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Étapes de la chaîne graphique imprimée

Ce document décrit les étapes de la production d'un document imprimé, de la rencontre initiale avec le client jusqu'à l'impression finale. Il explique les rôles des différents acteurs impliqués à chaque étape comme le graphiste, l'estimateur, l'infographiste. Le document est détaillé et couvre les nombreuses considérations liées à la conception, la numérisation, la mise en page et la préparation pour l'impression d'un projet.

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Étapes de la chaîne graphique imprimée

Ce document décrit les étapes de la production d'un document imprimé, de la rencontre initiale avec le client jusqu'à l'impression finale. Il explique les rôles des différents acteurs impliqués à chaque étape comme le graphiste, l'estimateur, l'infographiste. Le document est détaillé et couvre les nombreuses considérations liées à la conception, la numérisation, la mise en page et la préparation pour l'impression d'un projet.

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Le cheminement d'une publication imprimée

Tout projet de publication part d’un besoin précis de communication d’un client ou d’une entreprise.

Les différents rôles d'un produit imprimé :


• informer
• vendre
• promouvoir
• divertir
• décorer
• sensibiliser
• instruire

Chaque produit en pré-impression est unique car chaque client est unique, avec des besoins, des idées, un
budget, un échéancier et des attentes précises.

Il y a une quinzaine d’années, l’industrie des arts graphiques nécessitait un spécialiste à chaque étape du
travail de production (graphiste, typographe, photograveur, illustrateur, monteur, pelliculeur).

Avec l’avènement du micro-ordinateur, du langage Postscript et des imprimantes performantes, la


chaîne graphique s’est transformée et les responsabilités sont maintenant dévolues à des gens moins
nombreux qu’auparavant. Ainsi le rôle de l’infographiste a remplacé ceux du typographe, du pelliculeur, du
photograveur et du monteur.

Voyons un peu les étapes qu’un imprimé aura à suivre en partant du besoin du client jusqu’à la
publication et la mise en marché.
Étape 1 :la rencontre du client
Phase de gestion
Les acteurs de cette phase sont le client, le représentant et l’estimateur.
La rencontre du client
Avec ses idées et surtout ses besoins, le client détermine le budget qu’il y consacrera
et l’échéancier de la réalisation d’un tel projet. Après concertation entre les différents
départements impliqués, il attribue un mandat à un fournisseur qui pourrait bien être
une agence de publicité ou un atelier de production.
Le projet est pris en main par un représentant aux ventes qui rencontre le client et
s’occupe de faire réaliser le mandat.

• Il analyse les besoins du client et tient compte de son budget ;


• Avec son équipe, il établit un échéancier de production concernant une première partie du projet, soit
le département de création ;
• C’est lui qui servira d’intermédiaire entre le client et l’équipe de production.

Étape 2 : Estimation
Phase de gestion
L’estimateur doit évaluer le coût de la production en tenant compte des critères
suivants :
• le type de produit ;
• le support et le format de l’imprimé (choix du papier, coût vs qualité) ;
• le procédé d’impression ;
• la quantité d’imprimés à produire ainsi que le nombre de versions
différentes ;
• le nombre de couleurs (quadrichromie, couleurs en aplat, vernis etc.

L’estimateur doit présenter une soumission au client et la faire approuver avant d’aller plus loin.

Étape 3 :la conception


Phase de production
Le directeur artistique ou le graphiste attitré au projet mettent sur papier une
série d’idées suite
à une séance de remue-méninges ou «brainstorming». Il résulte alors de cette
réflexion une série d’esquisses.
Une ou plusieurs esquisses seront choisies pour passer à la production de
maquettes en fonction des critères suivants :
• des goûts du client ;
• du budget ;
• de la clientèle cible ;
• de la faisabilité ;
• de la rentabilité.
Ces maquettes seront présentées au client pour approbation. On pourra ensuite établir de façon plus
précise les coûts de production en fonction du concept retenu par le client, ainsi qu’analyser et planifier les
étapes de production et identifier le matériel nécessaire à la réalisation du produit.
Le chargé de projet coordonne, si nécessaire, les étapes suivantes :
• la rédaction: la rédaction des textes par un rédacteur ;
• l’illustration: la création des illustrations, des logos et d’images vectorielles ou matricielles ;
• la photographie : le choix d’un photographe (réalisation des photos) ;
• les achats : (illustrations, photos, polices).

Étape 4 : la numérisation
Phase de production
L'infographe attitré à la tâche de numérisation des images peut recevoir
divers types de documents analogiques :
• diapositives format 35 mm, 4" x 5" ou 8" x 10" ;
• photographies de tailles variées ;
• originaux variés (tableaux, gravures, etc.).
Une fois les images numérisées, il effectue habituellement les tâches
suivantes grâce à un logiciel de traitement de l’image tel Adobe Photoshop :
1. recadrage ou détourage de l’image en fonction du format fini ;
2. retouches chromatiques de l’image (calibration de l’écran) ;
3. ajustement de la résolution en fonction de la linéature ;
4. réalisation de photomontages au besoin ;
5. choix de l’environnement colorique (CMYK, RVB) et choix du format de sauvegarde ;
6. enregistrement en basse résolution pour la maquette de travail et haute résolution pour le final.
De plus en plus, les images photographiques sont remises à l'infographe en format numérique.
Toutefois, les 6 tâches précédentes doivent quand même être réalisées pour la suite du projet.

Étape 5: la production
Phase de production
À cette étape, le projet entre en production active. On peut noter les étapes suivantes réalisées par
l'infographe :
• réception des textes sur support informatique ou par réseau ;
• nettoyage et correction des textes ;
• approbation des textes par le client (après corrections d’auteur)* ;
• enregistrement des textes dans un format de fichier approprié pour la mise en pages ;
• copie du résultat final sur le serveur ;
• production d'images vectorielles à l'aide d'un logiciel vectoriel comme Adobe Illustrator ;
• production d'images matricielles (illustrations ou photomontages) à l'aide d'un logiciel comme Adobe
Photoshop.
* à partir de cette approbation, les corrections subséquentes sont aux frais du client.
Viennent ensuite les étapes d'assemblage et de mise en page réalisées grâce à un logiciel comme Adobe
InDesign CS3 :
• réception et vérification du dossier de production ;
• identification des éléments du projet (textes, images, polices de caractères) inscrits dans le dossier de
production ;
• regroupement, dans un même dossier, de tous les fichiers nécessaires à la réalisation du travail et
production d’une copie de sauvegarde ;
• communication avec le responsable du projet si il y a des problèmes ;
• réalisation du gabarit de mise en page selon la maquette et intégration des éléments de montage
(textes et images) ;
• installation des polices de caractères ;
• calibrage du texte, respect du code typographique, interlignages, crénage, règles typographiques
(espaces fixes, utilisation de l’italique, ligatures, etc.) ;
• réalisation des épreuves intermédiaires en couleur ou en noir et blanc, selon les spécifications
inscrites au dossier et remise au correcteur d’épreuves, puis au client qui doit les approuver par une
signature ;
• corrections à la mise en page et production d’une nouvelle épreuve intermédiaire à être approuvée
par le client, si nécessaire ;
• réalisation d’une copie de sauvegarde des fichiers.

Étape 6 : la pré-impression
Phase de production
À ce stade de la production, le client a approuvé le travail des étapes
précédentes grâce à une épreuve numérique. En général, ce genre d'épreuve ne
reproduit pas toutes les caractéristiques d'un imprimé de haute qualité... Les
prochaines étapes nous assureront d'obtenir un produit imprimé de qualité.

Le recouvrement des couleurs :


Les presses à imprimer ont de la difficulté à maintenir un repérage impeccable. Les décalages entre
l’impression de chaque couleur produisent des interstices blancs perceptibles à l'œil
Le principe de base du recouvrement est de prévoir un recouvrement dans le cas de couleurs contiguës
en jouant avec le contour de l’objet coloré.
On parle alors d’alourdissement ou d’allégement :
• Alourdissement (spread) : On alourdit (spread) en général l’objet le plus pâle. Quand on alourdit un
objet, on lui donne généralement un contour de la même couleur que sa couleur de remplissage.
• Allègement (choke) : Quand on l’allège (choke) on lui donne un contour de la couleur du fond
(quand le fond est plus pâle) Dans les deux cas, on sur-imprime les contours.
Plusieurs logiciels comme Adobe InDesign, Illustrator et Photoshop permettent d’effectuer le
recouvrement des couleurs.
Les grandes étapes pour le recouvrement des couleurs sont :
1. réception et vérification du dossier de production ;
2. évaluation de la valeur du recouvrement pour chacun des éléments, selon les contraintes liées au
papier, à l’encre et à la presse ;
3. réglage du recouvrement soit dans Adobe InDesign ou dans un logiciel spécialisé.

L'imposition :
L'imposition permet d'optimiser l'utilisation des ressources (papier, plaques, etc.) pour réduire les coûts au
minimum. Les facteurs à considérer sont :
• la sorte de presse utilisée pour l'impression ;
• le format de la plaque et surface imageable ;
• la position des pince.
Les grandes étapes sont les suivantes :
• réception et vérification du dossier de production ;
• mise à jour des éléments ;
• réalisation du gabarit d'imposition selon le plan de pliage ;
• création du fichier d'imposition en tenant compte des repères de coupe, de pliage et de centrage, des
bandes de contrôle de couleurs et des indications de couleurs).

Étape 7 : la sortie des films


Phase de production
La sortie des films est aujourd'hui une étape qui tend à disparaître suite aux
nouveaux développements technologiques. En effet, il est de plus en plus fréquent
de passer directement à la production des plaques (étape 9).
Que ce soit pour la sortie des films ou des plaques, l'étape du pré-envol (preflight) est déterminante.
Le pré-envol peut être fait manuellement ou automatiquement grâce à un logiciel spécialisé.

Cette étape consiste à vérifier une liste des différents éléments qui constituent notre publication.
Cette vérification concerne :
• les polices de caractères ;
• la présence de toutes les images ;
• la résolution des images ;
• le système de couleur des images ;
• la conformité avec les épreuves précédentes.
Suite à une vérification positive lors du pré-envol, on procède à la sortie des films ou des plaques.
Les grandes étapes de la sortie des films sont :
1. mise à jour des éléments, remplacement des images basse résolution par les images haute résolution
(système OPI) ;
2. identification du type de film requis, de la presse utilisée, du format de la plaque et de la surface
imageable ;
3. réglage des fonctions de tramage sur l’imageuse (linéature, angle de trame, forme du point) ;
4. création du document Postscript (inclure les polices, vérifier la résolution et les différents niveaux de
compression) ;
5. imposition informatique (gabarit fourni par les presses, pinces) ;
6. transfert des fichiers vers l’imageuse ;
7. tirage des films ;
8. vérification des films.
Étape 8 : la sortie des épreuves
analogiques
Phase de production
Dans quelques cas, le client (qui peut être un spécialiste de la
communication) veut approuver une épreuve de haute qualité qui permet de
vérifier toutes les caractéristiques techniques du projet avant de procéder à
l'impression qui est l'étape la plus dispendieuse de la production.
Les épreuves analogiques (Matchprint, ColorKey, bleus, etc.) sont produites
grâce aux étapes suivantes :
1. réception et vérification du dossier de production ;
2. identification du ou des types d’épreuves requis selon le dossier de
production ;
3. vérification de la propreté des films ;
4. tirage des épreuves à partir des films ;
5. montage des épreuves ;
6. coupe des épreuves au format demandé ;
7. vérification des épreuves (registre, format, recouvrement, fonds perdus, présence de tous les
éléments) ;
8. acheminement des épreuves au client.
Il arrive que des modifications soient apportées à l’épreuve finale et ce, à la demande du client. Il peut s’agir
d’un changement de texte, de prix, de photos ou même, d’une erreur de distraction lors de la correction des
épreuves laser.
Le client est responsable des épreuves intermédiaires qu’il approuve. Tout changement apporté à
l’épreuve finale relève de sa responsabilité. Le client doit donc assumer les frais encourus par les
changements demandés, à moins bien sûr qu’il ne s’agisse d’une erreur de la part du service de
production.
Étape 9 : la sortie des plaques
Phase de production
Le support de reproduction final pour un imprimé est la plaque. Elle peut avoir été fabriquée par
procédé photolithographique (comme dans le passé) mais la nouvelle technologie (CTP) permet de passer à
l'étape des plaques sans fabriquer de films (étape 7).
En général, la production de plaques implique les étapes suivantes :
1. tirage des épreuves numériques (impression couleur haute
qualité) ;
2. identification du type de plaque à utiliser ;
3. réglage de l’insolateur de plaques ;
4. insolation et tirage des plaques ;
5. traitement des plaques ;
6. vérification des plaques à l’aide de l’épreuve.
La façon moderne de produire les plaques se nomme «Direct à la
plaque» ou Computer to Plate (CTP) en anglais.
Le CTP évite l’étape de production des films en faisant l’insolation directe des plaques.
Avantages :
• réduit l’utilisation de produits chimiques, des temps de développement et nécessite moins
d’employés ;
• précision accrue de l’exposition des plaques et repérage presque parfait ;
• moins d’engraissement de point car on élimine l’étape d’exposition, majoritairement responsable de
celui-ci.
L’archivage des données
Les entreprises spécialisées en pré-impression font l’archivage des données numériques du client au cas où
il serait utile de les réutiliser plus tard dans une autre langue ou pour une réimpression avec ou sans
changements.
1. réception du matériel à archiver ;
2. vérification des informations contenues dans le dossier de production ;
3. archivage des fichiers sur le support
approprié ;
4. mise à jour de la banque de photos et des bases de données.

Étape 10 : l'impression et la finition


Phase de production
Certaines documents de communication demandent des procédés d’impression spéciaux qui, au cours des
années, se sont transformés pour mieux répondre aux besoins grandissants de production.
Les principaux procédés d’impression se nomment :
• L’offset ;
• La flexographie ;
• La sérigraphie ;
• La rotogravure ou héliogravure ;
• L’impression numérique.

L'offset
L’offset est un procédé d’impression indirect fondé sur l’effet de répulsion entre l’eau et les corps gras.
La surface de la forme imprimante — la «plaque» — est travaillée selon une méthode photochimique
et est dissociée en une partie non imprimante hydrophile (accepte l’eau et repousse l’encre grasse).
L’impression est indirecte car l’élément imprimant comporte trois cylindres :
1. le cylindre sur lequel la plaque est fixée, soit : le cylindre porte-plaque ;
2. le cylindre intermédiaire, soit : le cylindre porte-blanchet, dont la surface est recouverte d’un tapis
caoutchouté, le blanchet ;
3. le cylindre de pression (ou de contre-pression). À chaque tour du cylindre porte-plaque, la plaque
imprimante reçoit l’eau distribuée par un dispositif de mouillage ; l’encre est ensuite répartie par la
batterie d’encrage.
L’image ainsi formée sur la plaque est décalquée par contact sur le blanchet, puis reportée sur le support
d’impression sous l’action du cylindre de pression.
Il y a deux grands types de presse offset :
1. les presses à feuilles : presses dont les dimensions varient de 25 po x 38 po à 38 po x 50 po. Servent
à la majorité des impressions ;
2. les presses rotatives : journaux, magazines, papier d’emballage cadeaux, impressions commerciales.
La vitesse est le principal avantage de ces presses qui peuvent atteindre 100 milles /h. Dans la plupart
des presses il y a des plieuses en lignes qui convertissent les feuilles en cahiers.

Les avantages de l’offset :


• ce procédé permet d’imprimer des papiers rugueux, très lisses, couchés, non couchés, du plus mince
(0,002") au plus épais (0,040") ;
• les vitesses de production sur les presses à feuilles peuvent atteindre 18 000 impressions à l’heure.
On peut obtenir 100 000 impressions à l’heure sur les presses rotatives ;
• l’impression peut se faire recto verso, simultanément (retiration) ;
• la qualité d’impression est de très haut niveau, précise et uniforme ;
• il est possible d’imprimer de multiples couleurs et des vernis lors d’un seul passage ;
• ce procédé domine tous les autres procédés d’impression (ex.: journaux, catalogues, magazines,
bottins, publicité directe, rapports annuels, formules continues, etc.) ;
• ce procédé convient autant pour de courts que de longs tirages (jusqu’à plusieurs millions
d’impressions).
Les désavantages :
• les grands aplats sont plus difficiles à réaliser ;
• des variations de couleur peuvent se produire en cours de tirage à cause des nombreuses variables
(balancement de l'eau et de l'encre) ;
• ce procédé génère le plus haut pourcentage de gaspillage de papier en cours de tirage ;
• ce procédé exige beaucoup de formation (pratique et théorique) compte tenu des nombreuses
variables à maîtriser.
Les autres procédés d’impression
La flexographie
Employée surtout pour l’impression décorative et pour les emballages. Comme elle est peu coûteuse et de
plus en plus précise elle prend une part du marché du livre, des encarts de journaux et des
publications diverses.
Elle fait appel à des plaques de caoutchouc ou des plaques de photopolymères et à des encres à base
d’eau ou de solvants avec des systèmes d’encrage simples à 2 rouleaux dits anilox.
La sérigraphie
La sérigraphie est un procédé unique d’impressions à tirages limités qui permet d’imprimer des images
sur presque n’importe quelle surface. On s’en sert pour l’impression de présentoirs, de panneaux
publicitaires, de panneaux de signalisation, de CD et d’objets promotionnels.
On peut imprimer sur du papier, du carton, du cuir, du verre, du bois, du tissu, du plastique, de la
céramique et bien d'autres supports, tant à plat que sur des formes moulées.
La sérigraphie convient aussi à l'impression de circuits électroniques intégrés.
On peut faire de la sérigraphie artisanale à la main avec un cadre, une raclette et une table mais la
sérigraphie commerciale se fait avec des presses.
L'héliogravure
L'héliogravure est un procédé d'impression utilisant des plaques ou des cylindres de cuivre gravés en
creux. On fait appel à ce procédé pour l'impression de documents de très haute qualité et pour les très
longs tirages.
L'héliogravure est utilisée pour l'impression de journaux, de catalogues et de magasines, d'emballages
souples et transparents, de boîtes (des équipements en ligne permettent le découpage à l'emporte pièce), pour
les revêtements de plancher en vinyle, les tapisseries et autres matériaux textiles, les papiers peints, et les
timbres.
L'impression numérique
Avantages de l'impression numérique :
• permet de produire des épreuves intermédiaires à moindre coût plus rapidement que l'impression
traditionnelle ;
• le coût à la page est fixe quel que soit le nombre d'exemplaires requis ;
• avantageux pour de petits tirages et dans le cas de personnalisation de la production (modifications
en cours de tirage).

Les opérations de finition sont constituées des étapes suivantes :


• coupe du papier blanc ou imprimé ;
• mise en tablettes ;
• pliure de cahiers, de dépliants ou de cartes géographiques ;
• dépliants et enveloppes et pose de colle réhumectable ;
• brochage à cheval ou à plat de cahiers ou de feuilles mobiles ;
• perforation et faux pli, trouage ;
• reliures.
La coupe du papier
Le massicot ou la guillotine constitue l’élément de reliure de base nécessaire à la préparation du papier
blanchissance du métier d'illustrateur
En France, le métier avant l’impression pour obtenir un bon équerrage et pour éviter des inconvénients au
département des presses, afin d'exécuter une impression de première qualité.
Il existe différents modèles de massicots allant du massicot manuel jusqu'au massicot électronique.
Le couteau tri-latéral
Comme son nom l’indique, ce couteau permet simultanément la coupe sur trois faces des travaux
imprimés comme les cahiers de presses rotatives collés ou non nécessitant une finition plus nette que celle
effectuée sur presse, les coupes finales des volumes en thermo-reliure et la préparation du bloc des cahiers
assemblés cousus ou collés dans une reliure caisse.
Le brochage
À cause de sa rapidité et de son coût, le brochage à cheval est probablement la forme la plus répandue de la
reliure. En utilisant cette méthode, un livre est broché par le milieu, à l'aide d'une, deux ou trois broches
selon le format et l’épaisseur.
Les reliures spéciales
Il existe plusieurs spécialités telles que les attaches plastiques et métalliques. Elles permettent de relier
ensemble n'importe quel nombre de feuilles et elles ont le mérite de donner aux brochures une souplesse
parfaite. Quelques-unes ont pour particularité l'attachement des feuilles volantes. Ainsi, des feuilles
individuelles peuvent être enlevées et remplacées où l'on veut dans la brochure.
La reliure thermoplastique «perfect bind»
La reliure thermoplastique est une reliure sans couture, c'est-à-dire collée au dos seulement. Par cette
méthode, les pages intérieures sont assemblées, coupées à l'épine et collées. Le résultat donne un dos
parfaitement carré
La reliure caisse
Pour prolonger de beaucoup la durée de vie de l'ouvrage et pour ajouter une protection aux pages
intérieures, les cahiers peuvent être encaissés. Les sections sont cousues, on appose une feuille de garde sur
les sections extérieures, on colle le dos. Le livre est compressé, on le coupe au format fini sur trois faces, on
arrondit le dos, on le colle à nouveau et on appose le papier kraft avec les tranches fils. Le bloc ainsi
préparé, on encolle les feuilles de garde et on vient joindre le tout à la couverture. Le papier
Le papier est originaire de Chine et a été importé en Europe au XVIe siècle. Les papiers sont faits à partir de
deux principales matières :
• le bois (cellulose qui est un sucre complexe insoluble) ;
• le chiffon (cotton) pour les actes notariés et pour les arts.
Caractéristiques du papier :
• il y a environ 2500 différents papiers disponibles actuellement sur le marché américain ;
• à chaque type d’imprimé, à chaque procédé d’impression, à chaque mode de façonnage correspond
quelques types de papier ;
• les caractéristiques du papier vont influencer l’impression (absorption de l’encre, temps de séchage) ;
• les différents papiers ont un format de base et un poids de base exprimé en M. (120M = 120 lbs pour
1000 feuilles du format de base) ;
• le papier est sensible à l’humidité (rétrécissement, étirement).
Catégories de papier :
Les papiers d’édition : format de base 25 x 38 pouces, poids de 120M à 200M.
120M = 120 lbs pour 1000 feuilles du format de base.
Il y a différents types de papiers d’édition :
• papier offset : papier spécialement destiné à l’impression offset, il est mat et rugueux ;
• papier couché : base offset avec une glaise de 1 ou 2 côtés. Mat, brillant ou super brillant
Les papiers Bond et écriture : format de base 17 x 22 pouces pour entêtes de lettre, papeterie, dessin.
Le papier Bond de qualité est fabriqué à 100% de chiffon (vérifier filigrane)
Autres catégories :
• papier journal ;
• Bristol ;
• carton ;
• papier buvard ;
• papier thermiques pour télécopieurs ;
• papier recyclé ;
• papier pour billets de banque et de loteries ;
• papier photo ;
• papiers destinés à une lecture magnétique (code à barre).
Il y a différents moulins à papier au Québec (Domtar, Rolland, etc.) et plusieurs distributeurs (Unisource,
L.P. Turgeon, etc.)
LEXIQUE :
Budget
Somme monétaire déterminée par le client pour que l'entreprise puisse se payer des outils de
communication. Cette somme représente un pourcentage du chiffre d'affaire de l'entreprise qui est alloué à
chaque année.
Échéancier
Calendrier de travail établi par le responsable de la planification de la production, de concert avec les autres
intervenants tels que le client, le photographe, le rédacteur, l'illustrateur, l'imprimeur, le relieur, etc.
Esquisse
Dessin rapide réalisé à la main ou grâce à l'ordinateur. L'esquisse représente une idée, un concept qui
pourrait devenir le produit final. En général, l'esquisse est utilisée à l'interne, entre le graphiste, le rédacteur
et le directeur artistique car sa facture d'ébauche pourrait surprendre le client et donner l'impression que le
concept n'est pas complètement élaboré. Il est préférable de montrer la maquette au client.
Linéature
Mesure de la finesse d'une trame de reproduction. La linéature est habituellement mesurée en lignes de
points (de trame) par pouce d'où son acronyme qui est lpp.
Mandat
Contrat officiel entre une entreprise en communications graphiques (une agence du publicité, un atelier de
pré-presse, etc.) et un client. Ce mandat comporte les obligations et responsabilités des deux parties et les
lient pour une durée de temps déterminée.
C'est dans la mandat qu'apparaît une clause telle celle concernant les corrections d'auteur
Maquette
Résultat du travail final de création, la maquette est un assemblage sophistiqué et soigné de matériaux
(papier fin, carton de montage, impression couleur) visant à simuler le produit final avec le plus de précision
possible. C'est l'outil de vente du représentant.
Repérage
Niveau de précision requis pour la superposition des couleurs lors de l'impression industrielle (procédé
offset, sérigraphie, flexographie). L'infographe utilise des marques de repérage (l'hirondelle, entre autres)
pour faciliter le travail subséquent de l'imprimeur.
Soumission
Proposition d'affaire qui indique au client le montant d'argent et le calendrier nécessaires pour réaliser le
projet soumis. Elle tient compte de plusieurs facteurs et peut même comporter une clause...
interstice
Numériseur Créo iQsmart3 Épreuves numériques AGFA Grand Sherpa

CTP Créo Magnus 400 Imageuse Scitex Dolev 4 Press

Presse 2 couleurs Win 522

Presse 2 couleurs Win 522 Presse Heidelberg Speedmaster 6 couleurs

Graphiste
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le terme de graphiste correspond à un cursus précis dispensé dans des écoles qui préparent aux différents
métiers du graphisme. Connaissance de la typographie, de l'usage des signes et des images, de l'art de la
mise en page, composent les bases de l'enseignement qui peut se voir compléter par des spécialisations dans
le domaine de l'imprimé (édition), de l'interactivité (web, multimédia), voire de l'illustration ou de
l'animation (motion design).

Le Photograveur
Que fait-il ?
Effectue l'ensemble des opérations nécessaires à la reproduction et à la mise en forme de documents
originaux en noir et blanc ou en couleur (photo, dessin...) sur un matériel technique (film, cliché zinc,
typon...) destiné à la réalisation de la forme imprimante. Choisit le mode de reproduction du document
original, prépare et réalise la sélection après avoir effectué les réglages nécessaires (trame, contraste,
lumière...) et procède à la mise en forme du document sur différents supports techniques (film, cliché...).
Peut aussi réaliser les opérations de montage et d'imposition du document.

Conditions générale d'exercice


L'emploi/métier s'exerce en atelier de photogravure ou de reprographie et nécessite une position alternée
assise-debout. Le travail en obscurité ou l'exposition à de fortes sources lumineuses peuvent entraîner une
fatigue oculaire. La manipulation de produits chimiques (bains de développement) nécessite le respect des
règles de sécurité et le port de vêtements de protection (gants, blouse, masque...). Selon l'organisation de
l'entreprise, les horaires de travail peuvent être réguliers de jour, postés (2x8, 3x8...), de fin de semaine ou de
nuit. Le caractère irrégulier de l'activité peut entraîner des dépassements d'horaires.

Compétences techniques de base


- Choisir le mode de reproduction en fonction du document original et du mode d'impression.
- Préparer la sélection en intégrant les indications fournies et les caractéristiques du document original.
- Réaliser la sélection après avoir effectué les réglages nécessaires (trame, contraste, lumière...).
- Tirer le film et contrôler le résultat.
- Procéder aux retouches ou corrections nécessaires.

Compétences associées
- Maîtriser les techniques de la photographie.
- Posséder des notions de chimie et les connaissances technologiques liées au traitement de la couleur.

Compétences liées à l'emploi


- Effectuer des opérations avec soin et précision.
- Discriminer les couleurs.
- Posséder le sens de l'esthétique graphique.
- S'adapter à l'évolution des nouvelles technologies.
- Travailler en collaboration avec d'autres services.

Illustrateur
Selon le Dictionnaire de l'Académie française, un illustrateur est un artiste chargé de l'illustration d'un
ouvrage. L'exemple est donné de Gustave Doré qui fut l'illustrateur célèbre de Rabelais, Jean de La Fontaine
et du « Don Quichotte ». Les illustrateurs ont également excellé dans le domaine de la mode, la
collaboration de Gruau avec la maison Christian Dior en est un bel exemple.
Dans un sens plus large, un illustrateur est un artiste graphique qui met ses talents au service d’un projet afin
de l'imager. Ce projet peut être un livre, une illustration de mode pour la Haute couture ou pour un
magazine, une campagne publicitaire, un produit commercial, une notice technique, un site internet, etc.
Histoire
Il est probable que le métier d'illustrateur soit très ancien. Les textes de lois d'Hammourabi dans la
Mésopotamie antique sont illustrés de son portrait. Les moines du Moyen Âge illustrèrent (enluminèrent) les
manuscrits. On peut toutefois considérer la profession d'illustrateur telle que nous la connaissons comme
étant apparue vers la Renaissance avec l'arrivée de l'imprimerie et des techniques modernes de gravure. Elle
connût son apogée dans la mode à partir du début du XXe siècle avec des artistes comme Erté ou Gruau et
trouve aujourd'hui un nouveau débouché avec les medias high-tech comme internet.
Certains esprits critiques, sans doute attirés par l’image romantique du peintre mourant de faim à cause de
son génie non reconnu, ont reproché aux illustrateurs de vendre leur art. Il faut cependant se souvenir que le
mécénat a existé pendant des siècles et que Michelange n'a pas illustré la Chapelle Sixtine uniquement pour
l'amour de l'art. Van Gogh est un génie mort dans le besoin mais il est probable qu'il aurait apprécié de
vendre un peu plus de son œuvre de son vivant. L'image de l'artiste libre de contraintes financières est donc
un concept moderne qui ne doit pas déshonorer une profession respectable.
D'autres ont reproché aux illustrateurs de ne travailler que sur des formats et avec des média non nobles.
C'est oublier rapidement les plus grands noms de l'illustration américaine tels Howard Pyle ou N.C. Wyeth
ou française Erté,Gruau et beaucoup d'autres qui produisirent de véritables tableaux réduits ensuite à des
dimensions plus adaptées à la publication.

Les artistes qui ont consacré la totalité ou presque de leur carrière à l’illustration sont rares. On peut penser à
Alfons Mucha, Frank Frazetta. Mais il est encourageant de constater que des artistes de milieux divers y
soient venus à un moment ou un autre. Que cela soit parmi les grands peintres tels Picasso, parmi les
dessinateurs de Bandes dessinées tels Hergé, Jacques Tardi ou Yves Chaland ou les designers de mode
actuels comme Julien Fournié ou Christian Lacroix. Sans oublier bien sûr les écrivains qui ont illustré leurs
propres livres, tels Rudyard Kipling, Beatrix Potter, Antoine de Saint-Exupéry ou Jean de Brunhoff.

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