Commande des machines électriques
Chapitre 6 : Commande de la machine asynchrone
1. Caractéristique du couple en fonction du glissement
Si on néglige les chutes de tension aux bornes de la résistance et de l’inductance de fuite
du stator ainsi que les pertes fer, on obtient le schéma équivalent suivant :
Lf s
Vs Ls R/g
Pem
Pem Tem s Tem
s
PJr
Pem g
Or que :
s s
p
p PJr 3p R 2
D’où Tem Ir
g s g s
La loi des mailles appliquée au circuit équivalent permet d’écrire :
V s Rg I r j s Lf I r I r
V s
j
R
g s Lf
V s2
D’où : I 2
r 2 2
R
g s Lf
3p R V s2
Tem
g s
2 2
R
g s Lf
dT
Le couple électromagnétique passe par un maximum pour em 0
dg s
1
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R
Ainsi le glissement critique correspondant au couple maximal est : g g 0
Lf s
2
3p V s
Le couple maximal vaut alors : T max Tem g 0
2 Lf s
Ainsi l’expression du couple électromagnétique en fonction du couple maximal et du
T max
glissement critique est : Tem 2
g0 2 2
g
g g0
T
Pour des faibles glissements on a : Tem 2 max g
g0
2 g 0 T max
Pour les forts glissements on a : Tem
g
2
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2. Les procédés de freinage de la MAS
2.1. Arrêt contrôlé : par diminution progressive de la tension statorique jusqu'à la
valeur zéro.
2.2. Arrêt par injection de courant continu :
- on branche une source de CC à deux bornes du stator.
- Le courant continu produit dans le stator un champ stationnaire.
- La rotation du rotor dans ce champ il induit une tension alternative dans les
barres de la cage et par conséquent des courant dans cette dernière.
- Il en résulte des pertes joules dans le rotor qui réduisent ainsi l’énergie
cinétique.
- Si on désire un freinage rapide, on doit faire circuler dans le stator, un courant
continu de l’ordre de 2 à 6 fois le courant statorique nominal
2.3. Arrêt à contre-courant
- Lorsqu’on désire provoquer un arrêt rapide, on utilise le freinage par inversion
du sens du champ tournant.
- Le principe consiste à inverser de fils de ligne de sorte que le champ tourne en
sens inverse du rotation pendant un court instant.
- Le moteur agit alors comme un frein.
- Il est à noter que lors de ce type de freinage on doit prévoir des résistances
supplémentaire afin de diminuer l’intensité en ligne, car les pertes joule
rotoriques seront importantes due à la dissipation de l’énergie cinétique des
parties tournante en chaleur dans le rotor. Ceci risque de détériorer les isolants
et même de faire fondre les barres du rotor.
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2.4. Freinage hyper-synchrone
- Lorsque la vitesse du moteur est supérieur à la vitesse du champ tournant
statorique, la machine asynchrone fonctionne comme générateur débitant ainsi,
dans la source de tension statorique, un courant donnant naissance à un couple
résistant supplémentaire.
- A noter que cette méthode n’est pas efficace pour freiner rapidement une
machine asynchrone.
2.5. Freinage mécanique
- Il est souvent utile de prévoir un dispositif mécanique d’arrêt d’urgence du
moteur en absence du courant.
3. Commande à dynamique lente de la MAS
3.1. Variation de la vitesse par la variation de la tension statorique
- L’expression du couple électromagnétique calculé précédemment est :
3p R V s2
Tem
g s
2 2
R
g s Lf
- Le couple est donc proportionnel au carré de la tension statorique Vs.
- Pour une alimentation à fréquence fixe et à tension variable, les
caractéristiques du moteur sont tributaires de la tension statorique.
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- Le point de fonctionnement est donné par le point d’intersection du couple de
charge Tr (en noir) avec le couple électromagnétique.
- On remarque que en augmentant la tension statorique, la valeur du glissement
correspondante au point d’intersection diminue est donc la vitesse augmente.
Consigne
Unité de commande et
d’allumage
Courant mesuré
Vitesse réelle
MAS
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- La réalisation technologique consiste à utiliser un gradateur triphasé.
- Chaque phase comporte deux thyristors en tète bêche.
- En faisant varier l’angle α de conduction des thyristors, la valeur efficace de la
tension statorique varie, ce qui traduit par un abaissement de la caractéristique
couple glissement ainsi la vitesse du moteur peut être variée.
- Le montage peut Fonctionner dans les quatre quadrants.
- Le freinage en génératrice s’obtient en donnant α une valeur .le
gradateur passe d’un fonctionnement en redresseur en fonctionnement en
onduleur non autonome.
- L’inversion du sens de rotation se fait par inversion du champ tournant,
obtenue par inversion de deux phases du stator à l’aide de quatre thyristors
supplémentaires.
- Avantage :
montage simple,
applicable aux moteurs à cage.
- Inconvénients :
une commande peu précise à cause de l’état magnétique variable du
Vs
moteur. En effet le courant magnétisant I 0 varie avec Vs en
L0 s
conséquent, le flux n’est pas constant (la machine défluxée)
un très mauvais rendement à basse vitesse. En effet, plus le glissement est
élevé plus le rendement est mauvais : 1 g
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- cette solution n’est pas intéressante pour certaines formes du couple résistant.
Elle est utile lorsque le couple de charge qui varie sensiblement avec le carré
de la vitesse (ventilateur ou pompes centrifuges) .
- du fait de sa faible plage de variation de vitesse, ce montage est utilisé comme
procédé de démarrage sur les machines dont le couple de charge est de type
parabolique.
[Link] de la vitesse par action sur le glissement à l’aide d’un rhéostat de
glissement rotorique.
Lf s
Vs Ls (R+R0)/g
- L’insertion de R0 en série avec le rotor d’un moteur asynchrone muni d’un
rotor bobiné à bagues, permet d’augmenter le glissement.
3p R V s2
Tem
g s
2 2
R
g s Lf
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- Pour un couple donné, si la résistance rotorique augmente varie, le glissement
varie est donc la vitesse.
Courant mesuré
Unité de commande et Consign
Vitesse réelle d’allumage
MAS C
R1 R2
- Le courant rotorique est redressé par le pont à six diodes.
- Filtré par l’inductance L
- Puis contrôlé par le hacheur
- Lorsque le transistor est saturé, la résistance équivalente est la combinaison de
R1 et R2 en parallèle.
- Lorsque le transistor est bloqué, il ne reste que R1 dans le circuit rotorique.
- En faisant varier le rapport cyclique du hacheur, on modifie la valeur limites
R1 R 2
et R1.
R1 R 2
- La variation de la résistance engendre une variation du glissement et par
conséquent de la vitesse de rotation.
- Inconvénients :
La marge de variation de la vitesse est réduite (proche de la vitesse de
synchronisme)
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L’énergie de glissement est dissipée en chaleur dans les résistances
rotoriques.
L’augmentation du glissement fait diminuer le rendement : 1 g
[Link] de la vitesse par récupération de la puissance de glissement :
cascade hypo-synchrone
Il
IT Transformateur
Is
L0
Us Ic
Ip
Ir
MAS Ur Ua Up
Ub
Courant de la boucle
Consignes Unité de commande
et d’allumage Vitesse réelle
- On redresse le courant rotorique par un pont de diodes.
- Après filtrage, on le renvoie dans le réseau au moyen d’un onduleur assisté et d’un
transformateur de tension.
- Le réglage du glissement s’effectue en agissant sur le retard à l’amorçage des thyristors.
- Le rendement obtenu est de l’ordre de 0.90 à 0.95.
- Pour assurer le couple de démarrage on utilise des résistances rotorique. Ces résistances
sont mises hors circuit lorsque la vitesse entre dans la plage de régulation.
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- Détermination de la loi de variation de la vitesse : En négligeant les différentes pertes :
La tension aux bornes du rotor en fonction de la tension aux bornes du stator :
U r ma g U s
La tension aux bornes du transformateur en fonction de la tension aux bornes du stator :
U p mT U s
A la sortie du redresseur Ua admet une valeur moyenne :
3 2 3 2
Ua Ur ma g U s
Aux bornes de l’onduleur assisté la valeur moyenne de la tension Ub est :
3 2 3 2
Ub U p cos mT U s cos
D’autre part : U a U b , d’où :
3 2 3 2 mT
ma g U s mT U s cos g cos
ma
Ainsi le contrôle du glissement et donc de la vitesse, se fait par action sur l’angle
d’amorçage α :
m
s 1 g s 1 T cos
ma
Ainsi il est possible donc de régler la vitesse entre Ωs et Ωmin :
Pour α=90°, g=0 et Ω= Ωs
3 3 mT
Pour α=150°, g g max et Ω= Ωmin
2 ma
Lorsque α augment le glissement augmente donc la vitesse diminue
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Le rapport mT est choisi tel que la valeur efficace de Up soit environ de 80% de Us . il en
résulte que α est assez proche de la limite admissible (150°), ce qui diminue l’appel de la
puissance réactive de l’onduleur.
- Expression du couple moteur
La puissance électromagnétique : Pem Tem s
Les pertes joule au rotor : Pjr g Pem
La puissance soutirée au niveau des bagues par le pont redresseur : P U a I c
En négligeant les pertes mécaniques au rotor et les pertes dans le redresseur le principe de
conservation de la puissance permet d’écrire : Pjr P
Ua Ic 2 3
g Pem U a I c g Tem s U a I c Tem ma U s I c
g s s
On remarque que le couple est proportionnel au courant continu de la boucle de Ic . Ainsi
la variation de α modifie Ub et Ic . de ce fait le couple et la vitesse varient.
- Performances
Un bon rendement, puisque l’énergie de glissement est récupéré.
Un réglage de vitesse à grande précision.
Inconvénient : Facteur de puissance cos (α) que celui du moteur seul. Il y a donc
nécessité de relever avec une batterie de condensateurs.
Is
Vs
I1
α Ip=mT IT
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- Asservissement de la vitesse
Ic α
Ω Régulateur de courant Régulateur de vitesse
Ω* PI Ic*
PI
La mesure de la vitesse est assurée par un capteur de vitesse monté sur
l’arbre de la machine.
Elle est comparée à une vitesse de référence Ω*
La sortie de régulateur de courant représente le courant de référence qui est
comparé à la valeur réelle de la boucle en continu.
La sortie de régulateur de vitesse délivre la tension de commande à partir
de laquelle est défini α de l’onduleur de façon à obtenir la vitesse de
rotation désirée et à limité le courant à la valeur prédéterminée.
Les deux régulateurs sont munis de limiteurs afin de ne pas dépasser les
valeurs maximales du courant et de l’angle α.
- Utilisation
Principalement utilisée pour le pompage, la ventilation et la compression à
vitesse variable.
L’utilisation de cette méthode amène une économie d’énergie de 30 à 40%
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[Link] scalaire Vs/f
3p R V s2
- Le couple électromagnétique : Tem
g s
2 2
R
g s Lf
2
3 p V s
- Le couple maximal vaut alors : T max Tem g 0
2 Lf s
- Le glissement critique correspondant au couple maximal est :
R
g g0
Lf s
- l’expression du couple électromagnétique en fonction du couple maximal et du
T max
glissement critique est : Tem 2
g0 2 2
g
g g0
- le principe de la commande Vs/f consiste à travailler à un courant de
magnétisation I0 constant (flux constant) et égal au courant magnétisant
nominal. On peut écrire à partir du modèle :
Vs Vs
V s j s L0 I 0 j s
s 2 f
2
3 p V s 3p
- D’où : T max Tem g 0 2
2Lf s 2Lf
- Ainsi la conservation de rapport Vs/f constant permet de maintenir le flux
d’entrefer constant, en conséquent le circuit magnétique garde le même état
magnétique quelle que soit la fréquence d’alimentation.
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Commande des machines électriques
- En maintenant Vs/f constant
en conserve une valeur constante du couple max.
on conserve la même courbe de couple en fonction de glissement pour
n’importe quelle fréquence d’alimentation. Ainsi on obtient un réseau de
caractéristique de couple qui se déplace en fonction de Vs et de f tout en
restant parallèles entre elles dans la zone de fonctionnement stable.
- Autre expression du couple :
En se plaçant dans la zone de fonctionnement normal (glissement très
3p
faible) : Tem K s2 g s K s2 r Avec K
R
Ceci montre que pour un fonctionnement voisin du régime nominal, on
peut maintenir le couple par la pulsation rotorique ou du flux d’entrefer .
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- Choix de la stratégie de commande :
Vs
Vs/f = Cte Vs = Cte
Couple
Ω
F. à couple Cte F. à ωr Cte
Fonctionnement à ωr constante (Pjr constante): On gardant ωr
constante le couple varie en fonction du carré du flux. L’intérêt de cette
stratégie est que pour un couple donné, les pertes joules rotorique reste
constante.
L’inconvénient : pour garder ωr constante pour un couple important, il
faut faire varie le flux sur une large plage, ce qui entraine une saturation du
circuit magnétique et par conséquent une augmentation du courant absorbé.
Fonctionnement à couple constant : Pour une alimentation Vs/f
constante, le flux d’entrefer est constant, le couple varie donc linéairement
avec la pulsation rotorique
Les avantages sont :
1 Le couple maximal est constant
2 Le couple maxi est indépendant de la fréquence statorique et la pulsation
rotorique correspondante est constante. L’état magnétique de la machine
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est déterminé puisque la tension statorique est adoptée de façon à ce que le
flux garde la même valeur
- Loi de commande Vs/f
La commande en Vs/f=Cte n’est valable que dans l’hypotèse des pertes
joues et ferromagnétique soient négligeable.
Or que ceci n’est pas valable à basse vitesse et en régime transitoire.
En effet la relation sans approximation de la tension statorique et la
pulsation ωs , relative au schéma équivalent est :
V s Rs I s jLs s I s j s
Or lors de démarrage et à très faible vitesse, le courant Is est important mais
la f.é.m s est faible. En conséquent, les chutes de tension dues à Rs I s
et j Ls s I s sont plus important que s . Ainsi la tension V s n’est plus
approximée à la f.é.m.
Cette approximation n’est donc valable que si la fréquence est
suffisamment élevée.
Il est alors impossible d’obtenir le flux nomina dans la machine grace à la
loi Vs/f=Cte.
Pour compenser cette chute de tension, on peut approcher le régime à flux
d’entrefer constant par des lois Vs/f = Cte modifiées tenant compte des
chutes de tensions.
De ce fait, certain variateur industriels proposent des lois de commande
comme l’indique la figure suivante :
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Vs
Vstart
f
Loi modéfieé linéaire
Vs
f
Loi quadratique
- Mise en œuvre de la loi de commande Vs/f=Cte
La commande Vs/f=Cte en boucle ouverte : une commande directe avec
réglage de la fréquence statorique et de la tension Vs.
Filtre LC Module de freinage
Vs
ω*s Vs
Unité de commande
et d’allumage
ωs
ωs MAS
Le redresseur suivi par le filtre LC fournit à l’onduleur une tension
pratiquement continue.
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Commande des machines électriques
L’onduleur applique aux bornes de chaque phase statorique une tension
MLI de valeur efficace proportionnelle à la fréquence.
La forme des tensions de sortie dépend de la technique de commande
adoptée à l’onduleur alors que la forme des courants qui circulent dans les
enroulements statorique se rapproche d’avantage d’une sinusoïde riche en
harmonique de rangs élevés.
Ce montage permet au moteur de fonctionner dans le les 4 quadrants.
Pour inverser le sens de rotation dans le fonctionnement moteur , il suffit
d’inverser la commande de deux bras de l’onduleur ; le champ magnétique
se met en sens inverse.
Dans un sens déterminé, pour passer de fonctionnement moteur au
fonctionnement en frein, il suffit de réduire brutalement la fréquence de
l’onduleur. Le moteur passe alors en régime hyper-synchrone, c'est-à-dire
en génératrice asynchrone. Ainsi le module de freinage entre en conduction
pour inséré la résistance d’absorption d’énergie.
La commande Vs/f=Cte en boucle fermée
Lors d’une alimentation directe en tension et lorsque le filtre d’entrée LC
présente des valeurs d’inductance et de capacité élevée, les machines
asynchrones peuvent présenter des instabilités en régime transitoire.
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Commande des machines électriques
Une commande avec autopilotage est donc nécessaire pour asservir la
fréquence statorique ωs et Vs ou Is à la vitesse de rotation ω en réalisant :
s r . Ainsi ωr devient la variable d’entrée.
Vs
Onduleur MLI
ωs
K
Ω* ωr
+- PI +
+ ωs
ω
Régulateur de vitesse
p
[Link] scalaire en I/F = Cte
Le principe consiste à alimenter en courant la machine asynchrone
- Commande à flux constant :
Lf s
Is Ir
I0
Vs Ls R/g
jL0 s I 0 j L0 r I 0
Selon le schéma : I r
jLf s R jLf r
R
g
R L I
2
3 pR 2
Le couple : Tem I r 3p 2 r 0 0 2
g s R Lf r
L20 I 02
Si le glissement est faible : Tem 3 p r k r
R
Ceci montre qu’à un fonctionnement à flux constant (courant I0=Cte), le
couple est contrôlé par l’intermédiaire de la pulsation rotorique.
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I*s
+- PI
Onduleur MLI
ωr
MAS
Ω*
+- PI +
+ ωs
ω
Régulateur de vitesse
p
- Commande à ωr = Cte
Lf s
Is Ir
I0
Vs Z0 Zr
Vs Ls R/g
R
Avec : Z 0 jL0 s et Z r jLf s
g
La loi de diviseur de courant permet d’écrire :
Z0 L0
Ir Is Is
Z0 Zr R
2
L0 Lf
2
r
Vs
I0
L0 s
20
Commande des machines électriques
2
R
Pour un glissement faible et pour ωr constant : L0 Lf
2
, on
r
L0 r
peut écrire : I r I s I r C te I s ; I s I r I 0
R
On remarque qui si le rapport Vs/ωs est constant, le courant de ligne Is est
constant quelle que soit la fréquence. Ainsi le couple :
R L0 r L20 r 2
2
3 pR 2
I r 3p 3p
r R s
Tem I Is
g s R
L20 r 2 1
Tem 3 p I s G I s2 I s Tem K T em
R G
Ω* Tem I*s
+- PI √
Ω
Onduleur MLI
MAS
ωr
+
+ ωs
ω
p
Ω
21