un groupement de ns module en série, tous sont traversés par un même courant.
La Fig1 montre la caractéristique résultante (Iscc, Vsco) d'un tel groupement dans des
conditions idéales, obtenue pour ns module identiques (Icc, Vco) en sommant les
caractéristiques élémentaires à courant constant : Vsco = ns*Vco. (figure I.10)
Pour un groupement de np modules identiques en parallèle (figure I.11) : Ipcc = np*Icc
11
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Figure I.10: Caractéristiques du groupement série des modules photovoltaïques
Figure I.11 : Caractéristiques du groupement parallèle des modules photovoltaïques
I.4.4. Propriétés électriques des modules photovoltaïques
Les caractéristiques électriques d’un panneau photovoltaïque varient en fonction de la
température, de l’éclairement et, de façon générale, des conditions de fonctionnement
lorsqu’il est connecté à une charge donnée. Ces propriétés sont en effet nécessaires pour
comprendre le comportement d’un générateur PV et ensuite effectuer des optimisations de
fonctionnement.
12
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Figure I.12 : Caractéristiques I(V) d’une module photovoltaïque [1]
Selon l’association en série et/ou parallèle de ces modules, les valeurs du courant de
court-circuit ICC et de la tension à vide VC0 sont plus ou moins importantes (figure I.11). La
caractéristique d’un générateur PV constitué de plusieurs cellules a une allure générale
assimilable à celle d'une cellule élémentaire, sous réserve qu’il n’y ait pas de déséquilibre
entre les caractéristiques de chaque cellule (irradiation et température uniformes). Nous
pouvons décomposer la caractéristique I(V) d’un générateur photovoltaïque en 3 zones,
figure I.12 :
- Une zone assimilable à un générateur de courant ICC proportionnel à l’irradiation,
1
d’admittance interne pouvant être modélisée par (Zone1).
RSH
- Une zone assimilable à un générateur de tension VC0 d’impédance interne équivalente
à RS (Zone2).
- Une zone où l’impédance interne du générateur varie très fortement de RS à RSH
(Zone3).
Le point de fonctionnement pour lequel la puissance fournie par le générateur est
maximale est situé dans la Zone3. Ils est caractérisé par le couple (IOPT,VOPT), et seule une
charge dont la caractéristique passe par ce point, permet d’extraire la puissance maximale
disponible dans les conditions considérées.
I.4.5. Influence de l’éclairement sur les modules photovoltaïques
La figure (figure I.13) présente un exemple des courbes (I,V) pour différents niveaux
d’éclairement.
13
Chapitre I L’énergie photovoltaïque
Figure I.13: Caractéristique d’un générateur photovoltaïque
pour différents éclairements [1]
On remarque que la valeur du courant de court circuit est directement
proportionnelle à l’intensité du rayonnement [1]. Par contre, la tension en circuit ouvert ne
varie pas dans les mêmes proportions, elle reste quasiment identique même à faible
éclairement.
I.4.6. Influence de la température sur les modules photovoltaïques
La figure (figure I.14) présente des courbes courant-tension pour différentes
températures de fonctionnement:
Figure I.14: Influence de la température sur la caractéristique électrique [1]
On remarque que la température à une influence négligeable sur la valeur du courant de
court-circuit. Par contre, la tension en circuit ouvert baisse assez fortement lorsque la
température augmente, par conséquent la puissance extractible diminue. Lors du
dimensionnement d’une installation, la variation de la température du site
sera impérativement à prendre en compte.
14
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Introduction
Les problèmes d'approvisionnement en énergie rencontrés à l'échelle mondiale ne sont
pas uniquement dus à la destruction de l'environnement et aux changements climatiques qui
en découlent mais bien aussi à une croissance de la consommation et à la rarification des
ressources fossiles. Une consommation mondiale en hausse, en particulier en ce qui concerne
l'énergie électrique, et une tendance à la libéralisation sont à l’origine de changements
considérables, tant dans le domaine des réseaux d'alimentation que pour le remplacement du
parc des centrales électriques. Les conséquences, pour le moins préoccupantes, se répercutent
sur la disponibilité et la qualité de l’énergie [8]. C'est pourquoi les solutions recherchées
doivent être réalisables techniquement parlant tout en satisfaisant aux exigences en matière de
durabilité.
Dans ce chapitre, une étude descriptive générale du système photovoltaïque relié à un
réseau sera présentée. Cette étude inclut : conception de système, types, problèmes produits,
techniques les conditions de normes d'interconnexion.
II.1. Le photovoltaïque dans les systèmes énergétiques [9]
A l'heure actuelle, les consommateurs de l’énergie électriques sont surtout alimentés
par des centrales électriques situées à de grandes distances. Ceci nécessite de longues lignes
de transmission et réseaux de distribution. Ces réseaux d'alimentation fournissent au
consommateur un courant alternatif présentant une fréquence et une tension pratiquement
constantes (par exemple 230V pour 50 Hz). Il est concevable de compléter ces infrastructures
par des systèmes décentralisés de génération de chaleur et d'électricité. Cette alimentation en
énergie décentralisée se caractérise par des unités d'alimentation relativement petites et situées
à proximité immédiate du consommateur. Ceci permet de faire une exploitation plus intense
de l'électricité ainsi d'améliorer l'utilisation de sources d'énergie sur le terrain (en particulier
les énergies renouvelables d'origine solaire, éolienne ou hydraulique ou encore celle issue de
la biomasse). En résumé, on peut parler d'une augmentation de l'efficacité globale allant de
pair avec une amélioration de la situation économique qui répond aux critères de durabilité.
Cette structure décentralisée de l'alimentation en énergie correspond au caractère
décentralisé des énergies renouvelables. En fonction des conditions régionales, le concept peut
être mis en application soit par le raccordement d'une installation photovoltaïque
(domaine du kW voire MW) au réseau public, soit par le montage d'un système autonome
ou en îlotage servant à alimenter les consommateurs éloignés non raccordés à un réseau
15
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
d'alimentation. Ainsi, on peut opérer la classification des configurations de systèmes
photovoltaïques décentralisés pour l'alimentation en courant alternatif comme suite:
1. Photovoltaïque dans les réseaux d'alimentation
• Photovoltaïque seul
• Photovoltaïque avec accumulateurs électriques
2. Photovoltaïque dans des applications éloignées du réseau
• Systèmes photovoltaïque batterie
• Systèmes hybrides photovoltaïques
Les configurations d'alimentation représentées à la figure II.1 possèdent une structure
modulaire. La structure couplée au réseau est l'application photovoltaïque qui prédomine
actuellement dans les nations industrialisées que sont l'Europe, le Japon et les Etats-Unis.
Figure II.1: Représentation de l'ingénierie des systèmes hybrides [9]
Dans les applications photovoltaïques servant à la réalisation de solutions en îlotage
pour l'alimentation de consommateurs éloignés non raccordés à un réseau public, l'installation
PV est équipée de batteries afin d'augmenter la disponibilité de l'alimentation. Avec les
applications relevant d'un domaine de puissance plus important, l'installation PV peut être
combinée à d'autres convertisseurs d'énergie (par ex. convertisseurs éoliens, générateurs
diesel) ou à des unités de stockage pour former un système hybride (voir figure II.1).
16
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Actuellement, les différents modèles de batteries au plomb sont le moyen
d'accumulation qui prédomine dans les applications PV en îlotage. En raison des coûts
élevés, on n'a recours à une batterie que pour l'accumulation d'énergie à court et moyen terme.
En guise de soutien, on intègre des générateurs supplémentaires, par exemple diesel ou micro
turbines. Ils ont une fonction de soutien et ont pour rôle d'augmenter la disponibilité de
l'alimentation de ces systèmes photovoltaïques autonomes.
II.2. Technologies des onduleurs pour les systèmes couplés au réseau [10]
A l'heure actuelle, les installations PV d'alimentation du réseau sont l'exploitation de la
photovoltaïque la plus importante. Il existe pour ces installations des approches différentes au
niveau de leur conception. Elles ont cependant toutes en commun de disposer d'un générateur
PV directement relié au réseau par le biais d'un onduleur que le générateur alimente en énergie
solaire. C'est pourquoi les onduleurs jouent un rôle clé au regard de l'efficacité énergétique et
de la fiabilité. Leur rôle ne se limite pas à transformer le courant continu (DC) généré par le
panneau PV en courant alternatif (AC) de tension et de fréquence souhaitées, mais consiste
également à exploiter le champ PV à son point de puissance maximal (Maximum Power Point
MPP). De plus, les onduleurs doivent assurer une surveillance fiable du réseau pour le
protéger contre les défaillances et interrompre l'alimentation en cas d'erreurs du réseau.
A l'heure actuelle, il existe principalement trois topologies d'onduleurs et
configurations d'installation qui fournissent différentes solutions techniques valables, à choisir
en fonction des conditions locales :
Onduleurs Centraux
La majorité des panneaux PV d'une installation importante (> 10 kW) sont montés en
série pour former des Strings, eux-mêmes montées en parallèle au moyen de diodes string. Le
générateur PV ainsi structuré est relié du côté DC à un seul onduleur central
(voir la Figure II.2). Les onduleurs centraux présentent une grande efficacité à des coûts
spécifiques faibles. Un panneau mal adapté ou encore un ombrage partiel portent cependant
préjudice à une exploitation optimale de chaque string PV, entraînant une baisse du rendement
énergétique possible. De plus, la fiabilité de l'installation est limitée car elle dépend d'un seul
onduleur. Une panne de l'onduleur central entraîne l'immobilisation de toute l'installation.
17
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Figure II.2: Représentation schématique des Onduleurs Centraux [10]
Onduleur string
De même que pour l'onduleur central, le champ PV est ici aussi, sous divisé en
strings. Chaque rangée est toutefois reliée à son propre onduleur string (figure II.3). La
technique string minimise le risque de problèmes d'adaptation de ces modules, réduit les
pertes dues aux ombrages et contourne celles occasionnées par les diodes de string et par un
câblage très long du côté du générateur DC.
Figure II.3: Représentation schématique des Onduleurs string [10]
Ces propriétés techniques supérieures entraînent une réduction des coûts du système
et améliorent le rendement énergétique et la fiabilité de l'installation.
Onduleurs Multi-String
L'onduleur Multi-String permet le raccordement et le fonctionnement au MPP de
plusieurs strings raccordés à une unité de puissance commune par l’intermédiaire d’un
convertisseur DC/DC. Il offre ainsi une solution compacte et économique tout en jouissant de
tous les avantages de la technique string.
18
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
On a recours aux onduleurs multi strings dans les installations PV d'une plage de
puissance allant de 3 à 10 kW.
Dans cette configuration, chaque panneau dispose de son propre onduleur
(Figure II.4) de sorte que toute perte due à l'adaptation est écartée. Au demeurant, le
rendement des onduleurs intégrés aux panneaux reste en deçà de celui de l'onduleur string.
Les onduleurs intégrés aux panneaux conduisent à des coûts de câblage supplémentaires du
côté AC, car chaque panneau de l'installation doit être relié au réseau 230 V. Le nombre,
nettement supérieur d’onduleurs intégrés aux panneaux à installer entraîne un travail de
montage nettement plus important. Ce concept ne s’applique donc principalement qu’aux
installations PV d’une puissance allant de 50 à 400 W.
Figure II.4: Représentation schématique des Onduleurs Multi-String [10]
Le choix de l'onduleur approprié doit être motivé par les conditions d'utilisation
imposées par le milieu et la configuration de l’installation.
II.3. Concept technique des onduleurs PV [10]
Le concept de base des onduleurs est aisément compréhensible. La fonction principale
de cet appareil est de créer une tension alternative (raccordable au réseau) à partir d'une
tension continue (générateur PV). A cet effet, la tension de sortie doit présente à certains
instants une polarité inverse de celle de la tension d'entrée. C'est pourquoi la pièce centrale
d'un onduleur est fréquemment constituée d'un pont à semi-conducteurs (Figure II.5-(a))
permettant de relier chacun des deux pôles d'entrée à chacun des deux pôles de sortie par le
biais d'un interrupteur électronique.
Ce pont, qui commute selon la cadence de la fréquence du réseau, permet d'alimenter
le réseau en courant alternatif. Cependant, il s'agirait d'un courant rectangulaire dont l'intensité
ne serait pas influençable. Pour pouvoir réguler le courant et ainsi fournir un courant
sinusoïdal, on monte à la sortie de l’onduleur une self avec un noyau de fer faisant office
19
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
d'accumulateur de courant. Sont ainsi formés des petits " paquets de courant " permettant un
dosage constant du courant. La fréquence de la cadence du pont se situe autour des 20 kHz, si
bien qu'il est possible de former un courant de 50 Hz avec une grande précision (Figure II.5
(b)).
Un composant important manque encore à l'appel, surtout pour les onduleurs
photovoltaïques : le condensateur d'entrée (Figure II.5 (c)). Il a la fonction d'un accumulateur
d'énergie et assure un écoulement continu et homogène du courant du générateur vers le
réseau. Le générateur PV ne peut être réglé sur un point de travail stable qu'avec un
condensateur d'entrée de taille suffisante.
Figure II.5:Montage de base d’un onduleur photovoltaïque
Le schéma fonctionnel qui en résulte montre un onduleur en bon ordre de marche au
niveau technique et pouvant être utilisé tel quel pour l'alimentation directe du réseau. Dans la
pratique, l’utilisation de ce système est cependant limitée par les restrictions de la plage de
tension d'entrée. Pour pouvoir alimenter le réseau, la tension d'entrée doit toujours dépasser la
tension de crête de la tension du réseau. Pour une valeur effective de la tension du réseau de
250 V, une source présentant une tension minimale de 354 V est ainsi nécessaire pour fournir
un courant sinusoïdal.
A la différence du montage de base standard, il existe un grand nombre de variantes
pour l'adaptation ou l'extension de la plage de tension d'entrée. C'est ici que se distinguent les
20
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
unes des autres les différentes topologies d'onduleurs les plus fréquemment utilisées.
Les topologies (Figure II.6), abordées ne se différencient pas seulement par la présence
ou l'absence d'une séparation galvanique mais également par le rendement qu'elles peuvent
atteindre. C'est pourquoi il n'existe pas de formule universelle pour une conception
énergétique optimale d'une installation PV. La conception doit tenir compte des propriétés
individuelles de l'onduleur utilisé [11].
1-Elevateur de tension électronique servant à élever la tension d'entrée
2-Transformateur haute fréquence avec redresseur servant
à relever la tension d'entrée
3-Onduleur avec transformateur 50 Hz
Figure II.6: Aperçu des topologies d'onduleurs les plus répandues
II.4. Conception de systèmes énergétiques reliés au réseau électrique
Les systèmes d'alimentation photovoltaïques ont fait une transition réussie à partir d'un
dispositif autonome à de grands systèmes reliés au réseau. Les systèmes reliés au réseau
peuvent changer de taille, mais ils ont les mêmes composants. En plus du générateur
photovoltaïque on a le convertisseur continue alternatif (DC/AC) qui est l’onduleur, un
contrôleur de courant, des filtres d'entrée-sortie, aussi bien qu'un équipement régulateur qui
permet de surveiller la puissance qui est injecté dans le réseau et vice versa. [11].
21
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Le réseau électrique agit en tant qu’un moyen de stockage pour les systèmes
photovoltaïque pendant la journée.
Figure II.7:Circuit de puissance du système photovoltaïque connecter au réseau
L'interconnexion entre le réseau électrique et les systèmes photovoltaïques ont besoin
de charge statique, des convertisseurs DC/DC et DC/AC (Figure II.7). Le raccordement des
convertisseurs avec le réseau de distribution est fait à l'aide des filtres passifs afin d'atténuer la
tension et les harmoniques du courant, [14].
II.5. L'amélioration du rendement
Pour une installation PV bien planifiée, la puissance de l'onduleur doit être adaptée à
celle du générateur photovoltaïque raccordé. Pour ce faire, le rapport de puissance fait office
de valeur de référence. Il définit l'interface des deux systèmes à partir du rapport entre la
puissance d'entrée maximale de l’onduleur et la puissance de pointe du générateur PV.
- Si l'on vise un rendement maximal, la configuration doit avoir un rapport de puissance de
110 % environ.
- Si en revanche c'est une configuration à rentabilité optimisée que l'on recherche,
l'amélioration de la rentabilité ou la réduction de la durée d'amortissement dépend aussi de
l’ensoleillement, du rendement en fonctionnement à charge partielle de l'onduleur et du niveau
des tarifs d'achat.
Si l'orientation du générateur PV diverge des valeurs idéales
(par ex. sur une façade PV), il faut tenir compte de cette particularité en réduisant nettement le
dimensionnement de l'onduleur.
22
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
II.6. Les problèmes et risques impliquant les systèmes photovoltaïques reliés au réseau
Les problèmes concernant l'interconnexion du système photovoltaïque au réseau
incluraient, [12], [13] :
• Le débrochage de système photovoltaïque si le réseau présente une défaillance (le problème
d’islanding).
• La protection contre la foudre.
• La qualité de puissance fournie au réseau.
• Les effets des systèmes multiples sur une partie du réseau, en particulier monophasé non
équilibré.
• Le dosage fiable des flux de puissance.
• Risques techniques et financiers.
[Link]é de puissance fournie au réseau
Beaucoup de normes imposent plusieurs règles pour assurer une haute qualité de
puissance injectée au réseau. Par exemple, elle impose que ces systèmes photovoltaïques
devraient fournir une tension compatible (forme et fréquence) avec celle du réseau
électrique [14].
[Link]èmes d'Islanding
Le phénomène d'islanding est le fonctionnement du système de PV en l'absence
(pauvre Fiabilité du réseau) du réseau. Ce phénomène a pu causer des surintensités passagères
quand la puissance du réseau est perturbée. Des circuits de commande de protection sont
développés et constamment mis à jour pour protéger le réseau et le système photovoltaïque
(PV) contre ce problème et d'autres problèmes tels que les courts-circuits et foudre, [14].
[Link] techniques et financiers
• Risques techniques : il y a une possibilité que le système ne sera pas exécuté comme indiqué
• Risques de construction : la possibilité d'aller au-dessus du budget mis en disposition, ou
construction du système ne peut pas être accompli d'ici la date due.
23
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
II.7. Conditions techniques d'interconnexions [12], [13]
II.7.1. Raccordement
En fonction de la puissance à raccorder, des caractéristiques du réseau sur lequel elle
est appelée à être raccordée et du maintien d’une qualité de tension dans les limites fixées par
des normes, le gestionnaire du réseau établit les dispositions du raccordement. Le réseau qui
doit assurer le transit de la production décentralisée est soumis à plusieurs contraintes.
Il doit pouvoir maintenir le plan de tension dans les limites d'exploitation avec et sans la
présence de la production décentralisée.
Dans un réseau basse tension la puissance totale des productions décentralisées ne doit
pas dépasser la puissance du transformateur moyenne tension / basse tension (MT/BT). De
plus le transit de la puissance doit se faire sans excéder la capacité des éléments du réseau.
Enfin le supplément de puissance de court-circuit cumulé à la valeur de la puissance de court-
circuit du réseau doit être compatible avec le niveau réel du matériel. En conséquence, le
raccordement peut nécessiter des renforcements du réseau et de ce fait, une participation
financière du producteur décentralisé dans ces renforcements peut être demandée.
Sur la base de ces critères, le gestionnaire du réseau fixe le mode de raccordement de
l’installation de production au réseau de distribution. Chaque cas fait l'objet d'un examen
particulier qui tient compte des conditions réelles rencontrées.
II.7.2. Jugement de conformité
Le producteur est tenu de soumettre un rapport de contrôle rédigé à ses frais par un
organisme agréé qui démontre la conformité de l’installation au règlement général des
installations électriques. En outre, le gestionnaire du réseau contrôle avant le raccordement de
l’installation du producteur décentralisé en ce qui concerne les aspects particuliers de
l’installation de fourniture d’énergie. Ceci inclut entre autre le schéma de raccordement, le
fonctionnement de l'appareil de découplage, le réglage et le fonctionnement de l'ensemble
constituant les protections particulières, le dispositif de mise en parallèle, l’éventuelle
protection contre l’injection de courant continu.
24
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
II.7.3. Accord de raccordement
L’installation de production décentralisée ne peut être raccordée au réseau de
distribution qu'après accord écrit du gestionnaire du réseau (sonelgaz). Cet accord est
également nécessaire au cas où le producteur décentralisé envisage une modification de son
installation de production, notamment s'il modifie la puissance concernée.
II.7.4. Dispositif de coupure
Lors de travaux hors tension sur le branchement ou sur le réseau de distribution,
l'installation de production décentralisée doit pouvoir être séparée du réseau par un dispositif
de coupure de sécurité. La coupure de sécurité doit être visible, verrouillable et accessible en
permanence au gestionnaire de réseau. Ces dispositifs sont de type agréé par ce dernier.
Lorsque la puissance de l’installation de production décentralisée est < 10 kW, la coupure de
sécurité peut éventuellement être réalisée pour chaque unité de production, par un système
automatique de sectionnement. Les installations photovoltaïques < 5 kW doivent être
pourvues de ce système automatique.
II.7.5. Dispositif de protection
Comme pour tout autre raccordement au réseau de distribution, les installations sont
munies en tête de leur raccordement au réseau de distribution d'un appareil assurant la
coupure des phases en cas de défaut interne occasionnant le dépassement d'un courant fixé
pendant un temps donné. Les valeurs du courant et de la temporisation sont données par le
gestionnaire du réseau. Les systèmes de protection doivent constituer un minimum
technique. Dans certaines configurations des déclenchements intempestifs peuvent se
produire. Ces déclenchements qui n'entament pas l'aspect sécurité tel que défini dans le
domaine d'application, pourraient gêner les conditions d'exploitation. Il pourrait donc s'avérer
utile de faire usage soit d'une protection par asservissement soit d'ajouter d'autres
fonctionnalités à la chaîne de relais prévue ou d'en modifier certaines. Les variantes sont
autorisées dans la mesure ou elles remplissent les fonctions des relais qu'elles remplacent.
[Link]
Une mise en parallèle de l'installation de production décentralisée avec le réseau
public de distribution est toujours réalisée au moyen d’un relais synchrocheck équipé d'un
syncronoscope. Pour des installations avec une puissance supérieur à 10 kW.
25
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Lors de la connexion en parallèle, la tension, la fréquence et l'écart de phase sont tels
qu'ils ne provoquent pas de variations brusques relatives de la tension supérieures à 6 %.
Si la connexion en parallèle se répète plusieurs fois par jour, les variations brusques de
tension dues à la connexion parallèle seront limitées aux mêmes valeurs que celles requises
pour le fonctionnement et définies dans le paragraphe suivant.
Pendant le fonctionnement, les variations brusques de la tension seront limitées en
valeur relative à 3 % au maximum et en fonction de leur fréquence d'apparition à des valeurs
inférieures de façon à ne pas perturber les autres utilisateurs raccordés au réseau.
Ces considérations impliquent que la production décentralisée qui fonctionne en îlotage ne
peut être recouplée au réseau qu'après vérification de la tension, de la fréquence et de l'écart
de phase et qu'il ne peut pas être possible d'effectuer une prise de parallèle à un endroit non
prévu, des verrouillages sont installés pour empêcher ces éventualités.
Après un déclenchement commandé par la protection de découplage, lorsque les
conditions sont redevenues normales, le recouplage au réseau peut se faire automatiquement à
condition de disposer d’un système de synchronisation automatique. Ces automatismes font
partie des aspects particuliers de la production décentralisée.
II.7.7. Compensation avec Batteries de condensateurs
S'il est fait usage de batteries de condensateurs, l'installation de production
décentralisée sera pourvue, si nécessaire, de filtres destinés à éviter l'amortissement des
signaux. D'autre part, les condensateurs doivent être débranchés en même temps que l'engin
de production. Si les conditions techniques le justifient, le gestionnaire du réseau peut
imposer au producteur décentralisé le placement de condensateurs.
II.7.8. Harmoniques et inter harmoniques
Le niveau des harmoniques et inter harmoniques qui sont générés par l'installation de
production décentralisée ne peut pas provoquer de perturbation dans le réseau de distribution.
L’impact de l'installation sur le réseau (pour le changement de période tarifaire, pour
l’éclairage public…) doit également rester à des niveaux de perturbation acceptables.
Dans la plupart des cas, le niveau de perturbation de la production décentralisée s’ajoute aux
niveaux de perturbation déjà existant par la présence des utilisateurs et des autres producteurs.
C’est pourquoi des mesures doivent être étudiées et appliquées au niveau de la production
décentralisée de manière à ce que tout reste compatible avec un niveau de signal acceptable.
26
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
II.7.9. Protection contre l’injection de courant continu
Les onduleurs, qui sont équipés d’un transformateur, n’injectent pas de courant
continu dans le réseau de distribution et ne nécessitent par conséquent pas de mesures de
sécurité complémentaires. Les onduleurs avec une technologie sans transformateur sont
également acceptés pour autant qu’ils soient certifiés ne jamais injecter un courant continu
supérieur à 1% du courant nominal ou qu’ils disposent d’un système de protection contre
l’injection de courant continu. Celui-ci débranche l’onduleur en moins de 0,2 s au cas où le
courant continu dépasse la valeur de seuil établie à 1% du courant nominal.
II.8. Les défauts du réseau
II.8.1. Creux de tension
Un creux de tension est une baisse brutale de la tension en un point d’un réseau
électrique, comme il est représenté dans la figure II.8.
Figure II.8: Paramètres caractéristiques d’un creux de tension [15]
II.8.2. Surtensions
Toute tension appliquée à un équipement dont la valeur de crête sort des limites d’un
gabarit défini par une norme ou une spécification est une surtension. Les surtensions sont de
trois natures : Temporaires à fréquence industrielle, de manœuvre, d’origine atmosphérique
(foudre).
27
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Figure II.9: Exemple de cas de surtensions transitoires
II.8.3. Variations et fluctuations de tension
Les fluctuations de tension sont une suite de variations cycliques ou aléatoires de
l’enveloppe d’une tension dont les caractéristiques sont la fréquence de la variation et
l’amplitude, comme illustré sur la figure II.10.
- Les variations lentes de tension sont causées par la variation lente des charges connectées au
réseau ;
- Les fluctuations de tension sont principalement dues à des charges industrielles rapidement
variables comme les machines à souder, les fours à arc, les laminoirs.
Figure II.10: Exemple de variations rapides de la tension
II.8.4. Fluctuations de la fréquence
Les fluctuations de fréquence sont observées le plus souvent sur des réseaux non
interconnectés ou des réseaux sur groupe électrogène. Dans des conditions normales
d’exploitation, la valeur moyenne de la fréquence fondamentale doit être comprise dans
l’intervalle 50 Hz ± 1% comme illustré sur la figure II.11.
28
CHAPITRE II Conception des systèmes connectés au réseau
Figure II.11: Exemple de fluctuation de la fréquence
Conclusion
Le but de ce chapitre est d'avoir des informations au sujet des systèmes photovoltaïques
connecté au réseau. Pour cela, une conception générale du système est donnée ainsi que
problèmes comportant l'interconnexion et les conditions standard d'interconnexion.
29
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Introduction
Le convertisseur est l’association d’un bloc de puissance et d'un bloc de commande.
Son rôle est de régler le transit d'énergie électrique de la source vers le récepteur, en modifiant
éventuellement la forme sous laquelle cette énergie se présente.
Source Convertisseurs Récepteur
Figure III.1: Schéma synoptique d’un système de conversion énergétique
Les systèmes photovoltaïques on besoin de charge statique, des convertisseurs DC/DC et
DC/AC. Le raccordement des convertisseurs avec le réseau de distribution est réalisé à l'aide des
filtres passifs afin d'atténuer la tension et les harmoniques du courant,
Figure III.2: Schéma synoptique d’un système photovoltaïque relier au réseau électrique
Les caractéristiques des grandeurs électriques d'entrée ou de sortie sont imposées par
un cahier des charges défini par l'utilisateur.
III.1. Commande des convertisseurs DC/DC (Méthodes de poursuite du point de
puissance maximale) [14] [15]
Comme cité dans le chapitre I, l'énergie extraite d’un panneau solaire est fortement
limitée par les contraintes physiques des cellules photovoltaïques. La densité de puissance de
l'insolation pour un jour bien ensoleillé est autour 1000 W/m2. En tenant compte des
rendements des piles solaires qui varient entre 15% et 17% on aura un maximum possible de
puissance entre 150 W/m2 et 170 W/m2.
30
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Il y a deux manières pour augmenter la puissance venant d’un panneau photovoltaïque.
- Soit on ajoute plus de panneaux à la l’installation, ce qui signifie une augmentation de
surface, donc une grande augmentation en coût.
- On peut également essayer de ramener le rendement de l’installation à son niveau le plus
élevé possible. La figure III.3 montre le point de puissance maximale (MPP) d'une rangée
solaire. Si la rangée est opérationnelle en ce point de fonctionnement avec ses valeurs
correspondantes Pmp et Vmp , le rendement sera le maximum possible.
Courant (A)
Puissance (W) P (V)
Pmax
Icc 1/Ropt
Impp
1/R
Vmpp Voc Tension (V)
Figure III.3: Caractéristiques type d’un générateur photovoltaïque
Dans ce qui suit, nous allons rappeler les différentes approches pour faire fonctionner
un panneau solaire au voisinage de son point de puissance maximale.
III.1.1. Méthodes avec contre réaction de tension [16] [17] [18]
Ce genre de mécanismes repose sur le contrôle de la tension de fonctionnement des
panneaux par comparaison de cette tension avec une référence. Cela génère une tension
d’erreur qui fait varier le rapport cyclique de la MLI de commande afin d’annuler cette erreur
comme le montre la figure III.4. Selon la nature de cette tension de référence (fixe ou
variable, interne ou externe), on distingue trois types de méthodes :
31
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Figure III.4: Méthode avec Contre-réaction de tension et modulation [17]
III.1.1.1. Méthode à tension de référence fixe
C’est la méthode basée sur une simple comparaison entre la tension de sortie du
panneau avec une tension de référence prédéfinie, pour ajuster continuellement le rapport
cyclique d du convertisseur DC-DC. Cette tension correspond à la tension moyenne de
l’intervalle des points des puissances maximales (figure III.5), relevées par des tests sous
différentes conditions d’ensoleillement et de température en agissant simplement sur les
différents facteurs de pondération lors de la mise au point afin de générer le maximum de
puissance. A cause de la dépendance de la tension du panneau avec l’ensoleillement et la
température, la tension de puissance maximale est déviée, alors la tension de référence doit
être corrigée pour différents ensoleillements et températures le long des périodes de l’année.
Figure III.5 : Intervalles de variation de la tension de fonctionnement optimale pour des
ensoleillements et des températures variables [18].
32
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
III.1.1.2. Méthode MPPT avec mesure de Voc du panneau [16] [17] [18]
La tension à vide du panneau Voc est mesurée en interrompant le fonctionnement
normal du système avec une certaine fréquence, stockant la valeur mesurée, et puis ajustant la
tension de référence Vref sur une certaine fraction de la tension du circuit ouvert qui a été
expérimentalement déterminée pour être 76% de Voc . Cette tension de référence est comparée
à la tension de fonctionnement du panneau V et le signal d'erreur résultant Vcomp est employé
comme entrée dans la commande MLI du convertisseur DC-DC (Figure III.4).
Cette augmentation permet la commande de la tension de fonctionnement du panneau
photovoltaïque avec la considération de facteurs importants comme l’insolation et la
température. En plus, le vieillissement et l'accumulation de la poussière sur la surface de
cellules sont aussi pris en compte.
L'interruption du fonctionnement du système avec une certaine fréquence engendre
des pertes qui sont estimées à 0,05% de la puissance maximale disponible. On estime que des
pertes provoquées par l'inexactitude de localisation du point de puissance maximal (MPP)
réel sont autour 0,5%. L'interruption fréquente du système provoque une augmentation du
bruit électrique.
III.1.1.3. Méthode MPPT avec cellule pilote
Pour éviter les inconvénients liés à l'interruption fréquente de l'exploitation du
système, on propose l'utilisation d'une cellule pilote. C'est une cellule photovoltaïque simple
qui est électriquement indépendante du reste de la rangée photovoltaïque. Sa tension Voc est
constamment mesurée, elle fournit donc l'information implicite du reste des conditions de
fonctionnement courantes du panneau. Voc de la cellule pilote est multipliée par un certain
facteur constant pour être comparée à la tension de référence de la boucle de contre réaction.
Puisque cette méthode emploie toujours un facteur fixe pour estimer la tension optimale Vmp
d'une valeur mesurée de Voc , le point de puissance maximal n’est toujours pas vraiment
obtenue. Cette technique est fondée sur la connaissance des caractéristiques de la rangée
photovoltaïque pour estimer le lieu du point de puissance maximale.
33
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
III.1.2. Méthodes avec contre réaction de puissance [16] [17] [18]
Le but global est d'augmenter la puissance de sortie dans la rangée solaire. Dans
certains travaux on propose de maximiser la puissance fournie à la charge. Pour avoir une
conception qui est indépendante du type de charge, il est donc préférable de poursuivre une
maximisation de l'énergie solaire à la sortie du panneau.
Figure III.6: Schéma de la méthode à contre réaction de puissance
Si la recherche du point de puissance maximal doit être réalisé, il est nécessaire
d'obtenir des informations sur la puissance réelle extraite à partir de la rangée photovoltaïque.
Ceci peut être fait en mesurant la tension V et le courant I de sortie du panneau et puis en
multipliant ces deux paramètres, on obtient la valeur réelle de la puissance de sortie du
panneau P = V .I . Ces valeurs sont utilisées par diverses méthodes qui recherche le point de
puissance maximale réelle de la rangée photovoltaïque.
La méthode de perturbation et observation (P&O) est une approche largement
répandue à MPPT. Elle utilise un microprocesseur avec les valeurs de la tension V et du
courant I du panneau comme ses valeurs d'entrée et la tension désirée de fonctionnement Vref
en tant que sa valeur de sortie. La notation utilisée pour la tension désirée Vref de
fonctionnement fait que ce système peut alors être inséré dans le contrôleur déjà discuté dans
le paragraphe III.1.1 pour remplacer la tension de référence (Vref) représenté sur la figure
[Link] processus fonctionne par une perturbation du système en augmentant ou en
diminuant la tension de fonctionnement du panneau et observer son effet sur la puissance de
sortie de la rangée. La figure III.6 montre l'organigramme de l'algorithme de P&O tel qu'il
doit être implémenté dans le microprocesseur de contrôle.
34
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Figure III.7:Organigramme de la méthode à contre réaction de puissance
Sur cet organigramme, V et I, sont mesurés pour calculer la puissance de sortie
courante P (k ) de la rangée. Cette valeur P (k ) est comparée à la valeur obtenue à partir de la
dernière mesure P (k − 1) . Si la puissance de sortie a augmenté depuis la dernière mesure, la
perturbation de la tension de sortie continuera dans la même direction que dans le dernier
cycle. Si la puissance a diminué depuis la dernière mesure, la perturbation de la tension de
sortie sera diriger en direction opposée du dernier cycle (figure III.8).
Figure III.8: Recherche du point de puissance maximale avec la MPPT
35
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Ceci méthode de commande cause une perte de puissance qui dépend de la largeur du pas
d'une perturbation.
En effet si la largeur du pas est très petite, l'algorithme du MPPT répondra rapidement
aux changements soudains des conditions de fonctionnement, mais les pertes seront
accrues dans des conditions stables ou lentement changeantes.
Dans le cas ou la largeur du pas est grande les pertes dans les conditions stables ou
lentement changeantes seront réduites, mais le système ne pourra plus suivre les
changements rapides de la température ou de l'insolation.
III.1.3. Méthode avec contre réaction du courant [16], [17], [18]
Dans toutes les méthodes MPPT présentées jusqu'ici, une mesure de I et V a été
employée pour obtenir des informations sur la puissance actuelle de sortie du panneau. Basé
sur cette information le mécanisme MPPT ajuste la tension V de sortie de panneau pour
déplacer le point de fonctionnement des piles solaires plus près de leur MPP.
Figure III.9: Méthode de la contre réaction en courant
Cette nouvelle méthode MPPT utilise seulement une mesure de courant pour obtenir
l'information sur le point opérationnel actuel du système.
L'avantage de cette méthode est qu'elle est simple, contrairement aux méthodes
mentionnées précédemment.
36
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
III.2. Commande des onduleurs connectés au réseau [19] [20] [21] [22] [23] [24] [25]
Les onduleurs connectés au réseau peuvent se distinguer par leurs caractéristiques,
leurs propriétés et leurs performances. De manière générale, ils peuvent être classés comme
suit :
• Leur architecture : monophasée ou triphasée.
• Leur principe de fonctionnement en commutation : onduleurs auto-commutés et
commutés par le réseau.
Les onduleurs commutés par le réseau utilisent comme composants internes de
commutation des semi-conducteurs qui sont contrôlés par le réseau (figure III.10).
Figure III.10: Principe de commande des onduleurs connectés au réseau
Le but de la commande de l’onduleur est de permettre la production d’une tension ou
d’un courant alternatif, à travers les ordres de commande appliqués aux drivers interrupteurs
de puissance. Les deux principales familles de commande des convertisseurs statiques sont :
• La commande par hystérésis,
• La commande par modulation de largeur d’impulsion (MLI).
III.2.1. Commande par hystérésis
La commande par hystérésis, appelée aussi commande en tout ou rien, est une
commande non linéaire qui utilise l’erreur existant entre le courant de référence et le courant
produit par l’onduleur. L’erreur est comparée à un gabarit appelé bande d’hystérésis. Dès que
l’erreur atteint la limite inférieure ou supérieure, un ordre de commande est transmis
37
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
de manière à rester à l’intérieur de la bande. La simplicité de la mise en œuvre (figure III.11),
est le principal atout de cette technique. En revanche, les commutations évoluant librement à
l’intérieur de bande d’hystérésis, ne permettent pas de maîtriser correctement le spectre haute
fréquence dû aux fréquences de commutations.
Figure III.11: Principe de commande des courants par hystérésis
Afin de résoudre ce problème de la maîtrise des fréquences de commutation et de sa
répercussion sur les interrupteurs, une autre stratégie de commande peut être proposée à
savoir la commande par hystérésis modulée. Mais dans cette stratégie de commande, il est
difficile de définir la largeur de la bande de l’hystérésis. De plus, le fonctionnement avec une
fréquence de commutation toujours fixe nous empêche de conserver l’avantage d’une rapidité
illimitée obtenue par la commande par hystérésis.
III.2.2. Commande par modulation de largeur d’impulsion [26] [27]
Afin de contourner les problèmes précédents, nous introduirons une deuxième famille
de commande de l’onduleur : la commande par modulation de largeur d’impulsion (MLI).
La technique de commande par MLI résout le problème de la maîtrise de la fréquence de
commutation en fonctionnant avec une fréquence fixe facile à filtrer en aval de l’onduleur.
Dans cette technique de commande on peut distinguer :
• MLI à échantillonnage naturel.
• MLI optimisé.
III.2.2.1. MLI à échantillonnage naturel
La plus simple et la plus connue des modulations de largeur d’impulsion est sans doute
la MLI à échantillonnage naturel, dite MLI intersective. Cette technique de commande met en
œuvre d’abord un régulateur qui détermine la tension de référence de l’onduleur (modulatrice)
à partir de l’écart entre le courant mesuré et le courant de référence. Cette dernière est ensuite
comparée à un signal triangulaire (porteuse à fréquence élevée fixant la fréquence de
commutation). La sortie du comparateur fournit l’ordre de commande des interrupteurs. Le
schéma de principe est donné par la figure III.12.
38
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
Figure III.12: Principe de commande des courants par MLI
modulatrice
porteuse
Us/2
-Us/2
Tension imposée au bras d’onduleur
Figure III.13 : MLI à échantillonnage naturel
Cette modulation présente l’inconvénient de générer des impulsions dissymétriques
par rapport à la période de la porteuse. Ainsi, les instants de commutation ne peuvent être
exprimés sous forme analytique simple, ce qui rend délicate la mise en œuvre dans les
applications numériques. D’autres techniques de MLI à échantillonnage naturel existent
également dans la littérature comme la MLI à échantillonnage régulier où on peut distinguer
deux méthodes :
Echantillonnage régulier symétrique
Contrairement à la M.L.I. naturelle, l’échantillonnage des tensions de référence se fait
à des instants périodiquement espacés. L’onde modulante est échantillonnée à chaque sommet
positif de l’onde triangulaire. Cette procédure produit une onde qui est une approximation de
la référence sinusoïdale.
39
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
L’impulsion générée est symétrique par rapport au centre de la période et la
méthode est dénommée M.L.I régulière symétrique. Les instants d’échantillonnage,
régulièrement espacés, ne dépendent pas du processus de modulation. Les deux transitions de
l’impulsion de commande dépendent de la même valeur échantillonnée. Cette méthode est
facilement réalisable en temps réel.
M o dulatrice
échantillo nnée
Us
-U s
Figure III.14: MLI à échantillonnage régulier symétrique
Modulation régulière asymétrique
Une réduction de la distorsion harmonique peut être obtenue si nous effectuons deux
échantillonnages de la tension de référence sinusoïdale par période de l’onde triangulaire.
Avec ce type de fonctionnement, chaque transition de l’impulsion de commande est définie à
partir d’une valeur différente du signal échantillonné. La méthode est donc dénommée M.L.I.
régulière asymétrique.
M o d u la t r ic e
é c h a n t il lo n n é e
Us
-U s
Figure III.15: MLI à échantillonnage régulier asymétrique
40
Chapitre III Stratégies de commande des convertisseurs électriques
[Link] optimisé (calculée)
Les ondes MLI optimisées sont apparues avec le développement des applications à
microprocesseurs. Le principe consiste à définir une onde MLI avec des caractéristiques
particulières à partir de la prédétermination des différents angles de commutation. Ces
caractéristiques sont obtenues à partir de l’optimisation de certains critères tels que
l’élimination d’harmonique, la minimisation du taux de distorsion harmonique, etc.
Cette méthode à optimisation des angles de commutation nécessite des algorithmes de
calcul performants ainsi que des calculateurs puissants.
0 θ = ω t
π /2 π
Figure III.16: MLI optimisé (Calculé)
Plus récemment, nous avons vu apparaître une technique de commande, dite
commande à modulation vectorielle. Cette dernière technique de commande diffère des
techniques présentées précédemment par le fait qu’elle ne s’appuie pas sur des modulations
appliquées à chacun des interrupteurs.
41
Chapitre VI Simulation du système
Introduction
A fin de prévoir le comportement d’une installation photovoltaïque connectée au réseau,
nous allons modéliser les différents composants de cette installation et simuler son
fonctionnement dans l’environnement PSIM (puissance simulateur).
VI.1. Le Système Proposé
La figure VI.1 donne la structure générale du système de connexion, lequel se présente
sous la forme de deux blocs : la partie puissance et la partie commande.
Figure VI.1-a: Schéma fonctionnel de la maquette
1 2 3
Figure VI.1-b: Schéma électrique global de la maquette
42
Chapitre VI Simulation du système
VI.2. Présentation du logiciel de simulation PSIM utilisé
PSIM est un progiciel de simulation spécifiquement conçu pour l'électronique de
puissance et la commande des systèmes. Par une simulation rapide, avec une interface utilisateur
agréable, PSIM fournit un environnement puissant de simulation pour l'analyse des
convertisseurs de puissance et la conception des boucles d'avertissement.
Le pack de simulation de ‘PSIM’ se compose de trois programmes:
• Un rédacteur schématique de circuits ‘SIMCAD’,
• Un simulateur, ‘PSIM’
• Un programme de traitement de forme d’onde ‘SIMVIEW’.
L'environnement de simulation est illustré comme suit :
Le paquet de simulation de ‘PSIM’ se compose de trois programmes:
• Rédacteur schématique ‘SIMCAD’ de circuit,
• Simulateur de ‘PSIM’,
• Programme de traitement ‘SIMVIEW’ de forme d’onde.
L'environnement de simulation est illustré comme suit :
Figure VI.2 : Composition du logiciel PSIM.
Bien sûr, Un logiciel de simulation permet d'aborder et de confirmer des hypothèses sur
un phénomène, mais il ne remplacera jamais un essai réel.
43
Chapitre VI Simulation du système
VI.3. Simulation du système photovoltaïque proposé
Le schéma bloc du système photovoltaïque à simuler est présenté à la figure suivante :
(Figure VI.3)
Figure VI.3: Schéma PSIM d’une chaîne de conversion
photovoltaïque connectée au réseau
Dans ce qui suit nous allons modéliser et simuler les différentes parties du système
indépendamment l’une de l’autre.
VI .3.1. Modélisation et simulation du GPV
Pour trouver le modèle de ce générateur, il faut tout d’abord retrouver le circuit
électrique équivalent à cette source. De nombreux modèles mathématiques de générateurs
photovoltaïques, ont été développés pour représenter leur comportement très fortement non
linéaire qui résulte de celui des jonctions semi-conductrices qui sont à la base de leurs
réalisations. Le module fait intervenir un générateur de courant pour la modélisation du flux
lumineux incident, une diode pour les phénomènes de polarisation de la cellule,
44
Chapitre VI Simulation du système
une résistance série Rser représentant les diverses résistances de contacts et de connexions et
une résistance parallèle Rshu caractérisant les divers courants de fuites dus à la diode et aux
effets de bords de la jonction. Le schéma électrique équivalent de la cellule est représenté ci-
dessous.
Ipv Rser
Id Irsh
Vpv
iph =iCC RShu
Figure VI.4: Schéma équivalent d’une photopile à jonction PN
Nous présentons le schéma électrique équivalent du générateur photovoltaïque (GPV) par
un schéma bloc (Figure VI.5) comportant quatre paramètres :
• Les deux variables d’entrées qui sont :
- Es ensoleillement dans le plan des panneaux (W/m2);
- Tj température de jonction des cellules (°C).
• Et les deux variables de sortie :
- IG courant fourni par le GPV (A) ;
- VG tension aux bornes du GPV (V).
Es IG
GPV
Tj VG
Figure VI.5 : Schéma bloc du GPV
45
Chapitre VI Simulation du système
L’application de l’équation au nœud au schéma électrique équivalent (figure VI.4).
I G = I ph − I d − I rsh (VI.1)
Le photocourant, Iph, est directement dépendant de l’ensoleillement et de la température
des panneaux et peut se mettre sous la forme :
I ph = P1. E s .[1 + P2 .(E s − E ref )+ P3.(T j − T jref )] (VI.2)
Eref correspond à l’ensoleillement de référence de 1000 W/m2 et Tjref à la température des
panneaux de référence de 25 °C. Le courant de polarisation de la jonction PN, Id, est donné par
l’expression :
I d = I sat.exp
q
(VG + Rs.I G ) −1 (VI.3)
[Link].T j
où :
Isat : courant de saturation ;
k: constante de Boltzmann (1.38 10-23 J/K) ;
q : charge électrique élémentaire (1.6 10-19 C) ;
A : facteur d’idéalité de la jonction.
Eg est l’énergie de gap (paramètre caractéristique du matériau, pour le Silicium Eg=1.1 eV) .
ns : Nombre de cellule en série dans un module.
Nous simulons ce modèle (Figure VI.6), pour les différentes Couplets (Ensoleillement
(E), Température (T)).
Figure VI.6: Schéma PSIM d’un GPV
46
Chapitre VI Simulation du système
Puis nous traçons les caractéristiques Courant–Tension (figure 7 et 8) et les
caractéristiques Puissance–Tension (figure 9 et 10). Ces caractéristiques valident le modèle
développé ci-dessus.
4
3
2
1
Courant IG [A]
Tension VG [V]
Figure 7: Caractéristiques Courant-Tension pour différents éclairements
8
Courant IG [A]
7
6
5
Tension VG [V]
Figure 8: Caractéristiques Courant-Tension pour différentes températures
47
Chapitre VI Simulation du système
4 3
2
1
Puissance PG [W]
Tension VG [V]
FigureVI.9: Caractéristiques Puissance–Tension pour différents éclairements
8
Puissance PG [W]
7
6
5
Tension VG [V]
FigureVI.10: Caractéristiques Puissance–Tension pour différentes températures
48
Chapitre VI Simulation du système
Indice i Ensoleillement dans le plan Température des Cellules
de panneaux (W/m2) (°C)
1 700 25
2 800 25
3 900 25
4 1000 25
5 1000 35
6 1000 30
7 1000 25
8 1000 20
Tableau VI.1: Couplets (Ensoleillement, Température).
La caractéristiques I-V montre que le GPV agit comme une source de courant constant
pour des petites charges qui diminue jusqu’à atteindre zéro pour des charges élevées. Alors on
peut le considérer comme une source idéale de courant.
VI .3.2. Simulation du convertisseur DC/DC à contre réaction de tension
C’est un convertisseur DC/DC survolteur inséré entre le GPV et le reste de la chaîne de
conversion. Il est caractérisé par son rapport cyclique α (0 ≤ α ≤ 1) avec lequel on peut exprimer
les valeurs moyennes des grandeurs de sortie avec celles de l’entrée.
Figure VI.11 : Hacheur élévateur « Boost converter ».
49
Chapitre VI Simulation du système
Si la fréquence de découpage est suffisamment élevée par rapport à la fréquence
caractéristique du système, on peut écrire les équations régissant le système en valeurs moyennes
comme suit :
Vm = VG ; I m =(1−α).I G (VI.4)
1−α
Si on suppose une résistance fictive r (Figure VI.11), aux bornes de ce convertisseur,
l’équation de charge est :
Vm = r.I m (VI.5)
En remplaçant (VI.4) dans (VI.5), on aura :
VG = r.(1−α).I G α =1− VG
⇒ (VI.6)
1−α r.I G
Lors du fonctionnement du système, on détermine son état, et l’information déduite est
utilisée pour émettre la commande. Cette commande provoque une action, qui a son tour, aura
une influence sur l’état du système. Dans la majorité des cas, l’état de la sortie du système est
considéré comme étant représentatif pour l’état global du système.
Le schéma de simulation du convertisseur DC/DC de type élévateur (Boost) est présenté
sur la figure VI.12.
Figure VI.12: Schéma PSIM du convertisseur DC/DC de type élévateur (Boost)
50
Chapitre VI Simulation du système
La figure (Figure VI.13) représente le comportement du convertisseur DC/DC.
Figure VI.13 : Tension à la sortie du convertisseur DC/CD
On remarque, d’après la figure VI.13, que le régulateur gère le système suivant les
fonctions décrites précédemment. La tension de sortie se stabilise à la tension de référence
voulue après un régime transitoire causé par l’accumulation d’énergie dans la bobine.
VI .[Link]élisation de l’onduleur monophasé
Un convertisseur DC/AC est essentiellement utilisé pour fournir une tension ou un courant
alternatif à partir d’une source continue. Le schéma bloc est montré à la figure VI.14.
Figure VI.14 : Onduleur monophasé
51
Chapitre VI Simulation du système
Avec :
E : Tension continue.
Vond : Tension à la sortie de l’onduleur.
K1, K2, K3, K4 : Transistors de puissance
D1, D2, D3, D3 : Diodes de roue libre.
Pour élaborer le modèle de l’onduleur nous allons considérer que :
K1, K4 Sont amorcés et bloqués par un même signal de commande T1/T4
K2, K3 Sont amorcés et bloqués par un même signal de commande T2/T3
Les signaux de commande T1 et T2 sont complémentaires, pour éviter les courts circuits.
+ E
Vond = [T1 T2 ]. (VI.7)
− E
La figure suivante représente le schéma de l’onduleur ainsi que sa commande
Figure VI.15: Schéma PSIM de l’onduleur
52
Chapitre VI Simulation du système
L’allure et le spectre du courant à la sortie de l’onduleur pour différentes fréquences de la
porteuse apparaissent sont illustrés par les figures suivantes :
Figure VI.16 : Allure et du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=5kHz
Figure VI.17: Spectre du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=5kHz
53
Chapitre VI Simulation du système
Figure VI.18 : Allure du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=3kHz
Figure VI.19: Spectre du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=3kHz
54
Chapitre VI Simulation du système
Figure VI.20 : Allure du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=1kHz
Figure VI.21 : Spectre du courant à la sortie de l’onduleur
pour une porteuse de fréquence fp=1kHz
55
Chapitre VI Simulation du système
On constate d’après les figures (VI.16, VI.18, VI.20) que l’allure du courant à la sortie de
l’onduleur dépend de la fréquence de la porteuse (fp), telle que plus la fréquence de la porteuse
est grande et plus la forme du signale du courant se lisse. Et que les harmoniques dans le
spectre du courant de sortie s’éloigne de la fondamentale du courant, mais il faut tenir compte le
la fréquence de commutation des interrupteur électronique (IGBT) utilisée en pratique.
Conclusion
La décomposition en blocs du système général représenté sur la figure VI.3, nous a
permis de modéliser chaque bloc séparément et les simuler dans le l’environnement PSIM. La
simulation du système globale permet de déterminer son comportement dans le temps.
56
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Introduction
Un onduleur d'une puissance de sortie de 220VA avec une tension d'entrée appartenant à
la fourchette 65-75 VDC et une sortie connectable au réseau de 230 VAC est conçu puis mis en
œuvre.
Bien conscient que le sujet soit extrêmement vaste, la conception a surtout porté sur la
partie commande et la partie électronique de puissance, même si de nombreux autres points ont
été abordés d'une façon théorique dans ce mémoire.
V.1. Présentation générale de la maquette
Cette maquette est composée de trois blocs, un convertisseur Continu/Continu (DC/DC)
(hacheur), un convertisseur Continu/Alternatif (DC/AC) (Onduleur de tension), un bloc de
filtrage avec connexion au réseau.
Figure V.1: Schéma fonctionnel de la maquette
57
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Le convertisseur DC/DC aide à fournir une tension continue réglable qui sera convertie
en une source de tension alternative à la fréquence de 50 hertz par le biais d'un onduleur
monophasé (convertisseur DC/AC) puis convertie de nouveau en source de courant par une
inductance à noyau de fer. La synchronisation du courant fournie avec le courant du réseau est
assurée par la commande de l’onduleur.
V.2. Réalisation de la maquette
V.2.1 Evaluation du potentiel énergétique de la ville de Bejaia
Le potentiel énergétique est un ensemble de données décrivant l’évolution du
rayonnement solaire disponible au cours d’une période donnée. Les donnes dépendent est
évidemment dépendante des conditions météorologiques, de la saison et de la localisation sur la
surface de la terre.
Dans notre travail nous avons évalué le potentiel solaire de la ville de Bejaia par des
mesures qu’on a fait au laboratoire, avec un solarimètre .
Nous représentons sur la figureV.2 la variation de l’ensoleillement sur une période d’une
année, sur la figureV.3 la variation de l’ensoleillement pendant une journée .
Figure V.2: Durée d’ensoleillement durant l’année 2006
On remarque sur figure V.2 que l’allure de la courbe de la variation de ensoleillement durant
l’année 2006 est sous forme de cloche. L’ensoleillement est plus élevé en été qu’en hiver
58
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
800
Es(W/m²)
700
600
500
400
300
200
100
0
08:38 10:40 12:43 14:45 16:48
Heure(h)
Figure V.3: Variation de l’ensoleillement pour la journée du 24/07/2006
La figure V.3 représente la variation de l’ensoleillement mesuré à Bejaia sur un plan
incliner de 45° dirigé vers le sud, de 8h à 17h. Cette courbe à une forme de cloche avec un
maximum de l’ordre de 780 W/m² à 12 :40, et une moyenne de 485 W/m².
V.2.2. Choix du site de l'installation des modules photovoltaïques
Nous avons commencé par choisir un endroit qui répond aux exigences de l’installation à
savoir :
• Absence d’obstacles (bâtiment, arbres…etc.) pour les rayons du soleil tout au long de la
journée et de l’année.
• Les modules doivent être à une petite distance du convertisseur.
• Protéger pour éviter les projectiles.
Le site choisi de l'installation répondant à ces critères est le toit de la salle 3 du laboratoire
machines électriques du bloc Haute Tension du Département d'électrotechnique de l’université de
Bejaia.
Les deux modules de 110Wc de type SM110 de Siemens sont montés en série afin
d’avoir une tension optimale de 70V. Ces derniers sont installés sur un support métallique incliné
à 45°, et dirigé vers le sud afin de capter en moyenne le maximum de flux solaire durant toute la
journée et durant l’année (figure V.4).
59
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Support métallique
Figure V.4: Installation des panneaux photovoltaïques
V.2.3. Réalisation du convertisseur Boost (DC/DC)
C’est un circuit de puissance qui est essentiellement constitué d’un hacheur parallèle pour
élever la tension des panneaux photovoltaïques (70V) à une tension d’environ (125V) définie par
la commande de l’onduleur.
V.2.3.1. Partie puissance du convertisseur Boost
FigureV.5: Hacheur élévateur « Boost converter »
Nous représentons sur la figureV.6 la photo du bloc de puissance du hacheur réalisé.
60
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
IGBT Condensateur Diode rapide
25j100 d’entrée BYT30P1000
Bobine Condensateur
de sortie
FigureV.6: Photo du Convertisseur Boost réalisé (partie puissance)
V.2.3.2. Partie commande du convertisseur Boost
La partie commande a pour objectif de déterminer les valeurs de consigne pour la valeur
de la tension de sortie du hacheur ainsi que pour le courant circulant dans ce dernier. Plusieurs
contraintes doivent être appliquées au système de commande de ce hacheur de manière à assurer
un fonctionnement correct.
Nous définissons le mode de fonctionnement pour le régulateur de tension. Dans ce mode,
seul le réglage de la tension par le contrôle du rapport cyclique de la commande de
l’interrupteur. La valeur de la tension U reste dans les limites imposées [U min ,U max ]
[120V,150V]. Pour fixer la tension de sortie à une référence, on effectue un test sur la valeur de
cette tension et on validera un rapport cyclique (commande) suivant son niveau.
61
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Lorsque la tension d’entrée du hacheur diminue en dessous du seuil bas (50V), le
dispositif se met en drapeau, ce qui signifie que les panneaux seront séparés du hacheur par le
biais d’un relais.
Le circuit de commande, simple, réalisé à base d’un microcontrôleur pic 16F876 de
Microchip et utilise également des capteurs de tensions. L’algorithme de commande utilisé dans
ce projet est représenté dans la figure V.7.
FigureV.7: Algorithme de commande du Convertisseur Boost
Nous représentons sur la figureV.8 la photo du bloc de commande du hacheur réalisé.
62
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Driver Optocoupleur Leds
IR2111 Hcpl 3120 d’indication
d’états
Pic16F876 Ampli-op Potentiomètres
FigureV.8 : Photo du Convertisseur Boost réalisé (partie commande)
On présente sur la figure V.9 l’allure de la tension à la sortie du hacheur (convertisseur DC/DC).
FigureV.9. L’allure de la tension à la sortie du hacheur
D’après la figure V.9, la tension de sortie du hacheur se stabilise à une tension de
référence voulue qui avoisine les 120V.
V.2.4. Réalisation pratique de l’onduleur (DC/AC)
V.2.4.1. Description du système
L’onduleur que nous avons réalisé convertit la tension continue issue du convertisseur
DC/DC (Hacheur Boost) en tension alternative 125V/50Hz. Il est associé à un transformateur
110/220V de 500VA.
63
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
V.2.4.2. Circuit puissance de l’onduleur
Nous avons réalisé un onduleur monophasé à pont en H ; il comporte quatre interrupteurs
de puissance désignés par G1, G2, G3, et G4. Quand G1 et G4 sont fermés (conduisent) les
interrupteurs G2, G3 sont ouverts (bloqués) alors la tension imposée à la sortie est égale à (+E) ;
par contre si G2 et G3 conduisent, G1 et G4 seront bloqués et la tension de sortie sera
égale à (-E).
Fig.V.10:
Circuit de puissance (onduleur)
Le convertisseur de puissance réalisé est un onduleur de tension à base
d’IGBT (GT25Q101) (figure V.11).
FigureV.11: Schéma électrique de l’onduleur
64
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Le transistor IGBT « GT25Q101»
Le transistor de puissance IGBT (Insulated Gâte Bipolar Transistor) met à profit les
avantages du transistor à effet de champ et du transistor bipolaire. Sur le schéma, on découvre un
MOSFET placé de façon à commander à partir d'un signal de très basse puissance, un transistor
final de puissance qui contrôle lui-même la base d'un second transistor.
Figure V.12 : Schéma interne de l’IGBT
Les IGBT sont à l’heure actuelle en plein développement. Il ont pratiquement les
propriétés d’un transistor bipolaire mais leur commande en tension de type MOS (courant de
grille beaucoup plus faible qu’un courant de base) les rend très avantageux. On les trouve
actuellement sous forme de modules pouvant atteindre 400A-1200V. Le transistor GT25Q101
est un IGBT fabriqué par « TOSHIBA», avec une gamme de fréquence de travail de l’ordre
de 2 à 8 kHz. Ses caractéristiques techniques sont présentées dans l’annexe2.
La diode de commutation « BYT 30P- 1000 »
Etant donné que le courant peut être déphasé par rapport à la tension, on prévoit des
diodes de retour qui permettent l’échange d’énergie réactive avec la source continue.
Les caractéristiques fournies par le constructeur sont également présentées dans l’annexe2.
65
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Nous représentons sur la figureV.13 la photo du bloc de puissance de l’onduleur réalisé.
IGBT Connecteur IGBT
N°1 à l’interface N°3
IGBT Diode rapide IGBT
N°2 BYT30P1000 N°4
Bras 1 Bras 2
FigureV.13: Photo de l’onduleur réalisé (partie Puissance)
V.2.4.3. Carte d'interface
Les signaux générés à la sortie de la carte de commande sont trop faibles pour être
exploités directement par le circuit de puissance (risque de destruction de la carte de commande).
Ces signaux sont donc isolés, amplifiés et mis en forme par une carte d'interface des interrupteurs
de puissance.
66
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
FigureV.14 : Schéma de la carte d’interface
Circuit opto-coupleur
Le fait d’employer un optocoupleur pour activer l’IGBT contribue à la sécurité du montage
et permet ainsi d’amplifier le signal et d'assurer un haut niveau d'isolation électrique entre la
partie commande et la partie puissance. La carte de commande sera ainsi protégée contre tout
court circuit éventuel dans la partie puissance.
Dans notre cas on a utilisé l’Optocoupleur Driver HCPL 3120 qui a comme tension
d’isolation 1500V, sous une tension d’alimentation de 15 à 30V et un courant de sortie
(peak output current) qui peut atteindre 2A. La figure V.15 montre le circuit utilisé.
67
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Figure V.15: Schéma interne d’un optocoupleur
Circuit d’attaque (drivers)
Le signal amplifié obtenu à la sortie du circuit précédent est appliqué à un driver. Il s’agit
d’un circuit intégré (IRF2112 de International Rectifier) complexe prévu pour le pilotage de
MOS ou IGBT de puissance montés dans un bras d’un pont qui permet en premier lieu
d’amplifier le signal une seconde fois avant d’être appliqué aux IGBTs, et en second lieu de créer
une masse flottante dans un bras pour faire face à une charge déséquilibrée.
Figure V.16: Circuit de pilotage (à base de DRIVER de MOSFET)
Le schéma interne du driver (IR2112) est représenté sur la figure ([Link].17).
68
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Figure V.17: Schéma interne du driver
Nous représentons sur la figureV.18 la photo de la carte d’interface réalisée.
Driver IR2112 Driver IR2112
Opto 3120 Bras 1 Bras 2
N°1
Opto 3120
N°2
Opto 3120
N°3
Opto 3120
N°4
Fusible de
sortie
Connecteur Connecteur Fusible
de sortie d’entrée d’entrée
Interface
FigureV.18: Photo de l’onduleur réalisé (Carte d’interface)
69
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
V.2.5. Réalisation pratique des capteurs
V.2.5.1. Réalisation du capteur de tension
Pour surveiller la tension, on utilise un capteur a effet hall du type LV25P (voir annexe2)
équivalent à un transformateur et qui se compose d’une bobine primaire et d’une bobine
secondaire.
La bobine primaire est reliée à une résistance Rth, le tout est alimenté à la tension à
mesurer. On emploie la résistance Rth pour produire un courant qui circulera dans la bobine
primaire ce qui induira un autre courant dans la bobine secondaire. Pour avoir une tension à la
sortie du capteur, on reliera au point de mesure une résistance Rm mise à la masse comme le
montre la figure V.19.
FigureV.19 : Schéma électrique du capteur de tension
On exige que la valeur de la tension à la sortie U du circuit soit comprise entre 0 et 5V, que
la tension U mesure soit alternative ou continue. Dans le cas où elle est alternative, il faudra
éliminer les valeurs de tension négatives et assurer que la tension max soit inférieure à 5 V et
pour cela il faudra :
• que la tension U que l’on mesure soit comprise entre (-2.5 V et 2.5 V)
• réaliser un montage amplificateur additionneur inverseur de gain (-1) puis inverser la
sortie avec un montage amplificateur inverseur de gain 1 pour décaler le signal
70
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
V.2.5.2. Réalisation du capteur de courant
Le principe de ce capteur est le même que celui du capteur de tension. Le courant à
mesurer crée une tension de sortie qui lui est proportionnelle. Il diffère du capteur de tension par
le nombre de ses broches d’entrée et il ne nécessite pas de résistance pour limiter le courant
d’entrée comme dans le cas du capteur précédent (figure V.20)
FigureV.20 : Schéma électrique du capteur de courant
Le LA25-NP nécessite un couplage des broches spécifiques selon l’intensité à mesurer
(dans notre cas on fixe le max à 25A)
Les schémas des circuits imprimés sur laquelle sont montés les capteurs de courant et de
tension sont présentés dans l’annexe 2.
V.2.5.3. Détecteur de passage par zéro
Le schéma électrique du détecteur de passage par zéro est présenté sur
la figureV.21.
Dans ce schéma, nous utilisons le signal issu des capteurs à effet Hall pour délivrer la
forme d'onde de la tension du réseau.
71
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Un petit transformateur 220V-24V avec un bloc redresseur fournit les tensions -5V, 0V et
5V qui seront utilisées pour l'alimentation du comparateur LM741 qui délivre le signal de
comparaison entre l'image de la tension vs (t) et la masse.
FigureV.21: Schéma électrique du détecteur de passage par zéro
On présente sur la figure V.22 l’allure du signal d’entrée et de sortie dans le détecteur de
passage par zéro.
FigureV.22: Signal d’entrée et de sortie du détecteur de passage par zéro
72
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Nous représentons sur la figureV.23 la photo de la carte de capture réalisée.
Alimentation Capteur de Tension Capteur de Courant
(+5, -5, +15, -15)
Réglage
d’amplitude
Ampli-op
LM358
Réglage
d’offset
Ampli-op
Détecteur de Capteur a effet Hall LM741
passage par Zéro
FigureV.23: Photo de la carte de capture
V.2.6. Elaboration de la commande
Pour la commande à modulation de largeur d’impulsions (MLI), chaque alternance d’une
tension de sortie est formée de plusieurs créneaux de largeur convenable qui varient suivant la loi
de modulation choisie. Par conséquent, les interrupteurs commutent plusieurs fois par période.
On peut réaliser cette commande soit par un procédé numérique ou bien analogique.
• Sous forme analogique, ce type de commande est réalisé en comparant le signal de
référence avec une ou plusieurs porteuses triangulaires (ou en dent de scie) dont la
fréquence correspond à la cadence à laquelle on veut faire varier l’état des interrupteurs.
• Sous forme numérique, ce type de commande est réalisé en fixant à l’aide de Timers, les
intervalles de conduction des différents interrupteurs sur chaque période ou chaque demi
période de modulation.
73
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Les ondes MLI optimisées sont générées par un circuit à microprocesseurs ou un
microcontrôleur. Le principe consiste à définir une onde MLI avec des caractéristiques
particulières à partir de la prédétermination des différents angles de commutation. Ces
caractéristiques sont obtenues à partir de l’optimisation de certains critères tels que l’élimination
d’harmonique, la minimisation du taux de distorsion harmonique, la fréquence et le début du
signal…
L’algorithme de commande de l’onduleur connectable au réseau est illustré dans la figure V.24.
FigureV.24: Algorithme de commande de l’onduleur
74
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
V.3. Essais expérimentaux
Pour tester les performances du banc d'essais réalisé, nous avons effectué quelques essais
sur une machine électrique à courant alternatif en boucle ouverte. Les parties commandes des
techniques utilisées pour commander l'onduleurs de tension sont des programmes implantes dans
le microcontrôleur PIC 16F877 de Microchip, figure V.25.
FigureV.25: Circuit de commande de l’onduleur
Les mesures sont effectuées à l’aide d’un oscilloscope numérique 100 MHz à double voie,
Metrix OX8627, qui nous permet de faire l’acquisition des signaux, puis de les transférer sur
ordinateur pour l’analyse.
On donne sur la figure V.26 l’allure du courant à la sortie de l’onduleur et sur la
figure V.27 le spectre de ce courant.
75
Chapitre V Réalisation pratique et essais expérimentaux
Figure V.26 : Allure du courant à la sortie de l’onduleur
Figure V.27 : Spectre du courant à la sortie de l’onduleur
Comme on peut le constater sur la figure V.26, on remarque que le courant est perturbé à
cause de la présence d'harmoniques (figure V.27), qui est due à la commande utilisée
(MLI générée).
76
Conclusion générale
Conclusion générale
Nous avons donc présenté un système économique du convertisseur qui transforme la
tension continue fournie par des modules solaires en une tension alternative de fréquence 50
Hertz dans le but de l'injecter au réseau électrique.
Ce système est composé d’un convertisseur DC/DC qui fournit une tension continue
réglable, d’un commutateur à transistors IGBT qui la convertit en une tension alternative et
d’une inductance à noyau de fer pour la conversion en source de courant. La synchronisation du
courant fourni avec le courant du réseau est assurée par la commande de l’onduleur.
Nous avons ainsi avec cette réalisation abordé les étapes principales pour une bonne
maîtrise des onduleurs connectés au réseau. Il nous restera à étudier les problèmes posés par
l’acquisition en temps réel des courants et tensions pour la synchronisation de l’injection et à
élaborer des algorithmes plus performants. Nous pourrions alors adapter cet onduleur à des
puissances plus élevées.
Parallèlement à ce travail, et dans le but de dimensionner correctement le système, nous
étions intéressé par l’évaluation du potentiel énergétique de la ville de Bejaia et nous avions
présenté ses caractéristiques qui sont donc celles d’une ville côtière similaire à celles du bassin
méditerranéen.
Les simulations effectuées au cours de toutes ces étapes ont été comparées aux résultats
obtenus dans la pratique et nous avions conclu à une bonne concordance de ces résultats.
Il reste à améliorer la synchronisation avec le réseau afin de tester la connexion de
l’onduleur au réseau et évaluer les résultats obtenus.
Dans tous les cas, il est possible d’envisager l’application de nos différentes techniques de
commande sur un système similaire afin d’optimiser la puissance.
Références Bibliographiques
Références Bibliographiques
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[2] T. Fromherz, F. Padinger, D. Gebeyehu, C. Brabec, J. C. Hummelen, Sariciftci, “Comparison
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et contractuelles du raccordement, EDF 2003.
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production décentralisée fonctionnant en parallèle sur le réseau de distribution’’, Fédération des
Gestionnaires de Réseaux électrique et Gaz en Belgique.
[13] Annexe de l'arrêté du 30 décembre 1999 relatif aux conditions techniques de raccordement
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Annexe1
Circuits imprimés du hacheur :
Circuits imprimés de l’onduleur :
Annexe1
Circuits imprimes des capteurs :