Mémoire Final
Mémoire Final
Thème :
kaci
Dédicaces
NoUr-EDdine
PENSÉE
ِ َّ إ ِ َّن ِه
َِ اََلِلَوإ ِ َّناَإِل ْي ِهَر
َاجعُون
Liste des abréviations
BAD : bon à livrer.
BR : bulletin de réception.
CE : commerce extérieur.
DG : directeur général.
EXW : EX works.
GATT : genral agreement on tariffs and trade (accord générale sur les tarifs douaniers et le
commerce).
Tableau 06 : répartition du commerce mondial, hors pays de l’est, par zone, 1950-1958
Tableau 07 : répartition des exportations mondial des marchandises par zone, 1963-1989
Tableau 12 : La DAI
Introduction générale
Introduction générale
CONCLUSION GENERAL
Introduction générale
Introduction générale
L’échange international ne date pas d’hier, il existe avant JC, nos ancêtres effectuaient
des échanges avec les grecs et les romains sous forme de troc. Avec le temps les échanges se
sont accentués avec le développement des moyens de transport, la découverte des nouvelles
régions et de matière première et la création de la monnaie qui joue un rôle majeur.
Pour commencer les deux parties négocient le contrat (le montant, la monnaie utilisée, le
moyen de paiement, le transport et celui qui le paye, la couverture des risques et la date de
livraison).
Le commerce international joue un rôle majeur dans l’économie nationale, l’Algérie s’est
inspirée du commerce international à travers la libéralisation économique à partir des années
90 dans le but de rattraper son retard, l’Algérie est toujours en négociation pour son adhésion à
l’OMC, comme elle a signé un accord d’association avec Lue (union européen).
La maitrise des Operations d’import et d’export joue un rôle majeur pour la survie, la
réalisation des gains pour une entreprise, pour cela elle est appelée à faire l’étude de la marche
internationale et les risques encourus avant toute opération.
Notre mémoire porte sur la réalisation d’une opération d’importation par l’entreprise
national de l’industrie électroménager (ENIEM) et d’apporter un éclaircissement sur les
1
Introduction générale
différentes étapes d’une opération d’importation, les risques liés à cette opération et les
solutions pour les éliminé ou diminuer leurs impacts sur l’entreprise.
En gèrent une opération d’importation, les risque peuvent-ils être supporter par
l’entreprise ENIEM ?
Les hypothèses :
1. L’entreprise ENIEM peut supporter toutes formes de risques liée aux opérations
d’importation et d’exportation.
2. L’ENIEM dispose d’un mécanisme qui lui permet de supporté les risques.
Pour mener à bien notre travail, nous l’avons scindé en trois chapitre ;
Dans le premier chapitre, intitulé sur les généralités du commerce international on parlera
sur l’évolution et les théories du commerce international ainsi sur les instruments de paiement.
Le troisième chapitre, sera un compte rendu d’une étude d’un cas pratique qui sera
effectué dans le cadre de notre stage pratique au niveau de l’entreprise ENIEM.
La méthodologie adoptée pour réalise se travail consiste d’abord à effectuer une recherche
bibliographique (ouvrages, revus, thèse, rapport et sites web, mémoire, …), qui va ensuite
aboutir à une collecte de donner relative à notre thème, en fin une analyse sur le terrain par le
moyen de stage auprès de l’entreprise ENIEM.
2
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
3
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Introduction
Le commerce est, avec la guerre et la diplomatie, l’un des trois principaux modes par
lesquelles les États entrant en relation. Il est à la fois source de dialogue, de paix et de conflits.
L’évolution du commerce mondial est doc étroitement liée à la production des nations, à
leur puissance, ainsi qu’à l’état de leurs relations.
Le XIXe siècle au sens des historiens prend fin en 1914 ; cette période connaît de
nombreux changements que l’on peut saisir autour de deux aspects : la répartition géographique
et leur structure par produite.
4
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
: entre 1800 et 1913, le commerce international par tête est multiplié par 25 alors que, dans le
même temps, la production mondiale par tête ne l’est que par 2,2.
Le taux d’exportation, qui rapporte les exportations au produit national brut, fournit une
indication de l’ouverture des pays aux échanges extérieurs. Comme le montre le tableau I, il
existe un mouvement général d’ouverture accrue pour l’ensemble des pays européens. 1
Ces taux sont peu différents selon les pays mais, en raison du niveau élevé de son PNB,
le Royaume-Uni domine largement les échanges. Le tableau II révèle que ce caractère dominant
est remis en cause à la fin du XIXe siècle avec l’apparition de nouveaux pays échangistes, le
Japon et surtout les États-Unis. (Précisons que ce tableau est construit en ajoutant les
exportations et les importations, contrairement au tableau I.)
Tableau 02 : Part des grandes puissances dans le commerce mondial, 1850-1913 (en
pourcentage)
Source : calculs effectués d’après J.A. LESOURD et Cl. GÉRARD, Nouvelle Histoire économique, t. 1, Le XIXe siècle,
Armand Colin, coll. « U », Paris, 1976, p. 271.
1
Michel Rainelli, Le commerce international, édition la découverte 9 bis, rue Abel-Hovelacque 75013, p8
5
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
La nature des produits échangés par un pays dépend étroitement de celle de ses
productions et de ses richesses naturelles. Une première décomposition, grossière, distingue
deux secteurs : les produits de l’industrie et les produits primaires (agricoles et miniers). Le
réseau du commerce mondial est alors composé d’un bloc de pays industriels, l’Europe, qui
achète principalement des produits primaires et vend surtout des produits industriels : selon les
estimations de Paul Bairoch, les exportations européennes sont composées de produits
manufacturés pour 55 % à 65 %3 du total, selon les années, alors que les importations
comportent 80 % à 90 % de produits primaires. Même si, globalement, ces chiffres évoluent
peu entre 1800 et 1913, la composition des échanges industriels se modifie. La part du textile
dans les exportations diminue (de plus, le coton remplace progressivement la laine) alors
qu’augmente celle des productions métallurgiques et chimiques. L’évolution est la conséquence
du processus d’industrialisation des économies européennes, japonaise et nord-américaine. Elle
illustre un des caractères du commerce international : la nature des biens importés dépend des
besoins de la nation, ceux des firmes comme ceux des consommateurs. Les relations entre
métropoles et colonies fournissent un cas limite de ce caractère, puisque les territoires ont
2
A. G KENWOOD et A.L. Lougheed. The Grouwth of international Economy George Allen and Unwin, Londres-
1983 P.225, cité par Michel Rainelli, Op. Cit, p9.
3
Michel Rainelli, Op. Cit, p10.
6
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
souvent été conquis pour approvisionner la métropole. Ainsi, dans le cas français, l’empire
colonial fournit une part essentielle des matières premières agricoles importées, par exemple
pour les secteurs des corps gras ou du sucre4.
2-Le XXe siècle et l’émergence de nouvelles nations dominantes
De la fin de la Première Guerre mondiale à 1980, le commerce mondial traverse deux périodes
contrastées. Dans l’entre-deux-guerres, la crise de 1929 et les politiques économiques qui
l’accompagnent ralentissent l’expansion : le commerce mondial par tête ne croît que de 3 %
entre 1913 et 1937. En revanche, après la Seconde Guerre mondiale, les taux de croissance sont
impressionnants, supérieurs à ceux de la production : environ 6 % par an entre 1948 et 1960,
8,8 % par an entre 1960 et 1973 et 4 % par an entre 1973 et 1980.5
2-1 L’entre-deux-guerres
Le premier aspect qui nous retiendra est la poursuite d’une tendance antérieure : le
Royaume-Uni perd progressivement sa place prééminente, les nouvelles puissances montantes
étant les États-Unis et, plus modestement, le Japon.
Tableau N°3 : Part des principaux pays exportateurs dans le commerce de produit
manufacturé, 1913-1937 (en pourcentage)
La composition par produits, si l’on reste à un niveau très général, ne se modifie pour
ainsi dire pas entre 1913 et 1937 : la part des produits primaires dans les exportations mondiales
reste aux environs de 64 %, le complément étant bien sûr assuré par les produits industriels.
Cependant, une approche plus fine permet de voir des bouleversements au sein du groupe des
produits industriels. Les travaux de Jacques Mistral, sur lesquels nous reviendrons plus loin,
4
J. Marselle Empire colonial et capitalisme Français Albin Michel, paris 1984. P.P.51 56.
5
Michel Rainelli, Op. Cit, p11.
7
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
sont fondés sur un découpage des produits manufacturés en trois catégories : les biens de
consommation traditionnels (par exemple, le textile), les biens de consommation intermédiaires
achetés par les entreprises pour produire et, enfin, les biens d’équipement qui sont destinés soit
à l’investissement des firmes, soit à l’équipement des ménages (automobile, électroménager).
Or la place occupée par les biens d’équipement dans les exportations de produits manufacturés
ne cesse de croître, passant de 22,4 % en 1913 à 29,9 % en 1929 et à 33 % en 1937 6. Le rôle
spécifique que jouent les biens d’équipement dans le processus de production est à l’origine,
selon Mistral, du partage des nations entre dominantes (celles qui produisent ces biens et les
exportent) et dominées (celles qui sont contraintes de les importer). Nous aurons l’occasion de
voir, plus loin, quelles conclusions Mistral peut tirer de cette évolution et du lien entre la
composition par produits du commerce international et sa répartition géographique.
Mais, contrairement à ce qui a lieu à la fin du XIXe siècle, la croissance des exportations
ne passe pas par une ouverture identique des nations aux échanges extérieurs. Le tableau 5, qui
retrace l’évolution du rapport exportations/PIB pour quelques grands pays, montre que le
mouvement général d’augmentation de ce rapport ne gomme pas les particularités du Japon et
des États-Unis. Ces deux nations sont en effet, contrairement à une idée reçue, beaucoup moins
exportatrices, relativement, que des pays ayant un niveau de développement comparable.
6
A. G KENWOOD et A.L. Lougheed. The Grouwth of international Economy George Allen and Unwin,
Londres-1983 P.6, cité par Michel Rainelli, Op. Cit, p12
8
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Tableau N°5 : taux d’exportation pour quelques pays développer, 1960-1980 (en
pourcentage du PIB)
1960 1970 1975 1980
USA 4 4.3 7 8.6
France 11.1 12.7 15.5 17.9
R-U 14.3 15.9 19.1 22.3
Japon 9.4 9.8 12.2 12.6
Allemagne fédéral 20.7 18.5 21.5 23.4
Source : calculs d’après GATT, Le Commerce international en 1976-1977 et en 1980-1981, Genève, 1977 et 1981.
Les grandes tendances du commerce international dans la période sont étudiées selon le
même découpage que précédemment.
9
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Tableau N°6 : répartition du commerce mondial, hors pays de l’est, par zone, 1950-1958
(en pourcentage)
1950 1958
Pays industrialisés 63.6 69.2
Dont Amérique du Nord 22.3 21.9
Japon 1.5 3
Europe occidentale 39.8 44.3
Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande 5 4
Pays en voie de développement 31.4 26.8
Total 100 100
Source : BRI, 31e Rapport annuel, 1961, Bâle, p. 128
Tableau N°7 : répartition des exportations mondial des marchandises par zone, 1963-1989
(en pourcentage)
Source : calculs d’après GATT, Le Commerce international en 1980-1981, Genève, 1981, Annexe, tabl. A 23 ; et Le
Commerce international en 1989-1990, Genève, 1991, vol. II, tabl. A 3 (chiffres arrondis).
En revanche, 1973 et le début de la crise mondiale marquent une rupture pour l’Europe
occidentale, dont la part croît régulièrement entre 1963 et 1973, puis décroît entre 1973 et 1980,
alors que, pour les pays en voie de développement, le mouvement est inverse : légère
décroissance entre 1963 et 1973, nette augmentation de 1973 à 1980. Pour aller plus loin dans
l’analyse, il est utile de s’intéresser à la destination des flux d’exportations. Le tableau 8
10
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
présente la matrice des exportations mondiales, dans une décomposition sommaire, pour 1955
et 1968.7
Tableau N°8 : matrice des exportations mondial, 1955-1968-1989 (En % du total des
exportations mondiales)
La matrice des exportations mondiales permet de voir combien les échanges entre pays
comparables sont un phénomène essentiel pour les régions industrielles et pour les pays de l’Est.
En revanche, les PVD sont tournés vers les régions industrielles : le commerce entre pays
relativement identiques est ici d’une importance minime.
7
M. Rainlli, Op. Cite, p16.
11
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Cependant, une analyse plus fine révèle l’existence de contre exemples, particulièrement
à la fin du XIXe siècle, où une phase de croissance économique ne conduit pas à une diminution
de la protection. Le libre-échange se répand, au XIXe siècle, à partir de 1846, date d’abrogation
en Angleterre des célèbres Corn Laws, les lois sur le blé qui protègent les agriculteurs depuis
la fin du XVIIIe siècle. Toute l’Europe est touchée progressivement, jusqu’à la fin des années
1870. Il est à remarquer que cette période a connu le plus fort taux de croissance du commerce
international de tout le XIXe siècle9.
8
M. Rainlli, Op. Cite, p19.
9
Ibid, p19.
10
Ibid, p19
12
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
des Nations organise une conférence mondiale dont l’objectif est la suppression des barrières
aux flux internationaux de marchandises qui constituent un frein à la croissance du commerce
mondial. Des effets bénéfiques immédiats en découlent mais le déclenchement de la crise
mondiale en 1929 remet en cause cet effort de libéralisation.
En effet, dès que la récession se manifeste, les principales nations entreprennent une
escalade tarifaire amorcée par les États-Unis en juin 1930 avec le tarif Hawley-Smooth qui
prévoit des droits de douane allant jusqu’à 90 % de la valeur des biens importés. La France suit
cet exemple et innove en adoptant en 1931 des quotas, c’est-à-dire des limitations quantitatives
des importations.11
À la fin de 1932, pas moins de onze nations ont recours à ces contingentements, alors que
l’Angleterre établit en avril 1932 un tarif général avec des droits de douane allant jusqu’à 33
%. On assiste donc à une contagion des mesures protectionnistes dictées par une volonté de
représailles contre les mesures restrictives prises par les partenaires dans les échanges
internationaux : la protection est toujours conçue comme une défense ou une rétorsion. L’après-
Seconde Guerre mondiale est marqué au contraire par une volonté d’éliminer le plus rapidement
possible les entraves aux échanges héritées du conflit. Les enseignements des politiques des
années trente ont été tirés par la communauté internationale.12
Sous l’influence des États-Unis, un accord particulier est élaboré en 1947 : le General
Agreement on Tariffs and Trade (GATT), l’Accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce. Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’une organisation internationale, mais
simplement d’un traité dont l’objectif est d’assurer le libre-échange ou du moins de supprimer
progressivement les barrières au commerce entre les nations signataires de l’accord (24 en 1947,
83 en 1975, 116 en 1993).13
Des cycles successifs de négociations internationales— les célèbres rounds, souvent liés
au nom de l’endroit où se sont ouvertes les négociations, comme le Tokyo Round ouvert en
1973 et l’Uruguay Round ouvert en 1986 — organisés par le GATT conduisent à un
abaissement général des droits de douane et à la diminution des barrières non tarifaires.
11
M. Rainlli, Op. Cite, p20
12
Ibid, p20
13
Ibid, p21
13
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
toutes des situations exceptionnelles. Toutefois, comme le chapitre suivant le montre, les
tendances protectionnistes sont loin d’avoir disparu dans le monde contemporain. Au contraire,
les années quatre-vingt voient un renouveau sensible des tensions protectionnistes, notamment
dans les relations entre les trois pôles du monde développé, les États-Unis, l’Europe et le Japon.
14
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Les grandes écoles du XVIIIe et XIXe conservent une actualité. Leur étude, loin d'avoir
seulement un intérêt historique, est la condition indispensable pour comprendre les travaux, les
débats et les controverses actuelles. Elles constituent le socle sur lequel s’édifie la théorie
contemporaine jusque dans ses interrogations les plus récentes. Faire l’impasse de ces
fondements équivaudrait à bâtir sur du sable et à ne saisir des grandes questions du commerce
actuel que les aspects les plus superficiels de pensées développés.
Adam Smith a sérieusement critiqué la théorie mercantilisme disant qu’elle fait plus du
mal que de bien. En effet le pays qui limite les importations est oblige de gaspiller ses ressources
dans une production de bien pour laquelle il n’est pas expert. Selon Smith cette inefficacité de
production réduit la richesse d’un pays même si trésors augmentant.
Encore de nos jours, lorsqu’on parle d’un pays qui impose des tarifs et de quotas sur les
biens provenant d’un pays, on dit que le pays adopte une politique commerciale mercantiliste.
14
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005 P18
15
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Le fait que les possibilités de production des divers pays soient fort déférentes est à la
base des échanges internationaux. Chaque pays pourrait essayer de produire une certaine
quantité de chaque marchandise dont il a besoin. Ainsi, le Canada pourrait essayer de cultiver,
dans des serres, ses bananes et son café. Ce serait peut-être possible, mais les produit
risqueraient d’être de mauvaise qualité, et les couts en serait prohibitifs.
Même si de pays peuvent produire les mêmes bien, l’expérience montre que chacun d’eux
a intérêt à se spécialiser et à échanger certains produits locaux contre d’autre provenant de
l’extérieure. Cela est d’autant plus évadant si chacun des deux pays dispose d’un bien qui est
moins chers que dans l’autre pays.
Contrairement à Smith, Ricardo a bien montré que l’échange de produits entre pays ne
dépend pas des coûts absolus, mais des différences dans coûts relatifs ou prix relatifs. A partir
du moment où les prix relatifs des deux biens sont différents dans les deux pays, il y a forcément
15
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005 PP
19,20
16
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
un bien qui a un prix relatif plus faible dans un pays et l’autre bien qui a un prix relatif plus
faible dans l’autre pays. On dit que chaque pays a forcément un avantage comparatif.
2- Les néo-classiques
2-1 Le théorème de HOS
Cette théorie des couts relatifs a été approfondie au 20eme siècle par les économiste
Hecksher, Ohlin et Samuelson qui ont cherché à comprendre les différences de couts
comparatifs entre les pays et à appliquer, dans leurs théories du commerce internationale, les
principes de l’analyse marginaliste. Ils ne raisonnent plus dans le seul cadre de couts mesures
comme précédemment par des écarts de productivité de l’unique facture travail. Ils expliquent
l’échange international par l’abondance ou la rareté relative des divers facteurs de production
dont sont dotés les pays. En fonction de la loi économique simple qui consiste à dire que tout
ce qui est rare est cher, une économie doit se spécialiser dans les activités qui utilisent le plus
intensément le facture de production dont elle dispose en abondance. Elle a intérêt à exporter
ces biens et à importer ceux qui utilisant la facture de production pour lequel elle est moins bien
dotée.
2-2 Le paradoxe de Leontief
Dans les années 50, Wassily Leontieff teste le modèle d’interprétation néo-classique sur
les données du commerce extérieur des Etats-Unis et met en évidence la contradiction qui existe
entre la dotation factorielle de ce pays, a priori fortement avantage en capital et sa spécialisation
dans la production intensive en travail. Dans le model, un tel résultat correspond à un pays peu
développé possédante un surplus de main-d’œuvre. Loin d’invalider le théorème de HOS, les
travaux de Leontief permettent de le préciser en prenant notamment en compte, parmi d’autres
explications, l’hétérogénéité de facteur de travail.
3- Théories Contemporaines
Ce sont des théories qui ont des relations directes avec le développement du commerce
Les analyses traditionnelles sont fondées sur les capacités de production des pays et donc
sur l’offre.
17
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Il met en parallèle phases du cycle de vie et niveau d’exportation. Il repère ainsi un cycle
en quatre phases :
SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezeki : « La gestion d’une opération d’importation Cas : ENIEM Tizi-Ouzou »,
16
17
http:// [Link] consulté 4/8/2022
19
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
mais de produire, en séries plus limitées, des articles différenciés, soit dans le cadre d'une
stratégie de spécialisation, soit d’une stratégie de diversification.
(Internalisation advantages) ceux liés aux avantages potentiels d'une « internalisation » : coût
de transaction, risque de transfert des connaissances...
Avantage O L I
Mode de pénétrations
Investissement directe + + +
Exportations + - +
Licence + - -
18
SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezki [Link]. P13
19
SAIDJ Bouras et SLIMANI Arezki : [Link]., P14
20
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Si le succès d’une entreprise à l’international est donc prédéterminé, selon Mickaël Porter, par
la qualité de son environnement national, cela s’avère une condition nécessaire mais non
suffisante. Deux autres variables sont appelées à jouer un rôle :20
- l’Etat qui dispose de moyens (fiscaux, monétaires, légaux) qui permettent de stimuler les
industries amont et apparentées (subventions publiques), de modifier la concurrence (lois anti-
trust), d’améliorer la qualité des facteurs (formation) ou encore de stimuler la demande
intérieure (fiscalité).
- le hasard
Au sens large, on parle d’instrument de paiement, c’est-à-dire tout ce qui est généralement
accepté en contrepartie de la vente d’un bien ou de la prestation d’un service. On distingue les
espèces (les billets de banque et les pièces métallique) et la monnaie scripturale, qui repose sur
des écritures comptables (les avis de prélèvement, les cartes de crédit, les chèques, les
virements, etc.…)
20
Ibid, p14
21
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
L’entreprise qui achète ou vend des marchandises sur les marchés étrangers dispose de
quatre modes de paiement :
Le virement bancaire
Le chèque
La lettre de change
Le billet à ordre
Le réseau SWIFT est utilisé par la majorité des banques, soit environ 90%, alors que les
deux autres sont surtout élaborer par les banques européennes.
Les avantages
Le virement bancaire est un moyen de paiement rapide et fiable. Il est accessible 24/24 et
7/7, son cout est abordable et il est très sécuritaire. Sa facilité d’utilisation en fait le moyen de
paiement international le plus populaire.
22
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Les inconvénients
Le virement bancaire ne consiste pas une garantie de paiement, car l’acheteur doit encore
en donner l’ordre.
1-2 Le cheque
Les modes de paiement utilisés dans les transactions effectuent sur le marché intérieur,
dont le chèque, sont rarement utilisés en commerce international. Le chèque est un effet de
commerce par lequel le titulaire d’un compte bancaire donne l’ordre a sa banque ou à autre
établissement financier de payer une somme puisée a même le crédit de son compte.
Il faut savoir que l’émission d’un chèque sans provision est passible de poursuites
criminelles dans certains pays, bien que dans la majorité des cas l’émetteur du chèque ne
s’expose qu’à des frais administratifs. Pour éviter de se retrouver « bénéficiaire » d’un chèque
sans provision, l’entreprise peut exiger de son acheteur un chèque certifié, c'est-à-dire un
chèque dont le paiement est garanti par la banque, qui bloque alors les fonds dans le compte de
son client jusqu'à ce que le chèque soit encaissé.
Les avantages
Le chèque est évidemment un mode de paiement très répandu, simple à utiliser et peu
couteux. La certification du chèque constitue une garantie de paiement
Les inconvénients
En soi, un chèque ne constitue pas une garantie de paiement, et le tempe nécessaire à son
encaissement peut être plus ou moins long. Il y a en effet de nombreuses étapes et de nombreux
intermédiaires entre le moment ou le bénéficiaire reçoit un chèque et celui où il a accès aux
fonds.
23
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Si la lettre de change est acceptée, on la désigne sauvent par le terme acceptation, c'est-
à-dire que le tiré s’engage à la payer à l’échéance en inscrivant dans le document le mot
« accepté » et la date, suivi de sa signature. L’acceptation bancaire correspond à l’aval que
donne un banquier de premier ordre, ce qui garantit le paiement à l’échéance. Cet aval peut
porter sur la somme totale de la lettre de change ou sur une partie seulement.
Les avantages
Les inconvénients
21
Naji Jamel, Sophie fornier commerce international, théorie, technique et application. ERPI, QUEREC 2005
P.363
24
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
2-1-L’encaissement simple
Dans ce cas, l’exportateur expédie et facture de la marchandise a l’acheteur, qui doit payer
dans un délai précis.
Les avantages
L’encaissement simple ne coute pas cher et demeure très simple a utiliser. C’est pourquoi
il constitue une pratique courante sur les marchés locaux. Si on veut l’utiliser en commerce
international, il faut que règne une confiance mutuelle entre l’exportation et l’importateur.
Les inconvenantes
Les avantages
Les principaux avantages de ces techniques résident dans ses simplicités. Cependant,
comme dans le cas de l’encaissement simple, l’établissement d’une confiance mutuelle entre
l’exportateur et l’importateur est recommandé.
Les inconvénients
Il ne faut pas négliger les inconvénients de la vente contre remboursement, qui peuvent
s’avérer lourds de conséquences :
22
Naji Jamel, Sophie fornier [Link], p.364
25
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
3-1-L’encaissement documentaire
Est constitué une technique relativement simple. L’exportateur, c'est-à-dire le donneur
d’instruction, confie à sa banque, qu’on appelle la banque remettante, les documents
commerciaux et financiers, tout en change cette dernière du mandat de les faire transmettre par
une autre banque, qu’on appelle banque présentatrice, à l’acheteur contre le paiement
comptant au contre l’engagement de payer selon une échéance précise.
23
Naji Jamel, Sophie fornier, Op. Cit., p.365
26
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
(1)
Exportateur Importateur
(2)(6)
(4)
Banque présentatrice
Banque remettante
UY6 (7)
Source : tirée et adaptée d’eur-export, » les techniques de paiement international », en ligne 17/08/2022
[Link]/francais/apptheo/finance/risnp/[Link]
24
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 367.
27
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Les inconvénients
L’exportateur n’a aucune garantie de paiement, car le client peut refuser de payer.
Dans le cas de non-paiement. La marchandise est immobilisée malgré les frais de
transport engagé.
Le risque politique peut être grand.25
25
Naji Jamel, Sophie fornier Op. Cit,P 367
26
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 368
28
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
L’exportateur remet à sa banque tous les documents requis selon le délai prévu
dans le crédit. Soulignons que la banque refusera le règlement en cas de non-
respect de clauses du crédit ou en présence d’irrégularités.
La banque confirmatrice vérifie la conformité, la concordance ainsi que
l’intégralité des documents avec les conditions du Credoc, puis paie le vendeur
en déduisant les frais.
La banque confirmatrice envoie les documents à la banque émettrice.
La banque émettrice examine les documents à son tour pour voir s’ils sont
conformes aux conditions du crédit.
Elle remet les documents à l’importateur en contrepartie des sommes
dépensées en son nom.
L’importateur acquitte les droits de douane et récupère la marchandise.
Figure N3 : le crédit documentaire
1
Exportateur Importateur
5 11
7 4 2 10
6
a. 3
Banque Banque
b. 8 émettrice
notificatrice
Les avantages
De son côté, l’exportateur sait qu’il peut traiter en toute confiance avec l’importateur
puisqu’il a une garantie de paiement de la banque. Pae ailleurs, il peut escompter le crédit sur
le marché financier, étant donné qu’il s’agit d’un document négociable.
29
Chapitre 1 Généralités du commerce internationale
Les inconvénients
Conclusion
Le commerce international est très important pour les pays, sur les plans du rayonnement,
de l’économie et même pour la survie. Cette activité économique existe depuis des siècles, et
presque toutes nations y participent.
Nous avons présenté dans ce chapitre les différentes théories du commerce internationale
et leurs évolutions dans l’histoire, ainsi les différents instruments de paiement du commerce
international.
27
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 371
30
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
31
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Introduction
Les opérations du commerce international, au sens large du terme, comportent de façon
inéluctable un ensemble de risques. La distance géographique et culturelle ne constitue qu’une
des causes explicatives. L’importateur et l’exportateur sont confrontés à de nombreux risques
dans la gestion de leurs opérations du commerce international. Ces risques peuvent être liés aux
modes de financement du commerce international, aux opérations de change, ou encore au
risque de non-paiement de la marchandise.
On entend par transport maritime tout transport des marchandises ou de biens effectué
par mer. Ainsi le transport maritime se taille une place de choix dans le commerce international.
Ce mode de transport utilise en majorité les conteneurs car il permet de gains de temps et de
32
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
On entend par transport aérien tout transport de marchandises ou de biens par les aires. Il
est celui qui a connu une croissance significative ces dernières années.
1
[Link] « l’assurance de transport international » réalisé par Dyore Victoire Ebarath. Consulté le
14/09/2022
33
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Tout comme pour le transport maritime, le transport aérien permet de desservir beaucoup
de destinations à travers le monde. Il est approprié pour les transports nécessitant des délais
rapides tout en assurant une sécurité maximale pour la marchandise.
L’utilisation massive des ULD (Unit Load Devices) pour les opérations de chargement et
déchargement qui facilitent la manipulation de la marchandise : ce sont en général des palettes,
des igloos et des conteneurs. C’est un type de transport utilisé pour les expéditions lointaines.
Onéreux, il offre l’avantage de la rapidité. Le prix est alors en fonction du poids /volume
(1m3=133kg).
Le transport aérien est réglementé au niveau international par la convention de Varsovie.
Le contrat de transport aérien est conclu entre le transporteur (compagnie aérienne) et le
chargeur qui peut être le transitaire. Le contrat est matérialisé par la lettre de Transport Aérien
(LTA=AIR WAY BILL).
La Lettre de Transport Aérien peut être établie par la compagnie aérienne, l’expéditeur,
ou le destinataire. La LTA est à la fois : la preuve du contrat de transport, la preuve de la prise
en charge de la marchandise et le justificatif des prix. Comme nous pouvons le constater, le
transport aérien utilise pour son transport : les avions mixtes et les avions cargo.
1-1-3 Le Transport Routier
34
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Les véhicules de transport utilisés par le transport aérien sont les véhicules d’une pièce
(Camion), les véhicules articulés (Tracteur+semi-remorque) et les trains routiers articulés
(Camion+Remorque).
Le contrat de transport routier est matérialisé par la lettre de voiture CMR.
La signature du transporteur entraîne une présomption de responsabilité en cas de perte
ou d’avaries. En cas de réserves formulées par le transporteur, celles-ci devront être
contresignées par l’expéditeur.
En effet, la tarification prend en compte le poids, la nature de la marchandise et la distance
à parcourir.
Le rapport au poids / volume est égal à 1 tonne= 3 m3. Le tarif routier exige que l’on
arrondisse le poids de la marchandise aux 100 kg supérieurs.
1-1-4 Le Transport Ferroviaire
C’est un mode de transport qui est utilisé dans plusieurs régions du monde. En effet, le
transport ferroviaire utilise généralement les expéditions par wagons isolés (entre 5 et 60 tonnes
de marchandises) ou par train entier pour des tonnages supérieurs.
Il faut noter que le transport ferroviaire de marchandises n’est pas utilisé dans la plupart
des régions du monde par manque de voie ferrée transcontinentales.
Ce type de transport présente aussi la possibilité d’effectuer des livraisons sur de longues
distances. En effet, le transport ferroviaire est également utilisé comme moyen combiné avec
le transport routier à savoir le ferroutage.2
Le document de transport utilisé en trafic ferroviaire, est la lettre de voiture CIM. Il existe
2 formulaires : un pour le trafic normal et un pour le trafic accéléré.
L’original est remis au destinataire, l’expéditeur recevra un feuillet de la liasse. Le
document sera rempli en partie par l’expéditeur et en grande partie par la société de chemin de
fer.
La convention CIM ne prévoit aucun tarif dans la mesure où les règles de tarification sont
aléatoires d’un pays à un autre.
1-1-5 Le Transport Fluvial
Le transport fluvial est le transport de marchandises ou de biens par voie d’eau (fleuve et
canaux). C’est un mode de transport très économique car, il est peu couteux en énergie ; il
2
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 276
35
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
permet de transporter des tonnages très importants, ce qui en fait un moyen de transport massif
et peu polluant.
Mais il est lent, ce qui peut représenter un avantage logistique en permettant d’économiser
en frais d’entreposage (l’entrepôt, c’est le bateau).
Le transport fluvial garde une importance pour le transport de marchandises dans les pays
dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé ou favorisés.
2-Les incoterms
A l’échelle internationale, tout comme dans la mise en situation qui suit, vendeur et
acheteur doivent fixer les responsabilités de chacun, autrement dit s’entendre sur les conditions
de vente. Dans le cadre d’opérations commerciaux internationaux ne se limitent pas à la
livraison : il faut aussi déterminer qui s’occupe de dédouanement, de la documentation, des
assurances à payer et de tout un ensemble de facteurs.
Or, pour s’entendre sur les conditions de vente et venir à bout des barrières linguistiques
et culturelles, les parties à un contrat peuvent avoir recours à des termes de vente internationaux
connus sous le nom d’incoterms. Ce sont ces incoterms et leurs implications sur le plan
commercial que nous allons étudier dans ce titre.3
En 1990, la CCI a décidé de regrouper les incoterms en quatre groupes, suivant le degré
de responsabilités du vendeur dans la prise en charge des couts et risque. En effet, les incoterms
3
Naji Jamel, Sophie Fornier, Op. Cit, P228
4
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 229
36
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
sont des termes de vente, qui stipulent a priori les obligations du vendeur. Les obligations de
l’acheteur sont par défaut celles qui n’incombent pas au vendeur. Nous présentons ici les
incoterms selon une hiérarchie croissante des obligations du vendeur. Voici les quatre groupes
d’incoterms :5
Le groupe F (FCA, FAS, et FOB) : le vendeur a rempli son obligation de livraison quand
il a dédouané la marchandise à l’exportation, l’a transportée puis l’a remise au transporteur
principal que lui a désigné l’acheteur, et ce dans le pays du vendeur. Le vendeur n’assume
par les frais du transport principal.
Le groupe C (CFR, CIF, CPT, et CIP) : le vendeur doit conclure le contrat de transport
et en assumer les couts, mais les risques de perte ou de dommage sont transférés à
l’acheteur quand la marchandise est remise au transporteur principal. En vertu de certains
de ces incoterms, le vendeur assumera des frais d’assurance associés au transport.
Le groupe D (DAF, DES, DEQ, DDU et DDP) : le vendeur a rempli son obligation de
livraison quand la marchandise est mise à la disposition de l’acheteur dans le pays de
l’acheteur. Le vendeur assume tous les frais et les risque liés à la livraison de la
marchandise.
Ces incoterms se répartissent également dans les deux grandes catégories suivantes :
Les incoterms de vente au départ (groupe E, Fet C), suivant lesquels l’acheteur assume,
dans une plus ou moins large mesure, les charges et les risques liés au transport principal
des marchandises.
Les incoterms de la vente à l’arrivée (groupe D), suivant lesquels le vendeur assume les
charges et les risques liés au transport des marchandises jusqu’à ce qu’elles arrivent à
destination.
Pour la plupart, font reposer sur les épaules de l’acheteur les charges et les risques
associés au transport principal des marchandises. S’il ne dispose pas de la capacité
organisationnelle nécessaire pour se charger du transport des marchandises, ou si les prix ou les
5
Ibid.p229
37
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
conditions de sécurité dans le pays de destination sont prohibitifs, un vendeur aura avantage à
recours aux incoterms de vente au départ.
L’incoterms du groupe E (EXW)
L’incoterm EXW est largement utilisé dans les relations de commerce international.
EXW signifie que le vendeur doit fournir à l’acheteur les documents commerciaux (facteur
commercial, certificat d’origine, etc…), emballer la marchandise et la rendre disponible pour
l’acheteur dans ses propres locaux ou dans un autre lieu convenu (atelier, usine, Interpot). 6
L’acheteur assume le chargement de la marchandise et tous les frais, risques et obligations
subséquents.
Les incoterms du groupe F (FCA, FAST ET FOB)
En vertu des incoterms du groupe F (FCA, FAS et FOB), le vendeur doit pourvoir au
transport des marchandises dans son pays et en assumer les frais jusqu’à l’endroit que lui a
désigné l’acheteur. De plus, il doit s’occuper des procédures de dédouanement à l’exportation.
Il ne paie pas le transport principal.
FCA (free carrier ou « franco transport »)
L’incoterm peut être utilisé pour tout mode transport. Il signifie que le vendeur dédouane
la marchandise à l’exportation et l’amène au transporteur désigné par l’acheteur, au lieu inscrit
à la suite de l’incoterm. Ce lieu peut être l’usine même du vendeur un quai, un terminal de
conteneurs, etc. si le lieu correspond à l’établissement du vendeur, le vendeur doit charger la
marchandise. S’il s’agit d’un autre endroit, alors c’est l’acheteur qui est responsable du
chargement.
Le transfert des frais et des risques correspond au moment où le transporteur prend en
charge la marchandise. L’acheteur, lui, choisit le mode de transport et le transporteur et il
assume les frais de transport.
FAS (free alongside ship ou « franco le long du navire »)
On utilise l’incoterms FAS uniquement pour le transport fluvial ou maritime ; autrement,
il n’est pas valide. FAS signifie que le vendeur a rempli ses obligations lorsqu’il a livré les
marchandises dédouanées au port d’embarquement du transporteur principal qu’aura choisi
l’acheteur. Il dépose les marchandises le long du navire, sur le quai ou sur des barges, selon des
usages du port. A partir de ce moment, l’acheteur assume tous les frais et les risques.
6
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 231
38
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Les risques de perte de dommage sont transfères du vendeur vers l’acheteurs lorsque les
marchandises passent le bastingage du bateau, au port d’embarquement. Cependant, l’acheteur
n’est responsable des frais associés au transport qu’à partir du moment où il prend possession
des marchandises, au port de destination convenu. Il se charge alors du déchargement et de
formalités de dédouanement à l’importation.
7
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 240
39
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Les incoterms de vent à l’arrivée ne libèrent le vendeur de ses obligations que lorsque les
marchandises arrivent à destination : le vendeur assume donc les couts et risques liés au
transport principal. Le vendeur décharge ainsi l’acheteur de toute une série d’obligation et de
risque, ce qui peut constituer un excellent argument de vent.
D’autre part, il est parfois préférable pour le vendeur de rester maitre du transport de
marchandises jusqu’à leur livraison.
Les incoterms du groupe D (DAF, DES, DEQ, DDU, et DDP)
En vertu de ces incoterms, le vendeur organise et paie le transport des marchandises et
assume aussi les risque de perte et de dommage des marchandises.8
8
Naji Jamel, Sophie Fornier, [Link],P 245
40
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
41
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Notons que si, pour une raison ou pour une autre, le vendeur accepte d’assumer aussi les
risques et les frais relatifs à la manutention des marchandises depuis le quai du port de
destination jusqu’à un autre endroit, il aura avantage à utiliser les incoterms DDU ou DDP
plutôt que le DEQ
DDU (delivered duty unpaid ou « rendu droits non acquittés », lieu de
destination convenu)
L’incoterm est valable pour tous mode de transport. DDU signifie que le vendeur doit
organiser le transport des marchandises à partir de son établissement jusque dans le pays de
l’acheteur, et les y mettre à la disposition de l’acheteur au lieux convenu, déchargement
compris.
Le transfert des risques et de dommage s’effectue au moment où l’acheteur prend
possession des marchandises décharges dans son pays, au point de livraison convenu. Dès lors,
l’acheteur n’assume que les formalités douanières à l’importation, ainsi que, s’il ya lieu, le
transport jusqu’à son établissement.
DDP (delivred duty paid ou « rendu droits acquittés », lieu de destination
convenu)
L’incoterm est valable pour tout mode de transport. DDP est l’incoterm qui attribue le
maximum d’obligations au vendeur puisque le transfert des couts et des risques ne s’effectue
qu’au moment où les marchandises sont livrées à l’établissement de l’acheteur, les formalités
de dédouanement à l’importation ayant été réglées par le vendeur.
Seul le déchargement des marchandises a son établissement incombe à l’acheteur.
Section 2 : La gestion des risques liés aux importations
Les commerçants ainsi que les établissements de crédit dans l’exercice de leurs
transactions avec les partenaires étrangers sont confrontés à des risques, et parmi ces risques on
trouve :
9
LEGRAND G ET HUBERT M, La Gestion globale du Risque de Change, ECONOMICA, Paris, 1992, p109
42
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Il se définit comme un risque associé à toute transaction sensible aux variations de la petit
Valeur d’une monnaie par rapport à une autre.
Dans notre monde où la valeur de la monnaie varie en permanence, dès qu’une entreprise
ou individu réalise une opération qui implique une entrée ou une sortie de devises (monnaie
étrangère) dans les mois ou les années à venir, il existe un risque de change, car l’entreprise ou
l’individu ne connait pas à l’avance la contrepartie de ses entrées ou sorties de devises futures.10
Ce risque est supporté par l’importateur dans le cas d’appréciation de ces devises
étrangères et par l’exportateur dans le cas de dépréciation de la devise par rapport à la monnaie
nationale.
En Algérie la monnaie utilisée lors de ses échanges est toujours différente du dinar en
effet l’importateur subit une perte si la monnaie de paiement s’apprécie, l’exportateur subira la
perte si la monnaie de paiement se déprécie.
10
LEGRAND G et HUBERT M, gestion des opérations import-export, Dunod, Paris, 2008, p107
11
FONTAINE P, Gestion du risque de change, ECONOMICA, Paris, 1996, p5
43
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
C’est un risque synthétique, car il regroupe l’ensemble des risques pouvant affecter un
[Link] fait l’objet d’analyses et d’évaluation préalable à tout engagement dans un pays étranger.
C’est dans le cas où elle réalise des opérations commerciales avec un pays d’une politique
instable. Donc l’importateur ou l’exportateur algérien supporte le risque pays.
Défaut de paiement motivé par une pénurie de devises dans le pays de l’acheteur.
Retard dans le transfert des fonds ou un blocage de fonds décidé par les autorités du
pays de l’acheteur ; certains pays peuvent même déclarer unilatéralement un moratoire
de leurs paiements, qui inclut aussi les dettes commerciales.
Incapacité des entreprises locales clientes à faire face à leurs obligations de paiement,
en raison de la désorganisation de leur pays et de son administration, suite à de larges
mouvements sociaux, un coup d’État ou des actions de guérilla.
Appel injustifié à caution
Lors de l’entrée sur un marché étranger, plusieurs cautions peuvent être exigées par les
autorités du pays d’accueil : cautions de soumission, de restitution d’acompte et de bonne fin.
12
LEGRAND G et HUBERT M, le petit export, Dunod, Paris, 2009, p26
44
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Elle peut résulter d’une décision du pays d’origine de l’entreprise ou du pays d’accueil
visant à interdire, l’une, l’exportation et l’autre, l’importation considérée.
Elle intervient en général, après la signature du contrat, mais avant la fabrication, et porte
donc sur la période de fabrication.13
Risque de non-paiement
Mis à part le paiement d’avance, l’exportateur supporte le risque de ne pas être payé par
son client. Outre le litige commercial, le défaut de paiement résulte soit de la carence ou de la
faillite de l’acheteur, soit du contexte politique et économique dans le pays de ce dernier.
D’une autre façon c’est l’impossibilité pour l’assuré de recouvrer tout ou une partie de la
créance garantie dans le délai fixé, pour autant que cette impossibilité provienne directement et
exclusivement de l’un des faits générateurs de sinistres visés aux conditions particulières de la
police « assurance ».
Risque souverain
Est se traduit par une défaillance d’un État vis-à-vis de sa dette extérieure libellée en
monnaie étrangère auprès des préteurs extérieurs et intérieurs comme il est libellé aussi aux
monnaies locales en prix des résidents.14
Il est lié à la survenance dans le pays de résidence de l’acheteur d’un cataclysme naturel
qui est susceptible d’affecter directement l’activité et la solvabilité de l’acheteur et de
l’empêcher de s’acquitter de sa dette.
1-3-Risques économiques
Les pertes de change entrent dans la catégorie des risques économiques. Ces pertes
surviennent lorsque la monnaie du marché d’origine s’apprécie par rapport aux monnaies des
13
BERNARD S, risque pays et prospective internationale, Ed CNAM, Chicoutimi, janvier 2000, p 43
14
LAMARQUE E, gestion bancaire, 2édition, Dareioses et Person éducation France, 2008, p81
45
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
marchés cibles et que les revenus générés par l’activité à l’étranger perdent par conséquent de
leur valeur.15
Le risque de taux d’intérêt est le risque que fait courir au porteur d’une créance ou à un
emprunteur à taux fixe ou à taux variable l’évolution des taux d’intérêt entre la date de
contraction d’un engagement (prêteur ou emprunteur) et la date du règlement de la dette.
Ce risque lié à l’évaluation défavorable de taux d’intérêt, lorsqu’un agent est engagé dans
une opération financière à taux variable. Ce risque intervient au moment de la fabrication, il se
caractérise par une hausse générale des prix et supporté par le vendeur dans le cas où le contrat
aurait été conclu selon la formule de « prix fermés et non révisables ».
1-3-2-Risques d’insolvabilité
Dans la mesure où les banques collectent l’argent des épargnants, les banques sont
d’énormes emprunteurs, il est indispensable que leur solvabilité (c’est-à-dire leur capacité à
rembourser leur dette) soit rigoureusement contrôlée, sous peine de faire courir d’énormes
risques à l’argent des ménages.17
De ce fait, le risque d’insolvabilité est celui de ne pas disposer des fonds propres suffisants
pour faire face à des pertes éventuelles. Ainsi, ce risque résulte d’une part, de l’apparition d’un
ou plusieurs risques (de marché, de taux, de change, de liquidité…).
1-4-Risques d’illiquidité
Il existe plusieurs définitions du risque de liquidité, mais, pour l’essentiel, le risque de
liquidité reflète le risque de retraits massifs de dépôt bancaire ou d’insuffisance d’actifs pour
que les banques puissent couvrir ces retraits.18
15
RALPH L, et al, Maîtrise des risques à l’exportation, Post finance SA, 2013, p9
16
SIMON Y et LAUTIER D, techniques financières internationales, 8édition, ECONOMICA, Paris2003, p 574
17
ROMAIN Ch, 24 mots clés de l’économie et de la gestion, France, col « livre de proche », 2004, p20
18
MIHAELA C, le risque de liquidité dans le système bancaire, HAL Id. Paris, 2003, p18
46
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Quel que soit le mode de transport choisi, les marchandises sont exposées à de nombreux
risques
Maritime :
Innavigabilité du navire,
Fautes nautiques,
Actes de sauvetage,
Grèves, lock-out,
Faute du chargeur,
Aérien
Preuve que toutes les mesures nécessaires pour éviter le dommage a été prises.
Routier
47
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
1-6-Risque juridique
Dans les activités d’exportation, les risques juridiques sont liés à la possibilité que des
États étrangers modifient la réglementation relative aux produits et qu’il faille par conséquent
procéder à des adaptations coûteuses ou demander de nouvelles autorisations. 19
1-7-Risque commercial
Les risques liés à la conformité des marchandises, sont des risques de non-conformité en
qualité ou à la quantité par rapport au bon de commande, le risque de collision, le risque de
paiement sans réception ou sans contrôle de qualité.
Une fois les commandes des marchandises sont enregistrées, l’exportateur doit faire face
à une série des risques, même la livraison comporte aussi des risques liés aux transports des
marchandises comme risque détérioration et des pertes. 20
19
RALPH L, et al, Maîtrise des risques à l’exportation, Post finance SA, 2013, p10
20
Azzoug Nabila, Rahmone Sylia « l’analyse et la gestion des risques des opération du commerce extérieur cas
des la BNA paribas EL DJAZAIER » memoire fin de cycle master, UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA,
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES
SCIENCES GESTION.2016
48
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Les risques associés d’une opération d’importation sont généralement dus à deux types
d’engagements : la remise documentaire et le crédit documentaire.
Dans une opération de crédit documentaire, chaque intervenant est exposé à un certain
nombre de risques
21
HANNACHI M est HELLAL K, mémoire de Master en Sciences commerciales « Le Financement et le Risque du
Commerce extérieur », université A-Mira de Bejaia, 2013, p65
22
GARSUAULT P et PRIAMI se : Les opérations bancaires à l’international, Éd. Banque —Éditeur, Paris, 1999.
P.123
49
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
absolue de vérification. Son risque financier est donc nul dans la mesure où le crédit reste
payable aux caisses de la banque émettrice sur laquelle repose le risque final.
Dans d’autres cas, il se peut que l’acheteur annule ou modifie les commandes, tout en
laissant à la charge de l’exportateur des frais déjà engagés pour l’exécution de son contrat.
23
GARSUAULT P et PRIAMI S: op. Cit. P125
24
LEGRAND G et MARTINI H : Gestion des opérations Import-export, DUNOD, Paris, 2008, p222
50
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Le risque de crédit
Ce risque intervient lorsque la livraison a été effectuée. La période pendant laquelle
l’acheteur doit effectuer le règlement de prix de contrat est entamé : le non-paiement des
échéances constitue le risque de crédit alors que les obligations prévues au contrat ont été
respectées par l’exportateur
Risque de fabrication
Dans le premier temps, le risque auquel est exposé l’exportateur est celui d’une
interruption de marché laisse à sa charge les frais qu’il a déjà engagés pour l’exécution de son
contrat, c’est le risque de fabrication.
Ce risque se situe pendant la période de fabrication, c’est en effet le risque de hausses des
prix internes de pays du fournisseur.
Cette hausse des prix est supportée par le vendeur dans le cas où le contrat aurait été
conclu selon la formule de prix fermes et non révisables.
Risque d’insolvabilité
Risque d’insolvabilité, appel aussi risque de non-paiement, est généralement une
exposition à une créance impayée quand elle n’a pas été réglée à la date initialement convenue. 25
Risque de crédit
Ce risque apparait après l’expédition de la commande donc le client est défaillant pour
une partie ou la totalité de sa dette.
D’après ce premier chapitre, nous avons constaté que les risques liés aux opérations de
commerce extérieur peuvent être engendrés par des raisons multiples, à savoir des raisons
logistiques, commerciales, économiques, juridiques, naturelles, politiques, … etc.
Nous avons pu constater aussi que ces risques peuvent revêtir plusieurs formes, des
risques liés aux opérations de change, au financement du commerce extérieur, le risque pays,
25
BERTRAND LARRERA D, risque et financement bancaire des PME, revue banque, juillet-aout1994, n° 550, p
56
51
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
... etc. Au plus à ces principales formes, les risques liés au commerce extérieur peuvent aussi
se manifester sous d’autres aspects.
– un fournisseur public n’effectue pas la livraison des produits à laquelle il s’est engagé,
– un fournisseur privé ne peut livrer les produits attendus à cause d’un événement ou
d’une décision politiques survenant dans son pays, celui de l’assuré ou un pays tiers.
26
DAVID, François, Gestion des opérations Import-export, Paris, DONOD, 2008, p109-110
52
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Une fois la livraison effectuée, le souci fondamental de l’exportateur est d’être payé. II
s’agit du risque de non-paiement ou risque de crédit.
53
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Pour un pays donné, il est possible de traiter de façon différente les anciens clients des
nouveaux. La confiance s’acquiert avec le temps. En matière de gestion de risque, l’expérience
passée doit rentrer en considération dans la définition de l’attitude à adopter en matière de
paiement.
Une facture du mois M doit être réglée fin M + 1. Si le règlement a lieu au cours de la
première décade de M + 2, on pourra considérer un retard moyen de 5 jours, si le règlement a
lieu en D2 M + 2, 15 jours de retard moyen… Un règlement en D3 de M + 4 correspond à un
retard moyen de 85 jours.
Il est possible de distinguer le délai consenti qui résulte des conditions générales de vente
ou de conditions contractuelles dérogatoires et le délai subi qui provient soit d’anomalies de
paiement du fait du client (cas le plus fréquent) soit d’anomalies de paiement liées à des
dysfonctionnements chez le vendeur
27
DAVID, François, [Link], p119, 120,121
54
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
C’est en tout cas la première motivation des entreprises à vocation internationale qui
doivent gérer leur position de change, c’est- à -dire garantir leurs recettes en devises ou le coût
final des importations avant même la matérialisation dans leurs comptes des flux en devise.
Les impasses permettent d’explorer les relations risque-rentabilité attendues. Cela permet
de montrer comment la rentabilité espérée croit avec l’exposition au risque, de relier les pertes
possibles au niveau de risque, et d’en déduire des règles pour respecter des limites des risques.
Les impasses de taux mesurent l’écart entre emplois et ressources indexés. Les impasses
périodiques, ou impasses en flux sont les variables corrigées des variations des ressources à
taux variable, et calculé depuis la date initiale.28
28
BESSIS J. Gestion des risques et gestion actives-passif des banques, Paris, Edition DALLOZ, 1995, p156
55
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
En règle générale, le client préfère payer dans sa monnaie. Ceci fait partie de la
négociation du contrat.
L’indexation monétaire
Pour établir un contrat, une autre possibilité est d’inclure dans le contrat de vente ou
d’achat une clause d’indexation permettant au prix de vente d’évoluer, par exemple, en fonction
du différentiel d’inflation ou d’intérêt. L’entreprise ne supportera plus le risque de change ses
les variations des taux de change suivent l’évolution des taux d’intérêt ou de taux d’inflation.
Ces relations ne sont pas vérifiées dans les faits, ce qui implique qu’une partie du risque de
change30.
29
FONTAINE P, Gestion de risque de change, Paris, Ed ECONOMICA, 1996, 98-102p
30
FONTAINE P, GRESSE C, Gestion des risques internationaux, Ed DALLOZ, Paris, 2003, p194
56
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Par ailleurs, le betting a deux impacts importants. Il réduit d’une part l’exposition au
risque de change de chacune des filiales, il diminue, d’autre part, le montant des flux financiers,
qui doivent être transférés entre deux entités du groupe multinationales. 31
La gestion de trésorerie du groupe est totalement centralisée. L’avantage est que le besoin
minimal dans chaque devise est réduit à son niveau le plus faible dans ce système centralisé que
dans tout autre système.
31
SIMON Y, LAUTIER D, Finance internationale, 9édition, ECONOMICA, Paris, 2005,754
32
PRISSER S, GARSUALT P et PRIAMI S, les opérations bancaires avec l’étranger, la revue banque, éditionParis,
1995, p117
33
DEBELS V, DESMULLERS G et DUBUS B, les risques financiers de l’entreprise, édition ECONOMICA,
Paris1992, p205
57
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
refacturation qui le règle les factures dans leur monnaie et la société de refacturation se fait
payer par les clients.
Le risque de change est reporté sur le centre de refacturation qui doit établir régulièrement
un cours de change interne au groupe.
La diversification monétaire
Le fait de centraliser la gestion de trésorerie en devise permet non seulement de couvrir
les soldes de trésorerie dans chaque devise au lieu de couvrir individuellement chaque recette
et dépense en devise, mais aussi de couvrir globalement le risque de change en se fondant sur
la diversification monétaire.
58
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
59
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
SWAPS en devises
Il s’agit d’une opération par laquelle deux parties échangent leur endettement respectif de
même montant et de même durée, en deux monnaies différentes.
Les swaps permettent d’échanger immédiatement une monnaie contre une autre au cours
comptant, avec la certitude de pouvoir refaire l’opération inverse à une date et un cours à terme
définit au moment du premier échange.
Les swaps de change sont très utiles pour gérer le risque de change à long terme tout en
se garantissant contre ce risque.34
L’affacturage
Contre le paiement d’un coût, l’exportateur vend à une factory (une banque ou un
établissement financier spécialisé) l’intégralité des créances à l’exportation qu’il détient sur les
acheteurs étrangers qui ont été agréés par la factory. En contrepartie, celui-ci procède au
recouvrement des créances, prend en charge le risque de non-paiement et paie comptant des
créances. Celle-ci concerne des venteux dont les délais de règlement ne dépassent pas 180 jours.
34
FONTAINE P, GRESSE C, Gestion des risques internationaux, Ed DALLOZ, Paris, 2003, p185
60
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
Les garanties et les clauses contractuelles modulent le risque de crédit et abaissent la perte
en cas de défaillance. Une récupération est encore possible sur l’exposition « nette » des
garanties, la mesure des pertes en cas de défaut est impossible sans estimer le mieux possible
ces paramètres.
61
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
la garantie des risques financiers. Ces organismes spécialisés assurent des émissions
obligatoires à moyen et long terme en échange d’une rémunération.35
Le risque de crédit attaché à des créances commerciales ou bancaires peut également être
annulé en cédant les titres de créance à un tiers. Une cession de créances présente deux
avantages :
D’une part la créance est refinancée en totalité, d’autre part le risque de crédit est reporté
sur l’acquéreur de la créance.
L’affacturage
Le forfaitage
Le forfaiting consiste à céder des créances commerciales à court ou moyen terme à une
forfaiture (un banquier) qui les rachète sans recours. Les créances sur l’acheteur étranger sont
souvent matérialisées par des lettres de change relatives à la livraison de biens ou de prestations
de services.37
L’affacturage (ou factoring) et le forfaitage (ou foraiting) sont les deux techniques
financières qui permettent de transférer le risque de non-paiement sur un établissement
spécialisé, le plus souvent affilié à une banque ou groupe bancaire.
Sur les marchés secondaires des créances, de grandes banques ou institution financières
s’échangent des dettes de grandes entreprises et des emprunts souverains. Sur ce marché, elles
négocient leurs crédits comme titres financiers, ce qui leur permet de rééquilibrer leurs
35
FONTAINE P, GRESSE C, [Link] pp;432-449
36
LEGRAND G, HUBERT M, commerce international, 3édition, DUNOD, paris, 2010, p175
37
LEGRAND G, HUBERT M. op-cit, p186
62
Chapitre 02 La gestion de l’opération d’importation
La titrisation
La titrisation est une technique de financement, conçue par l’ingénierie financière. Elle
consiste en la transformation d’actifs en titres négociables qui sont ensuite vendues à des
investisseurs, et a pour objet en particulier de transformer des crédits, généralement à moyen
ou long terme, en produits de marché, le marché devant fournir la liquidité à ce produit.
La CAGEX est régie par l’ordonnance 96/06 du 10/01/1996, elle a comme objectif
d’encourager et de promouvoir les exportations algériennes en dehors des hydrocarbures.
— carence du débiteur
Le risque de non-transfert
Ce risque est lié aux événements politiques, aux difficultés économiques ou aux
révisions de la législation du pays de l’acheteur dont il peut résulter le report ou l’impossibilité
de transfert des fonds versés par ce dernier.
Le risque de catastrophe
Ce risque est lié à la survenance, dans le pays acheteur, d’un cataclysme naturel tel que :
le tremblement de terre, inondation, raz de marée, cyclone, etc. susceptible d’affecter
directement l’activité et la solvabilité de l’acheteur.
Conclusion
Malgré l’existence de plusieurs risques qui sont liés aux opérations de commerce
extérieur, il existe aussi des procédures qui sont mis afin de couvrir ces derniers sois une gestion
préalable sois une gestion une fois ce dernier se manifeste.
Dans ce chapitre on a élaborer tous les différents risques liés ou opération d’importation,
ainsi la gestion de ces risques afin d’avoir moins de dommage.
38
Http://[Link] , Assurances-CAGEX (consulté [8/09/2022])
64
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
65
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Chapitre 03 :
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil
Dans cette section on va présenter notre organisme d’accueil et son historique depuis sa
création, ainsi on va présenter l’unité de production là on a suivi notre stage.
De 1977 à 1981 :
66
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
De 1982 à 1986 :
- Introduction de montage des petits appareils ménagers moulin à, café (mac), sèche-
cheveux(SC) en 1982.
MITSUI-TOSHIBA en 1986.
De 1987 à1989 :
- Abandon de la production du petit appareil ménager, cédée au secteur privé en 1987.
- Passage de l’ENIEM à l’autonomie conformément à la loi 88-01 portant orientation des EPE
en octobre 1989.
De 1990 à 1991 :
- Arrêt de la production de l’ancienne usine de cuisinières et vente des équipements en 1990.
De 1992 à 1993 :
- MAC, SC en Mise en place de l’usine des congélateurs horizontaux
- Reprise du montage des petits appareils ménagers de type [Link], TVH, et mixeurs avec
le partenaire espagnol TAUBEN-TURUS en 1993.
- Réalisation du radiateur à gaz butane avec panneaux catalytique, produit conçu par l’ENIEM
en 1993.
De 1994 à 1997 :
- Réalisation des réchauds plats à quatre feux en 1994.
67
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
1996.
De 1998 à 2000 :
- Compte tenu de l’importance de ses activités, la direction de l’ENIEM a procédé à la
restructuration du CAM en sept unités à savoir :
1. Le siège ;
2. L’unité commerciale
ASSERT.
En 2007 :
L’ENIEM figurait parmi les treize entreprises nationales que la banque d’affaires
espagnoles Santander était chargée de privatiser, mais en l’absence d’éventuels repreneurs
parmi le privé, national ou étranger, le gouvernement a décidé de la garder dans son giron du
coup, l’entreprise qui a frôlé la fermeture en 1999 faisait partie des 250 entreprises publiques
sélectionnés par le gouvernement pour effacé leurs dettes, une dette évaluer à 17.5 milliards
de dinars.
Au fil des années et après avoir surmonté à des crises ininterrompues ENIEM a récupéré
image de marque de ses produits. Une tâche “herculéenne”. Pour celle qui fut le fleuron
68
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
d’industrie des produits blancs en Afrique ENIEM dispose aujourd’hui d’à peu près 2200
travailleurs et garde encore une part de marché assez conséquente malgré la prédominance et
l’hégémonie, dans le pays de marques étrangères.
- Transformation de la tôle ;
- Thermoformage ;
- Assemblage
69
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
L’ENIEM est l’une des entreprises stratégiques sur le plan économique du pays
puisqu’elle participe à l’augmentation du produit intérieur brute (PIB).
70
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Direction générale
Secrétariat
Direction
centrale
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Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Le marketing
Sa mission est de fournir et d’exploiter les moyens techniques pour répondre aux sections des
unités de production ainsi que la gestion de la totalité des infrastructures communes de
l’entreprise. (Bâtiments, voiries, éclairages etc.…)
- Impression ;
- Neutralisation des rejets industriels avant évacuation vers les décharges publiques ;
- Transports de marchandises ;
- Surveillance du site ;
72
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
- Prestations sociales ;
Pour les unités de production, l’entreprise dispose de trois unités productives à savoir :
La mission de l’unité froide est de produire et développer les produits de froid domestique.
Transformation de la tôle
Transformation de la tôle ;
Assemblage ;
Elle est spécialisée dans la fabrication de climatiseurs fenêtre, split mural et split
système, ainsi que des chauffages à gaz butane.
Elle fabrique du matériel sanitaire (baignoire, évier, lavabo…) elle est acquise par
l’entreprise ENIEM en l’an 200, elle n’entre pas dans le champ de certification de l’entreprise.
73
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Elle possède également deux filiales dont la filiale FILAMP spécialisée dans
la fabrication, la commercialisation ainsi que la recherche et le développement
des produits d’éclairage, et la filiale EIMS pour la fabrication sous licence RIA
(ALLEMAGNE) des produits sanitaires et assure aussi leur commercialisation.
Par ailleurs et inscrivant dans cette démarche, ENIEM tend vers une
filialisation plus accentuée pour accroître sa productivité. En termes
d’investissement, des micro-investissements sont réalisés afin d’améliorer ses
produits notamment en matière de design.
La mission globale de cette unité est de produire et développer les produits froids
domestiques.
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Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
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Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Département
Département Laboratoire sécurité industriel
qualité centrale
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Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
La procédure d’importation étant souvent là même pour tous les biens importés, on
tiendra à cerner cette démarche en mettant l’accent sur les étapes. Et ce en prenant le cas d’une
opération, réalisée par l’ENIEM le 22 juin 2021 portant sur une quantité de produit « fil d’acier
cuivré Ø 1.6mm » destiné à la production de 85100 réfrigérateurs de différents modèles.
77
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Chaque fin de l’année la direction générale et l’unité commerciale vont se réunir pour
déterminer un programme global d’approvisionnement (PGA) pour l’entreprise. Une fois ce
programme production et finalisé, il sera transmis à tous les services de l’entreprise pour sa
réalisation
Dès que la réception de PGA (voir annexe N° : 01) par le service des gestions des stocks
de l’unité froid, une demande d’achat interne (DAI) est émise vers le service d’achat.
Le service achat s’assure de la satisfaction de la DAI en prenant en compte les délais, les
coûts et la qualité des produits à approvisionner.
1- Expression des besoins (DAI)
Le besoin brut de l’entreprise en matière première est déterminé en comparant la quantité
de produit présenté (les stocks des ateliers, stocks des magasins et encours de livraison de
contrat, dossier transit, en cours de réception) par apport à la quantité à produire l’année d’après.
1-1 Calcul du besoin net
Calcul du besoin net sur la base d’un programme prévisionnel de production et la
nomenclature
Besoin net= besoin brut –stocks disponible
78
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
79
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Une fois que la demande est créée, elle sera confirmée et imprimée en double exemplaire
pour la signature et acceptation par :
Le directeur.
Une fois que la DAI a été signée par les membres cités, un exemplaire restera au niveau
de service gestion provisionnelle et des stocks et une deuxième sera envoyée au service d’achat.
80
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Tableau N°13 : Tableau synoptique des seuils et modes de passation des marchés
Type de Structure et
Montant Mode d’achat
produit organisation
Validation par le
Consultation directe, par
Matière et Inférieur ou égal responsable
email ou par faxe avec
Fourniture à 500000 DA commercial N-1 sur
cahier de charge
la base d’un TCO
COP
Supérieur ou égale Consultation sélective,
CEO
4M DA sous plis cacheté avec le
CMU˂40M DA
cahier de charge
CCM ≥40M DA
Source : ENIEM
2- Lancement de la consultation
Après l’arrivée de la DAI au service achat, l’acheteur lance une demande d’offre pour la
fourniture de fil d’acier cuivré Ø 1.6mm : en consultant son fichier fournisseur qui regroupe
toutes les informations nécessaires pour satisfaire ses exigences.
81
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
SAFET / Italie
OKRAM / Italie
SARPER / Turquie
L’acheteur envoie à chacun une demande d’offre par email dont il demande les conditions
commerciales (le prix, le délai de livraison, le mode de paiement…).
La consultation est une demande d’offre, elle comporte une date d’émission 24/12/2017,
un numéro F23/2021 et la désignation de la marchandise, pour les 3 fournisseurs motionnés en
début. Le délai de la remise de l’offre est de 21 jours. La date limitée de réception des offres
est fixée le 4 avril 2021(voir annexe 2).
Les offres des fournisseurs accompagnées par des échantillons qui seront transmis au
service technique d’étude et développement pour des essais d’homologation, afin d’obtenir une
présérie. Ces fournisseurs peuvent être présélectionnés ou rejetés.
Les offres techniques et financières doivent être mises dans deux enveloppes indiquant
les mentions « offre technique », « offre financière », et le nom des soumissionnaires. Ces deux
enveloppes seront ensuite insérées dans une troisième enveloppe anonyme et ne comporter que
les montions suivantes :
82
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
« A NE PAS OUVRIR »
- Déclaration à souscrire
- Déclaration de probité
- Lettre de soumission
En date du 25 avril 2021à 13h, la commission d’ouverture des plis a procédé à l’ouverture
des plis relatifs à la consultation N°23 portée sur le fil d’acier cuivré 1.6mm elle est chargée de
vérifier la conformité des fournisseurs.
83
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
- Lettre de soumission
(SAFT SPA)
la marchandise unitaire
Fil acier cuivré 100018 tonne 70 11460.00 102200,00
1.6mm
Montant FOB 102200,00
la marchandise unitaire
Fil acier cuivre 100018 Tonne 70 1.300 219960 ,00
1.6mm
Montant CFR 20811600
SPEZIA
Source : document interne de l’ENIEM
84
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Une fois que la commission d’évaluation des offres a reçu le procès-verbal, cette
dernière élimine les offres non conformes à l’objet du marché et aux exigences du
marché, et établit dans une première phase le classement technique des offres sous forme
de tableau de notation dans l’objet d’élimine, les offres qui n’ont pas obtenu la note
minimale prévue au cahier des charges.
Dans la deuxième phase établir un tableau comparatif des offres (TCO) afin de
déterminer la meilleure offre technico-commerciale.
Qualité 25 point 25 25 25
Technique 05 point 05 05 05
Modalités de paiement 10 05 2
85
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
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Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Décision de la CEO
A la fin de réunion, la CEO attribue le marché provisoirement au soumissionnaire
SAFET/Italie pour motif. Meilleur offre technico-commerciale.
Un PV de réunion est établi est transmis à la structure commerciale pour établir un
rapport de présentation à la commission des marchés de l’unité (CMU).
Le service d’achat établi un rapport de présentation à la commission des marchés selon
les orientations de la commission d’évaluation de l’offre.
Le 04/04/2021, en raison de l’incapacité de productions et les difficultés qu’a subie
l’entreprise en termes d’importation de matière première. La direction générale et l’unité
commerciale ont diminué, la quantité à produire de réfrigérateurs (FB1-350 et FB2-340)
passé de 66000 a [Link] ont établi un nouveau programme global de production pour
l’année 2021, Suit à l’actualisation de ce dernier, la quantité initiale de la consultation
N°F23/2021.
La nouvelle DAI est de 70000 kg (voir l’annexe N° 03)
3-2-3 La commission des marchés de l’unité (CMU)
87
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
D’après le tableau ci-dessus, le contrat est engagé par le président directeur général
Une fois le contrat et signer et cacheté par les fournisseurs, ce dernier sera transmis au
4 exemplaire par DHL au service achat pour signature par la partie ENIEM qui se fait en
parallèle avec la fiche de vérification qui sera signée.
88
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
La date d’expédition ;
Le nom du bateau ;
Une fois tous les documents d’expédition sont à sa possession, le fournisseur remet
les documents à sa banque, pour que celle-ci les transmettent à la banque de l’acheteur
(BEA).
89
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Quand l’ordre de virement sera reçu par l’acheteur (voir annexe N°6), il le présentera
à la banque, cette dernière va lui délivrer les documents pour qu’il puisse procéder au
dédouanement des marchandises.
90
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Assurance+ le fret
Etablissement du
connaissement(Bill of
lading/BL)
Acheminement de la
OKRAM ENIEM
M/ses(Fil d’acier cuivre)
La facture commerciale
La liste de colisage
La copie du
connaissement
MONTE DEI PASCHI BANQUE
DI SIENA-VIA EXTERIEURE
MAZZINI ,14/16 D’ALGERIE
91
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Le traitement douanier de fil d’acier cuivré importé par l’ENIEM dans un cadre de régime
douanier de l’entrepôt.
Connaissement ;
Avis d’arrivée
Registre de commerce ;
Carte fiscale ;
Liste de colisage
Franchise de droit dans le cas d’une marchandise rentrant dans les accords avec la ZALE
(la zone arabe de libre échange) ;
Le déclarant de l’ENIEM après avoir reçu tous les documents qui permettra de lancer les
formalités de transit et de dédouanement. Une chemise cartonnée est ouverte avec un numéro
répertoire correspondant au nom de client (importateur) ce dossier appelé pli cartable qui
constitue de :
92
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Connaissement ;
Liste de colisage ;
Certificat d’origine ;
EUR1 ;
Avis d’arrivée.
La DSTR est une déclaration simplifiée (sans calcul des droits et taxes) elle est exigée
pour transférer la marchandise sous escorte du port vers l’entrepôt sous douane à Oued Aissi
. C’est une autorisation qui permet la circulation des marchandises d’un bureau de douane
à un entrepôt.
La DSTR est accordée par le service de la douane après la présentation des documents
qui sont
L’agrément d’entrepôt ;
La DSTR est remplie au niveau du port d’Alger, elle contient les mentions suivantes :
93
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
La valeur de la marchandise ;
La DSTR ;
La note de détail ;
Facture commerciale ;
L’avis d’arrivé ;
Le connaissement.
Remarque : séjours d’une marchandise dans un entrepôt est d’une année, asse ce délai,
y a prorogation ou mise à jour avec pénalités
94
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Franchise
Assurance ;
Note de détaille ;
Grille de saisie.
La quittance est une preuve que les droits et taxes ont étés acquittés. Ce dernier est remise
à l’inspecteur pour autoriser l’enlèvement de la marchandise.
95
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
L’origine de la marchandise
La quantité de la marchandise.
Contrôle quantitative.
Dès que le fil d’acier arrivé à l’aire de réception quantitative accompagné avec un bulletin
de livraison, les services réception enregistre les manquantes ou les excédents de fil d’acier,
ainsi signalé les éventuelles dégâts engendrés par l’édition d’un PV de réception sur le système
internet, l’acheteur va procéder à introduire la livraison de fil d’acier et son facturation.
Le service réception va établir un bulletin de réception (BR) dont il enregistre à son niveau
les informations saisies par l’acheteur, ensuite le bulletin sera transmis à l’inspection matière
(contrôle quantitatif).
Contrôle qualitatif
L’inspection matière va procéder à détermination de statut de fil d’acier dès que le bulletin
de réception est reçu.
Dès que la conformité de fil d’acier prouvé sur le rapport de contrôle, le bulletin de
réception va être émis directement à la structure réception qui à son tour va transmis aux
structures concernées, d’abord le service achat qui prévue la conformité d fil d’acier selon le
bulletin de réception et accorde le paiement de la marchandise, après le service comptabilité va
procéder à l’enregistrement de l’entrée réelle de fil d’acier et sa mise à la consommation pour
comptabiliser le cout. Enfin, le service finance va effectuer le paiement.
Tous les fils d’aciers ont été contrôlés et les résultats sont conformes que ce soit
quantitativement ou qualitativement et le bulletin de réception a été signé sans aucune réserve
96
Chapitre 03 Étude de cas de l’entreprise national de l’industrie électroménager
Conclusion
A travers notre stage pratique effectué au sein de l’entreprise ENIEM à l’unité froid, nous
avons constaté que cette dernière a réalisé avec succès l’opération d’importation, cas il y a une
logique dans le travail et une organisation, l’acheteur a pour mission traitement des commandes,
l’évaluation des fournisseurs qui s’appuient sur la collecte d’informations obtenues, ce qui
permet d’effectuer une sélection des fournisseurs et traitement et commande du produit.
Le service d’achat travaille en collaboration avec le service transit pour bien mener
l’opération d’importation. L’acheteur veille jusqu’à l’expédition des marchandises, alors que le
transit s’occupe des formalités douanières et dédouanement une fois l’arrivée des marchandises
au port d’Alger.
Le mode de transport choisis par l’ENIEM est le transport maritime cas la valeur et le
poids de la marchandise sont d’une valeur importante.
97
Conclusion générale
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Conclusion générale
A partir des résultats et des constats que nous avons tirés au cours des différents chapitres,
nous avons essayé de porter des éléments de réponses aux questions posés en introduction.
Afin d’atteindre notre objectif, nous avons essayé tout au long de ce travail d’éclairer une
partie d’un vaste domaine du commerce extérieur, en étudiant profondément la logistique du
CI, les risques liés à l’opération d’importation.
Les entreprises qui sont appelées à réaliser des opérations d’achats à l’importation devront
respecter les règles, les normes et les techniques du commerce international. Gérer efficacement
une opération d’importation est économiser du temps, de l’argent et favoriserune utilisation
optimale des ressources en devises étrangères.
Une entreprise doit adopter des méthodes et techniques modernes en matière degestion
des approvisionnements et cela afin d’être compétitive.
Et pour bien assurer l’approvisionnement, l’entreprise doit être dotée d’un système de
fonctionnement parfaitement informatisé afin de minimiser le risque d’erreurs et fabriquer un
produit d’une norme internationale, et de faire un partenariat avec des laboratoires hautement
qualifiés et d’une renommée mondiale, l’entreprise doit aussi être au diapason avec les
avancements technologiques et saisi son intelligence économique, ce qui confirme notre
hypothèse N°2.
Malgré la diversité des moyens de paiement des opérations internationales, les techniques
documentaires restent les plus utilisées du fait qu’elles procurent le plus de sécurité
simultanément aux importateurs et exportateurs. Le crédit documentaire, le moyen de paiement
imposé par la législation algérienne pour le paiement des importations dans la loi des finances
complémentaire de 2009, puis vient un allégement dans la LFC de 2011 dans son article 23 pour
alléger ces mesures et laisser utiliser d’autres moyens de paiement. Il est certainement sûr et
efficace, mais la complexité de sa procédure nécessite une bonne maitrise et un coût élevé.
Les modes de transport les plus utilisés en commerce international sont le transport aérien
99
Conclusion générale
et le transport maritime en raison de la rapidité du premier et la sécurité de même que les frais
qui sont relativement faibles pour les deux.
La police d’abonnement est la police d’assurance la plus utilisée par les entreprises qui
font appel aux fournisseurs étrangers fréquemment pour éviter la négociation d’un contrat
d’assurance à chaque opération internationale.
Le retard d’expression du besoin ou une mauvaise expression du besoin, peut causer des
pertes sérieuses à l’entreprise. Par ailleurs, un mauvais choix du fournisseur, de technique de
paiement, du mode de transport et d’assurance adaptés aux marchandises importées ou un
mauvais choix du régime douanier peut nuire à la compétitivité de l’entreprise, ce qui infirme
hypothèse N°1
A travers ce travail, nous avons essayé de répondre aux principales questions liées à
l’achat à l’international, opéra un stage effectue au sein de l’entreprise ENIEM.
100
Bibliographie
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Mémoires
« La gestion d’une opération d’importation Cas : ENIEM Tizi-Ouzou », mémoire master,
Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, 2017. P10
« l’analyse et la gestion des risques des opérations du commerce extérieur cas de la BNA
paribas EL DJAZAIER » mémoire fin de cycle master, UNIVERSITE
ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA, FACULTE DES SCIENCES
ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES SCIENCES GESTION.2016
HANNACHI M est HELLAL K, mémoire de Master en Sciences commerciales « Le
Financement et le Risque du Commerce extérieur », université A-Mira de Bejaia, 2013,
p65
Webographie :
[Link] consulté 4/8/2022
[Link] « l’assurance de transport international » réalisé par Dyore
Victoire Ebarath. Consulté le 14/09/2022
Http://[Link] , Assurances-CAGEX consulté 8/09/2022
Documentation
Documentation de l’entreprise ENIEM
ANNEXES
REMERCIEMENTS………………………………………………………………………I
DEDICACES………………………………………………………………………...……II
LISTE DES ABREVIATIONS .................................................................................... III
SOMMAIRE ................................................................................................................ VI
Introduction .............................................................................................................................4
2-Les néo-classiques……………………………………………………………………………..17
3-Théories Contemporaines……………………………………………………………………...17
Conclusion………………………………………………………………………………………30
Introduction ........................................................................................................................... 32
2-Les incoterms…………………………………………………………………………………..36
Section 02 : La gestion des risques liés aux importations...................................................... 42
Conclusion……………………………………………………………………………………...64
4-Validation de marché…………………………………………………………………………..88
Conclusion……………………………………………………………………………………....98
Annexes ......................................................................................................................... IX
Abstract
International trade has become an unavoidable phenomenon and an economic necessity for
nations around the world, including our country.
In the early 1990s, Algeria oriented its economic policy from a planned system to a market
economy based on the liberalization of international trade, which encouraged individuals to
invest in import-export.
Today, companies do not hesitate to import goods and services produced outside national
borders, so as to create value and develop competitive advantages, even competitive ones.
But for this it is imperative to master the import process. This prompted us to take a closer
look at this operation.
In order to fully understand the progress of an import operation as well as the key elements
to be mastered, we first started a theoretical approach based on books, newspapers and journals.
regulatory texts, memoirs and theses defended. Then an empirical approach at the level of
ENIEM. which is based on internal company documents as well as interviews with
questionnaires with the employees of the various departments involved in the import procedure.
In the end, we found that the import is a routing of a set of coherent steps, which start from
the purchasing function by an expression of needs until the payment of the imported goods,
passing by the logistics of transport. internationally, which is not limited only to the mode of
iransport, but also includes other key elements that must be mastered, namely Ineoterms,
insurance and customs clearance. And our practical training within ENIEM, confirmed to us
that it is the combination of all these elements and the routing of all these stages which make it
possible to succeed in the development of an import operation.
Key words: International trade, Market economy, Import process, Transport logistics