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Poème Pluvieux de Brest : Souvenirs et Guerre

Le poème décrit une rencontre entre le locuteur et une femme nommée Barbara sous la pluie à Brest. Il évoque ses souvenirs de ce jour et exprime son affection pour Barbara, tout en se demandant ce qu'elle est devenue depuis la guerre.

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Poème Pluvieux de Brest : Souvenirs et Guerre

Le poème décrit une rencontre entre le locuteur et une femme nommée Barbara sous la pluie à Brest. Il évoque ses souvenirs de ce jour et exprime son affection pour Barbara, tout en se demandant ce qu'elle est devenue depuis la guerre.

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Poème en vers libres car il n’y a pas une restriction de quantité des syllabes pour

chaque vers
8 strophes, chacun avec diffèrent quantité des vers

Rappelle-toi Barbara PAUVRE


Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là PAUVRE
Et tu marchais souriante RICHE
Épanouie ravie ruisselante RICHE
Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara PAUVRE


Toi que je ne connaissais pas SUFFISANTE
Toi qui ne me connaissais pas SUFFISANTE
Rappelle-toi PAUVRE
Rappelle-toi quand même ce jour-là PAUVRE
N'oublie pas SUFFISANTE

Un homme sous un porche s'abritait


Et il a crié ton nom
Barbara SUFFISANTE
Et tu as couru vers lui sous la pluie PAUVRE
Ruisselante ravie épanouie PAUVRE
Et tu t'es jetée dans ses bras SUFFISANTE
Rappelle-toi cela Barbara PAUVRE
Et ne m'en veux pas si je te tutoie SUFFISANTE
Je dis tu as tous ceux que j'aime SUFFISANTE
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois SUFFISANTE
Je dis tu as tous ceux qui s'aiment SUFFISANTE
Même si je ne les connais pas PAUVRE

Rappelle-toi Barbara PAUVRE


N'oublie pas PAUVRE
Cette pluie sage et heureuse RICHE
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse RICHE
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant

Oh Barbara SUFFISANTE
Quelle connerie la guerre SUFFISANTE
Qu'es-tu devenue maintenant PAUVRE
Sous cette pluie de fer SUFFISANTE
De feu d'acier de sang PAUVRE
Et celui qui te serrait dans ses bras SUFFISANTE
Amoureusement PAUVRE
Est-il mort disparu ou bien encore vivant PAUVRE
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant PAUVRE
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîme PAUVRE
C'est une pluie de deuil terrible et désolée PAUVRE
Ce n'est même plus l'orage SUFFISANTE
De fer d'acier de sang PAUVRE
Tout simplement des nuages SUFFISANTE
Qui crèvent comme des chiens PAUVRE
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest RICHE
Et vont pourrir au loin PAUVRE
Au loin très loin de Brest RICHE
Dont il ne reste rien. PAUVRE
Champ lexicale – la pluie
Champ lexicale – se rappeler

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas

Un homme sous un porche s'abritait


Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu as tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant

Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

L'ÉNONCIATION

Le locuteur Le destinataire Le moment de Le lieu de Temps des


l’énonciation l’énonciation verbes

L’auteur Barbara Ce jour-là A Brest Impératif


(Jacques
Aujourd’hui Imparfait
Prévert)
Passe compose
Présent
d’énonciation
Futur proche

LES FIGURES DE STYLE


1. L’insistance
a) Le parallélisme : « Sur ton visage heureux Sur cette ville heureuse”, “ Tu souriais
Et moi je souriais de même”, « Toi que je ne connaissais pas Toi qui ne me connaissais
pas »
b) L’anaphore : il y a une répétition des mots « Barbara » et « Rappelle-toi » « Il
pleuvait sans cesse sur Brest »
c) La gradation :

2. L’opposition
a) L’antithèse :
b) L’oxymore : « Cette pluie sage et heureuse »

La présence d’elle déterminait la manière dans laquelle l'auteur voit le climat. Quand elle
était présente, elle était une pluie heureuse, mais quand elle n’est plus, les nuages sont
juste des nuages.
Conclusion xd : Les personnes déterminent la manière dont on perçoit un lieu.

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