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Étude de cas en administration publique

Ce document présente un cours sur l'étude de cas en administration publique. Il contient des informations sur les objectifs du cours, les présentations des enseignants et étudiants, les modalités d'évaluation, et le contenu du cours organisé en plusieurs chapitres.

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Étude de cas en administration publique

Ce document présente un cours sur l'étude de cas en administration publique. Il contient des informations sur les objectifs du cours, les présentations des enseignants et étudiants, les modalités d'évaluation, et le contenu du cours organisé en plusieurs chapitres.

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ÉTUDE DE CAS EN ADMINISTRATION PUBLIQUE

(ECAP)

G3 SPA/Unikin
2021
Titulaires:-Prof Didier Pidika
-Prof Macaire Kaminar

Collaborateurs:
-CT Ruphin Makengo
-Ass Telesphore Mafungu
-Ass Herman Mulopo
Date
22 septembre

● Présentation des enseignants


● Présentation des étudiants
● Modalités d’évaluation
● Contenu
Date
22 septembre

I. (a) Présentation des enseignants


— Background académique
— Domaine(s) de recherche
— Affiliation institutionnelle

(b) Présentation des étudiants


— Attentes
—Craintes
Quand Outils d’évaluation Critères

À définir Examen de session ●structuration et clarté des idées


●Appropriation des éléments théoriques vus au cours

A définir Étude de cas en ●Rigueur et profondeur de l’analyse


groupe de 5- ●Intégration d’éléments théoriques vus au cours
Analyse en lien avec ●Qualité de la recherche documentaire
les différents ●Structure et intégration de l’argumentation
segments du cours ●Cohérence de l’ensemble
●Qualité de la langue

Chaque Présence au cours Listes des présences


séance

Chaque Participation active Prise de parole, réactions aux questions posées


séance
Contenu
Introduction
Chapitre I. Etudes de cas : notions théoriques
Chapitre II. Généralités sur l’administration publique
Chapitre III. L’administration publique dans son
environnement social
Chapitre IV. Analyse de quelques études de cas (Invités)
Conclusion
Introduction
●Le développement d’un pays est intimement lié
à l’efficacité de son administration publique.

●En d’autres termes, il est hors de question


d’envisager ou d’amorcer le processus de
développement lorsque l’administration est faible
ou sclérosée.
Introduction

●L’administration publique est pour un État ce que le moteur est pour


un véhicule.

● Les problèmes de gouvernance envahissent les pays africains. Ces


problèmes comprennent un paradigme autoritaire/patrimonial
prédominant, y compris la violation des droits de l’homme, un
clientélisme systématique, la corruption et le mauvais usage des
ressources de l’État, l’inclusion de groupes ethniques dans les Etats,
etc.
Introduction

●Tous ces problèmes constituent de cas forts intéressants qui appellent à être
analysés et étudiés.

● Ces cas concrets à la fois simples et complexes, variés et diversifiés sont le


quotidien des administrations publiques des pays en voie de développement.

● L’étude des cas permet de les définir, circonscrire et proposer des éléments
réflexifs afin de proposer des pistes de solution.

● Deux axes principaux constituent l’ossature du cours: théorique et pratique.


I

Introduction

● Objectifs du cours

●Objectif général
L’objectif général du cours est de permettre de
développer une pensée critique sur les enjeux contemporains que pose
l’administration publique à travers de cas concrets.

●Objectifs spécifiques

À la fin du cours, l’étudiant aura:

-précisé les principaux axes de la méthodologie de l’étude des cas en administration publique
et les enjeux qui en découlent ;
-apporté un regard éclairé sur la manière d’analyser les cas en administration publique
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques
Introduction
■ L’étude de cas est une méthodologie de recherche mobilisée pour étudier
des phénomènes en situation réelle, qu’ils soient nouveaux et/ou complexes
ou bien pour étendre les connaissances sur des phénomènes déjà investigués.

■ Les études de cas apportent ainsi une analyse détaillée et


en profondeur sur un certain nombre des sujets,

■Cependant, elle fait souvent l’objet de critiques concernant la


généralisation des résultats obtenus en raison du faible nombre
de cas étudiés, ou encore sur le manque d’objectivité des chercheurs qui
biaiserait les résultats.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques
Introduction

■Pour autant elle reste une méthode très utilisée par les chercheurs en
sciences sociales qui publient des études de cas avec tout le soin et la
rigueur scientifique requise.

■ L’objectif de ce chapitre est d’apporter un regard éclairé sur cette


méthode pour les chercheurs.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.1. QU’EST-CE-QUE LA MÉTHODE DES ÉTUDES DE CAS ?

■L’étude de cas est une approche méthodologique qui vise systématiquement


la collecte suffisante d’informations sur une personne, un événement ou un
système social (groupe d’individus ou organisation) afin de permettre au
chercheur de comprendre comment celui-ci fonctionne ou se comporte en
situation réelle.

■ Les études de cas rigoureuses permettent aux


chercheurs d’explorer ou de décrire un phénomène dans son
contexte en utilisant diverses sources de données.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.1. QU’EST-CE-QUE LA MÉTHODE DES ÉTUDES DE CAS ?

■ Ainsi, les études de cas peuvent s’intéresser à un individu, un groupe, ou une


organisation, par la collecte et l’analyse de récits de vie, de documents écrits, de
biographies, d’interviews, ou encore d’observation participante qui servent à la
déconstruction et à la reconstruction du ou des phénomènes complexes étudiés.

■ De ce fait l’étude de cas n’est pas une technique de collecte de


données en soi, mais une approche méthodologique qui s’accommode d’un certain
nombre de dispositifs de collecte de données.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.2. Pourquoi utiliser la méthode de l’étude de cas?

■ La méthode de l’étude de cas peut être utilisée afin de décrire, d’expliquer ou


d’explorer des évènements ou des phénomènes dans leur contexte réel.

■ Le recours à la méthode de l’étude de cas est pertinente lorsque certaines


conditions sont réunies.
→l’étude doit répondre à des questions de recherche du type
« quoi », « comment » et « pourquoi » ;
→le chercheur ne peut pas manipuler le comportement des
informants impliqués dans l’étude ;
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.2. Pourquoi utiliser la méthode de l’étude de cas?

→le chercheur traite des facteurs contextuels du phénomène étudié


qui semblent pertinents ;
■ La méthode des études de cas peut être appréhendée de différentes
manières en fonction de l’approche épistémologique pertinente.

■ Il existe traditionnellement deux grands courants épistémologiques de la


méthode des études de cas en sciences sociales.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.2. Pourquoi utiliser la méthode de l’étude de cas?

→ Le premier courant se situe dans un paradigme socio-constructiviste ou


interprétatif, où le chercheur a une interaction personnelle avec le cas.
Ici, l’étude de cas est développée dans une relation entre le chercheur et
ses informateurs,

→ un paradigme post-positiviste: développement d’un protocole d’étude soigné et


nécessité d’ un construit conceptuel préalable et/ou une phase exploratoire ou
pilote, On s’assure que tous les éléments du cas soient décrits et analysés
convenablement.
Chap. I. Les études de cas : notions théoriques

I.3. Circonscrire le cas


■ ll est primordial de pouvoir formuler une question de recherche convaincante au
regard de l’état des connaissances sur le thème,
avec une première appréciation des enjeux théoriques.

■ Chaque cas doit être clairement défini, dans sa nature, son espace et son temps,
ce qui signifie que le périmètre temporel (début et fin du cas)
et spatial (zone géographique, organisation, groupe social, etc.)
ainsi que les types de données et les priorités et difficultés relatives à la collecte et
l’analyse de données doivent être connus
afin d’opter pour l’approche méthodologique appropriée.
Communication Clarté : Est-ce qu’on comprend bien le cas ?
Intégrité : Est-ce que ses composantes s’assemblent
bien ?
Attrait : Est-ce que cela pique l’intérêt du lecteur ?
Contenu Le cas : Est-il adéquatement défini ?
La problématique : Est-ce que les principales questions de recherche sont bien identifiées ?
Les données : Est-ce qu’il y a suffisamment de sources de données ?
Méthode Collecte des données : Est-ce que les activités de collecte de données sont abordées ?
Validation : Existe-t-il un besoin ou des opportunités de triangulation des données ?
Aspects théoriques Accès : Est-ce que toutes les conditions sont réunies pour commencer la collecte sur le
terrain ?
Confidentialité : Quelle est la sensibilité à la protection de l’anonymat ?
Coûts : Est-ce que les estimations en temps et en ressources sont raisonnables ?
1.4. Les différentes catégories d’études de cas

■ Il existe différentes catégories d’études de cas dont le choix va être


guidé par la nature de la question de recherche et le périmètre de l’étude.

Descriptif Explicatif Exploratoire

Étude de cas Étude de cas qui Étude de cas qui


utilisée adresse une explore un phénomène
pour décrire un problématique visant représentant un
phénomène et son l’explication de liens point d’intérêt pour le
contexte. causaux chercheur et qui vise
présumés entre la découverte de
1.5. Avantages et inconvénients des études de cas
Avantages

La méthode de l’étude de cas présente un certain nombre d’avantages et


points forts.
→ la collecte et l’examen des données s’effectuent la plupart du temps au
plus proche du terrain, c’est-à-dire au cœur du phénomène étudié. Cela
permet d’avoir un accès privilégié à des données riches, en contexte réel,
ce qui contraste avec l’approche expérimentale de laboratoire qui se
concentre sur l’examen d’un nombre limité de variables.


Deuxièmement, même si l’on associe le plus
souvent la méthodologie de l’étude de cas à une
stratégie de recherche qualitative, celle-ci
permet d’utiliser des méthodes de traitement de
données qualitatives et/ou quantitatives
Inconvénients
En dépit de ses qualités, la méthodologie de l’étude de cas fait également
l’objet de certaines critiques.
■Une première grande critique envers la méthode concerne la
généralisation scientifique des résultats.
■ Une seconde critique généralement adressée à la méthode des
études de cas est celle d’un manque de rigueur souvent reproché
, sur base de résultats équivoques ou biaisés.
Inconvénients
En dépit de ses qualités, la méthodologie de l’étude de cas fait également
l’objet de certaines critiques.
■Une première grande critique envers la méthode concerne la
généralisation scientifique des résultats.
■ Une seconde critique généralement adressée à la méthode des
études de cas est celle d’un manque de rigueur souvent reproché
, sur base de résultats équivoques ou biaisés.
Cadre d’analyse
● Il y a plusieurs cadres d’analyse auxquels on peut recourir pour
appréhender le fonctionnement d’un système administratif. Aux fins
de ce cours, nous en retenons quatre que nous survolons avec
Mercier (2006)
a. L’approche juridico-politique
-Quand on adopte l’approche juridico-politique pour appréhender les
phénomènes administratifs, on peut situer ceux-ci dans leurs contextes
historique, politique, juridique et social.
-Dans sa dimension concrète, elle vise à décrire comment est construite
réellement l’administration publique.
b. L’approche fonctionnaliste

-expliquer un phénomène administratif consiste à expliquer ce à quoi


il sert, en partant du postulat qu’il existe un lien entre fonction et
besoin auquel il répond.

-On peut situer l’administration publique dans un ensemble


gouvernemental plus large, et ce, dans une perspective
fonctionnaliste : la fonction administrative répond à la nécessité
d’exécuter la décision gouvernementale.
C. L’approche systémique

-L’utilisation de l’approche systémique pour étudier l’administration publique d’un


pays suppose qu’on considère celle-ci comme un système (lui-même composé de
sous-systèmes) et aussi comme un sous-système d’un ensemble plus vaste.

- Il est possible de percevoir l’administration publique comme un système dans la


mesure où les éléments qui la composent prennent la forme de sous-systèmes :
ainsi, les finances, la gestion du personnel, les communications ou la gestion des
biens matériels constituent autant des sous-systèmes d’une administration publique,
lesquels poursuivent d’ailleurs des objectifs différents, parfois contradictoires.
d. L’approche stratégique

- L’approche stratégique aborde l’administration publique comme une sorte de jeu


comprenant des règles, des ressources et des acteurs qui possèdent plus ou moins
d’autorité.

- l’approche stratégique se concentre davantage sur chaque acteur individuel afin


d’étudier les rapports de pouvoir qu’il exerce avec les autres acteurs du système.

- Elle s’intéresse donc essentiellement à la stratégie et au comportement des


acteurs.
Conclusion
■ La méthodologie de l’étude de cas permet d’étudier de manière
scientifique un phénomène singulier ou complexe dans son
contexte réel, en répondant aux questions du type « pourquoi ? »
et « comment ? ».
■ Ce n’est pas une méthode de recherche uniquement portée sur
l’exploration d’un phénomène mais sur une meilleure compréhension
des comportements des sujets étudiés.
Chapitre II. Généralités sur l’administration publique
II.1. Déconstruction du concept
Deux mots à saisir au préalable: Administration et publique
■ Du point de vue étymologique, le mot administration signifie
« aider », « assister », « servir » et dans une large mesure « gérer ».
■ Au-delà de ce sens général, il signifie également l’action du pouvoir
exécutif ou encore l’action des ministres.
■ Publique fait référence à l’Etat et à ses démembrements.
■ Administration publique (intérêt général) vs administration privée (profit
personnel)
Critères de définition Administration
Objet Activité
Ex : Le maintien de l’ordre public

Organisation
-Moyens matériels, juridiques, financiers, humains

Matériel -Activité en vue de la réalisation de l’intérêt général


-Utilisation de la puissance publique
organique Dimensions structurelles (architecture)
Dimensions fonctionnelles
Réseaux rationnels d’organes
● L’administration publique signifie l’ensemble des structures
organisationnelles et des individus qui sont chargés de préparer et
d’exécuter les décisions du pouvoir politique.

● L’administration publique fait partie de l’exécutif, et donc du pouvoir


politique.

II. 2. L’administration publique comme appareil de l’État

● Entité abstraite servant de support permanent au pouvoir, l’État s’incarne en


pratique dans des individus concrets : il a besoin de représentants, capables de
commander, de décider, d’agir en son nom, de rendre sa présence tangible.

● Ce visage de l’État, c’est l’administration : les fonctionnaires sont des délégués, des
mandataires, des représentants agissant au nom et pour le compte de l’État.
●La mise en œuvre de la puissance étatique
— elle est chargée de mettre en œuvre, de gérer,
d’instrumenter le monopole de la contrainte.
L’administration détient le privilège du recours à la force
matérielle
2.3. L’exercice des fonctions étatiques
L’administration assume en pratique l’exercice des fonctions incombant à
l’État :
●-Fonction de symbolisation. L’administration symbolise l’unité sociale
(fonction particulièrement importante dans les pays en développement
où cette unité est plus aléatoire) ; elle incarne l’ « intérêt général », conçu
comme l’expression de l’identité collective de la société.

● -Fonction de domination. L’administration est instituée pour préserver


la cohésion sociale et par là assurer la reproduction des équilibres
existants par l’amortissement des tensions les plus vives et le traitement
des conflits qui risqueraient de mettre en péril l’existence de la société.
●Fonction de régulation. L’administration est appelée à prendre
en charge l’ajustement des comportements et des stratégies des
acteurs sociaux : par sa médiation.

Dans le processus décisionnel, il y a quatre phases de la fonction


administrative
a. Information
b. Préparation des décisions
c. Prévision
d. Exécution
2.4. Les cadres d’analyse
●Nous allons passer en revue quatre cadres d’analyses qui sont les plus
couramment utilisés en Administration publique.

L’approche juridico-politique
Elle aide à appréhender les phénomènes administratifs en les situant
dans leurs contextes historique, politique, juridique et social.
Dans sa dimension plus concrète, elle vise à décrire comment est
construite réellement l’administration publique.
L’approche fonctionnaliste
L’approche fonctionnaliste est un cadre d’analyse selon lequel
« expliquer un phénomène consiste à expliquer ce à quoi il sert.
L’utilité du fonctionnalisme se situe au niveau de la compréhension du
rôle que joue l’administration publique et de la place qu’elle occupe au
sein du système politique dans son ensemble.
L’approche systémique

L’utilisation de l’approche systémique pour étudier l’administration


publique d’un pays suppose qu’on considère celle-ci comme un système
(lui-même composé de sous-systèmes) et aussi comme un sous-système
d’un ensemble plus vaste.

On peut percevoir l’Administration publique comme un système dans la


mesure où les éléments qui la composent prennent la forme de sous-
systèmes : ainsi, les finances, la gestion du personnel, les
communications ou la gestion des biens matériels constituent autant de
sous-systèmes d’une administration publique, lesquels poursuivent
d’ailleurs des objectifs différents, parfois contradictoires.
L’approche stratégique

L’approche stratégique aborde l’Administration publique comme une


sorte de jeu comprenant des règles, des ressources et des acteurs.
Plutôt que d’adopter une perspective globale, comme le fait par
exemple l’analyse systémique par exemple, l’approche stratégique se
concentre davantage sur chaque acteur individuel afin d’étudier les
rapports de pouvoir qu’il exerce avec les autres acteurs du système.

Elle s’intéresse donc essentiellement à la stratégie et au comportement


des acteurs.
NB. Un acteur est une personne agissant et réagissant au sein du
système selon la poursuite de ses objectifs.
2.5. Le contrôle de l’Administration publique
Notion de contrôle
Le contrôle comporte une comparaison entre ce qui est fait (action,
décision, etc) par une unité administrative ou un fonctionnaire et une
norme imposant ce qui doit être fait (rôle, objectifs, etc).
Quatre formes de contrôle
a. Contrôle d’opportunité
Ici on examine la pertinence du but, son fondement même et sa qualité
intrinsèque, eu égard au contexte.
b. Contrôle de la légalité
Ce contrôle pose la question de savoir si les autorités publiques ont
respecté les règles de droit (la constitution, les lois, les règlements) dans
leurs décisions et leurs actes.
C. Le contrôle de la rentabilité
Il pose la question du rendement, de l’efficience en tentant de mesurer
les coûts par rapport au rendement obtenu. Ce critère est dans l’esprit
du nouveau management public, où l’on doit utiliser un minimum de
moyens pour un maximum des résultats.
d. Le contrôle de l’efficacité
Il compare les résultats obtenus aux objectifs fixés. La question ici est: le
but a-t-il été atteint?
Contrôles a priori et a posteriori

• Les contrôles a priori, ou préventifs, prennent place avant qu’une


décision ne soit prise ou avant qu’elle ne soit effective. On
l’intercepte en quelque sorte avant qu’elle puisse causer des
dommages.
• * Les contrôles a posteriori
Ils prennent place après qu’une décision a été prise ou après avoir été
appliquée. Ils permettent à l’administration d’agir avec plus de célérité.
Mais théoriquement, elle ne prévient pas les problèmes, et ne peut que
corriger les situations déjà créées.

Les contrôles exercés sur l’Administration publique

• Les contrôles internes


A un premier niveau, l’administration publique subit le contrôle de l’exécutif, ce
qui s’avère être un des contrôles internes à l’administration publique.
* Le pouvoir exécutif est la première source de contrôle politique de
l’administration. C’est lui qui définit les priorités, les objectifs, les politiques et
les missions de l’administration.
• Les contrôles administratifs sont liés au fonctionnement quotidien de
l’administration publique, tels le cas du contrôle hiérarchique en ce qui
concerne l’organisation administrative centralisée ou la tutelle
administrative qui est exercée sur les entités décentralisées.
• * Les contrôles internes sont de divers types. Ça peut être les contrôles de
régularité, d’opportunité, de rentabilité et d’efficacité. Mais la plupart de
contrôles internes sont des contrôles a priori.

Les contrôles externes


a. Les contrôles législatifs
Ils s’effectuent à travers le contrôle parlementaire (enquête, question orale,
question écrite, etc).
b. Les contrôles Judicaires
Ils sont réalisés à partir des tribunaux administratifs.
Chap. III. L’administration dans son environnement
L’administration publique et le système social
L’administration est un produit de la société. À la limite, on
pourrait dire que l’administration publique est développée dans
une société développée et sous-développée dans une société
sous-développée.

L’administration publique possède sa propre dynamique


d’évolution qui peut l’amener à exercer une influence
certaine sur la société. Dans cette perspective, elle devient
un agent de changement, un agent de développement
économique et social.
L’administration publique étant une entité sociale, c’est-à-dire une
composante de la société, l’influence réciproque entre elle et la
société se réalise par des phénomènes d’interpénétration. On peut
dire que l’administration publique en tant que système est délimitée
par une membrane poreuse qui la rend perméable aux échanges.

L’influence de l’administration publique sur les autres pouvoirs d’Etat

Même si les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire exercent des


contrôles spécifiques sur l’administration publique.
Cependant, le contrôle n’est pas à sens unique. L’administration
publique exerce également sur ces trois pouvoirs.
Le contrôle de l’administration publique sur le législatif

• Le grand nombre de fonctionnaires travaillant dans l’administration


publique peut, dans certaines circonstances constituer une influence
indue de l’administration publique sur le législatif. Il s’agit d’un
potentiel électoral considérable que les députés ne peuvent ignorer
le jour du scrutin.

• Par ailleurs, la grande latitude qui est laissée aux fonctionnaires dans
l’interprétation des lois cadres peut, elle aussi, être considérée
comme un contrôle de l’administration publique sur le législatif.
Le contrôle de l’administration publique sur le législatif

• Le grand nombre de fonctionnaires travaillant dans l’administration


publique peut, dans certaines circonstances constituer une influence
indue de l’administration publique sur le législatif. Il s’agit d’un
potentiel électoral considérable que les députés ne peuvent ignorer
le jour du scrutin.

• Par ailleurs, la grande latitude qui est laissée aux fonctionnaires dans
l’interprétation des lois cadres peut, elle aussi, être considérée
comme un contrôle de l’administration publique sur le législatif.
Le contrôle de l’administration publique sur l’exécutif

• Le contrôle actif de l’administration publique sur l’exécutif se manifeste par le


phénomène de la technocratie, c’est-à-dire la primauté de la compétence
technique de l’administration, qui met l’exécutif en situation de dépendance vis-à-
vis d’elle.
• Les ministres sont devenus dépendants de leurs services à un double titre: d’abord
parce qu’ils n’ont ni le temps ni souvent l’expérience nécessaires pour dominer
sans leur aide.

Le contrôle de l’administration publique sur le pouvoir judiciaire


* Le contrôle de l’administration publique sur l’appareil judiciaire est
beaucoup plus discret. Il se manifeste lorsque l’administration accomplit
certaines tâches juridictionnelles.
Chap IV. Etude des cas proprement dite

• Examen d’un cas dans l’auditoire


• Répartition des étudiants en groupe
• Travail dirigé et défense de la résolution par le porte parole
de chaque groupe
Références bibliographiques

*BARLATIER P.-J., 2018, « Les études de cas », in Chevalier F.,


Cloutier M. et Mitev N., Les méthodes de recherche du DBA,
EMS éditions, Caen.

*CHEVALIER J., 2013, Science administrative, 5éd., PUF, Paris.

*MERCIER J., 2011, L’Administration publique. De l’École


classique au nouveau management public, Les Presses de
l’Université de Laval, Laval.

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