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DRX Chapitre I

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LA DIFFRACTION DES RAYONS X

PAR LES MATÉRIAUX

Master Chimie-Physique Analytique et Matériaux


Pr. Mouloud EL MOUDANE
Laboratoire des Matériaux, Nanotechnologies et Environnement
Faculté des Sciences, Université Mohammed V, Rabat

A.U. 2021/2022
Chapitre I:
Historique et notions
cristallographies

2
Chapitre II:
Interaction rayonnement-
matière, production des RX et
facteur de structure

3
Chapitre III:
Les méthodes de diffraction
des RX

4
Chapitre IV:
Analyse microstructurale

5
Les matériaux

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 6


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 7
Qu'est-ce qu'un matériau ?

Forme transformée de la matière naturelle

La conception des objets, machines,


constructions…

La maîtrise des techniques


d’élaboration et de mise en
œuvre
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 8
Conception: Choix des matériaux

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 9


Identification des matériaux - Comment choisir un matériau ?

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 10


Les grandes classes des matériaux

Plasticité (ductilité), résistance mécanique et ténacité,


conductivité électrique, thermique

Métaux
Alliages métalliques

Fe, Al, Cu, aciers etc.

Inorganiques Organiques

Céramiques Polymères
(Al2O3, Si3N4, (Thermoplastiques,
SiC, etc.) Élastomères etc. )
Rigidité, dureté, Verres
résistance mécanique,
Facilité de mise en forme,
faible ténacité (fragilité),
élasticité (souplesse)
résistance chimique, thermique

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 11


Les composites
Un matériau composite est constitué d’au moins deux matériaux qui combinent
de manière synergique leurs propriétés spécifiques.

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 12


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 13
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 14
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 15
Propriétés mécaniques des matériaux

Elastique et rigide : Céramiques

Plastique (Ductile) et tenace : Métaux (Fer)


Alliages métalliques
Contrainte

Ductile malléable : Métaux (Cuivre)


Polymères

Os minéral : souple et endommageable

Souple : polymères
(caoutchouc)
Déformation

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 16


Propriétés mécaniques des matériaux

Limite élastique
ou résistance à la rupture

Ténacité

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 17


Propriétés électriques des matériaux

Conductivité électrique

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 18


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 19
Les céramiques

Etymologiquement : notion de terre cuite

Matériaux non métalliques et non organiques


obtenus par l’action de fortes températures

Liaisons iono-covalentes

Composition chimique :
Eléments métalliques Eléments non métalliques
Mg, Al, Ti, Zr, etc. O : oxydes (MgO, ZrO2, Al2O3, etc.)
N : nitrures (Si3N4, ZrN, etc.)
C : carbures (SiC, TiC, etc.)
B : borures (TiB2, ZrB2 etc.)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 20


Les céramiques

Microstructure :
Matériaux cristallisés en général polycristallins constitués d’un
agglomérat de grains de poudre soudés entre eux par traitement
thermique sans fusion (frittage)

Quartz

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 21


Les céramiques : fabrication

POUDRE
naturelle ou synthétique

Mise en forme

Cuisson
(frittage)

900 °C – 2000 °C

Pièce solide

18
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques
Les céramiques

Poudres Mise en forme Frittage

T < Tfusion

Retrait

70 % 50 % ≈0%

Porosité : (Vpores/Vtotal)

Diminution du volume par élimination de la porosité (densification)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 23


Les céramiques traditionnelles

Les porcelaines

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 24


Les céramiques traditionnelles

Les poteries

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 25


Les céramiques traditionnelles

Les faïences

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 26


Les céramiques techniques

25
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques
Propriétés communes des céramiques

Résistent à des températures trèsélevées

Résistent à lacorrosion

Résistent auxfrotements

Mais !.... Fragiles

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 28


Les verres

SiO2

Quartz Verre de silice

Matériaux non cristallisés obtenus par traitement


thermique avec fusion (liquide surfondu)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 29


Les verres
Procédé Propriétés

POUDRE

Fusion
Transparence
1400 °C – 1700 °C
Isolant thermique
Coulée
Mise en forme Isolant électrique

Figeage Inertie chimique


(cristallisation évitée dans l’agroalimentaire
par refroidissement
rapide)

VERRE
Liaisons iono-covalentes
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 30
Les verres

Application des verres…

10mm
VITRAGE

EMBALLAGE

FIBRES OPTIQUES

STOCKAGE DE DECHETS
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 31
NUCLEAIRES
Les céramiques au service de la médecine

Les dents
Les os

Prothèse dentaire Prothèse de hanche


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 32
Elaboration de composites hautes performances

Applications

réacteurs
systèmes de nucléaires
propulsion de 4ème
génération

Hautes températures

Contraintes mécaniques élevées

 Atmosphères agressives

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 33


De la molécule à la céramique

Polymérisation

Monomère

Polymère

Cristallisation

Céramique
amorphe Céramique
cristalline
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 34
Classification selon la nature
des liaisons

Métaux et Alliages
Liaisons métalliques
l'action d'un fluide d'électrons délocalisés unissant des atomes
ionisés positivement

Polymères organiques
Liaisons covalentes et liaisons secondaires
-Liaison hydrogène
- Force de van der Waals

◊ Céramiques et verres
Liaisons ioniques et liaisons covalentes
Liaison ionique: l'attraction entre le cation dérivant
du métal et l'anion dérivant du non-métal
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 35
Les liaisons dans les matériaux

 Les liaisons entre atomes et molécules régissent l’énergie de cohésion de la


matière
 Elles sont fonction de la nature des éléments constitutifs du matériau

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 36


Cycle de vie des matériaux

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 37


Structure et organisation des matériaux
(Architecture Atomique)

Deux types d’arrangements possibles:


1. Matériaux cristallins: arrangement
régulier, ordre à grande distance
2. Matériaux amorphes ou non
cristallins: arrangement non régulier,
ordre à courte distance

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 38


Applications des matériaux

Médecine Bâtiments

Energie
Recherche
Agroalimentaire

Transport
Aéronautique Arts
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 39
Nécessité: Caractérisation et analyse des matériaux
LES MÉTHODES ET TECHNIQUES
D’ANALYSE ET D’OBSERVATION
Techniques d’Analyse
caractérisation
mécanique
Composition
•dureté
chimique
•traction
•fatigue
•fluage
•résilience
•ténacité
Observations …
et/ou
analyses
quelles informations ?

Cristallographie, Microstructure
texture..
Topographie…
Techniques relief
rugosité…
d’observation 40
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques
Les techniques expérimentales
microscopie
macroscopie
microstructure
nanoscopie
(atomique)

LES MÉTHODES ET TECHNIQUES D’ANALYSE ET D’OBSERVATION

m cm mm mm nm Å
TEM

microscopies
à champ proche
microscopie (AFM, STM)
optique
oeil
MEB

microscopie électronique
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 41
à balayage en transmission
Les différentes techniques
Analyse Observation

chimique propriétés physiques techniques d’imagerie


et mécaniques
- de la surface
- en volume
environnement
chimique
microscopies
- optiques
•liaisons chimique - électroniques
•environnement …
•cristallographie

méthodes d’analyse chimique

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 42


Les techniques de caractérisation structurale des matériaux

1. La structure cristalline
Diffraction des rayons X (X-ray diffraction (XRD)
Diffraction électronique par le microscope électronique à
transmission (TEM)
Diffusion et diffraction des neutrons (ND)

2. La structure moléculaire
Spectroscopie infra-rouge par transformée de Fourrier (FT-IR)
Structure fine par absorption des rayons X (EXAFS,
XANES).

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 43


Diffraction des RX 

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 44


Rappels historiques (1)

Découverte des RX

1895, par Wilhelm Conrad Röntgen à


Würzburg en Allemagne

W. Roentgen 1845-1923
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 45
L’expérience de Röntgen (1)

Le 8 novembre 1895, Röntgen:


 Enveloppe d’un carton noir; un tube
de Crookes; alimenté par une bobine
 A chaque impulsion, Il se produit
une décharge électrique dans le gaz
remplissant le tube
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 46
L’expérience de Röntgen (2)

◊ Dans l’obscurité, Röntgen observe une


fluorescence sur un écran en papier
recouvert de platino-cyanure de
baryum

◊ Cette fluorescence apparaît lorsque le


papier est disposé à une distance
inférieure à deux mètres du tube

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 47


L’expérience de Röntgen (3)

Conclusions de Röntgen
 Radiation invisible de nature inconnue,
qu’il nomme rayonnement X est
produite par le tube …..la cause de la
fluorescence observée.

 Il s’aperçoit que, si l’on interpose la


main entre le tube et l’écran, on voit
apparaître les os de la main
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 48
L’expérience de Röntgen (4)

Radiographie aux
rayons X de la main
du médecin
anatomiste Kölliker
(1896)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 49


Le tube de Crookes

Invention: Sir William Crookes (1832-1919)


 Ampoule de verre
 Deux électrodes à ses extrémités:
une cathode métallique, en aluminium
 et une anode, qui sert de cible aux
électrons
 Vide dans le tube, mais il reste une pression
d'air résiduel de l'ordre de 100 Pa
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 50
Le tube de Crookes (2)

 Bobine d'induction: haute tension électrique entre


anode et cathode
 Ionisation de l'air résiduel contenu dans le tube
 Les ions positifs sont attirés par la cathode, qu’ils
heurtent en arrachant d’autres électrons au métal de la
cathode, eux-mêmes attirés par l’anode

Tube de Crookes

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 51


Rappels historiques (2)

Natureondulatoire des RX mise en évidence par


Von Laüe grâce à un réseau cristallin en 1912

En biologie
Pasteur avait utilisé les rayons X pour étudier les
corps cristallisés

En médecine
Marie Curie a utilisé les RX lors de la 1ère guerre
Mondiale pour aider les chirurgiens présents sur le
front de batille
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 52
Apport de la DRX (1)

Recherche
Valider un nouveau matériau
Etudier une réaction chimique ou physique
Identifier des roches ou des structures
protéiques…

Industrie
Contrôle qualité d’un produit

Art
Analyse de peinture
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 53
Apport de la DRX (2)

Technique d’analyse qui ne s'applique qu'à des


milieux cristallins:
« arrangement des atomes constitutifs de façon
périodique, ordonné et dans des plans réticulaires
tridimensionnels »

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 54


L’état solide et les cristaux

Diamant

Cristaux de glucose

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 55


Minéral
Solide naturel macroscopiquement homogène, possédant une
structure atomique ordonnée et une composition chimique
définie

Quartz

Dolomite
Calcium

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 56


Les solides ordonnés : les cristaux (1)
Cristal
Le solide se présente sous forme cristallisée
Dans un cristal, la disposition des atomes est organisée, ce qui
lui confère une structure périodique

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 57


Les solides ordonnés : les cristaux (2)

Cristaux
les plus connus, issus du « monde
minéral »

opale La citrine

cristaux organiques
les sucres et les protéïnes

Saccahrose (C12H22O11) Protéines cristallisées

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 58


Rôle de la structure atomique

Polymorphisme
Diamant graphite

Propriétés?
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 59
Structures des cristaux

Cristal= répétition périodique en 3D et à l’infini d’un


motif atomique

le fer cubique:
Atome de fer
etc…

Maille cubique
centrée

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 60


Motif atomique (1)

Un atome
Plusieurs atomes
Une ou plusieurs molécules

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 61


Motif atomique (2)

(NaCl)

Les motifs se répètent de façon périodique, ceci est la


caractéristique des cristaux.
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 62
Exemple de réseau: le périclase MgO

Motif

Structure atomique
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques maille élémentaire cubique
63
mode F (cfc)
Cristaux organiques

Un cristal de protéine est une répetition


régulière d’une ou plusieurs macromolécule
dans les trois dimensions de l’espace

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 64


Description de la structure d’un cristal:
décrire son réseau
Exemple= répétition périodique en 2D d’un motif AB 2

B
A

nœud

Maille élémentaire motif


Infinité de mailles, nœuds et motifs possibles
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 65
Notions de cristallographie

L’examen à l’œil nu des cristaux naturels montre


l’existence d’une géométrie rigoureuse
Cette géométrie est conservée même à l’échelle
microscopique

Un solide cristallisé est donc formé par un grand


nombre de particules (ions, atomes, molécules)
situées en des points précis de l’espace (réseau
tridimensionnel)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 66


Notions de cristallographie

Réseau Cristallin: objets identiques disposés de façon


périodique dans une direction, un plan ou un espace
tridimensionnel
L’arrangement le plus simple d’un réseau est une ligne
d’objets
Réseau unidimensionnel

On enlève les objets (motifs ) en laissant les points (nœuds).


On obtient une ligne de nœuds également espacés de la
distance a
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 67
Notions de cristallographie
Il existe deux autres types de réseaux ; le réseau
plan ou bidimensionnel et le réseau
tridimensionnel

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 68


Réseau tridimensionnel

• Le réseau tridimensionnel est constitué par un


arrangement triplement périodique de particules

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 69


Noeuds du réseau

• Les points du réseau où se trouvent les particules sont


appelés

• Dans l’espace, les divers se déduisent les uns des


autres par une translation de vecteurs :

T = ua+ vb+ wc

sont des entiers,

• a, b , c sont des vecteurs non coplanaires

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 70


Maille élémentaire ou maille cristalline

• La maille élémentaire
correspond à la
portion minimale, qui
par translation dans
les trois directions de
l’espace définies par
les vecteurs a, b, et
c , permet de
reconstituer le
réseau cristallin

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 71


Maille élémentaire

La maille élémentaire définie


par :

 les longueurs

 les angles entre les arêtes


 (a, b),  (c, a),  (b, c)

la nature, le nombre et la position des atomes formant


cet édifice

V = (a  b) .c
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 72
LES RANGEES 2D
Une rangée:

Elle fait partie

A toute rangée correspond

[1 1] [-1 3]

a
[1 2]

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 73


LES RANGEES 3D

[1 2 2]

b a
[1 1 0]

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 74


LES PLANS 3D
Tout plan passant par trois points non colinéaires est un plan réticulaire

Les plans successifs coupent chacun des axes en des points équidistants
 Un de ces plans passe par l’origine
 Un autre par l’extrémité de a
 Entre ces deux plans s’intercalent un certain nombre de plans (ici un seul)
équidistants qui découpent a en un nombre entier de segments égaux à a/h (h
entier)

Choisissons parmi ces plans, le plan le plus


proche de l’origine et qui coupe donc a à
une distance a/h de l’origine

c
Ce plan coupe b en un point situé à la
distance b/k de l’origine et c en un point
situé à la distance c/l avec k et l entiers
b a Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 75
Les 7 systèmes cristallins

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 76


Système Triclinique

c c

 b
 O b
a 
a

a≠b
a≠c
, , quelconques et ≠90°
b≠c Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 77
Système monoclinique

c
c
 b
a  b
a
a≠b
a≠c
= =90° et  quelconque
b≠c Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 78
Système orthorhombique

c
c
b
a b
a
a≠b
a≠c
=  =  =90°
b≠c Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 79
Système quadratique

c c

b b=a
a
a
a=b
a≠c =  =  =90°
b≠c Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 80
Système rhomboédrique

c
b
a

a=b=c =  = 
Faces losangiques
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 81
Système hexagonal

b
a 

a=b≠c =  =90 et =120°


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 82
Système cubique

a=b=c =  =  =90
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 83
Les 14 réseaux possibles (réseau de Bravais) (1)
nœuds supplémentaires

7 systèmes cristallins au centre des bases (BC): mode C

+ au centre des faces (FC): mode F

mode P
au centre de la maille (C): mode I

= 14 réseaux de Bravais

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 84


Les 14 réseaux possibles (réseau de Bravais) (2)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 85


Indices de Miller

En 1839: Miller avait utilisés des Indices appelés " Indices de


Miller " pour désigner les faces d’un cristal
Indexation des plans
- Indices de Miller (h,k,l): inverses des intersections du plan avec les trois
axes du cristal, en fonction des longueurs a, b et c.

Détermination des indices de Miller


1. déterminer les points d’intersection 1, 1/2, 2/3
2. prendre les inverses 1, 2, 3/2
3. réduire les 3 fractions au plus petit commun dénominateur 2/2, 4/2, 3/2
4. prendre les numérateurs: 2, 4, 3
5. famille de plans : (h,k,l) (2 4 3)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 86


Plans cristallographiques
Cas d’un système cubique

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 87


Réseau Direct et Réseau Réciproque (1)

Dans le cadre de la diffraction


→ le cristal (poudre/monocristal)
représente l’espace direct

→ la figure de diffraction représente


l’espace réciproque
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 88
Réseau Direct et Réseau Réciproque (2)

Pellicule photographique

Source des RX

O’
O
(poudre/monocristal)
Réseau Direct

Réseau Réciproque

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 89


Réseau Direct et Réseau Réciproque (3)

Réseau direct Réseau réciproque

a, b, c, α, β, γ a*, b*, c*, α*, β*, γ*

       
r xa yb  zc Rha*kb *lc*
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 90
Relations RD/RR (1)

Le réseau réciproque: important pour la théorie des DRX par les


structures périodiques, il permet de simplifier les calculs

a*, b* et c* sont les vecteurs de base de ce réseau. Ils sont liés


aux vecteurs de base du réseau direct par les relations suivantes:

a.a*=1 a.b*=0 a.c*=0


b.a*=0 b.b*=1 b.c*=0
c.a*=0 c.b*=0 c.c*=1
On en déduit que a* doit être perpendiculaire à b et c, ce qui implique :
a* =  (b c)
a.a* =  a.(b c) =  v = 1   = 1/v  a* = b  c
v
v est le volume de la maille construite sur a, b et c

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques


 91
Relations RD/RR (2)

De la même façon on obtient pour b* et c* :


c  a a  b
b* = c* =
v v

Le réseau

réciproque du réseau

réciproque est le réseau direct.

a = (b*  c*)/v*

b = (c*  a*)/v* c = (a*  b*)/v*


Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 92
Relations RD/RR (3)

c*

b
a
a* b*
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 93
Distance interréticulaire (1)

Si R[hkl] est la distance nodale sur la rangée [hkl]* du réseau réciproque et d(hkl)
la distance réticulaire de la famille de plans réticulaires (hkl) du réseau direct ,
on a la relation :
R[hkl].d(hkl) = 1
1/dhkl = (Rhkl . R*hkl)1/2 = (ha* + kb* + lc*).(ha* + kb* + lc*)1/2
(1/dhkl)2 = h2a*2 + k2b*2 + l2c*2 + 2hk a*.b* + 2hl a*.c* + 2kl b*.c*

b  c c  a (b.c).(c.a)  (b.a).(c.c) abc 2


a * .b* = .  2
 2 (cos cos   cos  )
v v v v

ab 2c a2bc
a * .c*  2 (cos cos   cos  ) b * .c*  2 (cos  cos   cos )
 v v

bcsin acsin  ab sin 


a*  b*  c* 
 v  v v
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 94
distances réticulaires pour les différents
systèmes cristallographiques
Cubique : a=b=c ; ===90° Quadratique : a=bc ; ===90°
a a
d hkl  d hkl 
h  k l
2 2 2
a2
h2  k 2  l2
c2

Orthorhombique : abc ; ===90° Hexagonal, Trigonal : a=bc ; ==90° =120°


1 1
dhkl  d hkl 
h2 k 2 l 2
  4  h 2  k 2  hk l2
 
a 2
b c2
2
3  a2  c2

Réseau rhomboédrique : a=b=c ; ==

1  3cos2   2cos3 
a
dhkl  sin
cos.(cos   1)
h2  k 2  l2  2(kl  lh  hk)
sin2 

Monoclinique : abc ; ==90° 90°


1
d hkl 
h2 k2 l2 hl.cos
  2
a 2 .sin 2  b 2
c .sin 
2 2
ac.sin 2 
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 95
Distance interréticulaire (1)
Système triclinique
Syst. triclinique: compliqué car la maille est complexe!

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 96


Les matériaux qui nous entourent, pourquoi
les identifier?

Déterminer leur nature

Différencier des molécules organiques entre


elles.
Différencier des minéraux difficilement
distinguables (exemple des argiles)

Tous les matériaux ne sont pas identifiables à


l’œil nu et même sous le microscope optique
ou électronique.
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 97
DRX: Biologie structurale
Etude des structures des molécules pour comprendre leur réactivité

Cliché de diffraction des RX obtenu à partir de cellules


animales (cliché n°51 obtenus par Rosalins Franklin en
1951), qui permit à Watson et Crick de confirmer la
structure de l’ADN (prix nobel 1962)
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 99
DRX: Biologie structurale
 Comprendre le fonctionnement cellulaire: division cellulaires, production de
l’énergie, synthétise des protéines…

 cellules constituées de macromolécules organiques constituées d’atomes


(N,C,H,O,P,…)
Dimensions des macromolécules: 10 à quelques centaines d’Å
Nombre d’atomes de plusieurs dizaines à milliers, liés par des liaisons de
longueur proche de 1 Å

Leur réactivité dépend de la nature des atomes et des


liaisons entre les atomes (la structure des molécules)
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 100
DRX en géologie

Lame mince basalte Lame mince péridotite

Certaines roches contiennent des minéraux d’intérêt


majeur invisibles à l’œil nu ou au microscope!

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 101


DRX et la structure cristalline
Exemple des argiles
Montmorillonite Kaolinite

Minéraux très petits (nm), d’aspect voisin, mais de structure atomique


totalement différentes qui font que leurs comportements sont très différents
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 102
DRX et la structure cristalline

SiO2 Quartz

SiO2 Cristobalite

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 103


Résumé
Les matériaux qui nous entourent sont constitués
d’entités moléculaires, elle-même constituées d’atomes
Les propriétés de ces matériaux vont dépendre de leur
structure, c’est-à-dire de l’arrangement dans l’espace de
ces entités moléculaires et atomiques
Un matériau sera donc caractérisé par une structure
Identifier la structure d’un matériau reviendra à
l’identifier (à identifier le matériau)

Il faut donc aller « regarder » à l’échelle atomique par


des méthodes les plus possibles…
Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 104
Quelles échelles?
Échelles de la taille des ions…

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 105


Comment aller regarder à ces petites
échelles?
Par l’interaction entre un rayonnement et les
éléments constitutifs de la matière
Rayonnement = onde portant un champ
électrique et magnétique qui se propage
Ce champ interagit avec des entités élémentaires
à des échelles variables (constituant du noyau,
électrons, ions, molécules)

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 106


Rayonnement et matière
Par interaction échantillon-rayonnement, une
information peut être récoltée, analysée et
interprétée en terme de:
Composition chimique
Cristallographie
Liaisons chimiques
Informations qui permettent
l’identification de l’échantillon étudié

Chapitre I: Historique et notions cristallographiques 107

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