Analyse de la fidélisation des clients à Bukavu
Analyse de la fidélisation des clients à Bukavu
Epigraphie
« C’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin. » Proverbes 10 :22
Dédicace
Je dédie ce travail,
A mes très chers parents, qui par leur amour inconditionnel ont toujours été là pour moi et m’ont
donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. J’espère que ce travail leur reflétera
toute ma sincère reconnaissance et tout mon amour.
A mes frères et sœurs, je vous souhaite beaucoup de bonheur et de réussite tout au long de votre
parcours.
Remerciement
En premier lieu, honneur et gloire à Dieu qui m’a accordé le privilège d’être parmi vous et qui
m’a doté de volonté, de force et de courage pour réaliser ce travail.
Ce travail de fin de cycle porte l’empreinte des nombreuses personnes qui ont contribué à
ma formation et auxquelles je tiens à exprimer toute ma reconnaissance et mes sincères
remerciements.
Mes remerciements les plus chaleureux à mes très chers parents : LOKANGOLA YEMA John,
MISHIKA ILUNGA Annie et KAJIRA CIREZI Joëlle.
Aussi, Je dois également mes sincères remerciements à mon encadreur l’assistant Cool
MANGOLE DADY. C’est avec joie que je lui exprime ma gratitude pour sa confiance, ses
précieux conseils et directives, son engagement tout au long de ce travail, sa disponibilité et ses
réponses à mes nombreuses sollicitations.
Je tiens également à remercier mes frères et sœurs, ainsi que nos amis et camarades de lutte pour
leur amour. Parmi eux, nous pouvons citer : ILOKI YEMA Keren, BELUMBU YEMA Michael,
KAJIRA Suzana, BAKONGA YEMA Jokebed, MBUYI Johanna, MUHIGIRWA YEMA Jean-
Luc, ILUNGA TSHIAKAYA Fabrice, ILUNGA TSHIAKAYA Benjamin, MAMBANGU
Merveille, KAPINGA ILUNGA Deborah, KAMUANIA ILUNGA Rebecca,
MULUMEODERWA RUKIKA Sylvestre, AMISI Daniel, CISAGARA Benjamin.
Sigles et abréviations
ACP : Analyse en Composante principale
KMO : Kaiser-Meyer-Olkin
Sd : Sans date
Sign : Significativité
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La localisation des entreprises s’effectue à des conditions et suivant des modalités qui diffèrent
par rapport à la dimension des entreprises et la nature de leurs activités. Actuellement, le monde
des affaires est envahi par de multiples tendances et par des changements environnementaux
assez importants. La mondialisation des marchés, la montée rapide du « e-business » et des
technologies de l'information, les publicités et la personnalisation des produits et services sont
des modifications de l'environnement qui entraînent la mise en place de plusieurs stratégies que
doivent choisir les entreprises pour en arriver à garder un avantage concurrentiel ou à maintenir
le cap du profit Bertrand, 2006.
De ce fait, la croissance économique d’un pays repose pour une large part sur la densité et la
vitalité1 de son tissu d’entreprises. Les performances économiques d’un pays seront meilleures
si son appareil productif est spécialisé dans des activités adossées à des marchés en croissance
que s’il se trouve engagé dans des activités en déclin ; la qualité de la spécialisation n’est
pourtant qu’un déterminant partiel des performances économiques, lesquelles reposent
également de manière critique sur la compétitivité des firmes qui y sont localisées (Royer et
Zarlowski, 2003).
Les performances économiques d’un pays dépendent alors, à la qualité de la spécialisation
donnée, de sa capacité d’attraction de ces firmes mobiles. Les entreprises caractérisées par une
faible mobilité se révèlent quant à elles particulièrement dépendantes des caractéristiques de
leur territoire de localisation Moati, 2013 . Une bonne localisation permet une accessibilité
facile aux produits et services offerts par l’entreprise, lui attire ainsi de nombreux
consommateurs et contribue par ce biais à la croissance de ses ventes (Maheu, 1997). Kimes et
Fitzmons (1990) soulignent qu’un bon emplacement peut entrainer non seulement un volume
élevé de ventes et une part de marché supérieure mais aussi des profits élevés alors qu’un
mauvais emplacement peut devenir un fardeau financier pour l’entreprise. Ainsi, la localisation
d’une entreprise est un investissement à long terme et les désavantages du mauvais
emplacement sont difficiles à surmonter (Ghosh et mclafferty, 1987).
1
Selon MOATI P. (2008) Cette vitalité dépend en premier lieu de la qualité de la spécialisation de l’économie
locale.
2
avec la théorie de la localisation industrielle faite par Weber Bouvard, 2008. Les travaux
théoriques regroupés sous le terme de la « nouvelle économie géographique » ont contribué à
un renouvellement de l’analyse théorique de la localisation des activités productives (Fujita et
al., 1999 ; Neary, 2001). Ces études s’intéressent aux forces qui favorisent l’agglomération des
entreprises en un même lieu. Dans ces modèles, les entreprises privilégient les lieux de
production où la demande est considérée comme potentiellement élevée, et où le degré de
concurrence (évalué par le nombre d’entreprises présentes) est faible Hodgkinson et al., 2001;
Sergot, 2004). Bien entendu le problème ne se pose pas de la même façon pour une firme
multinationale et pour une PME indépendante comme pour le cas des night-clubs. Leurs
logiques de développement sont différentes. Néanmoins, quelle que soit la dimension de la
firme et la nature de son activité, les décisions de localisation sont, en définitive, le résultat
d’une confrontation entre la demande des entreprises et l’offre des facteurs de localisation des
collectivités territorialesBernadette, 1984. Pour ce faire, Mayer et Mucchielli (1999) montrent
par ailleurs que les entreprises peuvent opter pour une approche hiérarchisée de leur localisation
(choix d’un pays, puis choix d’un lieu au sein du pays retenu).
Dans sa recherche sur les facteurs de localisation2 des activités économique, Bauvard (2008)
souligne que les facteurs principaux de la localisation sont : l’accessibilité, le coût de location,
les économies d’agglomération, la possibilité de stationnement, disponibilité du terrain et la
qualité des locaux. De son coté, Ajabid 2002 identifie les Facteurs de localisation des
entreprises dans la région d’Agadir au Maroc ; l’auteur justifie le choix d’une telle région d’une
part par son activité et sa position en tant que deuxième pôle économique du Maroc après la
ville de Casablanca et d’autre part par la connaissance personnelle de la région, de sa culture et
de la mentalité de ses entrepreneurs internes (originaires de la région). Ainsi, Ajabid identifie
les facteurs suivants : la situation géographique, le marché, les moyens de transports, la
disponibilité des terrains et bâtiments, l’aspect quantitatif et qualitatif de la main d’œuvre, le
cadre de vie, l’intervention des pouvoirs publiques.
Eu égard à ce qui précède, l’emplacement des entreprises ne suffit pas pour mener à bien les
activités de celle-ci d’où, parmi les éléments qui tracassent les entreprises on trouve entre autres
: la fidélisation des clients, l’environnement dans lequel évolue l’entreprise, l’attractivité du
secteur, etc. Dans une étude menée par Bastros et Pablo (2008) sur l’analyse de la fidélisation
des clients de PME de vente des biens et services en France (Lille), les auteurs arrivent aux
2
Par facteur de localisation, on entend tout phénomène susceptible d’influer d’une manière ou d’une autre
sur le choix d’une localisation.
3
résultats selon lesquels la fidélité de clients est une conséquence de la qualité de service et de
la satisfaction des consommateurs. La fidélisation des clients figure aujourd’hui au premier
rang des préoccupations des entreprises. Ces derniers sont plus informés, cultivés et ils
recherchent davantage des services personnalisés afin de combler leurs besoins et de dépasser
leurs attentes. Cette prise de conscience récente de l’importance de la fidélisation s’inscrit dans
le contexte d’une concurrence mondiale de plus en plus ouverte qui rend la conquête de
nouveaux clients difficile et coûteuse3. Dans un monde continuellement en changement depuis
quelques décennies, les entreprises ne peuvent plus se permettre de prendre leurs clients pour
acquis et de les remplacer comme bon leur semble. Désormais, que ce soit les entreprises
manufacturières ou de services, ces dernières se doivent de construire une certaine relation avec
leurs clients afin d'obtenir leur satisfaction. Voilà pourquoi selon Brown dans Sauvé et
Filiatrault (1993) : « il faut toujours se dire que le client est le pivot d'une PME ». la fidélisation
des clients existants coûterait beaucoup moins cher que la conquête de nouveaux clients et en
conséquence les politiques de fidélisation amélioreraient les résultats dans des proportions
considérables : une augmentation de 5 % du taux de fidélisation de la clientèle peut augmenter
de 25 à 100 % la valeur du client moyen4.
Le monde de la communication est très féroce, connaissant cela, les petites et moyennes
entreprises doivent élaborer des stratégies afin d'atteindre une certaine prospérité et de s'assurer
de leur survie. De leurs parts Kotler, Di Maulo, Armstrong, Cunningham et Warren (1998)
montrent que les entreprises gagnantes sont celles qui sauront adapter leurs stratégies de
marketing aux marchés en émergence, aux nouvelles technologies et aux besoins réels de la
clientèle. Dans la même logique, Stéphane 1998 précise qu’il ne s'agit pas seulement de faire
des profits à court terme, mais plutôt d'établir une relation avec le client en le satisfaisant
davantage que les concurrents et à long terme gagner sa confiance. Selon Corinne 2001), La
fidélité du client doit-être envisagée comme un objectif stratégique et qui dit fidélisation, dit
naturellement stratégie ; qui dit stratégie, dit nécessairement combinaison d’actions cohérentes
à moyen et à long terme. Partant des études antérieures ci-haut présentées, nous posons notre
première hypothèse de la manière suivante : facteurs fiabilité du service, sécurité du milieu et
sa réputation, la connaissance notoriété du club, la qualité du service offert et la satisfaction
des consommateurs selon qu’on est dans un emplacement en termes de commune donné,
impacteraient positivement sur la fidélisation des clients.
3
Revue Française de Gestion, 02/2000 – p52
4
5
Commerce général490, pharmacie105, Garage et ateliers80, Hôtels et Bars 60, Agence de voyage40,
comptoir des minerais35, Boulangeries27, Savonneries45.
5
I. Revue théorique
Cette section comprend trois points dont le premier relatif à la définition de certains concepts,
et toutes les caractéristiques y relatives, ensuite nous essayerons de brosser les termes
localisation et fidélisation.
1 Localisation
1.1. Définition
Le terme même de localisation est par nature polysémique. Ainsi, pour Brunet et alii (1993, p.
304), il désigne à la fois « l’acte de choisir un lieu, pour exercer une activité, implanter un
équipement, une demeure » et « l’emplacement (d’une usine, d’une activité), envisagé du point
de vue de sa situation dans l’espace géographique ». L’expression, plus précise, de
« localisation » étudiée dans ce travail correspond au premier volet de cette définition.
La localisation est définie comme étant le résultat d’une convergence entreprise-territoire ; qui
est l’une des préoccupations majeures des entrepreneurs à trouver le meilleur emplacement
possible pour leur entreprise (Bonnet, 2003).
Par ailleurs, Claude 2002) définit la localisation comme une subordination de choix
stratégiques et organisationnels des entreprises supposant au préalable, la comparaison
systématique des avantages des différents sites possibles, sachant que ces entreprises sont
confrontées à des degrés divers, à une économie qui se mondialise et s’appuie sur des espaces
locaux spécifiques. Selon Schmenner (1980), la localisation est la résultante d’un processus de
décision concernant les besoins de l’entreprise relatifs à sa capacité de production, à l’étendue
et à la qualité de ses capacités actuelles, à l’articulation des usines existantes dans une stratégie
globale de production, aux contraintes et aux exigences de production, et ce, en dehors des
simples contingences spatiales. Cependant, Pour beaucoup d’auteurs, le couple avantages
géographiques-avantages d’agglomération constitue la clé du phénomène de localisation.
6
appliquer la loi de Newton dans laquelle deux corps s’attirent l’un à l’autre avec une
force qui est proportionnelle au produit de leurs masses et inversement proportionnelle
au carré de la distance qui les sépare à la démographie et à l’économie.
La théorie de l’équilibre général spatial de l’économie : cette théorie a pour objectif
d’analyser les conditions d’existence d’un équilibre de toutes les activités économiques
considérées dans leur interdépendance, et d’étudier les propriétés d’unicité, de stabilité
et d’optimalité d’un tel équilibre.
La théorie de l’économie spatiale publique : la diversification économique de l’espace
entraine que les préceptes de l’économie classique ne sont plus valides. Par exemple :
la considération de l’espace remet en cause le contenu habituel du concept du bien
collectif pur, puisque la disponibilité d’un tel bien pour les usagers peut dépendre de
leur proximité par rapport aux points d’offre et être donc inégale selon leur résidence.
L’analyse des espaces économiques flous et des comportements spatiaux imprécis :
l’espace économique précis signifie que cet espace a ou n’a pas certaines
caractéristiques constitutives et les agents économiques qui y vivent préfèrent ou ne
préfèrent pas une action possible à une autre. Cependant le monde réel est souvent
imprécis, les espaces économiques (comme les régions économiques, les aires
d’influence, des surfaces de marché, etc.) possèdent plus ou moins des caractéristiques
données. Souvent ils ne sont pas délimités par des frontières nettes, ils se recouvrent
partiellement et il est difficile de les diviser. De la même manière le comportement des
individus n’est pas toujours clair.
de haute technologie, alors que d’autres se sont orientés vers des productions plus
traditionnelles, intensives en travail.
Le concept d’externalité a longtemps été utilisé pour décrire des situations très différentes.
Depuis Scitovsky (1954), les externalités peuvent être classées en deux catégories Fujita &
Thisse 1997 : les « externalités technologiques » et les « externalités pécuniaire ». Les
externalités technologiques traitent des effets d’interaction qui se produisent en dehors des
marchés et affectent directement les utilités des consommateurs ou les fonctions de productions
des entreprises. Par contre, les externalités pécuniaires renvoient aux bénéfices des interactions
économiques qui se concrétisent au travers des mécanismes habituels de marché (c'est-à-dire,
au travers de prix). Les externalités Marshalliennes incluent à la fois des externalités pécuniaires
et technologiques. Par conséquent, chaque type d’externalité est susceptible de conduire à
l’agglomération d’activités économiques, une agglomération économique est créée aussi bien
au travers d’externalités technologiques que pécuniaires, par ailleurs souvent imbriquées.
la transmission de l’information. Mais le regroupement des entreprises dans une même région
entraîne des externalités négatives, la longueur du trajet moyen d’un salarié vers son entreprise
augmente ce qui, à son tour, conduit à une hausse des salaires et des rentes foncières. De telles
augmentations tendent à décourager l’implantation d’autres producteurs dans la région
considérée. En conséquence, la distribution d’équilibre des ménages et des entreprises est le
résultat de ces deux forces opposées.
En guise de conclusion sur les théories de la localisation ci-haut présentées, nous pouvons en
retirer quelques facteurs importants : le prix du foncier, la distance au centre, l’accessibilité et
les économies d’agglomération.
2 Fidélisation
2.1 Définition
Houyer 2006 définit la fidélisation comme étant une stratégie marketing mise en place dans
le but de rendre le consommateur plus fidèle à la marque. D’après Lehu 1999, il existe
plusieurs définitions de la fidélisation, les auteurs la définissent selon chaque secteur, chaque
objectif stratégique, ou des courants auxquels ils se rattachent. Toutefois, si l'on abandonne à
la complication du langage technique, on peut dire qu'en fait, la fidélisation n'est qu'une
caractéristique d'une stratégie marketing, réalisée afin de rendre les acheteurs fidèles au produit,
à l'organisation, au service, ou au lieu de vente. Ainsi, la fidélisation doit permettre un contrôle
amélioré de l'exercice de l'entreprise de ce fait une meilleure rentabilité.
Pour Lefebure 2003, il distingue la fidélité de la fidélisation :
La fidélité du client : Est reliée à des attitudes et exprime un état psychologique
du client. On parle de fidélité absolue (« je fais tous mes achats dans cette
enseigne »), de fidélité relative (« je choisis souvent cette marque »), ou de
fidélité passive (« de toute façon je n’ai pas le choix »).
La fidélisation du client : Elle reflète plus les outils et les techniques mis en
œuvre pour construire la fidélité et mesurer les résultats. Ainsi, de la même
manière que certains résument l’intelligence à « ce que mesure le test
d’intelligence », on pourrait dire que « la fidélisation est la mesure de la fidélité
du client ».
De ce qui précède, l’auteur définit la fidélisation autour des notions suivantes :
- De croissance des achats,
- D’augmentation de la fréquence,
- De régularité des visites,
13
Morgan et Hunt
Dictionnaire Attachement qui se (1994) La fidélité se résume
Terminologique de traduit par des à la confiance qui est
L’Office québécoise comportements le résultat de
de d'achat habituels l'interactivité et
la langue française6 l'interdépendance des
(2006) séquences
6
La revue des sciences de gestion édition 2008
17
en terme de temps, de service et d'argent. Il y a une volonté à long terme de voir la relation
continuer (Dwyer, Schurr et Oh, 1987).
- La confiance : La confiance est un ingrédient primordial au succès de la relation établie
entre l'entreprise et le client. Selon Morgan et Hunt, (1994), Elle est indispensable à
l'engagement d'une relation durable. Elle découle d'une satisfaction positive envers un
service (Tax et al. 1998). Toutefois, la confiance est une croyance particulière à chacun
et signifie qu'il est possible de compter sur la bienveillance et la sincérité des autres
(George et Good, 2004). Pour une entreprise, le client développera une attitude de
confiance si la qualité et la rapidité du service sont obtenues comme le désirait le client
(Garbarino et Johnson, 1999). Autant que la qualité d'un service ne peut pas être perçu de
la même façon pour un client que pour un autre, autant que la confiance ne peut se
développer de la même façon pour une personne que pour une autre. De plus, les auteurs
comme Gwinner, Gremler et Bitner (1998), ont défini qu'il était plus bénéfique de faire
des confidences et de faire confiance aux clients d'une entreprise que de leur offrir des
traitements de faveurs.
- La communication : La communication est au cœur de la relation qu'exerce l'entreprise
envers un client ou une autre entreprise. Une bonne communication est souvent ce qui a
le plus d'impact, car beaucoup de clients ne sont pas au courant des offres dont ils peuvent
profiter ou, pire, ne connaissent pas les avantages dont ils bénéficient déjà (Coyles et
Gokey, 2002). Le client ne peut pas tout savoir seulement en rentrant dans les locaux de
l'entreprise ou en communiquant pour la première fois avec celle-ci. L'entreprise doit
communiquer avec sa clientèle afin d'obtenir des informations afin d'y définir leurs
besoins, en plus de communiquer les différents avantages et services qu'elle offre et, par-
dessus tout, écouter ce que le client a à dire.
- Le « bouche à oreille » : selon Eiglier et Langeard (1987), ce phénomène capital de la
communication, le bouche à oreille, indique une transmission d'informations positives ou
négatives à l'égard du service offert par l'entreprise. Le bouche à oreille doit être utilisé
comme une technique de communication à part entière en capitalisant dessus afin de
crédibiliser la communication (Décaudin et Lacoste, 2000).
Le bouche à oreille positif est un outil de marketing très convoité depuis fort longtemps. Cet
outil permet d'augmenter l'achalandage et consiste à maintenir la relation durable et de
confiance envers les clients de l'entreprise de services (Dubuc, 1993). En plus, il permet de
donner l'envie aux non-clients de l'entreprise de venir acheter le produit/service offert (Eiglier
19
et Langeard, 1987). Faisant mention d'une recherche, les auteurs ont précisé que plus de 60%
des clients interrogés avaient connu l'entreprise par le moyen de bouche à oreille.
Par ailleurs, si le bouche à oreille peut être positif, il peut également l'être de façon négative.
La création de bouche à oreille n'est pas toutefois sans poser de problème essentiellement du
fait de la difficulté de contrôle du contenu du message (Décaudin et Lacoste, 2000). Il peut se
créer face à une insatisfaction vis-à-vis la qualité du service ou à un mécontentement de la
relation entre l'entreprise et le client. Cette aversion pourra faire basculer la balance, par
l’insatisfaction ou par le départ du client vers un concurrent, et freiner ainsi la fidélisation du
client. C'est pourquoi une bonne réputation de l'entreprise mène à la fidélisation (SeInes, 1998
; cité dans Gemme, 2004).
Subjective Évolutive
(Perception du client) (Varie dans le temps)
Relative
(Dépend des attentes)
Pour sa part, Oliver (1999) accentue son étude sur le rôle de la satisfaction et de la fidélité du
client. Il a détaillé six représentations (Figure 2) de la satisfaction et de la fidélité afin d'établir
laquelle serait la plus appropriée. La première illustration démontre que la satisfaction et la
fidélité forment un tout commun, c'est-à-dire que s'il y a de la satisfaction envers un
produit/service, le client sera automatiquement fidèle. La deuxième indique que la satisfaction
est le noyau de la fidélisation. Sans cette satisfaction il n'y aurait pas de fidélisation de la part
de la clientèle. La troisième détermine que la satisfaction est une partie prenante de la
fidélisation, mais qu'elle n'est pas la seule partie à rendre le client fidèle. Ce n'est qu'une
composante de la fidélité. La quatrième illustration lie la composante satisfaction et celle de la
simple fidélité afin de former une fidélité ultime. La cinquième démontre que la satisfaction est
une partie de la loyauté, mais qu'elle n'est pas la clé à la fidélisation, elle est une infime partie
de cette dernière. Finalement, la sixième illustration est expliquée par le fait que la satisfaction
est une première étape à atteindre la fidélisation. De cette situation, la fidélisation devient
indépendante de la satisfaction, alors si le client éprouve de l'insatisfaction à l'égard du
22
produit/service, cette réaction n'influencera pas sa fidélité envers l'entreprise. Le résultat de son
étude a démontré que la sixième illustration représentait mieux le lien entre la satisfaction et la
fidélisation de la clientèle. En fait, il précise que la satisfaction ne constitue pas entièrement la
fidélisation, mais elle fait plutôt partie des éléments à la fidélisation dans le même cas que la
qualité du produit/service, la garantie du produit/service, le comportement du client, etc. Sans
ces autres facteurs il n'y aura pas de fidélisation de la part du client. Même si le client est
satisfait, il n'est pas obligé de revenir le lendemain.
À l'aide de la littérature, nous avons approfondi le sens et la compréhension du terme
satisfaction. Cette dernière est obtenue par l'entremise de la perception du client sur la qualité
du service offert par l'entreprise ou le fournisseur (Gronroos, 1982 ; Zeithaml et al. 1985 ;
Eiglier et Langeard, 1987 ; Oliver, 1999 ; Fornell et al. 2000). De plus, il existe un lien entre la
satisfaction et la fidélité. Certains auteurs disent qu'il est impossible d'obtenir une fidélisation
sans la satisfaction, tandis que d'autres approuvent que la satisfaction fait partie de la
fidélisation, mais que ce n'est pas le seul élément nécessaire à la fidélisation.
Figure 2: rapport entre la satisfaction et de la fidélisation
La satisfaction et la
fidélisation ne font Satisfaction
qu'un tout commun
Fidélisation
(1)
(2)
Satisfaction
Satisfaction
(4)
Satisfaction S/F*
(5)
Fidélisation Fidélisation
Satisfaction
(6)
Romo et Schwartz (1995) montrent comment les entreprises disposant d’un site industriel dans
l’état de New York ont répondu de manière différenciée à une même menace, à savoir
l’accroissement de la concurrence de la part d’entreprises implantées dans d’autres aires
géographiques, et en particulier hors des États-Unis, et bénéficiant de coûts de main d’œuvre
plus faibles. Leurs résultats indiquent que les petites entreprises mono-sites ont eu tendance,
face à cette menace, à transférer leur activité de production sur des distances beaucoup plus
24
courtes (souvent à l’intérieur même de l’État de New York) que les grandes entreprises, limitant
par là même leurs gains en termes de coûts salariaux. Ils expliquent ces différences par la
dépendance plus grande des entreprises mono-sites par rapport au milieu industriel local et aux
réseaux de relations que leurs dirigeants ont su y tisser au fil du temps. Ces réseaux leurs
permettent d’accéder plus aisément aux ressources dont elles ont besoin (connaissances
technologiques, ressources humaines, mais aussi contrats de fourniture ou de sous-traitance).
Un transfert sur une longue distance leur ferait courir le risque de perdre le contact avec ces
réseaux de relations et, en conséquence, les ressources vitales auxquelles elles leurs permettent
d’accéder. A l’inverse, les entreprises multi-sites apparaissent moins dépendantes par rapport à
ces réseaux locaux. Elles sont de ce fait plus libres, pour faire face à la concurrence de pays à
bas salaire, de transférer leur activité de production sur de longues distances. Elles disposent en
outre, par l’intermédiaire de leurs sites localisés dans d’autres régions ou pays, d’informations
de première main sur différentes aires géographiques, parfois très éloignées.
Bastros et Pablo (2008) partant des équations structurelles, avec l’utilisation de l’analyse
factorielle exploratoire, ces derniers analysent la fidélisation des clients de PME de vente des
biens et services en France (Lille), avec un échantillon des 185 PME et 371 clients. En faisant
différentes statistiques descriptives (moyenne, l’écart-type, régression multiple), arrivent aux
résultats selon lesquels la fidélité de clients est une conséquence de la qualité de service et de
la satisfaction des consommateurs.
Mopoli S. (2012) a mené des recherches sur la fidélisation des clients dans le secteur de
savonnerie au Ghana. L’étude cherchait à déterminer les facteurs explicatifs de la fidélité des
clients. Avec un échantillon de 290 clients. Et grâce, notamment, au recours aux statistiques
descriptives, l’estimation par moindres carrés ordinaires, la régression multiple. Le traitement
des variables a été rendu possible grâce au logiciel SAS. L’analyse de données est aboutie aux
conclusions suivantes : les facteurs explicatifs de la fidélisation des clients seraient influencés
par les éléments tels que la satisfaction du client ; le cout de remplacement ; la confiance de la
marque ; la répétition d’achat ; la participation ; la valeur perçue ; l’engagement ; la pertinence
de la marque ; la performance de la marque et de la culture.
25
1. Population cible
La population cible de notre étude inclut les consommateurs clients de night-clubs dans le
secteur de bars et hôtels œuvrant dans les trois communes (Ibanda, Kadutu et Bagira) de la ville
de Bukavu. Néanmoins, par manque de données sur notre population cible, nous allons utiliser
les statistiques de ménages provenant de la Mairie de Bukavu années 2017. Ainsi, de manière
générale la population de la ville de Bukavu est estimée à 11835707 habitants soit le tableau
ci-après:
Tableau 2 : Tableau récapitulatif de la population congolaise de la ville de Bukavu par sexe
et par commune
Subdivisions POPULATION CONGOLAISE
administratives
Homme Femmes Garçons Filles Total
Commune de 38833 45119 74792 84001 242745
Bagira
Commune 98402 112740 137822 151466 500430
d’Ibanda
Commune de 90628 91782 125078 132907 440395
Kadutu
Total Ville de 227863 249641 337692 368374 1183570
Bukavu
Source : Mairie de Bukavu (2017).
Parmi les night-clubs œuvrant dans la ville de Bukavu nous avons tiré de manière aléatoire
12 night-clubs dans les trois communes de la ville tableau III en raison de quatre night-clubs
par commune. Ce choix se justifie par l’absence d’exhaustivité des données recueillies à la
7
Mise à part la population étrangère selon le même rapport de la Mairie estimée à 1402 soit 260 Hommes 358
Femmes 368 Garçons et 416 Filles.
26
Mairie de Bukavu au service de tourisme répartissant le nombre complet des night-clubs par
commune.
- Mille-Etoile Buholo VI -
- Club Océan Av. Funu Certificat d’homologation
Kadutu - Siege WhatsApp Buholo III -
- B.R. Club Nyamugo -
2. Entretiens individuels
Pour ce qui est l’entretiens, d’un côté, ils ont comme objectifs dans ce travail de générer les
items se rapportant à la fidélité dans les perspectives des clients car, dans ce travail nous
capturons la variable localisation en termes de communes. Et de l’autre côté, il s’agit d’adapter
les échelles des mesures théoriques au contexte des PME œuvrant dans notre secteur d’étude.
Étant donné que nous nous trouvons dans un contexte qualitatif, il était plus facile, avec cette
méthode, de recueillir des informations souples et riches en terme qualitatif (Stanford, 1996 ;
Darmon et al. 1996 ; cité dans Menvielle, 1999 ; Ray, 2001).
Pour s’assurer de recueillir les plus d’informations possible et au regard du critère de saturation
sémantique, nous avons organisé des interviews auprès des clients des night-clubs dans les
trois communes de la ville de Bukavu sur une période de deux jours, allant du 19 octobre au
21 octobre 2018 envie de pouvoir adapter les questionnaires des études antérieures (Stéphane,
2007 ; Allam Samira et Babou Nadia, 2014 ; Bertrand Sergot, 2006) portant sur la localisation
de l’entreprise et la fidélisation de clients séparément et aux réalités des petites et moyennes
entreprises de la ville de Bukavu ainsi que confirmer les variables des études empiriques
27
antérieures (Elakano Emilienne, 2016 ; Iragi Patrick, 2016). L’entretiens avec les clients étaient
possible à l’aide d’un guide d’entretien (annexe 1) auprès des 30 clients (consommateurs) dont
14 à la commune d’Ibanda, 8 à Kadutu et 8 à Bagira8, se déroulant souvent aux environs de 17h
voir 18h30h et prenait en moyenne 25 minutes9. L’objectif était de récolter les opinions des
clients sur l’appréciation de lieu de localisation du club et savoir si par cette appréciation
pouvait découler l’idée d’une fréquentation continue. Vu cette démarche, les informations que
nous avons pu recueillir après compilation nous ont permis de construire un outil de collecte
des données adapté. À l’exemple de Balemba (2017), les items ont été retenus en fonction de
leurs fréquences d’apparition sur base de deux critère (Neuman, 2010) : n’était retenu qu’un
mot ou une phrase qui a été reprise plusieurs fois par deux ou trois interviewés. Néanmoins, des
phrases spécifiques qui n’étaient reprises qu’une seule fois ont été retenues lorsqu’elles
décrivaient un aspect important de l’un de concept sous analyse (Neuman, 2010 ; Evrard, Roux,
Pras et al. 2009).
3. Échantillonnage
L'échantillon est de nature non probabiliste, c'est-à-dire qu'il n'est pas choisi aléatoirement
(Deslauriers, 1991 ; Gauthier, 2004). L’idéal serait d’enquêter tous les clients des night-clubs
de la ville de Bukavu afin de pouvoir mesurer avec moins de biais la fidélisation des clients
selon qu’ils sont d’une commune a une autre. Mais, malheureusement à défaut de temps et des
moyens nous ne pouvons mener l’étude sur tous les clients. Ainsi, cherchant à déterminer la
taille de l’échantillon, nous avons été amené à tirer un échantillon représentatif en recourant à
la formule10 suivante
confiance de 95%)
- ∝ ∶ seuil de risque fixé à 5%
- 𝑆𝜋 : écart-type de la population
8
Concernant les clients des night-clubs situés dans les communes de Bagira et Kadutu, l’entretien a été mené par
l’aide de nos collègues de l’auditoire.
9
Signalons cependant que par moment il nous arrivé de pédaler dans la choucroute ! Surtout avec les clients qui
pour nous donner l’information, demander qu’on puisse mettre d’abord la main dans la poche. Ce qui n’avait du
tout pas facilité le processus de récolte des données.
10
Formule approximative de la taille de l’échantillon Bugandwa, 2018.
28
- : la proportion
- : la marge d’erreur souhaitée par le chercheur (fixé à 8% dans cette étude)
Partant de la formule ci-haut présentée, nous constatons que la taille de l’échantillon dépend
bien évidemment de la marge d’erreur voulue par le chercheur, du seuil de risque et de l’écart-
type de l’échantillon qui n’est pas à priori connu. Cependant, la théorie propose trois solutions
pour contourner ce problème :
- Soit avoir des informations empiriques sur la population étudiée,
- Soit procéder à une pré-enquête pilote afin de déterminer l’écart type où,
- Soit utiliser le cas de proportion avec π égale 0,5 dans la mesure où cette valeur donne
π *(1- π) égale à 0,25 qui est la variance la plus élevée permettant d’obtenir une taille
d’échantillon élevée (Bugandwa, 2017).
Cela étant, nous avons opté pour la troisième solution. Ayant toutes les valeurs nécessaires des
paramètres, notre taille de l’échantillon sera déterminer de la manière suivante :
1.962 ∗0.25
n=[ ]= 150,0625 150 Clients
0.082
Afin de prévenir le taux de non réponse, plus de 150 questionnaires ont été envoyés sur terrain,
soit 162 questionnaires. La stratification aléatoire d’allocation proportionnelle est le plan de
sondage retenu par cette recherche. Les différentes communes de la ville de Bukavu constituent
les strates, et l’échantillon tiré a été réparti proportionnellement à la taille de la population de
chaque commune par manque des statistiques exhaustives par commune relatives à tous les
night-clubs, soit un taux de sondage11 de 0.00014 identique au sein de chaque strate12. Le
tableau ci-dessous nous présente la manière dont l’échantillon a été réparti pour l’enquête.
Tableau 4: Répartition de la taille de l’échantillon de l’enquête
11
Le taux de sondage est le rapport entre le nombre d’unités tirés d’une strate et la taille de la strate, soit n/N
Amyotte, 1996
12
Une strate est un sous-ensemble homogène de la population Martinet et alii, 2003.
13
Selon que nous avons pris de manière aléatoire le nombre de night-clubs à enquêter par commune soit
12/3=4
29
résultats issus des entretiens individuels. L’analyse factorielle nous est utile en ce sens qu’elle
nous permet de passer d’un grand nombre d’items à un nombre plus restreint en regroupant
ensemble les items qui mesurent une même dimension appelée « composante » ou « facteur »
[Gianneloni et Vernette (2001) ; Charland (2005)].
L’objectif assigné à l’AFE est donc de nous permettre de trouver les items et, bien entendu, les
dimensions importantes pour la clientèle des night-clubs retenues pour étude. Mais, avant de
procéder à l’analyse factorielle, nous nous rassurons, préalablement, que les données sont
factorisables. Pour ce faire, deux méthodes statistiques nous ont été utiles [Gianneloni et
Vernette (2001) ; Malhotra et alii (2007) ; Carricano et Poujol (2008)] : L’indice d’adéquation
de Kaiser-Meyer-Olkim (KMO) et le test de sphéricité de Bartlett.
a. L’indice d’adéquation de Kaiser-Meyer-Olkim (KMO)
Cet indice a le mérite d’indiquer dans quelle proportion les items retenus forment un
ensemble cohérent et mesurent de manière adéquate un concept. La valeur de l’indice
de KMO varie entre 0 et 1. Une valeur de KMO de moins de 0.50 est inacceptable ; une
valeur comprise entre 0.50 et 0.59 est dite de validité au seuil limite ; une valeur
comprise entre 0.60 et 0.69 est dite de validité faible ; une valeur comprise entre 0.70 et
0.79 est dite de validité moyenne ; une valeur comprise entre 0.80 et 0.89 est dite de
grande validité ; mais une valeur de 0.90 et plus est, par contre, dite de très grande
validité. La valeur de l’indice de KMO doit ainsi être supérieure à 0.50 pour que
l’analyse factorielle soit faisable [Norusis (1993) cité par Balemba (2014) ; Le Moal
(2002) ; Durand (2003)].
b. Le test de sphéricité de Bartlett
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l'hypothèse nulle selon laquelle toutes les
corrélations seraient égales à zéro, c’est-à-dire que les items ne seraient pas corrélés
entre eux et, par conséquent, seraient parfaitement indépendants les uns des autres. Nous
devons donc tenter de rejeter l'hypothèse nulle car, si elle est vérifiée, il serait difficile
d’extraire les facteurs [Malhotra et alii, 2007]. Ce test doit ainsi être significatif pour
que nous rejetions l’hypothèse nulle et, pour cela, la signification doit être inférieure à
0.05 ; l’idéal serait que la signification tende vers 0.000 [Moal (2002) ; Durand (2003)
; Jalby (2009)].
Une fois que les conditions d’application de l’analyse factorielle sont remplies, nous passons à
l’extraction des facteurs. Or, pour extraire les facteurs, nous recourons à « l’analyse en
composantes principales » ACP. L'analyse en composantes principales cherche une solution
où les composantes (facteurs) sont orthogonales (c'est-à-dire indépendantes entre elles).Chaque
31
composante apporte ainsi une information qui lui est particulièreFrancis, 2011. Aussi,
l’extraction des facteurs par l’analyse en composantes principales est habituellement la méthode
la plus utilisée [Durand, 2003] et ce dans 80% des cas [Casin, 1999].
En effet, une question se pose : combien de facteurs doivent être extraits ? selon Poujol et
Carricano (2008) cité par Francis 2011, stipulent qu’ « il n’existe pas de base quantitative
exacte pour déterminer le nombre de facteurs à extraire. De ce fait, des critères sont souvent
choisis sur la part de chaque item qu’un facteur permet d’expliquer ». Ceci nous amène à
considérer différents critères qui nous aideront à déterminer combien de facteurs il vaut la peine
d’extraire. Cependant, deux critères reviennent fréquemment pour déterminer le nombre de
facteurs à extraire Gianneloni et Vernette (2001) : le critère de Kaiser-Guttman et le critère du
coude de Cattel.
1) Le critère de Kaiser-Guttman ou la valeur propre
Pour ce critère, Il est question de calculer ce que l’on nomme « la valeur propre » de
chaque facteur. La valeur propre représente la quantité d’information capturée par un facteur.
Plus la valeur propre est élevée, plus le facteur explique une portion significative de la variance
totale14. Par convention, tout facteur avec une valeur propre supérieure à 1 est considérée
comme facteur significatif [Malhotra et alii, 2007]. En effet, l’extraction des facteurs doit
s’arrêter dès qu’une valeur propre devient inférieure à 1 [Kaiser (1960) cité par Baillargeon
(2003)] et les facteurs extraits doivent expliquer au-moins 60% de la variance totale [Hair et
alii (2006) cités par Carricano et Poujol (2008) ; Balemba (2009)].
2) Le scree-test (ou le critère du coude de Cattel)
C’est une méthode graphique permettant de décider du nombre de composantes à
extraire. Concrètement, un graphique est tracé, illustrant la taille des valeurs propres de
différentes composantes en fonction de leur ordre d’extraction. Ce critère nous amène à arrêter
l’extraction des composantes à l’endroit où se manifeste le changement de pente dans le
graphique [Gianneloni et Vernette (2001) ; Baillargeon (2003)].
L’interprétation des facteurs ou des composantes consiste à déterminer la combinaison d’items
qui est la plus associée à chacun des facteurs significatifs. Dans le cadre de cette étude, nous
retenons la solution orthogonale parce qu'elle indique que chaque facteur apporte une
information unique, non partagée par un autre facteur [Durand, 2003], et nous recourons à la
méthode varimax car elle minimise le nombre d’items ayant de fortes corrélations sur chaque
facteur améliorant ainsi les possibilités d’interprétation des facteurs [Charland, 2005].
14
La variance totale dans la matrice correspond à la somme de toutes les variances individuelles [Baillargeon,
2003] ; la variance individuelle étant égale à 1 [Malhotra et alii, 2007].
32
La fiabilité d’une échelle de mesure est le degré avec lequel elle mesure de façon constante le
concept étudié [Evrard et alii (2003) cités par Balemba (2009)]. Afin de tester la fiabilité de
notre échelle de mesure, nous recourons au coefficient alpha de Cronbach (noté α). L’alpha de
Cronbach est un coefficient de fiabilité qui permet de vérifier si les items mesurent
effectivement la fidélisation des clients de night-clubs. Sa valeur varie entre 0 et 1. Une valeur
de alpha de Cronbach inférieure à 0.6 est jugée insuffisante, une valeur comprise entre 0.60 et
0.65 est faible ; une valeur comprise entre 0.65 et 0.70 est le minimum acceptable ; une valeur
comprise entre 0.70 et 0.80 est bonne ; une valeur comprise entre 0.80 et 0.90 est qualifiée de
très bonne ; mais s’il arrivé que le coefficient alpha de Cronbach soit supérieur à 0.90, une
réduction du nombre d’items s’impose car cela indique une redondance inter items [Peterson,
1995]. Concrètement, pour obtenir une échelle de mesure fiable, nous procédons, dans un
processus itératif, à l’élimination des items dont la présence affaiblit la valeur du coefficient
(Rossiter, 2002). Nous retenons une valeur de 0.7 comme seuil minimum d’acceptation
Peterson, 1995.
2. Analyse de variance
Dans cette étude, il est question d’une analyse de variance uni varié vu que nous étudions l’effet
de plusieurs variables indépendantes (âge, genre, revenu, etc.) sur une variable dépendante
(niveau de la fidélisation des clients). L’analyse de variance a, ainsi, pour objectif de tester si
les caractéristiques sociodémographiques des clients (âge, genre, revenu, etc.) influencent leur
niveau de fidélisation.
Pour valider que nos données acceptent l’analyse de variance, nous étudions l’homogénéité des
variances, et ce grâce au test de Levene ; le critère de décision du test étant p-value supérieur à
0.05. Ensuite, nous définissons nos deux hypothèses : l’hypothèse nulle (H0) de non
dépendance et l’hypothèse alternative (H1) avec dépendance. Ces hypothèses ont pour finalité
de confirmer ou infirmer l’influence des caractéristiques sociodémographiques des clients sur
leur niveau de fidélisation. Cela étant, par hypothèse nulle, on admet que les fidélisations
moyennes sont égales pour toutes les caractéristiquesen terme de communes des clients. Alors
que l’hypothèse alternative avance qu’il y a au-moins une fidélisation moyenne qui diffère des
autres.
Ainsi donc, pour nous rassurer de la significativité des résultats, nous recourons au test de Fisher
dont le critère de décision est p-value inférieur à 0.05. L’hypothèse nulle serait rejetée au profit
de l’hypothèse alternative si le p-value obtenue est inférieure à 0,05. La significativité (p) est
aussi utilisée pour identifier les variables significatives afin de les mettre en évidence. Il
33
existerait donc une relation entre la fidélisation et les variables considérées pour une valeur de
p inférieur ou égale à 0,05. Dans ce cas, l’hypothèse nulle est rejetée.
Ceci nous amène à la définition de notre deuxième hypothèse :
H2 : Le niveau de fidélisation des clients dépendrait significativement de leurs
caractéristiques sociodémographiques selon que les clients se localisent d’une commune a
une autre.
(4) Commune de localisation : nous rendons cette variable dichotomique dans cette étude.
Elle prend la valeur 1 pour la commune d’Ibanda et 0 pour d’autres Kadutu et Bagira.
(5) Profession : il désigne la profession que l’individu exerce dans sa vie. Etant donné que
chaque profession a ses caractéristiques et ses exigences, il peut être affirmé que ces
dernières peuvent influencer la décision d’un client à se fidéliser. Cette variable est
catégorielle et prend 4 modalités : de 1 à 4 lorsque le client est respectivement étudiant,
fonctionnaire, employé et sans emploi.
(6) Le revenu : cette variable renseigne sur la capacité monétaire que l’individu détient
mensuellement destinée à couvrir ses dépenses. Elle est approchée de manière objective
par des classes d’appartenances. Ainsi cette variable prend 9 modalités. Elle prend la
modalité de 1, lorsque l’individu a un revenu inférieur à 50$, elle prend respectivement
les modalités de 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 ; lors que l’individu a un revenu entre 51 et 150
$, entre 151 et 300$, entre 301 et 600$, entre 601 et 800$, entre 801 et 1000$, entre
1001 et 1500$, entre 1501 et 2000$ et au-delà de 2000$. N’ayant point le même niveau
de revenu, les clients peuvent avoir de choix différents sur la décision de fidélisation.
l’aide d’une échelle de Likert15 à cinq points. Cette échelle de Likert mise au point va de «
totalement d’accord= 5 » à « totalement en désaccord= 1 » pour le degré de fidélisation. Sur
les 28 items, 5 sont relatifs au comportement des clients selon son attachement au club, 2 relatifs
à l’attitude des clients, 4 c’est par rapport à la cognition, 4 selon que le client s’attache au club,
6 relatifs à la tendance, 4 relatifs à l’action que pourra poser les clients, et 3 se rapporte aux
services fournis selon que le club est implanté dans un milieu sécurisé.
L’outil SPSS sera utilisé pour le traitement. Pour commencer, une base de données a été
constituée par le dépouillement, ainsi, les variables et leurs étiquètes ont été définies.
15
Technique mise au point par Rensis Likert permettant aux répondants d’une étude de marché d’exprimer leur
avis sur une proposition relative à l’objet étudié (de l’accord au désaccord) [Martinet et alii, 2003].
36
16
Annexe n4
17
Pas seulement le choix d’un lieu de divertissement, mais aussi tout autre choix étant qu’un agent
économiquerationnel de nature effectue. Ce dernier tient compte de coûts d’opportunité.
37
revenu considérable sont souvent des employés voir des fonctionnaires et donc, vu leurs
occupations, ils se présentent souvent les week-end pour des raisons de divertissements.
et fidélité au Quand je prends une décision sur les night-clubs de mon milieu de ,648
Fco4 résidence, je n’aimerais pas discuter mon choix porté sur ce night-club. ,688 ,585
night-club
Ften4 Je me considère très fidèle vis-à-vis de ce night-club. ,740 ,620 ,661
Même avec une réduction de 25% dans d’autres night-clubs, je ne serai pas ,662
Qualité du Ften3 tenté de quitter cette maison. ,652 ,595
service et Ça m’ennuierait de fréquenter un autre club que celui-ci pour me divertir. ,652
Ften6 ,717 ,562
satisfaction Si j’ai encore à choisir, je ne choisirai pas mieux qu’ici. ,654
Fact1 ,622 ,663
Ce night-club a exactement ce que je cherche dans les lieux de ,669
Fiabilité et Faff2 divertissement. ,761 ,604
Assurance Les services dans ce night-club sont fiables et décents que je ne pense pas ,650
Fsec1 aller tenter ailleurs. ,661 ,628
Ce tableau nous renseigne des poids d’importance que chaque item retenu possède en termes
d’information et les communalités élevées renseignent des parts de la variance expliquée par
chaque item (supérieur au seuil de 0,5). Cela étant, ces deux résultats de l’AFE prouvent que
les 16 items retenus correspondent effectivement avec leurs composantes respectives et
montrent de manière significative les composantes déterminants la fidélisation des clients des
night-clubs dans 7 dimensions. Par conséquent, ceci nous amène à infirmer notre première
hypothèse qui stipulait que les facteurs fiabilité du service, sécurité du milieu et sa réputation,
la connaissance notoriété du club, la qualité du service rendu et la satisfaction des
consommateurs selon qu’on est dans un emplacement donné, impacteraient positivement sur la
fidélisation des clients.
Notre première dimension est « la confiance et l’appartenance au club » elle explique 10,6% de
la variance totale. Elle se base sur la motivation des clients qui caractérise leur comportement
vis-à-vis du club.
La deuxième dimension est « Attachement et fidélité au club » qui explique 10,4% de la
variance totale. Elle fait allusion au goût, à l’influence positive qu’a le club, à l’image du club,
à la visibilité, etc. signalons par ailleurs que ces déterminants de l’attachement et la fidélité au
club tels que présentés possèdent un caractère relativement subjectif par le fait que, pour
certains clients s’attacher à un club pour ensuite se fidéliser serait question dans certaines
circonstances des influences du plus grand nombre.
La troisième dimension est « la qualité du service et satisfaction » qui explique 10,2 % de la
variance totale. Cette qualité fait allusion au confort, à la propreté des locaux, à l’accueille, au
tombola, à l’écoute des clients, etc. ceci rejoint les résultats selon lesquels la fidélité de clients
est une conséquence de la qualité de service et de la satisfaction des consommateurs Bastros
et Pablo, 2008).
La quatrième dimension est « Fiabilité et assurance » qui explique 8,8% de la variance totale.
Elle fait allusion à l’expertise des services fournis par le club. Et cette manière de faire amène
une assurance aux clients en termes des fréquentations.
La cinquième dimension est « la préférence du club » qui explique 8,6% de la variance totale.
Cette dimension fait allusion aux choix que les clients opèrent lors de la décision de
fréquentation ou pas du club. Ainsi, cette décision est fonction de préférences d’un client a un
autre.
La sixième dimension est « la sécurité du club » qui explique 8,2% de la variance totale. Elle
fait allusion à la protection des personnes et de leurs biens. Cette dimension avait été beaucoup
40
soulevée lors de l’entretiens individuels avec les clients de certains night-clubs de la ville de
Bukavu.
La septième dimension qui est la dernière est « la fréquence de visites » qui explique 7,5% de
la variance totale. Elle fait allusion au nombre de fois que les clients fréquentent les clubs.
Cependant, cette fréquence est liée aux variables sociodémographiques du client l’idéal serait
que ses variables soient significativement liées au comportement du client. Mais dans certaines
études empiriques comme celle menée par Cliquet G. (1988), l’auteur met en évidence une
relation négligeable en termes de significativité entre la fréquence de visite d’un lieu de
divertissement et certaines de variables sociodémographiques telles que : l’âge, le niveau de
revenu expliquant seulement 16.6% de la valeur du client. Même en ajoutant des variables plus
fines dit l’auteur, comme l'activité (actif ou inactif), la situation matrimoniale ou le type de
logement (maison ou appartement), le pourcentage de variance expliqué ne s'améliore pas. En
effet, aucune de ces variables n'est significative. Ainsi donc la deuxième hypothèse de cette
étude est en partie rejetée.
N Dimension Note de
fidélisation
Au regard de ce tableau, nous pouvons dire que la fidélité des clients de night-clubs par rapport
aux services reçus est de 3,36 en moyenne. Cette cote de fidélisation est divisée par le niveau
de l’échelle de mesure et multipliée par 100 pour l’exprimer en pourcentage18 ; or, notre échelle
de mesure étant de cinq points, ce qui nous donne 67,2% du niveau actuel de fidélisation. Ce
résultat nous amène à conclure que, d’une manière générale, les clients de night-clubs sont
relativement satisfaits des services qu’ils reçoivent. Cependant, leur indice de fidélisation est
au-dessus de la médiane (3).
3,36
18 C’est-a-dire : * 100 = 67,2%
5
19 Cherchant à ce point l’influence des caractéristiques sociodémographique des clients sur leur fidélisation. Ainsi, c’est dans
cette section que nous allons infirmer ou rejeter notre deuxième hypothèse.
20 Voir annexe N6
42
Revenu *
1,920 4 ,480 1,850 ,135
Frequentation_clubs
Residence *
,080 1 ,080 ,307 ,582
Frequentation_clubs
Erreur 11,937 46 ,259
Total 1726,055 150
Total corrigé 34,294 149
a. R deux = ,678 (R deux a. R deux =,678R deux ajusté = -,043)
Source : Nos estimations à partir du logiciel SPSS 20.0
21
Voir Annexe N7
43
CONCLUSION GENERALE
Dans ce travail intitulé « localisation de l’entreprise et fidélisation de clients des night-clubs de
la ville de Bukavu », notre préoccupation majeure était de ressortir les différentes composantes
expliquant la fidélité des clients, de mesurer le niveau actuel de fidélisation de ces derniers et
enfin, de vérifier si certaines de leurs caractéristiques sociodémographiques influencent leur
fidélisation. Pour ce faire, ce travail a été structuré en trois chapitres importants hormis
l'introduction et la conclusion.
Dans le premier chapitre, portant sur la revue de la littérature était subdivisée en deux sections :
La revue théorique et empirique. La revue théorique nous a conduit à définir les concepts
localisation et fidélisation selon différents auteurs. Concernant la localisation, Brunet et alii
(1993, la définit comme étant l’acte de choisir un lieu, pour exercer une activité, implanter un
équipement, une demeure » et « l’emplacement envisagé du point de vue de sa situation dans
l’espace géographique ». Restant dans le même contexte, Bonnet 2003) la définit comme étant
le résultat d’une convergence entreprise-territoire ; qui est l’une des préoccupations majeures
des entrepreneurs à trouver le meilleur emplacement possible pour leur entreprise. De sa part,
Claude 2002) définit la localisation comme une subordination de choix stratégiques et
organisationnels des entreprises supposant au préalable, la comparaison systématique des
avantages des différents sites possibles, sachant que ces entreprises sont confrontées à des
degrés divers, à une économie qui se mondialise et s’appuie sur des espaces locaux spécifiques.
signalons que avec ces définitions pour ne citer que celles-là, nous nous sommes penché pour
signifier la viable localisation de cette étude, la définition de Bonnet 2003). Concernant la
fidélisation, Houyer 2006 la définit comme étant une stratégie marketing mise en place dans
le but de rendre le consommateur plus fidèle à la marque. Lehu 1999 définit la fidélisation
comme une caractéristique d'une stratégie marketing, réalisée afin de rendre les acheteurs
fidèles au produit, à l'organisation, au service, ou au lieu de vente. Ainsi, la fidélisation doit
permettre un contrôle amélioré de l'exercice de l'entreprise de ce fait, une meilleure rentabilité.
Alors que Morgan et Hunt (1994) résume la fidélité à la confiance qui est le résultat de
l'interactivité et l'interdépendance des séquences. La revue empirique a permis de sélectionner
les items à retenir dans l’échelle de mesure et à choisir la méthodologie à utiliser pour répondre
à l’objectif de la recherche.
Le deuxième chapitre sur l’approche méthodologique est partie de la définition de la population
cible de l’étude qui est constituée des clients des night-clubs œuvrant dans les trois communes
de la ville de Bukavu. Par manque des données sur ses clients, on a pu utiliser les statistiques
45
des ménages provenant de la Mairie de Bukavu pour estimer cette population. Les interviews
effectuées auprès des clients nous ont permis de construire l’échelle de mesure qu’on a pu
adaptée avec celles des études antérieures. Après, nous avions mené notre enquête sur 150
clients répartie de manière raisonnée dans 12 night-clubs pris au hasard pour la même raison22
que celle rencontrée lors de la détermination de l’effectif de la population cible de cette étude.
Nous sommes partis de deux hypothèses qui nous a amené à faire recours à l’analyse factorielle,
à l’indice de fidélisation des clients, et au test ANOVA.
Le troisième chapitre portant sur la présentation et l’interprétation des résultats. De prime abord,
les résultats de l’analyse descriptive ont montré que 65,3 de nos enquêtés sont des hommes
contre 34,7% des femmes. La plupart de nos répondant ont l’âge variant entre 18 et 29
ans36,7% suivit de ceux dont l’âge se trouvant à l’intervalle de 40 à 49 ans 30,7%. Ces
derniers proviennent de la commune d’Ibanda43,3%, de la commune de Kadutu 38% et celle
de Bagira 18,7%. Et parmi eux, la majorité sont de fonctionnaires 36%, suivi des employés
25,3% et des étudiants 25,3%, ensuite vient les sans-emplois 13,3. Cette caractéristique va
de pair avec la caractéristique revenue soit : 25% des clients ayants un revenu inférieur à 50$ ;
27,3% des clients ayants un revenu de l’intervalle entre 51 et 150$ ; 16,7% des clients ayants
un revenu de l’intervalle entre 151 et 300$ ; 13,3% des clients ayants un revenu de l’intervalle
entre 301 et 600$ ; 5,3% des clients ayants un revenu de l’intervalle entre 601 et 800$ ; 8% des
clients ayants un revenu de l’intervalle entre 801 et 1000$ et 4% des clients ayants un revenu
de l’intervalle entre 1001 et 1500$. S’agissant de la situation matrimoniale des clients, les
résultats montrent que la grande partie de nos enquêtés sont des célibataires soit 44,7%, suivi
de 43,3% des mariées, après vient 8% des divorcées et 4% des veufves. la majorité de nos
enquêtés sont des étudiants soit 68,7%, suivi de ceux qui ont reçus une formation
professionnelle 12%, ensuite vient ceux qui sont à l’école secondaire 10,7% et ceux qui ne
se sont pas préciser 7,3%, et enfin ceux qui se sont limité au niveau de l’école primaire1,3%.
Apres analyse au moyen de l’analyse factorielle, nous nous sommes abouti à un ensemble de
16 items repartis en sept dimensions expliquant à 64,3% de la variance totale. Selon le même
résultat, nous voyons une cote élevée de la moyenne attribuée à la dimension « sécurité du
milieu ». Et donc, c’est une dimension qui a été soulevé plus par rapport aux autres dimensions ;
Par conséquent, les night-clubs doivent plus se préoccuper sur cette dimension surtout sur leur
décision de localisation ou même de délocalisation. Aujourd’hui dans la ville de Bukavu la
sécurité des personnes et de leurs biens fait défaut or, le loisir est une soupape de sécurité
22
Manque des statistiques exhaustives répartissant les night-clubs par communes.
46
23
Car c’est le minimum acceptable.
24
Annexe N8
47
Bibliographie
1. Collin-Lachaud, I. (2005). Analyse longitudinale de la relation satisfaction-fidélité -
L'exemple des services culturels, Acte du 21ième Congrès International de l'Association
Française du Marketing, Nancy, p. 2-34.
2. Baray, J. (2003), optimisation de la localisation commerciale : une application du
traitement du signal et du modèle p-médian, recherche et application en marketing, vol.
18, n° 3, pp. 31-44.
3. Lehu, J.-M. (1999). La fidélisation - client, Éditions d'Organisation, Paris, p. 203-319
4. Ajabid, M. et al. (2002). Les facteurs de localisation des entreprises de la Sillicon Valley.
5. Andrea, B. et al. (2006). Les déterminants du choix de (dé-) localisation des entreprises en
Suisse, centre de recherche appliquée en gestion
6. Applebaum, W. (1966). Guidelines for a store-location strategy study, journal of
marketing, vol. 30, N° 4, pp. 42-45
7. Debbie, F. et Gambier, Y. (2007). La localisation : un enjeu de la mondialisation, Hermes,
49
8. Douard, J. et Heitz, M. (2004). Le géomarketing au service de la démarche marketing,
Dunod, 238p
9. Douard, J-P. et al. (2015). L’attraction commerciale revisitée : de la gravitation aux flux
d’achat, une application du géomarketing, recherche et application en marketing,
vol.30(1), pp. 118-137
10. Jérome, B. et al. (2013). Intégration d’un modèle d’implantation commercial stratégique
au sein d’un SIG
11. Jesus, G. et al. (2013). Comprendre les chaînes de déplacements pour l’approvisionnement
des ménages : une approche empirique, revue française de gestion industrielle, 105-122
12. Boss, J.F. (1999). La contribution des éléments du service à la satisfaction des clients,
Revue Française du Marketing, no. 171, p. 115-128.
13. Bozzo, C. (1999). Fidélité, rétention et inertie des clients industriels,' proposition d'un
Modèle de recherche, Institut d'administration des entreprises, Série « Recherche », W.P.
n° 547, avril 1999, 26 p.
14. Gemme, M. (2004). Étude de la satisfaction de la clientèle.' Le cas d'une PME de Service
québécoise. Mémoire de Maîtrise, Université du Québec à Trois-Rivières, Qc.
15. Gerson, R. F. (1995). Fidélisez à vie vos clients, Les Presses du Management, Paris, 110p.
48
Questions guide
Sur la localisation
1) Selon vous, l’emplacement de ce night-club à ce lieu serait à l’origine de vos fréquentations
?
2) Le fait de se localiser dans votre commune de résidence influence vos habitudes de
fréquentations dans ce lieu ?
Sur la fidélisation
1) Fréquentez-vous souvent ce club ? En moyenne, vous le faites combien de fois par semaine
? et donc pouvez-vous dire que vous êtes fidèle à ce club ?
i. Si oui, quels sont les facteurs qui peuvent améliorer ou détériorer votre fidélité dans
ce club ?
ii. Sur quels éléments visibles ou invisibles basez-vous pour juger votre fidélité ?
2) À quel niveau estimez-vous actuellement votre fidélité pour ce club ? faible, moyenne ou
élevée ? Combien pouvez-vous donner sur 10 ?
3) Avez-vous d’autres précisions à ajouter ?
Pour cette question, on a pu constater après dépouillement et analyse des réponses lors des
interviews que, les clients des night-clubs seraient motivés par les facteurs si dessous :
- La notoriété du club
- Les infrastructures de transport
- La sécurité du milieu
- L’accessibilité
- Les habitudes de fréquentations des clients
- La qualité du service rendu
- L’attractivité du milieu
- L’accueil
Signalons cependant que, sur les 30 individus interviewés dans les trois communes de la ville de
Bukavu, la majorité25 dont 63 insistée sur les 4 premiers facteurs jugé trop importants selon eux.
2 Le fait de se localiser dans votre commune de résidence influence vos habitudes de fréquentations
a lieu ?
Pour ce point les interviewés avaient plutôt des choix que nous appelons « interne » c’est-à-dire,
pour un client donné, il arrivait que ce dernier fréquente le club se localisant dans sa commune de
résidence. Rare sont des cas 4 interviewés sur 30 ou l’interviewé puisse changer la tendance.
Nous notons par 1 si le client fréquente le club au moins deux fois la semaine et 0 si non.
1 4 Attirance du club
0 1 Manque de considération
1 2 Diversification de services
KADUTU 1 4 Services à moindres couts
1 2 Tombola
1 2 Qualité du club
0 1 Encombrement des clients
1 5 Sécurité du lieu
1 4 Préférence du club
0 1 Réputation du club
1 3 Notoriété du club
1 3 Habitude de fréquentations
des amis
1 2 Services à moindres couts
1 3 Notoriété du club
0 1 Insécurité du milieu
BAGIRA 0 1 Insécurité du milieu
1 2 Préférence du club
1 4 Tombola
0 1 Encombrement des clients
Concernant les choix de night-clubs pour le divertissement, le tableau ci-dessous nous renseigne sur
les résultats des entretiens avec leurs clients.
26 D’où 14/4=3.5 personnes par night-clubs pour la commune d’Ibanda. Comme on ne peut pas interviewé une personne à
moitié soit 0.5, et connaissant le nombre total de interviewés par communes 14 dans la commune d’Ibanda ainsi que 8 dans
celle de Kadutu et Bagira. Pour le cas de la commune d’Ibanda, nous avons pu interviewé 4 personnes dans les deux premiers
night-clubs Dancing club Sombrero et Dancing club Zigzag et 3 personnes dans les deux autres night-clubs WhatsApp
siège et Club sud Etoile.
VI
Questionnaire N°
II. Indentification du client/enquêté
Comportement
1 2 3 4 5
2. Il y a des fortes chances que je rentre pour la prochaine fois dans ce club.
4. Si un jour une discussion m’amènerait à parler des diversités en général, je parlerai favorablement de ce club.
Attitude
1 2 3 4 5
2. Je continuerais à me divertir dans ce club même si les coûts augmentent quelque peu.
Cognition
1 2 3 4 5
1. Pour toute décision de divertissement dans des clubs, je pense en premier lieu à ce night-club.
3. J’ai une connaissance suffisante sur ce night-club pour l’évaluer par rapport à d’autres clubs de la place.
4. Quand je prends une décision sur les night-clubs de mon milieu de résidence, je n’aimerais pas discuter mon
choix porté sur ce night-club.
Affection
1 2 3 4 5
3. Ce night-club par rapport aux autres clubs est celui qui m’intéresse.
4. On devrait s’attendre à ce que ce night-club accorde aussi une attention personnalisée aux clients.
Tendance
1 2 3 4 5
3. Même avec une réduction de 25% dans d’autres night-clubs, je ne serai pas tenter de quitter cette maison.
5. Je ne changerai pas de fréquenter ce club quel que soit l’attitude de son personnel.
Actions
1 2 3 4 5
2. Même à l’arrivé d’un autre d’un autre operateur dans ce secteur, je m’intéresserai peu à son profil.
3. En fréquentant ce club, je me sens plus attirer par son personnel car il m’est familier.
4. Je continuerais de fréquenter ce night-club aussi longtemps qu’il offrira des services de qualité.
Sécurité-Service
1 2 3 4 5
1. Les services dans ce night-club sont fiables et décents que je ne pense pas aller tenter ailleurs.
Note : ce tableau va nous aider a évalué le niveau de votre fidélité au night-club. Nous vous informons toutefois qu’il n’y a pas de bonne ni de mauvaise réponse.
Tout ce qui nous intéresse ici est le chiffre qui représente la qualité du service que vous recevez actuellement dans votre bar ainsi que le chiffre qui reflète correctement
votre jugement concernant le night-club qui pourrait vous offrir de services.
X
Valide
0
52 34,7 34,7
1 34,7
98 65,3 65,3
100,0
150 100,0 100,0
Total
Résidence
Fréquentation clubs
Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
Valide
1
72 48,0 48,0 48,0
2
52 34,7 34,7 82,7
3
26 17,3 17,3 100,0
150 100,0 100,0
Total
Age
Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
Valide
1 55 36,7 36,7 36,7
2 39 26,0 26,0 62,7
3 46 30,7 30,7 93,3
4 10 6,7 6,7 100,0
Total 150 100,0 100,0
Revenu
Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage
valide cumulé
Valide
1 38 25,3 25,3 25,3
2 41 27,3 27,3 52,7
3 25 16,7 16,7 69,3
4 20 13,3 13,3 82,7
5 8 5,3 5,3 88,0
6 12 8,0 8,0 96,0
7 6 4,0 4,0 100,0
Total 150 100,0 100,0
Teste l'hypothèse nulle que la variance des erreurs de la variable dépendante est égale sur les
différents groupes.
a. Plan : Ordonnée à l'origine + Sexe + Age + Niveau étude + situation_matr + Revenu +
Frequentation_clubs
Revenu N Sous-ensemble
1 2 3
7 6 3,083333
3 25 3,255000 3,255000
1 38 3,274671 3,274671
4 20 3,378125 3,378125
2 41 3,385671 3,385671
6 12 3,541667 3,541667
5 8 3,820313
Sig. ,176 ,199 ,161
Statistiques de fiabilié
Alpha de Nombre
Cronbach d'éléments
,674 16
XIII
Dédicace………..………………………………………………………………………………………………………………………………….ii
Remerciement……..…………………………………………………………………………………………………………………………..iii
Sigles et abréviations…………..……………………………………………………………………………………………………………iv
INTRODUCTION GÉNÉRALE..................................................................................................................... 1
1 Localisation ......................................................................................................................................................... 5
2 Fidélisation .........................................................................................................................................................12
3. Échantillonnage ................................................................................................................................. 27
Bibliographie ................................................................................................................................................ 47