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Les stocks
La gestion des stocks consiste à anticiper les besoins de l’entreprise, à tenir compte des
contraintes de livraison des fournisseurs (délais, quantité minimales…), à éviter les ruptures de
stocks (perte d’argent et risque de perte de clients ), et éviter le sur-stockage (pour des raisons
de place, d’argent immobilisé et de risque de ne pas revendre les biens stockés).
Les enjeux stratégiques de la gestion des stocks
Une bonne gestion des stocks est fondamentale pour une unité commerciale.
En effet, stocker trop peu de produits peut générer des ruptures de stock et donc un manque à
gagner au niveau du chiffre d'affaires généré.
De plus, le client qui ne trouve pas une référence risque de ne plus fréquenter l'enseigne.
Par contre, stocker trop de marchandise est également risqué pour l'entreprise.
Cela se fait au détriment de la trésorerie : l'argent qui "dort" en réserve ne peut servir en cas de
besoin immédiat.
Certaines entreprises sont obligées de revendre avec des marges très faibles pour récupérer
les sommes investies dans le "sur-stockage".
Les indicateurs de gestion des stocks
Stock moyen = (Stock initial (SI) + Stock final (SF)) / 2
ou Stock moyen = Consommation prévue de la période / (Nombre de commandes x 2)
Ventes = SI + Achats – SF
Nombre de rotations d’un produit sur une période :
Coefficient de rotation = ventes (au coût de revient si valeur) / stock moyen
Nombre de jours pendant lesquels le produit est resté en stock :
Durée de rotation = Nombre de jour de la période / Coefficient de rotation
Stock minimum : stock qui permet de tenir jusqu’à la prochaine livraison
Stock de sécurité : stock supplémentaire pour faire face aux imprévus (retard de livraison,
ventes importantes…)
Stock d’alerte = stock minimum + stock de sécurité
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Démarque inconnue : ce sont les recettes manquantes pour des raisons non identifiées (le vol,
les erreurs…).
Démarque connue : ce sont les recettes manquantes pour des raisons identifiées (casse,
promotions …).
Pareto (les « 20-80 ») et la méthode ABC :
Ces deux méthodes, identiques au niveau de la méthodologie, consistent à segmenter
(=découper en catégories) les produits en stock pour observer « l’argent immobilisé » par
l’entreprise.
Il faut reclasser par ordre décroissant les produits en stock en fonction de la valeur totale
(Quantité X coût).
Un cumul va ensuite permettre d’analyser les stocks et de prendre les mesures adaptées.
Exemple de tableau :
Coût de revient Cumul
% coût de Cumul
Références (par ordre % coût de Quantités % quantités
revient % quantités
décroissant) revient
XS0965 50 000 50 % 50 % 80 8% 8%
OP6747 30 000 30 % 80 % 120 12 % 20 %
PL7437 4 000 4% 84 % 50 5% 25 %
CH6543 3 400 3,4 % 87,4 % 150 15 % 40 %
PD4587 2 800 2,8 % 90,2 % 40 4% 44 %
JK6753 2 700 2,7 % 92,9 % 160 16 % 60 %
ML0789 2 100 2,1 % 95 % 100 10 % 70 %
VC4589 2 000 2% 97 % 20 2% 72 %
KJ5632 1 900 1,9 % 98,9 % 180 18 % 90 %
ML6756 1 100 1,1 % 100 % 100 10 % 100 %
Total 100 000 € 100 % 1 000 100 %
On observe ainsi dans le tableau que la loi de Pareto est mise en évidence : 20 % des
références stockées représentent 80 % de l’argent immobilisé.
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Si au lieu de faire apparaître deux catégories, on en met trois en évidence, on parlera de la
méthode « ABC ».
Ainsi par exemple, le tableau précédent laisse apparaître trois catégories.
La catégorie A (les deux premières références) représente 20 % des références et 80 % de
l’argent immobilisé.
La catégorie B (les cinq références suivantes) représente 50 % (70 – 20) des références et 15
% (95 – 80) de l’argent immobilisé.
La catégorie C (les trois dernières références) représente 30 % (100 – 70) des références et 5
% (100 – 95) de l’argent immobilisé.
L’obligation d’inventaire
L'inventaire consiste à lister les produits en stock que l'entreprise possède.
Le but est de comparer les stocks théoriques et les stocks réels.
En effet, les stocks réels doivent être comptabilisés dans le bilan comptable publié une fois par
an.
Certaines entreprises ferment leurs portes au public le temps de réaliser cette obligation
comptable.
Les méthodes de valorisation des stocks
Supposons qu’une entreprise applique un coefficient multiplicateur de 2 pour calculer son prix
de vente public.
Celle-ci achète un produit à 0,90 € un jour et un autre identique à 1 € quelques jours plus tard
pour ensuite en racheter un troisième à 1,10 € en fin de mois.
Elle possède donc trois produits identiques achetés à des prix différents.
La semaine suivante, un client vient et demande à acheter un produit.
Quel sera le prix de vente ?
Trois principaux choix s’offrent à l’entreprise :
-Elle peut décider de revendre ces produits dans l’ordre d’achat.
Elle vendra donc le premier à 1,8 € TTC (0,90 X 2), le deuxième à 2 € (1 X 2) et le troisième à
2,20 € (1,10 X 2).
Cette méthode s’appelle le « Premier Entré, Premier Sorti ou PEPS ou FIFO pour First In First
Out en anglais).
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-Elle peut décider de faire une moyenne au fur et à mesure qu’elle stocke ses produits.
Le premier achat vaut 0,90 tandis qu’après l’achat du deuxième produit la valeur moyenne
d’achat d’un produit est de 0,95 € ((0,90 + 1) / 2).
Après le troisième achat, la valeur moyenne d’achat est de 1 € ((0,90 + 1 + 1,10) / 3).
Cette méthode s’appelle le « Coût Unitaire Moyen Pondéré après chaque entrée ou CUMP
après chaque entrée ».
-Une variante consiste à faire la moyenne des achats en fin de période et pas après chaque
entrée.
On considère le stock initial (produits qui étaient déjà là en début de période) comme si il
s’agissait de la première entrée.
Cette méthode s’appelle le «Coût Unitaire Moyen Pondéré fin de période ou CUMP fin de
période».
Quelle que soit la méthode utilisée, on utilisera une fiche de stock.
Coût unitaire moyen pondéré après chaque entrée :
Entrées ( = achats) Sorties (= ventes) STOCKS
Dates Libellés
Coût Montan Montan
Quantités Q CU Montant Q CU
unitaire t t
Stock
1/10 10 1,8 18
initial
1,92
5/10 BL01 15 2 30 25 48
(48 / 25)
7/10 F067 20 1,92 38,4 5 1,92 9,6
1,905
15/10 BL02 15 1,9 28,5 20 (38,1 / 38,1
20)
20/10 F090 19 1,905 36,195 1 1,905 1,905
1,8095
25/10 BL03 10 1,8 18 11 (19,905 19,905
/ 11)
1,809
29/10 F102 10 18,095 1 1,8095 1,8095
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Coût unitaire moyen pondéré fin de période
Entrées ( = achats) Sorties (= ventes) STOCKS
Dates Libellés
Quantité Coût
Montant Q CU Montant Q CU Montant
s unitaire
Stock
1/10 10 1,8 18 10 1,8 18
initial
5/10 BL01 15 2 30 25
7/10 F067 20 5
15/10 BL02 15 1,9 28,5 20
20/10 F090 19 1
25/10 BL03 10 1,8 18 11
29/10 F102 10 1 1,89 1,89
50 1,89 94,5
Premier entré premier sorti
Entrées ( = achats) Sorties (= ventes) STOCKS
Dates Libellés
Coût
Quantités Montant Q CU Montant Q CU Montant
unitaire
Stock
1/10 10 1,8 18
initial
10 1,8 18
5/10 BL01 15 2 30
15 2 30
10 1,8 18
7/10 F067 20 5 2 10
10 2 20
5 2 10
15/10 BL02 15 1,9 28,5
15 1,9 28,5
5 2 10
20/10 F090 19 1 1,9 1,9
14 1,9 26,6
1 1,9 1,9
25/10 BL03 10 1,8 18
10 1,8 18
1 1,9 1,9
29/10 F102 10 1 1,8 1,8
9 1,8 16,2
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Le coût induit par la passation des commandes et la possession
des stocks
La passation de commande engendre des coûts :
Le personnel
Les frais de commande…
La possession des stocks engendre des coûts :
Le coût des entrepôts de stockage
La manutention
La surveillance...
L’impact de la rotation des stocks sur la rentabilité
Des stocks qui connaissent une bonne rotation vont permettre à l'entreprise d'avoir une bonne
trésorerie, vont induire moins de frais de stockage : la rentabilité en sera améliorée.
Inversement, les frais liés à une faible rotation des stocks vont avoir une influence sur les profits
de l'unité commerciale.
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La gestion des approvisionnements
Le planning d’approvisionnement :
Un planning d’approvisionnement permet de ne pas tomber en rupture de stock.
Il permet, compte tenu des délais de livraison, de la consommation estimée, de commander les
bonnes quantités au bon moment.
Exemple de planning d’approvisionnement :
Semaine 1 … … Semaine 52
Stock initial 24 35
Consommation prévisionnelle 30 42
Date de commande 28/ 12 21/12
Date de livraison 3/01 27/12
Quantités commandées 10 12
Stock final 4 5
Le responsable des achats a deux alternatives : commander à dates fixes ou en quantités fixes.
A dates fixes (périodique) : c’est la méthode de gestion calendaire.
En quantités fixes : c’est la méthode de gestion au point de commande.
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Le choix d’un fournisseur :
L’entreprise doit d’abord identifier clairement son besoin en rédigeant un cahier des charges précis.
Elle réalise ensuite un “sourcing”, c’est à dire qu’elle choisit et évalue les fournisseurs pour retenir celui
qui obtient le meilleur score aux critères attendus (prix, rapidité de livraison, reprise des invendus,
entreprise de proximité…).
Un contrat ou un bon de commande clôturera ces différentes étapes.