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CHAPITRE I : LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
CHAPITRE II: L’IMPORTANCE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES
CHAPITRE III: LA GUERRE FROIDE DE 1945 A 1953
CHAPITRE IV : LA COEXISTENCE PACIFIQUE ET LA DETENTE DANS LES RELATIONS
EST-OUEST DE 1953 à 1975
CHAPITRE V : LA DECOLONISATION EN ASIE ET EN AFRIQUE
CHAPITRE VI : L’IMPORTANCE GEOSTRATEGIQUE DU MOYEN ORIENT DANS LES
RELATIONS EST-OUEST
CHAPITRE VII : LES FONDEMENTS DES REGIMES DEMOCRATIQUES ET LEURS
CONSEQUENCES DANS LE MONDE ACTUEL
CHAPITRE I : LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
HITOIRE : Expliquer les causes de la deuxième guerre mondiale 1939-1945
Introduction :
En 1919, l’Europe est terrifiée par la grande guerre de 1914-1918. La société des
nations créée à la fin de cette guerre échoue dans sa mission d'empêcher le retour
d’une folie meurtrière à l'instar de ce qu'a été la première guerre mondiale. Malgré
les initiatives prises pour établir la paix, celle-ci n’arrive pas à prendre corps. Les
échecs des traités, la crise économique de 1929 , la montée au pouvoir des régimes
fascistes , les coups de force répétés, notamment les agressions japonaises ,
italiennes et allemandes , la faiblesse des démocraties, et l’impuissance de la SDN
(la société des nations) , vont jeter le monde, entre 1939-1945, dans un second
conflit mondial: c'est la deuxième guerre mondiale.
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I- Les causes lointaines de la 2eme guerre mondiale
1. La remise en causes des traités de paix
A la fin de la première guerre mondiale, de nombreuses conférences de paix sont
organisées tenues à travers le monde, conférences aux termes desquelles plusieurs
traités de paix sont signés, il s'agit par exemple: de la conférence de Lari le 28 avril
1919 , du traité de Versailles le 28 juin 1919 ; du traité de Saint Germain en laye
avec l’Autriche , du traité de Neuilly 27 novembre 1919, avec la Bulgarie le traité
de Trianon le 4 juin 1920 avec la Hongrie , de la conférence de Nirlly, le 10 aout
1920 avec la Turquie , de la conférence de Raga , le18 mars 1921, entre la Pologne
et la Russie , du traité de Lauranne entre la Turquie la Grèce etc. Le traité de
Versailles, particulièrement, est considéré par les allemands comme un dictat : d'où
le sentiment d’hostilité et surtout de remise en cause des traités jugés imparfaits. Le
traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses territoriales (par exemple,
la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France), militaires (p. ex., le réduction des
armements et des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la
surveillance d'une Commission de contrôle interalliée) et économiques (en tant que
responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le
montant des dommages subis par les Alliés).Dans l'obligation d'accepter ces dures
conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat. Cette situation
humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes
nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une
part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre
mondiale. (wikippedia)
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2. La cause économique de 1929
Les années 1920 se caractérisent par une sous-consommation, une surproduction, et
l’effondrement du système financier; d’où l’éclatement de la crise économique de
1929 entrainant le crash boursier de WALL Street. Cette crise qui devient mondiale,
favorise la montée au pouvoir, dans le monde, des régimes fascistes ou dictatoriaux :
le fascisme Italien, le nazisme allemand, le franquisme, en Espagne, le titisme en
Yougoslavie d’où la politique expansionniste mondiale de l’Allemagne qui a été l'un
de facteur favorisant le déclenchement du second conflit mondial
3. Les agressions japonaises, italiennes et allemandes
a) Les agressions japonaises
Le 19 septembre 193, le japonde lance,sans déclaration de guerre,dans une invasion
de la Mandchourie, espace appartenant à la chine avec sa tête l’ancien empereur
PUYI. Après l'occupation japonaise, la Mandchourie elle est en 1932 transformée
en protectorat. Les Japonais y ont créé un État fantoche, appelé Mandchoukouo, et
leur occupation a duré jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, En
quelques jours, les trois provinces du Heilongjiang, du Jilin et du Liaoning (où se
situe Mukden) sont contrôlées par les Japonais. Le 20 novembre, une conférence du
gouvernement chinois se met en place. La faction de Guangzhou du Kuomintang y
insiste pour que Tchang Kaï-chek démissionne, vu la débâcle en Mandchourie .
Tchang démissionne le 15 décembre. Sun Ke prend le poste de Président de la
République de Chine, et fait le vœu de défendre Jinzhou, une autre ville du Liaoning,
rapidement perdue en janvier 1932.
L'Empire du Japon poursuivit sa politique
expansionniste en Chine, déclenchant
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en 1937 la seconde guerre sino-japonaise puis en 1939 une attaque ratée contre la
Mongolie prosoviétique lors de la bataille de Khalkhin-Gol. Le gouvernement
du Mandchoukouo demeurera en place, sous contrôle japonais jusqu'en 1945, date
de l'invasion soviétique de la Mandchourie.
La guerre revête commence, des méthodes de guerre très brutales assurent le succès
des troupes japonaises. Ces hostilités permanentes préparent le second conflit
mondial.
b) Les agressions italiennes
Dans les projets d’expansion coloniale, Mussolini attache une importance
considérable à l’Ethiopie, vaste territoire encore mal connu, qui pouvait fournir à
l’Italie des matières premières et un débouché pour l'émigration.
En 1925, une convention, anglo–italienne avait délimité l'Ethiopie en zones
d’influence économique : les anglais aménagent le lac TANA, pour l’irrigation de
l’Egypte; les italiens construisent une voie ferrée à partir de l’Egypte; les Négus ne
voulaient accorder aux italiens aucune concession économique. Mussolini est
déterminé à régler la question de l'Ethiopie par la force. En décembre 1934, un
accident frôle le mur confins de la somalie italienne et de l’Ethiopie; ce qui fournit
un prétexte pour l'organisation des entretiens de Rome de janvier 1935. Le duce
obtient l’aval et l’assurance verbale que la France n’entretenait pas l’action
italienne. Les italiens attaquent l’Ethiopie le 3 octobre 1935 ; c’est la deuxième
démonstration de la politique expansionniste des fascistesqui a favorisé le second
conflit mondial.
c) Les agressions allemandes
En 1937 Hitler laisse entendre qu’il va commencer à agrandir le territoire allemand,
il veut le rattachement successif de vienne, Prague et Santhià.
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4. La passivité des démocraties occidentales
La passivité des démocraties facilite les grandes ambitions d’Hitler. Ce dernier viole
le traité de Versailles sans qu’aucune démocratie ne réagisse, et rétablit le service
militaire en 1935.Il réorganise l’armée (WEHRMACHT-armée de terre et
LUFTWAFFE-armée de l’air, et construit une ligne fortifiée (la ligne Siegfried qui
fait face à la ligne Maginot, sur la frontière de l’Est ). la Sarre est rattaché de nouveau
à l’Allemagne par un plébiscite en 1936 ; Hitler occupe la Rhénanie . Il rompit
l’isolement diplomatique de l’Allemagne en concrétisant une alliance avec
l’Autriche et la Roumanie, fin aout 1936, en signant avec Mussolinipour un ‘l’axe
Rome Berlin’ et élaborant le pacte Kominform avec le japon, pacte contresigné par
l’Italie et l’Espagne. La passivité des démocraties à la conférence de Munich pousse
Hitler à occuper la Tchécoslovaquie et après la Pologne les démocrates occidentales
ont manifesté leur passivité par la signature des accords. Dans son intervention on a
pu entendre André Malraux dire : "j’ai vu les démocrates intervenir entre à peu près
tout sauf contre les fascistes ".
5. L’impuissance de la société des nations
La société des nations a été inefficacedans la politique d’apaisement et la résolution
des différents crises, l’impuissance de la SDN à régler les conflit Sino-japonais ;la
guerre d’Ethiopie, la guerre civile d’Espagne, obligeant plusieurs pays de quitter la
société des nations, ce qui fragilise la SDN.
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II- La cause immédiate de la deuxième guerre mondiale: l’agression
polonaise
En 1939 Hitler veut que Dantzig soit reliée à l’Allemagne, mais la Pologne refuse.
Hitler occupe alors le Coulin de Dantzig et renforce l’axe Rome Berlin. Le 23 aout
1939 un pacte de non-agression est signé entre l’Allemagne et l’URSS triomphant
l’occident qui ignore les négociations secrètes sur les accords, provoquant le partage
de la Pologne en deux. Cecidonne la possibilité à l’URSS d'occuperdes pays belges.
Le 1erseptembre 1939 les allemands entre en Pologne, et le 31 septembre, la France
et la Grande Bretagne se mobilisent et déclarent la guerre à l’Allemagne :C’est le
déclenchement de la deuxième guerre mondiale.
Conclusion partielle
Plusieurs différends sont à l’origine de l’éclatement de la seconde guerre mondiale :
la remise des traités imparfaits, la crise économique de 1929, la montée au pouvoir
des régimes fascistes, les agressions fascistes, la passivité des démocraties et
l’inefficacité de la SDN.
LES ETAPES DE LA GUERRE MONDIALE
Introduction
Le second conflit mondial a opposé deux camps : les alliés et les puissances de l’axe
(Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon). Pendant plusieurs années
l’Europe a subi la domination nazie. L’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1 er
septembre 1939, déclenche une nouvelle guerre au départ européenne,une guerre qui
est devenu mondiale à partir de 1942. La 2eme guerre mondiale se déroule en trois
principales phases ou étapes:
I. La première étape ou phase de la guerre : 1939-1942
La guerre en Europe ou la 'guerre éclaire'
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1- L’agression polonaise
le 1er septembre 1939 les premier succès d’Hitler, les allemands lancent sur la
Pologne une guerre éclaire par une attaque massive des blindés appuyés par des
bombardements. La Pologne est prise au piège,car elle est aussi envahie,le 17
septembre, par les troupes soviétiques. La Pologne est écrasée en trois semaines;
Varsovie tente de résister mais capitule le 28 septembre 1939.
2- La drôle de guerre (hiver 1939 1940)
La Norvège par où transite le fer, section à la distribution de l’Allemagne, présente
un enjeu pour plusieurs pays : les anglais misent le 8 avril sur les eaux norvégienne ;
et le lendemain Hitler envahit le Danemark. L’offensive allemande se désigne vers
l’Ouest, et le 10 mai 1940 il y a l’invasion des pays bas et de la Belgique. Par ailleurs,
on assiste à l’effondrement de la France et l’entrée en guerre de l’Italie. Paul
Reynaud, président du conseil de l’Italie, et surtout le général De Gaulle souhaitent
continuer la guerre , et le Marchal Pétain entrance en négociations avec
l’Allemagne.
‘La France s'installe pendant l'hiver 1939-1940, dans la " drôle de guerre ", où les
seules activités militaires sont des " patrouilles ". Le moral des troupes commence à
s'effriter, le défaitisme gagne du terrain et les buts de guerre apparaissent moins
clairement dans la confusion politique qui règne à l'Assemblée et au sein du
gouvernement. Le parti communiste a été mis hors la loi, mais continue son action
clandestine dans les milieux ouvriers. Le 30 novembre 1939, l'armée soviétique
attaque la Finlande et le commandement français échafaude alors des plans
d'intervention. En avril 1940, une opération franco-britannique est montée pour "
couper la route du fer " suédois à l'Allemagne. Mais le commandement allemand
prend les devants et débarque des troupes sur la côte norvégienne. Le corps
expéditionnaire franco-britannique, envoyé à Narvik, Namsos, Tromsö, réussira à
s'en emparer mais devra en juin, abandonner la Norvège aux Allemands qui,
simultanément, envahissaient la France’.
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3) La guerre d'usure
La bataille aérienne entre l'Angleterre et l'Allemagne s'éternise à cause de l'invasion
des premiers radars par les anglais, ce qui permet de guider les avions allemands à
distance.
En septembre 1940, Hitler renonce a son plan de débarquement, et arrête les
bombardements du jour ; l’Allemagne subit son premier échec.
Au cours de la même année, l'URSS annexe les pays baltes et les italiens attaquent
la Grèce en septembre 1940, Hitler signe les accords germano - roumain et bulgare
En 1941, les allemands agressent la Yougoslavie, la Grèce et organisent une
offensive contre l'URSS le 20 juin 194. Juste après, on assiste au recul des armées
soviétiques à Leningrad. Les Allemands remportent des victoires en Lybie, puis les
Anglais occupent la Lybie ; occupation qui finit par la signature de la charte
atlantique du 12 aout 1941. En Europeon assiste au développement de la résistanceet
au refus de la collaboration des allemands qui organisent des représailles.
4) L'entrée en guerre des USA
Le japon veut une guerre immédiate pour asphyxier la Chine,et mettre la main sur
l'Asie du Sud-Ouest, riche en matières premières. Inquiet de la politique japonaise,
Roosevelt (président des USA), réagit en suspendant les ventes d'acier et de fer au
Japon, et en gelant les avoirsjaponais .
Des négociations ont lieu entre les deux pays, mais elles échouent, et le japon lance,
le dimanche 7 décembre 1941, une attaque sur PearlHabon (iles Hawaii) dans le
pacifique où se trouve la flotte américaine. Cette offensive est coordonnée par
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l'amiral Yamato ; la flotte américaine est fortement endommagée, et le 11 décembre
1941 les Etats - unis entrent en guerre, et le conflit devient réellement mondial.
- Invasion ruse (juin 1941)
Le 22 juin 1944 Hitler se retourne contre l'URSS. Il lance l'opération
"BARBAROSSO". L'armée rouge mal équipée est prise au dépourvu, elle recule sur
tous les fronts, jusqu’à au moins de 100km de Moscou, l'armée allemande sera arrêté
par la rude saison, et Moscou est sauvé par "le général froid".
II) La deuxième phase de la guerre
1) La guerre allemande
Hitler annonce les territoires conquis et les occupe. En France le gouvernement
installé a Vichy, en zone libre est dirigé par le Maréchal Pétain. Les trois quart du
pays sont occupés par les troupes allemandes ; et dès 1940 Pétain annonce la
collaboration avec Hitler. En 1942 l'Allemagne impose PierreLaval comme premier
ministre. Face a cette directive, les françaisse divisent, certains veulent collaborer
,d'autres préfèrent la résistance c'est le cas de Galle.
2) La Russie en juin 1942
En juin 1942 les allemands attaquent l'Ukraine. Ils sont stoppés àStalingrad, la
bataillearmée dure des mois. En novembre, les allemands sont arrêtés par les russes,
puis capitulent le 2 février 1943 : C'est un tournant important de la guerre.
III) Troisième phase de la guerre: Victoires interrompues des alliés et défaite
de l'Asie 1944-1945.
1) Le débarquement en France
Au printemps de 1944 qui commence, on assiste aux préparatifs du débarquement
en France, le 6 juin 1944. Au cours dudébarquementil y destruction des grands ponts,
des gares. Les bombardement sont incessants, jusqu’à l'occupation de la côte
Normandie, entre Ouistreham et le Pointe du choc.
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Le 10 juin, les américains ont établi un pont solide en Normandie avec une
répression des troupes allemandes, des tueries générales ont lieux à Madou sar-
glainesur fleuve, puis une répression sauvage dans le Vercors le 23 juillet 1944.
Entre le 11 juin et septembre 1944, les américains reprennent tout l'ouest de la
France.
Le 15 aout 1944, un débarquement en province er début de la libération de la France
dirigé par Patch et de Lattre de TASSIGNY et le 25 aout Paris est libéré et en
septembre la libération du nord de la Norvège, de la Belgique et des Vosges
2) Les défaites allemandes
Hitler décide de résister, il fonce vers l'ouest, attaque les Ardennais a la Meuse, le
26 décembre 1944, son offensive est un échec face a la résistance américaine à
Bastogne ;
Le 8 mars 1945, les américains passent le Rhin, aider par les français et en mai 1945:
c'est la débâcle allemande.
A l'Est les troupes russes reprennent Budapest, Belgrade et Sofia sous les vagues de
Staline c'est a dire lance roquette au nord le front s'étend sur le Denube le 25 avril
Berlin est encerclé, Hitler se suicide le 30 avril 1944, et le 8 mai 1944 c'est la
capitulation allemande à Berlin.
3) La capitulation japonaise : 2 septembre 1945
Les japonais emploient les moyens ultimes: les KAMIKASES (avions sccudes) les
bombardements redoublent les américains montent au point la bombe atomique et le
6 août 1945, la première bombe est lancé sur Hiroshima, 15000 morts, le 9 août
1945, la deuxième bombe est larguée à Nagasaki : 36000 morts et 40000 blessées.
Le 19 aout 1945 le japon capitule, et le 2 septembre 1945 c'est la signature de
l'armistice : c'es la fin de la deuxième guerre mondiale.
Conclusion
La seconde guerre mondiale s'est déroulée en 3 phases ou étapes, la première , la
guerre en Europe avec les premiers succès d'Hitlergrâce a la guerre éclair " la
seconde phase: c'est la mondialisation du conflit des puissance de l'axe grâce à
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l'utilisation de la bombe atomique par les alliés . Le japon s'incline et signe
l'armistice mettant fin aux hostilités du 2e conflit mondial.
LES CONSEQUENCES DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE 1939-
1945
Introduction
La seconde guerre mondiale est la plus horrible que l'humanité ait connue . Elle a
été plus mondiale que la première par le nombre des mobilisés 92 millions environ .
Elle est à l'origine de plusieurs conséquences sur le plan humain, matériel ,
économique , financier , moral , politique , diplomatique , et social . La seconde
guerre mondiale n'est pas seulement un facteur de destruction mais aussi de progrès
scientifiques et techniques.
I) Les pertes humaines
Les pertes humaines sont évaluées au prés de 50 à 60 millions de morts, plusieurs
millions de blessés, des mutilés et des disparus comprenant de nombreux civils . Le
bilan humain est effroyable avec un impact négatif sur la population mondiale.
L'Europe est la plus grande victime. Les juifs qui périrent dans la persécution nazie
s'élevait à 5700000 personnes
Les pays Pertes HUMAINES Les civils
URSS 20million de morts Dont 7million de civils
USA 300000 morts
Grande Bretagne 500000 morts
Chine 1300 millions de morts
France 600000 de morts
Allemagne 7millions de morts Dont 708 civils
Italie 400000 morts Dont 152000 civils
Japon 1500000 de morts
Yougoslavie 1.6 million de mort
Pologne
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II) les conséquences matérielles
La seconde guerre mondiale a laissé sur son plancher des dégâts matériels énormes.
Partout les routes, le chemins de fer , les villes , les ponts furent sérieusement détruits
.
Les voies de communication les infrastructures de base furent les cibles de
bombardement et des sabotages pour retarder les déplacements des soldats, le
ravitaillement en armes. L'accroissement de la puissance de destruction implique
l'importance et l'extension sans précédent des dommages. Elles ont atteints au total
15000 milliard de dollars
- En Russie: près de 700 km de voie ferrée ont été mis hors d'usage en 1945, on
compte 70 000 agglomérations à reconstruire une ville comme Novgorod ne compte
que 40 maisons
-En Europe occidentale :
C'est en France qu'on déplore les graves dommages les moyens de transports ont
étéconsidérablement réduits 6000 ponts Sautés et canaux sont tous hors d'usages la
moitié du matériel ferroviaires n'est plus en bon état près de deux millions et maisons
ont été mise à sac
-En Allemagne : les villes comme Berlin,Cologne, Dresde ,Essen , Francfort ne
sont plus que de ruine . En Allemagne orientale les combats ont provoqué la
disparition presque quasi totale du réseau ferré .
-En Afrique et Asie : La guère s'est déroulée sur un territoire restreins, les
destructions en Asie on été importante notamment en chine, japon, Malaisie , mais
n'ont pas atteins la même ampleur qu'en Europe .
III) Les conséquences économiques et financières
Après la guerre a donné l'économie un usage trèseffondré. Des productions agricoles
et industrielles ce qui accentue l'endettement des billegrants à plus de 2000 milliards
de dollars américains.
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L'Europe centrale et orientale sont restées économiquement assujettis et se trouve
sous la dépendance économique. L a dette publique anglaise passe de 7.3 milliard
en juin 1939 à 12.5 en septembre 1945 ; en septembre 1945, celle de la France de
446 à 1750 milliards.
b) La conférence de Potsdam du 17 juillet au 2 aout 1945
La conférence de Potsdam en Allemagne issue des désaccords entre les alliés. Celle-
ci c'est accentuée après que certains redoutent l'intention du communisme et les
autres, la bombe atomique
-Date et lieu de la conférence :
La conférence se tien du 17 juillet au 2 aout 1945 à Potsdam.
-Les participants
La conférence de Potsdam réunit les trois grands : joseph Staline, HarruTruman ,
successeur de Rooseveltdécédé trois mois plutôt , clémentattèle leader du "labour
party" en remplument le Churchill dont le parti a perdu les élections législatives ,
pour régler principalement le sort de l'Allemagne jugée par les alliés responsables
de la 2eme guerre mondiale .
-Les clauses de la conférence
Au terme des négociations difficiles , les alliés sont parvenus à fixer le montant des
réparations de guerre allemandes à 20millions de dollars dont 50% à l'Urss , 14% 0
LA GRANDE BRETAGNE 12.5% aux USA ,10% à la France et 23.5% pour
l'Allemagne . Les 3 grands s'accordent sur le jugement des criminels de guerre, le
démembrement des konzerns à leur profit , la dénazification et la démocratisation de
l'Allemagne , la d'élimination des zones d'occupation et le partage de l'Allemagne
en 4 zones d'occupation . Mais plusieurs fois la conférence a failli être interrompue
du fait d'une mésentente croissante. C'est pour cela que les alliés ne sont pas tombés
d'accort plusieurs points à savoir, les frontières de la Pologne t de l'Allemagne , la
paternité des élutions dans les pays libérés et occupés par l'armée soviétique . Dans
la banlieue de Berlin l'atmosphère relativement cordiale s'est alourdie.
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Staline soupçonne les USA de vouloir étrangler économiquement l'URSS et ne
parvient pas à s'entendre à propos de l'Europe orientale .Ils n'ont pas les même
conceptions sur les élections démocratiques prévus à la conférence de Yalta
Conclusion :
Plusieurs mobiles entrainent l'éclatement la seconde guerre mondiale. Elle s'est
déroulée en trois phases d'abord européenne, puis mondiale à l'entrée des USA et du
Japon, et se termine par la victoire des alliés. Elle est origine de plusieurs
conséquences sur le plan humain, matériel, économique, financier, moral , politique
et diplomatique. Les conférences diplomatiques pendant et après la guerre préparent
la paix et la création de l'ONU
Cependant en URSS, le Japon et la France ont créé des nouvelles monnaies partout
l’effort de guerre a de durables conséquences financières. En particulier.
L’accélération des tendances inflationnistes et le recours à l’emprunt entraine une
inflation persistante qui a pour conséquence la hausse des prix et un endettement
qu’il faudra juguler.
Malgré les sérieuses difficultés que connaissent les pays européens, les Etats-Unis,
le Brésil, l’Angleterre, Canada, l’Australie ont tiré profit de cette guerre.
III. les conséquences morales et sociales
L’après-guerre a laissé dans la mémoire des hommes et surtout aux belligérant un
véritable traumatisme, les effets dévastateurs et macabres de la bombe atomique et
le génocide Hitlérien sont des indices révélateurs du désarroi moral.
Au-delà de toutes les divisions et malgré les désillusions qu’avait apportées la
guerre, une chose restait admise l’existence d’une certaine dignité chez l’homme,
mais pendant la guerre les méthodes nazies ont contraint les plus optimistes à ne plus
se prévaloir de cette consolation. Pendant la guerre les êtres humains ont été
systématiquement humiliés, les juifs et les membres des races inférieures voués à la
disparition. Les idées traditionnelles de considération, de respectabilité, qui tenaient
tant de place dans la société Européenne se trouvent balayé. Malgré le procès de
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Novembre organisé, dressant le bilan des atrocités, ce procès n’a pas suffi d’apaiser
les esprits. Une atmosphère de désespoir s’étend sur toute l’Europe, on a
l’impression que plus rien n’existe.
IV. Les progrès scientifiques et techniques :
La guerre n’est pas un facteur de destruction, mais aussi de progrès. La seconde
guerre mondiale a stimulé considérablement les progrès scientifique et technique
dans chaque camp.
A la demande du Führer, les savants Allemands furent porter leurs efforts sur
l’utilisation des avions à réaction, des premiers missiles. Les Etats Unis s’imposent
au premier rang sur les matières scientifiques avec l’utilisation du nylon, le recours
à l’informatique et surtout la mise au point de l’arme atomique.
D’autres inventions comme la robotisation, les liaisons radiophoniques, les radars,
les chars de combats, les navires portent avions, les projectiles, les armes à
destruction massive et bactériologique, les fusées à haute portée… les progrès sont
énormes dans la médecine grâce au laser, au scanner et à la greffe…
L’homme a, pendant la guerre, transformé le monde à travers ses inventions pour à
la fois le bien et la dégradation de l’humanité.
V. Les conséquences politiques et diplomatiques
1) Les conséquences politiques
a) Les modifications politiques
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des grandes modifications politiques
apparaissent :
- Anéantissement du nazisme et des régimes totalitaires
- L’URSS devient la première puissance militaire de l’Europe
- Les USA sont la première puissance capitaliste du monde et sont devenus une
fois de plus les créditeurs de l’Europe
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- Division de l’Europe en deux zones d’influence : l’Europe occidentale
(USA), et orientale (URSS)
- L’Allemagne est divisée en zone d’occupation qui donne naissance à la RFA
et la RDA
- La création de l’ONU le 26 juin 1945, à San Francisco en remplacement de la
SDN
- Désaccord entre les vainqueurs occidentaux et l’URSS à cause de la question
allemande.
b) Les bouleversements territoriaux
En Europe :
Du point de vue territorial des rectifications ont lieux aux dépends de :
L’Italie cède une partie de l’Istrie à la Yougoslavie
La Dodécanèse à la Grèce.
La Roumanie donne la Bessarabie à l’URSS
L’URSS récupère la Transylvanie abandonnée par la Hongrie
La Bulgarie perd son débouché sur la mer Egée
La Tchécoslovaquie et la Finlande abandonnent toutes deux quelques districts
à l’URSS.
Les Polonais lassent à l’Union Soviétique les positions de Biélorussie, et
d’Ukraine et annexent la Prusse orientale, la Pomeranie la Silésie et la Pologne
possèdent désormais une façade maritimes riche en houille.
L’URSS conserve les territoires perdus au lendemain de la révolution : les
Etats baltes et la région de Königsberg, elle améliore sa position sur la Mer
Baltique.
Les changements les plus importants concernent la Pologne, l’Allemagne et
l’URSS.
Hors d’Europe :
L’Italie perd ses colonies
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L’Ethiopie retrouve son indépendance et acquiert avec l’Erythrée un
débouché sur la mer rouge
La somalie et la Lybie temporairement occupées par les Anglais accéderont
ultérieurement à l’autonomie
Les Anglais, Français et Hollandais retrouvent leurs possessions asiatiques
Quant au Japon il a renoncé au Mandchoukouo, à la Corée, à Formose, à
Sakhaline et à la plupart des îles qu’il occupait en dehors des eaux territoriales
Cependant partout les peuples colonies n’éveillent à l’espoir ; les puissantes
dominantes sont affaiblies
Pendant la guerre des Pays – Bas et la France ont dû céder la place en
Indonésie aux japonais
Les Pays du Maghreb et l’Afrique noire ont participé à la deuxième guerre
mondiale et sont allés jusqu’à réclamer les indépendances promises.
2) les conférences diplomatiques (YALTA et POTSDAM)
Pendant la guerre et après dans le but de coordonner leurs stratégies et d’envisager
des solutions aux problèmes posés par la guerre, mais aussi de rechercher les moyens
d’assoir une paix durable. Les alliés sont obligés de se concerter à chaque fois qu’il
y avait nécessité, ce qui avait conduit à la tenue de plusieurs conférences
internationales, parmi lesquelles celles de Yalta et de Potsdam.
YALTA
a) La conférence de Yalta :
Les contacts se multiplient pendant l’année 1944, mais ne prennent une allure
décisive qu’avec la 2e rencontre de Yalta
Date et lieu de la conférence
Yalta est une ville de la presqu’île soviétique de CRIMEE sur la mer noire. Cette
ville abrite du 4 au 11 février 1945, la plus importante des conférences diplomatiques
Les participants
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La rencontre des vainqueurs regroupent : WINSTON CHURCHILL (Royaume-
Uni), FRANKLAIN DELANO ROOSEVELT (Président des USA,) et JOSEPH
STALINE (Chef d’Etat Soviétique) et les Ministres des affaires étrangères Chef
d’état Majors et conseillées
Le contexte dans lequel se tient la conférence de Yalta
Les Russes sont à 130 Km de Vienne (Autriche), et sur l’Oder, à 70 Km de Berlin.
Ils ont lancé, le 12 Janvier, une vigoureuse offensive d’Hiver. Alors que les Russes
fixent les 3/5 des forces allemandes. Les alliés occidentaux restent bloqués à l’ouest
du Rhin, cette situation est de toute évidence favorable à l’URSS.
Les Mobiles de la Conférence de Yalta
La conférence devrait examiner et définir les plans militaires des puissances alliées
en vue de la défaite définitive de l’ennemi commun. Poursuivre les discussions sur
les problèmes en suspens entamés lors de la conférence de TEHERAN en Novembre
1943.
Déroulement de la conférence
La conférence de Yalta se déroule dans un climat plus ou moins cordiale, car les
participants ne s’entendent pas en certains points communs, celui du gouvernement
Polonais qui provoque dissensions, néanmoins plusieurs clauses sont adoptés.
Les clauses de la conférence
Le communiqué final du 11 Février 1945, stipule ce qui suit :
Occupation et contrôle de l’Allemagne, en 4 zones et Berlin en 2. Les plans adoptés
prévoient que chacune des trois puissances occupera avec les forces armées une zone
séparée de l’Allemagne. Il a été en autre convenu que la France serait invitée par
les trois si elle le désire, à occuper également une zone et à faire partie de la
commission de contrôle comme 4ème membre.
-Réparations dues par l’Allemagne tenant compte des dommages que son armée a
cause de cette guerre aux nations alliés, ce pays est contraint à repérer entièrement
ces dommages.
20
-Résolution des alliés pour créer aussitôt que possible, une organisation
internationale générale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité. Une telle
organisation est essentielle pour empêcher de nouvelles agressions et éliminer les
causes politiques, économiques et sociales de la guerre.
-Il est convenu de convoquer, le 25 Avril 1945, à San Fransico une conférence des
nations unies qui établira la charte de l’organisation cette fois ci, l’URSS accepte
n’avoir qu’une voix, et tous les 5 auront le droit de Veto. Ils préparent la paix, base
de l’ONU et évoquent l’organisation des élections libres en Europe et les institutions
démocratiques supervisées par les 3 grands
-Déclaration de l’Europe libérée : le rétablissement de l’ordre en Europe et de
permettre aux peuples libérés d’effacer les vestiges du nazisme et du fascisme de se
doter des institutions démocratiques de leur choix
-En Pologne un gouvernement réunissant les Polonais de l’étranger et ceux
demeurant sur place devra être formé.
Les chefs des trois gouvernements estiment que les frontières de ces pays devront
être modifiées.
-Entrée en guerre entre le Japon les trois grands décident d’un commun accord que
deux ou trois mois après la reddition allemande et cessation des hostilités en Europe,
l’URSS entrera contre le Japon aux côtés des alliés sous réserve des conditions
suivantes : la partie Sud de Sakhaline et les îles adjacentes feront retour à l’URSS.
Les îles Koristes seront cédées à la même URSS
-Les anciennes colonies Japonaise deviennent des territoires sous mandat et seront
conduits à l’indépendance rapide.
-La fixation de la limite entre l’Allemagne et la Pologne sur l’ODERNEISSE
-Fixation des limites de la Pologne.
-Les Accords de Yalta confirment aussi l’annexion des Etats Baltes, Estonie,
Lettonie, Lituanie) et l’est Polonais.
Les 3 grands s’accordent sur le jugement des criminels de guerre, le démembrement
des Konzerns à leur profit, la dénazification et la démocratisation de l’Allemagne,
21
la délimitation des zones d’occupation. Mais plusieurs fois la conférence a failli être
interrompue du fait d’une mésentente croissante. C’est pour cela que les alliés ne
sont pas tombés d’accord, plusieurs points à savoir : les frontières de la Pologne et
de l’Allemagne, la paternité des élections dans le pays libérés et occupés par l’armée
soviétique. Dans la banlieue de Berlin l’atmosphère relativement cordiale s’est
alourdie.Staline soupçonne les USA de vouloir étrangler économiquement l’URSS
et ne parvient pas à d’entendre à propos de l'Europe orientale. Ils n’ont pas les mêmes
conceptions sur les élections démocratiques prévus à la conférence de Yalta.
POTSDAM
La conférence de Potsdam a rassemblé du 17 juillet au 2 août 1945 à Potsdam à 22
km de Berlin capitale de l’Allemagne, à l’ouest de Berlin, les dirigeants des
puissances alliées (Le Président des États-Unis Harry Truman, successeur de
Roosevelt décédé trois mois plutôt, le dirigeant de l’URSS Joseph Staline, et les
premiers ministres du Royaume-Uni Winston Churchill puis Clément Attlee, le
leader du labour party en remplacement de Churchill dont le parti a perdu les
élections législatives). La conférence avait pour but de fixer le sort des nations
ennemies, bien que la guerre ne soit pas encore terminée. Plus clairement elle a été
organisé pour régler principalement le sort de l’Allemagne jugée par les alliés
responsable de la 2eme guerre mondiale Elle est la continuité des conférences
interalliées de Téhéran et Casablanca en janvier 1943 et de Yalta en février 1945.
Les États-Unis, qui venaient de réaliser le premier essai nucléaire au monde la veille
de la conférence, étaient en position de force pour négocier.
Les principales mesures prises sont la séparation entre l’Allemagne et l’Autriche,
la division du territoire en 4 zones d’occupation, le désarmement des pays
vaincus, l’occupation du Japon par les USA et la création d’un gouvernement
polonais provisoire.
L'accord de Potsdam est promulgué et signé par les États-Unis, le Royaume-Uni et
l'Union soviétique, le 26 juillet 1945.
22
La conférence de Postdam se singularise par le désaccord entre les alliés. Celui-ci
s’est accentué, car certains redoutent l’extension du communisme et les autres la
bombe atomique.
Les clauses de la conférence
Au terme des négociation difficiles, les alliés sont parvenus à fixer le montant des
réparations de guerre allemandes à 20 milliards de dollars dont 50% à l’URSS, 14%
à la Grande Bretagne, 12,5% aux états unis, 10% à la France et 23,5 pour
l’Allemagne.
Conclusion
Plusieurs mobiles entrainent l’éclatement de la seconde guerre mondiale. Elle s’est
déroulée en trois phases d’abord européenne, puis mondial avec l’entrée des USA et
du Japon, et se termine par la victoire des alliés, elle est origine de plusieurs
conséquence sur le plan humain, matériel, économique, financière, moral, politique
et diplomatique. Ces conférences diplomatique pendant et après la guerre préparent
la paix et la création de l’ONU.
La fin de la guerre aboutit à la domination des Etats-Unis et le retour sur la scène
international de l’URSS. Une volonté nouvelle voit le jour de s’entendre et d’éviter
une nouvelle guerre donc de créer des organismes internationaux. Mais en 1945 ils
existent de nombreux problèmes sous-jacents qui vont créer de tensions : les alliés
n’arrivent pas à s’accorder sur le statut de l’Allemagne, les guerres civiles –exemple
Grèce-Turquie-entre communistes et non-communistes, et l’agitation des colonies.
Dès 1945, Churchill évoque « un rideau de fer » séparant l’Europe en deux blocs.
************
CHAPITRE II: L’IMPORTANCE DE L’ORGANISATION DES NATIONS
UNIES
Introduction
La société des Nations (SDN) n'avait pu empêcher la seconde guerre mondiale, faute
de cohésion, d'efficacité et de moyens d'action. Devenu caduque ,il fallait la
23
remplacer par une structure plus fiable plus efficace et plus apte au rétablissement,
au maintien et à la consolidation de la paix dans le monde. Ainsi, l'ONU fut-elle
créée.
I- les origines (les conférences préparatoires)
l'idée d'une telle organisation remonte à la Charte Atlantique, cette charte reprenait
les thèmes développés par Wilson dans ses 14 points.
14 août 1941:
Dans la charte Atlantique Churchill et Roosevelt proposent l'institution d'un système
de sécurité générale établit sur les bases plus larges que celles de la SDN.
19 au 30 avril 1942:
Se tient la conférence de Moscou. La Grande Bretagne, les USA, URSS et la Chine
proclament la nécessité d'établir aussitôt que possible une organisation générale
fondée sur le principe d'une égale souveraineté de tous les Etats pacifiques afin
d'assurer la paix et le maintien de la sécurité internationale.
8 novembre au 2 décembre 1943:
Cet engagement est réaffirmé par la Conférence de Teheiran Iran.
21 septembre au 7 octobre 1944:
La conférence de Dumbarton définie les structures de la future organisation.
4 au 11 février 1945:
La conférence de Yalta précise les dernières questions en suspens, notamment le
droit de véto au conseil de sécurité.
25 avril au 26 juin 1945:
La conférence de San Francisco met au point la charte de l'ONU.
24
26 juin 1945:
Signature de la charte par 51 Etats.
14 décembre 1946:
Le siège de l'ONU est établi à New York.
10 décembre 1948:
La 'déclaration universelle des droits de l'homme' est adoptée à l'unanimité par les
Etats membres.
II- La création de l'ONU
L'Organisation des Nations Unies naquit officiellement le 24 octobre 1945,
lorsqu'elle fut ratifiée par la Chine, les Etats Unies, la France, le Royaume Uni,
l'URSS et par la majorité des autres pays signataires. la journée des Nations Unies
est célébrée le 24 octobre de chaque année.
III- Buts et principes de l'ONU
1 - Les buts onusiens
Les buts des Nations Unies énoncés dans la charte sont les suivants:
maintenir la paix et la sécurité internationales,
développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du
principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux
mêmes,
réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes
internationaux d'ordre économique, social, culturel et humanitaire et en
développant le respect des droits de homme et des libertés fondamentales,
25
constituer un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ses fins
communes.
2 - Les principes de l'ONU
L'ONU agit conformément aux principes suivants:
elle est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses membres,
tous ses membres doivent remplir de bonne foi, les obligations qu'ils ont à
assumer au terme de la charte,
ils doivent régler leurs différends internationaux par les moyens pacifiques,
sans mettre en danger la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice,
ils doivent s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre
tout autre Etat,
ils doivent assister l'organisation dans toute action entreprise par elle
conformément aux dispositions de la charte et s'abstenir de prêter assistance à
un Etat contre lequel l'organisation entreprend une action préventive ou
curative,
aucune disposition de la charte n'autorise l'ONU à intervenir dans les affaires
qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un Etat (c'est à dire
la non intervention de l'ONU dans les affaires intérieures d'un Etat).
IV-Rôle des organes et institutions spécialisées de l'ONU
1 - Rôle des organes de l'ONU
La charte a établit quatre organes principaux des Nations Unies: l'Assemblée
Générale, le conseil de sécurité, le secrétariat général, le conseil économique et
social.
26
1.1 l'Assemblée Générale
C'est le Principal organe de délibération. Elle réunit tous les délégués des pays
membres, en session ordinaire annuelle (une fois par an) en mi-septembre, mi-
décembre et en session extraordinaire en cas de crise internationale.
Chaque pays dispose d'une voix. L'assemblée générale se prononce sur l'admission
de nouveaux membres et vote le budget de l'organisation.
L'assemblée générale est chargée de:
Etudier les principes de coopération pour le maintien de la paix et la sécurité
internationales;
examiner toutes les questions relatives au maintien de la paix et de la sécurité
internationales
examiner toutes les questions qui intéressent la charte et les organes de l'ONU
susciter les études , et faire des recommandations pour promouvoir la
coopération internationale
formuler des recommandations pour le règlement pacifique des conflits dans
le monde
recevoir et étudier les rapports du conseil de sécurité et des autres organes de
l'ONU
examiner et approuver le budget de l'ONU
1.2 Le Conseil de Sécurité
Il se compose de 15 membres dont 10 membres élus par l'Assemblée générale, pour
un mandat de deux ans et cinq membres permanents: USA, l'URSS, la France, la
Chine et la Grande Bretagne. Les décisions essentielles doivent être prises à la
majorité de 9 voix au moins.
Le conseil de sécurité est chargé de:
maintenir la paix et la sécurité internationales
enquêter sur tout différend qui peut entrainer un désaccord entre Nations
recommander les moyens d'arrangement des différends
27
élaborer des plans pour établir un système de réglementation des armements
inviter les membres à appliquer les sanctions économiques, et non la force
armée pour prévenir une agression
prendre des mesures d'ordre militaire pour un agresseur
présenter la candidature du secrétaire général à l'assemblée générale.
1.3 Le secrétariat général
Il est l'organe administratif de l'ONU chargé de:
veiller à l'exécution des décision prises par l'assemblée générale
faire des recommandations soumises à l'assemblée générale
attirer l'attention du conseil de sécurité sur toute question qui à son avis
pourrait mettre en danger la paix et la sécurité internationales
Il a sa tête le secrétaire général nommé par l'assemblée générale, pour une durée de
cinq ans renouvelable sur recommandation du conseil de sécurité, assisté de 8
secrétaires adjoints. Il est le plus grand fonctionnaire et le médiateur entre les Etats
pour la résolution des différends.
Depuis sa création, huit (8) secrétaires généraux se sont succédés, il s'agit de:
le Norvégien TRYGVE LIE de 1946 à 1952
le Suédois DAG HAMMARSK JOLD de 1952 à 1961
le Birman V. THANT de 1962 à 1972
l'Autrichien Kurt Walden de 1972 à 1981
le Péruvien Javier PEREZ De CUELLAR de 1981 à 1992
L'Egyptien Bouthros Bouthros Gali de 1992 à 1996
le Ghanéen Kofi ANNAN de 1997 à 2006
28
le Sud Coréen BAN KI MOON du 1er janvier 2007 à nos jours.
Ce dernier a prêté serment le 14 décembre 2006 à New York.
1.4 Le Conseil économique et social
Le Conseil économique et social est au terme de la charte, l'organe principal de
coordination des activités économiques et sociales de l'ONU: c'est ce qu'on appelle
''la famille des Nations Unies''.
Il comprend 54 membres élus pour trois ans, renouvelable par tiers/année; les cinq
(5) grands y sont toujours réélus. Il prend ses décisions à la majorité simple où
chaque membre dispose d'une voix. Il dirige et contrôle l'assistance technique
internationale.
Le conseil économique et sociale de l'ONU est chargé de:
servir d'instance principale pour l'examen des questions économiques et
sociales
assurer le respect effectif des droits de l'homme et des libertés
apporter son concours pour la préparation et l'organisation des grandes
conférences
2- Rôle des institutions spécialisées de l'ONU
Plusieurs institutions spécialisées qui mènent des activités de coopération pour le
développement économique et social dans le monde sont étroitement liées aux
Nations Unies et sont coordonnées par le conseil économique et social.
2.1- L'Organisation Mondiale de la Santé
OMS: créée en 1948 est la principale institution dans le domaine de la santé
29
Son rôle:
Son rôle est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible.
Diriger la communauté internationale dans le domaine de la santé. Collaborer avec
les gouvernements pour renforcer la planification, la gestion et l'évaluation des
programmes de santé nationaux et mettre au point et transférer les technologies,
informations et normes en matière de santé.
2.2 - Le Fonds Monétaire International
F.M.I : créé lors de la conférence de Bretton woods en 1944
Son rôle:
faciliter la coopération monétaire internationale
encourager la mobilité des changes et le maintien des régimes de change
ordonné
aider les membres en mettant temporairement à leur disposition des
ressources financières pour leur permettre de corriger les déséquilibres de
leur balance des paiements.
2.3- La Banque Mondiale
La BM regroupe quatre institutions: la Banque Internationale pour la
Reconstruction et le Développement (BIRD) créée en 1945, la Société
Financière Internationale (SFI) créée en 1956, l'Association Internationale de
Développement (AID) créée en 1969 et l'Agence Multinationale de Garantie
des Investissements (AMGI) créée en 1988.
Rôle:
réduire la pauvreté dans le monde entier en renforçant les économies
des pays pauvres
améliorer le niveau de vie des populations en favorisant une croissance
économique et le développement.
30
2.4- L'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
FAO: fut fondée le 16 octobre 1945 lors d'une conférence à Québec. Depuis, cette
date est célébrée chaque année comme journée mondiale de l'alimentation.
Rôle :
lutter contre la pauvreté et la faim en encourageant le développement de
l'agriculture, en améliorant la nutrition et en augmentant la sécurité
alimentaire; l'accès de tous à tout moment à la nourriture dont ils ont besoin
pour mener une vie active et saine.
Veuiller à ce que les programmes spéciaux de la FAO aident les pays à se
préparer aux crises alimentaires et permettent de fournir des secours en cas de
nécessité. (la FAO gère en moyenne 1800 projets sur le terrain).
2.5- L'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture
UNESCO : fut créée en 1946 pour instaurer une paix durable basée sur la solidarité
intellectuelle et morale de l'humanité.
Rôle :
les programmes de l'UNESCO cherchent à promouvoir une culture de la paix
et du développement durable.
elle exerce ses activités dans le domaine de l'éducation, des sciences
naturelles, des sciences sociales et humaines, de la culture et de la
communication.
2.5- La cour internationale de justice
Elle est l'organe principal judiciaire de l'ONU. Elle est composée de 15 magistrats
élus par l'assemblée générale et le conseil de sécurité pour 9 ans, renouvelable au
tiers tous les trois ans et rééligibles , sauf la chine. Elle siège généralement en séance
plénière. Son siège se trouve à la Haye au Pays Bas.
Elle règle les différends juridiques entre les Etats parties et donne des axes
consultatifs aux Nations Unies et leurs institutions spécialisées.
31
V- Les réussites et des difficultés de l'ONU
Dans sa mission de sauvegarder la paix et la sécurité collectives à travers le monde,
l'ONU mène une action grandiose et multiforme mais elle est confrontée à plusieurs
difficultés. Nonobstant le bilan de son action qui paraît difficile, les réussites
dépassent les faiblesses.
1-Les réussites de l'ONU
En 71 ans d'existence, l'ONU a accompli une œuvre remarquable sur plusieurs plans:
1.1- Sur le plan politique
L'ONU a aidé les territoires colonisés d'Asie et de l'Afrique à accéder à
l'indépendance. Elle apporte l'aide aux réfugiés du monde entier; elle a lutté contre
l'Apartheid en Afrique du Sud. Par des moyens pacifiques et militaires, elle a réglé
les différends entre Etats: les conflits au Nicaragua et à San Salvador sont résolus
par un plan de paix de l'ONU, la fin de la guerre Iran-Irak par une résolution de
l'ONU et le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan en 1989 fut négocié par
l'ONU. Les casques bleus sont utilisés dans la crise de Corée entre 1950 et 1953. Les
casques bleu sont envoyés pour mettre fin à la crise de Suez en 1956. L'ONU a
également envoyé les casques bleus en République démocratique du Congo; entre
1961 et 1963.De 1964 à 1974, il ont été installés à Chypre à cause du conflit entre la
Grèce et la Turquie à propos de cette île. En 1965, les casques bleus sont déployés à
la frontière de l'Inde et du Pakistan, et il y sont toujours.
l'aide aux réfugiés de tous genres,
1.2 Sur le plan économique
aide financière et aide au développement en faveur des pays en
développement
l'aide internationale multiforme et diverse à travers les institutions
spécialisées,
32
l'action des institutions de Bretton Woods, FMI et la BIRD n'est plus à
démontrer, ces institutions participent au financement des projets avec des
résultats satisfaisants.
1.3 sur le plan socioculturel
l'adoption de la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948,
le respect de la dignité humaine,
les campagnes élargies de vaccination contre les maladies mortelles,
la lutte contre toutes les formes d'esclavage, contre la torture, contre
l'intolérance, contre la drogue.
la lutte contre les violations répétées des droits de l'homme et des libertés
individuelles et fondamentales.
Par le biais de l'UNESCO, l'ONU a cherché à mettre fin au cloisonnement
intellectuel en essayant de trouver un dénominateur commun aux différentes
cultures.
la lutte pour la paix c'est son premier objectif dans la monde;
le haut commissariat pour les réfugiés (HCR) assiste les populations
réfugiées en organisant leur accueil et les conditions d'existence;
l'UNESCO oeuvre pour l'élargissement de l'effort d'éducation dans tous les
pays sur le financement des projets d'études en sciences de l'éducation et
autres.
2-Les difficultés de l'ONU
L'action de l'ONU connait aussi des échecs à certains niveaux. A l'occasion de son
40ème anniversaire, son secrétaire général a souligné ce qui suit: "ce qui s'est passé
depuis la création de l'ONU est très en deçà de la vision de ses pères fondateurs"
33
2.1: Sur le plan politique
L'ONU éprouve d'énormes difficultés sur le désarmement général, car le
monopole militaire est détenu par les grandes puissances et celles-ci
renforcent régulièrement leurs arsenaux militaires;
L'incapacité de l'ONU a résoudre les conflits pour lesquels les intérêts des
grandes puissances sont en jeu;
l'application contradictoire des principes de la charte de l'ONU;
le principe de la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats empêche
l'ONU de veiller sur les droits de l'homme;
l'ONU n'a pas pu empêcher la guerre froide et la formation de deux blocs
antagonistes Est-ouest entre 1947 - 1989;
l'utilisation du droit de veto par les membres permanents du conseil de sécurité
pour des problèmes touchant leurs intérêts rend délicate l'action onusienne;
l'incapacité du secrétaire général d'agir de son bon gré.
Le privilège accordé aux cinq membres permanents du conseil de sécurité est
contraire à l'esprit de l'égalité des Etats membres.
2.2: Sur le plan économique
le non versement des contributions financières par certains Etats membres
freine le fonctionnement de l'ONU et retarde la réalisation de certaines
missions;
le non remboursement des engagements, groupe Banque Mondiale,
l'augmentation des taux d'intérêt au cours de ces dernières années a eu
pour conséquences d'accroître de la dette africaine.
34
L'ONU est incapable de mettre fin à la dépendance économique du Sud (pays
pauvres) vis à vis du Nord (pays riches).
2.3 sur le plan socioculturel
l'ONU est impuissante devant les arrestations arbitraires, les exécutions
sommaires, la discrimination, les tortures qui ont lieu dans plusieurs pays à
travers le monde;
le refus de certains Etats d'honorer leurs engagements et d'exécuter les
recommandations de l'Assemblée Générale;
l'incapacité de préserver les libertés fondamentales et les droits de l'homme,
l'enrôlement des enfants dans les armés et le travail forcé ;
la persistance de la pauvreté, les problèmes récurrents de la faim et de la
famine et l'analphabétisme restent d'actualité dans de nombreux pays.
Conclusion
L'ONU est la deuxième expérience d'organisation internationale pour la paix et la
sécurité collectives. Elle n'a certes pas répondu à toutes les attentes depuis sa
création. La paix est toujours menacée dans le monde, mettant en cause plusieurs
droits et libertés humains. C'est un monde plus instable que gère l'ONU, au regard
de la prolifération de l'arme nucléaire et la multiplication des actes terroristes à
travers le monde. Malgré ses difficultés , l'ONU a pu épargner, jusqu'à lors, le monde
35
d'une troisième guerre mondiale, et son action sur le plan socio-économique est tout
de même déterminant. Devant ce bilan mitigé ou controversé, l'ONU doit
entreprendre des reformes afin d'accomplir ses missions avec réalisme,
détermination et plus de succès.
Bibliographie:
ABC des Nations Unies, New York 2001
La Guerre des Mondes, collection Hachette 1984
*********************
CHAPITRE III: LA GUERRE FROIDE DE 1945 A 1953
Introduction
1945 marque la fin de la 2ème guerre mondiale. L'euphorie de la victoire sur l'axe
dure peu. La grande alliance ne résiste pas au retour de la paix et très vite dès 1947
les relations internationales sont désormais marquées par la guerre froide.
La Guerre froide est l'appellation qui a été donnée à la période 1947-1991 durant
laquelle les relations internationales sont marquées par l'affrontement entre l'Ouest
et l'Est. Deux modèles antagonistes s'opposent alors ( le modèle capitaliste et le
modèle communiste), incarnés par deux nations sorties grands vainqueurs de la
Seconde guerre mondiale : les Etats-Unis et l'URSS.
I - Les causes de la guerre froide
a - La définition de la guerre froide
La guerre froide est la tension qui a opposé le bloc de l'Est représenté par l'URSS au
bloc de l'Ouest représenté par les Etats Unis entre 1947 et 1953. Elle a été marquée
par une lutte idéologique, politique et socioéconomique et même militaire par pays
interposés sans que les deux "super-grands'' ne s'affrontent directement.
36
b - Les causes de la guerre froide
1 - Expansion du communisme en Europe Centrale et Orientale
Loin de tenir ses promesses d'élection libres pouvant aboutir à l'installation des
gouvernements démocratiques, conformément aux accords de Yalta (du 4 au
11 février 1945), Joseph Staline de l'URSS impose, selon les Américains, des
régimes communistes en Pologne, en Hongrie, en Bulgarie et en Roumanie. Ces
pays dont les relations avec l'occident sont coupées, constituent désormais un
système de sécurité qui protège les frontières soviétiques contre une éventuelle
agression. Pour sortir de son isolement, Staline étend sa zone d'influence en Albanie,
Yougoslavie, Grèce, et en Turquie. Ce qui a conduit le premier ministre britannique
Churchill à dénoncer dès mars 1946, le rideau de fer qui s'abat sur l'Europe et qui la
sépare en deux.
2 - Menace du communisme sur l'Europe occidentale
Pendant que les démocraties populaires se mettent en place en Europe orientale et
centrale sur le modèle soviétique, le communisme menace sérieusement l'Europe
occidentale surtout que la situation chaotique des populations européennes au sortir
de la guerre est très favorable au communisme.
L'aggravation de la situation économique et la montée de l'agitation sociale
inquiètent les Etats Unis puisque la gauche triomphe dans plusieurs pays européens
aux élections avec des scores très importants. Dans les pays comme la Belgique,
l'Italie, la France, les communistes participent aux gouvernements.
37
3 - Politique américaine du containment : la doctrine Truman
Les USA, de plus en plus sensibles aux voix qui dénoncent le 'rideau de fer' qui s'est
abattu sur l'Europe, décident de rompre avec l'isolationnisme. Dans son discours de
12 mars 1947, le président HARRY TRUMAN annonce un soutien financier et
militaire à tout gouvernement désireux de lutter contre le communisme. Pour lui, ce
sont la misère et le dénuement qui poussent les gens à s'orienter vers le communisme.
Il faut donc freiner l'avancée du communisme par l'impérialisme du dollar, la
signature des pactes militaires et la menace atomique. La politique du containment
ne se borne pas seulement à endiguer la poussée soviétique mais doit également
combattre l'influence communiste en Europe occidentale.
4 - Plan Marshall
Le plan Marshall est un programme d'aide économique des Etats-unis à l'Europe
conçu le 5 juin 1947 par le général Georges Marshall à l'université de Harvard,
comme un moyen pour endiguer le communisme. C'es la version économique de la
politique du containment. Cette aide évaluée à 15 milliards de dollars américain était
composée de 80% de dont et 20% de prêts échelonnés sur quatre ans. Elle est
destinée à toute l’Europe. Elle sera acceptée par la presque totalité des pays de
l'Europe de l'ouest tandis que l'URSS la réfute et avec elle tous les pays de l'Europe
de l'est sauf la Yougoslavie du Marechal Broz Tito. Cette aide accentue la division
de l'Europe en deux. A l'ouest, on crée l'OECE (Organisation Européenne de
Coopération Economique) pour se repartir l'aide en juillet 1947.
38
5 - L'aide des USA à la Grèce et à la Turquie
Le détonateur à la guerre froide est la situation de la Grèce où les britanniques sont
incapables de soutenir le régime au pouvoir menacé par une guérilla communiste du
général Markos. Ainsi, les Etats-Unis proposent-ils une aide de 250 millions de
dollars américains à la Grèce et 150 millions à la Turquie pour leur permettre de
repousser le communisme.
6 - La doctrine Jdanov
En raison du climat d'hystérie collective antisoviétique qui régnait en Occident,
Andrei Aleksandrovitch Jdanov(ministre des affaiires étrangères de l’URSS) met en
place une doctrine anticapitaliste pour renforcer la cohésion des alliés de l'URSS en
formulant la thèse de deux camps; celui des impérialistes contre celui des anti-
impérialistes et démocratiques.
La doctrine annonce une vigoureuse offensive idéologique. Elle condamne toute
influence occidentale dans la vie nationale au nom du 'patriotisme soviétique' A cet
effet, une épuration sévère s'abat dans les milieux intellectuels favorables à
l'occident.
39
De son côté, l'URSS renforce la cohésion de ses alliés et crée en septembre 1947, le
Kominform - Jdanov formulant la thèse de l'affrontement des deux camps;
impérialistes contre anti-impérialistes et démocratique.
II - Analyser la guerre froide de 1945 à 1953
Expliquer la manifestation de la guerre froide en Europe et en Asie
La guerre froide n'a pas abouti à une confrontation directe entre les deux (2) grands,
mais elle s'est caractérisée par la manifestation de plusieurs conflits par pays
interposés en Europe et en Asie.
1- Manifestations de la guerre froide en Europe
a- Problème de Berlin (1948-1949)
a.1- Causes du blocus de Berlin
Faute de confiance mutuelle et de volonté commune, les accords de Yalta et de
Potsdam de 1945 relatifs à l'Allemagne n'ont pas été appliqués. Ainsi,
l'administration quadripartite n'a-t-elle pas fonctionné. A cet effet, dès 1946, les
Américains, les Anglais et les Français ont décidé de favoriser la reconstruction de
l'Allemagne. Le pays occupé devient alors une pomme de discorde pour les Alliés
vainqueurs. Les conférences diplomatiques vont se succéder à Paris, Londres et
Moscou mais sans résultats tangibles. Le 03 juin 1948, malgré l'opposition de la
France, les Occidentaux fusionnent leurs trois zones d'occupation, organisent
l'élection d'une assemblée constituante et créent une monnaie unique: le
Deutschemark.
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a.2- Blocus de Berlin
En réponse à la violation de l'accord de Postdam, l'URSS riposte par le blocus de
Berlin Ouest en juin 1948. Elle leur ferme les accès routiers et ferroviaires de
l'ancienne capitale. La ville est menacée d'asphyxie. Le président des USA, Harry
TRUMAN réagit immédiatement en mettant en place un pont aérien qui ravitaille la
ville. Il déclare qu'au cas où les convois aériens américains étaient interceptés, il fera
usage de la force. Le blocs fut alors levé après onze mois de crise.
a.3 Les conséquences du blocus de Berlin
Le blocus de Berlin a provoqué les conséquences suivantes:
la division, en 1949, de l'Allemagne en deux : la RFA dirigée par KONRAD
ADENAUER et la RDA par d'OTTO COROTEWOAL.
la signature en 1949 du pacte militaire donnant naissance à l'OTAN
le triomphe des occidendaux.
Cette crise confirme la satellisation des pays de l'Europe centrale et orientale à
l'URSS. Elle renforce les antagonismes entre les deux blocs et ouvre la voie à la
confrontation Est-Ouest.
b - Le Schisme Yougoslave (1948)
La Yougoslavie est l'un des rares pays à n'avoir pas été libéré par l'armée rouge. Elle
a été libérée en 1945 par les résistants dirigés par le maréchal TITO.
b.1 Causes du schisme
refus de la yougoslavie de se soumettre à l'URSS en 1948, cherchant son
propre modèle de socialisme;
la yougoslavie taxe l'URSS de s'écarter de la voie du Léninisme , et de
s'imposer aux autres puissances de l'Est surtout sur le plan économique.
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b-2 Manifestations du schisme
Devant les réactions yougoslaves (considérées de trahison), les soviétiques
contraignent tous les pays de l'Est à rompre toute relation avec les Yougoslaves
accusés de révisionnistes. L'URSS a recours à l'arbitrage du KOMINFORM qui
condamne la Yougoslavie. En juin 1948, TITO quitte le KOMINFORM, mais la
yougoslavie reste socialiste.
b.3 Conséquences du schisme
Soumis à un véritable blocus économique, Tito se tourne alors vers l'occident pour
augmenter ses échanges commerciaux et bénéficier de l'aide américaine (20 millions
de dollars de crédit). En contrepartie, il abandonne son soutien aux guérilléros
communistes du Général Markos. Le conflits Moscou-Belgrade explique en partie
la réussite du containment américain en Turquie et en Grèce.
C - Le Coup de Prague
Libérée en 1945, la Tchécoslovaquie est dirigée par BENES de tendance libérale.
Pendant la guerre, il avait signé à Moscou un traité d'alliance avec l'URSS et avait
composé un cabinet qui comprenait des communistes dont l'influence ne cessait de
grandir. Le partie communiste solidement implanté dans la population contrôle la
police et l'armée. Ainsi, le 20 janvier 1948, les communistes appellent la population
à réclamer le départ de douze (12) ministres qualifiés de 'bourgeois'. Après cinq (5)
jours de manifestations, BENES céda. Les communistes prennent le pouvoir, et la
Tchécoslovaquie devient une république populaire.
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2 - Les manifestations de la guerre froide en Asie
a - La victoire communiste en Chine (1947-1949)
Après la défaite japonaise (2/09/1945), la guerre civile interrompue momentanément
reprend en Chine. Elle oppose les communistes de Mao Zedong au gouvernement
nationaliste de Tchang Kaï Cheik.
a.1 - Déroulement du conflit
Malgré le soutien américain, les communistes infligent de lourdes défaites aux
troupes nationalistes corrompues. Vaincu, Tchang Kaï Chek se refugie avec son
gouvernement à l'île de Formose (Taïwan).
Le 1er octobre 1949, la République Populaire de Chine est proclamée à Pékin
(Beijing) et reconnue par l'URSS et ses alliés.
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a.2 - Conséquences de la crise chinoise
Le 14 février 1950, Staline et Mao concluent à Moscou un traité d'alliance et
d'assistance mutuelle et le pays se modernise selon le modèle soviétique.
Devant cette défaite diplomatique, les USA décident d'étendre la politique de
containment en Asie et de ne reconnaitre que le seul gouvernement nationaliste de
Taïwan comme représentant légal de la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU.
b - La guerre de Corée (1950-1953)
b.1 - Les causes de la guerre
Occupée par le Japon pendant la deuxième guerre mondiale, la Corée a été libérée
au nord par l'armée de libération nationale de Kim Il Sung, soutenu par les
soviétiques, et au sud par Sungman Rhée soutenu par les américains. Les deux forces
qui se sont rencontrées au 38e parallèle mettent en place deux politiques différentes
qui aboutirent à la division du pays. Au nord, dès septembre 1948 les soviétiques
favorisent la naissance de la république populaire de corée sous la direction de Kim
Il Sung. Au sud, Sungman Rhée à tendance capitaliste devient le chef de
gouvernement.
b.2 - Les manifestations du conflit
Le 25 juin 1950, les nord coréens voulant unifier les deux Corées et rassurés par la
victoire des communistes en Chine, franchissent le 38ème parallèle et occupent Séoul
après trois jours de combats.
Les USA saisissent rapidement l'ONU. Ils profitent de l'absence du délégué russe au
conseil de sécurité pour obtenir le vote d'une résolution 'condamnant l'attaque armée
de la république de Corée par les forces nord-coréenne'. Les USA obtiennent aussi
l'intervention de l'ONU pour soutenir militairement la Corée du sud. Le général
américain Mac Arthur à placé à la tête de l'armée onusienne reprend Séoul et occupe
à son tour la Corée du nord jusqu'à la frontière de la Mandchourie. MAO ZEDONG
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inquiet envoie 500 milles volontaires chinois qui vont repousser les troupes
américaines jusqu'au 38e parallèle en octobre 1950.
Marc Arthur propose d'utiliser l'arme atomique pour bombarder la Chine, mais
TRUMAN refuse parce que l'URSS dispose, elle aussi, la bombe atomique;
TRUMAN révoque Mac Arthur et le remplace par le général Matte Ridway, qui
engage les négociations de paix qui aboutiront, après deux ans, à l'armistice de Pam-
Mum-Jom le 27 juillet 1953.
b.3 Les conséquences de la guerre de Corée
La principale conséquence de la guerre de Corée est la séparation de la Corée en
deux Corées par le 38e parallèle; la Corée du nord communiste et la Corée du sud
capitaliste. La guerre de Corée a entrainé près de 5 millions de morts dont 45 milles
américains.
III - Conséquences de la guerre froide
Les conséquences de la guerre froide sont d'ordre idéologique, politique, militaire,
économiques, matériel et humain.
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1 - Conséquences idéologiques
La guerre froide est à l'origine de l'instauration du climat d'hystérie collective dans
le monde avec l'obsession du communisme et du capitalisme. Dans le bloc de l'est,
l'obsession du capitalisme se traduit par la lutte acharnée contre le "titisme', c'est à
dire contre toute déviation dans le mouvement communiste. Dans le bloc de l'Ouest
l'obsession du communisme se traduit par le 'Maccarthisme' au USA. il est la
réponse idéologique des Américains engagés dans la poursuite des fonctionnaires
fédéraux, partisans du communisme, et donc considérés comme une menace pour
les institutions du pays.
2 - Conséquences politiques
La guerre froide est à l'origine de la division du monde en deux blocs antagonistes:
le bloc de l'Est qui regroupe les communistes, socialistes et anarchistes , et dont le
chef de file a été l'URSS, et le bloc de l'Ouest qui regroupe les pays de l'Europe
occidentale, l'Amérique du nord et leurs alliés; il est dominé par les USA. L'URSS
et les USA qui dominaient les deux blocs se sont révélés comme les 'supers grands'.
Certains pays et villes ont été divisés, comme l'Allemagne (RFA-RDA), la Corée
(Corée du nord - Corée du Sud), le Vietnam (Vietnam du nord-Vietnam du sud), la
ville de Berlin (Berlin Est - Berlin Ouest).
En se livrant au clientélisme et à la satellisation, les Américains et les Soviétiques
ont ébranlés les empires coloniaux.
3 - Conséquences militaires
Les deux blocs antagonistes se sont engagés dans la course aux armements,
renforçant les armements conventionnels et se dotant des arsenaux nucléaires
comme les bombes atomiques, à neutron et H. La course aux armements à instauré
l'équilibre de la terreur. La conquête de l'espace a développé l'astronautique et a
déclenché 'la guerre des étoiles'.
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Les USA et l'URSS s'étaient doté de structures puissantes de renseignement et
l'espionnage: la CIA et le KGB respectivement.
4 - Les conséquences économiques
La guerre froide a suscité une économie de guerre avec la mobilisation des
ressources naturelles , humaines, scientifiques et techniques. Les budgets militaires
étaient vus à la hausse d'année en année. par exemple, le budget militaire des USA
est passé de 13 milliards de dollars en 1949 à 49 milliards en 1950. Celui de l'URSS
est de 79 milliards de rouble en 1950 et de 144 milliards en 1952.
Cependant la guerre froide a stimulé la croissance économique mais elle a engendré
la hausse des prix, l'inflation, les problèmes monétaires, les problèmes de la balance
des comptes dans les pays nantis; l'épuisement des ressources naturelles comme le
cuivre et l'uranium dans les pays du tiers monde.
5 - Les pertes humaines
Dans les pays où la guerre froide a sévi par les guerres locales, civiles et les coups
d'Etat ainsi que les guérillas comme en Corée, au Vietnam, au Cambodge, en
Argentine, au Nicaragua ou au Moyen Orient, les pertes en vies humaines ont été
considérables. par exemple, la guerre de Corée a fait plus d'un million de morts dont
45.000 Américains.
6 - Les destructions matérielles
Les guerres périphériques ont été à l'origine d'importantes destructions matérielles.
En effet, les guerres locales et civiles liées à la guerre froide ont causé la destruction
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des infrastructures routières, industrielles, portuaires et hospitalières; des villes et
des villages ont été détruits.
Conclusion
La guerre froide est une lutte idéologique au centre et une lutte armée à la périphérie;
elle a favorisé la division du monde en deux blocs opposés. La plupart des pays
devrait choisir entre deux camps, l'un capitaliste et l'autre socialiste, et deux blocs
militaires l'OTAN et le pacte de Varsovie. la guerre froide a consacré la division de
l'Allemagne et de la Corée en deux.
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CHAPITRE IV : LA COEXISTENCE PACIFIQUE ET LA DETENTE DANS LES
RELATIONS EST-OUEST DE 1953 à 1975
I- La coexistence pacifique
1953 est une année charlière pour les relations internationales, en ce sens qu’elles
sont marquées par quelques signes de réchauffement avec la diminution de la tension
et des rivalités « est-ouest » avec le rapprochement de la Maison Blanche et du
Kremlin lié aux changements politiques, aux problèmes spécifiques de chaque bloc
et aux mutations qui s’opèrent dans le monde ex-colonisé.
1- Définition de la coexistence pacifique
L’expression coexistence pacifique serait employée et vulgarisée par Nikita
Khrouchtchev, lors du XXe congrès du PCUS selon le rapport de la troisième session
du soviet suprême du 31 octobre 1959.
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Cependant, la coexistence pacifique parît un principe selon lequel les Etas, les Bolcs,
aux systèmes antagonistes ou aux idéologies diametralement opposées participent à
l’organisation politique du monde qui accepte l’existence de chacun d’entre eux.
Ainsi, la coexistence implique-t-elle le dégel des relations « est-ouest » après une
période de vives tensions.
II – Facteurs de la coexistence pacifique
1- Les changements politiques aux USA et en URSS
a- Les changements politiques aux USA
Les élections présidentielles américaines de 1952 sont remportées par les
républicains ; Dwight David Eisenhouwer est élu président fédéral.
Après la mort de Staline, il definit une nouvelle politique étrangère laissant entrevoir
des lueurs d’espoir pour les relations « est-ouest » dans son discours de 1953
lorsqu’il dit « le monde sait qu’une ère s’est terminée avec la mort de Joseph
Staline… Tout acte sincère de paix sera de bienvenu pour nous. Nous pourrions nous
atteler ensemble à la grande œuvre suivante : réduction du fardeau des armements
qui pèse sur le monde ».Il fait du developpement de l’armement nucléaire une
priorité dans le cadre de la guerre froide.
b- Les changements politiques en URSS
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Le 05 mars 1953 Joseph Staline est mort. C’est un triumvirat composé de Malenkov,
Beria et et Molotov fidèles à la politique de staline qui gouverne l’URSS. Les trois
entrennent, quelques réformes politiques parmi lesquelles : la libération des
prisonniers, l’amélioration des conditions des paysans, la construction des nombreux
logements. Mais, très vite ils sont écartés par Nikita Khrouchtchev avec le concours
du Maréchal Joukov.
Hostile à la politique de Staline, Khrouchtchev entreprend la
« destalinisation » c'est-à-dire la remise en cause de son œuvre. Il dissout le
kominform.
Son allocution lors du XXe congrès du PCUS exprime le dégel, la détente dans les
relations « est-ouest » lorsqu’il dit : « le principe même de la coexixtence pacifique
entre Etats aux systèmes sociaux différents implique les éléments de concessions
mutuelles, la prise en considération des interêt réciproques…. ».
2- La course aux armements
L’impact du lancement de la bombe atomique sur les deux villes japonaises en 1945
a suscité les recherches et les inventions des armes nucléaires à destruction massive.
Les deux « super-Grand » (USA et URSS) se lancent dans la cours aux armements.
Outre les bombes A,H et N, les deux blocs se dotent des missiles balistiques de
portée intercontinentale(ICBM), les missiles balistiques de portée
intermédiaire(IRBM), les missiles balistiques mer-sol (SLBM) et les missiles
balistiques anti missiles (ABM).
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Des puissants arsenaux nucléaires et d’importantes quantités d’armes
conventionnelles se trouvent à l’est comme à l’ouest. Il règne alors un équilibre de
la terreur et un risque grandissant d’une guerre nucléaire.
Pour remédier à cette situation, les deux «Supers Grands » empêchent à d’autres
pays de devenir des puissances nucléaires en exerçant une co-direction des affaires
du monde. Pour ce faire, ils instaurent le dialogue « Est-Ouest ».
Par ailleurs, la course aux armements devenant source des dépenses excessives, les
USA et l’URSS éprouvent le besoin de négocier afin de ralentir les recherches et la
fabrication des armes ce qui permetrait de faire des économies financières et
d’investir dans d’autres domaines.
3- Les dissensions au sein des blocs
a- Au sein du bloc de l’Est
a-1 : Le Schisme yougoslave
Josip Broz Tito, héros de la résistance yougoslave est devenu en 1945 le chef du
gouvernement après la proclamation de la république de Yougoslavie. Il oriente son
pays vers le modèle soviétique. Mais, en 1948, il s’éloigne de Staline pour mettre en
place un socialisme autogestionnaire. A cet effet, le maréchal Tito est accusé par les
dirigeants de Moscou de déviationniste. La Yougoslavie est exclue du Kominform.
Par conséquent, engagé dans sa propre voie du socialisme, Tito s’impose comme
l’un des leaders du neutralisme et des pays non alignés ; ce qui suscita l’admiration
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des démocraties populaires qui couvaient des velléités d’émancipation à l’égard de
l’URSS.
Afin de raffermir la solidarité internationale du communisme, Khrouchtchev fait
amende honorable à Tito à la faveur de la « destalisation » en lui proposant la
reconciliation par le rétablissement des rélations diplomatiques en 1955. Le
maréchal Tito accepte mais, il maintient ses rélations avec l’occident.
a-2 : La rupture Soviéto-Chinoise
La politique de Khrouchtchev de destanilisation se heurte à l’hostilité déclarée des
dirigeants du bloc de l’Est notamment des chinois qui n’acceptent pas la politique
de détente. Ils l’accusent de révisionniste. Par contre, les dirigeants soviétiques
critiquent le système Chinois des « Communes populaires », et s’inquiètent de
l’aventurisme de Mao Tsétoung en 1958. Ils refusent à cet effet de fournir à la chine
les secrets atomiques en 1959. Ils rappellent leurs experts en 1960.
L’antagonisme s’amplifie, lorsque l’URSS soutient l’Inde contre la Chine lors du
conflit frontalier en 1962.
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En revanche, la Chine soutient l’Albanie contre les prétentions soviétiques. Dès lors
le conflit idéologie devient déterminante.
a-3 : L’eurocommunisme
La politique de Khrouchtchev de destabilisation est ressentie par les partisans du
communisme en Occident comme un constat d’échec du Marxisme alors défenseur
de l’humanisme sous staline. Par rapport à l’action politique de Khrouchtchev,
l’URSS perd sa place de contre-modèle en Occident surtout que les problèmes des
droits de l’homme, de démocratie et de manque d’efficacité économique se posent
avec acuité dans la société soviétique.
Au régard de ces problèmes, les Marxistes de l’Occident pensent de plus en plus à
l’élaboration d’un eurocommunisme proche de la social-démocratie et du socialisme
afin de participer à la gestion politique de leurs pays respectifs.
b- Au sein du bloc de l’Ouest
Le fait majeur au sein du bloc de l’Ouest est la politique d’indépendance nationale
du Général De Gaulle.
En effet, Charles De Gaulle voulait s’affranchir de la tutelle des « supers grands »
notamment des USA. Pour ce faire, il entendait donner l’ordre de se passer des
crédits américains ; il cherchait à assurer l’indépendance technologique en
encourageant les recherches dans les domaines de l’informatique, de la télévision,
de l’aéronautique et de l’energie nucléaire.
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En outre, il dote la France en 1960 des bombes A et H, du sous-marin nucléaire
lanceur des missiles. En 1963, les forces françaises sont retirées de l’OTAN, mais la
France reste membre de l’alliance atlantique.
Sur le plan diplomatique, Charles De Gaulle affirmait la vocation de la France à
intervenir en toute indépendance dans la direction des affaires mondiales.
Par ailleurs, tout en sautant les Américains lors des crises de Berlin (1961) et de
Cuba (1962), Charles De Gaulle denonçait l’hégémonie des USA et leur refusait le
droit d’entrainer la France dans un conflit qu’elle n’aurait pas choisi.
Pour marquer véritablement son indépendance, Charles De Gaulle reconnait la
Chine populaire (1964), se rend à Moscou (1966) et critique l’engagement américain
au Vietnam.
4- La naissance du Tiers Monde
Pour échapper de la tutelle des deux blocs antagonistes, les pays d’Afrique,
d’Amérique et d’Asie à peine indépendants se réunissaient et constituaient un
nouveau bloc à Bandung en Indonesie en 1955 (Avril) : les pays du monde
deviennent majoritaires à l’ONU et influencent sur les choix politiques de
l’organisation. Pour plus d’efficacité, le pays du Tiers Monde fondent le mouvement
des non alignés avec l’aide de la Yougoslavie et condamnent l’impérialisme sous
toutes ses formes. Ils se regroupent en plusieurs organisations internationales pour
mieux mener leurs actions politiques comme l’OUA, l’ASEAN…
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Cette situation amène les deux « Supers Grands » à revoir leurs politiques
extérieures.
5) Les conflits en Afrique et en Amérique latin
En Afrique : Le contexte est à la décolonisation. L’Afrique devient un enjeu, à
cause de ces indépendances, pour les grandes puissances.
La Guerre du Congo avec Patrice Lumumba : C’est une guerre civile qui débute
avec la sécession d’une province en juillet 1960. Puis : coup d’Etat de Mobutu.
L’enjeu pour les Européens est d’éviter la pénétration de l’URSS (qui soutient les
sécessionnistes) en Afrique centrale. En 1969, un deuxième coup d’Etat de Mobutu
est soutenu par l’EU.
La guerre du Biafra-Nigeria de 1967 à 1970 : un des conflits africains les plus
meurtriers puisque il fait 2 millions de morts. Le Biafra veut faire sécession du
Nigeria. En 1971, c’est la création de médecin sans frontière. Dans les années
1970, l’Afrique fait l’objet d’une attention de l’URSS qui va imposer son
influence. Le Mozambique et l’Angola signent un accord avec l’URSS. De même
pour l’Ethiopie et la Somalie à partir de 1974.
En Amérique latine : Les Eurppéens ont une politique de soutien des dictatures
dans les années 60. A partir de Carter, au nom des droits de l’homme et de la fin de
la souveraineté, le soutien aux dictatures va se faire plus mou. Au Nicaragua, l’EU
lâche Somoza.
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III : Les crises de la coexistence pacifique
1- La crise de Suez 1956 :
La crise de Suez est un conflit armé qui a opposé les Egyptiens aux Anglais et
Français par le biais Israëliens. C’est une des guerres du Moyen Orient pendant
laquelle l’implication extérieure est très marquée à cause des vives rivalités « Est-
Ouest » issues de la guerre froide.
a- Les causes : La crise de Suez est relative :
- Aux ambitions nationalistes de Nasser.
En effet, l’action des officiers libres en Egypte amène Nasser au pouvoir en 1952
qui refuse l’humiliation arabe liée à l’existence de l’Etat d’Israël et la présence des
refugiés palestiniens. Par conséquent, devenu maitre de l’Egypte en 1954, Nasser
affirme sa volonté en s’engageant dans la voie du neutralisme politique refusant de
s’associer au pacte de Bagdad élaboré par les USA (1955). Cette attitude oblige les
Americains à lui refuser les crédits nécessaires pour la construction du barrage
d’Assouan sur le Nil. Ce refus conduit à la nationalisation du canal de Suez dans
laquelle il fonde sa légitimité en 1956.
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- A la réaction Anglo-Française suite à la nationalisation du canal de
Suez.
Le canal de Suez est une compagnie maritime, une societé multi-nationale dominée
par les interêt Anglais et Français aux portes de l’Etat d’Israël hostile au monde
Arabe. Avec l’obstruction du canal au niveau du port-saïd lorsque les navires sont
coulés, l’approvisionnement de l’Europe en pétrole est réduit d’un quart ; l’essence
est rationnée et les intêrets anglo-français menacés. Pour ce faire, les Anglais et les
Français excitent les Israëliens pour les intéresser dans les hostilités afin de garantir
davantage la securité de leur nation menacée par les Arabes.
b- Les manifestations
Le 26 juillet 1956, Nasser proclame officiellement la nationalisation du canal de
Suez. La France et l’Angleterre se mobilisent et poussent les forces armées
Israëliennes à lancer une offensive dans le Sinaï puis en Egypte. En octobre 1956,
les forces aériennes et navales se deploient dans la région du canal de Suez qui vient
d’être bloqué par Nasser. En novembre de la même année l’armée égyptienne
connait la debacle. Pendant ce temps, les USA s’abstiennent de soutenir leurs alliés
traditionnels et font voter à l’ONU une résolution demandant les retraits des forces
Anglaises, Françaises et israëliennes de l’Egypte. Quant à la l’URSS, elle envoie un
ultimatum aux Anglais et Français, menaçant d’employer l’arme atomique. Ainsi la
guerre prenait-elle fin.
c- Les conséquences
La crise de Suez a entrainé la perte des intetérêts économiques de la France et de la
Grande Bretagne de la société du Canal. Aussi, la crise de Suez compromet-elle
l’influence de la France dans les pays Arabes même si elle a permis de sceller son
alliance avec l’Etat d’Israël.
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Cependant, l’URSS a acquis une position déterminante au Moyen-Orient en se
faisant le défenseur des nouvelles nations contre l’impérialisme.
Par ailleurs Nasser a réussi à transformer son échec militaire en triomphe
diplomatique, ce qui lui valu le prestige et le rayonnement dans le monde.
2- La seconde crise de Berlin 1958-1961
La seconde crise de Berlin est un escalade de tension entre l’occident et l’URSS à
propos de l’administration et le statut de la ville de Berlin divisée en deux enjeux de
rivalités « Est-Ouest ».
a- Les causes
Plusieurs causes peuvent être évoquées parmi lesquelles :
-Les motivations ou ambitions de Khrouchtchev. Imbu de l’avance soviétique dans
la course à l’espace avec le lancement de spoutnik en 1957, Khrouchtchev veut
traumatiser les Americains. Par ailleurs, en raison des critiques des chinois et
l’inflexibilité des partisans d’une politique dure à l’egard de l’occident,
Khrouchtchev oscille entre détente et tension à propos de la ville de Berlin.
-La volonté du gouvernement soviétique
Devenue enclavée, la ville de Berlin-Ouest sous l’administration des occidentaux
symbolisait la societé libérale : Liberté, Paix, Egalité des chances, Démocratie,
Opulence. Cette situation contrastait avec le vécu quotidien des Berlinois de l’Est et
les Allemands de la RDA. Ainsi, chaque jour le confort de Berlin-Ouest attirait-il
les Allemands de l’Est qui tentaient d’enjamber les frontières.
Pour éviter un exode massif et l’agitation populaire, le gouvernement soviétique
lance un ultimatum aux occidentaux les pressant d’internationaliser la ville de Berlin
toute entière et de la placer sous le contrôle de la RDA. Le rejet de l’ultimatum par
les occidentaux amène le gouvernement de la RDA à réagir.
b- Les manifestations
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Mécontents de l’attitude des occidentaux, les Allemands de l’Est soutenus par les
soviétiques entreprennent la construction du « mur de Berlin » en Aout 1961. Le
mur est construit au milieu de la rue de Bouchestrasse mesurant 3,5 mètres de haut,
s’étirant sur 120 km à travers la ville.
Pour que le contrôle soit effectif, 295 miradors, 69 abris bétonnés et 243 postes de
chiens de garde sont installés le long du mur du côté oriental.
c- Les conséquences
Le mur de Berlin a freiné l’hémorragie humaine de la RDA vers la RFA notamment
de Berlin-Est vers Berlin-Ouest. Par ailleurs, les Allemands de l’Ouest avaient le
sentiment d’avoir été abandonnés par les Occidentaux jusqu’à l’arrivée de John
Kennedy qui avait redonné confiance aux Berlinois lorsqu’il dit : « je suis un
Berlinois ».
Cependant, le mur de Berlin a été qualifié de rempart contre le fascisme par les
soviétiques mais mur de la honte par les occidentaux.
3- La crise de Cuba d’octobre 1962
La crise de Cuba d’octobre 1962 s’inscrit dans le cadre de l’escalade verbale de
tension entre l’URSS et les USA en raison de la satellisation de l’île de Cuba en
armes nucléaires menaçant dangereusement la paix mondiale.
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a- Les causes
Les causes de la crise de Cuba sont relatives :
-A l’établissement des rélations diplomatiques entre Cuba et l’URSS. En effet,
lorsque Fidél Castro prend le pouvoir en 1959 à Cuba il établit les rélations
diplomatiques avec l’union soviétique et procède à la soviétisation de son pays en
faisant des réformes agraires et en nationalisant les industries pétrolières et sucrières.
-A l’hostilité américaine contre le gouvernement Castrite. En fait, les Américains
s’inquiétaient des actions entreprises par Fidél Castro. Pour cela, ils tentent
d’asphyxier l’économie Cubaine en interropant l’achat du sucre mais sans succès.
En outre, en 1961 le gouvernement Américain apporte son soutien aux opposants
Cubains pour renverser le régime de Castro par débarquement de la baie de cochon.
Mais le débarquement fut un cauchemard car il échoua. Dès lors les rélations entre
Cuba et les USA s’envenimaient. La situation devenait délicate lorsque les avions-
espions Américains révelèrent l’installation à Cuba des fusées stratégiques
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soviétiques à moyenne portée (1500 à 1600 km) et de portée intermédiaire (3500 à
3800 km) braquées sur les USA des navires et conseillers.
-A la destruction de l’avion Américain U2 de reconnaissance. En octobre 1962
l’avion U2 du commandant Rudolph Anderson fut abattu au dessus de Cuba. A cet
effet, le président John Kennedy qui depuis Août de la même année accuse
ouvertement les soviétiques d’installer à Cuba des fusées qui menacent la securité
des USA, décrète le blocus total de Cuba.
b- Les manifestations
L’existence des fusées sur l’île de Cuba conduit le président Kennedy à prononcer
un discours ferme à la télévision avec des preuves imagées (les photos), à decreter
le blocus de ce pays en interceptant tous les bateaux à destination de Cuba, à
maintenir une stricte surveillance en observant minitieusement les bases militaires,
à riposter en cas de lancement d’une fusée contre l’une des nations de l’hemisphère
occidentale de l’Amérique, à évacuer de la base de Guantanamo les familles des
militaires Américains, à convoquer la réunion immédiate de l’Organisation des Etats
Américains afin de pouvoir étudier en commun la ménace pour la paix et d’appliquer
les clauses du traité de Rio, à mobiliser les réservistes militaires Américains, à
demander d’urgence aux Nations Unies de convoquer une réunion du conseil de
sécurité afin de soumettre le projet de résolution invitant l’URSS à demonter et
rembarquer l’ensemble des armes offensives stationnées à Cuba ce avant la levée du
blocus.
En dernier ressort, Kennedy a lancé un appel au bon sens adressé à Khrouchtchev
afin de mettre fin à la menace pour la paix du monde et pour les rélations entre les
USA et l’URSS.
Pour démonter et retirer les fusées de Cuba, Khrouchtchev demanda à Kennedy de
prendre un double engagement : l’assurance de ne pas attaquer Cuba ni de permettre
à d’autres de l’attaquer et de retirer la flotte Américaine des eaux Cubaines.
62
Une négociation s’en suivit qui a mis fin à la crise.
c- Les conséquences
La négociation a permis le démontage et le retrait des fusées soviétique de Cuba, le
retour des navires soviétiques. Sur le plan politique, Khrouchtchev perd beaucoup
de son crédit dans le tiers monde ; il est accusé par les chinois d’avanturisme, de
capitularisme et de defaitisme dans la reculade. En novembre 1962, Khrouchtchev
évita un coup d’etat pro chinois à Sofia.En outre, Khrouchtchev suscite un
mécontentement dans les milieux dirigeants soviétiques qui n’apprecient guère ce
coup de poker qui a echoué et il est vraissemblable que cela joue un rôle dans son
élimination du pouvoir en octobre 1964.
Par contre, le président Kennedy sort de la crise auréolé car il est devenu en quelques
jours le héros de l’ére nucléaire, sachant rester modéré et sobre dans la victoire. Ce
succés contribua au développement du « mythe Kennedy ».
Sur le plan idéologique, la crise de Cuba a marqué un clivage entre deux époques :
celle de la guerre froide soviéto-américaine et celle de la guerre froide sino-
americaine, car pékin s’est substitué à Moscoou dans la politique mondiale.
La crise de Cuba a permis à la France de se retirer de l’OTAN et se rapprocher avec
les pays de l’Est. Par ailleurs, en faisant apparaitre le régime de Fidél Castro comme
un simple pion dans le jeu soviétique, la crise de Cuba a considérablement dévalorisé
son rayonnement à l’extérieur, allegeant la pression qui s’exerçait sur le
conservatisme Nord et Sud Américain pour l’obliger à une indispensable
transformation sociale.
Cependant, la crise de Cuba a permis la signatrure du traité de Moscou en Mai 1963
sur l’arret des essais nucléaire atmosphérique, l’installation en juin 1963 du
« téléphone rouge », ligne directe de telex entre le kkemlin et la maison blanche pour
un recours au dialogue direct en cas de nouvelles crises.
63
Conclusion
En raison des risques grandissants du déclenchement d’une guerre nucléaire
hautement destructrice, les USA et l’URSS ont pensé au rapprochement et
l’instauration d’un dialogue direct et permanent. Ils ont accepté la division du monde
en deux blocs aux idéologies opposées, mais ont voulu empêcher à d’autres pays de
devenir des puissances nucléaires.
Mais les crises et les tensions ont persistés à cause de la compétition idéologique et
des intérêts contradictoires, ce qui laissait toujours planer le risque d’une guerre
nucléaire.
II- la détente
La crise de Cuba de 1962 marque la fin de la coexistence pacifique et le début d'une
autre ère dans les relations Est-Ouest. Cette nouvelle période est connue sous le nom
de Détente.
Définition
La détente est cette période allant de 1962 à 1975 marquée par un dégel des relations
entre le bloc capitaliste et le bloc socialiste.
64
4-2-1 Les causes de la détente
La détente Est-Ouest est le résultat de deux (02) principaux facteurs: les dissensions
dans les deux blocs.
- Les dissensions dans le bloc capitaliste
Il s'agit de la crise entre la France et les Etats unis, de la crise entre la Grèce et la
Turquie et enfin de la crise du système monétaire internationale.
- crise entre la France et les Etats-Unis
L'organisation du traité de l'Atlantique Nord traverse une crise en son sein. Celle-ci
oppose la France aux Etats-Unis. En effet la France du général DE Gaulle depuis
1958 veut s'affranchir de la tutelle des USA. Ainsi après la guerre d'Algérie, il
oriente sa politique vers les pays de l'Est en reconnaissant la République de Chine
en 1964. Février 1966 De Gaule annonce le retrait de la France de l'OTAN. Il
reproche aux américains leur dirigisme au niveau de cette organisation (Tous les
postes de commandement militaire sont entre les mains des américains). De ce fait,
toutes les bases de l'OTAN ferment leur porte en France. De Gaulle considère aussi
que les USA mènent une politique étrangère dangereuse pouvant mener à un conflit
généralisé. aussi déclare t-il, après que le pays ait disposé de l'arme atomique en
1966, que la France est capable de se défendre seule".
-La crise entre la Grèce et la Turquie
Au cours de ces années, l’entente au niveau du bloc capitaliste est aussi fragilisée
par la mésentente entre la Grèce et la Turquie tous deux membres de l’OTAN.
65
Ces deux pays s’opposent à propos de l’ile de Chypre (La Turquie occupera le nord
de l’ile et la Grèce le Sud).
La crise du système monétaire international
Depuis 1944, le système monétaire international repose sur les accords de Bretton-
Woods. Ceux-ci avaient consacré le dollar comme monnaie de référence
international (Seul le dollar était convertible en or). Mais suite au déficit
international des USA au début des années 1960, le système monétaire s’ébranle.
Ainsi, le dollar américain sera dévalué pour la première fois après la guerre en 1971,
puis une deuxième fois en 1973. Il cessera ensuite d’être une monnaie fixe pour
devenir une monnaie flottante.
―Les discusions dans le bloc socialiste
Dans le camp socialiste, on assiste aussi à des tensions. Elles opposent l’URSS à la
Tchécoslovaquie.
La rupture entre la Chine et l’URSS
Entre 1953 et 1958, la Chine conteste le modèle de développement économique
soviétique ; collectivisation et programme de développement de l’industrie lourde.
Mais en 1958, la Chine remet en cause ce modèle économique et opte pour les
communes populaires.
66
Au plan politique, la Chine reproche à l’URSS de pratiquer une politique
expansionniste (sur le bloc de l’Est) à l’image de la politique du Tsar. Les autorités
de Pékin dénoncent la politique de déstalinisation par KHROUCHTCHEV à partir
de 1953.
Pékin critique également l’attitude des autorités de Moscou qu’ils accusent de
capituler devant les USA dans la crise de Cuba.
La crise Tchécoslovaque de 1968
En 1968, NOVOTNY au pouvoir en Tchécoslovaquie perd le pouvoir. Ses
successeurs constitués des libéraux que dirige DUBCEK tentent de faire renaitre le
pluralisme politique tout en abolissant la censure et en réhabilitant les victimes du
Stalinisme.
Ce changement de cap fait réagir les autorités de Moscou et celles des autres
membres du pacte de Varsovie. Celles-ci exigent le 7 Juillet 1968 que, Prague lutte
contre ces éléments réactionnaires.
Devant l’échec des négociations engagées, les armées du pacte de Varsovie
envahissent la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 Aout 1968.
Arrêtés, Dubcek et ses compagnons sont déportés à Moscou, où ils sont contraints
par le politburo à signer les accords du 26 Aout par les quels ils sacrifient les acquis
du printemps de Prague. A la fin, il sera remplacé par Gustav HUSAK, un
communiste proche de Moscou.
67
4-2-2 Les manifestations de la détente
Le Dégel des relations Est-Ouest se manifestent par plusieurs faits. Il s’agit de
―Les négociations sur la limitation des armements stratégiques
A ce sujet sous l’égide des USA et de l’URSS, plusieurs traités visant à réduire les
arsenaux militaires sont signés. C’est le cas du traité de Moscou d’Aout 1963 qui
interdit les essais nucléaires.
En 1968, La Grande Bretagne se joint au traité de non prolifération des armes
nucléaires autre fois signé par l’URSS et les USA en 1960.
Le 26 Mai 1972 les américains et les soviétiques signent le traité de SALT1 (Trategic
Arms Limitation Talk). Il porte sur la limitation des armements nucléaires
stratégiques c'est-à-dire, les missiles capables de frapper à environ 10 à 15000 Km
de leur base, mais aussi les armes stratégiques terrestres ou les armes provenant de
sous marins discrets, perfectionnées et mobiles.
―Les différents accords politiques entre Etats
Dans la même période, on assiste à une reconnaissance mutuelle de certains Etats.
Ainsi, en 1970, on assiste à la normalisation des rapports de la RFA avec la Pologne
puis l’acceptation des frontières Polonaises et Soviétiques ’’OSTOPO-LITIKI’’.
En Décembre 1972, les deux Allemagnes (RFA et RDA) se reconnaissent
mutuellement après que la RDA ait en 1971 ses prétentions sur Berlin Ouest.
68
En 1975, la conférence d’Habsinki sur la paix, sur la sécurité en Europe entérine le
tracé des frontières Européennes, pose les principes d’une coopération économique
et affirme les primautés de droit de l’homme.
―l’Entrée de la Chine populaire à l’ONU
Les USA qui finissent par reconnaitre la Chine de Mao comme un interlocuteur
incontournable dans la résolution de la guerre du Viêt-Nam ; acceptent en 1971
d’intégrer la Chine communiste à l’ONU en lieu et place de Taiwan. Cette entrée de
la Chine Communiste à l’ONU est suivie en Février 1972 du voyage de Nixon
(président des USA) à Pékin où il rencontre MAO-ZEDONG.
―Le retrait des troupes américaines du Viêt-Nam
Après la défaite de la France le 7 Mai 1954 à DIEN-BIEN-PHU, les accords de
Genève de 1954 divisent le pays en deux(2) parties.(Le Viêt-Nam nord communiste
et le sud capitaliste) en attendant que les populations se prononcent par referendum
en 1956 sur la réunification ou non du pays.
Avant cette date, le Viêt-Nam Sud de NGO-DIN-DIEN encouragé par les américains
proclame la république démocratique du Viêt-Nam.
69
Dès lors, le Viet-Cong ( Boudhistes, nationalistes) aidé par le Viet-minh engagent la
guerre contre le régime de NGO-DIEN-DIN qui reçoit le soutien des USA.
Au début des années 1960, après l’assassinat de NGO-DIEN-DIN, les USA
s’engagent directement dans le conflit pour l’envoi des troupes.
Mais malgré leur supériorité technique, ils ne parviennent à vaincre leurs ennemies.
Ceux ci lancent plutôt en Mai 1960 la grande offensive de Thet qui poussera les USA
à négocier. Ainsi, les accords de Paris de 1973 aboutissent au cessez le feu et au
retrait de toutes les forces étrangères du Viêt-Nam.
4-2-3 Les grandes crises de la détente
En dépit de degel des relations entre les deux blocs, il ya des crises ou conflits qui
caractérisent cette période. Dans l’ensemble, ces crises trouvent leur début dans la
période de la guerre froide (1945-1953) ou, pendant la coexistence pacifique (1953-
1962).
―Le conflit entre l’Inde et le Pakistan
C’est un conflit qui remonte de l’année 1949. En effet, l’Inde colonie anglaise
indépendante le 15 Aout 1947 fut divisée en deux (02) Etats distincts : L’union
Indienne peuplée en majorité des Indous et le Pakistan en majorité musulman.
L’Etat princier du Cashmir est au centre du conflit qui oppose deux (02) Etats dès
1949. L’intervention des troupes de l’ONU met fin momentanement aux hostilités
mais sans regler définitivement le conflit.
70
Ainsi, pendant la détente et même actuellement, on dénombre plusieurs
escarmouches entre les deux Etats.
―La guerre du Viêt-Nam
Au départ cette guerre est un conflit colonial qui oppose la France à sa colonie le
Viêt-Nam à partir de 1946.
Dès les années 1948-1949 ; il devient un conflit Est-Ouest avec l’entrée en jeu des
USA qui soutiennent la France et l’URSS la partie adverse à savoir le Viet-min…
Après la défaite de la France en 1954, les USA qui soutenaient le gouvernement de
NGO-DIN-DIEN s’engagent ouvertement dans la guerre au début des années
1960…
Ainsi, dans cete période de détente, ce sont les USA qui combattent le Viet-Cong et
le Viet-min qui sont soutenus par la Chine populaire.
Après plus de sept ans de guerre, les USA qui ne parviennent pas à vaincre l’ennemi,
sont amenés à négocier après 1968. Les accords de Paris de 1973 qui avient réuni
les USA, la GB, l’URSS, la France et la Chine annoncent le cessez de feu et le retrait
des troupes étrangères.
71
―L’expansion du communisme en Asie du Sud-Est
Avec les accords de Paris de 1973, les troupes étrangères quittent le Viêt-Nam. Et
deux ans après, c'est-à-dire en 1975, le Viêt-Nam nord communiste envahit le Viêt-
Nam sud capitaliste.
Sous l’impulsion de la Chine et du Viêt-Nam, les Khmers rouges de Pol Pot
envahissent le Cambodge et le Laos.
―Les problèmes du Moyen-Orient
Région très instable depuis la période de l’entre deux guerres, le moyen orient
pendant la détente est marquée par le conflit qui oppose Israël au mode arabe conflit
se traduit par deux guerres celle de 1967 dite guerre de six (6) jours et la guerre de
1973 encore désignée par la guerre du Kippour.
Conclusion
Depuis 1950, les relations internationales se sont sourtout caractérisé par une
certaine complexité. Après plisieurs phases de tensions et de rapprochement, les
Américains finissent par thiompher des sovietiques. Cependant, la multipolarisation
du monde fait qu’en ce XXIème siècle de plus en plus d’acteurs influent dans les
relations internationales.
L’apogée, le symbole de la periode de la détente est les accords d’Helsinki. Et en
même temps, à partir de 1973, une nouvelle période de l’économie mondiale débute
: elle est plus instable. Les problèmes du système monétaire et la question
énergétique se posent. On constate un retrait des Etats sur leurs intérêts nationaux.
72
CHAPITRE V : LA DECOLONISATION EN ASIE ET EN AFRIQUE
OG5 : COMPRENDRE LA DECOLONISATION EN ASIE ET EN AFRIQUE
Introduction
La décolonisation se définit comme le processus par lequel les territoires colonisés
conquièrent leur indépendance.
73
Elle s’amorce comme après la seconde guerre mondiale, période à laquelle la
domination coloniale est de plus en plus remise en cause par les peuples opprimés.
Ce mouvement d’émancipation commence plutôt en Asie et plus tard en Afrique.
L’indépendance est l’aboutissement d’un long mouvement d’émancipation qui a été
tantôt violent, tantôt pacifique.
Divers facteurs expliquent cet événement historique.
OG5-1 Les causes principales de la décolonisation
La décolonisation est le résultat de plusieurs facteurs.
74
1-La seconde guerre mondiale et la lutte pour la liberté
La deuxième guerre mondiale a contribué à l’ébranlement du système colonial, à
l’affaiblissement du mythe de supériorité, de l’invincibilité et du prestige de
l’homme blanc. Ainsi, ayant participé activement à la libération de leur métropole,
les peuples colonisés revendiquent que soit mis fin à leur exploitation et exigent leur
autonomie vis-à-vis de leur mère patrie.
2-Le rôle de l’O.N.U
Au lendemain de la grande guerre, l’ONU qui succède à la SDN en 1945 hérite et
soutien les territoires sous mandat comme la Syrie, la Palestine, l’Irak et l’Iran dans
l’accession à l’indépendance. Elle devient dans les années 50, une tribune de
l’anticolonialisme sous l’impulsion des pays de la ligue arabe et des premiers pays
asiatiques indépendants comme l’Inde, l’Indonésie, L’Indochine.
3-Le rôle de l’élite intellectuelle
Les écoles coloniales ont formé des cadres intellectuels, qui y ont appris des idées
d’égalité, de dignité et de liberté comme « Le droit des peuples à disposer d’eux-
mêmes ». L’élite intellectuelle développait un sentiment nationaliste et désirait
assurer elle même les destinées de leur territoire.
75
Ainsi, naissaient des mouvements dirigés par des nationalistes comme Gandhi en
Inde, Horchiminh en Indochine, Soekarno en Indonésie, Nkrumah au Ghana,
Bourguiba en Tunisie…
Ces derniers, au travers de leurs virulents discours exigeaient aux colonisateurs de
liberer leurs territoires.
4-La position des USA et de l’URSSS
Pour des raisons idéologiques, économiques mais aussi politiques, ces deux super
puissances sont hostiles au maintien des empires coloniaux. Les USA se passent
pour le porte étendard de la liberté. Le président Roosevelt lançait à maintes reprises
des appels à l’autonomie de tous les peuples opprimés du monde.
De son côté l’URSS considère que le colonialisme est un sous-produit du
capitalisme. Elle encourage tous les pays colonisés à exiger leur indépendance au
nom de la ‘’révolution prolétarienne’’.
5-La position des églises chrétiennes
Qualifiée d’ambigüe pendant la colonisation, la position des églises chrétiennes
évolue après la seconde guerre mondiale. En effet, en prêchant l’évangile de justice
et d’égalité de tous les peuples ainsi que l’amour universel, ces églises se sont
engagées dans la lutte contre la colonisation. Elles avaient formé des clergés
indigènes qui se sont dressés en véritables révolutionnaires. C’est le cas de Grenard
MATSOUA, Simon Kimbangou, Lassy Zéphirin au Moyen-Congo. Ils ont prôné la
désobéissance, le refus de payer l’impôt, de travailler dans leurs plantations etc.
Conclusion
La seconde guerre mondiale, tout en révélant la vulnérabilité des puissances
coloniales a sapé leur autorité et a effrité leur prestige. L’effort de guerre exigé aux
colonies. Les appels à la liberté des deux grands et de l’ONU en faveur des peuples
76
colonisés ont suscité l’essor des mouvements nationalistes. Le processus de
décolonisation est irréversible dans les années 60.
OG 5-2 les types de décolonisation
A-La décolonisation pacifique
1- En Asie
Dans le mouvement de la décolonisation qui s’annonce dès 1945, L’Asie est le
premier continent à avoir ébranlé la présence européenne, en Asie a suscité la
création d’une grande communauté : L’Asiatisme.
1-1 L’Inde
En Inde, les anglais avaient promis l’indépendance pour la fin de la seconde guerre
mondiale. Mais, celle-ci est retardée en raison de l’antagonisme entre les deux
communautés musulmanes et Hindouiste. Mord Mountbatten, vice-roi des Indes,
chargé de réaliser les transferts de pouvoir, propose finalement un plan de partition
(plan du 3 Juin 1947) accepté des différentes parties concernées. Le 15 Aout 1947,
le monde Indien devient indépendant, mais perd son unité puisqu’il donne naissance
à deux états l’Inde et le Pakistan.
77
2-En Afrique
La décolonisation de l’Asie entraine celle de l’Afrique. Tirant les leçons des guerres
d’Indochine et d’Algérie, De gaulle accorde pacifiquement l’indépendance aux
colonies d’Afrique Noire dont le processus commence depuis 1944 jusqu’en 1960.
2-1 l’Afrique Noire Française
En Afrique noire française, l’évolution sera progressive puisque les décisions de la
France laissaient entrevoir la volonté de perpétuer l’ordre ancien.
2-1-1 La conférence de Brazzaville.
30 Janvier-8 Février 1944
Sur instruction du général, elle est présidée par Félix Eboué, premier gouverneur
noire en AEF y prennent part : 21 gouverneurs, 9 membres de l’Assemblée
constitutive française d’Algérie. Aucun représentant des indigènes n’y est invité.
78
Plusieurs décisions y sont prises.
-L’abondant de la politique de d’assimilation
-La suspension du code de l’indigénat
-La suspension du travail forcé
-L’amélioration des conditions de santé, de l’éducation…
Cependant, toute autonomie en dehors de l’empire français est interdite.
21-2 L’Union Française 1946
Le 27 octobre 1946, L’empire français est remplacé par l’Union Française
(Deuxième étape de la colonisation). Plusieurs dispositions sont adoptées.
79
-L’abolition du travail forcé
-La création d’un fond d’investissement
-L’attribution de la citoyenneté française à tout ressortissant d’outre mer
-La création de 3 organes : La présidence, le haut conseil et l’Assemblée Nationale.
Cependant, dans la pratique, l’union française débouche sur un échec.
2-1-3 La loi cadre : 1956
Votée en 1956, elle marque une profonde évolution dans les rapports entre les
métropoles et les pays d’outre-mer. Elle envisage la généralisation du suffrage
universel (vote). L’association des africains à la gestion de leurs propres affaires, la
mise en place d’un conseil de gouvernement dans chaque territoire présidé par un
gouverneur général.
2-1-4 La communauté : 1958
Elle est la dernière tentative de la France pour sauvegarder son empire. Revenu au
pouvoir en 1958, De Gaulle mécisite les progrès politiques en Afrique noire pour
remplacer celle de 1956. Une nouvelle constitution est rédigée. Celle-ci est ratifié
par referendum le 28 septembre 1958 dans toutes les colonies sauf la Guinée de
Sekou Touré qui vote « NON » à 94,4 % et devient immédiatement indépendante le
02 Octobre 1958.
80
La communauté est donc formée par la France et les Etats désormais autonomes.
2-1-5 Les indépendances : 1960
Malgré les hésitations et les guerres dans certaines colonies, l’Afrique accède dans
sa majorité à l’indépendance en 1960, mais reste liée à la France par des accords
multiformes.
81
B- La colonisation violente
1-En Asie
1-1 L’Indochine
L’Indochine est une presqu’ile colonisée par les Français dans la deuxième moitié
du XIXe siècle et divisée en plusieurs composantes jusqu’en 1945. Le gouvernement
de Vichy y avait collaboré avec l’occupant Japonais.
Après le départ des occupants Japonais en Septembre 1945, le communiste Ho Chi
Minh proclame la République démocratique du Vietnam (Cochinchine Annal,
Tonkin).
La France reconnait le Vietnam comme un Etat libre dans l’Union Française en Mars
1946. L’opinion française ne l’accepte pas. A la suite d’attentats, l’amiral
d’argentine, à la tête de la Flotte française donne l’ordre de bombarder le port de
Haiphong(6000) morts. En représailles, le Vietminh massacre 200 Européens à
Hanoi (entre nov-dec 1946).
82
La France tient les grandes villes et ports mais son armée ne peut venir à bout de la
Guérilla des troupes du général Giap qui tiennent les campagnes et sont aidées à
partir de 1949 par la Chine communiste.
Le 7 Mai 1954, le Vietminh attaque la plus grande base militaire française en
Indochine.
Devant cette défaite, les troupes françaises choisissent la capitulation. Les deux
parties signent les accords de Genève du 21 Juillet qui mettent fin aux hostilités et
partagent le pays en deux de part et d’autre du 17ème parallèle.
Au nord de la république du Vietnam qui est communiste avec pour Capitale Hanoi
et au sud une République nationaliste dirigée par NGO DINH DIEM avec pour
capitale Saigon. Ces accords prévoient plu tard des élections qui n’auront pas lieu.
2- En Afrique
2-1 L’Afrique
Depuis le 19ème siècle, l’Algérie est une colonie de peuplement de la France qu’elle
considère comme partie intégrante de la République.
Au début des années 50, on trouvait près d’un million de Français appelés ‘’ pieds-
noirs’’ et plus de 9 millions d’indigènes musulmans.
83
Le 1er Novembre 1954, le FNL crée par BEN BELLA lance une insurrection qui se
traduit par 70 attaques simultanées. C’est le début d’une longue guerre contre les
Français. En Aout 1955 près de 100 Français sont assassinés à Constantine. La
France réplique en tuant 1000 algériens. La guerre gagne tout le pays.
En 1958, le Général de Gaulle finit par reconnaîre le droit à l’autodétermination de
l’Algérie.
En Mars 1952, des négociations commencent avec le FLN qui aboutissent aux
accords d’Evian à l’Indépendance de l’Algérie. Près de 900.000 pieds noirs quittent
l’Algérie pour la France afin d’échapper aux violences.
Conclusion
La décolonisation a été soit pacifique, soit violente.
OS 5-Les différentes étapes du Congo
OA : La marche vers l’indépendance
Introduction
L’accession à l’indépendance du Congo s’est faite de manière progressive.
Le Moyen Congo dans l’Union Française 1946-1956
Après l’adoption de la constitution de 1945, les Congolais avaient résolu d’en tirer
le meilleur parti : Ils avaient conquis toutes les libertés telles que la suppression du
84
travail forcé et du régime de l’indigénat, la liberté de presse et de réunion, la création
des partis politiques et des syndicats, le droit de vote.
Le Moyen Congo sous la loi cadre : 1956-1958
Le 31 Mars 1957, sont organisées les élections législatives : Le MSA et le PPC
obtiennent la majorité soit 25 sièges sur 49. Jacques OPANGAULT devient le
premier ministre du Moyen Congo.
Le Moyen Congo sous la communauté Franco-africaine 1958-1960
Le 28 septembre 1958, le Congo se prononce pour la communauté Franco-africaine
au référendum organisé par le gouvernement français.
Le 28 Novembre 1958, l’acte constitutionnel du Congo est adopté au suffrage
universel suivi de la proclamation à Pointe Noire (Capitale du Moyen Congo) de la
République du Congo.
Du 17 au 19 Février, se produisent au Congo des émeutes suite au départ du député
MSA, la proclamation de la République ainsi que le transfert de la Capitale de Pointe
Noire à Brazzaville, jugés illégaux par les députés du MSA qui boycottent les
travaux de l’assemblée. La crise prend fin en Juillet 1959.
Proclamation de l’Indépendance Aout 1960
Malgré l’adhésion à la communauté en 1958, la république est proclamée et
l’Indépendance est accordée le 15 Aout 1960. L’ABBE FULBERT YOULOU est
85
nommé le premier ministre. Le 20 Septembre 1960, la République du Congo est
admise à L’ONU.
Conclusion
L’Indépendance du Congo est non violente.
Réformes et hésitations du gouvernement français (1944-1955)
1. Les idées inspiratrices
La conférence de Brazzaville tenue en Janvier-Février 1944, promet un
élargissement des libertés des peuples d’Afrique, mais dans le cadre Français. Les
peuples noirs, bien moins touchés par la guerre due ceux d’Afrique Noire et de
Madagascar, ne manifestent guerre d’impatience contre un régime qui ne les gène
pas et leurs intellectuels pensent que la fin de la guerre apportera des solutions.
2. L’Union française
Avant la fin de la guerre, des réformes ont été décidées par le gouvernement
provisoires siégeant à Alger ; ses premiers décrets règlent les questions les plus
impopulaires, règlementent le travail en Afrique noire (18 Juin 1945) et abolissent
le travail obligatoire (Avril 1946). L’Assemblée constituante élue en Juin 1946
comprend les députés d’Afrique Noire : la constitution de 1946 prévoit, au lieu
de « colonies » ou « d’empire » une « Union française », selon les vues du
sénégalais L. S. Senghor, du prince Cambodgien Sisowath Youteavong et de
86
Maurice Lemaignen ; les pays d’outre mer seront représentés à la chambre et au
Sénat par des parlementaires qu’ils auront élus.
3. Les hésitations du gouvernement Français (1947-1954).
Le gouvernement, partagé entre les problèmes intérieurs (reprise de l’économie,
querelles politiques) et extérieurs (rapports avec les anciens alliés et les anciens
adversaires), se montre hésitant, particulièrement à l’égard de l’Afrique noire où les
colons sont nombreux. Il ne sait pas prendre les mesures opportunes et nécessaires
concernant les membres de l’Union française ; ces derniers s’impatientent devant les
lenteurs qui freinent leur évolution ; la comparaison avec les actes du gouvernement
anglais dans ses anciennes possessions n’est pas avantageuse.
Au Maroc, l’agitation s’intensifie : En Janvier 1948 un manifeste de libération
inconditionnelle du Maroc est proclamé au Caire.
L’acte final de la conférence de Brazzaville
Les fins de l’œuvre de civilisation accomplie par la France dans les colonies écartent
toute idée d’autonomie, toute possibilité d’évolution hors du bloc français de
l’empire ; la constitution éventuelle même lointaine, de self-government
(gouvernement « par soi-même ») dans les colonies est à écarter. […]
87
On veut que le pouvoir de France s’exerce avec pression et rigueur sur les terres de
son empire. On veut aussi que les colonies jouissent d’une grande liberté
administrative et économique. On veut également que les peuples coloniaux
éprouvent par eux-mêmes cette liberté et que leur responsabilité soit peu à peu
formée et élevée afin qu’ils se trouvent associés à la gestion de la chose publique
dans leur pays […] En tout état de cause, l’organisme nouveau à créer, parlement
colonial ou, préférablement, assemblée fédérale, devra répondre aux préoccupations
suivantes : affirmer et garantir l’unité politique intangible du monde français ;
respecter la vie et la liberté locale de chacun des territoires constituant le bloc
France-Colonies.
Déclaration du Congrès panafricain
L’objectif des puissances impérialistes est d’exploiter. En accordant aux peuples
coloniaux le droit de gouverner eux-mêmes, elles vont à l’encontre d’un tel objectif.
En conséquence, la lutte des peuples dominés et colonisés pour le pouvoir politique
est la condition première nécessaire à l’émancipation sociale, économique et
politique complète.
Pour cette raison, le 5ème congrès panafricain lance un appel aux ouvriers, aux
paysans des colonies afin qu’ils s’organisent effectivement. Les ouvriers des
colonies doivent être sur la ligne de front dans la lutte contre l’impérialisme.
Le 5ème congrès lance un appel aux intellectuels et aux membres de professions
libérales des colonies pour qu’ils prennent conscience de leurs responsabilités.
La nuit, la longue nuit est finie.
Aujourd’hui, il n’ya qu’une seule voie conduisant à l’action efficace : l’organisation
des masses.
Peuples colonisés et dominés du monde,
88
Unissez-vous ! (Déclaration aux peuples coloniaux par 5ème panafricain, réuni à
Manchester en Octobre 1945).
Anticolonialisme en Europe
J’ai fait ce rêve : Il y avait enfin sur terre une justice pour les races soumises et les
peuples vaincus. Fatigués d’être spoliés, pillés, refoulés, massacrés les Arabes et les
Berbères chassaient leurs dominateurs au Nord de l’Afrique, les Noirs faisaient de
même pour le reste de ce continent et les jaunes pour le sol asiatique. Ayant ainsi
reconquis par la violence et par la force les droits imprescriptibles et sacrés, qui par
la force et la violence lui furent ravis. Chacune de ces familles humaines poursuivait
la route de sa destinée un instant interrompue. Paul Vignon d’Octon, les crimes
coloniaux de la 3ème République 1911.
OS5-3 : Les différentes étapes de la décolonisation du Congo
1- La naissance du nationalisme
Le nationalisme Congolais est une réaction totale aux conditions politiques, à la
nature inégale des rapports sociaux et une action missionnaire mal ajustée. Il s’ensuit
la naissance des mouvements messianiques tels que l’Amicalisme, le
Kimbanguisme, le Lassysme.
1-1 L’Amicalisme
Fondé à Paris en Juillet en 1927 par André Grenard MATSOUA. L’Amicalisme est
une association de tous les Congolais établis à Paris en vue d’une lutte pour
l’émancipation politique, économique et sociale de ses compatriotes. Elle avait des
sections à Libreville, à Bangui et à Léopoldville.
1-2 Les églises syncrétiques
Le Kimbanguisme 1921-1930
89
C’est autour de Simon Kimbangu que peut s’organiser en 1921. Les premières
manifestations messianiques. D’abord mouvement religieux, le Kimbanguisme
prend très vite un caractère de revendication politique. Le thème de l’indépendance
revient dans les conquêtes.
Le Lassysme
Crée par Lassy Zéphirin, cette église se transforme en un mouvement de
revendication contre l’injustice sociale et les abus politiques.
1-3 Les partis politiques du Congo
A partir de 1946, le Congo connait une intense activité politique visant certainement
l’obtention de l’indépendance.
Ainsi, Félix TCHIKAYA fonde le ‘’ Parti Progressiste Congolais ‘’ P.P.C avec pour
siège Pointe Noire.
Jacques Aupangault, greffier au tribunal de Brazzaville crée le Mouvement Social
Africain (MSA) avec pour siège Brazzaville.
90
En 1956, le Congo voit naitre un autre mouvement politique : L’Union
Démocratique pour la Défense des Intérêts Africains (UDDIA) dont l’abbé Fulbert
Youlou est le fondateur. Le siège est à Brazzaville.
La frise chronologique
BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
1. Histoire Terminales
Hachettes classiques
2. Décolonisation et problèmes de l’Afrique indépendante
3. J. KIZERBO : Histoire générale de l’Afrique. Classe de seconde
91
Librairie Berlin
CHAPITRE VI : L’IMPORTANCE GEOSTRATEGIQUE DU MOYEN ORIENT DANS
LES RELATIONS EST-OUEST
L'importance stratégique du Moyen Orient dans les relations Est-Ouest
Introduction
Le moyen Orient est une région très sensible en proie aux enjeux des grandes
puissances mondiales liés à sa position géostratégique, sa richesse naturelle, les
antagonismes israélo-arabes. La sensibilité de cette partie du monde est aussi liée à
l'islam toujours vivant où aux autres les aspects religieux. La politique, le sociales et
le poids des communautés chrétiennes à l'intérieur des Etats arabes, font de cet
espace un foyer des tensions et des guerres à répétition étroitement rattachées à la
question palestinienne.
I-Définition du concept Moyen-Orient
Le moyen Orient est une traduction de l'anglais "Middle East". C'est un espace
géographique qui regroupe tous les pays arabes d'Asie occidentale comme l'Egypte
et Israël depuis 1945. Peu à peu, il intéresse le Pakistan, l'Afghanistan, la Lybie et le
Soudan. Le terme d'origine français qui désigne le moyen comme étant le même
espace géographique que le Proche-Orient.
II - Importance géostratégique du moyen orient
92
Le Moyen Orient est un grand carrefour aux enjeux multiples attirant de nombreux
peuples aux intérêts divergents, et qui suscitent de vives rivalités.
1- Le Moyen Orient, carrefour entre l'Afrique, l'Asie et l'Europe
Le moyen Orient est une région située entre le continent africain à l'ouest, le
continent européen au nord, le continent asiatique à l'est, et l'océan indien au sud.
C'est un espace géographique actif depuis l'antiquité où des civilisations entières
arables, européens, asiatiques et noires cohabitent, chacune conservant ses us et
coutumes et, l'essentiel de sa tradition d'origine.
2- Le Moyen Orient, carrefour des peuples et des religions
93
Depuis plus de 6000 ans, le Moyen orient est un lieu des passages, des rencontres,
des contacts et de convergences des peuples africains asiatiques et européens. Autant
des siècles durant lesquels arabes, européens, noirs et juifs se côtoient et
entretiennent des relations diverses.
C'est le berceau de trois grandes religions du monde à savoir: le judaïsme, le
christianisme, l'islam religion dont les rapports sont souvent conflictuels.
3- Le Moyen Orient, carrefour des communications maritimes
terrestres
De par sa position géographique, le moyen orient est un lieu où se croisent les voies
de communications maritimes de l'Europe vers l'Asie et de l'Afrique vers l'Asie qui
passent par la méditerranée, la mer rouge et l'océan indien. Au moyen orient, en plus
des voies de communications maritimes il y a aussi des voix de communications
terrestres par la route de la soie, la route des indes et la routes des épices fréquentées
pendant des siècle avant la révolution des transports. Depuis la deuxième moitié du
20e siècle, le moyen orient est accessible par avion et par camion. Il y a dans la
région, une forte intensité d'activités commerciales dans les échanges entre l'Asie,
l'Afrique, l'Europe et l'Amérique.
4- Le moyen orient, enjeu des puissances mondiales
94
Le moyen Orient est une région importante non seulement du point de vue des
ressources naturelles comme l'eau ou le pétrole, mais aussi du point de vue religieux
à cause de ses lieux stratégiques y compris les lieux saints. Ainsi, depuis la fin de la
deuxième guerre mondiale, le control de la région est-il devenu un enjeu pour les
grandes puissances et pour les nombreuses communautés qui l'occupent.
Dans le contexte de la satellisation et du clientélisme, à cause de la guerre froide, le
moyen Orient est âprement convoité par les occidentaux et les soviétiques.
Il sied de dire qu'après le démembrement de l'empire Ottoman, les grandes
puissances sont stratégiquement présentes au moyen orient: les russes protègent les
orthodoxes, la France les Maronites du Liban et les Cathos, les Royaume unis les
druses et les juifs. La France et le royaume uni ont chacun sa zone d'influence depuis
entre 1918 et 1922: la France le Liban et la Syrie, et la Grande Bretagne la Palestine.
Il y a au Moyen Orient d'importante zones stratégiques dont le contrôle est un enjeu
crucial pour les relations internationales ; il s'agit du canal de suez, le Detroit
d'Ormuz, golf persique et de la mer rouge.
95
5- Le Moyen Orient, région à diversité des régimes politiques
Depuis la décolonisation, il existe au moyen orient plusieurs régimes politiques: les
régimes de types libéral c'est le cas en Arabie Saoudite, au Kuweit ou en Egypte.
Les régimes politiques de type socialiste existent en Syrie, en Libye et dans les
monarchies en Jordanie et au Yémen. Tous ces régimes sont en opposition alimentée
pat la guerre froide , et la volonté de chaque état arabe de vouloir assurer le rôle de
puissance régionale avec l'implication des puissances étrangères.
6- Le Moyen Orient, importance économique et stratégique
Le moyen orient regroupe la plupart des pays de l'OPEP (Organisation des Pays
Producteurs et Exportateurs du Pétrole crée en 1969) et du golfe persique. En 1980,
le poids pétrolier intrinsèque de l'OPEP était en de 926,6 millions de tonnes, soi 44%
des réserves mondiales en pétrole. En 1982 les réserves pétrolières prouvées de
l'OPEP s'élèvent à plus de 49 milliards de tonnes soit près de 54% des réserves
globales de pétrole de la planète. En outre , le canal de suez, compagnie autrefois
anglo-française, lieux indéniable d'intense activité économique, est un point
stratégique pour le contrôle du bassin de la méditerranée, et un passage maritime
pour circuler en l'Asie. Malheureusement, la région est politiquement l'une des zones
la plus instable du monde qui appelle à la vigilance et qui nécessité d'être sécurisée.
96
III Les grandes crises du moyen orient et leurs conséquences
En raison de la partition de l'ancienne Palestine en deux Etats, Arabe et juif en 1948
par l'ONU, le Moyen orient a connu plusieurs crises opposant arabes aux juifs
israéliens.
1 - La guerre de six jours
La guerre de six jours est un conflit armé qui a opposé les armées égyptienne,
jordanienne et syrienne à l'armée israélienne du 5 au 10 juin 1967.
97
a- Les causes
Les causes de la guerre de six jours sont relatives à:
-l'hostilité systématique de la politique de la région à l'égard de l'Etat d'Israël devenu
trop forte pour pouvoir être contenu;
-l'esprit de vengeance du colonel Nasser après la défaite infligée à l'armée
égyptienne par l'armée israélienne appuyée par les anglais et les français lors de la
crise de Suez de 1956, en loquant le détroit de Tiran et en fermant le golfe d'Aquaba
aux navires israéliens après le départ des cortégeant de l'ONU le 22 mai 1967.
-les raides terroristes syriens sur le territoire israélien;
-l'invasion de l'armée israélienne des localités du Sinaï et de la bande de gaza;
-la riposte des armées de la 'Triade' (Egypte, Syrie et Jordanie).
Les manifestations
Au nom de l'arabisme et du panislamisme, le président Egyptien Nasser entendait
défendre la cause palestinienne sous l'impulsion de l'OLP d'Ahmed Choukeiri, qui
cultive les velléités revanchardes chez les palestiniens contre les israéliens.
98
Du 15 août 1966 au 7 avril 1967, les incidents militaires se multiplient entre Israël
et Syrie et, entre Egypte et Israël. Les avions militaires et les blindés de ces pays
sont souvent aux prises. et de plus en plus, les égyptiens et les israéliens se livrent à
des démonstrations de forces armées. Les deux camps sont surarmés. les pays arabes
sont équipés par l'URSS pendant que Israël est soutenu par les USA, la Grande
Bretagne et la France.
Le 5 juin 1967, le climat des relations entre les pays arabes et Israël devenant très
lourd, l'aviation israélienne décide d'anéantir l'aviation Egyptienne en bombardant
les aérodromes pendant que l'armée de terre force dans le Sinaï et la bande de Gaza.
Simultanément les combats se déroulent en Jordanie et en Syrie où les forces
israélienne remportent des succès. Après six jours de combats atroces , le 10 juin
1967, la guerre a pris fin avec l'implication de l'ONU le 22 novembre.
C- Les conséquences
Les conséquences de la guerre de six jours sont nombreuses parmi lesquelles:
-l'anéantissement par l'armée israélienne des armées égyptienne, jordanienne et
syrienne;
-l'occupation de la bande de gaza, du Sinaï, de la Cisjordanie, de Jérusalem et du
Golan par les forces israéliennes
- l'expulsion des arables palestiniens (250.000), puis occupation de la zone par les
autorités militaires israéliennes
-l'éclosion des vagues du terrorisme palestinien.
2 - Le problème des refugiés palestiniens
Les guerres de 1948, 1956,1957 et 1973 au moyen orient sont à l'origine de l'exil
massif des palestiniens qui constituent la diaspora palestinienne dispersée de par le
99
monde. En raison des guerre à répétition, l'exil des refugiés palestiniens devient,
d'année en en année, un véritable problème difficile à résoudre.
a- Les causes
- le nombre important des refugiés.
-le statut des réfugiés. Depuis 1948, les réfugiés palestiniens sont soit immatriculés
comme refugiés, soit apatrides, soit citoyens des pays où ils vivent.
-la non assimilation ou non intégration des réfugiés. Dans les Etats arabes, les
gouvernement voyaient les refugiés comme des éléments de déstabilisation
politique.
-Les pénibles conditions de vie dans le camps. Les refugiés palestiniens du moyen
orient observent avec amertume la prospérité de l'ancienne Palestine autrefois aride
et qui leur échappe devenue nation israélienne.
b- Les manifestations
Le problème palestinien commence entre 1936 et 1938, lorsque les troubles
sanglants éclatent entre les populations juive et palestinienne. Cette situation de
force évolua vers une impasse. Après la proclamation de l'Etat d'Israël en 1948, les
troubles entre les deux communautés éclatent et ne s'arrêtent qu'après l'occupation
100
militaire des territoires attribués aux arabes, et après la modernisation de l'Etat
d'Israël qui s'en ait suivi après sa reconnaissance par la communauté internationale
en 1949. Dès lors, la diaspora palestinienne commence à se constituer. A la fin des
année 40, l'ONU crée l'UNRWA (The United Nations Relief and Works Agency)
qui est l'organisme d'aide des Nations Unies pour les refugiés palestiniens au Moyen
Orient.
Depuis 1948, les palestiniens sont immatriculés comme réfugiés. La qualité de
réfugié est reconnue à tout les palestiniens qui vivaient en Palestine en 1948 ainsi
qu'à leurs descendants.
Avec la guerre de Suez en 1956, l'Etat d'Israël conquiert d'avantage de territoires,
mettant sur le chemin de l'exil beaucoup de palestiniens. La situation devient critique
en 1967 avec la guerre de six jours qui causa le déplacement des centaines des
palestiniens à qui la patrie échappe désormais.
L'exode des palestiniens s'amplifie après la guerre de Kippour en 1973 lorsque l'Etat
d'Israël remporte la victoire sur les Etats arabes et entreprend la colonisation de
territoires occupés de Gaza, de Cisjordanie et du Golan.
c- Les conséquences
En 1948, après la guerre Israélo arabe,50000 habitants sont expulsés des localités de
Deir Yassin, Galilée et Haïfa qui est une zone riche en réserves pétrolière. En 1951,
1506640 palestiniens sont immatriculés par l'UNRWA. En 1967, après la guerre de
six, 250000 palestiniens sont déplacés et installés dans des camps d'urgence. En
1972, 345700 des réfugiés dont 500.000 en Israël, 400000 à Gaza, 700000 à
Cisjordanie, 800000 dans le royaume Hachémite de Transjordanie, 255000 au Liban,
180000 en Syrie, 100000 dans la presqu'ile arabique et dans les Etats du golfe
persique, 22000 en Irak, 500000 émigrés en Amérique, Afrique et Australie.
101
Plus proche de nous, les chiffres sont toujours évocateurs:
Ces réfugiés sont ceux enregistrés par l'UNRWA, mais il existe aussi des
Palestiniens, descendants de réfugiés, qui ne sont plus aujourd'hui enregistrés. On
les trouve en particulier dans les pays du Golfe Persique. Ils seraient ainsi 500 000
en Arabie saoudite, et 400 000 au Koweït (estimations fin 2004).
On dénombre également entre 150 000 et 200 000 palestiniens aux États-Unis et
entre 50 000 et 80 000 en Égypte (estimations en 2000)34.
Les réfugiés de Jordanie ont la nationalité Jordanienne. Ceux des autres pays n'ont
généralement pas la nationalité de leur pays de résidence et sont reconnus
uniquement comme « réfugiés palestiniens ».
Les réfugiés de 1948 installés dans des camps y vivent toujours. Ils reçoivent l'aide
onusienne pour l'éducation, le secours et les services de santé. En 1982, le budget de
l'UNRWA était de 262 millions de dollars alimenté par les USA et la CEE.
102
Par contre, les palestiniens qui sont restés en Israël ou qui sont dans les territoires
occupés, déplacés par l'autorité militaire israélienne sont des apatrides c'est-à-dire,
selon la convention de New York du 28 septembre 1954, toute personne qu'aucun
État ne considère comme son ressortissant par application de sa législation ». Plus
simplement, un apatride est une personne dépourvue de nationalité, qui ne bénéficie
de la protection d'aucun État.
Cependant, certains palestiniens qui se sont exilés sont appelés étrangers c'est-à-dire
des personnes qui ont pris la nationalité des pays d'accueil sans être des véritables
citoyens des pays en question.
La plupart des palestiniens vivent dans des camps installés dans les pays voisins de
l'Etat d'Israël proches des frontières. Les conditions de vie y sont précaires et
l'intégration est difficile voire impossible. Les camps sont densément peuplés et les
conditions sont pénibles, ces réfugiés sont à la charge des organisations
internationales; une situation ne garantit pas l'avenir des palestiniens. Le fait que
certains états arabes accueillent et entretiennent ces réfugiés aux portes d'Israël crée
une véritable poudrière menaçant l'Etat juif car, les palestiniens issus des camps des
réfugiés sont un réservoir des terroristes et des combattants les plus acharnés, les
plus aigres.
L'intégration des palestiniens est aussi difficile dans les pays arabes parce qu'ils ont
été considérés par certains pays comme des éléments de déstabilisation politique.
Par ailleurs, la situation économique difficile dans laquelle ces réfugiés se trouve ne
favorise pas leur permet pas intégration dans les pays où ils vivent. Toutefois, les
palestiniens à travers le monde, sont résolument convaincus qu'ils ont été chassés
injustement de leurs terres, ils refusent de prendre acte de la spoliation dont ils ont
été victime. Au contraire, ils continuent à affirmer leur identité palestinienne,
réconfortés par la propagande des gouvernements des pays arabes qui sont contre
l'Etat d'Israël.
103
Ce climat d'hystérie collective des Arabes et le souci des gouvernements israéliens
successifs d'entretenir le statuquo, et la volonté factuelle de la communauté
internationale de sécuriser et de protéger l'Etat juif, conduisent à des affrontements
réguliers au Moyen Orient avec le développement du terrorisme.
3-La guerre de kippour de 1973
La guerre du Kippour ou guerre d’Octobre ou encore guerre israélo-arabe de
1973 opposa, du 06 au 24 octobre 1973, Israël à une coalition menée par l'Egypte et
la Syrie.
Le jour du jeûne de Yom Kippour, férié en Israël, qui coïncidait avec la période du
Ramadan, les Égyptiens et les Syriens attaquèrent par surprise simultanément dans
la péninsule du Sinaï et sur le Plateau du Golan, territoires respectivement égyptien
et syrien occupés par Israël depuis la Guerre des Six jours.
a- Les causes : Elles sont relatives à :
─les humiliations arabes de 1948, de 1956 et de 1967 liée aux défaites des armées
arabes par l'armée israélienne. En fait, l'existence même de l'Etat d'Israël et la
présence des réfugiés palestiniens sont pour les Etats arabes le symbole d'une
humiliation. Par conséquent, ils ravivent les défiances et les tensions depuis les
débuts des années 1970.
104
─L'action des organisations palestiniennes du Liban. Installées au Liban en 1970,
les organisations palestiniennes combinent des actions terroristes en Israël et dans le
monde, ce qui inquiète les Israéliens résolus à faire la guerre aux pays arabes voisins
à Israël.
─La volonté de l'Egypte et de la Syrie à faire la guerre à Israël au moment où les
israéliens célèbrent la fête juive de Yom-Kippour, le jour du pardon marquée par un
jeune sévère.
b- Les manifestations
En Octobre1976, les Israël célèbrent leur fête de Yom-Kippour, une journée fériée
chômée des juifs qui est souvent célébrée devant le "mur des lamentations".
Profitant de la célébration de cette fête, les armées Egyptienne et Syrienne soutenues
par des assistants militaires soviétiques attaquent les Israéliens. Aussitôt, la prière
juive est interrompue. Une véritable guerre éclate qui met au prise l'Egypte et la
Syrie à Israël.
Malgré les succès initiaux des Egyptiens et de Syriens, la guerre se termine au profit
des Israël.
C- Les conséquences
A l'issue de la guerre de Kippour, des nombreux palestiniens sont déplacés à
l'intérieur d'Israël; d'autres sont contraint à l'exil.
Par ailleurs, les Etats arabes étaient obligés de reconnaitre l'existence de l'Etat
d'Israël sans vouloir l'accepter. L'Etat d'Israël a consolidé ses acquis territoriaux en
105
accédant au littoral et en privant les palestiniens des territoires. Cependant, la guerre
de Kippour a entrainé l'augmentation sensible des cours du pétrole dont les
corollaires sont la vulnérabilité des économies occidentales fondées sur l'importation
de la plus grande part des ressources énergétiques, l'apparition du spectre de la
pénurie et le déclenchement de la crise économique mondiale des années 70.
4-Le terrorisme
Après le second conflit mondial en 1945, les alliés vainqueurs n'ont pas consolidé
leurs relations tissées pendant les hostilités. Leurs divergences sur l'organisation
politique du monde ont entrainé la formation des blocs antagonistes appelés "Est" et
"Ouest". Une lutte idéologique entretenue par un centre qui alimente les conflits
armés à la périphérie et dont les formes sont multiples et variées parmi lesquelles:
Le terrorisme.
a-Définition du terrorisme
Le concept de terrorisme a été forgé en 1794 désignant la doctrine des partisans de
la terreur, de la violence guerrière. Il implique alors le sabotage des infrastructures,
les assassinats des collaborateurs avec des personnes ennemies, la guérilla en vue e
déstabiliser les institutions.
b- Les causes
106
Le terrorisme est lié à plusieurs causes parmi lesquelles : L'injustice, l'humiliation,
la pauvreté, le chômage, l'analphabétisme, le fanatisme, l'intolérance, l'oppression,
la domination.
c- Les manifestations
Pendant la deuxième guerre mondiale, les résistants européens s'attaquent à des
cibles précises dans les territoires occupés par les Allemands et les Italiens, sabotant
les voies ferrées, détruisant des convois militaires, tuant les autorités militaires et
administratives.
Lors de la guerre froide, des groupes ou des groupuscules ont menés plusieurs
attentats terroristes à travers le monde pour déstabiliser les régimes au pouvoir et
revendiquer des droits.
En 1947, l'ONU décide le partage de la Palestine en deux Etats Juif et Arabe.
Cependant, le territoire attribué au futur Etat juif est habité par une population arabe
majoritaire. Les dirigeants sionistes sont mécontents. Pour ce faire, les groupes
paramilitaires juifs s'emploient à terroriser la population palestinienne avec le
massacre des populations des localités Deir Yassine, Haïfa et Galilée; ainsi donc, les
groupes sionistes Haganah, Irgoun et Stern tuent, femmes, hommes, enfants et vieux
perpétrant une propagande habile qui provoque un exode massif des Arabes
palestiniens.
En revanche, les palestiniens devenus un peuple sans nation, s'engage dans les actes
terroristes depuis les années 1970. En effet, les organisations palestiniennes comme
l'OLP combinent l'action terroriste en Israël avec une activité diplomatique à travers
le monde.
107
Depuis les années 1980, plusieurs mouvements terroristes arabes ont la volonté
d'unifier les différentes communautés sous la bannière de l'Islamisme en raison de
l'anti-américain croissant au Moyen Orient, le désarroi des milliers de réfugiés
obligés de quitter leurs domiciles et les conditions de vie difficile de certaines
populations arabes qui se trouvent dans l'insécurité permanente et le manque de
ressources.
d- Les conséquences
Pendant la deuxième guerre mondiale, le terrorisme lié à la résistance dans les
territoires occupés a fait plusieurs morts, blessés, et déplacés. Il a occasionné
plusieurs destructions matérielles.
A l'époque de la guerre froide, le terrorisme non seulement a provoqué des pertes en
vies humaines et le déplacement des populations, mais il a aussi contribué à la chute
des régimes politiques. Après les guerres Israélo-arabes, le terrorisme a pris des
proportions mondiales et la terreur, l'horreur, la menace, les est destructions sont
présents à l'échelle planétaire.
Conclusion :
108
Le Moyen Orient est une région importante par sa situation géographique, sa
diversité culturelle, ses richesses naturelles, son climat, son hydrographie, les
rivalités et les antagonismes de ses populations. Mais, ce sont les enjeux
géostratégiques qui déterminent les conflits.
Cependant, l'opposition cruciale reste l'opposition depuis 1948 entre Arabes et juifs
aux conséquences nombreuses.
***********************
CHAPITRE VII :LES FONDEMENTS DES REGIMES DEMOCRATIQUES ET LEURS
CONSEQUENCES DANS LE MONDE ACTUEL
Les fondements des régimes démocratiques et leurs conséquences dans le
monde actuel.
OG7-1 : Le pouvoir démocratique
1- Définition de la démocratie
109
Selon l’expression classique, la démocratie est le gouvernement du peuple par le
peuple.
Abraham Lincoln (16e président des USA) définit la démocratie comme le pouvoir
du peuple par le peuple et pour le peuple.
2- Les fondements de la démocratie
* Les libertés fondamentales.
La démocratie est le seul régime qui garantit le respect des droits et libertés des
citoyens, elle s’oppose aux autres formes de régimes qui font prévaloir la volonté de
quelques-uns sur la volonté populaire. Seule la démocratie défends l’Etat de droit.
*Le Suffrage universel.
La démocratie est avant tout représentative c'est-à-dire qu’elle s’exerce par
l’intermédiaire des représentants élus au suffrage universel.
La démocratie donne aussi à l’individu les moyens de participer également aux
affaires publiques. Donc tout citoyen dispose d’un droit de vote et d’éligibilité.
*Le Multipartisme
Un parti politique est un groupement organisé pour participer à la vie politique en
vue de conquérir totalement ou partiellement le pouvoir et d’y faire prévaloir les
idées et les intérêts de ses membres.
*L’alternance au pouvoir
Le régime démocratique repose sur le principe majoritaire : le ou les partis qui
obtiennent la majorité des voix sont appelés à gouverner quel que soit l’ampleur de
cette majorité. Il ne gouverne que dans le respect du droit et sous le contrôle de
l’opposition (regroupant tous les partis politiques ayant la possibilité dans un cadre
légal de manifester des idées différentes du gouvernement en place dans l’intention
de conquérir le pouvoir.
*La Séparation des pouvoirs
Il existe trois pouvoirs au sein de l’Etat.
110
-un pouvoir législatif qui appartient au gouvernement, représentant le corps des
citoyens et qui établit les lois.
-un pouvoir exécutif qui a pour mission de gérer quotidiennement l’Etat en mettant
à l’exécution les lois.
-un pouvoir judiciaire qui punit les crimes et juge les différends des particuliers.
La séparation des pouvoirs permet l’équilibre entre les différents pouvoirs, elle
enraie le despotisme et garantit les libertés.
OG7-2 : Les régimes politiques dans les pays de vieille démocratie
Un régime politique est un ensemble d’éléments d’ordre idéologique, institutionnel
et sociologique qui concourt à former le gouvernement d’un pays pendant une
période déterminée.
On distingue généralement 3 régimes :
- Le régime parlementaire ;
- Le régime présidentiel ;
- Le régime d’assemblée ou semi-présidentiel
1 – Le régime parlementaire (Grande Bretagne ou Allemagne)
Le gouvernement qui exerce le pouvoir au nom d’un chef d’Etat irresponsable, est
politiquement responsable devant une assemblée législative susceptible elle-même
d’être dissoute.
2-Le régime présidentiel (USA)
Il se caractérise par l’indépendance des pouvoirs. C’est un régime de séparation
stricte. Le parlement ne peut pas renverser le président, et lui ne peut pas le
dissoudre.
3-Le régime semi-présidentiel (France)
C’est le régime politique dans lequel le président de la république est élu aux
suffrages universels. De plus, la responsabilité politique est allouée aux ministres
comme dans le régime parlementaire.
111
OG 7 -3 Le processus démocratique dans le pays communistes de l’Europe de
l’Est et ses conséquences
Le retour à la démocratie dans les pays d’Europe centrale et orientale se fait
parallèlement à l’expression d’un anticommunisme viscéral. Les paries
communistes sont désavoués et semblent réduits à néant, dans l’euphorie et même
l’explosion démocratique.
1- La fin des régimes communistes, la Glasnost de la perestroïka en URSS.
Avant 1989, le parti communiste résume à l’article 6 de la constitution soviétique en
1977 : « le PCUS est la force qui dirige et oriente la société soviétique, c’est le noyau
de son système politique. Ce rôle dirigeant va être aboli dans les nouvelles
constitutions. En octobre 1989 en Hongrie, décembre 1989 en Pologne, en janvier
1990 en Bulgarie, elles proclament la garantie d’un état de droit.
Le rétablissement des régimes démocratiques provoque la défaite des parties
communistes. De 1989 à 1990 de nouvelles lois électorales permettent l’instauration
d’élections libres et le multipartisme.
2-Installation des régimes démocratiques dans les pays de l’Est.
3-Dans l’euphorie démocratique se constitue une multitude de nouveaux partis dans
les pays de l’Europe centrale et orientale. La plupart des pays, au début, ont adopté
la représentation proportionnelle pure, ce qui explique la multitude des partis dans
les parlements.
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Ainsi, au lendemain de 1989, les communistes ont mauvaise presse et sont écartés
par la transition démocratique.
OG 7 – 4 Le processus de démocratisation en Afrique
1- La situation politique avant 1990
Avant 1990, la situation politique en Afrique était caractérisée par des régimes qui
appliquaient la rigidité des pouvoirs. Le parlement (caisse de résonnance) ne peut
pas renverser le président. Ces régimes accordent la primauté au pouvoir fort du
président, qui cumule les fonctions de chef de l’Etat et chef du gouvernement. Il es
entouré des ministres qui doivent répondre de leurs actes devant lui.
2- Les conférences nationales
A partir de 1990, face à l’explosion démocratique de 1989 intervenue en URSS et
en Europe centrale et orientale, plusieurs pays d’Afrique connaissent des
perturbations. Les partis uniques ont mauvaises presse.
Pour éviter la catastrophe, des conférences nationales sont organisées. Elles se
terminent dans la plus part des cas par :
-la mise en place des périodes de transition ;
- l’organisation des élections libres et démocratiques
La volonté de l’alternance au pouvoir
C’est le cas des pays tels que le Benin, le Congo, la RDC…
3- Les élections démocratiques
Elles sont organisées à la suite des périodes de transitions démocratiques. Elles sont
la conséquence de la volonté de l’alternance au pouvoir, avec une aspiration à une
meilleure gestion de la « chose publique ».
Cependant, leurs organisations et leurs déroulements ne sont pas toujours appréciés
par tout le monde.
Les élections ont deux fonctions : la première c’est de légitimer les gouvernants ; la
seconde fonction est de permettre aux populations de choisir ses gouvernants.
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4 – Le recul des pouvoirs militaires
Plusieurs pays d’Afrique ont connu des régimes autoritaires dirigés par des
militaires. Ainsi 1990, l’abolition du rôle dirigeant des parties, conduit au recule des
pouvoirs militaires.
L’armée reprenant ses attributs de maintien de la paix et de la sauvegarde de la
sécurité de l’Etat.
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Ont contribué au développement de ce contenu :
BAVIBIDILA Damas, Professeur certifié des Lycées
DIAHOUNGOU Jean Marie, Professeur certifié des Lycées
DISSOUSSOU Emery Patrick, Professeur certifié des Lycées
IPOLO Constant Germain, Professeur certifié des Lycées
MAFOUANOU Félicien, Inspecteur des Lycées
MOUSSAKANDA Alphonse, Inspecteur des Lycées
MVOUEZOLO Modeste, Professeur certifié des Lycées
NABATADILA Jérôme, Professeur certifié des Lycées