Mathématiques appliquées : Semestre 3
Mathématiques appliquées : Semestre 3
Semestre 3
Cours de
Mathématiques appliquées
Année 2022-2023
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Groupe :
Table des matières
3 Série de Fourier 21
3.1 Signaux périodiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.1 Préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.2 Amplitude et phase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1
3.2 Coefficients de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2.1 Calcul des coefficients de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2.2 Propriétés des coefficients de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.3 Série de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.4 Le théorème de Bessel-Parseval . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4 Produit de Convolution 33
4.1 Signaux classiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.1.1 Échelon, porte et triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.1.2 L’impulsion de Dirac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.2 Le produit de convolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.2.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.2.3 Interprétation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3 Exemples fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3.1 Convolution par l’échelon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3.2 Convolution par une porte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.3.3 Convolution par un Dirac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.4 Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.4.1 Formulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.4.2 Transformée de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.4.3 Fonction de transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5 Transformée en Z 43
5.1 Echantillonnage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.2 Transformée en Z d’un signal causal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.2.2 Domaine de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.3 Propriétés des transformées en Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
5.3.1 Linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
5.3.2 Décalage temporel (Retard) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.3.3 Multiplication par an (modulation) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.3.4 Multiplication par n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3.5 Décalage temporel (avance) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3.6 Convolution discrète . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.4 Transformée en Z inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
5.5 Application aux suites récurrentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6 Transformée de Fourier 51
6.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
6.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
6.1.2 La transformée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
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Chapitre 1
f : N → R
n 7→ f (n)
On note généralement :
u : N → R
n 7→ un
et on dit que un est le n-ième terme de la suite (un )n∈N.
Exemple.
1. un = 2n + 3 est une suite explicite. Avec
u0 = 2 × 0 + 3 = 3 u1 = 2 × 1 + 3 = 5 u2 = 2 × 2 + 3 = 7
5
2. un = 2n + 3 est une suite explicite. Avec
u 0 = 20 + 3 = 4 u 1 = 21 + 3 = 5 u 2 = 22 + 3 = 7
u0 = 3 u1 = 2 × u0 + 3 = 9 u2 = 2 × u1 + 3 = 21
Exemple.
Exemple.
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Exemple.
1. lim 2n = +∞ donc la suite un = 2n est divergente.
n→+∞
2 2
2. lim 1 − n
= 1 donc la suite un = 1 − n
est convergente.
n→+∞
3. La suite un = (−1)n n’admet pas de limite en +∞ car elle oscille entre −1 et 1. Cette
suite est donc divergente.
Remarque.
Lorsqu’on étudie la convergence d’une suite, c’est toujours en +∞ ! Faire tendre un nombre
entier n vers 0 (ou tout autre valeur finie) n’a aucun sens.
Remarque.
Si q ∈ R, |q| désigne la valeur absolue de q. Si q ∈ C, |q| désigne le module de q.
Exemple.
1. lim 1 × (1, 1)n = +∞ car q = 1, 1 > 1
n→+∞ 300
n
2. lim 12 = 0 car q = 12 < 1
n→+∞
n
3. lim 3 × − 51 = 0 car |q| = 15 < 1
n→+∞
√ n √ √
1+ 3i 12 +( 3)2
4. lim 3
= 0 car |q| = 3
= 23 < 1
n→+∞
3n 3n
3 n
5. lim 322n = 0 car 322n = 232 d’où |q| = 98 < 1
n→+∞
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1.1.3 Somme des termes d’une suite
PN
Définition. Soit (un )n∈N une suite et soit N ∈ N∗ . On note n=1 un la somme des N
premiers termes de la suite :
N
X
un = u1 + u2 + u3 + · · · + uN
n=1
Remarque.
Dans certains cas, la somme nePcommencera pas à l’indice 1. La somme des termes d’indices
compris entre n0 et N se note N n=n0 un .
Exemple.
P5
1. n=1 n = 1 + 2 + 3 + 4 + 5
P4 n 1 2 3 4
2. n=1 2 = 2 + 2 + 2 + 2
et plus généralement
N
X N − n0 + 1
uk = (un0 + uN ) ×
k=n0
2
Remarque.
Il ne faut pas retenir ces formules mais plutôt :
nombre de termes
Somme des termes d’une suite arithmétique = (premier terme+dernier terme)×
2
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Exemple.
31
X 32
1. −4n = (0 − 124) × = −1984
k=0
2
16
X 16 − 2 + 1
2. 3 + 2n = (7 + 35) × = 315
k=2
2
et plus généralement
N
X 1 − q N −n0 +1
u k = u n0 ×
k=n0
1−q
Remarque.
Il ne faut pas retenir ces formules mais plutôt :
1 − raisonnombre de termes
Somme des termes d’une suite géométrique = premier terme ×
1 − raison
Exemple.
X31
1 − 232
3 × 2n = 3 × = 3(232 − 1)
1−2
k=0
Définition. Soit (un )n≥0 une suite de nombres réels ou complexes. La série de terme
N
X
général un est la suite des sommes partielles SN = uk = u0 + u1 + u2 + · · · + uN .
k=0
+∞
X P
Cette série se note S = un ou un .
n=0
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Exemples.
1. La
P série de terme générale une suite arithmétique de raison 2 et de 1er terme 3 est
2n + 3.
P 3
2. La série de terme générale une suite géométrique de raison 21 et de 1er terme 3 est 2n
.
P
Définition. On dit que un converge, lorsque la suite (Sn ) a une limite finie. Dans ce
cas, cette limite est la somme de la série.
+∞
X n
X
S= un ⇔ S = lim uk
n→∞
n=0 k=0
Exemples.
P P P
1 n
1. 1 diverge. 2. 2n diverge. 3. 2
converge.
+∞
X
Remarque. La convergence de la série un ne dépend pas des premiers termes de la suite
n=0
(un )n≥0 .
+∞
X 1
Lorsque la série converge, qn =
n=0
1−q
Exemples.
+∞ P
π n
X 2. diverge.
−n 3
1. e converge.
n=0
X
Théorème. Si un converge, alors lim un = 0
n→+∞
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Exemples.
P P 1
1. (−1) × n diverge. 2. n sin n
diverge.
Exemple.
1
Soit Un = .
n(n + 1)
On peut écrire : Un = n1 − n+1 1
(D.E.S.).
XN
1 1
Par téléscopage : =1− .
n=1
n(n + 1) N + 1
+∞
X 1 1
Et donc = lim 1 − = 1.
n=1
n(n + 1) N →+∞ N + 1
+∞
X 1
Donc la série converge vers 1.
n=1
n(n + 1)
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Exemples.
P1 P 1
P
1. diverge. 2. converge. 3. √1 diverge.
n n2 n
Théorème. Soient (an ) et (bn ) deux suites réelles, positives et telles que 0 ≤ an ≤ bn à
partir d’un certain rang. Alors :
X X
bn converge ⇒ an converge
X X
an diverge ⇒ bn diverge
Exemples.
X 1 1 1
1. La série converge, car n2 +1
≤ n2
.
n2 +1
Théorème. Soient (an ) et (bn ) deux suites réelles, positives et telles que an ∼ bn . Alors
+∞
X X
an et bn sont de même nature.
Exemples.
P n n
1. n2 (n+1)
converge car n2 (n+1) ∼ 12 ,
+∞ n
P
2. sin 21n converge car sin 21n ∼ 21n ,
+∞
P
3. ln 1 + n1 diverge car ln 1 + n1 ∼ n1 .
+∞
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Chapitre 2
Les propriétés suivantes permettent généralement de calculer très rapidement une intégrale,
sans utiliser l’une des méthodes de calcul de la suite du chapitre.
Exemple.
Z 4
1. 3dt = 3 × 4 = 12
0
Z 0
2×2
2. tdt = − = −2
−2 2
13
2.1.2 Parité
Théorème.
Soit a un réel positif et soit f une fonction
Z a définie sur l’intervalle [−a, a].
• Si f est une fonction impaire alors f (t)dt = 0
Z a −a Z a
• Si f est une fonction paire alors f (t)dt = 2 f (t)dt
−a 0
Exemple.
Z π
1. cos(t) sin3 (t)dt
−π
Z 3
2. t3 − 5t + 1dt
−3
Théorème.
Soit T un réel positif et soit f une fonction périodique. On a alors
Z T Z t+T
∀t ∈ R : f (t)dt = f (t)dt
0 t
Autrement dit : le calcul de l’intégrale de f sur une période ne dépend pas de la période
choisie. R
On note alors [T ] f (t)dt l’intégrale sur une période.
Exemple.
Z π Z π
2
1. cos(2t)dt = cos(2t)dt
0 − π2
Z 3π Z π
2. cos(2t)dt = 3 × cos(2t)dt
0 0
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2.2.1 Formulaire
On renvoie au tableau 2.1 pour un résumé des primitives à connaı̂tre par coeur. Les tableaux
suivants regroupent les primitives classiques à connaı̂tre !
f (t) F (t)
f (t) F (t)
u′ (t)(u(t))α (α ∈ R, α 6= −1)
tα (α ∈ R, α 6= −1)
1 u′ (t)
t u(t)
1 u′ (t)
(n ∈ N, n 6= 1) (n ∈ N, n 6= 1)
tn (u(t))n
1 u′ (t)
√ p
t u(t)
et u′ (t)eu(t)
1 u′ (t)
1 + t2 1 + (u(t))2
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u′ (t)
2.2.2 Reconnaı̂tre et u′(t)un(t) avec u(t) = sin(αt) ou u(t) = cos(αt)
u (t)
n
(α ∈ R et n ∈ N)
Pour calculer les fonctions du type (avec α ∈ R et n ∈ N) :
P ′ (t)
2.2.3 Reconnaı̂tre n avec P un polynôme (n ∈ N)
P (t)
Q
Cette méthode peut s’appliquer lorsqu’on a un quotient de polynômes du type et que
′
Pn
deg(Q) = deg(P ) − 1. Il faut essayer de faire « apparaı̂tre » P au dénominateur.
Exemple.
Z 3 Z 2 Z 2
2 t2 + 2 t+1
1. dt 2. dt 3. dt
2 2t − 3 1 t3 + 6t 1 (t2+ 2t)2
P ′ (t)
2.2.4 Reconnaı̂tre avec P un polynôme
1 + P 2 (t)
On utilise en particulier cette technique pour calculer les intégrales de fonctions du type
1
avec ∆ = b2 − 4ac < 0
at2 + bt + c
.
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Exemple.
Z 1 Z 1
1 2
1. 2
dt 3. dt
0 t +1 0 4t2 + 1
Z 1 Z 1
1 1
2. 2
dt 4. 2
dt
0 t +4 0 t − 2t + 3
" Commencer par vérifier si on connaı̂t une primitive de ces fonctions (voir la méthode 2.2) !
• Méthode :
On linéarise en utilisant les formules d’Euler :
2. cos(3t) sin(t)dt
0
" Commencer par vérifier si on connaı̂t une primitive de ces fonctions (voir la méthode 2.2) !
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Remarque. Pour les fractions rationnelles du type :
P ′ (t) P ′ (t)
1. (avec n ∈ N) 2.
P n (t) P 2 (t) + 1
on applique la méthode 2.2 !
• Méthode :
P (t)
On effectue la décomposition en éléments simples de .
Q(t)
Exemple.
Z 3 Z 4
2 t+2
1. 2
dt 3. dt
2 t −1 3 t3 − 4t2 + 4t
Z 3 2 Z 4
t +1 t+1
2. dt 4. dt
2 t−1 3 (t2 + 1)(t + 2)
" Il faut bien choisir quelle fonction on intègre et quelle fonction on dérive de façon à se
ramener à une intégrale plus simple !
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Remarque. Il existe un moyen mnémotechnique pour choisir quelle fonction intégrer et quelle
fonction dériver :
Exemple.
Z 1 Z 1
1. e2t (t + 1)dt 3. (2t − 3) cos(πt)dt
Z0 3 0
2. t2 ln(t)dt
2
Remarque. Lorsqu’on fait un changement de variable dans une intégrale il faut modifier les 3
éléments qui la définisse :
• Les bornes
• L’expression de la fonction
• Le « dt »
Par ailleurs, on veillera à ne jamais avoir une intégrale où apparaissent les 2 variables
simultanément !
Exemple.
Z 4
1 √
1. √ dt on pose x = t
0 1+ t
Z 1√
2. 1 − t2 dt on pose t = cos(x)
0
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Chapitre 3
Série de Fourier
Définition. Soit f : R → R une fonction. La fonction f est dite C 1 par morceaux sur
[a, b] lorsque f et f ′ sont continues par morceaux sur tout segment de [a, b] (c’est à dire
continues partout sauf éventuellement en un nombre fini de points et f et f ′ admettent
une limite à gauche et à droite en ces points).
Exemple.
La fonction définie par :
2
0
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1
−2
21
Définition. Une fonction est dite T -périodique lorsque, pour tout t ∈ R,
f (t + T ) = f (t − T ) = f (t).
2π
Lorsque T est la période d’un signal, la pulsation ω est le nombre ω = .
T
f
2×amplitude
période T
s(t) = A sin(ωt + ϕ)
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Exemple. √
Trouver la phase et l’amplitude du signal s(t) = 3 cos(2t) + sin(2t)
q√
D’après le théorème précédent, on a A = ( 3)2 + 12 = 2 et
1
cos(ϕ) =
2
√
sin(ϕ) = 3
2
π π
On en déduit que ϕ = , et donc s(t) = 2 sin 2t + .
3 3
Exemple.
On considère le signal temporel donné par
√
s(t) = cos(t) + 3 cos(2t) + sin(2t) + sin(3t) + cos(4t) − sin(4t)
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3.0 Amplitude
2.5
3π/4
2 Phase b
2.0 b
√ π/2
1.5 b 2 1.570 b
π/3
1 1 b
1.0 b b
0.785
0.5 0 ω
0 b b b b 0 b b b b
−0.5 0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 1.0−0.5 0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5
−0.5
−0.785
−1.0
Exemple.
On considère par exemple le signal temporel carré défini par
(
0 si 0 < t ≤ π
s(t) =
1 si π < t ≤ 2π
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1
a0 (s) =
2
∀n ∈ N∗ , an (s) = 0
n
∀n ∈ N∗ , bn (s) = (−1) − 1
πn
Parfois, il est plus facile de passer dans les complexes pour faire les calculs et c’est pourquoi
on introduit les coefficients de Fourier exponentiels.
Définition. On appelle coefficients de Fourier exponentiels de f les nombres complexes
suivant : Z
1
∀n ∈ Z, cn (f ) = f (t)e−inωt dt.
T [T ]
Exemple.
Calcul des coefficients de Fourier exponentiels de la fonction 1-périodique qui vaut exp x dans
[0; 1[ :
Z 1
∀n ∈ Z, cn = ex e−2iπnx dx
Z0 1
= e(1−2iπn)x dx
0
1 (1−2iπn)x 1
= e 0
1 − 2iπn
=
1
= e(1−2iπn) − 1
1 − 2iπn
=
1
= (e − 1)
1 − 2iπn
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3.2.2 Propriétés des coefficients de Fourier
Exemple.
Calcul des coefficients de Fourier du signal triangulaire f suivant :
b
1 b b b
b b
0 b b b
−2 −1 0 1 2
Z 1 1
t2 1
a0 = −t + 1dt = − + t =
0 2 0 2
1 − (−1)n
an = 2
π 2 n2
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an (f ′ ) = nωbn (f ) et bn (f ′ ) = −nωan (f )
Exemple.
Le signal triangulaire précédent étant continu et C 1 par morceaux, on peut obtenir, grâce aux
calculs précédents, les coefficients de Fourier de la fonction représentée par
0
−2 −1 0 1 2
−1
Nous allons maintenant faire le lien entre les coefficients de Fourier exponentiels et les
coefficients de Fourier trigonométriques.
Théorème. Soient f et g deux fonctions continues par morceaux, périodiques de même
période, et λ ∈ R
1. Si g(t) = f (t − τ ), alors cn (g) = exp−inωτ cn (f ).
1
2. cn = 2
(an − ibn )
3. a0 = c0 , an = cn + c−n = cn + cn et bn = i(cn − cn ).
4. an = 2Re(cn ) et bn = −2Im(cn ).
5. ⋆⋆ lim |c | = 0.
n
n→+∞
Exemple.
Soit la fonction 1-périodique qui vaut exp x dans [0; 1[. On a vu que :
1
cn = (e − 1)
1 − 2iπn
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Donc on trouve les coefficients de Fourier trigonométriques de f :
1 1 2(e − 1)
an = + (e − 1) =
1 − 2iπn 1 + 2iπn 1 + 4π 2 n2
et
1 1 4πn(e − 1)
bn = i − (e − 1) = −
1 − 2iπn 1 + 2iπn 1 + 4π 2 n2
Ce calcul aurait été plus long en calculant directement les coefficients trigonométriques...
Exemple.
Reprenons le signal triangulaire f dont nous avons précédemment calculé les coefficients de
Fourier :
b
1 b b b
b b
0 b b b
−2 −1 0 1 2
Définition. La série de Fourier d’une fonction f converge en t si lim SN [f ](t) est finie.
N →+∞
On note alors cette limite S[f ](t).
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Semestre 3, 2022-2023 Mathématiques
Théorème (Dirichlet).
[N ]
Soit f une fonction T -périodique, C 1 par morceaux. Alors, pour tout t ∈ R, Sf (t)
converge et
f (t+ ) + f (t− )
Sf (t) =
2
+ −
avec f (t ) = lim f (x) et f (t ) = lim f (x).
x→t x→t
x>t x<t
Remarque.
— Lorsque f est continue en t, on a f (t+ ) = f (t− ) et donc Sf (t) = f (t) .
— Le théorème de Dirichlet s’interprète graphiquement par : les courbes des séries de
[N ]
Fourier partielles Sf tendent à ressembler à la courbe du signal f lorsque N tend vers
[N ]
l’infini. Par ailleurs, lorsque f admet un saut en t, alors la courbe de Sf passe par la
valeur moyenne avant et après le saut de f .
Exemple.
On reprend l’exemple de la fonction créneau étudiée précédemment. On a tracé sur le graphe
ci-dessous différentes sommes partielles
1.0
0.8
0.6
0.4
0.2
−3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7
Remarque.
— Pour n = 0 on représente la valeur moyenne a0 .
— Le spectre de f permet de voir les termes qui compte dans la série de Fourier : si An est
grand, le terme d’ordre n compte beaucoup, et si An est petit, le terme d’ordre n
compte peu.
— D’après les théorèmes précédents, les amplitudes des harmoniques tendent vers 0.
29/68
Exemple.
Considérons la série de Fourier du signal en créneaux du début du chapitre :
+∞
1 X (−1)n − 1
Sf (t) = + sin(nt)
2 n=1 πn
2/π
b
0.5 b
2/(3π)
b
2/(5π) 2/(7π)
b
b
b b b
−0.5 0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5 7.0 7.5 8.0 8.5
Remarque.
L’énergie moyenne est égale au carrée de la valeur efficace du signal : E(f ) = Vef2 f .
Exemple.
Considérons la série de Fourier du signal en créneaux du début du chapitre :
+∞
1 X (−1)n − 1
Sf (t) = + sin(nt)
2 n=1 πn
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Vef2 f ≃ 0.48739
31/68
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Chapitre 4
Produit de Convolution
Les fonctions suivantes sont des fonctions de références, qui interviendrons de manière
récurrente dans ce chapitre et les suivants.
Définition.
2. La fonction créneau unité, appelée aussi fonction porte, est définie sur R par
1 si x ∈ − 1 ; 1
Π(x) = 2 2
0 sinon
33
4.1.2 L’impulsion de Dirac
Soit ǫ > 0. Considérons une fonction Πǫ , définie par
h i
1 si t ∈ − ǫ ; ǫ
Πǫ (t) = ǫ 2 2
0 sinon
1/ǫ
−ǫ/2 ǫ/2
Remarque. Plus ǫ est petit, plus le support de la porte est petit et plus l’amplitude est
grande. Cependant, quelque soit la valeur d’ǫ l’intégrale de Πǫ sur R vaut toujours 1.
Définition. On appellera impulsion de Dirac la limite des fonctions Πǫ quand ǫ tend vers
0 et que l’on notera δ.
δ(t) = lim Πǫ (t)
ǫ→0
R
On note δ(t) son poids qui, par définition, vaut 1.
L’impulsion de Dirac vérifie (propriétés admises) :
δ(t) = 0 si t 6= 0
Z +∞
δ(t) = 1
Z−∞+∞
f (t)δ(t) = f (0) si f continue en 0
−∞
f (t) × δ(t) = f (0) × δ(t)
Remarque. Ceci n’est pas cohérent avec l’analyse « classique ». On utilise ici la théorie des
distributions que nous n’allons pas développer ici.
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La représentation de l’impulsion de Dirac se fait avec une flèche dont la hauteur représente le
poids de la distribution :
1.0
δ(t)
0.5
0
−1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0 1.5
−0.5
Théorème. Soit τ un nombre réel. L’impulsion δ(t − τ ) est une impulsion de Dirac de
poids 1 et retardée de τ .
1.0 δ(t)
0.5
0
−1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0
−0.5
Autrement dit, le produit d’une fonction par une impulsion retardée de τ est égal à une
impulsion retardé de τ et de poids f (τ ).
35/68
Remarque. On utilise ainsi une somme d’impulsions espacées régulièrement pour effectuer
l’echantillonnage d’un signal :
N
X
f (t) × δ(t − kTe )
k=n
0
× =
0 0
−1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0 1.5 −1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0 −1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0
−0.5 −0.5 −0.5
et f (x)dx convergent.
−∞
1
Exemple. f (t) = e−t U(t), g(t) = , h(t) = sin(t). Les fonctions f et g sont intégrables,
1 + t2
mais pas h.
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Exemple.
Soient f et g les fonctions définies par : f (t) = e−t U(t) et g(t) = U(t). On a alors
Z +∞
f ⋆ g(t) = f (x)g(t − x)dx (4.1)
−∞
Z +∞
= e−x U(x)U(t − x)dx (4.2)
−∞
Z t
= e−x dx (4.3)
0
−x t
= −e 0 (4.4)
= 1 − e−t (4.5)
Le passage de la ligne (4.2) à la ligne (4.3) n’est valable que pour t ≥ 0. Donc la fonction
f ∗ g est causale :
f ⋆ g(t) = (1 − e−t )U(t)
4.2.2 Propriétés
La démonstration de chacune (sauf ⋆⋆ ) de ces propriétés élémentaires est exigible. . .
Théorème. Soient f, g, h trois fonctions telles que chacun des produits de convolution
considérés existent, et λ ∈ R.
1. f ∗ g = g ∗ f
2. f ∗ (g + h) = f ∗ g + f ∗ h
3. f ∗ (λg) = (λf ) ∗ g = λ(f ∗ g)
4. f ∗ (g ∗ h) = (f ∗ g) ∗ h = f ∗ g ∗ h ⋆⋆
Théorème. Soient f, g deux fonctions de classe C 1 par morceaux telles que chacun des
produits considérés existent, et soit τ ∈ R. On note fτ la fonction retardé de τ (i.e.
fτ (t) = f (t − τ )). On a
(fτ ∗ g) = f ∗ gτ = (f ∗ g)τ
Si de plus f est continue sur R, on a alors :
f ′ ∗ g = (f ∗ g)′
37/68
4.2.3 Interprétation graphique
Lorsque t est fixé, le produit de convolution de f par g peut être interprété comme la
moyenne de f à l’intérieur d’une fenêtre « glissante » dont la position est donnée par t.
Par exemple, le produit de convolution Π ∗ Π (qui se calcule aussi directement) peut
s’interpréter de la façon suivante :
x x
t 0 1 0 t 1 0 1 t
On obtient donc
Π ∗ Π(x) = Λ(x)
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(f ∗ δ)(t) = f (t)
Z +∞
Démonstration. On a (f ∗ δ)(t) = (δ ∗ f )(t) = δ(x)f (t − x)dx = f (t) d’après la défintion
−∞
de δ (car ft : x 7→ f (t − x) s’annule pour t = x).
Remarque. δ est l’élément neutre pour le produit de convolution.
4.4 Application
4.4.1 Formulaire
Fonction Transformée de Laplace Fonction Transformée de Laplace
1 1
U(t) e−at U(t)
p p+a
1 1
tU(t) te−at U(t)
p2 (p + a)2
n! p
tn U(t) cos(ωt)U(t)
pn+1 p2 + ω2
ω
sin(ωt)U(t)
p2 + ω2
R +∞
Démonstration. Lδ (p) = −∞
δ(t)e−pt dt = 1 car t 7→ e−pt vaut 1 pour t = 0.
39/68
Théorème (Admis). Si f et g sont deux fonctions causales, admettant chacune une trans-
formée de Laplace. Alors, on a :
Exemple.
1
1. Calcul de la transformée de Laplace inverse de
p2 (p
+ 1)
2p
2. Calcul de la transformée de Laplace inverse de
(p + 1)2
e(t) s(t)
Système
E(p) S(p)
Système
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Par ailleurs, lorsque le signal d’entrée est l’impulsion δ(t), sa transformée de Laplace E(p)
vaut 1, et donc la relation (4.6) devient S(p) = H(p).
41/68
42/68
Chapitre 5
Transformée en Z
5.1 Echantillonnage
Définition. Soit f une fonction définie sur R et soit Te un réel strictement positif.
On appelle signal échantillonné associé à f la suite de nombres réels
n ∈ Z 7→ f (nTe ).
b
b
−Te −Te
...
b
...
Te 2Te 3Te Te 2Te 3Te
b
43
Exemples.
1. Le signal rampe x(n) = nU(n) est obtenue par échantillonnage de la fonction définie
par f (t) = t avec une période de 1.
2. Soit un signal exponentiel f défini par f (t) = e−αt U(t). Pour la période
d’échantillonnage T , l’échantillonné est x(n) = e−αnT U(n) = (e−αT )n U(n) (c’est une
suite géométrique).
Définition. Un signal x est discret lorsque ses valeurs sont en bijection avec Z, c’est-à-dire
que l’on peut désigner ses valeurs par une suite (x(n))n∈Z.
Il est causal lorsque x(n) = 0, ∀n < 0.
Exemples (Fondamentaux).
1. x(n) = δ(n) =⇒ X(z) = 1
n 0 1 2 3 4
5 ...
2. =⇒ X(z) = 1 + 4z −1 + 6z −2 + 4z −3 + z −4 = (1 + z −1 )4
x(n) 1 4 6 4 1
0. . .
1
3. x(n) = U(n) =⇒ X(z) =
1 − z −1
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1
4. x(n) = an U(n) ∀a ∈ R⋆ =⇒ X(z) =
1 − az −1
z −1
5. x(n) = nU(n) =⇒ X(z) =
(1 − z −1 )2
Remarque. Chacune des transformées en Z des exemples précédents n’existe que sur une
partie de l’ensemble des nombres complexes, appelée domaine de convergence. On peut voir,
par exemple, lorsque on démontre l’exemple 3, qu’il est nécessaire d’avoir |z| > 1 pour que la
transformée en Z converge.
un+1 P
2. Critère de D’Alembert : On suppose que lim = L. Alors un est :
n→+∞ un
(
convergente si L < 1
divergente si L > 1.
Exemples.
n 1
P p 2n + 1 n
2
2n+1 n
1. 3n−5
converge car lim n |un | = lim = <1
n→+∞ n→+∞ 3n − 5 3
P n! un+1 (n + 1)! 2n n+1
2. 2n
diverge car lim = lim × = lim = +∞ > 1
n→+∞ un n→+∞ 2n+1 n! n→+∞ 2
45/68
Critères de convergence appliqués à la transformée en Z
D’après le critère de D’Alembert :
Théorème. Soit x un signal discret causal et soit X sa transformée en Z.
x(n + 1)
On note r = lim
n→+∞ x(n)
+∞
X
X(z) = x(n)z −n converge ssi |z| > r
n=0
Exemple.
+∞
X
Le domaine de convergence de X(z) = nz −n est |z| > 1.
n=0
Remarque.
Tant que le signal est “négligeable” par rapport à une suite géométrique, le domaine de
convergence sera |z| > 1.
Théorème. Quels que soient (x(n)) et (y(n)) deux signaux discrets et (α, β) ∈ C2
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Exemples.
1. La transformée en z de x(n) = (3n + 2)U(n) est
z −1 1
X(z) = 3 + 2
(1 − z −1 )2 1 − z −1
1 − cos(ω)z −1
x(n) = cos(ωn)U(n) =⇒ X(z) =
1 − 2 cos(ω)z −1 + z −2
X(z) = z −k X0 (z).
z −1
Exemple. x(n) = U(n − 1) =⇒ Z(x) =
1 − z −1
Théorème. Soit x0 un signal causal discret. On note x le signal discret défini pour tout
n ∈ Z par x(n) = nx0 (n). Alors
Théorème. Soit x0 un signal causal discret. On note x le signal discret défini pour tout
n ∈ Z par x(n) = x0 (n + 1)U(n). Alors
Ce dernier résultat sera surtout utilisé dans la dernière partie de ce chapitre : résolution
d’équations aux différences.
Définition. Soient a(n) et b(n) deux signaux discrets causaux. On appelle produit de
convolution (ou produit de Cauchy) le signal discret causal a ⋆ b défini par
n
!
X
a ⋆ b(n) = a(k) × b(n − k) U(n)
k=0
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1
Exemple. On note a(n) = U(n) et b(n) = nU(n). On sait que A(z) = et
1 − z −1
z −1
B(z) = .
(1 − z −1 )2
n(n + 1) z −1
On a donc la transformée en Z de a ⋆ b(n) = U(n) : X(z) = .
2 (1 − z −1 )3
Remarque.
— Comme en continu, le produit de convolution discret est commutatif.
— On obtient un résultat en tout point similaire à celui de la transformée de Laplace du
produit de convolution de deux fonctions causales.
— Ce résultat va nous permettre de déterminer la transformée en Z inverse de certaines
transformées.
Il existe une formule permettant de déterminer le signal x(n) connaissant X(z) mais le calcul
fait appel à un calcul intégrale le long d’un chemin complexe...
Nous allons préférer utiliser la même méthode que pour déterminer la transformée de Laplace
inverse : par identification.
49/68
z
Exemple. Soit la fonction X(z) = . Déterminons le signal x(n) dont X est la
(z − 1)(z + 2)
transformée en Z :
1
X(z) = z ×
(z − 1)(z + 2)
a b
= z× +
z−1 z+2
1/3 1/3
= z× −
z−1 z+2
1 z 1 z
= × − ×
3 z−1 3 z+2
1 1 1 1
= × − ×
3 1−z −1 3 1 + 2z −1
Méthode :
— On considère la suite comme un signal causal discret
— On applique la transformée en Z à l’équation de récurrence.
— On utilise la propriété de l’avance.
— On obtient la transformée de x
— On détermine xn en passant à la transformée inverse.
Remarque. La relation de récurrence définie dans l’exemple ci-dessus est la définition de la
suite de Fibonacci.
50/68
Chapitre 6
Transformée de Fourier
6.1 Définitions
6.1.1 Introduction
On souhaite prolonger ce que l’on a vu dans les séries de Fourier aux cas des fonctions non
périodiques.
On va définir un opérateur F qui à un signal f associe une fonction notée Ff (ou F (f ) . Puis
on cherchera, comme pour les séries de Fourier et le théorème de Dirichlet, des conditions
pour obtenir une « transformation inverse » permettant de reconstruire f à partir de F .
6.1.2 La transformée
Remarques.
Z +∞
— Ff existe car |f (t)|dt < ∞.
−∞
51
— Ff est une fonction continue qui tend vers zéro quand s tend vers l’infini.
— A priori, Ff (s) ∈ C ; mais nous verrons par la suite que, sous certaines conditions, les
images de Ff sont des réels ou des imaginaires purs.
Démonstration. Pour montrer que Ff tend vers 0 à l’infini, il suffit de faire une intégration
par partie, possible car f est C 1 par morceaux.
Définition. La courbe d’équation y(s) = |Ff (s)| (module de Ff ) est appelée le spectre
d’amplitude de f
Π F (Π)
1.0
1.0 0.8
0.6
0.5 0.4
0.2
f 0
−4 −2−0.2 0 2 4
−1.0 −0.5 0 0.5 1.0
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2
sin(πs)
Alors FΛ (s) = si s 6= 0 et FΛ (s) = 1.
πs
Λ F (Λ)
1.0
0.8
0.5
0.6
0.4
0
−1.5 −1.0 −0.5 0 0.5 1.0 1.5 0.2
−0.5
−3 −2 −1 0 1 2 3
6.3 Propriétés
6.3.1 Parité
Théorème.
2. Si f est une fonction réelle et impaire, alors Ff est imaginaire pure et paire et
Z +∞
Ff (s) = −2i f (t) sin(2πst)dt.
0
Z 0 Z +∞
−2iπst
Démonstration. 1. Ff (s) = f (t)e dt + f (t)e−2iπst dt
−∞ 0
Z +∞ Z +∞
= f (−t)e2iπst dt + f (t)e−2iπst dt par changement de variable
Z 0+∞ Z +∞0
53/68
Exemple. On considère le « train d’onde » f défini par :
( h π πi
cos(t) si t ∈ − ;
f (t) = 2 2
0 sinon
Comme f est paire, on a
Z π Z π
2 2
Ff (s) = 2 cos(t) cos(2πst)dt = cos((2πs + 1)t) + cos((2πs − 1)t)dt
0 π 0
π
sin (2πs + 1) sin (2πs − 1)
soit Ff (s) = 2 + 2 .
2πs + 1 2πs − 1
Ff +λg = Ff + λFg
∀t ∈ R, g(t) = f (at).
3. Formule du retard :
Soit a un réel (positif pour un retard...). On pose,
∀t ∈ R, g(t) = f (t − a).
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Exemple.
1.0
1.0 0.8
0.6
0.5 0.4
0.2
f 0
−4 −2−0.2 0 2 4
−1.0 −0.5 0 0.5 1.0
sin(πs)
2. Soit f (x) = Π(x − 0, 5). Alors, Ff (s) = e−iπs .
πs
3. Grâce à la transformée d’une dérivée, on peut retrouver la transformée de la fonction
triangle à l’aide de celle de la fonction porte.
Remarque.
La transformée de Fourier d’un produit de convolution est donc le produit (classique) des
transformées.
55/68
On admettra le théorème suivant :
Théorème (Formule d’inversion). Si f est C 1 par morceaux et absolument intégrable dont
la transformée de Fourier est notée fˆ alors
1 +
Ff−1 −
ˆ (t) = [f (t ) + f (t )].
2
Si de plus f est continue, alors,
Ff−1
ˆ (t) = f (t).
Exemple (Applications).
On a pu observer que FΠ × FΠ = FΛ , on en déduit que Λ = Π ∗ Π.
Remarque.
Z +∞
On a donc vu que, pour une fonction continue, f (x) = fˆ(t)e2iπxt dt.
Z +∞ −∞
En particulier : Z Z
∞ ∞
2
f (t) dt = |Ff (s)|2 ds.
−∞ −∞
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Remarque.
— Ce résultat s’interprète par le fait que l’énergie moyenne du signal temporel f est égale
à l’énergie moyenne du signal fréquentiel Ff .
Autrement dit, la transformée de Fourier conserve l’énergie.
— En mathématiques, on utilisera ce résultat pour calculer des intégrales. Il arrive en effet
que l’intégrale du carré de Ff soit plus simple à calculer que l’intégrale du carré de f .
57/68
58/68
Chapitre 7
Exemple.
1. Le second membre de l’équation différentielle y ′′ (t) − 3y ′ (t) + 2y(t) = t − 3 est
f (t) = t − 3
2. Le second membre de l’équation différentielle 2y ′(t) + 3y(t) = sin(3t) est f (t) = sin(3t)
3. Le second membre de l’équation différentielle y ′′ (t) − 2y(t) = e−4t est f (t) = e−4t
Définition. On appelle solution particulière de l’équation (7.1) une fonction, que l’on
peut noter yp (x), qui est solution de l’équation (7.1).
Exemple.
1 3
1. Vérifier que yp (t) = t − une solution particulière de l’équation différentielle
2 4
y ′′ (t) − 3y ′(t) + 2y(t) = t − 3
59
1 2
2. Vérifier que yp (t) = sin(3t) − cos(3t) une solution particulière de l’équation
15 15
différentielle 2y ′(t) + 3y(t) = sin(3t)
1
3. Vérifier que yp (t) = e−4t une solution particulière de l’équation différentielle
14
y ′′ (t) − 2y(t) = e−4t
ar 2 + br + c (7.3)
Les solutions de l’équation différentielle homogène (7.2) vont dépendre des solutions du
polynôme caractéristique. Plus précisément, on a le théorème suivant :
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Exemple.
1. Déterminer l’ensemble des solutions de l’équation différentielle (7.4) :
61/68
7.2 Résolution de l’équation avec second membre
7.2.1 Ensemble des solutions
Théorème. Soit yp une solution particulière de l’équation (7.1). Alors, les solutions de
l’équation (7.1) sont toutes de la forme :
Remarque.
Cela signifie que l’on obtient toutes les solutions de l’équation (7.1) en sommant les solutions
de l’équation homogène associée (7.2) et une solution particulière de l’équation (7.1).
Exemple.
On veut déterminer l’ensemble des solutions de l’équation différentielle :
Exemple.
On considère l’équation différentielle y ′′(t) − 3y ′ (t) + 2y(t) = −3.
On recherche une solution particulière sous la forme d’une constante : yp (t) = k avec
k ∈ R à déterminer.
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On dérive 2 fois : yp′ (t) = 0 et yp′′ (t) = 0, puis on remplace dans l’équation : 2k = −3.
Par identification : k = − 32 .
Donc la fonction yp (t) = − 23 est une solution particulière de l’équation
y ′′ − 3y ′ + 2y = −3.
• Cas 2 : Si f (t) = P (t) est un polynôme, alors on recherche une solution particulière
sous la forme d’un polynôme de même degré que P .
Exemple.
On considère l’équation différentielle y ′′ (t) − 3y ′(t) + 2y(t) = t − 3.
On recherche une solution particulière sous la forme d’un polynôme de degré 1 :
yp (t) = at + b avec a ∈ R et b ∈ R deux constantes à déterminer.
On dérive 2 fois : yp′ (t) = a et yp′′(t) = 0, puis on remplace dans l’équation :
0 − 3a + 2(at + b) = t − 3.
Par identification : 2a = 1 et 2b − 3a = −3.
1 3
Donc a = et b = − .
2 4
1 3
Donc la fonction yp (t) = t − est une solution particulière de l’équation
2 4
y ′′ (t) − 3y ′(t) + 2y(t) = t − 3.
Exemple.
On cherche une solution particulière de (E) 2y ′′(t) + y ′(t) − y(t) = e2t .
On cherche une solution particulière sous la forme yp (t) = ke2t , avec k ∈ R une
constante à déterminer. On dérive yp deux fois et on remplace les fonctions dans (E) :
63/68
Exemple.
On considère l’équation différentielle
y ′′(t) − 2y ′(t) + y(t) = cos(t) + 3 sin(t) (7.8)
On recherche une solution particulière sous la forme : yp (t) = A cos(t) + B sin(t) avec A
et B deux constantes à déterminer.
On calcule yp′ et yp′′ : yp′ (t) = −A sin(t) + B cos(t) et yp′′ (t) = −A cos(t) − B sin(t).
On remplace dans le membre de gauche de (7.8) :
yp′′ (t) − 2yp′ (t) + yp (t) = 2A sin(t) − 2B cos(t).
On procède ensuite par identification : on veut que
2A sin(t) − 2B cos(t) = cos(t) + 3 sin(t).
3 1
On en déduit que A = et B = − .
2 2
3 1
Une solution particulière de l’équation différentielle (7.8) est yp (t) = cos(t) − sin(t)
2 2
Remarque.
Si le second membre est également solution de l’équation différentielle homogène, il faut
chercher une solution particulière sous la forme yp (t) = t(A cos(ωt) + B sin(ωt)) avec A et B
deux constantes à déterminer.
Exemple.
Soit l’équation différentielle (E) :
y ′′(t) + 4y(t) = 4 cos(2t) (E)
1. Résoudre l’équation homogène associée à (E).
2. Est-il possible de trouver une solution particulière de (E) de la forme
yp (t) = A cos(2t) + B sin(2t) ?
3. Montrer que la fonction y(t) = t sin(2t) est solution de (E).
Principe de superposition Le résultat suivant est utile pour rechercher une solution
particulière d’une équation différentielle dont le second membre f (t) s’écrit comme la somme
de plusieurs fonctions.
Théorème. On considère une équation différentielle du second du type :
Soit y1 une solution particulière de ay ′′(x) + by ′ (x) + cy(x) = f1 (x) et soit y2 une solution
particulière de ay ′′ (x) + by ′ (x) + cy(x) = f2 (x).
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Mathématiques Deuxième année IUT Cachan, GEII 2
Semestre 3, 2022-2023 Mathématiques
Remarque.
Remarquons que l’on impose la valeur à y et y ′ au même point t0 .
Exemple.
On s’intéresse au système différentiel suivant :
′′
y (t) − 2y ′ (t) + y(t) = cos(t) + 3 sin(t)
y(0) = 0
y ′(0) = 0
1. Déterminons l’ensemble des solutions de l’équation homogène associée
2. Déterminons la valeur des constantes a et b pour que y(t) = a cos(t) + b sin(t) soit
solution de l’équation différentielle :
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On remplace dans le membre de droite de (7.11) :
On veut que 2a sin(t) − 2b cos(t) = cos(t) + 3 sin(t). Par identification, on en déduit que
3 1
a = et b = − .
2 2
3 1 t 2
S= t → cos(t) − sin(t) + (A + Bt)e /(A, B) ∈ R .
2 2
3 1
y(t) = cos(t) − sin(t) + (A + Bt)et .
2 2
Calculons y ′ :
3 1
y ′(t) = − sin(t) − cos(t) + Aet + B(et + tet ).
2 2
Les conditions y(0) = 0 et y ′ (0) = 0 conduisent au système suivant :
3
A+
= 0
2
1
− +A+B = 0
2
3
On en déduit A = − et B = 2. L’unique solution de de (7.11) vérifiant de plus
2
′ 3 t sin(t) 3 cos(t)
y(0) = 0 et y (0) = 0 est y(t) = 2t − e − + .
2 2 2
Remarque.
On obtient une unique solution car le fait d’imposer une condition initiale à la fonction
permet de fixer les constantes intervenant dans la forme générale des solutions.
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Semestre 3, 2022-2023 Mathématiques
On a également :
Exemple.
(
y ′′ + 4y ′ − 5y = e2t U(t) (E)
y(0) = 1, y ′ (0) = 2
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On applique la transformée de Laplace. On obtient :
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