Programme :
Chapitre 1 : Généralités sur les BD et les SGBD
Chapitre 2 : Conception des Bases de Données
Chapitre 3 : Exploitation des BD : le langage SQL
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES BD ET LES
SGBD
I. Qu’est-ce qu’une Base de Données
Une base de données est un ensemble d’informations archivées dans des
mémoires accessibles à partir des ordinateurs en vue de permettre le
traitement de divers applications prévues pour elles.
L’intérêt d’une BD dans une organisation est de regrouper les données
communes à une application dans le but :
- D’éviter les redondances et les incohérences qu’entrainerait
fatalement une approche où les données seraient reparties dans
différents fichiers sans connexions entre eux ;
- D’offrir des langages de haut niveau pour la définition et la
manipulation des données ;
- De partager les données entre plusieurs utilisateurs ;
- De contrôler l’intégrité, la sécurité et la confidentialité des données ;
- D’assurer l’indépendance entre les données et les traitements.
Les bases de données sont gérées par des systèmes spécialisés appelés
Système de Gestion des Bases de Données (SGBD).
II. QU’EST-CE QU’UN SGBD
Un SGBD représente un ensemble coordonné de logiciels … Il doit également
assurer la sécurité et la confidentialité des données dans un environnement où
de nombreux utilisateurs ayant de besoins variés peuvent interagir
simultanément sur ces données.
- Il doit pouvoir être utilisé par des non informaticiens ;
- Il doit assurer la définition des structures de stockage et des structures de
données ainsi que le suivi de leurs évolutions : c’est ce que l’on appelle
l’administration des données ;
- Il doit pouvoir au maximum vérifier la cohérence des données.
Le SGBD sert donc d’interface entre les programmes d’applications des
utilisateurs d’une part et la base de données d’autre part.
III. LE MODELE ANSI – SPARC
En 1975, le comité SPARC de l’ANSI a proposé une architecture à trois niveaux
qui est devenue classique.
Schéma
externe
1. Le schéma conceptuel
Le schéma conceptuel est une représentation du monde réel auquel se
rapporte la base de données. Il utilise les concepts :
- D’entité/objet : une personne, un livre
- De propriété/attribut : titre d’un livre, adresse d’une personne
- D’association : une personne possède un livre
- D’agrégation : une salle de classe contient des tables banc
- De collection : un ensemble de personne, une liste d’étudiants
Il comprend deux principaux modèles :
- Le modèle conceptuel des données ;
- Le modèle logique des données ;
2. Schéma externe
Il représente la façon dont un utilisateur final ou un programme d’application
voit la partie de la BD qui le concerne.
Il existe en général plusieurs modèles externes pour une même BD. Le schéma
conceptuel d’une BD peut être complexe, les schémas externes donnent aux
utilisateurs une vision plus simplifiée de ce schéma. Ils permettent aussi de
protéger la base de données contre les manipulations incorrectes ou non
autorisées en cachant certaines données à certains utilisateurs.
3. Le schéma interne (physique)
Le schéma interne décrit l’organisation des données en mémoire secondaire (sur
disque).
L’organisation choisie doit permettre :
- D’accéder le plus rapidement possible à un ensemble de données vérifiant certaines
conditions ;
- De créer, modifier ou supprimer les données avec une réorganisation minimale et
une utilisation optimale de la place disponible
- L’organisation des données peut être séquentielle, chainée ou indexée, …
IV. ARCHITECTURE D’UN SGBD
1. Architecture centralisée
V. LANGAGE DE BD
C’est à travers un langage de haut niveau app langage de base de données que sont
réalisées les opérations de création, interrogation et manipulation des données. Le
plus connu et le plus utilisé est le langage SQL. Il est à la fois un langage de définition
des données (CREATE, ALTER, DROP), un langage de manipulation de données
(SELECT, INSERT, DELETE, UPDATE) et un langage de contrôle d’accès aux données
(GRANT, REVOKE, COMMIT, ROLLBACK) et s’intègre dans plusieurs langages de
programmation de haut niveau.
VI. TRANSACTION
Pour un SGBD, l’unité de traitement est la transaction. Une
transaction est un fragment de programme qui fait passer la BD d’un
état cohérent à un autre état cohérent par une suite d’actions
élémentaires.
Un exemple classique de transaction est l’opération qui transfère une
somme S d’un compte bancaire A à un compte bancaire B :
Debut transaction
Solde(A) = Solde(A) – S
Solde(B) = Solde(B) + S
Fin transaction
Il est claire que cette opération ne doit pas être interrompue entre le
debut et la fin de la transaction.
VII. CONTROLES
1. Intégrité
Les données stockées dans une BD doivent respectées un certain
nombre de contraintes dites d’intégrités. Un SGBD doit assurer
que les contraintes d’intégrité sont respectées : ex. contrainte sur
la clé primaire, sur la référence des clés étrangères.
2. Concurrence
En générale, plusieurs utilisateurs se partagent la même BD.
Plusieurs transactions peuvent donc s’exécuter en même temps. Un
SGBD doit assurer que les éventuels conflits entre ces transactions
ne mettent la BD dans un état incohérent.
3. Sécurité
Après une panne, qu’elle soit d’origine matérielle ou logiciel, un
SGBD doit être capable de restaurer la base de données dans un
état cohérent, le même ou le plus proche de celui précédant la
panne.
4. Confidentialité
Un SGBD doit permettre d’interdire à certaines personnes de réaliser
certaines opérations sur une partie ou sur toute la BD.
VIII. Qui intervient dans une BD
1. L’administrateur
Généralement une personne ou équipe, l’admin a pour rôles :
- Définir le schéma conceptuel de la BD et de le faire évoluer ;
- Fixer les paramètres de l’organisation physique de façon à optimiser les performances ;
- Gérer les droits d’accès et les mécanismes de sécurité.
2. Les programmeurs d’applications
Ils définissent les schémas externes et construisent des programmes qui alimentent ou exploitent la
BD en vue d’application particulière. Ils utilisent pour cela le langage de BD du SGBD éventuellement
couplé avec un langage de programmation classique.
3. Les utilisateurs finaux
Ils accèdent à la BD à travers les outils conçus par les programmeurs d’application ou, pour les plus
avertis, à travers le langage de requête.
Merise, UML…). Ces méthodes sont basées sur des modèles conceptuels de haut niveau,
indépendants d’un SGBD particulier. Une fois le schéma conceptuel de haut niveau établit, il est
traduit en termes de modèle logique du SGBD choisit.
I. Le modèle conceptuel de données
Le MCD est une représentation statique du système d’information de l’entreprise qui met en
évidence sa sémantique. Il a pour but d’écrire de façon formelle les données qui seront utilisées par
le SI. C’est une représentation des données facilement compréhensible qui contient les mots qui
décrivent le système ainsi que les liens entre ces mots.
1. Concepts de base
Une entité est la représentation d’un élément matériel ou immatériel ayant un rôle à jouer dans le
système que l’on désire décrire.
Une association appelée parfois relation est un lien sémantique entre plusieurs entités.
La propriété est une information élémentaire (i.e. non déductible à partir d’autres informations) qui
présente un intérêt pour le domaine étudié. Chaque valeur prise par une propriété est appelée
occurrence.
Dans le MCD figure toutes les propriétés identifiées par un nom qui présente de l’intérêt pour le
domaine étudié.
L’identifiant d’une entité est une propriété particulière de cette entité telle qu’il n’existe pas deux
occurrences de cette entité pour lesquelles cette propriété pourrait prendre une même valeur.
Chaque individu d’une entité doit être identifiable de manière unique. C’est pourquoi les entités
doivent posséder un attribut sans doublon : l’identifiant.
La cardinalité d’un lien entre une entité et une association est le minimum et le maximum de fois
qu’un individu de l’entité peut être concerné par l’association.
2. Exemples
Le fonctionnement d’une entreprise qui achète et vend des produits peut être modélisé par le MCD
suivant :
Client Article
Numero_client Num_article
Nom_client Nom_art
Prenom_client
Prix_U
Contact
Email
II. Modèle logique de données
La description conceptuelle a permis de représenter le plus fidèlement possible les réalités de
l’univers à informatiser mais cette représentation ne peut pas être directement manipuler et accepté
par un système informatique. Il est donc nécessaire de passer du niveau conceptuel à un second
niveau, plus proche des capacités des systèmes informatiques. Ce niveau appelé niveau logique
consiste à choisir l’un des trois modèles suivants :
- Modèle hiérarchique : année 80 ;
- Modèle réseau ;
- Modèle relationnel.
Chacun de ces modèles repose sur des techniques d’organisation de données particulières que des
logiciels seront capables de gérer. Par exemple dans le modèle relationnel, l’unique structure
d’accueil des données est la relation qui peut être assimilée à un tableau à deux dimensions de la
forme suivante :
Attribut 1 Attribut 2 … Attribut n
val 11 Val 12 Val 1n
Val 21 Val 22 Val 2n
Les SGBD relationnels tels qu’Oracle, Access, MySQL ou SQL Server permettent à l’utilisateur
d’exploiter les données ainsi mémorisées. Dans ce cours, seul le modèle relationnel sera étudié.
Le succès du modèle relationnel est dû :
- Sa simplicité pour l’utilisateur : une base de données est vue comme un ensemble de
tables ;
- Ses fondements théoriques : l’algèbre relationnelle et la logique des prédicats.
[Une proposition au sens mathématique est un énoncé dont on peut dire sans ambiguïté s’il est vrai
ou faux]
Par convention on souligne les clés primaires dans les relations et on fait précéder les clés étrangères
d’un dièse (#).
1. Notion de clé
On appelle constituant d’une relation, un sous ensemble éventuellement vide d’attribut de cette
relation. Ce sont les parties de l’ensemble des attributs d’une relation.
Exemple : Client(Numcli, Nomcli, Prenom, telephone, email)
Les constituants sont par exemple : Numcli, , Numcli, Nomcli, etc
a) Notion de clé candidate et de clé primaire
Un constituant X est la clé candidate d’une relation R si :
- Pour chaque n-uplet de R, la valeur de X identifie de façon unique cet n-uplet ;
- Aucun attribut de X ne peut être supprimé sans détruire la propriété la propriété
précédente ;
Une relation peut avoir une ou plusieurs clés candidates : l’une est choisie comme clé primaire.
Soit par exemple la relation Personne (Nom, Prenom, NumSS, Pays). Si l’on suppose qu’une personne
est identifiée par son nom et son prénom ou son numéro de securité sociale, les clés candidates sont
X = Nom, Prenom, Y = NumSS, cette dernière pourrait être choisie comme clé primaire. Par
convention, les attributs de la clé primaire sont soulignés.
b) Notion de clé étrangère
Un constituant Y d’une relation R1 est une clé étrangère de R1, s’il existe une relation R2 possédant
une clé primaire X et que Y a pour domaine l’ensemble des valeurs de X. On dit que Y referre à la
relation R2.
Exemple : Etudiant(Matricule, Nom, Prenom)
Ordinateur (AdresseMac, Marque, frequence, DD, RAM, #Mat)
Mat est une clé étrangère de la relation Etudiant.
Remarque : On peut représenter les tables d’une BD relationnelle par un schéma relationnel dans
lequel les tables sont appelées relations et les liens entre les clés étrangères et leurs clés primaires
symbolisés par un collecteur.
ETUDIANT
Matricule
Nom
Prenom
a
III. Règles de transformation du MCD en MLD
Pour transformer le MCD en MLDR, il faut appliquer les règles suivantes :
- R1 : Chaque entité devient une relation ou table, l’identifiant de l’entité devient la clé
primaire de la relation et les propriétés de l’entité deviennent attributs de la relation.
- R2 : la traduction des associations dépend de leurs types :
▪ R21 : cas d’une association père-fils (max, max) = (? ,1) = (1, n)
L’identifiant de l’entité père migre vers la table fils comme clé étrangère. Les
propriétés de l’association s’ajoutent aux attributs de la table fils.
▪ R22 : cas d’une association père-père (max, max) = (n, n)
L’association devient une relation pivot dont la clé primaire est la
concaténation des identifiants des entités de la collection de l’association.
NB : Pour représenter un modèle physique des données, on fait une représentation des tables avec
leurs liens. Et on précise pour chaque attribut de table son type de donnée.
Le langage utilisé dans les BD se fonde sur l’algèbre … ce dernier se base sur la logique des prédicats ;
expression de conditions définies par l’utilisateur.
Ce langage permet non seulement la manipulation des données mais également :
- la création des tables, l’insertion, la suppression et la modification des tuples vérifiant
certains critères ;
- de réaliser des calculs sur des agrégats ;
- de présenter les données sous certains formats ;
- de gérer les autorisations d’accès pour assurer la protection de la base.
- de garantir la sécurité des données en prenant en compte l’environnement multiutilisateur.
SQL est à la fois
• un langage d’interrogation de la BD (grâce à la clause select),
• un langage de manipulation de données (UPDATE, INSERT, DELETE),
• un langage de définition des données (ALTER, CREATE, DROP) et enfin
• un langage de contrôle d’accès aux données (GRANT, REVOKE, COMMIT, ROLLBACK).
I. Création d’une BD à l’aide du langage SQL
Pour créer une BD on précise le nom de la BD dans un ordre CREATE et puis on crée les différentes
tables de la BD.
La commande CREATE TABLE permet de définir une table avec ses colonnes et ses contraintes. Sa
syntaxe est la suivante :
CREATE TABLE nom_table(colonne | contrainte col, colonne, contrainte_tab) ;
Exemple :
première approche
CREATE TABLE page_web(
nomFichier Varchar (10) PRIMARY KEY,
date_creation Date NOT NULL,
nomCreateur Varchar (50),
titre Varchar (50)) ;
Deuxième approche, on définit les contraintes en les associant à des noms de variables <-- intérêt
CREATE TABLE page_web(
nomFichier Varchar (10),
date_creation Date NOT NULL,
nomCreateur Varchar (50),
titre Varchar (50),
CONSTRAINT PK PRIMARY KEY (nomFichier));
Exemple avec une table contenant des clés étrangères :
CREATE TABLE paragraphe (
NumOrdParag INT,
nomFichier Varchar(10),
texte varchar,
CONSTRAINT PK PRIMARY KEY (NumOrdParag),
CONSTRAINT FK FOREIGN KEY (nomFichier) REFERENCES page_web(nomFichier)
);
CREATE TABLE lier(
nomFichier Varchar (10),
NumOrdParag INT,
texteAlt varchar,
CONSTRAINT PK PRIMARY KEY(nomFichier, NumOrdParag),
CONSTRAINT fk1 FOREIGN KEY(nomFichier) REFERENCES page_web,
CONSTRAINT fk2 FOREIGN KEY (NumOrdParag) REFERENCES paragraphe
);
La commande ALTER TABLE permet de modifier la définition d’une table en y ajoutant ou en
supprimant une colonne ou une contrainte (mais elle ne permet pas de changer le nom ou le type
d’une colonne).
ALTER TABLE lier ADD COLUMN texteclaire varchar;
La commande DROP TABLE permet de supprimer la définition d’une table et dans le même temps
tout son contenu.
II. Interrogation d’une BD
La commande SELECT constitue à elle seule le langage d’interrogation d’une BD. Elle permet :
- de sélectionner certaines colonnes d’une base de données
- de sélectionner certaines lignes (enregistrements) d’une table en fonction de leurs contenus
- de combiner les informations venant de plusieurs tables
- de combiner ces différentes opérations
1. Syntaxe de base
La syntaxe de base de la commande select est :
SELECT attribut
FROM tables
WHERE predicat ;
besoin : tout ce qui concerne toutes les pages web :
SELECT * FROM page_web
besoin : nom des créateurs des pages web crées en 2022
SELECT nomCreateur
FROM page_web
WHERE dateCreat BETWEEN(‘’01-01-22’’ AND ‘’01-12-22’’);
besoin : on veut les paragraphes de la page web qui a pour titre ‘’mon premier site web’’
SELECT [Link]
FROM paragraphe P, page_web W
WHERE [Link] = [Link]
AND [Link] = ‘’mon premier site web’’ ;
INSTITUT UNIVERSITAIRE SIANTOU
DEPARTEMENT D’INFORMATIQUE
UE : Base de données et SQL
Spécialités : Génie Logiciel
Travaux Dirigés N° 1
Question de cours
1. Qu’est-ce qu’une Base de Données ? qu’est-ce qu’un système de gestion des bases de données
2. Quelles sont les différentes classes d’utilisateur d’une base de données
3. Quel est l’intérêt d’une base de données pour une entreprise?
4. Quelles sont les catégories de fonctions impliquées dans la gestion de données ?
5. Donner les objectifs et les propriétés d’un SGBDr ?
6. Présenter la norme ANSI/SPARC pour la description des données d’un SGBD
7. Comparer les modèles de description de base de données hiérarchique, réseau et relationnel
8. Rappeler les règles de passage du modèle conceptuel de données au modèle relationnel
Exercice I : Modélisation des liens dans un site internet
Il s'agit de représenter le fait qu’un paragraphe (de page web) peut être lié (par un texte alternatif) à un autre
paragraphe ou une autre page web. Une page Web est identifiée par le nom de son fichier et caractérisée par
sa date de création, le nom de son créateur et son titre. Chaque paragraphe est identifié par un numéro
d’ordre dans sa page et caractérisé par son texte.
Travail demandé :
1- Etablir le MCD relatif à ce SI
2- Déduire le MLD correspondant
Exercice II : Modélisation d’un SI d’organisation des réceptions
Une personne désire modéliser le système d’information correspondant aux réceptions qu’elle organise
(personnes invitées, menus, ...). Ce système d’information doit lui permettre, en autres choses, de pouvoir
l’aider à organiser une réception en lui offrant la possibilité de construire sa liste d’invités, ainsi que son menu
et les vins associés. Une réception a lieu à une date donnée et y sont invitées des personnes dont on connait
le nom, le prénom, leur sexe, leur âge et leur profession (l’identification d’une personne se fait par son nom
et son prénom).
Le repas servi lors d’une réception comprend un certain nombre de plats identifiés par leur nom (" poulet à
la mexicaine " par exemple) et leur nature (" entrée froide ", " dessert " par exemple). Pour pouvoir réussir un
menu, il faut que les vins servis soient en accord avec les plats. On dispose donc pour chaque plat d’une liste
de types de vins possibles caractérisés par leur région viticole (" bourgogne " par exemple) et un type (" rouge
corsé ", " blanc sec " par exemple).
Pour que la réception soit réussie, il faut éviter qu’une dispute vienne gâcher l’événement et pour se faire la
connaissance des amitiés et inimitiés entre personnes est primordiale.
Enfin le dernier ingrédient d’une réception réussie est d’offrir au menu des plats que les invités apprécient et
surtout d’éviter de leur servir des plats qu’ils n’aiment pas.
Travail demandé :
1- Proposez un modèle Entité-Association correspondant à l’énoncé. Justifiez vos éventuelles
hypothèses.
2- Que pensez-vous du choix qui a été effectué pour l’identification d’une personne.
3- Traduire le modèle Entité-Association en modèle Relationnel
TD conception de Base de Données Par Dr Louis Bernard NGUENANG 2022-2023
Exercice III : Gestion des appels téléphoniques arrivant à un service après-vente.
On veut savoir quels clients, quels articles et qu’elles périodes représentent le plus de charges pour le service
après-vente:
1- on note tous les appels entrants. Pour chaque appel on attribue un numéro chronologique et on
enregistre la date de l’appel et le sujet.
2- L'appel doit provenir d'un client répertorié dans une liste de clients ayant droit au service après-vente.
3- L'appel doit concerner un article répertorié dans une liste d'article suivi en service après-vente.
4- On peut soit classer l'appel sans suite, soit ouvrir un dossier suivi, on donne alors un nom au dossier de
suivi.
5- À chaque motif de suivi correspond un technicien de maintenance qui aura la charge du dossier.
Travail demandé :
1- Etablir le MCD relatif à ce SI
2- Déduire le MLD correspondant
Exercice IV : Un Système d'Information pour la vente de billets de spectacle en ligne
Vous devez concevoir un système d'information pour gérer la vente de billets pour des spectacles. Voici un
descriptif simplifié des besoins du maître d'ouvrage :
Notre bureau de vente virtuel en ligne vend des billets pour des spectacles, des représentations musicales et des concerts. Un spectacle
a lieu à un endroit donné, à une date et à une heure spécifique. Le lieu du spectacle a une certaine capacité (nombre de place
assises ou debout selon les cas). Ce nombre correspond au nombre maximum de billets disponibles pour un spectacle. Chaque
spectacle a un artiste principal et éventuellement un ou plusieurs artistes additionnels (notamment les « premières parties » de
concerts. Les artistes ont une nationalité et correspondent à un genre. Un spectacle a un prix. Quand les clients achètent des
billets, leur commande est enregistrée avec la date de commande, le nom du client, et le nombre de billets achetés. Un client peut
annuler une commande mais seulement avant les 24h précédant le spectacle.
1. Elaborer un modèle conceptuel de données pour ce système d’information
Après avoir consulté votre proposition de modèle, le maître d'ouvrage s'aperçoit que cela ne suffit pas pour
ses besoins. Il voudrait que les genres des artistes soient organisés en hiérarchie (par exemple, le punk est un
sous-genre du rock) et veut établir un programme de fidélité pour ses clients. Chaque commande est alors
associée à un client enregistré avec son nom et son adresse et un indicateur spécifiant si le client possède une
carte de fidélité.
2. Modifier votre modèle conceptuel de données pour tenir compte de ces changements.
3. Traduire le modèle conceptuel de données en schéma relationnel.
Exercice V : Modélisation de la réservation des chambres dans un hôtel
On envisage de créer un système centralisé de réservation de chambres d’hôtel dans une région de vacances
qui englobe plusieurs stations. Tout demandeur peut téléphoner afin de réserver des chambres. L’opérateur
chargé de la réservation lui demande plusieurs renseignements : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone
et diverses indications sur sa demande telles que la période de séjour (date de début et date de fin), le nombre
de chambres, la catégorie de l’hôtel et la station demandée. Pour chaque demande arrivée, on affecte un
numéro d’ordre. Le système est chargé de vérifier si la demande peut être satisfaite. S’il n’y a pas possibilité
de la satisfaire, l’opérateur sollicite le demandeur de formuler éventuellement une nouvelle demande pour une
nouvelle période. Si, au contraire, il est possible de satisfaire la demande, il y aura confirmation par l’opérateur
avec création d’une nouvelle réservation qui comporte tous les renseignements qui vont permettre de préparer
ultérieurement la facture qui ne sera réglée qu’à la fin du séjour. La facture réglée sera remise au client. Une
copie sera archivée. Chaque hôtel est décrit par son nom, son numéro, la station à laquelle il appartient, sa
catégorie, le nombre de chambres qu’il a, etc. Pour chaque chambre on doit indiquer son prix unitaire de base
et son type. Chaque station est décrite par son nom, son adresse et son numéro.
Travail demandé
TD conception de Base de Données Par Dr Louis Bernard NGUENANG 2022-2023
1- Elaborer le MCD correspondant à ce SI
2- Recenser les règles de gestion
3- Déduire le MLD
Exercice VI (traduction du modèle conceptuel en modèle logique)
Traduire le schéma conceptuel de données (MCD) suivant en schéma logique de données relationnel
(MLD)
Exercice VII : Gestion du parc informatique d’une société
Pour assurer le support technique et logiciel d’une société de Service en Informatique, on utilise actuellement
une application développée en interne qui s’appuie sur le schéma conceptuel suivant :
Figure 1: Schéma conceptuel relatif à l'application Gestion du parc informatique
EMPLOYÉ
Utiliser n°employé
nomemployé
0,n
prénomemployé 1,1 Appartenir
0,n
LOGICIEL 1,n
codelogiciel SERVICE
nomlogiciel nomservice
typelogiciel
éditeurlogiciel
0,n
caractéristiqueslogiciel
0,n
ORDINATEUR
Affecter
n°ordinateur
Installer nomordinateur
1,1
dateinstallation datemiseenservice
1,n
capacité_ram
capacité_disque
TD conception de Base de Données Par Dr Louis Bernard NGUENANG 2022-2023
TRAVAIL À FAIRE
1- Établir le schéma relationnel des données correspondant à ce schéma conceptuel
Vous souhaitez faire évoluer l'application existante de manière à disposer d'informations sur les pannes
logicielles. Pour cela, vous disposez de la fiche actuellement utilisée, appelée “ Demande d’intervention ”,
reproduite ci-dessous (figure 2).
Figure 2 : Formulaire d’une demande d'intervention
DEMANDE D’INTERVENTION Numéro 9945
Date de demande Intervention demandée par
N° employé
Nom
Prénom
Service
Par téléphone
visite
télécopie
ORDINATEUR
N° ordinateur
LOGICIEL
Code
Nom
Descriptif de la panne
Une demande d'intervention est identifiée par un numéro qui est pour l’instant attribué manuellement
par le service informatique, lors de la mise à disposition des fiches vierges aux utilisateurs. Une demande
d'intervention est décrite par la date de la demande, le mode de réception de cette demande et un texte
décrivant, le plus complètement possible, la panne constatée.
La demande d'intervention est déposée par l'employé qui demande la remise en état du poste de travail
informatique. Chaque demande d’intervention mentionne le logiciel et l’ordinateur concernés par la panne.
Un logiciel fait l’objet d'au moins une licence d’utilisation. Chaque licence est identifiée par un numéro
de licence et possède un nombre maximum de copies licites.
On souhaite pouvoir connaître à quelle date, telle licence de logiciel a été installée sur tel ordinateur.
TRAVAIL À FAIRE
1- Proposer un nouveau schéma conceptuel des données intégrant le suivi des pannes logicielles
2- Transformer ce nouveau schéma conceptuel en schéma relationnel
TD conception de Base de Données Par Dr Louis Bernard NGUENANG 2022-2023