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Mémoire Final

Ce mémoire traite de la gestion des risques liés aux opérations d'importation dans une entreprise publique algérienne. Il présente d'abord les généralités du commerce international puis la procédure d'importation. Il se concentre ensuite sur la gestion des risques et les moyens de couverture dans le cas d'étude de l'ENIEM.

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Mémoire Final

Ce mémoire traite de la gestion des risques liés aux opérations d'importation dans une entreprise publique algérienne. Il présente d'abord les généralités du commerce international puis la procédure d'importation. Il se concentre ensuite sur la gestion des risques et les moyens de couverture dans le cas d'étude de l'ENIEM.

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République AlgéRienne DémocRAtique et populAiRe ministèRe De l’enseignement

supérieur et de la recherche scientifique Université Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou

Faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion

Département des sciences commerciales

mémoiRe De fin D’étuDe

en vue De l’obtention De Diplôme De mAsteR AcADémique en sciences commeRciAles

OPTION : FINANCE ET COMMERCE INTERNATIONEL

Thème :

l’evAluAtion Des Risques lies AuX


opeRAtions D’impoRtAtion cAs De l’enieM

Réalisé par : Dirigé par :

Iassamen kaci mr kheddache Samir


Makhlouf nour eddine

Les membres de jury :

Président : Mouzaoui zaki ………………………………………………………………m.A.b(ummto)

Examinateur : bouallache abdelkrim …………………………………………m.A.A(ummto)

Rapporteur : khedache samir ……………………………………………………….m.A.b(ummto)

Année universitaire : 2021/2022


Remerciements
Au début on souhaite remercier Dieu, le tout puissant de nous
avoir accordé le savoir et la volonté pour achever ce travail, et
surtout de nous avoir orienté vers le droit chemin.

On souhaite adresser nos remerciements les plus sincères aux


personnes qui nous on apporte leur aide et qui ont contribué à
l’élaboration de ce mémoire.

Nous tenons à remercier tout particulièrement notre


promoteur, Mr Khedache Samir pour nous avoir suivis et conseilles
tout au long de la réalisation de ce mémoire.

On tient à remercier, Mr Fernan Karim, notre encadreur de


l’unité froide de l’ENIEM, pour la qualité des renseignements qu’il
nous a offerts.

Ce mémoire n’aurait jamais pu voir le jour sans le soutien


actif des membres de notre famille. Surtout nos parents qu’ils nous ont
toujours encourage moralement et matériellement et à qui on tient à
les remercier.

Nous tenons également à adresser nos remerciements les


plus sincères au chef de département Mr Boualleche Abdlekrim, ainsi
aux membres de jury, pour leur présence, pour leur lecture attentive
de notre mémoire ainsi que pour toutes les remarques qu’ils nous
adresseront afin d’améliorer notre travail.

Enfin on tient à exprimer vivement nos remerciements avec


une profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué de près
ou de loin à sa réalisation, car un projet ne peut pas être le fruit d’une
seule personne.

Nous remercions aussi tous les enseignants qui ont

fourni des efforts pour nous durant ces cinq années.


Dédicaces

J’ai l’honneur de dédie ce modeste travail

A ma mère (malika), pour son amour, ses


encouragements et ses sacrifices.

A mon père(ali), pour son soutien, son affection et la


confiance qu’il m’a accordé.

A mes chers adoréS (said et ines) qui Savent toujours


comment procurer la joie et le bonheur pour toute
la famille.

A la mémoire de mon cher oncle (iassamen omar).

A mes grands-parents, mes oncles et mes tentes. Que


dieu leur donne une longue et joyeuse vie.

A tous les cousins, Et mes chers amis que J’ai connue


jusqu'à maintenant (sarah,MOKRANE,yanis
,LYDIA,lamia,SARAh,fEROUDJA,said,amina,nordine,
sofiane,amelia , ) .

kaci
Dédicaces

J’ai l’honneur de dédie ce modeste travail

A ma mère (malha), pour son amour, ses


encouragements et ses sacrifices.

A mon père(mohamed), pour son soutien, son affection


et la confiance qu’il m’a accordé.

A ma chère grande sœur(katia) qui ne cesse pas de


me conseiller, encourager et soutenir tout au long
de mes études. Que dieu la protège et lui offre la
chance et le bonheur.

A mes chers adorés (assalas, messipssa) qui Savent


toujours comment procurer la joie et le bonheur
pour toute la famille.

A la mémoire de mes chers grands parents.


A ma grand-mère, mes oncles et mes tentes. Que dieu
leur donne une longue et joyeuse vie.

A tous les cousins, Et mes chers amis que J’ai connus


jusqu'à maintenant (melissa, anis, sarah, MOKRANE,
yanis, LYDIA, lamia, SARAh, fEROUDJA, said, amina,
kaci, sofiane, amelia).

NoUr-EDdine
PENSÉE

on DéDie ce moDeste tRAvAil à l’âme De


notre cher camarade « MENANA MAZIGH »,
que Dieu l’Accueille DAns son vAste
paradis

C'est à Allah que nous appartenons et


c'est à lui que nous retournons.

ِ َّ ‫إ ِ َّن ِه‬
َِ ‫اََلِلَوإ ِ َّناَإِل ْي ِهَر‬
َ‫اجعُون‬
Liste des abréviations
BAD : bon à livrer.

BEA : banque extérieur d’Algérie.

BR : bulletin de réception.

CCI : chambre de commerce international.

CCM : commission central des marchés.

CE : commerce extérieur.

CEO : commission d’évaluation des offres.

CFR: cost and freight.

CI: commerce inernational.

CIF: cost insurance freight.

CIP: carriage and insurance.

CIM : lettre de voiture internationale.

CKD: completely knocked down.

CM: commission des marches.

CMNI : contrat de transport de marchandises en navigation intérieur.

CMR : convention de marchandise par route.

CMU : commission des marchés de l’unité.

COP : commission d’ouverture des plis.

CPT : carriage paid to.

COTIF : convention relative aux transports internationaux ferroviaires.

D / A : remise documentaire contre acceptation.

DAT: delivred at terminal.

DAP: delivred at place.

DDP : delivred duty paid.

DG : directeur général.

D / P : remise documentaire contre remboursement.


DSTR : déclaration simplifié de transit routier.

ENIEM : entreprise nationale des industries de l’électroménager.

EXW : EX works.

FAP : frac d’avaries particulières.

FAP sauf : frac d’avaries particulières sauf.

FAS: free along side ship

FB: réfrigérateur blanc.

FCA : free carrier

FDI : fiche de contrôle des importations à délai normale.

FDIP : fiche de contrôle des importations à délai.

FOB: free on board.

JC: Jésus Christ.

IOS : international standard organisation.

IPS : inspection aux sections.

LTA : lettre de transport aérien.

GATT : genral agreement on tariffs and trade (accord générale sur les tarifs douaniers et le
commerce).

LVI : lettre de voiture internationale.

MADT : magasins et aires de dépôt temporaire PV : procès-verbal.

SAA : société algérienne d’assurance.

SAV : service après-vente.

SKD: semi knocked down.

SWIFT: society for worldwide interbank financial telecommunication.

UTI : unité de transport multimodal.


Liste des tableaux
Tableau 01 : taux d’exportation pour quelques pays européen 1830-1910

Tableau 02 : Part des grandes puissances dans le commerce mondial, 1850-1913

Tableau 03 : Part des principaux pays exportateurs dans le commerce de produit


manufacturé, 1913-1937

Tableau 04 : croissance des exportation mondial, 1955-1980

Tableau 05 : taux d’exportation pour quelques pays développer, 1960-1980

Tableau 06 : répartition du commerce mondial, hors pays de l’est, par zone, 1950-1958

Tableau 07 : répartition des exportations mondial des marchandises par zone, 1963-1989

Tableau 08 : matrice des exportations mondial, 1955-1968-1989

Tableau 09 : le paradigme OLI

Tableau 10 : les techniques de couverture externe de risque de change

Tableau 11 : Les besoins brut de fil d’acier cuivrée

Tableau 12 : La DAI

Tableau 13 : Tableau synoptique de seuils et mode de passation des produits

Tableau 14 : Facteur pro forma N° : 55.21.13/2 FOB

Tableau 15 : Facteur pro forma N° : 55.21.13/2 CFR

Tableau 16 : Tableau de notation

Tableau 17 : Tableau comparatif des offres

Tableau 18 : La désignation de bon de commande ou du contrat suivant le montant de


marche.
Liste des figures
Figure N°01 : La courbe du cycle de vie international du produit

Figure N°02 : l’encaissement documentaire

Figure N°03 : le crédit documentaire

Figure N°04 : Organigramme de L’ENIEM

Figure N°05 : Organigramme de l’unité froid

Figure N°06 : Fonctionnement de l’opération de règlement par remise de documentaire


SOMMAIRE

Introduction générale

Introduction générale

Chapitre 01 : Généralités du commerce internationale

Section01 : l’évolution du commerce international

Section2 : les théories de commerce international

Section3 : les instruments de paiement

Chapitre 02 : la gestion de l’opération d’importation

Section 1 : la démarche d’une opération d’importation

Section 2 : La gestion des risques liés aux importations

Section 3 : La couverture des risques

Chapitre 03 : Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil

Section 2 : La procédure achat au sein de l’entreprise ENIEM

CONCLUSION GENERAL
Introduction générale

Introduction générale

L’échange international ne date pas d’hier, il existe avant JC, nos ancêtres effectuaient
des échanges avec les grecs et les romains sous forme de troc. Avec le temps les échanges se
sont accentués avec le développement des moyens de transport, la découverte des nouvelles
régions et de matière première et la création de la monnaie qui joue un rôle majeur.

Pendant le 20eme siècle le commerce international a connu une expansion énorme, et


pour régulariser les pays se sont mis d’accord pour créer le GATT qui a mis en place des règles
et des lois pour les organiser, comme on a créé le FMI pour organiser et faciliter les transactions
financières et les opérations de changes entre les monnaies.

Les opérations d’import et d’export sont complexe et demandant l’intervention de


plusieurs acteurs (la banque, l’acheteur, le vendeur, la douane, le transporteur…) ou chacun
effectue des taches bien précises mais avec une coordination avec les autres acteurs.

Pour commencer les deux parties négocient le contrat (le montant, la monnaie utilisée, le
moyen de paiement, le transport et celui qui le paye, la couverture des risques et la date de
livraison).

Après la signature de contrat le vendeur livre la marchandise dans le port, à ce moment


la douane intervient pour le dédouanement de la marchandise pour l’exportation vers
l’extérieur, elle vérifie la marchandise sa quantité et l’authenticité des documents.

Le commerce international joue un rôle majeur dans l’économie nationale, l’Algérie s’est
inspirée du commerce international à travers la libéralisation économique à partir des années
90 dans le but de rattraper son retard, l’Algérie est toujours en négociation pour son adhésion à
l’OMC, comme elle a signé un accord d’association avec Lue (union européen).

La maitrise des Operations d’import et d’export joue un rôle majeur pour la survie, la
réalisation des gains pour une entreprise, pour cela elle est appelée à faire l’étude de la marche
internationale et les risques encourus avant toute opération.

Notre mémoire porte sur la réalisation d’une opération d’importation par l’entreprise
national de l’industrie électroménager (ENIEM) et d’apporter un éclaircissement sur les

1
Introduction générale

différentes étapes d’une opération d’importation, les risques liés à cette opération et les
solutions pour les éliminé ou diminuer leurs impacts sur l’entreprise.

Notre problématique porte sur :

En gèrent une opération d’importation, les risque peuvent-ils être supporter par
l’entreprise ENIEM ?

 Quelle sont les risques confronter à l’entreprise ?


 Comment choisir et assurer la logistique d’une opération d’importation ?
 Comment ENIEM gère ses risques ?

Les hypothèses :

1. L’entreprise ENIEM peut supporter toutes formes de risques liée aux opérations
d’importation et d’exportation.
2. L’ENIEM dispose d’un mécanisme qui lui permet de supporté les risques.

Pour mener à bien notre travail, nous l’avons scindé en trois chapitre ;

Dans le premier chapitre, intitulé sur les généralités du commerce international on parlera
sur l’évolution et les théories du commerce international ainsi sur les instruments de paiement.

Le deuxième chapitre abordera sur les opérations d’importations, ainsi risque et


couverture on parlera sur les démarches d’une opération d’importation et la gestion des risques
lies ou opération.

Le troisième chapitre, sera un compte rendu d’une étude d’un cas pratique qui sera
effectué dans le cadre de notre stage pratique au niveau de l’entreprise ENIEM.

La méthodologie adoptée pour réalise se travail consiste d’abord à effectuer une recherche
bibliographique (ouvrages, revus, thèse, rapport et sites web, mémoire, …), qui va ensuite
aboutir à une collecte de donner relative à notre thème, en fin une analyse sur le terrain par le
moyen de stage auprès de l’entreprise ENIEM.

2
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Chapitre 1 : Généralités du commerce internationale

3
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Introduction

Dans ce chapitre on va présenter le commerce international, son évolution à travers les


années ainsi que son importance pour les régions et les États qui y participent. Le commerce
international est une source de grande prospérité pour ceux-ci, bien qu’il semble d’avantage
être une cause seconde de cette prospérité qu’une cause première. En effet, le commerce dépend
surtout de l’habileté productive d’un pays, c’est à dire de sa capacité à produire un bien ou un
service avec un meilleur rapport qualité-prix.

Le commerce est, avec la guerre et la diplomatie, l’un des trois principaux modes par
lesquelles les États entrant en relation. Il est à la fois source de dialogue, de paix et de conflits.

L’évolution du commerce mondial est doc étroitement liée à la production des nations, à
leur puissance, ainsi qu’à l’état de leurs relations.

Section 01 : l’évolution du commerce international


Avant 1800, le commerce entre les nations peut être expliqué par deux grands motifs,
selon que l’on raisonne sur les importations ou sur les exportations. Le premier principe
explicatif est celui de l’indisponibilité des biens : un pays importe ce qu’il ne peut produire, en
général pour des raisons d’ordre climatique ou bien en l’absence de certains minéraux sur le
territoire national (épices d’un côté, métaux précieux de l’autre). Le second est celui de la
recherche de débouchés pour les productions nationales. Dans les deux cas, il n’est pas vraiment
indispensable de construire une théorie pour expliquer les mouvements internationaux de
marchandises.

1-Le XIXe siècle et la domination du Royaume-Uni

Le XIXe siècle au sens des historiens prend fin en 1914 ; cette période connaît de
nombreux changements que l’on peut saisir autour de deux aspects : la répartition géographique
et leur structure par produite.

1-1-La répartition géographique


Le commerce international a augmenté au XIXe siècle à un rythme très supérieur à celui
de la production mondiale. Les données sont certes fragiles et les indicateurs tous critiquables.
On peut toutefois convenir d’un ordre de grandeur acceptable en retenant des données par tête

4
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

: entre 1800 et 1913, le commerce international par tête est multiplié par 25 alors que, dans le
même temps, la production mondiale par tête ne l’est que par 2,2.

Le taux d’exportation, qui rapporte les exportations au produit national brut, fournit une
indication de l’ouverture des pays aux échanges extérieurs. Comme le montre le tableau I, il
existe un mouvement général d’ouverture accrue pour l’ensemble des pays européens. 1

Tableau 01 : taux d’exportation pour quelques pays européen 1830-1910

(En pourcentage du PNB)

1830 1850 1870 1890 1910


Allemagne - - 17.2 13.5 14.6
France - 7.4 11.5 13.8 15.3
R-U 7.8 11.4 17.6 16.3 17.5
Europe 4.4 7 10.9 12.6 13.2
Source : Extrait de P. BAIROCH, Commerce extérieur et développement économique de l’Europe au XIXe siècle,
Mouton, Paris, 1976, tabl. 20, p. 79.

Ces taux sont peu différents selon les pays mais, en raison du niveau élevé de son PNB,
le Royaume-Uni domine largement les échanges. Le tableau II révèle que ce caractère dominant
est remis en cause à la fin du XIXe siècle avec l’apparition de nouveaux pays échangistes, le
Japon et surtout les États-Unis. (Précisons que ce tableau est construit en ajoutant les
exportations et les importations, contrairement au tableau I.)

Tableau 02 : Part des grandes puissances dans le commerce mondial, 1850-1913 (en
pourcentage)

R-U USA France Japon Allemagne


1850 18 5.5 6.2 - -
1913 17.6 10.3 7.7 1.8 12.5

Source : calculs effectués d’après J.A. LESOURD et Cl. GÉRARD, Nouvelle Histoire économique, t. 1, Le XIXe siècle,
Armand Colin, coll. « U », Paris, 1976, p. 271.

1
Michel Rainelli, Le commerce international, édition la découverte 9 bis, rue Abel-Hovelacque 75013, p8
5
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

L’apparition du Japon et des États-Unis comme puissances commerçantes n’empêche pas


l’Europe de dominer très nettement le commerce mondial. On peut donner, pour 1913, les
ordres de grandeur suivants : le commerce intra-européen représente 40 % des importations
mondiales et les importations européennes (en provenance donc d’autres régions) 22 %. Le
reste des échanges mondiaux correspond pour 15 % à des importations de produits européens
par les autres régions du monde et au commerce entre pays non européens pour 23 % 2. Plus des
trois quarts des importations mondiales concernent donc, sous une forme ou sous une autre,
l’Europe. Les 40 % du commerce mondial correspondant aux échanges intra-européens
s’effectuent entre des pays dont les niveaux de développement sont proches ; ils ne peuvent
donc pas être expliqués par une analyse aussi sommaire que la simple indisponibilité des biens.
L’Europe ne constitue pas cependant un ensemble totalement homogène ; les possessions de
colonies et leurs localisations différencient le commerce international des grandes puissances.
Ainsi, le Royaume-Uni a une originalité due au rôle que joue l’Asie comme zone d’origine des
importations et comme lieu de destination des exportations britanniques.

1-2-La structure par produits des échanges

La nature des produits échangés par un pays dépend étroitement de celle de ses
productions et de ses richesses naturelles. Une première décomposition, grossière, distingue
deux secteurs : les produits de l’industrie et les produits primaires (agricoles et miniers). Le
réseau du commerce mondial est alors composé d’un bloc de pays industriels, l’Europe, qui
achète principalement des produits primaires et vend surtout des produits industriels : selon les
estimations de Paul Bairoch, les exportations européennes sont composées de produits
manufacturés pour 55 % à 65 %3 du total, selon les années, alors que les importations
comportent 80 % à 90 % de produits primaires. Même si, globalement, ces chiffres évoluent
peu entre 1800 et 1913, la composition des échanges industriels se modifie. La part du textile
dans les exportations diminue (de plus, le coton remplace progressivement la laine) alors
qu’augmente celle des productions métallurgiques et chimiques. L’évolution est la conséquence
du processus d’industrialisation des économies européennes, japonaise et nord-américaine. Elle
illustre un des caractères du commerce international : la nature des biens importés dépend des
besoins de la nation, ceux des firmes comme ceux des consommateurs. Les relations entre
métropoles et colonies fournissent un cas limite de ce caractère, puisque les territoires ont

2
A. G KENWOOD et A.L. Lougheed. The Grouwth of international Economy George Allen and Unwin, Londres-
1983 P.225, cité par Michel Rainelli, Op. Cit, p9.
3
Michel Rainelli, Op. Cit, p10.
6
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

souvent été conquis pour approvisionner la métropole. Ainsi, dans le cas français, l’empire
colonial fournit une part essentielle des matières premières agricoles importées, par exemple
pour les secteurs des corps gras ou du sucre4.
2-Le XXe siècle et l’émergence de nouvelles nations dominantes
De la fin de la Première Guerre mondiale à 1980, le commerce mondial traverse deux périodes
contrastées. Dans l’entre-deux-guerres, la crise de 1929 et les politiques économiques qui
l’accompagnent ralentissent l’expansion : le commerce mondial par tête ne croît que de 3 %
entre 1913 et 1937. En revanche, après la Seconde Guerre mondiale, les taux de croissance sont
impressionnants, supérieurs à ceux de la production : environ 6 % par an entre 1948 et 1960,
8,8 % par an entre 1960 et 1973 et 4 % par an entre 1973 et 1980.5

2-1 L’entre-deux-guerres
Le premier aspect qui nous retiendra est la poursuite d’une tendance antérieure : le
Royaume-Uni perd progressivement sa place prééminente, les nouvelles puissances montantes
étant les États-Unis et, plus modestement, le Japon.
Tableau N°3 : Part des principaux pays exportateurs dans le commerce de produit
manufacturé, 1913-1937 (en pourcentage)

1913 1929 1937


R-U 30.6 23.8 22.4
USA 13 21.4 20.3
France 12.7 11.1 6.1
Allemagne 25.7 21.9 23.4
Belgique, Italie, Suède et Suisse 13.1 14.5 15.4
Canada 0.7 3.4 5
Japon 2.5 4.1 7.5
Source: A. K. CAIRNCROSS, Factors in Economic Development, Londres, 1962, tabl. IV, p. 235.

La composition par produits, si l’on reste à un niveau très général, ne se modifie pour
ainsi dire pas entre 1913 et 1937 : la part des produits primaires dans les exportations mondiales
reste aux environs de 64 %, le complément étant bien sûr assuré par les produits industriels.
Cependant, une approche plus fine permet de voir des bouleversements au sein du groupe des
produits industriels. Les travaux de Jacques Mistral, sur lesquels nous reviendrons plus loin,

4
J. Marselle Empire colonial et capitalisme Français Albin Michel, paris 1984. P.P.51 56.
5
Michel Rainelli, Op. Cit, p11.
7
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

sont fondés sur un découpage des produits manufacturés en trois catégories : les biens de
consommation traditionnels (par exemple, le textile), les biens de consommation intermédiaires
achetés par les entreprises pour produire et, enfin, les biens d’équipement qui sont destinés soit
à l’investissement des firmes, soit à l’équipement des ménages (automobile, électroménager).
Or la place occupée par les biens d’équipement dans les exportations de produits manufacturés
ne cesse de croître, passant de 22,4 % en 1913 à 29,9 % en 1929 et à 33 % en 1937 6. Le rôle
spécifique que jouent les biens d’équipement dans le processus de production est à l’origine,
selon Mistral, du partage des nations entre dominantes (celles qui produisent ces biens et les
exportent) et dominées (celles qui sont contraintes de les importer). Nous aurons l’occasion de
voir, plus loin, quelles conclusions Mistral peut tirer de cette évolution et du lien entre la
composition par produits du commerce international et sa répartition géographique.

2-2 De 1945 à 1980


Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le commerce international devient une variable
décisive dans l’expansion des nations. Deux indicateurs permettent de mesurer la vigueur de ce
phénomène. Le premier est tout simplement la croissance des exportations mondiales. Entre
1955 et 1980, leur montant est multiplié par plus de 21. (En volume, les exportations
augmentent à peu près deux fois plus rapidement que le PIB mondial.)
Tableau N°4 : croissance des exportation mondial, 1955-1980 (en milliards de dollars et
en indice)

1955 1963 1975 1980


Valeur 93 154 873 1989
Indice 100 166 9387 21387
Source : GATT, Matrices du commerce mondial, 1955-1976, Genève, 1978 ; et Le Commerce international en 1980-1981,
Genève, 1981.

Mais, contrairement à ce qui a lieu à la fin du XIXe siècle, la croissance des exportations
ne passe pas par une ouverture identique des nations aux échanges extérieurs. Le tableau 5, qui
retrace l’évolution du rapport exportations/PIB pour quelques grands pays, montre que le
mouvement général d’augmentation de ce rapport ne gomme pas les particularités du Japon et
des États-Unis. Ces deux nations sont en effet, contrairement à une idée reçue, beaucoup moins
exportatrices, relativement, que des pays ayant un niveau de développement comparable.

6
A. G KENWOOD et A.L. Lougheed. The Grouwth of international Economy George Allen and Unwin,
Londres-1983 P.6, cité par Michel Rainelli, Op. Cit, p12
8
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Tableau N°5 : taux d’exportation pour quelques pays développer, 1960-1980 (en
pourcentage du PIB)
1960 1970 1975 1980
USA 4 4.3 7 8.6
France 11.1 12.7 15.5 17.9
R-U 14.3 15.9 19.1 22.3
Japon 9.4 9.8 12.2 12.6
Allemagne fédéral 20.7 18.5 21.5 23.4

Source : calculs d’après GATT, Le Commerce international en 1976-1977 et en 1980-1981, Genève, 1977 et 1981.

Les grandes tendances du commerce international dans la période sont étudiées selon le
même découpage que précédemment.

2-3 La répartition géographique des échanges : vers une remise en cause de la


prédominance nord-américaine
Dans l’immédiat après-guerre, les États-Unis occupent une place très importante dans les
échanges internationaux en raison des destructions infligées aux pays belligérants d’Europe et
d’Asie. Ainsi, la place du Japon est tout à fait mineure (voir tableau 6). Autre point marquant,
la place des pays en voie de développement est en régression entre 1950 et 1958. Entre 1963 et
1980, les évolutions dans les parts qu’occupent les zones dans les exportations mondiales sont
plus complexes (voir tableau 7). Les mouvements enregistrés sur l’ensemble de la période sont
:

 La décroissance sensible de la part occupée par l’Amérique du Nord, de 19,2% à


14 % ;
 La diminution plus marquée de l’ensemble des pays de l’Est, de 12,2 % à 9%.

9
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Tableau N°6 : répartition du commerce mondial, hors pays de l’est, par zone, 1950-1958
(en pourcentage)

1950 1958
Pays industrialisés 63.6 69.2
Dont Amérique du Nord 22.3 21.9
Japon 1.5 3
Europe occidentale 39.8 44.3
Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande 5 4
Pays en voie de développement 31.4 26.8
Total 100 100
Source : BRI, 31e Rapport annuel, 1961, Bâle, p. 128

Tableau N°7 : répartition des exportations mondial des marchandises par zone, 1963-1989
(en pourcentage)

1963 1968 1973 1978 1980 1989


Pays industrialisés 64.1 67.6 68.1 64.9 61.6 70.5
Amérique de nord 19.2 19.6 16.6 14.2 14 15.5
Japon 3.5 5.3 6.4 7.5 6.6 8.9
Europe occidentale 41.4 42.7 45.1 43.2 41 43.5
Afrique de sud, Australie, 3.2 2.7 7 2 1.9 2.2
nouvelle Zélande
Pays en voie de développement 20.5 18.4 19.2 23.4 27.5 21
Pays de l’est 12.2 11.3 10 9.7 9 10.7

Source : calculs d’après GATT, Le Commerce international en 1980-1981, Genève, 1981, Annexe, tabl. A 23 ; et Le
Commerce international en 1989-1990, Genève, 1991, vol. II, tabl. A 3 (chiffres arrondis).

En revanche, 1973 et le début de la crise mondiale marquent une rupture pour l’Europe
occidentale, dont la part croît régulièrement entre 1963 et 1973, puis décroît entre 1973 et 1980,
alors que, pour les pays en voie de développement, le mouvement est inverse : légère
décroissance entre 1963 et 1973, nette augmentation de 1973 à 1980. Pour aller plus loin dans
l’analyse, il est utile de s’intéresser à la destination des flux d’exportations. Le tableau 8

10
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

présente la matrice des exportations mondiales, dans une décomposition sommaire, pour 1955
et 1968.7

Tableau N°8 : matrice des exportations mondial, 1955-1968-1989 (En % du total des
exportations mondiales)

Destination Régions PVD Pays Monde


Origine industrielles de l’Est Entier1
Régions 1955 38.7 17.2 1.1 61.3
Industrielles 1968 49.6 13 2.5 67.6
1989 54.6 13.1 2.6 70.3

PVD 1955 18.3 6.5 1.1 25.8


1968 13.4 3.8 0.8 18.5
1989 14.1 5.5 1.4 21
Pays 1955 2.2 1.1 7.5 9.7
de l’Est 1968 2.5 1.7 7.1 11.3
1989 2.7 1.9 4.1 8.7

Monde entier1 1955 61.3 2.47 9.7 1002


1968 67.2 18.9 10.9 1002
1989 71.4 20.5 8.1 1002
Source : d’après GATT, Matrice du commerce mondial, 1955-1976, Genève, 1978 ; et GATT, Le Commerce international en
1989-1990, op. Cit., vol. II, tabl. A 4.

Comprend également l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, qui ne figurent dans


aucune des trois régions. 1

La matrice des exportations mondiales permet de voir combien les échanges entre pays
comparables sont un phénomène essentiel pour les régions industrielles et pour les pays de l’Est.
En revanche, les PVD sont tournés vers les régions industrielles : le commerce entre pays
relativement identiques est ici d’une importance minime.

7
M. Rainlli, Op. Cite, p16.
11
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

3- Les politiques commerciales


Dans les deux premières points titres, nous n’avons pas évoqué l’intervention des
pouvoirs publics sur les échanges extérieurs. Les développements ultérieurs permettront de
revenir sur les justifications et les analyses du protectionnisme ; le point de vue retenu pour
l’instant est simplement l’évaluation de son impact sur les tendances décrites ci-dessus8.

L’intervention des États sur les flux de marchandises au moyen de politiques


commerciales ne suit pas une pente générale allant vers un abandon des entraves ou, au
contraire, vers leur renforcement. Il existe des cycles dans le protectionnisme, en partie liés à
ceux qui affectent le niveau de production des nations. Les périodes d’expansion sont
globalement associées au libre-échange alors qu’en période de crise les pressions en faveur du
protectionnisme sont très fortes.

Cependant, une analyse plus fine révèle l’existence de contre exemples, particulièrement
à la fin du XIXe siècle, où une phase de croissance économique ne conduit pas à une diminution
de la protection. Le libre-échange se répand, au XIXe siècle, à partir de 1846, date d’abrogation
en Angleterre des célèbres Corn Laws, les lois sur le blé qui protègent les agriculteurs depuis
la fin du XVIIIe siècle. Toute l’Europe est touchée progressivement, jusqu’à la fin des années
1870. Il est à remarquer que cette période a connu le plus fort taux de croissance du commerce
international de tout le XIXe siècle9.

En revanche, de 1880 à 1913, le protectionnisme marque des points alors qu’existe la


dépression commencée en 1880 et qui s’achève en 1895. Le cas de la France, avec les tarifs
Méline de 1892 inspirés essentiellement par les agriculteurs, est l’un des plus connus, mais les
autres pays sont également touchés : la Russie est la nation la plus protégée dans cette fin du
XIXe siècle. En dépit de pressions nationales très fortes, l’Angleterre, seule parmi les grandes
puissances, le Danemark et les Pays-Bas restent totalement à l’écart de cette vague
protectionniste, qui ne reflue pas avec le retour de la prospérité.10

La Première Guerre mondiale est à l’origine d’un renforcement de la protection des


nations qui doivent financer l’effort de guerre, mais le retour à la paix ne s’accompagne pas
d’un désarmement douanier. Au contraire, les États-Unis, la France, l’Angleterre et
l’Allemagne renforcent, entre 1920 et 1927, leur dispositif protectionniste. En 1927, la Société

8
M. Rainlli, Op. Cite, p19.
9
Ibid, p19.
10
Ibid, p19
12
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

des Nations organise une conférence mondiale dont l’objectif est la suppression des barrières
aux flux internationaux de marchandises qui constituent un frein à la croissance du commerce
mondial. Des effets bénéfiques immédiats en découlent mais le déclenchement de la crise
mondiale en 1929 remet en cause cet effort de libéralisation.

En effet, dès que la récession se manifeste, les principales nations entreprennent une
escalade tarifaire amorcée par les États-Unis en juin 1930 avec le tarif Hawley-Smooth qui
prévoit des droits de douane allant jusqu’à 90 % de la valeur des biens importés. La France suit
cet exemple et innove en adoptant en 1931 des quotas, c’est-à-dire des limitations quantitatives
des importations.11

À la fin de 1932, pas moins de onze nations ont recours à ces contingentements, alors que
l’Angleterre établit en avril 1932 un tarif général avec des droits de douane allant jusqu’à 33
%. On assiste donc à une contagion des mesures protectionnistes dictées par une volonté de
représailles contre les mesures restrictives prises par les partenaires dans les échanges
internationaux : la protection est toujours conçue comme une défense ou une rétorsion. L’après-
Seconde Guerre mondiale est marqué au contraire par une volonté d’éliminer le plus rapidement
possible les entraves aux échanges héritées du conflit. Les enseignements des politiques des
années trente ont été tirés par la communauté internationale.12

Sous l’influence des États-Unis, un accord particulier est élaboré en 1947 : le General
Agreement on Tariffs and Trade (GATT), l’Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce. Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’une organisation internationale, mais
simplement d’un traité dont l’objectif est d’assurer le libre-échange ou du moins de supprimer
progressivement les barrières au commerce entre les nations signataires de l’accord (24 en 1947,
83 en 1975, 116 en 1993).13

Des cycles successifs de négociations internationales— les célèbres rounds, souvent liés
au nom de l’endroit où se sont ouvertes les négociations, comme le Tokyo Round ouvert en
1973 et l’Uruguay Round ouvert en 1986 — organisés par le GATT conduisent à un
abaissement général des droits de douane et à la diminution des barrières non tarifaires.

Les restrictions quantitatives aux échanges comme la discrimination à l’égard des


importateurs sont en principe interdites, sauf exceptions recensées dans l’accord et qui visent

11
M. Rainlli, Op. Cite, p20
12
Ibid, p20
13
Ibid, p21
13
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

toutes des situations exceptionnelles. Toutefois, comme le chapitre suivant le montre, les
tendances protectionnistes sont loin d’avoir disparu dans le monde contemporain. Au contraire,
les années quatre-vingt voient un renouveau sensible des tensions protectionnistes, notamment
dans les relations entre les trois pôles du monde développé, les États-Unis, l’Europe et le Japon.

14
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Section2 : les théories de commerce international


Le commerce international a fait l’objet de nombreuses études depuis des siècles. Nous
distinguons les éco les classique, marxiste, néoclassique apparues aux XVIIIe et XIXe siècles
et l'école contemporaine. Sandretto (1993) affirme que :

Les grandes écoles du XVIIIe et XIXe conservent une actualité. Leur étude, loin d'avoir
seulement un intérêt historique, est la condition indispensable pour comprendre les travaux, les
débats et les controverses actuelles. Elles constituent le socle sur lequel s’édifie la théorie
contemporaine jusque dans ses interrogations les plus récentes. Faire l’impasse de ces
fondements équivaudrait à bâtir sur du sable et à ne saisir des grandes questions du commerce
actuel que les aspects les plus superficiels de pensées développés.

1- Les théories classiques


1-1 Le Mercantilisme
Le Mercantilisme est une philosophie économique des 16eme et 17eme siècle, selon
laquelle la richesse d’un pays se mesure à la quantité d’or et d’argent (métal) qu’il possède. Le
pays ainsi encourage a augmenté ses réserves d’or et d’argent en augmentant les exportations
et en réduisant les importations, de façon qu’il lui reste plus de richesses. 14

Adam Smith a sérieusement critiqué la théorie mercantilisme disant qu’elle fait plus du
mal que de bien. En effet le pays qui limite les importations est oblige de gaspiller ses ressources
dans une production de bien pour laquelle il n’est pas expert. Selon Smith cette inefficacité de
production réduit la richesse d’un pays même si trésors augmentant.

Encore de nos jours, lorsqu’on parle d’un pays qui impose des tarifs et de quotas sur les
biens provenant d’un pays, on dit que le pays adopte une politique commerciale mercantiliste.

1-2- L’avantage absolu


Un pays(A)possède un avantage absolu sur un pays (B) s’il peut produire un bien ou
service a moindre couts, c’est à dire en utilisant moins de ressource. Le concept de l’avantage
absolu a été élaboré par Adam Smith 1776. Il implique qu’un pays gagne à se spécialiser dans
les produit pour les quelle elle dispose d’un avantage absolu, cette à dire de condition de
productions meilleures que celle des autres pays.

14
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005 P18
15
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Le fait que les possibilités de production des divers pays soient fort déférentes est à la
base des échanges internationaux. Chaque pays pourrait essayer de produire une certaine
quantité de chaque marchandise dont il a besoin. Ainsi, le Canada pourrait essayer de cultiver,
dans des serres, ses bananes et son café. Ce serait peut-être possible, mais les produit
risqueraient d’être de mauvaise qualité, et les couts en serait prohibitifs.

Même si de pays peuvent produire les mêmes bien, l’expérience montre que chacun d’eux
a intérêt à se spécialiser et à échanger certains produits locaux contre d’autre provenant de
l’extérieure. Cela est d’autant plus évadant si chacun des deux pays dispose d’un bien qui est
moins chers que dans l’autre pays.

Si la loi de l’avantage absolu marque un changement important par rapport au


mercantilisme, elle ne peut cependant expliquer qu’une partie du commerce internationale. En
effet, si on se limite à cette théorie, un pays qui aurait dans tous les domaines une productivité
inférieure à celle des autres pays ne pourrait strictement rien se procurer sur le marché
international.

1-3- L’avantage comparatif


Pour remédier aux lacunes de la théorie de l’avantage absolu, David Ricardo a démontré
en 1817, grâce à une analyse des avantages comparatif, que l’échange entre deux pays est
favorable à chacun d’entre eux à partir du moment où le cout de production relatif des objets
diffère. Chaque pays a donc intérêt à se spécialiser là où il est comparativement le meilleur ou
les moins mauvais.

Le grand mérite de Ricardo a été précisément de montrer que le flux d’échanges,


réciproque ne dépend pas de l’existence d’un avantage absolu pour chaque pays, mais de la
seule différence des rapports de couts entre les deux pays. Un flux d’échanges réciproque peut
exister même si l’un des deux pays produit les deux biens à moins bon compte que l’autre pays.
C’est ce que nous allons examiner.15

Contrairement à Smith, Ricardo a bien montré que l’échange de produits entre pays ne
dépend pas des coûts absolus, mais des différences dans coûts relatifs ou prix relatifs. A partir
du moment où les prix relatifs des deux biens sont différents dans les deux pays, il y a forcément

15
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005 PP
19,20
16
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

un bien qui a un prix relatif plus faible dans un pays et l’autre bien qui a un prix relatif plus
faible dans l’autre pays. On dit que chaque pays a forcément un avantage comparatif.

2- Les néo-classiques
2-1 Le théorème de HOS
Cette théorie des couts relatifs a été approfondie au 20eme siècle par les économiste
Hecksher, Ohlin et Samuelson qui ont cherché à comprendre les différences de couts
comparatifs entre les pays et à appliquer, dans leurs théories du commerce internationale, les
principes de l’analyse marginaliste. Ils ne raisonnent plus dans le seul cadre de couts mesures
comme précédemment par des écarts de productivité de l’unique facture travail. Ils expliquent
l’échange international par l’abondance ou la rareté relative des divers facteurs de production
dont sont dotés les pays. En fonction de la loi économique simple qui consiste à dire que tout
ce qui est rare est cher, une économie doit se spécialiser dans les activités qui utilisent le plus
intensément le facture de production dont elle dispose en abondance. Elle a intérêt à exporter
ces biens et à importer ceux qui utilisant la facture de production pour lequel elle est moins bien
dotée.
2-2 Le paradoxe de Leontief
Dans les années 50, Wassily Leontieff teste le modèle d’interprétation néo-classique sur
les données du commerce extérieur des Etats-Unis et met en évidence la contradiction qui existe
entre la dotation factorielle de ce pays, a priori fortement avantage en capital et sa spécialisation
dans la production intensive en travail. Dans le model, un tel résultat correspond à un pays peu
développé possédante un surplus de main-d’œuvre. Loin d’invalider le théorème de HOS, les
travaux de Leontief permettent de le préciser en prenant notamment en compte, parmi d’autres
explications, l’hétérogénéité de facteur de travail.

3- Théories Contemporaines
Ce sont des théories qui ont des relations directes avec le développement du commerce

3-1 Théorie de la demande

Les analyses traditionnelles sont fondées sur les capacités de production des pays et donc
sur l’offre.

17
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

En 1961, Steffan Burestam Linder considère que la demande, largement négligée


jusqu’alors, joue un rôle essentiel dans l’explication du commerce international. Les pays se
spécialisent non plus en fonction de leurs dotations en facteurs mais de leur demande interne.16

Quand celle-ci tend à se saturer, l’entreprise cherche de nouveaux débouchés à


l’exportation. Dans cette optique, le marché international n’est rien d’autre que le prolongement
du marché national.

3-2 Théorie du cycle de vie international des produits


Théorie utilisée pour analyser l’aspect dynamique du commerce international moderne.
C’est l’économiste américain Raymond Vernon (1913-1999) qui a démontré, au début des
années 1960, que les pays très fort en “recherche-développement“ (comme les États-Unis,
support de son étude), domine aussi l’exportation. Selon lui, les marchés extérieurs sont le
prolongement du marché national, permettant ainsi de rentabiliser les dépenses initiales dans le
cadre du cycle de vie du produit.

Il met en parallèle phases du cycle de vie et niveau d’exportation. Il repère ainsi un cycle
en quatre phases :

 Introduction/lancement : La création du produit est une réponse à un besoin


observé chez les consommateurs potentiels du marché national dans lequel il est
introduit en premier.
 Croissance/développement : Le marché national s’élargit, production de masse,
la concurrence fait baisser les prix, l’exportation se développe et vise les classes
supérieures des économies moins développées (Amérique latine par exemple).
 La maturité : La concurrence est très forte, le nombre de firmes se réduit, le
marché extérieur l’emporte et s’élargit vers le bas, il faut installer des filiales de
production (remplacement du commerce international par les IDE), l’exportation
recule.
 Le déclin : A ce stade, la production est concentrée dans les pays qui pratiquent
les salaires les plus bas et qui utilisent une force de travail non qualifiée. La
production nationale peut prendre fin et il est possible que les produits qui étaient
habituellement exportés par le pays innovant y soient désormais importés.

SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezeki : « La gestion d’une opération d’importation Cas : ENIEM Tizi-Ouzou »,
16

mémoire master, Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, 2017. P10


18
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

L’approche par le cycle de vie s’applique à un grand nombre de produits comme


l’électronique, radio, télévision, ordinateur...

Cette théorie permet de bien comprendre pourquoi le commerce international se met en


place mais aussi pourquoi il est remplacé par les investissements directs à l'étranger (IDE). 17

La figure suivante montre la courbe du cycle de vie international du produit :

Figure 01 : La courbe du cycle de vie international du produit

Source : [Link]/search?q=th%C3%A9orie+du+cycle+de+vie+international+du+produit&dcr consulté le


04/08/2022

3-3 Théories de la firme


3-3-1 La concurrence imparfaite

Les échanges de produits presque semblables entre pays à niveau de développement


comparable ont conduit certains économistes à remettre en cause les grilles de lecture classiques
et néoclassiques dans le cadre desquelles ces pays n’auraient aucun intérêt à se spécialiser. Pour
Bernard Lassudrie-Duchêne, la différenciation des produits permet aux entreprises de retrouver
une situation de monopole de fait. Il ne s’agit plus de produire en masse des produits homogènes

17
http:// [Link] consulté 4/8/2022

19
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

mais de produire, en séries plus limitées, des articles différenciés, soit dans le cadre d'une
stratégie de spécialisation, soit d’une stratégie de diversification.

3-3-2 Théorie de la firme multi nationale :


L’analyse de John Dunning a pris le nom de théorie éclectique ou encore de paradigme
OLI :18

(Ownership advantages), ceux spécifiques à la firme : capital intellectuel, technique


maitrisée, taille critique, différenciation de ses produits...

(Localisation advantages), ceux liés au lieu de la délocalisation : qualité des infrastructures,


dotation en facteur de production, cadre institutionnel, potentiel du marché local, une présence
physique sur les marchés étrangers est parfois nécessaire pour y être compétitif...

(Internalisation advantages) ceux liés aux avantages potentiels d'une « internalisation » : coût
de transaction, risque de transfert des connaissances...

Tableau N09 : le paradigme OLI

Avantage O L I
Mode de pénétrations
Investissement directe + + +
Exportations + - +
Licence + - -

Source : cours pédagogique ummto « théorie de commerce international » Licence 3 2019/2020

3-3 L’avantage compétitif des nations


Porter (1993) présente le processus d’internationalisation dans le cadre d’un système interactif
et indépendant de quatre éléments inhérents à l’environnement national de l’entreprise :19

- la dotation du pays en facteurs de production (main-d’œuvre qualifiée, infrastructures ...).

- la nature de la demande intérieure.

- les stratégies, la structure et la nature de la compétition entre firmes au niveau national

18
SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezki [Link]. P13

19
SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezki : [Link]., P14
20
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

- la coexistence, au plan national, d’industries amont et d'industries apparentées compétitives.

Si le succès d’une entreprise à l’international est donc prédéterminé, selon Mickaël Porter, par
la qualité de son environnement national, cela s’avère une condition nécessaire mais non
suffisante. Deux autres variables sont appelées à jouer un rôle :20

- l’Etat qui dispose de moyens (fiscaux, monétaires, légaux) qui permettent de stimuler les
industries amont et apparentées (subventions publiques), de modifier la concurrence (lois anti-
trust), d’améliorer la qualité des facteurs (formation) ou encore de stimuler la demande
intérieure (fiscalité).

- le hasard

Section3 : les instruments de paiement


On distingue par instrument de paiement, la forme matérielle qui sert de support au
paiement, certains instruments de paiement ont une réalité physique (cheque, traite, billet à
ordre), cependant le développement télématique a fait progressivement apparaitre des
transactions entièrement informatisé (virement bancaire).

1-Les modes de paiement


L’importateur a intérêt à s’assurer que les conditions de vente sont les plus intéressantes
pour lui et que le prix est le plus bas possible ; d’autre part, tout exportateur doit évaluer le
risque d’insolvabilité de ses clients et offrir des conditions de vente compétitives. On choisit le
mode de paiement selon le degré de risque associe aux opérations commerciales et selon la
perception qu’on a de ce degré.

Au sens large, on parle d’instrument de paiement, c’est-à-dire tout ce qui est généralement
accepté en contrepartie de la vente d’un bien ou de la prestation d’un service. On distingue les
espèces (les billets de banque et les pièces métallique) et la monnaie scripturale, qui repose sur
des écritures comptables (les avis de prélèvement, les cartes de crédit, les chèques, les
virements, etc.…)

20
Ibid, p14
21
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

L’entreprise qui achète ou vend des marchandises sur les marchés étrangers dispose de
quatre modes de paiement :

 Le virement bancaire

 Le chèque

 La lettre de change

 Le billet à ordre

Le document écrit qui correspond à un ordre de paiement de ce genre s’appelle effet de


commerce. L’ordre de paiement est émis soit en monnaie nationale (monnaie du pays), soit en
devise étrangère.

1-1 Le virement bancaire


C’est un mode de paiement par lequel la banque transfère une somme d’un compte a un
autre par un jeu d’écriture. Cette opération consiste à débiter un compte pour en créditer un
autre. Lorsqu’un importateur demande à sa banque de transférer à un exportateur une somme
correspondant à sa créance envers ce dernier, l’importateur et le donneur d’ordre et
l’exportateur, le bénéficiaire.

Trois réseaux se partagent les opérations bancaires internationales :

 Le réseau SWIFT : soit société pour la télécommunication financière interbancaire


mondiale (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication).

 Le réseau IBAN : International Bank Account.

 Le réseau IPI : International Payment Instruction.

 Le réseau SWIFT est utilisé par la majorité des banques, soit environ 90%, alors que les
deux autres sont surtout élaborer par les banques européennes.

Les avantages

Le virement bancaire est un moyen de paiement rapide et fiable. Il est accessible 24/24 et
7/7, son cout est abordable et il est très sécuritaire. Sa facilité d’utilisation en fait le moyen de
paiement international le plus populaire.

22
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Les inconvénients

Le virement bancaire ne consiste pas une garantie de paiement, car l’acheteur doit encore
en donner l’ordre.

1-2 Le cheque
Les modes de paiement utilisés dans les transactions effectuent sur le marché intérieur,
dont le chèque, sont rarement utilisés en commerce international. Le chèque est un effet de
commerce par lequel le titulaire d’un compte bancaire donne l’ordre a sa banque ou à autre
établissement financier de payer une somme puisée a même le crédit de son compte.
Il faut savoir que l’émission d’un chèque sans provision est passible de poursuites
criminelles dans certains pays, bien que dans la majorité des cas l’émetteur du chèque ne
s’expose qu’à des frais administratifs. Pour éviter de se retrouver « bénéficiaire » d’un chèque
sans provision, l’entreprise peut exiger de son acheteur un chèque certifié, c'est-à-dire un
chèque dont le paiement est garanti par la banque, qui bloque alors les fonds dans le compte de
son client jusqu'à ce que le chèque soit encaissé.

Les avantages

Le chèque est évidemment un mode de paiement très répandu, simple à utiliser et peu
couteux. La certification du chèque constitue une garantie de paiement

Les inconvénients

En soi, un chèque ne constitue pas une garantie de paiement, et le tempe nécessaire à son
encaissement peut être plus ou moins long. Il y a en effet de nombreuses étapes et de nombreux
intermédiaires entre le moment ou le bénéficiaire reçoit un chèque et celui où il a accès aux
fonds.

Par ailleurs, un chèque tiré en devises étrangères expose le bénéficiaire au risque de


change. Enfin, le chèque ne protège pas contre le risque commercial ; c’est un effet de
commerce facile à voler au à falsifier, et son émission repose entièrement sur le client.

1-3 La lettre de change (TRAITE)


C’est un effet de commerce par lequel une personne, le tireur (l’exportateur), ordonne à
une deuxième personne, le tiré, de remettre une somme d’argent précise, a vus au à terme, a
une troisième personne, le bénéficiaire. Le bénéficiaire est soit l’exportateur lui-même soit une
autre entité désignée dans le document.

23
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Si la lettre de change est acceptée, on la désigne sauvent par le terme acceptation, c'est-
à-dire que le tiré s’engage à la payer à l’échéance en inscrivant dans le document le mot
« accepté » et la date, suivi de sa signature. L’acceptation bancaire correspond à l’aval que
donne un banquier de premier ordre, ce qui garantit le paiement à l’échéance. Cet aval peut
porter sur la somme totale de la lettre de change ou sur une partie seulement.

Les avantages

La lettre de change concrétise une créance en la rendant négociable par la banque.

L’exportateur s’assure du paiement de sa créance quand il obtient l’aval de la banque de


l’importateur, sans pour autant être protégé contre le risque de fiabilité de la banque.

La lettre de change est particulièrement intéressante de point de vue de l’exportateur


puisqu’elle est émise sur l’initiative du vendeur et non sur celle de l’acheteur. Un autre avantage
non négligeable de cet effet de commerce est que la date de paiement est déterminée
précisément.

Les inconvénients

La lettre de change ne protège pas contre le risque de non-paiement, ni contre la perte, ni


contre le vol. Par ailleurs, le délai de recouvrement peut être long puisque la lettre de change
est soumise à l’acceptation de l’importateur.

1-4 Le billet à ordre


Le billet à ordre est un effet de commerce par lequel un souscripteur (souvent
l’importateur) s’engage à payer, a vus ou a une date déterminée, une somme a un bénéficiaire
(l’exportateur). Il comporte les mêmes dispositions que la lettre de change concernant
l’échéance, l’endossement. L’aval et le paiement. Un élément distingue cependant ces deux
effets de commerce : alors que la lettre de change est émise sur l’initiative du vendeur
bénéficiaire du paiement, le billet à ordre est émis sur l’initiative de l’acheteur qui promet le
paiement.21

2- Les techniques de paiement non documentaires


Les techniques de paiement non documentaires, comme leurs noms l’indiquent,
n’obligent pas le bénéficiaire d’un effet de commerce à présenter des documents pour être payé.

21
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005
P.363
24
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

2-1-L’encaissement simple

Dans ce cas, l’exportateur expédie et facture de la marchandise a l’acheteur, qui doit payer
dans un délai précis.

Les avantages

L’encaissement simple ne coute pas cher et demeure très simple a utiliser. C’est pourquoi
il constitue une pratique courante sur les marchés locaux. Si on veut l’utiliser en commerce
international, il faut que règne une confiance mutuelle entre l’exportation et l’importateur.

Les inconvenantes

En matière d’exportation, l’encaissement simple comporte un risque élevé puisque


l’importateur reçoit les marchandises avant qu’on lui en réclame le paiement.

L’exportateur se trouve ainsi sans aucune garantie de paiement. De plus, il finance


l’importateur pendant tout le terme du crédit.22

1-2 L’envoi contre remboursement


Est une condition de vente qui oblige l’acheteur à payer la marchandise au moment même
de la livraison. Le transporteur remet la marchandises échange du paiement. On parle alors du
vent contre remboursement. Ce genre d’encaissement peut se faire par l’entremise des services
postaux, a certaine condition, et par des transporteurs routiers ou des transitaires, tels UPS ou
FedEx.

Les avantages

Les principaux avantages de ces techniques résident dans ses simplicités. Cependant,
comme dans le cas de l’encaissement simple, l’établissement d’une confiance mutuelle entre
l’exportateur et l’importateur est recommandé.

Les inconvénients

Il ne faut pas négliger les inconvénients de la vente contre remboursement, qui peuvent
s’avérer lourds de conséquences :

 Le chèque peut être sans provision.

22
Naji Jamel, Sophie fornier [Link], p.364

25
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

 L’acheteur peut refuser la livraison des marchandises.

 En cas de refus de prise de possession de la marchandise par l’acheteur, l’exportateur peut


avoir à payer des frais d’entreposage, sans compter qu’il devra rapatrier cette
marchandise.

 Le délai de paiement est tributaire du transporteur ou des services postaux qui en


assument la responsabilité.

 Si le paiement est fait en devises étrangère, l’exportateur s’expose au risque de change. 23

3-Les techniques de paiement documentaires


Les techniques de paiement documentaires font intervenir la notion de remise
documentaires, c’est à dire l’ensemble des documents afférents a l’expédition d’une
marchandise, accompagnés le plus souvent d’une traite tirée sur l’acheteur. Il s’agit, en effet,
de tout papier commercial accompagné de documents et devant être délivré contre paiement ou
acceptation, ou selon d’autre condition.

3-1-L’encaissement documentaire
Est constitué une technique relativement simple. L’exportateur, c'est-à-dire le donneur
d’instruction, confie à sa banque, qu’on appelle la banque remettante, les documents
commerciaux et financiers, tout en change cette dernière du mandat de les faire transmettre par
une autre banque, qu’on appelle banque présentatrice, à l’acheteur contre le paiement
comptant au contre l’engagement de payer selon une échéance précise.

Le paiement par encaissement documentaire comporte les huit étapes suivantes :

 L’exportateur et l’importateur signent un contrat pour convertir que la condition est


l’encaissement documentaire.
 L’exportateur envoie la marchandise et réunit les documents exigés par l’importateur.
 L’exportateur transmet les documents à sa banque avec l’ordre d’encaissement
correspondant.
 La banque remettante vérifie l’ordre d’encaissement ainsi que le nombre et l’intitulé des
documents reçus, puis les envoie à la banque de l’acheteur en lui donnant l’instruction de
ne délivrer les documents à l’acheteur que contre paiement. Le donneur d’ordre en reçoit
la confirmation.

23
Naji Jamel, Sophie fornier, Op. Cit., p.365

26
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

 Contre paiement ou acceptation d’une trait, la banque présentatrice remet à l’importateur


les documentes, qui constituent en fait le titre de propriété des marchandises.
 L’importateur prend possession de la marchandise.
 La banque présentatrices transmet le paiement à la banque remettante.
 La banque remettante transmet le paiement à l’exportateur après avoir débuté les frais
d’encaissement.

Figure N2 : l’encaissement documentaire

(1)
Exportateur Importateur
(2)(6)

(3) (8) (5) (5)

(4)
Banque présentatrice
Banque remettante
UY6 (7)

Source : tirée et adaptée d’eur-export, » les techniques de paiement international », en ligne 17/08/2022
[Link]/francais/apptheo/finance/risnp/[Link]

Si l’exportateur a des liens avec la banque présentatrice, il peut lui soumettre


directement les documents et réduire du même coup le nombre d’étapes.24
Les avantages

 L’acheteur doit obligatoirement régler à la banque le montant de la remise documentaire


avant de pouvoir prendre livraison de la marchandise.
 Comparativement au crédit documentaire, le processus est souple pour tout ce qui touche
les documents et les dates.
 Les garanties pour l’importateur sont sensiblement les mêmes que celle du crédit
documentaire.
 Le cout est peu élevé.

24
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 367.

27
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Les inconvénients

 L’exportateur n’a aucune garantie de paiement, car le client peut refuser de payer.
 Dans le cas de non-paiement. La marchandise est immobilisée malgré les frais de
transport engagé.
 Le risque politique peut être grand.25

3-2 Le crédit documentaire


Le CREDOC est un engagement écrit, pris par la banque de l’importateur, de payer
des marchandises sur présentation de certains documents. Le processus peut paraitre lourd, mais
il apporte une sécurité aux parties intéressées : d’un côté, il garantit le paiement au vendeur dès
que ce dernier remet les documents pertinents à la banque ; d’autre coté, il garantit à l’acheteur
que le vendeur sera payer.26
Le CREDOC ne comporte aucun engagement de paiement, ce dernier garantit le
paiement contre la remise des documents qui prouvent que la marchandise commandée a bel et
bien été envoyé, conformément aux instructions. Une fois que la demande est acceptée,
l’importateur demande à sa banque de faire le paiement à la banque de l’exportateur.
Le paiement par CREDOC comporte les 11 étapes suivantes :
 L’importateur et l’exportateur concluent un contrat dans lequel ils prévoient le
paiement par crédit documentaire. L’exportateur envoie une facture pro forma,
nécessaire à l’ouverture du dossier.
 L’importateur demande à sa banque d’établir un crédit documentaire en faveur
de l’exportateur.
 La banque émettrice établit le crédit documentaire en vérifiant les instructions
d’ouverture sont complètes et précises et si l’importateur est solvable, puis le
transmet à la banque de l’exportateur (la banque notificatrice).
 La banque notificatrice vérifie la solvabilité de la banque émettrice,
l’authenticité de Credoc et l’absence de condition erronées ou peu claires.
 L’exportateur voit s’il peut remplir les conditions du crédit. S’il y a lieu, il peut
alors demander au donneur d’ordre d’en modifier certaines clauses ; sinon, il
procède à l’expédition de la marchandise.

25
Naji Jamel, Sophie fornier Op. Cit,P 367
26
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 368
28
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

 L’exportateur remet à sa banque tous les documents requis selon le délai prévu
dans le crédit. Soulignons que la banque refusera le règlement en cas de non-
respect de clauses du crédit ou en présence d’irrégularités.
 La banque confirmatrice vérifie la conformité, la concordance ainsi que
l’intégralité des documents avec les conditions du Credoc, puis paie le vendeur
en déduisant les frais.
 La banque confirmatrice envoie les documents à la banque émettrice.
 La banque émettrice examine les documents à son tour pour voir s’ils sont
conformes aux conditions du crédit.
 Elle remet les documents à l’importateur en contrepartie des sommes
dépensées en son nom.
 L’importateur acquitte les droits de douane et récupère la marchandise.
Figure N3 : le crédit documentaire

1
Exportateur Importateur
5 11

7 4 2 10
6

a. 3
Banque Banque
b. 8 émettrice
notificatrice

Source : Tirée et adaptée d’EUR-export « le crédit documentaire » en ligne 17/8/2022


[Link]/francais/apptheo/finance/risnp/[Link]

Les avantages

Grace au crédit documentaire, l’importateur acquiert la certitude que l’exportateur n’est


pas payé tant que la marchandise n’est pas expédiée. L’importateur a la possibilité de négocier
des tarifs préférentiels et des conditions de paiement auprès de l’exportateur.

De son côté, l’exportateur sait qu’il peut traiter en toute confiance avec l’importateur
puisqu’il a une garantie de paiement de la banque. Pae ailleurs, il peut escompter le crédit sur
le marché financier, étant donné qu’il s’agit d’un document négociable.

29
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale

Les inconvénients

Le Credoc ne protège pas l’importateur contre les problèmes liés à la qualité de la


marchandise ou à sa quantité. Par ailleurs, pour utiliser cette technique de paiement, il faut
bénéficier d’une marge de crédit suffisante.

Quant à l’exportateur, il peut trouver difficile de fournir toute la documentation exigée. 27

Conclusion

Le commerce international est très important pour les pays, sur les plans du rayonnement,
de l’économie et même pour la survie. Cette activité économique existe depuis des siècles, et
presque toutes nations y participent.

Nous avons présenté dans ce chapitre les différentes théories du commerce internationale
et leurs évolutions dans l’histoire, ainsi les différents instruments de paiement du commerce
international.

27
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 371

30
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Chapitre 02 : La gestion de l’opération d’importation

31
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Introduction
Les opérations du commerce international, au sens large du terme, comportent de façon
inéluctable un ensemble de risques. La distance géographique et culturelle ne constitue qu’une
des causes explicatives. L’importateur et l’exportateur sont confrontés à de nombreux risques
dans la gestion de leurs opérations du commerce international. Ces risques peuvent être liés aux
modes de financement du commerce international, aux opérations de change, ou encore au
risque de non-paiement de la marchandise.

Section 1 : la démarche d’une opération d’importation


La connaissance des termes du commerce international, et des différentes étapes à
l'import est indispensable pour une entreprise importatrice. Le processus regroupe toutes les
activités qui sont liées à la circulation du produit : choix des lieux de fabrication et de stockage,
gestion des approvisionnements et des stocks (matières premières, encours, produits finis),
emballage, manutention, transport, dédouanement, suivi des livraisons, etc. L’importateur a
comme seule préoccupation la réalisation de toutes ces opérations à moindre cout.

1-La logistique internationale


1-1 Le transport international
Le transport international de marchandise est, en effet, un système logistique, bien rodé,
constitué de nombreux intermédiaires, répondant à de multiples contraintes et règles, qui met
en œuvre plusieurs intervenants et d’énormes moyens.
Il regroupe les opérations de transport, stockage, d’allotissement, de distribution et de
dédouanement. Une logistique bien conçue permet, en contrôlant différant flux, de réaliser un
transport de bout dans les meilleures conditions possibles de sécurité, rentabilité, efficacité,
pour les deux principaux intervenants en bout de chaine que sont les acheteurs, vendeurs,
receveurs et les expéditeurs des marchandises en distingue les différents modes de transports
qui sont :
1-1-1 Le Transport Maritime

On entend par transport maritime tout transport des marchandises ou de biens effectué
par mer. Ainsi le transport maritime se taille une place de choix dans le commerce international.
Ce mode de transport utilise en majorité les conteneurs car il permet de gains de temps et de

32
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

sécurité qui ne peuvent être négligés, de même il réduit le cout de la manutention et


des assurances.1
Le transport maritime est généralement approprié pour le transport des quantités de
marchandises importantes et volumineuses.
En effet le transport maritime est tarifié par les conférences maritimes (accord entre les
compagnies maritime) qui fixent les règles de tarification. Le fret de base est en fonction de la
classe des marchandises et de la masse ou du volume avec équivalence : 1tonne=1m3.
Un maximum de taxation est prévu pour les petites expéditions et des règles particulières
s’appliquent à certaines marchandises.
Le fret est établi en unité payante(UP). Le connaissement (bill of lading) est le document
qui matérialise le contrat de transport. Il est régi au niveau international par les conventions de
Wisby et La Haye.
Toutefois en transport maritime on peut distinguer divers contrats type : la lettre de
transport maritime et le contrat d’affrètement, mais le connaissement reste le seul document
attestant la propriété de la marchandise. C’est donc la preuve du contrat de transport passé entre
le chargeur et l’armateur.
En effet, le transport maritime utilise souvent les navires spécialisés dans un type de
marchandise :
Les vraquiers, pétroliers, ou céréaliers et les navires polytherme destiné au transport de
denrées périssables ; les navires non spécialisés tels que les cargos conventionnels qui disposent
de leurs moyens de manutention.
Les portes conteneurs, les navires rouliers RORO (Roll-on/roll-off). La conteneurisation
quant à elle, est considérée comme un cas particulier.
1-1-2 Le Transport Aérien

On entend par transport aérien tout transport de marchandises ou de biens par les aires. Il
est celui qui a connu une croissance significative ces dernières années.

En effet, la croissance des échanges internationaux et les impératifs qui en découlent,


notamment en matière de délais, ont contribué à son essor.

1
[Link] « l’assurance de transport international » réalisé par Dyore Victoire Ebarath. Consulté le
14/09/2022
33
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Tout comme pour le transport maritime, le transport aérien permet de desservir beaucoup
de destinations à travers le monde. Il est approprié pour les transports nécessitant des délais
rapides tout en assurant une sécurité maximale pour la marchandise.
L’utilisation massive des ULD (Unit Load Devices) pour les opérations de chargement et
déchargement qui facilitent la manipulation de la marchandise : ce sont en général des palettes,
des igloos et des conteneurs. C’est un type de transport utilisé pour les expéditions lointaines.
Onéreux, il offre l’avantage de la rapidité. Le prix est alors en fonction du poids /volume
(1m3=133kg).
Le transport aérien est réglementé au niveau international par la convention de Varsovie.
Le contrat de transport aérien est conclu entre le transporteur (compagnie aérienne) et le
chargeur qui peut être le transitaire. Le contrat est matérialisé par la lettre de Transport Aérien
(LTA=AIR WAY BILL).
La Lettre de Transport Aérien peut être établie par la compagnie aérienne, l’expéditeur,
ou le destinataire. La LTA est à la fois : la preuve du contrat de transport, la preuve de la prise
en charge de la marchandise et le justificatif des prix. Comme nous pouvons le constater, le
transport aérien utilise pour son transport : les avions mixtes et les avions cargo.
1-1-3 Le Transport Routier

Le transport routier est le transport de biens ou de marchandise par route. En effet, le


transport routier est utilisé fréquemment lorsqu’il s’agit d’effectuer des opérations sur un
territoire donné. Il pour avantages une réduction relative du cout et d’un service dit en « porte
à porte », c’est-à-dire sans rupture de charge. Le transport routier est beaucoup plus utilisé en
Europe car peu couteux et flexible il est quasiment sans limite de taille.

Le transport routier présente comme avantages

Délais relativement courts (grâce aux infrastructures routières et aux procédures


douanières allégées, comme le carnet TIR), Gamme de services très étendue comme le
groupage, le fret express, le cabotage, …)
Rapport vitesse/prix avantageux.

Ainsi, ce mode de transporte souvent les conteneurs et présente une possibilité de


combiné le transport (rail/route) ou multimodal (fluvial ou maritime/route).

34
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Les véhicules de transport utilisés par le transport aérien sont les véhicules d’une pièce
(Camion), les véhicules articulés (Tracteur+semi-remorque) et les trains routiers articulés
(Camion+Remorque).
Le contrat de transport routier est matérialisé par la lettre de voiture CMR.
La signature du transporteur entraîne une présomption de responsabilité en cas de perte
ou d’avaries. En cas de réserves formulées par le transporteur, celles-ci devront être
contresignées par l’expéditeur.
En effet, la tarification prend en compte le poids, la nature de la marchandise et la distance
à parcourir.
Le rapport au poids / volume est égal à 1 tonne= 3 m3. Le tarif routier exige que l’on
arrondisse le poids de la marchandise aux 100 kg supérieurs.
1-1-4 Le Transport Ferroviaire

C’est un mode de transport qui est utilisé dans plusieurs régions du monde. En effet, le
transport ferroviaire utilise généralement les expéditions par wagons isolés (entre 5 et 60 tonnes
de marchandises) ou par train entier pour des tonnages supérieurs.
Il faut noter que le transport ferroviaire de marchandises n’est pas utilisé dans la plupart
des régions du monde par manque de voie ferrée transcontinentales.
Ce type de transport présente aussi la possibilité d’effectuer des livraisons sur de longues
distances. En effet, le transport ferroviaire est également utilisé comme moyen combiné avec
le transport routier à savoir le ferroutage.2
Le document de transport utilisé en trafic ferroviaire, est la lettre de voiture CIM. Il existe
2 formulaires : un pour le trafic normal et un pour le trafic accéléré.
L’original est remis au destinataire, l’expéditeur recevra un feuillet de la liasse. Le
document sera rempli en partie par l’expéditeur et en grande partie par la société de chemin de
fer.
La convention CIM ne prévoit aucun tarif dans la mesure où les règles de tarification sont
aléatoires d’un pays à un autre.
1-1-5 Le Transport Fluvial

Le transport fluvial est le transport de marchandises ou de biens par voie d’eau (fleuve et
canaux). C’est un mode de transport très économique car, il est peu couteux en énergie ; il

2
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 276

35
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

permet de transporter des tonnages très importants, ce qui en fait un moyen de transport massif
et peu polluant.
Mais il est lent, ce qui peut représenter un avantage logistique en permettant d’économiser
en frais d’entreposage (l’entrepôt, c’est le bateau).
Le transport fluvial garde une importance pour le transport de marchandises dans les pays
dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé ou favorisés.
2-Les incoterms

A l’échelle internationale, tout comme dans la mise en situation qui suit, vendeur et
acheteur doivent fixer les responsabilités de chacun, autrement dit s’entendre sur les conditions
de vente. Dans le cadre d’opérations commerciaux internationaux ne se limitent pas à la
livraison : il faut aussi déterminer qui s’occupe de dédouanement, de la documentation, des
assurances à payer et de tout un ensemble de facteurs.
Or, pour s’entendre sur les conditions de vente et venir à bout des barrières linguistiques
et culturelles, les parties à un contrat peuvent avoir recours à des termes de vente internationaux
connus sous le nom d’incoterms. Ce sont ces incoterms et leurs implications sur le plan
commercial que nous allons étudier dans ce titre.3

2-1-L’origine et l’utilité des incoterms


Si condition internationale de vent, sont des termes uniques que tous, de par le monde, ne
peuvent interpréter que d’une seule façon. Chacun réagit un aspect particulier du vent, bien que
leur emploi soit facultatif, ces termes ont dans un contrat de vent une valeur juridique pour
l’ensemble des partenaires mondiaux.
Une fois acceptés par les deux parties au contrat, les incoterms lient le vendeur et
l’acheteur sans toutefois influencer les relations de l’un ou de l’autre avec le transporteur, qui,
elles, sont définis dans le contrat de transport. Les incoterms ne représentent pas non plus un
transfert de propriété. Ils servent surtout à répartir les frais de logistique (transport, assurance,
douanes) entre l’importateur et l’exportateur en indiquant à quel point a lieu le transfert des
couts et des risques de bris ou de perte des marchandises.4
2-2-Les groupes d’incoterms

En 1990, la CCI a décidé de regrouper les incoterms en quatre groupes, suivant le degré
de responsabilités du vendeur dans la prise en charge des couts et risque. En effet, les incoterms

3
Naji Jamel, Sophie Fornier, Op. Cit, P228
4
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 229

36
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

sont des termes de vente, qui stipulent a priori les obligations du vendeur. Les obligations de
l’acheteur sont par défaut celles qui n’incombent pas au vendeur. Nous présentons ici les
incoterms selon une hiérarchie croissante des obligations du vendeur. Voici les quatre groupes
d’incoterms :5

 Le groupe E(EXW) : le vendeur a rempli son obligation de livraison quand il a rendu la


marchandise disponible dans son établissement.

 Le groupe F (FCA, FAS, et FOB) : le vendeur a rempli son obligation de livraison quand
il a dédouané la marchandise à l’exportation, l’a transportée puis l’a remise au transporteur
principal que lui a désigné l’acheteur, et ce dans le pays du vendeur. Le vendeur n’assume
par les frais du transport principal.
 Le groupe C (CFR, CIF, CPT, et CIP) : le vendeur doit conclure le contrat de transport
et en assumer les couts, mais les risques de perte ou de dommage sont transférés à
l’acheteur quand la marchandise est remise au transporteur principal. En vertu de certains
de ces incoterms, le vendeur assumera des frais d’assurance associés au transport.
 Le groupe D (DAF, DES, DEQ, DDU et DDP) : le vendeur a rempli son obligation de
livraison quand la marchandise est mise à la disposition de l’acheteur dans le pays de
l’acheteur. Le vendeur assume tous les frais et les risque liés à la livraison de la
marchandise.
Ces incoterms se répartissent également dans les deux grandes catégories suivantes :

 Les incoterms de vente au départ (groupe E, Fet C), suivant lesquels l’acheteur assume,
dans une plus ou moins large mesure, les charges et les risques liés au transport principal
des marchandises.
 Les incoterms de la vente à l’arrivée (groupe D), suivant lesquels le vendeur assume les
charges et les risques liés au transport des marchandises jusqu’à ce qu’elles arrivent à
destination.

2-2-1-Les incoterms de vente au départ

Pour la plupart, font reposer sur les épaules de l’acheteur les charges et les risques
associés au transport principal des marchandises. S’il ne dispose pas de la capacité
organisationnelle nécessaire pour se charger du transport des marchandises, ou si les prix ou les

5
Ibid.p229
37
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

conditions de sécurité dans le pays de destination sont prohibitifs, un vendeur aura avantage à
recours aux incoterms de vente au départ.
 L’incoterms du groupe E (EXW)
L’incoterm EXW est largement utilisé dans les relations de commerce international.
EXW signifie que le vendeur doit fournir à l’acheteur les documents commerciaux (facteur
commercial, certificat d’origine, etc…), emballer la marchandise et la rendre disponible pour
l’acheteur dans ses propres locaux ou dans un autre lieu convenu (atelier, usine, Interpot). 6
L’acheteur assume le chargement de la marchandise et tous les frais, risques et obligations
subséquents.
 Les incoterms du groupe F (FCA, FAST ET FOB)
En vertu des incoterms du groupe F (FCA, FAS et FOB), le vendeur doit pourvoir au
transport des marchandises dans son pays et en assumer les frais jusqu’à l’endroit que lui a
désigné l’acheteur. De plus, il doit s’occuper des procédures de dédouanement à l’exportation.
Il ne paie pas le transport principal.
 FCA (free carrier ou « franco transport »)
L’incoterm peut être utilisé pour tout mode transport. Il signifie que le vendeur dédouane
la marchandise à l’exportation et l’amène au transporteur désigné par l’acheteur, au lieu inscrit
à la suite de l’incoterm. Ce lieu peut être l’usine même du vendeur un quai, un terminal de
conteneurs, etc. si le lieu correspond à l’établissement du vendeur, le vendeur doit charger la
marchandise. S’il s’agit d’un autre endroit, alors c’est l’acheteur qui est responsable du
chargement.
Le transfert des frais et des risques correspond au moment où le transporteur prend en
charge la marchandise. L’acheteur, lui, choisit le mode de transport et le transporteur et il
assume les frais de transport.
 FAS (free alongside ship ou « franco le long du navire »)
On utilise l’incoterms FAS uniquement pour le transport fluvial ou maritime ; autrement,
il n’est pas valide. FAS signifie que le vendeur a rempli ses obligations lorsqu’il a livré les
marchandises dédouanées au port d’embarquement du transporteur principal qu’aura choisi
l’acheteur. Il dépose les marchandises le long du navire, sur le quai ou sur des barges, selon des
usages du port. A partir de ce moment, l’acheteur assume tous les frais et les risques.

6
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 231

38
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 FOB (free on board « franco bord »)


Ces incoterms ne sont utilisés que pour le transport fluvial ou [Link] signifie que le
vendeur doit acheminer les marchandises au port d’embarquement convenu. Cependant, alors
qu’en vertu du FAS il doit simplement décharger les marchandises le long du bateau, le vendeur
doit ici les charger sur le navire désigne comme transporteur principal par l’acheteur, et ce selon
les usages en vigueur dans la port d’embarquement convenu ici encore, les formalités
exportations incombent au vendeur.
 Les incoterms du groupe C (CFR, CIF CPT ET CIP)
En vertu des incoterms de groupe C le vendeur organise et paie le transport principal des
marchandises mais sans assumer les risques durant le voyage. 7

 CFR (cost and freight ou « cout et fret »)


On utilise l’incoterm CFR uniquement pour transport fluvial ou maritime ; il n’est pas
valide. CFR signifie que le vendeur doit organiser et payer le transport des marchandises
jusqu’au port de destination désigné par l’acheteur, dans le pays se [Link] doit assumer le
changement sur le navire, les formalités de dédouanement à l’exportation le transport principal
et le déchargement, si celui-ci est mentionné dans le contrat de transport.

Les risques de perte de dommage sont transfères du vendeur vers l’acheteurs lorsque les
marchandises passent le bastingage du bateau, au port d’embarquement. Cependant, l’acheteur
n’est responsable des frais associés au transport qu’à partir du moment où il prend possession
des marchandises, au port de destination convenu. Il se charge alors du déchargement et de
formalités de dédouanement à l’importation.

 CIF (cost, insurance and freight ou « cout, assurance et fret », port de


destination convenu)
On utilise cette incoterm uniquement pour le transport fluvial ou maritime ; autrement, il
n’est pas valide. En plus des obligations que confère l’incoterm précédent, le CFR, le CIF oblige
le vendeur à souscrire à une assurance maritime au nom de l’acheteur contre les risque de perte
ou dommage des marchandises durant le voyage. Il s’agira généralement d’une assurance FAP
(franc d’avarie particulière), couvrant 110% de la valeur des marchandises. Le vendeur a rempli
ses obligations une fois que les marchandises sont arrivées au port de destination, car il paie le
transport et l’assurance jusque-là.

7
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 240

39
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 CPT (carriage paid to ou « port payé jusqu’à » lieu de destination convenu)


L’incoterm CPT est valable pour tout mode de transport. CPT signifie que le vendeur se
charge du dédouanement de la marchandise à l’exportation, de la livraison et du chargement au
lieu de départ, du transport et de la livraison jusqu’au lieu désigne par l’acheteur, dans le pays
de l’acheteur.

Les risques de perte ou de dommage sont transférés à l’acheteur au moment où les


marchandises sont remises au premier transporteur. Outre le fait qu’il assume ces risques et les
éventuels coutes additionnelles, l’acheteur n’a qu’à se charger des procédures de dédouanement
à l’importation et, éventuellement, du transport et du déchargement des marchandises à son
établissement.

 CIP (carriage and insurance paid to ou « port payé, assurance comprise,


jusqu’à », lieu de destination convenu)
L’incoterm est valable pour tout mode de transport. En plus des obligations que confère
le CPT, le CIP oblige le vendeur à souscrire à une assurance au nom de l’acheteur. Cette
assurance offrira une couverture minimale contre les risque de perte et de dommage des
marchandises durant le voyage.

Les risque de perte ou de dommage sont transfères à l’acheteur ou moment où la


marchandise sont remise ou premier transporteur.

2-2-2-Les incoterms de vent à l’arrivée

Les incoterms de vent à l’arrivée ne libèrent le vendeur de ses obligations que lorsque les
marchandises arrivent à destination : le vendeur assume donc les couts et risques liés au
transport principal. Le vendeur décharge ainsi l’acheteur de toute une série d’obligation et de
risque, ce qui peut constituer un excellent argument de vent.
D’autre part, il est parfois préférable pour le vendeur de rester maitre du transport de
marchandises jusqu’à leur livraison.
 Les incoterms du groupe D (DAF, DES, DEQ, DDU, et DDP)
En vertu de ces incoterms, le vendeur organise et paie le transport des marchandises et
assume aussi les risque de perte et de dommage des marchandises.8

8
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 245

40
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 DAF (delivred at frontier ou « rendu frontière », lieu convenu)


L’incoterms DAF est réservé à la livraison à une frontière terrestre, donc pour le transport
ferroviaire ou routier, si le point de livraison est un port, on utilisera plutôt les incoterms DES
et DEQ.
DAF signifie que le vendeur organise le transport des marchandises et en assume les couts
et les risques jusqu’à la frontière désignée par l’acheteur au moment de la signature du contrat.
Il se charge également des formalités douanières à l’exportation. Le transfère A lieu dans la
zone tampon entre les deux pays. Une fois la marchandise se trouvent à la frontière et au lieu
de livraison convenu, le vendeur doit les mettre à la disposition de l’acheteur sur un véhicule
de transport d’approche, non déchargé.
Le transfert des couts et des risques de perte ou de dommage s’effectue au moment où les
marchandises sont remises à l’acheteur, ou point et au lieu frontaliers convenus. L’acheteur doit
ensuit assumer le déchargement du véhicule de transport d’approche, le dédouanement à
l’importation et le transport des marchandises de la frontière jusqu’à son établissement.
 DES (delivred ex ship ou « rendu ex ship » port de destination convenu)
On utilise l’incoterm uniquement pour le transport fluvial ou maritime ; autrement il n’est
pas valide. DES signifie que le vendeur doit organiser le transport principal des marchandises
et en assumer les couts ders risques, il doit dédouaner les marchandises a l’exportation et les
transporter vers le port d’embarquement.
Le transfert des couts et des risques s’effectue au moment où les marchandises, toujours
à bord de navire et non dédouanées à l’importation, parviennent au point de déchargement du
port de destination. Dès lors, l’acheteur assume le dédouanement ainsi que les couts et les
risques associés au déchargement des marchandises au port de destination et au transport
jusqu’à son établissement.
 DEQ (delivered ex quay ou « rendu à quai », port de destination convenu).
On l’utilise uniquement pour le transport fluvial, autrement il n’est pas valide. Les
implications contractuelles du DEQ correspondent en gros à celles du DES, à la différence que
le vendeur doit aussi voir au déchargement de la marchandise sur le quai du port de destination
convenu.
Le transfert des couts et des risques s’effectue au moment où les marchandises, non
dédouanées, sont déchargées au port de destination. Dès lors, l’acheteur assume le
dédouanement ainsi que les couts et les risques du transport à son établissement.

41
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Notons que si, pour une raison ou pour une autre, le vendeur accepte d’assumer aussi les
risques et les frais relatifs à la manutention des marchandises depuis le quai du port de
destination jusqu’à un autre endroit, il aura avantage à utiliser les incoterms DDU ou DDP
plutôt que le DEQ
 DDU (delivered duty unpaid ou « rendu droits non acquittés », lieu de
destination convenu)
L’incoterm est valable pour tous mode de transport. DDU signifie que le vendeur doit
organiser le transport des marchandises à partir de son établissement jusque dans le pays de
l’acheteur, et les y mettre à la disposition de l’acheteur au lieux convenu, déchargement
compris.
Le transfert des risques et de dommage s’effectue au moment où l’acheteur prend
possession des marchandises décharges dans son pays, au point de livraison convenu. Dès lors,
l’acheteur n’assume que les formalités douanières à l’importation, ainsi que, s’il ya lieu, le
transport jusqu’à son établissement.
 DDP (delivred duty paid ou « rendu droits acquittés », lieu de destination
convenu)
L’incoterm est valable pour tout mode de transport. DDP est l’incoterm qui attribue le
maximum d’obligations au vendeur puisque le transfert des couts et des risques ne s’effectue
qu’au moment où les marchandises sont livrées à l’établissement de l’acheteur, les formalités
de dédouanement à l’importation ayant été réglées par le vendeur.
Seul le déchargement des marchandises a son établissement incombe à l’acheteur.
Section 2 : La gestion des risques liés aux importations
Les commerçants ainsi que les établissements de crédit dans l’exercice de leurs
transactions avec les partenaires étrangers sont confrontés à des risques, et parmi ces risques on
trouve :

1-Les risques liés aux opérations d’importation


1-1-Les risques de change
Une entreprise se trouve exposée au risque de change à l’occasion d’une transaction
commerciale ou financière effectuée dans une autre monnaie avec l’étranger.9

9
LEGRAND G ET HUBERT M, La Gestion globale du Risque de Change, ECONOMICA, Paris, 1992, p109

42
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Il se définit comme un risque associé à toute transaction sensible aux variations de la petit
Valeur d’une monnaie par rapport à une autre.

Dans notre monde où la valeur de la monnaie varie en permanence, dès qu’une entreprise
ou individu réalise une opération qui implique une entrée ou une sortie de devises (monnaie
étrangère) dans les mois ou les années à venir, il existe un risque de change, car l’entreprise ou
l’individu ne connait pas à l’avance la contrepartie de ses entrées ou sorties de devises futures.10

Ce risque est supporté par l’importateur dans le cas d’appréciation de ces devises
étrangères et par l’exportateur dans le cas de dépréciation de la devise par rapport à la monnaie
nationale.

En Algérie la monnaie utilisée lors de ses échanges est toujours différente du dinar en
effet l’importateur subit une perte si la monnaie de paiement s’apprécie, l’exportateur subira la
perte si la monnaie de paiement se déprécie.

La naissance de risque de change

Le risque de change lié aux opérations d’importation et d’exportation

 Les risques de change et les exportations


Lorsqu’un exportateur fait des propositions de prix en présentant un devis libellé en
devises, il se trouve en risque aléatoire de change, car il ne sait pas si un contrat commercial va
naitre suite à cette proposition.

 Les risques de change et les importations


Si les produits importés rentrent dans la production de produit fini, destiné, par exemple
à l’exportation, une mauvaise gestion de risque de change provoque une augmentation du coût
de revient et donc une perte de compétitivité.11

1-2 Risque pays (politique)


Le risque « pays » représente l’ensemble des événements d’origine politique ou
économique susceptibles d’empêcher le bon déroulement d’une opération commerciale ou
d’investissement :

10
LEGRAND G et HUBERT M, gestion des opérations import-export, Dunod, Paris, 2008, p107
11
FONTAINE P, Gestion du risque de change, ECONOMICA, Paris, 1996, p5

43
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

– risque d’interruption de marché,

– risque de non-paiement, risque de non-transfert,

– risque de spoliation, d’expropriation, de nationalisation.12

C’est un risque synthétique, car il regroupe l’ensemble des risques pouvant affecter un
[Link] fait l’objet d’analyses et d’évaluation préalable à tout engagement dans un pays étranger.

C’est dans le cas où elle réalise des opérations commerciales avec un pays d’une politique
instable. Donc l’importateur ou l’exportateur algérien supporte le risque pays.

1-2-1- Les formes du risque politique

Vis-à-vis de leurs opérations d’importation-exportations, le risque politique peut se


manifester de plusieurs façons : la non-récupération de créances sur un acheteur étranger, un
appel injustifié de caution ou l’annulation d’un marché.

 Non-récupération de créances sur un acheteur étranger

 Défaut de paiement motivé par une pénurie de devises dans le pays de l’acheteur.
 Retard dans le transfert des fonds ou un blocage de fonds décidé par les autorités du
pays de l’acheteur ; certains pays peuvent même déclarer unilatéralement un moratoire
de leurs paiements, qui inclut aussi les dettes commerciales.
 Incapacité des entreprises locales clientes à faire face à leurs obligations de paiement,
en raison de la désorganisation de leur pays et de son administration, suite à de larges
mouvements sociaux, un coup d’État ou des actions de guérilla.
 Appel injustifié à caution

Lors de l’entrée sur un marché étranger, plusieurs cautions peuvent être exigées par les
autorités du pays d’accueil : cautions de soumission, de restitution d’acompte et de bonne fin.

Elles atteignent parfois jusqu’à 30 % du montant total de l’exportation et peuvent créer


des difficultés financières chez le fournisseur étranger concerné.

12
LEGRAND G et HUBERT M, le petit export, Dunod, Paris, 2009, p26

44
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 L’annulation d’un marché

Elle peut résulter d’une décision du pays d’origine de l’entreprise ou du pays d’accueil
visant à interdire, l’une, l’exportation et l’autre, l’importation considérée.

Elle intervient en général, après la signature du contrat, mais avant la fabrication, et porte
donc sur la période de fabrication.13

1-2-2- Les composantes du risque politique

 Risque de non-paiement

Mis à part le paiement d’avance, l’exportateur supporte le risque de ne pas être payé par
son client. Outre le litige commercial, le défaut de paiement résulte soit de la carence ou de la
faillite de l’acheteur, soit du contexte politique et économique dans le pays de ce dernier.

D’une autre façon c’est l’impossibilité pour l’assuré de recouvrer tout ou une partie de la
créance garantie dans le délai fixé, pour autant que cette impossibilité provienne directement et
exclusivement de l’un des faits générateurs de sinistres visés aux conditions particulières de la
police « assurance ».

 Risque souverain

Est se traduit par une défaillance d’un État vis-à-vis de sa dette extérieure libellée en
monnaie étrangère auprès des préteurs extérieurs et intérieurs comme il est libellé aussi aux
monnaies locales en prix des résidents.14

 Le risque de catastrophe naturelle

Il est lié à la survenance dans le pays de résidence de l’acheteur d’un cataclysme naturel
qui est susceptible d’affecter directement l’activité et la solvabilité de l’acheteur et de
l’empêcher de s’acquitter de sa dette.

1-3-Risques économiques
Les pertes de change entrent dans la catégorie des risques économiques. Ces pertes
surviennent lorsque la monnaie du marché d’origine s’apprécie par rapport aux monnaies des

13
BERNARD S, risque pays et prospective internationale, Ed CNAM, Chicoutimi, janvier 2000, p 43
14
LAMARQUE E, gestion bancaire, 2édition, Dareioses et Person éducation France, 2008, p81

45
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

marchés cibles et que les revenus générés par l’activité à l’étranger perdent par conséquent de
leur valeur.15

Risque économique recouvre de nombreuses définitions. Il peut s’agir du risque


économique lié à la hausse anormale ou importante des prix des matières premières ou des
éléments du coût de fabrication.

1-3-1- Risque de taux d’intérêt

Le risque de taux d’intérêt est celui d’une dévalorisation du patrimoine ou d’une


diminution des revenus d’un agent économique du fait des fluctuations des taux d’intérêt. 16

Le risque de taux d’intérêt est le risque que fait courir au porteur d’une créance ou à un
emprunteur à taux fixe ou à taux variable l’évolution des taux d’intérêt entre la date de
contraction d’un engagement (prêteur ou emprunteur) et la date du règlement de la dette.

Ce risque lié à l’évaluation défavorable de taux d’intérêt, lorsqu’un agent est engagé dans
une opération financière à taux variable. Ce risque intervient au moment de la fabrication, il se
caractérise par une hausse générale des prix et supporté par le vendeur dans le cas où le contrat
aurait été conclu selon la formule de « prix fermés et non révisables ».

1-3-2-Risques d’insolvabilité
Dans la mesure où les banques collectent l’argent des épargnants, les banques sont
d’énormes emprunteurs, il est indispensable que leur solvabilité (c’est-à-dire leur capacité à
rembourser leur dette) soit rigoureusement contrôlée, sous peine de faire courir d’énormes
risques à l’argent des ménages.17

De ce fait, le risque d’insolvabilité est celui de ne pas disposer des fonds propres suffisants
pour faire face à des pertes éventuelles. Ainsi, ce risque résulte d’une part, de l’apparition d’un
ou plusieurs risques (de marché, de taux, de change, de liquidité…).

1-4-Risques d’illiquidité
Il existe plusieurs définitions du risque de liquidité, mais, pour l’essentiel, le risque de
liquidité reflète le risque de retraits massifs de dépôt bancaire ou d’insuffisance d’actifs pour
que les banques puissent couvrir ces retraits.18

15
RALPH L, et al, Maîtrise des risques à l’exportation, Post finance SA, 2013, p9
16
SIMON Y et LAUTIER D, techniques financières internationales, 8édition, ECONOMICA, Paris2003, p 574
17
ROMAIN Ch, 24 mots clés de l’économie et de la gestion, France, col « livre de proche », 2004, p20
18
MIHAELA C, le risque de liquidité dans le système bancaire, HAL Id. Paris, 2003, p18

46
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

1-5-Risques liés au transport de la marchandise

Quel que soit le mode de transport choisi, les marchandises sont exposées à de nombreux
risques

Maritime :

 Innavigabilité du navire,

 Fautes nautiques,

 Actes de sauvetage,

 Faits non imputables au Transporteur,

 Grèves, lock-out,

 Vices propres de la Marchandise,

 Vices cachés du navire,

 Faute du chargeur,

Aérien

 Faute de la partie lésée

 Preuve que toutes les mesures nécessaires pour éviter le dommage a été prises.

 Causes générales : faute ou ordre inadapté de l’ayant droit, vice propre de la


marchandise, force majeure.

 Causes particulières : emploi de véhicules ouverts, non bâchés avec accord de


l’expéditeur, nature particulière de la marchandise, insuffisance de marquage,
transport d’animaux vivants.

Routier

 Causes générales : faute ou ordre inadapté de l’ayant droit, vice propre de la


marchandise, force majeure

 Causes particulières : emploi de véhicules ouverts, non bâchés avec accord de


l’expéditeur, nature particulière de la marchandise, insuffisance de marquage,
transport d’animaux vivants.

47
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

1-6-Risque juridique

Dans les activités d’exportation, les risques juridiques sont liés à la possibilité que des
États étrangers modifient la réglementation relative aux produits et qu’il faille par conséquent
procéder à des adaptations coûteuses ou demander de nouvelles autorisations. 19

Le risque juridique est le risque résultant de la violation ou de non-respect d’une loi ou


de la réglementation.

1-7-Risque commercial

Est l’incapacité financière temporaire ou définitive de l’acheteur à payer le montant de la


transaction qu’il s’était engagé à régler dans les délais convenus, et lorsque cet acheteur étranger
ne s’est pas acquitté de sa dette l’exportateur subira le risque de défaillance de son client suite
à l’insolvabilité de ce dernier.

1-8-Risques liés à la conformité des marchandises

Les risques liés à la conformité des marchandises, sont des risques de non-conformité en
qualité ou à la quantité par rapport au bon de commande, le risque de collision, le risque de
paiement sans réception ou sans contrôle de qualité.

Les bonnes pratiques préconisent un rapprochement de bon de commande avec le bon de


livraison, une émission systématique d’un bon de réception prix numéroté, des réceptions de
livraison ou des lieux définis, la séparation des fonctions achat et réception.

Une fois les commandes des marchandises sont enregistrées, l’exportateur doit faire face
à une série des risques, même la livraison comporte aussi des risques liés aux transports des
marchandises comme risque détérioration et des pertes. 20

2-Les risques liés au financement du commerce international


Le financement du commerce international est toujours soumis à des risques majeurs,
résultants soit par le crédit à l’importation, soit par le crédit à l’exportation.

19
RALPH L, et al, Maîtrise des risques à l’exportation, Post finance SA, 2013, p10
20
Azzoug Nabila, Rahmone Sylia « l’analyse et la gestion des risques des opération du commerce extérieur cas
des la BNA paribas EL DJAZAIER » memoire fin de cycle master, UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA,
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES
SCIENCES GESTION.2016

48
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

2-1-Les risques liés au financement des importations

Les risques associés d’une opération d’importation sont généralement dus à deux types
d’engagements : la remise documentaire et le crédit documentaire.

2-1-1-Les risques associés à la remise documentaire


La remise documentaire peut engendrer des risques pour l’importateur e l’exportateur

 Risque pour l’importateur


Le risque dans ce cas est lié directement à la marchandise non conforme à la commande
du point de vue de la quantité et/ou de sa qualité. Pour éliminer ce risque, l’importateur peut
faire contrôler la marchandise avant son expédition par un représentant ou par un tiers qui sera
sur place.

 Risque pour l’exportateur


Un risque majeur pour l’exportateur qui pourrait surgir si l’importateur venait à refuser
le paiement ou le retrait de la marchandise. Un tel événement entraînerait sans aucun doute des
frais supplémentaires (frais rapatriement). Selon la nature et la valeur de cette marchandise, il
peut être amené à la vendre sur place à moindre prix (risque commercial)21

2-1-2- Les risques associés au crédit documentaire

Dans une opération de crédit documentaire, chaque intervenant est exposé à un certain
nombre de risques

 Le risque pris par la banque émettrice


La banque s’engage à régler des documents qui sont en conformité avec la demande
initiale, quelle que soit la situation financière de son client. Elle couvre ainsi le risque
d’insolvabilité de son client22.

 Le risque pris par la banque du vendeur (notificatrice)


En cas de simple notification, la banque doit faire diligence en examinant les documents
avant de les transmettre, en notant les éventuelles réserves. Cela étant, elle n’a pas d’obligation

21
HANNACHI M est HELLAL K, mémoire de Master en Sciences commerciales « Le Financement et le Risque du
Commerce extérieur », université A-Mira de Bejaia, 2013, p65
22
GARSUAULT P et PRIAMI se : Les opérations bancaires à l’international, Éd. Banque —Éditeur, Paris, 1999.
P.123

49
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

absolue de vérification. Son risque financier est donc nul dans la mesure où le crédit reste
payable aux caisses de la banque émettrice sur laquelle repose le risque final.

En revanche, en cas de confirmation, la banque engage directement sa responsabilité sur


deux aspects : d’un point de vue financier, elle couvre le risque d’insolvabilité de la banque
émettrice ou le risque pays de non transfert, dans la situation où les documents remis seraient
conformes, elle devra payer le vendeur23.

 Risque pris par l’importateur


Le risque que l’importateur peut assumer est le risque de non-conformité de la commande
cela veut dire que l’importateur n’assure nécessairement pas qu’il reçoit de bonne qualité et
quantité de marchandise conformément à la commande.

 Risque pris par l’exportateur


Le risque que peut supporter l’exportateur est le risque de non-paiement, qui résulte de
l’insolvabilité de la banque émettrice ou notificatrice, ou de cas où l’importateur n’accomplit
pas son engagement de paiement.

2-2-Les risques liés au financement des exportations


Le financement des exportations peut être opéré soit par un crédit acheteur soit par crédit
fournisseur. Les risques sont donc plus ou moins importants, pour l’un et l’autre des opérateurs
du commerce extérieur selon le mode de financement.24

2-2-1-Les risques associés au crédit acheteur


Il existe deux types de risques associés au crédit acheteur.

 Les risques de fabrication


Le risque de fabrication se définit par l’impossibilité pour l’exportateur de poursuivre
l’exécution de ses obligations contractuelles notamment la fabrication des fournitures qui lui
ont été commandées. Donc, c’est un risque qui se produit lors d’interruption du marché
(incapacité du fournisseur de mener à terme son contrat) pour des raisons techniques ou
financières.

Dans d’autres cas, il se peut que l’acheteur annule ou modifie les commandes, tout en
laissant à la charge de l’exportateur des frais déjà engagés pour l’exécution de son contrat.

23
GARSUAULT P et PRIAMI S: op. Cit. P125
24
LEGRAND G et MARTINI H : Gestion des opérations Import-export, DUNOD, Paris, 2008, p222

50
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Le risque concerne la période allant de la date de conclusion de contrat à celle de livraison.

 Le risque de crédit
Ce risque intervient lorsque la livraison a été effectuée. La période pendant laquelle
l’acheteur doit effectuer le règlement de prix de contrat est entamé : le non-paiement des
échéances constitue le risque de crédit alors que les obligations prévues au contrat ont été
respectées par l’exportateur

2-2-2-Les risques associés au crédit fournisseur

Les risques associés au crédit fournisseur comportent trois risques majeurs

 Risque de fabrication
Dans le premier temps, le risque auquel est exposé l’exportateur est celui d’une
interruption de marché laisse à sa charge les frais qu’il a déjà engagés pour l’exécution de son
contrat, c’est le risque de fabrication.

Ce risque se situe pendant la période de fabrication, c’est en effet le risque de hausses des
prix internes de pays du fournisseur.

Cette hausse des prix est supportée par le vendeur dans le cas où le contrat aurait été
conclu selon la formule de prix fermes et non révisables.

 Risque d’insolvabilité
Risque d’insolvabilité, appel aussi risque de non-paiement, est généralement une
exposition à une créance impayée quand elle n’a pas été réglée à la date initialement convenue. 25

 Risque de crédit
Ce risque apparait après l’expédition de la commande donc le client est défaillant pour
une partie ou la totalité de sa dette.

D’après ce premier chapitre, nous avons constaté que les risques liés aux opérations de
commerce extérieur peuvent être engendrés par des raisons multiples, à savoir des raisons
logistiques, commerciales, économiques, juridiques, naturelles, politiques, … etc.

Nous avons pu constater aussi que ces risques peuvent revêtir plusieurs formes, des
risques liés aux opérations de change, au financement du commerce extérieur, le risque pays,

25
BERTRAND LARRERA D, risque et financement bancaire des PME, revue banque, juillet-aout1994, n° 550, p
56

51
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

... etc. Au plus à ces principales formes, les risques liés au commerce extérieur peuvent aussi
se manifester sous d’autres aspects.

Section 3 : La couverture des risques


L’importateur et l’exportateur sont confrontés à de nombreux risques dans la gestion de
leurs opérations du commerce international. Ces risques peuvent être liés aux modes de
financement du commerce international, aux opérations de change.

1- La couverture des risques


Dans cette section, on va déterminer certaines procédures pour couvrir les risques
1-1 La couverture de risque lié à la conformité des marchandises (risque de l’acheteur)
L’utilisation des techniques de couverture à l’import est moins fréquente qu’à l’export.
Nous avons sélectionné deux produits proposés par plusieurs assureurs-crédit

1-1-1- Garantie : non-livraison de produit ou de service


Cette garantie protège l’entreprise importatrice (l’acheteur) du risque de crédit à l’égard
d’un fournisseur qui n’effectue pas les livraisons prévues dans un contrat. Elle couvre le non-
remboursement des avances consenties par l’assuré sous toute forme trésorerie, lettre de crédit,
compensation, troc, enlèvement de produits, fourniture de produits destinés à être transformés
(« Tallin ») … et entre enjeu lorsqu’un des évènements suivants se réalise :

– un fournisseur public n’effectue pas la livraison des produits à laquelle il s’est engagé,

– un fournisseur privé ne peut livrer les produits attendus à cause d’un événement ou
d’une décision politiques survenant dans son pays, celui de l’assuré ou un pays tiers.

1-1-2- Garantie : réalisation de contrat


La garantie protège l’entreprise importatrice (l’acheteur) du risque de crédit à l’égard d’un
fournisseur qui rompt temporairement ou définitivement un contrat. Elle couvre l’excédent des
créances payées par l’assuré au titre du contrat lorsqu’il ne peut obtenir le remboursement de
ces créances ou une compensation financière. Elle entre en jeu quand :

– un fournisseur public décide de résilier le contrat ou de ne pas l’honorer ;

– un fournisseur privé résilie ou n’honore pas le contrat à cause d’un événement ou


d’une décision politiques survenant dans son pays, celui de l’assuré ou un pays 26.

26
DAVID, François, Gestion des opérations Import-export, Paris, DONOD, 2008, p109-110

52
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

1-2- La couverture de risque de non-paiement (risque de vendeur)


Le risque de non-paiement est le risque encouru par le titulaire d’une créance de ne
pouvoir encaisser la somme attendue, bien que le débiteur ait effectué le règlement dans la
monnaie locale, parce que sa Banque Centrale est dans l’incapacité de mettre à disposition les
devises nécessaires au règlement de sa dette.

Une fois la livraison effectuée, le souci fondamental de l’exportateur est d’être payé. II
s’agit du risque de non-paiement ou risque de crédit.

En fait, l’entreprise doit réfléchir à sa politique de couverture à partir d’une analyse de la


répartition du risque, de son intensité et du niveau de sécurité recherché par l’exportateur.

L’évaluation du risque de crédit résulte d’une analyse simultanée de la répartition du


chiffre d’affaires, des caractéristiques des clients étrangers et des échéances de paiement
accordées.

1-2-1- Une approche empirique du risque client


Il existe trois approches

 Niveau de risque et répartition de chiffre d’affaires


La recherche de débouchés diversifiés vise à répartir les risques économiques et
financiers. L’exportateur cherche à compenser la mauvaise conjoncture sur certains marchés
étrangers par des ventes importantes sur des pays en pleine croissance économiques.

 Niveau de risque et qualité de client


La localisation géographique du client n’est pas neutre : un acheteur situé dans un pays
où les catastrophes naturelles sont fréquentes (typhons aux Philippines...) présente un risque
plus important que la moyenne. En effet, soit le client peut « disparaître » (usine ou magasin
détruit par le typhon…), soit le système bancaire est perturbé… Si le non-paiement n’est pas
systématique, le risque de retard de paiement est davantage probable.

 Niveau de risque et échéance accordé


Les assureurs-crédit considèrent le temps comme un ennemi en matière de recouvrement
de créance impayée. Pour l’exportateur qui accorde un délai de paiement, il peut
raisonnablement penser que plus le délai accordé est important, plus son risque est fort de ne
pas recouvrir la totalité de sa créance.

53
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Pour un pays donné, il est possible de traiter de façon différente les anciens clients des
nouveaux. La confiance s’acquiert avec le temps. En matière de gestion de risque, l’expérience
passée doit rentrer en considération dans la définition de l’attitude à adopter en matière de
paiement.

1-2-2- L’analyse méthodologique du risque client


Cette analyse comporte trois types

1-2-2-1Analyse des délais réels d’encaissement


Il s’agit de reprendre chaque facture et d’analyser les encaissements sur chaque facture
(par décade) puis de comparer avec les conditions de paiement contractuelles.

Imaginons que l’exportateur accorde les conditions de règlements suivantes : payable 30


jours fin de mois.

Une facture du mois M doit être réglée fin M + 1. Si le règlement a lieu au cours de la
première décade de M + 2, on pourra considérer un retard moyen de 5 jours, si le règlement a
lieu en D2 M + 2, 15 jours de retard moyen… Un règlement en D3 de M + 4 correspond à un
retard moyen de 85 jours.

1-2-2-1- Analyse des délais clients : origine de dépassement


L’analyse des retards de paiement peut s’appuyer aussi sur une étude des délais clients.

Il est possible de distinguer le délai consenti qui résulte des conditions générales de vente
ou de conditions contractuelles dérogatoires et le délai subi qui provient soit d’anomalies de
paiement du fait du client (cas le plus fréquent) soit d’anomalies de paiement liées à des
dysfonctionnements chez le vendeur

1-2-2-2- Diagnostic multicritère du portefeuille client


Enfin, il est possible d’établir un diagnostic du portefeuille client selon plusieurs critères
(profil de clients, encours unitaire moyen et répartition des clients et du CA).27

1-3 de risque de change


La couverture correspond à l’essence même du marché des changes et des nouveaux
instruments financiers. Cette opération s’adresse principalement aux banques, aux institutions

27
DAVID, François, [Link], p119, 120,121

54
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

financières ou assimilées et aux entreprises. Il correspond au transfert au marché d’un risque


que l’on ne souhaite plus assumer.

C’est en tout cas la première motivation des entreprises à vocation internationale qui
doivent gérer leur position de change, c’est- à -dire garantir leurs recettes en devises ou le coût
final des importations avant même la matérialisation dans leurs comptes des flux en devise.

La banque et l’établissement financier interviennent également dans un but de couverture


pour leur propre compte dans le cadre de leurs activités traditionnelles comme les entreprises
et pour adosser les opérations réalisées avec leur clientèle.

La notion de couverture supposait traditionnellement l’existence d’un risque initial que


l’on pouvait annuler ou réduire par une prise de position en sens inverse sur les marchés. Ainsi
toute fluctuation négative pour la première position devenait compensée par un gain réalise sur
la couverture. Dans ses conditions on encaissait d’une main ce que l’on payait de l’autre.

Cependant, depuis la création d’un marché d’options, la couverture ne signifie plus le


refus de profiter des opportunités ultérieures de marche. Se couvrir aujourd’hui contre le risque
de change signifie l’existence d’un cours de protection minimal pour un intervenant en situation
de vendeur et d’un cours de protection maximal pour un intervenant dans la situation inverse.

2- La gestion des risques internationaux


Dans cette section nous allons présenter les différentes techniques pour la gestion de
certains risques.

2-1 La gestion de risque de taux

Les impasses permettent d’explorer les relations risque-rentabilité attendues. Cela permet
de montrer comment la rentabilité espérée croit avec l’exposition au risque, de relier les pertes
possibles au niveau de risque, et d’en déduire des règles pour respecter des limites des risques.

Les impasses de taux mesurent l’écart entre emplois et ressources indexés. Les impasses
périodiques, ou impasses en flux sont les variables corrigées des variations des ressources à
taux variable, et calculé depuis la date initiale.28

28
BESSIS J. Gestion des risques et gestion actives-passif des banques, Paris, Edition DALLOZ, 1995, p156

55
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

2-2 La gestion de risque de change

Il existe deux catégories de gestion de risque de change

2-2-1 La gestion interne du risque de change :


La gestion interne du risque de change a pour objet soit d’éliminer de façon préventive le
risque de change, soit de permettre au niveau global la gestion du risque de change.

 Le choix de la devise et du prix en devise


Si l’entreprise peut choisir la devise lors de la facturation de ses ventes ou de rentrées
d’argent futures (contrait industriel… etc.), elle prendra une devise forte.

Inversement, lors de l’établissement du prix d’achat ou de sorties d’argent futures, elle


doit prendre une devise faible.

En règle générale, le client préfère payer dans sa monnaie. Ceci fait partie de la
négociation du contrat.

Lors de l’établissement d’un contrat ou lorsqu’on répond à un appel d’offres, il faut


définir le prix du contrat dans une devise. Non seulement le choix de la devise se pose, mais
aussi le montant à payer. La règle générale est tout d’abord de calculer la valeur du contrat dans
la monnaie de référence pour que le projet soit rentable, ensuite de convertir cette valeur dans
la devise de facturation au cours de charge à terme négociable pour la date de paiement prévue. 29

 L’indexation monétaire
Pour établir un contrat, une autre possibilité est d’inclure dans le contrat de vente ou
d’achat une clause d’indexation permettant au prix de vente d’évoluer, par exemple, en fonction
du différentiel d’inflation ou d’intérêt. L’entreprise ne supportera plus le risque de change ses
les variations des taux de change suivent l’évolution des taux d’intérêt ou de taux d’inflation.
Ces relations ne sont pas vérifiées dans les faits, ce qui implique qu’une partie du risque de
change30.

 Le système de compensation multilatérale (betting)


Le principe est de supprimer les transferts inter-sociétés par l’utilisation des techniques
de compensation. Ceci implique la création d’un centre de betting qui organise le cycle de

29
FONTAINE P, Gestion de risque de change, Paris, Ed ECONOMICA, 1996, 98-102p
30
FONTAINE P, GRESSE C, Gestion des risques internationaux, Ed DALLOZ, Paris, 2003, p194

56
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

compensation, centralise l’information, calcule la compensation. Ce système s’applique à des


flux exprimés dans la même devise.

Par ailleurs, le betting a deux impacts importants. Il réduit d’une part l’exposition au
risque de change de chacune des filiales, il diminue, d’autre part, le montant des flux financiers,
qui doivent être transférés entre deux entités du groupe multinationales. 31

 La mise en commun (poing)


La mise en commun (poing) est la centralisation la plus large des opérations en devises
des différentes entités du groupe. Tous les flux de trésorerie en devises, qu’ils soient entre
sociétés du groupe ou entre sociétés du groupe et société externes au groupe, sont centralisés.
Les excédents en devises de certaines filiales sont utilisés pour financer les besoins en devises
d’autres filiales.

La gestion de trésorerie du groupe est totalement centralisée. L’avantage est que le besoin
minimal dans chaque devise est réduit à son niveau le plus faible dans ce système centralisé que
dans tout autre système.

 Le termaillage (leading and lagging):


Le termaillage consiste pour une entreprise à accélérer ou à retarder ses paiements en
devises étrangères selon les provisions et les évolutions de hausse ou de baisse des cours des
changes.32

Le principe de cette technique consiste à accélérer le remboursement des dettes et


recouvrement des créances libellées en devise pouvant s’apprécier (dettes) ou se déprécier
(créances) par apport à la monnaie nationale, et retarder le recouvrement des créances libellées
en devises pouvant se déprécier (dette) ou s’apprécier (créance) par rapport a la monnaie
nationale.33

 Les centres de refacturation


Si seuls les paiements internes au groupe sont concernés dans le système de
compensation, ici tous les paiements sont pris en compte. Les différentes sociétés du groupe ne
sont plus en contact avec leurs clients, elles établissent leurs factures à l’ordre de la société de

31
SIMON Y, LAUTIER D, Finance internationale, 9édition, ECONOMICA, Paris, 2005,754
32
PRISSER S, GARSUALT P et PRIAMI S, les opérations bancaires avec l’étranger, la revue banque, éditionParis,
1995, p117
33
DEBELS V, DESMULLERS G et DUBUS B, les risques financiers de l’entreprise, édition ECONOMICA,
Paris1992, p205

57
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

refacturation qui le règle les factures dans leur monnaie et la société de refacturation se fait
payer par les clients.

Le risque de change est reporté sur le centre de refacturation qui doit établir régulièrement
un cours de change interne au groupe.

 La diversification monétaire
Le fait de centraliser la gestion de trésorerie en devise permet non seulement de couvrir
les soldes de trésorerie dans chaque devise au lieu de couvrir individuellement chaque recette
et dépense en devise, mais aussi de couvrir globalement le risque de change en se fondant sur
la diversification monétaire.

Le principe de la diversification monétaire consiste à dire que les fluctuations d’une


monnaie compensent en partie les fluctuations d’une autre monnaie.

2-2-2 La gestion externe du risque de change

Le tableau suivant représente les techniques de couverture externe de risque de change

Tableau N10 : les techniques de couverture externe de risque de change

Stratégie Fonctionnement Avantages Inconvénients


L’exportateur Simplicité Obligation de livrer
s’engage à livrer des d’utilisation, pas de les devises
Couverture devises à une prime à payer, (engagement
à terme échéance donnée, la disponible dans de irrévocable), pas de
banque garantit un nombreuses devises possibilité de
cours de change à bénéficier d’une
une échéance. Cette évolution favorable
technique existe de la devise à
aussi à l’import échéance
À l’export :
l’exportateur peut
combiner une
couverture à terme
avec une MCNE
(mobilisation de

58
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

créances nées sur


l’étranger) pour
refinancer une
créance en devises
étrangères
L’exportateur Cette ADE Pas de possibilité de
contracte un emprunt fonctionne comme bénéficier d’une
dans la devise de technique de évolution favorable
facturation soit au couverture de de la devise.
Avances-en moment de la change Nécessité que le
devises à facturation ou avant (l’exportateur client soit ponctuel
l’export l’échéance de la bénéficie du court dans son règlement
facture. Il rembourse spot) et constitue
son emprunt grâce au une avance de
paiement du client trésorerie
étranger à
l’échéance.
Contre paiement Possibilité de gain Prime à payer,
d’une prime, important compréhension plus
l’acheteur d’option a Les options sont complexe. À
la possibilité adaptées aussi bien réserver pour les
Option de d’exercer ou non son en phase de opérations d’un
Change option à l’échéance négociation ou montant minimal
selon l’évolution de d’offre qu’en phase supérieur à 100 000
la devise étrangère. de réalisation USD
Le vendeur d’options de contrat.
est tenu de
suivre.
Source : LEGRAND G et HUBERT M,le petit export, Dunod, Paris, 2009, p32.

59
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

Il existe d’autres techniques de couverture de change comme

 SWAPS en devises

Il s’agit d’une opération par laquelle deux parties échangent leur endettement respectif de
même montant et de même durée, en deux monnaies différentes.

Les swaps permettent d’échanger immédiatement une monnaie contre une autre au cours
comptant, avec la certitude de pouvoir refaire l’opération inverse à une date et un cours à terme
définit au moment du premier échange.

Les swaps de change sont très utiles pour gérer le risque de change à long terme tout en
se garantissant contre ce risque.34

 L’affacturage

L’affacturage est un service financier dont le fonctionnement est relativement simple.

Contre le paiement d’un coût, l’exportateur vend à une factory (une banque ou un
établissement financier spécialisé) l’intégralité des créances à l’exportation qu’il détient sur les
acheteurs étrangers qui ont été agréés par la factory. En contrepartie, celui-ci procède au
recouvrement des créances, prend en charge le risque de non-paiement et paie comptant des
créances. Celle-ci concerne des venteux dont les délais de règlement ne dépassent pas 180 jours.

3 La gestion du risque de crédit


Les techniques de gestion du risque de crédit sont aujourd’hui extrêmement diverses

3-1 La gestion interne de risque du crédit


La gestion interne de risque de crédit a pour objet de limiter les pertes en cas de défaut
des contre partis.

 La gestion des encours clients et la détermination des lignes de crédit


Afin de prévenir le risque de pertes liées à des défauts de paiement, les banques ainsi que
de nombreuses entreprises industrielles et commerciales sélectionnent les clients à qui elles
acceptent de faire crédit : par client en fonction de sa solidité financière, par marché en fonction
du risque sectoriel, et par pays en fonction de risque pays.

34
FONTAINE P, GRESSE C, Gestion des risques internationaux, Ed DALLOZ, Paris, 2003, p185

60
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 Les garanties contractuelles


La fonction de garantie et de réduire le risque de crédit en fonction du montant de
l’exposition et de la qualité de signature de la contrepartie. Les valeurs de ces garanties viennent
en déduction des pertes subies en cas de défaillance.

 Les clauses contractuelles


Elles sont pour objet de limiter les opérations de l’emprunteur qui entameraient sa
capacité de remboursement, par exemple, l’émission de nouvelle dette de même range ou de
range supérieur, les changements de contrôle de la société, les diversifications en de dehors des
métiers de base, ou encore l’augmentation des dividendes distribués.

Les garanties et les clauses contractuelles modulent le risque de crédit et abaissent la perte
en cas de défaillance. Une récupération est encore possible sur l’exposition « nette » des
garanties, la mesure des pertes en cas de défaut est impossible sans estimer le mieux possible
ces paramètres.

 L’utilisation d’un moyen de paiement spécifique : le crédit documentaire


Le crédit documentaire est une modalité de paiement utilisable dans les échanges
internationaux de marchandise, qui permet à l’importateur d’acheter à crédit tout en protégeant
l’exportateur du risque de non-paiement ou l’importateur de risque de non livraison.

3-1 La couverture externe du risque de crédit par recours aux techniques de


l’assurance
La technique traditionnelle de couverture du risque de crédit affectant les transactions
commerciales internationales est le recours à l’assurance. Une assurance-crédit est un contrat
qui, moyennant le paiement d’une prime d’assurance, dédommage son acheteur en cas de défaut
de paiement de la part d’un débiteur.

3-2 La réduction du cout du risque de signature propre par le rehaussement


de crédit
Le rehaussement de crédit est une technique d’assurance dont la finalité est d’améliorer
la qualité de crédit de titres financiers afin de le rendre plus attractif auprès des investisseurs, et
de réduire la marge de crédit, c’est-à-dire le coût de financement, de leurs émetteurs. Cette
réduction du risque de signature est mise à disposition des émetteurs de société spécialisée dans

61
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

la garantie des risques financiers. Ces organismes spécialisés assurent des émissions
obligatoires à moyen et long terme en échange d’une rémunération.35

3-4 Les techniques de cession de créances

Le risque de crédit attaché à des créances commerciales ou bancaires peut également être
annulé en cédant les titres de créance à un tiers. Une cession de créances présente deux
avantages :

D’une part la créance est refinancée en totalité, d’autre part le risque de crédit est reporté
sur l’acquéreur de la créance.

La cession de crédits commerciaux peut s’effectuer par les techniques suivantes :

 L’affacturage

L’affacturage consiste en un transfert des créances nées et exigibles d’un exportateur au


profit d’une factory. L’exportateur perçoit le nominal des créances diminuées des commissions.
En cas d’impayé à l’échéance, la factory assume le risque de crédit.36

 Le forfaitage

Le forfaiting consiste à céder des créances commerciales à court ou moyen terme à une
forfaiture (un banquier) qui les rachète sans recours. Les créances sur l’acheteur étranger sont
souvent matérialisées par des lettres de change relatives à la livraison de biens ou de prestations
de services.37

L’affacturage (ou factoring) et le forfaitage (ou foraiting) sont les deux techniques
financières qui permettent de transférer le risque de non-paiement sur un établissement
spécialisé, le plus souvent affilié à une banque ou groupe bancaire.

 Le marché secondaire des créances

Sur les marchés secondaires des créances, de grandes banques ou institution financières
s’échangent des dettes de grandes entreprises et des emprunts souverains. Sur ce marché, elles
négocient leurs crédits comme titres financiers, ce qui leur permet de rééquilibrer leurs

35
FONTAINE P, GRESSE C, [Link] pp;432-449
36
LEGRAND G, HUBERT M, commerce international, 3édition, DUNOD, paris, 2010, p175
37
LEGRAND G, HUBERT M. op-cit, p186

62
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

portefeuilles d’actifs en fonction de leur stratégie et du niveau risque qu’elles souhaitent


prendre.

 La titrisation

La titrisation est une technique de financement, conçue par l’ingénierie financière. Elle
consiste en la transformation d’actifs en titres négociables qui sont ensuite vendues à des
investisseurs, et a pour objet en particulier de transformer des crédits, généralement à moyen
ou long terme, en produits de marché, le marché devant fournir la liquidité à ce produit.

3-3 Les dérivés de crédit


On distingue traditionnellement deux grandes catégories de dérivés de crédit, les produits
dérivés sur défaut de paiement permettant de couvrir le risque de défaut et les produits sur
marge de crédit permettant de couvrir le risque de signature.

1- Assurance et la couverture des risques en Algérie


En Algérie il existe un seul organisme d’assurance et de garantie des crédits à
l’exportation, il s’agit en l’occurrence de :

Compagnie algérienne d’Assurance et de Garantie des Exportations « CAGEX ».

La CAGEX est régie par l’ordonnance 96/06 du 10/01/1996, elle a comme objectif
d’encourager et de promouvoir les exportations algériennes en dehors des hydrocarbures.

Les risques couverts par la CAGEX

Les risques couverts par la CAGEX sont

 Les risques commerciaux


— insolvabilité de fait de l’acheteur étranger

— carence du débiteur

 Les risques politiques


— survenance d’une guerre, révolution, émeutes ou autres analogues

— restriction financière décidée par les autorités du pays de l’acheteur

— au caractère d’administration publique de l’acheteur

— au fait que l’opération d’exportation donne naissance à une obligation contractée


par une administration publique.
63
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation

 Le risque de non-transfert
Ce risque est lié aux événements politiques, aux difficultés économiques ou aux
révisions de la législation du pays de l’acheteur dont il peut résulter le report ou l’impossibilité
de transfert des fonds versés par ce dernier.

 Le risque de catastrophe
Ce risque est lié à la survenance, dans le pays acheteur, d’un cataclysme naturel tel que :
le tremblement de terre, inondation, raz de marée, cyclone, etc. susceptible d’affecter
directement l’activité et la solvabilité de l’acheteur.

 Les risques liés au coût de la prospection de marchés extérieurs


Ce risque est couvert par un soutien de public aux actions et de participation aux foires et
expositions sous forme d’aide, à travers le Fonds Spécial de Promotion des Exportations
(F.S.P.E).

 Les risques de non-rapatriement des matériels exposés à l’étranger


Ce risque, qui n’est pas à écarter, peut résulter de la confiscation de ces matériels
notamment.38

Conclusion
Malgré l’existence de plusieurs risques qui sont liés aux opérations de commerce
extérieur, il existe aussi des procédures qui sont mis afin de couvrir ces derniers sois une gestion
préalable sois une gestion une fois ce dernier se manifeste.

Dans ce chapitre on a élaborer tous les différents risques liés ou opération d’importation,
ainsi la gestion de ces risques afin d’avoir moins de dommage.

38
Http://[Link] , Assurances-CAGEX (consulté [8/09/2022])

64
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Chapitre 03 : Étude de cas de l’entreprise national


de l’industrie électroménager

65
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Chapitre 03 :
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
Dans cette section on va présenter notre organisme d’accueil et son historique depuis sa
création, ainsi on va présenter l’unité de production là on a suivi notre stage.

1- Historique de l’entreprise ENIEM


Le contrat de réalisation du complexe d’appareils (CAM) a été signé le 21/08/1971 pour
un montant de 400 millions de dinars, les travaux de génie civil ont été entamés en 1972 et la
réception définitive des bâtiments et des équipements a été en 1977.

En 1977 le complexe d’appareils ménagers (CAM) a débuté son activité par la


fabrication des réfrigérateurs petits modèles avec un effectif de 665 travailleurs et il a réalisé
un chiffre d’affaire de 236 millions de dinars à la fin de l’année.

Dans le cadre du développement économique et social, l’ENIEM a procédé en 1986 à


l’extension de son activité par l’acquisition de nouveaux équipements pour la fabrication des
réfrigérateurs grands modèles et des cuisinières ainsi son chiffre d’affaire passa à 500 millions
de dinars.

On peut résumer les faits survenus marquants le développement et l’évolution du

(CAM) depuis sa création jusqu’à nos jours comme suit :

 De 1977 à 1981 :

- Démarrage de la production des réfrigérateurs petits modèles en collaboration avec le


partenaire allemand DIAG-BOCH en 1977.

- Démarrage de l’ancienne usine de cuisinières et de réchauds plats à deux feux en


collaboration avec le partenaire allemand DIAG- SEPPEL FRENCKE en 1977.

- Montage des premiers climatiseurs de type FRENCKE en 1978.

- Entrée en production des chauffe-eau / bain en collaboration avec le partenaire allemand


BOCH-CHAFFOTEAU, le partenaire Français MAURY et le partenaire espagnol
COUNTRA en 1979

66
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 De 1982 à 1986 :
- Introduction de montage des petits appareils ménagers moulin à, café (mac), sèche-
cheveux(SC) en 1982.

- Entrée en exploitation de la nouvelle usine de réfrigérateurs et congélateurs grands modèles


en collaboration avec le partenaire japonais

MITSUI-TOSHIBA en 1986.

- Élargissement de la gamme de climatiseurs au Split système en 1986.

 De 1987 à1989 :
- Abandon de la production du petit appareil ménager, cédée au secteur privé en 1987.

- Montage des comptoirs et armoires frigorifiques (CAF) en 1989.

- Arrêt de la production des réchauds plats à deux feux en 1989.

- Passage de l’ENIEM à l’autonomie conformément à la loi 88-01 portant orientation des EPE
en octobre 1989.

 De 1990 à 1991 :
- Arrêt de la production de l’ancienne usine de cuisinières et vente des équipements en 1990.

- Entrée en production de la nouvelle usine de cuisinière avec le partenaire Italien INTRCO-


TECHNOGAS en 1991

 De 1992 à 1993 :
- MAC, SC en Mise en place de l’usine des congélateurs horizontaux

« Bahut » avec la partenaire libanais LEMATIC en 1992.

- Reprise du montage des petits appareils ménagers de type [Link], TVH, et mixeurs avec
le partenaire espagnol TAUBEN-TURUS en 1993.

- Réalisation du radiateur à gaz butane avec panneaux catalytique, produit conçu par l’ENIEM
en 1993.

 De 1994 à 1997 :
- Réalisation des réchauds plats à quatre feux en 1994.

- Abandon de la production CAF en 1994.

67
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

- Entrée en production de réfrigérateurs 520 L en 1995.

- Montage des petits appareils ménagers BLENDER et ventilateur en collaboration avec le


partenaire italien ITAL STAMP en 1995.

- Entrée en production des PAM (SC et MAC) avec le partenaire italien

ITAL STAMP en 1996.

- Reprise de la production des comptoirs et armoires frigorifiques CAF en

1996.

- Abandon de la production des réchauds plats à quatre feux en 1997.

- Reconversion du CFC en 1997.

 De 1998 à 2000 :
- Compte tenu de l’importance de ses activités, la direction de l’ENIEM a procédé à la
restructuration du CAM en sept unités à savoir :

1. Le siège ;

2. L’unité commerciale

3. Trois unités de production (Froid, Climatisation, cuisson).

4. Deux unités de prestation (Technique et Service).

- Certification ISO -9001 de l’ENIEM par l’organisme français AFAQ-

ASSERT.

 En 2007 :
L’ENIEM figurait parmi les treize entreprises nationales que la banque d’affaires
espagnoles Santander était chargée de privatiser, mais en l’absence d’éventuels repreneurs
parmi le privé, national ou étranger, le gouvernement a décidé de la garder dans son giron du
coup, l’entreprise qui a frôlé la fermeture en 1999 faisait partie des 250 entreprises publiques
sélectionnés par le gouvernement pour effacé leurs dettes, une dette évaluer à 17.5 milliards
de dinars.

Au fil des années et après avoir surmonté à des crises ininterrompues ENIEM a récupéré
image de marque de ses produits. Une tâche “herculéenne”. Pour celle qui fut le fleuron
68
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

d’industrie des produits blancs en Afrique ENIEM dispose aujourd’hui d’à peu près 2200
travailleurs et garde encore une part de marché assez conséquente malgré la prédominance et
l’hégémonie, dans le pays de marques étrangères.

1-1 Situation géographique de l’ENIEM


L’ENIEM est implantée dans la zone industrielle de Oued_Aissi, elle se situe sur la
Route reliant la ville de Tizi -Ouzou et la commune de Tizi -Rached, elle s’étale sur Une
superficie de 55 hectares et elle relève administrativement de la commune de Tizi-Rached,
daïra de larbâa_nath_irathen.

1-2 Champ d’activité :


Le champ d’activité de l’entreprise ENIEM consiste en la conception, la fabrication et
la commercialisation d’électroménagers, ainsi que la prise en charge de la fonction de service
après-vente.

 L’ENIEM exerce les activités suivantes :

- Transformation de la tôle ;

- Traitement et revêtement de surface (peinture et planification, émaillage, zingage,


chromage) ;

- Injection plastique et polystyrène ;

- Injection de mousse (isolation) ;

- Thermoformage ;

- Fabrication de pièces métalliques ;

- Assemblage

1-4 Objectifs et mission de l’entreprise ENIEM

 Parmi les objectifs aspirés par l’ENIEM, nous pouvons citer :

- La meilleure maitrise des coûts de production.

- L’amélioration de la capacité d’études et de développement.

- La valorisation du potentiel humain du complexe.

69
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

- Le renforcement de la sécurité des installations et des infrastructures.

- Le maintien de l’effort de formation et de communication.

- L’amélioration du design des réfrigérateurs pour satisfaire le marché.

- L’augmentation de la production et l’accroissement du chiffre d’affaire.

- Contribution au développement social et économique au niveau régional et au niveau


national.

 Mission principales de l’ENIEM :

L’ENIEM est l’une des entreprises stratégiques sur le plan économique du pays
puisqu’elle participe à l’augmentation du produit intérieur brute (PIB).

Sa mission est d’assuré le montage, le développement et la recherche dans le domaine des


différentes branches de l’électroménager, elle assure également la production des appareils de
réfrigérations de cuisson et de climatisation avec une intégration nationale

1-5 Organisation de l’ENIEM


L’organisation de l’ENIEM a connu une évolution avec le développement de sa gamme
d’activité.

La structure de l’ENIEM dans sa configuration actuelle se compose comme suit : Voir


l’organigramme de l’entreprise suivant :

70
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

FIGURE N°4 : ORGANIGRAMME DE L’ENIEM

Direction générale

Secrétariat

Direction
centrale

Direction du Direction de Direction de Direction Direction de


développement planification et l’exploitation des l’administrat
et partenariat contrôle de ressources ion
gestion humaines

Unité Unité Unité Unité Unité


Froid Cuisson Climatisatio prestation Commercia
n technique le

Source : Document fourni par ENIEM 2013


1-5-1 La direction générale

La direction générale est responsable de la stratégie et du développement de l’entreprise elle


exerce son activité hiérarchique et fonctionnelle sur l’ensemble des directions et des unités.

1-5-2 Les directions centrales de l’entreprise


L’entreprise se compose des directions suivantes :

 La direction des finances et comptabilité ;


 La direction du développement ;
 La direction des ressources humaines ;

 La direction planification et contrôle de gestion

71
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 La direction de l’administration et la direction de l’exploitation : qui gère les unités de


production (froid, cuisson et climatisation) et l’unité prestation technique :

1-5-3 L’unité commerciale

Cette unité est chargée de la commercialisation des produits de l’entreprise et assurer le


service après-vente à sa clientèle.

Parmi ses activités :

 Le marketing

 La vente des produits fabriqués

 Assurer le service après-vente

 La gestion des stocks des produits finis

1-5-4 L’unité prestation technique

Sa mission est de fournir et d’exploiter les moyens techniques pour répondre aux sections des
unités de production ainsi que la gestion de la totalité des infrastructures communes de
l’entreprise. (Bâtiments, voiries, éclairages etc.…)

Les activités de l’unité sont les suivantes :

- Gestion du réseau informatique et

- conception et réalisation des outils moules ;

- Usinage de diverses pièces de recharges ;

- Impression ;

- Étalonnage d’instruments de mesures.

- Entretien des bâtiments ;

- Production d’énergie et des fluides ;

- Neutralisation des rejets industriels avant évacuation vers les décharges publiques ;

- Transports de marchandises ;

- Surveillance du site ;

72
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

- Prestations sociales ;

Pour les unités de production, l’entreprise dispose de trois unités productives à savoir :

L’unité froid, l’unité cuisson, l’unité climatisation.

1-5-5 L’unité froid

La mission de l’unité froide est de produire et développer les produits de froid domestique.

Parmi ses activités :

 Transformation de la tôle

 Traitement et revêtement de surface (peinture, plastification)

 Injection plastique et polystyrène

 Fabrication de pièces métalliques (condenseurs, évaporateurs)

 Isolation, thermoformage et assemblage

1-5-6 L’unité cuisson

Parmi ses activités :

 Transformation de la tôle ;

 Traitement et revêtement des surfaces (émaillage, zingage, chromage) ;

 Assemblage ;

1-5-7 L’unité climatisation

Elle est spécialisée dans la fabrication de climatiseurs fenêtre, split mural et split
système, ainsi que des chauffages à gaz butane.

1-5-8 Filiale MILAINA (unité sanitaire)

Elle fabrique du matériel sanitaire (baignoire, évier, lavabo…) elle est acquise par
l’entreprise ENIEM en l’an 200, elle n’entre pas dans le champ de certification de l’entreprise.

L’unité lampe de MOHAMMADIA (ULM) qui a démarré en janvier 1979 pour


fabriquer des lampes d’éclairages domestiques ainsi que des lampes de réfrigérateurs sont
devenue filiale à 100% ENIEM le premier janvier 1997.

73
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 Elle possède également deux filiales dont la filiale FILAMP spécialisée dans
la fabrication, la commercialisation ainsi que la recherche et le développement
des produits d’éclairage, et la filiale EIMS pour la fabrication sous licence RIA
(ALLEMAGNE) des produits sanitaires et assure aussi leur commercialisation.
Par ailleurs et inscrivant dans cette démarche, ENIEM tend vers une
filialisation plus accentuée pour accroître sa productivité. En termes
d’investissement, des micro-investissements sont réalisés afin d’améliorer ses
produits notamment en matière de design.

2- Présentation de l’unité froid


L’unité froid est une cellule très importante dans l’organisme qui concourt à la
réalisation d’environ 80% du chiffre d’affaire, elle implantée à 7 KM à l’Est de la wilaya de
TIZI_OUZOU, elle possède des bâtiments industriels de stockage et des moyens de soutien
adéquats à son exploitation.

La mission globale de cette unité est de produire et développer les produits froids
domestiques.

2-1-Organisation de l’unité froid


L’unité froide est organisée en centres d’activité stratégiques avec toutes les structures
nécessaires pour assurer un fonctionnement autonome.

Cette organisation se présente comme suit :

 Un directeur d’unité avec un secrétariat et un staff fonctionnel et un contrôleur


de gestion.

 Un département technique englobant divers fonction (bureau d’étude, un


bureau des méthodes et le développement des produits.

 Un département commercial regroupant les structures/services : gestion


prévisionnelle et stocks /achat et transit, dédouanement et relations clients.

 Un département qualité qui assure le contrôle des composants et matières


achetées et des produits fabriqués.

 Un département finance et comptabilité qui est composé de la comptabilité


générale, la comptabilité analytique et de budget.

74
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 Un département ressources humaines qui assure le soutien logistique et la


gestion du personnel.

 Un département laboratoire central pour les essais des produits et le contrôle


des pièces et matières.

 Un département maintenance qui assure la maintenance des équipements de


l’unité.

 PRODUCTION avec un service ordonnancement et dix ateliers de fabrication.

75
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Figure N°5 : Organigramme de l’unité froid

Direction unité froid

Contrôle de gestion Secrétariat

Département Département Département


production technique commercial

Ordonnancement, Etude et Achats


lancement et développement.

Production et Méthode de Gestion


atelier de fabrication prévisionnelle
fabrication.
Industrialisation Relations clients

Gestion des Transit et


produits dédouanement

Département
Département Laboratoire sécurité industriel
qualité centrale

Département Département Département


ressources finance et maintenance
comptabilité

Source : Document interne à l’ENIEM

76
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Section 2 : La procédure achat au sein de l’entreprise ENIEM


Afin de consolider les connaissances théoriques présentées dans les chapitres
précédents, cette section est consacrée à l’illustration des étapes de la procédure suivie par
l’entreprise ENIEM
En vue de l’achat de la matière première, les formalités de cette opération sont opérées
et suivies par le service d’achat.
Cette procédure est composée de plusieurs étapes enchainées entres elles, ce qui permet
de tracer un schéma présentatif de la procédure d’importation :

EXPRESSION DES BESOINS (DAI)

LANCEMENT DES CONSULTATIONS

LA RECEPTION ET EXPLOITATION DES OFFRES NEGOCIATION


ET CONCLUSION DE CONTRAT PAR LES DEUX PARTIES :LE
PAIEMENT ET L’EXPEDITION DE LA MARCHANDISE

DEDOUANEMENT ET RECEPTION DE LA MARCHANDISE


STOCKAGE DE MARCHANDISE

La procédure d’importation étant souvent là même pour tous les biens importés, on
tiendra à cerner cette démarche en mettant l’accent sur les étapes. Et ce en prenant le cas d’une
opération, réalisée par l’ENIEM le 22 juin 2021 portant sur une quantité de produit « fil d’acier
cuivré Ø 1.6mm » destiné à la production de 85100 réfrigérateurs de différents modèles.

77
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Chaque fin de l’année la direction générale et l’unité commerciale vont se réunir pour
déterminer un programme global d’approvisionnement (PGA) pour l’entreprise. Une fois ce
programme production et finalisé, il sera transmis à tous les services de l’entreprise pour sa
réalisation
Dès que la réception de PGA (voir annexe N° : 01) par le service des gestions des stocks
de l’unité froid, une demande d’achat interne (DAI) est émise vers le service d’achat.
Le service achat s’assure de la satisfaction de la DAI en prenant en compte les délais, les
coûts et la qualité des produits à approvisionner.
1- Expression des besoins (DAI)
Le besoin brut de l’entreprise en matière première est déterminé en comparant la quantité
de produit présenté (les stocks des ateliers, stocks des magasins et encours de livraison de
contrat, dossier transit, en cours de réception) par apport à la quantité à produire l’année d’après.
1-1 Calcul du besoin net
Calcul du besoin net sur la base d’un programme prévisionnel de production et la
nomenclature
Besoin net= besoin brut –stocks disponible

1-1-1 Détermination du besoin brut annuel


Le besoin brut annuel se calcule comme suite :
Besoin brut=nombre d’appareils à réaliser dans l’année plus 2 mois de sécurité *
coefficient

78
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Tableau n° 11 : Le besoin brut de fil d’acier cuivré

Produit Quantité à +2 Coefficient Résultat


produire mois de
année sécurité
Réf 160 L 1500 0 1.204 1806
Réf 240 L 3000 0 1.91 5730
FB1-350 33000 0 2.091 69003
FB2-340 33000 0 2.091 69003
CF 1686 3600 1100 2.65 12455
CR 1301 3000 1100 2.165 8876.5
220 F 8000 800 1.957 31312
Total brut 198185.5
Source : Document interne du l’ENIEM

1-1-2 Détermination des niveaux des stocks au sein de l’ENIEM


Le stock disponible se calcule comme suit :

Stock disponible = stock en magasin + atelier + expédition + l’en cours réception +


solde commande (commande non livrée)
Stocks disponible :
 Magasin 23030
 Encours de livraison 7295
 Encours de réception 0
 Expédition 21650
 Solde commande 70000
Besoin net = 198185.5- (23030+7295+0+21650+70000)
=198185.5-121975
Besoin net =76210.5 kg+ (stock de sécurité 42990kg) Besoin net =55000kg
Tableau N° 12 : La DAI.

Besoin net de fil d’acier cuivré 1.6 mm au 31/12/2017 est 55000g

79
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Code Désignation Quantité


100018 Fil acier cuivre 1.6 mm 55000kg

Une fois que la demande est créée, elle sera confirmée et imprimée en double exemplaire
pour la signature et acceptation par :

 Le chef de section gestion provisionnelle

 Le chef de département commercial

 Le directeur.

Une fois que la DAI a été signée par les membres cités, un exemplaire restera au niveau
de service gestion provisionnelle et des stocks et une deuxième sera envoyée au service d’achat.

L’acheteur est chargé de l’application de la procédure d’achat par l’élaboration et la mise


à jour de la liste des fournisseurs sur la base des procès-verbaux d’homologation et d’évaluation
de ces derniers.

Avant le lancement de la consultation l’acheteur doit déterminer le montant du marché


référence de prix unitaire de la matière première des exercices précédents pour qu’il puisse
choisir le type de consultation qui convient à ce marché.

Il y a 03 types de consultation comme l’indique le tableau suivant

80
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Tableau N°13 : Tableau synoptique des seuils et modes de passation des marchés

Type de Structure et
Montant Mode d’achat
produit organisation
Validation par le
Consultation directe, par
Matière et Inférieur ou égal responsable
email ou par faxe avec
Fourniture à 500000 DA commercial N-1 sur
cahier de charge
la base d’un TCO

Consultation directe avec


les fournisseurs qualifiés
Supérieure à et validation par la
Validation par la
500000 Da et commission du marché de
CMU sur la base
inferieur à 4M DA l’unité. consultation
d’un TCO
par email ou par faxe.
avec cahier de charge

COP
Supérieur ou égale Consultation sélective,
CEO
4M DA sous plis cacheté avec le
CMU˂40M DA
cahier de charge
CCM ≥40M DA

Source : ENIEM

D’après ce tableau le montant du marché dépasse 4M DA, l’acheteur lance une


consultation sélective, et cette consultation doit être lancée obligatoirement et adressé au
minimum à trois fournisseurs homologués examinée par les différentes commissions des
collections CKD et SKD elle doit être validée par la commission des marchés selon les seuils
d’engagement vis-à-vis de consultation sélective.

2- Lancement de la consultation
Après l’arrivée de la DAI au service achat, l’acheteur lance une demande d’offre pour la
fourniture de fil d’acier cuivré Ø 1.6mm : en consultant son fichier fournisseur qui regroupe
toutes les informations nécessaires pour satisfaire ses exigences.

81
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

« Le fournisseur homologué : tout fournisseur ayant remis au préable des échantillons


pour essais dont les résultats sont concluants et une commande test est acceptée. »

Concernant notre cas, les fournisseurs consultés sont :

 SAFET / Italie

 OKRAM / Italie

 SARPER / Turquie

L’acheteur envoie à chacun une demande d’offre par email dont il demande les conditions
commerciales (le prix, le délai de livraison, le mode de paiement…).

La consultation est une demande d’offre, elle comporte une date d’émission 24/12/2017,
un numéro F23/2021 et la désignation de la marchandise, pour les 3 fournisseurs motionnés en
début. Le délai de la remise de l’offre est de 21 jours. La date limitée de réception des offres
est fixée le 4 avril 2021(voir annexe 2).

En parallèle, l’acheteur cherche des nouvelles sources d’approvisionnements.

Les offres des fournisseurs accompagnées par des échantillons qui seront transmis au
service technique d’étude et développement pour des essais d’homologation, afin d’obtenir une
présérie. Ces fournisseurs peuvent être présélectionnés ou rejetés.

Les fournisseurs présélectionnés, doivent être intégrés dans le fichier fournisseur


homologuée pour les consultations suivantes.

3- La réception et l’exploitation des offres


3-1 La réception des offres
Les soumissionnaires doivent envoyer par DHL, leurs offres à l’adresse de l’ENIEM unité
froid, ou les déposer directement à la direction de l’unité froid comme indiqué dans la
consultation. La réception des offres doit comporter une offre technique et une offre financière
et qui doivent être transmises sous double plis dûment signée et cacheté, et un cahier de charge.

Les offres techniques et financières doivent être mises dans deux enveloppes indiquant
les mentions « offre technique », « offre financière », et le nom des soumissionnaires. Ces deux
enveloppes seront ensuite insérées dans une troisième enveloppe anonyme et ne comporter que
les montions suivantes :

82
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

SOUMISSION FIL D’ACIERCUIVRE Ø1.6 MM DOUX CONSULTATION N° F 23 / 2021

« A NE PAS OUVRIR »

L’offre technique doit comporter

- Cahier des charges

- Déclaration à souscrire

- Fiche technique de la matière

L’offre financière doit comporter

- Facture pro forma

- Déclaration de probité

- Lettre de soumission

3-2 Les commissions


Dès la réception des offres par la direction de l’unité froid, cette dernière remettra à son
tour au contrôleur de gestion pour suivre le dossier et ouvertures des plis à la date prévue dans
la consultation (le 25 avril 2021 à 13h)

3-2-1 La commission d’ouverture des plis (COP)

En date du 25 avril 2021à 13h, la commission d’ouverture des plis a procédé à l’ouverture
des plis relatifs à la consultation N°23 portée sur le fil d’acier cuivré 1.6mm elle est chargée de
vérifier la conformité des fournisseurs.

Un procès-verbal de réunion est établi à la fin de séance par le président de la COP, et le


transmis à la commission d’évaluation des offres.

 Les offres(PV) contiennent les informations suivantes :

Soumission n° 01 : enregistrée sous le N°16/2021 du 02/01/2021

Nom du fournisseur : OKRAM SRL Italie Offre technique

- Cahier de charges : renseigné et cacheté

- Déclaration à souscrire (2 page) signée et cachetée

83
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

- Déclaration de probité Offre financière

- Lettre de soumission

- Facture pro forma N°55.21.13/2 du 20/04/2021 (CFR)

Tableau N° 14 : Facture pro forma N°55.21.13/2 du 20/04/2021 (FOB)

(SAFT SPA)

Description de N° code UM Quantité Prix Montant €

la marchandise unitaire
Fil acier cuivré 100018 tonne 70 11460.00 102200,00

1.6mm
Montant FOB 102200,00

Source : document interne de l’ENIEM


Tableau N° 15 : Facture pro-forma N° 55.21.13/2 du 20/04/2021 CFR.

Description de N° code UM Quantité Prix Montant €

la marchandise unitaire
Fil acier cuivre 100018 Tonne 70 1.300 219960 ,00

1.6mm
Montant CFR 20811600

SPEZIA
Source : document interne de l’ENIEM

- Mode de paiement : remise doc à vue

- Délai : 8livraison de 2 conteneurs 20 p env 21 à 21,5 tonnes pour livraison

- Expédition à se réaliser entre Janvier et aout 2018

- Origine de la marchandise : COMMUNAUTE EUROPEENE (Italie)

- Port d’embarquement : la spezia (Italie)

84
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

- Port de destination : Alger (Algérie)

- Emballage : palette protégées, en conteneurs, en futs encartons selon V


/spécification technique
- Validité de l’offre : Vue l’instabilité et la variation du cours de matières
premières, nos prix sont sujet à révision sur la base des cotations officielles des
matières à la bourse (LME) et au taux de change EURO/USD au moment de
confirmation de l’éventuellecommande.

3-2-2 La commission d’évaluation des offres (CEO)

Une fois que la commission d’évaluation des offres a reçu le procès-verbal, cette
dernière élimine les offres non conformes à l’objet du marché et aux exigences du
marché, et établit dans une première phase le classement technique des offres sous forme
de tableau de notation dans l’objet d’élimine, les offres qui n’ont pas obtenu la note
minimale prévue au cahier des charges.

Dans la deuxième phase établir un tableau comparatif des offres (TCO) afin de
déterminer la meilleure offre technico-commerciale.

Tableau N°16 : Tableau de notation

Désignation OKRAM SRL SAFET Italie

Montant du marché 45 45 44.55

Exigence technique et qualité 35 33 35

Qualité 25 point 25 25 25

Technique 05 point 05 05 05

Notation fournisseur 05 points 05 03 05

Modalités de paiement 10 05 2

Délais de livraison 10 8.125 10

Total 100 91.125 91.55

Source : document interne du l’ENIEM

85
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Tableau N°17 : tableau comparatif des offres.

Source : document interne de ENIEM

86
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Décision de la CEO
A la fin de réunion, la CEO attribue le marché provisoirement au soumissionnaire
SAFET/Italie pour motif. Meilleur offre technico-commerciale.
Un PV de réunion est établi est transmis à la structure commerciale pour établir un
rapport de présentation à la commission des marchés de l’unité (CMU).
Le service d’achat établi un rapport de présentation à la commission des marchés selon
les orientations de la commission d’évaluation de l’offre.
Le 04/04/2021, en raison de l’incapacité de productions et les difficultés qu’a subie
l’entreprise en termes d’importation de matière première. La direction générale et l’unité
commerciale ont diminué, la quantité à produire de réfrigérateurs (FB1-350 et FB2-340)
passé de 66000 a [Link] ont établi un nouveau programme global de production pour
l’année 2021, Suit à l’actualisation de ce dernier, la quantité initiale de la consultation
N°F23/2021.
La nouvelle DAI est de 70000 kg (voir l’annexe N° 03)
3-2-3 La commission des marchés de l’unité (CMU)

La commission du marché donne son accord pour conclure ce marché avec


OKRAM/Italie en ignorant la répartition initiale de la CEO, vu que son application n’est pas
pratique et que les quantités du PGA sont revues à la baisse d’une manière à ne pas
fonctionner.
4- Validation de marché
4-1 La confirmation

Tableau N°18 : La désignation du bon de commande ou du contrat suivant le montant du


marché

Montant du marché Désignation

Si inférieur ou égal à 4MDA Le bon de commande ou le contrat est engagé


par le responsable commercial N-1
Supérieur à 4MDA et inférieur à 20MDA Le bon de commande ou le contrat engagé par le
directeur de l’unité
Supérieur à 20MDA et inferieur a 40MDA Le contrat et engagé par le directeur de lagestion
industrielle
Egal ou supérieur à 40MDA Le contrat est engagé par le président directeur
général
Source : document interne du l’ENIEM

87
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

D’après le tableau ci-dessus, le contrat est engagé par le président directeur général

4-2 La passation de la commande


Après le PV de la commission des marchés, l’acheteur procédera et cette fonction du
montant à l’établissement d’un bon de commande en quatre exemplaire qu’il doit enregistrer
dans le système d’achat (Ach-test).

Les exemplaires dûment signés sont dispatchés comme suit :

- Un exemplaire à envoyer au fournisseur ;

- Un exemplaire à structure finance et comptabilité ;

- Un exemplaire à structure gestion et stocks ;

- Un exemplaire pour classement au service d’achat.

Une fois le contrat et signer et cacheté par les fournisseurs, ce dernier sera transmis au
4 exemplaire par DHL au service achat pour signature par la partie ENIEM qui se fait en
parallèle avec la fiche de vérification qui sera signée.

L’acheteur doit faire confirmer par le fournisseur.

5- Le paiement et l’expédition de la marchandise


Une fois que le contrat est passé, le transitaire doit entamer la domiciliation qui est une
étape très importante qui s’effectue comme suit :

Le service d’achat transmit au service finance un courrier pour l’ouverture d’une


remise documentaire à vue, celui-ci transmit à la banque ENIEM (BEA) la demande
d’importation bancaire (voir annexe N° 04) qui sera remplie par le service transit.

5-1 L’expédition de la marchandise.


La première expédition de la marchandise de fil d’acier cuivré Ø1.6mm code
N°21/00057 à expédier le 4/08/2021 de quantité 70000 kg. L’expédition de la marchandise
déroule suivant l’incoterm choisi par les deux parties. Ici l’incoterm convenue est FOB et
son expédition serait par voie maritime.

Avant l’expédition de la marchandise le fournisseur doit transmettra au service achat


48 heures avant l’embarquement de la marchandise, les documents d’expédition tel que
l’avis d’expédition pour informer sur :

88
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 La date d’expédition ;

 Le nom du bateau ;

 Port d’embarquement et débarquement ;

 Les documents qui accompagnent la marchandise, certificat d’origine (annexe N°4),


liste de colisage, facture commerciale et le certificat de conformité.

Après acheminement des marchandises auprès du quai du port de l’embarquement, le


fournisseur établie un connaissement portant le nombre de colis et la nature de la
marchandise à expédier, il sera transmis au commandant de bord du navire, qui transportera
ces marchandises dès l’enregistrement et la signature du connaissement.

Après signature et enregistrement du connaissement, il communique par fax la facture


commerciale (porte la nature, le montant de la marchandise à transporter et le connaissement
à son fournisseur).

Une fois tous les documents d’expédition sont à sa possession, le fournisseur remet
les documents à sa banque, pour que celle-ci les transmettent à la banque de l’acheteur
(BEA).

5-2 La suscription de l’assurance


L’assurance étant à la charge de l’acheteur dès la mise à FOB

Dès le service achat reçoit l’avis d’expédition, l’acheteur procède à l’établissement et


la transmission à la compagnie d’assurance SAA (Société Algérienne d’Assurance), un avis
d’aliment contenant les informations suivantes.

La valeur assurée= 3352173.12 DA Prime d’assurance = (335217.12 * 0.12%)


Prime d’assurance = 4022.61 da

5-3 L’avis d’arrivée de la marchandise.


Quand les documents arrivent à la banque extérieur d’Algérie (BEA), cette dernière
établira un document qui est l’avis d’arrivée des documents, et le transmet à l’ENIEM à pour
but d’aviser d’une manière officielle de l’arrivé des marchandises.

Il faudra endosser le connaissement original et à ce moment l’ENIEM pourra enlever


la marchandise du port.

89
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Après la réception de l’avis d’arrivée par le service achat, l’acheteur demande au


service comptabilité de lui délivrer un ordre de virement à la banque (BEA) pour le compte
de fournisseur. (Voir annexe N° 5)

Quand l’ordre de virement sera reçu par l’acheteur (voir annexe N°6), il le présentera
à la banque, cette dernière va lui délivrer les documents pour qu’il puisse procéder au
dédouanement des marchandises.

Les documents délivrés par la banque sont :

•02 connaissements originaux.


•04 listes de colisage.
•03 certificats d’origine.
•10 factures de conformités et d’analyse de la marchandise.
•01 certificat de circulation de marchandise .

90
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Figure n° 06 : Le fonctionnement de l’opération de règlement par remise documentaire

Assurance+ le fret

Port PIZZA Port d’ALGER

Etablissement du

connaissement(Bill of

lading/BL)

Acheminement de la
OKRAM ENIEM
M/ses(Fil d’acier cuivre)

 La facture commerciale
 La liste de colisage
 La copie du
connaissement
MONTE DEI PASCHI BANQUE
DI SIENA-VIA EXTERIEURE
MAZZINI ,14/16 D’ALGERIE

Source : conception personnel

91
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Le traitement douanier de fil d’acier cuivré importé par l’ENIEM dans un cadre de régime
douanier de l’entrepôt.

6- Dédouanement et réception de la marchandise


6-1 Louverture de dossier de dédouanement (la déclaration en détail)
L’ENIEM après avoir reçu les documents nécessaires de l’expédition de la marchandise
par la banque de fournisseur SAFT et les remet au transitaire pour constituer le dossier de
dédouanement et bénéficier de différent régimes nécessaire à l’importation. (Voir l’annexe
N°5)

Pour pouvoir constitue un dossier, il faut avoir certains documents essentiels et


nécessaires. Le document que doit recevoir le transitaire pour entamer ses formalités de transit
sont ;

 Facture originale domiciliation ;

 Connaissement ;

 Avis d’arrivée

 Registre de commerce ;

 Carte fiscale ;

 Liste de colisage

 EUR1 (dans le cadre des accords avec l’union européenne) ;

 Certificat d’origine ;( voir annexe N° 4)

 Franchise de droit dans le cas d’une marchandise rentrant dans les accords avec la ZALE
(la zone arabe de libre échange) ;

 Procuration pour retirer le pli cartable et récupérer l’avis d'arrivée auprès de la


compagnie de transport.

Le déclarant de l’ENIEM après avoir reçu tous les documents qui permettra de lancer les
formalités de transit et de dédouanement. Une chemise cartonnée est ouverte avec un numéro
répertoire correspondant au nom de client (importateur) ce dossier appelé pli cartable qui
constitue de :

92
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 Facture originale domiciliation ;

 Connaissement ;

 Liste de colisage ;

 Certificat d’origine ;

 EUR1 ;

 Avis d’arrivée.

Pli cartable et remet au bureau de douane le connaissement consigné au nom de l’ENIEM


et une copie de la carte fiscale.

Le bureau de douane remettra à la compagnie de transport maritime le connaissement


consigné au nom de l’ENIEM, accompagné d’un chèque pour payement du montant du fret et
frais en échange le groupeur remet à l’ENIEM le bon à livrer (BAD).

6-2 La déclaration simplifiée DSTR (transit intérieur ou ordinaire)


La déclaration simplifiée de transit routier DSRT est accordée par les services des
douanes justifiant l’existence de l’entrepôt privé.

La DSTR est une déclaration simplifiée (sans calcul des droits et taxes) elle est exigée
pour transférer la marchandise sous escorte du port vers l’entrepôt sous douane à Oued Aissi

. C’est une autorisation qui permet la circulation des marchandises d’un bureau de douane
à un entrepôt.

La DSTR est accordée par le service de la douane après la présentation des documents
qui sont

 L’agrément d’entrepôt ;

 Demande d’octroi bénéficier de la procédure simplifie du transit.

 Soumission générale d’entrepôt.

 Octroi du registre de commerce.

La DSTR est remplie au niveau du port d’Alger, elle contient les mentions suivantes :

 Poids brut et net.

 Numéro de gros et d’article.

93
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 Désignation des marchandises.

6-3 La mise de fil d’acier a l’entrepôt privé (D11)


A l’arrivée des marchandises un agent de l’ENIEM s’occupe du déposage à l’entrepôt qui
sera fermé à double clés dont une est détenue par ENIEM et l’autre par les services des douanes.
Le déclarant de l’ENIEM procédé à l’établissement de la déclaration (D11) avant que la
marchandise n’arrive concerne les informations suivantes :

 Le libellé et le code de la déclaration ;

 Les coordonnées de fournisseur ;

 Les coordonnées de l’acheteur ;

 Les coordonnées du transitaire ;

 La valeur de la marchandise ;

 Le pays de la compagnie maritime ;

 Les codes de l’enregistrement des marchandises.

La déclaration (D11) sera déposée au bureau de douane de Tizi-Ouzou accompagnée du


document exigible

 La DSTR ;

 La note de détail ;

 Facture commerciale ;

 L’avis d’arrivé ;

 Le connaissement.

Remarque : séjours d’une marchandise dans un entrepôt est d’une année, asse ce délai,
y a prorogation ou mise à jour avec pénalités

6-4 La déclaration définitive D03


L’établissement la déclaration de la mise à la consommation de (D03)

L’unité de production avise le service transit de la quantité de marchandise pour ses


besoins dans l’immédiat.

94
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Ce dernier procède à l’opération de dédouanement pour la mise à la consommation, il y


a lieu d’épurer en suite le D11 par une déclaration définitive de mise à la consommation D3
avec le paiement des droits et taxes. Par ailleurs l’entreprise procède au transfert de « fils
d’aciers cuivré) vers les magasins de stockage.

Etablissement de la déclaration de la mise à la consommation (D3), jointe à celle-ci

 Une copie de D11

 L’avis de l’arrivé de la marchandise

 Le connaissement ; la facture originale domicilier vertu d’un cache de la banque

 EUR1 (originale) certificat de circulation de la marchandise

 Franchise

 Assurance ;

 Copie de registre de commerce ;

 Note de détaille ;

 Grille de saisie.

6-5 L’acquittement des droits et taxes et l’enlèvement de fil d’acier


Afin s’acquitter le payement des droits et taxes au comptant, après avoir vérifié et liquidé
la déclaration en détail par l’inspecteur de vérificateur, doit d’abord voir la déclaration pour
vérifier les droits et taxes calcule s’ils sont justes. Il liquidera la déclaration en détail en même
temps. l’ENIEM prépare le chèque payer des droits et taxes, à remettre à la recette des douanes,
pour avoir une quittance d’enlever la marchandise.

La quittance est une preuve que les droits et taxes ont étés acquittés. Ce dernier est remise
à l’inspecteur pour autoriser l’enlèvement de la marchandise.

6-6 La réception de fil d’acier


Une fois le fil d’acier dédouané par le service transit et dédouanement, après
l’enregistrement de la déclaration en détail, les agents des douanes procèdent s’ils jugent utile
à la vérification de toute la marchandise, il s’agit de contrôler :

 L’exactitude de l’espèce tarifaire des marchandises.

 La valeur déclarée comme assiette du droit et taxes.

95
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

 L’origine de la marchandise

 La quantité de la marchandise.

Contrôle quantitative.

Dès que le fil d’acier arrivé à l’aire de réception quantitative accompagné avec un bulletin
de livraison, les services réception enregistre les manquantes ou les excédents de fil d’acier,
ainsi signalé les éventuelles dégâts engendrés par l’édition d’un PV de réception sur le système
internet, l’acheteur va procéder à introduire la livraison de fil d’acier et son facturation.

Le service réception va établir un bulletin de réception (BR) dont il enregistre à son niveau
les informations saisies par l’acheteur, ensuite le bulletin sera transmis à l’inspection matière
(contrôle quantitatif).

Contrôle qualitatif

L’inspection matière va procéder à détermination de statut de fil d’acier dès que le bulletin
de réception est reçu.

Dès que la conformité de fil d’acier prouvé sur le rapport de contrôle, le bulletin de
réception va être émis directement à la structure réception qui à son tour va transmis aux
structures concernées, d’abord le service achat qui prévue la conformité d fil d’acier selon le
bulletin de réception et accorde le paiement de la marchandise, après le service comptabilité va
procéder à l’enregistrement de l’entrée réelle de fil d’acier et sa mise à la consommation pour
comptabiliser le cout. Enfin, le service finance va effectuer le paiement.

Tous les fils d’aciers ont été contrôlés et les résultats sont conformes que ce soit
quantitativement ou qualitativement et le bulletin de réception a été signé sans aucune réserve

6-7 Le stockage de fil d’acier


La structure commerciale « gestion des stocks » après avoir le bulletin d réception par la
structure réception quantitative, va procéder à l’enlèvement de fil d’acier pour stockage, à
l’enregistrement de la marchandise sur les fiches casiers et à la signature du bulletin de
réception.

96
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager

Conclusion

A travers notre stage pratique effectué au sein de l’entreprise ENIEM à l’unité froid, nous
avons constaté que cette dernière a réalisé avec succès l’opération d’importation, cas il y a une
logique dans le travail et une organisation, l’acheteur a pour mission traitement des commandes,
l’évaluation des fournisseurs qui s’appuient sur la collecte d’informations obtenues, ce qui
permet d’effectuer une sélection des fournisseurs et traitement et commande du produit.

Le service d’achat travaille en collaboration avec le service transit pour bien mener
l’opération d’importation. L’acheteur veille jusqu’à l’expédition des marchandises, alors que le
transit s’occupe des formalités douanières et dédouanement une fois l’arrivée des marchandises
au port d’Alger.

Pour le paiement, l’ENIEM a choisi la remise documentaire en raison de sa simplicité.

Le mode de transport choisis par l’ENIEM est le transport maritime cas la valeur et le
poids de la marchandise sont d’une valeur importante.

Cependant, on peut relever quelques insuffisances comme :

 Utilisation de la consultation restreinte des fournisseurs ce qui réduits le choix et la


qualité des marchandises, et le travail avec les mêmes fournisseurs présente un risque de
non actualisation des produits proposés.

 La centralisation des décisions, ce qui cumule un retard dans l’avancement des


opérations d’importation.

 Manque de communication entre les différents services.

97
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Conclusion générale

A partir des résultats et des constats que nous avons tirés au cours des différents chapitres,
nous avons essayé de porter des éléments de réponses aux questions posés en introduction.

Afin d’atteindre notre objectif, nous avons essayé tout au long de ce travail d’éclairer une
partie d’un vaste domaine du commerce extérieur, en étudiant profondément la logistique du
CI, les risques liés à l’opération d’importation.

Les entreprises qui sont appelées à réaliser des opérations d’achats à l’importation devront
respecter les règles, les normes et les techniques du commerce international. Gérer efficacement
une opération d’importation est économiser du temps, de l’argent et favoriserune utilisation
optimale des ressources en devises étrangères.
Une entreprise doit adopter des méthodes et techniques modernes en matière degestion
des approvisionnements et cela afin d’être compétitive.

Et pour bien assurer l’approvisionnement, l’entreprise doit être dotée d’un système de
fonctionnement parfaitement informatisé afin de minimiser le risque d’erreurs et fabriquer un
produit d’une norme internationale, et de faire un partenariat avec des laboratoires hautement
qualifiés et d’une renommée mondiale, l’entreprise doit aussi être au diapason avec les
avancements technologiques et saisi son intelligence économique, ce qui confirme notre
hypothèse N°2.

Malgré la diversité des moyens de paiement des opérations internationales, les techniques
documentaires restent les plus utilisées du fait qu’elles procurent le plus de sécurité
simultanément aux importateurs et exportateurs. Le crédit documentaire, le moyen de paiement
imposé par la législation algérienne pour le paiement des importations dans la loi des finances
complémentaire de 2009, puis vient un allégement dans la LFC de 2011 dans son article 23 pour
alléger ces mesures et laisser utiliser d’autres moyens de paiement. Il est certainement sûr et
efficace, mais la complexité de sa procédure nécessite une bonne maitrise et un coût élevé.

Le choix du mode de transport adéquat à la matière importée et le choix de la police


d’assurance pour couvrir les marchandises des aléas auxquels elles sont exposées, prend une
place importante dans la négociation des contrats en commerce international.

Les modes de transport les plus utilisés en commerce international sont le transport aérien
99
Conclusion générale
et le transport maritime en raison de la rapidité du premier et la sécurité de même que les frais
qui sont relativement faibles pour les deux.

La police d’abonnement est la police d’assurance la plus utilisée par les entreprises qui
font appel aux fournisseurs étrangers fréquemment pour éviter la négociation d’un contrat
d’assurance à chaque opération internationale.

Le retard d’expression du besoin ou une mauvaise expression du besoin, peut causer des
pertes sérieuses à l’entreprise. Par ailleurs, un mauvais choix du fournisseur, de technique de
paiement, du mode de transport et d’assurance adaptés aux marchandises importées ou un
mauvais choix du régime douanier peut nuire à la compétitivité de l’entreprise, ce qui infirme
hypothèse N°1
A travers ce travail, nous avons essayé de répondre aux principales questions liées à
l’achat à l’international, opéra un stage effectue au sein de l’entreprise ENIEM.

100
Bibliographie
Bibliographie
Ouvrage :
 Michel Rainelli, Le commerce international, édition la découverte 9 bis, rue Abel-
Hovelacque 75013,
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 Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application.
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 FONTAINE P, Gestion du risque de change, ECONOMICA, Paris, 1996,
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 RALPH L, et al, Maîtrise des risques à l’exportation, Post finance SA, 2013,
 HANNACHI M est HELLAL K, mémoire de Master en Sciences commerciales « Le
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 GARSUAULT P et PRIAMI SE : Les opérations bancaires à l’international, Éd. Banque
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 LEGRAND G et MARTINI H : Gestion des opérations Import-export, DUNOD, Paris,
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 BERTRAND LARRERA D, risque et financement bancaire des PME, revue banque,
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revue banque, édition Paris, 1995,
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édition ECONOMICA, Paris1992,
 FONTAINE P, GRESSE C, Gestion des risques internationaux, Ed DALLOZ, Paris,
2003,
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Mémoires
 « La gestion d’une opération d’importation Cas : ENIEM Tizi-Ouzou », mémoire master,
Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, 2017. P10
 « l’analyse et la gestion des risques des opérations du commerce extérieur cas de la BNA
paribas EL DJAZAIER » mémoire fin de cycle master, UNIVERSITE
ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA, FACULTE DES SCIENCES
ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES SCIENCES GESTION.2016
 HANNACHI M est HELLAL K, mémoire de Master en Sciences commerciales « Le
Financement et le Risque du Commerce extérieur », université A-Mira de Bejaia, 2013,
p65

Webographie :
 [Link] consulté 4/8/2022
 [Link] « l’assurance de transport international » réalisé par Dyore
Victoire Ebarath. Consulté le 14/09/2022
 Http://[Link] , Assurances-CAGEX consulté 8/09/2022
Documentation
 Documentation de l’entreprise ENIEM
ANNEXES

Annexe 1 : Demande d’achat interne (DAI)


Annexe 2 : Avis de consultation sélective
Annexe 3 : La nouvelle Demande d’achat interne (DAI)
Annexe 4 : demande d’importation bancaire
Annexe 5 : Ordre de virement à la banque (BEA)
Annexe 6 : Certificat d’origine
Table des matières

REMERCIEMENTS………………………………………………………………………I

DEDICACES………………………………………………………………………...……II
LISTE DES ABREVIATIONS .................................................................................... III

LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................. IV

LISTE DES FIGURES ................................................................................................... V

SOMMAIRE ................................................................................................................ VI

Introduction générale ……………………………………………………………………..1

Chapitre 1 : Généralités du commerce internationale ....................................................3

Introduction .............................................................................................................................4

Section 01 : l’évolution du commerce international ................................................................4

1-Le XIXe siècle et la domination du Royaume-Uni……………………………………………..4

2-Le XXe siècle et l'émergence de nouvelles nations dominantes………………………………..7

3-Les politiques commerciales…………………………………………………………………..12

Section 02 : les théories de commerce international .............................................................. 15

1-Les théories classiques………………………………………………………………………....15

2-Les néo-classiques……………………………………………………………………………..17

3-Théories Contemporaines……………………………………………………………………...17

Section 03 : les instruments de paiement ............................................................................... 21

1-Les modes de paiment…………………………………………………………………………21

2-Les techniques de paiment non documentaires………………………………………………..24

3-Les techniques de paiment documentaires…………………………………………………….26

Conclusion………………………………………………………………………………………30

Chapitre 02 : la gestion de l’opération d’importation .................................................. 31

Introduction ........................................................................................................................... 32

Section 01 : la démarche d’une opération d’importation...................................................... 32

1-La logistique international……………………………………………………………………..32

2-Les incoterms…………………………………………………………………………………..36
Section 02 : La gestion des risques liés aux importations...................................................... 42

1-Les risques liés aux opérations d'importations………………………………………………...42

2-Les risques liés au financement du commerce international…………………………………..48

Section 03 : La couverture des risques .................................................................................. 52

1-La couverture des risques……………………………………………………………………...52

2-La gestion des risques internationaux…………………………………………………………55

3-La gestion des risques de crédit……………………………………………………………….60

Conclusion……………………………………………………………………………………...64

Chapitre 03 : Etude de cas de l'entreprise national de l'industrie électroménager……….66

Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil ............................................................... 67

1-Historique de l'entreprise ENIEM…………………………………………………………….67

2-Présentation de l'unité froid…………………………………………………………………..75

Section 2 : La procédure achat au sein de l’entreprise ENIEM ........................................... 78

1-Expression des besoins (DAI) ............................................................................................... 79

2-Lancement de la consultation ................................................................................................ 82

3-La réception et l’exploitation des offres ................................................................................. 83

4-Validation de marché…………………………………………………………………………..88

5-Le paiment et l'expédition de la marchandise………………………………………………….89

6-Dédouanement et réception de la marchandise………………………………………………..93

Conclusion……………………………………………………………………………………....98

CONCLUSION GENERAL ........................................................................................ VII

Bibliographie .............................................................................................................. VIII

Annexes ......................................................................................................................... IX

Table des matières........................................................................................................... X


Résumé
Le commerce international est devenu un phénomène incontournable et une nécessité
économique qui s'impose aux nations du monde entier, y compris à notre pays.
Au début des années 90, I'Algérie a orienté sa politique économique, d'un système planifié
à une économie de marché basée sur la libéralisation des échanges intermationaus, ce qui a
encouragé les particuliers à investir dans l'import-export
Aujourd'hui, les entreprises n'hésitent guère à importer des biens et des services produits en
dehors des frontières nationales, de manière à créer de la valeur et à développer des avantages
compétitifs,voire concurrentiels.
Mais pour cela il est impératif de maitriser le processus d'importation. Ce qui nous a incité
à s'intéresser de plus près à eetle opération.
Afin de bien comprendre le déroulement d'une opération d'importation ainsi que les éléments
clés à maitriser,nous avons premièrement entamé une démarche théorique basée sur des
ouvrages, joumaux et [Link] réglementaires,mémoires et thèses soutenues. Ensuite une
démarche empirique au niveau de l'ENIEM. qui s'appuie sur des documents intemes à
l'entreprise ainsi que des entretiens munis de questionnaires avec les employés des différents
services concernés par la procédure d'importation.
Au final, nous avons constaté que l'importation est un acheminement d'un ensemble d'étapes
cohérentes,qui debutent depuis la fonction d'achat par une expression de besoins jusqu'au
paiement des marchandises importées, en passant par la logistique de transport à
l'international,qui ne se limite pas uniquement au mode de iransport,mais comprend également
d'autres éléments clés qu'il faut maitriser ,à savoir les Ineoterms, l'assurance el le
dédouanement. Et notre stage pratique au sein d'ENIEM,nous a bien confirmé que c'est la
combinaison de tous ces éléments et l'acheminement de toutes ces étapes qui permettent de
réussir l'élaboration d'une opération d'importation.
Mots clés
Commerce International,Economie de marché,Processus d'importation,Logistique de transport

Abstract
International trade has become an unavoidable phenomenon and an economic necessity for
nations around the world, including our country.
In the early 1990s, Algeria oriented its economic policy from a planned system to a market
economy based on the liberalization of international trade, which encouraged individuals to
invest in import-export.
Today, companies do not hesitate to import goods and services produced outside national
borders, so as to create value and develop competitive advantages, even competitive ones.
But for this it is imperative to master the import process. This prompted us to take a closer
look at this operation.
In order to fully understand the progress of an import operation as well as the key elements
to be mastered, we first started a theoretical approach based on books, newspapers and journals.
regulatory texts, memoirs and theses defended. Then an empirical approach at the level of
ENIEM. which is based on internal company documents as well as interviews with
questionnaires with the employees of the various departments involved in the import procedure.
In the end, we found that the import is a routing of a set of coherent steps, which start from
the purchasing function by an expression of needs until the payment of the imported goods,
passing by the logistics of transport. internationally, which is not limited only to the mode of
iransport, but also includes other key elements that must be mastered, namely Ineoterms,
insurance and customs clearance. And our practical training within ENIEM, confirmed to us
that it is the combination of all these elements and the routing of all these stages which make it
possible to succeed in the development of an import operation.
Key words: International trade, Market economy, Import process, Transport logistics

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