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PLAN INTRODUCTION |-BIOBIBLIOGRAPHIE DE LAUTEUR e Biographie de l'auteur e Bibliographie de l'auteur ll-Theme abordé et leurs manifestations e Theme abordé e Manifestations lll-Etude des personnages IV-Resumé de I'ceuvre V-Portée de I'ceuvre CONCLUSION INTRODUCTION Candide est un conte philosophique écrit par Voltaire en 1759 sous le pseudonyme de Monsieur le docteur Ralph afin de contourner la censure. Il a été rédigé aprés le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 et la guerre de sept ans (1756-1763). Dans ce conte d'aspect traditionnel, Voltaire fait preuve d'ironie et de critique de la société. || s'attaque a la philosophie de l'optimisme. Loptimisme vient de faire son apparition et il se base sur le fait que tout est pour le mieux ) dans le meilleur des mondes. C'est ce concept que Voltaire souhaite détruire en confrontant les personnages de son conte a toute sorte de mésaventures malchanceuses, de maux dus a la guerre et au fanatisme. Tout en utilisant les éléments d'un conte traditionnel, il le détourne en conte philosophique, et dévoile ses intentions polémiques, une critique de son époque, de la religion, de sa société, des institutions, de l'absurdité et de la cruauté des conflits armés, et particuliérement dans cet extrait des abus de pouvoir et de l'esclavage. Mais par quels procédés, Voltaire critique-t-il l'abus de pouvoir et de l'esclavage dans cet extrait. |-BIOBIBLIOGRAPHIE DE LAUTEUR @ = Biographie de l'auteur Caché derriére le nom de Voltaire, Frangois Marie Arouet est philosophe, écrivain et auteur dramatique frangais. II est originaire d'un milieu bourgeois. Son pere était notaire et avait pour client un certain Roquebrune celui dont Voltaire voulait ressembler, Il fut de brillantes études chez les de Louis Le-Grand (actuelle College de Clermont). | fut 'un des plus grands écrivains de la France du siécle des fumiéres c'est-a-dire du XVIII siécle. Ne le 21 Janvier 1694 a Paris il fut 'auteur de plusieurs ceuvres frangaises. I] mourut le 30 Mai 1778 a 83 ans @ = Bibliographie de l'auteur Connu sur le nom de Voltaire, Frangois Marie Arouet est l'un des plus grands écrivains frangais du XVIII siécle. II fut 'auteur de plusieurs ceuvre frangaises parmi lesquelles on peut citer les principales qui sont : il écrit sa premiére oeuvre en 1718 du nom d'Edipe. Ensuite en 1734 il écrit les lettres philosophiques, en 1748, Zadig ou la destinée, en 1759, suite a deux évenements qui l'ont marqué il écrit Candide ou l'optimisme. Enfin en 1764, il écrit un Dictionnaire philosophique et en 1767, il écrit I'lngenu. Tous ces principales oeuvres connues un grand une talent d'’écriture de Voltaire et sa vie incroyablement longue pour I'époque en font l'un des auteurs les plus prolifiques du XVIlle siécle. Si on le connalt principalement aujourd'hui pour ses contes, dont Zadig ou la Destinée (1748) et Candide ou I'Optimisme (1759), ainsi que pour ses écrits philosophiques, tels que le Dictionnaire philosophique (1764). Voltaire est aussi l'auteur de plus de 25 000 vers, dont l'épopée la plus célébre est La Henriade (1723), d'une correspondance gigantesque avec de grandes personnalités de son temps, que Ion estime a 23 000 lettres, et d'une cinquantaine d'oeuvres de théatre. Voltaire est d'ailleurs considéré comme le plus grand auteur dramatique de son siécle. || a aussi collaboré a la fameuse Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1751-1772). Peu importe le genre d'écriture, ce grand humaniste n'aura de cesse de dénoncer le pouvoir royal, ‘injustice sociale, la guerre et le fanatisme religieux a travers ses ceuvres, certaines ayant été écrites sous anonymat pour éviter la censure. I-THEME ABORDE ET LEURS MANIFESTATIONS @ Theme abordé Les principaux themes de cette ceuvre sont ainsi le bonheur, la justice, l'ordre du monde et la politique. @ Manifestations En quittant I'espace protégé du chateau, Candide perd son innocence et se voit confronté au mal physique (froid, faim, maladie, torture) et moral (guerre, pauvreté, hypocrisie, fanatisme religieux, esclavage), ce qui le contraint a interroger ses croyances, et a réfléchir a la cohérence d'un systeme de pensée sur la place de l'homme et de Dieu. Le meilleur des mondes n'est nulle part car il ny a pas de bien sans mal : ce sont les deux faces d'une méme réalité. Voltaire conteste la vision religieuse selon laquelle le bien viendrait de Dieu et le mal viendrait des hommes. C'est en se confrontant au mal a travers le monde et a l'intérieur de lui-méme que I'homme se construit. Allégorique, métaphorique, réaliste ou dramatique, la représentation du mal dans |'iconographie est multiforme: tantot extériorisée, circonscrite dans la Béte de la mer, le Diable, le monstre ou l'ogre; tantét intériorisée dans l'homme, la maladie, la folie ou le crime, souvent par une vision particuliére des corps et une distorsion des échelles (difformité, gigantisme, monstruosité, exagération des contrastes). II-ETUDE DES PERSONNAGES @ = Personnage principaux Candide : Candide est le personnage éponyme du conte. II tient la place du personnage principal et l'on ne sait pourtant que peu de choses a son sujet. Voltaire nous en donne une bréve description physique : “Sa physionomie annongait son ame”. Son nom a pour origine le comportement du personnage, il évoque son innocence d'ame et s'il est honnéte, le jeune homme est également trés naif. Il a pour étymologie le mot latin candidus, qui signifie “blanc”, couleur qui symbolise sa fagon d’étre, tout en ayant une consonance qui rappelle la “candeur”. Pangloss : Pangloss est le précepteur de Candide. Voltaire en fait immédiatement un personnage hautement comique en disant de lui qu'il enseigne la “métaphysico- théologocosmolonigologie”, un mélange de trois disciplines distinctes : la métaphysique, la théologie et la cosmologie qui, mises bout a bout, forment un résultat absurde, premier indice qui conduit le lecteur a penser que Pangloss a tout d'un nigaud. Voltaire se moque de la science, ou du moins de certaines disciplines, et ne manque pas l'occasion de ridiculiser indirectement la théorie de loptimisme du philosophe Leibnitz avec la formule trés connue : “tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles”, alors que les personnages sont poursuivis de malchance. Martin : Le personnage de Martin est en opposition a celui de Pangloss car il est, lui, pessimiste. C'est de lui que Candide apprendra le plus, comparativement a l'enseignement qu’il regoit de son précepteur. Martin fait son apparition au chapitre 19, quand Candide s’appréte a revenir en Europe. Voltaire dit de Martin que c'est un savant qui a été marqué par de nombreuses épreuves de la vie. Cunégonde: Cunégonde est la fille du baron de Thunder-Ten-Tronckh. C’est elle qui est a lorigine de l’exil de Candide hors du paradis terrestre. Elle est aimée de Candide mais plus pour sa beauté que pour son intelligence. On s'en apergoit lorsqu’a la fin, quand elle devient laide, Candide n’éprouve plus aucun sentiment pour elle, il a confondu amour et pure attirance physique. Son seul atout : son talent culinaire, car il est dit qu’elle deviendra “une excellente patissiére”. On peut noter au passage qu'elle manque cruellement de sens moral mais que c'est aussi sans doute ce qui lui permet de traverser facilement chaque épreuve. Cacambo: Le personnage de Cacambo devient a la fin du conte I’intendant de Candide. Malgré sa condition de sauvage, Cacambo fait partie des premiers personnages a exprimer des idées rationnelles. || apporte une aide précieuse a Candide, puisant son savoir de son expérience, il est une figure du savoir concret, contrairement a Pangloss. Voltaire révéle explicitement son métissage au début du chapitre 14 : “un quart d’espagnol, né d'un métis dans le Tucuman’”. Il rappellera Candide a la réalité avec des petites phrases cyniques mais justes, nourries de son expérience. @ PERSONNAGES SECONDAIRES La Vieille : Apparaissant au chapitre 7, c'est un personnage secondaire, pessimiste comme Martin. Elle a eu un passé trés douloureux : elle a été violée et a une fesse coupée. Elle désapprouve la vision optimiste de Pangloss et tente d’offrir a Candide une vision différente du monde. Les chapitres 11 et 12 sont consacrés a son histoire. Le rdle de ce personnage est en fin de compte de réfuter les théories de Pangloss et de Leibniz par la méme occasion, tout en montrant a Candide ce que deviendra un jour Cunégonde quand les années auront passé, elle est dailleurs, comme elle, issue de la noblesse. LAbbé périgourdin : C'est un personnage parasite qui dupe et vole Candide en I’emmenant ensuite chez une amie qui le vole tout autant. Le Gouverneur : Il s'agit du gouverneur de Buenos-Ayres, Voltaire fait une caricature des espagnols par le biais de ce personnage au nom interminable : Don Fernando d'lbaraa, y Figueora, y Mascarenes, y Lampourdos, y Souza, il est également dépeint comme étant tres prétentieux et il a pour dessein de voler Cunéguonde a Candide, mais I’échange contre de |'argent, montrant ainsi sa cupidité. Le baron Thunder-ten-tronck : C’est une caricature des allemands de par son nom aux consonances dures. C'est un personnage vaniteux qui se prend pour un grand seigneur alors qu'il ne posséde qu'un petit chateau ridicule. Le Fils Thunder-ten-tronck : Le fils du baron a hérité de la vanité de son pére, il est en effet tres prétentieux, refusant a Candide deux fois la main de sa sceur parce qu’il veut qu'elle épouse quelqu’un de sa condition. II subira les galéres et l'esclavage. Paquette et le frére Giroflée: Ces deux personnages sont eux aussi victimes de la cruauté du monde. Paquette, jeune maitresse de Pangloss en Westphalie est devenue prostituée. Frere Giroflée, forcé d'entrer dans les ordres pour laisser tout I'héritage a son frére ainé, est malheureux au couvent et se console dans les bras de Paquette. Ils ont droit a leur lopin de bonheur en Propontide: Paquette y brode et frére Giroflée y rend service en devenant méme «>. ainsi que le mot de la fin de Candide: domaine de l'appétissant et de la sensualité [38], [39Candide :<< Pangloss disait quelquefois a Candide : Tous les événements sont enchainés dans le meilleur des mondes possibles; car enfin si vous n’aviez pas été chassé d'un beau chateau a grands coups de pied dans le derriére pour l'amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis a I'Inquisition, si vous n'aviez pas couru ‘Amérique a pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -Cela est bien dit, repondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. >> Chapitre conclusif: la metairie Le dernier chapitre du roman donne un sens a cette quéte en condamnant la philosophie optimiste de Leibniz incarnée par Pangloss pour lui préférer un bonheur plus concret et plus modeste : celui de la petite métairie fondée sur les valeurs du travail : «< cultiver » et du travail collectif << notre jardin >> [37]. Tout au long de ce roman philosophique, Voltaire défend l'idée que I'Homme est capable d'améliorer sa condition de lui-méme. Cette idée est confirmée dans l'explicit du roman, le chapitre 30, ou tous les personnages et alliés de Candide se retrouvent dans la métairie. La petite métairie peut étre considérée comme la troisieme utopie du roman (aprés le chateau du baron de Thunder-ten-tronckh et |'El Dorado). Dans cette petite métairie, le bonheur passe par le travail et l'amitié, le sentiment de l'amour ‘est plus présent dans celui-ci. C'est l'aboutissement d'un amalgame d'expériences malheureuses, Les personnages tirent des legons de leurs expériences, et finissent par vivre heureux ensemble. Tout le monde s'emploie a faire ce qu'il sait faire, en fonction de ses qualités, , et en est donc heureux. Le salaire qu'ils touchent est le bonheur qui résulte de leur ravail, il n'est pas matériel. Dans la métairie sont rassemblés trois philosophies différentes: La philosophie de Pangloss, qui consiste a croire que « tout est au mieux dans le meilleur des mondes ». Le parcours de Candide et ses rencontres ont permis de prouver que cette philosophie de vie est fausse. La philosophie de Martin, qui est totalement pessimiste, est en totale opposition avec celle de Pangloss, mais n'est pas forcément vraie non plus. Pour lui, seul le travail peut rendre la vie supportable. Ce terme qu'il utilise montre bien qu'il ne pense pas pouvoir étre heureux, la vie ne peut étre, au mieux, que supportable. Ces deux philosophies sont aux extrémes du bien et du mal. La philosophie de Candide, qui est considérée comme heureuse, pragmatique. « II faut cultiver son jardin », c'est une figure pour dire qu'il faut pouvoir évoluer et cultiver son jardin personnel, intérieur. Il est au milieu des philosophies de ses deux précepteurs (Pangloss et Martin) qui l'ont fait grandir a travers leurs enseignements. Les personnages n'ont plus besoin du monde, il ne leur a apporté que des malheurs, ils n'y ont tous vu que des défauts, et ne veulent plus y retourner. Il n'y a pas de religion dans cette metairie, car méme elle ne leur a pas apporteé de joie. Ils vivent donc heureux par eux-mémes, sans penser a une entité supérieure. Voltaire dénonce ainsi l'omniprésence de I'Eglise au temps des Lumiéres, qui est une idée caractéristique de cette époque. Voltaire n'est d'ailleurs pas chrétien, mais déiste. C'est la fin du livre, les personnages ont progressé et se sont développés, ils finissent leur évolution dans la métairie : Pangloss, qui parle trop tout au long du roman, finit par se taire. Il reste cependant fidéle a ses convictions, et continue de croire que tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Candide était une page blanche au début du livre. Petit a petit, grace a son parcours et ses malheurs, cette page blanche se remplit, pour finalement donner un Candide réfléchi, moins naif qui a parcouru le monde. Cunégonde était << fraiche, grasse et appétissante >> au début du roman, pour finir «< laide, acariatre et insupportable >> mais trés bonne cuisiniére. Elle est restée dans le domaine de I'appétissant et de la sensualité [38], [39]. V-PORTEE DE L(EUVRE La portée philosophique de Candide Sans doute Voltaire est l'un des auteurs frangais qui ont le mieux exploité ce genre littéraire : le conte. || a investi ce type d’écriture d'un ensemble de procédés littéraires, pour permettre au lecteur de bien appréhender le sens. C'est ce dernier que nous essayons de trouver dans ce présent travail. Comme tous le contes Voltairiens, Candide en tant que conte, revét une importance capitale, non pas seulement parce qu'il contribue a comprendre des themes comme loptimisme et lironie ; mais aussi, et surtout, parce qu'il participe a décrypter la portée philosophique du conte afin de saisir le duel entre notre auteur, en question, et son rival Leibniz. En effet, ce conte voltairien nous améne a déduire une chose trés importante, a savoir qu'il faut, désormais, songer aux problémes(le mal et le bien), comme une épidémie qui frappe l'homme sur terre, et qu’il n'a aucun rapport avec la métaphysique. Selon lui, Dieu a crée ce monde avec ce qu'il contient, et c'est a l'homme, autant que créateur sage, qu'il faut s'intéresser dorénavant. Ce mal qui existe sur terre ne peut étre point nié pour la simple raison qu'il est concret, et c'est par la raison qu’on est arrivé a le savoir. Le nier, donc, serait un subterfuge de la réalité. Et ceux qui le refusent, le font par incapacité ou par penchant religieux. Car dire que Dieu n’a pas crée le mal, et si cette plaie existe par manque de raisonnement logique, on tombe dans le stade de confusion entre foi et raison. Confondre ces deux concepts serait le moyen impeccable d’échapper a cette grande problématique. Ainsi, Candide est pratiquement le champ convenable pour l’auteur afin de remettre en relief l'ensemble de ces questions jugées tabous par l'Eglise et ses fidéles théologies. Notre attention dans ce travail sera portée Conclusion Candide a été écrit dans une période d'expansion de la bourgeoisie commerciale et de l'exploitation rationnelle de la terre (mouvement des physiocrates). Voltaire se fait 'écho de cette évolution dans Candide. L'argent a toutes les qualités quand il est acquis ainsi par le travail. Il faudra attendre le 19eme siécle pour que l'argent apparaisse a nouveau sous son jour négatif : le pere Grandet, avare, imaginé par Balzac et les grands industriels fous d'argent des romans de Zola.

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